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Deuxieme Partie: Initiation A La Recherche Scientifique

La recherche scientifique est un processus systématique qui implique la formulation d'hypothèses, la vérification de leur pertinence et l'adoption de solutions. Elle se divise en recherche fondamentale, qui vise à établir des connaissances théoriques, et recherche appliquée, qui se concentre sur des applications pratiques. La méthodologie scientifique, qui inclut diverses méthodes et techniques, est essentielle pour garantir la rigueur et la crédibilité des résultats obtenus.

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Deuxieme Partie: Initiation A La Recherche Scientifique

La recherche scientifique est un processus systématique qui implique la formulation d'hypothèses, la vérification de leur pertinence et l'adoption de solutions. Elle se divise en recherche fondamentale, qui vise à établir des connaissances théoriques, et recherche appliquée, qui se concentre sur des applications pratiques. La méthodologie scientifique, qui inclut diverses méthodes et techniques, est essentielle pour garantir la rigueur et la crédibilité des résultats obtenus.

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DEUXIEME PARTIE : INITIATION A LA

RECHERCHE SCIENTIFIQUE
1

CHAPITRE. I. LA RECHERCHE ET LA LITTERATURE (Lire ou faire la


recherche ?)

I.1. DEFINITIONS :

Toute recherche n’est pas nécessairement scientifique. Elle peut être


empirique.
La recherche scientifique comporte une série de questions ou un
questionnement logique, un problème à résoudre ou à clarifier, des hypothèses et une
méthodologie systématique.

La recherche naît de l’existence d’un problème à résoudre ou à clarifier,


Kerschensteiner distingue quatre phases essentielles dans la démarche :

 Face à une difficulté (un problème) dont il prend conscience ;


 L’homme formule une ou plusieurs solutions hypothétiques
(hypothèses : solutions provisoires) ;
 Dont il vérifie la pertinence ;
 Avant d’adopter l’une d’elles.

Toute recherche implique l’existence de ces quatre étapes générales. Ainsi une
simple accumulation d’informations ou tabulations des données numériques ne peuvent être
prises comme des recherches scientifiques.
En définitive, une recherche scientifique est une investigation critique et
exhaustive poursuivie par un spécialiste sur un sujet bien délimité aux frontières du savoir,
pour le vérifier, le corriger ou le compléter à la lumière des principes fondamentaux.

C’est autrement l’un des modes que l’homme utilise pour acquérir les
connaissances ou comprendre le monde.

Dans un sens plus restreint, on entend par :


 Recherches : Ce sont des travaux scientifiques, des travaux d’érudition qui nécessite
un savoir approfondi dans un ordre de connaissances donné ;
 La recherche : C’est une activité euristique ou heuristique, qui vise à découvrir, qui
sert à découvrir, qui vise à faire progresser la science ; c’est l’ensemble des
recherches ;
 Heuristique : C’est ce qui favorise la découverte des faits, des théories… (méthodes
heuristiques) ; c’est une partie du savoir scientifique qui étudie les procédures de
découverte ;
 Rechercher : C’est chercher de nouveau, chercher avec soin ;
 Chercher : C’est essayer de découvrir, de trouver quelque chose ou quelqu’un ;
2

 Scientifique : Qui a la rigueur, la précision et l’objectivité de la science ;

 La science :

1°. C’est le savoir, c’est-à-dire l’ensemble du savoir, du savoir-être et du savoir-faire


(dont le faire-savoir, le faire-acquérir, le faire-faire, …). Il regroupe les trois
domaines principaux de l’enseignement-apprentissage : le cognitif, l’affectif et le
sensori-moteur.
2°. C’est un ensemble organisé de connaissances relatives à certaines catégories de
faits ou de phénomènes.
Ex : les sciences humaines, les sciences exactes, les sciences naturelles, …

3°. C’est l’ensemble de connaissances humaines sur la nature, la société et la pensée,


acquises par la découverte des lois objectives des phénomènes et leur explication.
Ex : les progrès de la science

On distingue :

 Les sciences humaines : elles cherchent à connaître les différents aspects de


l’homme et de la société : la philosophie, l’histoire, la sociologie, la politique,
les lettres, la démographie, l’anthropologie, …

 Les sciences exactes (ou simplement les sciences) : elles cherchent à


interpréter les lois qui régissent les phénomènes observables et quantifiables,
conformes à la réalité et à la logique : la chimie, la physique, les
mathématiques, la biologie, …

 Les sciences naturelles (de la nature, relèvent ou appartiennent à la nature) :


elles relèvent du monde physique et de ses lois : la chimie, la biologie, la
minéralogie, la géologie, la médecine, …

 Le chercheur : C’est une personne dont l’esprit est tendu vers la découverte. Il sera
toujours en état de recherche et mettra toujours en question ce qu’il propose.

En somme, la recherche scientifique est donc un procédé qui conduit à produire de la


connaissance. Lorsque l’acquisition des connaissances se fait à travers une expérimentation,
on doit disposer d’une méthodologie de la recherche en vue de rendre le procédé le plus
efficace possible.
Devant les multiples problèmes qu’il a à résoudre, le physicien, le chercheur ou
l’apprenant a des hypothèses dont il déduit des conséquences.
3

En absences de données lui permettant de vérifier ses hypothèses (après avoir effectué une
bibliographie), il décide de conduire une expérimentation afin d’obtenir les informations
nécessaires ; il suivra donc le processus itératif ci-après, proposé par G. BOX :

Hypothèses (1) Stratégies expérimentales Expériences

… (2) Hypothèses Analysedes résultats

I.2. LES CATEGORIES DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES

 De façon générale (ou fondamentale), les recherches scientifiques peuvent être


classées en deux catégories majeures :

a. La recherche scientifique fondamentale ou pure (ou encore non finalisée) :


elle s’occupe principalement de l’édification de connaissances scientifiques
pures, théoriques, dans un domaine donné, indépendamment de tout souci
d’application technique, de finalisation, d’expérimentation ; elle concerne les
découvertes et l’avancement des connaissances et elle précède toujours
l’expérimentation.

La recherche fondamentale peut être :

 Descriptive : description des faits, d’un phénomène (plutôt que de


l’expliquer), d’un échantillon ; elle permet d’approfondir la nature des
variables, mais ne fournit pas d’explications généralisables des
phénomènes étudiés.
 Explicative : établissement des relations entre les faits.
 Historique : compréhension des phénomènes historiques et leur
influence sur les événements, en s’appuyant sur des témoignages ou sur
des documents.
b. La recherche scientifique finalisée (Expérimentale ou technique ;
appliquée) : Elle a pour but principal la mise en application pratique directe
(l’intégration) des connaissances scientifiques théoriques dans la solution d’un
problème (d’une situation-problème) réel de tout ordre.
Ex : - La mise au point d’une méthode de dosage d’une substance contenue
dans un mélange ;
- La mise au point ou l’amélioration d’un procédé de production d’un
produit fini d’une usine de fabrication quelconque, de traitement d’un
minerai, d’une chaîne alimentaire ;
4

- La mise au point d’un nouveau procédé de synthèse ou de production


d’un composé ;
- L’essai de préparation d’une boisson alcoolique ou alcoolisée ;
- L’essai de transformation et de conservation d’un produit agro-
alimentaire ;
- L’essai d’extraction d’une huile essentielle à partir d’une partie d’une
plante ;…
 Selon la classification rationnelle, on distingue :

a. La recherche exploratoire : qui traitre des problèmes non explorés ;


b. La recherche de validation : qui cherche à confirmer ou infirmer les résultats
des recherches antérieures conduites par soi-même ou par d’autres chercheurs ;
c. La recherche de solution au problème : on cherche des solutions à des
problèmes non encore élucidés. Elle nécessite l’intégration de plusieurs
compétences.

I.3. LA METHODOLOGIE ET LA METHODE SCIENTIFIQUE

L’entreprise d’une recherche scientifique exige le suivi d’un ordre logique


dans les différentes démarches permettant d’atteindre le but poursuivi.
Une méthodologie rigoureuse permet de discipliner l’esprit du chercheur, d’éviter le
hasard et les subjectivités.
Elle permet d’accroître la valeur et la crédibilité des résultats ainsi que d’économiser
le temps et les ressources. Ceci nécessite de la part du chercheur du talent, de la
compréhension et de l’adaptation remarquables.

I.3.1. LA METHODOLOGIE SCIENTIFIQUE

Elle couvre un ensemble de méthodes et de techniques utilisées en vue de


collecter des données et de les traiter.
Ainsi, méthodologie = méthodes + techniques.

La méthodologie est l’ensemble des méthodes et techniques appliquées à un


domaine particulier de la science, de la recherche. C’est une partie de la logique qui
traite les méthodes des différentes sciences. Toute expérimentation sera donc
précédée, en amont, de sa planification, et elle sera suivie, en aval, de l’analyse et de
l’interprétation des données de l’expérimentation.

I.3.2. LA METHODE
5

C’est le chemin parcouru pour atteindre un objectif ; elle sera appréciée de façon
régressive (à la fin de l’action).
La méthode correspond à des procédés qui se situent à des niveaux d’abstraction divers,
correspondant à des différentes de recherche.
La méthode est une marche rationnelle, respectant un certain ordre logique, pour
aboutir à la connaissance, pour attester une vérité ; elle permet, par une succession
d’opérations, d’observer, d’analyser, de comprendre, d’expliquer le problème étudié.
C’est donc un ensemble des procédés ou des moyens pour arriver à un résultat, c’est
une qualité d’esprit consistant à savoir classer et ordonner les idées, à savoir effectuer un
travail avec ordre et logique. C’est une disposition ordonnée et logique : un mode
opératoire.
Les méthodes de recherche sont des approches, des processus qui permettent de partir
de la conception et la conceptualisation d’un problème à la réalisation de la recherche, à la
production des résultats et à leur publication. Elles nécessitent en gros les étapes suivantes :
 La définition du principe du procédé de recherche ou de production ;
 La détermination des matières premières indispensables pour le développement du
procédé : matériel
 La définition du schéma général du procédé : méthodes
 La détermination des produits attendus à la fin du procédé (la récolte des données
expérimentales) ; le traitement des données, la discussion et interprétation des
résultats obtenus ;
 Les applications possibles des produits attendus.

I.3.3. LA TECHNIQUE

La technique est un mode opératoire bien établi, précis et reproductible ; c’est


une description détaillée des diverses opérations à réaliser, dans un ordre défini, dans des
conditions précises, pour obtenir des meilleurs résultats (performants).
Ex : l’entretien, la discussion du groupe, l’échantillonnage, l’entrainement à la vapeur,
l’alcoométrie, l’ébulliométrie, …

I.3.4. LES METHODOLOGIES SCIENTIFIQUES

Les méthodologies scientifiques se subdivisent comme suit :

1°. La méthodologie intuitive : elle recourt à la connaissance directe et immédiate,


sans passer par le raisonnement ; elle met le chercheur en contact direct avec un
objet étranger à la conscience. L’intuition peut être : sensible (sensorielle),
intellectuelle ou d’évidence.
6

2°. La méthodologie d’induction : C’est la manière de raisonner qui va des faits


particuliers vers les lois qui les régissent ; des effets vers leurs causes ; des
observations vers la généralisation.

