Espadon 4
Espadon 4
9 SWO
1. Noms
• Embranchement : Vertébrés
• Sous embranchement : Gnathostomes
• Superclasse : Poissons
• Classe : Osteichthyens
• Sous classe : Actinopterygiens
• Superordre : Teleosteens
• Ordre : Perciformes
• Sous ordre : Scombroides
• Famille : Xiphiidae
• Genre : Xiphias
• Espèce : Xiphias gladius
La liste des noms vernaculaires selon la FAO est présentée ci-dessous. Cette liste n’est pas exhaustive et certains
noms locaux pourraient ne pas y être inclus.
191
MANUEL ICCAT, 1ère édition (janvier 2010)
Belgique : Espadon
Brésil: Aguilhão, Espadarte, Espadarte-meca, Meka, Peixe espada
Can Br Colum: Swordfish
Canada: Broadbill swordfish, Swordfish, Espadon
Cap-Vert : Espadarte, Furão, Peixe ferro , Peixe-ferro, Espadon, Espadão, Espadarte,
Espadim-azul, Peixe-agulha
Chilie: Albacora, Pez espada
Chine :Chien-chi-yu , Ki-hi-khu , Tinmankhu
Corée: Whang-sae-chi
Cuba: Emperador, Pez espada
Danemark: Sværdfisk
Djibouti: Sword fish, Espadon
Equateur: Pez espada
Espagne : Emperador, Aja para, Chichi spada, Espada, Espardarte, Pez espada
Estonie: Swordfish
Etats-Unis: Broadbill, Broadbill swordfish, Swordfish
Finlande: Miekkakala
Ex- USSR: Mech-ryba, Mechenos, Meshvenosouiye
France: Espadon
Grèce: Xifias, Xiphías
Hawaii: Broad-bill sword-fish, A'u ku
Iles Açores: Swordfish, Agulhão, Espadarte
Iles Féroé: Svørðfiskur
Iles Madère : Peixe-agulha
Iles Marshall : Lokjan
Iles Tuamoto : Hakura
Inde: Sword fish, Kunga, Tadmachhi, Mas-hibaru, Kuthirameen, Tadmasa
Indonésie: Toda Todak
Irlande: Swordfish, An colgán
Islande: Sverðfiskur
Italie: Pei spa, Pesce spada, Pesce spate, Pesse spada, Pisci spada, Pisci spata, Pisci spatu,
Puddicinedda, Spadon, Spadottu, Spateddu
Japon : Meka, Mekajiki
Kiribati: Te rakuika, Te sakula
Liban: Sankeh
Libye : Abucef
Malte : Pixxispad, Spada
Martinique : Varé, Espadon
Mauritanie : Sword fish Espadon Poisson porte-épée
Maurice : Swordfish Espadon
Mexique : Pez espada
Mozambique : Espadarte
Namibie : Swaardvis, Schwertfisch
Nouvelle Zélande : Broadbill, Broadbill swordfish, Swordfish, Paea
Nicaragua : Pez espada
Niue : Swordfish, Haku
Norvège : Sverdfisk
Oman: Kheil al bahar
Papuasie N Guinée : Broadbill swordfish, Swordfish
Pays bas : Zwaardvis
Pérou : Pez espada
Philippines : Big-ho, Big-ho', Bigo, Bigok, Dugso, Malasugi Malasugi, Malasugi, Dugho, Swordfish, Sibingan,
Malasugi, Malasugue, Manumbuk, Palmbela, Dogso, Lumod, Malasugi, Mayas-pas
Pologne : Wlócznik
Portugal : Agulha, Agulhao, Catana, Espada, Espadarte, Peixe agulha, Peixe espada, Peixe-agulha
Royaume-uni (UK): Broadbill, Swordfish
Roumanie : Peste cu spada, Peste-spada
Seychelles : Swordfish, Espadron
Slovénie : Meèarica
Somalie: Daanbeeri
192
2.1.9 SWO
2. Identification
Figure 1. Dessin d’un espadon (Xiphias gladius) adulte (Par Wendy Williams, Pêches et Océans Canada).
La taille maximale signalée pour l’espadon est de 455 centimètres (cm) de longueur à la fourche, correspondant
à un poids total d’environ 537 kilogrammes (kg) (IGFA, 2001). En Méditerranée, le poids individuel dépasse
rarement 230 kg et atteint jusqu’à 320 kg dans l’Atlantique (Nakamura, 1985).
L’âge maximum de cette espèce est estimé à 10 ans en Méditerranée (Aliçli, 2001), mais les études de marquage
ont montré que l’espadon peut atteindre une longévité de 15 ans.
