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BEKKOUCHE Souhila Rehab

Cette thèse examine l'interaction entre différents types de sols et des structures polymériques enfouies, en mettant l'accent sur les tubes en polyéthylène utilisés pour le transport de gaz et d'eau. Les résultats montrent que les environnements chimiques agressifs, tels que les acides et les agents oxydants, dégradent les propriétés mécaniques des tubes, réduisant ainsi leur durée de vie. L'étude souligne l'importance de prendre en compte ces facteurs environnementaux dans la conception des infrastructures de transport de fluides.

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BEKKOUCHE Souhila Rehab

Cette thèse examine l'interaction entre différents types de sols et des structures polymériques enfouies, en mettant l'accent sur les tubes en polyéthylène utilisés pour le transport de gaz et d'eau. Les résultats montrent que les environnements chimiques agressifs, tels que les acides et les agents oxydants, dégradent les propriétés mécaniques des tubes, réduisant ainsi leur durée de vie. L'étude souligne l'importance de prendre en compte ces facteurs environnementaux dans la conception des infrastructures de transport de fluides.

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ϲϤϠόϟ΍ ΚΤΒϟ΍ ϭ ϲϟΎόϟ΍ ϢϴϠόΘϟ΍ Γέ΍ίϭ

BADJI MOKHTAR-ANNABA UNIVERSITY έΎΘΨϣ ϲΟΎΑ ΔόϣΎΟ


UNIVERSITE BADJI MOKHTAR-ANNABA ΔΑΎϨϋ

Faculté des sciences de l'ingénieur

Département de Mécanique

THESE
Présentée en vue de l¶obtention du diplôme de DOCTORAT

ETUDE DE L¶INTERACTION DES DIFFERENTS


TYPES DE SOLS AVEC DES STRUCTURES
POLYMERIQUES ENFOUIES

Option
Mécanique des matériaux

Par
SOUHILA REHAB BEKKOUCHE

DIRECTEUR DE THESE : Kamel CHAOUI Pr U. Annaba

Devant le jury

PRÉSIDENT: Abdelaziz AMIRAT Pr U. Annaba,


EXAMINATEURS: Louendi FATMI Pr U. Guelma,
Bouzid BOUDJEMAA Pr U. Skikda,
Mohamed Athmane YALESSE Dr U. Guelma,
Idriss AMARA Dr U. Constantine.

Année : 2010
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i
Abstract

Polyethylene tubes made out of high density resins (HDPE) are largely used in
distribution and transmission of natural gas and water. Compared to metals, polymers
and plastics have a low modulus of elasticity and strength to weight ratio is higher.
The plastic pipe is steadily growing in importance in the design of transportation
facilities and the fluid around the world. Currently, the polyethylene is booming. It
occupies a prominent place on the world market, the inherent characteristics of the
polyethylene pipe allowed the material to be commonly used in the manufacture of
pipe diameter from 16 mm to 800 mm diameter. But these pipes for transport water
supply are at risk of damage due to environmental effects when subjected to
aggressive chemical environments. In addition, the transported water can contain
additives, preservatives or color products chemicals necessary for health but can be
aggressive with polyethylene (ozone, chlorine derivatives used to treat water,
oxidizing agents, germs or microorganisms). These elements present outside and
inside the pipe can damage the polyethylene in time and even change its properties
and qualities especially with increasing temperature. This work is part of the
investigation of the effect of chemical environments found in the soil on the
mechanical properties of polyethylene for transport and distribution of gas and water.
Tests are conducted on filaments of pipes manufactured for this study and a second
program of research on the evolution of residual strain over time was done. Results
measurement of mechanical properties after exposure to different chemical
environments such as hydrochloric acid, sulfuric acid, crude oil and atmospheric air
are presented. They indicate that the oxidizing environments degrade the mechanical
properties of the pipes as the module of elasticity and strain at break. Therefore, the
lifetime of these structures is usually buried and reduced the risk of product loss still
increased.

ii
Résumé

Les matériaux polymères sont utiles principalement en raison de leurs propriétés


mécaniques. Par rapport aux métaux, les polymères et les plastiques ont un faible
module d'élasticité et leur rapport résistance/poids est plus élevé. Les tubes en
matière plastique gagnent régulièrement en importance dans la conception des
installations de transport de fluides et ce dans le monde entier. Actuellement, le
polyéthylène est en pleine expansion. Il occupe une place de choix sur le marché
mondial, les caractéristiques inhérentes du tube en polyéthylène ont permis à ce
matériau d'être communément utilisé dans la fabrication du tube, allant du diamètre
16 mm au diamètre 800 mm". En revanche ces tubes destinés au transport et à la
distribution d'eau courent le risque de dégradations dues aux effets de
l¶environnement lorsqu¶elles sont soumises à des milieux chimiques agressifs. En
plus, l'eau transportée peut contenir des additifs de préservation de couleur ou des
produits chimiques nécessaires à la santé mais pouvant être agressifs au polyéthylène
(ozone, dérivés chlorés utilisés pour le traitement de l'eau, agents oxydants, germes
ou microorganismes). Ces éléments présents à l¶extérieur comme à l¶intérieur du
tube peuvent endommager le polyéthylène dans le temps et même changer ses
propriétés et ses qualités surtout avec une augmentation de température. Ce travail
s'inscrit dans le cadre de l¶investigation de l'effet des environnements chimiques se
trouvant dans le sol sur les propriétés mécaniques du polyéthylène destiné pour le
transport et de distribution de gaz et d'eau. Des essais sont menés sur des filaments
de tubes fabriqués pour cette étude ainsi qu'un deuxième programme de recherche
sur l'évolution des déformation résiduelles dans le temps à été fait. Les résultats de
mesure des propriétés mécaniques après exposition à différents milieux chimiques
comme l¶acide chlorhydrique, l¶acide sulfurique, le pétrole brut et l¶air
atmosphérique sont présentés. Ils indiquent que les milieux oxydants dégradent les
propriétés mécaniques des tubes comme le module d¶élasticité et la déformation à la
rupture. Par conséquent, la durée de vie de ces structures généralement enterrées se
trouve réduite et le risque de perte de produit encore augmentée.

iii
Remerciements

Les travaux présentés dans ce mémoire ont été effectués au laboratoire de recherche
en mécanique des matériaux et maintenance industrielle "LR3MI" de l¶université
d¶Annaba sous la direction du professeur Monsieur Kamel CHAOUI.

Je tiens à remercier mon directeur de thèse, Monsieur Kamel CHAOUI pour la


confiance qu'il m'accordée et l'appui qu'il a témoigné à mon travail.

Mes remerciements sont à addresser à Monsieur Abdelaziz Amirat, Professeur au


département de mécanique de l¶Université de Annaba d¶avoir accepté de présider
mon jury de soutenance.

J'adresse mes remerciements les plus sincères à Messieurs Bouzid Boudejemaa de


l'université de Skikda, El Ouendi Fatmi de l'université de guelma, Idriss Amara de
l'université de Constantine et Med Othmane Yalesse de l'université de Guelma pour
m'avoir fait l'honneur de participer à ce jury et d'examiner cette thèse. Qu'ils veuillent
trouver ici l'expression de ma profonde reconnaissance.

Je tiens à remercier tout particulièrement Monsieur Rabia KHELIF et Melle Nadjette


KIASS.

Enfin, je remercie toutes les personnes qui m'ont permis de prés ou de loin, de mener
à bien ce travail et particulièrement mes collègues doctorants.

iv
Sommaire

Sommaire

κΨϠϣ...........................................................................................................................................i
Abstract ««««««««««««««««««««««««««««««««. «ii
Résumé««««««««««««««««««««««««««««««««« ..iii
Remerciements««««««««««««««««««««««««««««««...iv
Liste des Figures««««««««««««««««««««««««««««««.v
Liste des Tableaux««««««««««««««««««««««««««««...viii
Introduction générale««««««««««««««««««««...««««««« 4

CHAPITRE I
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE SUR L'INTERACTION DES SOLS AVEC LES
RESEAUX ENFOUIS

1.1. Introduction ««««««««««««««««««««««««««««««.7


1.2. Méthodes et procèdes de polymérisation«««««««««««««««««««.8
1.3. Phase amorphe et phase cristalline «««««««««««««««««««««10
1.4. Propriétés générales des polyéthylènes «««««««««««««««««««.10
1.4.1. Propriétés physiques .«««««««««««««««« ««.««..««.11
1.4.2. Propriétés mécaniques««.«««««««««« «««««.«««««.12
1.4.3. Propriétés chimiques««««««««««««.«««..«««««««...13
1.5. Comportement a la rupture des matériaux polymères «««««««««««««..17
1.5.1. Micromécanique de la rupture ««...«««««««««««««««««««19
1.5.1.1. Mécanisme de la rupture ««««««««««««« ««««««««21
1.5.1.2 Mécanique de la rupture «««««««««««««««««««««.24
1.5.2. Formation des craquelures dans les thermo plastes semi cristallins «««««««..25
1.6. Tubes en polyéthylène «««««««««««««««««««««««««..25
1.7. Classification des tubes en polyéthylène««««««««««««««««««...27
1.8. Matériaux pour tuyauterie a problèmes«««««««««««««««««««.28
1.9. Phénomènes d'endommagements des conduites enterrées ««««««««««««29
1.9.1. Tassement de l'assise«««««««««««««««««««««««.29
1.9.2. Les glissements de terrain«««««««««««««««««««««..29
1.9.3. Affaissement et effondrement «««««««««««««««««««..31
1.9.4. Gonflement- Retrait «««««««««««««««««««««««..31

1
Sommaire

1.10. Détection des fuites dans les conduites de distribution d¶eau««««««««««..32


1.11. Résistance a la fissuration sous contrainte ESCR (environmental stress cracking
resistance)««««««««««««««««««««««««««««««««..33
1.12. Interaction des sols avec les différents réseaux enfouis «««««««««««« 35
1.12.1. Tubes de distribution et de transport de gaz««««« ««««««««...37
1.12.2. Tubes de transport et de distribution d'eau ««««««««««««««.39
Références««««««««««««««««««««««««««««««««.41

CHAPITRE II
APPROCHES EXPERIMENTALES DES PROPRIETES MECANIQUES LOCALES
DES TUBES EN POLYETHYLENE
1. Introduction««««««««««««« ««««««««««««««««..« 44
2. Etudes expérimentales des propriétés mécaniques locales des tubes en polyéthylène.........45
Références««««««««««««««««««««««««««««««««.56

CHAPITRE III
ÉVOLUTION DES PROPRIETES MECANIQUES A TRAVERS LA PAROI D'UN
TUBE HDPE 100
1. Introduction«««««««««««««««««««««««««««««...«58
2. Approche expérimentale«««««««««««««««««««««««...........58
2.1. Matériau«««««««« ..««««««««««««««««««««.58
2.2. Préparation des éprouvettes«««««««««««« ...««««««««...59
2.3. Présentation de la machine d'essai «««««««««««««««««« ..61
3. Résultats ««««««««««««««««««««««««««««««« ...63
3.1. Caractérisation mécanique à l'air ««««««««««««« ..««««......63
3.2. Interaction avec le Toluène- Méthanol««««««««««««««««« .66
3.3. Interaction avec le Pétrole brut«««««««« «««««««««««« .67
3.4. Interaction avec l'acide sulfurique«««««««« ..««««««««« «..68
3.5. Interaction avec l'acide Chlorhydrique««««««««««««««««« .69
3.6. Interaction avec le CH2cl2««««««««««««««««««««««.70
3.7. Etude des propriétés mécaniques à travers la paroi du tube««««««««« .71
4. Discussion««««««««««««««««««««««««««««« «.....72
5. Conclusion««««««««««««««««««««««««««««« ........77
Références««««««««««««««««««««««««««««««««.79

2
Sommaire

CHAPITRE IV

ÉVOLUTION DES DEFORMATIONS RESIDUELLES OBTENUES SUR DES


ANNEAUX DE TUBES HDPE 80 ET HDPE 100
1. Introduction««««««««««««««««««««««««««««««...81
2. Approche expérimentale«««««««««««««««««««««««««...83
2.1. Matériau«««««««««««« ...««««««««««««««««.83
2.2. Préparation des éprouvettes«««««««««««««««« ...««««...84
3. Résultats««««««««««««««««««««««««««««««««87
3.1. Mesure des déformations résiduelles à l'air««««««««««««« ...«...88
3.2. Mesure des déformations résiduelles des éprouvettes de gaz et d'eau dans les
différents milieux chimiques««««««««««««««««««««««««« .91
4. Discussion««««««««««««««««««««««««««««« ...«103
5. Conclusion««««««««««««««««««««««««««« ..««« 103
Références«««««««««««««««««««««««««««««««...105

Conclusion générale«««««««««««««««««««««««««««..106
Annexes««««««««««««««««««««««««««««««««..110

3
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1.1: Propriétés physiques du polyéthylène «««««««««««««««..11


Tableau 1.2: Effet de divers produits chimiques sur le polyéthylène à température
ambiante«««««««««««««««««««««««««««««««««14
Tableau 1.3: Classification des produits comme agents de fissuration sous tension du
polyéthylène «««««««««««««««««««««««««««««««.15
Tableau 1.4: Principaux facteurs affectant la dégradation de matériaux plastiques dégradables
dans un milieu aqueux«««««««««««««««««««««««««««...20
Tableau 1.5: Classification du polyéthylène en fonction de la contrainte minimale requise et
la résistance hydrostatique «««««««««««««««««««««««««...27
Tableau 1.6: Caractéristiques mécaniques et physicochimiques des tuyaux ««««««28
Tableau 1.7: Nombre de tubes de services en distribution de gaz par matériau et par
diamètre ««««««««««««««««««««««««««««««««.. 38
Tableau 2.1: Mesures du taux de restitution de l'énergie «««««««««««««...46
Tableau 2.2: Valeurs de GIC pour différentes éprouvettes «««««««««««««..47
Tableau 2.3: Différentes propriétés mécaniques obtenues par les essais de traction««« ..48
Tableau 3.1: Propriétés mécaniques et thermiques du polyéthylène utilisé dans les tests«.59
Tableau 3.2: Différents environnements chimiques des éprouvettes en filament «« ««..60
Tableau 3.3: Valeurs expérimentales des caractéristiques mécaniques««««««««..65
Tableau 3.4: Comparaison des valeurs de E, ε−rupt, σ−y, ε−y, σ−CD, ǻε−CD et de Rp0.2 pour le
HDPE exposé à des environnements ayant des agressivités variables «««««««««74
Tableau 4.1: Propriétés mécaniques et thermiques du polyéthylène destiné pour la
production de tube de gaz «««««««««««««««««« ««««««««84
Tableau 4.2: Différents environnements chimiques des éprouvettes en anneaux «« ...«..87
Tableau 4.3: Valeurs des constantes A, B, C et n et obtenues par traitement des résultats de
18 mois pour chaque éprouvette (cas de l'air libre) «««««««««...««««««..90
Tableau 4.4: Valeurs des constantes A, B, C et n et obtenues par traitement des résultats de
18 mois pour chaque éprouvette dans les différents milieux chimiques««««««««..99
Tableau 4.5: Déformations des éprouvettes de tube d'eau en % ««««««««««...102
Tableau 4.6: Déformations des éprouvettes de tube de gaz en % ««««««««««.102

viii
LISTE DES FIGURES

Figure 1.1: Représentation de la chaîne macromoléculaire du polyéthylène«««««« ..8


Figure 1.2: Allure des courbes de prise de masse: W est le quantité d'eau adsorbée par unité
de masse«««««««««««««««««««««««««««««««« ...18
Figure 1.3: Différents types de comportement des polymères en traction«««««««..22
Figure 1.4: Exemple de courbes de comportement en traction de matériaux dont la rupture
est semi- ductile «««««««««««««««««.«««««...««««««..23
Figure 1.5: Exemple de courbes de comportement en traction de matériaux dont la rupture
est ductile ««««««««««««««««««««««««...««««««...23
Figure 1.6: Schéma représentant les modes élémentaires de rupture «««««««««24
Figure 1.7: Passage d'une canalisation d'une zone stable à une zone compressible «««..24
Figure 1.8: Glissement de terrain avec rupture plane «««««««««««««««30
Figure 1.9: Effort engendré dans une conduite par les mouvements de terrain vers une
cavité««««««««««««««««««««««««««««««««««.31
Figure 1.10: Gonflement libre d'une argile après creusement d'une tranchée«««.«««32
Figure 1.11: Tube en polyéthylène enfoui dans le sol «««««««««««««........35
Figure 1.12: Schéma représentant l'interaction sol- structure ««««««««««««.37
Figure 1.13: Le marché des tubes en polyéthylène ««««««««««««««««.39
Figure 2.1: Comparaison du comportement contraintes-déformations dans les cas
(a) chariotage et (b) alésage ««««««««««««««««««««««««« 46
Figure 2.2: Evolution des déformations dans les éprouvettes «««««««««««« 49
Figure 2.3: Comparaison des courbes σ-ε obtenues pour le lot 1 couvrant l¶ensemble de
l¶épaisseur du tube en HDPE 80 (24 éprouvettes) «««««««««««««««.«..50
Figure 2.4: Variation du module d¶élasticité en fonction du taux de cristallinité ««« ..«.51
Figure 2.5: Les courbes de la contrainte en fonction de la déformation pour 5
Spécimens en HDPE ««««««««««««««««««««««««««««52
Figure 2.6: Courbe de fluage pour un spécimen en HDPE««««««««««« ...«...53
Figure 2.7: Observations sur microscope optique, MEB et sous lumière polarisée
d¶une zone plastique au fond de fissure de fatigue dans les deux régimes fragile et ductile ..54
Figure 3.1: a) Opération de chariotage d'un filament en PE, b) Un filament préparé, et c)
Eprouvettes préparées «««««««««««««««««««««««««««..61
Figure 3.2: Machine de traction type Zwicki 1120 ««««««««««««««««.63

v
Figure 3.3: Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min à l¶air
libre««««««««««««««««««««««««««««««««««...64
Figure 3.4: Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min pour le
milieu Toluène Méthanol«««.«««««««««««««««««««««««66
Figure 3.5: Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min pour le
milieu Pétrole brut ««««««««««««««««««««««««««««...67
Figure 3.6: Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min pour le
milieu H2SO4 ««««««««««««««««««««««««««««««...69
Figure 3.7: Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min pour le
milieu Hcl ««««««««««««««««««««««««««««««««70
Figure 3.8: Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min pour le
milieu CH2cl2 ««««««««««««««««««««««««««««««..71
Figure 3.9: Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min pour les
différents milieux (Air libre, CH2cl2, Toluène Méthanol, Pétrole brut, H2SO4 et le Hcl
numérotés suivant ce classement) «««««««««««««««««««««««73
Figure 3.10: Variation du module d¶élasticité à travers la paroi d¶un tube d¶eau pour six
milieux différents «««««««««««««««««««««««««««««.75
Figure 3.11: Evolution de la déformation à l¶écoulement en fonction de l¶épaisseur
adimensionnelle du tube pour six milieux différents «««««««««««««««...75
Figure 3.12: Evolution du ıy à travers la paroi d¶un tube d¶eau pour six milieux différents .76
Figure 3.13: Etendue du palier d¶étirage en fonction de l'épaisseur du tube pour six milieux
différents ««««««««««««««««««««««««««««««««..76
Figure 3.14: Évolution de la contrainte d¶étirage à froid dans la paroi du tube pour six
milieux différents «««««««««««««««««««««««««««««.77
Figure 4.1: Préparation des éprouvettes «« ««««««««««««««« .««« .85
Figure 4.2: Eprouvettes de gaz et d'eau ««««« ...««««««««««««««...86
Figure 4.3: Réglette millimétrique ««««««««««««««««««««««..86
Figure 4.4: Evolution des déformations des éprouvettes de tubes HDPE 80 et HDPE 100 à 18
mois (cas de l'air) «««««««««««««««««««««««««««««.89
Figure 4.5: Variation du taux de déformation des éprouvettes de tubes HDPE 80 et HDPE
100 avec le temps (cas de l'air libre)«««««««««««««««««««««« 91
Figure 4.6: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 100 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 1% Hcl, 10%Hcl, 20%Hcl, l'eau distillée et à l'air ..92

vi
Figure 4.7: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 100 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 1% H2SO4, 10% H2SO4, 20% H2SO4, l'eau distillée et
à l'air ««««««««««««««««««««««««««««««««««.92
Figure 4.8: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 100 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: Pétrole brut, Toluène méthanol, l'eau distillée et à
l'air «««««««««««««««««««««««««««««««««««93
Figure 4.9: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 100 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 20% Hcl, 20% H2SO4, Pétrole brut, Toluène
méthanol, l'eau distillée et à l'air «««««««««««««««««« «««««..93
Figure 4.10: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 1% Hcl, 10%Hcl, 20%Hcl, l'eau distillée et à l'air...94
Figure 4.11: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 1% H2SO4, 10% H2SO4, 20% H2SO4, l'eau distillée et
à l'air ««««««««««««««««««««««««««««««««««.94
Figure 4.12: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: Pétrole brut, Toluene méthanol, l'eau distillée et à
l'air «««««««««««««««««««««««««««««««««««95
Figure 4.13: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 20% Hcl, 20% H2SO4, Pétrole brut, Toluène
méthanol, l'eau distillée et à l'air «««««««««««««««««««««««..95
Figure 4.15: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 et HDPE 100 à 18
mois imprégnées dans les milieux chimiques: 20% Hcl, 20% H2SO4«««««««««..96
Figure 4.16: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 et HDPE 100 à 18
mois à l'air et imprégnées dans l'eau distillée ««««««««««««««««««..97
Figure 4.17: Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 et HDPE 100 à 18
mois imprégnées dans le Pétrole brut et le Toluène méthanol ««««««««««««.97
Figure 4.18: Variation du taux de déformation des éprouvettes de tube HDPE 80 avec le
temps ««««««««««««««««««««««««««««««««««98
Figure 4.19: Variation du taux de déformation des éprouvettes de tube HDPE 100 avec le
temps «««««««««««««««««««««««««««««««««.100

vii
Introduction générale

Introduction générale

L'emploi des matières plastiques comme matériaux de construction est


relativement récent. Leurs propriétés sont très différentes de celles des matériaux
traditionnels comme le béton et les métaux. Il est donc nécessaire que les projeteurs
et les utilisateurs comprennent leurs caractéristiques afin d'assurer leur performance
adéquate dans des nouvelles applications.

Cette matière plastique représente à elle seule environ un tiers de la production


totale des matières synthétiques et constitue la moitié des emballages plastiques.
Plusieurs millions de tonnes de polyéthylène sont produites chaque année car c¶est
un matériau extrêmement polyvalent et important sur le plan économique et
écologique. Grâce à sa structure chimique simple, le polyéthylène prime sur la
plupart des autres matériaux car il peut être réutilisé, sa production mondiale
annuelle étant voisine de 54 millions de tonnes. Le PE est un matériau léger, ce qui
facilite les opérations de manutention et de mise en oeuvre sur le terrain. Il possède
une bonne résistance à la corrosion, quelles que soient les conditions au sol, ce qui
permet d¶éviter les surcoûts dus à l¶application d¶une protection passive ou active.
De plus, les systèmes en PE supportent les effets des mouvements du sol dus aux
instabilités et aux grandes variations de température. Du fait de leur bonne résistance
à la fissuration, les canalisations en PE présentent un degré de fiabilité élevé dans des
conditions d¶utilisations normales. Dans ces conditions leur durée de vie est estimée
à plus de 50 ans sur la base de courbes de régression construites à partir d¶essais
accélérés en pression hydraulique.

Le premier objectif de ce travail est de traiter le comportement mécanique du


polyéthylène haute densité grade 100 soumis à la traction en fonction de l¶interaction
avec des environnements chimiques représentant l¶agressivité des sols
d¶enfouissement dans les conditions de laboratoire, le deuxième objectif est d'étudié
l¶évolution des déformations résiduelles à travers la paroi des tubes en polyéthylène
HDPE 100 destinées pour la distribution et le transport d'eau et HDPE 80 de gaz, le
troisième objectif et d'analyser le comportement mécanique du matériau étudié en
utilisant les résultats de l'analyse statistique.

4
Introduction générale

L'ensemble du travail est exposé dans ce manuscrit en quatre parties, un annexe et


les références bibliographiques. Dans le premier chapitre, nous présentons toutes les
généralités à la base de ce mémoire, l'origine des matières plastiques, les différentes
propriétés, les endommagements relatifs aux mouvements du sol, la résistance à la
fissuration sous contrainte et le phénomène d'interaction des sols avec les différents
réseaux enfouis sont aussi présentés .

Dans le deuxième chapitre, des différentes approches expérimentales des


propriétés mécaniques locales des tubes en polyéthylène haute densité sont traitées,
les résultats de ces travaux antérieurs sont aussi présentés.

Dans le troisième chapitre, nous traitons les différentes techniques


d'expérimentation et leurs conditions opératoires ainsi que les voies d'exploitation
des résultats des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE 100 sous
l'effet de milieux agressifs. Les propriétés mesurées par les essais de traction sont
corrélées statistiquement avec la position spatiale dans la paroi de tube.

Le quatrième chapitre est réservé à une étude expérimentale de l'évolution des


déformations résiduelles obtenues sur des anneaux de tubes HDPE 80 et HDPE 100
sous l'effet de milieux agressifs.

La conclusion tente une synthèse entre les propriétés à long terme et les
caractérisations mécaniques en s'appuyant sur un programme de recherche autour de
techniques de caractérisation appropriées.

5
Chapitre I Etude bibliographique

CHAPITRE I

ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE SUR L'INTERACTION DES SOLS


AVEC LES RESEAUX ENFOUIS

6
Chapitre I Etude bibliographique

1.1. Introduction

Les tubes en acier ou en fonte sont de plus en plus remplacés par des équivalents
en matière plastique. Les polyoléfines, notamment les polyéthylènes, sont des
thermoplastiques très utilisés car ils présentent de bonnes propriétés mécaniques, ils
se transforment et permettent de souder les tubes entre eux facilement. Le
polyéthylène est largement utilisé pour la fabrication de tubes pour le transport de
l'eau ou du gaz de ville.

De plus, le polyéthylène peut être soumis à un milieu chimique agressif. Par


exemple, dans le cas du transport de l'eau, celle-ci peut contenir des additifs ou des
produits chimiques agressifs (par exemple de l'ozone, des dérivés chlorés utilisés
pour la purification de l'eau comme l'eau de javel qui sont oxydants, surtout à chaud).
Ces additifs ou produits chimiques peuvent endommager le polyéthylène au cours du
temps, surtout lorsque l'eau transportée est à une température élevée (c'est le cas dans
les circuits de chauffage ou bien dans les réseaux d'eau pour lesquels l'eau est portée
à une température élevée pour éliminer les germes, bactéries ou microorganismes).
Un problème qu'entend résoudre l'invention est donc de mettre au point un tube
résistant chimiquement.

Un autre problème qu'entend résoudre l'invention est que le tube ait des propriétés
barrière. On entend par barrière le fait que le tube freine la migration vers le fluide
transporté de contaminants présents dans le milieu extérieur ou bien de contaminants
(tels que des antioxydants ou des résidus de polymérisation) présents dans le
polyéthylène. On entend par barrière aussi le fait que le tube freine la migration de
l'oxygène ou des additifs présents dans le fluide transporté vers la couche de
polyéthylène. Il est également nécessaire que le tube présente de bonnes propriétés
mécaniques en particulier une bonne résistance à l'impact et que les couches adhèrent
bien entre elles.

Ce matériau qui a des usages aussi variés a une structure très simple, la plus
simple de tous les polymères du commerce. Une molécule de polyéthylène n'est rien
de plus qu'une longue chaîne d'atomes de carbone, avec deux atomes d'hydrogène
attachés à chaque atome de carbone. C'est ce que montre la figure 1.1.

7
Chapitre I Etude bibliographique

Figure 1.1. Représentation de la chaîne macromoléculaire du polyéthylène


Nous allons examiner les méthodes de synthèse et la mise en °uvre [1], ensuite
les différentes structures cristallines et morphologies, ainsi que la cristallisation des
matériaux semi- cristallins seront abordés. Enfin, les caractéristiques mécaniques et
les différents types d'endommagements relatifs aux mouvements du sol ainsi que
l'interaction des sols et les réseaux enfouis seront traités.

1.2. Méthodes et procédés de polymérisation


Les nombreux procédés de synthèse du polyéthylène développés au cours de ces
soixante dernières années conduisent à une grande plage de matériaux ayant des
propriétés bien spécifiques. L'architecture chimique obtenue contrôle directement les
propriétés rhéologiques et physiques.

La première synthèse à l'échelle industrielle de ce matériau est réalisée en 1939


par la société anglaise ICI. Le procédé utilisé est fondé sur une polymérisation
radicalaire de l'éthylène à haute pression conduisant à des chaînes ramifiées [2], il est
encore utilisé, la polymérisation étant amorcée à l'aide d'un peroxyde organique ou
bien d'oxygène moléculaire, à une température comprise entre 140 et 180ƒ. Les
polymères résultants sont désignés spécifiquement par le sigle PEBD (LDPE pour les
anglo-saxons): "basse densité".

Les polymérisations sont effectuées en continu soit dans des réacteurs agités
(autoclaves) dont le volume est de l'ordre du m3, soit dans des réacteurs tubulaires,
moins volumineux (~ 0,4 m3), dans lesquels la pression peut être plus élevée que
dans les autoclaves. La conversion du monomère est seulement de 15 à 20% à
chaque passage dans les autoclaves, un peut plus élevée (~25%) dans des réacteurs
tubulaires. Il est important de souligner que, à la température et à la pression
utilisées, l'éthylène se trouve dans des conditions supercritiques et le fluide

8
Chapitre I Etude bibliographique

correspondant, dans la densité est d'environ 0,6, sert de solvant au PE formé. Il s'agit
d'une polymérisation en masse.

