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DOCUMENT MISSENGUE La-Sage Corrigé pdf2

Ce mémoire est dédié à la mémoire du père de l'auteur et à sa famille, tout en exprimant des remerciements à divers mentors et collègues qui ont soutenu le travail. Il aborde l'importance de l'eau dans l'industrie, notamment dans la production de vapeur, et souligne les défis liés à sa qualité. Le document comprend une revue bibliographique, des méthodologies d'analyse, des résultats et des discussions sur le traitement des eaux industrielles.

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Ce mémoire est dédié à la mémoire du père de l'auteur et à sa famille, tout en exprimant des remerciements à divers mentors et collègues qui ont soutenu le travail. Il aborde l'importance de l'eau dans l'industrie, notamment dans la production de vapeur, et souligne les défis liés à sa qualité. Le document comprend une revue bibliographique, des méthodologies d'analyse, des résultats et des discussions sur le traitement des eaux industrielles.

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IN MEMORIUM

Ce travail est dédié premièrement à la mémoire de :

➢ MON défunt père Dagobet MISSENGUE NKOMBO

I
DEDICACE
Je dédie ce mémoire à :

➢ Ma chère mère Louise BENGUE

➢ Mes chers frères : Ghislain MISSENGUE , Armel Idris MISSENGUE, Jor-


dan POUGUI MISSENGUE, Michel Rocy MISSENGUE, Grâce Junior
MISSENGUE, Bervient KOMBO MISSENGUE.

II
1 REMERCIEMENTS
Il m’est particulièrement important de débuter ce mémoire en remerciant chaleureusement, ceux
qui, par leur soutien, leurs conseils m’ont permis de mener à bien ce travail.

Avant tout je tiens à remercier monsieur Vivien Romaric EKOUELE MBAKI, Directeur de ce
mémoire pour sa compréhension, son assistance et son dévouement particulier à mon travail ;

J’exprime également ma gratitude à tous les membres du jury pour avoir accepté d’examiner ce
modeste travail et qui, malgré leurs multiples occupations, ont fait preuve de disponibilité à mon
égard, notamment :
Monsieur Louis MATOS, Président du jury ;
Monsieur Bertrand Guelor ELONGO, Rapporteur de cette étude.
Ensuite, je tiens aussi à remercier tous les responsables académiques de l’Ecole Nationale
Supérieure Polytechnique notamment :
Monsieur GOGOM Mathurin, directeur de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique ;
Monsieur GOMAT Landry, directeur adjoint de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique ;
Monsieur MOUYENDO LOUFOUILOU Justin, responsable des départements Masters/Ingé-
nieurs ;
Monsieur EDOURA Roch Gaena Boris, responsable de parcours Industrie Agroalimentaire ;

Ce mémoire n’aurait pas été réalisé si nous n’avions pas eu un lieu de stage. Pour la reconnais-
sance professionnelle, nos remerciements vont particulièrement à l’endroit de :

• Monsieur Frédéric André FERAILLE, Directeur général de BRALICO Pointe-Noire, et


monsieur Romaric NGUILA, DRH de ladite société, qui m’ont permis de réaliser le
stage au sein de leur entreprise ;

• Madame Nitch Julyse BACKALA, responsable du laboratoire de contrôle qualité, pour


l’intérêt que vous avez accordé à notre séjour au sein de votre laboratoire, nous avons
retenu de votre personnalité, l’humilité, le dévouement dans le travail, le savoir-faire et
savoir-vivre ;

• Monsieur Helsy DIBANGOU, superviseur chargé des MPC et eaux, d’avoir accepté de
nous encadrer, malgré vos multiples occupations, nous retenons de vous, votre plein
engagement dans le travail, le souci d’apprendre aux autres, votre aide dans la compré-
hension du sujet et votre disponibilité dans le travail ;

III
• Madame Messie NDEKA et monsieur Paul Loembet, laborantins, pour leur aide, leur
disponibilité, leur assistance et leurs efforts consentis dans la réalisation des différentes
manipulations.

Tout le personnel du laboratoire dont le nom n’a pas été cité.

Pour finir, ma reconnaissance va également à toute ma famille en particulier à :

Mon père Jacques MALONGA pour tous ses conseils.

Sans oublier tous nos condisciples de la promotion ingénieur 2024 ainsi que toutes les personnes
qui ont participé de près ou de loin à la concrétisation de ce mémoire.

• A mon très Cher frère Ghislain MISSENGUE : Aucun mot ne saurait exprimer l’amour,
l’estime, le dévouement et le respect que j’ai toujours pour vous. Rien au monde ne vaut les
efforts fournis jour et nuit pour mon éducation et mon bien être. Ce travail et le fruit de vos
sacrifices que vous avez consenti pour mon éducation et ma formation le long de ces années.

IV
TABLE DES MATIERES

1DEDICACE............................................................................................................................ II

2REMERCIEMENTS............................................................................................................III

3LISTES DES FIGURES ...................................................................................................... IV

4LISTES DES TABLEAUX ................................................................................................... V

5LISTE DES ABREVIATIONS, ACRONYMES ET SIGLES ......................................... VI

6GLOSSAIRE ..................................................................................................................... VIII

Abstract ................................................................................................................................... IX

INTRODUCTION ............................................................................................................... - 1 –

1. Contexte et justification
2. Problématique
3. Objectifs
a. Objectif Général
b. Objectifs Spécifiques
4. Hypothèses
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE ...............................................................- 3 -

8I.1. Généralités sur l’eau ....................................................................................................- 3 -

9I.1.1. Propriétés physiques et chimiques de l’eau ............................................................- 4 -

10I.1.2. Composition de l’eau ..............................................................................................- 4 -

11I.1.3. Paramètres physicochimiques ..............................................................................- 5 -

12I.1.4. Traitement des eaux brutes [18] ............................................................................- 8 -

13I.2. Eaux industrielles ......................................................................................................- 9 -

14I.2.1. Définition .................................................................................................................- 9 -

15I.2.2. Principales utilisations des eaux industrielles ....................................................- 10 -

16I.3. Généralités sur les chaudières ................................................................................- 10 -

17I.3.1. Définition et historique des chaudières ...............................................................- 10 -

18I.3.2. Différents types de chaudières .............................................................................- 11 -

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
19I.3.3. Problèmes rencontrés dans la chaudière ............................................................- 13 -

20I.3.4. Caractéristiques des eaux de chaudière ..............................................................- 15 -

21I.3.5. Principe de fabrication de la vapeur ...................................................................- 16 -

I.3.6. Transfert thermique .................................................................................................- 17 -

CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES ............................................................- 20 -

23II.1. Matériel et équipements ........................................................................................- 20 -

24II.2. Méthodes .................................................................................................................- 21 -

25II.2.1. Circuit de traitement de l’eau de forages (eau d’appoint) à BRALICO ........- 21 -

26II.2.2. Analyse des paramètres de l’eau d’appoint ......................................................- 22 -

27II.2.2.1. Détermination du potentiel Hydrogène ( pH ) ...............................................- 22 -

28II.2.2.2. Détermination de la conductivité (COND) ....................................................- 22 -

29II.2.2.3. Détermination du titre hydrotimétrique (TH) ..............................................- 23 -

30II.2.2.4. Détermination de la concentration en phosphates ........................................- 23 -

31II.2.2.5. Détermination de la concentration en silice ...................................................- 23 -

32II.2.2.6. Détermination de la concentration en fer total..............................................- 24 -

33II.2.3. Analyses des paramètres des eaux industrielles ...............................................- 24 -

34II.2.3.1. Détermination du potentiel d’hydrogène et la conductivité électrique .......- 24 -

35II.2.3.2. Détermination du titre hydrotimétrique (TH) ..............................................- 24 -

36II.2.3.3. Détermination du titre alcalimétrique (TA) et titre alcalimétrique complet


(TAC)- 25 -

37II.2.3.4. Détermination de la concentration en phosphates ........................................- 25 -

38II.2.3.5. Détermination de la concentration en silice ...................................................- 26 -

39II.2.3.6. Détermination de la concentration en fer total..............................................- 26 -

40II.2.3.7. Détermination de la concentration en chlorures (Cl-) ..................................- 26 -

II.2.3.8. Détermination de la concentration en sulfites ...................................................- 27 -

II.2.4. Traitement des eaux de chaudière .........................................................................- 27 -

II.2.4.1. Traitement des retours condensats (TRI-ACT) ...............................................- 27 -


II

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
II.2.4.2. Conditionnement de l'eau alimentaire ...............................................................- 27 -

41II.2.5. Processus de distribution de la vapeur ............................................................. - 29 –

CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION


42III.1. Résultats de l’eau de forages et des sorties filtres à charbon............................- 32 -

43III.2. Résultats de l’eau de bâche alimentaire .............................................................- 33 -

44III.3. Résultats des analyses de l’eau des chaudières N°3 ...........................................- 38 -

45III.4. Résultats des analyses des retours condensats :.................................................- 46 -

46III.5. Discussion des résultats ........................................................................................- 48 -

III.6. Actions menées pour contrôler les paramètres non maitriser lors de la production
de la vapeur. ........................................................................................................................- 49 -

CONCLUSION ...................................................................................................................- 51 -

Perspectives .........................................................................................................................- 52 -

REFFERENCES BIBIOGRAPHIQUES .........................................................................- 53 -

ANNEXE 1 : Présentation de la BRALICO .......................................................................... a

5ANNEXE 2 : Préparation de certaines solutions pour les analyses................................... c

52ANNEXE 3 : Présentation des équipements ...................................................................... d

III

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
2 LISTES DES FIGURES

Figure 1 : l’éolipile d’Heron...........................................................................................11


Figure 2 : générateur de vapeur à tube de fumée............................................................12
Figure 3 : Chaudière à tube d’eau...................................................................................13
Figure 4 : pH-mètre/Conductimètre................................................................................20
Figure 5 : Colorimètre DR900........................................................................................20
Figure 6 : diagramme de traitement de l’eau de forages.................................................21
Figure 7 : dégazeur thermique des gaz dissous...............................................................28
Figure 8 : schéma de principe de production de la vapeur..............................................29
Figure 9 : diagramme de distribution de la vapeur..........................................................30
Figure 10 : courbe de variation de la température de l’eau de la bâche...........................32
Figure 11 : courbe de variation de pH de l’eau de la bâche.............................................33
Figure 12 : courbe de variation du TA de l’eau de bâche................................................34
Figure 13 : courbe de variation du TAC de l’eau de bâche..............................................34
Figure 14 : courbe de variation de la conductivité de l’eau de bâche...............................35
Figure 15 : courbe de variation de la silice de bâche........................................................36
Figure 16 : courbe de variation du pH de l’eau de chaudière...........................................37
Figure 17 : courbe de variation de silice de l’eau de chaudière........................................38
Figure 18 : courbe de variation de phosphate de l’eau de chaudière.................................39
Figure 19 : courbe de variation de dureté de l’eau de chaudière.......................................40
Figure 20 : courbe de variation du fer de l’eau de chaudière.............................................41
Figure 21 : courbe de variation de sulfite de l’eau de chaudière........................................41
Figure 22 : courbe de variation du TAC de l’eau de chaudière..........................................42
Figure 23 : courbe de variation de chlorure de l’eau de chaudière.....................................43
Figure 24 : courbe de variation du rapport SIO2/TAC de l’eau de chaudière.....................43
Figure 25 : courbe de variation du pH de l’eau des retours condensats..............................45
Figure 26 : courbe de variation de conductivité de l’eau des retours condensats................45
Figure 27 : Organigramme de BRALICO............................................................................X
Figure 30 : Chaudière BOSCH............................................................................................XII

IV

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
3 LISTES DES TABLEAUX
Tableau I : réserve en eau sur la terre...............................................................................................3

Tableau II : classification des eaux d’après leur pH.........................................................................6


Tableau III : classification des eaux d’après leur dureté...................................................................8
Tableau IV : consignes d’exploitation des eaux des chaudières......................................................15
Tableau V : matériel de laboratoire..................................................................................................19
Tableau VI : produits utilisés...........................................................................................................22
Tableau VII : résultats des analyses forages....................................................................................31
Tableau VIII : résultats des analyses des sorties filtres ...................................................................31
Tableau IX : résultats des analyses de l’eau de la bâche alimentaire...............................................32
Tableau X : résultats des analyses des eaux de chaudières..............................................................38
Tableau XI : résultats des analyses des eau des retours condensats.................................................45

Tableau XII : résumant les actions correctives en chaufferie...................................................49

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
4 LISTE DES ABREVIATIONS, ACRONYMES ET SIGLES
BRALICO : Boisson Rafraîchissante et Limonaderie du Congo ;

BP : basse pression

°C : degré Celsius

CIP : Clean in place

ENSP : Ecole Nationale Supérieure Polytechnique ;

EDTA : Ethylène diamine tétracétique.

HP : haute pression

MP : moyenne pression

mg. L-1 de CaCO3 : Milligramme par litre de carbonate de calcium.

NTU : Nephelometric Turbidity Unit

N.E.T : noir d’ériochrome

ppm : partie par million

TA : titre alcalimétrique

TAC : titre alcalimétrique complet

TH : titre hydrotimétrique

VI

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
5 GLOSSAIRE
Eau industrielle : Eau de process traitée pour le bon fonctionnement des équipements.

Fluide caloporteur : fluide chargé de transporter la chaleur entre plusieurs sources de tempé-
rature.

Soude caustique ou hydroxyde de sodium : substance solide, blanche hygroscopique qui se


dissout facilement dans l’eau en dégageant de la chaleur.

Moussage : mousse qui est créé à la surface de l’eau des chaudières et sortent avec la vapeur.

