0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
31 vues28 pages

Preperation Gaabousa

Le document traite de l'identification et des propriétés physiques des sols, en expliquant les processus d'altération des roches et les méthodes de reconnaissance des sols, telles que le forage, le sondage et les méthodes sismiques. Il décrit également la composition des sols, leurs propriétés physiques, et les essais de laboratoire pour déterminer des caractéristiques comme la teneur en eau, le poids spécifique et la granulométrie. Enfin, il aborde les limites d'Atterberg et les indices de plasticité pour caractériser le comportement des argiles.

Transféré par

Aouini Ibtihel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
31 vues28 pages

Preperation Gaabousa

Le document traite de l'identification et des propriétés physiques des sols, en expliquant les processus d'altération des roches et les méthodes de reconnaissance des sols, telles que le forage, le sondage et les méthodes sismiques. Il décrit également la composition des sols, leurs propriétés physiques, et les essais de laboratoire pour déterminer des caractéristiques comme la teneur en eau, le poids spécifique et la granulométrie. Enfin, il aborde les limites d'Atterberg et les indices de plasticité pour caractériser le comportement des argiles.

Transféré par

Aouini Ibtihel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

itre 1

IDENTIFICATION ET PROPRIETE PHYSIQUE DE SOL


Les sols sont les résultats d’une altération des roches par le processus d’une dégradation physique ou
altération chimique.
-La dégradation physique est une fragmentation de la roche mère en morceaux causée par l’érosion, la
variation de température, l’action de la végétation…..
-L’altération chimique correspond à une modification chimique sous l’action des agents atmosphériques :
eau…..

IDENTIFICATION

La reconnaissance du sol est l’ensemble des opérations dont le but est de déterminer les caractéristiques
de chaque couche qui forme le sol.

 Puits galeries et tranchées : Ce sont des ouvertures, de dimensions variables, qui permettent de

reconnaitre le sol en place (in situ).

Cette méthode permet d’examiner la structure des différentes couches, et de prélever des échantillons pour
qu’ils soient étudiés ultérieurement dans le laboratoire.

Par contre l’exécution de ces ouvertures est impossible pour les sols pulvérulents (sables) ou en présence
de la nappe phréatique.

Forage et sondage

-Le forage consiste à creuser le sol à l’aide des outils appropriés avec des vitesses importantes pour
atteindre une profondeur bien désigné sans la préservation des couches traversées

Exemple : la recherche de la nappe d’eau souterraine, de pétrole, de gaz……


-Le sondage utilise un tube léger, qui va être enfoncé dans le sol pour récupérer des échantillons intacts de
différentes couches traversées (des carottes) qui vont être étudié au laboratoire.

-Méthode sismique ou électrique.

Un choc à la surface du sol produit des ondes sonores qui se réfléchissent et se réfractent dans le sous-sol.

Le principe du sismique est de provoquer des ébranlements et on suit les signaux qui se réfléchissent sur
certaines discontinuités géologiques.

Camion dans le champ de kaegaya en Russie en Artique Acquisition sismique en mer ( palanca
Angola)

Les enregistrements sismiques recueillis par le géophysicien sont traités par de puissants ordinateurs. On
obtient alors des images en deux ou trois dimensions des strates qui constituent le sous-sol. Ces imageries
sismiques sont analysées, étudiées pour savoir si certaines couches sont susceptibles de contenir
des hydrocarbures.

Nature Terre Terre Poche Sable non Sable Gravier Marne


estimée du végétale végétale d’eau saturé saturé saturé
sol courante compacte

Célérité (ms- 250-450 450-600 1400-1700 250-600 500-900 900-1800 1200-


1
) 2800

Nature Schiste Schiste dur Grés Grés dure Calcaire Roche


estimée du altéré tendre dur compacte
sol

Célérité (ms- 1200-2800 1800-3000 1500-2100 1500-2100 2400- 3000-5000


1
) 4000

Image d’une salle d’étude de couches géologiques (Source : Planète énergie)


ELEMENTS CONSTRUCTIF D’UN SOL

Le sol est constitué d’un squelette solide, d’eau et de gaz

Le squelette solide est formé de grains provenant d’une désagrégation de la roche mère.

Les eaux interstitielles existent dans le sol sous forme d’eau libre qui s’évapore à la température
de 100°c et l’eau liée très visqueuse s’évapore à 300°c.

