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Normes de sécurité incendie en Tunisie

Le document présente les normes de sécurité des biens et des personnes pour l'année universitaire 2024-2025 à l'École Polytechnique Ibn Khaldoun. Il aborde des sujets tels que le phénomène du feu, son développement et sa propagation, ainsi que les réglementations en matière de sécurité en architecture et la gestion des risques sur site. Enfin, il détaille les classes de feux, les agents extincteurs et les principes de sécurité dans la conception architecturale.

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Normes de sécurité incendie en Tunisie

Le document présente les normes de sécurité des biens et des personnes pour l'année universitaire 2024-2025 à l'École Polytechnique Ibn Khaldoun. Il aborde des sujets tels que le phénomène du feu, son développement et sa propagation, ainsi que les réglementations en matière de sécurité en architecture et la gestion des risques sur site. Enfin, il détaille les classes de feux, les agents extincteurs et les principes de sécurité dans la conception architecturale.

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République Tunisienne

Ministère de l’enseignement supérieur


et de la recherche scientifique
Ecole Polytechnique
Ibn KHALDOUN
U.I.K.

NORMES DE SECURITE DES BIENS


ET DES PERSONNES
1ère année du 2ème Cycle
Année universitaire 2024 – 2025

Elaboré par :
Monsieur Mohamed Malek BEN FADHEL
(Architecte ; Enseignant)
SOMMAIRE
Partie 1 : Introduction
Chapitre1 : Le feu : phénomène physico-chimique
Chapitre2 : Développement de l’incendie.
Chapitre3 : Propagation de l’incendie.
Chapitre4 : Les classes des feux et agents
extincteurs.

Partie 2 : Réglementations et normes de sécurité


en architecture.
Chapitre1 : Etudes des codes et des normes en
vigueur en Tunisie.
Chapitre2 : Les intervenants et rôles.
Chapitre3 : Classement des bâtiments.

Partie 3 : La sécurité des personnes sur site.


Chapitre1 : Préparer le visite d’un site.
Chapitre2 : Visite du site.
Chapitre3 : Les aléas du site.
Chapitre4 : Gestion des risques sur site :
Principes, prévention et coordination.

Partie 4 : La sécurité dans la conception


architecturale.
Chapitre1 : Implantation, accessibilité et
isolation extérieure.
Chapitre2 : Sécurité structurelle.
Chapitre3 : Compartimentage et résistance des
matériaux au feu.
Chapitre4 : Circulation, dégagement et
évacuation.
Chapitre5 : Le désenfumage.
Chapitre6 : Electricité et système de sécutité.

Partie 5 : La sécurité des biens : Contrôle d’accès


et vidéosurveillance.

2
Partie 1 : Introduction
Chapitre1 : Le feu : phénomène physico-chimique
Qu’est-ce que le feu ? Comment naît-il ? Quelle est sa nature ? Pendant
longtemps, il demeura un grand mystère et ce n’est qu’au 18e siècle, grâce
aux progrès de la chimie, qu’une véritable explication scientifique put être
apportée.

Cette deuxième partie de l’exposition aborde la connaissance et la


compréhension du feu, sa maîtrise scientifique et industrielle.

Il s’agit donc ici d’expliquer quelles conditions sont nécessaires pour que
s’allume un feu et de comprendre le comportement des flammes. Le feu,
que les scientifiques nomment combustion, est une réaction chimique entre
deux ingrédients : un matériau (le combustible), l’oxygène de l’air (le
comburant), un apport d’énergie servant de déclencheur.

3
Toute combustion dégage de l’énergie sous forme de chaleur. Une partie de
cette énergie entretient la réaction. Le reste est disponible pour être converti
en force motrice ou en électricité. La compréhension de ces phénomènes
ouvre alors la voie à la révolution industrielle.