3°. La méthodologie de déduction : C’est le raisonnement par lequel on infère d’un


principe ou d’une hypothèse toutes les conséquences qui en découlent ; elle va de
la loi universelle vers les faits, vers les observations. Sa forme la plus classique
est le syllogisme pratiqué par Aristote, dans lequel on conclut du général au
particulier.
4°. La méthodologie d’analyse : elle permet d’étudier les découvertes, elle part du
phénomène vers l’essence, c’est-à-dire du concret vers l’abstrait.

5°. La méthodologie de synthèse : elle cherche à reconstituer l’histoire du


phénomène, elle va de l’abstrait vers le concret.

6°. La méthodologie d’invention : Elle se fait par induction ou par analyse.

7°. La méthodologie d’enseignement : Elle se fait par déduction ou par analyse.

8°. La méthodologie documentaire : Elle fait recours aux divers documents et


ouvrages existants : livres, revues, mémoires, T.F.C. et thèses, …

9°. La méthodologie descriptive : Elle décrit les faits, les phénomènes, leur
organisation, …

10°. La méthodologie historique ou heuristique : Elle vise la compréhension des


phénomènes historiques et leur évolution dans le temps ainsi que leur influence
sur les événements.

11°. La méthodologie philosophique :

 Qui cherche et étudie les principes qui fondent une science, un art ;
 Qui étudie les causes au niveau le plus général : fondement des valeurs
morales, organisation des connaissances à un système cohérent, …

12°. La méthodologie rationnelle : Elle recourt particulièrement à la raison, elle


recourt à la pensée de Descartes (pensée cartésienne) : ordre, rigueur, méthode.
7

13°. La méthodologie expérimentale : Elle s’appuie sur les faits de l’expérience, en


utilisant des techniques (des moyens) précises et reproductibles (modes
opératoires). C’est celle qui est la plus utilisée en sciences (exactes, dures).

Ex : - La spectrométrie constitue une méthode qui comprend diverses techniques


expérimentales : UV-visible, IR, RMN, RPE, la diffraction des rayons X,

- La chromatographie constitue également une méthode qui comprend
diverses techniques expérimentales : CCM, chromatographie sur
colonne, chromatographie en phase gazeuse, HPLC, …

N.B. : * Dans le cadre des études scientifiques, expérimentales et non expérimentales,


quelques auteurs distinguent différents types d’études repris dans le tableau ci-
dessous :

 Types d’études, selon le niveau de contrôle du chercheur et l’environnement

Types d’études Niveau de contrôle de Environnement


la part du chercheur
Exploratoire Absence de contrôle Conditions naturelles
Descriptive Absence de contrôle Conditions naturelles
Corrélative Absence de contrôle ou Naturel ou partiellement
Contrôle partiel contrôlé
Quasi-expérimentale Contrôle partiel Partiellement contrôlé
(champ)
Expérimentale Contrôle maximal Hautement (laboratoire)

* Une méthodologie scientifique expérimentale procède toujours par différentes étapes


importantes :

1°. L’observation et la formulation de la problématique :

C’est l’étape au cours de laquelle le chercheur rassemble des données sur les
sujets étudiés et pose la question-problème (la question-problème doit être le fil
conducteur du chercheur tout au long de sa recherche).

2°. La formulation des hypothèses et la définition du cadre théorique :

Ici, le chercheur propose une réponse provisoire ou une explication cohérente


des phénomènes observés.
8

3°. La définition et la détermination des variables : indépendantes et dépendantes.

 Variable indépendante : fixée par chercheur, ce qui varie, ce que le


chercheur maitrise. (À titre d’exemple ; les principes physiques qui
fonctionnent dans les techniques de l’imagerie médicale).
 Variable dépendante : celle qui dépend de… (à titre d’exemple ; les
principes physiques qui fonctionnent dans les techniques de l’imagerie
médicale).

Exemple : Dans la fonction logarithmique ; pH= - log [H+]


[H+] : variable indépendante
pH : variable dépendante, qui dépend de la [H+].

4°. La détermination (la sélection) de l’échantillon : à partir d’une population


donnée soumise à l’étude, appliquer des techniques judicieuses, propres à
chaque cas, pour choisir un échantillon représentatif.

5°. L’organisation, la réalisation, le contrôle de l’expérimentation pour la


vérification des hypothèses proposées ; c’est le contrôle de l’observation par
l’expérimentation.

6°. La récolte des données expérimentales, leur traitement et l’interprétation des


résultats : des observations répétées des phénomènes et des expérimentations
réalisées.

7°. Le développement des théories, des conclusions et les perspectives : pour


donner des explications adéquates des phénomènes observées (problématique et
hypothèses proposées) et contrôlés (expérimentalement).

Chacune de ces étapes doit constituer pour le chercheur une compétence de


base qu’il doit construire (acquérir, construire) tout au long de sa formation et approfondir
en cours de réalisation de sa profession.
En terme plus généraux, une méthodologie scientifique doit toujours procéder
par une planification stratégique des activités.

Planification Organisation Direction (Exécution)

Régulation Contrôle et évaluation


9

En effet, une bonne gestion consiste à fixer des objectifs et à déterminer les moyens
suffisants permettant d’atteindre ces objectifs.

N.B. : - Le niveau de développement d’un pays est lié au développement de la


recherche scientifique finalisée, de l’usage le plus efficient de toutes ses
ressources : naturelles, physiques, humaines, …
Le développement n’est pas un cadeau ; il faut le conquérir. N’attendons
pas que le développement tombe du ciel ou d’un monde idéalisé qui a aussi ses
aspirations et ses contraintes.

- La recherche scientifique part toujours de ce qui existe, jamais du néant.


Chacun apporte sa contribution dont les résultats permettent à d’autres de
faire des hypothèses et de continuer.
On a de ce fait le cycle suivant :

Théories

Résultats Hypothèses

Observations
I.4. QUELQUES OBSTACLES A LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

1.4.1°. La résistance à l’acte de connaitre

Les humains ont un immense besoin de régularité, ils préfèrent une loi à faible
contenu d’exactitude à une loi moins universelle mais plus exacte. Ceci conduit parfois à
nier les résultats obtenus par la recherche ou de faire preuve de scepticisme.

1.4.2°. La méconnaissance des recherches antérieures effectuées ; des publications


antérieures

1.4.3°. Le passé de la profession :


 Se fier uniquement au savoir basé sur la tradition, l’autorité, l’expérience
personnelle, sans souci de vérification, …
 Le manque de confiance dans ses compétences, suite au manque
d’autonomie ;
 Le manque de créativité : on se fie uniquement à ce qui existe ;
 Le manque ou la pauvreté des publications.
10

1.4.4°. Les préjugés :

Ce sont des croyances ou des opinions préconçues, souvent imposées par le milieu
de vie, l’époque, l’éducation reçue, …

1.5. LES RENCONTRES DES CHERCHEURS SCIENTIFIQUES

Le nombre de rencontres des chercheurs scientifiques augmente sensiblement en


fonction des signes du temps et autres raisons. La participation à ces rencontres scientifiques
permet souvent d’anticiper sur le développement de certains procédés dont les résultats ne
sont pas encore publiés.

Nous pouvons citer :

1°. Les séminaires :

Ils réunissent régulièrement les chercheurs d’une même discipline. Ce sont des
groupes d’études dans l’Enseignement Supérieur.

Exemples :
 Séminaire de physique de coordination ;
 Séminaire sur les techniques de traitement des eaux à domicile : cas des milieux
ruraux ;
 Séminaire sur les techniques de conservation des aliments ;
 Séminaire sur l’utilisation d’additifs alimentaires ;
 Séminaire sur l’apport des femmes dans la transformation des produits
Alimentaires ;
 Séminaire sur la biotechnologie et les fermentations traditionnelles africaines ;
 Séminaire régional sur la transformation, conservation et qualité des aliments: une
nouvelle approche de lutte contre la pauvreté ;
 Séminaire sur la clarification et concentration de jus de fruits tropicaux d’orange par
des techniques membranaires ;
 Séminaire sur l’alimentation en eau potable et l’assainissement des quartiers
périphériques urbains et des zones rurales ;
 Séminaire sur les interactions entre les eaux souterraines et les eaux de surface dans
les bassins côtiers ;
 Séminaire sur les principes de la fertilité du sol ;
 Séminaire sur les filières du traitement des boues ;
 Séminaire sur le traitement des odeurs ;
11

 Séminaire sur l’évaluation des risques liés à la présence des mycotoxines dans les
chaînes alimentaires ;
 Séminaire sur le terrorisme alimentaire ;
 Séminaire sur la médecine naturelle et écologique ;
 Séminaire sur la toxicologie alimentaire ;
 Séminaire sur la transformation et l’étiquetage des aliments ;
 Séminaire sur les réglementations, normes et certifications pour l'exportation des
produits agricoles ;
 Séminaire sur les méthodes de bases pour l'évaluation sensorielle des aliments ;
 Séminaire sur le traitement des denrées alimentaires par rayonnement ionisant ;
 Séminaire sur la traçabilité des denrées alimentaires ;
 Séminaire sur le traitement des effluents de la filière agroalimentaire ;
 Séminaire sur l’impact environnemental de la filière agroalimentaire ;
 Séminaire sur le contrôle bactériologique in situ dans les unités de cuisine collective.

C’est donc une réunion de techniciens, de scientifiques, de spécialistes, dont l’objet


est une recherche commune autour de leur spécialité.
Les séminaires sont animés et dirigés par un professeur ou un assistant et, au sein de
ces séminaires, chaque étudiant mène un travail de recherche personnel.

2°. Les conférences :

 Ce sont des réunions où des personnes discutent d’un sujet commun, l’une d’elles
étant animatrice ;
 Ce sont des causeries faites devant un public et où l’on traite de questions
scientifiques, littéraires, religieuses, politiques, …

3°. Les congrès :

 Ce sont des réunions de personnes qui délibèrent sur des intérêts communs, des
études communes : chacune d’elles est Co-animatrice.

Exemple : congrès scientifique

4°. Les symposiums :

C’est un ensemble de travaux se rapportant à une même question et dus à des


auteurs différents, des spécialistes différents traitant un même sujet.

Exemple : le banquet : dialogue de Platon où plusieurs auteurs parlent tour à tour de


l’amour.
12

5°. Les colloques (colloquiums) :

 C’est un entretien entre deux ou plusieurs personnes ;


 C’est une conférence entre plusieurs partis politiques, entre des représentants de
confessions religieuses différentes, entre savants et spécialistes.

Exemple : colloque de sociologie, colloquium doctum.

CHAPITRE. II. REALISATION OU ENTREPRISE D’UNE RECHERCHE


SCIENTIFIQUE

Les méthodes de recherche et de présentation des résultats varient selon


les disciplines, le niveau des études ou des diplômes poursuivis et selon les maîtres, souvent
soumis à des impératifs administratifs, scientifiques ; à des attitudes intellectuelles et à des
traditions disciplinaires.
Il y a absence de règles impératives, absolues et rassurantes. On note même la coexistence
de multiples règles, parfois divergentes. Il faut tenir compte du contexte institutionnel et
disciplinaire dans lequel on évolue. Mais dans tous les cas, certaines règles de base doivent
être respectées.

II.1. LA SPECIALITE DU LABORATOIRE

Un chercheur est généralement rattaché à un service (un laboratoire, une usine


pilote, une officine, un centre de recherche, …) qui, à une période donnée, adopte une ligne
de conduite déterminée dans l’exécution des différents travaux de recherche. Ceux-ci
tourneront autour du thème majeur exploité en ce moment-là par le laboratoire.

