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Fonctions Complexes

Le document présente un cours magistral sur l'analyse des fonctions complexes, abordant des concepts tels que les définitions, limites, continuité et dérivabilité des fonctions complexes. Il inclut des exemples et des exercices pour illustrer ces notions. Le contenu est destiné aux étudiants de la faculté des sciences appliquées de l'Université Ibn Zohr pour l'année universitaire 2021-2022.

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Fonctions Complexes

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Université Ibn Zohr

Campus Universitaire Ait Melloul

Faculté des Sciences Appliquées

Année Universitaire : 2021-2022

Filière : SMP- Semestre 3

Cours Magistral du module Analyse 3

Département de Mathématiques

Professeur : M. ATRAOUI
Table des matières

1 Fonctions complexes 3
1.1 Définitions et exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Limite d’une fonction complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Continuité d’une fonction complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Dérivée d’une fonction complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6 Condition de Cauchy Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.7 Exemples de fonctions élémentaires complexes holomorphes . . . . . . . . . . . . . . 8
z
1.7.1 L’exponentielle complexe z → e . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.7.2 Logarithmes complexe z → Log(z) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
a
1.7.3 les puissances complexe z → z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.7.4 les fonctions trigonométriques z → cos(z), sin(z), tg(z), cotg(z) . . . . . . . . . 11
1.7.5 les fonctions hyperboliques z → Ch(z), Sh(z), th(z), coth(z) . . . . . . . . . . 11
1.8 Fonctions harmoniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.8.1 Définitions et résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.8.2 Exemples et exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2
Chapitre 1

Fonctions complexes

1.1 Définitions et exemples


Soit Ω ⊂ C, on appelle fonction d’une variable complexe toute application f définie sur Ω à
valeurs dans C. On note, pour z ∈ Ω , f (z) ∈ C. Si on pose z = x + iy, on obtient f (x + iy) =
u(x, y) + iv(x, y), u et v sont deux fonctions numériques de deux variables réelles, u, v : R2 7→ R.
La fonction u est appelée la partie réelle de f et la fonction v est appelée la partie imaginaire de f.

Exemple 1.1. Soit f (z) = z 2 + 4z + 3, en posant z = x + iy, on a :

f (x + iy) = x2 − y 2 + 4x + 3 + i(2xy + 4y).

u(x, y) = x2 − y 2 + 4x + 3 est la partie réelle de f (z) et v(x, y) = 2xy + 4y est la partie imaginaire de f (z).

1.2 Limite d’une fonction complexe


Définition 1.1.
Soit Ω un ouvert non vide de C et f : Ω → C une fonction. On dit que la fonction f (z) tend vers un nombre
complexe l de C quand z tend vers z0 si

(∀ε > 0)(∃η > 0)(∀z ∈ Ω) | z − z0 |< η ⇒| f (z) − l |< ε

La limite de f (z) quand il existe au point z0 elle est unique et se note lim f (z) = l
z→z0

Propriétés 1.1.

1. Si lim f (z) = l existe alors la limite suivant tout les chemins existe et égale à l.
z→z0

2. Si suivant deux chemins différents, les limites sont différentes alors lim f (z) n’existe pas . Par
z→z0
z
exemple, lim n’existe pas. En effet :
z→0 z

3
si z = x + iy alors suivant le chemin y = 0, on a z = x et donc
z x
lim = lim (1.1)
z→0 z x→0 x
x
= lim (1.2)
x→0 x
= 1 (1.3)

Suivant le chemin x = 0, on a z = iy, et donc


z iy
lim = lim (1.4)
z→0 z iy→0 iy
−iy
= lim (1.5)
iy→0 iy
= −1 (1.6)

Donc d’après (2) la limite n’existe pas.


