Decret 2025 080 Ess Mecie
Decret 2025 080 Ess Mecie
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Vu la Constitution ;
Vu la Loi Organique n°2004-007 du 26 juillet 2004 sur les lois de finances ;
Vu la Loi Organique n°2004-036 du 01er octobre 2004 relative à l’organisation, aux
attributions, au fonctionnement et à la procédure applicable devant la Cour Suprême et les
trois Cours la composant ;
Vu la Loi Organique n°2014-018 du 12 septembre 2014 complétée par la Loi organique
n°2016-030 du 23 août 2016 régissant les compétences, les modalités d’organisation des
Collectivités Territoriales Décentralisées et la gestion de leurs propres affaires ;
Vu la Loi n°95-017 du 25 août 1995 portant Code du Tourisme ;
Vu la Loi n°96-018 du 04 septembre 1996 portant Code Pétrolier ;
Vu la Loi n°98-004 du 19 février 1998 autorisant la ratification de la Convention de Nairobi
pour la protection, la gestion et la mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de
l’Afrique de l’Est ;
Vu la Loi n°98-029 du 20 janvier 1999 portant Code de l’eau ;
Vu la Loi n° 99- 021 du 19 août 1999 sur la politique de gestion et de contrôle des pollutions
industrielles et ses textes d’application ;
Vu la Loi n°99-028 du 03 février 2000 portant refonte du Code maritime ;
Vu la Loi n°2001-025 du 21 décembre 2001 relative au tribunal administratif et au tribunal
financier ;
Vu la Loi n°2005-019 du 17 octobre 2005 fixant les principes régissant les statuts des terres ;
Vu la Loi n°2008-014 du 23 juillet 2008 relative au domaine privé de l'État, des Collectivités
Décentralisées et des personnes morales de Droit public ;
Vu la Loi n° 2011-002 du 15 Juillet 2011 portant Code de la Santé Publique et ses textes
d’application ;
Vu la Loi n°2014-021 du 12 septembre 2014 relative à la représentation de l'État et ses
textes d’application ;
Vu la Loi n°2014-020 du 27 septembre 2014 modifiée par la Loi n°2015-008 du 1er avril
2015 relative aux ressources des Collectivités Territoriales Décentralisées, aux modalités
d’élections, ainsi qu’à l’organisation, au fonctionnement et aux attributions de leurs organes ;
Vu la Loi n°2015-003 du 19 février 2015 portant Charte de l'Environnement
Malagasy actualisée et ses textes d’application ;
Vu la Loi n°2015-005 du 26 février 2015 portant refonte du Code de Gestion des Aires
Protégées et ses textes d’application ;
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Vu la Loi n° 2015 – 051 du 03 février 2016 portant Orientation de l’Aménagement du
Territoire et ses textes d’application ;
Vu la Loi 2015-052 du 03 février 2016 relative à l’Urbanisme et à l’Habitat et ses textes
d’application ;
Vu la Loi n°2015-053 du 03 février 2016 portant Code de la pêche et de l’aquaculture ;
Vu la Loi n° 2015-031 du 12 février 2016 relative à la Politique Nationale de Gestion des
Risques et des Catastrophes et ses textes d’application ;
Vu la Loi n°2016-020 du 22 août 2016 sur la Lutte contre la Corruption ;
Vu la Loi° 2019-008 du 16 janvier 2020 relative à la lutte contre les Violences Basées sur le
Genre et ses textes d’application ;
Vu la Loi n°2021-034 du 27 janvier 2022 relative à la promotion du logement à Madagascar ;
Vu la Loi n° 2022 - 013 du 1er juillet 2022 portant refonte des règles fixant le régime juridique
de la propriété foncière privée non titrée et ses textes d’application ;
Vu la Loi n°2023-002 du 27 juillet 2023 sur les investissements à Madagascar ;
Vu la Loi n° 2023-007du 27 juillet 2023 portant refonte du Code Minier et ses textes
d’application ;
Vu la Loi n° 2024-014 du 14 août 2024 portant Code du travail ;
Vu l’Ordonnance n°60-146 du 03 Octobre 1960 relative au régime foncier de
l’immatriculation et ses textes d’application ;
Vu l’Ordonnance n°62-023 du 19 septembre 1962 relative à l'expropriation pour cause
d'utilité publique, à l'acquisition à l'amiable de propriétés immobilières par l'État ou les
collectivités publiques secondaires et aux plus-values foncières et ses textes d’application ;
Vu le Décret n° 63-030 du 16 janvier 1963 modifié et complété par le décret n° 64-339 du 24
septembre 1964 et n°2021-689 du 30 juin 2021 fixant les modalités d’application de
l’ordonnance n°62-023 du 19 septembre 1962 relative à l’expropriation pour cause d’utilité
publique, à l’acquisition à l’amiable des propriétés immobilières par l’Etat ou des Collectivités
secondaires et aux plus-values foncières ;
Vu le Décret n°95-695 du 03 novembre 1995 portant ratification de la Convention sur la
Diversité Biologique ;
Vu le Décret n° 98-261 du 24 mars 1998 portant ratification de la Convention de Ramsar,
relative aux zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats des
oiseaux d'eau ;
Vu le Décret n° 98-1062 du 18 décembre 1998 portant ratification de la Convention cadre
des Nations Unies sur les changements climatiques adoptée à New York le 09 mai 1992 ;
Vu le Décret n°2003-439 du 27 mars 2003 instituant une Cellule Environnementale au sein
de chaque Ministère ;
Vu le Décret n° 2008-600 du 23 juin 2008 modifié par le Décret n°2019-1393 du 17 juillet
2019 relatif à la création et à l'organisation de l’Office National pour l’Environnement ou
ONE ;
Vu le Décret n° 2010-233 du 24 avril 2010 portant application de la loi n°2008-014 du 23
juillet 2008 sur le domaine privé de l’Etat, des Collectivités Décentralisées et des personnes
morales de droit public ;
Vu le Décret n°2014-1588 du 25 novembre 2014 portant création du Comité National sur le
Changement Climatique à Madagascar ;
Vu le Décret n°2014-1822 du 4 décembre 2014 portant refonte des statuts de l’Economic
Development Board of Madagascar ou EDBM ;
Vu le Décret n° 2015 - 957 du 16 juin 2015 relatif à la Structure Locale de Concertation des
Collectivités territoriales décentralisées ;
Vu le Décret n°2015-1308 du 22 septembre 2015 fixant la Politique Nationale de
l'Environnement pour le Développement Durable ou PNEDD ;
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Vu le Décret n°2016-1188 du 09 septembre 2016 portant ratification de l’Accord de Paris de
la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ;
Vu le Décret n°2017-566 du 11 juillet 2017 fixant les missions de contrôle et d’inspection des
Techniciens de l’Environnement ainsi que les modalités de transaction ;
Vu le Décret n°2022-482 du 06 avril 2022 fixant les attributions du Ministre de
l’Environnement et du Développement Durable, ainsi que l’organisation générale de son
Ministère ;
Vu le Décret n°2023-255 du 15 mars 2023 portant Gestion des Investissements Publics ou
GIP ;
Vu le Décret n° 2023-851 du 05 juillet 2023 fixant les régimes juridiques de réserves
foncières pour l’habitat, les nouvelles villes et les nouveaux pôles ;
Vu le Décret n°2024-1456 du 12 Juillet 2024 portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement ;
Vu le Décret n°2024-1612 du 22 août 2024 portant nomination des membres du
Gouvernement ;
Vu le Décret n°2024-1808 du 22 octobre 2024 portant création, composition, organisation et
fonctionnement du Comité Interministériel de l’Environnement ou CIME ;
DECRETE
TITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES
Article premier - Le présent Décret, ainsi que ses annexes qui en font partie intégrante, fixe
les règles et procédures applicables à l’évaluation environnementale et sociale pour la mise
en compatibilité des investissements avec l’environnement.
Absence de Perte Nette de Biodiversité : Principe selon lequel les impacts négatifs
résiduels sur la biodiversité, après application de la hiérarchie d'atténuation, doivent
être compensés selon la séquence Evitement, réduction et compensation ou ERC
pour garantir qu'il n'y ait aucune perte nette de biodiversité par rapport aux conditions
de référence.
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Audit environnemental de fermeture : Évaluation systématique visant à analyser
les impacts environnementaux d'un site à la fin de son exploitation. Cet audit permet
de :
- Établir un plan de gestion pour assurer une transition vers un état stable et
durable après la fermeture.
Catégorisation : Procédure qui permet d’identifier si un projet doit faire l’objet d’une
Etude d’Impact Environnemental et Social ou EIES ou Projet de catégorie A, d’un
PREES ou Projet de catégorie B, un projet qui est considéré comme ayant des
impacts environnementaux et sociaux négligeables ou inexistants ou Projet de
catégorie C.
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concernant les questions et actions sociales, la sécurité, les infrastructures,
l’environnement, l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Le Comité est créé au niveau du
Fokontany, composé d’au moins de neuf membres proposés par le Chef du
Fokontany, qui dirige le Comité.
- Les groupes sociaux distincts comme les femmes, les jeunes, les personnes
âgées, et les personnes vulnérables, ayant souvent des besoins et des
préoccupations spécifiques.
Enquête publique : Processus de participation ayant pour but de recueillir les avis et
les commentaires du public et des parties prenantes concernés sur des projets,
plans, programmes ou politiques qui peuvent avoir un impact important sur
l'environnement ou sur les communautés locales concernées.
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donnée sur l’environnement et le milieu social, et en l’examen de l’acceptabilité de
leur niveau et des mesures d’atténuation permettant d’assurer l’intégrité de
l’environnement et le bien-être des communautés locales dans les limites des
meilleures technologies à un cout économiquement acceptable. Elle s’effectue avant
toute prise de décision ou d’engagement important.
Gain Net : Objectif consistant à aller au-delà de la simple compensation des pertes
de biodiversité en créant des gains de biodiversité mesurables qui excèdent les
pertes initiales, contribuant ainsi à une amélioration globale de la biodiversité.
Guichet unique : Entité créée à l’effet de rassembler en un seul lieu des taches
éparses, de les placer sous la seule autorité d’un organisme et d’établir ainsi une
structure opérationnelle et efficace.
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Parties prenantes : Les personnes ou groupes de personnes impliquées par la mise
en œuvre du projet, ou participant directement ou indirectement, à son
développement y compris : les communautés locales, incluant toutes les couches de
la population dont les hommes, femmes, jeunes, personnes âgées, personnes
vulnérables et autres, vivant à proximité du site du projet ou dans les zones d'impact,
les Autorités locales et nationales, les promoteurs de projets, les organisations
syndicales représentatives des travailleurs dans le lieu d’implantation des projets, les
organisations de la société civile, notamment les associations communautaires, les
ONG, et les groupes de défense de l'environnement ou des droits humains, les
experts et consultants, les acteurs économiques, les institutions internationales ou
bailleurs de fonds.
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Promoteur : Maître d’ouvrage du projet concerné, public ou privé. Il est aussi le
porteur de projet désignant la personne morale ou physique de droit public ou de droit
privé qui adresse une demande d’autorisation en son nom auprès des pouvoirs
publics, et dont il conserve la responsabilité.
Le public concerné est celui qui est touché ou risque d’être touché par les décisions
prises en matière d’environnement, ou qui a intérêt à faire valoir à l’égard du
processus décisionnel.
Vulnérabilité : Désigne l'aptitude d'un milieu, d'un bien, d'une personne à subir un
dommage à la suite d'un événement, naturel ou anthropique.
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Zones sensibles : Zones répondant aux critères définis par acte règlementaire.
- identifier, évaluer et recommander des mesures pour éviter, réduire, restaurer et,
éventuellement, compenser, suivant la « séquence ERC », les conséquences
dommageables d'un projet, afin de les ramener à des niveaux acceptables au
préalable ;
- intégrer l'objectif “Absence de Perte Nette – Gain net" de biodiversité dans
l'application des mesures "ERC" des projets et avec un haut niveau de vigilance pour
les projets se trouvant au niveau des zones de grande valeur pour la conservation de
la biodiversité qui sont des zones classées comme habitats critiques contenant des
zones-clés pour la biodiversité ou ZCB et les zones répondant aux critères ZCB".
Celle-ci prend la forme, soit d’une EIES, soit d’un PREES, selon la catégorisation des projets
prévue par le présent Décret.
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- Les projets d’investissements de la catégorie B, qui sont soumis au PREES et dont
l’évaluation relève de la Cellule Environnementale du Ministère de tutelle de l’activité
concernée. Ces projets ont des impacts potentiels limités ou modérés nécessitant
une EIES simplifiée ;
TITRE II
DISPOSITIONS COMMUNES
CHAPITRE PREMIER
Section première
La coordination concerne également, les organismes publics, les entités reconnues d’utilité
publique, la société civile, et le secteur privé à tous les niveaux.
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le lieu d’implantation des projets, les organisations de la société civile et les membres du
secteur privé.
Article 11 - Le Ministère en charge de l’Environnement s'assure que les EESS incluent une
évaluation des impacts environnementaux et sociaux cumulatifs des politiques, plans et
programmes qui permet de comprendre les effets à long terme et les interactions entre
différents projets et initiatives.
