Université de Liège
Faculté des sciences appliquées
Examen de Communication Graphique
Année académique 2011 – 2012, session de septembre.
Solution de la question de théorie N°1 :
Dessin multi-vue
On souhaite mettre en évidence la signification des surfaces visibles sur un dessin multi-vues. Pour
ce faire, on donne un dessin des trois vues d’un objet sur la figure 1.
On demande :
a. D’identifier par des hachures, sur les trois vues de la figure 1, les surfaces visibles vues en vraie
grandeur.
b. D’identifier les surfaces planes visibles et réduites par la projection en les grisant pour chacune
des vues.
Note : Les surfaces courbes visibles resteront quant à elles en blanc.
Solution globale :
Figure 1 : Dessin multi-vue
Solution de la question de théorie N°2 :
Géométrie de Monge
On considère un prisme dont l’une des bases notée ABCDE et portée par le plan α contient un point
F. Soit d la droite de plus grande pente du plan α passant par F, on cherche à mesurer la longueur du
segment GH porté par d et délimité par la face ABCDE.
On donne, dans une épure de Monge fournie en annexe, les projections horizontale et verticale du
polygone ABCDE et du point F.
On demande :
1. De déterminer les traces du plan α contenant le polygone ABCDE.
Solution :
Figure 1 : Les traces du plan (α) contenant le polygone (ABCDE) sont recherchées en
utilisant les arêtes (BC) et (CD) de cette face.
2. De déterminer la trace horizontale de la droite d de plus grande pente du plan α et passant par F.
Solution :
Figure 2 : La droite d étant une droite de plus grande pente du plan α, sa projection
horizontale est donc perpendiculaire à la trace horizontale de α. Sachant que d passe par F,
on peut alors déterminer sa trace horizontale.
3. De mesurer en vraie grandeur la longueur du segment GH en effectuant un rabattement sur le plan
horizontal de la face ABCDE.
Solution :
Figures 3i à 3iii : En utilisant la méthode décrite dans le cours théorique, on effectue le
rabattement des points A, B, C, D, E et F sur le plan horizontal. Les points d’intersection de
la droite d avec le polygone (ABCDE) une fois rabattus, nous pouvons alors mesurer la
longueur du segment SH.
Solution de la question de théorie N°3 :
Projection cotée
On cherche à relier par une route deux vallées séparées par une montagne. On donne en annexe deux
échelles de pente associées aux plans α et β formant cette montagne, une droite d graduée
représentant la route ainsi que l’unité graphique u utilisée.
On demande :
a. De déterminer les points de percée de la droite d dans chacun des deux plans. On notera A
(respectivement B) le point de percée de cette droite dans le plan α (respectivement β).
Solution :
Figures 1i à 1iii : On commence par rechercher l’intersection des plans α et β. Ensuite, on
utilise successivement deux plans auxiliaires afin de déterminer les deux points de percée
demandés.
b. De mesurer en vraie grandeur la longueur du tunnel AB.
Solution :
Figure 2 : A l’aide d’un rabattement de la route, on mesure la longueur du tunnel. Elle vaut
200mm. On constate que la pente faible de la droite d n’influence quasiment pas la longueur
mesurée directement sur la projection cotée. On pourra donc par la suite mesurer simplement
une longueur sur la projection pour avoir sa mesure en vraie grandeur.
c. En supposant que l’on ne parvient pas à creuser la montagne, déterminer le chemin le plus court et
de pente maximale 10% passant par les crêtes de cette montagne. Quelle est sa longueur en vraie
grandeur ? Comparez-la à celle du tunnel.
Solution :
Figures 3i à 3iii : On commence par identifier les cotes respectives des points A et B le long
de la droite d. Celles-ci valent respectivement 2.5 et 3.75. L’intervalle graphique associé à
une pente de 10% vaut : u/p=8/0.10=80mm. Ainsi, partant de A on utilise un cercle centré
sur A de rayon 80/2=40mm afin de rejoindre la ligne de niveau 3. Nous obtenons alors la
direction à suivre pour atteindre la ligne de crête.
Une fois en haut de α, on commence par relier ce chemin au point B. On trace alors un
cercle de 80/4 autour de B afin de vérifier que la pente ainsi obtenue n’est pas supérieure à
10%.
On mesure alors la longueur totale du chemin : 140mm+104mm = 244mm.
Le parcours passant par le chemin est donc pratiquement un quart de fois plus long que celui
traversant la montagne par le tunnel.
