DOCUMENT MISSENGUE La-Sage Corrigé pdf2
DOCUMENT MISSENGUE La-Sage Corrigé pdf2
I
DEDICACE
Je dédie ce mémoire à :
II
1 REMERCIEMENTS
Il m’est particulièrement important de débuter ce mémoire en remerciant chaleureusement, ceux
qui, par leur soutien, leurs conseils m’ont permis de mener à bien ce travail.
Avant tout je tiens à remercier monsieur Vivien Romaric EKOUELE MBAKI, Directeur de ce
mémoire pour sa compréhension, son assistance et son dévouement particulier à mon travail ;
J’exprime également ma gratitude à tous les membres du jury pour avoir accepté d’examiner ce
modeste travail et qui, malgré leurs multiples occupations, ont fait preuve de disponibilité à mon
égard, notamment :
Monsieur Louis MATOS, Président du jury ;
Monsieur Bertrand Guelor ELONGO, Rapporteur de cette étude.
Ensuite, je tiens aussi à remercier tous les responsables académiques de l’Ecole Nationale
Supérieure Polytechnique notamment :
Monsieur GOGOM Mathurin, directeur de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique ;
Monsieur GOMAT Landry, directeur adjoint de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique ;
Monsieur MOUYENDO LOUFOUILOU Justin, responsable des départements Masters/Ingé-
nieurs ;
Monsieur EDOURA Roch Gaena Boris, responsable de parcours Industrie Agroalimentaire ;
Ce mémoire n’aurait pas été réalisé si nous n’avions pas eu un lieu de stage. Pour la reconnais-
sance professionnelle, nos remerciements vont particulièrement à l’endroit de :
• Monsieur Helsy DIBANGOU, superviseur chargé des MPC et eaux, d’avoir accepté de
nous encadrer, malgré vos multiples occupations, nous retenons de vous, votre plein
engagement dans le travail, le souci d’apprendre aux autres, votre aide dans la compré-
hension du sujet et votre disponibilité dans le travail ;
III
• Madame Messie NDEKA et monsieur Paul Loembet, laborantins, pour leur aide, leur
disponibilité, leur assistance et leurs efforts consentis dans la réalisation des différentes
manipulations.
Sans oublier tous nos condisciples de la promotion ingénieur 2024 ainsi que toutes les personnes
qui ont participé de près ou de loin à la concrétisation de ce mémoire.
• A mon très Cher frère Ghislain MISSENGUE : Aucun mot ne saurait exprimer l’amour,
l’estime, le dévouement et le respect que j’ai toujours pour vous. Rien au monde ne vaut les
efforts fournis jour et nuit pour mon éducation et mon bien être. Ce travail et le fruit de vos
sacrifices que vous avez consenti pour mon éducation et ma formation le long de ces années.
IV
TABLE DES MATIERES
1DEDICACE............................................................................................................................ II
2REMERCIEMENTS............................................................................................................III
Abstract ................................................................................................................................... IX
INTRODUCTION ............................................................................................................... - 1 –
1. Contexte et justification
2. Problématique
3. Objectifs
a. Objectif Général
b. Objectifs Spécifiques
4. Hypothèses
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE ...............................................................- 3 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
19I.3.3. Problèmes rencontrés dans la chaudière ............................................................- 13 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
II.2.4.2. Conditionnement de l'eau alimentaire ...............................................................- 27 -
III.6. Actions menées pour contrôler les paramètres non maitriser lors de la production
de la vapeur. ........................................................................................................................- 49 -
CONCLUSION ...................................................................................................................- 51 -
Perspectives .........................................................................................................................- 52 -
III
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
2 LISTES DES FIGURES
IV
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
3 LISTES DES TABLEAUX
Tableau I : réserve en eau sur la terre...............................................................................................3
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
4 LISTE DES ABREVIATIONS, ACRONYMES ET SIGLES
BRALICO : Boisson Rafraîchissante et Limonaderie du Congo ;
BP : basse pression
°C : degré Celsius
HP : haute pression
MP : moyenne pression
TA : titre alcalimétrique
TH : titre hydrotimétrique
VI
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
5 GLOSSAIRE
Eau industrielle : Eau de process traitée pour le bon fonctionnement des équipements.
Fluide caloporteur : fluide chargé de transporter la chaleur entre plusieurs sources de tempé-
rature.
Moussage : mousse qui est créé à la surface de l’eau des chaudières et sortent avec la vapeur.
Dégazage thermique : processus permettant d’éliminer les gaz et les impuretés volatils d’un
matériau par l’application de la chaleur.
Bâche alimentaire : réservoir d’eau cylindrique pour stabiliser le dépit qui alimente la
chaudière en eau.
Vapeur : forme gazeuse de l’eau qui se forme lorsque l’eau liquide s’évapore.
VII
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
INTRODUCTION
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
L’eau sur terre est une ressource précieuse et essentielle à la vie. Elle joue un rôle crucial pour
de nombreuses industries. Environ 90% de la bière est composée d’eau, ce qui en fait un
ingrédient clé influençant le goût, la qualité et les caractéristiques de la boisson. En dehors de
son utilisation comme ingrédient, Ces eaux, occupent une place essentielle dans le processus
industriel notamment comme fluide caloporteur pour la production de la vapeur. Sa qualité est
donc essentielle pour assurer l’efficacité, la sécurité et la longévité des équipements
(Chaudière)[1].
L’eau utilisée dans les industries contiennent des minéraux dissous, des gaz et des matières
organiques qui peuvent affecter le fonctionnement des équipements. Par ailleurs, la
caractérisation des eaux industrielles consiste à effectuer les analyser dans le but de connaitre
sa qualité [1].
2. PROBLEMATIQUE
L’approche d’une démarche visant une production zéro défaut dans le processus de production
de la vapeur peut permettre à une brasserie de réduire les pertes qualités de ses produits soit,
par une amélioration soit par le maintien de la qualité. Cependant malgré la mise en œuvre des
équipements de haute qualité et des méthodes d’analyses particulières par les industries agroa-
limentaires notamment la BRALICO, le processus de production de la vapeur nécessite l’utili-
sation d’une eau épurée pour prévenir contre la formation de tartre, la corrosion, dans le but :
d’améliorer l’efficacité énergétique, de protéger des équipements sensibles et donc de prolonger
leur durée de vie de plus de 10 ans, de respecter des normes réglementaires afin de garantir la
haute qualité du produit final.
-1-
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Car si l’on utilisait de l’eau brute dans la chaudière le risque est très élevé qu’on assiste, par
précipitation des sels minéraux sur les surfaces métalliques de la chaudière à une réduction
d’efficacité thermique donc augmentation des coûts de maintenance, et une diminution de sa
durée de vie d’où l’intérêt d’en faire un sujet d’étude.
Ayant participé aux analyses de l’eau depuis les forages jusqu’à la chaudière lors de notre stage
effectué au laboratoire de BRALICO Pointe-Noire, nous avons constaté une instabilité des va-
leurs sur certains paramètres essentiels de l’eau industrielle et vu l’importance de sa qualité
pour les équipements et dans la production de la vapeur, nous avons mis l’accent sur les causes
de l’instabilité des paramètres de l’eau industrielle afin d’assurer la protection de la chaudière
et de l’ensemble de l’installation contre les risques d'entartrage et de corrosion.
3. Objectifs
L’objectif général de ce travail est : « la caractérisation des eaux industrielles entrant dans la
chaine de production de la vapeur ».
➢ L’eau d’appoint présente des variations de qualité qui influencent directement les per-
formances de la chaudière et nécessitent un contrôle rigoureux pour éviter l’entartrage
et la corrosion ;
➢ Une mauvaise qualité des condensats retournés peut introduire des impuretés dans la
chaudière, réduisant ainsi son rendement et augmentant les besoins en traitement chi-
mique.
-2-
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Ce présent document se divise en trois (3) chapitres. Le premier chapitre, porte sur la revue
bibliographique, faisons état des différentes notions relatives à l’eau industrielle ainsi que sur
les chaudières. Le second chapitre intitulé matériel et méthodes, donne un aperçu sur l’ensemble
du matériel, les méthodes et les différents modes opératoires utilisés pour l’aboutissement de
ce travail. Le troisième chapitre intitulé résultats et discussion, relate tous les résultats obtenus
accompagnés des explications à l’issu de cette étude. Et enfin, nous avons une conclusion et
des perspectives, qui rapportent la synthèse de l’étude et les possibilités des suggestions.