Il y a 250 ans, en Europe, la machine à vapeur transforme la chaleur de la


combustion en force motrice, marquant un véritable bond en avant
technologique et sociétal. Des premières locomotives à vapeur aux moteurs
à réaction, l’exposition montre comment le feu, devenu invisible, est mis en
boîte dans les fours, les moteurs et les centrales thermiques et comment
notre société thermo-industrielle s’est construite sur l’énergie d’une
multitude de combustions.

4
Mais notre société thermo-industrielle paye aujourd’hui le prix fort de cet
usage massif de la combustion dans les transports et l’industrie. Ces
derniers, responsables de 71% des émissions de gaz à effet de serre,
contribuent au changement climatique et produisent des polluants
dangereux pour l’environnement et la santé.

Dès lors, les chercheurs tentent d’améliorer l’efficacité de la combustion en


conciliant contraintes environnementales, énergétiques et économiques.
L’exposition présente différentes pistes explorées par la recherche pour
optimiser la combustion tout en réduisant son impact négatif.

Chapitre2 : Développement de l’incendie.


Pour se développer, tous les incendies ont besoin de trois éléments
: une source d'inflammation, des matériaux combustibles et de
l'oxygène.

Un incendie poursuivra son effet jusqu'à ce qu'il soit définitivement éteint ou


que les combustibles ou l'oxygène soient épuisés. Si aucune de ces

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conditions n'est atteinte, le feu, initialement localisé, continuera de
progresser jusqu'à s'étendre de manière fulgurante à l'intégralité de la pièce.
L'apparition de ce phénomène, connu sous le nom de « flash over » ou «
embrasement éclair », ne prend que quelques secondes.

L'aptitude d'un feu à se développer et à conduire à l'embrasement


généralisé éclair dépend du comportement au feu des matériaux à
proximité. Aujourd'hui, nos meubles et appareils électroniques contiennent
une quantité importante de plastique et autres matières synthétiques, et
donc une quantité considérable de combustible. Ainsi, un incendie se
développe 5 à 10 fois plus rapidement dans un salon équipé de meubles
modernes comparativement à un salon des années 1950.

La rapidité de propagation d'un incendie dans un salon moderne comparé à


une pièce ancienne. Une fois l'embrasement généralisé éclair survenu, le
feu va consumer le combustible présent dans la pièce jusqu'à manquer
d'oxygène. A ce moment précis, la chaleur est intense et tout combustible
présent, y compris les matériaux constitutifs du bâtiment, peut
potentiellement servir à alimenter le feu. En quête d'un nouvel oxygène, les
flammes vont tenter de se frayer un chemin au-travers de toute porte
ouverte et/ou toute fenêtre brisée.

De l'endroit même où il s'est déclenché, le feu pourra ainsi s'étendre vers


l'intérieur du bâtiment et/ou l'extérieur, le long de la façade, en continuant de
s'alimenter sur son passage en combustibles.

6
L'apport de matériaux combustibles en façade est une source d'énergie
complémentaire au développement du feu. Le feu ne s'arrêtera que s'il est
définitivement éteint ou s'il n'a plus de combustibles à consumer.

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Chapitre3 : Propagation de l’incendie.

Il existe quatre principaux modes de propagation du feu : la conduction, la


convection, le rayonnement et la projection. On parle plus rarement
d’épandage, un phénomène moins fréquent qu’il faut aussi connaître. Pour
mieux lutter contre les incendies, il faut bien identifier les processus qui les
favorisent.

Le rayonnement et la convection : une propagation indirecte

Quand un sous-sol est enflammé, les différents étages de l’immeuble


peuvent être épargnés et la toiture peut s’embraser : ce processus est issu
du phénomène de convection. À tous les étages, les fumées s’accumulent
et, puisqu’elles ont tendance à monter, elles sont particulièrement épaisses
au sommet du bâtiment. Cette quantité importante de gaz chaud peut
générer un feu sur les matières combustibles de la toiture.

Le rayonnement désigne aussi un mode de propagation à distance, dans le


vide. Tous les objets, quelle que soit leur température, émettent un
rayonnement thermique (on parle d’infrarouge). Ce rayonnement peut
favoriser le développement d’un feu.