Droits réservés - © 1992 ESA

Source : « Pédologie » de Ph. Duchaufour, éditions Masson (1984).

Les gaz sont constitués, en général, par l’air et le vapeur d’eau ; dans les sols organiques ces gaz
proviennent de la décomposition des débits des végétaux et des animaux.

PROPRIETES PHYSIQUES
Avant d’analyser le comportement mécanique de sols, il est nécessaire de définir certains
paramètres.

Paramètre dimensionnelles : à partir des grandeurs précédentes, on définit les paramètres suivants :

W
-le poids spécifique total du sol : γ =
V

Ws
-le poids spécifique des grains solides : γs =
Vs

Ws
-le poids spécifique sec : γd =
V

Ww
-le poids spécifique de l’eau : γw =
Vw

W
-le poids spécifique saturé : γsat =
V

-le poids spécifique déjaugé : γ' = γsat - γw


3 3
NB : le poids spécifique des grains solides ϒs compris entre 26,5 kN/m et 28 kN/m

Les paramètres d’état : Ils indiquent dans quelles proportions existent les différentes phases d’un sol

Ww
 La teneur en eau : w % = ×100
Ws

Vv
 L’indice des vides : e =
Vs

Vw
 Le degré de saturation : Sr % = ×100
Vv

Vv
 La porosité : n =
V

ϒs
 La gravité spécifique Gs =
ϒw
Les paramètres sont reliés par des différentes relations données dans le tableau suivant :

Données e n W% Sr % ϒd kN/m3 ϒ kN/m3 ϒsat kN/m3


e, Sr e e [Link] Sr Gs Gs+Sr Gs+e
γω γω γω
1+e Gs 1+e 1+e 1+e
n, Sr n n n .Sr Sr [(1-n).Gs +nSr] [Link](1+w) Gs(Sr+w)
γw γw
1-n 1-n Sr+wGs Sr+wGs
ϒw
w, Sr [Link] [Link] w Sr [Link] [Link](1+w) Gs(Sr+w)
γw γw γw
Sr Sr+wGs Sr+wGs Sr+wGs Sr+wGs
ϒd, Sr Gs.γw Sr
-1
γd
ϒd, w Gs.γw w
-1
γd
e, w e e w
1+e
n, w n n w
1-n
ϒ, w (1-w) w γ ϒ
Gs γw 1+w
-1
γ

γs γ γs
Gs = ϒd= ou ϒd= .
γw 1+w 1+e

γs-γw
γ' = γd
γs

IDENTIFICATION DU SOL AU LABORATOIRE


Nous regroupons dans ce paragraphe quelques essais simples qui permettent d’identifier le sol
 La teneur en eau :
La teneur en eau est déterminée au laboratoire par un double pesé, l’une avant le passage au four et l’autre
après chauffage à 105°c ce qui donne
w = ws + ww pour la première pesé
ws Pour la deuxième pesé.
w-ws
w= .100
ws
 Le poids spécifique des grains solides :
Le poids spécifique des grains solides est déterminé, au laboratoire, à l’aide d’un appareil appelé
pycnomètre.
Connaissant le poids d’un sol séché à 105°c à l’étuve ws ; introduisant le dans le pycnomètre remplit
d’eau distillée on repère le volume d’eau déplacé par le sol.
Le poids volumique ϒs est le rapport du poids ws par le volume vs.
Le poids spécifique des grains solides est déterminé, in situ, à l’aide d’un appareil appelé densimètre à
membrane.
W
 Poids Spécifiques: γ =
V

L’identification du volume total d'échantillon de sol (V) dépend de son état structurel (compacter ou
remanier)
• Méthode par immersion dans l'eau (Pour un sol compacté)
- pesée 1 → poids de l'échantillon - échantillon recouvert d'une couche de paraffine
- pesée 2 → poids de la couche de paraffine (et son volume)
- pesée 3 (hydrostatique) → volume total (échantillon + paraffine)
• Méthode de la trousse coupante (Pour un sol légèrement remanié)
- poinçonnement dans l'échantillon
- volume V de l'échantillon → aire de la section x hauteur.
• Méthode du moule (Pour un sol remanié)
- remplissage d'un moule jusqu'à débordement
- arasage à la règle → comme l'essai Proctor