Section 2
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A cet effet, le Ministère en charge des Finances garantit la disponibilité des fonds
nécessaires à la mise en compatibilité des projets d’investissement public avec
l’environnement.
Article 16 - Tout projet d’investissement public soumis pour inscription dans la Loi de
Finances auprès du Ministère en charge des Finances doit avoir été soumis à la phase de
catégorisation auprès de l’ONE.
La lettre de notification de catégorisation de l’ONE doit figurer parmi les documents soumis
au Ministère en charge des Finances, ainsi qu’à l’Autorité en charge des Programmes
d’Investissement Public ou PIP.
A cet effet, les projets d’investissements publics inscrits au titre de la Loi de Finances doivent
prévoir le budget relatif à la mise en compatibilité avec l’environnement, notamment la
réalisation de l’EESS, de l’EIES ou du PREES, y compris les frais d’évaluation, de suivi et de
contrôle des projets, ainsi que les éventuels frais liés à la compensation.
A ce titre, ce budget doit impérativement être inscrit pour régularisation dans le cadre de la
Loi de Finances Initiale ou Rectificative la plus proche. En cas de besoin, et si l’urgence le
requiert, ledit budget est pris en charge par celui du Ministère de l’Economie et des
Finances, après autorisation en Conseil des Ministres.
Section 3
Article 18 - L’Office National pour l’Environnement ou ONE assure la mise œuvre de la Mise
En Compatibilité des Investissements avec l’Environnement ou MECIE.
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L'ONE a également pour mission de garantir la mise en conformité de l'ensemble des projets
avec les exigences environnementales et sociales, y compris ceux n'ayant pas respecté les
procédures d'évaluation préalables. Il est habilité à intervenir et à réintégrer dans le
processus de mise en conformité tout projet qui doit être soumis aux exigences du présent
décret.
Article 19 - L’ONE, en collaboration avec les Ministères sectoriels concernés, est chargé de
proposer les valeurs-limites. Il élabore les normes environnementales de référence, en
concertation avec les organismes ou entités spécialisés tel que le Bureau des Normes de
Madagascar, propose au Ministère en charge de l’environnement les directives techniques
environnementales et sociales, et assure le suivi et l’évaluation de l’applicabilité des normes
et procédures sectorielles exigées pour la mise en compatibilité des investissements avec
l’environnement.
- Les valeurs-limites sont les seuils admissibles d’émissions, y compris les émissions
de gaz à effet de serre ou les concentrations d’éléments qu’un milieu récepteur peut
accepter. Ces seuils et concentrations proposés par l’ONE sont fixés par Arrêté du
Ministre chargé de l’Environnement en concertation avec les ministères sectoriels
concernés ;
- Les normes tant nationales qu’internationales sont des référentiels officiels publiés
par des organismes indépendants et reconnus. Les normes et les directives en
matière environnementale sont portées à la connaissance du public par tout moyen ;
Article 20 - Toutes les informations et données issues des études relatives aux évaluations
des dossiers d’Étude d’Impact Environnemental et social, provenant des secteurs privé et
public, sont centralisées au niveau de l’ONE pour le suivi de l’état de l’environnement.
Section 4
Elle exerce ses attributions et fonctionne selon les modalités prévues par le décret n° 2003-
439 précité. A ce titre, elle examine et statue notamment sur le dossier PREES de son
ressort et procède à toutes les diligences y afférentes dans le respect des dispositions
légales régissant l’activité concernée. Elle assure, entre autres, le contrôle des projets
d’investissement relevant de la compétence de son Ministère de rattachement.
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À cet effet, elle dispose des moyens adéquats pour assurer la préservation de
l’environnement, la lutte contre les changements climatiques, la conservation de la
biodiversité, la promotion du bien-être des communautés locales ainsi que la sécurité au
travail. La mise en place de la nouvelle structure de la cellule environnementale,
conformément aux dispositions du présent décret, doit être effectuée dans un délai d'un (01)
an à partir de sa publication. En attendant la constitution de ladite cellule, chaque ministère
est tenu de désigner une structure appropriée chargée d’assurer ce rôle.
Section 5
Comités
Afin d’assurer une exécution rapide et efficace des processus d’évaluation, pour les dossiers
recevables techniquement et administrativement, un délai maximal de quinze (15) jours
ouvrables à compter de la réception des dossiers d’évaluation est imparti pour la constitution
des comités techniques d’évaluation.
Les membres des comités techniques d’évaluation et des comités de suivi environnemental
et social doivent être sélectionnés sur la base de critères objectifs garantissant leur expertise
et leur indépendance.
A cet effet, chaque membre doit justifier d’une formation ou d’une expérience pertinente dans
les domaines de l’environnement, des sciences sociales ou de la gestion de projets. En
outre, aucun membre ne pourra être sélectionné s’il existe un conflit d’intérêts manifeste ou
potentiel avec les projets évalués.
Ces comités sont composés des membres des Cellules Environnementales du Ministère de
tutelle de l’activité concernée et des autres Ministères sectoriels concernés par le projet, du
Ministère en charge de l’Environnement et de l'ONE.
Les Cellules Environnementales membres de ces comités, disposant des qualités requises
pour assurer leur mission, sont nommées pour un mandat d’un (01) an effectif au début de
l’année en exercice par leur Ministère d’origine. Le mandat est renouvelé annuellement et la
procédure de nomination des membres est engagée un (01) mois avant le renouvellement.
Le Ministère concerné doit notifier officiellement l’ONE en cas de changement d’un ou des
membres de sa Cellule Environnementale.
Article 25 - Chaque membre des comités prévus à l’article 24 perçoit, selon les cas, des
jetons de présence, des indemnités de mission, ainsi que des frais de déplacement pour
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toutes activités liées au processus d’évaluation et de suivi environnemental. Ces dépenses
sont prises en charge par l’ONE, et les montants sont fixés et délibérés par son Conseil
d’Administration.
Article 26 - Un Comité Technique d’Évaluation ad ’hoc est constitué par l’ONE pour
l’évaluation de chaque dossier d’EIES suivant les enjeux liés à la mise en œuvre du projet.
Chaque membre du CTE participe à l’évaluation technique d’un dossier d’EIES, intègre
notamment les dimensions sectorielles et sociales relevant de son ministère d’origine dans le
processus d’évaluation environnementale et émet l’avis technique y afférent.
Article 27 - Suivant les enjeux liés au projet, les services techniques déconcentrés
concernés contribuent aux travaux du CTE durant le processus d'évaluation
environnementale et sociale d’un dossier d’EIES. Leur mission consiste à apporter une
expertise technique locale, à analyser les particularités environnementales spécifiques à la
région et à évaluer les impacts potentiels.
Article 28 - Pour l’évaluation du dossier d’EIES, l’ONE peut, suivant la spécificité du dossier
et les enjeux environnementaux et sociaux liés au projet, faire appel à des personnes
ressources relevant des directions techniques d’autres Ministères et/ou autres organismes
concernés par le Projet, ou solliciter, en tant que de besoin, le service d’autres experts
externes.
Suivant les enjeux liés aux projets, les services techniques déconcentrés concernés peuvent
faire partie des membres du CSES durant l’évaluation des Rapports de Suivi
Environnemental et Social.
Dans tous les cas, les Autorités Locales des lieux d’implantation de ces projets sont
associées aux travaux de suivi et de contrôle, et le cas échéant, les organismes
environnementaux concernés par lesdits projets.
A ce titre, le CSES :
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- Examine et recommande des ajustements aux CCES suivant les résultats du suivi
environnemental et social, pour mieux répondre aux besoins de protection de
l'environnement et le milieu social ;
- Reçoit et traite, le cas échéant, les plaintes, les sujets de conflits ou les préoccupations
des parties prenantes concernant les impacts environnementaux et sociaux d’un projet
qui dispose d’un Permis Environnemental ;
- Évalue tous les documents entrant dans le cadre du suivi environnemental du projet,
notamment le Rapport de Suivi Environnemental et Social, les EIES complémentaires,
les PGES spécifiques produits par le promoteur ;
- Contribue à la sensibilisation du public et la communication des résultats du suivi
environnemental, le cas échéant ;
- Assure l’évaluation des rapports d’audit de fermeture afin de délivrer un Quitus
Environnemental.
En ce qui concerne les projets n'ayant pas obtenu un Permis environnemental ou ne
respectant pas les exigences du MECIE, le CSES doit assurer un suivi régulier afin d'inciter
ces projets à se régulariser conformément aux prescriptions légales.
Section 6
Autres entités
Article 31 - Les Autorités locales des lieux d’implantation des projets sont représentées par
les Communes. Le Maire prend part à la sensibilisation et l’information des communautés
locales concernées, à l’évaluation, au suivi et au contrôle effectués par les Autorités
centrales ou déconcentrées.
Article 33 - Les Autorités publiques déconcentrées visées dans les dispositions du présent
Décret tels que les Préfets, les Chefs de district, les Chefs d’arrondissement administratif, les
Chefs de Fokontany, les services techniques déconcentrés exercent leurs missions en
matière environnementale conformément aux textes normatifs qui les régissent.
Article 34 - Lorsqu’un projet concerne une même Région, le Représentant de l’Etat délivre
l’autorisation d’implantation des projets relevant de la catégorie C, avec les prescriptions
environnementales y afférentes élaborées par les services techniques déconcentrés. Il veille
rigoureusement à la mise en œuvre effective de ces prescriptions. A cet effet, lorsque le
projet concerne une ou plusieurs communes dans un même District, le représentant de l’Etat
compétent est le Chef de District. Toutefois, s’il concerne deux ou plusieurs Districts dans
une même Région, le représentant de l’Etat compétent est le Préfet.
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Article 35 - Le Chef de District est le premier responsable du bon déroulement de la
procédure de la participation du public à l’évaluation environnementale, en collaboration avec
le CTE et l’ONE pour l’EIES, et le Ministère en charge de l’Environnement et/ou les
Ministères sectoriels concernés pour l’EESS ou le PREES.
Le Chef de District associe les Maires, Chefs de Fokontany concernés par les projets, ainsi
que les organisations de la société civile dans cette organisation, afin que toutes les parties
prenantes soient informées et participent de façon équitable à toutes les séances
d’information, de consultation et de concertation sur le projet, et de prises de décision.
Article 36 - Lorsque l’implantation d’un projet s’étend sur plusieurs districts, la responsabilité
des actions et procédures prévues dans l'article 35 ci-dessus, incombe au Préfet, en
collaboration avec les Chefs de District concernés.
Lorsque l’implantation d’un projet s’étend sur plusieurs Régions, la responsabilité desdites
actions et procédures revient aux Préfets concernés, qui collaborent sous la conduite et la
supervision du Ministère chargé de l’Intérieur.
Article 37 - Les Autorités traditionnelles comme les Tangalamena, les Olobe, les
Ampanjaka, les Sojabe et toute autre personne ayant statut de Raiamandreny participent
avec le promoteur et toutes autres parties prenantes à l’information, à la consultation et à la
concertation avec les communautés locales dans tous les processus d’évaluation et de suivi
environnementaux et sociaux du projet.
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- Participer au processus de décision ;
Section 7
Promoteur
Article 40 - Le promoteur, soit par son propre fait, soit par le biais de son mandataire, est
responsable de la préparation, de la soumission des documents nécessaires à l'approbation
des projets, ainsi que de leur mise en œuvre. Il doit s'assurer que son projet est conforme
aux réglementations environnementales et sectorielles en vigueur.
Le promoteur peut désigner un mandataire muni d’une procuration de moins de trois (03)
mois pour le représenter dans les démarches liées au processus MECIE. Toutefois, le
promoteur, conformément aux statuts de la société, demeure le signataire légal du CCES.
Article 43 - Le promoteur garantit à ce que les parties soient mobilisées de manière inclusive
et transparente dans le cadre de la participation du public en amont, durant la réalisation de
l’évaluation environnementale et sociale ainsi que durant toute la durée de vie du projet.
- le respect des droits et des besoins des communautés locales, à travers des programmes
de soutien aux communautés et des initiatives de développement local.
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CHAPITRE 2
PARTICIPATION DU PUBLIC
Elle a pour objectif de les informer sur l'existence d'une politique, d'un plan, d'un programme
ou d'un projet et des enjeux y afférents, de recueillir leurs préoccupations et leurs avis, et
d'assurer une prise de décision plus inclusive, éclairée et socialement acceptée.
Article 48 - Les Autorités traditionnelles des lieux d’implantation des projets et des zones
concernées par les PPP sont associées dans l’organisation des consultations publiques,
avec les Autorités locales et les Autorités centrales ou déconcentrées suivant le cas.
L’objectif est d’assurer, d’une part, la participation inclusive, effective et transparente de
toutes parties prenantes concernées durant les consultations, et d’autre part, de garantir le
respect des us et coutumes locaux pour l’implantation des projets d’investissements et le
développement des PPP dans le cadre de l’évaluation environnementale et sociale
stratégique.
Article 49 - Pour la participation du public, il peut être procédé à la fois à une enquête
publique et à une audience publique.
En cas de conflits sociaux majeurs qui apparaissent, la procédure d’enquête publique doit
être diligentée en parallèle avec la procédure de consultation directe.
L’organisation d’enquêtes et d’audiences à divers niveaux tels que local, régional ou national
est laissée à l’appréciation du Ministère en charge de l’Environnement pour l’EESS, et de
l’ONE pour l’EIES.