Comprendre la projection et la conduction

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La projection est fréquente au moment des incendies. Concrètement, tout
objet enflammé circulant dans l’air peut être transporté par le vent en
extérieur ou projeté par une explosion. Ce phénomène implique souvent la
création d’autres foyers.

Dans un tout autre esprit, on sait que certains matériaux sont plus
conducteurs que d’autres. C’est le cas, par exemple, des métaux. Ces
éléments, même froids aux départs, peuvent rapidement s’imprégner de la
chaleur ambiante. On dit qu’ils sont conductibles. En conséquence, dans les
bâtiments, on doit garder en tête que certains matériaux métalliques comme
la charpente, les rails ou les conduites ont une conductivité très forte.

L’épandage, un phénomène plus rare

On parle moins souvent de l’épandage, qui est lui aussi un mode de


propagation du feu. S’il y a le feu dans un immeuble ou local, un réservoir
percé contenant un liquide inflammable peut contribuer à la propagation de
l’incendie.

Connaître tous les modes de propagation du feu permet de mieux lutter


contre les incendies : pour éviter la convection, par exemple, on peut
installer des dispositifs de désenfumage. De plus, au moment de construire
un bâtiment, certains choix de matériaux facilitent la lutte contre les feux.

9
Chapitre4 : Les classes des feux et agents
extincteurs.
Pour éteindre un incendie, Il est important de connaitre préalablement les
mécanismes qui peuvent le déclencher. Distinguer les différentes classes
de feu nous permettra de l’attaquer plus efficacement.
Pour qu’un feu se déclenche, il faut que quatre facteurs soient réunis :
1.- Un Matériel Combustible, qui doit obligatoirement être en phase
gazeuse ou sous forme de vapeur. Cela peut prêter à confusion. On
pense par exemple que le bois brûle malgré son état solide, mais lorsque
qu’une flamme apparait elle est réellement produite par les vapeurs qui
émanent du bois lorsque celui-ci atteint une certaine température.
2.- Un Comburant, généralement l’oxygène présent dans l’air. Sans cet
élément, il est impossible de déclencher un feu : La flamme provient du
mélange du comburant et du combustible, tous deux en phase gazeuse.
3.- Une Température d’Activation, comme mentionné précédemment,
est nécessaire pour que le combustible produise des vapeurs qui, en
contact avec l’oxygène, font apparaître une flamme. En dessous de cette
température, propre à chaque matériel, le feu ne peut se déclencher.
4.- Une Réaction en Chaîne. Pour que le feu continue à se développer
après la première ignition, il doit y avoir un apport d’oxygène continu
combiné à une réaction en chaîne qui permet au matériel combustible de
libérer plus de vapeur. Cette réaction en chaîne peut être linéaire, par
exemple une mèche qui brûle, ou exponentielle, comme quand une
simple allumette provoque un grand incendie.
Pour éteindre un incendie, il faut éliminer au moins un de ces quatre
facteurs grâce à des agents extincteurs que nous définirons à
continuation.

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Les Classes de Feu.

Selon la norme UNE EN 2-1994 /A1 il existe 5 Classes de Feu qui se


différencient par la nature du matériel combustible :
Classe A:
Il s’agit des feux dont le matériel combustible est de nature solide,
généralement organique, et dont la combustion est à l’origine de la
formation de braises. Exemples : Bois, Papier, Carton, Carbone, Paille,
Plastique, Caoutchouc, etc.
Un exemple de ce type de feux est un incendie qui se déclenche dans un
lieu d’habitation avec des meubles en bois, des rideaux, une multitude de
plastiques, etc. Il faut généralement une température d’activation très
élevée pour que le matériel solide produise les vapeurs qui font apparaitre
la première flamme.