II.2. LES IMPLICATIONS ECONOMIQUES DU TRAVAIL

Pour un même sujet, différentes orientations pourront être choisies, par deux
services différents ou par le même service, selon les implications et les buts poursuivis dans
la recherche : implications économiques, médicales, militaires, environnementales, …
Exemples :
 La formation des complexes carbonatés de l’ion uranyle et la lixiviation alcaline des
minéraux uranifères : possibilité de concentration de l’uranium fissile pour des fins
militaires ou pacifiques, …
 Les engrais azotés, spécialement le nitrate d’ammonium NH 4NO3, et leurs usages
éventuels dans la fabrication des explosifs (dynamites).
 Les biocarburants : ce sont des carburants d’origine végétale ne produisant pas, ou
produisant peu de pollution.
13

II.3. LES SIGNES DU TEMPS

Un laboratoire peut réorienter ses recherches selon les signes du temps, en vue de
résoudre un problème nouveau qui se pose à l’échelle réduite ou même à l’échelle mondiale.
Exemples :
 La grippe aviaire ;
 Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) qui mobilise le monde entier
depuis plusieurs décennies ;
 Le cancer ;
 La course vers la démocratisation des nations ;
 Le phénomène pillages qui officialise et naturalise le vol ;
 Les taxes (taxe sur la valeur ajoutée : T.V.A.) ;
 Le reboisement et la deforestation ;
 La crise socio-économique mondiale ;
 La pollution ;
 L’effet de serre et le réchauffement climatique ;
 Le terrorisme et l’utilisation des armes chimiques ;
 Le virus Ebola.

II.4. LA GUIDANCE

Dans le courant de la quatrième année de licence en physique ou en fin d’année,


l’étudiant choisit le sujet de mémoire.

Après avoir posé le problème (la problématique) et proposé le(s) hypothèse (s) de
solution, il dressera un début de bibliographie : c’est l’avant-projet du travail. Après étude et
acceptation de l’avant-projet par le directeur, les travaux proprement dits seront réalisés en
dernière année (quatrième année de licence), sous la supervision du directeur qui jouera le
rôle de conseiller scientifique et méthodologique.

L’étudiant et le directeur se mettent d’accord sur la fréquence de leurs rencontres,


l’étudiant doit respecter les rendez-vous, il apportera un texte écrit lisiblement (manuscrit ou
numérique : s’informer auprès du directeur pour connaître sa préférence), sans oublier les
textes déjà corrigés préalablement par le directeur.
Notons que le directeur est spécialisé dans un domaine donné, ce dont il faudra tenir compte
au moment du choix du sujet.

En tant que conseiller scientifique et méthodologique, le directeur devra donc :


 Aider l’étudiant dans l’élaboration des différentes étapes du projet et des méthodes
du travail ;
14

 Suivre l’état d’avancement du travail de recherche, sur demande de l’étudiant ;


 Aider l’étudiant à disposer de ressources bibliographiques judicieuses ;
 Conseiller l’étudiant sur le recours éventuel à des personnes particulièrement
compétentes sur un point du travail, prendre rendez-vous avec la personne, préparer
à l’avance les éléments importants à lui soumettre au cours de la consultation et
veiller au respect du rendez-vous ;
 Veiller à la rigueur scientifique des textes préparés par l’étudiant : exactitude des
données, qualité, actualité des données, …
 Veiller sur la mise en forme du texte et sur sa défense.

N.B. : Le suivi de l’avancement des travaux se fera par exemple à travers une fiche de suivi.

II.5. PHASES DE REALISATION D’UN TRAVAIL DE RECHERCHE


SCIENTIFIQUE

Plusieurs phases sont à distinguer dans la réalisation d’un travail de recherche


scientifique :
 Le choix du sujet et ses limites (limites dans l’espace et dans le temps) ;
 La phase préparatoire ;
 La phase de recherche personnelle ;
 La rédaction du manuscrit ;
 La mise en forme : saisie (ou dactylographie) et polycopie.

II.5.1°. LE CHOIX DU SUJET ET SES LIMITES

En principe, tous les sujets de recherche sont bons, si le chercheur est intelligent,
travailleur, curieux d’esprit, méthodique dans sa démarche et heureux dans son écriture
(rédaction).
Ainsi on dit parfois « qu’il n’y a pas de mauvais sujet de travail universitaire, mais
seulement de mauvais chercheurs. » Le choix du sujet doit se faire en combinant des
préférences intellectuelles, des contraintes matérielles, des désirs professionnels, …qui
engagent le candidat ou le chercheur pour un avenir à court terme ou à long terme.

Un certain nombre des facteurs plus ou moins limitatfs (exemples : la spécialité du


laboratoire, les signes du temps, la guidance, les implications economiques du travail,
l’appartenance du laboratoire à une industrie privée ou à une institution de recherche, …)
conditionnent le choix du sujet de recherche.

Le choix du sujet n’implique pas la définition exacte du titre du travail de


recherche : le titre précis devra être choisi lorsque le corps du mémoire sera pratiquement
achevé. En effet, pour des raisons matérielles le plus souvent, le cadre du sujet défini au
15

départ n’est pas toujours respecté ; un élargissement ou une réduction de ce cadre,


amèneraient à modifier un titre choisi au départ.

II.5.2°. LA PHASE PREPARATOIRE

Cette phase est consacrée à la recherche et à l’adoption d’une méthodologie.


Aucune recherche concernant directement le sujet du mémoire, ni aucune rédaction
partielle, ne devront être entreprises sans qu’auparavant soient envisagés :

 Un plan du mémoire :

Le plan du mémoire devra d’emblée n’être établi que dans ses grandes lignes, pour
définir les différentes orientations suivant lesquelles seront rédigées les différentes
investigations. Ces orientations étant elles-mêmes généralement proposées par le directeur
du travail de recherche.

Ultérieurement, suivant les résultats partiels acquis, suivant les difficultés


rencontrées, certaines de ces orientations seront abandonnées alors que d’autres se
dessineront vers des perspectives d’investigation non prévues à l’origine.

 Un inventaire des moyens matériels :

Il y a lieu avant toute recherche, de distinguer le matériel théoriquement nécessaire


du matériel effectivement disponible. C’est de ce matériel dont il est possible au chercheur
de disposer avec certitude qu’il lui faut tenir compte pour orienter ses investigations.

Par moyens matériels il faut entendre de façon très large tout ce qui, directement ou
indirectement, sera nécessaire pour mener à bien le travail de recherche. C’est dire par
exemple qu’il vous faudra tenir compte des possibilités de déplacement (si déplacements
doit y avoir), de la disponibilité des personnes (ou services) auprès desquelles le chercheur
doit éventuellement recueillir des renseignements, du budget minimum dont il est certain de
pouvoir disposer, etc.

 La bibliographie existante sur le sujet :

Les documents que le chercheur aura à consulter au cours de la recherche seront


nécessairement disséminés.

Ils proviendront par exemple :

 Des bibliothèques auxquelles il a possibilité d’accès ;


16

 Des services de documentation ou d’archives d’organismes publics ou privés


qui accepteront de lui apporter une aide ;
 De la bibliothèque personnelle de ses encadreurs (professeurs) ;
 De la propre documentation du chercheur éventuellement.

Pour éviter toute perte de temps ultérieure au cours d’une recherche, tous les
documents que le chercheur aura à consulter seront mis sur une fiche la première fois qu’ils
seront en sa possession ; chaque document aura sa fiche qui devra comporter :
 La référence bibliographique exacte parce qu’il peut arriver que le
document ne lui soit plus accessible pour des raisons quelconques ;
 Le lieu où le document a été consulté (un code personnel peut être utilisé)
et, s’il s’agit d’un document appartenant à une bibliothèque publique, sa cote de classement
dans cette bibliothèque (lors d’une nouvelle consultation sur place ce renseignement lui
évitera de perdre du temps en consultant le fichier de la bibliothèque pour retrouver cette
cote).
 Quelques notes sommaires (avec indication des pages correspondantes) sur
des points lui semblent particulièrement importantes dans le cadre de son sujet.

II.5.3°. LA PHASE DE RECHERCHE PROPREMENT DITE

 Le travail sur le terrain :

Pour une recherche qui amène sur terrain, il est demandé au chercheur de faire
preuve d’un esprit d’observation particulièrement affiné ; pour cela, si le milieu lui est
familier, il lui faudra pouvoir y porter un regard tout neuf.
Il ne doit pas hésiter de prendre de nombreuses notes, même si certains détails lui paraissent
futiles sur le moment car une remise en ordre ultérieure de ces notes pourra montrer que
certaines observations apparemment anodines lorsqu’elles sont prises séparément, sont
d’une grande importance lorsqu’elles sont juxtaposées.

 Le travail en laboratoire :

Pour un travail de physique le chercheur peut être amené à utiliser les installations
d’un laboratoire mais il ne doit pas oublier que cet endroit n’est pas son domaine exclusif et
que d’autres sont amenés à y travailler et y à utiliser peut-être le même matériel que lui.

Aussi le chercheur :
 Ne devra occuper que l’espace dont il a strictement besoin ; en élargissant
inutilement son domaine, il risque de gêner les autres utilisateurs de la salle ;
 Ne devra pas s’accaparer tel instrument s’il sait qu’il n’en a pas immédiatement
besoin ;
17

 Doit prendre des précautions, si son expérimentation s’étalera sur plusieurs jours,
pour que son montage ne soit pas dérangé par une personne qui pourrait croire que
son expérience est terminée.
Pour ce faire, le chercheur écrira : « Ne pas toucher, expérience en cours. Le matériel
sera disponible le….. à……heures».

 L’interview d’une personne :

Une interview doit être sollicitée à l’avance ; au-delà du fait qu’il s’agit d’une
question de politesse, cela assurera au chercheur que la personne lui consacrera bien tout le
temps qu’il désir. Lors d’une interview, les questions à poser doivent être précises et bien
entendu sur une liste écrite dressée par avance.
Il faut éviter le plus possible le procédé qui veut que l’on pose une question dont
l’énoncé a été inspiré par la réponse reçue à la question précédente car on s’aperçoit,
l’interview terminée, que l’entretien a été conduit en fait par l’interrogé et l’interrogateur
n’a pas eu l’occasion d’aborder les points qui l’intéressaient effectivement.
Si une question semble gêner l’interlocuteur (pour des raisons de secret
professionnel, d’opinion trop personnelle ayant par exemple des incidences politiques, de
sources d’informations incertaines…) ne pas insister car si l’interrogé est mis mal à l’aise, il
peut interrompre l’entretien sous un prétexte quelconque.
Il est déconseillé d’organiser d’interview collective si deux ou plusieurs personnes
doivent être interrogés sur le même sujet.

 L’autocritique des méthodes employées :

Dans toute recherche, l’intéressé (le chercheur) doit faire preuve d’un esprit critique
envers lui-même, pour ne pas s’exposer à être ultérieurement l’objet d’attaques concernant
notamment la méthodologie choisie ou la valeur des résultats acquis.

L’autocritique devra donc se faire a posteriori : l’expérimentateur devra se


transformer en simple lecteur et élargir le champ de recherche en se posant des questions du
genre : « cette méthode était-elle la seule possible ? », « le cheminement expérimental, le
calcul, l’énoncé de la solution… sont-ils logiques ? », « les résultats obtenus ont-ils bien été
présentés ? », « toutes les conclusions ont-elles bien été tirées ? », etc.