I.1. Eau
L’eau est un constituant essentiel de tous les organismes vivants et est le milieu à partir duquel
la vie a évolué et dans lequel la vie existe, l’eau douce est inégalement répartie sur terre. Le
tableau I ci-dessous illustre les différentes réparations des réserves en eau sur la terre [4].
Tableau I : Réserves en eau sur la terre
-3-
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Les réserves d’eau sur terre se répartissent principalement entre les eaux superficielles et les
eaux souterraines.
Environ 3% de l’eau terrestre est douce, mais la majeure partie de cette eau douce (environ 70%
est gelée dans les glacières et calottes glaciaires et les lacs. celles-ci sont difficilement
accessibles. nous avons de l’eau de surface qui est à hauteur de moins 1% et accessible dans les
rivières, les lacs et les réservoirs
Cependant près de 30% de l’eau douce se trouve sous la surface terrestre, dans les nappes
phréatiques. Cette eau souterraine est une source importante pour la consommation humaine,
l’agriculture et industrie. En fin, environ 97% de l’eau sur terre est salée et se trouve dans les
océans. Elle n’est pas directement utilisable pour la consommation humaine ou l’agriculture
sans traitement (désalinisation).
-4-
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
La dissolution ou l’action hydratante de l’eau est le résultat des molécules d’eau entourant les
ions de la substance dissoute et formant avec elle des liaisons hydrogène, empêchant à nouveau
leur union, en formant une membrane qui entoure l’ion dans tous les côtés, et donc la formation
de nouvelles structures [8].
➢ Le calcium Ca2+
➢ Le magnésium Mg2+
➢ Le sodium Na +
➢ Le potassium K +
➢ Le sulfate SO4 2–
➢ Le chlorure Cl–
➢ L 'oxygène O2
➢ La silice SiO2
➢ L’azote
-5-
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
I.1.3. Paramètres à suivre
Pour connaitre la qualité physicochimique de l’eau, il est primordial d’avoir une parfaite con-
naissance sur certains paramètres clés. Voici donc les paramètres les plus courants :
➢ Température (T)
La température fait partir des paramètres très important dans l’analyse des eaux. Car elle parti-
cipe à la dissociation des sels dissous donc sur la conductivité électrique ainsi que dans la dé-
termination du pH. De manière générale, la température des eaux superficielles est influencée
par la température de l’air et par leur origine [10].
Sur une échelle logarithmique allant de 0 à 14, le pH définit le caractère acide, basique où
Neutre d’une solution. Il est l’un des paramètres importants influençant la tendance entartrant
ou agressive d’une eau naturelle : d’une manière générale, une baisse de pH favorise le caractère
agressif et une élévation de pH favorise le caractère entartrant.
eaux naturelles
pH = 7 pH neutre
-6-
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
C’est une mesure de la capacité de l’eau à conduire le courant électrique, donc une mesure
indirecte de la teneur de l’eau en ions. Ainsi, plus l’eau contient des ions comme le calcium
(Ca2+), le magnésium (Mg2+), le sodium (Na2+), le potassium (K+ ), le bicarbonate (HCO3- ), le
sulfate (SO42- ), et le chlorure (Cl- ), plus elle est capable de conduire un courant électrique et
plus la conductivité mesurée est élevée [13].
1
𝑇𝐴 = [𝑂𝐻 − ] + [𝐶𝑂32− ]
2
-7-
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Il n’existe pas de normes européennes ni françaises concernant l’alcalinité. C’est un paramètre
important car sa valeur peut donner à l’eau un caractère agressif ou incrustant.
L’unité utilisée est le degré français (1°f = 10 mg/L de CaCO3 = 0,2 milliéquivalent/L ).
On trouve parfois des ouvrages qui mentionnent l’alcalinité exprimée en mg. L-1 de CaO.
Dans les pays anglo-saxons l’alcalinité (notée Alk) est exprimée en mg. L-1 de CaCO3 [16].
La dureté de l’eau est un indicateur de minéralisation de l’eau. Ce titre hydrométrique est prin-
cipalement dû à la présence des sels de calcium et de magnésium. Le calcium et le magnésium
ne doivent donc pas se retrouver en excès au risque de former les dépôts dans la chaudière et la
rendre moins efficace. L’idéal serait de maintenir dans l’eau de chaudière à une dureté infé-
rieure à 5 °f . Au-delà, le Calcium et le magnésium peuvent faire précipiter l’accumulation de
dépôts calcaires sur les parois de la chaudière, ce qui peut entrainer les surchauffes locales,
réduire l’efficacité thermique, causé les problèmes de corrosion ainsi que la formation de
mousse en surface. Ainsi, plus ces ions seront présents en grande quantité plus l’eau sera dite «
dure » ou « calcaire » [17]. En France, cette propriété est mesurée grâce à une échelle exprimée
en degré de symbole « °f » ou « °TH ». En équivalence, 1 degré français = 10 mg/L de CaCO3
= 0,2 méq/L . Le tableau III ci-après présente la classification des eaux d’après leur dureté.
-8-
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
déchets des végétaux, des organismes et de sels divers. La présence de ces nombreux éléments
de différentes natures impose un traitement des eaux avant son utilisation [18]. Parmi les
différents traitements on peut citer :
la BRALICO utilise comme agent de désinfection le dioxyde de chlore (ClO2), un gaz jaune
rougeâtre, relativement stable en état gazeux ou liquide . Ce gaz est obtenu en faisant réagir
l’acide chlorhydrique (HCl) et le chlorite de sodium (NaClO2), selon la réaction ci-après :
La partie liquide est utilisée pour la désinfection tandis que la partie gazeuse, très toxique est
dissoute dans l’eau avant d’être jeté à l’égout.
Le dioxyde de chlore, préparée dans un dispositif appelé « Oxyperm Pro est injectée dans le
circuit principal d’eau à décontaminer avec une concentration bien définie. Suite à cette
opération, l’eau chlorée obtenue est stockée dans un réservoir appelé tank tampon (TA141),
pour être filtrer sur sable puis déchlorée sur charbon actif.
A BRALICO, on dispose de deux (02) filtres à sable de 608 hl chacun. L’eau filtrée est ensuite
stockée dans une bâche (TA207) de 500 m3 et dans six (06) tanks (TA201 à TA206) de 60 m3
chacun.
Cependant, après la filtration à sable, l'eau passe dans deux filtres à charbon actif en Grains
(CAG de 1670 Let 14460 L) pour être débarrasser de toute couleur, odeur et goût désagréables.
-9-
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Le charbon actif est un adsorbant ayant la particularité d'être un réducteur. Au passage de l 'eau,
il va retenir toutes les molécules organiques par adsorption et réduire les oxydants.
l'eau désodorisée va enfin passer dans les filtres à poche qui permet de retenir les particules
insolubles échappées lors de la filtration à sable. La BRALICO dispose de cinq (05) filtres à
poches. Les différentes étapes de traitement de l'eau de forage sont illustrées dans le chapitre II
(cf. figure 3).
I.2.1. Définition
L’eau industrielle est une eau destinée au fonctionnement des équipements à partir de laquelle
est produite de la vapeur surchauffée. D’où la consommation en eau en industrie est non
négligeable.
Les industries procèdent à l’épuration de l’eau par une ou plusieurs étapes successives afin
d’obtenir une eau pure qui ne détériore pas leurs installations lors de son passage. Ces traite-
ments peuvent être physiques, chimiques, physico-chimiques ou encore biologiques.
- 10 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
I.3. Chaudières
En 1800, l'ingénieur américain Evans mettent au point la première chaudière à tubes de fumée
qui servira dans les premières locomotives. La nécessité d'avoir des débits et des pressions de
vapeur importants apparaît en 1867 lors de la mise au point de la chaudière à tubes d'eau par
les ingénieurs américains Babcock et Wilcox [21].
Depuis, celles-ci se sont sans cesse perfectionnées permettant d'avoir notamment des
rendements de 90,0 %.