Tartre : substance cristalline qui se forme sur certaines surfaces

Dégazage thermique : processus permettant d’éliminer les gaz et les impuretés volatils d’un
matériau par l’application de la chaleur.

Bâche alimentaire : réservoir d’eau cylindrique pour stabiliser le dépit qui alimente la
chaudière en eau.

Condensat : : eau qui provient de la condensation de la vapeur après utilisation en chauffage.

Primage : transfert de grandes quantités en gouttelettes d’eau dans la vapeur,

Vapeur : forme gazeuse de l’eau qui se forme lorsque l’eau liquide s’évapore.

VII

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
INTRODUCTION

1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

L’eau sur terre est une ressource précieuse et essentielle à la vie. Elle joue un rôle crucial pour
de nombreuses industries. Environ 90% de la bière est composée d’eau, ce qui en fait un
ingrédient clé influençant le goût, la qualité et les caractéristiques de la boisson. En dehors de
son utilisation comme ingrédient, Ces eaux, occupent une place essentielle dans le processus
industriel notamment comme fluide caloporteur pour la production de la vapeur. Sa qualité est
donc essentielle pour assurer l’efficacité, la sécurité et la longévité des équipements
(Chaudière)[1].

Cependant, la production de la vapeur c’est un processus très complexe et nécessite dont un


équipement adéquat et une technologie de pointe [2]. La vapeur occupe une place prépondérante
dans la majeure partie des activités industrielles, notamment pour la production d'électricité et
dans le processus de brassage (pour le chauffage du moût, le nettoyage et la stérilisation des
équipements) [3].

L’eau utilisée dans les industries contiennent des minéraux dissous, des gaz et des matières
organiques qui peuvent affecter le fonctionnement des équipements. Par ailleurs, la
caractérisation des eaux industrielles consiste à effectuer les analyser dans le but de connaitre
sa qualité [1].

2. PROBLEMATIQUE

L’approche d’une démarche visant une production zéro défaut dans le processus de production
de la vapeur peut permettre à une brasserie de réduire les pertes qualités de ses produits soit,
par une amélioration soit par le maintien de la qualité. Cependant malgré la mise en œuvre des
équipements de haute qualité et des méthodes d’analyses particulières par les industries agroa-
limentaires notamment la BRALICO, le processus de production de la vapeur nécessite l’utili-
sation d’une eau épurée pour prévenir contre la formation de tartre, la corrosion, dans le but :
d’améliorer l’efficacité énergétique, de protéger des équipements sensibles et donc de prolonger
leur durée de vie de plus de 10 ans, de respecter des normes réglementaires afin de garantir la
haute qualité du produit final.

-1-

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Car si l’on utilisait de l’eau brute dans la chaudière le risque est très élevé qu’on assiste, par
précipitation des sels minéraux sur les surfaces métalliques de la chaudière à une réduction
d’efficacité thermique donc augmentation des coûts de maintenance, et une diminution de sa
durée de vie d’où l’intérêt d’en faire un sujet d’étude.

Ayant participé aux analyses de l’eau depuis les forages jusqu’à la chaudière lors de notre stage
effectué au laboratoire de BRALICO Pointe-Noire, nous avons constaté une instabilité des va-
leurs sur certains paramètres essentiels de l’eau industrielle et vu l’importance de sa qualité
pour les équipements et dans la production de la vapeur, nous avons mis l’accent sur les causes
de l’instabilité des paramètres de l’eau industrielle afin d’assurer la protection de la chaudière
et de l’ensemble de l’installation contre les risques d'entartrage et de corrosion.

3. Objectifs

L’objectif général de ce travail est : « la caractérisation des eaux industrielles entrant dans la
chaine de production de la vapeur ».

Les objectifs spécifiques se déclinent comme suit :

➢ Suivre les paramètres des eaux entrantes dans la bâche alimentaire ;

➢ Analyser et corriger les paramètres liés à la chaudière ;


➢ Et enfin d’analyser les eaux des retours condensats.
4. Hypothèses
La caractérisation des eaux industrielles pour la production de la vapeur permet de résoudre le
fait que :

➢ L’eau d’appoint présente des variations de qualité qui influencent directement les per-
formances de la chaudière et nécessitent un contrôle rigoureux pour éviter l’entartrage
et la corrosion ;

➢ Un déséquilibre des paramètres physico-chimiques de l’eau dans la chaudière peut en-


traîner des dépôts, de la corrosion et une baisse d’efficacité énergétique, nécessitant des
corrections adaptées ;

➢ Une mauvaise qualité des condensats retournés peut introduire des impuretés dans la
chaudière, réduisant ainsi son rendement et augmentant les besoins en traitement chi-
mique.

-2-

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Ce présent document se divise en trois (3) chapitres. Le premier chapitre, porte sur la revue
bibliographique, faisons état des différentes notions relatives à l’eau industrielle ainsi que sur
les chaudières. Le second chapitre intitulé matériel et méthodes, donne un aperçu sur l’ensemble
du matériel, les méthodes et les différents modes opératoires utilisés pour l’aboutissement de
ce travail. Le troisième chapitre intitulé résultats et discussion, relate tous les résultats obtenus
accompagnés des explications à l’issu de cette étude. Et enfin, nous avons une conclusion et
des perspectives, qui rapportent la synthèse de l’étude et les possibilités des suggestions.

CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

I.1. Eau
L’eau est un constituant essentiel de tous les organismes vivants et est le milieu à partir duquel
la vie a évolué et dans lequel la vie existe, l’eau douce est inégalement répartie sur terre. Le
tableau I ci-dessous illustre les différentes réparations des réserves en eau sur la terre [4].
Tableau I : Réserves en eau sur la terre

Localisation Planète Pourcentage


Eaux superficielles
Lacs 125 000 0.009
Rivières 1300
Glaciers 200 000 0.015
Calottes glaciaires 28 800 000 2.1
Lacs salés 100 000 0.007
Eaux sol et sous-sol
Humidité du sol 65 000 0.005
Eaux souterraines
0 à 1000 m 4 000 000 0.29
< 1000 m 4 000 000 0.29
Atmosphère 13 000 0.01
Océans 1 320 000 000 97.0
TOTAL 1 360 000 000 100

-3-

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
Les réserves d’eau sur terre se répartissent principalement entre les eaux superficielles et les
eaux souterraines.

Environ 3% de l’eau terrestre est douce, mais la majeure partie de cette eau douce (environ 70%
est gelée dans les glacières et calottes glaciaires et les lacs. celles-ci sont difficilement
accessibles. nous avons de l’eau de surface qui est à hauteur de moins 1% et accessible dans les
rivières, les lacs et les réservoirs

Cependant près de 30% de l’eau douce se trouve sous la surface terrestre, dans les nappes
phréatiques. Cette eau souterraine est une source importante pour la consommation humaine,
l’agriculture et industrie. En fin, environ 97% de l’eau sur terre est salée et se trouve dans les
océans. Elle n’est pas directement utilisable pour la consommation humaine ou l’agriculture
sans traitement (désalinisation).

I.1.1. Propriétés physiques et chimiques de l’eau


L’eau est un composé incolore, inodore constitué de molécules et chaque molécule est formée
d’un atome d’oxygène et de deux atomes d’hydrogène que l’on représente par H2O.
La structure de l’eau dépend de son état physique. L’état gazeux (vapeur) correspond à la
formule chimique de l’eau. Tandis que les états liquide et solide sont caractérisés par la structure
tétraédrique due à l’arrangement et l’association des molécules sous l’influence des liaisons
intermoléculaires dites liaisons hydrogène [5].

I.1.1.1. Propriétés physiques de l’eau


Les propriétés physiques de l’eau qui font d’un liquide essentiel à la vie sont toutes reliées à sa
structure moléculaire à sa masse volumique, sa viscosité, sa conductivité et sa tension
superficielle. Elles interviennent donc directement dans les procédés de traitement de l’eau.
Son grand pouvoir de solubilisation lui permet de transporter les nutriments aussi bien à
l'intérieur des organismes vivants qu'à l'extérieur. Elle varie en fonction de la température et la
pression [6,7].
I.1.1.2. Propriétés chimiques de l’eau
L’eau a une grande stabilité et cette stabilité est liée aux propriétés électriques et à sa composi-
tion moléculaire, ce que en fait le plus grand solvant. Elle est capable de dissoudre plus de
substances polaires que tout autre liquide. l’eau dissout les cristaux ioniques, les composés mo-
léculaires ainsi que les gaz.

-4-

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
La dissolution ou l’action hydratante de l’eau est le résultat des molécules d’eau entourant les
ions de la substance dissoute et formant avec elle des liaisons hydrogène, empêchant à nouveau
leur union, en formant une membrane qui entoure l’ion dans tous les côtés, et donc la formation
de nouvelles structures [8].

I.1.2. Composition de l’eau


Chimiquement l’eau est définie comme un liquide composé par deux molécules d’hydrogènes
et une molécule d’oxygène. selon les surfaces qu’elle passe ou selon sa provenance, l’eau peut
se charger de plusieurs composés [9].

I.1.2.1. Sels minéraux


Ils sont composés de cations qui sont chargés positivement et d’anions dont la charge est
négative. On peut citer :

➢ Le calcium Ca2+

➢ Le magnésium Mg2+

➢ Le sodium Na +

➢ Le potassium K +

➢ Le bicarbonate HCO3– (appelé aussi hydrogénocarbonate)

➢ Le sulfate SO4 2–

➢ Le chlorure Cl–

I.1.2.2. Autres substances naturelles


L'eau contient encore d'autres substances naturelles dissoutes telles que :

➢ L 'oxygène O2

➢ Le gaz carbonique CO2

➢ La silice SiO2

➢ L’azote

On peut également rencontrées des matières organiques provenant de la décomposition de végétaux


(feuilles, herbe etc.) dans les eaux de surface (rivières, lacs, étangs), des bactéries, dans les eaux de
surface également [9].

-5-

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
I.1.3. Paramètres à suivre
Pour connaitre la qualité physicochimique de l’eau, il est primordial d’avoir une parfaite con-
naissance sur certains paramètres clés. Voici donc les paramètres les plus courants :

➢ Température (T)
La température fait partir des paramètres très important dans l’analyse des eaux. Car elle parti-
cipe à la dissociation des sels dissous donc sur la conductivité électrique ainsi que dans la dé-
termination du pH. De manière générale, la température des eaux superficielles est influencée
par la température de l’air et par leur origine [10].

➢ Potentiel hydrogène (pH)

Sur une échelle logarithmique allant de 0 à 14, le pH définit le caractère acide, basique où
Neutre d’une solution. Il est l’un des paramètres importants influençant la tendance entartrant
ou agressive d’une eau naturelle : d’une manière générale, une baisse de pH favorise le caractère
agressif et une élévation de pH favorise le caractère entartrant.

La valeur du pH a une importance capitale sur un certain nombres d’étapes de traitement,


comme la coagulation/floculation, la rétention des métaux sur les filtres, la désinfection, les
traitements de finition dont (la mise à l'équilibre, décarbonatation, adsorption, ozonation, nano-
filtration) et la plupart des traitements spécifiques tels que la nitrification, dénitrification, dé-
ferrisation, élimination de nombreux métaux et métalloïdes. Le tableau II ci-dessous nous pré-
sente les caractéristiques des eaux par rapport à leur pH [11,12].

Tableau II : Classification des eaux d’après leur pH

pH < 5 Acidité fort : présence d’acides minéraux ou organiques dans les

eaux naturelles

pH = 7 pH neutre

7 < pH < 8 Neutralité approchée : majorité des eaux de surface

5.5 < pH < 8 Majorité des eaux souterraines

pH = 8 Alcalinité forte évaporation intense

➢ Conductivité électrique (COND)

-6-

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
C’est une mesure de la capacité de l’eau à conduire le courant électrique, donc une mesure
indirecte de la teneur de l’eau en ions. Ainsi, plus l’eau contient des ions comme le calcium
(Ca2+), le magnésium (Mg2+), le sodium (Na2+), le potassium (K+ ), le bicarbonate (HCO3- ), le
sulfate (SO42- ), et le chlorure (Cl- ), plus elle est capable de conduire un courant électrique et
plus la conductivité mesurée est élevée [13].

La conductivité traduit la minéralisation totale de l'eau. Elle augmente si la salinité totale de


l’eau est élevée, donc augmente le courant de corrosion pour un potentiel donné [14].

L’unité de la conductivité est le micro siemens par centimètres (µS/cm).

➢ Titre alcalimétrique (TA) et Titre alcalimétrique complet (TAC)

Dans l’eau naturelle, l’alcalinité est principalement causée par la présence


d’hydrogénocarbonate et d’hydroxydes de carbonate. Contrairement à l’acidité, l’alcalinité de
l’eau correspond à la présence de bases et de sels d’acide faible.
On distingue comme pour la mesure de l’acidité, deux titres qui sont le titre
alcalimétrique ou titre alcalimétrique simple (TA) et le titre alcalimétrique complet (TAC).
Le TA et le TAC étant mesurés successivement sur un même échantillon, les deux méthodes de
dosage seront présentées en même temps. Il convient tout d’abord de préciser les conditions et
la signification de ces mesures [15].

Ces deux valeurs permettent de connaître les concentrations en bicarbonates, carbonates et


éventuellement en hydroxydes contenus dans l’eau.

➢ Le TA permet de déterminer la teneur en hydroxydes et seulement la moitié de celle du

carbonate dont les sels fixent le pH au-dessus de 8,3.

1
𝑇𝐴 = [𝑂𝐻 − ] + [𝐶𝑂32− ]
2

➢ Le TAC permet de déterminer la teneur en hydrogénocarbonates, carbonates et

hydroxydes dont les sels fixent le pH au-dessus de 4,3.