Externes :
193
ère
MANUEL ICCAT, 1 édition (janvier 2010)
x Présence d’une seule forte carène latérale de chaque côté du pédoncule caudal ;
x Anus situé près de l’origine de la première anale ;
x La ligne latérale est absente chez l’adulte, mais reconnaissable chez les spécimens d’un 1 mètre (m) de
long qui disparaît avec la croissance ;
x Les écailles sont absentes chez les adultes, mais des structures semblables à des écailles chez les jeunes
de 1 m de long, disparaissent graduellement au cours de la croissance;
x Existence de 26 vertèbres, dont 15 ou 16 précaudales, et 10 ou 11 caudales ;
Au cours de la phase préadulte, l’espadon subit des changements morphologiques drastiques avec la
croissance, qui affectent la forme du corps, l’épée et particulièrement les nageoires dorsales, anales et
caudales (Figure 2).
Coloration :
x Le dos et les flancs sont de couleur brun noir ; tendant vers un brun léger sur la partie ventrale ;
x La première dorsale avec la membrane brune tendant vers le noir ; d'autres nageoires de couleur brun ou
brun tendant vers le noir.
Internes :
x Pas de branchiospines ;
x Existence de grandes ouies ;
x Présence d’une vessie natatoire.
194
2.1.9 SWO
Espèce océanique, mais parfois rencontrée dans les eaux côtières, généralement au dessus de la thermocline
(Collette, 1995). L’espadon est l’espèce de marlins ayant la plus grande tolérance à la température (5 à 27°C),
mais souvent rencontrée dans les eaux de surface à des températures supérieures à 13°C (Nakamura, 1985).
Dans le Pacifique Nord-Ouest, la gamme de température préférentielle est de 18 à 22°C (Frimodt, 1995). Au
niveau de cette région, l’espadon est distribué de la surface jusqu’à des profondeurs de 550 m (Takahashi et al,
2003). Il peut, toutefois, effectuer occasionnellement des plongées jusqu’à des profondeurs d’au moins 650 m
(Nakamura, 1985).
3.b. Croissance
Plusieurs auteurs ont étudié la croissance de l’espadon en utilisant différentes méthodes. Berkeley et Houde
(1983) ; Tsimenides et Tserpes (1989) ; Megalofonou et De Metrio (1989) ; Megalofonou et al., 1990 ; Tserpes
et Tsimenides, 1995; Ehrhardt et al, 1996 ; Aliçli et al, 2001 ont estimé l’âge de l’espadon à partir des épines des
nageoires anales. Certains auteurs ont déterminé l’âge de cette espèce à partir des otolithes (Radtke et Hurley,
1983 ; Wilson et Dean, 1983; Megalofonou et al 1990, 1995 in Tserpes et al., 1995). Haist et Porter (1994) ont
estimé les longueurs par âge à partir des analyses Multifan des données de tailles. Beckett (1974) a étudié la
croissance de l’espadon de l’Atlantique à partir de l’analyse des vertèbres. Le Comité pour la Recherche et les
Statistiques (SCRS) de l’ICCAT a utilisé une courbe de croissance basée sur l’ajustement de la fonction de
Gompertz aux données de marquage recapture (Anon. et Restrepo in Porter, 1994)
Tous ces auteurs ont montré un dimorphisme sexuel de la croissance chez cette espèce ; les mâles grandissent
plus lentement et atteignent une taille asymptotique inférieure à celle des femelles. La croissance est très rapide
pendant la première année du cycle de vie puis se ralentit de façon considérable. Les études ont conclu aussi que
l’espadon de la Méditerranée atteint une taille asymptotique inférieure à celle de l’espadon de l’Atlantique.
Les différents modèles de croissance utilisés actuellement par le SCRS dans les évaluations des stocks de cette
espèce sont résumés au Tableau 1.
Tableau 1. Paramètres de croissance utilisés par le SCRS pour l’espadon de l’Atlantique et de la Méditerranée
Paramètres de croissance Référence N LJ-FL Méthode Stock
(cm)
Sexes combinés
>464.54 @
Arocha et al,
Lt 3.2678
(464.54 3.2678
0.0001 3.2678
)e 0.023 (3.2678) t 1 / 3.2678 (2003) 4209 63-262 Epines Atl. nord
Sexes combinés
Anon.
Wt 305.56 u exp> 4.6335 u exp 0.3058 t @ (1989) 85 7-360 Marquage Atl. Nord
Lt 44.2237 u Wt 0.29257 lbs -sud
195
ère
MANUEL ICCAT, 1 édition (janvier 2010)
Plusieurs relations taille-poids ont été établies pour l’espadon. La plupart d’entre elles étaient basées sur les
données de poids (éviscéré et sans branchies) des individus échantillonnés (De Metrio et al., 1987 ; Tsimenides
et Tserpes, 1989 ; Mejuto et al., 1993 ; Gouveia et al., 1994 ; De la Serna et al, 1995 ; Hattour, 1996). Mejuto et
De la Serna (1993) ont élaboré pour l’espadon de la Méditerranée une relation taille-poids permettant de
convertir directement la taille d’un individu à son poids vif correspondant.