Article 51 - La forme que peut prendre la participation du public à l’évaluation est laissée à
l’appréciation de l’ONE suivant l’importance des enjeux et les contextes particuliers à chaque
dossier d’EIES et au Ministère en charge de l’environnement pour l’EESS.
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Article 52 - Les modalités pratiques relatives à la participation du public sont précisées dans
des directives techniques environnementales.
Section première
Information du public
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Article 55 - Les informations à communiquer au public pour l’EESS portent notamment sur :
Article 56 - Les informations, qu’elles concernent l’EESS, l’EIES ou le PREES, doivent être
présentées de manière adaptée aux capacités de compréhension des différentes parties
prenantes, afin d'assurer une participation éclairée et constructive.
Cette obligation d’informer a pour but de faciliter la participation des parties prenantes aux
consultations et aux processus de concertation.
Article 57 - Les informations sont rendues disponibles dans des délais appropriés et
présentées de manière compréhensible et pertinente dans des lieux facilement accessibles,
tels que les bureaux des Fokontany et ceux des CTD, les bibliothèques locales, ou en ligne
sur le site web de l'ONE, pour garantir un accès facile au public.
Pour l’EESS, les informations pertinentes sont publiées sur le site du CIME incluant
notamment les rapports d'évaluation, les avis de consultation, ainsi que les résultats des
analyses d'impact.
Article 59 - L’accès à l’information peut être refusé dans les cas ci-après :
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Article 60 - Afin de faciliter aux personnes ou communautés en situation de vulnérabilité
l’accès à l’information qui les touche particulièrement, le responsable de l’information
divulgue l’information environnementale en dialecte local, et élabore des formats alternatifs
compréhensibles par ces communautés, à travers les canaux de communication adéquats.
Article 61 - La notification de refus doit préciser les motifs du rejet, lesquels doivent être
fondés sur une analyse du contenu et de la nature de la demande d'accès ainsi que de
l'information sollicitée.
Section 2
Consultation initiale
Article 63 - La consultation initiale qui doit être réalisée par le promoteur consiste à :
Section 3
Consultation directe
Article 65 - La consultation directe a pour objectif de recueillir directement les avis, opinions
et suggestions du public et des parties prenantes concernés sur des projets, des PPP
pouvant affecter l’environnement ou les communautés locales concernées.
Ce processus vise à garantir une participation active du public dans la prise de décision, en
veillant à ce que les perspectives et préoccupations des communautés locales soient prises
en compte.
22
Article 66 - Le Représentant de l’Etat compétent organise la consultation directe qui consiste
à:
- Informer le public par voie d’affichage ou par tout autre moyen d’information, de
l’existence du projet et de la tenue de la consultation directe du public concerné par le
projet ;
- Mettre à la disposition du public le résumé non technique du dossier d’EIES, du
PREES ou de l’EESS rédigé en malagasy et en français ;
Article 67 - L’organisation des procédures relatives à la consultation directe est assurée par
le Représentant de l’Etat territorialement compétent du lieu d’implantation du projet ou des
PPP, avec l’appui de l’ONE et du CTE, ou du Ministère en charge de l’Environnement et/ou
des Ministères sectoriels concernés selon le cas.
Toutefois, la durée de l’ensemble des procédures relative à cette consultation ne doit être
inférieure à dix (10) jours ni supérieure à trente (30) jours.
Section 4
Article 69 - L’enquête publique permet aux parties prenantes de s'exprimer sur des
politiques, plans, programmes, et projets, qui peuvent affecter leur environnement ou leur
culture, leurs traditions et leur qualité de vie.
Pendant la période de l'enquête, le public peut soumettre ses observations, ses suggestions
ou ses objections qui sont collectées par écrit, ou lors de réunions publiques ou d'auditions.
23
Article 71 - L’organisation des procédures relatives à l’enquête publique et à l’audience
publique est assurée par le Chef de District du lieu d’implantation du projet, avec l’appui de
l’ONE et du CTE pour l’EIES et le PREES, ou du Ministère en charge de l’Environnement
pour l’EESS.
Cette organisation se fait en collaboration avec les Maires, les Chefs de Fokontany, les
Autorités traditionnelles et les organisations de la société civile au niveau local, le cas
échéant.
Les enquêteurs exercent en même temps la fonction d’auditeurs dans les procédures
d’enquête publique et d’audience publique.
Toutefois, la durée de l’ensemble des procédures relatives à l’enquête publique ne doit être
supérieure à quarante-cinq (45) jours.
TITRE III
DES PROCEDURES
CHAPITRE premier
Section première
Catégorisation
Un modèle de cette fiche tri est mis en ligne sur les sites web de l’ONE, du Ministère en
charge de l’environnement et des Ministères sectoriels concernés.
24
- La taille et l’envergure du projet ;
- Les nuisances, telles que les bruits, les vibrations, la luminosité, la chaleur, les
radiations ;
Les projets visés à l’article 82 du présent Décret sont classés dans la catégorie A, aux fins
du cadrage du projet et d’élaboration des termes de référence de la démarche d’EIES.
Les projets concernés par l’annexe II du présent Décret sont classés dans la catégorie B, et
sont soumis aux dispositifs liés à la démarche de PREES.
Pour les projets de la catégorie C, non classés ni dans l’annexe I ni dans l’annexe II, l’ONE
notifie le promoteur sur les démarches à suivre suivant les dispositions prévues à l’article 34
du présent décret.
Section 2
Cadrage
Il a pour objet de définir la portée et les limites de l’évaluation en identifiant les enjeux
environnementaux et sociaux pertinents, afin de se concentrer sur les impacts significatifs
du projet.
25
A ce titre, il prend en compte notamment la biodiversité, l’air, le sol, les ressources en eau,
le climat, les ressources naturelles, ainsi que la santé, la sécurité et le bien-être des
travailleurs et des communautés locales, ainsi que tout autre aspect jugé pertinent.
- Les objectifs de l’EIES qui incluent la détermination des impacts potentiels du projet
sur l’environnement et les communautés locales ;
- La gestion des risques permettant d’identifier les risques prévisibles liés au projet et
d’élaborer des stratégies pour les atténuer pour s'assurer qu'elles respectent les
exigences environnementales et sociales.
Section 3
26
1. Les types d’investissements figurant dans l’annexe I du présent Décret ;
Article 82 - Les projets de catégorie A, qu’ils soient publics ou privés, ou qu’ils s’agissent
d’investissements soumis au Droit Commun ou régis par des règles particulières
d’autorisation, d’approbation ou d’agrément, sont soumis aux prescriptions ci-après, après
catégorisation :
- La mise en œuvre du PGES du Projet validé par l’ONE dans le cadre du permis
et qui énonce l’ensemble des obligations environnementales et sociales du
projet concerné ;
Article 84 - L’EIES est réalisée aux frais et sous la responsabilité du promoteur. Son
contenu varie en fonction de l’envergure des travaux et aménagements projetés ainsi que de
leurs impacts potentiels sur l’environnement. Une directive générale précise le contenu d’une
EIES qui doit au moins comprendre les points suivants :
27
2. Autorisation sectorielle suivant le cas ;
Le cadre juridique intègre la protection des droits humains ainsi que la considération
des genres, des normes sociales, et de la résilience face aux changements
climatiques, s'appuyant sur des lois et conventions tant nationales qu'internationales ;
28
Analyse différenciée par genre : Intégration d’une analyse spécifique des
impacts selon les genres, en tenant compte des inégalités de genre
préexistantes dans la région, et comment le projet peut les aggraver ou les
atténuer.
Impact sur les groupes vulnérables : Porter une attention particulière aux
groupes vulnérables et évaluer comment le projet peut affecter leurs droits et
leur accès aux ressources et aux services de base.
11. Estimation des GES pour les projets susceptibles d’émissions de GES significative :
Estimation des émissions directes et indirectes de GES liées aux différentes phases
du projet dont la construction, l’exploitation, le démantèlement, ainsi que leurs
impacts sur le climat ;
12. Analyse des alternatives : Évaluation des différentes options pour la réalisation du
projet, avec une attention particulière aux scénarios pouvant éviter et réduire les
impacts négatifs sur l’environnement, la biodiversité et les communautés locales ;
Pour les projets situés dans des zones de haute valeur écologique, notamment les
zones clés pour la biodiversité ZCB ou KBA, le PAB doit inclure des mesures
spécifiques en suivant la séquence ERC, conformément aux normes « Absence de
Perte Nette » et «Gain Net » de biodiversité. Ces normes, détaillées par voie
réglementaire, visent à s’assurer que les impacts sur la biodiversité soient d’abord
évités, puis réduits au minimum, et que les pertes résiduelles soient compensées,
afin de garantir une absence de perte nette, voire un gain net de biodiversité.
29
15. Programme de suivi et de surveillance : Protocole de suivi des impacts
environnementaux et sociaux pendant les phases de construction, d’exploitation, et
éventuellement de fermeture, incluant les indicateurs, la fréquence des contrôles, les
moyens alloués et les actions correctives à entreprendre en cas de non-conformité ;
17. Mécanisme de gestion des plaintes : Pour permettre aux parties prenantes de
soumettre leurs préoccupations de manière confidentielle et transparente. Ce
mécanisme garantit un traitement rapide, impartial et documenté des plaintes, avec
des solutions appropriées apportées selon la gravité et l'impact des préoccupations
soulevées ;
18. Mécanisme de gestion des conflits : Pour anticiper et prévenir et résoudre les
tensions entre les parties prenantes concernées par le projet, et/ou entre des parties
prenantes et le promoteur. Le contenu du mécanisme découle des démarches de
diverses consultations du public effectuées ;
19. Résumé non technique en malagasy et en français : Un résumé rédigé dans les
deux langues pour permettre une meilleure accessibilité aux informations par le
public. Ce résumé doit décrire de façon claire et concise l’état initial du site, les
modifications apportées par le projet, ainsi que les mesures envisagées pour pallier
les impacts négatifs sur l’environnement en mettant l’accent sur l’aspect social et la
santé, le climat et la biodiversité. Le résumé non technique doit être structuré de
manière logique et cohérente, tout en restant fidèle au rapport principal.
21. Liste de l’équipe ayant contribué à l’établissement du rapport d’EIES avec leurs
domaines d’expertise respectifs ;
23. Des annexes : Contenant au moins les termes de référence de l’EIES et les
références bibliographiques utilisées sont à identifier ainsi que tout élément ou
pièces utiles ayant contribué à l’établissement du dossier et ses conclusions comme
le compte-rendu de réunion, la liste des consultations accompagnés des procès-
verbaux y afférents, les sources de données et d’informations, le planning
d’inventaire, les experts en charge des expertises et les méthodologies employées.
30
L’ensemble des éléments graphiques comme la cartographie sous Système d’Information
Géographique ou SIG, les schémas, les coupes, les plans, les photographies et autres,
relatifs aux données entrantes sont présentés de façon claire pour la meilleure
compréhension de tous les usagers du dossier. Les données brutes collectées, notamment
de biodiversité doivent être versées à l’ONE et selon des modalités qui sont précisées dans
des directives environnementales.
Les EIES des activités prévues sur un lieu concerné par un schéma d’aménagement ou des
outils de planification locale ou régionale, dûment officialisés par des textes en vigueur,
doivent se conformer à ces schémas ou à ces documents de planification et à leurs EESS
lorsqu’elles existent.
Section 4
- Une copie de la Carte fiscale à jour et la carte statistique ainsi que toutes pièces
justifiant l’existence juridique de la société ;
Le dossier est déposé, contre accusé de réception, auprès de l’ONE. Le délai d’évaluation
court à compter de la date d’émission d’un avis de recevabilité du dossier par l’ONE.
31
Article 87 - La contribution du Promoteur aux frais d’évaluation de l'EIES, de suivi du Cahier
des Charges Environnementales et Sociales et de contrôle environnemental et social est
fixée à l’annexe IV du présent Décret. Le mode de calcul des frais d’évaluation se fait sur la
base du montant de l’investissement matériel suivant la définition des investissements
matériels prévue dans le présent Décret.
Ces frais sont versés par l’investisseur public ou privé à un compte bancaire ouvert à cet
effet par l’ONE, et acquittés avant toute évaluation environnementale et sociale de
l’investissement.
Article 88 - Les financements pour les EIES et EESS ainsi que les frais d’évaluation et de
suivi et les frais liés aux compensations pour les projets d’investissements publics doivent
être prévus dans les budgets de l’Administration publique concernée, selon les modalités
suivantes :
- Pour les Départements Ministériels, ces fonds sont inscrits dans le Budget
Général des Départements Ministériels.
- Pour les Etablissements Publics Nationaux (EPN), les CTD, et les Sociétés
d’Etat, ces fonds sont inscrits dans leurs propres budgets respectifs.
Le montant des frais d’évaluation et de suivi des investissements est à verser dans le
compte mentionné à l’article 87. Ces frais peuvent également être inclus dans les accords de
financement avec les bailleurs de fonds sous-réserve que les règles de ces derniers le
permettent.
Section 5
32
L’évaluation technique doit prendre en compte et inclure les recommandations résultant de la
participation du public et tous les enjeux et dimensions tels qu’il ressort des résultats de la
participation du public.