- 11 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
I.3.2. Différents types de chaudières
Les générateurs de vapeur peuvent être classés selon divers paramètres. On distingue
notamment:
Le tube foyer, qui se trouve dans le ballon même de la chaudière, sous le plan d’eau, collecte
les gaz chauds en sortie de brûleur. Les gaz chauds, accumulés dans un premier caisson à
l’arrière de la chaudière, sont véhiculés par un groupe de tubes immergés dans l’eau du ballon
vers un second caisson à l’avant de la chaudière.
Un second groupe de tubes immergés emmène les gaz vers un troisième caisson à l’arrière de
la chaudière, ce troisième caisson débouche sur la cheminée pour évacuation des fumées vers
l’extérieur. Il y a donc circulation des gaz de combustion dans des tubes assurant, par
conduction vers l’eau de la cuve, la vaporisation par apport de calories. La convection est le
principal moyen de transfert de chaleur entre les tubes et le gaz de combustion.[21]
- 12 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Figure 2 : générateur de vapeur à tube de fumée
1. Foyer
2. Tube de fumée 2ème passe
3. Tube de fumée 3ème passe
4. Boîte arrière à refroidissement par eau
5. Chambre de combustion
6. Brûleur
7. Ventilateur de combustion
8. Vanne de régulation
9. Soupape de sécurité
10. Indicateur de niveau de sécurité d’eau
11. Manomètre
12. Indicateur de niveau
13. Bloc d’isolement
Les chaudières utilisées par la BRALICO sont des tubes de fumées. Ces types de chaudières
sont constitués d'un grand réservoir d'eau traversé par des tubes, dans lesquels circulent les
fumés. Le premier tube a le plus grand diamètre et constitue le foyer. Ce type de construction
est aujourd'hui utilisé presque exclusivement pour les combustibles gazeux et liquide.
- 13 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
I.3.2.2. Générateur de vapeur à tubes d'eau
Les générateurs de vapeur à tube d’eau sont des générateurs dans lequel l'eau circule dans des
tubes chauffés extérieurement par les gaz de combustion. Ces générateurs de vapeur sont
utilisés dans les grandes installations industrielles et les centrales électriques pour produire de
la vapeur à haute pression. Ils utilisent comme combustible du gaz, de l'huile ou du combustible
solide [21].
Ce type de chaudière possède deux réservoirs appelés ballon distributeur (en partie inférieure)
et ballon collecteur (ou encore ballon de vaporisation, en partie supérieure), qui sont reliés par
un faisceau de tubes vaporisateurs, dans cet ensemble circule l’eau qui se transforme en vapeur.
Les gaz chauds produits par le brûleur sont directement en contact avec les tubes vaporisateurs,
à l’intérieur de ceux-ci se produit la vaporisation. La vapeur ainsi générée est collectée dans le
ballon supérieur, l’eau excédentaire est ramenée vers le ballon inférieur par des tubes de chute
non soumis à la chaleur. Dans le domaine des hautes pressions, une pompe peut être installée
pour faciliter cette circulation du haut vers le bas [22]. On distingue :
➢ La chambre de combustion dans laquelle se développent les flammes produites par les
Brûleurs ;
➢ Le ballon supérieur qui réalise la séparation des deux phases liquide et vapeur ;
➢ Le ballon inférieur qui alimente en eau liquide tous les tubes dans lesquels l’eau soumise
à l'apport de chaleur se vaporise partiellement avant de retourner au ballon supérieur.
- 14 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Figure 3 : Chaudière à tube d’eau
I.3.3.1. Entartrage
L’entartrage résulte de la précipitation cristalline qui se produit directement sur les surfaces
métalliques, constituant une couche isolante entravant l’échange de chaleur qui forme une in-
crustation adhérente, ce qu’on appelle le tartre. les incrustations dues au dépôt de précipités
cristallins sur les parois de la chaudière, gênent la transmission de la chaleur et provoquent des
surchauffes locales, pouvons entrainer des coups de feu.
Ces incrustations sont dues principalement en raison de la présence dans l’eau de sels de cal-
cium (carbonates ou sulfates) moins solubles à chaud qu’à froid, ou à une trop forte concentra-
tion en silice par rapport à l’alcalinité de l’eau dans la chaudière [23].
L’entartrage, ou la précipitation des sels sous forme solide, formant des dépôts, intervient
principalement lors de l’élévation de la température.
- 15 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
- Le premier sel qui précipite est l’hydroxyde de magnésium. Il donne des boues non
adhérentes.
La corrosion est le retour d’un métal à sa forme de minerai. Elle se produit par exemple sous la
forme d’oxyde de fer. Cependant, le phénomène de corrosion est une réaction électrochimique
complexe qui prend diverses formes [24].
La corrosion peut provoquer une attaque généralisée sur une grande surface ou peut résulter en
une attaque très localisée. La corrosion est un problème pertinent causée par l’eau dans les
chaudières. Elle peut avoir énormément d’origine et de nature différentes dû à l’action de l’oxy-
gène dissous, mais aussi résulter d’hétérogénéités à la surface du métal ou au fer directement
attaqué par l’eau [24].
I.3.3.3. La vitrification
Dans une eau de chaudière, elle se produit lorsqu'il y a un dépôt de sels minéraux et de particules
solides qui se cristallisent et se solidifient sur les parois de la chaudière. Ces dépôts réduisent
l'efficacité du transfert de chaleur et peuvent entraîner une surchauffe de la chaudière, et
conduire à une exposition.
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
➢ demande brusque de vapeur ;
- 17 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Ces procédés ont pour but d'éliminer les effets corrosifs des gaz dissous.
Suivant la figure 7 ci-dessous, l’eau à traiter est pulvérisée à la partie supérieure de la bâche
appelée dôme où elle rencontre la vapeur à 0.3 bars qui, après avoir barboté dans la bâche,
pénètre dans le dôme. Au contact de l’eau, la vapeur se condense et cède sa chaleur latente de
vaporisation à l’eau. A la sortie du dôme, l’eau est débarrassée des gaz dissous et, est à la
température du dégazage entre 100°C et 105°C sous pression.[30]
O2 + CO2
Eau d'appoint Retours condensats Vapeur
Régulateur
de niveau
Eau dégazée
Figure 7 : dégazeur thermique des gaz dissous
Na2SO3 + ½ O2 Na2SO4
La réduction de l'oxygène par le sulfite augmente la salinité totale de l'eau de chaudière et les
sulfates.
➢ NALCO- SOLERPON
- 18 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
C’est un produit chimique utilisé dans la bâche comme agent de traitement des eaux
industrielles pour prévenir la formation de dépôts, de tartre et pour limiter la corrosion. Il
contient principalement des hydroxydes de potassium comme alcalinisant. Ce composé est
utilisé pour élever le pH, le TA ou le TAC, pour modifier la forme sous laquelle certains sels
précipitent comme le carbonate de calcium et maintenir en solution certains sels comme la
silice. Il est phosphatant c’est-à-dire un antitartre et il agit comme inhibiteurs en se liant aux
surfaces métalliques et en empêchant la formation de dépôts.
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Pression de service en 0-12 12-25 25-40
bar
Eau alimentaire :
pH(25°C) 8.5 8.5 8.5
Dureté totale (°f) 0.3 0.2 0.1
Oxygène en ppm 0.1 0.05 0.05
Conductivité (µS/cm) 200 10 10
Eau chaudière :
pH(max à 25°C) 11,5 11,5 11,5
TAC en °f 140 120 80
Phosphates (ppm de PO3- > 30 > 30 >30
4)
Il est important d'utiliser dans la chaudière une eau d'excellente qualité pour obtenir de hauts
rendements et éviter la détérioration des équipements. Une eau de qualité médiocre peut en-
crasser la chaudière et réduire son rendement, ou provoquer des points chauds conduisant à des
ruptures de tubes. Une eau incorrectement traitée peut être corrosive et endommager non seu-
lement la chaudière, mais également l'équipement en aval [25].
- 20 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Lorsqu’une paroi cède de la chaleur sous forme de liquide ou de vapeur, il en résulte un chan-
gement d’état de la phase liquide vers la phase vapeur.
