0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues8 pages

TD Adm Pub

L'administration publique englobe les institutions et processus qui mettent en œuvre les politiques publiques, en se concentrant sur la gestion des affaires publiques et la régulation des secteurs sociaux. L'étude de cette discipline a évolué d'une approche bureaucratique traditionnelle vers des modèles plus flexibles et participatifs, tels que le Nouveau Management Public, en réponse aux besoins contemporains. La bureaucratie et la gouvernance, bien que souvent opposées, peuvent être complémentaires pour améliorer l'efficacité de l'action publique.

Transféré par

rbxhj2ntgm
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues8 pages

TD Adm Pub

L'administration publique englobe les institutions et processus qui mettent en œuvre les politiques publiques, en se concentrant sur la gestion des affaires publiques et la régulation des secteurs sociaux. L'étude de cette discipline a évolué d'une approche bureaucratique traditionnelle vers des modèles plus flexibles et participatifs, tels que le Nouveau Management Public, en réponse aux besoins contemporains. La bureaucratie et la gouvernance, bien que souvent opposées, peuvent être complémentaires pour améliorer l'efficacité de l'action publique.

Transféré par

rbxhj2ntgm
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

SEWANOU Fifamé Marie Elisabeth

Licence 2 Science politique

TD Administration Publique

1. Définissez l'Administration publique.


L'administration publique désigne l'ensemble des institutions, organisations et
processus qui mettent en œuvre les politiques publiques décidées par les
gouvernements. Elle regroupe les fonctions exécutives de l'État, à savoir la
gestion des affaires publiques, des services publics, la mise en œuvre des lois et
la régulation des différents secteurs de la société (éducation, santé, transport,
etc.).

2. Comment l'étude de l'administration publique était-elle


traditionnellement abordée ?
Traditionnellement, l'étude de l'administration publique se concentrait sur
l’analyse des structures et des processus internes de l'administration, souvent en
mettant l'accent sur la bureaucratie, la hiérarchie, la division du travail et
l'efficacité. Les approches classiques ont privilégié la compréhension de
l’organisation formelle, des règlements et des mécanismes de gestion interne.

3. Qu'est-ce qui a motivé l'évolution de l'étude de l'administration publique


vers une approche plus large ?

L’évolution vers une approche plus large de l'administration publique a été


motivée par plusieurs facteurs : la complexité croissante des sociétés modernes,
les nouvelles attentes des citoyens, et l'influence des théories du management
privé. Les besoins d'une administration plus flexible, transparente et orientée
vers la performance ont aussi poussé à repenser les modèles traditionnels,
notamment avec l'émergence du Nouveau Management Public (NPM) et
l'importance accrue des politiques de gouvernance et de participation citoyenne.
4. Quelles disciplines ont enrichi la science administrative contemporaine ?
La science administrative contemporaine a été enrichie par plusieurs disciplines,
notamment :
- La science politique : pour comprendre les interactions entre les pouvoirs
politiques et l'administration.
- L’économie : en particulier les théories sur la régulation, les politiques
publiques et l'efficacité des services publics.
- La sociologie : pour analyser le comportement des fonctionnaires et des
organisations administratives.
- La gestion et le management : avec des influences du management privé et
de la gestion des ressources humaines.
- Le droit public : pour encadrer légalement l'administration et ses actions..
- Les études organisationnelles : pour analyser les structures, les processus et la
culture organisationnelle des administrations.

5. Parmi les caractéristiques clés de l'administration publique, laquelle


souligne son adaptation aux défis contemporains ?
L'une des caractéristiques clés de l'administration publique moderne est sa
capacité à s'adapter aux défis contemporains, comme la décentralisation, la
flexibilité, et la réactivité face aux crises (sanitaires, économiques, climatiques).
L’accent est également mis sur la gouvernance collaborative, impliquant
davantage d’acteurs, notamment les citoyens, dans le processus décisionnel.

6. Quel est l'objectif principal de la régulation et du contrôle des activités


sociales, économiques et environnementales par l'administration publique ?
L'objectif principal de la régulation et du contrôle des activités par
l'administration publique est d'assurer un équilibre entre les différents intérêts
sociaux, économiques et environnementaux, tout en garantissant le respect des
normes et des lois. Cela inclut la protection de l'intérêt général, la justice sociale,
la protection de l'environnement et la régulation des marchés pour prévenir les
abus de pouvoir et les dérives économiques.
7. Quelle approche historique de l'administration publique met l'accent sur
la hiérarchie, la spécialisation et l'efficacité ?
L’approche bureaucratique de l'administration publique, telle que décrite par
Max Weber, met l'accent sur la hiérarchie, la spécialisation et l’efficacité dans la
gestion des affaires publiques. Cette approche repose sur une structure
pyramidale où chaque niveau hiérarchique a des responsabilités bien définies et
des processus standardisés pour garantir la rationalité et l'efficacité.