La polymérisation coordinative de l'éthylène est de plus en plus utilisée car, par


rapport à la polymérisation radicalaire, elle permet un meilleur contrôle de la
structure du polymère produit, donnant, en particulier, des polymères linéaires
désignés par le sigle PEHD ("haute densité") (HDPE pour les anglo-saxons) ainsi
que des copolymères en présence d'autre oléfines. Ces derniers sont particulièrement
importants car, par la seule variation de leur composition en comonomère, ils
génèrent des matériaux de caractéristiques nettement différenciées.

Les catalyseurs de type "Phillips", à base d'oxyde de chrome supporté, sont encore
très largement utilisés pour produire le PEHD. Néanmoins, la découverte, par
Ziegler, en 1953, des catalyseurs de polymérisation qui portent son nom, à
révolutionné la production du polyéthylène. En effet, les systèmes catalytiques à base
d'halogénures de titane et d'alkylaluminium, offrent de nombreux avantages tant pour
ce qui concerne les procédés (polymérisation sous pression modérée) que pour les
propriétés des polymères formés. Les systèmes catalytiques les plus utilisés sont
constitués de TiCl4 et de Al(C2H5)3, le produit de la réaction étant supporté sur
MgCl2; ils donnent des productivités extrêmement élevées (jusqu'à 500 kg de PE par
g de Ti), ce qui permet de supprimer la phase de lavage du polymère nécessaire à
l'élimination des résidus catalytiques. Les techniques qui sont mises en oeuvre pour
réaliser ces polymérisations coordinatives sont très variées: haute pression ("masse"),
solution dans un hydrocarbure aliphatique, procédé "phase gazeuse", suspension dans
un diluant. Chacune de ces techniques doit être adaptée à la production du polymère
en quantités particulièrement élevées. Les masses molaires sont contrôlées par
transfert à l'hydrogène moléculaire.

Les métallocènes sont, eux aussi, capable d'induire la polymérisation de l'éthylène


ainsi que sa copolymérisation avec d'autre Į-oléfines pour produire des copolymères.
L'efficacité de ces catalyseurs est proche de l'unité; ils conduisent à des productivités
très élevées qui en font des systèmes catalytiques d'avenir [1].

9
Chapitre I Etude bibliographique

1.3. Phase amorphe et phase cristalline


Lors d'un refroidissement d'une matière thermoplastique à l'état liquide deux cas
sont possibles. Dans certains cas l'agitation moléculaire diminuant, on assiste à un
"figeage" de la situation des molécules à l'état liquide. La matière obtenue reste
amorphe. Dans d'autre cas, l'énergie diminuant, les chaînes s'organisent, se replient
sur elles-mêmes en segments parallèles et forment des lamelles cristallines séparées
par des zones amorphes où, pour diverses raisons, les segments n'on pu s'organiser.
La matière obtenue est alors appelée semi cristallin.

Le comportement au réchauffement est également différent. Le réchauffement


d'un polymère amorphe va produire une rupture désordonnée des liaisons faibles et
l'on assistera à un ramollissement progressif. Toutefois le phénomène n'est pas
linéaire et il existe une température dite de transition vitreuse à partir de laquelle le
phénomène devient beaucoup plus marqué.

Au contraire, les zones cristallines comportent de nombreuses liaisons faibles


d'énergie identique et leur rupture se fera dans un intervalle de température très
étroit. Si le matériau comporte une forte part de zones cristallines, on pourra alors
déterminer une température de fusion [3].

Dans les polymères semi-cristallins, il est important de connaître la proportion


massique ou volumique de la phase cristalline car celle-ci influence directement les
propriétés mécaniques [2].

1.4. Propriétés générales des polyéthylènes

Les propriétés du polyéthylène ne dépendent pas seulement de la constitution


chimique et du poids moléculaire, mais encore du degré de cristallinité (et par
conséquent, de la densité). Il existe donc, dans la plus part des cas, une gamme de
propriétés correspondant à la gamme de densité existantes. La répartition des poids
moléculaires peut aussi affecter les propriétés du polymère. En particulier les
polyéthylènes avec une répartition serrée de poids moléculaires possèdent une
résistance plus grande à la fragilité à basse température et à la fissuration due aux
efforts des agents extérieurs.

10
Chapitre I Etude bibliographique

1.4.1. Propriétés physiques

Le polyéthylène basse densité est un solide dur, légèrement translucide, ayant


l'aspect d'une cire. Les polyéthylènes de densité plus élevée ont un point de
ramollissement plus élevé, une rigidité et une dureté superficielle plus grande et une
moindre résistance au choc. Le tableau 1.1 donne les propriétés physiques du
polyéthylène.

Tableau 1.1. Propriétés physiques du polyéthylène [4]

Propriété Méthode d'essai Unité Valeur


Basse densité Haute densité
Masse spécifique
Limite élastique «.. B.S.2782: 301.E. Kgf/cm2 90-140 210-320
Allongement à la
limite d'élasticité «. B.S.2782: 301.E. %
Tension à la rupture. B.S.2782: 301.E. Kgf/cm2 70-160 220-385
Allongement limite.. B.S.2782: 301.E. %
Résistance au choc
(Izod)«««« B.S.2782: Pt.3. Kgm/m Ne rompt pas 12-72
Point de fragilité à
basse température « A.S.T.M.D.955- ƒC <-70 <-70
51 41-46 60-70
Dureté (Shore) «« échelle D
Point de
ramollissement
(Vicat)««« B.S.2782: Pt.2. ƒC 85-87 127
Facteur de puissance
106 Hz««««.. B.S.2782: Pt.2. <0,0002 <0,0005
Canstante 2,25-2,35 2,25-2,35
diélectique 106 Hz« B.S.2782: Pt.2.
Résistivité
volumique ««« ȍ cm > 1018 > 1016

11
Chapitre I Etude bibliographique

1.4.2. Propriétés mécaniques

Les essais mécaniques sont indispensables à l¶étude des matériaux. Pourtant, tous
sont des essais de structure, dont les résultats ne sont pas une image simple du
comportement intrinsèque des matériaux. En fait, l¶expérimentateur n¶a accès qu¶aux
grandeurs mesurables (force, déplacement, couple), alors que l¶analyse mécanique
doit s¶appuyer sur des grandeurs intrinsèques (contraintes, déformations). Une
modélisation de l¶essai est donc toujours nécessaire pour relier sans ambiguïté les
contraintes aux forces et les déformations aux déplacements.

De même, contraintes et déformations sont des concepts destinés à représenter


l¶état mécanique du milieu supposé continu, alors que la compréhension du
comportement nécessite une connaissance des processus physiques à l¶origine de cet
état. Les essais de traction permettent de déterminer qualitativement si un matériau
est fragile ou ductile, rigide ou souple. Ils permettent aussi de quantifier certaines
propriétés mécaniques telles que le module d¶élasticité, la résistance maximale ou la
contrainte et l¶allongement à la rupture en traction.

Il est évident que la plupart de ces propriétés (de même que les propriétés
électriques, chimiques, optiques, etc.) sont déterminées par la structure chimique du
polymère. Par exemple, une structure semi- cristalline dont les cristallites ont au
moins une dimension de l¶ordre de la longueur d¶onde de la lumière, va la diffuser,
alors qu¶un polymère amorphe sera transparent.

Il y a principalement deux types de déformation : la déformation élastique et la


déformation visqueuse (ou plastique). La déformation élastique se caractérise par la
linéarité entre la force nécessaire à l¶élongation et le taux d¶élongation, les
déformations étant réversibles. La déformation plastique (ou visqueuse) se
caractérise par une déformation résiduelle permanente après le relâchement des
contraintes ayant provoqué ces déformations ; il s¶agit donc d¶une déformation
irréversible.

Dans le cas des polymères, ces deux types de déformation se superposent, c¶est
pourquoi on parle de matériaux viscoélastiques.

Les comportements mécaniques des matériaux peuvent être classés dans deux
catégories principales, le comportement fragile et le comportement ductile. Un

12
Chapitre I Etude bibliographique

matériau est considéré fragile lorsqu¶il se casse dans son domaine élastique, c¶est à
dire sans subir de déformation plastique avant la rupture. Un matériau est considéré
ductile lorsqu¶il peut subir de grandes déformations plastiques avant la rupture.

Les Facteurs qui ont une influence directe sur les propriétés mécaniques des
polymères sont:

- La cristallinité (ou taux de cristallinité) correspond au pourcentage en poids de


phase cristalline dans le matériau. Les cristaux ont une résistance chimique beaucoup
plus élevée que la phase amorphe du même matériau. Les matériaux semi- cristallins
sont ainsi généralement beaucoup plus résistants aux solvants organiques que les
matériaux amorphes. Cela provient des interactions fortes entre les molécules dans
les cristallites, que les solvants ne peuvent dissoudre.

- La température de transition vitreuse (Tg) correspond à la température à


laquelle le polymère passe de l¶état vitreux à l¶état caoutchoutique. Dans l¶état
vitreux (températures basses), les mouvements intermoléculaires (glissements des
chaînes) sont bloqués. Lorsque les mouvements intermoléculaires sont possibles,
c¶est l¶état caoutchoutique. La température de transition vitreuse dépend donc de la
rigidité de la chaîne polymère (une chaîne rigide aura une Tg haute, une chaîne
souple aura une Tg basse), de la taille des groupes latéraux (des groupes latéraux
grands vont être des obstacles au glissement des chaînes et donc donner un polymère
de haute Tg) et la force des interactions intermoléculaires (des interactions fortes
donnant une haute Tg).

- Le taux de réticulation correspond à la densité de liaisons pontales entre les


chaînes. Il est évident que la présence des liaisons covalentes entre les chaînes
(polymères thermodurcissables) donne lieu à des propriétés différentes de celles des
polymères purement linéaires (matériaux thermoplastiques) dont les seules liaisons
intermoléculaires sont des liaisons faibles (Van der Waals, ponts hydrogène etc.). Par
exemple, les thermoplastiques peuvent être fondus puis re-solidifiés alors que les
thermodurcissables se décomposent à haute température mais ne fondent pas.

1.4.3. Propriétés chimiques


Les polyéthylènes résistent en général à la plupart des produits chimiques, à
l'exception des acides oxydants, des halogènes libres et de certaines cétones. A la
température ambiante, le polyéthylène est insoluble dans tous les solvants. Aux

13
Chapitre I Etude bibliographique

températures élevées, la solubilité du polyéthylène dans les hydrocarbures et


hydrocarbures chlorés augmente assez brusquement. La solubilité d'un polymère
dans un solvant donné est fonction de sa densité, le polyéthylène haute densité ayant
une solubilité moindre. Bien qu'ils soient insolubles à la température ambiante, les
polyéthylènes absorbent lentement pour se gonfler ensuite, les hydrocarbures et les
hydrocarbures halogénés. Ici encore, les polyéthylènes haute densité sont moins
affectés par ce phénomène. Le tableau 1.2 montre la résistance des polyéthylènes
basse et haute densité vis-à-vis de quelques produits chimiques courants.

Tableau 1.2. Effet de divers produits chimiques sur le polyéthylène à température


ambiante [4]
Produit chimique Augmentation de Observation
poids en % (30
jours
d'immersion)
Basse Haute Basse densité Haute densité
densité densité
Acide acétique (glacial)
Acétone 0,85 0,75 Légère attaque Légère attaque
1,25 0,65 Légère perte de Légère perte de
Alcool (éthylène) résistance résistance
0,20 0,15 Légère perte de Légère perte de
résistance résistance
Hydroxyde d'ammonium Néglig Néglig- Sans effet Sans effet
-eable eable
Tétrachlorure de carbone 36,0 14,5 Gonflement et perte de Gonflement et perte
résistance de résistance
Acétate d'éthylène 3,1 2,3 Légère attaque Légère attaque
Huile moteur 3,4 0,7 Légère attaque Satisfaisant
Acide nitrique (conc.) 0,35 0,3 Légère attaque Légère attaque
(jaunissement) (jaunissement)
Pétrole 13 6 Gonflement et perte de Léger gonflement et
résistance perte de résistance
Acide sulfurique (conc.) Néglig Néglig- Légère attaque Légère attaque
-eable eable

14
Chapitre I Etude bibliographique

Un phénomène important qu'il y a lieu de tenir compte lorsqu'on étudie la


résistance chimique du polyéthylène dans des conditions de tension est celui de la
"fissuration due aux efforts des agents extérieures".

La résistance du polyéthylène basse densité vis-à-vis des huiles et des graisses est
relativement médiocre, mais ici encore, elle est meilleure lorsque la densité et le
poids moléculaire sont plus élevés.

Le polyéthylène est susceptible de s'oxyder, en particulier en présence des rayons


ultra-violets. Une exposition prolongée à la chaleur accélère encore l'oxydation, avec
détérioration considérable des propriétés électriques et mécaniques et de l'aspect. Le
tableau 1.3 donne la classification de quelques produits pouvant provoquer la
fissuration de polyéthylène sous tension.

Tableau 1.3. Classification des produits comme agents de fissuration sous tension du
polyéthylène [4]
Actifs Inactifs
Savons métalliques Eau
Alcools sulfonés et sulfatés Sucres
Esters de polyglycol Sels minéraux (acides et neutres)
Hydrocarbures liquides Alcools polyhydriques
Fluides siliconés Colophane
Esters organiques

Le comportement du polyéthylène vis-à-vis des agents chimiques est déterminé


par sa structure paraffinique apolaire, par son caractère partiellement cristallin ainsi
que par sa très haute masse moléculaire. Le domaine d¶application d¶une pièce en
polyéthylène peut être restreint par le contact et l¶action des substances chimiques.
Les agents chimiques agissent sur le polyéthylène de différentes façons : par
gonflement, par dissolution, par dégradation, par oxydation ou par une autre forme
de modification chimique.

La diffusion et le gonflement (et par conséquent aussi la perméation) croissent


avec l¶augmentation de la température et avec la diminution du taux de cristallinité.
Le gonflement est en relation avec la diminution de la rigidité. Après évaporation du

15
Chapitre I Etude bibliographique

liquide, les produits recouvrent leurs propriétés initiales. La température nécessaire à


la dissolution du polyéthylène augmente avec la cristallinité : par exemple, le HDPE
se gonfle alors que le LDPE se dissout dans le benzène à température d¶ébullition.
Les substances dissoutes, telles que les stabilisants et les additifs, migrent vers les
zones amorphes lors de la cristallisation. Si ces zones sont saturées, un phénomène
d¶exsudation apparaît. Ce phénomène peut également se produire avec les espèces à
bas poids moléculaire non cristallisable

Un autre phénomène important qu'il y a lieu de tenir compte lorsqu'on étudie la


résistance chimique du polyéthylène est l'interaction entre les désinfectants chlorés et
le PE:

* Le dioxyde de chlore présent dans l'eau distribuée dégrade les antioxydants


contenus dans le PE. Cette oxydation se stabilise dans le premier millimètre de PE en
contact avec l'eau sur la face interne du tuyau, puis induit dans un second temps une
fragilisation structurelle du branchement. Ce phénomène se conjugue aux effets des
autres paramètres ayant un impact sur le vieillissement du PE, notamment la
température ainsi que la pression et ses variations dans le réseau. Enfin, il ne faut
pas négliger les facteurs tels que la qualité du PE, les conditions de pose et les
contraintes auxquelles chaque branchement est soumis, qui sont également très
importants pour la durée de vie d'un tuyau en PE.

* L'eau de javel ou le chlore gazeux induisent sur le PE un impact chimique du


même type, mais beaucoup plus lent que celui du dioxyde de chlore. Aucune des
études réalisées à ce jour ne remet significativement en cause la durée de vie
attendue du PE (50 ans au minimum) lorsqu'il est en contact avec ces désinfectants
aux concentrations utilisées dans les réseaux d'eau potable.

Certains services d'eau potable utilisant le dioxyde de chlore constatent des durées
de vie de branchements en PE considérablement réduites. Les études réalisées à ce
sujet (études à la fois théoriques et pratiques puisqu'elles comportent des analyses
d'échantillons prélevés sur le terrain) montrent que tous les tubes en PE soumis au
dioxyde de chlore sont structurellement fragilisés. Cependant, les observations faites
jusqu'à aujourd'hui ne mettent pas en évidence, dans tous les services utilisant le
dioxyde de chlore, un nombre anormal de fuites sur les branchements en PE (fuites
liées à l'augmentation du taux de ruptures de type fragile).

16
Chapitre I Etude bibliographique

Quel que soit le désinfectant utilisé, la première génération de PE (en première


approche les tuyaux qui ont été posés jusqu'en 1975) commence à atteindre sa fin de
vie car le matériau était alors de moindre qualité que les tuyaux plus récents qui ont
bénéficié du progrès des connaissances sur le comportement du PE. Les échantillons
de cet âge analysés ne présentent plus d'antioxydant et leurs résistances mécaniques
sont faibles.

Pour les générations suivantes, le grade du PE (32, 52, 63, 80 et 100) ne semble
pas être un élément de distinction au niveau des résultats de laboratoire chimiques et
physiques. La durée de vie dépend en fait essentiellement des conditions d'emploi,
principalement le désinfectant utilisé, la température et la pression.

Les études réalisées ont permis de mieux comprendre les mécanismes de


vieillissement du PE au contact des désinfectants habituels utilisés par les services
d'eau potable.

Par rapport à l'eau de javel ou au chlore gazeux, le vieillissement est accéléré par
le dioxyde de chlore compte tenu de ses propriétés chimiques [5].

1.5. Comportement a la rupture des matériaux polymères


Les pièces peuvent être amenées à s'endommager et se rompre de manière
prématurée en service. Les cassures en deux ou plusieurs morceaux sont le résultat
d'un processus de déformation inhomogène favorisant la propagation d'un
endommagement au sein du matériau à partir d'une ou plusieurs zones d'amorçage
(zones plus faibles ou contenant des défauts initiaux par exemple).

D'une manière générale, la fissuration peut résulter:

* De contraintes mécaniques excessives ou mal prises en compte au niveau du


cahier des charges,

* D'un environnement non adapté (température importante, milieu oxydant«)

* D'une combinaison de ces différents paramètres (fissuration en environnement


sous contrainte) [6].

Le processus de rupture est l¶un des phénomènes consommatrice d¶énergie. Un


solide contenant une propagation de fissure représente un système dans le processus

17
Chapitre I Etude bibliographique

et la dissipation est principalement due aux différents mécanismes dissipatifs tels que
le frottement interne, la déformation plastique, etc... L¶évolution d¶un tel système
peut être décrite dans le cadre classique de la thermodynamique des milieux
continus. Un problème bidimensionnel de propagation linéaire de fissure est
considéré (déformation plane, contrainte plane ou cisaillement anti-plan) [7].

Le comportement à long terme d'un matériau en milieu humide dépend


essentiellement de trois phénomènes:

• l'absorption d'eau pour parvenir à l'équilibre physique du système physique-


eau;

• la diffusion d'eau au travers du matériau;

• la "réaction" (au sens large) matériau/ eau.

A chacun de ces phénomènes on peut assigner un temps caractéristique (ou une


échelle de temps): IJA pour l'absorption, IJD pour la diffusion et IJR pour la réaction. De
façon générale, on peut considérer que l'absorption d'eau est instantanée: IJA ~0.
L'allure cinétique du vieillissement va donc dépendre de la différence entre IJD et IJR:

* si IJR << IJD, l'eau réagit au fur et à mesure qu'elle pénètre dans le matériau
(régime contrôlé par la diffusion). Il n'est alors pas facile de distinguer effets
réversibles et irréversibles de l'absorption d'eau;

* si IJR >> IJD, par contre, l'eau va d'abord saturer l'échantillon et parvenir à un


équilibre que l'on pourra caractériser expérimentalement. Cependant, cet équilibre va
"dériver" à long terme lorsque les effets de réaction se feront sentir.

W W

Wп

t t
(a) (b)

Figure 1.2. Allure des courbes de prise de masse: W est le quantité d'eau adsorbée
par unité de masse. (a) Forte épaisseur: pas d'équilibre. (b) Faible épaisseur: le palier
horizontal d'ordonnée Wп correspond à l'équilibre physique matériau/ eau [8]

18
Chapitre I Etude bibliographique

Cependant, IJD dépend étroitement de l'épaisseur L de l'échantillon:

IJD о L 2

On voit donc qu'on réduisant suffisamment l'épaisseur, on va se trouver dans le


deuxième cas et découper facilement absorption d'eau et réaction matériau/ eau
(figure 1.2) [8].

Dans une certaine mesure l'endommagement des polymères peut être rattaché à
l'endommagement ductile par cavitation. En effet, la déformation plastique des
polymères résulte du déplacement des molécules les unes par rapport aux autres,
analogue à des glissements dans les cristaux. Il se forme effectivement des cavités,
très aplaties, des fissures en quelque sorte, appelées craquelures (crazes en englais).

La naissance de l'endommagement est évidement superficielle, puisque c'est la


surface de la pièce qui est soumise à l'effet du milieu agressif. Les fissures qui y
prennent naissance se propagent ensuite vers l'intérieur de la pièce [9].

1.5.1. Micromécanique de la rupture


La rupture est l'ultime réponse d'un échantillon soumis à des sollicitations
mécaniques, thermiques et environnementales. Bien que ce soit principalement
l'action des forces mécaniques qui provoque la déformation, l'endommagement et la
rupture finale de l'échantillon, il faut garder à l'esprit que les propriétés du matériau
sont influencées par l'ensemble de ces sollicitations. Par conséquent, le type de la
ruine finale dépend de tous les paramètres internes et externes qui caractérisent
respectivement le matériau, l'échantillon et l'environnement.

• la nature et la structure du matériau (donc les caractéristiques spécifiques de


la molécule, sa longueur et sa mobilité, les degrés d'enchevêtrement, de
cristallinité et de réticulation éventuelle ainsi que l'orientation moléculaire du
polymère, la nature des renforts ou modificateurs présents ainsi que des
interfaces éventuelles);

• l'état de l'échantillon (conditions de mise en °uvre, présence de défauts


initiaux ou de contraintes internes, état de surface, détails de la géométrie);

19
Chapitre I Etude bibliographique

• la nature, l'intensité et la géométrie des sollicitations mécaniques, thermiques


et environnementales (ı, T, dİ/dt, hv, irradiation par rayons Į, ȕ ou Ȗ, contact
avec des liquides ou gaz) [10].

La dégradation des polymères peut être obtenue par des réactions chimiques,
généralement photochimiques ou par des réactions biochimiques.
Un polymère soumis à des attaques diverses comme la lumière, la chaleur, les
contraintes mécaniques, l'action de l'oxygène, de l'ozone, de l'eau peut être assimilé à
un réacteur chimique complexe.

Mieux connaître le fonctionnement de ce "réacteur" a d'abord eu pour objectif de


concevoir des matériaux polymères plus résistants. Ce type de recherches a permis,
par exemple, de multiplier par quatre la durée de vie d'un film de polyéthylène
destinée à couvrir les serres agricoles [8].

La dégradation des polymères en milieu aqueux dépend de très nombreux facteurs:


Tableau 1.4. Principaux facteurs affectant la dégradation de matériaux plastiques
dégradables dans un milieu aqueux [8]

1 Masse moléculaire
2 Indice de dispersion Ip
3 Structure configurationnelle des chaînes
4 Présence de monomères résiduels
5 Présence de solvants résiduels ou absorbés
6 Forme et dimensions
7 Morphologie cristalline ou amorphe et évolution de cette morphologie au
cours de la dégradation
8 Historique de mise en °uvre et de stockage
9 Composition du milieu environnant
10 Phénomène d'absorption et d'adsorption
11 Contraintes résiduelles
12 Contraintes mécaniques appliquées
13 Effet autocatalytique des constituants de dégradation

20
Chapitre I Etude bibliographique

Dans un matériau polymère, les molécules sont entassées les unes contre les
autres, soit en enchevêtrement amorphe, soit en zones plus au moins organisées
entourées de zones amorphes.

Un polymère ressemble à un matériau hétérogène dans lequel on observe des


zones rigides mélangées à des zones souples. Les zones rigides sont composées de
liaisons fortes tandis que les zones souples sont composées de liaisons faibles.

Le module d'un tel matériau lors d'un essai de traction peut être évalué en
supposant que la déformation totale est la somme des déformations locales des zones
de raideurs différentes. Une contrainte ı exercée sur un solide macromoléculaire crée
une déformation totale qui est la somme des déformations de chaque zone:

σ σ  f (1 − f )
ε= f + (1 − f ) = σ  +  1.1
E1 E2  E1 E2 

f= proportion de liaisons fortes, de module E1 dans la zone 1.


1- f= proportion de liaisons faibles, de module E2dans la zone 2.
Le module résultant est:

σ  f (1 − f )
−1

E= = +  1.2 [11]
ε  E1 E2 

1.5.1.1. Mécanisme de la rupture

Le mode de sollicitation en traction est bien adapté pour appréhender le


comportement des matériaux polymères dans ses grandes lignes. La figure 1.3
rassemble les différents comportements possibles en traction selon le type de
polymère testé et/ ou les conditions d'essai (environnement, température, vitesse de
sollicitation):

- Comportement fragile: caractérisé par une courbe contrainte- déformation


OA (figure 1.3) pratiquement droite jusqu'à la rupture.

- Comportement semi- ductile: la première partie de la courbe contrainte


déformation est linéaire, commence à s'infléchir puis atteint un maximum appelé
seuil d'écoulement (contrainte d'écoulement). Entre les points A' et B (figure 1.3), le
comportement du polymère peut résulter de deux processus distincts (amorçage et
développement de microcaquelures et/ ou striction localisée de la pièce) qui vont
avoir tendance à ralentir le processus de ruine. L'étirement à la rupture (au point B)

21
Chapitre I Etude bibliographique

n'est pas très important. La contrainte au seuil d'écoulement est une caractéristique
qui représente mieux le matériau que la contrainte à la rupture car elle est moins
sensible à la géométrie de la pièce (figure 1.4).

- Comportement ductile: la striction localisée se stabilise puis, au- delà du


point B' (figure 1.3), l'allongement augmente considérablement. L'énergie de rupture
est dissipée par le développement d'une zone endommagée qui ne reste plus confinée
en fond de fissure, ce qui provoque le ralentissement du processus de rupture (figure
1.5).

- Comportement caoutchoutique: la contrainte croît jusqu'à la rupture (rupture


par extension uniforme)- voir courbe OC' de la figure 1.3 (cas des thermoplastiques
de basse densité (PEBD«) ou des élastomères).

Contrainte

A
Fragile

Semi- ductile C'


A' B Ductile B
A C A
B
B' A Caoutchoutique
A
Déformation
O

Figure 1.3. Différents types de comportement des polymères en traction

Lorsqu'on ne s'intéresse plus au comportement macroscopique global des


polymères, traduit par les courbes de caractérisation mécanique, mais aux
mécanismes microscopiques d'endommagement, on observe que les chaînes
macromoléculaires fortement sollicitées se déforment et se réarrangent. Les
mécanismes physiques à l'origine de la déformation des polymères sont:

- les mouvements et les déformations des liaisons de valence (déformation


élastique instantanée),

22
Chapitre I Etude bibliographique

- la rotation de liaisons moléculaires autour de certaines liaisons C-C entraînant


des changements de configuration des molécules sous contraintes (déformation
élastique retardée, réversible dans le temps),

- les glissements possibles des enchevêtrements de molécules (contribution


irréversible, visqueuse).

Figure 1.4. Exemple de courbes de comportement en traction de matériaux dont la


rupture est semi- ductile

Figure 1.5. Exemple de courbes de comportement en traction de matériaux dont la


rupture est ductile

23
Chapitre I Etude bibliographique

1.5.1.2 Mécanique de la rupture

Les trois modes élémentaires de sollicitation d'un matériau, quel qu'il soit, sont
dénommés Mode I, Mode II et Mode III et représentés sur la figure 1.6. L'état
général des contraintes d'une pièce soumise à une sollicitation complexe résultera
d'une combinaison de ces modes simples.

Figure 1.6. Schéma représentant les modes élémentaires de rupture

Mode I (ouverture): les surfaces de la fissure se déplacent perpendiculairement au


plan de fissuration.

Mode II (glissement droit): les surfaces de la fissure se déplacent dans le même


plan et dans une direction perpendiculaire au font de la fissuration.

Mode III (glissement vis): les surfaces de la fissure se déplacent dans le même plan
et dans une direction parallèle au font de fissuration.

Le comportement d'une fissure dans un matériau est décrit par la mécanique


linéaire élastique de la rupture (MLER). Cette science permet de prévoir d'une part
l'énergie ou la contrainte critique qu'il faut appliquer en fond de fissure pour qu'elle
s'amorce (par exemple à partir d'un défaut) et d'autre part les stades de propagation
stable et instable de la fissure (la phase instable conduisant rapidement à la rupture
catastrophique).

Une fissure de longueur a dans une pièce soumise à une contrainte ı est
caractérisée par un facteur d'intensité de contrainte K relatif à l'un des modes
fondamentaux de rupture définis précédemment:

K = σ ⋅Y ⋅ a 1.3

24
Chapitre I Etude bibliographique

(Où Y est un facteur prenant en compte la géométrie de la pièce).

La fissure peut se développer lorsque le facteur K dépasse une valeur critique Kc',
appelé ténacité (constante du matériau indépendante de la géométrie de la fissure et
de l'état de contrainte) [6].