L’évaluation technique vérifie que l’option retenue du projet soumis est celle du moindre
impact, que les impacts anticipés sont bien atténués et que les impacts résiduels significatifs
font l’objet de mesures compensatoires réalistes, quantifiables et mesurables dans le temps.
Article 92 - L'évaluation technique, ainsi que l'émission des avis correspondants et l’octroi
du Permis Environnemental, doivent être effectuées dans un délai maximal de soixante (60)
jours ouvrables à compter de la réception des dossiers complets soumis par le promoteur, en
cas de consultation directe des communautés locales.
Pour les projets de grande envergure ou présentant plusieurs enjeux soumis à enquête et
audience publiques, le délai requis est de cent quatre-vingts (180) jours ouvrables au
maximum, selon les mêmes conditions d’étude des dossiers et de recevabilité. Toutefois, ce
délai peut être modifié dans le cadre d’un protocole d'accord fixant les nouvelles modalités
d’évaluation entre le promoteur et l'Office National pour l'Environnement.
Aux délais ci-dessus sont rajoutés les temps de réponse des promoteurs, en cas de
demande de complément d’informations ou DCI requise par le CTE.
Il appartient à l’ONE d’apprécier le délai de réponse en fonction de la teneur des DCI. En cas
de retard qui pourrait avoir un impact sur les enjeux du projet, des dispositifs
supplémentaires peuvent être appliqués notamment la demande de mise à jour de
documents.
Le CTE dispose d’un délai de dix (10) jours ouvrables à compter de la réception de ces
informations complémentaires pour son analyse.
33
Le projet présente des risques élevés avec des défis importants ou d'incertitudes, impliquant
diverses parties prenantes et nécessitant un large éventail de ressources humaines,
matérielles et technologiques, ainsi que des effets significatifs sur l'organisation, la
communauté ou l'environnement, avec des résultats potentiellement à grande échelle.
Article 95 - La participation du public à l’évaluation se déroule selon les formes définies dans
les dispositions communes prévues dans le titre II, Chapitre II du présent Décret.
Les modalités pratiques relatives aux procédures de participation du public sont précisées
dans des directives techniques environnementales.
Article 96 - À l’issue de la procédure de consultation publique, le CTE peut formuler une DCI
à laquelle le promoteur est invité à répondre pour mieux prendre en compte les
préoccupations du public ou à renforcer les mesures d'atténuation.
Ils incluent :
Section 6
34
Environnemental. Il précise les exigences spécifiques liées aux engagements du promoteur
pour la gestion environnementale et sociale tout au long du projet. Il est élaboré par l’ONE
sur la base du PGES du projet et validé par le CTE.
Si les impacts évalués sont importants et/ou si les mesures d'atténuation préconisées sont
insuffisantes, l'ONE peut refuser de délivrer le Permis Environnemental. Cette décision doit
être motivée par l’ONE. Dans ce cas, le promoteur peut être invité à revoir son projet ou à
fournir des informations supplémentaires, sinon le Permis Environnemental et social est
définitivement refusé.
Le PGES relatif au Permis octroyé est à renouveler tous les cinq (05) ans, entrainant
l’ajustement du CCES.
Section 7
Article 101 - La mise en œuvre du Cahier des Charges Environnementales et Sociales pour
les projets d’investissements de la catégorie A, incombe au promoteur en collaboration avec
les collectivités territoriales décentralisées et les autres parties prenantes.
Elle a pour objectif de suivre les niveaux d’émission de GES, si applicable, la qualité de l'air,
de l'eau, du sol, et l’état de la biodiversité pour détecter les changements ou les
dégradations de l’environnement conformément aux clauses du CCES, et garantir que les
pratiques de gestion de l'environnement du projet sont efficaces et conformes aux normes
établies, tout en identifiant et en prévenant les problèmes potentiels avant qu'ils ne
deviennent irréversibles.
35
- Les défis rencontrés et les solutions apportées.
Le rapport de suivi environnemental et social, remis à l’ONE pour évaluation par le CSES,
est élaboré sur la base du rapport de surveillance effectuée par le promoteur.
Un procès-verbal de restitution signé par les parties prenantes doit être annexé au rapport de
suivi environnemental et social remis à l’ONE.
Article 106 - Pour les projets d’investissements de la catégorie A, les travaux de suivi sont
assurés par le CSES. La coordination du suivi environnemental et social de la conformité des
CCES est assurée par l'ONE qui peut, en cas de nécessité dictée par la spécificité et
l'envergure du projet, solliciter le service d’autres entités ou experts.
L'ONE, en collaboration avec le CSES, établit un plan de suivi détaillant les activités de suivi
à réaliser, la fréquence des visites de terrain, les responsabilités des parties impliquées dont
le promoteur, l’ONE et les CTD, et les ressources nécessaires. Les comités du personnel
des entreprises sont consultés pendant les missions de suivi effectuées par le CSES.
Article 107 - Les Représentants de l’Etat, les Maires en collaboration avec les Chefs de
Fokontany concernés et les communautés locales, assurent le suivi de proximité des projets
d’investissements des catégories A, B, et C.
Article 108 - Le contrôle est une activité qui vise à assurer que le promoteur respecte, tout
au long du cycle de vie du projet, ses engagements et ses obligations définis dans le CCES,
et à l’octroi de sanctions en cas d’inapplication de ceux–ci.
36
le CCES pour comprendre les tendances et les impacts, et d'ajuster, en cas de besoin le
CCES, afin d’atténuer les impacts négatifs.
Ils permettent de surveiller le bon fonctionnement des activités du projet concerné à l’égard
de la préservation des ressources naturelles, la prévention de la pollution et la gestion
responsable de l’environnement pour le bien-être social des communautés locales.
Article 110 - Les travaux de contrôle des projets d’investissements de la catégorie A sont
assurés par le Ministère en charge de l’Environnement et le Ministère de tutelle de l’activité
concernée, qui peuvent, en cas de nécessité, solliciter l’appui technique de l’ONE.
Article 111 - Pour les projets d’investissements de la catégorie B, les travaux de suivi et de
contrôle relèvent des Cellules Environnementales des Ministères sectoriels concernés qui
envoient les rapports y afférents au Ministère en charge de l’Environnement et à l’ONE.
Les Représentants de l’Etat des lieux d’implantation de ces projets sont associés aux travaux
de suivi et de contrôle, et le cas échéant, la société civile.
Toutefois, le financement des activités de contrôle pour les projets soumis à EIES effectué
par la structure de contrôle du Ministère en charge de l’Environnement est supporté en
partie par les frais d’évaluation environnementale prévus à l’Annexe IV du présent décret.
Article 113 - Si par suite d’un bouleversement de l’équilibre environnemental et social, les
mesures initialement prises se révèlent inadaptées, le promoteur est tenu de prendre les
mesures d’ajustement nécessaires en vue de la mise en compatibilité permanente de ces
investissements avec les nouvelles directives et les normes environnementales et sociales
applicables en la matière.
Les nouvelles mesures correctives et/ou compensatoires identifiées, à inscrire dans le CCES
modifié, doivent être validées par le CSES. Leur mise en œuvre doit commencer dans un
délai d'un an (01) au maximum à compter de la date de notification des mesures correctives.
37
fermeture de l'installation ou du projet se fait de manière à réduire et compenser les impacts
environnementaux résiduels, de vérifier que des mesures adéquates ont été prises afin
d’assurer la pérennisation des résultats en termes de gain de biodiversité et à garantir que
toutes les obligations légales et réglementaires sont respectées.
- Identifier et évaluer les impacts environnementaux et sociaux qui peuvent persister après
la fermeture de l'installation, tels que la contamination du sol, de l'eau ou de l'air.
- Vérifier la réhabilitation ou de remise en état du site pour garantir que les conditions
environnementales sont restaurées ou améliorées.
- Identifier et éliminer ou réduire au minimum les risques environnementaux potentiels qui
pourraient survenir après la fermeture, comme des fuites de substances toxiques ou des
risques de pollution.
Article 116 - Un rapport d’audit environnemental et social de fermeture, prévu par le présent
Décret, est soumis à l’ONE pour évaluation par le CSES. En cas d’évaluation favorable,
l’obtention du Quitus Environnemental et Social délivré par l’ONE est nécessaire pour
dégager la responsabilité environnementale du promoteur envers l’État.
Si l'audit de fermeture révèle des non-conformités ou des insuffisances dans la mise en
œuvre des mesures de fermeture, des actions correctives sont recommandées par l'ONE et
le CSES dans un délai de trois (03) mois.
Article 117 - Un quitus partiel peut être délivré à la demande du Promoteur en cas
d’achèvement partiel d’une activité ou composante du projet dont l’exécution peut s’étaler
dans le temps. Le quitus partiel précise :
Il inclut :
- Un récapitulatif des mesures et des actions entreprises ainsi que des résultats
obtenus dans le cadre du CCES, en vérifiant leur mise en œuvre effective et leur
conformité avec le CCES et les exigences légales ;
38
Article 119 - En cas de cession d'un Permis Environnemental, un audit environnemental
peut être exigé afin d'évaluer la conformité des mesures de gestion environnementale mises
en œuvre par le titulaire précédent. Cet audit vise notamment à :
- Identifier d'éventuelles lacunes dans les mesures mises en œuvre et formuler des
recommandations pour garantir la conformité future.
Section 8
Le promoteur est tenu de faire une demande à l’ONE pour la réalisation de l’EIES
complémentaire dont les modalités sont laissées à l’appréciation de l’ONE suivant les
enjeux environnementaux et sociaux, ainsi que des impératifs de sécurité et de santé au
travail. Ces modalités peuvent inclure l’ajustement du cahier des charges
environnementales afin d’assurer une meilleure prise en compte des impacts identifiés.
Article 123 - En cas de changement de localisation d'un projet, le promoteur doit réaliser
une nouvelle EIES compte tenu du changement des paramètres environnementaux et
39
sociaux. Il doit soumettre une nouvelle demande à l’ONE qui l’instruit suivant les dispositifs
prévus dans le présent Décret.
Article 124 - En cas de cession, le cessionnaire se trouve subrogé dans les droits,
avantages et obligations du cédant.
La cession entraine le changement de titulaire de permis qui peut résulter, soit du décès du
promoteur inscrit dans le permis environnemental, soit à la suite d’une cession à titre
onéreux ou gratuit, soit résultant d’une cession de l’autorisation sectorielle, soit après fusion
de deux ou plusieurs projets ou tous autres mouvements entrainant la cession du permis
environnemental.
Article 126 - Si la cession s’opère sans modification ou extension des activités du projet
initial, la régularisation réside seulement sur le plan administratif par la délivrance d’un
nouveau Permis au nom du cessionnaire et l’ajustement du Cahier des Charges
Environnementales et Sociales correspondant.
Article 127 - Si des modifications significatives sont apportées par le cessionnaire au projet
d’investissement initial, une nouvelle EIES complémentaire est requise si les modifications,
additifs ou rectificatifs impliquent une ou des modifications des mesures prises en matière
d’environnement ou sociale. Les modalités de l’EIES complémentaire sont laissées à
l’appréciation de l’ONE suivant les enjeux environnementaux et sociaux.
Article 128 - Le transfert de permis doit être demandé avant la prise en charge effective de
l'installation ou de l'activité par le nouveau titulaire.
- Des informations sur le nouveau titulaire, telles que les références au Registre de
Commerce et des Sociétés ou RCS, les statuts, la régularité fiscale, le numéro
d’enregistrement statistique ;
40
promoteur sur la base du Permis Environnemental initial et du cahier des charges
environnementales et sociales y afférent ;
- Un acte officiel du Ministère de tutelle de l’activité concernée confirmant la
cession de l’autorisation sectorielle ;
Article 129 - Lorsque la nouvelle dénomination d'un projet ne conduit à aucun changement
dans les activités ni ne porte atteinte à l’environnement, à la biodiversité, et au milieu social,
la régularisation réside seulement sur le plan administratif par la délivrance d’un nouveau
Permis Environnemental suite au changement de dénomination ainsi que l’ajustement du
CCES correspondant.
- Des informations sur le nouveau titulaire, telles que les références au RCS, les
statuts, la régularité fiscale, le numéro d’enregistrement statistique ;
- Une lettre d’engagement de sa part confirmant qu’il accepte les obligations et les
conditions du Permis Environnemental initial avec le cahier des charges
environnementales y afférent ;
- Un acte officiel du Ministère de tutelle de l’activité concernée confirmant le
changement de dénomination ;
Article 130 - L’ONE dispose d'un délai de trente (30) jours à compter de la réception de la
demande pour examiner celle-ci, et le cas échéant, approuver le changement de
dénomination.
En cas de rejet, l'Autorité fournit les motifs de la décision et peut exiger des modifications
supplémentaires pour satisfaire aux exigences de la réglementation en vigueur.
En cas d'acceptation d'une demande, les étapes suivantes doivent être suivies :
-Si nécessaire, un nouveau Permis Environnemental est émis au nom du nouveau titulaire ;
-Le nouveau titulaire doit réévaluer les mesures de gestion environnementale et sociale pour
assurer leur conformité ;
-Une mise à jour des rapports et les plans de gestion environnementale et sociale est
effectuée.
