RHUMATOLOGIE : OSTÉOPOROSE Mohamed Abid
RHUMATOLOGIE : OSTÉOPOROSE
I- Introduction & Généralités :
- Ostéoporose (OP) : Ostéopathie RARÉFIANTE BÉNIGNE
- Ostéoporose (OP) : Maladie DIFFUSE du squelette caractérisée par
Une masse osseuse basse
des altérations micro-architecturales du squelette osseux
Fragilisation de l'os Majoration du risque de fractures+++
- Ostéoporose (OP) : Maladie bénigne mais SÉVÈRE
- La survenue des Fractures fait la gravité de cette maladie Augmentation de la morbidité et de
la mortalité chez ces patients
- Fractures ostéoporotiques:
Mise en jeu du pronostic vital : Mise en jeu du pronostic fonctionnel
o MORTALITÉ MORBIDITÉ o Fractures / Déformations ;
o Complications associées à la o Source d'handicap fonctionnel et
survenue de fractures et à d'altération de la qualité de vie
l'alitement : infectieuses, o Perte d'autonomie
thrombo-emboliques, escarres...
- FRACTURES = Complication majeure de cette maladie bénigne
- DÉFI : Faire le diagnostic de la maladie et commencer la prise en charge thérapeutique à un stade
précoce (avant la survenue de fractures)
- OP= Diagnostic d’élimination elle représente l'ostéopathie raréfiante la plus fréquente Mais
avant de retenir ce diagnostic faut éliminer toutes les autres Ostéopathies bénignes et malignes.
Clinique + explorations paracliniques
- Devant toute OP diagnostiquée, il faut faire une enquête étiologique :
Si négative OP primitives : les plus fréquentes : surtout chez la femme
Si positive OP secondaires : les plus rares : plus fréquentes chez l’homme
- Classification Étiologique de l’ostéoporose :
OP PRIMITIVES : Les plus fréquentes OP SECONDAIRES : Plus rares
- OPPM : Ostéoporose post-ménopausique : la plus - Etiologies diverses : Endocriniennes /
fréquente +++ Médicamenteuses / Digestives /
- OP sénile : Liée au vieillissement Génétiques Rhumatismales ...
- OP juvénile idiopathique : très rare
1) Physiopathologie :
- OS : N'est pas un tissu statique. C'est un tissu en perpétuel renouvellement.
- Ce renouvellement se fait tout le long de vie par le processus de REMODELAGE OSSEUX
Le tissu osseux subit une résorption osseuse (sous l'action des ostéoclastes) : qui permet
d'éliminer le tissu osseux ancien
Cette résorption osseuse est contrebalancée par la formation osseuse d’un tissu osseux
neuf (sous l'action des ostéoblastes).
- Remodelage osseux dépend de :
Facteurs génétiques et héréditaires
Facteurs hormonaux : vitamine D, Parathormone, Œstrogènes, androgènes, cortisol…
Facteurs nutritionnels: Apport des minéraux (calcium, phosphore...)
- 3 phases du remodelage osseux :
Phase 1 : Enfance-Adolescence : Formation > résorption :
o La masse osseuse augmente progressivement pour que le pic de masse osseuse (Peak
Bone Mass) soit atteint vers l’âge de 25 ans
o Ce pic dépend des facteurs génétiques et du mode de vie (apports calciques, activité
physique, tabac„.)
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Phase 2 : Plateau : Formation = Résorption
o C'est une phase en plateau qui dure des dizaines d'années
o La masse osseuse demeure stable et constante
o Bilan osseux nul
Phase 3 : Perte osseuse : Formation < Résorption
o C'est une phase en plateau qui dure des dizaines d'années
L'OP survient lorsque la résorption osseuse surpasse de façon importante et durable
la formation osseuse.
- Chez la femme :
Au moment de la ménopause, la perte osseuse s'accélère de façon considérable
Arrêt brusque de production des œstrogènes par les ovaires
Elle devient d'environ 2% par an
Cette phase se prolonge des années après la ménopause.
