EXPOSE SUR UNE SI LONGUE LETTRE DE MARIAMA BA
THEME : LE SYSTEME DE CASTE DANS UNE SI LONGUE LETTRE
PLAN
INTRODUCTON
I- DEFINITION DU MOT CASTE LE SYSTEME DE CASTES
II- LE SYSTEME DE CASTES
III- LE PROBLEME DES CASTES DANS UNE SI LONGUE
LETTRE
1- PLACE DES CASTES DANS LA SOCIETE
2- MARIAMA BA FACE AUX PROBLEMES DE CASTE
CONCLUSION
EXPOSANTS
Aissatou Ndébane DIOUF
CLASSE : 3ème A
Assane DIEDHIOU
Diouma NDIONE
Fatou DIOUF
Mame Awa DIENG
Oumy DIOUF
Siny DIOP
SOUS LA DIRECTION DE MONSIEUR LO
INTRODUCTON
Le roman africain se caractérise par une production aussi riche que le temps des indépendances
et des tendances nouvelles de roman qui apparaissent tantôt sous forme d’œuvre d’expression
de malaise d’une société marquée par l’effondrement des valeurs traditionnelles. Parmi ces
derniers, figures le roman de Mariama Ba, une si longue lettre, dans laquelle elle fait usage à la
présence de sa plume pour décrire les réalités de la société sénégalaise à travers un style de
fluidité jamais égalée
En effet, elle y peint les vicissitudes qui ont marqué sa vie matrimoniale et y aborde de
nombreux thèmes comme les problèmes des castes qui est le thème de notre exposé. Ainsi,
notre travail portera sur trois points : nous allons d’abord donner la définition du mot caste
ensuite parler du système de caste et enfin des problèmes de castes.
I- DEFINITION DU MOT CASTE
Une caste est un groupe sociale hiérarchisé, en dogme et héréditaire. La notion de castes est à
distinguer de celle tribu, de clan ou d’ethnie dont elle est parfois une sous division
Le mot vient du portugais Casta, qui signifie lignée, race, voire engeance, ainsi que rang social.
On dit, par exemple : de « boa Casta » ou de « ma Casta ». Plus récemment, le mot est utile
surtout dans le sens de cépage : « casta de uva ». Casta signifiait originellement pur, non
mélangé, à rapprocher du français « caste »
II- LE SYSTEME DE CASTES
Au Sénégal, il existe diverses castes. Les « Guers » constituent la caste supérieure. Ce sont
essentiellement des agriculteurs et accessoirement des éleveurs ils restent attachés certaines
valeurs morales.
Les « Gnegnos » constituent le groupe inferieur dans la stratification social travail en pays
wolof. Cependant, l’alliance entre « Guers » et « Gnegnos » était interdite au temps de nos
ancêtres. L’exemple illustrant est celui de Maodo Ba qui était un descendant d’une famille
royale, amoureuse d’une fille bijoutière nommé Aïssatou. Les « Teugs » ou « Balla Maïssa
» qui sont les forgerons. Les bijoutières sont souvent liées à des familles « Guers », ils leur
fournissent des bijoux et des armes de guerres. Les laobes, artisans du bois d’origine peulh.
Les « Woudes », artisans du cuir, cordonnier dont les femmes pratiquent le tatouage des lèvres
aux jeunes filles. Les « Raab ou Maabo », caste des tisserands. Le Griots ou « Gueweul »
divisée en deux parties, il y a des griots de la cours royal et ceux du reste de la population.
Ceux qui maitrisent l’art de la parole et ceux qui en plus maitrisent les différents instruments
III- LE PROBLEME DES CASTES DANS UNE SI LONGUE LETTRE
Jadis les castes résultent d’une organisation sociale du travail, mais de nos jours, il est devenu
un problème récurrent surtout lorsqu’il s’agit de mariage. C’est à travers Aïssatou que l’auteur
peint le problème de castes. En effet, Aïssatou a transgressé un interdit social en se mariant
avec le Maodo Ba le noble mais les préjugés sociaux finiront par triompher car Maodo Ba sera
obligé de se plier à la volonté de sa mère en épousant la petite Nabou. Tante Nabou n’aimait
pas Aïssatou à cause de son origine caste. Mais pour Mariama Ba, il ne saurait y avoir de
différence entre noble et personne de caste
1- PLACE DES CASTES DANS LA SOCIETE
La société sénégalaise devient de plus en plus exigeante et méprisante à l’endroit des castes.