3. Si f (z) = u(x, y) + iv(x, y) et lim f (z) = l = a + ib alors lim Re(z) = a et
z→z0 (x,y)→(x0 ,y0 )
lim Im(z) = b
(x,y)→(x0 ,y0 )
Démonstration. Observer que si z = x + iy et f (z) = u(x, y) + iv(x, y) on obtient les inégalités :

| u(x, y) − a |≤| f (z) − l | et | v(x, y) − b |≤| f (z) − l |

4. Si les limites lim f (z) et lim g(z) existent dans C, on vérifie qu’on a les formules suivantes :
z→z0 z→z0

a) lim (f (z) + g(z)) = lim f (z) + lim g(z);


z→z0 z→z0 z→z0

b) lim (f (z)g(z)) = lim f (z) lim g(z);


z→z0 z→z0 z→z0
lim f (z)
f (z) z→z0
c) Si lim g(z) 6= 0 alors lim =
z→z0 z→z0 g(z) lim g(z)
z→z0

Proposition 1.1.
Soit Ω un ouvert non vide de C et f : Ω → C une fonction de la variable complexe z. La fonction f(z)
possède une limite l dans C au point a ∈ C si et seulement si pour toute suite zn de C qui converge vers a
lim f (zn ) = l
n→+∞

Exemple 1.2.
z
La fonction z ∈ C∗ → f (z) = n’a pas de limite au point a = 0 parce que si pour tout réel θ ∈ [0, 2π[
z
1
fixé on considère la suite de nombres complexes , zn = eiθ , on aura lim zn = 0 tandis que la limite
n n→+∞
zn 2iθ
lim f (zn ) = lim = e dépend de θ.
n→+∞ n→+∞ zn

z2 − z2 | z |2 z
Exercice 1.1. Calculer les limites suivantes si elles existent : lim ; lim ; lim ;
z→0 z z→0 z z→0 | z |
(2z + 3)(z − 1)
lim
z→−2i z 2 − 2z + 4

4
Exercice 1.2.
xy
1. Montrer que la fonction u(x, y) = n’a pas de limite quand (x, y) → (0, 0)
x2
+ y2
2. a) Montrer les expressions suivantes : cos(iz) = cosh(z) ; sin(iz) = isinh(z).
b) En déduire la partie réelle et la partie imaginaire de sin(1 − i)
3. Montrer que sin(z) et cos(z) ne sont pas bornées sur C.

1.3 Continuité d’une fonction complexe


Définition 1.2. Soit V un voisinage de z0 , on dit que la fonction f est continue en z0 si


 f (z0 ), existe ;

lim f (z), existe ;
z→z0

 lim f (z) = f (z0 ),

z→z0

On dit que la fonction f est continue sur un ouvert V si la fonction f est continue en tout point z ∈ V.

C’est à dire
∀ > 0, ∃η > 0 tel que 0 <| z − z0 |< η ⇒| f (z) − f (z0 ) |< .

Proposition 1.2. La fonction f (z) = u(x, y) + iv(x, y) est continue au point z0 = x0 + iy0 si et seulement
si ses parties réelle et imaginaire sont continues au point (x0 , y0 )

Démonstration. Observer que si pour tout z = x+iy on écrit f (z) = u(x, y)+iv(x, y) on obtient,
| u(x, y) − u(x0 , y0 ) |≤| f (z) − f (z0 ) | et v(x, y) − v(x0 , y0 ) |≤| f (z) − f (z0 ) |

Exemple 1.3. 1. la fonction f (z) = z 3 = x3 − 3xy 2 + i(3x2 − y 3 ) est continue sur C


2. les fonctions z → z 2 , z → z, z → Re(z), z → Im(z) sont des fonctions continues sur C.
3. les fonctions polynômes , f (z) = an z n + ... + a0 , sont continues dans C.
4. Les fonctions rationnelles sont continues dans leurs domaines de définition.

Théorème 1.1. Si les fonctions f et g sont continues au point z0 alors les fonctions f + g, f − g, f g sont
f
aussi continues au point z0 . De plus si g(z0 ) 6= 0 alors la fonction g
est continue au point z0 .

Théorème 1.2. Si la fonction f est continue au point z0 et g est continue au point v0 = f (z0 ) alors la
fonction composée w(z) = g(f (z)) est continue au point z0 .