CARENCE OESTROGÉNIQUE : FORMATION <<<< RESORPTION
OPPM : Ostéoporose post-ménopausique : la plus fréquente chez la femme
Puis la courbe chez la femme rejoint celle de l'homme
- Perte osseuse considérable pour les deux sexes Environ 0.5 % par an pour les deux sexes au- delà
de 70 ans VEILLISSEMENT DU TISSU OSSEUX (Ostéoblastes) FORMATION <<< RESORPTION
OPS : Ostéoporose sénile (>70 ans)
- Carence oestrogénique / vieillissement osseux : Facteurs physiopathologiques majeurs de l'OP
- En cas d’OP secondaire, la physiopathologie de l'accélération de perte osseuse varie selon
l'étiologie
- Le risque d’OP est d'autant plus élevé que le pic de masse osseuse acquis à la fin de l'adolescence
est faible
2) Épidémiologie :
- Fréquence :
En raison de l'augmentation d'espérance de vie, l'OP représente actuellement un véritable
problème de santé publique
La fréquence est en augmentation constante surtout dans les pays développés
Prévalence : 40% (femmes > 5O ans), 70% (femmes > 75 ans)
Coûts énormes : Liés principalement à la prise en charge des fractures ostéoporotiques
- Age-Sexe :
Maladie plus fréquente chez la femme
Sa fréquence augmente considérablement après la Ménopause (au-delà de 50 ans)
OPPM: La plus fréquente , Entre 50-65 ans (+++) , A cette tranche d'âge : 6F/1H
OP Sénile : Au-delà de 70 ans, 2F/1H
<50 ans : Penser à une OP secondaire+++
II- Démarche diagnostique :
1) Diagnostic positif :
a. Circonstances de découverte :
- Ostéoporose (OP) : Maladie SILENCIEUSE Douleur = Complication !!!!
Avant les fractures Découvertes par des fractures
- Découverte Fortuite (Radiographies standards) : - Fractures périphériques ou vertébrales
Déminéralisation osseuse - Fractures ostéoporotiques : souvent de
Fractures vertébrales passées inaperçues… façon spontanée ou à la suite d’un
- Densitométrie osseuse (OMO) : Mesure de la traumatisme de faible énergie (a
masse osseuse contrainte minime)
Devant la présence de facteurs de risque
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- Les fractures vertébrales : Découverte radiologique fortuite +++
Rachialgies Aigues (Fracture récente) : Dorsalgies et/ou Lombalgies d'installation brutale,
o suite à un traumatisme minime,
o intenses et associées à une impotence fonctionnelle (confinant le patient au lit),
o Horaire MECANIQUE (améliorées par le décubitus) et d'atténuation spontanée en
quelques semaines
Rachialgies Chroniques (Fracture ancienne) : Dorsalgies et/ou Lombalgies chroniques,
d'horaire mécanique, d'intensité modérée, rarement associées à des radiculalgies
Déformations rachidiennes (Fractures multiples / Stade avancé)
b. Étude clinique :
Interrogatoire :
- Age / Sexe
- Facteurs de risque d'ostéoporose
Non modifiables Modifiables
- Age avancé (>50 ans) - Tabac / Alcool
- Sexe féminin - Sédentarité / Manque d'activité physique
- Race blanche (race noire protégée) - Ensoleillement insuffisant
- Ménopause précoce / Puberté - Apports alimentaires faibles en calcium
tardive - Corticoïdes
- Nulliparité - Différentes étiologies d'OP secondaire :
- Maigreur : IMC basse(< 19 kg/m2) endocrinopathies / rhumatismes Inflammatoires
- Antécédents familiaux d'OP /maladies digestives..
- Antécédents personnels de fractures ostéoporotiques
- Antécédents familiaux d'ostéoporose et de fractures ostéoporotiques (chez la mère +++)
- SIGNES NEGATIFS : Pas d’AEG / Absence de néoplasie / Horaire MECANIQUE des douleurs
Examen physique : Ex. somatique complet !!! Stade avancé :
- Mesure du poids et de la taille / Calcul de l'IMC Fractures vertébrales multiples
- Examen du Rachis : - Accentuation de la cyphose dorsale
- Effacement de la lordose lombaire
Recherche de troubles statiques / Attitude
- Saillie antérieure du sternum avec
antalgique
un cou projeté en avant
Recherche de douleurs à la pression - Tassement du tronc avec
Recherche de raideur rachidienne rapprochement des dernières côtes
o Indice de Schöber pour le rachis lombaire Diminution de la taille en hauteur
o Ampliation thoracique pour le rachis dorsal) Toute diminution de 3 cm ou +
Recherche de Déformations rachidiennes rechercher une OP
- Examen neurologique complet : le plus souvent normal
- ELIMINER LES DIAGNOSTICS DIFFERENTIELS: SIGNES
NEGATIFS :
Etat général conservé
Pas de fièvre
Absence de syndrome tumoral,
Pas d'adénopathies, pas d'HSMG„.