𝑇𝐴𝐶 = [𝑂𝐻 − ] + [𝐻𝐶𝑂3− ] + [𝐶𝑂32− ]

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Il n’existe pas de normes européennes ni françaises concernant l’alcalinité. C’est un paramètre
important car sa valeur peut donner à l’eau un caractère agressif ou incrustant.

L’unité utilisée est le degré français (1°f = 10 mg/L de CaCO3 = 0,2 milliéquivalent/L ).

On trouve parfois des ouvrages qui mentionnent l’alcalinité exprimée en mg. L-1 de CaO.
Dans les pays anglo-saxons l’alcalinité (notée Alk) est exprimée en mg. L-1 de CaCO3 [16].

➢ Dureté totale ou titre hydrotimétrique (TH)

La dureté de l’eau est un indicateur de minéralisation de l’eau. Ce titre hydrométrique est prin-
cipalement dû à la présence des sels de calcium et de magnésium. Le calcium et le magnésium
ne doivent donc pas se retrouver en excès au risque de former les dépôts dans la chaudière et la
rendre moins efficace. L’idéal serait de maintenir dans l’eau de chaudière à une dureté infé-
rieure à 5 °f . Au-delà, le Calcium et le magnésium peuvent faire précipiter l’accumulation de
dépôts calcaires sur les parois de la chaudière, ce qui peut entrainer les surchauffes locales,
réduire l’efficacité thermique, causé les problèmes de corrosion ainsi que la formation de
mousse en surface. Ainsi, plus ces ions seront présents en grande quantité plus l’eau sera dite «
dure » ou « calcaire » [17]. En France, cette propriété est mesurée grâce à une échelle exprimée
en degré de symbole « °f » ou « °TH ». En équivalence, 1 degré français = 10 mg/L de CaCO3
= 0,2 méq/L . Le tableau III ci-après présente la classification des eaux d’après leur dureté.

Tableau III : Classification des eaux d’après leur dureté[17]

Classe Dureté (°f) Observation

1 0à5 On a affaire à une eau très douce

2 5 à 10 On a affaire à une eau douce

3 10 à 15 On parlera d’une eau moyenne dure

4 15 à 30 On parlera d’une eau dure

5 Au-dessus de 30 Il s’agira d’une eau très dure

I.1.4. Traitement des eaux brutes


Suivant la provenance de l’eau introduite en chaufferie, la première étape est la filtration. L’eau
de forages dont nous disposons à la BRALICO n’est pas directement utilisable pour la
consommation industrielle, parce qu’elle se pollue et se charge de matières en suspension, de

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déchets des végétaux, des organismes et de sels divers. La présence de ces nombreux éléments
de différentes natures impose un traitement des eaux avant son utilisation [18]. Parmi les
différents traitements on peut citer :

➢ Désinfection par le dioxyde de chlore


La chloration est un moyen simple et efficace pour désinfecter l’eau en vue de la rendre potable.
Parmi les biocides utilisés, le chlore et ses dérivés sont les plus rencontrés, notamment le
dioxyde de chlore

la BRALICO utilise comme agent de désinfection le dioxyde de chlore (ClO2), un gaz jaune
rougeâtre, relativement stable en état gazeux ou liquide . Ce gaz est obtenu en faisant réagir
l’acide chlorhydrique (HCl) et le chlorite de sodium (NaClO2), selon la réaction ci-après :

5 NaClO2 + 4 HCl 2 ClO2 (liquide) + 5 NaCl + 2 H2O + 2 ClO2 (gazeux)

La partie liquide est utilisée pour la désinfection tandis que la partie gazeuse, très toxique est
dissoute dans l’eau avant d’être jeté à l’égout.
Le dioxyde de chlore, préparée dans un dispositif appelé « Oxyperm Pro est injectée dans le
circuit principal d’eau à décontaminer avec une concentration bien définie. Suite à cette
opération, l’eau chlorée obtenue est stockée dans un réservoir appelé tank tampon (TA141),
pour être filtrer sur sable puis déchlorée sur charbon actif.

➢ Filtration sur sable


Après chloration, l’eau est filtrée sur sable afin de retenir éventuellement les particules d’une
taille donnée en suspension qu’elle pourrait contenir. Le filtre à sable est un appareil cylindrique
en acier inoxydable hermétiquement fermé contenant des granules de sables permettant ainsi la
filtration de l’eau.

A BRALICO, on dispose de deux (02) filtres à sable de 608 hl chacun. L’eau filtrée est ensuite
stockée dans une bâche (TA207) de 500 m3 et dans six (06) tanks (TA201 à TA206) de 60 m3
chacun.

➢ Filtration sur charbon actif


En traitement de l’eau, le charbon actif est utilisé pour ses propriétés de catalyseur des réactions
du chlore, des chloramines et de décomposition de l’ozone.

Cependant, après la filtration à sable, l'eau passe dans deux filtres à charbon actif en Grains
(CAG de 1670 Let 14460 L) pour être débarrasser de toute couleur, odeur et goût désagréables.

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Le charbon actif est un adsorbant ayant la particularité d'être un réducteur. Au passage de l 'eau,
il va retenir toutes les molécules organiques par adsorption et réduire les oxydants.

➢ Filtration sur membrane ou filtre à poche

l'eau désodorisée va enfin passer dans les filtres à poche qui permet de retenir les particules
insolubles échappées lors de la filtration à sable. La BRALICO dispose de cinq (05) filtres à
poches. Les différentes étapes de traitement de l'eau de forage sont illustrées dans le chapitre II
(cf. figure 3).

I.2. Eaux industrielles

I.2.1. Définition
L’eau industrielle est une eau destinée au fonctionnement des équipements à partir de laquelle
est produite de la vapeur surchauffée. D’où la consommation en eau en industrie est non
négligeable.

I.2.2. Principales utilisations des eaux industrielles


Dans l’industrie, l’eau est nécessaire à plusieurs niveaux et dans de nombreux domaines et sec-
teurs d’activités, elle est principalement utilisée dans l’industrie brassicole comme eau pour le
bon fonctionnement des équipements et pour alimenter des circuits de refroidissement.
Les eaux de refroidissement sont souvent couplées avec d’autres usages comme par exemple
dans la chaine de production de l’industrie brassicole où elle est utilisée dans les champs de
production pour maintenir les installations sous pression.[19]
Les industries utilisent l’eau :

• Dans les circuits de refroidissement fluide thermique ;

• Pour l’alimentation de chaudière ;

• Pour les dilutions de produits chimiques.

Les industries procèdent à l’épuration de l’eau par une ou plusieurs étapes successives afin
d’obtenir une eau pure qui ne détériore pas leurs installations lors de son passage. Ces traite-
ments peuvent être physiques, chimiques, physico-chimiques ou encore biologiques.

- 10 -

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I.3. Chaudières

I.3.1. Définition et historique des chaudières


Une chaudière est un générateur de vapeur qui sert à transférer de l’énergie thermique à un
fluide caloporteur, généralement de l’eau.
Les chaudières sont utilisées pour produire de la vapeur, nécessaire au bon fonctionnement des
procédés industrielles. La source de chaleur peut être fournie par un combustible (gaz, fioul,
charbon, bois...) ou par une source d’énergie électrique.[20]
L'idée d'utiliser la vapeur comme force motrice remonte au premier siècle après JESUS
CHRIST avec l'invention de la machine par Héron d'Alexandrie. L’éolipile d'Héron est présenté
sur la figure 1 ci-dessous. Cependant, ce n'est qu'à partir de la fin du 17ème siècle que les
ingénieurs ont développé les machines à vapeur modernes.

En 1800, l'ingénieur américain Evans mettent au point la première chaudière à tubes de fumée
qui servira dans les premières locomotives. La nécessité d'avoir des débits et des pressions de
vapeur importants apparaît en 1867 lors de la mise au point de la chaudière à tubes d'eau par
les ingénieurs américains Babcock et Wilcox [21].

Depuis, celles-ci se sont sans cesse perfectionnées permettant d'avoir notamment des
rendements de 90,0 %.

Figure 1 : l 'éolipile d'Héron [21]

- 11 -

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I.3.2. Différents types de chaudières
Les générateurs de vapeur peuvent être classés selon divers paramètres. On distingue
notamment:

I.3.2.1. Générateur de vapeur à tubes de fumée


Ce sont des générateurs de vapeur dans lesquels les gaz de combustion passent à l'intérieur d’un
tube submergés dans l'eau. Ces générateurs de vapeur sont largement utilisés dans les
installations industrielles et commerciales, mais surtout dans les locomotives. Un générateur de
vapeur à tubes de fumée moderne peut produire de la vapeur à pression jusqu'à 25 bars (basse
et moyenne pressions), et un débit de 1 à 25 tonnes/h. Ils peuvent utiliser du gaz naturel, de
1'huile ou du combustible solide.

Le tube foyer, qui se trouve dans le ballon même de la chaudière, sous le plan d’eau, collecte
les gaz chauds en sortie de brûleur. Les gaz chauds, accumulés dans un premier caisson à
l’arrière de la chaudière, sont véhiculés par un groupe de tubes immergés dans l’eau du ballon
vers un second caisson à l’avant de la chaudière.
Un second groupe de tubes immergés emmène les gaz vers un troisième caisson à l’arrière de
la chaudière, ce troisième caisson débouche sur la cheminée pour évacuation des fumées vers
l’extérieur. Il y a donc circulation des gaz de combustion dans des tubes assurant, par
conduction vers l’eau de la cuve, la vaporisation par apport de calories. La convection est le
principal moyen de transfert de chaleur entre les tubes et le gaz de combustion.[21]

Dans une chaudière à tubes de fumées on peut distinguer :

➢ Le brûleur avec son ventilateur d'air

➢ Le tube foyer en tôle d’acier ondulé dans lequel se développe la flamme

➢ La boite arrière de fumées permettant de distribuer celle-ci dans le faisceau


tubulaire

➢ La sortie de vapeur saturée équipée d'un déflecteur situé au-dessus du plan


d’eau pour limiter l’entraînement des gouttelettes de liquide. La figure 2 ci-dessous nous donne
un aperçu sur le générateur à tube de fumée.

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Figure 2 : générateur de vapeur à tube de fumée

1. Foyer
2. Tube de fumée 2ème passe
3. Tube de fumée 3ème passe
4. Boîte arrière à refroidissement par eau
5. Chambre de combustion
6. Brûleur
7. Ventilateur de combustion
8. Vanne de régulation
9. Soupape de sécurité
10. Indicateur de niveau de sécurité d’eau
11. Manomètre
12. Indicateur de niveau
13. Bloc d’isolement

Les chaudières utilisées par la BRALICO sont des tubes de fumées. Ces types de chaudières
sont constitués d'un grand réservoir d'eau traversé par des tubes, dans lesquels circulent les
fumés. Le premier tube a le plus grand diamètre et constitue le foyer. Ce type de construction
est aujourd'hui utilisé presque exclusivement pour les combustibles gazeux et liquide.

- 13 -

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I.3.2.2. Générateur de vapeur à tubes d'eau
Les générateurs de vapeur à tube d’eau sont des générateurs dans lequel l'eau circule dans des
tubes chauffés extérieurement par les gaz de combustion. Ces générateurs de vapeur sont
utilisés dans les grandes installations industrielles et les centrales électriques pour produire de
la vapeur à haute pression. Ils utilisent comme combustible du gaz, de l'huile ou du combustible
solide [21].
Ce type de chaudière possède deux réservoirs appelés ballon distributeur (en partie inférieure)
et ballon collecteur (ou encore ballon de vaporisation, en partie supérieure), qui sont reliés par
un faisceau de tubes vaporisateurs, dans cet ensemble circule l’eau qui se transforme en vapeur.
Les gaz chauds produits par le brûleur sont directement en contact avec les tubes vaporisateurs,
à l’intérieur de ceux-ci se produit la vaporisation. La vapeur ainsi générée est collectée dans le
ballon supérieur, l’eau excédentaire est ramenée vers le ballon inférieur par des tubes de chute
non soumis à la chaleur. Dans le domaine des hautes pressions, une pompe peut être installée
pour faciliter cette circulation du haut vers le bas [22]. On distingue :

➢ La chambre de combustion dans laquelle se développent les flammes produites par les

Brûleurs ;

➢ Le circuit d'échange par convection comprenant les parcours des fumées ;

➢ Le ballon supérieur qui réalise la séparation des deux phases liquide et vapeur ;

➢ Le ballon inférieur qui alimente en eau liquide tous les tubes dans lesquels l’eau soumise
à l'apport de chaleur se vaporise partiellement avant de retourner au ballon supérieur.

- 14 -

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Figure 3 : Chaudière à tube d’eau

I.3.3. Problèmes rencontrés dans la chaudière


Les principaux problèmes résultants d’un manque de traitement ou d’un traitement
imparfait sont : Entartrage, moussage et primage, corrosion.

I.3.3.1. Entartrage
L’entartrage résulte de la précipitation cristalline qui se produit directement sur les surfaces
métalliques, constituant une couche isolante entravant l’échange de chaleur qui forme une in-
crustation adhérente, ce qu’on appelle le tartre. les incrustations dues au dépôt de précipités
cristallins sur les parois de la chaudière, gênent la transmission de la chaleur et provoquent des
surchauffes locales, pouvons entrainer des coups de feu.
Ces incrustations sont dues principalement en raison de la présence dans l’eau de sels de cal-
cium (carbonates ou sulfates) moins solubles à chaud qu’à froid, ou à une trop forte concentra-
tion en silice par rapport à l’alcalinité de l’eau dans la chaudière [23].
L’entartrage, ou la précipitation des sels sous forme solide, formant des dépôts, intervient
principalement lors de l’élévation de la température.