La BRALICO dispose de 2 chaudières à tube de fumée qui sont alimentées par une bâche
alimentaire. Ces chaudières ont une capacité de production maximale chacune de 12 tonnes/h
et peut produire jusqu’à une pression de 12 bars avec les températures allant 180 à 200°C. Ils
produisent une vapeur sèche régler à une pression de 6.5 bars avec des températures de 180 °C,
où l’eau alimentaire subit un traitement physique et chimique puis rentre dans les chaudières à
de température environ de 150°C pour qu’elle se transforme en une vapeur motrice qui va être
utilisé dans les différentes unités. La vapeur produite est stockée dans un barillet de distribution
afin de maintenir la température à environ 180°C voir 200°C à une pression de 6.5bars.
- 21 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
I.3.7.1. Par conduction
Le transport de chaleur par conduction consiste à déplacer un produit au sein d’une même phase,
au repos ou mouvement, mais dans un environnement tranquille, soumis à un gradient de tem-
pérature. Le transfert de chaleur résulte d’un transfert d’énergie cinétique d’une molécule à une
autre molécule adjacente. Ce mode de transfert est le seul à exister dans un solide opaque. Pour
les solides transparents, une partie de l’énergie peut être transmise par rayonnement. Avec les
fluides que sont les gaz et les liquides, la convection et le rayonnement peuvent se superposer
à la conduction [27]. Le flux de chaleur (dimension W/m2 ) transféré par conduction dans une
direction donnée est proportionnel au gradient de température dans cette direction. Cette loi,
dite Fourier postulée dès 1822, est donc telle que la composante sur l’axe Ox du flux est égale
à:
QX = -λ A 𝒅𝑻 𝒅𝒙
Avec
QX : Direction débit de chaleur par unité de temps [J/s]
X : Direction du gradient de température et de déplacement de la chaleur
λ : conductivité ou conductibilité thermique [W/m.K]
A : Surface d’échange [m2 ]
T : Température [k].
Lorsqu’un fluide est en écoulement, une partie du transfert de chaleur dans le fluide se fait
également par conduction et, dans le cas d’un fluide transparent, un transfert de chaleur par
rayonnement peut accompagner les deux transferts précédents. La loi fondamentale qui régi la
convection est la loi de NEWTON :
Q = h.A. (Ts-Tf)
Q : Débit de chaleur travers le solide [W]
- 22 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
h : Coefficient de chaleur [W/m-2.K-1 ]
A : Surface d’échange [m2 ]
Tf : Température moyenne de fluide [K]
TS : Température à la sortie de fluide [K]
e = ε.σ.T4
[W/m2 .K4 ]
- 23 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES
II.1.1. Matériel
Les tableaux V et VI ci-après représentent le matériel utilisé en laboratoire pour les analyses
ainsi que les réactifs utilisés pour le traitement de l’eau.
Tableau V : matériel de laboratoire
Matériel Rôle
Becher Contenir les solutions
Erlenmeyer Contenir les échantillon
Burette graduée Contenir la solution titrante
Eprouvette graduée Prélever en mL les échantillons
Pipette graduée Prélever les échantillons liquides, les solutions
Produits Rôle
Nalco Solerpon Traiter les eaux industrielles
Tri -Act Protéger le circuit vapeur
Nalco 750 plus Empêcher l’eau dans la chaudière de mousser
II.1.2. Equipements
Les équipements utilisés pour la réalisation de ce travail sont illustrés ci-après :
- 24 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
II.2. Méthodes
➢ Echantillonnage
Les échantillons d’eau (brute, traitée) ont été prélevés et analysés durant la période de Mai et
juin.
L'échantillonnage a consisté au prélèvement chaque matin des différentes eaux pour réaliser les
analyses physico-chimiques au laboratoire. il est important avant de prélever les échantillons
de faire couler l’eau pendant un certain temps afin d’éliminer celle de la veille pouvant rester
dans les conduites.
Les échantillons sont prélevés dans des erlenmeyers propre, et en plastiques avec bouchons. Le
flacon 500 mL est rincé et, est ensuite rempli avec l'échantillon. Une fois l’échantillon prélevé,
- 25 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
les flacons doivent être fermés hermétiquement jusqu’au moment de l’analyse au laboratoire,
afin d’éviter les risques de contamination susceptible de biaiser les résultats .
Pour faciliter le travail et l’exploitation des résultats tout en évitant les erreurs, il est
essentiel que les échantillons soient clairement étiquetés avant les prélèvements et que les
étiquettes soient lisibles et non détachables.
Pour notre étude, nous avons effectués les prélèvements au niveau des points suivants :
- La bâche alimentaire ;
- La chaudière N°3 ;
- Les retours condensats de trois lignes de conditionnement (Ligne N°1 ; N°2 et N°3) ;
- 26 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
II.2.2.2. Détermination de la conductivité (COND)
Il consiste en la détermination de la concentration des ions contenus dans la solution à l’aide
d’une électrode de verre à 20 °C. Cette concentration es ions est proportionnelle à la
conductivité électrique. en utilisant la méthode électrochimique (Norme NFT90-031).
Avant de commencer la mesure, il faut d’abord rincer l’électrode de l’appareil par l’eau
distillée. Par la suite, nous avons prélevé environ 150 mL d'échantillon à mesurer dans un
bécher de 250 mL, amener la température à environ 20°C si nécessaire. Allumer le
conductimètre et immerger l'électrode dans l'échantillon. S'assurer que l'électrode est immergée
correctement dans l’échantillon. Mélanger soigneusement l'échantillon avec l'électrode afin
d'homogénéiser l'échantillon. Enfin, attendre jusqu' à stabilisation de la lecture. Après
utilisation, rincer les sondes à l'eau distillée.
TH (en °f) = 2 × V
Dans deux tubes nous avons versé 1 mL, puis nous avons complété jusqu’à 10 mL avec l'eau
distillée, on y ajoutant le réactif de phosver3 dans un tube et considérer l'autre comme le blanc
- 27 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
(témoin). Attend 2 minutes pour sa dissolution, faire la lecture à l’aide d’un colorimètre. On
multiplie la valeur par 10 qui est le facteur de dilution.
➢ Pour l’eau de la bâche alimentaire nous avons : pH, COND, TH, TA, TAC, T°, Cl -,
SiO2, PO43-et Fe2+ total.
➢ Au niveau de la chaudière : on peut citer : pH, COND, TH, TAC, Cl- ,SiO2, PO43-, SiO42-
, Fe2+ total et le SiO2/TAC.
- 28 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
II.2.3.1. Détermination du potentiel d’hydrogène et la conductivité électrique
Pour la méthodologie d’analyse du pH et de la conductivité se référer au chapitre
II.2.2.1. (page 25 & 26).
➢ Détermination du TA
Remplir la burette avec l’acide chloridrique à 0,1 N, ensuite prélever 100 mL d'eau à analyser
dans un erlenmeyer de 250 mL. Ajouter 2 à 3 gouttes de solution alcoolique de phénolphtaléine
à 50 %. Une coloration rose doit se développer. Dans le cas contraire, le TA=O, ce qui se produit
en général pour les eaux dont le pH est < 8,3. Ensuite; titrer la solution colorée avec l'acide
chlorhydrique à 0.1N à l'aide de la burette, en agitant constamment, et ceci jusqu'à la
décoloration complète de la solution (pH=8,3). Soit V1 le volume en mL d'acide versé pour
obtenir le virage.
➢ Détermination du TAC
- 29 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
II.2.3.4. Détermination de la concentration en phosphates
Plusieurs méthodes permettent de doser les phosphates dans l’eau : la méthode gravimétrique,
la méthode volumétrique, la méthode chromatographique et la méthode colorimétrique dont
nous avons utilisé en suivant la norme (NF T 90-023). La méthode colorimétrique est la plus
utilisée pour doser les phosphates à cause de sa simplicité et de sa rapidité.
Dans deux tubes nous avons versé 1 mL, puis nous avons complété jusqu’à 10 mL avec l'eau
distillée, on y ajoutant le réactif de phosver3 dans un tube et considérer l'autre comme le blanc
(témoin). Attend 2 minutes pour sa dissolution, faire la lecture à l’aide d’un colorimètre. On
multiplie la valeur par 10 qui est le facteur de dilution.