c. EXAMENS D'IMAGERIE:
RADIOGRAPHIES STANDARDS :
- Radiographies standards utiles à demander :
Radiographies du rachis lombaire (F/P) — du rachis dorsal (F/P) — du bassin (F)
Os longs (si suspicion de fracture)
- Radio standards du rachis montre :
Raréfaction osseuse : Déminéralisation osseuse ELIMINER LES DIAGNOSICS
Fractures vertébrales (Tassements vertébraux) DIFFERENTIELS: CAUSES MALIGNES
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- Les radiographies standards peuvent être normales en cas d'OP non fracturaire car la
déminéralisation osseuse n'apparait qu'au-delà de 30% de baisse de masse osseuse.
- Signes radiologiques de la Déminéralisation osseuse diffuse :
Hypertransparence osseuse diffuse et homogène
Liseré de deuil : corticale osseuse amincie mais bien visible
Aspect peigne ou strié : disparition du réseau trabéculaire horizontal et accentuation de la
visibilité des travées verticales
- Fractures-tassements vertébrales : Perte en hauteur du corps
vertébral par fragilisation de l'os avec tassement de ce dernier
Le plus souvent Cunéiforme : Partie antérieure du corps
vertébral
Tassement Biconcave : Partie centrale du corps vertébral
Partie postérieure du corps vertébral
- Critères radiologiques de bénignité d’une fracture vértébrale (QE) :
Fractures volontiers multiples Pas d'atteinte de l'arc postérieur
Siège : dorsal et/ou lombaire (au- Pas de recul du mur postérieur
dessous de T6) Pas d'effacement ou de lyse de la
Sévérité variable (souvent <25% de la corticale osseuse
hauteur vertébrale) Raréfaction homogène et diffuse
Symétrique (sur la radiographie de face)
TDM/IRM du rachis :
- Demandée(s) si doute sur l'origine bénigne ou maligne du tassement vertébral
- Signes négatifs (bénin) :
Pas de lyse de la corticale osseuse Pas de recul du mur postérieur
Pas d'atteinte de l'arc postérieur Pas d'envahissement des parties molles...
Densitométrie osseuse :
- Examen d'imagerie qui confirme la baisse de Ia masse osseuse
- L’absorptiométrie biphotonique à rayons X ( DEXA)
représente la méthode de référence pour la mesure de la
densité minérale osseuse
- La mesure se, fait principalement au niveau de 2 régions :
Rachis lombaire (L1-L4)
Région de la hanche-Col fémoral
- Les résultats de la DMO sont exprimés en :
Masse osseuse : en g/cm2
T-score : Ecart-type entre la valeur de DMO du patient et la valeur moyenne de DMO des
adultes de même sexe (exprimé de DS)
o Dans les situations les plus fréquentes (Femme ménopausée, 50 ans) : On utilise le T-score
Z-score : Ecart-type entre la valeur de DMO du patient et la valeur moyenne de DMO des
adultes de même âge et de même sexe (exprimé de DS)
o Dans quelques situations (Enfant, âge<50ans...) : On utilise le Z-score
- Définition densitométrique de l’ostéoporose :
T-Score Interprétation
LA DMO CONFIRME LA BAISSE DE LA
T-score > -1 DS Densité osseuse normale MASSE OSSEUSE ET NON PAS
-2,5 DS < T-Score < -1 DS Ostéopénie L’OSTÉOPOROSE
T-Score ≤ -2,5 DS Ostéoporose IL FAUT ELIMINER LES AUTRES
OSTÉOPATHIES RAREFIANTES
T-score ≤ -2,5 DS + Ostéoporose sévère ou AVANT DE RETENIR LE
Fractures ostéoporotiques fracturaire DIAGNOSTIC d'OP
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d. Biologie : normale !!! pour le Diagnostic différentiel
- NFS / VS / CRP : Absence d'anémie, Absence de syndrome inflammatoire biologique
- Electrophorèse des protéines sériques (EPP)
- Bilan phospho-calcique sanguin et urinaire (3 jours de suite ) : Normal
- Créatininémie
2) Diagnostic différentiel :
Ostéopathies raréfiantes malignes Ostéopathies raréfiantes bénignes
OSTEOMALACIE : Maladie, beaucoup plus
METASTASES OSSEUSES D'UNE NEOPLASIE
SOLIDE : dans la forme raréfiante diffuse rare que I’OP Défaut de minéralisation de
Cause prédominante : carence en vitamine D
MYELOME MULTIPLE : dans la forme raréfiante
HYPERPARATHYROIDIE
diffuse
Autres HEMOPATHIE MALIGNES :
OSTEODYSTROPHIE RENALE
Lymphomes„.