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- Le premier sel qui précipite est l’hydroxyde de magnésium. Il donne des boues non
adhérentes.

- Immédiatement après, le carbonate de Calcium précipite. Il se forme par décomposition


des bicarbonates selon la réaction :

Ca(HCO3)2 CaCO3 + CO2 +H2O


Les dépôts de carbonate de calcium sont généralement durs et adhérents. Enfin les sels de cal-
cium précipitent sous forme très incrustante [23].
I.3.3.2. Corrosion

La corrosion est le retour d’un métal à sa forme de minerai. Elle se produit par exemple sous la
forme d’oxyde de fer. Cependant, le phénomène de corrosion est une réaction électrochimique
complexe qui prend diverses formes [24].
La corrosion peut provoquer une attaque généralisée sur une grande surface ou peut résulter en
une attaque très localisée. La corrosion est un problème pertinent causée par l’eau dans les
chaudières. Elle peut avoir énormément d’origine et de nature différentes dû à l’action de l’oxy-
gène dissous, mais aussi résulter d’hétérogénéités à la surface du métal ou au fer directement
attaqué par l’eau [24].
I.3.3.3. La vitrification
Dans une eau de chaudière, elle se produit lorsqu'il y a un dépôt de sels minéraux et de particules
solides qui se cristallisent et se solidifient sur les parois de la chaudière. Ces dépôts réduisent
l'efficacité du transfert de chaleur et peuvent entraîner une surchauffe de la chaudière, et
conduire à une exposition.

Les principaux phénomènes de vitrification sont la formation de tartre, de boues, de dépôts de


sels, de corrosion et de calcaire [24].

I.3.3.4. Moussage et primage


C’est l’entraînement de vésicules liquides dans la vapeur (mousse et brouillard). Il est en
relation avec la viscosité et la tension superficielle de l’eau. Celles-ci sont fonction de
l’alcalinité, de la présence de certaines substances organiques et de la salinité totale [24].
L’importance du primage dépend aussi des caractéristiques de la chaudière et de son régime
de vaporisation; il est provoqué par les facteurs suivants :

➢ mauvaise conception du matériel ;


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➢ demande brusque de vapeur ;

➢ alcalinité importante ou salinité exagérée de l’eau de chaudière ;

➢ présence de boues, matières organiques, huiles, etc…

Les inconvénients du primage sont :

➢ Baisse de la qualité de la vapeur ;

➢ Risque d’endommagement des équipements en aval ;

➢ Diminution de l’efficacité énergétique ;

➢ Formation de dépôts et incrustations ;

➢ Maintenance et réparations coûteuses ;

➢ Instabilité du fonctionnement de la chaudière ;

➢ Obstruction partielle ou complète des surchauffeurs par les sels entrainés.


On constate bien que plus le taux de purge est faible plus la salinité est élevée dans la chaudière.

I.3.4. Traitement des eaux de chaudière à la BRALICO

I.3.4.1. Traitement des retours condensats (TRI-ACT)


Les condensats sont des condensations de vapeur provenant de la chaudière en circuit fermé
après utilisation. Les condensats se retrouvent plus ou moins chargés, en fonction de l'emploi
de la vapeur, de matières en suspension, d'émulsions organiques et huileuses, de matières
minérales en solution. Ils suivent le circuit, bac de retours condensats dans lequel ils subissent
souvent des traitements afin de dégazer de différentes molécules associées lors de son utilisation
soit au niveau de la laveuse, pasteurisateur ou encore au niveau du brassage avant d’être
envoyés au niveau de la bâche alimentaire pour être réutiliser.

I.3.4.2. Conditionnement de l'eau alimentaire


Il est nécessaire de conditionner les eaux de chaudières par des réactifs appropriés de manière
à protéger les installations des risques évoqués précédemment (entartrage, corrosion etc…).
Parmi les procédés les plus utilisés, on peut citer

- Techniques physiques de dégazage

- Addition des espèces réductrices.

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Ces procédés ont pour but d'éliminer les effets corrosifs des gaz dissous.

a) Bâche alimentaire (dégazeur thermique)


La bâche alimentaire de BRALICO est alimentée à 80 % des retours condensats et à 20 % de
l’eau d’appoint. Afin d’éviter les corrosions en chaudière, il est nécessaire de se débarrasser de
l’oxygène dissous provenant de l’eau brute, en même temps qu’il élimine la majeure partie du
gaz carbonique.

Suivant la figure 7 ci-dessous, l’eau à traiter est pulvérisée à la partie supérieure de la bâche
appelée dôme où elle rencontre la vapeur à 0.3 bars qui, après avoir barboté dans la bâche,
pénètre dans le dôme. Au contact de l’eau, la vapeur se condense et cède sa chaleur latente de
vaporisation à l’eau. A la sortie du dôme, l’eau est débarrassée des gaz dissous et, est à la
température du dégazage entre 100°C et 105°C sous pression.[30]

O2 + CO2
Eau d'appoint Retours condensats Vapeur
Régulateur
de niveau

Eau dégazée
Figure 7 : dégazeur thermique des gaz dissous

b) Réducteurs d'oxygène (Sulfite de sodium Na2SO3 )


Le sulfite de sodium en solution réagit avec l'oxygène dissous pour se transformer en
sulfate, selon la réaction :

Na2SO3 + ½ O2 Na2SO4
La réduction de l'oxygène par le sulfite augmente la salinité totale de l'eau de chaudière et les
sulfates.
➢ NALCO- SOLERPON
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C’est un produit chimique utilisé dans la bâche comme agent de traitement des eaux
industrielles pour prévenir la formation de dépôts, de tartre et pour limiter la corrosion. Il
contient principalement des hydroxydes de potassium comme alcalinisant. Ce composé est
utilisé pour élever le pH, le TA ou le TAC, pour modifier la forme sous laquelle certains sels
précipitent comme le carbonate de calcium et maintenir en solution certains sels comme la
silice. Il est phosphatant c’est-à-dire un antitartre et il agit comme inhibiteurs en se liant aux
surfaces métalliques et en empêchant la formation de dépôts.

➢ TRI-ACT (Fournisseur NALCO)


Le TRI-ACT est un agent antimicrobien utilisé dans la bâche alimentaire pour empêcher la
croissance des bactéries et des moisissures qui pourraient contaminer l’eau. Il protège le réseau
des condensats au moyen d'amines volatiles qui neutralisent l'action du gaz carbonique et
passive les conduites addictant la vapeur vers les zones de consommation.

➢ Produit anti-primage (Nalco 750 plus)


C’est un produit chimique antimoussant, utilisé dans les chaudières pour prévenir les
phénomènes de primages et l'accumulation de dépôts. Son rôle principal est d'inhiber la
formation de mousses et de boue dans le circuit de la chaudière. L’appoint de ce produit est
assuré par une pompe automatique de marque Prominent avec un débit maximal de 7 litres par
heure connecté à un bac dans lequel est préparée la solution du Nalco 750 Plus.

I.3.5. Caractéristiques des eaux de chaudière


L'eau est associée à la vie, elle a été depuis toujours étroitement liée à son développement et
son rôle a été d'autant plus important lors de la révolution industrielle ou jusqu'à nos jours, elle
est indispensable pour le fonctionnement des usines c’est-à-dire doit répondre à des exigences
particulières pour assurer le bon fonctionnement des chaudières, réduisant ainsi la
consommation d’énergie et surtout assurant la protection des installations dans lesquelles elles
circulent.
La qualité et la quantité des eaux utilisées dans l'industrie sont très variables, elles dépendent
du type de l'entreprise productrice et de sa taille.
On donne dans le tableau V ci-dessous les consignes d’exploitations des eaux de chaudières
avec les teneurs limites à respecter pour les impuretés les plus gênantes : Fer, Silice (dépôts),
Ca2+, Mg2+ (incrustation), et la conductivité, ensemble des sels ionisés (corrosion, qualité de la
vapeur) [19].
Tableau IV : Consignes d’exploitations des eaux de chaudières à tube de fumée [19]
- 19 -

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Pression de service en 0-12 12-25 25-40
bar
Eau alimentaire :
pH(25°C) 8.5 8.5 8.5
Dureté totale (°f) 0.3 0.2 0.1
Oxygène en ppm 0.1 0.05 0.05
Conductivité (µS/cm) 200 10 10

Eau chaudière :
pH(max à 25°C) 11,5 11,5 11,5
TAC en °f 140 120 80
Phosphates (ppm de PO3- > 30 > 30 >30
4)

SiO2 (ppm) <200 <150 <80


SiO2(ppm)/TAC (°f) <1.5 <1.5 <1
Dureté totale (°f) 0.2 0.1 0
Conductivité (µS/cm) 3000 2000 1500

Il est important d'utiliser dans la chaudière une eau d'excellente qualité pour obtenir de hauts
rendements et éviter la détérioration des équipements. Une eau de qualité médiocre peut en-
crasser la chaudière et réduire son rendement, ou provoquer des points chauds conduisant à des
ruptures de tubes. Une eau incorrectement traitée peut être corrosive et endommager non seu-
lement la chaudière, mais également l'équipement en aval [25].

I.3.6. Principe de fabrication de la vapeur


la vapeur d’eau est produite en portant l’eau à ébullition dans un récipient approprié appelé
générateur de vapeur ou chaudière à vapeur [26].
Le classement des générateurs se fait selon la forme et la pression :

➢ Générateur à basse pression (BP) : P < 20 bars ;

➢ Générateur à moyenne pression (MP) : 20< P<45 bars ;

➢ Générateur à haute pression (HP) : P >45 bars.

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Lorsqu’une paroi cède de la chaleur sous forme de liquide ou de vapeur, il en résulte un chan-
gement d’état de la phase liquide vers la phase vapeur.
La BRALICO dispose de 2 chaudières à tube de fumée qui sont alimentées par une bâche
alimentaire. Ces chaudières ont une capacité de production maximale chacune de 12 tonnes/h
et peut produire jusqu’à une pression de 12 bars avec les températures allant 180 à 200°C. Ils
produisent une vapeur sèche régler à une pression de 6.5 bars avec des températures de 180 °C,
où l’eau alimentaire subit un traitement physique et chimique puis rentre dans les chaudières à
de température environ de 150°C pour qu’elle se transforme en une vapeur motrice qui va être
utilisé dans les différentes unités. La vapeur produite est stockée dans un barillet de distribution
afin de maintenir la température à environ 180°C voir 200°C à une pression de 6.5bars.

I.3.7. Transfert thermique


Les problèmes de transmission d’énergie, et particulièrement de la chaleur, ont eu une impor-
tance déterminante pour l’étude et le fonctionnement d’appareils tels que les générateurs de
vapeur, les fours, les échangeurs, les évaporateurs, les condenseurs, etc., mais aussi pour des
opérations de transformations chimiques. En effet, dans certains systèmes réactionnels, c’est la
vitesse des échanges de chaleur et non la vitesse des réactions chimiques qui détermine le coût
de l’opération (cas de réactions fortement endo- ou exothermique). Pareil, de nos jours, par
suite de l’accroissement relatif du prix de revient de l’énergie, on recherche dans tous les cas à
obtenir le rendement maximal d’une installation pour une dépense d’énergie minimale. Les
problèmes de transfert de chaleur sont nombreux. Cependant, on peut essayer de les différencier
par les buts poursuivis dont les principaux sont [27] :

➢ l’augmentation de l’énergie transmise ou absorbée par une surface ;

➢ l’obtention du meilleur rendement d’une source de chaleur ;

➢ la réduction ou l’augmentation du passage d’un débit de chaleur d’un milieu à un


autre.
Le potentiel qui provoque le transport et le transfert de l’énergie thermique est la température.
Si deux points matériels placés dans un milieu thermiquement isolé sont à la même température,
on peut affirmer qu’il n’existe aucun échange thermique global entre ces deux points dits en
équilibre thermique (il s’agit bien d’un équilibre thermique car chacun des points matériels émet
une énergie thermique nette de même module, mais de signe opposé). Le transfert de chaleur
au sein d’une phase ou, plus généralement, entre deux phases, se fait de trois (3) façons :

- 21 -

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I.3.7.1. Par conduction
Le transport de chaleur par conduction consiste à déplacer un produit au sein d’une même phase,
au repos ou mouvement, mais dans un environnement tranquille, soumis à un gradient de tem-
pérature. Le transfert de chaleur résulte d’un transfert d’énergie cinétique d’une molécule à une
autre molécule adjacente. Ce mode de transfert est le seul à exister dans un solide opaque. Pour
les solides transparents, une partie de l’énergie peut être transmise par rayonnement. Avec les
fluides que sont les gaz et les liquides, la convection et le rayonnement peuvent se superposer
à la conduction [27]. Le flux de chaleur (dimension W/m2 ) transféré par conduction dans une
direction donnée est proportionnel au gradient de température dans cette direction. Cette loi,
dite Fourier postulée dès 1822, est donc telle que la composante sur l’axe Ox du flux est égale
à:
QX = -λ A 𝒅𝑻 𝒅𝒙
Avec
QX : Direction débit de chaleur par unité de temps [J/s]
X : Direction du gradient de température et de déplacement de la chaleur
λ : conductivité ou conductibilité thermique [W/m.K]
A : Surface d’échange [m2 ]
T : Température [k].

I.3.7.2. Par convection


Le transfert de chaleur par convection consiste à faire passer un produit d’une phase à l’autre,
la phase mobile étant généralement au repos et la phase immobile en mouvement en présence
d’un gradient de température. Du fait du transfert de chaleur d’une phase à l’autre, il existe dans
la phase mobile des fractions du fluide ayant des températures différentes. Le mouvement du
fluide peut résulter de la différence de masse volumique due aux différences de températures
(on parle alors de convection libre ou naturelle) ou à des moyens purement mécaniques (on
parle alors de convection forcée) [27].