Article 131 - Dans tous les cas, l’ONE doit apposer sur le Permis Environnemental initial la
mention « ANNULE » et délivre une attestation d’annulation.
41
L’ancien Permis Environnemental devient nul et de nul effet. L’utilisation du Permis
Environnemental annulé expose le promoteur à des sanctions prévues par la législation en
vigueur.
CHAPITRE 2
Article 132 - Les projets d’investissements publics ou privés de catégorie B figurant dans
l’annexe II du présent Décret sont soumis aux prescriptions ci-après, selon les résultats d’une
catégorisation préalable établie par l’ONE :
Les projets d’investissements implantés dans les zones sensibles, dont l'ampleur, les
impacts potentiels sur l'environnement et les risques associés sont considérés comme
limités ou modérés lors de la catégorisation, sont soumis à la procédure du PREES. Les
zones sensibles sont définies par voie règlementaire.
Article 133 - Pour les projets d’investissements, publics ou privés, soumis à un PREES,
l'obtention d'une autorisation environnementale validant le PREES est une condition
préalable obligatoire avant tout début des travaux. L'approbation du PREES relève de la
compétence du Ministère sectoriel concerné, sur la base de l'avis technique émis par sa
Cellule Environnementale.
Article 134 - En cas de modification d’une activité prévue à l’annexe II tendant à accroître les
conséquences dommageables sur l’environnement et le social, une EIES peut être requise
avant l’exécution des travaux conformément aux dispositions du présent Décret.
42
Description du projet : Présentation du projet en termes de nature, localisation,
objectifs, calendrier de mise en œuvre et activités principales ;
Justification du projet : Objectifs économiques, sociaux et environnementaux ;
Liste des lois, règlements, conventions et normes nationales et internationales
applicables ;
Autorités responsables de l’approbation et de la régulation.
- Description de l’environnement existant
Milieu physique : Climat, géologie, hydrologie, qualité de l'air, qualité des sols ;
Milieu biologique : Faune, flore, biodiversité dans la zone du projet ;
Milieu humain et socio-économique : communautés locales, activités
économiques, utilisation des terres, infrastructures.
- Identification des risques et impacts environnementaux et sociaux potentiels
Impacts directs : notamment les changements dans l’utilisation des terres, la
pollution, la déforestation, les bruits, les déchets ;
Impacts indirects : Effets sur les travailleurs, les communautés, la santé publique,
les ressources naturelles ;
Risques liés à la biodiversité et aux écosystèmes.
- Plan de Gestion Environnementale et Sociale ou PGES
Mesures d’atténuation : Actions proposées pour minimiser, compenser ou éviter
les impacts négatifs ;
Mesures de gestion des déchets, y compris les déchets solides et liquides ;
Plan de Gestion de la Biodiversité, si applicable ;
Plan de gestion des risques et des incidents environnementaux / Plan d’urgence.
- Plan de suivi et de surveillance
Indicateurs environnementaux et sociaux à surveiller ;
Fréquence et modalités du suivi ;
Responsabilités et budget pour la mise en œuvre.
- Plan de consultation publique et d’information
Description des consultations avec les parties prenantes dont les communautés
locales, les OSC et les Autorités ;
Résumé des commentaires reçus et réponses fournies.
- Engagement environnemental et social du promoteur
Engagements formels du promoteur à respecter les mesures d’atténuation, les
normes environnementales, et à informer les Autorités.
- Résumé non technique en version malagasy et française
- Version vulgarisée du rapport pour les parties prenantes non spécialistes.
- Annexes : Cartes, plans, rapports techniques, autorisations légales et procès-verbal
de consultation du public.
43
Article 136 - Le Ministère sectoriel concerné enregistre le dossier soumis, en attribuant un
numéro d'enregistrement unique pour faciliter le suivi et la gestion du dossier. Un accusé de
réception est délivré au promoteur, confirmant l'enregistrement et indiquant le début du
processus d'examen.
Article 137 - Le Ministère concerné effectue une vérification préliminaire du dossier pour
s'assurer qu'il contient toutes les informations requises et qu'il est conforme aux conditions
prévues à l’article 135 ci-dessus.
Article 138 - Afin d’assurer un financement adéquat des activités d’évaluation, de suivi et de
contrôle pour le PREES, les Ministères sectoriels prévoient dans leurs budgets respectifs
des provisions financières y afférentes.
Les autres mécanismes de financement pour l’évaluation, le suivi et le contrôle des PREES
sont définis par voie règlementaire.
En cas de besoin, les CTD facilitent une consultation publique selon le contexte et la portée
du projet, permettant au public local de soumettre des observations. Les commentaires et
préoccupations soulevés par la consultation sont collectés et intégrés dans le processus de
décision.
Article 141 - Un rapport d’examen technique est établi par la cellule environnementale
concernée, incluant les observations, les recommandations, et les exigences
supplémentaires, le cas échéant. Le rapport est transmis au promoteur pour révision et
ajustements si nécessaire.
Article 142 - Sur la base de l’analyse technique et des consultations, et suite à une visite du
site ou à une consultation publique en cas de besoin, une décision finale est prise
concernant l’approbation ou la demande de modifications du PREES.
Article 143 - Le Ministère en charge de l’Environnement, l’ONE, les CTD et les STD
concernés sont informés de la décision, et sont destinataires du PREES validé pour leur
permettre d’en faire éventuellement le suivi ou le contrôle sur site.
44
Article 144 - Le promoteur est tenu de mettre en œuvre toutes les mesures d'atténuation
prévues dans le PREES. Le Ministère sectoriel et les CTD peuvent effectuer des visites de
contrôle et de suivi pour vérification de conformité.
Le promoteur peut être tenu de soumettre des rapports périodiques au Ministère sectoriel
détaillant l’état de mise en œuvre des mesures d’atténuation et l’évolution des impacts
environnementaux.
CHAPITRE 3
Article 145 - Tout promoteur ou responsable de politique, plan ou programme soumet une
proposition écrite détaillant les objectifs, les composants, et les impacts potentiels du PPP au
Ministère en charge de l’Environnement et auprès du Département Ministériel concerné pour
démarrer la procédure d’EESS.
Au cas où l'EESS est requise, le promoteur ou le responsable du PPP doit définir les
paramètres de l'analyse, y compris les aspects environnementaux et sociaux à examiner.
Article 147 - Une analyse détaillée des impacts environnementaux et sociaux doit être
réalisée, incluant l’évaluation des effets potentiels sur les écosystèmes, la biodiversité, le
climat, la santé publique, la qualité de l’air et de l’eau, le sol et le sous-sol, ainsi que sur les
communautés locales et les conditions socio-économiques.
Article 148 - Le promoteur doit organiser une consultation publique permettant aux parties
prenantes de donner leur avis sur le PPP et les résultats préliminaires de l’EESS selon les
procédures fixées dans les dispositions communes prévues par le Titre II, Chapitre 2 du
présent Décret. Des procès-verbaux attestant la consultation et la concertation avec les
parties prenantes sont annexés au rapport de l’EESS.
Les parties prenantes doivent avoir un accès équitable à l’information pertinente et être
intégrées de manière significative dans le processus de décision.
Article 149 - Le contenu d'une EESS est conçu pour fournir une analyse exhaustive des
impacts potentiels de politiques, plans ou programmes ou PPP sur l'environnement et la
société. Une EESS doit permettre de planifier de manière durable le PPP et d’identifier les
meilleures alternatives pour éviter, minimiser, ou compenser les impacts négatifs.
Les résultats de l’EESS sont pris en compte et intégrés dans le PPP final afin d'atténuer et
de compenser les impacts négatifs identifiés et de maximiser les bénéfices
environnementaux et sociaux.
- Introduction et Contexte
Objectifs et portée de l'EESS : Définition claire des objectifs de l'évaluation, de la
portée géographique et temporelle, et du contexte stratégique du PPP examiné ;
45
Justification de l'EESS : Explication des raisons pour lesquelles une EESS est
nécessaire, y compris les politiques environnementales, les réglementations en
vigueur, et les exigences des parties prenantes ;
Cadre législatif et politique : Présentation des lois, règlements, et politiques
nationales et internationales pertinentes à l'EESS.
- Description du PPP Examiné
Résumé du PPP : Description des PPP qui font l'objet de l'évaluation, y compris
leurs objectifs, activités, et composantes principales ;
Alternatives envisagées : Présentation des différentes alternatives stratégiques
ou scénarios possibles, incluant la situation de référence, sans mise en œuvre du
PPP.
- Description de l'État Initial de l'Environnement et du Contexte Socio-économique
Environnement physique et biologique : Analyse de l'état actuel de
l'environnement naturel, y compris la qualité de l'air, de l'eau, des sols, la
biodiversité, les écosystèmes, et les paysages ;
Contexte socio-économique : Description des conditions sociales et
économiques, y compris les communautés locales, les moyens de subsistance, la
santé publique, la sécurité alimentaire, et les infrastructures ;
Patrimoine culturel : Identification des sites ou des éléments du patrimoine
culturel, historique, ou archéologique présents dans la zone concernée.
- Identification et Évaluation des Impacts
Impacts environnementaux : Analyse des impacts potentiels du PPP sur les
éléments de l'environnement dont l’air, l’eau, les sols, la biodiversité et les
paysages dans différents scénarios et sur différentes échelles spatiales et
temporelles ;
Impacts sociaux : Évaluation des effets sur les conditions sociales, économiques,
et culturelles des communautés locales, y compris les questions de santé, de
sécurité, de droits fonciers, et de cohésion sociale ;
Impacts cumulatifs et synergiques : Évaluation des impacts combinés et
accumulés des activités passées, présentes, et futures dans la zone d'étude ;
Impacts transfrontaliers : Si pertinent, identification des impacts potentiels au-delà
des frontières nationales.
- Analyse des Alternatives
Comparaison des alternatives : Analyse comparative des impacts
environnementaux et sociaux pour chaque alternative ou scénario envisagé, y
compris l'alternative "zéro" ou absence d'intervention ;
Évaluation des options : Recommandations sur les meilleures options ou
combinaisons d'options pour minimiser les impacts négatifs et maximiser les
bénéfices environnementaux et sociaux.
- Mesures d'Atténuation et de Gestion
Mesures d'atténuation des impacts négatifs : Proposition de mesures spécifiques
pour éviter, minimiser, compenser, ou atténuer les impacts négatifs identifiés.
Cela peut inclure des pratiques de gestion améliorées, des technologies propres,
ou des stratégies de restauration écologique ;
46
Mesures d'amélioration : Recommandations pour maximiser les impacts positifs
ou les co-bénéfices du PPP telles que la création d'emplois, l’amélioration de la
qualité de vie.
- Plan de Suivi et de Surveillance
Indicateurs de suivi : Définition des indicateurs de performance environnementale
et sociale qui seront utilisés pour suivre les impacts pendant la mise en œuvre du
PPP ;
Programme de surveillance : Élaboration d'un programme de surveillance pour
mesurer les effets réels par rapport aux impacts prévus, y compris la fréquence,
la méthodologie, les responsabilités, et les ressources nécessaires ;
Plan d'adaptation : Stratégies d'ajustement et d'adaptation en cas de déviation
par rapport aux prévisions ou d'apparition de nouveaux impacts non anticipés.
- Participation des Parties Prenantes
Processus de consultation : Description du processus de consultation des parties
prenantes mené pendant l'EESS, y compris les méthodes utilisées, les groupes
consultés, et les résultats des consultations intégrant les procès-verbaux de
consultation et de concertation avec les parties prenantes ;
Intégration des commentaires : Présentation des commentaires reçus des parties
prenantes et de la manière dont ils ont été intégrés dans l'évaluation et les
décisions stratégiques ;
Plan de communication : Stratégies pour informer les parties prenantes et le
public des résultats de l'EESS et des décisions prises.
- Conclusions et Recommandations
Résumé des résultats : Résumé des principales conclusions de l'EESS, y compris
les impacts environnementaux et sociaux potentiels, les meilleures alternatives, et
les mesures d'atténuation proposées.
Recommandations stratégiques : Recommandations spécifiques pour la prise de
décision, la planification future, et les actions nécessaires pour s'assurer que le
PPP soit mis en œuvre de manière durable.
- Annexes
Article 151 - Un rapport détaillé de l’EESS, comprenant les résultats de l’analyse des
impacts, les consultations publiques et les mesures d’atténuation proposées, conformément
à l’article 150 ci-dessus, doit être rédigé et soumis au Ministère en charge de
l’environnement pour révision, puis au Comité Interministériel de l’Environnement ou CIME
pour examen final et décision.
Article 152- Les membres du CIME examinent le rapport de l’EESS pour s'assurer qu'il
répond aux exigences légales et réglementaires.
47
TITRE IV
CHAPITRE PREMIER
Article 153 - Les promoteurs et les départements ministériels concernés sont tenus de
considérer et traiter dans l’EIES, le PREES et l’EESS les risques liés aux enjeux
sociaux notamment :
- Toute forme de Violence physique ou morale Basée sur le Genre ou VBG, y compris
les abus, harcèlements, discriminations et violences sexuelles;
- Le non-respect des conditions de travail et d’emploi décents en tenant compte d’une
rémunération juste et équitable, ainsi que des horaires de travail réglementés;
- Le travail des enfants non conforme aux dispositions légales;
- Le travail forcé ou obligatoire;
- Les risques liés à la sécurité et à la santé au travail. À ce titre, ils doivent mettre en
place des mesures visant à prévenir les accidents du travail et les atteintes à la santé
résultant, liés ou survenant au cours du travail, en réduisant au minimum les causes
des risques inhérents au milieu de travail, dans la mesure où cela est raisonnable et
pratiquement réalisable.