L’ostéoporose :
- CLINIQUE : Absence d'un contexte de
néoplasie, Conservation de l'état général, - BIOLOGIE +++ : Absence de syndrome
Horaire mécanique des douleurs, Absence inflammatoire biologique
de signes neurologiques - OSTEOMALACIE Hypocalcémie,
- BIOLOGIE : Absence du SIB, Absence de pic hypophosphorémie, hypocalciurie,
monoclonal à l'EPP, Absence PAL, effondrement du taux de vitamine D
d'hypercalcémie, Absence d'insuffisance
- HYPERPARATHYROIDIE : Hypercalcémie,
rénale, d'anémie …
hypophosphorémie, hypercalciurie, Taux
- RADIOGRAPHIES : Absence de signes
radiologiques de malignité des fractures de PTH
vertébrales
Doute Diagnostique :TDM, IRM, Biopsie
osseuse
3) Diagnostics étiologiques :
a. Ostéoporoses primitives :
- OPPM : De loin la plus fréquente chez la femme / Touche la femme ménopausée (50-65 ans).
La perte osseuse prédomine sur l'OS spongieux (Rachis+++) Fractures vertébrales
- OS : Touche les deux sexes au-delà de 70 ans
La perte osseuse prédomine sur l'os cortical Fracture de l'extrémité supérieure de fémur
- OSTEOPOROSE JUVENILE IDIOPATHIQUE : plus rare
b. Ostéoporoses secondaires :
- La perte osseuse secondaire à une pathologie quelconque ou à une prise médicamenteuse
- la OP secondaire sont les plus fréquentes chez l'homme
- Avant la Ménopause / < 50 ans / Homme -> Il faut compléter par une Enquête à visée étiologique
et déterminer l'étiologie de cette OP
OSTEOPOROSE - Rarement d'origine endogène (endocrinopathie avec excès de
production de cortisol)
CORTISONIQUE : la plus - Le plus Souvent, d'origine exogène (iatrogène) : Due à la prise
fréquente prolongée de corticoïdes
Hypercorticisme / Hypogonadisme / Hyperthyroïdie / Diabète /
ENDOCRINOPATHIES
Acromégalie.
MALADIES DIGESTIVE Maladie cœliaque / MICI / Hépatopathies / Résections chirurgicales
RHUMATISMES
Polyarthrite rhumatoïde
INFLAMMATOIRES
Spondylarthrite ankylosante…
CHRONIQUES
- Intoxication tabagique. alcoolique / Certains médicaments
AUTRES (Anti-épileptiques, anti-dépresseurs)
- Immobilisation prolongée, Causes génétiques / Surcharge Fer....
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III- Pronostic : Factures ostéoporotiques :
- Font la gravité de la maladie Augmentation de la morbidité et de la mortalité
- Fractures SEVERES / NON SEVERES
- Fracture SEVÈRES (QE)-> Les fractures associées une importante de la morbidité et de mortalité
Fractures vertébrales Extrémité supérieure de l'Humérus
Extrémité supérieure de Fémur Bassin
Extrémité inférieure de Fémur Trois CÔtes successives
- Le plus important c'est de faire le diagnostic à un stade précoce avant la survenue de fractures
Ceci repose principalement sur :
Recherche systématique de facteurs de risque d'OP
Pratique systématique d'une DMO devant la présence de ces FDR
- Patient ostéoporotique Evaluer le Risque fracturaire Conditionner la PEC thérapeutique
- Les FDR de Fractures :
Age avancé
Antécédents personnels de fractures
Antécédents maternels de fracture de l'extrémité supérieure de fémur
IMC bas
Baisse importante de la masse osseuse à la DMO
Risque important de chute : Troubles visuels / Troubles d'équilibre / Troubles
musculosquelettiques / Hypotension artérielle / Prise de médicaments sédatifs...