Lorsqu’un fluide est en écoulement, une partie du transfert de chaleur dans le fluide se fait
également par conduction et, dans le cas d’un fluide transparent, un transfert de chaleur par
rayonnement peut accompagner les deux transferts précédents. La loi fondamentale qui régi la
convection est la loi de NEWTON :
Q = h.A. (Ts-Tf)
Q : Débit de chaleur travers le solide [W]
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h : Coefficient de chaleur [W/m-2.K-1 ]
A : Surface d’échange [m2 ]
Tf : Température moyenne de fluide [K]
TS : Température à la sortie de fluide [K]

I.3.7.3. Par rayonnement


Un point matériel chauffé transmet un rayonnement électromagnétique dans toutes les
directions situées d’un même côté du plan tangent au point matériel. Lorsque ce rayonnement
frappe un corps quelconque, une partie peut être réfléchie, une autre transmise à travers le corps
(dit diathermique si tout est transmis), et le résultat final est quantitatif : une partie est absorbé
sous forme de chaleur. Si on place deux corps susceptibles de dégager un rayonnement
thermique, il existe entre ces deux corps à températures différentes un échange de chaleur dû à
l’absorption et à l’émission de leurs rayonnements thermiques. Ce type d’échange de chaleur
est habituellement désigné sous le nom de rayonnement. Le transfert par rayonnement se
poursuit même lorsque l’équilibre thermique est atteint, mais le débit net de chaleur échangé
est nul. Ce mode de transport est analogue à la propagation de la lumière [27]. La relation de
base de rayonnement thermique est celle de STEPHAN BOLTZMANN :

e = ε.σ.T4

e : Densité du flux de chaleur

σ : La constante de Stephan-Boltzmann qui vaut dans le système international 5.666971

[W/m2 .K4 ]

ε : Emissivité thermique [adimensionnelle]

T : Température du corps [K]

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CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES

II.1. Matériel et équipements

II.1.1. Matériel
Les tableaux V et VI ci-après représentent le matériel utilisé en laboratoire pour les analyses
ainsi que les réactifs utilisés pour le traitement de l’eau.
Tableau V : matériel de laboratoire

Matériel Rôle
Becher Contenir les solutions
Erlenmeyer Contenir les échantillon
Burette graduée Contenir la solution titrante
Eprouvette graduée Prélever en mL les échantillons
Pipette graduée Prélever les échantillons liquides, les solutions

Tableau VI : produits utilisés

Produits Rôle
Nalco Solerpon Traiter les eaux industrielles
Tri -Act Protéger le circuit vapeur
Nalco 750 plus Empêcher l’eau dans la chaudière de mousser

II.1.2. Equipements
Les équipements utilisés pour la réalisation de ce travail sont illustrés ci-après :

Figure 4 : pH-mètre/ Conductimètre Figure 5 : Colorimètre DR 900

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II.2. Méthodes

II.2.1. Circuit de traitement de l’eau de forages (eau d’appoint) à BRALICO


Les différentes étapes de traitement de l’eau d’appoint à la BRALICO sont données par le dia-
gramme de la figure 6 ci-après :

Figure 6 : diagramme de traitement de l’eau d’appoint

➢ Echantillonnage
Les échantillons d’eau (brute, traitée) ont été prélevés et analysés durant la période de Mai et
juin.

L'échantillonnage a consisté au prélèvement chaque matin des différentes eaux pour réaliser les
analyses physico-chimiques au laboratoire. il est important avant de prélever les échantillons
de faire couler l’eau pendant un certain temps afin d’éliminer celle de la veille pouvant rester
dans les conduites.

Les échantillons sont prélevés dans des erlenmeyers propre, et en plastiques avec bouchons. Le
flacon 500 mL est rincé et, est ensuite rempli avec l'échantillon. Une fois l’échantillon prélevé,
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les flacons doivent être fermés hermétiquement jusqu’au moment de l’analyse au laboratoire,
afin d’éviter les risques de contamination susceptible de biaiser les résultats .

Pour faciliter le travail et l’exploitation des résultats tout en évitant les erreurs, il est
essentiel que les échantillons soient clairement étiquetés avant les prélèvements et que les
étiquettes soient lisibles et non détachables.

Pour notre étude, nous avons effectués les prélèvements au niveau des points suivants :

- Les trois forages ;

- Des sorties filtres à charbon ;

- La bâche alimentaire ;

- La chaudière N°3 ;

- Les retours condensats de trois lignes de conditionnement (Ligne N°1 ; N°2 et N°3) ;

- Les retours condensats du brassage.

II.2.2. Analyse des paramètres de l’eau d’appoint


Les analyses effectuées concernent l’eau des forages jusqu’au sorties filtres à charbon. Les pa-
ramètres à analyser sont : le pH, la conductivité, la dureté, phosphate, silice et fer.

II.2.2.1. Détermination du potentiel Hydrogène ( pH )


Le principe repose sur la différence de potentiel existant entre une électrode de verre et une
électrode de référence (calomel-KCl saturé) plongeant dans une même solution par la méthode
électrochimique suivant la norme (NFT90-008).
A l’aide d’un pH-mètre, chaque échantillon est mesuré. Pour cela; il suffit: d'allumer le pH-
mètre , de rincer l'électrode de verre avec de l'eau distillée. Après rinçage du pH mètre avec de
l’eau distillée, on procède à la mesure du pH de l’eau en plongent l’électrode du pH-mètre dans
la solution à analyser en lisant directement la valeur du pH sur le cadran du pH mètre. En fin
retirer l'électrode, rincer à l'eau distillée puis égoutter, bien essuyer et la conserver dans une
solution de chlorure de potassium 3 M.

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II.2.2.2. Détermination de la conductivité (COND)
Il consiste en la détermination de la concentration des ions contenus dans la solution à l’aide
d’une électrode de verre à 20 °C. Cette concentration es ions est proportionnelle à la
conductivité électrique. en utilisant la méthode électrochimique (Norme NFT90-031).
Avant de commencer la mesure, il faut d’abord rincer l’électrode de l’appareil par l’eau
distillée. Par la suite, nous avons prélevé environ 150 mL d'échantillon à mesurer dans un
bécher de 250 mL, amener la température à environ 20°C si nécessaire. Allumer le
conductimètre et immerger l'électrode dans l'échantillon. S'assurer que l'électrode est immergée
correctement dans l’échantillon. Mélanger soigneusement l'échantillon avec l'électrode afin
d'homogénéiser l'échantillon. Enfin, attendre jusqu' à stabilisation de la lecture. Après
utilisation, rincer les sondes à l'eau distillée.

II.2.2.3. Détermination du titre hydrotimétrique (TH)


La détermination du TH est basée sur un dosage avec l’acide éthylène diamine tétra acétiques
(EDTA) qui forment un complexe du type chélate à pH=10 en utilisant l’ériochrome noir (NET
)à 0.4% comme indicateur (NFT90-003) [28].
Pour la déterminer, nous devons remplir la burette de l’EDTA à 0.04 N. Ensuite prélever 100
mL d’eau à analyser dans l’erlenmeyer de 250 mL. Ensuite ajouter 10 gouttes de solution
tampon d’ammoniaque à 28 % plus 3 à 4 gouttes de NET d’indicateur coloré, le noir
d’ériochrome puis agiter. Dans le cas où la solution vire au bleu, TH=0 ; si la solution se colore
en rose-violet, titrer avec l’EDTA jusqu’au virage de la solution au bleu. On note le volume de
la solution d’EDTA utilisée V. Elle est déterminée par la formule suivante :

TH (en °f) = 2 × V

II.2.2.4. Détermination de la concentration en phosphates


Plusieurs méthodes permettent de doser les phosphates dans l’eau : la méthode gravimétrique,
la méthode volumétrique, la méthode chromatographique et la méthode colorimétrique dont
nous avons utilisé en suivant la norme (NF T 90-023). La méthode colorimétrique est la plus
utilisée pour doser les phosphates à cause de sa simplicité et de sa rapidité [29].

Dans deux tubes nous avons versé 1 mL, puis nous avons complété jusqu’à 10 mL avec l'eau
distillée, on y ajoutant le réactif de phosver3 dans un tube et considérer l'autre comme le blanc

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(témoin). Attend 2 minutes pour sa dissolution, faire la lecture à l’aide d’un colorimètre. On
multiplie la valeur par 10 qui est le facteur de dilution.

II.2.2.5. Détermination de la concentration en silice


La teneur en silice d’une eau peut être déterminer par les méthodes ci-après : la méthode gravi-
métrique, la méthode colorimétrique et la méthode par flux continu. Le taux de silice a été
déterminer par la méthode colorimétrique, un photomètre UV visible selon la norme (NF T 90-
007) [29].
Pour le dosage de la silice, nous avons prélevé 10 ml dans deux tubes puis on ajoute dans l'un
d'abord le réactif de molybdate ensuite le réactif d'acide et on attend 10 minutes pour leurs
dissolutions. Enfin on ajoute le réactif d'acide citrique et attendre 2 minutes pour sa dissolution.
On place le blanc (témoin) dans le DR 900 puis appuyer sur ZERO ensuite on place l'autre tube
dosé puis on appuis sur MESURE et la valeur s'affiche en mg/L.

II.2.2.6. Détermination de la concentration en fer total


Plusieurs méthodes sont employées pour mesurer la teneur en fer total dissout dans une eau
comme : la méthode colorimétrique, la méthode à l’horthophénantholine et la méthode par ab-
sorption atomique. La méthode colorimétrique est celle dont avons utilisé selon la norme NFT
90-017.
Dans deux tubes , nous avons versé 10 ml de l'échantillon puis ajouté le réactif de fer, IRON
PHENANTHROLINE dans l'un et considéré l'autre comme le blanc et attendre 3 minutes pour
sa dissolution. Ensuite déposé d'abord le blanc (ZERO) ensuite placé l'autre flacon puis appuyer
sur MESURE et attendre quelques secondes la valeur sera affichée. La quantité de fer s'exprime
en mg/L.

II.2.3. Analyses des paramètres des eaux industrielles


les teneurs de suivi de l’eau industrielle à exploitation dans les chaudières sont souvent :

➢ Pour l’eau des retours condensats sont : pH, COND, Cl-

➢ Pour l’eau de la bâche alimentaire nous avons : pH, COND, TH, TA, TAC, T°, Cl -,
SiO2, PO43-et Fe2+ total.

➢ Au niveau de la chaudière : on peut citer : pH, COND, TH, TAC, Cl- ,SiO2, PO43-, SiO42-
, Fe2+ total et le SiO2/TAC.

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II.2.3.1. Détermination du potentiel d’hydrogène et la conductivité électrique
Pour la méthodologie d’analyse du pH et de la conductivité se référer au chapitre
II.2.2.1. (page 25 & 26).

II.2.3.2. Détermination du titre hydrotimétrique (TH)


La méthodologie d’analyses est la même que celle évoquée ci-haut (page 26).

II.2.3.3. Détermination du titre alcalimétrique (TA) et titre alcalimétrique complet


(TAC)
Pour déterminer l’alcalinité de notre eau, nous avons utilisé la méthode volumétrique
(NFT90-036) . Elle est basée sur la neutralisation d’un certain volume d’eau par un acide fort
minéral dilué en présence d’un indicateur coloré (phénolphtaléine et méthylorange) [28].

➢ Détermination du TA

Remplir la burette avec l’acide chloridrique à 0,1 N, ensuite prélever 100 mL d'eau à analyser
dans un erlenmeyer de 250 mL. Ajouter 2 à 3 gouttes de solution alcoolique de phénolphtaléine
à 50 %. Une coloration rose doit se développer. Dans le cas contraire, le TA=O, ce qui se produit
en général pour les eaux dont le pH est < 8,3. Ensuite; titrer la solution colorée avec l'acide
chlorhydrique à 0.1N à l'aide de la burette, en agitant constamment, et ceci jusqu'à la
décoloration complète de la solution (pH=8,3). Soit V1 le volume en mL d'acide versé pour
obtenir le virage.

➢ Détermination du TAC

On utilise l'échantillon traité précédemment où il n'y a pas eu absence, ou de décoloration,


ensuite 2 à 3 gouttes de solution de méthylorange à 0.1 % sont ajoutées, et enfin on titre de
nouveau (sans mise à 0 de la burette), avec le même acide jusqu'au virage du jaune au jaune
orangé (pH=4,3). S'assurer qu'une goutte en excès provoque le passage de la coloration du jaune
orangé au rose orangé (pH=4). On note V‘, le volume en ml d'acide versé depuis le début du
dosage.
Les volumes obtenus sont multipliés par 5 pour avoir un résultat final exprimés comme suit :

TA (en °f) = 5 × V1 TAC (en °f) = 5 × V’

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II.2.3.4. Détermination de la concentration en phosphates
Plusieurs méthodes permettent de doser les phosphates dans l’eau : la méthode gravimétrique,
la méthode volumétrique, la méthode chromatographique et la méthode colorimétrique dont
nous avons utilisé en suivant la norme (NF T 90-023). La méthode colorimétrique est la plus
utilisée pour doser les phosphates à cause de sa simplicité et de sa rapidité.
Dans deux tubes nous avons versé 1 mL, puis nous avons complété jusqu’à 10 mL avec l'eau
distillée, on y ajoutant le réactif de phosver3 dans un tube et considérer l'autre comme le blanc
(témoin). Attend 2 minutes pour sa dissolution, faire la lecture à l’aide d’un colorimètre. On
multiplie la valeur par 10 qui est le facteur de dilution.

