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Cours Economie Generale TIC-SF-1

Le document présente un cours d'économie générale, abordant les notions fondamentales telles que la production, la consommation, et les agents économiques. Il détaille les différentes fonctions économiques, la coordination par le marché, les déséquilibres économiques et l'intervention de l'État, ainsi que la croissance et le développement économique. Le cours est structuré en plusieurs parties, chacune contenant des chapitres spécifiques sur des thèmes variés liés à l'économie.

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Cours Economie Generale TIC-SF-1

Le document présente un cours d'économie générale, abordant les notions fondamentales telles que la production, la consommation, et les agents économiques. Il détaille les différentes fonctions économiques, la coordination par le marché, les déséquilibres économiques et l'intervention de l'État, ainsi que la croissance et le développement économique. Le cours est structuré en plusieurs parties, chacune contenant des chapitres spécifiques sur des thèmes variés liés à l'économie.

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COURS D’ECONOMIE GENERALE


PAR Mme LEMA MARIE SANDRINE

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NOTIONS FONDAMENTALES D’ECONOMIE GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

L’économie au même titre que les autres sciences se caractérise par ses méthodes, son
objet et ses instruments.

Elle a pour objectif la recherche du bien-être de l’homme dans un environnement où


les besoins sont illimités (nombreux) et les ressources rares (limitées)

Elle a pour priorité d’apprendre à l’homme à ajuster ses besoins trop nombreux aux
moyens relativement rares.

Le cours vise à rendre l’étudiant capable de :

- Analyser les différentes fonctions économiques fondamentales;

- Présenter la coordination et la régulation économiques par le marché ainsi que les


mécanismes y relatifs ;

- Analyser les défaillances du marché et comprendre le bien-fondé de la régulation


économique par l’État et les politiques économiques y associées ;

- mieux appréhender la notion de la croissance et du développement économique

- Cerner les concepts et exploiter les outils ou instruments d’analyse macroéconomique.

Ainsi, le cours d’économie générale sera segmenté ainsi qu’il suit :

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Ière PARTIE : LA FONCTION DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION


CHAP O : GENERALITE SUR L’ECONOMIE GENERALE
CHAP 1 : LES ENTREPRISES ET LA PRODUCTION
CHAP 2 : LES MENAGES ET LA CONSOMMATION

IIème PARTIE : LA COORDINATION PAR LE MARCHE ET L’ECONOMIE


NATIONALE
CHAP 3 : LES MARCHES ET LES PRIX
CHAP 4 : LA MONNAIE ET LE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE
CHAP 5 : LES ELEMENTS DE LA COMPTABILITE NATIONALE

IIIème PARTIE : DESEQUILIBRE ECONOMIQUE ET L’INTERVATION DE


L’ETAT
CHAP 6 : LE DESEQUILIBRE ECONOMIQUE : L’INFLATION ET LE CHOMAGE
CHAP 7 : L’ETAT ET SES INTERVENTIONS

IVème PARTIE : CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE


CHAP 8 : LA CROISSANCE ECONOMIQUES ET SES INEGALITES
CHAP 9 : LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
CHAP 10: LE SOUS-DEVELOPPEMENT ET LA PAUVRETE
CHAP 11 : LES STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT

Vème PARTIE : THEORIE DU COMMERCE INTERNATIONAL ET CAPITALISTE


CHAP 12 : L’ECONOMIE CAPITALISTE ET SOCIALISTE
CHAP 13 : THEORIE DU COMMERCE INTERNATIONAL
CHAP 14 : LES REGLEMENTS DES OPERATIONS DU COMMERCE
INTERNATIONAL

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BIBLIOGRAPHIE :

1-Comprendre l’économie, un enjeu citoyen par ASSEN SLIM, le cavalier bleu, 2016

2-theories économiques par MARC MOUTOUSSE BREAL Edition 2013

3-les théories de la croissance par JEAN ARROUS 2eme Edition ; 1999

4-les limites de la croissance, DENNIS et DONELLA MEODOWS rue de l’échiquier Edition


2012

5-le chômage, fatalité ou nécessité ? PIERRE CAHUC et ANDRE ZYLBERBERG Edition


2014

6- le bel avenir de l’Etat providence par ELOI LAURENT les liens qui libèrent Edition 2014

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Ière PARTIE : LA FONCTION DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION

CHAPITRE 0 : GENERALITES SUR L’ECONOMIE GENERALE

Introduction

L’économie se caractérise par les notions des biens et de besoins exprimés par les agents
économiques vivant dans la société. Ils sont fondamentaux et necessaire dans la vie des
individus

I-. La notion de bien

a) Définition

Un bien est une entité matérielle capable de satisfaire un besoin. On qualifie les biens de
matériel (physique) et immatériel (service : exemple, assurance, sport, banque)

b) Typologie des biens

Plusieurs critères permettent de procéder à une classification des biens :

On distingue :

 Les biens fongibles ou non durable dont la durée de vie est faible

Exemple : les aliments, les boissons…….

 Les biens semi-durables dont la durée de vie est moyenne

Exemple : les vêtements, les chaussures les sacs…..

 Les biens durables dont la durée de vie est longue

Exemple : les bâtiments, les meubles, les machines…..

II-La notion de besoin

a) Définition

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Un besoin est un manque qui pour être satisfait par l’acquisition ou la consommation des biens
et services. Il est également le désir de la possession d’un bien pour pallier à un sentiment de
manque.

b) Classification des besoins

Ils peuvent être classés selon la nature ou selon le sujet :

 Selon la nature

On distingue :

- Les besoins primaires ou vitaux : il s’agit des besoins dont la non satisfaction peut
entrainer la maladie ou la mort. Exemple : se nourrir, se soigner, …

-Les besoins secondaires ils sont liés à l’évolution des cultures ou de la société. Exemple se
divertir, acheter une voiture, …

 Selon le sujet :

On aura :

- Les besoins individuels : exprimés ou ressentis par une seule personne ou par un sujet
précis. Exemple : boire, se vêtir, …
- Les besoins collectifs ou sociaux : ils sont exprimés ou ressentis par plusieurs
personnes. Exemples : la construction des routes, des hôpitaux, …

III- Les agents économiques

Un agent économique est toute personne physique ou morale exerçant une activité
économique. Les agents économiques ou secteurs institutionnel présents dans une économie
sont :

-Les ménages :

Un ménage est un groupement d’individus vivants sur un même toit et utilisant le même budget
pour réaliser les dépenses de consommations et constituer une épargne.

-Les sociétés et quasi-sociétés non financière (entreprises)

Ce sont des agents économiques qui produisent des biens et services marchand destinés à être
vendus sur un marché.

Les institutions financières


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Ce sont des agents économiques qui fournissent des services financiers dans l’économie.
Exemple : Les banques

Elles sont chargées de la collecte et la répartition des disponibilités

-L’administration publique (l’Eta)

C’est un ensemble de personnes qui fournissent à la société des biens non marchands financés
par des recettes de l’Etat

-Le reste du monde (l’extérieur)

Il représente tous les échanges ayant lieu entre l’économie nationale et le reste du monde.

On peut donc construire le circuit économique suivant :

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CHAP 1 : LES ENTREPRISES ET LA PRODUCTION

Introduction

Produire c’est créer des biens et services à partir de la combinaison des facteurs. C’est l’activité
principale de l’entreprise.

I - Notion de production

La production est l’activité économique qui consiste à créer des biens et services à partir des
facteurs de production dans le but de satisfaire des besoins.

C’est également l’activité qui consiste à transformer les biens existants en biens niveaux appelés
produit.

La production sera dite marchande lorsqu’elle s’échange sur un marché à un prix couvrant au
moins le prix de production.

La production non marchande par contre est l’ensemble des biens et services offerts
gratuitement ou presque, le prix de vente étant inférieur au prix de production. Elle est très
souvent le fait de l’administration.

Au niveau de l’entreprise, la production se mesure par rapport à la valeur ajoutée c’est-à-dire à


la richesse réellement créé. Elle est mise en évidence à travers la fonction de production. C’est
la relation établie entre la production obtenue et les facteurs utilisés.

II - Les facteurs de production

Ce sont des éléments originels et dérivés nécessaires à la production.

1. Le facteur naturel ou ressources naturelles

Il s’agit de l’ensemble des biens mis à la disposition de l’homme par la nature et qu’il utilise
pour la production. On retrouve ici : les mines, la terre, les productions agricoles, …

2. Le facteur travail

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On peut définir le travail comme étant l’effort individuel ou collectif effectué dans le but de
créer des richesses.

C’est également tout effort conscient et volontaire que l’homme consacre en vue de produire
des biens et services aptes à satisfaire les besoins de la société. Cet effort peut être physique ou
intellectuel.

3 - Le facteur capital

C’est l’ensemble des machines, matériels et des finances utilisés pour produire des biens
et services. Il s’agit d’un ensemble de ressources hétérogènes mobilisé dans le processus de
production des biens et services.

4 - Les progrès techniques

C’est l’ensemble des méthodes et procédés qui permettent d’améliorer l’efficacité des autres
facteurs de production.

Ils accroissent l’efficacité du travail et la quantité des biens produits et la taille de l’entreprise.

Ils ont comme inconvénients :

 La dégradation de l’environnement
 Le chômage technologique
 L’épuisement des ressources naturelles
 La surproduction

III- LA COMBINAISON DES FACTEURS DE PRODUCTION AU NIVEAU DE


L’ENTREPRISE

Le calcul économique du producteur est de pouvoir déterminer la meilleure combinaison


possible des facteurs de production qui va lui permettre de maximiser ses gains tout en
minimisant ses coûts.

Cet optimum du producteur ou équilibre du producteur est déterminé à partir de la courbe


d’indifférence et la droite de budget.

1. La courbe d’indifférence : isoquant ou isoproduit

a - Définition

La courbe d’indifférence est l’ensemble des combinaisons de facteurs qui permettent aux
producteurs d’obtenir le même niveau de production.

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Elle se présente comme suit :

b - Propriétés des courbes d’indifférence

 Elles admettent une pente négative c’est-à-dire qu’elles sont décroissantes,


 Elles sont convexes vers l’origine,
 Elles ne se coupent pas, ne se touchent pas, ne se rencontrent pas,
 Plus elles s’éloignent de l’origine plus elles procurent au producteur un niveau de
production élevé.

NB : on appelle carte d’indifférence : l’ensemble des courbes d’indifférence d’un producteur.

2 - La droite de budget : iso coût

C’est l’ensemble des paniers de biens ou des combinaisons productives que l’on peut acquérir,
aux prix du marché avec un budget déterminé (au même coût).

Soient K et L les facteurs de production Pk le prix du facteur capital et Pl le prix du facteur


travail ; CT le coût total de production.

L’équation de l’isocoût s’écrit :

CT = Pk*K + Pl*L

3-Le taux marginal de substitution technique (TMST)

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On appelle taux marginal de substitution technique la quantité de l’un des facteurs qu’un
producteur doit compenser lorsqu’il abandonne une certaine quantité de l’autre facteur.

VI- EFFICACITE DE LA COMBINAISON DES FACTEURS DE PRODUCTION

Elle étudie le comportement de la combinaison des facteurs de production de l’entreprise. Cette


combinaison suit une logique de maximisation des gains sous contraintes des coûts. Nous avons
à cet effet La productivité moyenne et la productivité marginale

1- La productivité moyenne d’un facteur

C’est la quantité produite par unité de facteur considéré.

C’est également la quantité de biens produit par unité de travail.

2- La productivité marginale d’un facteur

C’est la variation de production dû à l’augmentation de la quantité du facteur considéré.

C’est aussi la quantité de biens produit par unité de travail supplémentaire.

V- LES COUTS ASSOCIES A LA PRODUCTION ET LE PROFIT

Les coûts de production sont l’ensemble des charges engagées par une entreprise pour obtenir
un volume de production.

