Arithmétiques dans Z
2éme Bac SM (A et B)
Réalisé par : ABILI Youssef
Exercice 1
Soient a, b, c et d des entiers naturels non nuls. Montrer que a4b+d − a4c+d ≡ 0[30].
Exercice 2
Soit p un nombre premier supérieur à 2. (Les deux questions sont indépendantes)
1. Montrer que (n + 1)p ≡ np + 1[2p].
2
2. Montrer que np ≡ np [p2 ].
Exercice 3
Soient a, b et x dans N∗ tels que x > 1. Posons a ∧ b = d.
1. Montrer que (xd − 1) | (xa − 1) ∧ (xb − 1).
2. On considère l’équation (E) : ax + by = d
a) Montrer que l’équation (E) admet au moins une solution (x0 , y0 ) dans Z2 .
b) Résoudre dans Z2 l’équation (E).
c) En déduire que ∃(u, v) ∈ N2 , au − bv = d.
d) Vérifie que (xau − 1) − (xbv − 1)xd = xd − 1.
3. En déduire de ce qui préside que (xa − 1) ∧ (xb − 1) = xa∧b − 1.
Exercice 4
Montrer que log10 (2) ∈
/ Q.
Solutions
Exercice 1
• Si a est pair, alors a4b+d et a4c+d sont pairs, et si a est impair, alors a4b+d et a4c+d sont
impairs.
Dans les deux cas a4b+d − a4c+d est pair, d’où a4b+d − a4c+d ≡ 0[2].
1
• Si a ≡ 0[3], alors a4b+d ≡ 0[3] et a4c+d ≡ 0[3], d’où a4b+d − a4c+d ≡ 0[3].
Dans les autres cas, on a 3 ∧ a = 1, donc d’après le théorème de Fermat, on obtient
a2 ≡ 1[3], d’où a4b ≡ 1[3] et a4c ≡ 1[3], d’où a4b ≡ a4c [3], et dans touts les cas on obtient
a4b+d − a4c+d ≡ 0[3].
• Si a ≡ 0[5], alors a4b+d ≡ 0[5] et a4c+d ≡ 0[5], d’où a4b+d − a4c+d ≡ 0[5].
Dans les autres cas on a, a ∧ 5 = 1, alors d’après le théorème de Fermat on obtient
a4 ≡ 1[5], d’où a4b ≡ 1[5] et a4c ≡ 1[5], d’où a4b ≡ a4c [5], et dans touts les cas on obtient
a4b+d − a4c+d ≡ 0[5].
Or 2, 3, et 5 sont premiers entre eux respectivement, alors a4b+d − a4c+d ≡ 0[30].
Exercice 2
1. Par l’étude de la parité de n, on obtient facilement que (n + 1)p ≡ np + 1[2].
(n + 1)p ≡ n + 1[p]
D’autre part, on a , d’où (n + 1)p − np ≡ 1[p]
np
≡ n[p]
p p
i.e, (n + 1) ≡ n + 1[p], et comme p et premier supérieur à 2, alors p ∧ 2 = 1,
et par suite (n + 1)p ≡ np + 1[2p].
2
2 −p
2. On a p > 2, d’où p2 − p > 0, et donc np − np = np np −1 .
2
2 −p
• Si n ≡ 0[p], alors n2 ≡ 0[p2 ], d’où np − np = n2 np−2 np −1
• Dans les autres cas on aura n ∧ p = 1, donc d’après le théorème de Fermat, on obtient
np ≡ 1[p], d’où
2 −p
h i
np − 1 = (np )p−1 − 1 = (np − 1) (np )p−2 + (np )p−3 + . . . + np + 1
de np ≡ 1[p], on déduit que (np )p−2 + (np )p−3 + . . . + np + 1 ≡ p ≡ 0[p].
Donc np − 1 = pr, r ∈ N et (np )p−2 + (np )p−3 + . . . + np + 1 = ps, s ∈ N_ d’où
2 2
np − np = np rsp2 , d’où np ≡ np [p2 ].
2
Dans touts les cas on a np ≡ np [p2 ].
Exercice 2 (Facile)
Exercice 2
Supposons que log10 (2) ∈ Q, alors il existe (n, m) ∈ Z × N∗ , tels que log10 (2) = m
n
ln 2 m
et comme log10 (2) = ln 10
, alors 2 n = 10, i.e 2m = 10n ⇒ 2m = 2n × 5n ⇒ 5n | 2m , et comme
5n | 5n , alors 5n | 2m ∧ 5n .
2
D’autre part, on a 2 ∧ 5 = 1, alors, 2m ∧ 5n = 1 (d’après le cours)
d’où 5n | 1, i.e 5n = 1, et donc n = 0 ce qui absurde car n ∈ N∗ .
Par suite log10 (2) ∈
/ Q.
? ? ?? BON COURAGE ? ? ? ? ?
Réalisé par : ABILI Youssef (OUDIKA Ayoub)
LUN. 20 AVRIL