Tserpes et al (2003) ont actualisé la relation taille-poids manipulé pour l’espadon de la Méditerranée, en se
basant sur un échantillon suffisamment grand et une gamme de taille la plus large possible (n=24668 LF : 50 -
248 cm). Les paramètres estimés sont les suivants : a=1.76x10-6 ; b=3.378 ; r2= 0.92. Ces auteurs recommandent
l’utilisation de cette relation pour la conversion de la taille en poids.
Les paramètres de cette relation ne montrent pas de différences statistiquement significatives entre les mâles et
les femelles. Néanmoins, des différences entre zones ainsi qu’entre saisons ont été relevées, selon le degré de
manipulation et le facteur de condition du poisson.
Le Tableau 2 récapitule les différentes relations longueur-poids utilisées actuellement par le SCRS pour
l’espadon de l’Atlantique et de la Méditerranée.
Tableau 2. Relations taille-poids utilisés par le SCRS pour l’espadon de l’Atlantique et de la Méditerranée
Paramètres de croissance Référence N LJ-FL Stock
(cm)
GWT 4.3491u 10 6 u LJ FL3.188 Mejuto et al. (1988) 3600 89-266 Atlantique Sud-Est
A ce jour, très peu d’études ont été réalisées sur la maturité sexuelle de l’espadon. En Méditerranée, De Metrio et
al., (1989), ont trouvé que les femelles de cette espèce atteignent la maturité à une taille d’environ 130 cm. De la
Serna et al., (1996) ont estimé la taille de première maturité sexuelle (L50%) de la femelle d’espadon à 142 cm
LJFL.
L’espadon de l’Atlantique Nord devient mature à une taille de 179 cm (Arocha et al, 1996), tandis que celui de
l’Atlantique Sud atteint sa maturité sexuelle à une taille d’environ 156 cm (LJFL) (Hazin et al, 2002). Les mâles
sont matures un an plus tôt que les femelles (De Metrio et al., 1989, De La Serna et al., 1996). Sur la base de
différents indicateurs macroscopiques, Mejuto & García-Cortes (2007) ont conclu que l’activité reproductrice
196
2.1.9 SWO
des femelles semble être liée aux températures des couches épipélagiques et est fortement limitée aux régions
tropicales tempérées de l’Atlantique Ouest. En outre, la taille à la première maturité des femelles a été estimée à
146 cm (LJFL). De surcroît, les résultats indiquent la séparation de l’espadon de l’Atlantique entre les régions
d’intense reproduction et les régions de reproduction saisonnière sporadique ou non-existente.
Avant 2007, les auteurs suggéraient une différence remarquable de la taille de première maturité sexuelle entre
les différents stocks (Atlantique Nord, Atlantique Sud et Méditerranée). Ces différences sont beaucoup plus
marquées chez les femelles que chez les mâles (Hazin et al, 2002). Néanmoins, selon des informations plus
récentes sur l’Atlantique (Mejuto & García-Cortes, 2007), ces différences pourraient être moindres qu’on ne
l’avait pensé auparavant.
Les tailles de première maturité sexuelle (L50%) adoptées par le SCRS pour l’espadon de l’Atlantique et de la
Méditerranée sont données au Tableau 3.
Tableau 3. Taille de première maturité sexuelle estimée pour l’espadon de l’Atlantique et de la Méditerranée
Maturité Référence Stock
50% des femelles sont matures à 142 cm (3,5 ans) De la Serna et al., (1996) Méditerranée
50% des femelles sont matures à 179 cm (5 ans) Arocha., et al (1996) Atlantique Nord
50% des femelles sont matures à 156 cm Hazin., et al (2002) Atlantique Sud
50% des femelles sont matures à 156 cm Mejuto & García-Cortes, Atlantique Nord
2007
3.e. Sex-ratio
Ce paramètre biologique en ce qui concerne l’espadon a été étudié par plusieurs auteurs. En Méditerranée, le
sex-ratio global est généralement de 1:1 (De Metrio, 1995). Les femelles dominent largement dans les captures
pour des tailles supérieures à 150 cm pour atteindre des pourcentages proches de 100% pour des tailles
supérieures à 190 cm (De Metrio, 1995, De la Serna et al., 1996 ; Orsi Relini et al., 1999, Srour et al., 2003).
Dans l’Atlantique, le sex-ratio global y est également de 1:1. Les femelles dominent pour les tailles supérieures à
170 cm pour représenter presque 100% des captures pour des tailles supérieures à 225 cm (Suzuki et al., 1991 et
Arocha et al., 1996). Dans le Pacifique, les femelles montrent également une prédominance pour des tailles
supérieures à 170 cm (Mejuto et al., 2003).