- La discrimination directe ou indirecte basée sur le sexe, origine, âge, religion,
handicap, ou toute autre caractéristique protégée par la loi ;
- Les possibilités de formaliser les emplois informels ou l’amélioration des conditions
des travailleurs dans ce secteur en leur offrant des droits sociaux et un meilleur accès
à des services de protection;
- L’appui sur les conditions de vie des travailleurs migrants en les appuyant sur l'accès
à des services de santé et de sécurité;
- La liberté d'association et conventions collectives;
- Le respect des droits fonciers coutumiers des communautés locales ;
- L’accès aux ressources naturelles essentielles telles que l’eau, les terres cultivables,
les forêts et les zones de pêche ;
- Le Genre en prenant en compte les impacts différenciés sur les femmes en matière
d’emploi, de santé, de participation à la prise de décision et d’accès aux ressources ;
- La culture et le patrimoine tels que le respect des sites historiques, culturels et
archéologiques ;
- La gestion des plaintes.
Section 1
Article 154 - Le promoteur est tenu d'inscrire dans son Plan de Gestion Environnementale et
Sociale l’identification topographique selon les conditions définies dans la règlementation
foncière.
Section2
48
Article 155 - Conformément à la législation en vigueur, la réinstallation involontaire des
populations affectées par des projets d’investissement doit être menée de manière à
respecter la dignité humaine, le genre, les droits fondamentaux notamment le droit à une
compensation juste et équitable, le droit à la consultation et à la participation à la prise de
décision éclairée, ainsi que les moyens de subsistance des personnes concernées.
Les impacts sociaux, économiques et culturels doivent être pris en compte, afin d’éviter ou
de minimiser les conséquences négatives sur les communautés.
Article 156 - Dans la planification de tout projet impliquant une acquisition de terres, les
parties prenantes doivent explorer toutes les alternatives afin de minimiser la réinstallation
involontaire. Lorsque la réinstallation est inévitable, des mesures d'atténuation adéquates
doivent être prévues pour protéger les droits des personnes déplacées.
Section 3
Section 4
Article 159 - Le promoteur est tenu d'inclure dans son Plan de Gestion Environnementale et
Sociale un engagement explicite au respect des lois et réglementations en vigueur relatives
aux droits des travailleurs. Cet engagement doit notamment garantir :
- L’application des principes d’inclusion sociale et d’égalité de genre dans toutes les
phases du projet.
49
- La mise en œuvre de mesures visant à prévenir toute forme de violence physique,
morale ou de menaces exercées à l'encontre des individus, groupes ou
communautés.
Le respect de ces engagements doit être assuré par des mécanismes de suivi et
d'évaluation, conformément aux exigences légales et aux normes internationales
applicables.
Article 160 - Le promoteur doit développer des stratégies adaptées pour traiter ces enjeux,
en promouvant un environnement de travail respectueux et exempt de violence, tout en
garantissant que les droits de toutes les personnes impliquées soient protégés.
Section 5
Article 162 - Dans le cadre de la mise en œuvre des projets ayant des impacts sociaux sur
les communautés locales et les groupes vulnérables, les promoteurs doivent garantir une
compensation sociale complète et équitable conformément aux dispositions légales en
vigueur.
50
CHAPITRE 2
Article 163 - Le promoteur est tenu de prendre en compte les risques associés aux enjeux
environnementaux tels que :
d) Les projets doivent prévenir la perte des services écosystémiques, dont leur
dégradation a des conséquences sur le bien-être humain, notamment :(i) les
services d'approvisionnement; (ii) les services de régulation; (iii) les services
culturels; (iv) les services de soutien.
c) Adopter des pratiques de gestion pour prévenir l’érosion des sols, qui
pourrait nuire aux rivières et aux zones humides et créer des désordres
hydrauliques, en général.
51
3. La pollution, qualité de l’air, climat :
a) Les projets doivent être conçus pour minimiser les émissions de GES et
évaluer leur impact sur les changements climatiques globaux.
b) Assurer une gestion durable des déchets solides issus de secteurs tels que
l'exploitation minière, la construction et l'agriculture, en favorisant la
réduction, le recyclage, le réemploi et l'élimination sécurisée des matériaux.
Des mesures doivent être prises pour éviter que ces déchets n'affectent
négativement l'environnement, en particulier les paysages, la qualité des
terres et des ressources en eau.
52
TITRE V
CHAPITRE 1
Section 1
Article 164 - Un mécanisme de gestion des plaintes ou MGP a pour objet de définir les
procédures permettant aux communautés locales et aux parties prenantes de formuler des
plaintes et des préoccupations liées à la mise en œuvre des projets de développement et de
garantir une réponse adéquate, rapide et équitable à cette plainte.
Article 165 - Toute personne qui se sent lésée ou affectée par les activités d’un projet
d’investissement peut déposer sa plainte auprès du Fokontany ou de la Commune
d’implantation qui la transmet au Comité de gestion des plaintes prévu à l’article 168 ci-
dessous.
Elle peut également saisir directement le promoteur concerné qui doit prévoir un mécanisme
de gestion des plaintes de son projet.
Les plaintes peuvent être écrites ou verbales, anonymes ou nominatives. Elles doivent être
prises en considération pour examen par la structure de gestion des plaintes.
§ 2 Procédure de traitement
Article 166 - Tout traitement des plaintes environnementales visées à l'article 165 se réfère
aux obligations environnementales et sociales du promoteur, telles qu'établies dans le cahier
des charges.
Dans tous les cas, les mesures prises ou résolutions sont consignées dans un procès-verbal
de gestion des plaintes signées par toutes les parties en présence.
Article 167 - Le promoteur traite immédiatement les plaintes par des mesures correctives
conjointement convenues avec le Maire, le Chef de Fokontany concerné et le plaignant.
Article 168 - Il est institué une structure de gestion des plaintes dénommée « Comité de
gestion des plaintes » composé des parties prenantes locales, notamment le Préfet, le Chef
de District, le Maire, le Chef du Fokontany, les Autorités traditionnelles, les représentants des
communautés locales désignés par leurs membres, les organisations de la société civile.
53
Ce Comité est présidé par le Préfet ou le Chef de District du lieu d’implantation du projet qui
convoque les membres du Comité dans un délai de trois (03) jours au plus tard à compter de
la réception des plaintes.
Article 169 - Les plaintes sont traitées sur site suivant une procédure de médiation et
contradictoire exigeant la présence des parties prenantes en cause, à savoir les plaignants
et le promoteur, ainsi que leurs prises de parole respectives en vue de rétablir les faits.
Article 170 - La gestion des plaintes doit être assurée de manière efficace et transparente
visant à minimiser les risques de corruption, de trafic d’influence, de conflits d’intérêts, de
manipulation de l’information, notamment au sein des institutions concernées, en respectant
la culture locale et en étant facilement accessible à toutes les parties concernées par le
projet.
Le procès-verbal de gestion des plaintes, comprenant les résolutions adoptées et signé par
toutes les parties concernées, doit être transmis immédiatement au promoteur pour garantir
un suivi efficace et transparent.
Une copie du procès-verbal est transmise à l'ONE pour le projet ayant un Permis
Environnemental et soumis à l’EIES, aux Ministères sectoriels concernés pour les projets
soumis au PREES.
Section 2
Gestion des plaintes par l’Administration environnementale
Article 171 - En cas de non-résolution des plaintes au niveau local, l’ONE, avec le Ministère
en charge de l’Environnement, les Ministères sectoriels concernés par le projet, et en
collaboration avec les Représentants de l’Etat et les Autorités locales telles que le Maire et le
Chef du Fokontany, gèrent les plaintes liées aux impacts environnementaux et sociaux des
projets au sein du Comité de suivi environnemental et social pour les projets ayant un Permis
Environnemental.
Le CSES prend en compte les plaintes non résolues et engage des démarches de médiation
et contradictoires afin de traiter ces plaintes, conformément aux dispositions de l'article 169
ci-dessus.
La gestion des plaintes peut aboutir, soit à la conciliation et à la prise de mesures correctives
par consensus avec le plaignant et les Représentants de l’Etat et les Autorités locales, soit à
l’exposition du promoteur à des sanctions en cas de non-respect du cahier des charges
environnementales et sociales.
Article 172 - Un CRGPE, institué par voie réglementaire et constitué d’entités concernées
par le projet, est coordonné au niveau régional par la Direction Régionale en charge de
l’Environnement. Ce Comité, dont les membres sont désignés par l’ONE, a pour mission de
traiter les plaintes environnementales afférentes à tout projet ne disposant pas de Permis
Environnemental.
54
Le CRGPE est chargé d’examiner les plaintes conformément aux procédures de médiation
applicables entre les parties concernées, à savoir le plaignant et le promoteur, et ce, dans le
respect de la législation environnementale en vigueur.
55
CHAPITRE 2
Section 1
Article 173 - Sont considérés comme manquements, outre les autres inobservations des
dispositions du présent Décret et de ses textes d’application, les faits ou l’abstention ci-
après :
- La non restitution des résultats du suivi par le promoteur aux communautés locales
des lieux du site ;
- Le fait par tout investisseur de s’être abstenu de prendre les mesures de correction
et/ou de compensation prescrites en cas de manquement dûment constaté ;
56
- Le non-respect des directives techniques environnementales par le Promoteur.
Ces entités peuvent solliciter l'appui des services de la police judiciaire de l’environnement
(OPJE), ou de la police judiciaire de droit commun pour l’accomplissement de leurs
missions.
Cependant, chaque entité est habilitée à mener à bien sa mission de manière autonome,
dans le respect des prescriptions établies par le présent Décret.
Section 2
Sanctions administratives
Article 175 - En cas de survenance de l’un des manquements énumérés dans l’article 173,
ci-dessus l’ONE procède à :
Article 176 - Les sanctions suivantes sont prononcées par l’ONE à l’encontre du promoteur
en cas de persistance dans ses propos :
- Suspension du Permis Environnemental pour une durée de trente (30) jours, suivie
d’une sommation d’arrêter les travaux ;
- Retrait définitif du Permis Environnemental.
Article 177 - Tous les frais occasionnés pour l’accomplissement des procédures prévues
par les articles 174 et 175 sont à la charge du promoteur.
Pour les projets d’investissements publics, les charges et les sanctions sont à la charge du
titulaire du marché ou des sous-traitants, selon le cas. La procédure d’injonction de payer
prévue par le Code de procédure civile malagasy est applicable.
57
Article 179 - Toute absence d’EIES pour les nouveaux investissements visés à l’article 81,
entraîne la suspension d’activité dès lors que l’inexistence du permis environnemental y
afférent est constatée. La suspension est prononcée conjointement par le Ministère chargé
de l’Environnement et le Ministère sectoriel concerné, sur proposition de l’ONE, après avis
du Représentant de l’Etat du lieu d’implantation.
Article 180 - Les sanctions administratives prévues par le présent Décret revêtent un
caractère environnemental et social et ne font pas obstacle à l’application des sanctions et
peines prévues par d’autres textes en vigueur.
Section 3
Recours administratif pour tout contentieux relatif à l’application du présent Décret
Article 181 - Toute personne lésée par l’application du présent Décret peut exercer un
recours gracieux auprès de l’organisme ayant pris l’acte contesté.
Article 182 - Dans ce cas, le recours est adressé directement à l’organisme ayant pris l'acte,
en sollicitant une révision de la décision.
Le silence de cet organisme pendant un délai de quatre (04) mois vaut refus, ce qui permet à
la victime d’engager un recours juridictionnel devant la juridiction compétente conformément
aux procédures prévues par la législation en vigueur.
Article 183 - Le promoteur ou son mandataire, ainsi que toute personne morale ou physique,
qu’elle soit de droit public ou de droit privé, ayant subi un préjudice en raison d’un acte pris
en application du présent Décret, ont le droit d’intenter un recours devant les juridictions
administratives compétentes. Ce recours doit être exercé conformément aux procédures
prévues par le droit commun administratif.
TITRE VI
Chapitre 1
DISPOSITIONS DIVERSES
Article 184 - Le présent Décret s’applique immédiatement dès sa publication à tous les
dossiers nouvellement déposés auprès de l’ONE, des Ministères sectoriels, et des autres
administrations publiques compétentes.
Article 185 - Les projets existants qui n’ont pas de permis ou d’autres autorisations
administratives au moment de l’entrée en vigueur du présent Décret doivent procéder à la
régularisation de leur situation dans un délai de six (06) mois. Les promoteurs sont tenus
d’arrêter leurs activités ou leurs travaux jusqu’à l’obtention du nouveau permis.
Article 186- L’ONE et les administrations compétentes désignées par le présent Décret
procèdent à la fermeture immédiate ou à l’arrêt forcé des travaux après sommation aux frais
des promoteurs.