1.5.2. Formation des craquelures dans les thermoplastes semi- cristallins

La morphologie d'un polymère semi- cristallin se distingue par la disposition des


chaînes dans différentes formes cristallines. La présence d'une deuxième phase aux
propriétés mécaniques différentes modifie la réponse du polymère aux sollicitations
mécaniques. Selon leur orientation par rapport à la contrainte maximale, les régions
amorphes se déforment par dilatation (et formation des vides) ou par cisaillement.

Le transfère des forces mécaniques est inhomogène, concentré aux endroits où les
molécules de connexion pénètrent les lamelles cristallines ce qui induit des
contraintes de cisaillement. Au-delà d'une valeur critique les lamelles se déforment
par glissement selon les plans cristallins les moins résistants. Les chaînes tirées d'une
lamelle déchirée recristallisent dans les zones fibrillaires, ce qui va augmenter leur
durabilité par rapport aux fibrilles dans les polymères amorphes [10].

1.6. Tubes en polyéthylène

Une conduite se définit physiquement comme une coque cylindrique


(tridimensionnel) dont l'une des dimensions est petite par rapport aux deux autres.
Cette dimension est l'épaisseur de la coque. Dans le cas des conduites cette épaisseur
est constante.

Les conduites utilisées pour remplir diverses fonctions principales sont les
suivantes:

• Transport d'eau usée

• Oléoducs

• Transport des gaz

• Transport d'eau potable

25
Chapitre I Etude bibliographique

Il est également nécessaire que le tube présente de bonnes propriétés mécaniques


en particulier une bonne résistance à l'impact et que les couches adhèrent bien entre
elles (pas de délamination).

Les conduites faites en plastique n'ont pas la robustesse des matériaux


métalliques, mais ils sont souples. Ils ont une résistance à la traction et à l'éclatement
largement suffisante pour soutenir les pressions imposées, dans un intervalle de
température donnée. Cependant la résistance mécanique diminue lorsque la
température augmente, mais la résistance au choc s'accroît. Les conduites en
plastique sont généralement tenaces et possèdent une meilleure résistance aux chocs.

Le polyéthylène offre les meilleures solutions sur le segment de marché de l'eau


potable en raison de ses caractéristiques suivantes :

• souplesse : le polyéthylène permet la production de grandes longueurs en


rouleaux et minimise le besoin de raccords.

• Facilité de jointure par fusion à chaud

• Facilité de fabrication de raccords de tuyaux par moulage par injection

• Facilité de soudage sur le terrain

Les avantages clés tirés de l'utilisation du PE pour les systèmes de tubes sont
nombreux :

• fabrication aisée et fiable de tubes par extrusion

• fabrication aisée de raccords et de coupleurs par moulage par injection

• techniques de jointure simples et bon marché

• techniques d'installation par tranchées étroites, enfouissement immédiat,

installations sans tranchées

• flexibilité permettant de contourner des obstacles sans utiliser de raccord

• maintenance à long terme minimale

• installation rapide et aisée

• capacité d'écoulement élevée en raison d'un faible coefficient de friction.

26
Chapitre I Etude bibliographique

1.7. Classification des tubes en polyéthylène

Les plastiques prouvent, depuis plusieurs décennies, leurs qualités intrinsèques


pour l'adduction, la distribution et les branchements de desserte spécifiques à l'eau
potable mais aussi pour l'évacuation et/ou l'assainissement des eaux usées. D'abord
de petits diamètres, les tubes plastiques ont été les compléments indispensables des
produits traditionnels. Recherchés pour leur souplesse et leur faible coût, ils ont
permis une extension rapide des réseaux et une meilleure productivité à l'installation.
Progressivement, grâce à l'amélioration des caractéristiques mécaniques, les tubes
plastiques de grand diamètre s'imposent au détriment des tubes fonte, acier,
ciment«etc., couvrant maintenant des applications de plus en plus variées. Les tubes
PE s'utilisent en canalisations enterrées là où flexibilité, résistance mécanique et
inertie chimique sont requises mais aussi et en particulier dans les sous sols
marécageux et/ou proche de la mer. En effet, contrairement aux autres matériaux,
métalliques ou incorporant des éléments ferreux, le polyéthylène est insensible à la
corrosion. Le conditionnement des tubes permet de s'adapter aux difficultés des
terrains encombrés et instables et offre flexibilité et facilité de pose.

Il existe différents types de Polyéthyléne (PEHD); chaque PE est caractérisé par


sa contrainte minimale requise (MRS) :

Tableau 1.5. Classification du polyéthylène en fonction de la contrainte minimale


requise et la résistance hydrostatique

Classification du Résistance **
Contrainte * minimale
Polyéthylène hydrostatique à long
requise (MRS)
( selon ISO ) terme à 20ƒC

PE 100 10,0 MPa 8,0 MPa

PE 80 8,0 MPa 6,3 MPa

PE 63 6,3 MPa 5,0 MPa

*Minimum required strength (MRS) ** Hydrostatic design stress ou "sigma

27
Chapitre I Etude bibliographique

Tableau 1.6. Caractéristiques mécaniques et physicochimiques des tuyaux

Caractéristiques Unités PE 80 PE 100

945 - 957 -
Masse volumique Kg/m2
956 961

Résistance Hydrostatique à long terme (sigma) à


MPa 6,3 8,0
20ƒC

Allongement à la rupture % >350 >350

0,2 -
Indice de fluidité ( 190ƒC/5,0Kg ) g/10min 0,4 - 0,7
0,4

Teneur en noir de carbonne % 2 - 2,5 2 - 25

Contrainte au seuil d¶écoulement MPa 18 - 23 23 - 25

Coefficient de dilatation thermique linéique mm/m.ƒC 0,17 0,17

1.8. Matériaux pour tuyauterie a problèmes


Certains matériaux sont quasi unanimement cités comme posant des problèmes: il
s'agit de l'acier et de la fonte grise, très cassants. Les canalisations faites de ces
matériaux sont donc susceptibles de présenter des causes plus au moins nombreuses.
Les durées de vie peuvent toutefois être longues et ne dépendent que de facteurs
locaux.

De la même façon, les vieux PVC à joints collés ont été cités comme étant des
matériaux "à problème" du fait des joints collés de mauvaise qualité, à l'époque. Ces
tronçons datent du début des années 1970.

Le cas de l'amiante ciment est très particulier. Il est souvent dégradé et pose des
problèmes techniques, en particulier en environnement agressif [12].

L'utilisation du plomb pour réaliser des adductions d'eau ou les soudures


d'adductions d'eau en cuivre sont une des sources possibles d'intoxication, surtout
dans les régions où l'eau est peu calcaire, voir acide [8].

28
Chapitre I Etude bibliographique

Aujourd'hui, l'état des réseaux implique une indispensable prise de conscience, et


un renouvellement des installations. Celui-ci est désormais facilité grâce à une
solution parfaitement bien adaptée : les canalisations plastiques.

1.9. Phénomènes d'endommagements des conduites enterrées


Les endommagements relatifs aux mouvements du sol correspondent aux
mouvements des terrains qui peuvent se produire de façon naturelle ou par l'activité
de l'homme. Ces mouvements du sol autour de la conduite génèrent des forces sur
cette canalisation.

1.9.1. Tassement de l'assise

Les tassements sont néfastes pour les conduites; ils sont dus à la pose de celles-ci
à cheval sur deux terrains de compressibilités différentes (en générale
transversalement). Les conséquences sont, dans un premier temps, l'apparition d'une
ou de plusieurs fissures, puis le cisaillement de la conduite (figure 1.7).

Remblai général Cisaillement

Collecteur

Remblai non stabilisé


Sol stable en place
A B

Figure 1.7. Passage d'une canalisation d'une zone stable à une zone compressible

1.9.2. Les glissements de terrain

Les glissements de terrain sont des déplacements de matériaux mobiles ou


rocheux le long d'un versant. Ces déplacements entraînent une déformation plus ou
moins prononcée des terrains de surface sur lesquels les blocs tombent. Sur un même
glissement, on pourra observer des vitesses de déplacement variable en fonction de la
pente locale du terrain.

29
Chapitre I Etude bibliographique

Les types de sol concernés sont principalement les couches argileuses, les argilo
marneuses, les éboulis, les colluvions etc.« Bien sur la pente topographique doit être
très forte (forte pente). Les fluctuations de la nappe, ou tout autre mouvement d'eau
peuvent aussi jouer un rôle. Les conséquences d'un glissement de terrain sont
généralement la rupture de la conduite (figure 1.8).

Différentes raisons sont à l'origine de toutes ces déformations : En ce qui concerne


les coulées boueuses et les glissements de terrains, ils sont provoqués par une
infiltration importante d'eaux de ruissellement dans le sol, provoquant le
décrochement de la partie argileuse du terrain. Enfin, les chutes de pierres et de blocs
sont les conséquences du gel et du dégel.

Ces mouvements de terrain présentent un danger pour les biens, ainsi que pour les
personnes. En effet, Les conséquences d'un glissement de terrain sont généralement
la rupture de la conduite et la déformation des routes et des façades des
constructions.

Nappe
Eboulis
Ecoulement

Plan de rupture
Résistance au
cisaillement
Argile ou Marne

Figure 1.8. Glissement de terrain avec rupture plane

30
Chapitre I Etude bibliographique

1.9.3. Affaissement et effondrement

L'existence d'un vide souterrain modifie les conditions d'équilibre du massif


environnant (un vide souterrain peut entraîner des mouvements dans le sol sous-
jacent): sous l'influence de la redistribution des contraintes qui en résultent, des
efforts complexes (cisaillement, flexion composée) agissent sur les terrains formant
ainsi un toit. Dans certain cas un nouvel état d'équilibre s'établit mais le plus souvent,
la stabilité du massif est compromise par suite de la déformation non élastique des
terrains de couverture (décompression) (figure 1.9).

Nous pouvons distinguer deux types de phénomènes :

· Les affaissements progressifs entraînant des mises en compression ou en


traction des tronçons successifs d¶une canalisation. Le déplacement du sol peut être
dû au mouvement de l¶eau du sol ;

· Les effondrements brutaux localisés par formation de cavités soit naturelles


(cavité de dissolution), soit artificielles (tunnels, mines). Les conséquences peuvent
être la ruine de l'ouvrage dans le cas de l'instabilité, ou la formation des cuvettes dans
le cas de la stabilité relative.

Sens de
déplacement Cavité

Figure 1.9. Effort engendré dans une conduite par les mouvements de terrain vers
une cavité

1.9.4. Gonflement- Retrait

Certaines argiles et marnes raides mises en présence d¶eau ont tendance à gonfler
en absorbant l¶eau. Ce gonflement peut exercer de fortes pressions sur la

31
Chapitre I Etude bibliographique

canalisation, elles peuvent être suffisamment importantes pour la déformer et


occasionner des fissures. Par contre, si les argiles perdent l¶eau par dessiccation par
exemple, il y a un phénomène de retrait qui se produit. Ainsi, lorsqu¶une canalisation
se trouve dans une argile soumise à des cycles de « gonflement - tassement» par suite
des fluctuations de la présence d¶eau, elle peut subir un désordre important.

De même, l¶alternance de roches stables et de zones compressibles comme de la


tourbière, peut provoquer un cisaillement de la canalisation par tassement du sol non
stabilisé.

Tranchée Sable
Nappe

Argile gonflante

Figure 1.10. Gonflement libre d'une argile après creusement d'une tranchée

1.10. Détection des fuites dans les conduites de distribution d¶eau

Dans la plupart des réseaux de distribution, une forte proportion de l¶eau se perd
pendant le transport entre les usines de traitement et les points de consommation. Le
volume perdu est généralement de 20 à 30 % de la quantité produite. Dans certains
réseaux, en particulier les plus anciens, les pertes peuvent atteindre 50 %. Les pertes
d¶eau peuvent avoir plusieurs causes : fuites, erreurs de mesure, utilisation publique.
La cause principale est généralement les fuites.

Les fuites se produisent dans différents éléments du réseau de distribution :


conduites de transmission, conduites de distribution, branchements, raccords, vannes,
bouches d¶incendie. Les causes des fuites sont la corrosion, les défauts des
matériaux, une mauvaise installation, une pression d¶eau excessive, les coups de
bélier, les mouvements de terrain attribuables à la sécheresse ou au gel, ainsi que les
vibrations et les charges excessives dues à la circulation.

32
Chapitre I Etude bibliographique

Les fuites d¶eau constituent une perte d¶argent et de ressource naturelle précieuse,
et elles représentent un danger pour la santé publique. La perte économique
principale est le coût de l¶eau elle-même, de son traitement et de son transport. Il y a
aussi l¶endommagement du réseau (érosion de l¶assise des conduites, rupture des
canalisations) et des fondations des routes ou des bâtiments. Ajoutons à cela les
risques pour la santé publique, les contaminants pouvant s¶infiltrer dans les conduites
par les endroits où l¶eau s¶échappe, lorsque la pression baisse dans le réseau.

Les contraintes économiques, les questions de santé publique et le besoin


d¶économiser l¶eau incitent les exploitants de réseaux à mettre sur pied des
programmes de contrôle des fuites.

Les fuites dans les conduites en métal et dans les tubes en plastique peuvent aussi
être repérées à l¶aide de techniques acoustiques et non acoustiques comme celles du
gaz traceur, de l¶imagerie infrarouge et du géoradar. Cependant, l¶utilisation de ces
techniques est encore très limitée et leur efficacité n¶est pas aussi bien établie que
dans le cas des méthodes acoustiques [13].

1.11. Résistance a la fissuration sous contrainte ESCR (Environmental Stress


Cracking Resistance):

Le comportement à la rupture des polymères thermoplastiques est fortement


dépendant de l'environnement chimique. Le couplage (contrainte mécanique-
produits chimique) peut favoriser le développement précoce de microcraquelures qui
vont conduire à une rupture rapide de type fragile.

En effet, au contact du produit chimique agressif, les chaînes macromoléculaires


perdent leur mobilité ce qui contribue à faire chuter la déformation à rupture du
matériau [6]. La probabilité de rupture dépend donc des caractéristiques du matériau
polymère, des conditions de l'environnement et la nature et la magnitude des
contraintes.

La fissuration sous contrainte de l'environnement des plastiques est généralement


associée à des liquides, habituellement organiques, et par fois à des gaz à basse
température.

33
Chapitre I Etude bibliographique

Après une exposition prolongée à certains liquides polaires, le polyéthylène peut


se fissurer et se fragiliser sous l¶effet de contraintes internes ou externes, de valeurs
inférieures à la limite élastique. Il peut s¶ensuivre des ruptures de pièces. Les agents
particulièrement agressifs à cet égard sont par exemple les huiles de silicones, les
solutions aqueuses d¶agents tensioactifs (détergents, produits de rinçage), les savons
et les émulsifiants, les alcools, les acides organiques, etc. Le processus de
fragilisation s¶accélère avec une augmentation de la température.

La résistance à la fissuration sous contrainte (en anglais, Environmental Stress


Crack Resistance (ESCR)) augmente habituellement lorsque le taux de cristallinité
diminue (c¶est-à-dire quand la densité baisse) et lorsque la masse moléculaire
s¶accroît (c¶est-àdire quand l¶indice de fluidité à chaud diminue). La propagation
lente de la fissure comporte la formation des criques au tête d'une entaille,
l'orientation des fibres des chaînes (augmentation de nombres de fibres), l'initiation
de la fissuration et la propagation de la fissure.

La résistance à la fissuration sous contrainte peut être déterminer par la méthode


ASTM D 1693 (dite Bell Test). Cette norme décrit un test de résistance à la
fissuration lente en milieu tensioactif, tel qu'il est utilisé dans l'industrie:
Environmental Stress-Cracking Resistance ou ESCR. Cette méthode consiste à
déterminer la susceptibilité de polyéthylène à développer une fissure sous contrainte
en milieu environnemental, dans les conditions normalisées de déformation [14]. Des
éprouvettes rectangulaires entaillées sont cintrées en U et soumises à haute
température et à l¶action d¶un agent mouillant. Le critère de défaillance est
l¶apparition de fissures très fines, observées par l¶expérimentateur à l¶aide d¶un
instrument optique. La norme ASTM D 1693 laisse une grande liberté en ce qui
concerne la fabrication de l¶éprouvette, la nature et la concentration de l¶agent
mouillant, etc.

Il est à noter que la contrainte et le rayon de courbure des éprouvettes dépendent


de la rigidité du polyéthylène et leurs variations sont alors incontrôlables au cours de
l¶essai. Il s¶ensuit que les HDPE (plus rigides que les LDPE) ont souvent des durées
atypiques de tenue à la fissuration.

Les résultats ne correspondent pas toujours aux expériences pratiques accumulées


lors de l¶utilisation des pièces en HDPE. Il existe plusieurs méthodes de

34
Chapitre I Etude bibliographique

détermination de la résistance à la fissuration sous contrainte. Elles diffèrent par la


géométrie des éprouvettes utilisées et par les contraintes appliquées. Il existe d¶autres
tests de détermination de la résistance à la fissuration sous contrainte, notamment la
méthode « Full-Notch-Creep-Test » (FNCT).

1.12. Interaction des sols avec les différents réseaux enfouis

Les tuyaux sont généralement enfouis en profondeur dans le sol et forment ainsi
avec le sol environnant (emprunt granulaire compacté) un système structural
composé non seulement du tuyau mais également du sol avoisinant. Le
comportement d'un tel système relève donc de l'interaction sol- structure. C'est le
degré de cette interaction qui qualifie le tuyau comme flexible ou rigide,
dépendamment de sa rigidité diamétrale par rapport à celle du sol qui l'enveloppe. Il
faut noter que cette qualification est un aspect majeur dans le dimensionnement du
tuyau.

Figure 1.11. Tube en polyéthylène enfoui dans le sol

Généralement le dimensionnement des tuyaux est basé sur des contraintes et les
déformations qui doivent en tout temps demeurées inférieures aux valeurs
admissibles. Les valeurs admissibles sont définies par les limites de performances.
Toutefois, dans le cas des conduites flexibles enfouies, c'est la déformation excessive
et non la contrainte qui définit cette limite de performance. Par ailleurs, l'analyse des
contraintes se fait dans les deux directions: longitudinale et transversale (radiale).

35
Chapitre I Etude bibliographique

L'utilisation des tuyaux plastiques ne cesse de se développer, grâce notamment à


leur résistance à la corrosion et à l'abrasion en milieux agressifs, à leur légèreté et
leur flexibilité qui leur permet de s'adapter au sol et former un système sol- structure
efficace. Par ailleurs, ils possèdent également des propriétés uniques qui méritent
d'être esquissées brièvement:

1. Sous contrainte constante, le plastique flue, c'est-à-dire qu'il subit des


déformations graduelles en fonction du temps. Par ailleurs, sa
résistance décroît graduellement avec le temps.

2. Sous déformation constante, il y a relaxation des contrainte jusqu'à


une certaine limite (temps) au-delà de laquelle la contrainte reste
constante. Par ailleurs, le taux de relaxation des contraintes est plus
élevé que celui de la perte de résistance.

3. Relation contrainte- déformation, les propriétés du matériau plastique


(résistance, module d'élasticité, et coefficient de poisson) restent
inchangées, même si le matériau à été soumis à des conditions de
contrainte ou de déformation constante pour une longue période.
Autrement dit, si après 30 années sous contrainte constante par
exemple, la conduite en plastique est brusquement soumise à une
charge additionnelle, la résistance disponible pour reprendre la charge
est la résistance initiale du matériau vierge S0. par ailleurs, le matériau
plastique possède une aptitude à "mémoriser l'histoire du
chargement". Autrement dit, sous sollicitation, il tend à suivre le
même cheminement (pattern) de contrainte que lors du premier
chargement [15].

36
Chapitre I Etude bibliographique

Ouvrages enfouis

Efforts au sol et agents chimiques se trouvant dans le sol

Déformation du sol

Redistribution des efforts dans la structure

Figure 1.12. Schéma représentant l'interaction sol- structure


Durant le processus de dimensionnement des structures, la sélection des matériaux
pour les pipes, les conduites et les réservoirs de stockage doit faire valoir les
recommandations de l¶ingénierie et les performances établies du cycle de vie comme
consigné dans les normes. Ainsi, la sécurité et les coûts se trouvent en équilibre avec
la demande d¶une performance à long-terme fiable et une maintenance raisonnable.
En 1992, la CERF (Civil Engineering Research Foundation) publia des informations
comparant les matériaux usuels enfouis qui ont des vies de service fondamentalement
influencées par les facteurs (1) pH du sol, (2) résistivité du sol, (3) pH de l¶eau, (4)
présence des sels ou composés corrosifs, (5) sédiments d¶érosion et (6) vitesse
d¶écoulement. Les matériaux comparés sont le béton, l¶acier, l¶aluminium et les
plastiques pour lesquels il est avancé que les applications sont généralement uniques,
que la performance est limitée et que le concepteur ne peut envisager des vie de
service au delà de 50 ans [16].
Les applications des pipes sont très diversifiées car il est possible de les employer
pour la construction des réseaux pour transporter des fluides sous pression tels que
l'eau potable et le gaz naturel ou pour l'irrigation agricole et dans l'industrie
pétrochimique.

1.12.1. Tubes de distribution et de transport de gaz


A travers le monde et en Algérie, les résines de polyéthylène de haute densité
(HDPE) sont transformées en grandes échelles en tubes et assemblages pour

37
Chapitre I Etude bibliographique

construire des réseaux de transport et de distribution de gaz naturel dans les villes
[17, 18]. Depuis les années 70, une grande partie des lignes de distribution de gaz ont
été réalisées en plastique, souvent de polyéthylène (PE), parfois de chlorure
polyvinylique (PVC) [19]. Le Tableau 1.7 donne le nombre de canalisation de
services par diamètre et matériau respectivement, utilisés dans la distribution du gaz
naturel en 1998.Les matériaux comparés sont l¶acier, la fonte, PVC et le PE.

Tableau 1.7 : Nombre de tubes de services en distribution de gaz par matériau et par
diamètre [19].

Diamètre du service en mm
Total en
101,6 Plus
Matériau 25,4 ou 50,8 à nombre par
Ignoré 25,4 à 50,8 à de
moins 101,6 matériau
203,2 203,2
Acier 534 778 16 620 181 6 420 831 221 997 15 384 1 051 23 814 222
Cuivre 3 1 012 850 484 366 417 2 0 1 497 638
Poly
(chlorure 110 1 035 730 160 684 1 459 33 1 1 198 017
de vinyle)
Polyéthy
140 429 24 001 942 3 106 968 53 603 5 071 97 27 308 110
-lène
Autres 93 107 918 691 137 283 1 156 707 75 1 151 019
Total par
768 427 43 589 394 10 310 132 278 632 21 197 1 224 54 969 006
La taille

De nombreuses études ont été menées pour mettre en lumière divers aspects du
comportement des tubes de distribution de gaz en polyéthylène haute densité [20, 21,
22, 23, 24, 25], ces recherches ont pour objet, l'étude et l¶analyse du comportement
mécanique des tubes en polyéthylène de haute densité (HDPE) destinés au transport
de gaz naturel, l'étude du taux de cristallinité à travers la paroi d¶un tube en (HDPE),
l'effet de l'usinage sur les propriétés mécaniques, la modélisation statistique des
phénomènes de fatigue dans les tubes (HDPE), l'étude de la transition fragile- ductile
de fatigue dans des tubes de polyéthylène par une corrélation entre le taux de
progression de la fissure et la quantité de travail irréversible dépensée sur des

38
Chapitre I Etude bibliographique

processus viscoélastiques dans le volume et l'étude de la fiabilité mécanique pour un


meilleur dimensionnement du tube.

1.12.2. Tubes de transport et de distribution d'eau

Aujourd'hui, en Algérie, des tuyaux en polyéthylène haute densité sont fixées dans
la partie nord du pays, avec un diamètre atteignant jusqu'à 300 mm. L'introduction de
tuyaux en plastique a permis d'éliminer la corrosion et les problèmes de perte d'eau.
En Algérie, plus de 50% de l'eau d'entrée en acier de réseau en fonte est perdue par
fuite incontrôlée et le manque d'entretien. Ainsi, jusqu'à 19% des tubes en
polyéthylène sont choisis pour les systèmes d'eau potable dans les pays de l'UE
(figure 1.13), alors qu'en Algérie, ce chiffre est beaucoup moins [26].

Figure 1.13. Le marché des tubes en polyéthylène;


a) En Europe de l'Ouest et b) En Amérique du nord [22, 26]

La plupart des systèmes d'écoulement d'eau par gravité sont construits en utilisant
des tuyaux PEHD ondulé. Ils sont essentiellement constitués principalement des
égouts, des drains, des sous- drains et des égouts sanitaires. Dans les systèmes de
drainage, le diamètre du tuyau souterrain peut aller jusqu'à 1524 mm et ils sont
calculés pour supporter à la fois les charges et les surcharges du sol [26].

Il est clair que les applications de tubes en polymères sont très larges et la
combinaison avec d¶autres matériaux offre des solutions avantageuses à plusieurs

39
Chapitre I Etude bibliographique

problèmes techniques connus par l¶industrie. Cependant, il est important de souligner


que quelque soit ces applications, le comportement des réseaux enfouis est fortement
influencé par le phénomène de l'interaction sol- structure. L'amplitude des
déformations de ces réseaux sera alors influencée par la nature et les agents agressifs
présents dans le sol. L¶étude et l¶analyse de la rupture des tubes en polyéthylène
devient alors une nécessité pour une meilleure maîtrise des risques. Ce travail vise
essentiellement à traiter le comportement mécanique du polyéthylène haute densité
soumis à la traction en fonction de l¶interaction avec des environnements chimiques
représentant l¶agressivité des sols d¶enfouissement dans les conditions de laboratoire,
étudier l¶évolution des déformations résiduelles à travers la paroi des tubes en
polyéthylène haute densité destinés pour la distribution et le transport d'eau et de gaz
et analyser le comportement mécanique du matériau étudié en utilisant les résultats
de l'analyse statistique.

40
Chapitre I Etude bibliographique

Références

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Paris, 2002.
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Cours de la Déformation Plastique en Traction et en Fluage, Thèse de Doctorat,
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Biodégradabilité- Ecoconception, Dunod, Paris, 2004.
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solutions, directions techniques de Veolia-Eau, Lyonnaisedes- eaux-France, SAUR et
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[12]. J. M . Cador, Le renouvellement du patrimoine en canalisation d'eau potable en
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Chapitre I Etude bibliographique

[15]. A. Lan et al, validation d'un étançonnement fait d'un tuyau de polyéthylène
haute densité ou de profilés métalliques normalement utilisés pour les ponceaux et
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mécaniques dans un tube en polyéthylène haute densité (PE 80), Mémoire de
Magister, Oum El Bouaghi, 2006.
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en HDPE destiné à la distribution du gaz naturel, Mémoire de Magister, Annaba,
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[25]. F. Akermi, Etude de la relation entre les propriétés mécaniques et
l'hétérogénéité des tubes extrudés en HDPE 100 de transport du gaz naturel par des
essais de traction et d'impact mécanique, Mémoire de Magister, Annaba, 2005.
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book), NATO Advanced Research Workshop on Safety, Reliability and Risks
Associated with Water, Oil and Gas Pipelines, Eds. G. Pluvinage and M. H. Elwany,
Alexandria, Egypt, 4-8 Feb. 2007, Springer publication 2008, pages, 131-163, ISBN:
978-1-4020-6524-8.

42
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

CHAPITRE II

APPROCHES EXPERIMENTALES DES PROPRIETES

MECANIQUES LOCALES DES TUBES EN POLYETHYLENE

43
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

1. Introduction

Les polymères semi- cristallins constituent une classe de matériaux présentant des
propriétés mécaniques intéressantes, en revanche, leurs propriétés optiques sont
médiocres. Ceci est dû à la nature microhétérogène de la morphologie provoquant la
diffusion de lumière.
Le phénomène de cristallisation dans les matériaux polymères est complexe. Cette
complexité vient de la présence de longues chaînes macromoléculaires qui induit une
échelle de dimensions caractéristiques depuis la dizaine de nanomètres (cristallites
sous forme de lamelle) jusqu'à l'ordre du micromètre (assemblage de cristallites sous
forme de sphérolites) [1].
Le comportement mécanique des matériaux est caractérisé par le type et
l'amplitude de leur réponse aux forces extérieures appliquées et aux déformations en
résultant. Pour les matériaux polymères, ces réponses dépendent fortement de la
température, mais aussi de la vitesse et de l'intensité du chargement.
Le comportement spécifique des matériaux polymères est lié au fait que les
macromolécules ne réagissent pas toujours instantanément à l'application d'une
sollicitation. Les différentes chaînes moléculaires constitutives tentent de répartir les
contraintes imposées en se réarrangeant physiquement jusqu'à atteindre une position
d'équilibre. Lors de l'application d'une charge, la sollicitation subie par les différentes
chaînes n'est pas identique et les possibilités de mouvements de celles- ci leur sont
propre.
L'influence des contraintes internes, des orientations et du taux de cristallinité peut
être décelée lorsque le matériau est soumis à une sollicitation ultérieure, par exemple
à une température élevée. Ces différents effets peuvent, de plus varier pendant la
durée de vie du matériau. Dans la pratique, le temps et la température comptent
parmi les paramètres les plus importants dans l'analyse du comportement mécanique
du matériau.
Quand un corps est déformé, sa première réponse est le développement d'une
contrainte locale relativement élevée, qui à tendance à diminuer au cours du temps.
Ce phénomène est appelé relaxation de contrainte. Les longues chaînes sous forme
de pelotes retrouvent, en fonction du temps, une position d'équilibre par
l'intermédiaire de mouvements plus ou moins rapides. Il existe aussi par, par
comparaison, une relaxation de déformation. Dans ce cas, la contrainte appliquée

44
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

engendre une déformation dépendant du temps, également connue sous le nom de


fluage [2].

