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Essai de traction : analyse des matériaux

Le document présente un TP sur les essais de traction en résistance des matériaux, visant à mesurer les caractéristiques mécaniques de divers alliages. Il décrit le fonctionnement d'une machine de traction, les matériaux utilisés, et les principes théoriques sous-jacents à l'essai. Les résultats expérimentaux incluent des données sur l'aluminium, le cuivre, le laiton et l'acier, permettant de calculer le module de Young pour chaque matériau.

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Essai de traction : analyse des matériaux

Le document présente un TP sur les essais de traction en résistance des matériaux, visant à mesurer les caractéristiques mécaniques de divers alliages. Il décrit le fonctionnement d'une machine de traction, les matériaux utilisés, et les principes théoriques sous-jacents à l'essai. Les résultats expérimentaux incluent des données sur l'aluminium, le cuivre, le laiton et l'acier, permettant de calculer le module de Young pour chaque matériau.

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Département de Génie civil 2ème Année S4

Résistance des Matériaux


TP N° 1 (Essais de traction – compression simple)

Introduction

Parmi tous les essais mécaniques, l'essai de traction est certainement l'essai le plus
fondamental. Il sert à déterminer les principales caractéristiques mécaniques de quelques
matériaux telles que le module d'élasticité, le coefficient de Poisson, la limite d'élasticité, la
résistance à la rupture, l'allongement après rupture et le coefficient de striction.
Son exécution est facile et les résultats obtenus servent à dimensionner toutes sortes des pièces
allant d'un pignon microscopique jusqu'à la structure métallique d’un grand hall. Dans la
recherche on l'applique pour la caractérisation de nouveaux matériaux et dans industrie pour les
contrôles périodiques servant à surveiller la qualité des alliages, des polymères et des
céramiques.

1-BUT DE TP DE TRACTION

 De faire connaître le fonctionnement d’une machine de traction et des capteurs qui y sont
appliqués.
 De mesurer des courbes de traction sur des alliages d’aluminium, de cuivre, de laiton et des
aciers.
 D’interpréter les résultats obtenus : déterminer la limite élastique, l’allongement à rupture etc.
 D’estimer la précision de mesure.

2- PRINCIPE DE L'ESSAI DE TRACTION

Pour chaque catégorie d’essai défini ci-après, le


travail de préparation comportera
principalement le calcul des valeurs
prévisionnelles de chargement à rupture pour
chacune des éprouvettes considérées.

3-MATERIELS
1-Appareille de traction : est permet de
réaliser une multitude d’essais différents faisant
intervenir des forces de traction ou de
compression.
La force d’essai est produite par un système
hydraulique actionné à la main et affichée sur un
grand indicateur à aiguille.
L’allongement des échantillons est relevé au
moyen d’un compteur à cadran.
Les principaux éléments de l’appareil de base
sont les suivants :
-socle de la machine (1) doté poignées (11)
-châssis avec traverse fixe (2) Figure 01 Appareille de traction
-cadre de charge avec traverses supérieure (3) et inferieur (4)
-système hydraulique composé d’un vérin principal (5) et d’un vérin de transmission avec
volant à main.
-affichage de la force (7)
-affichage de l’allongement au moyen d’un compteur à cadran (8)
-Tête de serrage (9) avec échantillon (10)
2-Des éprouvettes.

4-ETUDE THEORIQUE :
1. L’essai de traction est le moyen le plus
couramment employé pour caractériser le
comportement mécanique d’un matériau
sous une sollicitation progressive à vitesse
de chargement faible ou modérée.
Des éprouvettes du matériau concerné, en
forme de barreau cylindrique ou
parallélépipédique, comportant une partie
centrale calibrée, raccordée à chaque
extrémité à deux têtes de section plus
importante, sont fixées dans une machine
de traction.

On a : 𝑙0 = 𝑘× 𝑆0. Figure 02 Eprouvette de traction

 𝑆0 étant l’aire de la section initiale et k un coefficient normalisé pour chaque matériau. Pour
un métal, on a k=5.65
 Pour une éprouvette cylindrique, on a donc : 𝑙0 = 5 𝑑0
Où 𝑑0 est le diamètre initial de l’éprouvette.