5
1.4 Dérivée d’une fonction complexe
Définition 1.3. Soit U un ouvert de C et z0 ∈ U. Une fonction f (à valeurs complexes) définie sur U est
f (z)−f (z0 )
dérivable en z0 si la limite lim z−z0
existe et finie, on appelle cette limite la dérivée de f en z0 et on la
z→z0
df (z0 )
note f 0 (z0 ) ou dz
.

On peut traduire la notion de f dérivable en z0 par :


f (z) − f (z0 )
∀ > 0, ∃η > 0 tel que 0 <| z − z0 |< η ⇒| − f 0 (z0 ) |< .
z − z0
ou encore
f (z + z0 ) = f (z0 ) + zf 0 (z0 )+ | z | (z) avec lim (z) = 0
z→z0

La fonction z → zf 0 (z0 ) est la fonction linéaire de C dans C la plus proche de z → f (z0 + z) −


f (z0 ) pour z petit, elle s’appelle différentielle de f(z) au point z0 .
(
C → C,
df (z0 ) :
u → f 0 (z0 ).u

Exemple 1.4. 1. la fonction f (z) = z 2 est dérivable sur C


2. La fonction f (z) = z n’est pas dérivable sur C
En effet, posons z = x + iy et z0 = x0 + iy0 on a :
f (z) − f (z0 ) z − z0
lim = = lim (1.7)
z→z0 z − z0 z→z0 z − z0
(x − iy) − (x0 − iy0 )
= lim (1.8)
(x,y)→(x0 ,y0 ) (x − x0 ) + i(y − y0 )

(x − x0 ) − i(y − y0 )
= lim (1.9)
(x,y)→(x0 ,y0 ) (x − x0 ) + i(y − y0 )

z−z0
Fixons y = y0 , on a : lim = lim x−x 0
=1
z→z0 z−z0 x→x0 x−x0
Fixons x = x0 , on a : lim z−z 0
= lim −i(y−y 0)
= −1
z→z z−z0
0 y→y y−y0
0

Proposition 1.3. Si la fonction f : U → C est dérivable en z0 ∈ U, alors elle est continue au point z0

Preuve.
f (z)−f (z0 ) f (z)−f (z0 )
Remarquer que f (z) − f (z0 ) = z−z0
.(z − z0 ) ∀z ∈ U (z 6= z0 ) et comme z−z0
→ f 0 (z0 )
quand z → z0 , on aura lim f (z) = f (z0 ).
z→z0

Proposition 1.4. Soient f et g deux fonctions dérivables en un point z alors


1. (f + g)0 (z) = f 0 (z) + g 0 (z)
2. (f g)0 (z) = f 0 (z)g(z) + f (z)g 0 (z)
f 0 (z)g(z)−f (z)g 0 (z)
3. ( fg )0 (z) = g 2 (z)

4. (z n )0 = nz n−1

6
1.5 Fonctions holomorphes
Définition 1.4.

•On dira que la fonction f : Ω → C est holomorphe au point z0 ∈ Ω, si f est dérivable sur un voisinage
V ⊆ Ω de z0 ,
•f est dite holomorphe sur un ouvert U si elle est dérivable en tout point de U
•Une fonction f est dite entière si elle est holomorphe sur le plan complexe tout entier.

1.6 Condition de Cauchy Riemann


Théorème 1.3. Soit f (z) = f (x + iy) = u(x, y) + iv(x, y) Si f est dérivable en z0 = x0 + iy0 , alors
∂u ∂u ∂v ∂v
les dérivées partielles (x0 , y0 ), (x0 , y0 ), (x0 , y0 ), (x0 , y0 ), existent et vérifiant les conditions
∂x ∂y ∂x ∂y
suivantes dite condition de Cauchy