2. Etudes expérimentales des propriétés mécaniques locales des tubes en


polyéthylène

Les réseaux de distribution et de transport d'eau constituent le premier moyen dont


les particuliers, les collectivités locales peuvent bénéficier pour la sauvegarde du
milieu naturel. Mais il n'est efficace que lorsque l'étanchéité des réseaux est parfaite
et durable.
Malgré l'apparence d'une structure très simple, les tubes conduisent à des conditions
de travail du matériau très spécifiques [3]:
- Les tubes travaillent souvent sous chargement cyclique du aux fluctuations de
pression et de la température avec un rapport de contrainte élevé;
- Les tubes accumulent une importante quantité d'énergie soit dans le fluide sous
pression qu'ils contiennent, soit sous forme d'énergie de déformation élastique. C'est
cette énergie stockée qui participe à l'amorçage et au développement, sur de grandes
longueurs de tubes, de ruptures fragiles, semi- fragiles ou ductiles;
- Les tubes présentent de nombreux risques de présence de défauts notamment par
leur méthode de fabrication et d'assemblage.

Les propriétés mécaniques des structures tubulaires en HDPE ont fait l'objet de
plusieurs travaux touchant différents aspects, tels que:

ƒ L'hétérogénéité dans les tubes en PE80 de diamètre 125 mm et d'épaisseur


11.4 mm (Mammeri et Chaoui) [4], le but était de voir l'effet de l'usinage sur les
propriétés mécaniques en usinant des filaments issus du chariotage et de l'alésage.
La procédure de travail consiste à étudier l'hétérogénéité mécanique par les essais de
resilience avec des entailles externe et ou interne. Il a été touvé que:
1. Les filaments de sections identiques et uniformes sont obtenus, avec une faible
vitesse de coupe, une grande profondeur de passe et une petite avance.
2. L'opération de chariotage donne des filaments réguliers par rapport à l'opération
d'alésage, à cause des dificultés de ce dernier.

45
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

3. L'usinage a une grande influence sur les propriétés mécaniques comme indiqué
dans la figure 2.1.

(a ) (b)

Figure 2.1. Comparaison du comportement contraintes-déformations dans les


cas (a) chariotage et (b) alésage [4].

4. Les résultats des essais de résilience ont montré que le taux de restitution d'énergie
GIC varie jusqu'au double entre l'éprouvette demi produit (arc) et celle à entaille
interne.
Tableau 2.1. Mesures du taux de restitution de l'énergie [4]

Type d'éprouvette Taux de restitution d'énergie GIC


(kJ/m2)
Eprouvette d'après ISO 179-1 à entaille interne 18.79
Eprouvette d'après ISO 179-1 à entaille externe 14.05
Eprouvette un demi- produit 9.93
Eprouvette d'après ISO 179-1 à entaille interne+ 15.10
à entaille externe

46
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

ƒ Létude de l'hétérogénéité dans les tubes en PE100, Akermi et Chaoui [5] ont
usiné des éprouvettes standarts d'un tube PE100 de diamètre 200 mm et d'épaisseur
11.4 mm par une aléseuse- pointeuse. Les éprouvettes ont été découpées suivant la
norme ASTM D-638 Type IV dans les deux sens (longitudinal et transversal). Il a été
trouvé que les propriétés mécaniques dans le sens longitudinal ont des valeurs
remarquable par rapport aux propriétés dans le sens transversal.
Les essais d'impact sur des éprouvettes sous forme parallélépipédique, ISO 179 et
sous forme d'un arc ASTM E-399, ont montré la variation du taux de restitution
d'énergie présenté dans le tableau 2.2.

Tableau 2.2. Valeurs de GIC pour différentes éprouvettes [5]

Type d'éprouvette Taux de restitution d'énergie GIC


(kJ/m2)
Spécimen longitudinal à entaille externe 15.38
Spécimen longitudinal à entaille interne 11.54
Spécimen latéral à entaille 12.22
Spécimen sous forme d'un arc (demi- produit) 16.52

Ces études sur les deux tubes de grade PE 80 et PE 100, ont montré que:
• L'hétérogénéité des propriétés mécaniques à travers la paroi des tubes est le
résultat des techniques de fabrication par extrusion
• L'usinage à une influence sur les propriétés mécaniques mesurées sur les
éprouvettes. Le cas du chariotage et de l'alésage montre une évolution des
propriétés due à la déformation des coupeaux formés.

47
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

ƒ L'étude de l'hétérogénéité dans les tubes en PE80 de diamètre 63 mm et


d'épaisseur 6.4 mm (Slamna et Chaoui) [6], La procédure de travail consiste à étudier
l'hétérogénéité par les propriétés mécaniques dans un tube en PE 80 dans les deux
sens (longitudinal et transversal) sur des éprouvettes obtenues par chariotage, alésage
et alésage- chariotage sous forme d'altères suivant les deux directions longitudinale
et transversale suivant la norme ISO 527 type 5.
Les résultats des essais de traction de cette étude sont présentés dans le tableau 2.3.

Tableau 2.3. Différentes propriétés mécaniques obtenues par les essais de traction
[6]

Propriétés Direction de prélèvement d'éprouvette


Longitudinale Transversale
Module d'élasticité (N/mm2) 700.11 249.66
Limite élastique (N/mm2) 19.84 20.06
Résistance en traction (N/mm2) 29.64 25.18
Résistance en traction à la rupture 28.56 24.76
(N/mm2)
Déformation à la rupture en traction 597.50 573.06
(N/mm2)

Les résultats de cette étude ont permis de faire les conclusions suivantes:
1. Il est possible de préparer des éprouvettes standarts à partir des tubes en
HDPE seulement il est nécessaire d'inclure le mode de préparation comme
éléments d'influence sur les résultats obtenues.
2. Une grande hétérogénéité existe entre les propriétés mécaniques mesurées
dans les directions longitudinales et transversales
3. Les raisons de ces variances au niveau des propriétés mécaniques sont
essentiellement dues aux variances morphologiques inhérentes aux tubes en
HDPE.

48
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

ƒ Dans un but d¶étudier l¶évolution des déformations résiduelles, Kiass et


Chaoui [7] ont usiné des spécimens en anneaux de largeurs différentes dans des
conditions spécifiques de laboratoire et les ont sectionnés suivant une génératrice [8].
La procédure de travail consiste à mesurer la déformation résiduelle circonférentielle
résultante en fonction du temps et de la largeur. Il a été observé qu¶à partir de 2,3
mm de largeur, la déformation tend vers un plateau indiquant l¶état de déformation
plane. Sur la figure 2.2, les courbes (İ-t) indiquent un comportement de fluage
typique des matériaux viscoélastiques semi cristallins. Les modèles puissance et
logarithmique montrent une description très adaptée des résultats observés.

0,18
Epaisseur (mm) :
0,16 1.11 1.80 1.81
2.34 2.55 3.20
0,14 3.73 4.06 4.64
Déformation, mm/mm

5.30 5.50 5.61


0,12 6.54 7.74 8.70
10.13 20.80
0,1

0,08

0,06

0,04

0,02

0
1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05 1,E+06 1,E+07
Temps écoulé, sec
Figure 2.2. Evolution des déformations dans les éprouvettes [8]

Dans une deuxième partie de cette étude, des éprouvettes ont été préparées à partir
d¶un filament de dimension 150x2.1x0.5 mm3 obtenu par chariotage du tube PE 80
ont été soumises à des essais de traction [9]. Il a été constaté que les propriétés
représentant des contraintes augmentent de l'extérieur vers des couches intérieures du
tube. Ceci est expliqué par l'évolution de cristalinité puisque le processus de
fabrication implique un refroidissement différentiel et aussi une génération de

49
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

contraintes résiduelles. D'autre part, la relation entre la contrainte d¶écoulement et le


module d¶élasticité est caractérisée par une forte corrélation linéaire croissante. La
variation des propriétés mécaniques à travers la paroi reflète la complexité de la
hiérarchie structurelle dans le HDPE et contribue à la compréhension du
comportement à long-terme du tube en fonction de la rupture fragile.

Couche interne

Couche externe

Figure 2.3. Comparaison des courbes σ-ε obtenues pour le lot 1 couvrant l¶ensemble
de l¶épaisseur du tube en HDPE 80 (24 éprouvettes) [7].

Dans une troisième partie, le but était de mesurer le taux de cristallinité à travers
la paroi d¶un tube en polyéthylène de haute densité destiné au transport du gaz
naturel, les éprouvettes ont été analysées par le test DSC (Differential Scanning
Calorimetry).

L¶analyse calorimétrique différentielle DSC est utilisée pour repérer et mesurer


les changements d¶états dans des échantillons de 10 à 20 mg. L¶appareillage mesure
la différence d¶énergie calorifique à fournir à deux capsules métalliques- l¶une sert
de référence et l¶autre contient l¶échantillon ± pour que celle-ci subissent un certain
cycle de température programmé. Ces expériences permettent de suivre aussi bien la
fusion que la cristallisation au cours d¶une variation linéaire de la température en
fonction du temps ou dans des expériences isothermes. La fusion se traduit par un pic

50
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

endotherme dont l¶aire est proportionnelle à la masse de produit cristallisé, ou plus


exactement à l¶enthalpie fournie pour passer de l¶ordre existant dans le solide à
l¶ordre liquide. Le passage de la zone de transition vitreuse se traduit par un
changement de capacité calorifique. Mais la zone de transition elle-même présente
des particularités liées à l¶histoire thermique de l¶échantillon.
Les tests DSC (Differential Scanning Calorimetry) réalisés ont indiqué que le taux de
cristallinité augmente en allant de la couche externe vers l¶intérieur du tube. Cette
variation est attribuée au mode de refroidissement subit par ces tubes. Les contraintes
et le module d¶élasticité ont montré de très bonnes corrélations avec le taux de
cristallinité.

700

650
Module d'élasticité, N/mm²

600

550

500

lot 1
450
lot 2

400
38 39 40 41 42 43 44

Taux de Cristallinité, %

Figure 2.4. Variation du module d¶élasticité en fonction du taux de cristallinité [7]

51
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

ƒ Dans un autre travail, Khelif et Chaoui [10], ont étudié en premier lieu le
comportement mécanique du plyéthylène haute densité, sous des sollicitations de
contraintes monotones ou périodiques et ils ont modélisé statistiquement les
phénomènes de fatigue à partir de résultats expérimentaux sur les tubes en
polyéthylène haute densité. En second lieu, ils ont étudié au niveau des mécanismes,
la transition fragile- ductile de fatigue dans des tubes de polyéthylène par une
corrélation entre le taux de progression de la fissure et la quantité de travail
irréversible dépensée sur des processus viscoélastiques dans le volume.
Pour la première partie, les éprouvettes utilisées ont été usinées par fraisage suivant
la norme NF EN ISO 527 est 1BA type 5, ces éprouvettes ont été testées par des
essais de traction et de fatigue, pour caractériser le matériau utilisé.
Les résultats de cette étude ont indiqué que les essais de traction montre que le
matériau est homogène car les coefficients de variation pour le module d¶élasticité et
la contrainte ultime sont de 3% et 7% , et que la résistance de fatigue montre une
dispersion très grande.
L¶analyse statistique a montré que la duré de vie de fatigue ne peut pas être
modélisée par une distribution log normale adoptée comme d¶habitude dans la
littérature.

40
Contrainte en N/mm²

30

20

10

0
0 200 400 600 800 1000
Déformation en %

Figure 2.5. Les courbes de la contrainte en fonction de la déformation pour 5


Spécimens en HDPE [10]

52
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

Figure 2.6. Courbe de fluage pour un spécimen en HDPE

Dans la deuxième partie, ils ont préparé des éprouvettes sous forme d¶anneaux de
28 millimètres de largeur obtenus a partir du tube HDPE, et des spécimens en forme
de C fabriqués par usinage suivant les recommandations de ASTM E-399. Des essais
de propagation de fissure sous le mode traction±traction ont été effectués sur une
machine d¶essai servo-hydraulique MTS.
Les résultats de cette étude ont permis de faire les conclusions suivantes basées sur
des observations et l'analyse énergétique:
• Le spécimen en forme de C ont été bien indiqué pour étudier la propagation
de fissure dans des tubes de polyéthylène;
• L'accélération de la propagation de fissure peut être obtenue en utilisant des
chargements de fatigue avec la fréquence appropriée pour éviter le chauffage
dû à l¶hystérésis du matériau examiné;
• La rupture fragile peut être reproduite de l'essai de fatigue. Plus la contrainte
moyenne appliquée est faible, plus la contribution fragile est grande;

53
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

• La transition fragile-ductile de fatigue (FBDT) du polyéthylène peut être


analysée en utilisant le travail irréversible et le taux de propagation de fissure
sous la fatigue pour obtenir le taux de restitution d'énergie critique pour les
deux mécanismes de dommages;
• Pour les charges maximum de fatigue entre 20 et 35 pour cent de la contrainte
de traction au seuil d¶écoulement ( σ Y ), les résultats ont montré des énergies

critiques moyennes de 211 J/m² et de 695 J/m² respectivement pour des


régimes fragile et ductile.

Figure 2.7. Observations sur microscope optique, MEB et sous lumière polarisée
d¶une zone plastique au fond de fissure de fatigue dans les deux régimes fragile et ductile.

54
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

En examinant les résultats de ces études faites sur les tubes en PE, on peut dire
qu'il est necéssaire de regarder l'effet de l'interaction sols- réseaux enfouis sur le
comprtement mécanique de ces derniers, et de chercher à mettre au point une base de
données plus complete concernant les dégradations et les ruptures observées dans les
réseaux enfouis, ces bases de données doivent être prise en consideration dans les
équations de dimensionnement des réseaux.

55
Chapitre II Approches expérimentales des propriétés mécaniques des tubes en PE

Références

[1]. S. Eienne et L. David, Introduction à la physique des polymères, cours et


exercices, Dunot, Paris, 2002.
[2]. G.W. Ehrenstein et F. Montagne, Matériaux Polymères: Structure, Propriétés
et Applications, Hermès Science Publications, Paris, 2000.
[3]. G. Pluvinage et V.T. Sapunov, Fuite et rupture des tubes endommagés,
Cépadues- Editions, 2004.
[4]. S. Mammeri, Etude de la variabilité des propriétés mécaniques dans les tubes en
HDPE destiné à la distribution du gaz naturel, Mémoire de Magister, Annaba, 2003.
[5]. F. Akermi, Etude de la relation entre les propriétés mécaniques et l'hétérogénéité
des tubes extrudés en HDPE 100 de transport du gaz naturel par des essais de traction
et d'impact mécanique, Mémoire de Magister, Annaba, 2005.
[6]. K. Slamna, Etude expérimentale de l'hétérogénéité par les propriétés
mécaniques dans un tube en polyéthylène haute densité (PE 80), Mémoire de
Magister, Oum El Bouaghi, 2006.
[7]. N. Kiass, Une nouvelle approche expérimentale pour l¶étude de la variabilité des
propriétés mécaniques des tubes semi- cristallins HDPE-80, Thèse de doctorat,
Annaba, 2005.
[8]. N. Kiass et K. Chaoui, Comportement à long terme des déformations
résiduelles dans les tubes de gaz en PE-HD, Séminaire international de Génie
Mécanique, Oran, SIGMA¶02, 2002.
[9]. N. Kiass, Etude et analyse de l¶effet des contraintes résiduelles sur le
comportement mécanique des tubes en HDPE, Mémoire de magistère, Université
d¶Annaba (2001).
[10]. R. khelif, Etude et analyse de la rupture des tubes en polyéthylène pour le
transport de gaz: optimisation par la fiabilité, Thèse de doctorat, Annaba, 2008.

56
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

CHAPITRE III
EVOLUTION DES PROPRIETES MECANIQUES A TRAVERS
LA PAROI D'UN TUBE HDPE 100

57
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

1. Introduction
En service, les tubes subissent des charges intérieures (pression de fluide
transporté), et des charges extérieures (charge du sol). Ces charges provoquent, au
cours du temps, des déformations plus ou moins considérées dans les tubes et
influent leurs propriétés mécaniques, ainsi ils réduisent la résistance mécanique du
tube au cour du temps [1, 2], précisons que la règle de dimensionnement des tubes
fixe à 11 le rapport du diamètre à l'épaisseur. Le problème de la durée de vie de ce
réseau reste crucial [3].

Dans cette partie nous présentons les différentes techniques expérimentales, ainsi
que les protocoles d'essai mis en °uvre pour parvenir à nos objectifs. En premier lieu
nous allons étudier les techniques de détermination des propriétés mécaniques des
tubes de transport et de distribution d'eau qui doivent assurer une certaine durée de
vie optimale, ces techniques sont basées sur l'interaction avec les différents milieux
chimiques se trouvant dans le sol et le matériau. Ensuite nous développons une
analyse du comportement du matériau étudié à partir des résultats des essais de
laboratoire.

2. Approche expérimentale

2.1. Matériau

Dans le cadre de notre travail, deux résines ont été considérées. Le premier
matériau est utilisé pour la production de tubes destinés à la distribution d¶eau, ils
sont de fabrication algérienne (STPM CHIALI SIDI BELABBES). Le polyéthylène
haute densité c'est un thermoplastique dérivé des hydrocarbures, réalisé par
polymérisation d'addition, il est transformé par extrusion, les tubes HDPE 100
fournies par l'entreprise STPM CHIALI ont un diamètre extérieur 113mm et intérieur
101mm et un SDR de 11 et le deuxième matériau dans ce travail est le HDPE 80
produit par l¶entreprise nationale Sonelgaz, de diamètre extérieur 125mm et intérieur
101mm et un SDR de 11.

Ces tuyaux sous pression possèdent une bonne résistance au fluage et à la


fissuration. De plus, du noir de carbone est ajouté dans la formulation de cette résine

58
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

afin d'obtenir une bonne résistance aux rayons ultraviolets et une grande stabilité
thermique.

Les propriétés du matériau de l'étude sont fournies dans le tableau 3.1:

Tableau 3.1. Propriétés mécaniques et thermiques du polyéthylène utilisé dans les


tests [4]

Nƒ Propriété Valeur
1 Masse volumique 0,95 à 0,98 g/cm3

2 Indice de fluidité 0,75 g/10 min

3 Teneur en noire de carbone 2,0 à 2,5%

4 Module de Young 0,55 à 1 GPa


5 Résistance à la traction 20 à 30 MPa
6 Ténacité 2 à 5 MPa m1/2
7 Température de transition vitreuse 300 (ƒK)
8 Température de ramollissement 390 (ƒK)
9 Conductivité thermique 0,52 (W m-1 K-1)
10 Coefficient de dilatation thermique 150 à 300 (m K-1)
11 Stabilité à l¶oxydation • 20 min
12 Tenue à la fissuration en milieu tensio- actif ” 15 mm/jour

2.2. Préparation des éprouvettes

La forme de l'échantillon joue un rôle essentiel, et notamment le fait qu'il soit


prés- entaillé ou non. L'effet d'une prés- entaille n'intervient pas sur la nature des
phénomènes mais seulement sur la durée des essais. Elle est choisie par les
expérimentateurs pour accélérer les essais.

Afin de mesurer les propriétés mécaniques dans chaque couche du tube, les
éprouvettes utilisées ont été directement extraites à partir du tube pour conserver

59
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

l'histoire thermomécanique intrinsèque, avec une méthodologie de préparation


reproductible. Plusieurs conditions de coupe ont été essayées en utilisant un
programme d'usinage pour obtenir une section de filament la plus régulière possible à
travers la paroi du tube. Un mandrin en bois ajusté au diamètre intérieur est fabriqué
pour maintenir le tube et les contraintes d¶ancrage sont uniformément distribuées par
l¶utilisation de 4 larges coussinets métalliques entre la surface externe du mandrin et
les mâchoires. Pour éviter tout déplacement radial du montage rotatif, le mandrin a
été également soutenu par une poupée mobile. La coupe de filament a été réalisée en
continu dans la direction radiale à l'aide d'un outil droit en acier au carbone de 4 mm
d¶épaisseur et à une faible vitesse de rotation de 45 t/min (figure 3.1.a). Un examen
microscopique a permis de vérifier l'uniformité globale du filament et de la section
rectangulaire. Comme l'opération d'enlèvement de matière peut introduire des
déformations, toutes les éprouvettes ont été préparées au cours d¶une même
opération et exactement dans les mêmes conditions, l¶avance été de : f= 0.56 mm/tr.

Le filament est découpé en éprouvettes de dimensions (120x 2,1x 0,5) mm3. Les
environnements choisis sont une combinaison entre la nature des sols et les différents
agents chimiques, le premier prélèvement des éprouvettes immergées a été opéré
après 3 mois; le deuxième après 6 mois; le troisième après 15 mois et le quatrième
après 16 mois.

L¶objectif ici est de regarder l¶influence des milieux chimiques sur les propriétés
mécaniques du polyéthylène à la température ambiante. Cette caractérisation sur la
base d'environnements chimiques est utile pour évaluer l¶importance du couplage
physico- mécanique dans ce matériau.

Tableau 3.2. Différents environnements chimiques des éprouvettes en filament

ACIDES SOLVANTS Air libre


Environnement 20% Hcl Pétrole brut
chimique 20% H2SO4 Toluène méthanol
CH2cl2
Nombre 76 112 39
d'éprouvettes

60
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

La forme et les dimensions sont reportées sur la figure 3.1.

1 2 3 4 5

b c

Figure 3.1. a) Opération de chariotage d'un filament en PE, b) Un filament préparé,


et c) Eprouvettes préparées

2.3. Présentation de la machine d'essai

Tout objet soumis à un effort se déforme, ce qui entraîne un déplacement des


atomes hors de leur position d¶équilibre. Apparaissent alors des forces de rappel qui
s¶opposent à la déformation et qui tendent à restaurer le solide dans sa forme
originale lorsque l¶on cesse de le solliciter. Parmi les essais de laboratoire qui
permettent d¶étudier les modes de déformation des matériaux est l'essai de traction,
d¶un point de vue macroscopique et phénoménologique, et de déterminer les

61
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

contraintes nécessaires pour obtenir une déformation donnée. Quand on analyse la


réponse mécanique du matériau, on distingue le domaine d¶élasticité et le domaine de
plasticité, la transition entre les deux domaines étant nommée "limite d¶élasticité". Si
l¶on effectue une décharge dans le domaine élastique, le comportement est réversible
et le matériau recouvre sa forme initiale. A l¶inverse, au-delà de la limite d'élasticité,
la déformation plastique est irréversible.

Les essais de traction dans cette section ont été effectués sur une machine d'essai
universel Zwick Materialprüfung, type Zwicki 1120 particulièrement conçue pour la
caractérisation des polymères, pilotée par un ordinateur dont le traitement des
résultats est effectué à l'aide du logiciel TestXpert, cette essai permet d'obtenir la
courbe contrainte nominale en fonction de la déformation nominale, et par
conséquent permet d'accéder module d'Young et à la contrainte au seuil d'écoulement
dans le début de la courbe. La dernière partie de la courbe de traction donne accès
après hypothèse de déformation à volume constant et correction à la déformation et à
la contrainte vraies à la rupture, ainsi qu'au durcissement fibrillaire [5].

Des séries d'essais de traction à vitesse constante de 100 mm/min on été fait pour
une longueur utile de l¶éprouvette de 40 mm, donc environ 314 éprouvettes ont été
testées à la température ambiante pour deux lots identiquement préparés.

Les contraintes et les déformations sont déduites directement du rapport du logiciel


TestXpert, les déformations sont issues du rapport des longueurs L/L0. Contraintes et
déformations sont donc déduites de:

 L
ε = ln  3.1
 L0 

F  ∆L 
σ= 1 +  3.2 [6]
S 0  L0 

62
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

Figure 3.2. Machine de traction type Zwicki 1120

3. Résultats

Les propriétés des matériaux polymères sont beaucoup plus sensibles que celles
des métaux aux influences extérieures, telles que la température, la durée, l'intensité
et le type de chargement, les radiations UV et les agents chimiques. La grandeur la
plus importante pour caractériser la résistance d'un matériau est sa résistance en
traction ıt, qui est une grandeur non sensible à la géométrie de la section de coupe de
l'éprouvette et qui donne ainsi de meilleures informations sur l'état de contrainte [7].

3.1. Caractérisation mécanique à l'air

Le comportement mécanique du HDPE 100 sous une sollicitation de traction


statique est présenté par la courbe charge- allongement à vitesse constante figure 3.3,
cette figure illustre un ensemble de courbes (ı-İ) typiques délivrées par le rapport du
logiciel TestXpert. Ces courbes décrivent le comportement du matériau à l¶air libre.
L'évolution de la charge en fonction de l'extension est caractérisée par trois stades
: i) un domaine élastique, ii) une transition entre les stades élastique et plastique avec

63
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

un crochet de traction et iii) un domaine plastique où l'on constate un phénomène de


durcissement plastique.
Les courbes de traction représentatives du comportement du HDPE mettent en
évidence l'influence de la vitesse de déformation, de la température, de l'agressivité
du milieu chimique et des conditions expérimentales sur l'évolution de la contrainte
en fonction de la déformation obtenue en traction. Ces résultats sont confirmés par
les lois de comportement du HDPE [8, 9].

20

15
A
Contrainte en N/mm²

B
10

5
I II III

0
0 200 400 600 800 1000
Déformation en %

Figure 3.3. Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min à


l¶air

Les résultats des essais de traction dans le domaine élastique en terme de


contrainte à l'écoulement et de module d'élasticité sont regroupés dans le tableau 3.1
pour une vitesse de traction égale à 10mm/min, ces résultats indiquent qu¶il y a une
augmentation du module d'élasticité de la couche externe vers la couche interne du
tube, alors que la contrainte seuil d'écoulement présente un maximum dans les
couches internes, pour un allongement seuil d'écoulement qui dépasse 15%, cette
allongement définit une limite nette de la charge admissible pour un matériau. Des
phénomènes structuraux se produisent au-delà de cette limite, de sorte que la pièce
est tellement déformée par l'étirage que la stabilité géométrique ne peut plus être

64
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

conservée [7], ces résultats sont confirmés avec ceux rencontrés dans la littérature
[10, 11, 12, 13].

Tableau 3.3. Valeurs expérimentales des caractéristiques mécaniques

Position de la couche Contrainte à l'écoulement, Module d'élasticité,


N/mm² N/mm²
(Couche interne) 1 14,27 633,11
2 15,66 697,85
3 15,65 686,82
4 15,16 675,26
5 15,62 684,81
6 15,54 688,36
7 15,38 681,19
8 15,15 674,68
9 14,99 654,98
10 14,95 645,69
(Couche externe) 11 14,64 610,45

Sur la figure 3.3, on observe que la largeur du palier d'étirement plastique dans les
différentes courbes dépasse la valeur de 500%. Après ce palier, le durcissement
plastique a lieu provoquant l¶augmentation de la contrainte et les cristallites finissent
par se fragmenter en une structure fibreuse fortement anisotrope alignée dans le sens
d¶étirement [14, 15], la rupture finale des éprouvettes testées est enregistrée à
environ 800%, on peut donner une explication à ce résultat par les propriétés de
ductilité du HDPE [16].

L'endommagement (déformation- rupture) se produit dans les conditions


correspondant à la zone où les courbes de la figure 3.3 présente une chute de la
contrainte. Il en résulte un étirage de l'éprouvette. La diminution considérable de la
densité en liaisons primaires dans la direction axiale conduit à un déchirement dans
la direction perpendiculaire à la direction d'étirage. Dans la zone intermédiaire, palier
plus au moins horizontale, des ruptures fragiles se produisent à cause du
développement, pendant la période de chargement, de multiples défauts dans le

65
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

matériau. Ces défauts continuant à accroître, le matériau se trouve finalement affaibli


en de nombreux points simultanément; une variation régulière de la section
transversale n'est plus possible [7].

3.2. Interaction avec le Toluène- Méthanol

La Figure 3.4 illustre un ensemble de 39 courbes moyennes (σ±İ) typiques


délivrée par le rapport du logiciel TestXpert®. Ces courbes représentent l'interaction
du HDPE avec le mélange de toluène- méthanol (50%+ 50%), qui est un solvant actif
pour plusieurs matériaux.
La première remarque qui peut être faite est que la contrainte seuil d'écoulement est
diminuée alors que l'allongement seuil d'écoulement est devenu plus important. Il est
important de noter que l'allure générale des courbes (ı-İ) dans le cas de l'air libre et
dans celui du toluène- méthanol est similaire, mais on peut observer que la zone de
durcissement plastique dans le cas du toluène- méthanol est plus importante et atteint
plus de 400% alors que celle de l'air libre environ 200%.

15
Contrainte en N/mm²

10

0
0 200 400 600 800 1000
Déformation en %

Figure 3.4. Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min


pour le milieu Toluène Méthanol

66
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

Un autre résultat très important dans la caractérisation et l'étude des structures et des
matériaux est le module d'élasticité, l'exposition des éprouvettes dans cet
environnement chimique à conduit à une véritable chute de la résistance mécanique
de 32%.

3.3. Interaction avec le Pétrole brut


Les premiers résultats obtenus montrent que l'influence du pétrole brut sur le
HDPE est très visible, les propriétés mécaniques du matériau se sont complètement
effondrées dans le pétrole brut comme le module d'élasticité, la contrainte à
l'écoulement, la contrainte d'étirage à froid, qui sont plus faible que dans le cas de
l'air libre. Dans les mêmes conditions, la déformation à l¶écoulement İy et la
déformation à la rupture ont augmentées significativement par rapport à celle de l¶air
libre plus de 40% .

Figure 3.5. Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min


pour le milieu Pétrole brut

Le procédé d'attaque chimique des polymères est basé sur la différence de


diffusion des agents corrosifs dans les phases amorphe et cristallite. La vitesse de

67
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

pénétration dans la phase cristallite est en général plus faible dans la direction des
chaînes que dans la direction perpendiculaire à celle-ci [7].