II.5.4°. LA REDACTION DU MANUSCRIT

Le texte étant destiné à être saisie à l’ordinateur ou à être dactylographié doit être
plus lisibles pour faciliter la tâche de l’opérateur de saisie ou du dactylographe.

Le manuscrit comprendra :
18

 Une introduction ;
 Le corps du sujet en deux ou plusieurs chapitres ;
 Une conclusion générale ;
 Une bibliographie ;
 Une table des matières ;
 Eventuellement un glossaire, ou des annexes, ou une ou plusieurs cartes hors-textes.

Il est d’usage pour le chercheur, avant l’introduction, de faire part de ses


remerciements à certaines personnes qui lui ont aidé directement ou indirectement dans
l’élaboration de son mémoire.
19

CHAPITRE. III. CONTENU OBLIGATOIRE D’UNE ETUDE SCIENTIFIQUE

III.1. Généralités

Le contenu obligatoire d’une étude scientifique retenu est celui préconisé par
de Leclerc (1993), mais légèrement modifié. A ce qui nous concerne, le cours ne retient que
les éléments nécessaires à la validité scientifique d’un travail de recherche, quels que soient
le domaine et le type de recherche. Son application suppose un pré requis chez l’étudiant et
son encadreur.
Dans ce chapitre, nous adoptons une manière de présenter le manuscrit d’une
étude scientifique. Le but est de l’appliquer, chacun à son niveau, lors de la réalisation de
vos travaux (Projet de recherche, Mémoire, dissertation et thèse). Pour chaque catégorie de
travail, les grandes lignes doivent être respectées afin de juger la validité du travail. Quel
que soit son domaine en Physique par exemple, l’étudiant doit se conformer aux règles
données ci-dessous. Le contenu d’une étude scientifique tient compte de deux grands
aspects : la forme et le fond.

III.2. La forme :

La forme traite du style, de l’apparence générale et de l’organisation d’un


rapport scientifique :

a. Le style :
Le style de la composition est la manière de s’exprimer par le langage. C’est
une façon dont une personne use des ressources de la langue pour exprimer ses pensées. Il
constitue une de son individualité.

 Qualités d’un bon style :

La correction et la clarté sont deux qualités essentielles de votre manuscrit. Il


faut être capable de :
o Construire correctement les phrases et les paragraphes ;
o Utiliser à bon escient des signes de ponctuation ;
o Constituer des paragraphes qui marquent une progression dans les idées ;
o Énoncer clairement l’idée principale dès le début de chaque chapitre.
 Principes d’un bon style :

Le style obéit aux principes suivants :

 L’impersonnalité ;
20

 L’utilisation du pluriel de majesté ; ex : il nous a été ; notre recherche ; ….


 Écrit presque entier au passé ; rarement on trouve le futur ou le présent (ex. : il
ressort de nos résultats);
 N’alourdit pas ses phrases par des mots recherchés ;
- Supprime les fautes d’orthographe et d’omissions afin d’éviter surcharges et ratures ;
- Emploie les abréviations avec motivation ;
ml et non Ml ; g et non gr ; g/L et non G/L ;
op.cit. (opère citation) réfère à l’ouvrage déjà cité ;
pp. : plusieurs pages sur lesquelles s’étend un article ;
id. (idem) indique l’auteur de la référence précédente.

 Emploi des chiffres

On ne commence jamais une phrase par un chiffre. Ex. : 32 grammes ont été
dissous.
Le chiffre rond et le chiffre plus petit que cent sont écrits au long. Ex. : cinq
cents, deux mille, quarante-deux.

Le chiffre plus grand que cent peut s’écrire en chiffre.


Ex. : La solution renferme 120 g de soluté et 135 ml de solvant.

Lorsque vous présentez deux séries de chiffres, la première est écrite en lettre
et la deuxième en chiffre.

Ex. : Parmi les étudiants de notre classe, deux ont eu une moyenne de 10 tandis que les onze
autres ont eu une moyenne de 8 sur 20 points.

Le soulignement s’emploi pour les titres dans le texte et dans les références
annotées. Il s’emploie également pour les noms scientifiques. Ceux-ci peuvent s’écrire en
italique (Clarias pachynema) sans souligner.

La taille de police, sans souligner est obtenue avec l’aide de l’ordinateur.

Pour nos Travaux de Projet, mémoire, le titre de chapitre sera en capital, gras, non
souligné et aura la taille 14 et celui d’un paragraphe, la taille 13. Le texte entier s’écrit
21

à la taille de police 13 et avec interligne simple. Le paragraphe est espacé d’un double
interligne. La police qui sera exigée est le Times New Roman.

b. L’apparence générale

Elle s’exprime dans la présentation du travail :

- Les marges, les définir toutes à 25 mm, tout en justifiant le texte ;


- La pagination : chaque page du manuscrit a son numéro, même si celui-ci n’est pas
comptabilisé. Tout manuscrit comporte deux séries de chiffres : une première en
chiffres romains I, II, III, IV ou i, ii, iii, iv; pour les pages préliminaires
(remerciement, résumé, table des matières, listes des figures et des tableaux) ; une
deuxième en chiffres arabes (1, 2, 3, 4………..). Cette deuxième série commence à la
première page de l’introduction et travers tous les chapitres jusqu’à la bibliographie
et à l’appendice. De toutes ces pages, celles qui ne portent pas de numéro sont : la
page titre ; la première page de la table des matières ; de la liste des tableaux, de la
liste des figures, de l’introduction de chaque chapitre, de l’introduction, de la
conclusion, de la bibliographie et des appendices (ces pages seront comptées mais
pas paginées).

En ce qui concerne l’omission des pages : si une page a été oubliée, pour l’ajouter, on
utilise des chiffres avec de petites lettres. Ex. : 12 → 12 a ; 15 → 15a et on ne modifie
pas la suite de la pagination. Le folio est placé à 10 mm du haut de la page et l’aligner au
centre.

- A propos de la reliure : le manuscrit est relié dans un cartable noir, souple et assez
rigide ou à demi reliure en cuir. Ne pas bloquer le texte à la marge de gauche.

- En ce qui concerne l’orientation des figures ou des tableaux en paysages, l’entête est
orienté vers la marge de la gauche.

d. L’organisation du manuscrit
-
L’organisation d’un mémoire comprend l’arrangement des sections dans
l’ordre suivant :
22

- page - titre (1 page) ;


- In memoriam ;
- Dédicace (1 page) ;
- la page des remerciements (1 page) ;
- le résumé et summary (1 page) ;
- la liste des tableaux (1 ou 2 pages) ;
- la liste des sigles et abréviations (1 ou 2 pages) ;
- la liste des figures (1 ou 2 pages) ;
- l’introduction (1 ou 2 pages), voici les différentes parties de
l’introduction :
. Problématique ;
. Hypothèse (s) ;
. Intérêt ;
. Objectif et/ou but ;
. Méthodologie ;
. Délimitation du mémoire/Projet ;
. Division du mémoire/ Projet ;
- plusieurs chapitres pour une recherche fondamentale ou pure mais deux
parties pour une recherche expérimentale dont l’une purement
bibliographique et l’autre expérimentale. La partie expérimentale est la
plus importante puisqu’elle représente l’essentiel du travail personnel
du chercheur (sa contribution), elle comprend deux chapitres dont :

CHAP.I. MATERIEL ET METHODES


I.1. MATERIEL ET PRODUITS UTILISES
I.1.1. MATERIEL
I.1.2. PRODUITS UTILISES
I.2. METHODES
I.2.1. ORIGINE DE(s) ECHANTILON(s)
I.2.2. MODE(s) OPERATOIRE(s)
I.2.3. DIFFICULTE(s) RENCONTREE(s)

CHAP. II. RESULTATS E T DISCUSSIONS


II.1. PRESENTATION DES RESULTATS
II.2. INTERPRETAION DES RESULTATS
II.3. DISCUSSIONS
N.B. : les numéros de chapitres de la partie expérimentale
dépendent du nombre de chapitre de la partie
bibliographique mais les différents points précités restent
les mêmes.
- la conclusion (2 ou 3 pages) ;
23

- la bibliographie (plusieurs pages) ;


- la table des matières (1 ou 2 pages) ;
- les appendices ou annexes.

III.3. Le fond :

Il concerne le contenu des idées de l’étude, de la teneur du jugement


personnel, de l’argumentation, de la maîtrise du sujet, du choix des méthodes et de
l’exactitude et de la cohérence des résultats obtenus. Dans la valeur scientifique on tient
compte de l’honnêteté scientifique et on vérifie si les données sont complètes. Il est question
de :
- décrire et expliquer les faits ;
- donner leur interprétation ;
- démontrer les idées d’une manière coordonnée et de discuter les opinions
opposées.

La discussion exige une démarche logique. Chaque paragraphe présente une


idée maîtresse qui sera appuyée par des idées secondaires, des preuves et par des
exemples adéquats.

Pour que la conclusion soit valide, le chercheur doit se prononcer


objectivement sur la qualité de son étude : échec ou succès, avec explication.

III.4. Contenu obligatoire

III.4.1. Le titre

Le titre est présenté en majuscule et en caractère gras. Le titre est la désignation du


sujet traité. Il décrit, exprime clairement son contenu. Il est rédigé dans un langage clair
pour une discipline donnée. Il est clair pour les chercheurs du domaine. On ne peut en
supprimer un seul mot. La précision et sa netteté excluent tout malentendu.

III.4.2. Le résumé

Tout mémoire/projet contient un résumé en français. Aujourd’hui on ajoute


le summary. Veuillez rédiger un résumé d’une longueur de moins de 100 mots
maximums.

Les consignes précises pour la rédaction d’un résumé sont :


24

o La suppression maximum des adjectifs et des adverbes ;


o L’utilisation des mots-clés et du langage formalisé de la discipline.

Le résumé doit contenir dans l’ordre :

- La question : quel est le problème qui se pose ;


- La pertinence de la recherche ;
- La méthode de recherche ;
- La méthode d’analyse des résultats ;
- Les conclusions (résumé des résultats en bref).

NB. Dans le cas d’un mémoire/projet., le résumé est facultatif.

III.4.3. Introduction

L’introduction doit être rédigée à la fin du mémoire. Il est question


d’exprimer comment êtes- vous arrivé à faire de vos investigations un sujet de recherche.

Souvent il faut partir des observations préliminaires d’une situation donnée.


Lesquelles observations méritent des recherches approfondies.

L’introduction est destinée d’une part à justifier le choix du sujet, d’autre


part à préciser les frontières exactes de ce sujet ; en effet le titre du mémoire ne suffit
généralement pas à lui seul pour délimiter le cadre de recherche.

 Problématique

Dans l’ordre le chercheur doit présenter :

- La pertinence générale : donner le contexte de l’étude, expliquer pourquoi


s’intéresser à ce problème, établir la pertinence et la justification pour la société ;
- L’envergure : énoncer clairement les limites de l’étude ; ces limites sont justifiées par
la discipline et la question traitée ;
- Les résultats attendus : on n’a pas le droit de faire une recherche pour savoir ce qui
va se passer ;
- La pertinence scientifique : l’importance scientifique de l’étude doit être expliquée.
Sans cette recherche, il manquerait telle connaissance essentielle à la solution du
problème ;
- Les possibilités d’approfondissement : expliquer que les connaissances fournies par
cette étude peuvent être approfondies par des recherches ultérieures. Ensuite tu
formules ;
25

- La question-problème ou les question-problèmes.

III.4.4. Examen de la recherche

Les expressions : examen de la recherche, état de la question et revue de la


littérature sont synonymes.