∂u ∂v


 (x0 , y0 ) = (x0 , y0 ) ;
∂x ∂y
∂u ∂v

 (x0 , y0 ) = − (x0 , y0 ) .
∂y ∂x
On peut déterminer la dérivée f 0 (z) par l’expression
∂u ∂v
f 0 (z) = (x0 , y0 ) + i (x0 , y0 )
∂x ∂x
ou par l’expression
∂v ∂u
f 0 (z) = (x0 , y0 ) − i (x0 , y0 ).
∂y ∂y
Démonstration :
(z + ∆z ) − f (z)
La dérivée de f au point z est donnée par f 0 (z) = lim en supposant que f (z) =
∆z →0 ∆z
u(x, y) + iv(x, y) et ∆z = ∆x + i∆y alors on a z + ∆z = (x + ∆x ) + i(y + ∆y ) donc

u(x + ∆x , y + ∆y ) + iv(x + ∆x , y + ∆y ) − u(x, y) − iv(x, y)


f 0 (z) = lim
∆z →0 ∆x + i∆y

La limite doit exister indépendamment de la manière dont ∆z tend vers 0. Ainsi,


1. ∆z → 0 avec ∆y = 0 et ∆z = ∆x . On a alors

u(x + ∆x , y) − u(x, y) + i((v(x + ∆x , y) − v(x, y))


f 0 (z) = lim (1.10)
∆x →0 ∆x
u(x + ∆x , y) − u(x, y) v(x + ∆x , y) − v(x, y)
= lim + i lim (1.11)
∆x →0 ∆x ∆x →0 ∆x
∂u ∂v
= +i (1.12)
∂x ∂x

7
2. ∆z → 0 avec ∆x = 0 et ∆z = i∆y . On a

u(x, y + ∆y ) − u(x, y) + i((v(x, y + ∆y ) − iv(x, y))


f 0 (z) = lim (1.13)
∆y →0 i∆y
u(x, y + ∆y ) − u(x, y) v(x, y + ∆y ) − v(x, y)
= lim + i lim (1.14)
∆y →0 i∆y ∆y →0 i∆y
∂u ∂v
= −i + (1.15)
∂y ∂y

il vient que
∂u ∂v


 = ;
∂x ∂y
∂u ∂v

 =− .
∂y ∂x
∂u ∂v
Exemple 1.5. Soit la fonction f (z) = z = x − iy on a (x0 , y0 ) = 1 6= (x0 , y0 ) = −1 donc f(z)
∂x ∂y
n’est pas dérivable en z0 . ce qui confirme l’exemple précédent.
∂u ∂u ∂v ∂v
En général, la réciproque du théorème n’est pas vraie les dérivées partielles , , , doivent
∂x ∂y ∂x ∂y
être continues sur un voisinage de z0 = x0 + iy0 pour conclure que la fonction soit dérivable au
point z0 . Autrement dit les conditions de Cauchy-Riemann ne sont pas suffisants pour assurer la
dérivabilité d’une fonction à variable complexe.

Théorème 1.4. Soit une fonction complexe f (z) = u(x, y) + iv(x, y) si les fonctions u et v admettent
∂u ∂u ∂v ∂v
des dérivées partielles premières( , , , ) continues sur un voisinage de z0 et si ces dérivées
∂x ∂y ∂x ∂y
satisfont aux relations de Cauchy-Riemann en z = z0 alors la fonction f est dérivable en z0 ( on dit aussi f
est holomorphe en z0 .)

Preuve (voir TD)

Exemple 1.6. la fonction f (z) = ez est holomorphe sur C en effet on a f (z) = ex (cosy + isiny) donc
u(x, y) = ex cos(y) et v(x, y) = ex sin(y) u et v sont des fonctions de classe C ∞ et vérifient les conditions
∂u(x, y) ∂v(x, y)


 = ex cosy = ,
de Cauchy-Riemann . ∂x ∂y
 ∂u(x, y) = −ex siny = − ∂v(x, y) .