- 30 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
II.2.3.7. Détermination de la concentration en chlorures (Cl-)
Les chlorures sont dosés en milieu neutre par une solution titrée de nitrates d’argent en présence
de chromate de potassium ( la méthode volumétrique) selon la norme (NFT90-14). La fin de la
réaction est indiquée par l’apparition de la teinte rouge caractéristique du chromate d’argent.
Dans un erlenmeyer de 250 mL, nous avons versé 50 mL de l’échantillon à analyser. Ajouter
ensuite 5 à 10 gouttes de la solution de chromate de potassium à 10%, il y a formation d’une
teinte jaunâtre. Verser au moyen d’une burette la solution de nitrate d’argent à 0.1N jusqu'à
apparition d’une teinte rougeâtre. On note V, le volume de la solution de nitrate lu sur la burette.
Elle se calcul par la formule suivante :
- 31 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
La figure 8 ci-dessus présente le circuit de production de la vapeur.
Circuit fermé
- 32 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Figure 9 : diagramme de distribution de la vapeur
II.2.5.1. Brassage
Au niveau du brassage, la vapeur produite y’est utilisée à une pression de 2.9 bars pour :
➢ le refroidissement du moût.
II.2.5.2. Conditionnement
La vapeur arrive au niveau de la laveuse à une pression de 6.5 bars, passe au niveau des déten-
deurs qui sont placés à chaque niveau permettant ainsi de régler la pression à celles dont les
appareils( laveuse, pasteurisateur) ont besoin pour leur fonctionnement. Cette vapeur est utili-
sée pour chauffer les bains de soude entre 75-80°C à une pression de 5 bars qui servira au
nettoyage des bouteilles. Par contre au niveau du pasteurisateur on utilise une pression de 3 à 6
bars pour la pasteurisation des boissons et au nettoyage des équipements.
Au niveau de la siroperie, la vapeur arrive à 6.5 bars mais grâce au détendeur cette vapeur est
ramenée entre 3 et 4 bars pour :
- 33 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
➢ Chauffer de l’eau contenue dans les fondoirs pour la préparation des boissons gazeuses;
➢ Stériliser le filtre du CO2 à une température de 80°C pendant 30 minutes avant d’en-
voyer le CO2 ;
- 34 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
CHAPITRE III : RESULTATS, INTERPRETATION ET DISCUSSION
Nous constatons une faible conductivité moyenne de 20 µs/cm à cause de la faible minéralité
d’une part et à la faible dureté d’autre part (traces), avec une teneur en fer qui est nul comme le
montre le tableau VII.
- 35 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Nous observons une valeur de conductivité qui est de 29 µs/cm proche de la norme maximale
et une dureté de 0.2°f. la valeur de la dureté obtenue signifie que l’eau des sorties filtres est une
eau douce. Les valeurs de silice, phosphate et fer sont respectivement de 10 ; 0.03 et 0.02 mg/L
pour l’eau des sortie filtres comme le montre le tableau VII.
Au regard de l’ensemble des résultats obtenus, nous pouvons conclure que la qualité physico-
chimique de l’eau brute de la zone de BRALICO est une eau faiblement minéralisée. D’où la
nécessité d’effectuer un traitement au niveau de la bâche alimentaire afin qu’elle réponde aux
normes des exigences particulières établies par l’entreprise pour assurer le bon fonctionnement
des chaudières, en protégeant les installations.
- Variation de la température
La courbe de la figure 10 ci-après, présente les résultats du suivi de la température durant huit
Cette courbe présente la variation de la température de l’eau de la bâche alimentaire sur une
période de huit semaines. Selon les normes, la température de dégazage de l’eau de la bâche
doit varier entre 100 et 105°C. A cette température le taux des gaz dissous est nul. Le facteur
de température, a une influence directe sur la vitesse de corrosion par l’oxygène, nous pouvons
- 36 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
remarquer que pendant le suivi, la température obtenue respecte les normes préconisées par
l’entreprise [100 à 105°C]. A cette température, le taux en oxygène dissous est théoriquement
de 0 ppm, ce qui nous permet de déduire que le dégazage thermique des gaz dissous se fait
convenablement. Cependant une température supérieure à 105°C n’est pas souhaitable au risque
d’entrainer de la cavitation au niveau de la pompe. Par contre, lorsque la température est
inférieure à 100°C, le taux en oxygène dissous est théoriquement de (2.3 ppm). Ce qui signifie
que l’eau de la bâche alimentaire doit être traité avec un produit de neutralisation notamment
les sulfites qui ont pour rôle de réagir avec l’oxygène pour former les ions sulfate qui sont moins
dangereux et donc empêcher les phénomènes de corrosion (notamment par piqure) des tubes de
la chaudière [32].
Les résultats du suivi de la tendance du pH sont présentés sur la courbe de la figure 11 ci-
dessous
La courbe en bleu illustre la variation du pH en fonction du temps. Les normes stipulent que
l’eau de la bâche alimentaire doit avoir un pH compris entre 9 et 10. Cela permet d’élimination
efficace de l’oxygène c’est-à-dire que la corrosivité de l’oxygène diminue quand le pH de l’eau
alimentaire augmente.
Il est noté que certaines valeurs du pH était supérieur à 10 jusqu’à atteindre une valeur de 10.9
ce qui peut être due à une mauvaise préparation de la solution solerpon injectée dans l’eau
d’alimentation de traitement pour corriger la qualité physicochimique de l’eau d’appoint. Le
- 37 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
dépassement des normes du pH, peut affecter la qualité de l’eau et causer certains problèmes
au niveau des chaudières. Nous notons que les valeurs du pH trouvées sont fondamentales, ce
qui place notre matériau dans un domaine d’immunité (protection).
Cependant au Burkina Faso en 2015, SANOGO. avait obtenu un pH de 9,87 qui sont conformes
aux normes 3A (principalement normes américaines en matière d’équipement) . D’après lui
cela peut s’expliquer par le fait que le traitement de l’eau se fait par une injection des différents
produits.
Il faut noter que, lorsqu’on a un pH trop bas dans la bâche alimentaire, cela entraine une ten-
dance agressive attaquant ainsi les surfaces métalliques au niveau de la chaudière, ce qui pour-
rait provoquer le phénomène de corrosion acide. Et lorsqu’on a des valeurs élevées de pH c’est-
à-dire supérieur à la norme maximale cela peut provoquer le phénomène de corrosion basique.
Il est donc souhaitable de rester dans les normes afin de préserver la durée de vie de l’équipe-
ment.
Les résultats du suivi de la tendance TA sont présentés sur la courbe de la figure 12 ci-dessous
COURBE TENDANCE TA
2,5
2 2
1,5 1,6
1 1 1 1
0,8 0,86 0,78
0,5
0
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8
- 38 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
COURBE TENDANCE TAC
6
5,4
5
4,6
4 4,2
3,5 3,7 3,5
3 3,1
2 1,9
1
0
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8
Les courbes ci-dessus montrent l’ évolution des valeurs de TA et TAC en fonction du temps.
Nous constatons un déséquilibre important en ce qui concerne les valeurs du TA et du TAC
cela peut s’expliquer par la présence des ions OH- due au pH élevé (10), la présence de bicar-
bonate, carbonate, est expliquée par le mauvais traitement (dessalement et dégazage) qui peut
provoquer une forme libre de CO2 agressif au niveau des chaudières.
Il n’existe pas de normes en ce qui concerne ces paramètres. L’analyse de ces paramètres permet
de connaitre les concentrations en bicarbonate, carbonate mais aussi en hydroxydes contenu
dans l’eau. Par ailleurs, Les valeurs trouvées au niveau de la bâche alimentaire sont acceptables
car elle permet de stabiliser le pH (pouvoir tampon) et de solubiliser la silice dans l’eau pour
empêcher au niveau des chaudières les phénomènes de vitrification.
- Variation de la conductivité
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Ce graphe nous présente la variation de la conductivité en fonction du temps. Nous pouvons
remarquer que pendant toute la période nous étions conformes aux normes de l’entreprise).