Ces auteurs ont observé une variabilité spatio-temporelle des tendances de ce paramètre dans les différentes
zones (Atlantique, Pacifique et Méditerranée), qui serait principalement liée au comportement différentiel entre
les deux sexes, dicté à son tour par les processus de reproduction (De la Serna et al., 1993 ; Arocha et al., 1993 ;
Tserpes et al., 2001) ou de l’alimentation (Hoey, 1992).
Compte tenu de cette variabilité spatio-temporelle, Mejuto et al., (1998) ont défini pour l’espadon trois schémas
de sex-ratio selon son comportement biologique. Un modèle caractérisé par un faible pourcentage de femelles à
des tailles de 120 à 180 cm, suivi d’une augmentation jusqu'à un pourcentage élevé ; il est typiquement le
schéma des zones de reproduction. Un modèle avec 50% des femelles de tailles 100-150 cm, suivi d’une
augmentation des femelles jusqu’à un pourcentage élevé, caractéristique des zones trophiques et un dernier
modèle situé entre ces deux derniers, caractérisant les zones de transition.
Ponte
Comme pour les autres espèces de thonidés, la ponte de l’espadon est fortement conditionnée par les facteurs
environnementaux, notamment la température de surface. Dans l’Atlantique, l’espadon fraie en général à des
températures de 23 à 26 °C (Beardsley, 1978 ; Rey, 1988).
197
ère
MANUEL ICCAT, 1 édition (janvier 2010)
Dans l’Atlantique Nord-Ouest, l’espadon fraie toute l’année, avec un maximum d’activité reproductrice entre
décembre et juin (Beardsley, 1978 ; Arocha, 1996). Les zones traditionnelles de ponte de cette espèce sont
situées dans le Golfe du Mexique, au sud de la mer de Sargasse, à l’est des Antilles, dans le Détroit de Floride,
au large des côtes sud-est des Etats-Unis (Beardsley, 1978 ; Rey, 1988 ; Arocha, 1996). De nouvelles zones de
ponte ont été identifiées récemment entre les latitudes 10°-15° N et les longitudes 30°-40° W (Mejuto et al.,
2003). Dans l’Atlantique Sud, la ponte est effectuée au large des côtes sud du Brésil entre les latitudes 20 et
30°S, de novembre à mars (Amorim et al., 1980).
En Méditerranée, l’espadon fraie principalement autour des îles Baléares, au centre et au sud de la mer
Tyrrhénienne, dans la mer Ionienne et dans le Détroit de Messine (Beardsley, 1978 ; Rey, 1988). Récemment,
Tserpes et al., (2001) ont signalé l’existence de nouvelles zones de ponte de cette espèce dans le bassin du
Levant.
Œufs et larves
Les œufs de l’espadon sont pélagiques, ils ont un diamètre de 1.6 à 1.8 millimètres (mm) et se rencontrent près
de la surface des eaux (Palko, 1981). Arocha et al., (1996) ont estimé la fécondité moyenne de l’espadon de
l’Atlantique Nord à 3.9x106 oeufs par femelle. Pour l’espadon de la Méditerranée, la fécondité était estimée à
1.6x106 œufs (Cavallero et al., 1991).
Les larves sont fréquemment rencontrées dans les eaux de températures supérieures à 24°C (Nakamura, 1997).
Elles se trouvent habituellement à quelques mètres de surface de l’eau pendant le jour, mais peuvent se déplacer
jusqu’à une profondeur de 30 m durant la nuit (Nishikawa, 1974). Les larves de plus de 10 mm de long se
nourrissent presque exclusivement sur les larves d’autres espèces (Kailola, 1993).
Recrutement
Le recrutement d’espadon de l’Atlantique semble être fortement corrélé aux indicateurs atmosphériques,
notamment, l’Indice d’Oscillation Nord-Alantique d’hiver (NAO d’hiver), et aux indicateurs océanographiques,
en particulier le Courant du Golf Stream Nord-Ouest (GSNW) (Mejuto, 2003).
En effet, un cycle NAO positif engendrerait le déplacement de grandes quantités de masses d’eaux vers le nord-
est, ainsi les œufs et les larves tendraient davantage à se déplacer vers des latitudes plus élevées avec une
DCWLS (Deeply Convected Water in the Labrador Sea) plus froide. Par contre, un NAO négatif, entraînerait
probablement la rétention des œufs et des larves dans des zones présentant des conditions physiques plus
appropriées au développement et à la survie durant les premières phases vitales critiques pour les larves et les
pré-recrues (Mejuto, 2003).