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1-Analyse des coûts

On distingue trois types :

a)Les coûts totaux

Encore appelés coûts globaux ou coûts synthétique sont la somme des frais engagés par le
producteur depuis l’acquisition de la vie. Il se compose de :

 Coût fixe : c’est un ensemble de charges indépendantes du volume de production


réalisé. Exemple : le loyer, les frais de gardiennage, les amortissements
 Coût variable : qui représente l’ensemble des charges qui est fonction du niveau de
production. Il se subdivise en :

On obtient donc la formule suivante :

CT = CVT + CFT

b) Les coûts moyens ou unitaires (CM)

Le coût moyen est le coût d’une unité de bien produit. C’est également la dépense par unité de
bien produit.

c)Les coûts marginaux (Cm)

Le coût marginal est le supplément de coût engendré par la production d’une unité
supplémentaire de biens. C’est l’augmentation du coût total provoqué par une unité de bien
supplémentaire fabriqué.

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 L’optimum économique correspond au profit maximum où le Cm = Rm


 L’optimum technique de production est le minimum du CM de production

2-Les recettes du producteur

Soit une entreprise ayant une fonction de production Y, produisant une quantité Q d’un bien
qui se vend sur le marché à un prix unitaire P.

a) La recette totale (RT)

Elle est assimilée au chiffre d’affaires. Elle est obtenue en multipliant le prix unitaire par les
quantités vendues. RT = Q*PU

b) La recette moyenne (RM)

C’est la recette pour une unité de biens vendus. RM = RT/Q

c) La recette marginale (Rm)

C’est la recette procurée par la dernière unité du bien vendu. Rm = (RT2 – RT1)/(Q2-Q1) où
Rm = (RT)’

4-Le profit du producteur

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D’une manière globale, le profit n’est rien d’autre que la différence entre la recette totale et le
coût total. Profit = RT – CT

Le profit du producteur est donc la maximisation de ce profit.

Le profit sera maximal lorsque sa dérivée première va s’annuler. Rm = Cm (optimum


économique)

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CHAP 2 : LA FONCTION DE CONSOMMATION

Introduction

Apres la production, les entreprises mettent sur le marché des biens et services destinés à être
vendu ceci dans le but de réaliser les profits. Ces biens et services sont achetés et consommés
par les ménages dans le but de satisfaire leurs besoins et contribués de manière significative à
l’économie nationale.

I-Généralités sur la consommation

1) Définitions

 La consommation est tout acte qui consiste à détruire les biens et services en vue de
satisfaire ses besoins.
 L’autoconsommation est la consommation d’un bien par celui qui l’a produit. Ou encore
c’est la consommation des produits par son propre producteur.

Pour un individu, la fonction de consommation est la relation qui s’établit entre la


consommation de cet individu et son revenu. Elle s’écrit : C = f (R) avec C : consommation et
R : revenu.

Cette fonction est une fonction croissante du revenu c’est-à-dire plus la consommation
augmente, plus le revenu augmente également.

2-Typologie de consommation

Il existe plusieurs types de consommation :

 La consommation individuelle ou privée : c’est la consommation individuelle


composé par les achats de biens et services destinés à la satisfaction des besoins d’un
sujet précis.
 La consommation collective : elle regroupe les biens collectifs offerts par
l’administration publique. Exemple : les hôpitaux ;les routes, la salle de classe, …
 La consommation finale : qui consiste à détruire les biens de leur première utilisation.
Exemple : le pain
 La consommation intermédiaire : c’est la consommation des biens et services par les
entreprises en vue de les incorporer dans leur processus de production. Exemple : la
farine de blé.
 La consommation élargie : c’est la somme de la consommation finale des ménages et
de la part individualisable des services non marchands produits par les administrations.
Exemple : l’enseignement public

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 La consommation marchande : c’est l’utilisation d’un bien ou d’un service acheté sur
un marché
 La consommation non marchande : c’est l’utilisation des services collectifs gratuits
ou subventionnés mis à la disposition des ménages par les administrations.

II- ETUDE DU COMPORTEMENT DU CONSOMMATEUR EN TERMES


D’EQUILIBRE DU CONSOMMATEUR

1-La courbe d’indifférence du consommateur : l’isophéline

C’est l’ensemble des combinaisons des biens qui permettent au consommateur d’avoir la même
satisfaction ou utilité.

Les caractéristiques des courbes d’indifférence sont entre autre :

 Elles ne se coupent pas,


 Elles sont convexes,
 Leur pente est négative,
 Etc.

La combinaison optimale est celle qui permet au consommateur d’avoir le niveau de satisfaction
le plus élevé et à l’épuisement de son budget.

2-Les propensions

La propension représente la partie du revenu alloué à la consommation (propension à


consommer) ou à l’épargne (propension à épargner). On distingue : la propension moyenne
(PM) et la propension marginale (Pm).

Formulation

 Propension moyenne à consommer : c’est la part du revenu consacrée à la


consommation

PMC =C/R avec C la consommation et R le revenu

 Propension moyenne à épargner : c’est la part du revenu consacrée à l’épargne

PME = E /R avec E l’épargne et R le revenu et PMC+PME= 1

Les PmC ou PmE expriment la part d’une augmentation du revenu qui sera affectée à la
consommation ou à l’épargne.

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PmC = ∆C/∆R et PmE = ∆E/∆R et PmC + PmE = 1.

Remarque : nous savons que :

R=C+E 1 = PMC + PME de même que Pm C + Pm E = 1

III-ENONCE DES LOIS DE CONSOMMATION

1- La loi psychologique de JOHN KEYNES

D’après KEYNES, « en moyenne et la plupart du temps les hommes tendent à accroitre leur
consommation au fur et à mesure que le revenu augmente mais pas dans la même proportion
car une partie de l’augmentation du revenu est épargnée »

En d’autre terme : « plus le revenu augmente plus la consommation augmente aussi mais à
un rythme inférieur à celui du revenu ». Lorsque la consommation augmente avec le revenu
mais à un taux plus faible, la PMC tend à diminuer.

2- La loi de « ENGEL »

Il montre l’effet de l’augmentation du revenu sur la consommation. « Plus le revenu


augmente, plus la part consacrée au biens de premières nécessité ou les biens inférieurs
diminue ».

3- L’effet de cliquet ou de crémaillère

Encore appelé effet de mémoire qui signifie le système ne revient pas en arrière. Par exemple :
le niveau de consommation est déterminé par le revenu, mais une baisse de celui-ci ne modifie
pas la consommation et le ménage préférant réduire son épargne.

En d’autre terme : « une baisse de revenu ne se traduit pas par une baisse de consommation
car les consommateurs s’efforcent de maintenir leur niveau de consommation antérieur
malgré la baisse du revenu.

4- Le paradoxe de GIFFEN

L’énoncé général de l’effet est : « lorsque le prix d’un bien inférieur (par exemple le pain)
augmente, et que le revenu des classes consommatrices de ce bien n’augmente pas dans la
même proportion, la demande pour ce bien s’élève ». En d’autre terme Robert GIFFEN a
constaté que la hausse des prix de certains biens s’accompagne d’une augmentation de leur
demande. Il s’agit des biens de première nécessité.

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IIeme PARTIE : LA COORDINATION PAR LE MARCHE ET


L’ECONOMIE NATIONALE
INTRODUCTION GENERALE

Les échanges s’effectuent par l’intermédiaire des marchés. Dans la réalité, on va catégoriser les
marchés en fonction du type d’échange effectué. Le concept du marché a évolué au fils du
temps et aujourd’hui, on se retrouve avec des marchés internationaux.

CHAP 3 : LES MARCHES ET LES PRIX

I LE MARCHE

1-DEFINITION

On peut définir le marché comme le lieu de rencontre entre l’offre et la demande d’un bien.
C’est un espace géographiquement limité où se rencontre les offreurs et les demandeurs en vue
d’effectuer des échanges.

2 -Les constituants de marché

Ils sont : la demande, l’offre et le prix

- La demande

C’est la quantité des biens que les ménages sont prêts à acquérir sur le marché à un prix donné.
Elle peut être influencée par le prix, le revenu, la possibilité de substitution par d’autres biens,
les goûts des agents économiques.

- L’offre

C’est la quantité des biens que les entreprises sont prêtes à céder sur le marché à un prix donné.
Elle est fonction du prix, de l’état de la concurrence, de la rareté.

- Le prix

C’est l’expression de la valeur marchande d’un bien. Le prix d’équilibre est le prix qui
correspond à la rencontre entre l’offre et de la demande.

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II: LES TYPES ET LES FORMES DE MARCHE

1 -Les types de marchés

On peut distinguer plusieurs types de marché classé selon la nature du produit échangé ; de
l’étendue géographique ; la structure ; …

On peut citer entre autre :

 Le marché des biens et services où s’échangent les biens et services. Ça peut être des
biens d’équipement, des biens de consommations finales, etc. exemple : le marché des
produits électro-ménagés ; les matériels de transport, …
 Le marché de travail : où se encontre offreurs et demandeurs d’emplois. Le prix
d’échange étant le salaire. Exemple : le FNE
 Le marché des capitaux : il englobe le marché financier où s’échange les valeurs
mobilières (actions, obligations)
 Le marché de change : où l’on échange les liquidités, les devises.
 Le marché national : il est délimité sur le territoire national exemple : le marché des
mines de kousseri
 Le marché international : il va au-delà du territoire national

2-Les formes de marché

Nous avons :

 Le monopôle : c’est une situation de marché où on rencontre un offreur et plusieurs


demandeurs.
 L’oligopole : c’est une situation de marché où on rencontre quelques offreurs et
plusieurs demandeurs.
 Le monopsone : c’est une situation de marché où on retrouve un demandeur et plusieurs
offreurs.
 Le marché de concurrence pure et parfaite : c’est une situation du marché ou on retrouve
plusieurs offreurs et plusieurs demandeurs des biens et services. il se caractérise par les
éléments suivants :

 L’atomicité : c’est-à-dire plusieurs offreurs ; plusieurs demandeurs ;


 L’homogénéité : c’est-à-dire que les produits échangés sur le marché sont homogènes,
semblables.
 La fluidité : c’est-à-dire libre entrée, et libre sortie des marchandises sur le marché ;
 La transparence : c’est-à-dire la libre circulation des informations sur le marché ;
 La mobilité des facteurs : c’est-à-dire que les facteurs de production vont dans tous les
sens.

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3 -Les lois du marché

3.1 La loi de la demande

La demande étant la quantité de biens que le consommateur désire se procurer à un prix donné,
est une fonction décroissante du prix.

En effet, plus un bien est cher moins il est demandé sur le marché. Par contre, plus il est moins
cher plus il est demandé sur le marché. La demande et le prix évolue en sens opposé : c’est la
loi de la demande.

3.2 La loi de l’offre

L’offre étant la quantité de bien que les entreprises désirent vendre sur le marché à un prix
donné. Elle est une fonction croissante du prix.

En effet, plus le prix d’un bien s’élève, plus son offre augmente. L’offre et le prix évoluent dans
le même sens : c’est la loi de l’offre.

3.3 La loi de l’offre et de la demande

D’après cette loi, lorsque l’offre est supérieure à la demande, les prix chutent. Par contre,
lorsque la demande est supérieure à l’offre, les prix grimpent ou augmentent.

III- LES PRIX

1-LA FORMATION DES PRIX SUR LE MARCHE DE CONCURRENCE PURE ET


PARFATE ET DE MONOPOLE

a- La formation du prix d’équilibre en concurrence pure et parfaite

Principe

Sur un marché de concurrence pure et parfaite (CPP), l’offre globale correspond à l’ensemble
des offres de tous les entrepreneurs de la branche.

La demande globale quant à elle correspond à toutes les demandes du produit de la branche.