C’est l’opération par laquelle on détermine la frontière exacte des


connaissances d’un domaine. On voit ce qui a déjà été fait. Et, dans quelle direction faut-
il faire avancer le savoir. C’est donc, déterminer la nécessité des investigations.

Une question a été posée à l’introduction. A ce niveau on doit prouver que la


réponse n’a pas encore été apportée en tout ou en partie. Ce qui justifie l’étude proposée.
Cette partie permet aux collègues ou aux lecteurs de se prononcer sur la validité
de la recherche et de voir s’il y a apport réel au savoir. L’auteur doit définir les limites de sa
revue et exposer les résultats et les interpréter en expliquant l’apport de sa propre recherche.
Il faut donner les références de documentation.

L’examen de la recherche est présenté selon l’ordre thématique et non selon


l’ordre chronologique. C’est l’évolution de la question qui est décrite depuis sa formulation
initiale. Cette description s’oppose au pur catalogue annoté des recherches effectuées.

C’est une véritable synthèse des recherches s’appuyant sur les études déjà
présentées. Il faut définir la frontière exacte de la question. Dire où se situe la recherche au
moment où on entreprend son étude. Expliquer ce qui manque à la recherche dans ce
domaine. Donner la nature exacte de ce qui sera apporté par son étude. Dire enfin, comment
faire avancer l’état de la question.

Ex. : Vous voulez aborder des recherches sur le vin. Ceci suppose que, certains
travaux de mémoire ont été déjà réalisés sur ce type de boisson. Votre travail consistera de
trouver, à base de vos observations, comment orienter vos recherches. Cette orientation doit
démontrer réellement son apport pour la société ou la science. C’est la pertinence de vos
investigations.

III.4.5. Les Méthodes

La méthode est la façon dont le chercheur a procédé pour répondre à la


question posée au chapitre premier (la problématique).

Le chapitre doit permettre aux collègues du domaine de voir si la méthode a


les qualités de validité, de fiabilité et d’objectivité requises par la science.
26

Enoncer le choix du mode opératoire (énoncé des règles de déroulement d’une


expérience scientifique), justifié par la question et la discipline.

Il faut décrire le mode opératoire et dire de quelle façon la recherche a été


conduite de façon concrète. Il faut décrire la réalité étudiée et les faits examinés.

Si la réalité en cause est un échantillon, le choix doit être justifié.


L’échantillon est décrit adéquatement. La représentativité est assurée.

L’étude donne le nom du protocole de recherche et sa description en termes


tels qu’un autre chercheur pourra reproduire la recherche.

Si la conduite de la recherche diffère du protocole, expliquer de quelle façon


on a procédé. L’auteur doit démontrer que la recherche a déjà fait l’objet d’une étude pilote.

Il est très important de réfléchir pendant la phase de préparation à la façon


dont les données seront collectées et analysées. Le travail peut se réaliser au laboratoire,
dans un jardin expérimental ou sur le terrain.

Cependant, une recherche expérimentale souvent combine les travaux de terrain


et de laboratoire.
C’est l’exemple d’un mémoire portant sur la détermination de quelques
paramètres microbiologiques et physico-chimiques des eaux de la rivière INKISI.

III.4.6. Les Résultats

Les résultats de la recherche doivent être lisibles. Ils constituent la réponse à


la question-problème et obtenue d’après le(s) mode(s) opératoire(s) utilisé(s) lors de la
recherche. Ils doivent être présentés de façon ordonnée, telle qu’ils permettent à un
spécialiste du domaine de dire si le chercheur a répondu à la question qui a été posée à la
problématique.

C’est dans les résultats qu’on emploie souvent des illustrations (tableaux et
figures). Celles-ci sont nécessaires à la présentation des données. Elles rendent plus simples
des données très complexes. Elles présentent en ordre des renseignements trop nombreux
pour de longues énumérations. Elles viennent éclairer le lecteur et non pas l’embrouiller.
Les illustrations (graphique, photos) attirent l’attention sur un point précis.

Les illustrations doivent être lues et présentées dans leur contexte. Elles
doivent toujours porter un numéro et un titre. Le titre est censé favoriser la compréhension
27

de ce qui suit ou de ce qui précède. Il doit être court, clair et approprié. Les mots inutiles
seront évités.
Les titres disent deux choses aux lecteurs : la matière traitée et l’angle sous
lequel on la traite. Ils doivent également comporter l’indication de l’endroit et de la date.

Les tableaux sont numérotés en chiffre romain, ex. : Tableau V tandis que
les figures en chiffre arabe, ex. : fig.7, suivie du titre. Le titre du tableau s’écrit au dessus.
Tandis que celui de la figure est placé en dessous. En ce qui concerne le chiffre, la tendance
aujourd’hui est de garder le chiffre arabe quelque soit l’illustration.

Le tableau et la figure sont toujours suivis d’un commentaire qui est l’interprétation des
résultats.

Lorsqu’un tableau continue sur la page suivante, il faut répéter le n° du


tableau suivi du mot (suite), ex. : Tableau V (suite). Cependant, les en-têtes des colonnes et
des lignes doivent être répétées au complet. Un tableau qui prend plus de deux pages, il
serait mieux de le placer en annexe, autrement il briserait la continuité du texte.

L’interprétation des résultats doit être cohérente avec le(s) mode(s)


opératoire(s) et la question de la recherche. Ce qui vous permet de tirer des conclusions
partielles.
Il n’est pas conseillé d’interpréter textuellement les mêmes données d’un
tableau dans une autre figure. Chaque illustration doit faire ressortir une idée appropriée qui
retiendra l’attention du lecteur.
La présentation des résultats est un travail de synthèse et de composition,
facile pour les uns, difficile pour les autres. Mais c’est un art qu’il faut apprendre à tout
prix. Il ne s’agit pas dans l’organisation du mémoire de jeter ensemble un amas des
données disparates.

D’où la nécessité de soumettre le texte à votre directeur pour la correction. Il jugera si les
exigences de la méthodologie ont été observées. Au besoin, il vous fera reprendre la
rédaction même plusieurs fois.

III.4.7. La Discussion

Les explications alternatives des résultats sont énoncées et discutées. Ici, il est
question de comparer vos résultats- (à ceux similaires obtenus ailleurs ou aux normes ou
encore aux valeurs guides).

III.4.8. La conclusion
28

Elle comprend le résumé, le verdict et les recherches ultérieures.

- Résumé : celui qui résume les recherches en donnant l’essentiel des chapitres
précédents.
- Verdict : vous devez vous prononcer objectivement sur la qualité de votre étude :
succès ou échec. L’hypothèse peut-elle être affirmée ou infirmée.
- Recherches ultérieures :
. Indiquer les implications de ses découvertes ;
. Dire quel progrès précis votre étude a fait à l’état de la question ;
. Suggérer les recherches à réaliser pour faire avancer le savoir.

III.4.9. Présentation des sources

Les recherches exigent une connaissance approfondie des sources : les


références à auteurs dans le texte, les citations et la bibliographie choisie ou annotée ou
encore la bibliographie hors texte.

III.4.9. A. Les références des auteurs dans le texte ou bibliographie dans le texte.
C’est une citation indirecte qui reprend les idées d’un auteur d’une manière
résumé, c’est une reproduction en termes personnels de la pensée d’autrui. L’honnêteté
scientifique exige le signalement exact de ces sources. Le non-respect de ce principe est
d’office qualifié du plagiat.
Ces références se mettent soit avant d’emprunter la substance d’un texte soit
après. L’introduction du travail en contient très peu. La conclusion n’en contient aucune.
Mais, les divers chapitres où se présentent et se discutent les idées doivent être nantis de
références selon le besoin.
Exemples :
a) Le vanillier appartient dans la famille des orchidacées ; elle se
développe bien avec une saison sèche marquée qui favorise la floraison.
La température annuelle moyenne doit être comprise entre 26 et 30°C.
Le vanillier pousse jusqu’à 700m d’altitude et demande un sol léger et
bien drainé. En condition sèche, l’irrigation peut être envisagée.
(VAN DEN PUT R., 2002)
29

b) Selon VAN DEN PUT R. (2002), Le vanillier appartient dans la


famille des orchidacées ; il se développe bien avec une saison sèche
marquée qui favorise la floraison. La température annuelle moyenne
doit être comprise entre 26 et 30°C. Le vanillier pousse jusqu’à 700m
d’altitude et demande un sol léger et bien drainé. En condition sèche,
l’irrigation peut être envisagée.

c) LE VANILLIER : (7)

Le vanillier appartient dans la famille des orchidacées ; elle se


développe bien avec une saison sèche marquée qui favorise la
floraison. La température annuelle moyenne doit être comprise entre
26 et 30°C. Le vanillier pousse jusqu’à 700m d’altitude et demande un
sol léger et bien drainé. En condition sèche, l’irrigation peut être
envisagée.

N.B. : Ceci signifie que la théorie sur le vanillier se trouve


dans le 7ème ouvrage de la bibliographie choisie ou annotée ou
encore la bibliographie hors texte.

III.4.9. B. Les Citations

Les citations apportent l’intégralité du texte. Elles seront présentées d’abord et


seront ensuite suivies d’un commentaire approprié. De ce fait elle est liée intimement à la
marche des idées. Une citation est utilisée pour appuyer ou argumenter votre idée. Elle se
termine par une petite conclusion.

III.4.9. C. La bibliographie choisie ou annotée ou bibliographie hors texte

Le principe fondamental de toute méthodologie bibliographique est


l’uniformité dans la formule. Si vous commencez un mémoire, selon un style préféré,
maintenez-le jusqu’à la fin de votre manuscrit.

Chaque article d’une bibliographie contient 5 sortes de renseignements qui se


retrouvent avec quelques variantes à la fois dans les références préparées à partir des livres
et dans celles obtenues des articles de revues. Les 5 renseignements sont : l’auteur, l’année,
le titre, les détails de la publication maison (édition, volume) + la ville d’édition et la
pagination. Pour séparer tous ces renseignements, la virgule reste la ponctuation en
vigueur ; de la sorte il n’y aura qu’un point.
30

C.1. Cas des livres : De préférence, éviter des références anonymes

Exemples :
 ALAIS C.et al., 2003, Biochimie alimentaire, 5ème édition, dunod, Paris, 250 p.
 VAN Den PUT R., 2002, les principales cultures en Afrique centrale, R. édition,
Bruxelles, 1252 p.

C.2. Cas des Mémoire et thèse

Exemple: KIMBEMBI M.I., (2007), Approche systémique de la conservation des


grottes de Mbanza-Ngungu, contribution à l’étude de la biodiversité
cavernicole et proposition de création d’une aire protégée, thèse de doctorat
Ph.D, inédite, Université de Kinshasa, 313 p.

C.3. Cas d’un article

Exemples:

 CLAY D., (1979), Sexual maturity and fecundity of Africain catfish (Clarias
gariepinus) with observation on the nile catfish (Clarias lazera), zool. Lim.soc,
65 (4): 351-365.

N.B. :

65 = volume 65e année


4 = fascicule ou numéro
351-365 = page. Il s’écrit souvent pp.351-365

 LUKUAMA NGESEVUA, Contribution à l’amélioration de la productivité et de la


qualité de l’éthanol produit industriellement à partir de la mélasse à la distillerie de la
Compagnie Sucrière de Kwilu-Ngongo, SCIENTIA vol. XVIII (2013) 1, pp. 43 – 67.