∂y ∂x

1.7 Exemples de fonctions élémentaires complexes holomorphes

1.7.1 L’exponentielle complexe z → ez


Définition 1.5. On définit l’exponentielle d’un nombre complexe z = x + iy par :

z → ez = ex (cosy + isiny)

8
Propriétés 1.2.
1. | ez |= ex et arg(z) = y + 2kπ k ∈ Z
0 0
2. ∀z, z 0 ∈ C ez+z = ez .ez
1
3. ∀z ∈ C z = e−z
e
4. ∀z ∈ C ∀k ∈ Z ez+2kπi = ez ( la fonction exponentielle de z est périodique de période 2πi)
5. ∀z ∈ C
+∞ n
z
X z
e =
n=0
n!
(l’exponentielle de tout nombre complexe est égale à la somme de la série entière.)
6. la fonction ez est holomorphe sur C et (ez )0 = ez . En effet u(x, y) = ex cos y et v(x, y) = ex sin y
sont continues sur R2 et les dérivées partielles sont aussi continues et vérifient les conditions de
Cauchy-Riemann.
∂ex cos y ∂ex sin y
(ez )0 = +i = ex (cos y + i sin y) = ez
∂x ∂x

1.7.2 Logarithmes complexe z → Log(z)


On l’introduit en cherchant si la fonction exponentielle ez admet une fonction réciproque c’est
à dire s’il existe une fonction f telle que ef (z) = z. Comme ∀z ∈ C∗ z =| z | eiArg(z) donc

z = eLog|z| .eiArg(z) = eLog|z|+iArg(z)+2ikπ avecArg(z) ∈] − π, π]et k ∈ Z

Il en résulte que ef (z) = z ⇔ f (z) = Log | z | +iArg(z) + 2ikπ avec k ∈ Z La fonction f est une
fonction multivoque (qui prend plusieurs valeurs). Donc il y ’a plusieurs façon pour déterminer
Log(z)

Définition 1.6. soient z ∈ C∗ et w ∈ C. Si ew = z, on dira que le nombre complexe w ∈ C est un


logarithme de z ∈ C∗ . Le logarithme complexe d’un nombre complexe z est donné par

log(z) = Log | z | +iArg(z) + 2ikπ

c’est une fonction multivoque(infinité de branche).

Définition 1.7. On appelle logarithme principale de z ou détermination principale du logarithme qu’on


note par Log(z) l’expression

Log(z) = Log | z | +iArg(z), avecArg(z) ∈] − π, π]

Cette fonction vérifie (


z = eZ , ;
Z = Log(z) ⇔
Im(Z) = Arg(z) ∈] − π, π], .

9

Exemple 1.7. Calculer Log(−4 − 4i) on a | −4 − 4i |= 4 2 donc
i5π

−4 − 4i = 4 2e 4
i5π
√ −2iπ
= 4 2e 4
−i3π

= 4 2e 4
−3π √ i3π
on a bien ∈]π, π] d’où Log(−4 − 4i) = Log(4 2) −
4 4
i3π iπ
i3π iπ
Remarque 1.1. Soient z1 = 2e 4 et z2 = 4e 2 on a Log(z1 ) = log(2)+ et Log(z2 ) = Log(4)+ et
4 2
i5π −3iπ

on a z1 .z2 = 8e 4 = 8e 4 donc Log(z1 .z2 ) = Log(8) − i on a bien Log(z1 .z2 ) 6= Log(z1 ) + log(z2 )
4
On a pas toujours Log(z1 .z2 ) = Log(z1 ) + log(z2 ) cette égalité n’est réalisée que si

Arg(z1 ) + Arg(z2 ) ∈] − π, π]

La fonction Log(z) est holomorphe sur C r R−

1.7.3 les puissances complexe z → z a


Définition 1.8. Soit a ∈ C. On définie la puissance d’exposant a d’un nombre complexe z ∈ C∗ par
l’expression : z a = eaLog(z) ou Log(z) désigne la détermination du logarithme complexe

De l’expression exponentielle de la puissance complexe on voit que


1. Si a ∈ Z la fonction puissance est uniforme.
2. Si a 6∈ Z la fonction puissance est multiforme. On a z a = ea[Log|z|+iArg(z)+i2kπ] , k ∈ Z
Les puissances complexes vérifient les propriétés suivantes :
1. z a .z b = z a+b ,
2. (z.w)a = z a .wa .e2πki ou k = 1 ou − 1 ou 0,
3. (z a )b = z ab .e2πki ou k ∈ Z,
4. Lo(z a ) = aLog(z) + 2πki ou k ∈ Z.