IV- Traitement :
1) Règles hygiéno-diététiques :
- Alimentation équilibrée et riche en calcium, en vitamine D et en protéines
- Ensoleillement suffisant
- Activité physique adaptée et régulière
- Arrêt du tabac et d'alcool...
2) Médicaments :
a. Supplémentation vitamino-calcique QE :
- Apport du calcium : Les doses recommandées sont de 1 à 1,5 g/jour
- Apport de la vitamine D : Il est recommandé de doser le 25-OH-vitamine D chez les patients
ostéoporotiques et corriger une éventuelle carence en vitamine D
La posologie d'entretien recommandée : 800 à 1200 UI/jour d'ergocalciférol
- Des supplémentations associées (calcium + vitamine D) sont disponibles
b. Bisphosphonates :
- Les bisphosphonates représentent actuellement les médicaments anti-ostéoporotiques les plus
- prescrits
- Ce sont des médicaments qui la résorption osseuse et par la suite diminuent la perte de la
masse osseuse 70 mg/semaine par voie
- Diminue de de façon considérable le risque Alendronate
orale
de fractures vertébrales et périphériques 35 mg/semaine par voie
- Prescrits aussi bien pour l'OP primitive et Risédronate
orale
secondaire Acide Zolédronique 5mg/an en IV
- Effets indisérables :
Bonne tolérance globale
BP per : Nausées/Epigastralgies/Œsophagite… Prise matinale au lever, à jeune, prendre
le comprimé avec un grand verre d'eau, rester en position assise ou debout pendant 30
minutes 1 heure avant le repas
BP IV : Syndrome pseudo-grippal / Déshydratation Bonne hydratation avant la perfusion
Les deux : Ostéonécrose de la mâchoire Examen stomatologique spécialisé, Soins
dentaires nécessaires, bonne hygiène bucco-dentaire
Les deux : Hypocalcémie Contre-indication absolue
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c. Traitement des complications : Fractures :
- Médicaments symptomatiques ; Antalgiques / AINS
- Traitement orthopédique des fractures périphériques :Immobilisation plâtrée / Chirurgie
(Ostéosynthèse)
- Traitement physique : Corset dorso-lombaire (Fractures vertébrales), Rééducation
fonctionnelle...
- Cimentoplastie / vertébroplastie : (Fractures vertébrales) : Injection de ciment dans le corps
vertébral fracturé sous contrôle scopique ou scanographique -> But antalgique + consolidation
d. Prévention des chutes :
- Corriger les troubles visuels - Sensibilisation de l'entourage
- Equilibre de la tension artérielle et de la - Ergonomie du lieu de vie
glycémie - Aides techniques : déambulateur,
- Eviter les traitements sédatifs et qui béquilles..
diminuent la vigilance
e. Traitement étiologique : en cas d’OP secondaire
3) Stratégie thérapeutique :
- Durant l'enfance et l'adolescence : Acquérir le capital osseux le plus élevé possible -> RHD+++
- Sujets à risque (ménopausée, sujet âgé, maladie à risque élevé d’OP) -> RHD + Calcium +
Vitamine D
- Au stade d’OP : Prévenir les fractures:
RHD
Calcium + Vitamine D
Bisphosphonates
Prévention des chutes
+/- prise en charge orthopédique des fractures
+/- Traitement physique
+/- Traitement étiologique si OP secondaire
4) Suivi d’un patient ostéoporotique :
- Mesure de la taille +++ : Une diminution de la taille est un signe d'alerte de survenue de fractures
vertébrales
- Nouvelles fractures ? Chutes ?
- Insister sur l'observance des traitements et des règles d'hygiène de vie
- Evaluer la tolérance des Bisphosphonates : Effets indésirables?
- Mesure de la DIMO : Permet d'évaluer le degré de perte osseuse sous traitement : une perte
osseuse importante est un signe d'inefficacité des traitements
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