L’équilibre sera atteint lorsque l’offre globale sera égale à la demande globale, ce qui permettra
de déterminer le prix d’équilibre. Il s’impose dons à tous les entrepreneurs de la branche.

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Le prix étant imposé, la seule variable sur laquelle l’entreprise peut jouer est la quantité offerte.
Afin de rendre son profit maximum. Son profit sera maximum lorsque : Rm = Cm

b) La formation du prix dans un marché monopole

-Les conditions d’existence d’un monopole

Le monopole s’explique par l’existence d’une barrière à l’entrée ; par l’impossibilité d’autres
entreprises de pénétrer le marché. On dénombre plusieurs types de barrières à l’entrée.

 La détention par une seule entreprise d’une ressource rare.


 La limitation par des pouvoirs publics qui se donne le droit de produire certain bien.
 Le regroupement des entreprises
 L’innovation.

- L’équilibre du monopole

Contrairement au marché de CPP où les entrepreneurs ne peuvent fixer les prix, l’entrepreneur
peut fixer les prix puisqu’il est seul sur le marché. Son équilibre est atteint lorsque : Rm = Cm
et RM = prix

Application

Une entreprise est confrontée à une courbe de demande linéaire. P = 100 – 4q et CT = 50 + 20q

 Déterminer la quantité, le prix d’équilibre et le profit de l’entreprise. En supposant que


nous soyons dans un cas de CPP, déterminer l’équilibre et le profit.

2- LES TYPES DE PRIX ET L’INDICE DE PRIX

2. 1- les types de prix

NB : on distingue trois types de prix

 Le prix nominal : c’est le prix d’un bien à une date donné et à une monnaie concurrente.
 Le prix réel : c’est le prix qui ne varie pas avec les biens monétaires.
 Le prix relatif : c’est la relation qui existe entre le prix nominal et niveau général des
prix.

2. 2 l’indice de prix

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L’indice de prix est la mesure du niveau des prix entre deux périodes consécutives .on
distingue plusieurs types d’indices de prix :

-l’indice de prix à la consommation : il permet d’estimer entre deux périodes données la


variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. C’est l’instrument de
mesure de l’inflation

-l’indice des prix à la production : il mesure le rythme auquel les prix des biens et services
de production évoluent au fil du temps. C’est une statistique essentielle pour les décisions
économiques et commerciales mais aussi pour surveiller l’inflation

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CHAP 4 : LA MONNAIE ET LE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

INTRODUCTION

La monnaie se définit comme l’ensemble des moyens de paiement dont disposent les agents
économiques pour régler leur transaction.

C’est un instrument d’échange dont la valeur est reconnue partout au sein d’une communauté.

Elle a pour caractéristiques :

 elle doit être portable ;


 elle doit être divisible ;
 elle doit être rare mais pas trop ;
 elle doit être acceptable et légale ;
 elle doit être homogène ou identique ;
 elle doit être durable.

I-Les formes de monnaie

La monnaie a connu une longue évaluation historique dans ses différentes formes. Cette
évolution est caractérisée par une dématérialisation progressive des signes monétaires. C’est
ainsi qu’on est passé de la monnaie marchandise à la monnaie électronique.

1 Le troc

C’est un système les biens s’échangent contre d’autres biens. L’avantage du troc réside dans
l’esprit de solidarité et de communauté, parce que les acteurs qui le pratiquent appartiennent
en général à une même tribu. Par contre ses inconvénients sont nombreux :

- le système d’évaluation des biens entre eux n’est pas fiable;

- la disponibilité des biens sollicités n’est pas toujours garantie ;

- le problème de la divisibilité et de la disponibilité des biens se pose lors des transactions.

2-La monnaie marchandise

Elle est née du souci de pallier aux inconvénients du ‘troc’. Il s’agit d’une marchandise
couramment demandée et que tout le monde accepte volontiers.

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Tous les autres biens étant évalués à cette marchandise. Elle a pris la forme du sel, tabac, bétail,
blé, … selon les époques, peu à peu, les métaux précieux ont remplacé cette monnaie car elle
n’était pas divisible.

3-La monnaie métallique

Elle est un morceau de métal qui peut être de l’or, l’argent ou du cuivre dont le poids et la valeur
sont attestés par l’autorité politique.

Le système a connu deux régimes :

 Le régime bimétalliste (or et argent)


 Le régime monométalliste (or)

4-La monnaie fudiciaire

Il s’agit des pièces de monnaies (monnaie divisible) et les billets de banque.

Remarque : la valeur nominale n’a aucun rapport avec le poids de la pièce.

5-La monnaie scripturale

Elle est aussi appelé monnaie d’écriture ou monnaie bancaire, car il s’agit d’un simple montant
inscrit sur le livret de compte d’une banque au profit d’un individu ou d’une marchandise. Les
instruments utilisés ici sont : les chèques, les virements.

6-La monnaie électronique

Elle se présente sous la forme de carte magnétique qui permet à son titulaire d’entrer en
possession des liquidités à n’importe quel moment à travers des guichets.

II - Les fonctions de la monnaie

La monnaie est censée remplir trois fonctions principales:

- La fonction d’unité de compte: la monnaie permet d’exprimer en une seule unité de mesure,
tous les autres biens et services échangés. Elle permet à cet égard d’évaluer et de comparer
les valeurs des différents biens ;

- La fonction d’intermédiaire dans les échanges (moyens de paiement) : la monnaie sert


d’intermédiaire entre les agents économiques qui s’échangent les biens et services entre
eux. Ce qui réduit les coûts de transaction et la lenteur rencontrée dans le troc ;
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- La fonction de réserve de valeurs : la monnaie fait partie du patrimoine de l’individu ;


c’est un moyen de conserver la richesse et de différer à plus tard le règlement de
plusieurs transactions. C’est donc un puissant instrument de précaution à l’égard de
l’incertitude que nous réserve parfois le futur.

III- Les motifs (rôles) de la demande de la monnaie

Il s’agit du rôle de la monnaie selon JOHN. On épargne pour trois (03) raisons :

 Motif de transaction

La monnaie est demandée pour répondre aux besoins quotidiens.

 Motif de précaution

Les agents économiques demandent la monnaie pour faire face aux dépenses imprévues.

 Motif de spéculation

Il désigne le désir qui pousse les agents économiques à garder sur eux une somme liquide
destinée à profiter des fluctuations des titres sur le marché.

III-La création monétaire

La création de la monnaie est le processus par lequel la masse monétaire d’un pays
augmente. Elle est strictement encadrée par le droit bancaire et les structures de
contrôle. Au Cameroun, quatre institutions détiennent légalement e pouvoir de créer de
la monnaie : la banque centrale, les banques commerciales, les EMF et le Trésor public.

1- La création monétaire par la Banque Centrale

- elle crée de la monnaie fiduciaire dont elle a le monopole d’émission ;

- elle crée de la monnaie scripturale lorsqu’elle achète les créances que les agents
économiques (banques commerciales, ménages, entreprises, Trésor public) détiennent les
uns sur les autres ;

- elle crée de la monnaie lorsqu’elle achète les devises ou des créances sur l’extérieur
apportées par les banques, les entreprises, l’Etat du fait de leurs relat0ions économiques
avec l’étranger ;

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- elle crée de la monnaie lorsqu’elle refinance les banques commerciales par le


réescompte et les appels d’offres ;

- elle crée de la monnaie lorsqu’elle achète et vend les titres à CT sur le marché monétaire.

2-La création de la monnaie par les banques secondaires

Elles créent de la monnaie lorsqu’elles accordent des crédits à CM ou LT aux agents


non bancaires ou achètent les titres publics (actions et obligations) à partir des dépôts
de leurs clients ;

3-La création monétaire par le Trésor public

Le TP en tant que caissier de l’Etat, crée de la monnaie scripturale :

- lorsqu’il règle une dette intérieure contractée :

- auprès des fournisseurs de l’Etat : matières et fournitures diverses ;

- auprès des prestataires de services : construction des routes, entretien du matériel, sous-
traitance…

- auprès des fonctionnaires : paiement des salaires.

V-LE CREDIT

1-Définition et fonctions

a) Définition du crédit

C’est un acte de confiance se traduisant par des ressources prêtées par une institution financière
ou un particulier à un agent économique qui s’engage à payer les intérêts et à rembourser le
capital dans un délai fixé à l’avance.

a) Les fonctions du crédit

Le crédit incite à inveestir c’est-à-dire qu’il permet d’augmenter la capacité de production.

Le crédit conduit à une augmentation de la production qui à son tour entraine une augmentation
de la consommation et des liquidités dans le circuit économique.

Le crédit conduisant à une augmentation de la capacité productive entraine également une


augmentation de l’embauche.

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2-Les formes de crédit

Plusieurs critères permettent la classification du crédit :

a) Selon la durée

On distingue :

 Les crédits à court terme : dont la durée est inférieure ou égale à 3 mois
 Les crédits à moyen terme : dont la durée est comprise entre 2 ans et 5 ans
 Les crédits à long terme : dont la durée est supérieure à 5 ans.

b) Selon l’objet ou la destination du crédit.

On aura :

 les crédits aux particuliers


 Les crédits aux entreprises0

a) Selon la garantie

On distingue :

 La caution solidaire (sureté personnelle permettant d’apporter la garantie de l’exécution


d’un contrat par une tierce personne « caution » si le signataire ne le fait pas sans même
passer par la procédure judiciaire)
 La caution mutuelle
 L’hypothèque

3-Le contrôle du crédit

C’est une technique qui vise à assurer efficacement l’octroi du crédit et en même temps de
maitriser la masse monétaire en circulation dans une économie. En effet, il ne faut pas perdre
de vue le fait que le crédit permet certes la relance de l’économie mais l’octroi non contrôlé de
celui-ci pourrait conduire à l’inflation.

3.1Techniques de contrôle du crédit

Le contrôle du crédit est l’ensemble des moyens ou instruments dont dispose la banque centrale
pour appliquer la politique du crédit.

La banque centrale dispose de plusieurs instruments pour le contrôle de crédit.

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a) Le taux de réserves obligatoires

C’est un pourcentage de dépôts que les banques doivent détenir dans un compte non
rémunéré à la BC. Pour influencer la capacité des banques commerciales à accorder des
crédits, la BC modifie le taux de réserves obligatoires à la hausse (politique monétaire
restrictive)ou à la baisse (politique monétaire expansionniste).

b) Le réescompte

C’est une technique de refinancement des banques commerciales par la BC. La BC rachète
les créances (effets matérialisant les crédits aux entreprises, aux ménages, à l’Etat) que lui
présentent les banques secondaires, moyennant une contrepartie (taux de réescompte). Selon
que la banque veut réduire ou augmenter la capacité des banques à accorder des crédits,
elle va élever ou abaisser le taux de réescompte.

e). L’encadrement du crédit

c’est une technique qui consiste pour la BC à plafonner le montant de la masse monétaire à
mettre à la disposition de l’économie en général et le volume de crédits que les banques
peuvent accorder aux agents économiques (ménages, entreprises, Etat). C’est un instrument
de moins en moins utilisé.

3.2 Les organismes chargés du contrôle du crédit

a) Le MINFI

Le MINFI à travers ses sous-directions, cellules et brigades de contrôle, est chargé de


veiller au respect des orientations données à la politique monétaire par la BEAC d’une part, et
d’autre part, au respect de l’application des textes communautaires en vigueur, régissant les
établissements de crédits et les EMF.

b) Le Conseil National de Crédit

Composé de représentants des banques commerciales, de la BEAC, et des personnes


nommées pour leurs compétences dans le domaine de la finance et de la banque, le CNC un
organisme consultatif dont le rôle est d’émettre des avis sur la politique monétaire et de
crédit, la règlementation bancaire et l’évolution du système bancaire.

c). La BEAC

En tant qu’institut commun d’émission et banque des banques, la BEAC est garante de
la stabilité monétaire et financière de la CEMAC. C’est pourquoi, elle contrôle la création

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monétaire dont l’excès pourrait compromettre l’efficacité de la politique monétaire et la stabilité


du F CFA.

d) La Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC)

Elle voit le jour à la suite des réformes monétaires et bancaires engagées après la crise des
années 1980 qui a mis au grand jour les insuffisances du système bancaire. Parmi ces
insuffisances, on peut relever :

- l’insolvabilité de plusieurs emprunteurs ;

- l’ingérence des autorités dans la gestion des banques ;

- un personnel peu qualifié dans la plupart des banques ;

- un dispositif de supervision et de surveillance défaillant.