Classe B:
Il s’agit des feux dont le matériel combustible est de nature liquide, ou
des solides liquéfiables.
Exemples : Essence, Pétrole, Alcool, etc.
En phase liquide, il se produit toujours une petite évaporation du matériel
dans l’air et la température d’activation est normalement moins élevée. Il
faut donc faire très attention à ne pas déclencher une réaction en chaîne,
comme pourrait le faire quelqu’un qui fume dans une station-service.

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Classe C:
Il s’agit des feux dont le matériel combustible est de nature gazeuse à
température ambiante.
Exemples : Gaz Naturel, Butane, Propane, Acétylène, hydrogène,
propylène.
Ces feux sont très présents, de manière contrôlée, dans nos foyers,
comme le gaz de cuisine ou les chaudières à gaz. Leur température
d’activation est généralement la plus basse de toutes et une simple
étincelle peut déclencher la réaction en chaîne à presque n’importe quelle
température.
Classe D:
Il s’agit des feux dont le matériel combustible est un métal.
Exemples : Aluminium en poudre, Magnésium, Sodium, Potassium.
Ces feux ne se produisent généralement que dans les industries qui
travaillent avec ces métaux combustibles. Les protocoles anti incendies
soumettent ces entreprises à un contrôle spécifique et ces incendies sont
généralement dus à un manque de connaissance ou à une imprudence.

Classe F:
Il s’agit des feux dont le matériel combustible est dérivé des produits de
cuisine.
Exemples : Les huiles et graisses végétales ou animales.
De par son état liquide, ce matériel pourrait appartenir à la Classe B, mais
son origine végétale ou animale et son usage très fréquent à haute
température fait qu’il mérite une catégorie à part entière.
Bien que dans certains pays il existe une autre classe de feu appelée
“Feu électrique”, cette classe n’existe pas en Europe. Cela s’explique par
le fait que l’électricité est à l’origine du feu et non la nature du matériel
combustible. Mais il est important de savoir que l’électricité peut être
présente lors d’un incendie et toujours essayer de la couper. S’il n’est pas
possible de la couper, il faudra le tenir en compte lors du choix de l’agent
extincteur. Il est généralement renseigné sur les extincteurs comment
ceux-ci réagissent face à l’électricité et à quel rang de voltage ils peuvent
s’utiliser.

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Les Agents Extincteurs.

Il s’agit de produits ou de simples actions qui éteignent le feu. Il faut


éliminer au moins un des quatre facteurs déclencheurs d’incendies que
nous avons développés au début de l’article.

a. Retirer ou diviser le matériel combustible : Lorsque nous


sommes face à un incendie nous oublions parfois ce geste qui
parait si élémentaire. Quand nous localisons un incendie, il faut
regarder les combustibles présents près du feu qui pourraient
alimenter la réaction en chaîne. Si nous parvenons à les éloigner, il
est probable que le feu se retrouve sans matériel combustible et
s’éteigne tout seul. C’est la technique employée pour former des
coupe-feux dans les forêts qui sont divisées en zone pour limiter la
progression des incendies.
b. Etouffer l’incendie : Enlever le comburant du feu, c’est-à-dire
enlever l’oxygène. Les flammes disparaitront automatiquement.
L’exemple le plus courant est lorsque l’on met un couvercle sur une
poêle en feu. Il peut y avoir autant de matériel combustible qu’on
veut, sans oxygène le feu ne pourra pas survivre. Un autre exemple
sont les cuisines industrielles ou les salles informatiques dans
lesquelles est installé un dispositif qui libère du gaz dans l’air pour
éliminer tout l’oxygène de la zone en question et donc éteindre le
feu.
c. Refroidir le foyer de l’incendie : Si nous parvenons à baisser la
température, nous brisons la réaction en chaîne qui permet au
matériel combustible de rester au-delà de sa température
d’activation et donc de poursuivre sa combustion. L’eau, par

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exemple, attaque le feu de deux façons : elle baisse la température
et, en s’évaporant, elle éloigne l’oxygène et étouffe le feu.
d. Utilisation d’extincteurs : Le tableau ci-dessous montre les
principaux types d’extincteurs et leur pertinence selon la Classe de
Feu.

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