Les différences temporelles de la température de surface de la mer ont également été rattachées au taux de
croissance des recrues d’espadon dans l’est de la Méditerranée (Peristeraki et al., 2007).
3.g. Migrations
Les résultats des programmes de marquage menés dans l’Atlantique Nord et Sud indiquent que l’espadon
effectue des déplacements significatifs entre les eaux subtropicales, relativement chaudes, et les eaux tempérées
de l’Atlantique Nord et Sud (Anon., 2006) (Figure 3). Toutefois, aucun mouvement trans-équatorial n’a été
signalé jusqu’ici dans le marquage traditionnel (Garcia-cortés et al., 2003).
Par ailleurs, les résultats de ces programmes n’ont pas révélé l’existence d’une migration trans-atlantique
étendue de cette espèce (Brown, 1995 ; Garcia et al., 2003 ; Sperling, et al., 2005), mais ces observations sont
limitées par des problèmes associés à l’utilisation de marques conventionnelles. Néanmoins, en se basant sur
l’analyse des indices gonado-somatiques des espadons femelles capturées dans la zone atlantique adjacente au
Détroit de Gibraltar, il a été mis en évidence une migration génétique de cette espèce pendant le deuxième
trimestre de l’année de l’Atlantique vers la Méditerranée, ainsi qu’une deuxième migration trophique dans le
sens inverse (El Hannach, 1987 ; De la Serna et al., 1990).
Lors de l’Atelier ICCAT sur la structure du stock d’espadon (Anon. 2006), on a discuté des preuves disponibles
à partir des marqueurs biologiques, des données dépendantes de la pêcherie (capture, CPUE et distributions de
taille) et de la génétique, ainsi que des études informatiques de simulation. Les résultats de la recherche présentés
198
2.1.9 SWO
à cet Atelier ont appuyé, de manière générale, la structure du stock actuellement postulée pour l’espadon de
l’Atlantique, bien qu’aucune délimitation précise n’ait pu être définie entre les stocks de l’Atlantique Sud,
l’Atlantique Nord et la Méditerranée.
-100
-95
-90
-85
-80
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Figure 3. Migrations de l’espadon basées sur les données de marquage du Secrétariat de l’ICCAT (Anon. 2006).
Des études sur la composition alimentaire de l’espadon ont été observées dans l’Atlantique Est (Moreira, 1990 ;
Clarke et al., 1995 ; Hernández-García, 1995), dans l’Atlantique Nord (Scott & Tibbo, 1968 ; Stillwell &
Kohler, 1985 ; Guerra et al., 1993 ; Chancollon et al., 2006), dans la Méditerranée (Bello, 1991) et l’océan
Pacifique (Markaida & Sosa-Nishizaki, 1998). On note chez cette espèce à un âge précoce un changement de
l’alimentation basée au début sur des copépodes pour arriver à un régime composé surtout de poissons (Vedel
Tanning, 1955). L’espadon adulte s’alimente pendant la journée, remontant la nuit jusqu’à la couche mixte près
de la surface et descendant, le jour, vers des eaux plus profondes afin de s’alimenter de poissons pélagiques et de
calmars (Beardsley, 1978).
Le spectre alimentaire des adultes varie considérablement avec les habitats et les saisons (Beardsley, 1978), ce
qui est reflété dans la prédominance des diverses proies observée dans différentes études. Dans certaines études,
les poissons formaient la majeure partie du régime alimentaire (El Hannah, 1987 ; Gouveia, 1992 ; Baretto et al.,
1996), tandis que d’autres études indiquaient une consommation dominante de céphalopodes (Stillwell et
Kohler, 1985 ; Hernández-García, 1995). Les petites proies sont généralement mangées tout entières, tandis que
l’on observe souvent chez les grandes proies des entailles visibles causées par le rostre. Goode (1883) a été le
premier à signaler des espadons qui frappaient des bancs de poissons avec leurs épées jusqu’à ce qu’un certain
nombre de poissons soient tués. Plus récemment, Scott & Tibbo (1968) ont également reconnu des entailles
similaires sur des proies, mais l’on ne connaît toujours pas clairement les modalités et la fréquence d’utilisation
de l’épée lors de l’alimentation.
3.i. Physiologie
Comme la plupart des grands pélagiques, l’espadon est doté d’une anatomie spécialement conçue pour la nage
rapide. Toutefois, l’espadon diffère des thonidés dans le pourcentage de muscle blanc par rapport au muscle
rouge (Graham et al., 1983). Tandis que les thonidés possèdent un fort pourcentage de muscle rouge riche en
mitochondries et myoglobines leur permettant de nager de façon prolongée sans se fatiguer, l’espadon possède
199
MANUEL ICCAT, 1ère édition (janvier 2010)
un plus fort pourcentage de muscle blanc, lequel est plus adapté à des vagues soudaines d’activités. Un espadon
adulte peut nager à une vitesse de 24,9 mètres/seconde (m/s).