Les missions de la COBAC :

- liquidation des banques en faillite et restructuration de celles pouvant encore survivre


(après la crise des années 1980) ;

- agrément et autorisation préalable des banques et des EMF ;

- élaboration de la règlementation ;

- surveillance et contrôle ;

- arbitrage et sanction.

Les moyens de contrôle :

- les contrôle sur pièces : contrôle périodique des états financiers (bilan, compte de
résultats, TAFIRE, les états annexes) présentés par les banques et comparaison des données
avec les normes prudentielles en vigueur (ratio de solvabilité, ratio de liquidité) ;

- les contrôles sur place : descentes inopinées au niveau des agences des banques pour
s’assurer de leur bon fonctionnement : aération et sécurité des locaux, matériel informatisé,
personnel disponible…

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CHAP 5 : LES ELEMENTS DE LA COMPTABILITE NATIONALE

INTRODUCTION

La comptabilité nationale est une technique statistique qui cherche à donner à l’entreprise
nationale une représentation chiffrée. Elle a pour objectif :

 De connaitre et comparer d’une part l’évolution de la production nationale d’une année


à une autre et d’autre part la production nationale d’un pays à un autre.
 De maitriser l’évolution économique du pays.
 De faire des provisions pour y parvenir, elle va passer par la détermination des agrégats
et la construction des tableaux de synthèse.

I- LES AGREGATS MACRO ECONOMIQUES

1-Définition

Un agrégat est une grandeur synthétique servant à mesurer l’activité économique.

2-Typologie des agrégats

La présentation des différents agrégats peut se faire selon 03 optiques : production, revenu et
dépense.

2. a Optique de production :

 La production intérieure brute : c’est l’ensemble des biens et services produits


pendant une année à l’intérieur du territoire national. Le PIB est égal à la somme des
valeurs ajoutées. La valeur ajoutée permet d’indiquer la contribution réelle d’une
entreprise à la richesse produite au niveau du pays. VA = production – consommation
intermédiaire
 Le produit intérieur brut : c’est l’ensemble des biens et services produits pendant une
année à l’intérieur du territoire national par les nationaux et les non nationaux y compris
les traitements et les gages. Gage = rémunération des domestiques ; traitement =
rémunération des fonctionnaires. PIB = somme des VA + traitement + gages. C’est
également la somme de la consommation finale ; de la formation brute du capital fixe ;
de la variation des stocks et des exportations. (PIB) = CF + FBCF + variation des stocks
+X
 Le produit intérieur net (PIN) : il permet de prendre en compte la dépréciation du
capital et la nécessité de son renouvellement. PIN = PIB – amortissement.
 Le produit national brut (PNB) : il mesure la contribution productive des unités
résidantes et non résidentes. Il comptabilise l’apport des agents économiques situés au
Cameroun et à l’extérieur mais il exclut l’apport des agents économiques étrangers au

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Cameroun. PNB = PIB + production réalisée à l’étranger par les nationaux – production
réalisée par les étrangers dans le pays.
 Le produit national net (PNN) : il s’agit du PNB diminué des amortissements. PNN =
PNB – amortissements.

2. b Optique du revenu : le revenu national (RN) :

C’est l’ensemble des revenus perçus par les agents économiques nationaux en raison de leur
participation à la production. RN = PNN + subvention – taxes

2. c Optique de dépense

La dépense nationale est l’ensemble des emplois, des biens et services effectués par les agents
économiques au cours de l’année.

 La dépense nationale brute (DNB) ; c’est le PIB diminué des importations. DNB = CF
+ FBCF + variation des stocks + X – M
 La dépense nationale nette (DNN) : c’est la dépense nationale brute diminuée des
amortissements. DNN = DNB – amortissements.

II-LES TABLEAUX DE SYNTHESE

Il existe trois (03) grands tableaux à savoir :

 Le tableau économique d’ensemble (TEE)


 Le tableau des opérations financières (TOF)
 Le tableau des entrées-sorties (TES)

1-Le tableau économique d’ensemble (TEE)

a) Définition

Le TEE est un tableau de synthèse des comptes de flux de la comptabilité nationale.

b) Présentation

Il retrace les opérations économiques. On met en colonnes les secteurs et les opérations.

Toute opération est à la fois une ressource pour un secteur et un emploi pour un autre secteur.

NB : les secteurs sont les secteurs institutionnels (ménages, administrations publiques, SQSNF,
institutions financières, société d’assurance, …)

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Les opérations sont les opérations sur les biens et services, financières et répartition

Emplois des secteurs Ressources des secteurs


Opérations
S1 S2 S3 S1 S2 S3

2-Le tableau d’opérations financières (TOF)

Il est établit à la suite du TEE et a pour finalité l’analyse de la compensation entre capacité et
besoin de financement ; c’est-à-dire qu’il analyse les flux de créance et de dettes. Ils sont les
contreparties des opérations de production et de répartition. Il montre comment se réalise
l’équilibre financier en regroupant les flux de créances acquises ou cédées et les flux des dettes
contractées pour rembourser.

3-Le tableau des entrées-sorties

Le TES est une représentation synthétique des comptes de production et d’exploitation des
secteurs institutionnels, des équilibres ressources et emplois.

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IIIème PARTIE : DESEQUILIBRE ECONOMIQUE ET


L’INTERVATION DE L’ETAT
INTRODUCTION GENERALE

En économie, l’équilibre économique désigne généralement une situation d’égalité entre


l’offre et la demande sur un marché. Sur le marché des biens et services ou des capitaux,
l’équilibre est atteint lorsque :

- l’offre est égale à la demande des biens et services à un prix donné appelé prix
d’équilibre ;

- l’offre est égale à la demande des capitaux à un taux d’intérêt donné appelé taux
d’intérêt d’équilibre.

Sur le marché du travail,

L’activité économique peut présenter certains déséquilibres et l’Etat doit alors orienter son
activité dans le sens nécessaire au réajustement afin d’éviter les crises économiques. Et pour
cela, il se doit d’intervenir par la mise en place d’une politique économique.

Le déséquilibre économique désigne l’ensemble des dysfonctionnements de l’activité


économique qui perturbent la croissance économique et l’amélioration du niveau vie. De
manière générale, l’inflation, le chômage et le déséquilibre extérieur sont les manifestations
courantes du déséquilibre économique.

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CHAP 6 : DESEQUILIBRE ECONOMIQUE : L’INFLATION ET LE


CHOMAGE

Introduction
Les déséquilibres dans l’économie nationale sont caractérisés par l’inflation et le chômage qui
sont des freins à la croissance économique dans un pays.

I-L’INFLATION

1-Définition

L’inflation est la hausse durable et soutenue du niveau général des prix et la dépréciation de la
monnaie. La désinflation est la baisse du taux de hausse des prix.

2-Mesure de l’inflation

L’inflation est généralement mesurée par l’indice général des prix à la consommation. Ainsi,
d’une année à une autre, l’indice des prix passe de 100 à 105, on peut calculer le taux d’inflation
comme suit : [(105-100)/100]*100 = 5 pourcent

3-Les causes de l’inflation

Les causes de l’inflation sont multiples dans une économie :

 L’augmentation de la masse monétaire


 L’accroissement de la demande par rapport à l’offre, inflation par la demande.
 L’augmentation des coûts des facteurs de production ; inflation par les coûts.
 Les pénuries fictives créées par les commerçants
 L’inflation importée par le canal du commerce international.

4-Les types ou degré de l’inflation

L’inflation ne se présente pas avec la même intensité. C’est ainsi qu’on va distinguer :

 L’inflation ouverte ou déclarée : dont le taux croissant des prix est de l’ordre de 10
pourcent.
 L’inflation rampante dont le taux est comprise entre 5 et 10 pourcent.
 L’inflation galopante dont le taux est supérieure à 0

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5-Les formes d’inflation

On peut citer :

 L’inflation monétaire : c’est l’augmentation a normale ou excessive du volume


monétaire par rapport à l’augmentation de la population.
 L’inflation budgétaire : lorsque le budget d’une nation croit plus fortement que la
productivité des travailleurs ou plus fortes que la masse des biens produits.

6--Les conséquences de l’inflation

L’inflation a une portée aussi bien positive que négative.

- Les conséquences positives

 Il y a un surplus de profit pour les entreprises


 Elle augmente les recettes fiscales de l’Etat et par là favorise le désendettement
 Elle incite les entreprises à investir et favorise ainsi l’épargne.

- Les conséquences négatives

 Elle entraine une baisse du pouvoir d’achat


 Elle entraine la baisse du niveau de vie
 Elle favorise la thésaurisation, le dynamisme économique et pénalise l’investissement.

7-Les politiques de lutte contre l’inflation

Pour lutter contre l’inflation, les autorités peuvent recourir aux politiques suivantes :

 La politique monétaire : elle consiste à contrôler la masse monétaire de telle sorte


qu’elle soit compatible avec le niveau de production.
 La politique des prix et des revenus : elle consiste à contrôler l’évolution des revenus et
à agir sur le niveau des prix (fixer les prix de façon autoritaire ; de bloquer les prix …)
 La politique structurelle : il s’agit d’assurer des conditions de concurrence afin de
limiter les situations de monopole dans l’économie (l’encouragement de la production,
la régularisation de la demande, le contingentement des importations,…).

II- LE CHOMAGE

1- Définition

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Selon le BIT, le chômage est la situation d’une personne qui est sans emploi, apte à travailler
et recherchant effectivement un emploi. Et selon l’ANPE (agence nationale pour l’emploi) le
chômage est le fait d’être sans emploi et disponible à travailler.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et la population active.

2- Mesure du chômage

Plusieurs données peuvent permettre de mesurer le chômage :

 Le BIT (bureau international du travail)


 Les données du FNE (fonds national de l’emploi)
 Etc.

3- Les formes de chômage

On distingue plusieurs formes de chômage :

 Le chômage conjoncturel : il est la conséquence du ralentissement des activités


économiques.
 Le chômage structurel : il est lié au déséquilibre structurel de l’économie. Notamment
l’inadaptation des qualifications.
 Le chômage technique : il s’agit d’une inactivité forcée à cause des circonstances
particulières et indépendantes de l’entreprise.
 Le chômage frictionnel : il s’agit d’une situation causée par une mauvaise mobilité des
travailleurs entrainant ainsi le chômage dans une région tandis qu’il y a déficit de main
d’œuvre dans une autre.
 Le chômage déguisé : il s’agit d’une situation ou des personnes travaillent mais sont-en
sur nombre sur un même poste de travail.
 Le chômage partiel : il est dû à la base des actions et des temps de travail.
 Le chômage volontaire : il s’agit du refus de travailler, d’accepter un emploi au taux de
salaire courant.
 Etc.

4- Les causes du chômage

De nos jours, plusieurs raisons expliquent le chômage :

 La croissance démographique et l’évaluation de la population active.


 L’inadaptation entre les qualifications et les besoins des entreprises
 Accélération des moyens techniques
 L’insuffisance des marchandises

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 Le manque d’esprit d’initiative des personnes qui ont plutôt tendance à tout attendre de
l’état.
 Le taux élevé d’imposition qui pousse les entreprises à licencier les travailleurs à causes
des charges élevées.