 Essais granulométriques
Ils permettent d’obtenir les différentes fractions granulométriques d’un matériau suivant les
dimensions de leurs éléments. Chaque classe représente un pourcentage en poids du matériau.
Les particules fines sont éliminées par lavage et seront utilisées par l’analyse sédimento-métrique.
Le matériau séché à l’étuve et versé dans un ensemble de tamis. Les grains se répartissent en
fonction de leurs dimensions sur les tamis.
Dans chaque tamis, on calcule le pourcentage de tamisât au poids total du matériau. Les résultats
seront représentés sur une courbe représentatif des tamisas en fonction des tamis (courbe
granulométrique).
Diamètre Ø ≥200 20≤Ø≤200mm 2≤Ø≤20mm 200µm≤Ø≤2mm 200µm≤Ø≤20µm Ø≤20µm
mm
Bloc Cailloux Gravier Sable Limon Argile
Di désigne le diamètre qui correspond à i% de tamisât.
D60
Le coefficient d’uniformité :Cu =
D10
D302
Le coefficient de courbure : Cc =
D60×D10

La granulométrie d’un sol est dite étalée lorsque les dimensions des grains s’étalent sur un
important intervalle. Caquot suggère qu’une granulométrie étalée si Cu est supérieur à 2 et
uniforme dans le cas contraire.
En général, un sol compact est caractérisé par une granulométrie étalée. En effet, les vides sont
remplis par les différentes classes de grains que contient ce matériau.

Le comportement des sols dépend des paramètres qui caractérisent le squelette solide, à savoir
les diamètres des grains et l’indice des vides. Les essais couramment utilisés sont :

 Equivalent de sable (E.S%) :

L’essai d’équivalent de sable permet de déterminer la composition des éléments fins de sols ou
granulats.

Il est facile à réaliser, c’est pour cela que cet essai est effectué aussi bien au laboratoire que sur
chantier.

Echantillon
E.S %
Argile pure 0
Sol plastique 20
Sol non plastique 40
Sable propre 100

La texture d’un sol est la composition granulaire d’un sol, définie par la proportion des particules
fines de taille inferieure à 2 mm. Elle est caractérisée par une classification triangulaire où on
retrouve les principales classes : sables, limons et argiles.
Droits réservés - © 1992 ESA

Source : « Pédologie » de Ph. Duchaufour,


éditions Masson (1984).

On reconnait les trois types de texture principale dont les propriétés et les caractéristiques sont très
différentes
Le sable : de grand frottement inter granulaire et de porosité élevée.
L’argile : de grande cohésion et plasticité
La tourbe : de grande compressibilité renferme d’importante quantité d’eau.

Appareil de CASAGRANDE
 Limites d’Attergerb :

L’argile est un minéral ou une famille de minéraux, qui appartient à la famille des silicates, sous
forme des feuilles. Elle se caractérise par la superposition de feuillets composés de couches
tétraédriques ou octaédriques. Dans l’espace les feuilles se place divers cations comme K, Na, Ca.
L’argile est généralement issue de l’altération par l’eau des autres silicates (sauf le quartz).
Mélangé à un autre minéral comme la calcite il forme la marne.

L’eau a la possibilité de s’introduire entre les feuilles d’argile et provoque le phénomène de


gonflement.

Inversement s’il y a dessiccation, les feuilles se rapprochent : l’argile fait de retrait.


Par un apport d’eau successif, l’argile change d’état solide à l’état liquide entre ces deux états
limites, l’argile est malléable, elle a un comportement plastique.

Limite de liquidité WL: est le passage de l’état liquide à l’état plastique.

Limite de plasticité WP : est le passage de l’état plastique à l’état solide.

E t a t so lid e Et a t p la st iq u e Et at liq u id e

Wr Wp limite Wi limite de Ea
Sol
Limite de liquidite
L’état d’humidité est exprimé par la teneur en eau.

Indice de plasticité IP = WL - WP

Nature wL (%) wP (%) IP (%)


Limon 24 17 7
Argile limoneuse peu plastique 40 24 16
Argiles plastiques 114 29 85
Argile de Mexico 500 125 375
Bentonite 710 54 656

WL – Wnat
Indice de liquidité : Ic =
IP

Etat valeur
sol de consistance liquide Ic ≤ 0
sol de consistance très molle 0 ≤ Ic ≤ 0.25
sol de consistance molle 0.25 ≤ Ic ≤ 0.5
sol de consistance ferme 0.5 ≤ Ic ≤ 0.75
sol de consistance très ferme 0.75 ≤ Ic ≤ 1
sol de consistance dure Ic ≥ 1

Activités des argiles Ac = IP (pourcentage des éléments inférieurs ou égal à 2 µm).