Selon les recommandations des normes, la conductivité de l’eau de la bâche doit être inférieur
à 200. Par ailleurs nous avons trouvé une conductivité moyenne relativement inferieure à la
norme. Etant donné que la conductivité est liée à la concentration de sels minéraux, nous pou-
vons déduire que l’eau de la bâche alimentaire est moins chargée en sels. La faible conductivité
dépend de la composition de l’eau[31]. Cependant, lorsque la conductivité est supérieure à la
norme, elle est susceptible au moyen de sels minéraux d’aller provoquer les phénomènes de
primage, ce qui peut avoir pour conséquence au niveau de la chaudière la baisse du rendement
énergétique de la vapeur et le dépôt de cristaux salins sur les surchauffeurs.
- Variation de la silice
- 40 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
III.3. Résultats des analyses de l’eau des chaudières N°3
Les différentes courbes ci-dessous représentent les résultats des analyses physico-chimiques
de l’eau de la bâche alimentaire obtenu durant les mois de Mai et Juin 2024.
Il réagit avec les carbonates de calcium et de magnésium (à haute température) qui seront dé-
gagées par les voies des purges. Par conséquent, la préparation de la solution du phosphate
trisodique a une grande importance pour maintenir le pH dans les normes et éliminer tous types
d’inconvénient pouvons nuire à notre acier.
Comparer à des valeurs obtenues au Burkina Faso par SANOGO en 2015 compris entre 11.2 et
12, qui sont conformes aux normes en vigueur en matière d’équipement. De même, en 2017 en
Algérie DIALLO et Al ont obtenues les valeurs de pH acceptables comprissent entre 10.9 et
11.9 . D’après les deux, cela peut s’expliquer par le fait que le traitement se fait par une injection
de différents produits pour apporter à l’eau d’appoint les caractéristiques souhaitées.
- Variation de la silice
- 41 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Figure 17 : Variation de la silice de l’eau de chaudière en fonction du
temps
Cette courbe montre l’évolution de la silice durant huit semaines. Le taux de silice recommandé
dans l’eau de chaudière doit être inférieur à 100 mg/L. Nous pouvons constater que durant toute
la période nous étions supérieurs à la norme maximale sauf en semaine quatre et huit selon la
norme préconisée par l’entreprise. Ce qui peut entrainer la formation des cailloux de silice au
fond de la chaudière et conduire à des phénomènes de vitrification. Mais étant donné que nous
avons un bon rapport SIO2/TAC, cela signifie que l’équipement ne court aucun danger. Car les
concentrations de TAC permettent de solubiliser la silice dans l’eau. Notons que cette
surconcentration est due à la transformation de l’eau en vapeur . Pour pallier à ce problème, il
est recommandé d’augmenter la fréquence de purges afin d’éliminer la concentration de silice
indésirable dans l'eau surtout à un certain taux, entrainant ainsi les tartres, la corrosion, ainsi
que la baisse la capacité d’échanges thermiques.
- 42 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
- Variation des phosphates
Selon les recommandations des normes, le taux de phosphates acceptable dans l’eau de chau-
dière est supérieur à 30 ppm. Ce taux élevé des phosphates évite l’attaque de l’acier par la soude
formée en chaudière. Les phosphates provoquent la précipitation des ions Ca2+ et Mg2+ qui sont
source de dureté et forment une couche protectrice.
- 43 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Figure 19 : Variation de la dureté de l’eau de chaudière en fonction du
temps
Ce graphe nous renseigne sur l’évolution de la dureté au cours du temps. Nous pouvons
observer que tout au long de notre suivi la dureté totale est restée égale à la cible qui est de 0.2°f
sauf en semaine une et sept où nous étions supérieurs à notre cible. Ce léger écart s’explique
par le fait que la chaudière soit une chambre à concentration, c’est-à-dire que tous les minéraux
se concentrent et se déposent au fond de la chaudière lors de la transformation de l’eau en
vapeur ce qui explique le taux élevé de dureté dans l’eau de chaudière. Ce taux impact
significativement sur les chaudières, entrainant ainsi plusieurs problèmes notamment
l’accumulation de calcaire, la diminution de l’efficacité. Ce taux est à l’origine des phénomènes
de corrosion. Mais cependant cela peut être réglé par les purges mais aussi en utilisant plusieurs
méthodes notamment les adoucisseurs où la décarbonatation à fin d’améliorer l’efficacité de la
chaudière et réduire les dépôts de tartre.
- 44 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
- Variation de fer
La courbe ci-dessus montre l’évolution des valeurs du fer au cours du temps. Nous pouvons
dire que durant les huit semaines les valeurs de fer respectent les normes. Cependant, lorsque
le taux de fer ne respecte pas les normes cela entraine l'accumulation en chaudière d'oxydes
métalliques qui risquent de donner lieu à des phénomènes de corrosion réduisant ainsi la
durabilité et l’efficacité de la chaudière. Il convient donc de veiller à ce que la teneur en oxydes
dans l'eau alimentaire ne dépasse pas le maximum indiqué à fin d’assurer l’efficacité et la
longévité de l’équipement.
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
La courbe 21 ci-dessus montre l’évolution des valeurs de sulfites au cours du temps. Nous
pouvons remarquer que les valeurs des sulfites sont comprises dans les normes. Les sulfites
sont utilisés pour réduire l'oxygène dans le cas où le dégazage n’a pas rempli son rôle au niveau
de la bâche alimentaire afin d’éviter les phénomènes d’oxydation à la chaudière. Au regard des
résultats obtenus, nous pouvons dire que la chaudière est protégée.
Cependant, un taux élevé des sulfites peut avoir plusieurs impacts négatifs comme provoquer
les phénomènes de corrosions accrue dans la chaudière, réduire sa durée de vie, être à l’origine
des dépôts solides qui va donc obstruer les tubes diminuant ainsi l’efficacité thermique et
augmentant le risque de surchauffe. Les sulfites peuvent également à des concentrations élevées
interférer avec d’autres traitement chimiques nécessaire pour maintenir la qualité de l’eau des
chaudières.
Le graphe ci-haut, nous montre un perçu de l’évolution des TAC durant huit semaines. Nous
remarquons de la première à la huitième semaine nous somme en dessous de la cible maximale.
Les résultats du TAC associé aux valeurs de pH nous permet de connaitre les concentrations en
bicarbonates, carbonates mais aussi en hydroxydes contenus dans l’eau. Ces valeurs résultent
du traitement interne par conditionnement en utilisant un complexe chimique composé de phos-
phate, de soude et de sulfites.
- 46 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Figure 23 : Variation des chlorures dans l’eau de chaudière en fonction du temps
Ce graphe nous renseigne sur l’évolution des chlorures au cours du temps. Nous remarquons
que le taux de chlorures est dans les normes durant les huit semaines. Cela s'explique par le
traitement subit par l'eau depuis la source (bâche alimentaire) jusqu’à la chaudière. Les
chlorures étant liés à la conductivité ce qui justifie la faible concentration en sels dans l’eau.
Donc pas de risque de phénomène de primages. Dans le cas où la concentration en sels est trop
élevé, on va assister à une formation de mousse à la surface de l’eau, cette mousse, une fois
qu’elle est emportée avec la vapeur risque de corroder le réseau et provoquer les phénomènes
de primage. Mais ce phénomène peut être éviter en augmentant la fréquence de purge.
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Le graphe ci-dessus nous renseigne sur l’évolution du rapport SiO2/TAC durant 8 semaines.
Nous remarquons que nous étions une fois supérieures à la norme maximale le reste de temps
nous sommes reste en dessous de la cible. Cela peut s’expliquer par rapport aux valeurs élevées
de la silice au niveau de la bâche alimentaire pendant cette semaine. Lorsque ce rapport est
supérieur à la cible et que nous avons les concentrations élevées en silice, cela peut provoquer
les phénomènes de vitrification (la formation des cailloux de silice au fond de la chaudière).
Cependant, lorsqu’on a des valeurs du rapport de silice/TAC dans la norme cela permet de
solubiliser la silice dans l’eau pour être éliminer par les purges et préserver l’équipement contre
ce phénomène.