 LUKUAMA NGESEVUA et al., Essai de production d’un spiritueux à base du maïs


et de la farine de manioc, SCIENTIA vol. XIX (2014) 1, pp. 7 – 21. (En
collaboration)
31

C.4. Cas de renvoi à une source secondaire

Le recours aux sources secondaires n’est pas à conseiller dans les travaux de
recherche.

Ex. : Cette idée corrobore les affirmations de Lambert (1961), cité par Belloc
(1970). Autant que possible on cite la source originale si vous avez eu accès aux
sources secondaires, voici la possibilité de renvoi à observer.

Ex. : Lambert, L., 1961. Contribution à l’étude des poissons de la cuvette centrale,
Annls, Mus, Roy.Afr.Centr., sér.in 8° SC.Zool, n°33, Tervuren, Belgique, 40p., cité par
Belloc, A., 1970, Poissons du Zaïre, Louvain, Nauwelaert, p.80.

Ce qui signifie que, c’est la source primaire qui doit apparaître dans la bibliographie
annotée.

C.5. Cas d’ouvrage écrit par plus de trois auteurs

On mentionne les trois premiers auteurs et on ajoute al ou coll. (al = alii, autres et coll. :
collaborateurs). Aujourd’hui, la tendance est celle de noter tous les noms des auteurs.

Ex. : Ma, T., Ka, S., Yu, E., et al., 2007………………………………………………

C.6. Cas d’un auteur à plusieurs références à son crédit

Dans cette situation, au lieu de copier chaque fois le nom de l’auteur, on laisse
un trait à la place………..et ses références seront disposées par ordre chronologique. Les
références d’une même année seront séparées par des lettres, ex. : 2001a, 2001b.
Les références de la bibliographie choisie doivent apparaître selon l’ordre alphabétique des
auteurs et de titres.

3.4.10. Appendices

La section des appendices (qui doivent être cités dans le texte) contient les
seuls documents strictement nécessaires pour juger de la qualité scientifique du rapport,
(tableaux ou listes nécessitant la compréhension du texte). Les annexes seront présentées
selon l’ordre d’apparition dans le texte.
32

3.4.11. Règles pour établir une bibliographie

3.4.11.1. LA BIBLIOGRAPHIE

La bibliographie sert à :
 Justifier le contenu du document : le lecteur peut estimer la validité des
informations et approfondir sa recherche,
 Présenter un état de l’art,
 Situer le travail dans son contexte,
 Respecter la propriété intellectuelle,
 Retrouver les sources utilisées.

3.4.11.2. LES NORMES BIBLIOGRAPHIQUES

La présentation des bibliographies suit des règles strictes : normes NF Z-44-


005 de décembre 1987 pour les publications imprimées et ISO 690-2 (NF Z 44-005-2) de
février 1998 pour les documents électroniques.

 La norme bibliographique :

 Facilite le repérage des informations,


 Permet d’établir une source d’information précise pour le lecteur,
 Est un gage de qualité et de rigueur du travail présenté.

N.B. :
 Les informations (auteur(s), année d'édition, titre, éditeur, lieu d’édition,
pages…) dépendent du type de document,
 Doivent être mentionnées dans un ordre précis.
 Principale source d’information : page de titre et couverture.
Règle :
 Si plus de 3 auteurs, ne citez que les 3 premiers suivis de « et al. »,
 Si le ou les auteurs sont des auteurs personnes morales ou collectivités
auteurs (par exemple : AFNOR, INSEE, OMS...) : citez-le ou les en tant
qu'auteurs,
33

 La ponctuation est importante : «. » entre les zones, «, » dans les zones,


 Tout ce qui est repris reste dans la langue du document,
 Les titres de périodiques et les prénoms peuvent être abrégés.

3.4.11.3. LA CITATION

 Dans le texte, toute information empruntée à un auteur doit être suivie d’un
appel de citation. Les extraits de texte doivent être obligatoirement placés
entre guillemets sans aucune modification et suivis d’un appel de citation.
 Les appels de citation entre crochets désignent la référence citée.

Il existe plusieurs méthodes de citation :

 Citation en notes de bas de page : La première citation est obligatoirement


« nom(s) d’auteur(s) et titre complet ». Puis soit on utilise les locutions (op.
cit. Ibid.), soit on reprend le nom de l’auteur avec rappel du numéro de la
1ère note et sa page.

Dans ce cas, la bibliographie peut être classée :

a. Par ordre alphabétique d’auteurs,


b. Par thèmes (chaque référence a un n° pour la localiser par rapport aux
citations)
 Citation numérique : des numéros signalent les références par ordre
d'apparition dans le texte entre crochets (ex : [1])

Les références sont organisées au sein de la bibliographie selon leur ordre


d’apparition dans le texte :

a. [1] ma première référence citée dans mon document


b. [2] ma seconde référence citée dans mon document

 Citation « auteur-date » : le nom du premier auteur cité entre crochets


suivi de l’année d’édition (ex : [Kepler, 1609]) ; faire suivre d’une lettre
distincte – a, b, c… - en cas de doublons (même auteur la même année).
34

Les références sont organisées au sein de la bibliographie par ordre


alphabétique du nom du premier auteur de la référence citée, (normes APA -
American Psychological Association)

Attention :
 La méthode de citation définit la présentation de la bibliographie,
 Il faut conserver la même méthode dans tout le document.

3.4.11.4. LA PRESENTATION D’UNE REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE


HORS TEXTE

A. POUR UN LIVRE :

AUTEUR., année de publication, Titre de l'ouvrage, Sous-titre, Tomaison, Édition,


Lieu d'édition : Éditeur commercial, nombre de pages. (Titre de la Collection, n° de la
collection). Notes. ISBN (Facultatif)

Ou encore ;

AUTEUR., Titre de l'ouvrage, Sous-titre, Tomaison, Édition, Lieu d'édition : Éditeur


commercial, année de publication, nombre de pages. (Titre de la Collection, n° de la
collection). Notes. ISBN (Facultatif)
EXEMPLES :

1. ADOUANI S. et VITRY A., (2009), Manuel de gestion intégrée des ressources en


eau par bassin [en ligne], Elanders, Suède, 112p., disponible sur
www.gwpforum.org. et www.inbo-news.org. (consulté le 23/10/2013). ISBN : 978-
91-85321-73-5

2. ALAIS C. et al. , (2003), Biochimie alimentaire, 5ème édition, Dunod, paris, 250 p.

3. BODEN J.P. et al., (1988), Biologie-Géologie, éd. Bordas, Paris, 351p.

4. DEFRANCESCHI M., (2006), La chimie au quotidien, Edition. Ellipses, 545p.

B. POUR UN LIVRE EN VERSION ELECTRONIQUE :


35

AUTEUR, Titre de l'ouvrage, Sous-titre, Tomaison [en ligne], Édition, Lieu


d'édition : Éditeur commercial, année de publication, (Titre de la Collection, n° de la
collection), Disponible sur : <URL> (date de consultation). ISBN (Facultatif)

EXEMPLES:
1) CROWELL Benjamin, Conservation laws [en ligne], 2nd Ed. Fullerton, USA:
Light and Matter, 1998. Disponible sur : <http : //www.lightnadmatter.com>
(consulté le 31.01.2001). ISBN 0970467028

2) NATIONAL ACADEMIC OF SCIENCES. Astronomy and astrophysics in the


new millennium [en ligne]. Washigton, USA: National Academic Press, 2001.
Disponible sur:
<http://books.nap.edu/html/astronomy_and_astrophysics/index.html> (consulté le
31.01.2001). ISBN 0309070317

C. POUR UNE THESE EN VERSION PAPIER :

AUTEUR, Titre de la thèse. Discipline. Lieu de soutenance : Université de


soutenance, année, nombre de pages.
EXEMPLE :

LAFAY Jean-François. Modélisation des pressions et des températures le long d'une


extrudeuse : proposition d'une commande tenant compte de la mesure en ligne de la
qualité du produit extrudé. Thèse de doctorat sciences appliquées. Nantes : ENSM,
1978. 179 p.

D. POUR UNE THESE EN VERSION ELECTRONIQUE :

AUTEUR, Titre de la thèse [en ligne]. Discipline. Lieu de soutenance : Université


de soutenance, année de soutenance, nombre de pages. Disponible sur : <URL> (date
de consultation).

EXEMPLE :

MARCHETTI Mario. Aspects globaux et locaux de la mise en œuvre de la


lubrification fluide en ambiance spatiale [en ligne]. Thèse LMC. Lyon : INSA de
Lyon, 2000, 214 p. Disponible sur :
<http://docinsa.insa-lyon.fr/these/2000/marchetti/index.html> (consulté le
20.06.2001).
36

E. POUR UN ARTICLE EN VERSION PAPIER :

AUTEUR, Titre de l'article. Titre du périodique (mis en évidence). Année de


publication, volume, numéro, pagination. ISSN (Facultatif)

EXEMPLE :

SANCHEZ L. et Rafael A. new cyclic anisotropic model for plane strain sheet metal
forming. International journal of mechanical sciences, 2000, vol. 42, n° 4, pp. 705-
728.

F. POUR UN ARTICLE EN VERSION ELECTRONIQUE :

AUTEUR. Titre de l'article. Titre du périodique [en ligne]. Année de publication,


volume, numéro, pagination. Disponible sur : <URL> (date de consultation) ISSN
(Facultatif)

EXEMPLE :

COWEN Ron. X-rays unveil secret lives of black holes. Science news [en ligne].
2001, vol. 159, n°1, pp. 1-16. Disponible sur :
<http://www.sciencenews.org/20010106/fob5.asp> (consulté le 31.01.2001)

G. POUR UN ARTICLE DANS UNE ENCYCLOPEDIE EN VERSION


PAPIER :

AUTEUR. Titre de l'article. In : Titre de l’Encyclopédie, Tomaison. Édition. Lieu


d'édition : Éditeur commercial, année de publication, nombre de pages. (Titre de la
Collection, n° de la collection) ISBN (Facultatif)

EXEMPLE :

LAPLAIGE P, LEMALE, J. Energie géothermique. In : Techniques de l’Ingénieur,


traité Génie énergétique, vol. BE3. Paris : Techniques de l’Ingénieur, 2001, pp.
BE8590-1 - BE8590-28.
37

H. POUR UN ARTICLE DANS UNE ENCYCLOPEDIE EN VERSION


ELECTRONIQUE :

AUTEUR. Titre de l'article [en ligne]. In : Titre de l’Encyclopédie, Tomaison.


Édition. Lieu d'édition : Éditeur commercial, année de publication, nombre de pages.
(Titre de la Collection, n° de la collection). Disponible sur : <URL> (date de
consultation) ISBN (Facultatif)

EXEMPLE :

FOCHT Dennis D. Biodegradation [en ligne]. In: AccessScience. New York:


McGraw-Hill, 2002. Disponible sur : <
http://www.accessscience.com/serverjava/Arknoid/science/
AS/Encyclopedia/4/42/Est_422025_frameset.html > (consulté le 25.05.2004)

3.4.11.5. LES LOGICIELS DE GESTION BIBLIOGRAPHIQUE


 Ce sont des outils spécialisés permettant de gérer des fichiers de références
bibliographiques (base de références),
 Ce sont aussi des outils d’assistance aux recherches documentaires et aux
publications,
 Ils permettent :
- D’organiser sa documentation,
- D’intégrer des résultats de recherche documentaire informatisée,
- D’intégrer les références de la base personnelle dans une publication,
- De formater les références et de générer une bibliographie.