Le HDPE est plus cristallin et plus résistant chimiquement que le polyéthylène de


faible densité, et il présente une bonne résistance à une vaste gamme de produits
chimiques. Le polyéthylène est par contre altéré par les solvants organique comme le
pétrole brut qui fragile le polyéthylène.

On peut observer que la zone de durcissement plastique dans le cas du pétrole brut
est plus importante et atteint plus de 1000% alors que celle de l'air libre environ
200% (figure 3.5).

3.4. Interaction avec l'acide sulfurique

Au contact avec les ions H+ de l'acide sulfurique, le HDPE présente un


comportement différent de celui dans les cas des environnements précédents. Le
résultat le plus important est la réduction du module d'élasticité de 59%, en revanche
presque touts les autres paramètres se rapproche citons par exemple: l'allongement à
la rupture, la contrainte d'étirage à froid, la contrainte et l'allongement à l'écoulement.

Sur les figures 3.5 et 3.3, on peut observer sur les courbes (ı-İ) que l'étendue des
trois zones caractéristiques est pratiquement similaire dans le cas de l'acide
sulfurique et celui de l'air libre (zone I ~ 15%, zone II ~ 500%, zone III ~ 200%). On
peut conclure que l¶acide (H2SO4) montre moins d¶influence sur les propriétés
mécaniques du HDPE par rapport aux autres solvants organiques.

68
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

15
Contrainte en N/mm²

10

0
0 200 400 600 800 1000
Déformation en %

Figure 3.6. Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min


pour le milieu H2SO4

3.5. Interaction avec l'acide Chlorhydrique

La figure 3.7 représente la variation de la contrainte en fonction de la déformation


du HDPE exposé à l'action de l'acide chlorhydrique, elle montre que la contrainte à la
rupture chute considérablement par rapport à celle de l'air libre, contrairement à
l'allongement à la rupture qui augmente d'un pourcentage de 15%.

L'étude des propriétés mécaniques du HDPE soumis à l'attaque d'acide


chlorhydrique à montré que:

• L'essai de traction présente une diminution de la contrainte maximale.

• La contrainte à l'écoulement et la contrainte d'étirage à froid présentent des


valeurs très proches de celles dans le cas de l'air libre.

• L'étendue des deux premières zones caractéristiques est pratiquement


similaire dans le cas de l'acide chlorhydrique et celui de l'air libre (zone I ~
15%, zone II ~ 500%) alors que la zone III qui devient plus importante
environ 600%.

69
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

En effet, la présence d'environnement chimique telle que l'acide chlorhydrique


provoque une dégradation des propriétés mécaniques du matériau.

20

15
Contrainte en N/mm²

10

0
0 200 400 600 800 1000 1200
Déformation en %

Figure 3.7. Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min


pour le milieu Hcl

3.6. Interaction avec le CH2cl2

En suivant le protocole présenté précédemment, utilisant le CH2cl2 comme milieu


d'imprégnation du HDPE, les résultats expérimentaux issus de l'essai de traction sont
présentés sur la figure 3.8.

Tout d'abord l'allure des courbes (ı-İ) est similaire aux cas précédents, un point
important est le fait qui apparaît expérimentalement une augmentation nette de la
déformation à l'écoulement d'un pourcentage de 31% et l'allongement à la rupture
d'un pourcentage de 10%. En revanche les autres paramètres marquent une
diminution considérable (module d'élasticité ~ 37%).

70
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

15
Contrainte en N/mm²

10

0
0 200 400 600 800 1000 1200
Déformation en %

Figure 3.8. Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min


pour le milieu CH2cl2

3.7. Etude des propriétés mécaniques à travers la paroi du tube

Qualitativement, les courbes contrainte- déformation ont toute une allure


semblable, mais l¶influence de la position des éprouvettes dans les différentes
couches du tube est très visible, on remarque que les modules d'élasticité des couches
supérieures sont plus élevées que ceux des couches intérieures et ceci dans touts les
environnements chimiques considérés dans ce travail, la réduction importante est
enregistrée avec le pétrole brut et l'acide chlorhydrique qui présentent un pourcentage
qui dépasse 64%. L'acide sulfurique, le Toluène méthanol et le CH2cl2 affectent aussi
le HDPE par une réduction de E des valeurs 59%, 31% et 36% respectivement. Cette
évolution négative du module d'élasticité à travers la paroi du tube est probablement
due à la cristallinité qui augmente dans le même sens, car lors de la fabrication de
tube, il passe par des bacs de refroidissement avec jet d¶eau sur la surface extérieur
de tube et une pression à l¶intérieur pour ne pas le déformer. Les surfaces extérieures
se refroidissent rapidement avant les surfaces intérieures, ce qui augmente le taux de
cristallinité de ces dernières, ce résultat est semblable à celui cité dans la littérature
[8].

71
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

La cristallisation n'est généralement pas terminée à la fin des étapes de production


d'une pièce en matière plastique. Un processus de post cristallisation est susceptible
de se produire et peut s'étendre sur de longues périodes [7].

Une analyse statistique a été effectuée sur les données obtenues afin de valider les
tendances et d¶examiner si des différences significatives existent entre les différents
cas étudiés. Toutes les données ont été soumises à la distribution normale et la
dispersion autour de la moyenne a été analysée. Les résultats indiquent
approximativement que plus de 70% des données obtenues, accepte bien une
distribution normale.

4. Discussion

La solubilité d'un polyéthylène dans un solvant donné est fonction de sa densité, le


polyéthylène haute densité ayant une solubilité moindre. Biens qu'ils soient
insolubles à la température ambiante, les polyéthylènes absorbent lentement pour se
gonfler ensuite, les hydrocarbures et les hydrocarbures halogénés [17].

On constate que les propriétés mécaniques des tubes polymériques sont fortement
influencées par le contact avec l¶agent chimique. La résistance des matériaux
polymériques aux agents chimiques dépend de la nature du polymère ainsi que des
additifs. Les acides fortement oxydants peuvent attaquer les plastiques, les décolorer
et dégrader les propriétés mécaniques. Les liquides organiques comme les fuel-oils,
les huiles minérales et divers solvants organiques occasionnent des gonflements, des
amollissements ou enfin la dissolution du polymère.

A partir des courbes contrainte- déformation, la contrainte au seuil d¶écoulement


croît nettement lorsque les éprouvettes sont à l¶air libre et diminue d¶environ 17%
lorsque les éprouvettes sont imprégnées dans le pétrole brut, le toluène méthanol et le
CH2cl2, on peut observer dans chaque cas, que l¶allongement au seuil d¶écoulement
varie d¶une manière considérable et augmente de 48% (Air libre et pétrole brut).

Quelques résultats sont indiqués dans le tableau 3.4, où on trouve une diminution
importante du module d¶élasticité (E) pour des éprouvettes prélevées dans les
différents milieux chimiques et l'air libre d'environ 64% et une augmentation de la
déformation à la rupture d¶environ 41% (Air libre et pétrole brut).

72
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

La figure 3.9, illustre clairement la différence de l'intensité de dégradation et


d'attaque des différents milieux chimiques qui se traduit par la chute des propriétés
mécaniques (diminution du module élastique et augmentation de la déformation à la
rupture).

1 5
4

6
3

Figure 3.9. Courbes contrainte-déformation du HDPE résine PE100 à 100 mm/min


pour les différents milieux (Air libre, CH2cl2, Toluène Méthanol, Pétrole brut, H2SO4
et le Hcl numérotés suivant ce classement)

73
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

Tableau 3.4. Comparaison des valeurs de E, ε−rupt, σ−y, ε−y, σ−CD, ǻε−CD et de Rp0.2 pour le HDPE exposé à des environnements ayant des
agressivités variables

Environnement de contact E, N/mm² ε−rupt(%) σ−y(N/mm²) ε−y(%) σ−CD(N/mm²) ǻε−CD(%) Rp0,2,


N/mm²

Air 669,429 737,506 15,333 14,568 12,22 520,626 6,39


Toluène méthanol 461,163 791,746 13,456 19,152 10,748 452,181 4,29
CH2cl2 425,03 802,13 12,79 19,10 10,33 399,22 3,85
20% Hcl 206,67 847,27 14,74 19,57 12,27 468,84 11,59
Pétrole brut 239,828 1245,442 13,001 27,951 11,027 452,908 8,64
20% H2SO4 277,362 731,903 15,012 19,329 12,406 553,507 10,72

74
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

Externe Interne
900
Air Toluene Méthanol
CH2Cl2 Pétrole brut
800
20% H2SO4 20% Hcl

700
Module d'élasticité N/mm²

600

500

400

300

200

100

0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Epaisseur adimensionnelle

Figure 3.10. Variation du module d¶élasticité à travers la paroi d¶un tube d¶eau pour
six milieux différents
Externe Interne
2000
Air Toluene Méthanol
1800 CH2Cl2 Pétrole brut
20% H2SO4 20% Hcl
1600
Déformation à la rupture (%)

1400

1200

1000

800

600

400

200

0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Epaisseur adimensionnelle

Figure 3.11. Evolution de la déformation à l¶écoulement en fonction de l¶épaisseur


adimensionnelle du tube pour six milieux différents

75
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

Externe Interne
20
Air Toluene Méthanol
19 CH2Cl2 Pétrole brut
20% H2SO4 20% Hcl
18
Contrainte à l'écoulement N/mm²

17

16

15

14

13

12

11

10
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Epaisseur adimensionnelle

Figure 3.12. Evolution du ıy à travers la paroi d¶un tube d¶eau pour six milieux
différents

Externe Interne
800
Air Toluene Méthanol
Largeur du palier d'étirement plastique

CH2Cl2 Pétrole brut


700
20% H2SO4 20% Hcl

600

500

400

300

200

100
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Epaisseur adimensionnelle

Figure 3.13. Etendue du palier d¶étirage en fonction de l'épaisseur du tube pour six
milieux différents

76
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

Externe Interne
16
Air Toluene Méthanol
CH2Cl2 Pétrole brut
15 20% H2SO4 20% Hcl
Contrainte d'étirage à froid N/mm²
14

13

12

11

10

8
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Epaisseur adimensionnelle

Figure 3.14. Évolution de la contrainte d¶étirage à froid dans la paroi du tube pour
six milieux différents

Les premiers résultats obtenus au moyen de l'essai de traction montrent que les
temps de rupture sont très proches selon les conditions imposées de l'essai, le
phénomène de striction débute au seuil d'écoulement, lorsque l'éprouvette est
soumise à une vitesse de déformation constante, la longueur des zones de striction
augmente avec l'allongement. Le phénomène de striction est souvent suivi de la
rupture de l'échantillon, en ce qui concerne le polyéthylène, et de nombreux
polymères, la section de striction décroît puis se stabilise; les deux demi- gorges de
striction se séparent alors et s'éloignent l'une de l'autre à la manière de deux fronts
d'onde, pendant qu'apparaît un segment de section constante et de longueur
croissante: le matériau s'écoule suivant un double phénomène stationnaire [3].

5. Conclusion

Cette étude entre dans le cadre de la contribution à la connaissance du


comportement mécanique expérimental du Polyéthylène haute densité soumis à des
sollicitations de traction. A partir de cette étude on peut conclure que les solvants ont
un pouvoir oxydant important qui fragilise le polyéthylène, alors que les acides
utilisés ont moins d¶influence sur les propriétés mécaniques par rapport aux solvants

77
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

organiques. Nous avons étudié l'évolution des propriétés mécaniques à travers la


paroi du tube qui s'améliore de la couche externe vers la couche interne en raison de
la cristallinité qui augmente dans le même sens.

Les lois de comportement obtenues en traction sont représentatives des polymères


semi-cristallins sollicités au dessus de leur température de transition vitreuse. On
constate que la limite élastique en traction diminue avec l'agressivité du milieu
chimique. Parallèlement, nous observons une augmentation de l'endommagement
dans le cas des solvants, où le module d¶élasticité est réduit de 64 % et la
déformation à la rupture de 41% ce qui représente un sérieux problème pour les
réseaux en polyéthylène. En ce qui l¶évolution des propriétés mécaniques dans le
mur des tubes, l¶altération peut être de 31% du module d¶élasticité en contact des
solvants comme le Toluène-Méthanol, alors que pour les acides utilisés dans cette
étude l¶altération est de 59% pour le H2SO4 ce qui représente des valeurs importantes
de dégradation du HDPE.

78
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

Références

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pipe, ninth plastic fuel gaz pipe symposium, American Gaz Association (AGA),
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ductile- brittle transitions in PE pipe grade resins, ninth plastic fuel gaz pipe
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structures gazières, Thèse de Doctorat, Ecole Polytechnique de Palaiseau, 1992.
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[5]. J. Cazenave, Sur le compromis rigidité/ durabilité du polyéthylène haute densité
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issues de la cristallisation, Thèse de Doctorat, Lyon, 2005.
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Gaz pipes of medium- density and high- density polyethylene, Polymer Engineering
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79
Chapitre III Evolution des propriétés mécaniques à travers la paroi d'un tube HDPE

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rupture testing of high density polyethylene (HDPE) pipes, Polymer, vol. 46, pp.
11664- 11672, 2005.
[13]. K. Slamna, Etude expérimentale de l'hétérogénéité par les propriétés
mécaniques dans un tube en polyéthylène haute densité (PE 80), Mémoire de
Magister, Oum El Bouaghi, 2006.
[14]. J. M. Schultz, Polymer Materials Science, Prentice-Hall International Series,
New Jersey, 1974, Chap. 11.
[15]. A. M , Lucero, C. G¶Sell, and K. W. Neale, Polymer, 30, 636, 1989.
[16]. M.O. HEHN, Analyse expérimentale et simulation thermomécanique du
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[17]. D.C. MILES et J.H. BRISTON, Technologie des Polymères, Dunod, Paris,
1968.

80
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

CHAPITRE IV
EVOLUTION DES DEFORMATIONS RESIDUELLES
OBTENUES SUR DES ANNEAUX DE TUBES
HDPE 80 ET HDPE 100

81
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

1. Introduction

Par définition les contraintes résiduelles se rapportent à une distribution de


contraintes, présentes dans une structure, une pièce ou une tôle, sans charge externe
appliquée. L'origine de la terminologie "résiduelle" s'explique par le faite qu'une
distribution de telles contraintes constitue le résidu laissé par des déformations
plastiques hétérogènes. En regard des charges extérieures, les contraintes résiduelles
sont parfois appelées contraintes internes, Ces contraintes, grâce à la capacité de
relaxation des matériaux polymères, sont plus au moins importantes, en fonction du
temps et de la température.

On distingue les trois types de contraintes:

• Les contraintes du premier ordre qui provoquent des déformations


macroscopique;
• Les contraintes du deuxième ordre qui engendrent des déformations à
l'échelle du grain;
• Les contraintes du troisième ordre qui agissent au niveau du réseau cristallin
[1].
La fréquence des sollicitations peut influencer la rupture du matériau par
l'intermédiaire de la vitesse de déformation et d'une modification des mécanismes de
déformation, mais aussi par le biais de processus physico- chimiques de surface
lorsque le matériau est sollicité dans un environnement actif. Ainsi une fréquence
élevée peut entraîner des durées de vie plus longues en diminuant l'action du milieu
ambiant.
Au cours du temps et selon les modes d'utilisation des matières plastiques, on
observe souvent une altération de leurs propriétés, altération qui peut entraîner la
mise hors service des produits. Le vieillissement des matières plastiques se manifeste
par une dégradation, souvent lente mais toujours irréversible, de leurs propriétés. Des
effets de cette dégradation découle de la notion de "durée de vie" du matériau, c'est-
à-dire le temps nécessaire pour qu'une propriété (physique, chimique ou électrique)
atteigne un seuil au- dessous duquel le matériau devient inutilisable [2].
Les technologies actuelles de production des tubes en polyéthylène destinés
au transport et à la distribution du fluide reposent sur le procédé d¶extrusion à partir

82
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

d¶un flux de matière porté à la température de fusion. Le refroidissement de la


géométrie désirée se fait en général par des douches d¶eau continues véhiculant de
manière convective la chaleur avec l¶eau de refroidissement. Cette situation génère
un état de contraintes internes dont la magnitude est importante et l¶effet se
redistribue de la surface externe jusqu¶à l¶enveloppe interne du tube. Ainsi la
géométrie finale de la pièce donne lieu à un comportement spécifique du matériau PE
tubulaire et conditionne le mode de rupture. Suivant l¶état de contraintes planes ou de
déformations planes qui caractérisent le tube en PE durant l¶essai, le mécanisme de
fissuration passe de ductile à fragile et dans ce cas, la durée de vie de l¶ouvrage de
transport ou de distribution du fluide est indiquée en fonction de la résistance
représentée par la ténacité, KIc [3]. Plusieurs formes de spécimens ont été mises au
point pour la mesure de la résistance à la propagation de fissures sous des
chargements parfois complexes dans le but de reconstituer les contraintes des sols et
autres charges dynamiques et environnementales [1].
Dans cette partie abordons les voies nous permettant d'accéder à une
caractérisation des contraintes et des déformations résiduelles des matériaux de
l'étude en interaction avec les différents milieux chimiques se trouvant dans le sol.

2. Approche expérimentale

2.1. Matériau

Dans le cadre de notre travail, deux résines ont été considérées. Le premier
matériau est utilisé pour la production de tubes destinés à la distribution d¶eau, ils
sont de fabrication algérienne (STPM CHIALI SIDI BELABBES). Le polyéthylène
haute densité est un thermoplastique dérivé des hydrocarbures, réalisé par
polymérisation d'addition, il est transformé par extrusion, se sont les tubes HDPE
100 de diamètre extérieur 113mm et intérieur 101mm et un SDR de 11, le deuxième
matériau est utilisé pour la production de tubes destinés à la distribution de gaz
(HDPE 80) produit par l¶entreprise nationale Sonelgaz, de diamètre extérieur
125mm et intérieur 101mm et un SDR de 11. Ces tuyaux d"eau et de gaz sous
pression possèdent une bonne résistance au fluage et à la fissuration. De plus, du noir
de carbone est ajouté dans la formulation de ces deux résines afin d'obtenir une
bonne résistance aux rayons ultraviolets et une grande stabilité thermique.

83
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Les propriétés du premier matériau sont présentées dans le tableau 3.1 et celles du
deuxième matériau sont fournies dans le tableau 4.1:

Tableau 4.1. Propriétés mécaniques et thermiques du polyéthylène destiné pour la


production de tube de gaz [4]

Nƒ Propriété Valeur
1 Densité (g/cm3) 0,95

2 Absorption d¶eau (sur 24h basis) < 0,01%


3 Coefficient d¶ expansion thermique (106 K-1) 100-200
4 Coefficient de Poisson 0,46
5 Coefficient de frottement 0,29
6 Dureté Rockwelll (shore) D 60-73
7 Module de tension (GPa) 0,5-1,2
8 Résistance aux chocs, IZOD (J/m) 20-210
9 Résistance à la traction (MPa) 15-40

2.2. Préparation des éprouvettes

Les éprouvettes désignées à cette étude ont la forme de couronnes (ring specimen)
ayant la même largeur et usinées à partir des deux tubes en HDPE 80 et HDPE 100.
La technique utilisée pour préparer ces éprouvettes consiste à tronçonner le tube sur
un tour en variant l¶avancement dans le sens longitudinal pour obtenir des anneaux
des deux tubes. Pour le bon maintien des tubes pendant l¶usinage, on a emboîté des
mandrins cylindriques de bois par le tube de sorte qu¶on évite tout glissement de
ceux-ci. Les mandrins de bois sont préparés pour avoir des diamètres extérieurs
proches des diamètres intérieurs du tube utilisé. Pour éviter le glissement du tube ce
dernier a été fixé sur les mandrins avec deux vis chacun.

84
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Figure 4.1. Préparation des éprouvettes

L¶outil d¶usinage utilisé est un outil de dressage en acier rapide de 4mm de


longueur d'arête de coupe. Le tube est tronçonné en variant l¶avance longitudinale
d¶outil à chaque opération pour obtenir les anneaux largeurs identiques, et en gardant
l¶avance automatique d¶outil dans le sens transversal pour avoir une uniformité dans
la largeur. Pour minimiser l¶effet de la chaleur résultante au tronçonnage, on a utilisé
la vitesse de rotation minimale (45 tour / min). La température dans la zone de coupe
mesurée à l'aide d'un pyromètre a était entre 18 et 20 ƒC.

Les éprouvettes préparées a partir des deux tubes HDPE 80 et HDPE 100, on été
découpées suivant une génératrice, et imprégnées dans les environnements chimiques
présentés dans le tableau 4.2, et cela afin de déterminer l'effet de ces derniers sur les
contraintes et les déformations résiduelles en fonction du temps.

La première mesure des déformations à été effectuée après une demi heure de
sectionnement et imprégnation dans les milieux chimiques à l¶aide d¶une réglette
millimétrique transparente et flexible afin d¶épouser la forme de l¶éprouvette
curviligne (figure 4.3).

85
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

La forme des éprouvettes de gaz et d'eau sectionnés est représentée dans la figure
4.2.

Figure 4.2. Eprouvettes de gaz et d'eau

Figure 4.3. Réglette millimétrique

86
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Tableau 4.2. Différents environnements chimiques des éprouvettes en anneaux

ACIDES SOLVANTS Eau distillée Air


1% Hcl Pétrole brut H2O liquide
10% Hcl Toluène méthanol
Environnement 20% Hcl
chimique 1% H2SO4
10% H2SO4
20% H2SO4
Nbre 24 8 4 3
d'éprouvettes

3. Résultats

Les contraintes internes sont les plus fortes juste après leur apparition et donc les
plus dangereuses pour les pièces finies. Le faite que les contraintes internes
conduisent ou non à des processus de rupture dépend de la résultante des
sollicitations extérieures et des contraintes internes qui relaxent au cours du temps.
Aucune rupture ne se produit si la somme des contraintes subies par la pièce durant
toute sa durée de vie reste, à tout moment, inférieure à la résistance en fluage ou à la
durabilité du matériau [5].

Dans le cas d'une pièce plane refroidie de façon symétrique, l'état de contrainte ne
provoquera pas de déformation de la pièce au moment de l'ouverture du moule. Si au
contraire la pièce n'est pas plane, ce qui est le cas général, ou que le refroidissement
du moule n'est pas strictement symétrique, l'ouverture du moule s'accompagnera à la
fois d'une modification de l'état de contrainte et d'une déformation de la pièce. Ces
déformations constituent un des problèmes majeurs auxquels sont confrontés les
concepteurs de moules et les transformateurs.

La modélisation de ces contraintes et déformations résiduelles obéit à des


équations très différentes de celles qui régissent la mise en forme du fondu. Entre
deux instants successifs, l'incrément de contrainte ¨ı et l'incrément de déformation
¨İ sont reliés par l'équation:

87
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

1+υ  υ 
∆ε = ∆σ +  3∆p + α∆T l 4.1
E  E 

Le coefficient de poisson Ȟ, le module de Young E et le coefficient de dilatation Į


dépendent bien entendu de la température, mais ils peuvent dépendrent également du
temps (phénomène de relaxation), ainsi que de la cristallisation et de l'orientation des
macromolécules qui peuvent être hétérogènes entre la peau et le c°ur de la pièce [6].

L'objectif de cette partie est l'analyse de l'évolution des déformations résiduelles


en fonction de l'agressivité des différents environnements chimiques et en fonction
du temps du polyéthylène haute densité grade 100 et 80.

3.1. Mesure des déformations résiduelles à l'air

Une des caractéristiques les plus remarquables des thermoplastiques semi-


cristallins est leur faculté à subir une grande déformation plastique avant la rupture à
température ambiante. Ce phénomène provient en partie du fait que leur température
de transition vitreuse (-100ƒ C pour le PE) est située bien au dessous de la
température ambiante.

Les résultats des déformations des échantillons en forme d'anneaux sont


déterminés à partir du rapport entre la variation du diamètre extérieur de l¶éprouvette
et le diamètre extérieur initial. La déformation à l¶instant t = ti est alors exprimée par
la relation suivante :

D t0 −D ti 4.2
ε ti =
D t0

Où Dt0 et Dti sont le diamètre extérieur de l¶éprouvette à l¶instant t = 0 (temps


initial) et à l¶instant t = ti respectivement.

On remarque que les courbes des différentes éprouvettes ont la même allure, et les
déformations commencent juste après le sectionnement donc à l'instant t = t0. Ces
courbes ont une allure semblable à celle obtenue pour les courbes typiques de fluage
ε = f (t ) des matériaux viscoélastiques semi-cristallins rencontrés dans la littérature
[7, 8].

88
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

0,08
SR37 PE80
0,07 SR38 PE100
SR39 PE100
0,06
Déformation, mm/mm

0,05

0,04

0,03

0,02

0,01

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.4. Evolution des déformations des éprouvettes de tubes HDPE 80 et HDPE
100 à 18 mois (cas de l'air)

Le comportement des éprouvettes sous l¶effet des contraintes résiduelles illustré


par les courbes de déformation en fonction du temps comme montré dans la Figure
4.4 est décrit par les deux modèles mathématiques suivants qui ont été retenus parmi
d¶autres modèles :

ε = A⋅t
n
4.3
et

ε = B + C ⋅ Ln(t) 4.4 [9]

Où t représente le temps écoulé en secondes alors que n, A, B, et C sont des


paramètres propres au matériau polyéthylène obtenus par traitement des
déformations mesurées. Les valeurs de ces paramètres pour chaque éprouvette sont
données dans le Tableau 4.3. Elles sont obtenues par traitement statistique des
résultats de 18 mois d¶observation. D¶après les coefficients de détermination, il est
constaté que la tendance est très bonne.

89
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Tableau 4.3. Valeurs des constantes A, B, C et n et obtenues par traitement des


résultats de 18 mois pour chaque éprouvette (cas de l'air)

Coefficient de
Exposant détermination
Milieu Spécimen A n B C
modèle modèle
puisance logarithmique
SR37
Air PE80 0,0249 0,0986 0,0271 0,0033 0,9641 0,8088
SR38
PE100 0,0173 0,1123 0,0198 0,0025 0,969 0,83
SR39
PE100 0,0168 0,1136 0,0193 0,0025 0,968 0,8131

Lors de la mesure du taux de déformation (dİ/dt), qui est défini comme étant la
première dérivée de la déformation par rapport au temps. Il a été trouvé que ce
dernier diminue avec le temps et tend à s¶annuler comme le montre la figure 4.4.

Il est important de noter aussi que le taux de déformation diminue de manière


monotone quand la densité diminue, pour chacune des différentes résines.

Donc le taux de déformation diminue quand la densité des molécules de liaison


augmente. Les matériaux les plus résistants à long terme sont ceux qui ont un réseau
dense et le moins déformable. La densité du réseau peut être interprétée en terme
d'enchevêtrements et de molécules de liaison qui contribuent à sa solidité et sa
résistance à la déformation [10].

90
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

1,E-02
SR37 PE80
SR38 PE100
1,E-03
SR39 PE100
Taux de déformation, mm/mm.s-1

1,E-04

1,E-05

1,E-06

1,E-07

1,E-08

1,E-09
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05 1,E+06 1,E+07 1,E+08
Temps, sec

Figure 4.5. Variation du taux de déformation des éprouvettes de tubes HDPE 80 et


HDPE 100 avec le temps (cas de l'air libre)

3.2. Mesure des déformations résiduelles des éprouvettes de gaz et d'eau dans
les différents milieux chimiques

Dans cette section nous mesurons l'évolution de la déformation en fonction du


temps pendant 18 mois d'imprégnation dans les environnements chimiques des
éprouvettes des deux tubes HDPE100 Eau et HDPE80 Gaz. Les figures de 4.6 à 4.17
représentent cette évolution pour les deux matériaux de diamètres différents. De la
même manière que nous l'avons fait dans le cas de l'étude des déformations
résiduelles à l'air libre, on peut montrer que le niveau de déformation maximale en
fin de l'essai est inférieur pour le produit de plus faible densité dans tous les
environnements chimiques.