5-Les conséquences du chômage

Les conséquences du chômage sont graves pour l’économie.

 Sur le plan économique : nous avons la baisse de consommation des biens et services et
la baisse de la demande.
 Sur le plan social : la délinquance juvénile, alcoolisme, la misère, la mendicité, la
débauche.
 Sur le plan politique : on a une instabilité politique qui entraine des soulèvements
populaires tels que la grève.

6--La politique de lutte contre le chômage

La lutte contre le chômage est l’un des éléments fondamentaux de la politique économique d’un
pays. Elle peut prendre plusieurs aspects :

 Les subventions à la création et au développement des entreprises


 La création des emplois
 La réduction de l’âge de la retraite
 La réduction du temps de travail et de la durée de vie active
 La diminution des taux d’impositions afin d’alléger les charges des entreprises
 La facilité des crédits
 La réduction des salaires.

NB : le nombre croissant des chômeurs oblige l’Etat à multiplier les dépenses de transfert et
des aides aux entreprises en difficultés ; Ce qui entraine l’accroissement du déficit budgétaire
d’année en année.

Sur le marché intérieur, la persistance de l’inflation entraine le ralentissement de la demande


de la population qui augmente la fermeture des usines et augmente le taux de chômage.

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CHAP 7 : LA POLITIQUE ECONOMIQUE ET LES MOYENS D’INTERVENTION


PAR L’ETAT

I -La politique économique

1-Définition

C’est un ensemble de décision prises par les pouvoirs publics afin d’atteindre grace à
l’utilisation des divers instruments certains objectifs concernant la vie économique.

Les politiques structurelles visent à modifier durablement les structures de l’économie nationale
(dans le long terme)

La politique conjoncturelle vise à encadrer les fonctionnements de l’économie à court terme.

2- Les objectifs de la politique économique

De manière globale, on peut citer comme objectif de la politique économique.

 La croissance ;
 Le plein emploi des facteurs de production ;
 L’équilibre de la balance de paiement ;
 La stabilité des prix ;
 La réduction des inégalités.

3- Les instruments de la politique économique

On peut citer comme instrument de la politique économique :

 La politique budgétaire : elle consiste à utiliser le budget de l’Etat pour atteindre certains
objectifs de la politique économique
 La politique monétaire : il s’agit de l’action exercée par les autorités monétaires par la
masse monétaire et les articles financières en vue d’orienter l’économie à court et moyen
terme
 La politique des revenus : il s’agit de l’action exercée par les autorités publiques sur la
progression des salaires.

4- Les différents types de politiques économiques

Nous avons la politique conjoncturelle et la politique structurelle

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4.1 La politique conjoncturelle

Une politique conjoncturelle est l’ensemble des interventions de l’État susceptibles de modifier
l’évolution à CT de l’économie.

La politique économique conjoncturelle a pour effet de corriger les déséquilibres macro-


économiques qui peuvent apparaître à court terme. Elle résume la situation conjoncturelle
d’un pays à partir de quatre indicateurs: le taux de croissance du PIB, le taux d’inflation, le
taux de chômage et le solde de la balance des transactions courantes en % du PIB
(commerce extérieur). Ces quatre indicateurs correspondent aux quatre objectifs
fondamentaux de la politique conjoncturelle.

Il existe deux grands types de politique économique conjoncturelle : la politique budgétaire et


la politique monétaire.

*La politique budgétaire de relance

L'Etat peut lancer une politique de grands travaux (hausse des investissements publics) qui
vont susciter un flux de dépenses et provoquer une accélération de la croissance de la production
; il peut aussi augmenter les revenus sociaux des catégories défavorisées de la population
car elles ont une forte propension à consommer ; il peut, enfin, subventionner ou
défiscaliser les investissements privés afin d’inciter les agents économiques à investir.
L'augmentation des dépenses publiques va donc accroître les activités économiques,
l'embauche, la distribution de revenus et la baisse du chômage.

* La politique monétaire

L'Etat, pour relancer la demande, doit diminuer le taux d'intérêt afin d’inciter les agents
économiques à emprunter pour dépenser. Cela permet aussi d'accroître la profitabilité des
entreprises et les inciter à investir. Encore appelée politique de rigueur, la politique
monétaire dans ce cas privilégie la lutte contre l'inflation (politique monétaire des Banques
Centrales), l'équilibre budgétaire et la réduction du déficit de la balance commerciale. En
voulant atteindre ces deux objectifs, elle freine la croissance ainsi que les emplois
durables et donc modifie aussi le "carré".

4.2 La politique structurelle

La politique structurelle est l’ensemble des interventions de l’État susceptibles de modifier


l’évolution à LT de l’économie. C’est le cas notamment de la politique industrielle de
l’État, c’est-à-dire de l’ensemble des actions entreprises par l’État afin d’améliorer les
performances et la compétitivité de l’appareil productif. Ces actions portent sur la structure
(degré de concentration des entreprises, économies d’échelle), la modernisation

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(investissements), et l’environnement national (coûts salariaux, fiscaux, taux d’intérêt…) et


international (accords de libre-échange, protectionnisme, taux de change…)..

II -Le rôle de l’Etat dans l’économie

Pour faire face au disfonctionnement de l’activité, il faut recourir à la régulation économique


qui peut être l’œuvre de l’Etat ou celle du marché.

1- Définitions

 Intervention de l’Etat : c’est une action volontaire de l’Etat dans l’économie permettant
d’orienter celle-ci dans le sens conformes à la politique économique pré-établit.
 Politique économique : c’est une action consciente de puissance publique se traduisant
par la définition des objectifs et la mise en œuvre des moyens nécessaires pour les
atteindre.
 Régulation économique : ensemble d’actions par lesquelles les agents économiques
tendent à faire correspondre l’équilibre économique.

2- Les raisons d’intervention de l’Etat dans l’économie

Plusieurs raisons poussent l’Etat à intervenir dans l’économie.

- Sur le plan économique

 La nécessité d’orientation de l’économie ;


 La nécessité de rendre l’économie compétitive.

-Sur le plan social

 La nécessité de répondre aux besoins collectifs


 La nécessité de réduire les inégalités sociales.

3 -Les méthodes de régulations et d’intervention de l’Etat

On distingue les méthodes directes et indirectes

3.1 Les méthodes directes

Ce sont celles par lesquelles l’Etat s’engage directement soit en créant les entreprises publiques
soit en subventionnant ou alors en leur accordant des avantages fiscaux ou financiers. Elles
peuvent se faire par :

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 La nationalisation : qui est un transfert de la propriété d’une entreprise sous le contrôle


de l’Etat pour certaines actions stratégiques ou pour pallier aux insuffisances des
initiatives privées.
 La création des entreprises privées : ce sont des entreprises dont le capital social
appartient à l’Etat.

3.2 Les méthodes indirectes

L’intervention indirecte se fait généralement à travers la réglementation (qu’il y est la mise en


place d’un ensemble de textes, de lois et de règles de prescription qui régissent seul un secteur
d’activité donnée).

4 -Le degré d’intervention de l’Etat dans la vie économique

Parler du rôle de l’Etat ici, c’est mesuré le degré d’intensité de l’intervention de l’Etat dans
la vie économique. C’est ainsi qu’on a :

 L’Etat gendarme : cette conception reconnait à l’Etat la fonction d’assurer le maintien


de l’ordre dans le pays. Ainsi les dépenses de l’Etat se limiteraient au fonds de la police,
la justice et de la défense nationale.
 L’Etat providence : ici, l’Etat en plus de tous les autres attributs classiques a le rôle
d’assurer le bienêtre des citoyens, leur niveau de vie, l’amélioration de la condition
d’existence.
 L’Etat promoteur : ici, le rôle de l’Etat ne se limite plus qu’à celui de simple gendarme.
Il intervient dans la vie économique pour l’orienter en fixant les objectifs nécessaires
pour la poursuite de la prospérité et de la justice sociale. Il participe donc, à la production
par la création des entreprises publiques.

5-DISTINCTION ENTRE ÉTAT-GENDARME ET ÉTAT-PROVIDENCE

 L’Etat gendarme C’est un Etat « neutre » qui rend essentiellement certains services
collectifs, notamment :
 - la sécurité des personnes et des biens à l’intérieur du pays à l’aide de la Police et de
la Justice ;
 - la défense du territoire national contre toute agression extérieure, à l’aide de la
Diplomatie (Affaires étrangères) et de la Défense nationale ;
 - les services dont l’Etat assure lui-même la production : enseignement, sante,
services culturels (bibliothèques, musées…), recherche (CNRS), équipement,
éclairage public, etc.
 - les services financés par l’Etat mais dont la production est assurée par le secteur privé
: ainsi, en ce qui concerne les écoles privées sous contrat ou les cliniques, l’Etat prend
en charge une partie du financement (principalement les dépenses de
fonctionnement).
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 L’Etat providence c’est un Etat qui, en plus de ses missions régaliennes, assure aussi la
fonction de redistribution qui consiste à prélever les cotisations sociales sur les
revenus distribués et les redistribuer sous forme de prestations sociales : retraites, frais
médicaux, allocations familiales.

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IVème PARTIE : CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

INTRODUCTION GENERALE
La croissance et le développement économique sont les deux notions indispensables à
l’émergence d’un pays. Ils sont deux variables voisines mais se distingue par leurs
caractéristiques

CHAP 8 : LA CROISSANCE ECONOMIQUE

I. DEFINITION, MESURE ET INDICATEURS DE LA CROISSANCE


1.) Définition
La croissance économique est l’accroissement durable de la production globale d’une
économie. C’est aussi l’augmentation soutenue et durable du niveau d’activité économique.
C’est un phénomène quantitatif de longue durée que l’on peut mesurer.

2.) Mesure et indicateurs de la croissance


a) Mesure de la croissance
La croissance économique se mesure par l’évolution d’un indicateur de dimension entre
deux périodes (PIB ou PNB).
Soit t le « taux de croissance du PIB », on a:
t= ∗100

Interprétations :
 Si t‹0 : Il y’a baisse de l’activité économique (On parle de récession) ;
 Si t›0 : Il y’a hausse de l’activité économique (On parle d’expansion) ;
 Si t=0 : Il y’a stagnation de l’activité économique.

b) Indicateurs de la croissance économique


Comme indicateurs de la croissance, nous pouvons citer :
 Le Produit Intérieur Brut (PIB) ;
 Le Produit National Brut (PNB) ;
 Le revenu National ;
 Les dépenses Nationales ;
 Le PIB/habitant ;

3.) Limites des indicateurs de la croissance


Les indicateurs de la croissance font l’objet de plusieurs limites à savoir :
 Ils ne prennent pas en compte l’influence des variations des taux de change ;

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 Une partie de la production n’est pas prise en compte dans le calcul de ces agrégats1 ;
Ex : le travail domestique, le travail bénévole, le travail clandestin et le travail du
secteur informel2, …
 L’augmentation du PIB ou du PNB n’entraine pas forcément une amélioration du
bien-être, de la santé et de l’accès aux soins de qualité, de l’espérance de vie, de
l’éducation, …
 Ils ne mesurent que des biens et services marchands et ne tiennent pas compte de la
production consommée ;

II- FACTEURS ET CONSEQUENCES DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE


1--LES FACTEURS DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE
Comme facteurs de la croissance, on distingue :
 Le Progrès Technique : Il a trait à l’innovation et permet de découvrir de nouveaux
procédés de fabrication ;
 Le Facteur Capital : Il est constitué par l’abondance des ressources financières ;
 Le Facteur Travail : Il est constitué par l’abondance des ressources démographiques
et dont de main d’œuvre ou ressources humaines disponibles ;
 Le Facteur Naturel: Il est constitué par l’ensemble des ressources mises à la
disposition de l’homme par la nature ;

2-CONSEQUENCES DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE


2.1-CONSEQUENCES POSITIVES AU BENEFICE DE LA CROISSANCE
On a :
 L’amélioration du niveau de vie des populations ;
 Le développement des infrastructures (construction des autoroutes, des écoles,
…);
 La construction des logements sociaux modernes ;
 L’amélioration des soins de santé de qualité suite à l’élargissement des
investissements dans les domaines de la santé ;
 Le développement des échanges et l’ouverture économique.