 La croissance significative de ces produits date des années 80


 Ces logiciels professionnels (commerciaux) sont bien connus et utilisés :
EndNote, ProCite, Reference Manager (ISI), RefWorks.
 On trouve des logiciels gratuits, en ligne : EndNote web
(http://myendnoteweb.com : lié au WoS), ou Zotero (http://www.zotero.org)
(extension de Firefox)…

3.4.11.6. EXEMPLE D’UNE BIBLIOGRAPHIE CHOISIE OU ANNOTEE OU


BIBLIOGRAPHIE HORS TEXTE

BIBLIOGRAPHIE
38

1. ADOUANI S. et VITRY A., (2009), Manuel de gestion intégrée des ressources en


eau par bassin [en ligne], Elanders, Suède, 112p., disponible sur
www.gwpforum.org. et www.inbo-news.org. (consulté le 23/10/2013). ISBN : 978-
91-85321-73-5

2. ALAIS C. et al. , (2003), Biochimie alimentaire, 5ème édition, Dunod, paris, 250 p.

3. BODEN J.P. et al., (1988), Biologie-Géologie, éd. Bordas, Paris, 351p.

4. DEFRANCESCHI M., (2006), La chimie au quotidien, Edition. Ellipses, 545p.

5. Djelal Hayet et al., Les effluents industriels et leur traitement,


Management & Avenir, 2008/6 n° 20, p. 275-288. DOI : 10.3917/mav.020.0275

6. JODOGNE J. & DESSART A., (1963), Chimie I, Bruxelles, ADEBOECK, 55p.

7. JODOGNE J. & DESSART A., (1970), Chimie I, Bruxelles, ADEBOECK, 66p.

8. KEMMER F.N., © (1984), Manuel de l’eau, F.75384 Paris, 930p.

9. KUKOSAMA KWA NGANDU A., (1997), Services et pension à la Compagnie


Sucrière de Kwilu-Ngongo, CEDI, KINSHASA, 215p.

10. LA ROUSSE, (2000), Encyclopédie thème, sciences et techniques, paris, 551p.

11. MEMENTO technique de l’eau, 1978, © copyright by DEGREMONT, Paris, 1200p.


12. NOUT R. et al., (2003), LES ALIMENTS : transformation, conservation et qualité,
the netherlands co – publication With « le Centre Technique de coopération Agricole
et rurale » (CTA), Wageningen

13. OMS, (2004), Directives de qualité pour l’eau de boisson, Vol. 1 : 3e éd., Genève,
(Classification NLM : WA 675), 110p., ISBN 92 4 154638 7

14. ORIA. M et RAFFIN J., (1964), Microbiologie. hygiène, éd. C HATIER

15. PARTOW H., (©2011), Water Issues in the Democratic Republic of the Congo:
Challenges and Opportunities [en ligne], PNUE, 98p., disponible sur
http://www.unep.org, (consulté le 23/10/2013)

16. RODIER JEAN, (1984), L’analyse de l’eau, eaux naturelles, eaux résiduelles, eaux
de mer, © Bordas, Paris, 1365p.
39

17. SALEM L., (1990), Le dictionnaire des sciences, © Hachette, Poitiers, 481p.

18. SALVARREDY ARANGUREN M.M., (2008), Contamination en métaux lourds des


eaux de surface et des sédiments du Val de Milluni (Andes Boliviennes) par des
déchets miniers. Approches géochimique, minéralogique et hydrochimique,thèse de
doctorat en Sciences de la Terre et Environnement, Université Toulouse III - Paul
Sabatier, 489p.

19. SKOOGWEST ET HOLLER, (1997), Chimie analytique, Edition ADEBOEK,


Bruxelles, 870p.

20. VIALLE C., (2001), Etude du comportement hydraulique, physico-chimique et


microbiologique d'un système de récupération d'eaux de toiture. Evaluation de
l'empreinte environnementale, Thèse de doctorat en Sciences des Agroressources,
Institut National Polytechnique de Toulouse (INP Toulouse) ,350p.

21. WILBERG B., (1963), Techniques de laboratoire en chimie organique, éd. Dunod,
Paris, 240p.
40

CHAP. IV. APPRECIATION ET SOUTENANCE D’UN TRAVAIL SCIENTIFIQUE

IV.1. Appréciation :

L’appréciation d’un travail scientifique est présentée sous forme d’un rapport
de lecture établi par votre directeur et par deux assesseurs. Les aspects appréciés sont :

a. Le contenu ou fond (exactitude et valeur scientifique) :

Par l’exactitude on attend : la justesse (Est-ce chaque élément est à sa place ?


Les données sont-elles complètes ? Y a-t-il des précisions dans les données ?) ; La validité
(est-ce le travail rempli des conditions requises pour aboutir aux résultats attendus ? Qu’est-
ce qui démontre la pertinence des recherches ?) Et la cohérence du travail (Y a-t-il des liens
entre le sujet, la problématique, les méthodes, les résultats et la conclusion ?);

Par la valeur scientifique on vérifie l’honnêteté scientifique et l’apport des


investigations à la science ou à la société.

b. Forme (présentation, organisation matérielle et style) : à ce niveau, on examine non


seulement la forme du travail de la couverture aux annexes mais aussi le style, (clarté,
simplicité et connexion).

- Par la présentation, on vérifie si les instructions d’initiation à la recherche ont été


rigoureusement respectées. Ex : pour l’aération du texte, espacer les lignes d’un
interligne et demi ; utiliser le double interligne pour espacer les paragraphes ; utiliser
l’interligne simple pour les sections suivantes : table des matières ; listes de figures et
de tableaux et pour la bibliographie ; le texte doit être justifié ; page de garde simple
sans fantaisie.
- Par organisation matérielle, on observe : la pagination en chiffres romains pour les
pages préliminaires et en chiffres arabes pour le reste du mémoire ou du T.F.C.
L’ordre d’un contenu obligatoire d’un travail scientifique, a-t-il été suivi ?
L’insertion des illustrations a-t-elle été correcte ? Quel type et format du papier
utilisé ? (Papier blanc de format international A4. La position de la reliure est
également considérée).
- Par le style on sous entend, la manière de vous exprimer par écrit : la lisibilité, la
clarté, la simplicité, l’orthographe des mots et la connexion des phrases.

c. Initiative (techniques de recherche et conclusion) : ici on vérifie d’un côté, la validité des
actes posés s’ils peuvent répondre adéquatement à la question de recherche et de l’autre
côté, la fiabilité des méthodes pour en tirer des conclusions valides. Le protocole de
recherche est propre à interdire et à éliminer les biais personnels.
41

d. La soutenance proprement dite : elle consiste à la présentation publique du travail par


l’étudiant lui-même.

A cette étape, le bureau de jury examine chez le candidat les points suivants :

- La présentation et l’attitude du candidat ;


- L’exposé introductif ;
- La problématique ;
- L’objectif poursuivi ;
- La méthodologie suivie ;
- La présentation des résultats obtenus ;
- La valeur de l’argumentation et la conviction ;
- Le degré de maîtrise du sujet et des concepts ;
- Les réponses correctes aux questions posées ;
- La saisie des remarques.

IV.2. Soutenance :

S’il on a procédé par des investigations avec méthodes et maturité, il est fort
probable que l’on ait réussi une véritable contribution à la science ou à la société.

Mais il faut reconnaître avec humilité que tout travail humain comporte des
imperfections. Et, il est reconnu que tous les juges n’ont pas la même sévérité. Il est sage
d’attendre leur verdict avec patience et de l’accepter.

Le succès de cette expérience dépend autant de votre attitude prise que de


votre connaissance du sujet.

Présentez modestement mais fermement les résultats de votre travail, ensuite,


sans crainte ni prétention, échanger vos vues (soutenance) avec les membres du jury.
Cette épreuve comprend quatre séquences :
a. Présentation du candidat par le président du jury (nom, indications relatives à la
genèse du sujet) ;
b. Présentation orale de la recherche par le candidat, dans un langage concis et clair :

- Bref mot de remerciement aux encadreurs et à l’auguste assemblé ;


- Mot introductif : motivation pour le sujet ;
- Problématique ;
- État de la recherche au moment de la présentation de tes résultats ;
- Objectifs poursuivis ;
- Méthodes
42

- Résultats résumés en bref (tableaux et figures) ;


- Conclusion valide.
c. Questionnement : il est préférable de recevoir toutes les questions et observations
d’un lecteur avant de répondre avec assurance aux questions qui vous seront posées.
d. Le bureau du jury se retirera pour la délibération et pour ensuite procéder à la
proclamation des résultats.
43

ANNEXES

ANNEXE I. LES ADDITIFS ALIMENTAIRES


En 1989, une directive européenne (89/107/CE) définit l’additif comme étant :
« Une substance habituellement non consommée comme aliment en soi, et habituellement
utilisée comme caractéristique dans l’alimentation, possédant ou non une valeur nutritive,
dont l’adjonction intentionnelle aux denrées alimentaires, dans un but technologique, au
stade de la fabrication, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport
ou entreposage, a pour effet, ou peut raisonnablement être estimée avoir pour effet, qu’elle
devient elle-même, ou que ses dérivés deviennent directement ou indirectement, un
composant de ces denrées alimentaires ».

En d’autres termes, il s’agit d’ingrédients ajoutés intentionnellement aux


denrées alimentaires dans le but d’en faciliter le processus de fabrication, d’en améliorer le
goût, l’apparence, la conservation, etc. Ils ont donc une fonction d’utilité et se retrouvent
dans le produit fini.

En soi, cette technique existe depuis la nuit des temps avec entre autres
l’utilisation du sel, du vinaigre, de l’alcool ou du salpêtre. Néanmoins, ces dernières
décennies, les additifs alimentaires ont connu un développement fulgurant avec notamment
l’apparition de la gamme des produits « lights ». Certains des additifs employés sont encore
d’origines naturelles (extraits ou dérivés de plantes, de sources animales ou minérales).
D’autres cependant sont obtenus par synthèse chimique, par génie génétique voire même à
partir de matières premières génétiquement modifiées (OGM)…

Il existe différentes sortes d’additifs utilisés selon les besoins requis par la
chaîne de production et/ou de distribution : Acidifiant, Affermissant, Agent de charge,
Agent d’enrobage, Agent de traitement de la farine, Antiagglomérant, Antioxydant,
Antimoussant, Amidons modifiés, Colorant, Conservateur, Correcteur d’acidité, Edulcorant,
Epaississants, Emulsifiant, Enzyme, Exhausteur de goût, Gaz propulseur, Gaz d’emballage,
Gélifiant, Humectant, Poudre à lever, Sel de fonte, Séquestrant, Stabilisant et Support. Un
affermissant, par exemple, permet de rendre ou de garder les tissus des fruits et des légumes
fermes ou croquants. Il permet aussi, en interaction avec des gélifiants, de former ou de
raffermir un gel.
(Afin de connaître toutes les supercheries qu’un industriel peut utiliser pour faire de son
produit un « beau » produit, n’hésitez pas à lire attentivement le lexique des additifs que
vous trouverez à la fin de cette analyse !)

Le nombre d’additifs alimentaires autorisés est très variable d’un pays à


l’autre. Alors que la Commission européenne autorise l’utilisation de 827 additifs différents,
44

la Belgique restreint cette autorisation à plus ou moins 300 additifs3 (10 fois moins que nos
comparses Etats-Unis !).