3.j. Comportement
Les adultes de l’espadon sont généralement solitaires et ne sont pas connus pour former des bancs dans des
environnements océaniques ouverts (Vedel Taning, 1955), même si l’on peut les trouver groupés en grand
nombre en Méditerranée (Maintre et al., in el Hannah, 1987). Selon Marc in el Hannah (1987), l’espadon devient
grégaire pendant les périodes de ponte et forme des concentrations de plusieurs individus.
Les techniques de repérage par acoustiques ont montré que l’espadon se maintient à la surface la nuit, mais
regagne le fond jusqu’à 600 m de profondeur pendant le jour (Carey, 1981).
En l’absence d’études documentées sur la mortalité naturelle de l’espadon, le SCRS continue de considérer pour
les besoins d’évaluations des stocks de l’Atlantique et de la Méditerranée que cette mortalité est égale à 0,2.
En Méditerranée la mortalité naturelle pourrait être supérieure en raison de l’espérance de vie relativement
courte de cette espèce. Cette mortalité pourrait également être inférieure compte tenu de l’absence de prédateurs
potentiels de type makaires bleus dans cette mer (Anon., 1997).
Etant donné que bon nombre de relations taille-poids sont basées sur le poids manipulé ou éviscéré des poissons,
la conversion de la prise par taille en effectif en prise par taille en poids vif rend donc nécessaire l’utilisation des
facteurs de conversion du poids manipulé ou éviscéré en poids vif correspondant. Plusieurs facteurs de
conversion selon la zone de pêche sont actuellement utilisés par le SCRS (Tableau 4).
Tableau 4. Facteurs de conversion entre les différents types de poids pour l’espadon.
Equation Référence Zone
géographique
4. Distribution et exploitation
C’est une espèce cosmopolite rencontrée dans les eaux tropicales et tempérées de tous les océans, entre 45°N et
45°S, y compris la mer Méditerranée, la mer noire et la mer de Marmara (Palko et al., 1981). L’aire de
distribution géographique très étendue de l’espadon explique le nombre important de pêcheries développées dans
tous les océans du monde (Figure 4).
On note également une variation de la distribution verticale selon la taille et le sexe. Les individus de grande
taille sont rencontrés dans les eaux froides et ceux de poids inférieur à 90 kg fréquentent rarement les eaux de
200
2.1.9 SWO
température inférieure à 18°C. De plus les mâles sont plus abondants que les femelles dans les eaux chaudes
(Beardsley, 1978).
Distribution dans l’Océan Atlantique : A l’ouest, les pêcheries sont distribuées depuis les latitudes au niveau du
Canada jusqu’à celles situées au niveau de l’Argentine, et à l’est de la Norvège à l’Afrique du Sud (ICCAT,
2003).
Figure 4. Distribution géographique des captures moyennes de l’espadon par les palangriers pour la période
1996- 1998 (Courtoisie d’Alain Fonteneau).
Aux fins d’évaluation et de gestion des stocks d’espadon, l’ICCAT considère l’existence de trois unités de
gestion distinctes : l’Atlantique Nord, l’Atlantique Sud et la mer Méditerranée.
Les résultats d’études biologiques, génétiques, et des programmes de marquage, les plus récents étayent bien ces
hypothèses. Ainsi, la taille de première maturité sexuelle de l’espadon est significativement différente entre la
Méditerranée et l’Atlantique (c.f section 3.d). De même, les paramètres de croissance diffèrent significativement
entre les stocks atlantique et méditerranéen (Tserpes et al., 1995 ; Arocha et al., 1996).
Par ailleurs, la considération de trois stocks s’appuie également sur l’identification de trois zones de ponte
distinctes pour cette espèce, une en Méditerranée (Beardsley, 1978 ; De la Serna et al., 1990 ; Tserpes, 2002), et
les deux autres sont situées dans les eaux tropicales à la fois de l’Atlantique Nord-Ouest (Beckett, 1974 ; Arocha,
1996) et de l’Atlantique Sud (Amorim et al., 1980).
D’autre part, les résultats d’études génétiques les plus récentes viennent consolider la structure des stocks
actuelle adoptée par l’ICCAT. Alvarado et al., 1999 ; Kotoulas et al., 2006 ; Reeb et al., 2006, Cimmaruta et al.,
2006, ont révélé l’existence d’une différence significative de la structure génétique de l’espadon entre les
populations des quatre régions : Atlantique Nord, Atlantique Sud, Méditerranée et Océan Indien, la population
méditerranéenne se démarquant fortement des autres.