91
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

0,12
SR4 PE100
SR7 PE100
0,1
SR11 PE100
SR35 PE100
Déformation, mm/mm

0,08 SR38 PE100

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps, sec

Figure 4.6. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 100 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 1% Hcl, 10%Hcl, 20%Hcl, l'eau distillée et
à l'air

0,12

SR15 PE100

0,1 SR19 PE100


SR23 PE100
SR35 PE100
0,08 SR38 PE100
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.7. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 100 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 1% H2SO4, 10% H2SO4, 20% H2SO4, l'eau
distillée et à l'air

92
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

0,12

SR27 PE100

0,1 SR31 PE100


SR35 PE100
SR38 PE100
0,08
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.8. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 100 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: Pétrole brut, Toluène méthanol, l'eau
distillée et à l'air

0,12
SR11 PE100 SR23 PE100
SR27 PE100 SR31 PE100
0,1
SR35 PE100 SR38 PE100

0,08
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.9. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 100 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 20% Hcl, 20% H2SO4, Pétrole brut, Toluène
méthanol, l'eau distillée et à l'air

93
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

0,12
SR2 PE80
SR5 PE80
0,1
SR9 PE80
SR33 PE80
0,08 SR37 PE80
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.10. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 1% Hcl, 10%Hcl, 20%Hcl, l'eau distillée et
à l'air

0,12
SR13 PE80
SR18 PE80
0,1 SR21 PE80
SR34 PE80
SR37 PE80
0,08
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.11. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 1% H2SO4, 10% H2SO4, 20% H2SO4, l'eau
distillée et à l'air

94
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

0,12

SR26 PE80
SR29 PE80
0,1
SR34 PE80
SR37 PE80
0,08
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.12. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: Pétrole brut, Toluene méthanol, l'eau
distillée et à l'air

0,12
SR9 PE80 SR21 PE80
SR25 PE80 SR29 PE80
0,1
SR33 PE80 SR37 PE80

0,08
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.13. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 à 18 mois
imprégnées dans les milieux chimiques: 20% Hcl, 20% H2SO4, Pétrole brut, Toluène
méthanol, l'eau distillée et à l'air

95
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Il est noté que les éprouvettes de plus petit diamètre (HDPE 100) se sont
déformées de manière très accélérée par rapport à celle de plus grand diamètre
(HDPE 80). De l¶autre côté, pour le milieu le plus actif vis-à-vis l'attaque et la
dégradation du matériau, les courbes de déformation se retrouvent très rapprochées
dans les cas suivants: 1% Hcl, 10% Hcl, 20% Hcl, 1% H2SO4, 10% H2SO4, 20%
H2SO4, Eau distillée et l'air libre d'un pourcentage de (5,07% à 5,63%) pour les
éprouvettes de tube HDPE 100 et (6,62% à 6,87%) pour les éprouvettes de tube
HDPE 80. En revanche les environnements qui marquent des déformations plus
importantes sont le Toluène Méthanol et le pétrole brut d'un pourcentage de (8,73% à
9,58%) pour les éprouvettes de tube HDPE 100 et 10,44% pour les éprouvettes de
tube HDPE 80. Les courbes déformation±temps pour les deux types des éprouvettes
obtenues pendant une période de 18 mois montrent que la déformation augmente
avec le temps, puis elle devient presque constante dans tous les environnements
étudiés. Les figures 15, 16 et 17 représentent une comparaison de l'effet des acides,
du pétrole et du toluène méthanol sur les deux tubes.

0,12

SR9 PE80

0,1 SR12 PE100


SR21 PE80
SR23 PE100
0,08
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.15. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 et HDPE
100 à 18 mois imprégnées dans les milieux chimiques: 20% Hcl, 20% H2SO4

96
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

0,12
SR33 PE80
SR35 PE100
0,1
SR37 PE80
SR38 PE100

0,08
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.16. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 et HDPE
100 à 18 mois à l'air et imprégnées dans l'eau distillée

0,12
SR25 PE80
SR27 PE100
0,1 SR29 PE80
SR31 PE100

0,08
Déformation, mm/mm

0,06

0,04

0,02

0
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05
Temps écoulé, sec

Figure 4.17. Evolution des déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 et HDPE
100 à 18 mois imprégnées dans le Pétrole brut et le Toluène méthanol

97
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Le tableau 4.4 donne les valeurs des paramètres n, A, B, et C qui sont des
paramètres propres au matériau polyéthylène obtenus par traitement des
déformations mesurées. Elles sont obtenues par traitement statistique des résultats de
18 mois d¶observation. D¶après les coefficients de détermination, il est constaté que
la tendance est très bonne.

Lors de la mesure du taux de déformation, il a été trouvé que ce dernier diminue


avec le temps et tend à s¶annuler comme le montre les figures 4.18 et 4.19.

1,E-02
SR1 PE80 SR5 PE80
SR9 PE80 SR13 PE80
1,E-03 SR17 PE80 SR21 PE80
SR25 PE80 SR29 PE80
-1

SR33 PE80 SR37 PE80


1,E-04
Taux de déformation, mm/mm.s

1,E-05

1,E-06

1,E-07

1,E-08

1,E-09
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05 1,E+06 1,E+07 1,E+08
Temps, sec

Figure 4.18. Variation du taux de déformation des éprouvettes de tube HDPE 80


avec le temps

98
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Tableau 4.4. Valeurs des constantes A, B, C et n et obtenues par traitement des


résultats de 18 mois pour chaque éprouvette dans les différents milieux
chimiques.

Milieu Spécimen A Exposant n B C Coefficient de détermination


modèle modèle
puisance logarithmique
1% Hcl SR1 PE80 0,0248 0,0958 0,0269 0,0031 0,9715 0,8227
SR2 PE 80 0,0244 0,096 0,0263 0,0031 0,9601 0,8028
SR3 PE100 0,0185 0,1169 0,0218 0,0027 0,9792 0,879
SR4 PE100 0,018 0,1065 0,0202 0,0025 0,984 0,8478
10% Hcl SR5 PE80 0,0233 0,1085 0,0261 0,0034 0,98 0,8209
SR6 PE80 0,0234 0,1057 0,026 0,0033 0,981 0,8268
SR7 PE100 0,0178 0,1187 0,0209 0,0027 0,9853 0,8737
SR8 PE100 0,0164 0,1128 0,0189 0,0024 0,9909 0,887
20% Hcl SR9 PE80 0,0239 0,1066 0,0268 0,0033 0,9808 0,8311
SR10 PE80 0,0241 0,0978 0,0262 0,0032 0,9625 0,8095
SR11 PE100 0,0158 0,1231 0,019 0,0025 0,9817 0,8897
SR12 PE100 0,0171 0,107 0,0192 0,00241 0,9852 0,8487
1%H2SO4 SR13 PE80 0,0233 0,1075 0,026 0,0034 0,9766 0,8142
SR14 PE80 0,0228 0,1074 0,0253 0,0033 0,9704 0,7998
SR15 PE100 0,0196 0,1076 0,0223 0,0027 0,9751 0,8511
SR16 PE100 0,0169 0,1105 0,0196 0,0023 0,9852 0,9035
10%H2SO4 SR17 PE80 0,0239 0,1021 0,0267 0,0031 0,9724 0,8311
SR18 PE80 0,0257 0,0927 0,0274 0,0032 0,9286 0,7844
SR19 PE100 0,0218 0,082 0,023 0,0023 0,9499 0,8145
SR20 PE100 0,0192 0,0908 0,0207 0,0022 0,9707 0,8382
20%H2SO4 SR21 PE80 0,0235 0,1078 0,0263 0,0034 0,9791 0,8218
SR22 PE80 0,0229 0,105 0,0254 0,0032 0,9734 0,812
SR23 PE100 0,0185 0,1055 0,021 0,0025 0,9859 0,8744
SR24 PE100 0,0178 0,0994 0,0197 0,0022 0,9688 0,8283
Pétrole brut SR25 PE80 0,0253 0,1277 0,028 0,0053 0,9041 0,6833
SR26 PE80 0,026 0,119 0,0285 0,0048 0,9142 0,686
SR27 PE100 0,0184 0,1414 0,0211 0,0045 0,9199 0,6542
SR28 PE100 0,0193 0,1406 0,0223 0,0045 0,9471 0,6904
Toluene SR29 PE80 0,0282 0,1364 0,0328 0,0061 0,9362 0,7572
méthanol SR30 PE80 0,0287 0,1325 0,033 0,006 0,9353 0,7455
SR31 PE100 0,023 0,1384 0,0276 0,0048 0,9687 0,8073
SR32 PE100 0,0195 0,1417 0,024 0,004 0,9836 0,8343
Eau distillée SR33 PE80 0,0251 0,0858 0,0264 0,0029 0,9206 0,7637
SR34 PE80 0,0245 0,0945 0,0266 0,003 0,9712 0,8329
SR35 PE100 0,0202 0,0925 0,022 0,0023 0,9807 0,872
SR36 PE100 0,0175 0,0998 0,0195 0,0022 0,984 0,8796

99
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

1,E-02
SR3 PE100 SR7 PE100
SR11 PE100 SR15 PE100
1,E-03
SR19 PE100 SR23 PE100
Taux de déformation, mm/mm.s-1

SR27 PE100 SR31 PE100


1,E-04 SR35 PE100 SR38 PE100

1,E-05

1,E-06

1,E-07

1,E-08

1,E-09
1,E+00 1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05 1,E+06 1,E+07 1,E+08
Temps, sec

Figure 4.19. Variation du taux de déformation des éprouvettes de tube HDPE 100
avec le temps

Au cours du temps et selon les modes d'utilisation des matières plastiques, on


observe souvent une altération de leurs propriétés, une altération qui peut entraîner la
mise hors service des produits. Le vieillissement des matières plastiques se manifeste
par une dégradation, souvent lente mais toujours irréversible, de leurs propriétés. Des
effets de cette dégradation découle de la notion de "durée de vie" du matériau, c'est-
à-dire le temps nécessaire pour qu'une propriété (physique, chimique ou électrique)
atteigne un seuil au dessous duquel le matériau devient inutilisable.

Les solvants, dont l'eau, sont de petites molécules qui peuvent pénétrer entre les
chaînes moléculaires du polymère. Ce faisant, les solvants agissent comme des
plastifiants et, parce qu'ils augmentent la distance entre ces chaînes, la valeur du
module d'élasticité du matériau diminue [8].

En pénétrant dans le polymère, le solvant provoque un gonflement local ou


généralisé de la pièce, ce qui engendre des contraintes internes. L'effet de ces
contraintes peut se traduire par l'apparition de craquelures, ou même de fissures, dans
la pièce.

100
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

En général, plus le polymère est cristallisé, plus il résiste à l'action des solvants;
en effet, les solvants ne peuvent pas pénétrer aussi aisément dans les zones
cristallisées comme ils le font dans les zones amorphes [2].

Les acides fortement oxydants peuvent attaquer les plastiques, les décolorer et
dégrader les propriétés mécaniques [11].

D'après les tableaux 4.5 et 4.6 qui donnent les valeurs de déformations des
différentes éprouvettes des deux tubes de gaz et eau, On remarque:

Dans le cas des éprouvettes de tube d'eau, le pétrole brut représente l'effet le
plus défavorable en raison de la plus grande déformation mesurée, il se suit par le
Toluène méthanol par une valeur proche de déformation mais moindre, alors que les
autres milieux chimiques qui ont une légère influence sur ce matériau.

Dans le cas des éprouvettes de tube de gaz, le pétrole brut et le Toluène


méthanol sont les solvants qui ont un réel effet sur cette résine et marque une valeur
très importante du déformation par rapport aux autres environnements chimiques, ces
derniers ont pratiquement le même effet et les valeurs des déformations enregistrées
sont plus faibles par rapport aux solvants. Les résultats obtenus montrent un
comportement conforme aux informations recueillis dans la littérature pour le
polyéthylène [2, 11, 12].

101
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Tableau 4.5. Déformations des éprouvettes de tube HDPE 100 en %

Nƒ SR3 SR7 SR11 SR15 SR19 SR23 SR27 SR31 SR35 SR38
d'éprouvette PE100 PE100 PE100 PE100 PE100 PE100 PE100 PE100 PE100 PE100
Milieu 10% 20% 1% 10% 20% Pétrole Toluene Eau
chimique 1% Hcl Hcl Hcl H2SO4 H2SO4 H2SO4 brut méthanol distillée Air
Déformation
(%) 5,63 5,07 5,35 5,07 5,35 5,63 9,58 8,73 5,63 5,63

Tableau 4.6. Déformations des éprouvettes de tube HDPE 80 en %

Nƒ SR1 SR5 SR9 SR13 SR17 SR21 SR25 SR29 SR33 SR37
d'éprouvette PE80 PE80 PE80 PE80 PE80 PE80 PE80 PE80 PE80 PE80
Milieu 1% 10% 20% 1% 10% 20% Pétrole Toluene Eau Air
chimique Hcl Hcl Hcl H2SO4 H2SO4 H2SO4 brut méthanol distillée
Déformation
(%) 6,62 6,87 6,87 6,62 6,62 6,87 10,44 10,44 6,62 6,87

102
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

4. Discussion

La déformation des matériaux polymères dépend de la température mais, avant


tout, de l'intensité du chargement et de sa durée. Quand un corps est déformé, sa
première réponse est le développement d'une contrainte locale relativement élevée,
qui à tendance à diminuer au cours du temps. Ce phénomène est appelé relaxation de
contrainte. Les longues chaînes sous forme de pelotes retrouvent, en fonction du
temps, une position d'équilibre par l'intermédiaire de mouvements plus ou moins
rapides. Il existe aussi, par comparaison, une relaxation de déformation. Dans ce cas,
la contrainte appliquée engendre une déformation dépendant du temps, également
connue sous le non de fluage [5].

La déformation des anneaux dans les différents milieux chimiques est due aux
contraintes internes existantes dans le tube préalablement. L¶enlèvement des anneaux
a permit de libérer ces contraintes donc celles-ci sont un facteur indispensable pour
maintenir la forme géométrique du tube. Dés la coupure des anneaux une
déformation s¶ensuit sous la forme de rétraction, donc ces anneaux ont subi une
charge de compression (contraintes résiduelles compressives).
L'étude de l'effet des milieux chimiques sur les propriétés mécaniques et sur
l'évolution des déformations résiduelles montre une diminution du module d'Young
et une augmentation de la déformation de ces matériaux. Ces effets sont beaucoup
plus notables pour les mélanges Toluène méthanol et pétrole brut.

5. Conclusion

Le choix final du type de polyéthylène comme matière qui a des propriétés


particulièrement adaptées à la fabrication de tubes destinés à la réalisation de réseaux
de distribution et de transport de gaz et d¶eau doit être basé sur les conditions
d'exploitation, sur des considérations d'ordre économique, ainsi que sur l¶influence
des agents agressifs contenus dans les sols comme montré dans cette étude.

Dans cette section, nous avons déterminé l'influence des environnements


chimiques sur les réseaux en HDPE de transport et distribution du gaz naturel et
d'eau.

103
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Les résultats indiquent que le mélange toluène avec méthanol et le pétrole brut
sont les plus absorbés par le HDPE et représentent les plus importantes valeurs des
déformations et dégradation des propriétés du matériau.

Les courbes ε = f ( Ln(t )) sont caractéristiques d¶un comportement de fluage à


court terme des matériaux viscoélastiques semi-cristallins.

Le procédé d'attaque chimique des polymères est basé sur la différence de


diffusion des agents corrosifs dans les phases amorphe et cristallite. La vitesse de
pénétration dans la phase cristallite est en général plus faible dans la direction des
chaînes que dans la direction perpendiculaire à celle-ci [13].

104
Chapitre IV Evolution des déformations résiduelles

Références

[1]. G. Hénaff et F. Morel, Fatigue des Structures: Endurance, Critères de


dimensionnement, Propagation des fissures, Rupture, Ellipses, Paris, 2005.
[2]. J.P. Bailon et J.M. Darlot, Des Matériaux, Presses Internationales
Polytechnique, Montréal, 2004.
[3]. C.H. Popelar, V.H. Kenner et J.P. Wooster, An accelerated method for
establishing the longterm performance of PE gas pipe materials, Polymer Eng.& Sci.,
Nƒ 31, p. 1693, 1991.
[4]. Documentation STPM Chiali, Tubes polyéthylène (PE) et accessoires,
Catalogue technique, Sidi Bel-Abbes, 2000.
[5]. G.W . Ehrenstein et F. Montagne, Matériaux Polymères: Structure, Propriétés
et Applications, Hermès Science Publications, Paris, 2000.
[6]. M. Carrega et coll, Matériaux polymères, matériaux industriels, Dunod, Paris,
2000.
[7]. N. Kiass et K. Chaoui, Caractérisation expérimentale des déformations
résiduelles dans les tubes en Polyéthylène de haute densité, Revue Sciences et
technologie, Canstantine. 2004.
[8]. S. Rehab Bekkouche et K. Chaoui, Effects of aggressive chemical
environments on mechanical properties of polyethylene piping materials, First AIQ-
International Conference on Fracture, Alger, 2008.
[9]. N. Kiass, Une nouvelle approche expérimentale pour l¶étude de la variabilité des
propriétés mécaniques des tubes semi- cristallins HDPE-80, Thèse de doctorat,
Annaba, 2005.

[10]. J. Cazenave, Sur le compromis rigidité/ durabilité du polyéthylène haute


densité en relation avec la structure de chaîne, la microstructure et la topologie
moléculaire issues de la cristallisation, Thèse de Doctorat, Lyon, 2005.
[11]. J.P. Mercier et E. Maréchal, Traité des matériaux, Chimie des polymères,
Lausanne, 1996.
[12]. N. Kiass et al, Exprimental Approach to Mechanical Property Variability
through a High- Density Polyethylene Gas Pipe Wall, Journal of Applied Polymer,
Vol. 97, 272-281, 2005.
[13]. A. Marquez-Lucero, C. G¶Sell, and K. W. Neale, Polymer, 30, 636, 1989.

105
ANNEXE A

LISTING DES COEFFICIENTS DE DETERMINATION ET LES NIVEAUX DE

PROBABILITE D¶ERREUR (P) ENTRE LES VARIABLES CHOISIES EN

FONCTION DE L¶EPAISSEUR DU TUBE HDPE 100

110
Annexe A

1. Cas Nƒ1: Air


Listing montrant les coefficients de détermination et les niveaux de probabilité d¶erreur (p) entre les variables choisies en fonction de l¶épaisseur du tube à l'air.

POSITION ı LOW REH ı HIGH MODULE RP 0,1 RP 0,2 FMAX İ REH FRUPT İ RUPT REH/RM RP/RM AT AGT İ FMAX İY% ıCD ¨İCD
ı LOW 0,999 --
p ,0009
REH 0,999 0,999 --
p ,0009 p ,0009
ı HIGH 0,999 0,999 0,999 --
p ,0009 p 0,000 p ,0009
MODULE -0,995 -0,995 -0,994 -0,995 --
p ,0005 p ,0005 p ,0004 p ,0005
RP 0,1 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,995 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0005
RP 0,2 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,995 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0005 p 0,000
FMAX 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,993 0,999 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0003 p ,0009 p ,0009
İ REH 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,995 0,999 0,999 0,999 --
p ,0009 p 0,000 p ,0009 p 0,000 p ,0005 p ,0009 p ,0009 p ,0009
F RUPT 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,993 0,999 0,999 0,999 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0003 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009
İ RUPT -0,983 -0,982 -0,982 -0,982 0,985 -0,983 -0,983 -0,979 -0,982 -0,977 --
p ,0003 p ,0002 p ,0002 p ,0002 p ,0005 p ,0003 p ,0003 p ,0009 p ,0002 p ,0007
REH/RM 0,964 0,964 0,964 0,963 -0,973 0,962 0,962 0,957 0,964 0,959 -0,973 --
p ,0004 p ,0004 p ,0004 p ,0003 p ,0003 p ,0002 p ,0002 p ,0007 p ,0004 p ,0009 p ,0003
RP/RM 0,972 0,971 0,972 0,971 -0,974 0,970 0,970 0,966 0,971 0,966 -0,981 0,995 --
p ,0002 p ,0001 p ,0002 p ,0001 p ,0004 p ,0000 p ,0000 p ,0006 p ,0001 p ,0006 p ,0001 p ,0005
AT -0,972 -0,971 -0,971 -0,971 0,976 -0,973 -0,973 -0,967 -0,971 -0,965 0,998 -0,969 -0,976 --
p ,0002 p ,0001 p ,0001 p ,0001 p ,0006 p ,0003 p ,0003 p ,0007 p ,0001 p ,0005 p ,0008 p ,0009 p ,0006
AGT -0,489 -0,486 -0,484 -0,485 0,558 -0,487 -0,486 -0,470 -0,486 -0,470 0,563 -0,653 -0,606 0,581 --
p ,1819 p ,1846 p ,1874 p ,1855 p ,1188 p ,1847 p ,1846 p ,2020 p ,1846 p ,2010 p ,1143 p ,0573 p ,0836 p ,1001
İ FMAX -0,607 -0,604 -0,602 -0,603 0,669 -0,604 -0,604 -0,589 -0,604 -0,589 0,672 -0,750 -0,709 0,686 0,990 --

111
Annexe A

p ,0837 p ,0854 p ,0862 p ,0853 p ,0499 p ,0854 p ,0854 p ,0959 p ,0854 p ,0959 p ,0472 p ,0200 p ,0329 p ,0416 p ,0000
İY% 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,996 0,999 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,983 0,966 0,972 -0,972 -0,492 -0,610 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0006 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0003 p ,0006 p ,0002 p ,0002 p ,1782 p ,0810
ıCD 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,994 0,999 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,981 0,962 0,970 -0,970 -0,480 -0,599 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0004 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0001 p ,0002 p ,0000 p ,0000 p ,1900 p ,0889 p ,0009
¨İCD -0,992 -0,992 -0,992 -0,992 0,984 -0,993 -0,993 -0,994 -0,992 -0,993 0,969 -0,927 -0,940 0,957 0,413 0,536 -0,992 -0,993 --
p
p ,0002 p ,0002 p ,0002 p ,0002 p ,0004 p ,0003 p ,0003 p ,0004 p ,0002 p ,0003 p ,0009 p ,0007 p ,0000 p ,0007 p ,2693 p ,1376 p ,0002 ,0003

112
Annexe A

2. Cas Nƒ2: Pétrole brut


Listing montrant les coefficients de détermination et les niveaux de probabilité d¶erreur (p) entre les variables choisies en fonction de l¶épaisseur du tube dans le
pétrole brut.

POSITION ı LOW REH ı HIGH MODULE RP 0,1 RP 0,2 FMAX İ REH F RUPT İ RUPT REH/RM RP/RM AT AGT İ FMAX İY% ıCD ¨İCD
ı LOW 0,998 --
p ,0008
REH 0,253 0,303 --
p ,4793 p ,3943
ı HIGH 0,992 0,997 0,372 --
p
p ,0002 p ,0007 ,2892
MODULE -0,489 -0,529 -0,869 -0,582 --
p
p ,1519 p ,1159 ,0019 p ,0772
RP 0,1 0,994 0,998 0,350 0,999 -0,565 --
p
p ,0004 p ,0008 ,3210 p ,0009 p ,0885
RP 0,2 0,995 0,999 0,343 0,999 -0,560 0,999 --
p
p ,0005 p ,0009 ,3313 p ,0009 p ,0920 p 0,000
FMAX 0,997 0,999 0,302 0,996 -0,536 0,997 0,998 --
p
p ,0007 p ,0009 ,3962 p ,0006 p ,1106 p ,0007 p ,0008
İ REH 0,254 0,304 0,999 0,373 -0,869 0,350 0,344 0,302 --
p
p ,4784 p ,3934 0,000 p ,2883 p ,0019 p ,3200 p ,3304 p ,3952
F RUPT 0,998 0,999 0,291 0,995 -0,524 0,997 0,997 0,999 0,292 --
p
p ,0008 p ,0009 ,4131 p ,0005 p ,1194 p ,0007 p ,0007 p ,0009 p ,4122
İ RUPT -0,734 -0,716 0,130 -0,686 0,138 -0,699 -0,702 -0,701 0,136 -0,710 --
p
p ,0164 p ,0206 ,7180 p ,0286 p ,7038 p ,0249 p ,0242 p ,0241 p ,7076 p ,0210
REH/RM 0,230 0,277 0,951 0,343 -0,875 0,322 0,316 0,270 0,948 0,263 -0,030 --
p
p ,5220 p ,4377 ,0001 p ,3323 p ,0015 p ,3632 p ,3726 p ,4490 p ,0008 p ,4623 p ,9320
RP/RM 0,883 0,899 0,529 0,916 -0,706 0,912 0,911 0,889 0,526 0,889 -0,737 0,588 --
p
p ,0013 p ,0009 ,1159 p ,0006 p ,0226 p ,0002 p ,0001 p ,0019 p ,1186 p ,0019 p ,0157 p ,0748
AT -0,691 -0,675 0,103 -0,648 0,117 -0,660 -0,663 -0,656 0,109 -0,666 0,992 -0,068 -0,730 --

113
Annexe A

p
p ,0271 p ,0325 ,7773 p ,0428 p ,7477 p ,0380 p ,0373 p ,0396 p ,7639 p ,0356 p ,0002 p ,8508 p ,0160
AGT -0,687 -0,672 0,097 -0,646 0,119 -0,657 -0,660 -0,653 0,104 -0,662 0,991 -0,076 -0,732 0,999 --
p
p ,0287 p ,0332 ,7887 p ,0446 p ,7429 p ,0397 p ,0380 p ,0413 p ,7744 p ,0372 p ,0001 p ,8336 p ,0162 p ,0009
İ FMAX -0,732 -0,716 0,099 -0,689 0,130 -0,701 -0,703 -0,698 0,105 -0,707 0,992 -0,057 -0,753 0,995 0,995 --
p
p ,0162 p ,0206 ,7849 p ,0279 p ,7200 p ,0241 p ,0233 p ,0258 p ,7715 p ,0227 p ,0002 p ,8767 p ,0123 p ,0005 p ,0005
İY% 0,973 0,978 0,373 0,981 -0,587 0,980 0,980 0,982 0,375 0,980 -0,574 0,305 0,845 -0,523 -0,520 -0,568 --
p
p ,0003 p ,0008 ,2883 p ,0001 p ,0747 p ,0000 p ,0000 p ,0002 p ,2855 p ,0000 p ,0824 p ,3915 p ,0025 p ,1213 p ,1230 p ,0868
ıCD 0,999 0,999 0,275 0,994 -0,511 0,996 0,997 0,998 0,275 0,999 -0,738 0,257 0,896 -0,696 -0,693 -0,736 0,973 --
p
p ,0009 p ,0009 ,4415 p ,0004 p ,1311 p ,0006 p ,0007 p ,0008 p ,4415 p ,0009 p ,0158 p ,4727 p ,0006 p ,0256 p ,0263 p ,0156 p ,0003
-
¨İCD -0,662 -0,642 0,235 -0,606 0,085 -0,620 -0,624 -0,631 0,240 -0,638 0,958 0,079 -0,647 0,936 0,930 0,937 -0,490 0,664386 --
p
p ,0372 p ,0452 ,5125 p ,0636 p ,8145 p ,0550 p ,0544 p ,0501 p ,5030 p ,0478 p ,0008 p ,8279 p ,0437 p ,0006 p ,0000 p ,0007 p ,1500 p ,0364

114
Annexe A

3. Cas Nƒ3: Toluène méthanol


Listing montrant les coefficients de détermination et les niveaux de probabilité d¶erreur (p) entre les variables choisies en fonction de l¶épaisseur du tube dans le
toluène méthanol.

POSITION ı LOW REH ı HIGH MODULE RP 0,1 RP 0,2 FMAX İ REH F RUPT İ RUPT REH/RM RP/RM AT AGT İ FMAX İY% ıCD ¨İCD
ı LOW 0,999 --
p 0,000
REH 0,999 0,999 --
p 0,000 p 0,000
ı HIGH 0,999 1 0,999 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000
MODULE -0,997 -0,997 -0,997 -0,997 --
p ,0007 p ,0007 p ,0007 p ,0007
RP 0,1 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0007
RP 0,2 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 1 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0007 p 0,000
FMAX 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,996 0,999 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0006 p ,0009 p ,0009
İ REH 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 0,999 0,999 0,999 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0007 p 0,000 p 0,000 p ,0009
F RUPT 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,996 0,999 0,999 0,999 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0006 p ,0009 p ,0009 p 0,000 p ,0009
İ RUPT -0,967 -0,968 -0,968 -0,968 0,974 -0,968 -0,968 -0,961 -0,968 -0,960 --
p ,0007 p ,0008 p ,0008 p ,0008 p ,0004 p ,0008 p ,0008 p ,0001 p ,0008 p ,0000
REH/RM 0,992 0,992 0,992 0,992 -0,990 0,992 0,992 0,989 0,992 0,988 -0,987 --
p ,0002 p ,0002 p ,0002 p ,0002 p ,0000 p ,0002 p ,0002 p ,0009 p ,0002 p ,0008 p ,0007
RP/RM 0,990 0,990 0,991 0,990 -0,988 0,990 0,990 0,987 0,991 0,986 -0,987 0,999 --
p ,0000 p ,0000 p ,0001 p ,0000 p ,0008 p ,0000 p ,0000 p ,0007 p ,0001 p ,0006 p ,0007 p ,0009
AT -0,954 -0,956 -0,956 -0,956 0,960 -0,956 -0,955 -0,948 -0,956 -0,947 0,997 -0,981 -0,981 --
p ,0004 p ,0006 p ,0006 p ,0006 p ,0000 p ,0006 p ,0005 p ,0008 p ,0006 p ,0007 p ,0007 p ,0001 p ,0001
AGT -0,961 -0,962 -0,962 -0,962 0,967 -0,962 -0,962 -0,955 -0,962 -0,954 0,995 -0,981 -0,980 0,997 --
p ,0001 p ,0002 p ,0002 p ,0002 p ,0007 p ,0002 p ,0002 p ,0005 p ,0002 p ,0004 p ,0005 p ,0001 p ,0000 p ,0007

115
Annexe A

İ FMAX -0,972 -0,973 -0,973 -0,973 0,979 -0,973 -0,972 -0,967 -0,973 -0,966 0,998 -0,987 -0,986 0,994 0,997 --
p ,0002 p ,0003 p ,0003 p ,0003 p ,0009 p ,0003 p ,0002 p ,0007 p ,0003 p ,0006 p ,0008 p ,0007 p ,0006 p ,0004 p ,0007
İY% 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 0,999 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,969 0,991 0,990 -0,956 -0,962 -0,974 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0007 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0001 p ,0000 p ,0006 p ,0002 p ,0004
ıCD 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 0,999 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,968 0,992 0,990 -0,956 -0,962 -0,973 0,999 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0007 p 0,000 p 0,000 p ,0009 p 0,000 p ,0009 p ,0008 p ,0002 p ,0000 p ,0006 p ,0002 p ,0003 p ,0009
¨İCD -0,937 -0,936 -0,936 -0,936 0,935 -0,936 -0,936 -0,942 -0,936 -0,943 0,870 -0,904 -0,902 0,845 0,856 0,879 -0,937 -0,935 --
p ,0007 p ,0006 p ,0006 p ,0006 p ,0005 p ,0006 p ,0006 p ,0002 p ,0006 p ,0003 p ,0010 p ,0004 p ,0002 p ,0025 p ,0026 p ,0019 p ,0007 p ,0005

116
Annexe A

4. Cas Nƒ4: 20%H2SO4


Listing montrant les coefficients de détermination et les niveaux de probabilité d¶erreur (p) entre les variables choisies en fonction de l¶épaisseur du tube dans
l'acide sulfurique.