2.2 CONSEQUENCES NEGATIVES OU COUT DE LA CROISSANCE


Nous pouvons citer :
 L’utilisation intensive des ressources naturelles ;

1
Agrégat : grandeur synthétique caractérisant l’activité économique d’un pays et obtenue en combinant divers
postes de la comptabilité nationale. Les principaux agrégats sont : le PIB, le revenu national, le PNB.
2
Secteur Informel : C’est un secteur qui fonctionne en marge de la législation économique et dont les activités
ne sont prises en compte dans le calcul du PIB.

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 La disparition de certains emplois (ex : la croissance entrainant l’innovation, la


mise sur pied d’un système de production industrielle réduira le nombre
d’employés et donc d’emplois);
 La détérioration des ressources naturelles (destruction de la faune et de la flore,
pollution de l’environnement,…) ;
 L’augmentation des inégalités (ex : inégalités sociales,…).

III TYPES ET INEGALITES CONSEQUENCES DE LA CROISSANCE


ECONOMIQUE
1-TYPES DE CROISSANCE ECONOMIQUE

Nous avons :
a-CROISSANCE EXTENSIVE
C’est la part de la croissance économique qui découle de l’augmentation de la quantité de
facteurs de production au sein de l’économie (terre, capital et travail). Elle résulte de
l’augmentation quantitative des facteurs de production ;

b-CROISSANCE INTENSIVE
C’est la part de la croissance économique qi est due a une meilleure efficacité de production
(haute de la productivité)

2- DIFFERENCE ENTRE CROISSANCE ET EXPENSION, DEVELOPPEMENT ET


PROGRES TECHNIQUE

a) Différence entre Croissance et Expansion


Au cours de l’expansion il y’a augmentation du revenu national, mais sur une période
relativement courte. On peut donc dire que l’expansion est une tendance réversible et de courte
durée tandis que la croissance est une tendance irréversible et de longue durée.

b) Différence entre Croissance et Développement


Les expressions « croissance » et « développement » sont deux notions proches,
mais leurs contenus renvoient à des réalités différentes.
En effet, la croissance renvoie à une augmentation de la production en volume dans un
pays alors que le développement quant à lui se définit en référence aux mutations structurelles.
La prise en compte des facteurs économiques ne suffit pas à appréhender le
développement car il peut avoir croissance sans développement. Mais le plus souvent et de
manière générale, une croissance soutenue s’accompagnera généralement de profondes
mutations structurelles. Ce n’est qu’à ce moment qu’on peut dire que la croissance et le
développement sont inséparables.

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La croissance est une notion quantitative qui se mesure à l’aide d’indicateurs macro-
économiques, alors que le développement est une notion à la fois quantitative et qualitative qui
se mesure à l’aide d’indicateurs micro-économiques.

c) Différence entre Croissance et Progrès Economique


Le progrès économique est l’ensemble des améliorations dans le domaine économique
et social qui accompagnent la croissance.
Selon François Perroux, le progrès économique est « la propagation de la nouveauté
aux moindres coûts humains dans un réseau de relations dont le sens s’universalise. »
Cette définition signifie que le progrès économique est marqué par des inventions et des
innovations qui doivent se vulgariser rapidement sans créer des nuisances (pollution, bruits des
machines,…).

3-INEGALITES DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE

a) CYCLE ECONOMIQUE
C’est l’alternance avec une périodicité et une amplitude relativement régulière des
phases d’expansion et de récession de l’activité économique.
Un cycle économique se déroule en 4 phases à savoir :
 L’expansion :
C’est la phase du cycle économique caractérisée par la hausse sensible des quantités
produites ainsi que du niveau de l’emploi.
 La Crise :
C’est le retournement brutal de la conjoncture économique qui marque la fin d’une
période d’expansion.

 La récession :
C’est la conjoncture économique caractérisée par la baisse de l’activité économique.
Cette période est marquée par une réduction du volume des activités économiques
(volume des investissements, baisse de la demande des biens et services,…)
La dépression quant à elle est une situation marquée par des difficultés graves. Elle se
rapproche de la récession mais se caractérise par une situation beaucoup plus critique.
 La reprise :
C’est le retour de l’économie à l’expansion.

NB : La Stagflation est la conjoncture économique caractérisée par la coexistence d’une


stagnation de la production et de l’inflation.

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La stagnation économique est la situation économique dans laquelle le taux de


croissance tend vers zéro.
Remarque : la stagnation est beaucoup plus proche de la croissance nulle que de la croissance
zéro
Croissance nulle : On parle de croissance nulle lorsque l’augmentation des indicateurs de
dimension s’accompagne des nuisances et perturbations pouvant anéantir les effets de la
croissance.
Croissance Zéro : On parle de croissance zéro lorsque d’une période à l’autre, la valeur des
indicateurs de dimension reste stable et inchangée.

b) CLASSIFICATION DU CYCLE ECONOMIQUE


On distingue 3 types de cycles économiques à savoir :
 Le cycle de KITCHIN ou cycle Court (environ 4 ans) ;
 Le cycle de JUGLAR ou cycle Moyen (environ 8 ans) ;
 Le cycle de KONDRATIEF ou cycle Long (environ 50 ans).

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CHAP 9 : LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

INTRODUCTION
Le développement est l’ensemble des transformations techniques, sociales et culturelles qui
permettent l’apparition et la prolongation de la croissance économique ainsi que la prolongation
du niveau de vie.
Le développement durable est le développement qui permet de satisfaire et de répondre aux
besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à
répondre aux leurs.

I- Les indicateurs du développement

Le développement se reconnaît à travers des indicateurs d’ordre social, économique,


culturel et démographique.
1 Les indicateurs Socio-politiques
On dira d’un pays qu’il est développé en cas d’existence des indices suivants :
 Bonne espérance de vie de la population (amélioration de la longévité) ;
 Un fort taux d’alphabétisation (et donc un faible taux d’analphabètes) ;
 Une grande mobilité sociale et un accroissement rapide des classes moyennes ;
 Une démocratisation poussée de la vie politique ;
 Un faible taux de mortalité.

2 Les indicateurs économiques


Comme indicateurs économiques on a :
 Un fort revenu par tête mesuré par le PNB/Habitant ;
 La prédominance du secteur secondaire et du secteur tertiaire ;
 Une forte dépendance entre les secteurs économiques ;
 Une indépendance financière (ce qui entraine une forte industrialisation) ;
 Un fort taux d’investissement ;
 L’absence de dualisme

Remarque : Le PNB est un critère de développement utilisé par la banque mondiale


pour classer les pays. Cependant, il n’est pas un bon indicateur de développement car c’est un
indicateur de dimension (Quantitatif) alors que le développement revêt un caractère beaucoup
plus qualitatif.

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II-L’IDH ET SES COMPOSANTES

1.) Définition de l’IDH (Indice de Développement Humain)


L’IDH est un indicateur publié par les Nations Unies pour mesurer le développement
social et culturel des pays.
2.) Les composantes de l’IDH
L’IDH est déterminé par les paramètres suivants :
 La santé et la longévité, mesurées par l’espérance de vie à la naissance ;
 L’instruction et l’accès au savoir caractérisés par le taux d’alphabétisation des
adultes et le taux de scolarisation des jeunes ;
 Le niveau de vie mesuré par le PIB/Habitant.

Remarque : L’IDH, comme l’ensemble des indicateurs synthétiques, n’est pas exempt
de critiques notamment :
 Le choix relativement arbitraire de ses composantes élémentaires ;
 Sa forte corrélation avec le PIB, ce qui pose la question de son utilité puisqu’il
apporte peu d’informations supplémentaires ;
 C’est un indicateur macro-économique qui ne rend pas compte des inégalités
de distribution du bien-être qu’il est censé mesurer.

Depuis la création de l’IDH en 1990, d’autres indicateurs consacrés chacun à des aspects
plus spécifiques du développement humain sont venus s’ajouter. Il s’agit de :
 L’IPH (indicateur de pauvreté humaine) ;
 L’ISDH (indicateur Sexo-spécifique du développement humain) ;
 L’IPF (indicateur de participation des femmes).

III-LES MODELES DE DEVELOPPEMENT

1-Le Modèle de la croissance de Rostow


Il montre que la croissance passe par 5 étapes :
 La société traditionnelle
Dans cette société il y’a prédominance des activités agricoles, les méthodes de
production archaïques et un faible niveau d’éducation. La structure sociale est déterminée par
la propriété foncière.
 Les conditions préalables au décollage
Au cours de cette étape, les hommes apparaissent animés de l’esprit d’entreprise. Il y’a
apparition des facteurs de production et une meilleure efficacité de leur emplois, les progrès
techniques et l’idée de profit.

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 Les décollages ou take-off


C’est la phase au cours de laquelle la nouvelle société renverse les obstacles qui
s’opposaient à sa croissance. On observe l’émergence d’une classe d’entrepreneurs qui
s’endettent et investissent.
 La marche vers la maturité
L’économie se développe à une cadence régulière. Elle applique la technologie moderne
à chacun de ses secteurs. Ses structures se modifient et ses frontières s’ouvrent au commerce
international.
 L’ère de la consommation des masses
L’économie atteint un potentiel industriel important. Les gains de productivités
entrainent un niveau de production et de consommation élevé.

 Critique de la théorie de Rostow


Cette théorie est un processus linéaire et irréversible.
Le modèle est purement théorique parce que dans la réalité il est difficile de distinguer
une étape de l’autre.
Il ne peut être utilisé comme un modèle standard car certains pays comme les NPI ont
atteint un certain niveau de développement sans traverser ces étapes.
Il ne peut pas être adapté aux PVD car chaque pays a des particularités qui lui sont
propres (i.e. que chaque pays a ses propres particularités).

2-Le modèle de la croissance endogène


 Définition
La croissance endogène est la hausse de la productivité globale des facteurs résultants
d’un progrès technique généré par le processus, lui-même associé à des interventions de l’Etat.

 Facteurs de la croissance endogène


Comme facteurs de la croissance endogène, on peut citer :
 Le Capital humain
Il s’agit de l’ensemble des capacités productives d’un individu en termes de savoir lui
assurant des revenus monétaires.
 Les Innovations technologiques
Il s’agit des investissements dans le savoir, capable d’être à l’origine des nouvelles
technologies.
 L’action publique
Il s’agit de la mise en place des infrastructures, des dépenses de santé, d’éducation, de
consommation, ...

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CHAP 10 : LE SOUS DEVELOPPEMENT ET LA PAUVRETE

INTRODUCTION
Le sous – développement est la situation dans laquelle involontairement, les besoins
fondamentaux des hommes ne peuvent être satisfaits.
C’est encore une situation où des blocages psychologiques, sociaux et économiques empêchent
une population d’exploiter de manière optimale ses potentialités.
Par contre
La pauvreté est l’état dans lequel se trouvent les personnes qui ne disposent pas de ressources
matérielles suffisantes et qui vivent dans les conditions ne leur permettant pas de vivre
dignement ou décemment/correctement/convenablement/raisonnablement.