Exemples : montmorillonite Ac = 7,2. Illite Ac = 0,9 . Kaolimite Ac = 0,38

Densité relative Dr ou indice de densité Id :


La densité relative est définit comme Id = ( emax – e) / ( emax – emin)

.e est l’indice des vides de sol sur place

Pour le sable : si Id ≤ 0,5 on dit que le sable est lâche

Si Id ≥ 0,5 on dit que le sable est serré.

Essai de bleu de méthylène


L’essai au bleu de méthylène nous permet de déterminer la quantité des argiles dans l’échantillon.
Le dosage s’effectue en ajoutant successivement des quantités de la solution de “bleu” et en
contrôlant l’adsorption au fur et à mesure.
Une goutte de suspension est prélevée et est déposée sur un filtre.
L’essai consiste à déterminer l’adsorption maximale obtenue lorsque la tâche est entourée d’une
auréole bleu-clair persistante.

Essai de bleu à la tache

EXPRESSION DES RÉSULTATS

La quantité de bleu consommée est donc une indication de la quantité d'argile.

Masse sèche de la prise d’essai: M0= M1/(1+w)


Masse de bleu introduite: B = 0,01 x V

La valeur de bleu (VBS) s'exprime par la quantité de bleu en grammes consommée par 100 grammes de
fines.
L’expression du résultat est (en g de bleu pour 100g de sol sec): VBS = 100 x B/M0
 Teneur en carbonate de calcium

CLASSIFICATIOND ES SOLS
Classer un sol consiste à I ‘identifier grâce à des mesures quantitative est à lui donner un nom a
fin de le rattacher à un groupe de sols de caractéristiques semblables.
Apparentée à la classification américaine U .S.C.S(.Unified Soil Classification System), la
classification des Laboratoires des Ponts et Chaussées (L .P. C.) utilisée en France s 'appuie sur
essentiellement sur I ‘analyse granulométrique et sur les caractéristiques de plasticité de la
fraction fine, complétée par des essais très simples ( couleur , odeur, effets de l'eau , tc.).
La classification G TR 92 utilisée dans les travaux de terrassement est aussi très largement
répandue.
Les sols sont désignés par le nom de la portion granulométrique prédominante qualifiée par un
adjectif relatif aux portions secondaires

SOLS AGRANULOMÉTRINEI UFORME

APPLICATIONS

Exercice 1

Un sol a un indice de vide e = 0,65 et un poids spécifique des grains solide γs = 26,5 kN/m3.

1) Déterminez le poids spécifique total γ.

2) Connaissant e et γs pour un sol saturé ; déterminer w et γ.

Exercice 2 :

Une argile saturé a un poids spécifique γ = 20,5 kN/m3 et de poids spécifique sec γs = 27 kN/m3

Calculer : γ’, γd, w, e, n


Exercice 3 :

Un échantillon de sol pèse 129,1 g et un volume de 56,4 [Link] masse qui constitue les grains
solide pèse 121,5 g. Si La gravité spécifique Gs = 2,7 quelle sera la teneur en eau w, l’indice de vide e,
le degré de saturation Sr ?

Exercice 4 :

Un échantillon de sol de poids spécifique γ = 17,2 kN/m3 pour un degré de saturation Sr = 55 % et γ = 18,
3 kN/ m3 pour Sr = 96 %.

Déterminer l’indice de vide e et le poids spécifique γs.

Exercice 5 :

Un sable quartzeux pèse à l’état sec 15,4 KN/m3.

Déterminer son poids volumique et sa densité humide ɣh/ ɣw quand il est saturé ?

Sachons que : Gs = 2,65, g= 9,81 m/s et ɣw = 10 kN/m3

Chapitre: 2

HYDRAULIQUE DES SOLS

INTRODUCTION :

Dans un sol saturé l’eau circule librement entre les grains et influe sur le comportement des
matériaux.

L’étude de l’effet de l’eau dans le sol, des hypothèses doivent être pris en considérations :

- L’eau est à son état liquide.