8. Qu'est-ce que le Nouveau Management Public (NPM) ?


Le Nouveau Management Public (NPM) est un ensemble de réformes
administratives qui s'inspirent des pratiques de gestion du secteur privé pour
améliorer la performance du secteur public. Les principes du NPM incluent la
délégation de pouvoir, l’autonomie des gestionnaires publics, l’évaluation de la
performance et la recherche de résultats mesurables. L'objectif est de rendre
l’administration publique plus efficace, orientée vers le service aux citoyens, et
plus flexible.

9. Qu’est-ce que la bureaucratie ? Quelles sont ses caractéristiques ?


La bureaucratie désigne un type d'organisation caractérisé par une hiérarchie
stricte, une division claire des tâches, des règles et procédures codifiées, ainsi
qu'une gestion impersonnelle. Selon Max Weber, ses caractéristiques incluent :
- Hiérarchie : Chaque niveau de l’organisation contrôle un niveau inférieur.
- Spécialisation : Les tâches sont divisées en fonctions spécialisées.
- Réglementation : Des règles formelles guident toutes les décisions et actions.
- Impersonnalité : Les décisions sont prises sur la base de règles et non de
préférences personnelles.
- Carrière administrative : Les fonctionnaires sont recrutés et promus en
fonction de leur compétence, et non de leurs relations personnelles.

10. L'objectif de l'administration publique est-il de maximiser les profits de


l'État ?
Non, l’objectif de l’administration publique n’est pas de maximiser les profits de
l’État, contrairement à une entreprise privée. L’administration publique vise
principalement à servir l’intérêt général en fournissant des services publics, en
régulant les activités sociales et économiques, et en garantissant l’application de
la loi. Les priorités sont la justice sociale, le bien-être collectif, l’équité, et la
protection des droits des citoyens.

Exercice 2 : Dissertation
Bureaucratie et gouvernance : deux modèles opposés ou complémentaires
pour l'action publique ?

L’administration publique est au cœur du fonctionnement de l'État et de la mise


en œuvre des politiques publiques. Elle peut être abordée sous plusieurs angles,
mais deux modèles principaux s’opposent souvent dans les discussions
contemporaines : la bureaucratie et la gouvernance. D’un côté, la bureaucratie
incarne une organisation hiérarchique et rigide, où les règles et procédures
prédominent. De l’autre, la gouvernance se caractérise par une approche plus
flexible et participative, valorisant l'interaction entre différents acteurs. Ces deux
modèles sont-ils réellement opposés ou peuvent-ils être complémentaires dans le
cadre de l'action publique ? Nous étudierons d’abord, dans une première partie,
comment ces deux modèles sont opposés pour l’action publique, puis dans une
deuxième partie, nous examinerons en quoi ils peuvent se compléter pour
améliorer l’efficacité de l’administration publique.

I. Les deux modèles opposés pour l’action publique


1. Hiérarchie et Collaboration
L’une des principales oppositions réside dans la hiérarchie et la centralisation de
la bureaucratie, d’une part, et la décentralisation et la collaboration propres à la
gouvernance, d’autre part. La bureaucratie repose sur une organisation
hiérarchique et centralisée. L’autorité et la prise de décision sont concentrées au
sommet de l’administration, et les fonctionnaires appliquent des règles strictes
sans marge de manœuvre. Ce modèle vise à garantir une uniformité et une
régularité dans l’action publique, où chaque individu a un rôle défini selon un
organigramme rigide. En revanche, la gouvernance repose sur une structure plus
horizontale et décentralisée, impliquant une multiplicité d’acteurs (collectivités
locales, organisations privées, société civile, citoyens). Les décisions sont prises
de manière participative, et les acteurs collaborent pour définir et mettre en
œuvre des politiques publiques. Ce modèle valorise la flexibilité, la réactivité et
l’adaptabilité aux besoins spécifiques de chaque situation. La bureaucratie
fonctionne dans un cadre très rigide et contrôlé, tandis que la gouvernance
valorise la pluralité des acteurs et la souplesse des processus décisionnels, ce qui
engendre des différences notables dans l'approche de l'action publique.