Exemple 1.8. En utilisant la détermination principal du logarithme complexe calculons les puissances
complexes suivantes : ii , (−1 + i)i , (i(−1 + i))i .
iπ −π
i( )
i iLog(i)
i =e =e 2 =e 2
√ 3π −3π √
i(Log 2)+i( ) +iLog 2
i iLog(−1+i) 4 =e 4
(−1 + i) = e =e

10
√ 3π
i(Log 2−i ) 3π

i i iLog(−1−i) 4 = e 4 .eiLog 2
(i(−1 + i)) = (−1 − i) = e =e
Notons que puisque le produit des puissances complexes
−π 3π
− √ −5π

(ii .(−1 + i))i = e 2 .e 4 + iLog 2 = e 4 .eiLog 2

en déduit aue (ii .(−1 + i))i 6= (ii .(−1 + i))i et qu’en fait on a :

(ii .(−1 + i))i = (i(−1 + i))i .e(2πi).i

1.7.4 les fonctions trigonométriques z → cos(z), sin(z), tg(z), cotg(z)


Définition 1.9. Soit z = x + iy, on définit les fonctions trigonométriques cosinus et sinus par :

eiz + e−iz eiz − e−iz


cos(z) = et sin(z) =
2 2i
Notons que puisque l’exponentielle complexe est holomorphe sur C et 2πi périodique, on en
déduit que les fonctions sinus et cosinus complexes sont holopériodiques sur C, elles sont de 2π
périodes et elles gardent toutes les propriétés de leurs s ?urs réelles De plus on a cos0 (z) = − sin(z)
et sin0 (z) = cos(z) on obtient aussi la formule d’Euler : cos(z) + i sin(z) = eiz à vérifier pendant
(les séances de cours). Enfin, notons que comme dans le cas des fonctions trigonométriques réelles
on définit la fonction tangente complexe et le fonction cotangente complexe en posant :

sin(z) 1 − e2iz
tg(z) = =i si ∀z 6= nπ + π/2
cos(z) 1 + e2iz
cos(z) 1 + e2iz
cotg(z) = = i 2iz si ∀z 6= nπ.
sin(z) e −1

1.7.5 les fonctions hyperboliques z → Ch(z), Sh(z), th(z), coth(z)


Pour définir le sinus et le cosinus hyperbolique complexe on étend leurs expressions réelles sur
ez − e−z ez + e−z
la droite complexe C : Sh(z) = et Ch(z) = ∀z ∈ C puisque les fonctions hy-
2 2
perboliques Sh et Ch sont définies à partir de l’exponentielle complexe, ils sont donc holomorphes
On vérifie que leurs fonctions dérivées sont données par les expressions :
dSh(z) dCh(z)
= Ch(z) et = Sh(z)
dz dz
de même on définit la tangente et la cotangente hyperbolique complexe comme dans les cas réelles
par
Sh(z) ez − e−z

 th(z) =
 = z , ∀z 6= i(nπ + π/2
Ch(z) e + e−z
z −z
 coth(z) = e + e ,

∀z =6 inπ.
ez − e−z

11
1.8 Fonctions harmoniques

1.8.1 Définitions et résultats


2 ∂ 2u ∂ 2u
Définition 1.10. Une fonction u(x, y) est dite de classe C si ses dérivées partielles secondes 2 ; ; et
∂x ∂y2
∂ 2u ∂ 2u
mixtes ; sont continues.
∂x∂y ∂y∂x
Définition 1.11. Une fonction u(x, y) de classe C 2 est dite Harmonique si elle est solution de l’équation
de Laplace :
∂ 2u ∂ 2u
∆u = + =0
∂x2 ∂y2
Propriétés 1.3. Soit f (z) = u(x, y) + iv(x, y) une fonction holomorphe. Si u(x, y) et v(x, y) sont de classe
C 2 alors les deux fonctions u et v sont harmonique et les dérivées partielles mixtes vérifient théorème de
Schwartz :
 2
∂ u(x, y) ∂ 2 u(x, y)
= ,



∂x∂y ∂y∂x
∂ 2 v(x, y) ∂ 2 v(x, y)
= .