Figure 03 Eprouvette de traction cylindrique

La section de l’éprouvette est constante, et notée S0


La longueur totale de l’éprouvette est notée 𝑙𝑐
La machine impose un allongement croissant à l’éprouvette, et enregistre simultanément
• l’effort appliqué F
• l’allongement ∆l = l - 𝑙𝑖
Selon l’équipement utilisé, li est soit la longueur totale initiale 𝑙𝑐, soit une longueur initiale
de référence 𝑙0, entre deux repères tracés sur l’éprouvette :
L’essai est généralement poursuivi jusqu’à rupture, après quoi on mesure un allongement
rémanent noté ∆𝑙𝑅.
Au cours de l’essai, pour les matériaux dits fragiles, la rupture intervient avant toute
déformation plastique (= permanente), et se produit de façon brutale, avec une cassure
rectiligne : Figure 5, rupture fragile, Annexe 1.

Sinon, pour les matériaux dits ductiles, on observe d’abord un allongement élastique (=
réversible) généralement proportionnel à la charge (loi de Hooke) ; puis le matériau entre dans
le domaine de déformation plastique (= permanente), et la courbe devient plus ou moins
parabolique, avec une réduction localisée de la section de l’éprouvette (striction) avant la
rupture : Figure 6, rupture ductile,
Annexe 1.

Le domaine élastique : est la zone où la déformation subie par l’éprouvette n’est pas définitive
: ‘éprouvette revient à sa longueur initial dès que la charge est relâchée.
Le point A sur Figure 4, auquel correspond la limite élastique 𝑓𝑦 marque la fin de cette zone.
On remarque qu’il existe des déformations normales ℇ𝑥 et transversales ℇ𝑦
Les contraintes et les déformations sont obtenues par les relations suivantes :

Dans le domaine élastique, la contrainte et la déformation sont liées par la loi de Hooke :

Avec 𝑣 : coefficient de poisson et E : module d’ Young


Limite apparente d’élasticité : R𝑐 = 𝐹𝑐/𝑆0
2. Courbes de traction
2.a. On peut tracer la courbe charge en fonction de l’allongement, soit F en fonction de ∆l.
Mais les résultats dépendent de la forme et de la taille de l’éprouvette, donc ne sont pas propres
au matériau.
2.b. Courbe conventionnelle : On préfèrera donc tracer la courbe en rapportant la force F à la
section initiale 𝑆0, et en rapportant l’allongement ∆l à la longueur initiale 𝑙𝑖 : on obtient la
courbe donnant la contrainte σ en fonction de la déformation ℇ (= allongement relatif).

Module de Young :
Le module de Young ou module d'élasticité (longitudinale) ou encore module de traction est la
constante qui relie la contrainte de traction (ou de compression) et la déformation pour un
matériau élastique isotrope.
Le physicien britannique Thomas Young (1773-1829) avait remarqué que le rapport entre la
contrainte de traction appliquée à un matériau et la déformation qui en résulte (un allongement
relatif) est constant, tant que cette déformation reste petite et que la limite d'élasticité du
matériau n'est pas atteinte. La loi d'élasticité est la loi de Hooke :

Matériaux Aluminium cuivre laiton acier


Module de Younge 15 000 22 000 20 000 30 000
(N/mm2)
5-ETDE EXPERIMENTALE
1- Pour l’aluminium
S0 = 28.27 mm2
L0 = 30 mm
Force Exercée Allongement DL Contrainte s en Déformation ε
en KN en mm N/mm2
0.5 0.07
1 0.1
1.5 0.14
2 0.16
2.5 0.19
3 0.20
3.5 0.245
4 0.255
4.5 0.28
5 0.31

Calcul du module de Younge de l’aluminium

2- Pour le cuivre
S0 = 28.27 mm2
L0 = 30 mm

Force Exercée Allongement DL Contrainte s en Déformation ε


en KN en mm N/mm2
0.5 0.045
1 0.075
1.5 0.1
2 0.125
2.5 0.15
3 0.17
3.5 0.18
4 0.20
4.5 0.22
5 0.24

Calcul du module de Younge du cuivre


3- Pour le laiton
S0 = 28.27 mm2
L0 = 30 mm

Force Exercée Allongement DL Contrainte s en Déformation ε


en KN en mm N/mm2
0.5 0.06
1 0.085
1.5 0.11
2 0.135
2.5 0.155
3 0.175
3.5 0.200
4 0.215
4.5 0.24
5 0.26

Calcul du module de Younge du laiton

4- Pour le l’acier
S0 = 28.27 mm2
L0 = 30 mm

Force Exercée Allongement DL Contrainte s en Déformation ε


en KN en mm N/mm2
0.5 0.035
1 0.05
1.5 0.07
2 0.085
2.5 0.1
3 0.115
3.5 0.13
4 0.14
4.5 0.155
5 0.17

Calcul du module de Younge d’acier

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