Une grande majorité des populations sont presque marginalisées par celle société naïve et
presque égarée. Ainsi, ces castes ont un statut très minimisé et arriéré comme ces propos le
prouvent dans « une si longue lettre » au [chapitre 8, page 37] « Quoi un toucouleur qui
convole avec une bijoutière ? Jamais il n’amassera argent. » En outre ces castes sont reléguées
au second plan malgré leur fidélité, leur courage, leur dévouement et leur combativité. Pourtant,
ces doctrines ou idéologies n’ont aucun soubassement religieux même si certains le croient
religieusement. En guise d’exemple le Prophète Mouhamed (PSL) interdit ces préjugés car
tous les êtres humains sont égaux devant Dieu alors notre société doit abandonner ces
croyances et laisser les gens se marier sans difficulté, de plus, c’est un pèche de sentir
stupeur par rapport à quelqu’un d’autre en étant musulman. Par conséquent, il s’agit d’un
lourd lègue arrière qu’il faut flanquer a jamais. Par ailleurs, pesé sur ces grands dignitaire le
poids de l’infériorité, de l’orgueil, du mépris et de la ségrégation.
En guise d’exemple, Ramatoulaye disait dans « une si longue lettre » au [chapitre 5, page 26]
« Votre stoïcisme fait de vous non des violents non des Inquiétant, mais de véritables héros
inconnus de la grande histoire qui ne dérange jamais l’ordre établi malgré votre situation
misérable. »
Ensuite, ces castes font face à une société très compliquée dont l’héritage est consolidé par la
naïveté et l’égoïsme. Ainsi cette inquiétante situation remonte bien avant dans un contexte
beaucoup plus exigeant et frappant. Au paravent les populations mettaient ces castes dans un
contexte particulier notamment le transfert des castes à la basse classe selon la hiérarchie.
Cependant malgré la pesanteur de cette situation on peut mettre en relief une nette amélioration
dans la mesure où le mariage entre Guers et Gueweul est fréquent de nos jours.
Aussi il faut préciser qu’il a une opposition systématique vis à vis du temps comme nous
prouve celle situation dans « une si longue lettre » au chapitre 22 page 42 : « on ne vient
pas facilement à bout des pesanteurs millénaires. » Autrement dit il devient des difficiles de
résister et d’atteindre les buts fixés ». Enfin cette citation nous fait réfléchir sur la
vulnérabilité et la place des castes selon la société sénégalaise : « la griotte porte bonheur.
Mais une bijoutière. Elle brule tout sur son passage comme un feu de forge »
2- MARIAMA BA FACE AUX PROBLEMES DE CASTE
L’auteur d’une si longue lettre ne parvient pas à comprendre le système des castes cette
problématique occupe une place de choix dans son œuvre. Comme l’atteste ce texte extrait des
pages 62 et 63 : « Et puis, une bijoutière peut-elle avoir de la dignité, de l’honneur ? C’est
comme si l’on se demandait si tu avais un cœur et une chair. Ah pour certains, l’honneur
et chagrin d’une bijoutière d’une Guélewar ». Cette lettre de Aïssatou a son mari Mawdo
Ba traduit également la position de la romancière sur la question : « Maodo ; les princes
dominent leurs sentiments pour honorer leurs devoirs. Les autres courbent leur nuque et
acceptent en silence un sort qui les brime. Voilà ; schématiquement ; le règlement
intérieur de notre société avec ses clivages insensés. Je ne m’y soumettrai point »
CONCLUSION
En définitive, le féministe de l’auteur n’a aucun doute. Mariama Ba à son œuvre est le
défenseur de la femme africaine en générale et sénégalaise en particulier ; très souvent écrasées
par le poids des traditions et refoulées par la modernité. L’œuvre de Mariama Ba est d’une
richesse extrême : Tous les problèmes de la société semblent être abordes ; dont celui des castes
qui est un problème si puissant au Sénégal.