Quand un additif alimentaire est autorisé au niveau européen, il bénéficie d’un


code E-xxx (suivi de trois chiffres). Le premier de ces trois chiffres classe l’additif dans une
catégorie indiquant sa fonction : E-1xx pour les colorants, E-2xx pour les conservateurs, E-
3xx pour les antioxydants, etc. Ainsi, par exemple, l’E-260 correspond à l’acide acétique qui
est un agent de conservation utilisé notamment pour les cornichons et les oignons. Depuis
1972, l’industriel est obligé de mentionner sur son produit les catégories de tous les additifs
qu’il a utilisé.

Vous verrez par exemple sur l’étiquette d’un sachet de bonbons que ceux-ci
contiennent fort probablement des colorants. L’industriel est également tenu de préciser de
quel type de colorant il s’agit en mentionnant soit son code européen, soit son nom complet
(pour notre bonbon, par exemple, colorant : E-104 ou rouge cochenille).

Dans certains cas, le choix de mentionner le code ou le nom semble facile :


entre noter E-471 ou mono et diglycérides d’acides gras, le producteur préfèrera
certainement cacher le « gras » peu attrayant sous des chiffres peu évocateurs !

1. Acidifiant : additif alimentaire qui augmente l’acidité d’une denrée alimentaire et/ou lui
donne une saveur acide.
Il a aussi le rôle d'agent conservateur et d'antioxydant.
2. Affermissant : additif alimentaire qui rend ou garde les tissus des fruits ou des légumes
fermes ou craquants, ou interagit avec des gélifiants de manière à produire ou à
renforcer un gel.
3. Agent de charge : additif alimentaire qui leste une denrée alimentaire sans en modifier
sensiblement la valeur énergétique.
4. Agent d’enrobage : additif alimentaire qui, lorsqu'il est appliqué à la surface externe
d'un aliment, lui confère un aspect brillant ou le recouvre d'un revêtement protecteur.
5. Agent de traitement de la farine : additif alimentaire ajouté pour améliorer la couleur
ou son utilisation dans la cuisson.
6. Agent de remplissage : additif alimentaire qui leste une denrée alimentaire sans en
modifier sensiblement la valeur énergétique.
7. Agent de rétention d'eau/d'humidité : additif alimentaire qui, lorsqu’il est appliqué à
la surface externe d’un aliment, lui confère un aspect brillant ou le recouvre d’un
revêtement protecteur.
8. Agent de rétention de la couleur : additif alimentaire qui stabilise, retient ou intensifie
la couleur d’une denrée alimentaire.
9. Agent de texture : additif alimentaire qui augmente la viscosité d’un aliment.
45

10. Agent de traitement des farines : additif alimentaire qui, ajouté à la farine ou à la
pâte, en améliore la qualité boulangère ou la couleur.
11. Agent de turbidité : additif alimentaire qui trouble les liquides.
12. Agent levant (ou poudre à lever) : additif alimentaire ou combinaison d’additifs
alimentaires, qui dégage du gaz et, par-là même, augmente le volume d’une pâte.
13. Agent moussant : additif alimentaire qui permet de former ou de maintenir une
dispersion uniforme d’une phase gazeuse dans un aliment solide ou liquide.
14. Anti-agglomérant : additif alimentaire qui empêche les poudres de former des blocs
ou de coller. (Par exemple, les carraghénanes qui sont une sorte d’anti-agglomérant
évitent la sédimentation et donc l’agglutination des particules de cacao dans les boissons
chocolatées en poudre).
15. Antibrunissant : additif alimentaire qui prolonge la durée de conservation des
aliments en les protégeant contre les altérations dues à l'action de l'oxygène.
16. Antioxydant : additif alimentaire qui prolonge la durée de conservation des aliments
en les protégeant contre les altérations dues à l'action de l'oxygène.
17. Colorant : additif alimentaire qui ajoute de la couleur à une denrée alimentaire ou
rétablit sa couleur naturelle.
18. Correcteur d'acidité : additif alimentaire qui contrôle l’acidité ou l’alcalinité d’une
denrée alimentaire.
19. Conservateur : additif alimentaire qui prolonge la durée de conservation des
aliments en les protégeant contre les altérations dues aux micro-organismes.
20. Édulcorant : additif alimentaire (autre qu’un sucre mono- ou disaccharide), qui
confère un goût sucré à l’aliment.
21. Émulsifiant : additif alimentaire qui permet d’obtenir ou de maintenir un mélange
uniforme à partir de deux ou plusieurs phases immiscibles contenues dans un aliment.
22. Épaississant : additif alimentaire qui augmente la viscosité d’un aliment.
23. Exhausteur de goût : additif alimentaire qui exalte le goût et/ou l’odeur d’une
denrée alimentaire.
24. Fixateur de la couleur : additif alimentaire qui stabilise, retient ou intensifie la
couleur d’une denrée alimentaire.
25. Gaz d'emballage : additif alimentaire gazeux, qui est introduit dans un conteneur
pendant, durant ou après son remplissage avec une denrée alimentaire avec l’intention
de protéger l’aliment par exemple de l’oxydation ou de l’altération
26. Gélifiant : additif alimentaire qui confère une certaine texture à l’aliment au moyen
de la formation d’un gel. Par exemple, le carraghénane et différentes gommes
(adragante, arabique, etc.) rendent les pâtés de volaille plus faciles à trancher, moins
secs.
27. Humectant : additif alimentaire qui, lorsqu’il est appliqué à la surface externe d’un
aliment, lui confère un aspect brillant ou le recouvre d’un revêtement protecteur.
28. Liant : additif alimentaire qui augmente la viscosité d’un aliment.
46

29. Mouillant : additif alimentaire qui, lorsqu’il est appliqué à la surface externe d’un
aliment, lui confère un aspect brillant ou le recouvre d’un revêtement protecteur.
30. Poudre pour pulvérisation sèche : additif alimentaire qui réduit la tendance que
peuvent avoir les composantes d’une denrée alimentaire à adhérer les unes aux autres.
31. Propulseur : additif alimentaire gazeux qui permet d’expulser un aliment contenu
dans un récipient.
32. Raffermissant : additif alimentaire qui augmente la viscosité d’un aliment.
33. Sel de fonte : additif alimentaire qui disperse les protéines du fromage, entraînant
ainsi une répartition homogène des matières grasses et des autres composants.
34. Séquestrant : additif alimentaire limitant la disponibilité des cations.
35. Stabilisant : additif alimentaire qui permet de maintenir une dispersion uniforme de
deux ou plusieurs composantes non miscibles dans un aliment.
36. Support : additif alimentaire (solide ou liquide (solvant)) utilisé pour dissoudre,
diluer, disperser ou modifier physiquement un additif alimentaire ou un nutriment sans
altérer sa fonction technologique (et sans produire lui-même d’effet technologique) afin
de faciliter sa manipulation, son application ou son utilisation.
47

ANNEXE II. DIFFERENTES TECHNIQUES D’EXTRACTION

Pour peindre ou pour colorer des tissus, les hommes ont d’abord utilisé les
pigments qu’ils ont trouvés dans la nature. Puis ils ont mis au point d’ingénieuses
techniques pour extraire les couleurs des plantes (indigo, garance,…) ou des animaux
(kermès, cochenille,…).

Ils ont vite découvert l’aptitude des graisses et des huiles à absorber les
odeurs. Au XIIIe siècle sont venues du Moyen Orient les techniques de distillation des
plantes. Les huiles essentielles obtenues contiennent des mélanges d’arômes et de parfums
qui étaient fort appréciés en ces temps où l’hygiène se développait.
Au XIXe siècle, l’industrie a développé de nouveaux solvants. Avec eux, les médecins ont
isolé des espèces chimiques de certaines plantes pour en faire le principe actif de
médicaments (un anti-inflammatoire venant de la reine des prés, un anti-cancéreux venant
de l’if,…).

II.1. LES TECHNIQUES D’EXTRACTION ANCESTRALES

II.1.1. L’enfleurage :

C’est une technique qui permet d’extraire les parfums des fleurs par
dissolution dans des graisses.
On étale des pétales de fleurs sur de la graisse. Celle-ci extrait les parfums et
les odeurs de la plante et, une fois saturée, elle est traitée à l’alcool. On distingue
l’enfleurage à froid (pour les plantes délicates : jasmin, violette, tubéreuse) de l’enfleurage à
chaud (la graisse est chauffée entre 60 et 70°C).

II.1.2. La macération :
C’est une technique au cours de laquelle on immerge longuement des matières
végétales ou animales dans un liquide, à froid, afin d’en extraire les espèces chimiques
solubles dans ce liquide.
Exemples : macération de fruits dans l’alcool, préparation de liqueurs par macération de
racines et de feuilles dans l’alcool…
II.1.3. La décoction :
C’est une technique au cours de laquelle on immerge les plantes dans de l’eau
froide, puis on porte l’ensemble à ébullition.
Exemples : décoction d’écorce de noyer servant à la teinture, décoction de queues de cerises,

48

II.1.4. L’infusion :

C’est une technique au cours de laquelle on verse de l’eau bouillante sur des
feuilles ou des fleurs pour libérer leurs arômes. En d’autres termes, on laisse tremper des
végétaux finement divisés dans de l’eau bouillante de façon à y dissoudre les principes
actifs.
Exemples : thé, tisanes…

II.1.5. Le pressage (ou expression) :

Cette opération consiste à « faire sortir » un produit en exerçant une pression.


Les Egyptiens écrasaient des fleurs pour extraire des arômes ou des parfums ; il en est de
même quand on presse une orange pour extraire le jus.

II.2. LES TECHNIQUES D’EXTRACTION ACTUELLES

II.2.1. L’extraction par solvant :

L’extraction par solvant permet d’extraire une espèce chimique d’un milieu
solide ou liquide par solubilisation dans un solvant.
Le solvant d’extraction doit satisfaire plusieurs critères :
 L’espèce chimique à extraire doit être le plus soluble possible dans le solvant
d’extraction.
 Le solvant d’extraction doit être non miscible avec le liquide contenant
l’espèce chimique à extraire.

Pour effectuer une extraction par solvant on utilise une ampoule à décanter
représentée ci-contre :
Les différentes étapes d’une extraction par solvant sont les suivantes : Schéma ci-dessous
 Introduction dans l’ampoule à décanter de l’espèce chimique à extraire et du
solvant d’extraction (Robinet de l’ampoule fermé).
 Agitation du mélange (Bouchon maintenu avec la paume de la main).
 Dégazage (Bouchon toujours maintenu avec la paume de la main et ouverture
du robinet, l’ampoule à décanter étant retournée).
 Décantation (Bouchon ôté).

La densité des espèces chimiques permet de déterminer la phase supérieure et


la phase inférieure dans l’ampoule après décantation :
L’espèce chimique qui possède la densité la plus faible constitue la phase supérieure.
Remarque : la densité notée d est une grandeur sans unité.
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II.2.2 L’entraînement à la vapeur ou hydrodistillation :

Une hydrodistillation est la distillation d’un mélange d’eau et d’une espèce


chimique à extraire.
On porte le mélange à ébullition, la vapeur d’eau qui s’échappe du ballon se
charge en huile essentielle. Au contact du réfrigérant à eau, le mélange eau-huile essentielle
se condense, et on récupère le distillat. Le distillat possède deux phases superposées, une
phase aqueuse et une phase organique qui contient l’huile essentielle
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