- La vitesse de l’écoulement est faible (écoulement permanant et laminaire).


- Pas de variation du squelette solide des grains.

- La loi de Terzagui est valable (σ = σ’ + u)

- On prend en considération l’effet de la pesanteur.

ᵟvx ᵟvy ᵟvz


- L’équation d’équilibre est vérifiée : + + =0
ᵟx ᵟy ᵟz
Différents états de l’eau dans les sols

L’eau dans les sols se trouve sous trois formes : eau de constitution, eau adsorbée et eau
interstitielle.

- Eau de constitution est l’eau qui entre dans la structure cristalline des matériaux.

- Eau liée ou adsorbée : les molécules d’eau dipolaires sont attirées par des effets de surface sur
des ensembles ionisés (comme les argiles) en couche fine. L’eau d’adsorption n’est pas chassée
par centrifugation.

- Eau interstitielle : eau capillaire est retenue à la surface des grains par une attraction moins forte
que dans l’adsorption, elle peut se déplacer entre les grains en cas d’une variation de charge. Elle
peut être présentée sous forme d’eau libre, c’est l’eau de gravité, disponible dans les nappes
phréatiques et les nappes aquifères.

PERMEABILITE ET LOI DE DARCY

Considérons un cylindre de sol de section «S».Un écoulement d’eau se produit continuellement de


A vers B
Un écoulement permanent et constant de débit Q passe à travers la section S.

Δh

Q
Par définition, la vitesse de l’écoulement de l’eau à travers la section S est V= [m/s] ; cette
S
vitesse est une vitesse apparente car, d’une par la section réelle est la section des ports S’ = nS
avec n est la porosité, d’autre par les ports ne sont pas rectilignes.

Si la charge hydraulique est définit comme étant l’énergie mécanique « h » appliquée en un point
u V2
par la formule de Bernoulli : h = z + +
ɣw 2g

Avec : v = vitesse de l’eau

U = la pression de l’eau

.g= l’accélération de pesanteur

. ɣw = la masse volmique de l’eau.

L’écoulement devra conserver la structure du squelette solide de sol, la vitesse de l’écoulement


doit être faible « < 10 m/s ».

Um
Soit hm= zm++ en (M)
ɣw

Un
. hn = zn++ en (N)
ɣw

D’après le théorème de Bernoulli :

Si hm= hn = cte pas d’écoulement la nappe est stagne

Si hm˃ hn un écoulement de m vers n, la perte de charge Δh = hm – hn

hm – hn
On appelle gradient hydraulique i =
l

Darcy a déterminé expérimentalement en 1854 la vitesse de l’écoulement de l’eau à travers un sol


en fonction de sa perméabilité et le gradient hydraulique :

Δh
V=Ki=K
l
Q = V ₓ S’ = K i nS

Le coefficient de perméabilité du sol est une caractéristique du sol, elle dépond de :

 La granulométrie du sol et de sa nature

 Sa structure

Pour un sol fin, les ports sont petites, les frottements sont importants se qui provoque les
pertes de charges sont considérables, la valeur de la perméabilité petite.

Par simplification on dit que les argiles sont imperméables, en faite ils ont un coefficient de
perméabilité très faible.

La compacité réduite des ports entre les grains engendre une réduction du coefficient de
perméabilité.

Hazen « 1895 » à proposé la relation K = kD210 (D10 en cm). k est un coefficient expérimental
égal à 100 pour sable de densité moyenne et de 25 pour les graviers de 15 mm de diamètre.

Puisque la perméabilité dépend du frottement de l’eau avec la surface des matériaux et de sa


porosité Kozeney-Carman (1956) suggère que la perméabilité est en fonction de la porosité, de
la surface spécifique Sm (m2/kg) et de la masse volumique ρs (kg/m3)

e3
6
K = 1.5 10 3 2
ρsSm(1+e)

A partir de cette équation en conclue que la perméabilité proportionnel de la porosité et décroit


avec la masse volumique. La perméabilité n’est pas une grandeur intrinsèque du sol puisqu’elle
varie avec la porosité.

Ordre de grandeur du coefficient de perméabilité

Sol Marge de K (cm/s)


Gravier 10-1 – 102
Sable 10-3 -10-1
Limon et sable argileux 10-7 -10-3
Argile 10-11 -10-7
Roche fissurée 10-10 -10-8

Au laboratoire, en détermine le coefficient de perméabilité par deux méthodes :

 Mesure sous charge constante pour les sols perméables.