Les récents résultats de marquage appuient également l’hypothèse de deux stocks atlantiques distincts : les
stocks Nord et Sud, du fait de l’absence d’une migration trans- équatoriale (Garcia-Cortés et al., 2003).
Plusieurs études ont montré l’existence d’échanges entre les différents stocks considérés dont le taux et la
délimitation géographique sont à présent mal connus. Actuellement, l’ICCAT considère une ligne de
démarcation des stocks de l’Atlantique Nord et Sud, située à 5°N de latitude. Toutefois, des auteurs considèrent
que la zone de mélange entre ces deux stocks est située bien plus vers le Nord entre 10 et 20°N (Chow et al.,
2003 ; Chow, 2006).
201
ère
MANUEL ICCAT, 1 édition (janvier 2010)
En outre, des échanges dont l’importance spatiotemporelle est variable semblent exister également entre la
Méditerranée et l’Atlantique Nord-Est. Certains auteurs considèrent que la zone de mélange entre ces deux
stocks se situe au-delà de 10°W, soit à l’ouest de la limite établie actuellement par l’ICCAT (Vinas et al., 2006).
Ces résultats appuient l’hypothèse selon laquelle l’espadon effectue une migration trophique et génétique entre la
mer Méditerranée et l’Océan Atlantique, à travers le Détroit de Gibraltar (De la Serna et al., 1990, De la Serna et
al., 1992)
Finalement, les récents résultats de la recherche présentés en 2006 à l’Atelier sur la structure du stock d’espadon
dans l’Atlantique et en Méditerranée, ont généralement appuyé la structure des stocks actuellement postulée pour
l’espadon de l’Atlantique. Le Comité a également conclu que la délimitation précise entre les stocks de
l’Atlantique nord, de l’Atlantique sud et de la Méditerranée ne peut pas être améliorée sans un renforcement de
la recherche collaborative et pluridisciplinaire (ICCAT, 2007).
Atlantique Nord
Le stock atlantique Nord est exploité principalement à la palangre et par des engins de pêche de surface. Les
pêcheries palangrières ciblant directement l’espadon sont relativement récentes. Elles sont opérationnelles depuis
la fin des années 50 et le début des années 60. Les principales flottilles visant directement ce stock sont
représentées par CE-Espagne, les Etats Unis et le Canada. D’autres pêcheries capturent l’espadon en tant que
prises accessoires ou de façon opportuniste, notamment le Taipei Chinois, le Japon, la Corée et CE-France. La
pêche à l’harpon est pratiquée depuis la fin du XIX° siècle (ICCAT, 2005a, Figure 5).
La prise moyenne d’espadon dans l’Atlantique Nord a été estimée durant ces dernières années à 12.300 t. Les
prises réalisées depuis 1998 sont en dessous de ce niveau. Les prises de 2004 représentaient une baisse d’environ
40% du niveau maximum enregistré en 1987. Cette tendance décroissante des prises d’espadon depuis 1998 a été
due en partie à l’application des réglementations recommandées par l’ICCAT, mais également à des
déplacements de quelques flottilles vers l’Atlantique Sud ou à l’extérieur de l’Atlantique. Certaines flottilles,
notamment celles du Canada, de CE-Espagne, de CE-Portugal et des Etats-Unis, ont même changé leur ciblage
pour viser les autres espèces de thonidés, voire même de requins, en profitant des conditions de marché et des
taux de capture de ces espèces relativement plus élevés que ceux de l’espadon (Anon., 2004).
La pêcherie d’espadon a connu ces dernières années de nouveaux changements. Ainsi, les bateaux japonais
étaient obligés de rejeter depuis février 2000 à décembre 2003, tout l’espadon capturé du fait que le quota avait
été atteint. Les Etats Unis ont interdit ou restreint à certaines zones et périodes la pêche palangrière pélagique en
vue de protéger les prises accidentelles des juvéniles d’espadon (Anon., 2004).
Depuis 2002, la saison de la pêcherie palangrière canadienne a été prolongée jusqu’au mois de novembre suite à
l’introduction du système de quota individuel. Un autre changement technologique qu’a connu cette pêcherie
consiste en la substitution par de nombreux palangriers européens de la palangre traditionnelle multifilament par
la palangre monofilament qui a permis d’accroître l’efficacité par hameçon (Anon., 2004).
Atlantique Sud
Les flottilles palangrières visant directement l’espadon dans l’Atlantique Sud sont celles du Brésil, de la
Namibie, de l’Afrique du Sud, de l’Uruguay et du Venezuela. Avant 1980, les prises totales d’espadon étaient
relativement faibles et ne dépassaient pas 5.000 tonnes. Depuis, les captures se sont accrues progressivement
pour atteindre 21.780 t en 1995, soit un niveau similaire à celui réalisé dans l’Atlantique Nord (ICCAT, 2005a ;
Figure 5).