8 8 8
7,5 7,6
7
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8
Ce graphe nous renseigne sur l’évolution des valeurs de pH au cours du temps. Nous remar-
quons que les valeurs de pH des retours condensats sont moyennement acceptables. Néanmoins
des valeurs hors normes ont été obtenues en ce qui concerne la ligne brassage. Lors de l’utili-
sation de la vapeur, une partie de celle-ci se condense et est recueillie par le retour condensât.
- 48 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Au cours des opérations de sanitations, la vapeur entre en contact avec les eaux de la laveuse
qui la contaminent. La sanitation se faisant en milieu basique (solution de soude caustique)
expliquerait la valeur élevée du pH de l’eau du retour condensât brassage qui est contaminée
au cours de cette opération.
C O U R B E T E N D A N CE C O N D E N S T A S
Cond. Brassage Cond. Ligne N. Min N. Max
300
285
250
200
150 157
100 105
93
77 69
54 61
50
8 10 9 10 13 8 7 11
0
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8
Le graphe ci-dessus nous renseigne sur l’évolution des valeurs de conductivité durant 8 se-
maines. Nous pouvons remarquer que la conductivité au niveau des lignes reste dans les normes
durant toute la période. Par contre celle du brassage enregistre des hors normes tout au long de
notre suivi. Le pic enregistré à la semaine trois indique une concentration importante des sels
dissous qui peut être dû à plusieurs facteurs tels que la qualité de l’eau d’appoint, à la corrosion
des équipements qui peuvent libérer les ions métalliques (comme le fer qui contribue à la con-
centration des sels dissous), mais aussi par de l’évaporation partielle de l’eau des condensats
dans le circuit. Ce qui a pour conséquence le phénomène de primage au niveau de la chaudière.
Ce qui peut avoir pour conséquence au niveau de la chaudière la baisse du rendement énergé-
tique de la vapeur et le dépôt de cristaux salins sur les surchauffeurs.
- 49 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Remarque
Les tableaux des paramètres physico- chimiques de l’eau de la bâche alimentaire, chaudière
ainsi que retours condensats sont représentés dans l’annexe 2.
III.5. Actions menées pour contrôler les paramètres non maitriser lors de la production
de la vapeur.
III.6.1. Purges
Les purges désignent l’ensemble des opérations visant à éliminer toutes les impuretés accumu-
lées quand la conductivité est élevée et ainsi que la teneur en silice. Elle s'effectue par l'ouver-
ture d'une vanne de purge graduée en pourcentage et réglée selon le taux de purge que l'on
souhaite. Lorsque les analyses donnent de bonnes valeurs cela est signe d'un bon taux de purge.
Elles sont donc essentielles pour le bon fonctionnement et l’efficacité du système de chauffage
[33].
III.6.2. Ajout des réactifs
Le conditionnement se fait par l'ajout des réactifs (produits chimiques formulés) appropriés
capables de corriger chimiquement la qualité de l'eau utilisés dans le système de chauffage par
modification de ses propriétés et la rendre propre à la consommation industrielle (non corrosive,
non entartrant).
Les réactifs ajoutés ont pour but principal de prévenir l’oxydation des métaux dans la chaudière,
de réduire la formation des dépôts sur les surfaces internes ce qui peut conduire à des économies
d’énergie considérables et une réduction des coûts d’exploitation, ainsi que d’améliorer la qua-
lité de la vapeur produite. Il se fait par un bon réglage des dosages en ces réactifs:
➢ Le NALCO SOLERPON s'il est bien fait permet la réduction de l'oxygène, la passiva-
tion contre les corrosions, ainsi que la protection contre le risque d'entartrage.
➢ Le NALCO 750 plus, quand il est dosé permet de lutter contre les risques de primage.
Cependant, en ce qui concerne le TRI-ACT, nous pouvons affirmer qu’il n’a pas rempli son
rôle et il saurait souhaitable de le remplacer par un autre produit jouant le même rôle. Le tableau
XII ci-après illustre les différentes actions correctives en chaufferie.
- 50 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Tableau XII: tableau résumant les actions correctives en chaufferie.
- 51 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
CONCLUSION
Le but de cette étude réalisée au sein de l’entreprise BRALICO à Pointe-Noire, était de faire
une étude caractéristique de l’eau utilisée en brasserie et de définir son impact sur les équipe-
ments de production de la vapeur. Les objectifs spécifiques étant de faire un suivi des différents
paramètres entrant dans l’eau de la bâche alimentaire pour connaitre son impact au niveau de
la chaudière et analyser l’eau de chaudière pour corriger les défauts, pour un bon fonctionne-
ment des équipements, la négligence de ce suivi peut être à l’origine des différents phénomènes
au niveau de la chaudière si l’eau utilisée est non traitée. La caractérisation des eaux des chau-
dières est cruciale pour assurer une production de vapeur efficace et sécurisée. Une eau de
chaudière de bonne qualité prévient la formation de dépôts, la corrosion, la vitrification et l'en-
tartrage, éléments qui peuvent nuire au rendement et à la longévité de l’équipement.
A partir des résultats obtenus, on peut dire qu’une minimisation des dépôts de tarte et de corro-
sion dans les installations de production de vapeur est la clé d’une exploitation efficace et éco-
nomique. Car l’eau utilisé pour le fonctionnement de la chaudière BOSCH répond aux normes
existantes sur les eaux des chaudières. Néanmoins, Les analyses révèlent quelques imperfec-
tions qui conduisent à des corrections pour la maîtrise de ces paramètres afin d’assurer le bon
fonctionnement de la chaudière et une bonne gestion des ressources énergétiques.
Enfin, ce stage d’une courte durée effectué à BRALICO Pointe-Noire, nous a permis de :
Perspectives
Les analyses effectuées sur les différents paramètres des eaux industrielles, et la maitrise du
respect des normes des eaux de chaudière, ont montrés une certaine limite. En effet, nous avons
remarqué que le pH de l'eau de la bâche alimentaire ne respecte pas toujours les normes préco-
nisées (pH > 10). Ces valeurs élevées de pH peuvent entrainer plusieurs conséquences comme
la corrosion, le primage mais aussi la réduire l’efficacité de la chaudière et donc impacter sur
le rendement de la vapeur produite.
Des mesures sont prises pour des corrections mais les méthodes ne sont pas toujours les meil-
leurs.
- 52 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Nous suggérons à cet effet les correctifs suivants :
➢ De réduire le débit de la pompe doseuse lors de l’injection des produits Nalco et Tri-
Act en respectant les quantités requissent afin de corriger le pH de l'eau de la bâche
alimentaire, en même temps celui de la chaudière ;
➢ S’assurer qu’à chaque arrêt de l'usine, que les machines sont parfaitement entretenues.
En ce qui concerne les eaux de retours condensats notamment les condensats brassage, il serait
nécessaire de revoir le produit TRI-ACT.
- 53 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
REFFERENCES BIBIOGRAPHIQUES
[1] : Lassoued. K, & al, (2008): Contribution à l’étude de la qualité microbiologique de l’eau
du barrage de hammamdebagh. Mémoire d’ingénieur. Université Guelma,1p.
[2] : Normes 3A, (2017) : les principales normes américaines en matière d'équipements, éta-
blies par les comités spécialisés de l'International Association of Food Industry Suppliers ; la
norme 3A N° 609.01.
[3] : Afssan. (2005). Saisine no 2002-SA-0317 relatif à l’emploi de diverses substances dans
l’eau des chaudières fournissant de la vapeur d’eau destinée à entrer au contact direct avec les
denrées alimentaires. Maisons-Alfort.
[4] : RODIER. J, (2009). L’analyse de l’eau, 9ème Edition, DUNOD, PARIS.
[5] : Bliefrt. C & al, (2008). Chimie de l’environnement : air, eau, sols, déchets P :271,290,
291.
[6] : Boglin Jean-claude, (2000). Propriétés des eaux naturelles .technique de l’ingénieur,
traité environnement G1 110.
[7] : Ouali, (2008). Cours de procédé sanitaires biologiques et traitement des eaux. 2émé
édition : OPU
[8] : Zella. L, & al, (2006). L’eau la gouvernance et l’éthique (p.131). Alger. Office des publi-
cations universitaires.
[9] : HECTOR. R, (2006). Supervision et diagnostic des procédés de production d'eau potable.