 Mesure sous charge variable pour les sols peu perméables.


In situ le coefficient de perméabilité est déduit par l’essai de pompage.

1 Perméabilité à charge constante

Un perméamétrie est composé d’une enceinte étanche dans la quelle est place un
échantillon de sol de section S de longueur L. Les deux extrémités de l’échantillon sont reliées à
deux tubes par l’intermédiaire des pierres poreuses.

On maintient à l’aide de trop-pleins la différence de charge constante (Δh) entre les deux faces de
l’échantillon et qu’on mesure la quantité d’eau Q* qui est passée dans un axe de temps donné (t).

H QL
Q=KiSt=K st K=
l HSt
Perméabilité à charge variable

Le tube (1) est rempli d’eau et l’on suit la baisse de niveau en fonction du temps.
La quantité d’eau écoulée pendant un axe de temps (dt) est :

Q*= -sdh

h
Or Q*= [Link] = K i S dt puisque i =
l

h
Q* = -k [Link] = -[Link]
l

l s Δh
Kdt = -
S h
Cas des sols lités ; définition de kh et kv

La plupart des sols lités (sédimentaires ou métamorphiques) forment des couches successives
(superposées) de granulométrie et de perméabilités variables.

Le sol est composé par des couches successives de granulométrie et des paramètres variables.

Perméabilité de la couche : k1, k2, k3,.......kn

Epaisseur de la couche : L1, L2, L3, ...........Ln Q

Si l’écoulement est perpendiculaire au plan de stratification,

h
Le debit est constant v = kv = k1 i1 = k2 i2 = k3 i3=... = kn in
l
Or h = L1 1i + L2 2i + L3 3i +…..Ln ni

ECOULEMENT SOUTERRAINE

Nappes souterraines : lorsque le sol est saturé et qu’une différance de charge se manifeste entre
deux points, elle engendre un gradient hydraulique, un écoulement apparait cherchant l’équilibre
énergétique entre les deux points.

Si l’eau peut se faufilée facilement entre les grains du sol avec un débit important, en certifie que
le terrain est aquifère.

Si la couche est imperméable l’eau circule difficilement, le terrain est aquifuge.

De se faite on définie les nappes comme suit :

 Nappe libre : si la pression interstitielle de l’eau à la surface de la nappe est nulle.

 Nappe phréatique : c’est la première nappe libre rencontrée depuis la surface.

 Nappe athisienne : Si l’eau se trouve captée entre deux couches hermétiquement étanches et
que la pression à la surface est positive.

 Nappe artificielle : nappe crée par l’homme au cours de la construction d’un ouvrage
hydraulique.

Ecoulement à deux dimensions en milieu homogène et isotrope.

Réseau d’écoulement : le réseau de l’écoulement est basé sur les équations différentielles de la
conservation de la masse.

∂v ∂v ∂v
kx v + ky v +k v =0
∂x x ∂y y ∂z z

Pour résoudre une telle équation il faut se soumettre sous les hypothèses suivantes :

 L’écoulement est laminaire et permanent (équation de la place).

 Le milieu est homogène est isotrope. (k est constant)

dh
 La loi de darcy est applicable. V = - k t
ds
L’écoulement est bidimensionnel (plan : X, Y), la composante de la vitesse suivant (z) est nulle, se
qui ramène explicitement l’équation suivante :

∂2 h ∂2 h
2 + 2 =0
∂ x ∂ y

∂Ψ ∂Ψ
On définit la courbe de courant Ψ(x, y) dans le réseau par : vx= et vy= -
dy dx

Les courbes de la fonction Ψ(x, y) représentent la trajectoire des particules liquides.

Les lignes équipotentielles est l’ensemble des points dont la charge est constante.

Les lignes de courant représentent la trajectoire de l’eau, elles sont orthonormées aux lignes
équipotentielles.
Condition constructive :

 Le fond du milieu liquide (lac, rivière.....) représente une ligne équipotentielle.

 Le substratum imperméable est une ligne équipotentielle.

 L’obstacle de rétention d’eau (artificiel ou naturel) est une ligne de courant.

 La surface libre (l’exutoire) est une surface équipotentielle.

Calcul du débit à travers un massif en terre.

La perte de charge entre deux lignes équipotentielles est constante.