II.2.3.5. Détermination de la concentration en silice


La teneur en Silice d’une eau peut être déterminer par les méthodes ci-après : la méthode gra-
vimétrique, la méthode colorimétrique et la méthode par flux continu. Le taux de silice a été
déterminer par la méthode colorimétrique, un photomètre UV visible selon la norme (NF T 90-
007).
Pour le dosage de la silice, nous avons prélevé 10 ml dans deux tubes puis on ajoute dans l'un
d'abord le réactif de molybdate ensuite le réactif d'acide et on attend 10 minutes pour leurs
dissolutions. Enfin on ajoute le réactif d'acide citrique et attendre 2 minutes pour sa dissolution.
On place le blanc (témoin) dans le DR 900 puis appuyer sur ZERO ensuite on place l'autre tube
dosé puis on appuis sur MESURE et la valeur s'affiche en mg/L.

II.2.3.6. Détermination de la concentration en fer total


Plusieurs méthodes sont employées pour mesurer la teneur en fer total dissout dans une eau
comme : la méthode colorimétrique, la méthode à l’horthophénantholine et la méthode par ab-
sorption atomique. La méthode colorimétrique est celle dont avons utilisé selon la norme NFT
90-017.
Dans deux tubes , nous avons versé 10 ml de l'échantillon puis ajouté le réactif de fer, IRON
PHENANTHROLINE dans l'un et considéré l'autre comme le blanc et attendre 3 minutes pour
sa dissolution. Ensuite déposé d'abord le blanc (ZERO) ensuite placé l'autre flacon puis appuyer
sur MESURE et attendre quelques secondes la valeur sera affichée. La quantité de fer s'exprime
en mg/L.

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II.2.3.7. Détermination de la concentration en chlorures (Cl-)
Les chlorures sont dosés en milieu neutre par une solution titrée de nitrates d’argent en présence
de chromate de potassium ( la méthode volumétrique) selon la norme (NFT90-14). La fin de la
réaction est indiquée par l’apparition de la teinte rouge caractéristique du chromate d’argent.

Dans un erlenmeyer de 250 mL, nous avons versé 50 mL de l’échantillon à analyser. Ajouter
ensuite 5 à 10 gouttes de la solution de chromate de potassium à 10%, il y a formation d’une
teinte jaunâtre. Verser au moyen d’une burette la solution de nitrate d’argent à 0.1N jusqu'à
apparition d’une teinte rougeâtre. On note V, le volume de la solution de nitrate lu sur la burette.
Elle se calcul par la formule suivante :

Cl- (en mg/L) = 71 × VAgNO3

II.2.3.8. Détermination de la concentration en sulfites


Différentes méthodes permettent de déterminer la concentration en sulfites d’une eau telles
que : la méthode gravimétrique, la méthode néphélométrique, la méthode volumétrique, la
méthode conductimétrique et la méthode par flux continu.

II.2.4. Circuit vapeur

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La figure 8 ci-dessus présente le circuit de production de la vapeur.

Circuit fermé

Figure 8 : Schéma de principe de production de la vapeur


II.2.5. Processus de distribution de la vapeur
La vapeur produite sert au brassage de la bière, à la préparation de sirop des boissons gazeuses.
Elle sert également au lavage des bouteilles, à la pasteurisation des boissons et au nettoyage des
équipements.
Elle est à une pression de 6.5 bars et, est repartie sur plusieurs unités suivant un diagramme de
distribution de la vapeur sur la figure 9 ci-dessous.

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Figure 9 : diagramme de distribution de la vapeur

II.2.5.1. Brassage
Au niveau du brassage, la vapeur produite y’est utilisée à une pression de 2.9 bars pour :

➢ le chauffage des eaux de cuisson.

➢ la préparation des grains crus dans la cuve matière,

➢ la cuisson du jus dans la chaudière à houblonner,

➢ le refroidissement du moût.

II.2.5.2. Conditionnement
La vapeur arrive au niveau de la laveuse à une pression de 6.5 bars, passe au niveau des déten-
deurs qui sont placés à chaque niveau permettant ainsi de régler la pression à celles dont les
appareils( laveuse, pasteurisateur) ont besoin pour leur fonctionnement. Cette vapeur est utili-
sée pour chauffer les bains de soude entre 75-80°C à une pression de 5 bars qui servira au
nettoyage des bouteilles. Par contre au niveau du pasteurisateur on utilise une pression de 3 à 6
bars pour la pasteurisation des boissons et au nettoyage des équipements.
Au niveau de la siroperie, la vapeur arrive à 6.5 bars mais grâce au détendeur cette vapeur est
ramenée entre 3 et 4 bars pour :
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➢ Chauffer de l’eau contenue dans les fondoirs pour la préparation des boissons gazeuses;

➢ Stériliser le filtre du CO2 à une température de 80°C pendant 30 minutes avant d’en-
voyer le CO2 ;

➢ Pour les CIP.

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CHAPITRE III : RESULTATS, INTERPRETATION ET DISCUSSION

III.1. Résultats de l’eau de forages et des sorties filtres à charbon


Les résultats moyens des analyses de l’eau depuis les forages jusqu’aux filtres à charbon obte-
nus après quelques semaines sont représentés dans le Tableau VII.
Tableau VII : Résultats de l’eau des forages

Période Norme entreprise


MoyenneEcartype
Paramètres Unités S1 S2 S3 S4 Min Max
pH - 4,7 4,5 4,6 4,5 4,6 0,1 4 5
Conductivité µS/cm 21 21 20 19 20,3 1,0 10 30
TH °f 0,2 0,2 0,1 0,1 0,2 0,1 0 0,5
Fer mg/L 0,01 0 0 0 0,0 0,0 0 0,1
Les résultats montrent un pH acide dû à la composition de l’eau. La composition physico-chi-
mique d’une eau étant liée à la nature du terrain qu’elle traverse [31].

Nous constatons une faible conductivité moyenne de 20 µs/cm à cause de la faible minéralité
d’une part et à la faible dureté d’autre part (traces), avec une teneur en fer qui est nul comme le
montre le tableau VII.

Tableau VIII : Résultats sortie filtres à charbon

Période Norme entreprise


MoyenneEcartype
Paramètres Unités S1 S2 S3 S4 Min Max
pH - 4,4 4,5 4,3 4 4,3 0,2 4 5
Conductivité µS/cm 28 29 30 29 29,0 0,8 10 30
TH °f 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,0 0 0,5
Fer mg/L 0 0 0,02 0 0,0 0,0 0 0,1
Phosphate mg/L 0,03 0,14 0,05 0,02 0,1 0,1 0 2
Silice mg/L 6 10 9 10 8,8 1,9 0 15
Les résultats montrent un pH acide. Ce pH acide est dû à la composition de l’eau. La
composition dépend des terrains traversés par l’eau.

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Nous observons une valeur de conductivité qui est de 29 µs/cm proche de la norme maximale
et une dureté de 0.2°f. la valeur de la dureté obtenue signifie que l’eau des sorties filtres est une
eau douce. Les valeurs de silice, phosphate et fer sont respectivement de 10 ; 0.03 et 0.02 mg/L
pour l’eau des sortie filtres comme le montre le tableau VII.

Au regard de l’ensemble des résultats obtenus, nous pouvons conclure que la qualité physico-
chimique de l’eau brute de la zone de BRALICO est une eau faiblement minéralisée. D’où la
nécessité d’effectuer un traitement au niveau de la bâche alimentaire afin qu’elle réponde aux
normes des exigences particulières établies par l’entreprise pour assurer le bon fonctionnement
des chaudières, en protégeant les installations.

III.2. Résultats de l’eau de bâche alimentaire


Les différentes courbes ci-dessous représentent les résultats des analyses physico-chimiques
de l’eau de la bâche alimentaire obtenu durant les mois de Mai et Juin 2024.

- Variation de la température

La courbe de la figure 10 ci-après, présente les résultats du suivi de la température durant huit

Figure 10 : Courbe de variation de la température en fonction du temps

Cette courbe présente la variation de la température de l’eau de la bâche alimentaire sur une
période de huit semaines. Selon les normes, la température de dégazage de l’eau de la bâche
doit varier entre 100 et 105°C. A cette température le taux des gaz dissous est nul. Le facteur
de température, a une influence directe sur la vitesse de corrosion par l’oxygène, nous pouvons

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remarquer que pendant le suivi, la température obtenue respecte les normes préconisées par
l’entreprise [100 à 105°C]. A cette température, le taux en oxygène dissous est théoriquement
de 0 ppm, ce qui nous permet de déduire que le dégazage thermique des gaz dissous se fait
convenablement. Cependant une température supérieure à 105°C n’est pas souhaitable au risque
d’entrainer de la cavitation au niveau de la pompe. Par contre, lorsque la température est
inférieure à 100°C, le taux en oxygène dissous est théoriquement de (2.3 ppm). Ce qui signifie
que l’eau de la bâche alimentaire doit être traité avec un produit de neutralisation notamment
les sulfites qui ont pour rôle de réagir avec l’oxygène pour former les ions sulfate qui sont moins
dangereux et donc empêcher les phénomènes de corrosion (notamment par piqure) des tubes de
la chaudière [32].

- Variation du Potentiel d’hydrogène (pH)

Les résultats du suivi de la tendance du pH sont présentés sur la courbe de la figure 11 ci-
dessous

Figure 11 : Courbe de variation du potentiel Hydrogène en fonction du temps

La courbe en bleu illustre la variation du pH en fonction du temps. Les normes stipulent que
l’eau de la bâche alimentaire doit avoir un pH compris entre 9 et 10. Cela permet d’élimination
efficace de l’oxygène c’est-à-dire que la corrosivité de l’oxygène diminue quand le pH de l’eau
alimentaire augmente.

Il est noté que certaines valeurs du pH était supérieur à 10 jusqu’à atteindre une valeur de 10.9
ce qui peut être due à une mauvaise préparation de la solution solerpon injectée dans l’eau
d’alimentation de traitement pour corriger la qualité physicochimique de l’eau d’appoint. Le
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dépassement des normes du pH, peut affecter la qualité de l’eau et causer certains problèmes
au niveau des chaudières. Nous notons que les valeurs du pH trouvées sont fondamentales, ce
qui place notre matériau dans un domaine d’immunité (protection).

Cependant au Burkina Faso en 2015, SANOGO. avait obtenu un pH de 9,87 qui sont conformes
aux normes 3A (principalement normes américaines en matière d’équipement) . D’après lui
cela peut s’expliquer par le fait que le traitement de l’eau se fait par une injection des différents
produits.

Il faut noter que, lorsqu’on a un pH trop bas dans la bâche alimentaire, cela entraine une ten-
dance agressive attaquant ainsi les surfaces métalliques au niveau de la chaudière, ce qui pour-
rait provoquer le phénomène de corrosion acide. Et lorsqu’on a des valeurs élevées de pH c’est-
à-dire supérieur à la norme maximale cela peut provoquer le phénomène de corrosion basique.
Il est donc souhaitable de rester dans les normes afin de préserver la durée de vie de l’équipe-
ment.

- Variation du titre alcalimétrique (TA)

Les résultats du suivi de la tendance TA sont présentés sur la courbe de la figure 12 ci-dessous

COURBE TENDANCE TA
2,5

2 2

1,5 1,6

1 1 1 1
0,8 0,86 0,78
0,5

0
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8

Figure 12 : Variation du TA de l’eau alimentaire en fonction du temps

➢ Variation du titre alcalimétrique complet (TAC)

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COURBE TENDANCE TAC
6
5,4
5
4,6
4 4,2
3,5 3,7 3,5
3 3,1

2 1,9
1

0
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8

Figure 13 : Variation du TAC de l’eau alimentaire en fonction du temps

Les courbes ci-dessus montrent l’ évolution des valeurs de TA et TAC en fonction du temps.
Nous constatons un déséquilibre important en ce qui concerne les valeurs du TA et du TAC
cela peut s’expliquer par la présence des ions OH- due au pH élevé (10), la présence de bicar-
bonate, carbonate, est expliquée par le mauvais traitement (dessalement et dégazage) qui peut
provoquer une forme libre de CO2 agressif au niveau des chaudières.

Il n’existe pas de normes en ce qui concerne ces paramètres. L’analyse de ces paramètres permet
de connaitre les concentrations en bicarbonate, carbonate mais aussi en hydroxydes contenu
dans l’eau. Par ailleurs, Les valeurs trouvées au niveau de la bâche alimentaire sont acceptables
car elle permet de stabiliser le pH (pouvoir tampon) et de solubiliser la silice dans l’eau pour
empêcher au niveau des chaudières les phénomènes de vitrification.

- Variation de la conductivité

Figure 14 : Variation de la conductivité de l’eau alimentaire en fonction du


temps - 39 -

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Ce graphe nous présente la variation de la conductivité en fonction du temps. Nous pouvons
remarquer que pendant toute la période nous étions conformes aux normes de l’entreprise).
Selon les recommandations des normes, la conductivité de l’eau de la bâche doit être inférieur
à 200. Par ailleurs nous avons trouvé une conductivité moyenne relativement inferieure à la
norme. Etant donné que la conductivité est liée à la concentration de sels minéraux, nous pou-
vons déduire que l’eau de la bâche alimentaire est moins chargée en sels. La faible conductivité
dépend de la composition de l’eau[31]. Cependant, lorsque la conductivité est supérieure à la
norme, elle est susceptible au moyen de sels minéraux d’aller provoquer les phénomènes de
primage, ce qui peut avoir pour conséquence au niveau de la chaudière la baisse du rendement
énergétique de la vapeur et le dépôt de cristaux salins sur les surchauffeurs.