2. Efficacité administrative et Réactivité politique


Le modèle bureaucratique est souvent perçu comme lourd, lent et détaché des
réalités politiques. En raison de sa structure hiérarchique et de son système de
règles rigides, la bureaucratie peut être relativement inefficace face à des
changements rapides dans les besoins ou dans la société. Les processus longs et
les délais d'approbation peuvent empêcher une réponse rapide aux crises. La
Bureaucratie bien qu’elle garantit une certaine efficacité administrative dans des
contextes routiniers, elle est souvent vu comme une entrave à l’action rapide
dans des situations complexes ou de crise. En revanche, la gouvernance permet
une réaction rapide et une adaptation immédiate face à des urgences, car elle
repose sur des processus de décision plus rapides et moins formels. Elle permet
de mobiliser rapidement les ressources et de s’adapter aux changements
contextuels. La bureaucratie, avec son efficacité dans la gestion des tâches
quotidiennes, souffre d’une réactivité réduite face aux évolutions rapides,
contrairement à la gouvernance, qui privilégie l’agilité dans l’action publique.

II. Bureaucratie et gouvernance : deux modèles complémentaires pour


l’action publique
Malgré leurs différences apparentes, la bureaucratie et la gouvernance peuvent
se révéler complémentaires dans la mise en œuvre des politiques publiques, et
chacune de ces approches peut apporter des atouts au système administratif
global.

1. Complémentarité dans la gestion des différentes dimensions de


l’action publique
La bureaucratie, avec sa structuration hiérarchique et ses procédures claires, est
particulièrement adaptée à la gestion de questions administratives de routine,
telles que le traitement des demandes, la gestion des ressources humaines, et
l'application uniforme des lois et règlements. Dans ce domaine, elle garantit
l’efficacité, l’égalité de traitement et la transparence des actions publiques.
En revanche, la gouvernance est plus appropriée pour répondre aux défis
complexes et multidimensionnels que l'administration publique doit affronter
aujourd’hui. Par exemple, dans des domaines comme la transition écologique, la
gestion des crises sanitaires ou la lutte contre les inégalités, la gouvernance
permet une approche collaborative entre les différents acteurs sociaux
(collectivités locales, organisations non gouvernementales, entreprises, etc.),
rendant la prise de décision plus adaptée aux contextes locaux et aux besoins
diversifiés des citoyens.

2. Un modèle hybride pour une meilleure réactivité et une gestion efficace

Les deux modèles peuvent se compléter dans un cadre hybride. En effet, une
administration publique efficace pourrait se servir des atouts de la bureaucratie
pour ses fonctions administratives classiques (gestion des ressources humaines,
applications des lois) et de la gouvernance pour la gestion des politiques
publiques complexes où la collaboration, la réactivité et l’innovation sont
essentielles. Par exemple, en matière de gestion de crise, la bureaucratie peut
fournir une structure de commandement et de contrôle centralisé, alors que la
gouvernance permet une réactivité décentralisée, impliquant les acteurs locaux
dans la mise en œuvre des politiques. De même, la gouvernance participative
peut être utilisée pour résoudre des problèmes sociaux complexes en impliquant
des citoyens et des acteurs privés, tandis que la bureaucratie assure la régulation
et le contrôle de la mise en œuvre de ces politiques.

Conclusion
Bureaucratie et gouvernance, bien qu'opposées dans leurs fondements et leurs
pratiques, peuvent être considérées comme complémentaires dans le cadre de
l'action publique. Si la bureaucratie est un modèle adapté à la gestion des tâches
administratives de routine et de contrôle, la gouvernance, quant à elle, apporte la
flexibilité, la collaboration et la réactivité nécessaires face aux défis
contemporains. L’administration publique moderne, afin de répondre aux
multiples enjeux de la société, devra réussir à combiner ces deux modèles en
fonction des contextes et des spécificités des politiques publiques à mener. Dans
ce cadre, l’efficience et l’adaptabilité de l’action publique ne peuvent être que
renforcées par un équilibre entre la rigueur bureaucratique et la flexibilité de la
gouvernance.
BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages généraux sur la bureaucratie et la gouvernance


 Michel Crozier (1963). Le phénomène bureaucratique. Paris : Seuil.
 Max Weber (1922). Économie et société. Paris : Plon.

Articles et études sur l’efficacité administrative et la réactivité politique


 Stephen P. Osborne (2010). The New Public Governance? Emerging
Perspectives on the Theory and Practice of Public Governance. London :
Routledge.
 Christopher Hood (1991). A Public Management for All Seasons? Public
Administration, 69(1), 3-19.
 Roderick Arthur William Rhodes (1996). The New Governance:
Governing without Government. Political Studies, 44(4), 652-667.

Ouvrages et articles sur la centralisation et la décentralisation dans l’action


publique

 Jean Chevallier (2003). Science administrative. Paris : Presses


Universitaires de France (PUF)

Vous aimerez peut-être aussi