58
Ce dernier, par le biais de l’officier de police judiciaire de l’environnement ou OPJE,
accompagné des éléments de force de l’ordre composés des officiers de police judiciaire de
droit commun exécute les sommations régulièrement servies conformément à la législation
en vigueur.
L’inobservation de ces directives peut entraîner la mise en demeure pour s’y conformer en
respect des lois et règlements en vigueur.
Article 188 - La mise à jour des frais d’évaluation environnementale et sociale prévus par le
présent Décret peut se faire, si besoin, tous les cinq ans, par voie d’Arrêté ou de décision
conjointe du Ministre chargé de l’Environnement et du Ministre chargé des Finances, après
avis de la Plateforme des Cellules Environnementales.
Ces dispositions ne portent pas préjudice à l’application des dispositions des textes
réglementaires en vigueur au niveau des secteurs concernés.
Chapitre 2
DISPOSITIONS FINALES
Article 189 - Sont et demeurent abrogées toutes les dispositions du Décret n° 99-954 du 15
décembre 1999, modifié par le Décret n°2004-167 du 03 février 2004 relatif à la Mise En
Compatibilité des Investissements avec l’Environnement, ainsi que celles de l’Arrêté n°
6830/2001 du 28 juin 2001 fixant les modalités et les procédures de la participation du public
à l’évaluation environnementale, et toutes autres dispositions règlementaires antérieures
contraires.
Article 190 - Des textes réglementaires seront pris, en tant que de besoin, pour préciser les
modalités d’application du présent Décret.
Article 191 - Le Ministre des Forces Armées, le Ministre des Affaires Étrangères, le Garde
des Sceaux, Ministre de la Justice, le Ministre de la Décentralisation et de l’Aménagement du
Territoire, le Ministre de l’Économie et des Finances, le Ministre de l’intérieur, le Ministre de
la Sécurité Publique, le Ministre de la Santé Publique, le Ministre de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Ministre de l’Éducation Nationale, le Ministre de
l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, le Ministre de l’Agriculture et
de l’Élevage, le Ministre de l’Industrialisation et du Commerce, le Ministre des Transports et
de la Météorologie, le Ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, le Ministre des Travaux
Publics, le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique, le Ministre des Mines,
le Ministre de la Pêche et de l’Économie Bleue, le Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, le
Ministre de la Population et des Solidarités, le Ministre du Développement numérique, des
Postes et des télécommunications, le Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène,
le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, le Ministre de la Jeunesse et
des Sports, le Ministre de la Communication et de la Culture, le Ministre délégué en charge
de la Gendarmerie Nationale, le Secrétaire d’État en charge des nouvelles villes et de
l’habitat auprès de la Présidence de la République, le Secrétaire d’État en charge de
l’Autosuffisance Alimentaire auprès de la Présidence de la République, chacun en ce qui le
concerne, sont chargés de l’exécution du présent Décret qui sera publié au Journal officiel de
la République de Madagascar
59
Fait à Antananarivo, le 28 janvier 2025
NTSAY CHRISTIAN
RABARINIRINARISON Rindra
Hasimbelo RAHAJAVOLOLONIAINA Niritsoa
Le Ministre de la Sécurité Publique Le Ministre de la Santé Publique
60
La Ministre de l’Enseignement Supérieur La Ministre de l’Education Nationale
et de la Recherche Scientifique
61
Le Ministre de la Pêche et de l’Economie Le Ministre du Tourisme et de l’Artisanat
Bleue
62
63
ANNEXES
64
ANNEXE I
65
B. PRODUCTION D’ENERGIE
66
Tout projet d’exploration du pétrole ou de gaz naturel utilisant la méthode
sismique et/ou forage ;
D. AGRICULURE- ELEVAGE
F. AQUACULTURE
67
Tout projet d’aquaculture utilisant l’eau de surface/souterraine de plus de 30m3/h.
Toute collecte et/ou chasse et vente d’espèces n’ayant jamais fait l’objet de
commercialisation par le passé ;
Tout projet de création de parcs et réserves, terrestres ou marins, d’envergure
nationale et régionale ;
H. RESSOURCES EN EAU
Tout prélèvement d’eau : eau de surface ou souterraine de plus de 30m3/h ;
I. URBANISME
K. SECTEUR INDUSTRIEL
68
Toute unité de transformation de produits d'origine animale (conserverie,
salaison, charcuterie, tannerie, …) de type industriel ;
L. SECTEUR MINIER
Tout projet de recherche d’une envergure définie par arrêté conjoint des
Ministres chargés respectivement de l’Environnement et des Mines à partir
de la phase de développement et/ou de la préfaisabilité ;
69
N. TELECOMMUNICATION
Tout projet ou activité non répertoriée dans les listes ci-dessus et atteignant l'un des seuils
suivants est également soumis à une étude d'impact environnemental et social (EIES) :
70
ANNEXE II
PRODUCTION D’ENERGIE
71
Tout projet d’installation et de production d’énergie Géothermie de plus de 50
kW ;
AGRICULTURE – ELEVAGE
RESSOURCES EN EAU
AQUACULTURE
Tout projet de pisciculture dont la densité d’élevage est moins de 10-25 kg/ m3
en fin de cycle de production ;
72
TOURISME ET HOTELLERIE
SECTEUR INDUSTRIEL
SECTEUR MINIER
73
Tout projet de construction de station-service
TELECOMMUNICATION
74
ANNEXE III
TYPES DE PPP
Politiques de Transport
Plans et programmes nationaux et régionaux de transport
Plans et programmes de développement d'infrastructures routières, ferroviaires,
75
TYPES DE PPP
portuaires, et aériennes
Politiques Énergétiques
Plans et programmes nationaux pour le développement des énergies
renouvelables
Plans et programmes de développement des centrales électriques (thermiques,
hydrauliques, nucléaires)
Politiques de Développement Industriel
Plans et programmes de développement de zones industrielles,
Plans et programmes de soutien aux industries lourdes et manufacturières
Politiques de Développement Touristique
Plans et programmes de développement et d’exploitation touristique,
Plans et programmes de développement de l'écotourisme
76
TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
écosystèmes protégés ?
Impacts sociaux et économiques :
Comment les communautés locales,
en particulier celles qui dépendent
des ressources naturelles pour leur
subsistance, seront-elles affectées
par la politique ? Quelles opportunités
économiques nouvelles seront créées
ou perdues ? Quels seront les
impacts positifs et négatifs sur les
zones d’habitation ?
Application ERC
Limites Géographiques :
Régions écologiquement sensibles
telles que les parcs nationaux, les
zones de biodiversité élevée, les
zones humides, les forêts, et les
zones marines protégées.
Zones où les communautés locales
dépendent fortement des ressources
naturelles et des services
écosystémiques.
Alternatives à considérer :
Différentes approches de
conservation (par exemple,
conservation communautaire,
partenariats public-privé, aires
protégées gérées par l'État).
Alternatives de gestion adaptative
basées sur des scénarios de
changement climatique.
Stratégies qui combinent conservation
et développement durable (par
exemple, agroforesterie,
écotourisme).
Parties Prenantes à impliquer :
Autorités environnementales, ONG de
conservation, communautés locales,
structures locales de concertation,
OSC, CTD, chercheurs en
biodiversité, institutions et
organisations internationales (par
exemple, PNUE, IUCN, WWF, CI,
77
TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
WCS,), secteurs privés impliqués
dans l'utilisation des terres
(agriculture, foresterie, pêche, mines).
78
TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
Schémas d’aménagement du l'utilisation des terres, y compris les
territoire, zones agricoles, les espaces verts, et
Plans de développement régional les habitats naturels ?
Gestion des ressources : Comment
le plan influencera-t-il la gestion des
ressources locales, notamment l'eau,
les sols, et la biodiversité ?
Impacts sociaux : Quels seront les
impacts sociaux, tels que le
déplacement des populations, l'accès
au logement, et l'infrastructure sociale
(écoles, hôpitaux) ?
Qualité de vie et santé publique :
Comment les changements dans
l'environnement urbain affecteront-ils
la qualité de vie, la pollution de l'air, le
bruit, et la santé publique ?
Limites géographiques :
Zones urbaines et périurbaines
concernées par le développement
proposé, y compris les zones de
croissance urbaine et de
renouvellement urbain.
Alternatives à considérer :
Scénarios de développement urbain
avec différentes densités (haute vs.
faible densité), aménagements de
transport (transports publics vs.
voiture), et stratégies de
développement (croissance urbaine
vers l'intérieur vs. expansion vers
l'extérieur).
Parties Prenantes à Impliquer :
Autorités municipales et régionales,
urbanistes, architectes, communautés
locales, ONG environnementales,
promoteurs immobiliers, organisations
de la société civile.
79
TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
gestion des bassins-versants des sols, la gestion de l'eau, et la
Plans de développement rural biodiversité ?
intégré
Sécurité alimentaire : Quels seront
les impacts des politiques sur la
sécurité alimentaire locale et
nationale ?
Impacts sociaux et économiques :
Quels seront les effets sur les moyens
de subsistance des agriculteurs, les
marchés locaux, et l'accès aux
ressources naturelles ?
Limites Géographiques :
Régions rurales ciblées par les
programmes, zones agricoles
importantes, bassins versants
affectés par les projets d'irrigation ou
l'expansion agricole.
Alternatives à considérer :
Modèles agricoles alternatifs (intensif
vs. extensif, monoculture vs.
agroforesterie), technologies
d'irrigation alternatives, approches
intégrées de gestion des terres et de
l'eau.
Parties Prenantes à Impliquer :
Ministères en charge de l'agriculture
et Ministère en charge de
l'environnement, agriculteurs,
associations agricoles, ONG,
communautés rurales, OSC,
chercheurs en agriculture durable.
80
TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
les populations locales, y compris les
communautés rurales et
marginalisées ?
Changement climatique : Quels sont
les impacts potentiels des
infrastructures de transport sur les
émissions de gaz à effet de serre ?
quelles sont les mesures de réduction
de vulnérabilité et d’adaptation ?
Limites géographiques :
Corridors de transport proposés et
zones environnantes susceptibles
d'être affectées, y compris les zones
protégées, les écosystèmes
sensibles, et les zones densément
peuplées.
Alternatives à considérer :
Différents scénarios de transport
(priorisation des transports publics vs.
infrastructures routières, optimisation
des réseaux existants vs. nouvelles
constructions).
Parties Prenantes à impliquer :
Autorités de transport, communautés
locales, entreprises de transport,
ONG environnementales, OSC,
urbanistes, chercheurs en mobilité.
81
TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
installations énergétiques sur la
biodiversité (faune, flore,
habitats/écosystèmes naturels,
gènes)
Limites géographiques :
Territoire national, avec un accent
particulier sur les zones où des
projets énergétiques spécifiques sont
proposés (par exemple, parcs éoliens,
barrages hydroélectriques, centrales
à charbon).
Alternatives à considérer :
Différents scénarios de mix
énergétique (haute dépendance aux
énergies renouvelables, diversification
avec énergies fossiles, importation
d'énergie).
Parties Prenantes à impliquer :
Ministères de l'énergie et Ministère de
l'environnement, entreprises du
secteur de l'énergie, ONG
environnementales, communautés
locales, OSC, chercheurs et experts
en énergie.
82
TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
impacts potentiels de l'expansion
industrielle sur les émissions de
gaz à effet de serre et sur les
objectifs de réduction des
émissions ?
Impacts sociaux et
économiques : Quels seront les
impacts sur l'emploi, le
développement économique local,
les conditions de travail, et les
droits des travailleurs ? Quels
seront les effets sur les
communautés locales et leurs
moyens de subsistance ?
Limites géographiques :
Zones industrielles existantes ou
planifiées, y compris les zones
proches des centres urbains, des
ressources naturelles, ou des
communautés vulnérables.
Régions touchées par les
infrastructures associées (par
exemple, transport, pipelines,
lignes de transmission).
Alternatives à considérer :
Différents types de développement
industriel (par exemple, industries
légères vs. industries lourdes,
industries à faible intensité de
carbone).
Politiques alternatives de gestion
des émissions industrielles et de
réduction des déchets.
Stratégies de localisation
alternatives pour minimiser les
impacts sociaux et
environnementaux.
Parties Prenantes à impliquer :
Ministères de l'industrie et de
l'environnement, associations
83
TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
industrielles, syndicats, ONG de
défense des droits des travailleurs
et de l'environnement, chercheurs
universitaires, communautés
locales affectées.
Programmes de Développement Questions Clés à traiter :
Touristique
Impacts environnementaux et
Plans de développement sociaux : Quels seront les impacts
touristique balnéaire, du développement touristique sur
Programmes de développement la biodiversité, l’air/atmosphère et
de l'écotourisme les ressources en eau
Impacts culturels et sociaux :
Quels seront les effets sur les
cultures locales, les modes de vie
traditionnels, et les droits des
communautés locales ?
Développement économique
local : Comment le plan
soutiendra-t-il le développement
économique local et créera-t-il des
opportunités d'emploi tout en
minimisant les impacts négatifs ?
Limites géographiques :
Zones touristiques proposées, y
compris les parcs nationaux, les
zones côtières, et les régions
montagneuses sensibles à la
pression touristique.
Alternatives à considérer :
Différents types de développement
touristique (écotourisme vs.
tourisme de masse,
développement basé sur la
communauté vs. développement
privé).