I-LE SOUS DEVELOPPEMENT

1-Causes ou origines du sous – développement (les théories explicatives du sous-


développement)
On peut distinguer 3 types d’explications au sous – développement :

a) Le sous – développement comme phénomène naturel


Il s’explique par les conditions climatiques, la pauvreté en ressources naturelles, les
conditions socio – culturelles et la surpopulation.
Cette approche néglige le caractère économique du sous – développement et nie
l’efficacité de toute tentative de développement

b) Le sous–développement comme retard du développement


Cette théorie s’appuie sur les travaux de ROSTOW sur les étapes de la croissance
économique. Cette analyse montre que les pays sous – développés se trouvaient dans la même
situation que les pays développés avant la révolution industrielle.
Les retards actuels du sous-développement s’expliquent alors par une main d’œuvre
certes abondante mais peu qualifiée, un taux d’épargne trop faible et une absence de véritables
entrepreneurs.

c) Le sous-développement comme conséquence du développement

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Le sous-développement correspond alors « au blocage de la croissance » selon


l’expression de François Perroux résultant de la domination des pays développés.
Le sous-développement des uns serait alors la conséquence du développement des
autres. Plusieurs manifestations de ce processus sont mises en avant à savoir :
 L’échange inégal qui maintient les pays sous-développés dans la production
des produits de base d’origine agricole et minière, et les condamne à servir de
débouchés aux produits manufacturés des pays industrialisés ;
 Le développement des cultures d’exportation réservées aux marchés étrangers
au dépend des cultures vivrières permettant d’améliorer le niveau de
subsistance des populations ;
 La dégradation des termes de l’échange qui appauvrit les pays sous-développés
puisqu’ils achètent de plus en plus cher les produits étrangers alors que les prix
des produits qu’ils exportent eux-mêmes diminuent ;

2-CARACTERISTIQUES DU SOUS - DEVELOPPEMENT

2.1 Caractéristiques démographiques et sociales


Nous pouvons citer :
 L’explosion démographique ;
 Une natalité élevée ;
 Une population jeune ;
 La malnutrition et la sous-alimentation ;
 Le faible taux d’alphabétisation.

2.2 Caractéristiques économiques


Nous avons :
 Un manque de complémentarité entre les différents secteurs économiques ;
 Une économie dépendante et fortement extravertie. (En effet les pays sous-
développés produisent en fonction des besoins des pays développés et
dépendent financièrement de ces derniers) ;
 Les techniques de production archaïques et rudimentaires ;
 Le manque d’infrastructures.

2.3 Caractéristiques politiques


Nous citerons :
 Un faible développement des classes moyennes ;
 L’instabilité politique permanente ou récurrente ;
 L’absence d’une véritable démocratie (ce sont des pays où l’alternance au
pouvoir est difficile).

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Remarque : L’expression « Tiers monde » désigne l’ensemble des pays qui


recherchaient une alternance politique et économique face au monde capitaliste et socialiste

II-LA PAUVRETE
En économie, il existe deux (2) manières de percevoir la pauvreté : la pauvreté relative et la
pauvreté absolue.
1-La pauvreté relative
Elle s’établit par comparaison avec le niveau de vie moyen du pays dans lequel on vit
ou se trouve. Elle se mesure par une inégalité importante entre les individus d’une même
société.
Ainsi, la pauvreté relative peut-être définit comme la situation d’une personne qui par
comparaison avec le niveau de vie moyen du pays dans lequel il vit ou encore par comparaison
avec celui des individus d’une même société, a un niveau de vie inférieur.

2-La pauvreté absolue


C’est la situation d’une personne qui ne dispose pas de la quantité minimale c’est-à-dire
du minimum de biens et services lui permettant d’avoir une vie décente. Elle déterminée par un
niveau de revenu en dessous duquel les besoins fondamentaux (nourriture/alimentation, eau
potable, logement, habillement,…) de l’individu/d’une personne ne sont pas satisfaits.

3-Mesures de la pauvreté
Parler de mesure de la pauvreté c’est parler du seuil de pauvreté, de sa profondeur et de
sa sévérité.
a) Le seuil de la pauvreté
C’est un indicateur de bien-être qui conduit à déterminer si un ménage est pauvre ou
non. C’est aussi le niveau du revenu en dessous duquel un ménage est considéré comme étant
pauvre.
b) La profondeur de la pauvreté
C’est la mesure de l’écart relatif entre le seuil de pauvreté et les dépenses moyennes des
ménages pauvres.

c) La sévérité de la pauvreté
C’est la mesure de la répartition des dépenses des ménages pauvres par rapport à la
moyenne des dépenses des ménages pauvres.

4- CAUSES DE LA PAUVRETE ET LES DIFFERENTS MOYENS DE LUTTE


Ces causes peuvent différer d’un pays à l’autre.

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4.1 Les causes de la pauvreté


Comme causes de la pauvreté, on a :
 Les causes naturelles : les feux de brousses, les éruptions volcaniques, les
séismes ou tremblements de terre, les tremblements de terre sous-marin ou
Tsunamis.
 Les causes humaines : il s’agit des détournements, des pillages de biens et
richesses, de la mauvaise gouvernance, de l’analphabétisme, de la paresse, …
 Les causes économiques : il s’agit de la faible capacité de production, de
l’endettement, …
Toutefois, la pauvreté est aujourd’hui/de nos jours un phénomène mondial résultant de
la montée du chômage, de la précarité/de la mobilité/de l’instabilité (qui ne dure pas longtemps)
des emplois, des guerres et des migrations.
4.2 Les moyens de lutte contre la pauvreté
Des efforts ont été faits par les gouvernements pour lutter contre la pauvreté. Ces efforts
ont consisté aux décisions et actions suivantes :
 La mise sur pied des programmes d’ajustement structurel ;
 Promouvoir le plein emploi décent et librement choisi ;
 Renforcer la lutte contre la corruption et le détournement de fonds ;
 Promouvoir l’auto-emploi ;
 Promouvoir la scolarisation pour tous ;
 La réduction de la dette auprès des bailleurs de fonds ;
 L’augmentation de l’aide publique.
NB : Afin de lutter contre la pauvreté, le Cameroun a élaboré un document stratégique
pour la réduction de la pauvreté.

5-Autres moyens de lutte contre la pauvreté


5.1 NEPAD

Le NEPAD (nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) est un projet de


développement à l’échelle continentale grâce a des infrastructures. Il est basé en Afrique du sud
et provient de la fusion de deux autres plan proposées pour l’Afrique (le plan OMEGA et le
plan MAP) .C’est en juillet au sommet des chefs d’états de lusaka que ces deux plans fusionnent
pour sous le nom NEPAD. C’est une institution autonome et ses missions sont :
- Combler le fossé qui sépare l’Afrique et le reste du monde en matière de développement
- Promouvoir les partenariats,
- Promouvoir les mobilisations des ressources
- Faciliter et coordonner la mise en œuvre des programmes et projets de développement
En 2018 il change de nom et devient l’agence de développement de l’UA

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5.2 LES OMD


Les OMD (objectifs du millénaire pour le développement) sont huit objectifs adoptés en 2000
à new York avec la déclaration de millénaire de l’organisation des nations unies par 193 états
membres de l’ONU et au moins 23 organisations internationales Qui sont convenus de les
atteindre pour 2015.
Ces objectifs sont :
-Réduire l’extrême pauvreté et la faim
- Assurer l’éducation primaire pour tous
- Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes
- Réduire la mortalité infantile
- Améliorer la santé maternelle
- Combattre les maladies
- Assurer un environnement humain durable
-Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
En 2015 sont publiés les objectifs du développent durable qui prennent la suite de ces objectifs

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CHAP 11 : LES STRATEGIES DE DEVELLOPPEMENT

INTRODUCTION
On appelle stratégie de développement les choix objectifs fondamentaux ainsi que les
moyens nécessaires utilisés pour accéder au développement économique. On distingue
différentes stratégies de développement

I-LES DIFFERENTES SRATEGIES DE DEVELOPPEMENT

STRATEGIE DE EXPLICATIONS AVANTAGES LIMITES


DEVELOPPEME
NT
 Elle consiste à  Renforcer
favoriser la mise l’indépendance  Absence de capitaux ;
sur pied des technologique ;  Insuffisance des
industries  Favoriser ressources naturelles ;
Basée sur lourdes au l’interdépendance  Absence d’une main
l’industrialisation détriment des sectorielle c-à-d d’œuvre dynamique et
industries de l’articulation qualifiée.
second rang. économique ;
 Amélioration du solde
de la balance
commerciale.
 Elle consiste à  Réduire la dépendance
encourager et à extérieure ;
 La mauvaise
favoriser la  Augmentation et
appréciation des
production dans diversification des
produits locaux ;
Basée sur la le territoire des produits d’exportation ;
 La concurrence
biens et des  Amélioration du pouvoir
substitution des étrangère ;
services autrefois d’achat des populations ;
importations  La dépendance
importés, afin  Augmentation du tissu
technologique et
d’acquérir industriel ;
financière.
l’indépendance  Création des emplois.
économique.

 Elle consiste à  Accroître les débouchés  L’Etat est parfois un


mettre un accent extérieurs ; obstacle à l’émergence
particulier sur la  Réduire l’écart de la d’un esprit
production des compétitivité entre les d’entreprise ;
biens plus produits locaux et ceux  Le protectionnisme des
élaborés au provenant des pays pays riches ;
Basée sur les détriment des riches ;  Coûts d’acquisition des
exportations des produits technologies élevés ;

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biens à forte valeur manufacturés de  Acquisition des  L’économie du pays


ajoutée moindre compétences dans des est extravertie et
importance. domaines autrefois vulnérable ;
réservés aux pays nantis.  L’endettement
excessif.
 Elle consiste à  Elle assure
développer la l’autosuffisance  L’insuffisance des
ressource alimentaire des capitaux ;
agricole ie de populations ;  L’absence de système
Basée sur procéder à la  Elle permet d’accroître de crédit ;
modernisation de les revenus des paysans ;  Absence de formation
l’agriculture
l’agriculture et à  Elle permet d’améliorer professionnelle ;
des réformes le niveau de vie des  Le manque d’unités de
agraires. populations rurales ; stockage et de
 Elle fournit l’emploi aux transformation ;
populations locales ;
 Elle permet à l’Etat
d’accroître ses recettes.

II-Les autres stratégies de développement et le modèle des NPI


Comme autres stratégies de développement nous pouvons citer :
 La stratégie de développement déséquilibré qui consiste pour un pays à
progresser en développant un pôle qui à son tour entrainera le développement
des autres pôles.
 La stratégie de développement équilibrée qui est basée sur l’aspect suivant :
l’Etat fournit les équipements pour faciliter l’activité économique, les
infrastructures permettent de relier les marchés.
 L’écodéveloppement et le développement durable
Né dans les années 1980, l’écodéveloppement permet de mettre en valeur les ressources
locales, de tenir compte de l’environnement écologique, culturel et humain.

III- LES OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT DURABLE(ODD)


C’est un ensemble d’objectifs portés par l’ONU et ayant pour but le développement
international. Ce sont :
 Mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes ;
 Eradiquer la fin, garantir la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et
promouvoir l’agriculture durable ;
 Garantir la bonne santé et le bien-être de tous sans distinction d’âge ;
 Garantir une éducation de qualité sans exclusion ;
 Promouvoir l’égalité des genres ;
 Assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement
pour tous

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Vème PARTIE : THEORIE DU COMMERCE INTERNATIONAL ET


CAPITALISTE
INTRODUCTION
Le volume des échanges internationaux se mesure entre deux grands blocs : le Nord et
le Sud. Mais dans l’ensemble on constate que le Nord a une part très importante dans le
commerce international. Le Nord ou l’ensemble des pays développés représente près de 70%
(68%) du marché mondial, tandis que le Sud ou l’ensemble des pays en développement n’a
qu’une part modeste dans le commerce international. De nos jours, les pays émergents gagnent
de plus en plus de terrain dans le commerce international avec la montée en puissance de la
Chine, du Brésil, de l’Argentine, du Mexique, etc. Les flux de change partant de ces pays et
surtout des produits made in China envahissent tous les pôles économiques du monde et surtout
l’Afrique. Les produits concernés par ces échanges sont : les biens d’équipement, les matières
premières, les produits chimiques et nucléaires, les métaux divers et autres produits

CHAP 12 : L’ECONOMIE CAPITALISTE ET SOCIALISTE


INTRODUCTION
Le capitalisme et le socialisme sont les 02 courants de pensées du système économique
moderne.