- Variation de la silice

Figure 15 : Variation de la silice dans l’eau alimentaire en fonction


du temps
Cette courbe montre l’évolution de la silice durant le mois de Mai et Juin. Le taux de silice
recommandé dans l’eau de la bâche alimentaire doit être inférieur à 10 mg/L. Nous pouvons
remarquer que toute au long de notre suivi, nous avions enregistré les valeurs acceptables par
rapport à la norme préconisé par l’entreprise. Cependant la concentration en silice est limitée
de façon à éviter la formation d'incrustations silicatées par réaction avec la dureté. En effet la
solubilité des sels de silice décroît avec une augmentation de la température, ce qui les fait
précipiter dans les circuits de refroidissement et dans les tubes de chaudière.

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Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
III.3. Résultats des analyses de l’eau des chaudières N°3
Les différentes courbes ci-dessous représentent les résultats des analyses physico-chimiques
de l’eau de la bâche alimentaire obtenu durant les mois de Mai et Juin 2024.

- Variation du potentiel Hydrogène

Figure 16 : Variation du pH de l’eau de chaudière en fonction du temps

La courbe 16 ci-dessus montre la variation du pH en fonction du temps on constate qu’elles se


situent dans la plage standard, certains dépassants la norme. Les valeurs obtenues varient entre
11.7 et 12.1 avec une moyenne de 11.9 ± 0.3. L’ajout du phosphate trisodique (Na3PO4) comme
base minérale a pour effet d’élever le pH à 12.

Il réagit avec les carbonates de calcium et de magnésium (à haute température) qui seront dé-
gagées par les voies des purges. Par conséquent, la préparation de la solution du phosphate
trisodique a une grande importance pour maintenir le pH dans les normes et éliminer tous types
d’inconvénient pouvons nuire à notre acier.
Comparer à des valeurs obtenues au Burkina Faso par SANOGO en 2015 compris entre 11.2 et
12, qui sont conformes aux normes en vigueur en matière d’équipement. De même, en 2017 en
Algérie DIALLO et Al ont obtenues les valeurs de pH acceptables comprissent entre 10.9 et
11.9 . D’après les deux, cela peut s’expliquer par le fait que le traitement se fait par une injection
de différents produits pour apporter à l’eau d’appoint les caractéristiques souhaitées.

- Variation de la silice

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Figure 17 : Variation de la silice de l’eau de chaudière en fonction du
temps
Cette courbe montre l’évolution de la silice durant huit semaines. Le taux de silice recommandé
dans l’eau de chaudière doit être inférieur à 100 mg/L. Nous pouvons constater que durant toute
la période nous étions supérieurs à la norme maximale sauf en semaine quatre et huit selon la
norme préconisée par l’entreprise. Ce qui peut entrainer la formation des cailloux de silice au
fond de la chaudière et conduire à des phénomènes de vitrification. Mais étant donné que nous
avons un bon rapport SIO2/TAC, cela signifie que l’équipement ne court aucun danger. Car les
concentrations de TAC permettent de solubiliser la silice dans l’eau. Notons que cette
surconcentration est due à la transformation de l’eau en vapeur . Pour pallier à ce problème, il
est recommandé d’augmenter la fréquence de purges afin d’éliminer la concentration de silice
indésirable dans l'eau surtout à un certain taux, entrainant ainsi les tartres, la corrosion, ainsi
que la baisse la capacité d’échanges thermiques.

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- Variation des phosphates

Figure 18 : Variation des phosphates de l’eau de chaudière en fonction du


temps
La figure 18 ci-dessus, montre l’évolution des phosphates en fonction du temps. Nous consta-
tons que de la première semaine à la quatrième semaine nous sommes étions inferieurs à la cible
minime, ce qui est dû par un faible débit de dosage des réactifs au niveau de la pompe doseuse,
qui n’injecter pas les quantités requisse. mais ce problème qui peut être régler manuellement tel
est le cas à partir de la semaine cinq où nous sommes revenus dans les normes. Ce faible taux
dans la chaudière peut occasionner la non passivation des parois de la chaudière et provoquer
les phénomènes de corrosion entrainant ainsi une surconsommation d’énergie, un risque de
surchauffe, voire d’éclatement .

Selon les recommandations des normes, le taux de phosphates acceptable dans l’eau de chau-
dière est supérieur à 30 ppm. Ce taux élevé des phosphates évite l’attaque de l’acier par la soude
formée en chaudière. Les phosphates provoquent la précipitation des ions Ca2+ et Mg2+ qui sont
source de dureté et forment une couche protectrice.

- Variation de la dureté totale (TH)

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Figure 19 : Variation de la dureté de l’eau de chaudière en fonction du
temps
Ce graphe nous renseigne sur l’évolution de la dureté au cours du temps. Nous pouvons
observer que tout au long de notre suivi la dureté totale est restée égale à la cible qui est de 0.2°f
sauf en semaine une et sept où nous étions supérieurs à notre cible. Ce léger écart s’explique
par le fait que la chaudière soit une chambre à concentration, c’est-à-dire que tous les minéraux
se concentrent et se déposent au fond de la chaudière lors de la transformation de l’eau en
vapeur ce qui explique le taux élevé de dureté dans l’eau de chaudière. Ce taux impact
significativement sur les chaudières, entrainant ainsi plusieurs problèmes notamment
l’accumulation de calcaire, la diminution de l’efficacité. Ce taux est à l’origine des phénomènes
de corrosion. Mais cependant cela peut être réglé par les purges mais aussi en utilisant plusieurs
méthodes notamment les adoucisseurs où la décarbonatation à fin d’améliorer l’efficacité de la
chaudière et réduire les dépôts de tartre.

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- Variation de fer

Figure 20 : Variation de fer dans l’eau de chaudière en fonction du temps

La courbe ci-dessus montre l’évolution des valeurs du fer au cours du temps. Nous pouvons
dire que durant les huit semaines les valeurs de fer respectent les normes. Cependant, lorsque
le taux de fer ne respecte pas les normes cela entraine l'accumulation en chaudière d'oxydes
métalliques qui risquent de donner lieu à des phénomènes de corrosion réduisant ainsi la
durabilité et l’efficacité de la chaudière. Il convient donc de veiller à ce que la teneur en oxydes
dans l'eau alimentaire ne dépasse pas le maximum indiqué à fin d’assurer l’efficacité et la
longévité de l’équipement.

- Variation des sulfites

Figure 21 : Variation des sulfites dans l’eau de chaudière en fonction du temps


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La courbe 21 ci-dessus montre l’évolution des valeurs de sulfites au cours du temps. Nous
pouvons remarquer que les valeurs des sulfites sont comprises dans les normes. Les sulfites
sont utilisés pour réduire l'oxygène dans le cas où le dégazage n’a pas rempli son rôle au niveau
de la bâche alimentaire afin d’éviter les phénomènes d’oxydation à la chaudière. Au regard des
résultats obtenus, nous pouvons dire que la chaudière est protégée.

Cependant, un taux élevé des sulfites peut avoir plusieurs impacts négatifs comme provoquer
les phénomènes de corrosions accrue dans la chaudière, réduire sa durée de vie, être à l’origine
des dépôts solides qui va donc obstruer les tubes diminuant ainsi l’efficacité thermique et
augmentant le risque de surchauffe. Les sulfites peuvent également à des concentrations élevées
interférer avec d’autres traitement chimiques nécessaire pour maintenir la qualité de l’eau des
chaudières.

- Variation du Titre alcalimétrique Complet (TAC)

Figure 22 : Variation du titre alcalimétrique complet dans l’eau de chaudière en fonction


du temps

Le graphe ci-haut, nous montre un perçu de l’évolution des TAC durant huit semaines. Nous
remarquons de la première à la huitième semaine nous somme en dessous de la cible maximale.
Les résultats du TAC associé aux valeurs de pH nous permet de connaitre les concentrations en
bicarbonates, carbonates mais aussi en hydroxydes contenus dans l’eau. Ces valeurs résultent
du traitement interne par conditionnement en utilisant un complexe chimique composé de phos-
phate, de soude et de sulfites.

- Variation des chlorures dans l’eau de la chaudière

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Figure 23 : Variation des chlorures dans l’eau de chaudière en fonction du temps

Ce graphe nous renseigne sur l’évolution des chlorures au cours du temps. Nous remarquons
que le taux de chlorures est dans les normes durant les huit semaines. Cela s'explique par le
traitement subit par l'eau depuis la source (bâche alimentaire) jusqu’à la chaudière. Les
chlorures étant liés à la conductivité ce qui justifie la faible concentration en sels dans l’eau.
Donc pas de risque de phénomène de primages. Dans le cas où la concentration en sels est trop
élevé, on va assister à une formation de mousse à la surface de l’eau, cette mousse, une fois
qu’elle est emportée avec la vapeur risque de corroder le réseau et provoquer les phénomènes
de primage. Mais ce phénomène peut être éviter en augmentant la fréquence de purge.

- Variation du rapport SiO2/ TAC

Figure 24 : Variation du rapport SiO2/TAC dans l’eau de chaudière en fonction du temps


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Le graphe ci-dessus nous renseigne sur l’évolution du rapport SiO2/TAC durant 8 semaines.
Nous remarquons que nous étions une fois supérieures à la norme maximale le reste de temps
nous sommes reste en dessous de la cible. Cela peut s’expliquer par rapport aux valeurs élevées
de la silice au niveau de la bâche alimentaire pendant cette semaine. Lorsque ce rapport est
supérieur à la cible et que nous avons les concentrations élevées en silice, cela peut provoquer
les phénomènes de vitrification (la formation des cailloux de silice au fond de la chaudière).
Cependant, lorsqu’on a des valeurs du rapport de silice/TAC dans la norme cela permet de
solubiliser la silice dans l’eau pour être éliminer par les purges et préserver l’équipement contre
ce phénomène.

III.4. Résultats des analyses des retours condensats :


Les différentes courbes ci-dessous représentent les résultats des analyses physico-chimiques
des retours condensats obtenu durant les mois de Mai et Juin 2024.

- Variation du pH dans l’eau des retours condensats

CO URBE T E NDA NCE PH pH Brassage


11 pH Ligne
10,7 N. Min
10,5
N. Max
10 10,1
9,8
9,5 9,6
9,4 9,4 9,3
9,2 9,1
9
8,8
8,5 8,6 8,5 8,5

8 8 8

7,5 7,6

7
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8

Figure 25 : Variation du pH dans l’eau de retours condensats en fonction du temps

Ce graphe nous renseigne sur l’évolution des valeurs de pH au cours du temps. Nous remar-
quons que les valeurs de pH des retours condensats sont moyennement acceptables. Néanmoins
des valeurs hors normes ont été obtenues en ce qui concerne la ligne brassage. Lors de l’utili-
sation de la vapeur, une partie de celle-ci se condense et est recueillie par le retour condensât.
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Au cours des opérations de sanitations, la vapeur entre en contact avec les eaux de la laveuse
qui la contaminent. La sanitation se faisant en milieu basique (solution de soude caustique)
expliquerait la valeur élevée du pH de l’eau du retour condensât brassage qui est contaminée
au cours de cette opération.

- Variation de la conductivité dans l’eau des retours condensats

C O U R B E T E N D A N CE C O N D E N S T A S
Cond. Brassage Cond. Ligne N. Min N. Max

300
285
250

200

150 157

100 105
93
77 69
54 61
50
8 10 9 10 13 8 7 11
0
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8

Figure 26 : Variation de la conductivité dans l’eau de retours condensats en fonction du temps

Le graphe ci-dessus nous renseigne sur l’évolution des valeurs de conductivité durant 8 se-
maines. Nous pouvons remarquer que la conductivité au niveau des lignes reste dans les normes
durant toute la période. Par contre celle du brassage enregistre des hors normes tout au long de
notre suivi. Le pic enregistré à la semaine trois indique une concentration importante des sels
dissous qui peut être dû à plusieurs facteurs tels que la qualité de l’eau d’appoint, à la corrosion
des équipements qui peuvent libérer les ions métalliques (comme le fer qui contribue à la con-
centration des sels dissous), mais aussi par de l’évaporation partielle de l’eau des condensats
dans le circuit. Ce qui a pour conséquence le phénomène de primage au niveau de la chaudière.
Ce qui peut avoir pour conséquence au niveau de la chaudière la baisse du rendement énergé-
tique de la vapeur et le dépôt de cristaux salins sur les surchauffeurs.

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Remarque
Les tableaux des paramètres physico- chimiques de l’eau de la bâche alimentaire, chaudière
ainsi que retours condensats sont représentés dans l’annexe 2.

III.5. Actions menées pour contrôler les paramètres non maitriser lors de la production
de la vapeur.

III.6.1. Purges
Les purges désignent l’ensemble des opérations visant à éliminer toutes les impuretés accumu-
lées quand la conductivité est élevée et ainsi que la teneur en silice. Elle s'effectue par l'ouver-
ture d'une vanne de purge graduée en pourcentage et réglée selon le taux de purge que l'on
souhaite. Lorsque les analyses donnent de bonnes valeurs cela est signe d'un bon taux de purge.
Elles sont donc essentielles pour le bon fonctionnement et l’efficacité du système de chauffage
[33].
III.6.2. Ajout des réactifs
Le conditionnement se fait par l'ajout des réactifs (produits chimiques formulés) appropriés
capables de corriger chimiquement la qualité de l'eau utilisés dans le système de chauffage par
modification de ses propriétés et la rendre propre à la consommation industrielle (non corrosive,
non entartrant).
Les réactifs ajoutés ont pour but principal de prévenir l’oxydation des métaux dans la chaudière,
de réduire la formation des dépôts sur les surfaces internes ce qui peut conduire à des économies
d’énergie considérables et une réduction des coûts d’exploitation, ainsi que d’améliorer la qua-
lité de la vapeur produite. Il se fait par un bon réglage des dosages en ces réactifs:

➢ Le NALCO SOLERPON s'il est bien fait permet la réduction de l'oxygène, la passiva-
tion contre les corrosions, ainsi que la protection contre le risque d'entartrage.