Cette tendance croissante des prises était en partie due au déplacement de l’effort de pêche vers l’Atlantique Sud
en provenance de l’Atlantique Nord mais aussi d’autres océans. Depuis 1998, les prises d’espadon ont enregistré
une tendance à la baisse pour ne pas dépasser 12.553 t en 2003. Cette diminution était attribuée entre autres à la
mise en œuvre des mesures de réglementation ICCAT, au déplacement des flottilles vers d’autres océans et à des
changements d’espèces cibles (ICCAT, 2005a).
202
2.1.9 SWO
Méditerranée
La pêcherie méditerranéenne de l’espadon se caractérise par son taux élevé de capture. La capture annuelle
moyenne de cette espèce réalisée dans cette mer, qui est de l’ordre de 14.500 t (1984-2001), est similaire à celle
produite en Atlantique Nord. Ceci est probablement dû à la productivité très élevée de cette mer. Par ailleurs, il
est probable que la zone de reproduction potentielle du bassin méditerranéen soit relativement plus vaste que
dans l’Atlantique (Anon., 2004).
Les principaux engins de pêche utilisés pour la pêche de l’espadon sont la palangre, représentant 47% de la prise
totale, et le filet maillant dérivant. Des prises accidentelles sont également réalisées au harpon, à la madrague et
par les pêcheries récréatives. La palangre de surface est employée dans toute la Méditerranée, alors que le filet
maillant dérivant est notamment utilisée dans CE-Italie, au Maroc et en Turquie. Les principaux producteurs
d’espadon en Méditerranée ces dernières années (1997-2001) sont CE-Italie (44%), le Maroc (23%), CE-Grèce
(10%) et CE-Espagne (9%) (ICCAT, 2005a ; Figure 5).
Les prises totales de cette espèce ont augmenté durant la période 1965 à 1972, se sont stabilisées entre 1973 et
1977, puis elles ont repris leur tendance croissante vers un maximum de 20.365 t en 1988. Depuis, les captures
ont diminué et ont oscillé depuis 1990 entre 12.000 et 16.000 t (ICCAT, 2005a).
-100
-100
-95
-90
-85
-80
-75
-70
-65
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-55
-50
-45
-40
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-30
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-20
-15
-10
-95
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10
15
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10
15
20
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35
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-5
-5
0
5
0
5
70 70
65 65
60 60
55 55
50 50
45 45
40 40
35 35
30 30
25 25
20 20
15 15
10 10
5 5
0 0
-5 -5
-10 -10
Longline -15
Longline -15
-25 -25
-30 -30
-35 -35
-40 -40
-45 -45
-50 -50
Figure 5. Distribution géographique de la prise d’espadon par principaux engins (à gauche : 1990-1999 à
droite : 2000-2003) (ICCAT, 2005a).
L’Atelier ICCAT sur la structure des stocks d’espadon (Anon., 2006) a discuté des éléments de preuve
disponibles à partir des marqueurs biologiques, des données dépendantes des pêcheries (prise, CPUE et
distributions des tailles), ainsi que de la génétique, en plus des études de simulation informatique. Les résultats
de la recherche présentée à l’Atelier ont étayé de façon générale la structure des stocks actuellement postulée
pour l’espadon de l’Atlantique, bien qu’aucune délimitation précise n’ait pu être définie entre les stocks de
l’Atlantique Nord, de l’Atlantique Sud et de la Méditerranée.
Atlantique Nord
Les prises sont habituellement dominées par les individus d’âge compris entre 1 et 4 ans, avec une importance
plus marquée des poissons d’âge 2, qui représentent en moyenne 26 % de l’effectif total des prises (Figure 6A).
Atlantique Sud
Les prises sont notamment dominées par les poissons âgés de 2 à 5 ans. Le groupe 3 est le plus important, il
constitue 26,5 % des prises totales (Figure 6B).
Méditerranée
Les poissons d’âges 1, 2 et 3 ans sont les plus dominants dans les captures, notamment le groupe d’âge 2 qui
constitue en moyenne 35 % des prises totales (Figure 6C).
203
ère
MANUEL ICCAT, 1 édition (janvier 2010)
A B
15
15
14
14
13
13
12
12
11
11
10
10
9
9
8 8
age (an)
7 age(an)
7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
0 0
-11976 1979 1982 1985 1988 1991 1994 1997 2000 2003
-11976 1979 1982 1985 1988 1991 1994 1997 2000 2003
anné e anné e
10
5
age (an)
0
1983 1986 1989 1992 1995 1998 2001 2004
-1
anné e
Figure 6. Capture par âge de l’Atlantique nord (A) et sud (B) pour la période 1978-2000 et de l’espadon de la
Méditerranée (C) pour la période 1985-2001 (Anon., 2004).
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