Solution de la question de théorie N°4 :
Projection centrale
Soit l’épure en projection centrale proposée en annexe sur laquelle on trouve une habitation que l’on
souhaite connecter au réseau électrique représenté par la rangée de pylônes. Le câble de connexion
partira du sommet A du dernier pylône vers le sommet du pignon B de l’habitation.
On souhaite mesurer la vraie grandeur de ce câble de connexion c’est dire la longueur du segment
AB. Pour cela, deux droites parallèles a et b passant respectivement par A et B ont déjà été tracées
sur l’épure. Le point de fuite ainsi que les traces de ces deux droites sont également donnés.
On demande :
a. De calculer le facteur d’échelle de l’épure sachant que la partie verticale du pylône le plus proche
est comprise dans le plan perspectif et mesure en réalité 6m.
Solution (Figure a) :
On mesure sur l’épure la taille à l’échelle du pylône le plus proche soit 3 cm. Le facteur
d’échelle est donc :
3 1
e
600 200
b. De dessiner la trace et la ligne de fuite du plan supporté par les droites a et b.
Solution (Figure b) :
Soit le plan ab supporté par les droites a et b. Sa trace est obtenue en reliant simplement les
traces des droites a et b. Quant à sa ligne de fuite, elle est parallèle à la trace du plan et
passe par le point de fuite de la droite a.
c. D’en déduire le point de fuite de la droite AB.
Solution (Figure c) :
La droite AB étant comprise dans le plan ab, son point de fuite est situé à l’intersection de
son image avec la ligne de fuite de ce plan.
d. D’effectuer le rabattement de la droite AB sachant que la distance principale à l’échelle est de
90mm.
Solution (Figure d) :
Rabattement de la droite AB autour de son image selon la méthode du cours théorique.
e. De déterminer la longueur réelle du segment AB.
Solution :
Sur l’épure, la longueur à l’échelle du segment AB est de 7cm. La longueur réelle est donc
de :
7
l 7 200 cm 14 m
e
Solution de la question de théorie N°5 :
Géométrie numérique
Une transformation affine est appliquée à l’objet représenté Figure 2 pour obtenir la situation finale
Figure 3. On cherche à établir la matrice de transformation en coordonnées homogènes permettant de
passer de la configuration initiale à la configuration finale.
4 4
3 3
2 2
1 Y 1 Y
0 0
X X
−1 −1
−1 0 1 2 3 −3 −2 −1 0 1
Figure 2 : Situation initiale Figure 3 : Situation finale
On demande :
1. De déterminer la séquence de transformations élémentaires nécessaire et d’exprimer ces
transformations en coordonnées homogènes sous forme matricielle.
Solution :
Différentes solutions sont envisageables :
a. Cisaillement suivi d’une mise à échelle
4 4 4
3 3 3
2 2 2
1 Y 1 Y 1 Y
0 0 0
X X X
−1 −1 −1
−1 0 1 2 3 −1 0 1 2 3 4 −3 −2 −1 0 1
La forme générale de l’opérateur matriciel de cisaillement est :
1 a b 0
0 1 c 0
C
0 0 1 0
0 0 0 1
Dans le cas présent le cisaillement s’effectue dans la direction X en fonction de la
composante Y. C’est donc le paramètre ‘a’ qui est à déterminer. Lors du cisaillement, le
faîte du toit se déplace horizontalement de 1.5 unités alors que sa coordonnée Y est égale
à 3. Par conséquent la valeur de ‘a’ est 0.5 :
1 0.5 0 0
0 1 0 0
C1
0 0 1 0
0 0 0 1
La mise à l’échelle s’effectue ensuite selon l’axe X de coefficient égal à -1.
1 0 0 0
0 1 0 0
S
0 0 1 0
0 0 0 1
Elle correspond en fait à une symétrie orthogonale d’axe Y
b. Mise à échelle suivie d’un cisaillement
4 4 4
3 3 3
2 2 2
1 Y 1 Y 1 Y
0 0 0
X X X
−1 −1 −1
−1 0 1 2 3 −3 −2 −1 0 1 −3 −2 −1 0 1
La mise à l’échelle est identique à celle du point précédent, seul le cisaillement à
appliquer est différent car il doit se faire dans la direction opposée. Par conséquent, le
paramètre ‘a’ change de signe mais sa valeur absolue reste la même :
1 0.5 0 0
0 1 0 0
C2
0 0 1 0
0 0 0 1
c. Utilisation d’une rotation à la place de la mise à échelle
Dans les deux cas précédents, la mise à l’échelle peut être remplacée par une rotation
d’axe Y de 180° :
cos(180) 0 sin(180) 0 1 0 0 0
0 1 0 0 0 1 0 0
RY
sin(180) 0 cos(180) 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 1
L’image de départ étant comprise dans le plan XY, la composante Z de tous ses points est
nulle. La transformation Ry est donc bien équivalente à S.