Parties Prenantes à Impliquer :
Autorités touristiques,
communautés locales, entreprises
touristiques, ONG de conservation,
chercheurs en tourisme durable.
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TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
85
TYPES DE PPP PORTEE DE L’EESS
Alternatives à considérer :
Différents modèles de gestion des
déchets (par exemple, décharge
contrôlée vs. Incinération, collecte
séparée vs. collecte mixte).
Approches pour la réduction des
déchets à la source et l'économie
circulaire.
Technologies alternatives pour le
traitement des déchets (par
exemple, compostage,
biodigesteurs, recyclage).
Parties Prenantes à impliquer :
Autorités locales et régionales,
entreprises de gestion des
déchets, communautés locales,
ONG environnementales, experts
en santé publique, travailleurs du
secteur informel des déchets.
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PLAN DE DEVELOPPEMENT DES PAYSAGES ET EESS :
Une Évaluation Environnementale et Sociale Stratégique (EESS) d'un paysage est entreprise pour évaluer de manière proactive les impacts
potentiels des politiques, plans ou programmes (PPP) sur un paysage donné. Cette approche permet de considérer l'interconnectivité écologique,
les dynamiques sociales et les valeurs culturelles associées à un paysage tout en planifiant des interventions ou des développements futurs.
1. Paysage Motifs pour l'EESS : Prévenir la [Link]évention des Impacts 1. Questions Clés à Traiter
Forestier déforestation, promouvoir une Environnementaux et Sociaux
gestion durable des forêts, Négatifs : a. Biodiversité et Écologie :
protéger la biodiversité et les • Écosystèmes et Habitats Naturels :
services écosystémiques. Anticipation des impacts
négatifs : Une EESS permet Quels sont les écosystèmes et habitats
Objectifs de l'EESS : d'identifier et d'anticiper les naturels présents dans le paysage ?
impacts environnementaux et Comment les politiques, plans, ou
Analyser les impacts des sociaux potentiels avant que programmes affecteront-ils ces
politiques de des projets spécifiques ne écosystèmes, notamment en termes de
développement agricole soient mis en œuvre. Cela fragmentation, de dégradation, ou de
ou d'exploitation forestière inclut la prévention de la conservation ?
sur la biodiversité. perte de biodiversité, de la • Espèces Menacées et Endémiques :
dégradation des sols, et des
Identifier des zones Le paysage abrite-t-il des espèces
conflits d'utilisation des menacées, endémiques ou migratoires ?
critiques pour la
ressources. Quels seront les impacts sur ces espèces
conservation de la faune
et de la flore. et sur la connectivité écologique ?
Minimisation des impacts
cumulatifs : Une approche de b. Ressources Naturelles :
Évaluer les impacts
paysage permet de
sociaux et économiques
comprendre et de gérer les • Gestion des Ressources en Eau :
sur les communautés
87
TYPES DE OBJECTIFS/MOTIFS EESS MOTIF EESS POUR LE PAYSAGE PORTEE (CADRAGE)
PAYSAGE
locales dépendantes des impacts cumulatifs de Comment les plans affecteront-ils les
ressources forestières. multiples activités ou projets, bassins versants, les zones humides, les
tels que l'agriculture, la nappes phréatiques et la qualité de l'eau ?
Proposer des alternatives foresterie, le développement Y aura-t-il des conflits d'utilisation de l'eau
durables et des stratégies urbain et l'infrastructure entre les différentes parties prenantes ?
de conservation intégrées.
[Link] de la Biodiversité • Sol et Gestion des Terres : Quels
et des Écosystèmes : seront les effets des activités (agricoles,
minières, forestières, etc.) sur la qualité des
2. Paysage Motifs pour l'EESS : Minimiser Protection des habitats sols, l'érosion, et la gestion des terres ?
Agricole les impacts négatifs de critiques : L'EESS peut aider
Intensif l'agriculture intensive sur les sols, à identifier les habitats c. Impacts Sociaux et Culturels :
la qualité de l'eau, et la critiques et les corridors
biodiversité. écologiques qui nécessitent Communautés Locales : Comment
une protection pour maintenir les communautés locales seront-
Objectifs de l'EESS : elles affectées, notamment en
la connectivité écologique et
termes de droits fonciers, d'accès
Évaluer les impacts la diversité biologique.
aux ressources naturelles, de
cumulatifs des pratiques
Gestion durable des pratiques culturelles, et de moyens
agricoles intensives sur la
ressources naturelles : Elle de subsistance ?
dégradation des sols, la
favorise des pratiques de
pollution de l'eau et la Paysages Culturels et Patrimoine :
gestion durable qui protègent
perte de biodiversité. Le paysage comprend-il des sites
les écosystèmes et
culturels, historiques, ou
Identifier des pratiques maintiennent les services
écosystémiques (comme la archéologiques ? Comment sont-ils
agricoles alternatives et
filtration de l'eau, la protégés ou mis en valeur ?
plus durables, comme
l'agriculture de séquestration du carbone, et d. Économie et Moyens de Subsistance :
conservation ou
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TYPES DE OBJECTIFS/MOTIFS EESS MOTIF EESS POUR LE PAYSAGE PORTEE (CADRAGE)
PAYSAGE
90
TYPES DE OBJECTIFS/MOTIFS EESS MOTIF EESS POUR LE PAYSAGE PORTEE (CADRAGE)
PAYSAGE
habitats naturels. assurer que les PPP sont gestion communautaire du paysage
conformes aux lois qui engagent activement les parties
Proposer des stratégies nationales et aux normes prenantes locales.
de développement internationales en matière
urbain intégré et de d'environnement et de droits 4. Parties Prenantes à Impliquer
planification de de l'homme, réduisant ainsi
Communautés Locales : Structures
l'utilisation des terres les risques juridiques et les
locales, Résidents, chefs de
qui équilibrent les oppositions publiques.
communautés, représentants des
besoins de Accès au financement femmes et des jeunes, et
développement et de international : De nombreux organisations communautaires.
conservation. bailleurs de fonds
Autorités Locales et Régionales :
internationaux exigent des
Analyser les impacts Municipalités, agences régionales
EESS pour les projets qui
de planification et de
sociaux, tels que le pourraient avoir des impacts
développement, autorités de
déplacement des significatifs sur
conservation.
communautés rurales l'environnement et la société,
ou la perte d'accès aux en particulier dans les zones Organisations Non
ressources naturelles. écologiquement sensibles ou Gouvernementales (ONG) et
les paysages vulnérables. Sociétés Civiles : Groupes
environnementaux, organisations de
développement rural, associations
culturelles.
Secteurs Économiques :
Agriculteurs, entreprises forestières,
opérateurs touristiques, pêcheurs,
92
TYPES DE OBJECTIFS/MOTIFS EESS MOTIF EESS POUR LE PAYSAGE PORTEE (CADRAGE)
PAYSAGE
mineurs.
Programmes de Développement
Durable : Développer des
programmes pour promouvoir des
pratiques de développement
durable dans le paysage (agriculture
biologique, tourisme
93
TYPES DE OBJECTIFS/MOTIFS EESS MOTIF EESS POUR LE PAYSAGE PORTEE (CADRAGE)
PAYSAGE
communautaire).
6. Méthodologie et Suivi
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ANNEXE IV
Tout promoteur dont le projet est soumis à une Étude d’Impact Environnemental et Social
(EIES) est tenu de contribuer aux frais d’évaluation de leur dossier et de suivi du PGES,
selon le niveau d’investissement et conformément aux prescriptions ci-après :
1. Les frais fixés correspondent aux frais d’évaluation et de suivi du PGES, et de contrôle
environnemental comprennent notamment :
2. Pour les EIES, le promoteur doit verser au compte prévu à cet effet 0,5% du montant
de l’investissement matériel dont le montant minimum est fixé à 3.000.000 MGA (Trois
millions d’Ariary).
3. Des audits annuels seront réalisés pour vérifier régulièrement l'existence et la valeur
des investissements matériels. En cas de non-conformité, le versement dû par le
promoteur sera ajusté en conséquence.
4. La précision sur les éléments de l’investissement matériel sera fournie par note pour
chaque secteur après consultation de l’ONE.
5. Pour l’uniformité de la base de calcul, la valeur des éléments composants la liste
d’investissements matériels se distingue comme suit :
Pour le projet public qui requiert un Bordereau de Devis Estimatif du projet,
l’investissement matériel pris en compte se précise comme suit :
Les coûts de location selon la durée d’utilisation des matériels composent la base
de calcul de l’investissement matériel.
Concernant la location de bâtiments, le coût de location pour une durée de neuf (09)
ans compose la base de calcul de l’investissement.
7. La liste récapitulative des investissements matériels ainsi que la valeur des matériels
inscrite dans les pièces justificatives telles que facture pro forma, facture, contrat, devis,
étude de pré- faisabilité, sont à certifier par le Ministère de tutelle de l’activité.
8. Le renouvellement du PGES tous les cinq ans, basé sur des EIES complémentaires est
soumis au paiement des frais de contribution d’évaluation et de suivi par le promoteur.
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Pour éviter la fragmentation des habitats naturels, il est crucial de mettre en place des corridors écologiques qui connectent les habitats, limiter l'empiètement sur les terres protégées, et utiliser des pratiques de construction durable spécialisées. De plus, ces mesures doivent être intégrées dans le Cahier des Charges Environnementales et Sociales (CCES), et nécessitent la participation des communautés locales et des ONG de conservation pour leur efficacité .
Les projets nécessitant une Évaluation des Impacts Environnementaux et Sociaux spécifiques incluent des constructions de brise-lames, dragage portuaire, projets hydroélectriques de plus de 50 MW, installations nucléaires, exploitation de grandes superficies agricoles, et unités industrielles soumises à autorisation. Ces projets nécessitent des évaluations en raison de leurs impacts significatifs potentiels sur l'environnement .
Les projets d'énergie renouvelable, tels que l'énergie éolienne, solaire et hydroélectrique, sont soumis à des règlements stricts nécessitant une étude d'impact environnemental et social (EIES) pour assurer leur conformité avec les objectifs environnementaux. Les projets doivent également inclure des mesures pour atténuer leur impact sur la biodiversité, les habitats critiques et la fragmentation des terres, en conformité avec les directives environnementales .
Les défis potentiels lors de la mise en œuvre du CCES incluent un manque de ressources pour le suivi, une résistance locale aux changements préconisés, ou des lacunes dans les compétences techniques. Surmonter ces défis nécessite une collaboration renforcée entre le promoteur, les collectivités locales, et les experts; la formation des parties prenantes pour améliorer les compétences nécessaires; et l'ajustement flexible des stratégies en temps réel en fonction des résultats du suivi .
Le Permis Environnemental est requis pour des investissements publics ou privés soumis à l'Étude d'Impact Environnemental et Social (EIES). Ce permis doit être délivré par l'ONE sur la base d'un avis technique favorable du Comité Technique d'Évaluation (CTE) après l'évaluation de l'EIES. Si les impacts environnementaux sont significatifs et que les mesures d'atténuation proposées sont insuffisantes, l'ONE peut refuser de délivrer ce permis. Il est essentiel que le Permis Environnemental soit obtenu avant le début des travaux .
Considérer des alternatives est crucial pour minimiser les impacts environnementaux et sociaux des projets sur les ressources naturelles. Cela permet d'optimiser l'utilisation des ressources et de choisir des méthodes plus durables, telles que la conservation communautaire ou l'agroforesterie, qui préservent la biodiversité et soutiennent le développement durable. De plus, analyser des alternatives peut faciliter la gestion adaptative face aux changements climatiques .
Le rapport de suivi environnemental et social documente l'état d'avancement du Cahier des Charges Environnementales et Sociales (CCES). Il inclut les résultats des mesures de gestion mises en place, évalue l'efficacité des actions d'atténuation, et propose des ajustements nécessaires. Ce rapport est essentiel pour évaluer les performances environnementales du projet et pour garantir leur conformité aux réglementations clés en protégeant les communautés locales et les ressources naturelles .
Si les mesures initiales d'atténuation environnementale se révèlent inadéquates, le promoteur est tenu de proposer de nouvelles mesures correctives et compensatoires. Celles-ci doivent être validées par le Comité de Suivi Environnemental et Social (CSES) et intégrées dans le Cahier des Charges Environnementales et Sociales (CCES) modifié. La mise en œuvre de ces nouvelles mesures doit commencer dans un délai maximum d'un an à partir de la notification .
Le processus de suivi environnemental pour les projets de catégorie A implique une collaboration entre le promoteur, les collectivités territoriales décentralisées, et les autres parties prenantes pour mettre en œuvre le Cahier des Charges Environnementales et Sociales (CCES). Ce suivi vise à assurer la suppression, la réduction, la restauration, voire la compensation des impacts négatifs sur l'environnement. Les rapports de suivi doivent documenter l'état d'avancement et l'efficacité du CCES .
Les collectivités locales, incluant les autorités traditionnelles et décentralisées, collaborent avec le promoteur pour restituer les résultats du suivi du CCES aux communautés locales impactées par le projet. Elles signent les procès-verbaux de restitution annexés aux rapports de suivi transmis à l'ONE. De plus, les représentants de l'État, tels que les Maires et Chefs de Fokontany, sont impliqués dans le suivi de proximité des projets .