∂x∂y ∂y∂x
Preuve ;
la fonction f (z) = u(x, y) + iv(x, ) est holomorphe, alors les conditions de Cauchy-Riemann sont
vérifiées et on a :
∂u(x0 , y0 ) ∂v(x0 , y0 )
= (1.16)
∂x ∂y
∂u(x0 , y0 ) ∂v(x0 , y0 )
= − (1.17)
∂y ∂x
En dérivant (1.16) par rapport à x et (1.17) par rapport à y, on obtient
∂ 2 u(x0 , y0 ) ∂ 2 v(x0 , y0 )
=
∂x2 ∂x∂y
2
∂ u(x0 , y0 ) ∂ 2 v(x0 , y0 )
= −
∂y 2 ∂y∂x
Par conséquent
∂ 2 u(x0 , y0 ) ∂ 2 u(x0 , y0 )
= −
∂x2 ∂y 2
d’où
∂ 2 u(x0 , y0 ) ∂ 2 u(x0 , y0 )
+ =0
∂x2 ∂y 2
La fonction u(x, y) est donc harmonique. De la même manière on démontre que la fonction v est
harmonique.

Conséquence 1.1. Si u et v sont deux fonctions de classe C 2 , harmoniques et conjuguées alors la fonction
complexe définie par f (z) = u(x, y) + iv(x, y) est holomorphe.

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1.8.2 Exemples et exercices
Exemple 1.9. Vérifier que la fonction u(x, y) = x2 − y 2 − y est harmonique sur C et déterminer une
fonction harmonique v conjuguée de u.
On a :
∂u(x, y) ∂u(x, y)
= 2x, = −2y − 1,
∂x ∂y
∂ 2 u(x, y) ∂ 2 u(x, y)
= 2, = −2,
∂x2 ∂y 2
Donc
∂ 2 u(x, y) ∂ 2 u(x, y)
+ =0
∂x2 ∂y 2
Par conséquent, la fonction u(x, y) est une fonction harmonique sur C. Soit v une fonction conju-
gué de u, alors les conditions de Cauchy-Riemann suivantes sont vérifiées,
∂v(x, y) ∂u(x, y)
= = 2x (1.18)
∂y ∂x
∂v(x, y) ∂u(x, y)
= − = 2y + 1 (1.19)
∂x ∂y
En intégrant (2 − 18) par rapport à y on obtient
v(x, y) = 2xy + h(x) (1.20)
En dérivant(2 − 20) par rapport à x et on remplaçant dans (2-19)on obtient
∂v(x, y)
= 2y + h0 (x) = 2y + 1
∂x
D’où h0 (x) = 1 en intégrant par rapport à x, on a h(x) = x + c; ou c ∈ C est une constante. Donc
les fonctions harmoniques définies par v(x, y) = 2xy + x + c sont des fonctions conjuguées de u.
Puisque les fonctions u et v sont continues alors les fonctions complexes correspondantes
f (z) = u(x, y) + ivx, y) = (x2 − y 2 − y) + i(2xy + x + c)c ∈ C
sont holomorphes sur C, de plus on a f (z) = z 2 + iz + c c est une constante de C
Exemple 1.10. La fonction f (z) = Im(z 2 ) n’est pas harmonique sur aucun domaine de C car f (z) =
2xy + i0 ne vérifie pas les conditions de Cauchy -Riemann.
Exercice 1.3.
Déterminer si les fonctions u(x, y) suivantes sont harmoniques , si oui déterminer les fonctions conjuguées
v(x, y) correspondantes à u(x, y) et la fonction complexe f (z)
1. u(x, y) = xy
2. u(x, y) = cos(x) cosh(y)
Exercice 1.4.
1. Déterminer a tel que la fonction u(x, y) = e3x cos(ay) soit harmonique.
2. Déterminer une fonction conjuguée de u(x, y)

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