I -LE CAPILALISME
1-definition
Le capitalisme est un système économique caractérisé par la propriété privée des moyens de
production, la recherche du profit et l’accumulation du capital alors que le socialisme est un
système qui remet en cause les effets inégalitaires et la lutte des classes occasionnée par le
capitalisme.
Il repose sur 4 principes qui sont : - la libre entreprise – la libre concurrence – la recherche
du profit – l’individualisme.
Remarque :
 Le libéralisme : Doctrine qui affirme le caractère fondamental de la liberté
individuelle dans les domaines politiques et économiques et qui recherche à limiter
l’action et l’influence de l’Etat.
 Economie de Marché : C’est un système économique qui accorde un rôle au
mécanisme de marché afin d’assurer la régulation des activités économiques.

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2-Avantages et critiques du système capitaliste


Avantages
Comme avantage on peut citer :
 La forte concurrence qu’il sou tend et qui est un facteur de bonne gestion et de
compétitivité ;
 La limitation de l’intervention de l’Etat à ses missions essentielles lui permet de se
déployer convenablement et de satisfaire les attentes de la population.

Inconvénients
C’est l’économiste KARL MAX qui a le plus critiqué le capitalisme. Pour lui, le
capitalisme :
 Est source d’aliénation de l’homme ;
 Creuse l’écart entre les riches et les pauvres ;
 Divise la société en deux classes : les prolétaires et les bourgeois ;
 Est la cause des crises économiques fréquentes ;
 Accroît le chômage et l’inflation.

II-LE SYSTEME SOCIALISTE OU SOCIALISME


1-definition
Né en URSS aux environs de 1925, Le socialisme est système économique qui prône
une société égalitaire et juste où l’Etat est le principal agent économique.

2- Avantages et difficultés du système socialiste


Avantages
Nous avons :
 L’esprit de solidarité et d’entraide communautaire ;
 La rigueur dans l’application et le suivi des politiques économiques ;
 La primauté de l’intérêt collectif sur les intérêts individuels.

Inconvénients
Elles concernent les imperfections du système de planification. On peut citer :
 Un nombre élevé d’informations à traiter à cause de la centralisation ;
 La non fiabilité des données ;
 Le manque de cohérence entre les différents secteurs et les différentes branches
d’activités ;
 L’absence de concurrence entre les entreprises ;
 L’insuffisance des stimulants (primes, bonus,).

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CHAP 13 : THEORIE DU COMMERCE INTERNATIONAL


INTRODUCTION
La théorie du commerce international est la branche des sciences économiques
qui s’intéresse à la modélisation des échanges de biens et services. Elle se penche
également sur les questions d’investissement international et le taux de change.
Elle met en évidence plusieurs types de théorie nécessaire dans le commerce
international

I- LA THEORIE DES AVANTAGES ABSOLUS D’ADAM SMITH


1) Enoncé de la théorie
Pour Adam Smith, tout pays a intérêt à se spécialiser dans la production des biens pour
lesquels il a un avantage absolu en termes de coût par rapport aux autres.
2) Illustration
Supposons les coûts de production en 8H de travail du drap et du vin en France et en
Autriche. On a le tableau suivant :

Pays France Autriche


Biens
DRAPS 90 75
VIN 80 100

Ce tableau montre que l’Autriche possède un avantage absolu dans la fabrication du


drap (car ses coûts de production d’un drap sont inférieur à ceux de la France), tandis que la
France possède un avantage absolu dans la fabrication du vin (car ses coûts de production du
vin sont inférieurs à ceux de l’Autriche).
Conclusion : l’Autriche aura donc intérêt à se spécialiser dans la fabrication du
Drap et importera le Vin de la France, tandis que la France doit se spécialiser dans la
production du Vin et importer les Draps de l’Autriche.

II-LA THEORIE DES AVANTAGES COMPARATIFS OU RELATIFS DE DAVID


RICARDO

1-Enoncé de la théorie
Pour David Ricardo, la théorie des coûts absolus d’Adam Smith est incomplète en ce
sens qu’elle suppose implicitement qu’un pays qui est défavorisé dans la production de tous les

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biens ne devrait rien produire et tout importer, ce qui est impossible. D’où son analyse en termes
de coûts comparatifs.
2- Illustration
Supposons la production annuelle d’arachide et de cacao dans 2 pays, Benin et le
Nigeria.
Pays BENIN NIGERIA
Biens
ARACHIDE 90 130
CACAO 100 110

TRAVAIL A FAIRE : Calculons les coûts comparatifs dans les 2 pays

RESOLUTION :
a) Calculons le coût comparatif (CC) des Arachides dans les 2 pays :

Û
. =
Û

 BENIN : CC. Arachide = 90/100 = 0,9


 NIGERIA : CC. Arachide = 130/110= 1,18

Conclus : Puisque 0,9 < , alors l’arachide coûte moins chère au Benin qu’au Nigéria.

b) Calculons le coût comparatif (CC) du Cacao dans les 2 pays :

Û
. =
Û

 BENIN : CC. Cacao = 100/90 = 1,10


 NIGERIA : CC. Cacao = 110/130= 0,80

Conclus : Puisque 0,8< , alors le Cacao coûte moins chère au Nigéria qu’au Benin.

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D’après ce tableau, malgré son désavantage dans tous les domaines en termes de coûts,
le Nigeria a intérêt à se spécialiser dans la production du Cacao car son désavantage y est
moindre.
Pour le Benin, malgré son avantage en termes de coûts de production dans tous les
domaines, il a intérêt à se spécialiser dans la production de l’arachide, production pour laquelle
son avantage est le plus élevé.
c) les limites des théories classique du commerce internationale

Ces deux théories entrainent la division internationale du travail (DIT) favorable aux
pays développés, car :
 La DIT condamne les pays sous-développés à produire les matières premières et à
importer les produits manufacturés ;
 Les pays Africains ne maîtrisent ni la fixation des prix de leurs matières premières, ni
celle des produits manufacturés ;
 La DIT rend les économies des pays Africains dépendantes de celles des pays
développés.
En d’autres termes, les pays sous-développés devraient se spécialiser dans l’agriculture et
ceux développés dans l’industrie. Ce constat a poussé certains dirigeants du tiers monde à
avancer l’idée d’un nouvel ordre économique international.

III-LA THEORIE DE HEKSCHER, OHLIN ET SAMUELSON OU THEORIE DE HOS


Encore appelée Théorie des dotations des facteurs, cette théorie indique que l’échange
international s’explique à partir de l’abondance ou de la rareté relative des facteurs de
production dont sont dotés les différents pays.
Un pays a intérêt à se spécialiser dans la production des biens qui utilisent intensément
le facteur de production le plus abondant localement.
L’échange international est ainsi « un échange de facteurs abondants contre les facteurs
rares.»
Le modèle de HOS suppose quelques hypothèses à savoir :
 Les facteurs de production n’ont pas de mobilité au plan international ;
 Pour une même production, les technologies sont identiques dans tous les pays ;
 L’absence de monnaie ;
 Les techniques peu ou pas évoluées.

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CHAP 14 : LES REGLEMENTS DES OPERATIONS DU COMMERCE


INTERNATIONAL

INTRODUCTION
De nos jours, on ne peut parler d’une économie d’échange sans moyens ou instruments
de paiement. C’est cette raison qui amène les économies contemporaines à vulgariser les modes
de paiement, des transactions entre Etats ou organismes à échelle mondiale.
Les échanges internationaux présentent des caractéristiques particulières, car ils
s’effectuent entre les agents économiques résidents dans des pays où circulent des monnaies
différentes. La monnaie qui sert aux règlements internationaux est imposée par le partenaire le
plus puissant dans l’échange. Les créanciers internationaux désirent en principe être payés dans
la monnaie de leur propre pays. Le règlement des transactions nécessitant le plus souvent le
recours à des opérations de change.

I. DEFINITIONS

Le change : Le change est une opération de conversion d’une monnaie dans une autre
monnaie (appelée devise) nécessaire à un échange économique entre deux pays.
C’est l’échange de la monnaie nationale contre une devise ou une monnaie étrangère.
Le taux de change ou cours de change est le prix d’une monnaie exprimée dans une autre.
C’est le coût ou le prix effectif auquel s’échange la monnaie nationale contre la monnaie
étrangère.
Exemple : Si le camerounais peut se procurer 1 euro en donnant 656FCFA, alors le taux de
change de l’euro est exprimé en CFA et le taux de change du CFA est de 0,0015 exprimé en
euro.
Le taux de change est donc un prix de marché et comme tout prix de marché, il est établi par
l’équilibre entre l’offre et la demande.
Le marché de change : Le marché de change est un marché où s’achètent et se vendent les
devises, c'est-à-dire les différentes monnaies convertibles. La confrontation de l’offre et de la
demande de devises permet la détermination du prix d’une devise dans une autre (cours du
change)
La convertibilité. La convertibilité est la possibilité d’échanger une monnaie contre une autre
et la possibilité de l’utiliser dans toutes les transactions avec l’étranger.

II. LES DIFFRENTS MOYENS (INSTRUMENT) DE PAIEMENT

On distingue les instruments de paiement au comptant et les instruments de paiement à


terme.

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1.) Les instruments de paiement au comptant

Les espèces : Synonyme de monnaie manuelle (billets et pièces), elles sont de composées de
billets de banque et les pièces.
Le chèque de voyage : Il s’agit d’un chèque libellé par avance en monnaie nationale ou en
monnaie étrangère selon la demande de l’agent économique intéressé.
La carte de crédit : Carte permettant de régler des achats de biens et services, et en plus dans
un certain nombre de cas, d’effectuer des retraits dans les distributeurs automatiques de billets.
Le chèque bancaire : C’est un écrit par lequel une personne appelée tireur donne l’ordre de
payer de manière inconditionnelle une certaine somme à un bénéficiaire.
Le virement bancaire international : C’est un ordre donné par l’importateur à son banquier
de débiter ou de créditer celui de l’exportateur du bien ou du service

2- Les instruments de paiement à terme


 L’effet de commerce
Titre de créance négociable et cessible par voie d’endossement c'est-à-dire par signature
au dos. Un effet de commerce est un moyen de règlement de crédit et de mobilisation.
 La lettre de change ou traite : C’est un écrit par lequel l’exportateur donne l’ordre
à l’importateur de payer une certaine somme qui correspond au montant de la
créance à une date déterminée. (échéance)
 Le billet à ordre : C’est un écrit par lequel l’importateur s’engage à payer une
certaine somme à l’ordre de l’exportateur.

III. LES DIFFERENTS MOYENS DE FINANCEMENT DU COMMERCE


INTERNATIONAL

1-Le crédit de préfinancement : c’est le fait pour un établissement de crédit de prêter une
somme d’argent a quelqu’un (un particulier, une entreprise) afin de lui permettre de réaliser un
projet.

2-La mobilisation des créances nées sur l’étranger : c’est un crédit permettant aux
exportateurs ayant accordé à leurs acheteurs etrangés des délais de paiement a cours- terme,
d’obtenir le financement du montant total des créances qu’ils détiennent à partir du moment où
celles-ci existent juridiquement.

4-Le Factoring ou l’affacturage : c’est le procédé de financement et de recouvrement par


lequel un établissement financier appelé factor s’engage à acheter au comptant les créances de
l’entreprise pour une échéance plus ou moins élevée moyennant une commission et des intérêts
sur le capital prêté ;
5-Le forfaitage ou foirfaiting : consiste à l’action d’un établissement de crédit s’engageant à
prendre en charge une transaction réalisée auprès d’un client étranger.

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