[10] : Dali. Z, & al, (2005). Impact humaine sur l’environnement « cas de l’ensablement de la
région de Boussaâda ». Mémoire d’ingénieur, Université de M’sila, M’sila, 71p.
[11] : BOUZELIFA. Z & al, (2005). « Analyse et contrôle de la qualité de l’eau adoucie de
refroidissement de l’ACO1 (MITTAL STEEL) ». Mémoire de fin d’études. Département génie
des procédés, Université BADJI MOKHTAR-Annaba.
[12] : Degremont, (2005). “Mémento technique de l’eau, Tome l, 10ème édition, Edit. Tec et
doc, pp : 3 -38.
[13] : Hamed & al, (2012). Etude des propriétés physicochimiques et bactériologiques de l’eau
du barrage Djofra-Tourba Bechar. Mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme d’ingé-
nieur d’état en Biologie, Option : Contrôle de qualité et d’analyse, Université de Bechar, 134p.
- 54 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
[14] : DJEBABLIA. R & al, (2008). « Etude et impact de la qualité de l’eau de refroidissement
du circuit semi-ouvert de la centrale et utilités II FERTIAL-ANNABA » Mémoire de fin
d’études. Département génie des Procédés, Université BADJI MOKHTAR Annaba.
[15] : Rodier. J, Legube. B, & al, (2009). L’analyse de l’eau, 9ème. Dunod, Paris, France.
[16] : Rawajfeh. E & al, (2007). Assessment of tap water resources quality and its potentiel of
scale formation and corrosivity in Tafila province, South Jordan. Desalination, 206(1-3), 322-
332.
[17] : AMINOT. A & al, (1983). « Manuel des analyses chimiques en milieu marin », Cnexo.
Brest, France.
[19] : MORAN.F, & al, (2018). Traitement des eaux des circuits de refroidissements, Société
Concorde Chimie France, Editions Parisiennes.
[20] : Dr. M.A. MASRI, (2006). Les chaudières dans l’industrie pétrolière GROUPEMENT.
Institut algérien du pétrole, corporateuniversity, IAP-CU.
[23] : ELLIS. F, & al, (1954). « Le traitement des eaux dans l’industrie pétrolière », Ed tech-
nique - Paris.
[24] : GERMAIN. L, COLAS. L & al, (1976). « Le traitement des eaux destinées à l’alimen-
tation des chaudières à vapeur, aux circuits de réfrigération et aux réseaux de distribution d’eau
industrielle et potable », Ed 5e Dunod - Paris.
[25] : Revue de l’institut Algérien du Pétrole. (janv.- juin, 2001). « Chaudière industrielle ».
[26]: LACHGAR. S, (2016). " Traitement des eaux industrielles ". Séminaire, Institue Algérien
de pétrole école Skikda.
[28] : Matini. L, Moutou JM & al, (2009). Evaluation hydro-chimique des eaux souterraines
en milieu urbain au Sud-Ouest de Brazzaville. Afrique Science, 05 (1) : 82 – 98.
- 55 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
[29] : Raposo. F, Borja. R & al, (2008). Assessment of a modified and optimised method for
determining chemical oxygen demand of solid substrates and solutions with high suspended
solid content. Talanta, 76(2) : 448-453.
[32] : Jean- Philippe, DOUAY. (2012). les chaufferies industrielles. Dégazage thermique. P42.
[33] : Jean-Jacques Schmitz. (2013). Article sur le traitement d’eau et purges dans une
chaufferie vapeur.
- 56 -
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
ANNEXE 1 : Présentation de la BRALICO
Pour réaliser notre travaille, nous avons été reçus pendant une durée de 3 mois au laboratoire
de l’usine de BRALICO Pointe-Noire.
La BRALICO est une industrie Agro-alimentaire spécialisée dans la fabrication des boissons.
Elle est aussi une société anonyme constituée de deux(2) unités fonctionnelles. L'une, située à
POINTE-NOIRE qui abrite l’unité de production des boissons gazeuses et bières et, l'autre si-
tuée à OYO spécialisée uniquement dans la fabrication des boissons gazeuses. son activité crée
de l’emploi direct et indirecte de manière significative et contribue ainsi au développement
économique du pays
La BRALICO est une société anonyme au capital de 10.515.330.000 FCFA. Elle compte plus
de 9OO employés. Elle est l’une des filiales du groupe français CASTEL présent dans le secteur
des boissons.
Créée en Novembre 2013 en République du Congo, la BRALICO est localisée dans la ville de
Pointe-Noire dans le 5ème arrondissement MONGO-MPOUKOU à Vindoulou.
Pour la bonne marche de l'usine et l'obtention des produits de bonnes qualités, la BRALICO
s'est dotée d’un laboratoire agroalimentaire . Leur mission est de dire si le produit est confort
ou non sur toute la ligne de fabrication grâce notamment au cahier de normes ainsi que le plan
de contrôle. En d’autres termes, c'est l'analyse physico-chimique et microbiologique de la
matière première au produit fini. Il est subdivisé en trois pôles :
➢ Pôle Microbiologique ;
➢ Pôle Physico-chimique :
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
1.4. Organigramme Boisson Rafraîchissante et Limonaderie du Congo (BRALICO)
Légende :
DD : Direction Distribution DT : Direction Technique
SQHSE : Service Qualité et Hygiène, Sécurité, RSE : Responsabilité Sociale des Entreprises
Environnement
DC : Direction Commerciale DM : Direction Marketing
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
Annexe 2 : Les tableaux IX, X et XI ci-dessous présentent les déférents résultats des paramètres
physico-chimiques des échantillons bâche alimentaire, chaudière et retours condensats.
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
6
Tableau XI : Résultats des analyses de retours condensats
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
ANNEXE 3 : Préparation de certaines solutions pour les analyses
• Préparation de la solution d’acide chlorhydrique à 0,1 N
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
ANNEXE 4 : Présentation des équipements
Figure 28 : Chaudière BOSCH vue de profil Figure 28 : Chaudière BOSCH vue de face
Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
Le présent travail vise à caractériser l’eau industrielle utilisée en brasserie
particulièrement celle de la BRALICO, une brasserie située en république
du CONGO et de définir son impact dans la production de la vapeur. Son
analyse est donc nécessaire car elle constitue l’élément essentiel pour le
bon fonctionnement des chaudières. Les principaux aspects de la caracté-
risation des eaux industrielles incluent entre autres le traitement et l’ana-
lyse afin de contrôler l’alcalinité, conductivité et corriger le pH. Des
échantillons sont prélevés aux différents points critiques de la chaîne de production afin de
vérifier l’efficacité des traitements. Les résultats des analyses après ajout des différents produits
ont révélé que la dureté de l’eau d’appoint est stable, l’eau de chaudière a un pH moyen de 11.9,
une dureté de 0.2°f, une teneur en conductivité moyenne de 2647µS/cm, une teneur en chlorure,
en fer et en sulfite qui sont respectivement de 55.7, 0.2 et 30 mg/L. Dans la chaudière on note
également l’augmentation de teneur en silice qui atteigne jusqu’à 149 mg/L. Le dispositif de
production satisfait aux normes internationales 3A. Le retour condensât est parfois contaminé
par les opérations de lavage des bouteilles dans le terminal des opérations.
Abstract
The present work aims to characterize the industrial water used in breweries, particularly at BRALICO,
a brewery located in the Republic of Congo, and to assess its impact on steam production. Its analysis
is essential because it constitutes a key element for the proper functioning of boilers. The main aspects
of industrial water characterization include, among others, treatment and analysis to monitor alkalinity,
conductivity, and adjust pH. Samples are taken at various critical points along the production chain to
verify the effectiveness of the treatments. The analysis results, after the addition of various products,
revealed that the feed water hardness is stable, the boiler water has an average pH of 11.9, a hardness of
0.2°f, an average conductivity of 2647 µS/cm, and chloride, iron, and sulfits contents of 55.7, 0.2, and
30 mg/L, respectively. In the boiler, an increase in silica content is also observed, reaching up to 149
mg/L. The production system complies with international 3A standards. However, condensate return is
sometimes contaminated by bottle washing operations at the end of the production line.
IX
X