➢ Le TRI-ACT permet d'élever le pH des retours de condensats.

➢ Le NALCO 750 plus, quand il est dosé permet de lutter contre les risques de primage.

Cependant, en ce qui concerne le TRI-ACT, nous pouvons affirmer qu’il n’a pas rempli son
rôle et il saurait souhaitable de le remplacer par un autre produit jouant le même rôle. Le tableau
XII ci-après illustre les différentes actions correctives en chaufferie.

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Tableau XII: tableau résumant les actions correctives en chaufferie.

Désignations Paramètres Causes possibles Actions correctives


Bâche alimen- pH > 10 Apport important de l’al- Réglage de la pompe après vérification
taire calinité par le bac de trai- de doses préconisées
tement
pH < 9 Apport insuffisant d’al- Réglage de la pompe
calinité
TH > 0.2 °f Fuite de dureté Vérification de la nature de l’eau d’ap-
point et du TH qui doit être de 0.2 °f
Chaudière pH <10.5 Traitement alcalin insuf- - diminution du taux de purge
fisant -augmentation du dosage Nalco So-
lerpon depuis la bâche
pH >12 Forte concentration sa- -Vérifier si les conduites de la pompe
line dans la chaudière ne sont pas bouchées ;
-Augmenter le taux de purge
-Vérifier les réglages de pompes
TAC < 30 Traitement alcalin insuf- Augmentation de la dose du
fisant Solerpon dans la bâche

TAC > 120 Traitement alcalin Augmentation du taux de purge


important
PO43- < 30 Dosage insuffisant Augmentation du dosage du
Solerpon

PO43->80 Dosage excessif -Diminution du dosage de Solerpon


- Augmentation du taux de purge
SIO2>100 Augmentation du taux de purge

condensats pH < 8.5 Faible dosage du TRI- Augmentation du dosage du TRI-ACT


ACT

pH >9.5 Dosage excessif du TRI- Diminution du dosage du TRI-ACT


ACT

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CONCLUSION
Le but de cette étude réalisée au sein de l’entreprise BRALICO à Pointe-Noire, était de faire
une étude caractéristique de l’eau utilisée en brasserie et de définir son impact sur les équipe-
ments de production de la vapeur. Les objectifs spécifiques étant de faire un suivi des différents
paramètres entrant dans l’eau de la bâche alimentaire pour connaitre son impact au niveau de
la chaudière et analyser l’eau de chaudière pour corriger les défauts, pour un bon fonctionne-
ment des équipements, la négligence de ce suivi peut être à l’origine des différents phénomènes
au niveau de la chaudière si l’eau utilisée est non traitée. La caractérisation des eaux des chau-
dières est cruciale pour assurer une production de vapeur efficace et sécurisée. Une eau de
chaudière de bonne qualité prévient la formation de dépôts, la corrosion, la vitrification et l'en-
tartrage, éléments qui peuvent nuire au rendement et à la longévité de l’équipement.

A partir des résultats obtenus, on peut dire qu’une minimisation des dépôts de tarte et de corro-
sion dans les installations de production de vapeur est la clé d’une exploitation efficace et éco-
nomique. Car l’eau utilisé pour le fonctionnement de la chaudière BOSCH répond aux normes
existantes sur les eaux des chaudières. Néanmoins, Les analyses révèlent quelques imperfec-
tions qui conduisent à des corrections pour la maîtrise de ces paramètres afin d’assurer le bon
fonctionnement de la chaudière et une bonne gestion des ressources énergétiques.

Enfin, ce stage d’une courte durée effectué à BRALICO Pointe-Noire, nous a permis de :

➢ mieux appréhender l'importance de la vapeur dans les industries agro-alimentaire,

➢ comprendre leur traitement et le conditionnement nécessaire pour protéger les équipe-


ments contre les phénomènes d’entartrage et de corrosion.

Perspectives
Les analyses effectuées sur les différents paramètres des eaux industrielles, et la maitrise du
respect des normes des eaux de chaudière, ont montrés une certaine limite. En effet, nous avons
remarqué que le pH de l'eau de la bâche alimentaire ne respecte pas toujours les normes préco-
nisées (pH > 10). Ces valeurs élevées de pH peuvent entrainer plusieurs conséquences comme
la corrosion, le primage mais aussi la réduire l’efficacité de la chaudière et donc impacter sur
le rendement de la vapeur produite.
Des mesures sont prises pour des corrections mais les méthodes ne sont pas toujours les meil-
leurs.

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Nous suggérons à cet effet les correctifs suivants :

➢ De réduire le débit de la pompe doseuse lors de l’injection des produits Nalco et Tri-
Act en respectant les quantités requissent afin de corriger le pH de l'eau de la bâche
alimentaire, en même temps celui de la chaudière ;

➢ De revoir la préparation anti-moussante du produit Nalco 750 Plus ;

➢ Augmenter la fréquence de purges ;

➢ De caractériser la vapeur produite pour s’assurer de sa pureté ;

➢ S’assurer qu’à chaque arrêt de l'usine, que les machines sont parfaitement entretenues.

En ce qui concerne les eaux de retours condensats notamment les condensats brassage, il serait
nécessaire de revoir le produit TRI-ACT.

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Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
REFFERENCES BIBIOGRAPHIQUES
[1] : Lassoued. K, & al, (2008): Contribution à l’étude de la qualité microbiologique de l’eau
du barrage de hammamdebagh. Mémoire d’ingénieur. Université Guelma,1p.
[2] : Normes 3A, (2017) : les principales normes américaines en matière d'équipements, éta-
blies par les comités spécialisés de l'International Association of Food Industry Suppliers ; la
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[3] : Afssan. (2005). Saisine no 2002-SA-0317 relatif à l’emploi de diverses substances dans
l’eau des chaudières fournissant de la vapeur d’eau destinée à entrer au contact direct avec les
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[4] : RODIER. J, (2009). L’analyse de l’eau, 9ème Edition, DUNOD, PARIS.

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région de Boussaâda ». Mémoire d’ingénieur, Université de M’sila, M’sila, 71p.
[11] : BOUZELIFA. Z & al, (2005). « Analyse et contrôle de la qualité de l’eau adoucie de
refroidissement de l’ACO1 (MITTAL STEEL) ». Mémoire de fin d’études. Département génie
des procédés, Université BADJI MOKHTAR-Annaba.

[12] : Degremont, (2005). “Mémento technique de l’eau, Tome l, 10ème édition, Edit. Tec et
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[14] : DJEBABLIA. R & al, (2008). « Etude et impact de la qualité de l’eau de refroidissement
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[18] : Jean-Philippe DOUAY, (2012) .Chaufferie industrielle. Traitement d’eau. P :31-32

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[31] :Prasad BG & al. (2004). Subsurface water quality of different sampling stations with
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chaufferie vapeur.

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Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP/ UMNG/2024
ANNEXE 1 : Présentation de la BRALICO
Pour réaliser notre travaille, nous avons été reçus pendant une durée de 3 mois au laboratoire
de l’usine de BRALICO Pointe-Noire.
La BRALICO est une industrie Agro-alimentaire spécialisée dans la fabrication des boissons.
Elle est aussi une société anonyme constituée de deux(2) unités fonctionnelles. L'une, située à
POINTE-NOIRE qui abrite l’unité de production des boissons gazeuses et bières et, l'autre si-
tuée à OYO spécialisée uniquement dans la fabrication des boissons gazeuses. son activité crée
de l’emploi direct et indirecte de manière significative et contribue ainsi au développement
économique du pays

La BRALICO est une société anonyme au capital de 10.515.330.000 FCFA. Elle compte plus
de 9OO employés. Elle est l’une des filiales du groupe français CASTEL présent dans le secteur
des boissons.

Créée en Novembre 2013 en République du Congo, la BRALICO est localisée dans la ville de
Pointe-Noire dans le 5ème arrondissement MONGO-MPOUKOU à Vindoulou.

L'organigramme (figure 27 ci-dessous) nous montre la structuration interne générale de


BRALICO.

Service d’accueil : Laboratoire

Pour la bonne marche de l'usine et l'obtention des produits de bonnes qualités, la BRALICO
s'est dotée d’un laboratoire agroalimentaire . Leur mission est de dire si le produit est confort
ou non sur toute la ligne de fabrication grâce notamment au cahier de normes ainsi que le plan
de contrôle. En d’autres termes, c'est l'analyse physico-chimique et microbiologique de la
matière première au produit fini. Il est subdivisé en trois pôles :

➢ Pôle Microbiologique ;

➢ Pôle Physico-chimique :

➢ Pôle Organoleptique et MPC dont nous avons fait partie.

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1.4. Organigramme Boisson Rafraîchissante et Limonaderie du Congo (BRALICO)

Figure 27 : Organigramme de BRALICO

Légende :
DD : Direction Distribution DT : Direction Technique

SRH : Service Ressources Humaines SA : Service Achats

SQHSE : Service Qualité et Hygiène, Sécurité, RSE : Responsabilité Sociale des Entreprises
Environnement
DC : Direction Commerciale DM : Direction Marketing

PNR : Pointe-Noire MS : Marketing Stratégique


MPC : Matières Premières consommables
DA : Direction d’Agence
IT : Information Technology
ADV : Administration des Ventes
DG : Direction Générale

DAF : Direction Administrative et Financière

Mémoire d’ingénieur présenté par MISSENGUE MATONDO Raïssa La-Sage I2A/ENSP UMNG/2024
Annexe 2 : Les tableaux IX, X et XI ci-dessous présentent les déférents résultats des paramètres
physico-chimiques des échantillons bâche alimentaire, chaudière et retours condensats.

Tableau IX : Résultats des analyses de l’eau de la bâche Alimentaire

Tableau X : Résultats des analyses de l’eau de chaudière

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Tableau XI : Résultats des analyses de retours condensats

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ANNEXE 3 : Préparation de certaines solutions pour les analyses
• Préparation de la solution d’acide chlorhydrique à 0,1 N

Dissoudre 9,8 mL de HCl pur dans 100 mL d’eau distillée.

• Préparation de solution EDTA à 0,04N

Dissoudre 7,44 g de EDTA dans 100 mL d’eau distillée.

• Préparation de solution N.E.T à 0,4 %

Dissoudre 0,4 g de noir d’ériochrome dans 100 mL d’alcool éthylique à 95 %.

• Solution de Phénolphtaléine à 0,1 % (m/v)


Dans un flacon de 100 ml, mettre 1g de phénolphtaléine en poudre, ajouter de l’alcool
éthylique à 60 % q.s.p 100 mL.

• Solution de méthylorange à 0,1 % (m/v)


Dans un flacon de 100 mL, mettre 1g de méthylorange, ajouter de l’eau distillée q.s.p 100 mL.

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ANNEXE 4 : Présentation des équipements

Figure 28 : Chaudière BOSCH vue de profil Figure 28 : Chaudière BOSCH vue de face

Figure 29 : bâche alimentaire

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Le présent travail vise à caractériser l’eau industrielle utilisée en brasserie
particulièrement celle de la BRALICO, une brasserie située en république
du CONGO et de définir son impact dans la production de la vapeur. Son
analyse est donc nécessaire car elle constitue l’élément essentiel pour le
bon fonctionnement des chaudières. Les principaux aspects de la caracté-
risation des eaux industrielles incluent entre autres le traitement et l’ana-
lyse afin de contrôler l’alcalinité, conductivité et corriger le pH. Des
échantillons sont prélevés aux différents points critiques de la chaîne de production afin de
vérifier l’efficacité des traitements. Les résultats des analyses après ajout des différents produits
ont révélé que la dureté de l’eau d’appoint est stable, l’eau de chaudière a un pH moyen de 11.9,
une dureté de 0.2°f, une teneur en conductivité moyenne de 2647µS/cm, une teneur en chlorure,
en fer et en sulfite qui sont respectivement de 55.7, 0.2 et 30 mg/L. Dans la chaudière on note
également l’augmentation de teneur en silice qui atteigne jusqu’à 149 mg/L. Le dispositif de
production satisfait aux normes internationales 3A. Le retour condensât est parfois contaminé
par les opérations de lavage des bouteilles dans le terminal des opérations.

Mots clés : eau industrielle, brasserie, chaudière, analyse physicochimique.

Abstract

The present work aims to characterize the industrial water used in breweries, particularly at BRALICO,
a brewery located in the Republic of Congo, and to assess its impact on steam production. Its analysis
is essential because it constitutes a key element for the proper functioning of boilers. The main aspects
of industrial water characterization include, among others, treatment and analysis to monitor alkalinity,
conductivity, and adjust pH. Samples are taken at various critical points along the production chain to
verify the effectiveness of the treatments. The analysis results, after the addition of various products,
revealed that the feed water hardness is stable, the boiler water has an average pH of 11.9, a hardness of
0.2°f, an average conductivity of 2647 µS/cm, and chloride, iron, and sulfits contents of 55.7, 0.2, and
30 mg/L, respectively. In the boiler, an increase in silica content is also observed, reaching up to 149
mg/L. The production system complies with international 3A standards. However, condensate return is
sometimes contaminated by bottle washing operations at the end of the production line.

Keywords : industrial water, brewery, boiler, physicochemical analysis.

IX
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