L’espace entre deux lignes de courant est tube d’écoulement.

Considérons un tube de courant élémentaire de longueur ΔL ;

Il est pris entre deux lignes équipotentielles h et h+Δh. h

La distance entre les lignes de courants AB = a

Δh
Loi de Darcy V = k
Δl
Δh
Δq = a ₓV = a ₓ k
Δl

Cette condition est résolvable que si la maille est un carrée : Δl = a Δq = k Δh


H H
Soit nh est le nombre des équipotentielles tel que Δh= Δq = k
nh nh

On constate que le débit de l’eau est identique dans tous les tubes de courants ; le débit total qui
s’infiltre a travers le massif est de :

nc
Q=kₓ ₓH
nh

Ecoulement à travers un milieu homogène et anisotrope

En réalité, les couches granulaires sont formées par des fragments de démentions variable ce qui
engendre deux coefficients de perméabilités :

kh : coefficient de perméabilité horizontale ; Kv : coefficient de perméabilité verticale.

Le débit filtrant Q à travers ce milieu est le même dans un milieu homogène et isotrope si nous
nous soumettons aux conditions suivantes :

kv
Le coefficient correcteur sur l’échelle horizontale entre les milieux : k = .
kh

La perméabilité équivalente k = kv×kh

Les paramètres verticaux sont invariables.

Si on se place dans une condition bien particulaire où le milieu poreux présente une symétrie, on
trace la moitié du réseau seulement.

La ligne médiane est une ligne équipotentielle.

Le fond du barrage ainsi que le substratum sont des lignes équipotentielles.

Toutes les lignes de courants sont perpendiculaires aux lignes équipotentielles.

POUSSEE D’ECOULEMENT

L’eau en mouvement applique une force de poussée sur tout obstacle qui se place devant ce
courant. Le squelette des grains solide résiste à l’action des eaux souterraines en écoulement.

Cette action doit être analysé l’or de l’étude de la stabilité, elle peut causer la destruction des
ouvrages. Caractéristique de la poussée d’écoulement :

 La poussée d’écoulement se dirige dans le sens du flux.


 La poussée de l’écoulement est une force massique « elle est proportionnelle à la masse de
l’obstacle».

 La poussée d’Archimède et la poussée d’écoulement sont des actions interstitielles


appliquées sur la circonférence des massifs.

 L’intensité de la poussée d’écoulement dP = γw dv i

γw : masse volumique de l’eau.

dv : volume élémentaire de sol.

i : gradiant hydraulique.

 Une masse élémentaire de sol baigne dans une nappe en écoulement permanent est
soumise à trois forces :

 Action de pesanteur w =γ sat dv

 Action d’Archimède A = w dv

 Poussée d’écoulement dP = γw dv i

Le bilant des forces réduit ces actions en deux forces en considérant le poids spécifique γ’ = γsat -
γw
A

P p
w’
w

Application du phénomène de Renard à proximité d’un rideau de palplanche,

Les lignes du courant sont verticales, du coté aval l’action de l’eau est verticale

totalement opposée du poids spécifique.

γ' P=iγwd
à l’équilibre P = w’ i=
γw

Puisque γw = 10kn/m3 i peut avoir deux valeur :


w’=γ’dv
.i ˃ 1 le sol est stable.

.i < 1 le sol peut être entrainer par le courant d’eau.

Le sable mouvant est le phénomène typique de soulèvement de sol par l’eau, il se trouve que les
grains solides se trouvent en apesanteur.
ECOULEMENT EN REGIME PERMANENT

Un essai de pompage par crépine, in situ, nous permet de déterminer le coefficient de perméabilité
du sol. Cet essai consiste à pomper ou insuffler l’eau dans le sondage en gardant le même
dénivèlement de charge (H-h0).
r
Pour une nappe libre :

R : rayon d’action du puits estimé par Sichart


R
R = 3000 (H – ho) k NP

H2-h02
Q = π×k .h1 H
R
ln ( ) .h2
r0

.r1
h12-h22 .h
Q = π×k H
r1
ln ( )
r2

Pour une nappe captive .r0

H-h0
Q = 2π k e N
R
ln ( )
r0

h2-h1
Q = 2π k e N
r2
ln ( )
r1

R
H
e
.h0

Essai LEFRANC (1936-1938) :

L’essai consiste à pomper l’eau souterraine issue de la nappe phréatique avec un débit constant.
Cette action crée une cavité au fond du puits.
La cavité prend la forme d’un cylindre de longueur L et de diamètre D. Le débit de pompage est
définit par :

Q = C×K ×h (m3/s)

k = coefficient de perméabilité (m/s)

.h = charge hydraulique (m)

2πL
C: Si L ˃ D
Ln2L
D

L 1
C = 2π D + Si L < D
D 4

C = 2,21 π D Si L = D

Cette essai présente les avantages suivants :

 Rapidité d’exécution.