2. De donner l’expression de la transformation M en fonction des transformations élémentaires.
Solution :
a. Cisaillement suivi d’une mise à échelle :
Les transformations successives sont combinées en multipliant successivement à gauches
les matrices de transformation :
M1 S C1
b. Mise à échelle suivie d’un cisaillement :
Dans ce cas, on a :
M 2 C2 S
c. Utilisation d’une rotation à la place de la mise à échelle :
S est simplement remplacé par Ry, ce qui donne soit :
M3 R C1
soit :
M 4 C2 R
3. D’effectuer le calcul de la combinaison des transformations élémentaires.
Solution :
a. Cisaillement suivi d’une mise à échelle :
1 0 0 0 1 0.5 0 0 1 0.5 0 0
0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0
M1 S C1
0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
b. Mise à échelle suivie d’un cisaillement :
1 0.5 0 0 1 0 0 0 1 0.5 0 0
0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0
M 2 C2 S
0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
La transformation composée est égale à la transformation précédente ce qui confirme
l’équivalence des deux séquences de transformation.
c. Utilisation d’une rotation à la place de la mise à échelle :
1 0 0 0 1 0.5 0 0 1 0.5 0 0
0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0
M 3 R C1
0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
1 0.5 0 0 1 0 0 0 1 0.5 0 0
0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0
M 4 C2 R
0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
Les matrices sont bien identiques aux deux précédentes excepté la composante de la
troisième ligne et troisième colonne qui n’entre pas en ligne de compte dans le cas
présent.
4. De déterminer si possible la transformation inverse de M.
Solution :
Il suffit pour cela de calculer l’inverse de chacune des transformations élémentaires et
d’inverser l’ordre de multiplication :
a. Cisaillement suivi d’une mise à échelle :
1 0.5 0 0 1 0 0 0 1 0.5 0 0
0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0
M11 C11 S 1
0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
b. Mise à échelle suivie d’un cisaillement :
1 0 0 0 1 0.5 0 0 1 0.5 0 0
0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0
M 2 S C2
1 1 1
0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
c. Utilisation d’une rotation à la place de la mise à échelle :
1 0.5 0 0 1 0 0 0 1 0.5 0 0
0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0
M 31 C11 R 1
0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
1 0 0 0 1 0.5 0 0 1 0.5 0 0
0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0
M 4 R C2
1 1 1
0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
Solution de l’exercice N°1 :
Axonométrie
On donne les trois vues d'un objet.
1. Dans un premier temps, tracez en traits fins une isométrie selon le point de vue indiqué.
Solution :
Figure a : L'axonométrie est tracée conformément à la méthode du cours.
2. Dans un second temps, déterminez la trace du plan de coupe suggéré par les trois points A, B et
C. Les arêtes visibles situées en dessous du plan de coupe seront tracées en traits continus forts,
les arêtes invisibles en traits pointillés. La trace du plan sera indiquée en traits forts. Les arêtes
situées au-dessus du plan (visibles ou non) resteront en traits fins.
Solution :
Figure b : Les arêtes (AB) et (CB) permettent de déterminer la direction de coupe des faces
verticales parallèles aux deux directions principales de l’objet. Ensuite, connaissant ces deux
directions il est possible de déterminer l’intersection de la face horizontale contenant le point
A avec le plan de coupe. Finalement, le reste de la coupe est obtenu de proche en proche.
Solution de la l’exercice N°2 :
Construction d’une perspective
On donne en annexe deux vues d'un solide dans l’épure de Monge.
1. Tracez la vue en perspective sur l'ébauche fournie correspondant au tableau τ, en respectant le
point de vue S dont la position est indiquée sur le dessin.
Solution :
Figure 1 : L’épure de Monge est complétée.
Figures 1i à 1vi : Le solide est ensuite représenté en projection centrale.
2. Dans un second temps, dessinez l'ombre portée par le solide sur le plan horizontal de référence.
La source lumineuse placée à une distance infinie de l’observateur éclaire la scène latéralement
depuis la gauche de l’observateur. Ses rayons lumineux forment un angle de 40° avec le plan
horizontal. Hachurez les parties visibles de l'ombre.
Solution :
Figures 2i à 2iv : On obtient l'ombre portée par l'objet en projection centrale en utilisant la
méthode du cours théorique pour les sources latérales.
Figure 2v : Enfin, l’ombre portée est hachurée.
1