POSITION ı LOW REH ı HIGH MODULE RP 0,1 RP 0,2 FMAX İ REH F RUPT İ RUPT REH/RM RP/RM AT AGT İ FMAX İY% ıCD ¨İCD
ı LOW 0,9999 --
REH 0,303 0,308 --
ı HIGH 0,999 0,999 0,313 --
MODULE -0,920 -0,919 -0,181 -0,908 --
RP 0,1 0,999 0,999 0,309 0,999 -0,917 --
RP 0,2 0,999 0,999 0,311 0,999 -0,917 0,999 --
FMAX 0,999 0,999 0,309 0,999 -0,909 0,999 0,999 --
İ REH 0,304 0,309 0,999 0,314 -0,188 0,310 0,312 0,309 --
F RUPT 0,989 0,990 0,348 0,993 -0,861 0,990 0,990 0,993 0,346 --
İ RUPT -0,617 -0,613 0,107 -0,594 0,854 -0,613 -0,612 -0,597 0,092 -0,501 --
REH/RM 0,219 0,221 0,809 0,213 -0,301 0,224 0,224 0,212 0,818 0,183 -0,293 --
RP/RM 0,723 0,721 0,163 0,705 -0,906 0,722 0,721 0,706 0,177 0,623 -0,949 0,483 --
AT -0,510 -0,506 0,166 -0,485 0,782 -0,506 -0,505 -0,489 0,151 -0,385 0,991 -0,285 -0,918 --
AGT -0,497 -0,493 0,185 -0,472 0,773 -0,492 -0,491 -0,475 0,170 -0,372 0,988 -0,267 -0,906 0,998 --
İ FMAX -0,603 -0,600 0,1257 -0,580 0,845 -0,599 -0,598 -0,584 0,111 -0,487 0,998 -0,278 -0,938 0,992 0,991 --
İY% 0,658 0,654 -0,076 0,637 -0,865 0,655 0,654 0,640 -0,063 0,546 -0,991 0,311 0,956 -0,975 -0,967 -0,985 --
ıCD 0,659 0,655 -0,061 0,638 -0,862 0,656 0,655 0,641 -0,047 0,547 -0,988 0,327 0,959 -0,972 -0,963 -0,982 0,999 --
¨İCD -0,658 -0,653 0,097 -0,636 0,856 -0,654 -0,653 -0,641 0,084 -0,549 0,983 -0,292 -0,926 0,966 0,962 0,981 -0,991 -0,989 --

117
Annexe A

5. Cas Nƒ5: CH2cl2


Listing montrant les coefficients de détermination et les niveaux de probabilité d¶erreur (p) entre les variables choisies en fonction de l¶épaisseur du tube dans le
CH2cl2 .

POSITION ı LOW REH ı HIGH MODULE RP 0,1 RP 0,2 FMAX İ REH F RUPT İ RUPT REH/RM RP/RM AT AGT İ FMAX İY% ıCD ¨İCD
ı LOW 0,999 --
p 0,000
REH 0,999 0,999 --
p 0,000 p 0,000
ı HIGH 0,999 0,999 0,999 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000
MODULE -0,994 -0,994 -0,994 -0,994 --
p ,0004 p ,0004 p ,0004 p ,0004
RP 0,1 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,994 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0004
RP 0,2 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,994 1 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0004 p 0,000
FMAX 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,994 0,999 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0004 p ,0009 p ,0009
İ REH 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,994 0,999 0,999 0,999 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0004 p 0,000 p 0,000 p ,0009
F RUPT 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,991 0,999 0,999 0,999 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0001 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009
İ RUPT -0,945 -0,945 -0,944 -0,945 0,962 -0,946 -0,945 -0,940 -0,945 -0,932 --
p ,0005 p ,0005 p ,0004 p ,0005 p ,0002 p ,0006 p ,0005 p ,0000 p ,0005 p ,0002
REH/RM 0,998 0,998 0,998 0,998 -0,991 0,998 0,998 0,997 0,998 0,997 -0,951 --
p ,0008 p ,0008 p ,0008 p ,0008 p ,0001 p ,0008 p ,0008 p ,0007 p ,0008 p ,0007 p ,0001
RP/RM 0,997 0,997 0,997 0,997 -0,994 0,997 0,997 0,996 0,997 0,995 -0,960 0,998 --
p ,0007 p ,0007 p ,0007 p ,0007 p ,0004 p ,0007 p ,0007 p ,0006 p ,0007 p ,0005 p ,0000 p ,0008
AT -0,920 -0,921 -0,919 -0,920 0,942 -0,921 -0,921 -0,915 -0,920 -0,905 0,997 -0,927 -0,939 --
p ,0000 p ,0001 p ,0009 p ,0000 p ,0002 p ,0001 p ,0001 p ,0005 p ,0000 p ,0005 p ,0007 p ,0007 p ,0009
AGT -0,919 -0,920 -0,918 -0,919 0,941 -0,920 -0,920 -0,913 -0,919 -0,904 0,997 -0,926 -0,939 0,999 --

118
Annexe A

p ,0009 p ,0000 p ,0008 p ,0009 p ,0001 p ,0000 p ,0000 p ,0003 p ,0009 p ,0004 p ,0007 p ,0006 p ,0009 p 0,000
İ FMAX -0,944 -0,945 -0,943 -0,944 0,962 -0,945 -0,945 -0,939 -0,944 -0,932 0,999 -0,950 -0,960 0,997 0,997 --
p ,0004 p ,0005 p ,0003 p ,0004 p ,0002 p ,0005 p ,0005 p ,0009 p ,0004 p ,0002 p 0,000 p ,0000 p ,0000 p ,0007 p ,0007
İY% 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,992 0,999 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,935 0,996 0,995 -0,909 -0,908 -0,934 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0002 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0005 p ,0006 p ,0005 p ,0009 p ,0008 p ,0004
ıCD 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,995 0,999 0,999 0,999 0,999 0,998 -0,948 0,998 0,997 -0,924 -0,922 -0,947 0,998 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0005 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0008 p ,0008 p ,0008 p ,0007 p ,0004 p ,0002 p ,0007 p ,0008
¨İCD -0,834 -0,833 -0,831 -0,832 0,849 -0,834 -0,834 -0,827 -0,831 -0,814 0,909 -0,839 -0,855 0,912 0,912 0,909 -0,817 -0,839 --
p ,0034 p ,0033 p ,0031 p ,0032 p ,0029 p ,0034 p ,0034 p ,0037 p ,0031 p ,0044 p ,0009 p ,0029 p ,0025 p ,0002 p ,0002 p ,0009 p ,0047 p ,0029

119
Annexe A

6. Cas Nƒ6: 20% Hcl


Listing montrant les coefficients de détermination et les niveaux de probabilité d¶erreur (p) entre les variables choisies en fonction de l¶épaisseur du tube dans le
Hcl .

POSITION ı LOW REH S_HIGH MODULE RP 0,1 RP 0,2 FMAX İ REH F RUPT İ RUPT REH/RM RP/RM AT AGT İ FMAX İY% ıCD ¨İCD
ı LOW 0,999 --
p 0,000
REH 0,999 0,999 --
p 0,000 p 0,000
S_HIGH 0,999 1 0,999 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000
MODULE -0,997 -0,997 -0,997 -0,997 --
p ,0007 p ,0007 p ,0007 p ,0007
RP 0,1 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0007
RP 0,2 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 1 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0007 p 0,000
FMAX 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,996 0,999 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0006 p ,0009 p ,0009
İ REH 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 0,999 0,999 0,999 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0007 p 0,000 p 0,000 p ,0009
F RUPT 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,996 0,999 0,999 0,999 0,999 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0006 p ,0009 p ,0009 p 0,000 p ,0009
İ RUPT -0,967 -0,968 -0,968 -0,968 0,974 -0,968 -0,968 -0,961 -0,968 -0,960 --
p ,0007 p ,0008 p ,0008 p ,0008 p ,0004 p ,0008 p ,0008 p ,0001 p ,0008 p ,0000
REH/RM 0,992 0,992 0,992 0,992 -0,990 0,992 0,992 0,989 0,992 0,988 -0,987 --
p ,0002 p ,0002 p ,0002 p ,0002 p ,0000 p ,0002 p ,0002 p ,0009 p ,0002 p ,0008 p ,0007
RP/RM 0,990 0,990 0,991 0,990 -0,988 0,990 0,990 0,987 0,991 0,986 -0,987 0,999 --
p ,0000 p ,0000 p ,0001 p ,0000 p ,0008 p ,0000 p ,0000 p ,0007 p ,0001 p ,0006 p ,0007 p ,0009
AT -0,954 -0,956 -0,956 -0,956 0,960 -0,956 -0,955 -0,948 -0,956 -0,947 0,997 -0,981 -0,981 --
p ,0004 p ,0006 p ,0006 p ,0006 p ,0000 p ,0006 p ,0005 p ,0008 p ,0006 p ,0007 p ,0007 p ,0001 p ,0001
AGT -0,961 -0,962 -0,962 -0,962 0,9673 -0,962 -0,962 -0,955 -0,962 -0,954 0,995 -0,981 -0,980 0,997 --
p ,0001 p ,0002 p ,0002 p ,0002 p ,0007 p ,0002 p ,0002 p ,0005 p ,0002 p ,0004 p ,0005 p ,0001 p ,0000 p ,0007

120
Annexe A

İ FMAX -0,972 -0,973 -0,973 -0,973 0,979 -0,973 -0,972 -0,967 -0,973 -0,966 0,998 -0,987 -0,986 0,994 0,997 --
p ,0002 p ,0003 p ,0003 p ,0003 p ,0009 p ,0003 p ,0002 p ,0007 p ,0003 p ,0006 p ,0008 p ,0007 p ,0006 p ,0004 p ,0007
İY% 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 0,999 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,969 0,991 0,990 -0,956 -0,962 -0,974 --
p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0007 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0009 p ,0001 p ,0000 p ,0006 p ,0002 p ,0004
ıCD 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,997 0,999 0,999 0,999 0,999 0,999 -0,968 0,992 0,990 -0,956 -0,962 -0,973 0,999 --
p 0,000 p 0,000 p 0,000 p 0,000 p ,0007 p 0,000 p 0,000 p ,0009 p 0,000 p ,0009 p ,0008 p ,0002 p ,0000 p ,0006 p ,0002 p ,0003 p ,0009
¨İCD -0,937 -0,936 -0,936 -0,936 0,935 -0,936 -0,936 -0,942 -0,936 -0,943 0,870 -0,904 -0,902 0,845 0,856 0,879 -0,937 -0,935 --
p ,0007 p ,0006 p ,0006 p ,0006 p ,0005 p ,0006 p ,0006 p ,0002 p ,0006 p ,0003 p ,0010 p ,0004 p ,0002 p ,0025 p ,0026 p ,0019 p ,0007 p ,0005

121
ANNEXE B

PV DE LOGICIEL TESTXPERT

122
PV PE 100 Pétrole Brut 04.04.2008

Paramètres:
Client :Projet PE 100 EAU Matériaux : PE 100 EAU
Opérateur :Rehab Capteur de course : ZWICK
Norme :ASTM D 638 Capteur de force : ZWICK
Mâchoires : ZWICK

N/mm² 1 : Précharge
mm/min 100 : Vitesse de précharge
mm/min 100 : Vitesse d'essai

Résultats:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm Nr
14,58 2,99 2,35 369,67 0,74 6,21 40,62 -0,00 1 3,25 0,6 1
16,65 3,08 2,43 377,59 0,74 6,46 40,72 -0,02 2 3,25 0,6 2
17,24 3,13 2,50 378,29 0,77 6,47 40,63 0,02 3 3,25 0,6 3
16,35 3,21 2,52 377,81 0,76 6,35 40,88 -0,00 4 3,25 0,6 4
13,93 3,06 2,42 363,04 0,71 6,18 40,72 -0,01 5 3,25 0,6 5
15,79 3,18 2,51 366,20 0,73 6,40 40,90 0,00 6 3,25 0,6 6
17,34 3,02 2,35 364,42 0,69 6,16 40,70 -0,04 7 3,25 0,6 7
18,99 12,73 12,73 14,74 0,04 13,81 40,00 0,01 8 3,25 0,6 8
13,69 12,05 12,06 10,87 0,03 13,69 40,00 0,01 9 3,25 0,6 9
18,50 11,82 11,82 5,68 0,03 13,92 40,00 0,02 10 3,25 0,6 10
18,55 13,48 13,49 27,39 0,07 13,90 40,00 0,02 11 3,25 0,6 11
17,03 12,89 12,89 17,37 0,06 13,92 40,00 0,02 12 3,25 0,6 12
17,77 13,59 13,59 30,18 0,08 13,92 40,00 0,02 13 3,25 0,6 13
17,77 12,29 12,30 13,57 0,03 13,94 40,00 -0,00 14 3,25 0,6 14
18,51 13,05 13,05 18,53 0,04 13,83 40,00 0,01 15 3,25 0,6 15
17,67 12,96 12,96 17,28 0,05 13,89 40,00 0,01 16 3,25 0,6 16
18,37 12,81 12,81 19,82 0,06 13,64 40,00 0,02 17 3,25 0,6 17
17,09 13,30 13,30 30,58 0,08 13,41 40,00 0,02 18 3,25 0,6 18
14,95 12,34 12,34 13,19 0,04 13,21 40,00 0,02 19 3,25 0,6 19
18,36 11,80 11,79 9,93 0,03 13,35 40,00 0,01 20 3,25 0,6 20
15,99 12,50 12,50 17,38 0,04 12,88 40,00 0,01 21 3,25 0,6 21
17,98 12,06 12,06 13,45 0,04 12,76 40,00 0,01 22 3,25 0,6 22
18,02 12,21 12,21 14,29 0,03 12,80 40,00 0,00 23 3,25 0,6 23
17,44 12,51 12,51 15,81 0,04 12,84 40,00 0,01 24 3,25 0,6 24
17,12 11,09 11,09 7,50 0,02 12,53 40,00 0,01 25 3,25 0,6 25
18,36 12,00 0,07 13,30 0,04 12,61 40,00 0,01 26 3,25 0,6 26
15,51 11,39 11,39 10,85 0,03 12,58 40,00 0,01 27 3,25 0,6 27
17,25 11,33 0,03 8,64 0,02 12,51 40,00 0,00 28 3,25 0,6 28
17,86 11,42 11,42 5,36 0,02 12,58 40,00 0,01 29 3,25 0,6 29
17,89 11,24 11,24 9,36 0,02 12,59 40,00 0,00 30 3,25 0,6 30
17,16 10,78 10,78 7,77 0,02 12,22 40,00 0,00 31 3,25 0,6 31

138
PV PE 100 Pétrole Brut 04.04.2008

ε-Bruch ε-Fmax Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH


mm % mm mm % % % N/mm² % Nr
- 1161,76 471,85 474,82 37,53 42,58 1169,06 14,35 3,21 1
- 1417,34 577,07 578,47 34,26 38,78 1420,78 16,55 3,24 2
- 1610,40 654,35 656,15 33,29 37,51 1614,83 17,14 3,26 3
- 1365,10 558,08 560,28 35,44 38,86 1370,48 16,22 3,08 4
- 1112,21 452,83 457,46 40,86 44,36 1123,58 13,26 3,05 5
- 1335,11 546,04 547,47 36,21 40,55 1338,62 15,66 3,23 6
- 1401,69 570,46 571,29 32,14 35,52 1403,73 17,23 3,09 7
- 1370,63 548,26 549,43 66,91 72,75 1373,55 18,30 28,74 8
- 29,05 11,62 294,22 87,91 100,00 735,55 13,04 29,05 9
- 1329,97 532,08 534,12 63,86 75,20 1335,05 18,36 29,71 10
- 1290,82 516,34 518,60 72,62 74,93 1296,48 17,64 26,33 11
- 1126,56 450,65 452,32 75,51 81,71 1130,73 16,82 26,05 12
- 1252,27 500,92 502,52 76,39 78,29 1256,27 17,51 26,12 13
- 1224,94 489,95 492,22 69,05 78,46 1230,60 17,46 26,46 14
- 1298,10 519,24 521,37 70,36 74,72 1303,43 17,44 26,18 15
- 1277,60 511,05 512,88 73,21 78,63 1282,19 16,79 26,37 16
- 1458,39 583,37 585,14 69,53 74,24 1462,81 18,24 26,18 17
- 1473,35 589,34 593,94 77,77 78,51 1484,85 16,51 32,28 18
- 1328,73 531,52 573,48 82,42 88,34 1433,64 8,35 33,04 19
- 1516,98 606,80 608,83 64,30 72,70 1522,06 18,09 32,66 20
- 1372,56 549,02 551,96 78,16 80,51 1379,89 15,74 32,14 21
- 1561,81 624,73 626,36 66,92 70,98 1565,89 17,81 32,32 22
- 1563,89 625,54 626,74 67,68 71,04 1566,89 17,94 32,36 23
- 1504,39 601,76 633,26 71,64 73,61 1583,14 8,40 32,91 24
- 1484,94 593,99 596,12 64,76 73,21 1490,27 16,82 32,31 25
- 1509,81 603,94 607,27 65,31 68,71 1518,14 17,61 32,94 26
- 1199,73 479,90 482,46 73,32 81,09 1206,14 15,28 31,74 27
- 1381,68 552,68 555,81 65,69 72,50 1389,52 17,07 32,94 28
- 1500,23 600,13 602,40 64,00 70,42 1505,89 17,65 29,90 29
- 1448,14 579,26 580,56 62,78 70,36 1451,39 17,81 31,98 30
- 1398,64 559,46 560,09 62,76 71,21 1400,23 17,01 29,81 31

139
PV PE 100 Pétrole Brut 04.04.2008

Statistiques:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0 Série
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm n = 31
17,09 10,17 9,27 95,16 0,20 11,66 40,17 0,01 16 3,25 0,6 x
1,39 3,94 4,87 151,59 0,30 2,98 0,32 0,01 9,092 0,000 0,000 s
8,11 38,78 52,47 159,31 150,45 25,57 0,79 - 56,83 0,00 0,00 ν

ε-Bruch ε-Fmax Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH Série


mm % mm mm % % % N/mm² % n = 31
- 1332,48 535,23 548,65 62,66 68,07 1365,99 16,26 23,96 x
- 274,61 110,15 70,81 15,96 16,72 176,77 2,49 11,67 s
- 20,61 20,58 12,91 25,46 24,56 12,94 15,33 48,71 ν

140
PV PE 100 AIR 01.08.2008

Paramètres:
Client : Projet PE 100 EAU Matériaux : PE 100 EAU
Opérateur : Rehab Capteur de course : ZWICK
Norme : ASTM D 638 Capteur de force : ZWICK
Mâchoires : ZWICK

N/mm² 1 : Précharge
mm/min 5 : Vitesse de précharge
mm/min 100 : Vitesse d'essai

Résultats:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm Nr
18,75 6,82 5,81 564,50 1,55 8,72 40,49 0,42 1 3,2 0,55 1
18,83 7,37 6,33 581,80 1,58 8,95 40,62 0,42 2 3,2 0,55 2
18,55 6,87 5,71 642,92 1,76 9,58 40,50 0,47 3 3,2 0,55 3
17,90 6,98 5,95 592,63 1,62 8,71 40,56 0,44 4 3,2 0,55 4
18,50 7,27 6,22 581,82 1,60 8,71 41,16 0,43 5 3,2 0,55 5
18,47 7,24 6,10 613,20 1,66 9,59 40,54 0,44 6 3,2 0,55 6
18,05 6,92 5,81 627,88 1,75 9,38 40,49 0,50 7 3,2 0,55 7
17,75 7,82 6,90 536,06 1,43 8,66 40,53 0,36 8 3,2 0,55 8
18,66 7,08 6,01 598,76 1,61 8,47 40,91 0,42 9 3,2 0,55 9
16,49 7,66 6,57 614,50 1,67 9,02 41,54 0,44 10 3,2 0,55 10
17,47 7,82 6,77 606,91 1,63 9,39 41,31 0,42 11 3,2 0,55 11
17,35 7,11 6,03 594,21 1,60 9,01 40,56 0,41 12 3,2 0,55 12
18,30 6,86 5,75 616,77 1,70 9,24 40,54 0,46 13 3,2 0,55 13
17,73 6,98 5,82 614,85 1,69 9,04 40,55 0,46 14 3,2 0,55 14
17,74 7,02 5,90 614,75 1,66 8,65 41,01 0,43 15 3,2 0,55 15
17,12 7,80 6,85 533,07 1,41 9,24 40,65 0,35 16 3,2 0,55 16
18,07 7,14 6,05 587,04 1,58 8,76 40,59 0,40 17 3,2 0,55 17
17,21 7,16 6,10 576,28 1,56 9,11 40,55 0,41 18 3,2 0,55 18
16,96 8,36 8,41 422,65 1,11 8,47 40,57 0,26 19 3,2 0,55 19
17,12 7,49 6,57 494,78 1,32 8,44 40,65 0,33 20 3,2 0,55 20
17,16 6,39 5,36 581,95 1,60 8,49 40,61 0,44 21 3,2 0,55 21
17,28 6,79 5,75 553,20 1,49 8,38 41,37 0,39 22 3,2 0,55 22
16,58 7,15 6,10 583,29 1,59 8,11 41,23 0,43 23 3,2 0,55 23
15,81 7,06 6,05 580,37 1,56 8,17 41,12 0,40 24 3,2 0,55 24
16,39 6,70 5,80 559,14 1,53 8,29 40,96 0,41 25 3,2 0,55 25
17,35 6,54 5,47 600,58 1,63 8,39 40,63 0,43 26 3,2 0,55 26
16,86 6,48 5,40 593,40 1,65 8,82 40,56 0,46 27 3,2 0,55 27
15,53 6,36 5,29 563,00 1,52 8,33 40,55 0,39 28 3,2 0,55 28
16,36 6,35 5,29 587,76 1,61 8,40 40,61 0,44 29 3,2 0,55 29
16,53 6,06 5,02 571,30 1,58 8,11 40,59 0,43 30 3,2 0,55 30
16,08 6,31 5,30 565,12 1,55 8,49 40,65 0,42 31 3,2 0,55 31
17,41 6,23 5,15 590,57 1,62 8,65 40,48 0,44 32 3,2 0,55 32

123
PV PE 100 AIR 01.08.2008

ε-Fmax Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH


% mm mm % % % N/mm² % Nr
933,10 377,82 380,22 38,97 46,48 939,02 17,97 2,17 1
925,85 376,05 379,58 38,91 47,55 934,55 17,82 2,07 2
911,00 368,97 371,43 46,02 51,63 917,09 17,93 2,25 3
798,74 323,97 327,07 39,99 48,65 806,38 17,48 2,05 4
814,58 335,32 337,58 38,10 47,10 820,08 17,97 2,02 5
885,77 359,08 361,05 44,70 51,92 890,62 17,22 2,24 6
836,25 338,60 341,44 45,30 51,94 843,25 17,55 2,22 7
844,36 342,23 347,03 39,17 48,78 856,20 17,23 2,03 8
857,90 351,00 352,40 36,63 45,38 861,32 18,08 1,90 9
715,48 297,25 299,29 44,15 54,68 720,38 16,09 1,96 10
781,82 323,00 325,23 43,92 53,78 787,22 16,57 2,09 11
813,53 329,93 332,07 43,09 51,94 818,79 15,88 2,12 12
851,59 345,25 348,48 43,76 50,52 859,56 16,90 2,20 13
798,94 323,99 325,79 42,44 50,99 803,38 17,50 2,09 14
765,16 313,77 315,50 39,39 48,73 769,38 17,35 1,94 15
785,81 319,40 321,33 44,44 53,95 790,57 15,74 2,28 16
868,00 352,36 354,22 39,55 48,49 872,60 17,64 2,02 17
780,23 316,42 317,92 44,37 52,89 783,93 16,20 2,19 18
767,43 311,38 313,34 63,10 49,91 772,28 16,38 2,16 19
790,64 321,40 323,33 39,42 49,30 795,39 16,16 2,16 20
782,29 317,73 320,20 41,82 49,51 788,37 15,96 2,13 21
742,17 307,02 309,92 39,52 48,51 749,18 16,43 2,08 22
694,44 286,33 288,30 48,43 48,93 699,21 15,35 1,81 23
17,81 7,33 260,80 41,46 51,65 634,24 14,99 1,85 24
718,46 294,30 296,10 40,86 50,58 722,85 15,66 2,03 25
808,38 328,48 330,32 39,52 48,37 812,90 16,96 2,00 26
737,38 299,12 301,12 45,54 52,31 742,31 15,68 2,21 27
19,79 8,03 130,63 44,82 53,61 322,16 9,87 2,13 28
735,65 298,75 302,18 43,01 51,33 744,11 15,42 2,07 29
722,40 293,22 296,28 41,08 49,07 729,95 15,37 2,09 30
711,98 289,41 292,34 45,41 52,81 719,20 14,89 2,19 31
830,28 336,12 338,22 43,70 49,69 835,47 16,77 2,18 32

124
PV PE 100 AIR 01.08.2008

Statistiques:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0 Série
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm n = 32
17,39 7,01 5,99 579,53 1,58 8,74 40,74 0,42 16,5 3,2 0,55 x
0,88 0,53 0,66 41,25 0,12 0,42 0,30 0,04 9,381 0,000 0,000 s
5,09 7,58 10,97 7,12 7,92 4,78 0,74 10,66 56,85 0,00 0,00 ν

ε-F max Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH Série


% mm mm % % % N/mm² % n = 32
751,47 306,03 320,02 42,83 50,34 785,69 16,41 2,09 x
202,20 82,03 44,10 4,64 2,31 109,80 1,53 0,12 s
26,91 26,80 13,78 10,84 4,59 13,98 9,32 5,51 ν

125
PV PE 100 Hcl 01.08.2008

Paramètres:
Client :Projet PE 100 EAU Matériaux : PE 100 EAU
Opérateur :Rehab Capteur de course : ZWICK
Norme :ASTM D 638 Capteur de force : ZWICK
Mâchoires : ZWICK

mm/min 100: Vitesse d'essai

Résultats:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm Nr
16,22 10,52 10,44 283,47 10,42 - 40,00 1,91 1 3,3 0,6 1
16,45 10,53 10,48 264,05 10,48 - 40,00 2,56 2 3,3 0,6 2
17,10 11,15 10,87 235,78 10,51 - 40,00 3,43 3 3,3 0,6 3
16,36 11,34 11,07 232,58 10,75 - 40,00 3,77 4 3,3 0,6 4
16,15 11,13 10,85 269,75 10,45 - 40,00 2,36 5 3,3 0,6 5
16,45 9,39 9,34 296,74 9,27 - 40,00 0,37 6 3,3 0,6 6
15,25 11,49 11,21 216,24 10,85 - 40,00 4,37 7 3,3 0,6 7
15,94 11,05 10,75 245,41 10,36 - 40,00 3,00 8 3,3 0,6 8
15,89 10,78 10,48 285,85 10,08 - 40,00 1,51 9 3,3 0,6 9
16,53 11,37 11,12 224,30 10,80 - 40,00 4,07 10 3,3 0,6 10
16,01 11,52 11,29 197,75 11,00 - 40,00 5,07 11 3,3 0,6 11
15,83 11,67 11,43 203,56 11,14 - 40,00 5,03 12 3,3 0,6 12
16,29 11,99 11,78 184,52 11,52 - 40,00 5,99 13 3,3 0,6 13
15,33 11,50 11,27 196,74 10,96 - 40,00 5,06 14 3,3 0,6 14
16,90 11,38 11,12 221,56 10,79 - 40,00 4,15 15 3,3 0,6 15
16,04 11,36 11,12 213,54 10,80 - 40,00 4,39 16 3,3 0,6 16
16,01 11,51 11,27 209,00 10,98 - 40,00 4,71 17 3,3 0,6 17
16,37 11,51 11,29 180,23 10,99 - 40,00 5,58 18 3,3 0,6 18
14,72 11,03 10,79 183,41 10,48 - 40,00 4,98 19 3,3 0,6 19
15,62 9,98 9,68 256,18 9,21 - 40,00 1,53 20 3,3 0,6 20
15,00 11,11 10,91 167,45 10,62 - 40,00 5,60 21 3,3 0,6 21
14,88 11,02 10,79 183,26 10,51 - 40,00 5,01 22 3,3 0,6 22
15,51 11,01 10,80 171,43 10,55 - 40,00 5,40 23 3,3 0,6 23
14,53 11,60 11,45 118,70 11,27 - 40,00 7,71 24 3,3 0,6 24
15,50 10,75 10,53 146,30 10,24 - 40,00 5,85 25 3,3 0,6 25
16,02 10,52 10,26 169,15 9,90 - 40,00 4,83 26 3,3 0,6 26
15,76 11,46 11,27 152,50 11,00 - 40,00 6,43 27 3,3 0,6 27
15,48 11,15 10,95 152,96 10,68 - 40,00 6,09 28 3,3 0,6 28
15,57 11,13 10,93 142,03 10,70 - 40,00 6,44 29 3,3 0,6 29
15,39 11,06 10,87 147,77 10,63 - 40,00 6,20 30 3,3 0,6 30