 Le cout de l’essai est faible.

 Plus représentatif, elle détermine rapidement la charge réelle de la nappe.

 Elle peut être réalisée dans le milieu urbain sans endommagement des structures voisinentes.

Mais la détermination des caractéristiques de la cavité au fond du puits est difficile ainsi que
l’éboulement des matériaux pour les sols granules ou sable l’obturation de la crépine par les fines
se qui accentue les incertitudes.

-CAPILLARITE (Loi de RURIN)

L’extrémité inférieure d’un tube fin de diamètre (d) est en contacte avec un l’eau, une quantité du
liquide s’infiltre dans le tube à une hauteur (h). C’est la remonté capillaire.

d
h

eau

En admet l’existence d’une force d’attraction ascendante T dans le ménisque tout le long de tube
sur une hauteur h.
Cette tension est capable d’accrocher une quantité d’eau à la paroi de tube de hauteur (h).

Condition d’équilibre : π d T cosα = π r2 h γw

Tcosα
h=2
rγw

-4
la tension superficielle de l’eau estde 8 10 N/cm c’est pour cela qu’il faut que ( r ) est faible pour
que la rementer soit élevée.

.r mm .h .r μ .h m
cm
1 1,6 10 1,6
0,1 16 1 16

Le même phénomène se manifeste dans le sol, les vides forment un réseau très complexe ce qui
rond le problème plus compliqué. L’eau issue de la nappe phréatique dépend dans ca remonté de
l’indice de vide et de la granulométrie de sol.

C
h=
ed10

C = constante variable de 0,1 à 0,5 cm2 suivant le sol.

.e = indice de vide.

.d10 = l’ouverture du tamis à travers la quelle passe 10% des granulats.

A.U : 2024-2025 DEVOIR DE CONTROL


Matière : Géotechnique Durée : 1 heure
Classe : 3eme Génie Minier Date : Novembre
Salle : 24
Nom de l’Enseignant : Gaboussa Abdallah Nbr de page 2
N.B : document non autorisé

Exercice I (6,5 points)

Un échantillon d’argile saturée pesait 35.4g à l’état naturel et 24.2g après séchage à l ‘étuve.
3
Si le poids volumique des grains solides vaut 26,2 kN/m .

Déterminer la teneur en eau, l’indice des vides, la porosité, le poids volumique total, le poids
volumique sec et le poids volumique déjaugé

Exercice II (7 points)

Un barrage de 40m la largeur doit être fondée sur une couche d’alluvions (Marne) de masse
volumique
(γ =19,7kN/m3), de perméable (k= 9.8 10-4 m/s) limité à 30 m de profondeur par un substratum
horizontal imperméable. L’encrage du barrage est de 2m, la retenu de l’eau est de 12m.
Le réseau d’écoulement à mailles carrées est tracé sur la figure suivante :

1) Calculer la pression interstitielle au point C du contact barrage avec le sol situé à 5 longueurs de
variation des charges par rapport au parement amont du barrage et de (-2m) par rapport au plan
de référence.
2) Evaluer le gradient hydraulique de sortie au contact du pied aval du barrage distante de 8.5m
i cri
En déduire le coefficient de sécurité vis-à-vis du phénomène de renard Fs =
i
; ( icr : gradient hydraulique critique)
3) Calculer le débit de fuites sous le barrage en 24 heures.

Exercice III (6,5 points)

On donne l’état de contraintes illustré sur la figure ci-dessous.


On demande de déterminer :
1) les contraintes principales et leurs directions
2) L’état de contraintes sur les plans horizontal et vertical
3) La contrainte de cisaillement maximale positive et le plan sur lequel elle est appliquée. En
déduire l’angle
entre ce plan et le plan de σ3 (ou σ1 )

Vous aimerez peut-être aussi