126
PV PE 100 Hcl 01.08.2008

ε-Fmax Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH


% mm mm % % % N/mm² % Nr
791,78 316,18 316,98 76,67 - 793,78 15,77 - 1
850,19 339,67 341,73 74,89 - 855,36 16,17 - 2
884,15 353,44 355,28 72,85 - 888,75 16,44 - 3
823,90 329,41 331,14 77,19 - 828,24 15,96 - 4
776,99 310,34 312,28 77,69 - 781,82 15,79 - 5
807,82 322,38 324,51 70,48 - 813,15 15,77 - 6
711,49 284,60 288,34 83,66 - 720,82 14,36 - 7
809,24 323,38 326,65 78,15 - 817,40 15,21 - 8
815,32 325,54 327,54 77,21 - 820,32 15,71 - 9
892,78 357,04 359,64 76,19 - 899,29 16,28 - 10
856,15 342,69 344,19 79,09 - 859,90 15,87 - 11
840,03 336,20 337,40 80,82 - 843,03 15,28 - 12
915,90 366,86 368,46 80,04 - 919,90 15,65 - 13
802,99 321,42 323,46 82,29 - 808,07 15,03 - 14
970,24 388,04 389,71 74,62 - 974,40 16,66 - 15
852,65 341,08 342,88 78,51 - 857,15 15,01 - 16
898,40 359,46 360,66 79,22 - 901,40 15,72 - 17
902,65 361,50 362,80 77,09 - 905,90 15,49 - 18
721,99 289,08 292,61 82,71 - 730,82 13,89 - 19
841,49 336,03 338,93 73,03 - 848,74 15,21 - 20
804,74 322,43 325,93 81,08 - 813,49 14,52 - 21
760,40 304,45 307,29 81,78 - 767,49 13,64 - 22
859,36 344,21 345,81 77,71 - 863,37 15,14 - 23
788,95 317,37 319,87 85,12 - 795,19 14,18 - 24
872,61 349,84 352,18 76,01 - 878,44 15,32 - 25
965,95 386,72 389,49 73,07 - 972,86 15,69 - 26
928,11 372,13 373,80 79,01 - 932,28 15,66 - 27
928,32 372,12 374,35 78,35 - 933,90 15,22 - 28
1008,57 404,44 407,31 77,27 - 1015,74 15,08 - 29
1069,57 428,71 432,61 77,76 - 1079,32 14,82 - 30

127
PV PE 100 Hcl 01.08.2008

Statistiques:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0 Série
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm n = 30
15,84 11,10 10,88 205,07 10,60 - 40,00 4,45 15,5 3,3 0,6 x
0,61 0,53 0,51 47,39 0,50 - 0,00 1,72 8,803 0,000 0,000 s
3,88 4,74 4,65 23,11 4,73 - 0,00 38,74 56,80 0,00 0,00 ν

ε-F max Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH Série


% mm mm % % % N/mm² % n = 30
858,42 343,56 345,79 77,99 - 864,01 15,35 - x
81,00 32,60 32,56 3,37 - 80,88 0,72 - s
9,44 9,49 9,42 4,32 - 9,36 4,68 - ν

128
PV PE 100 H2SO4 04.04.2008

Paramètres:
Client :Projet PE 100 EAU Matériaux : PE 100 EAU
Opérateur :Rehab Capteur de course : ZWICK
Norme :ASTM D 638 Capteur de force : ZWICK
Mâchoires : ZWICK

mm/min 100: Vitesse d'essai

Résultats:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm Nr
14,63 10,70 10,44 301,12 10,15 - 40,00 1,12 1 3,3 0,6 1
17,37 11,57 11,26 340,43 10,89 - 40,00 0,68 2 3,3 0,6 2
16,67 10,82 10,28 267,60 8,22 - 40,00 0,19 3 3,3 0,6 3
17,54 11,82 11,54 341,27 11,23 - 40,00 0,99 4 3,3 0,6 4
17,06 11,09 10,74 329,87 10,29 - 40,00 0,40 5 3,3 0,6 5
16,99 10,89 10,58 318,19 10,20 - 40,00 0,65 6 3,3 0,6 6
16,91 11,36 11,05 322,22 10,69 - 40,00 1,02 7 3,3 0,6 7
16,00 10,15 10,06 310,01 9,60 - 40,00 0,30 8 3,3 0,6 8
16,53 11,29 11,04 325,24 10,74 12,25 40,00 0,99 9 3,3 0,6 9
16,38 9,83 9,49 290,09 8,99 - 40,00 0,29 10 3,3 0,6 10
16,92 9,86 9,85 306,05 9,56 - 40,00 0,38 11 3,3 0,6 11
16,03 10,16 9,64 257,03 7,91 - 40,00 0,19 12 3,3 0,6 12
15,67 10,28 10,13 302,68 10,08 - 40,00 1,00 13 3,3 0,6 13
16,52 10,00 9,47 278,45 8,54 10,56 40,00 0,19 14 3,3 0,6 14
15,78 10,42 10,12 312,19 9,73 - 40,00 0,36 15 3,3 0,6 15
16,74 10,21 9,80 305,34 9,44 11,01 40,00 0,28 16 3,3 0,6 16
15,99 9,80 9,58 288,73 8,94 - 40,00 0,27 17 3,3 0,6 17
15,63 10,26 9,82 294,56 9,07 - 40,00 0,23 18 3,3 0,6 18
16,06 10,45 10,22 313,24 9,92 - 40,00 0,53 19 3,3 0,6 19
15,70 10,03 10,08 314,31 9,94 10,08 40,00 0,51 20 3,3 0,6 20
15,34 10,00 9,82 245,45 7,52 - 40,00 0,15 21 3,3 0,6 21
15,07 10,64 10,32 293,64 9,90 - 40,00 1,09 22 3,3 0,6 22
15,36 10,76 10,40 304,16 9,93 - 40,00 0,81 23 3,3 0,6 23
15,30 12,29 12,08 210,92 11,84 - 40,00 5,51 24 3,3 0,6 24
15,46 9,42 8,98 270,05 8,34 - 40,00 0,24 25 3,3 0,6 25
14,80 9,10 9,05 287,90 8,90 - 40,00 0,27 26 3,3 0,6 26
14,32 10,79 10,54 215,55 10,16 - 40,00 3,69 27 3,3 0,6 27
14,53 9,62 9,58 270,19 9,57 - 40,00 1,47 28 3,3 0,6 28
14,58 9,82 9,23 288,40 9,12 - 40,00 0,47 29 3,3 0,6 29
14,33 10,35 10,03 270,31 9,53 - 40,00 1,42 30 3,3 0,6 30
16,77 11,53 11,20 313,92 10,70 - 40,00 1,28 31 3,3 0,6 31

129
PV PE 100 H2SO4 04.04.2008

ε-Fmax Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH


% mm mm % % % N/mm² % Nr
17,31 6,27 304,47 82,69 - 762,81 13,67 - 1
940,39 375,44 378,57 75,39 - 948,23 16,83 - 2
940,94 375,60 377,20 76,52 - 944,94 16,44 - 3
992,56 396,34 398,67 75,30 - 998,39 17,36 - 4
910,06 363,27 365,97 74,82 - 916,81 16,71 - 5
862,19 344,16 346,72 73,29 - 868,60 16,69 - 6
847,39 338,28 338,65 76,07 - 848,31 16,67 - 7
766,56 305,86 308,33 76,04 - 772,73 15,26 - 8
807,31 322,24 324,85 73,51 74,11 813,81 16,25 4,53 9
805,89 321,60 323,70 69,69 - 811,14 16,12 - 10
893,19 356,52 357,99 69,29 - 896,85 16,63 - 11
790,31 315,35 317,42 73,61 - 795,48 15,61 - 12
725,60 289,57 291,37 79,09 - 730,10 15,14 - 13
833,85 332,77 334,23 71,08 63,91 837,52 16,22 4,17 14
740,73 295,54 296,57 74,16 - 743,31 15,75 - 15
851,39 339,79 341,10 69,73 65,77 854,65 16,52 4,15 16
793,85 316,78 317,58 73,71 - 795,85 15,66 - 17
778,23 310,52 313,09 76,59 - 784,64 14,19 - 18
794,52 317,07 319,41 73,55 - 800,35 15,69 - 19
799,23 318,96 320,39 75,40 64,20 802,81 14,43 3,30 20
760,56 303,45 305,65 80,09 - 766,06 14,60 - 21
742,52 296,36 299,46 80,37 - 750,27 14,25 - 22
781,99 312,10 314,46 80,49 - 787,89 14,71 - 23
815,15 326,31 328,94 86,81 - 821,74 14,97 - 24
824,99 329,23 331,66 75,42 - 831,07 15,12 - 25
706,99 282,03 284,43 76,62 - 712,99 14,30 - 26
672,53 268,90 272,43 83,69 - 681,36 12,57 - 27
684,15 273,08 275,25 79,49 - 689,57 13,56 - 28
696,65 277,93 280,79 79,63 - 703,82 13,77 - 29
20,15 7,47 291,20 81,77 - 729,49 13,65 - 30
909,69 363,24 365,74 77,81 - 915,94 16,50 - 31

130
PV PE 100 H2SO4 04.04.2008

Statistiques:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0 Série
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm n = 31
15,90 10,49 10,21 293,20 9,67 10,97 40,00 0,87 16 3,3 0,6 x
0,93 0,74 0,73 31,53 0,98 0,93 0,00 1,10 9,092 0,000 0,000 s
5,85 7,01 7,16 10,75 10,11 8,50 0,00 126,26 56,83 0,00 0,00 ν

ε-F max Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH Série


% mm mm % % % N/mm² % n = 31
758,29 302,65 323,43 76,51 67,00 810,24 15,35 4,04 x
212,30 84,89 31,89 4,19 4,81 79,81 1,22 0,52 s
28,00 28,05 9,86 5,47 7,18 9,85 7,95 12,87 ν

131
PV PE 100 CH2cl2 19.06.2008

Paramètres:
Client :Projet PE 100 EAU Matériaux : PE 100 EAU
Opérateur :Rehab Capteur de course : ZWICK
Norme :ASTM D 638 Capteur de force : ZWICK
Mâchoires : ZWICK

N/mm² 1 : Précharge
mm/min 100 : Vitesse de précharge
mm/min 100 : Vitesse d'essai

Résultats:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm Nr
13,80 3,75 2,98 428,08 0,93 6,06 40,75 0,07 1 3,2 0,55 1
16,50 3,69 2,93 431,11 0,88 6,22 40,78 0,02 2 3,2 0,55 2
16,00 3,89 3,10 420,71 0,90 6,46 40,72 0,06 3 3,2 0,55 3
15,75 3,83 3,02 431,39 0,89 6,26 40,67 0,03 4 3,2 0,55 4
16,40 3,62 2,84 415,64 0,88 6,34 40,78 0,05 5 3,2 0,55 5
16,77 3,93 3,11 444,23 0,96 6,43 40,72 0,07 6 3,2 0,55 6
15,93 3,90 3,08 436,07 0,97 6,07 40,65 0,10 7 3,2 0,55 7
15,81 3,90 3,08 430,58 0,93 6,29 40,80 0,07 8 3,2 0,55 8
16,30 3,71 2,93 427,89 0,90 5,99 40,70 0,04 9 3,2 0,55 9
16,10 4,07 3,27 424,46 0,94 6,19 40,93 0,09 10 3,2 0,55 10
14,99 3,78 3,01 441,37 0,92 6,22 40,75 0,03 11 3,2 0,55 11
13,81 3,81 3,03 442,56 0,89 6,29 40,78 0,01 12 3,2 0,55 12
16,24 3,83 3,02 450,76 0,94 5,95 40,80 0,04 13 3,2 0,55 13
15,64 3,93 3,15 445,80 0,97 6,55 40,78 0,07 14 3,2 0,55 14
14,67 3,73 2,93 440,29 0,95 6,17 40,83 0,07 15 3,2 0,55 15
14,59 3,88 3,11 442,82 0,90 6,34 40,72 0,02 16 3,2 0,55 16
15,90 3,83 3,04 435,07 0,94 6,33 40,68 0,07 17 3,2 0,55 17
15,24 3,81 3,00 444,90 0,90 6,32 40,70 0,01 18 3,2 0,55 18
14,15 3,65 2,88 435,25 0,88 5,98 40,73 0,01 19 3,2 0,55 19
15,36 3,85 3,06 443,72 0,92 6,22 40,68 0,04 20 3,2 0,55 20
14,28 3,76 3,00 435,75 0,90 6,17 40,75 0,03 21 3,2 0,55 21
15,35 3,79 3,00 448,17 0,94 6,24 40,82 0,04 22 3,2 0,55 22
15,42 3,67 2,89 435,25 0,89 6,07 40,75 0,02 23 3,2 0,55 23
15,65 3,54 2,76 428,52 0,87 6,31 40,82 0,01 24 3,2 0,55 24
15,57 3,64 2,86 431,44 0,88 6,08 40,82 0,02 25 3,2 0,55 25
14,45 3,55 2,78 434,66 0,91 5,85 40,67 0,04 26 3,2 0,55 26
14,37 3,70 2,90 425,58 0,89 6,16 40,65 0,03 27 3,2 0,55 27
14,69 3,42 2,70 416,82 0,88 5,84 40,77 0,04 28 3,2 0,55 28
14,62 3,64 2,89 399,37 0,83 5,77 40,72 0,03 29 3,2 0,55 29
14,76 3,54 2,79 427,81 0,88 6,08 40,73 0,02 30 3,2 0,55 30
13,71 3,44 2,74 432,87 0,87 5,96 40,77 0,01 31 3,2 0,55 31
15,31 3,47 2,73 424,74 0,84 6,17 40,72 -0,01 32 3,2 0,55 32
15,00 3,54 2,76 428,42 0,87 6,24 40,63 0,01 33 3,2 0,55 33

132
PV PE 100 CH2cl2 19.06.2008

ε-Fmax Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH


% mm mm % % % N/mm² % Nr
713,52 290,74 292,28 41,83 43,93 717,28 13,58 2,28 1
921,54 375,82 377,55 36,73 37,67 925,79 16,22 2,37 2
927,26 377,54 380,00 39,45 40,39 933,32 15,73 2,46 3
934,56 380,04 381,80 37,89 39,72 938,91 15,29 2,34 4
972,49 396,60 398,40 38,46 38,69 976,90 16,07 2,48 5
1049,87 427,46 429,22 36,77 38,34 1054,20 16,54 2,34 6
974,34 396,06 397,46 34,41 38,10 977,78 15,80 2,19 7
981,07 400,26 401,96 36,89 39,79 985,24 15,03 2,28 8
989,05 402,53 405,16 34,43 36,77 995,52 15,75 2,24 9
991,86 405,99 408,79 34,02 38,44 998,70 15,83 2,22 10
881,49 359,19 360,52 39,48 41,51 884,76 14,24 2,27 11
775,75 316,36 319,29 43,89 45,59 782,95 13,23 2,30 12
1019,79 416,06 417,86 32,28 36,65 1024,20 16,04 2,07 13
934,31 381,03 383,36 41,25 41,85 940,03 15,42 2,40 14
793,86 324,15 326,98 40,22 42,08 800,80 14,22 2,28 15
786,95 320,40 320,94 41,68 43,44 788,26 14,23 2,33 16
928,11 377,57 378,97 38,84 39,80 931,55 15,72 2,39 17
848,00 345,12 347,19 40,01 41,46 853,09 14,85 2,30 18
781,43 318,28 321,88 39,89 42,29 790,27 13,67 2,22 19
915,32 372,37 375,04 38,65 40,46 921,88 14,85 2,27 20
806,17 328,50 332,69 41,80 43,23 816,47 13,82 2,32 21
915,98 373,86 377,15 39,79 40,66 924,06 15,02 2,31 22
912,41 371,79 373,86 38,46 39,33 917,48 15,00 2,30 23
914,33 373,18 376,81 40,29 40,34 923,22 15,29 2,53 24
934,91 381,58 384,98 37,80 39,02 943,25 15,26 2,32 25
819,79 333,36 338,42 39,07 40,50 832,23 14,24 2,24 26
795,42 323,32 325,72 41,82 42,84 801,32 13,78 2,35 27
799,84 326,05 328,02 38,80 39,74 804,68 14,17 2,31 28
796,95 324,47 326,57 36,81 39,46 802,10 14,32 2,27 29
824,51 335,83 338,13 41,08 41,17 830,14 14,20 2,41 30
750,89 306,09 308,09 43,41 43,45 755,80 13,00 2,39 31
942,22 383,62 385,28 40,14 40,31 946,31 15,14 2,50 32
926,15 376,31 378,64 41,45 41,63 931,89 14,56 2,52 33

133
PV PE 100 CH2cl2 19.06.2008

Statistiques:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0 Série
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm n = 33
15,25 3,73 2,95 432,79 0,90 6,17 40,74 0,04 17 3,2 0,55 x
0,84 0,16 0,14 10,62 0,03 0,18 0,06 0,03 9,67 0,000 0,000 s
5,49 4,21 4,67 2,45 3,86 2,95 0,16 - 56,88 0,00 0,00 ν

ε-F max Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH Série


% mm mm % % % N/mm² % n = 33
886,67 361,26 363,61 39,02 40,57 892,44 14,85 2,33 x
86,55 35,33 35,20 2,69 2,10 86,20 0,92 0,10 s
9,76 9,78 9,68 6,90 5,17 9,66 6,18 4,29 ν

134
PV PE 100 Toluène Méthanol 04.04.2008

Paramètres:
Client : Projet PE 100 EAU Matériaux : PE 100 EAU
Opérateur : Rehab Capteur de course : ZWICK
Norme : ASTM D 638 Capteur de force : ZWICK
Mâchoires : ZWICK

N/mm² 1 : Précharge
mm/min 100 : Vitesse de précharge
mm/min 100 : Vitesse d'essai

Résultats:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm Nr
14,50 4,03 3,19 459,30 0,98 6,83 40,72 0,06 1 3,3 0,55 1
15,76 4,37 3,49 466,29 1,00 6,72 41,68 0,07 2 3,3 0,55 2
15,74 4,11 3,27 458,83 0,97 6,96 40,68 0,06 3 3,3 0,55 3
15,68 4,31 3,44 456,24 0,97 6,86 40,80 0,06 4 3,3 0,55 4
16,92 4,28 3,38 463,44 1,01 6,84 41,38 0,08 5 3,3 0,55 5
16,52 4,26 3,38 460,97 0,99 6,82 40,98 0,07 6 3,3 0,55 6
16,19 4,02 3,19 459,66 0,98 6,56 41,15 0,06 7 3,3 0,55 7
15,67 4,16 3,30 472,78 1,01 6,76 40,90 0,07 8 3,3 0,55 8
15,93 3,94 3,13 468,58 0,99 6,75 41,02 0,05 9 3,3 0,55 9
16,03 4,16 3,32 469,79 1,01 6,62 41,02 0,07 10 3,3 0,55 10
16,11 4,29 3,41 470,04 1,04 6,72 41,17 0,10 11 3,3 0,55 11
17,15 4,13 3,20 471,62 1,01 6,75 40,97 0,07 12 3,3 0,55 12
15,79 4,22 3,36 478,88 1,05 6,59 40,98 0,09 13 3,3 0,55 13
16,70 4,38 3,49 448,73 0,97 6,89 41,12 0,07 14 3,3 0,55 14
15,51 4,20 3,34 483,88 1,04 6,72 41,20 0,07 15 3,3 0,55 15
13,75 4,24 3,40 484,37 1,04 6,74 41,05 0,07 16 3,3 0,55 16
15,53 3,97 3,17 481,63 1,01 6,75 41,10 0,04 17 3,3 0,55 17
16,13 4,22 3,36 477,09 1,01 6,76 41,33 0,06 18 3,3 0,55 18
15,66 4,30 3,40 446,89 0,94 6,79 40,92 0,04 19 3,3 0,55 19
15,88 4,05 3,20 476,40 0,97 6,97 41,07 0,02 20 3,3 0,55 20
15,13 4,14 3,28 474,23 1,03 6,72 41,22 0,08 21 3,3 0,55 21
16,25 4,14 3,29 467,72 0,98 6,94 41,50 0,05 22 3,3 0,55 22
15,28 4,21 3,35 473,99 1,03 6,93 41,10 0,08 23 3,3 0,55 23
13,44 4,23 3,35 468,09 1,01 6,99 41,53 0,08 24 3,3 0,55 24
14,78 4,24 3,37 463,12 0,97 6,84 41,52 0,04 25 3,3 0,55 25
14,82 4,21 3,34 484,46 1,04 6,82 41,22 0,07 26 3,3 0,55 26
15,05 4,11 3,27 457,28 0,98 6,48 41,43 0,07 27 3,3 0,55 27
14,60 4,02 3,18 462,91 0,97 6,69 41,02 0,05 28 3,3 0,55 28
14,45 3,90 3,07 453,73 0,94 6,41 41,30 0,04 29 3,3 0,55 29
14,26 4,03 3,17 439,73 0,94 6,47 41,55 0,06 30 3,3 0,55 30
15,06 3,98 3,15 452,87 0,95 6,59 41,50 0,05 31 3,3 0,55 31
13,49 4,02 3,18 448,99 0,96 6,61 41,43 0,06 32 3,3 0,55 32
14,07 3,99 3,17 445,28 0,96 6,74 41,42 0,07 33 3,3 0,55 33
15,66 3,69 2,93 440,56 0,93 5,93 41,08 0,05 34 3,3 0,55 34

135
PV PE 100 Toluène Méthanol 04.04.2008

ε-Bruch ε-Fmax Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH


mm % mm mm % % % N/mm² % Nr
- 729,68 297,09 299,72 46,90 47,09 736,15 13,93 2,46 1
- 795,58 331,61 333,51 38,81 42,60 800,14 15,50 2,22 2
- 797,12 324,28 325,95 44,20 44,23 801,22 15,31 2,53 3
- 815,35 332,65 334,21 41,54 43,75 819,19 14,96 2,36 4
- 854,68 353,68 355,18 38,26 40,43 858,31 16,60 2,33 5
- 849,72 348,23 350,16 39,48 41,30 854,44 16,32 2,35 6
- 807,24 332,16 333,93 38,66 40,55 811,53 15,77 2,29 7
- 873,47 357,23 358,94 41,51 43,18 877,63 15,39 2,33 8
- 834,85 342,41 344,61 42,37 42,40 840,22 15,55 2,42 9
- 880,20 361,01 362,41 39,15 41,29 883,61 15,68 2,26 10
- 863,54 355,48 357,21 38,98 41,68 867,75 15,76 2,26 11
- 941,41 385,65 389,05 38,57 39,37 949,71 16,90 2,35 12
- 861,30 352,98 354,05 39,42 41,72 863,91 15,11 2,23 13
- 900,76 370,35 371,65 40,52 41,23 903,93 16,52 2,43 14
- 838,50 345,45 346,88 41,22 43,35 841,97 15,41 2,25 15
- 685,93 281,56 283,13 45,75 49,02 689,75 13,56 2,22 16
- 828,78 340,61 341,38 42,91 43,43 830,65 15,49 2,33 17
- 842,80 348,34 349,17 39,97 41,95 844,81 16,01 2,30 18
- 844,21 345,41 346,41 41,49 43,37 846,65 15,21 2,41 19
- 798,94 328,08 329,44 43,80 43,87 802,26 15,74 2,49 20
- 769,13 316,99 317,86 42,60 44,41 771,23 15,08 2,30 21
- 847,10 351,53 352,80 42,69 42,72 850,15 16,13 2,47 22
- 798,32 328,09 329,53 45,35 45,35 801,80 15,09 2,46 23
- 20,30 8,42 269,12 52,01 52,02 647,99 12,68 2,49 24
- 744,59 309,11 310,85 45,27 46,29 748,77 14,28 2,39 25
- 736,83 303,68 306,08 45,19 46,03 742,65 14,30 2,33 26
- 758,64 314,31 315,85 40,01 43,07 762,34 14,75 2,24 27
- 740,44 303,69 304,95 45,23 45,82 743,53 13,90 2,40 28
- 720,96 297,74 298,94 42,31 44,34 723,86 13,91 2,30 29
- 709,82 294,92 297,38 42,63 45,37 715,76 13,33 2,31 30
- 753,64 312,74 314,28 43,17 43,74 757,34 14,41 2,39 31
- 700,95 290,41 292,24 48,25 49,04 705,37 12,73 2,40 32
- 722,77 299,34 301,30 47,92 47,94 727,52 13,37 2,54 33
- 812,17 333,65 334,49 35,16 37,87 814,20 15,43 2,19 34

136
PV PE 100 Toluène Méthanol 04.04.2008

Statistiques:
Fmax Rp 0.2 Rp 0.1 Module σ-High ReH L0 σ-Low Num. éprouvette b0 a0 Série
N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² N/mm² mm N/mm² mm mm n = 34
15,40 4,13 3,28 464,36 0,99 6,72 41,18 0,06 17,5 3,3 0,55 x
0,94 0,15 0,12 12,55 0,03 0,20 0,25 0,02 9,958 0,000 0,000 s
6,10 3,60 3,78 2,70 3,35 2,99 0,61 26,14 56,90 0,00 0,00 ν

ε-Bruch ε-Fmax Agt At Rp/Rm ReH/Rm ε-Rupt. FRupt. ε-ReH Série


mm % mm mm % % % N/mm² % n = 34
- 778,82 320,56 329,78 42,39 43,82 801,07 15,00 2,35 x
- 147,86 60,61 27,30 3,47 2,94 68,00 1,09 0,09 s
- 18,98 18,91 8,28 8,18 6,71 8,49 7,26 4,00 ν

137
Conclusion générale

CONCLUSION GENERALE

106
Conclusion générale

Conclusion générale

L'objectif principale de ce travail était la caractérisation expérimentale de


polyéthylènes haute densité en interaction avec les différents environnements
chimiques se trouvant dans le sol. Pour y parvenir, nous avons mis en place un
programme de recherche autour de techniques de caractérisation appropriées.
L'orientation de ce programme en fonction des résultats de chaque type d'essai nous a
permis de mieux comprendre l'effet des milieux chimiques sur les propriétés
mécaniques et sur l'évolution des déformations résiduelles en fonction du temps du
matériau.

Afin de bien comprendre les mécanismes d'attaque chimique sur le HDPE, une
analyse expérimentale sur 314 éprouvettes de tube en polyéthylène haute densité,
destiné pour le transport et la distribution d'eau, imprégnées dans des divers
environnements chimiques a été réalisée. Celle-ci a consisté à observer la
déformation du matériau, à réaliser des mesures à la rupture à travers la paroi du tube
et à enregistrer les résultats des propriétés mécaniques du matériau.

On constate que les propriétés mécaniques des tubes polymériques dépendent de


multiples facteurs externes ou internes.

• Les paramètres externes sont liés aux conditions de sollicitation et


d¶environnement, et interviennent directement comme conditions d¶essais :
température, vitesse, temps, fréquence, type et niveau de sollicitation ;
environnement (agents liquides ou gazeux, radiations...).
• Les paramètres internes sont liés à la structure et à la composition du
matériau. Outre la nature chimique du polymère et de ses adjuvants, on peut
citer : l¶anisotropie due aux orientations des macromolécules, charges ou
fibres ; le caractère amorphe ou cristallin (taux et géométrie des cristallites) ;
l¶état de polymérisation ou de réticulation ; l¶hétérogénéité d¶épaisseur ; la
présence de défauts ; les tensions internes ; autant de paramètres résultant de
l¶histoire thermomécanique du matériau, donc des conditions de sa
transformation (séchage, pression, température, vitesse, facteurs géométriques
liés à l¶outillage, refroidissement).

107
Conclusion générale

Les premiers résultats obtenus au moyen des essais de traction montrent une
diminution du module d'Young et de contrainte à la rupture avec une amélioration de
l'allongement à la rupture de ce matériau. Ces effets sont beaucoup plus notables
pour les mélanges Toluène méthanol et pétrole brut.

Il est important de noter aussi que les temps de rupture des éprouvettes dans
chaque milieu chimique sont très proches selon les conditions imposées de l'essai.

A partir de cette étude on peut conclure que les acides fortement oxydants peuvent
attaquer les plastiques, les décolorer et dégrader les propriétés mécaniques. Les
solvants organiques occasionnent des gonflements, des amollissements ou enfin la
dissolution du polymère.

Nous avons étudié l'évolution des propriétés mécaniques à travers la paroi du tube
qui s'améliore de la couche externe vers la couche interne en raison de la cristallinité
qui augmente dans le même sens.

Finalement, l¶étude de l'évolution des déformations résiduelles en fonction du


temps des deux types de matériau: HDPE 100 Eau et HDPE 80 Gaz dans les
différents environnements chimiques, à montrer que le niveau de déformation en fin
de l'essai, est inférieur pour le produit de plus faible densité. Les résultats indiquent
que le mélange toluène avec méthanol et le pétrole brut sont les plus absorbés par le
HDPE et représentent les plus importantes valeurs des déformations et dégradation
des propriétés du matériau.

Globalement les résultats sont satisfaisants car nous avons réussi à caractériser le
HDPE en interaction avec les différents environnements chimiques et nous avons pu
observer la déformation du matériau en fonction du temps sous l'influence des
milieux chimiques. De plus, les résultats sont cohérents, presque quantitativement
avec la réalité.

Dans la présente étude, deux résines ont été analysées, or les tubes de gaz et d'eau
sont fabriqués à partir de différentes familles de PE ayant des caractéristiques
sensiblement différentes. Il serait donc intéressant de caractériser complètement
plusieurs résines et d¶étudier l¶influence des différents environnements chimiques se
trouvant dans le sol sur leurs caractéristiques qui doivent être prise en considération

108
Conclusion générale

dans le calcul et le dimensionnement des réseaux de distribution et de transport de


gaz et d'eau.

109

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