PROCEDURE CIVILE
1. Toute personne physique ou morale, peut agir devant toute
juridiction de la République en vue d’obtenir la reconnaissance, la
protection ou la sanction de son droit.
2. Le ministère public peut agir en justice soit comme partie jointe, soit
comme partie principale
3. En tant que partie principale, le ministère public agit d’office dans
les cas spécifiés par la loi et lorsque l’ordre public est directement et
principalement intéressé
4. Les tribunaux de première instance et leurs sections détachées
connaissent de toutes les affaires civiles, commerciales,
administratives et fiscales
5. Les tribunaux civiles et commerciales ne statuent qu’en premier
lorsque l’intérêt du litige n’excède pas la somme de 500.000F
CFA
6. Les tribunaux civiles et commerciales statuent en premier ressort
lorsque l’intérêt du litige excède 500.000F
7. La Cour d’appel connaît en appel tous les jugements des tribunaux
8. Les parties peuvent par une convention déroger aux règles de
compétence d’attribution
9. En tant que seul tribunal de commerce de la République de Côte
d’Ivoire, le Tribunal de commerce a une compétence nationale
10. Le tribunal territorialement compétent en matière civile est
absolument celui du domicile réel ou élu du défendeur et en
l’absence de domicile, celui de sa résidence
11. En toute matière, il peut être dérogé par convention expresse
ou tacite aux règles de compétence territoriale
12. On dit que l’action est mobilière lorsque le droit réel exercé
porte sur un immeuble
13. On dit que l’action est immobilière si le droit réel exercé porte
sur un meuble
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14. Devant la Cour de cassation, le Conseil d’Etat et la Cour
d’appel, la représentation de certaines personnes est exclusivement
assurée par les avocats
15. L’assistance judiciaire s’applique à tout litige et aux actes de
juridiction gracieuse et aux actes conservatoires.
16. Le bénéfice de l’assistance judiciaire peut être retiré en tout
état de cause, même après la fin des instances et procédures pour
lesquelles elle a été accordée
17. L’instance en matière civile, commerciale ou administrative est
introduite par requête sauf assignation ou comparution volontaire
des parties
18. Le délai d’appel commence à courir à compter de la
connaissance acquise ou de la signification du jugement
19. L’action personnelle porte sur une créance alors que l’action
réelle porte sur un bien
20. L’assignation et la requête peuvent être introduites par voie
électronique
21. Le rôle est le registre qui est tenu au greffe de la juridiction et
sur lequel sont inscrites par ordre chronologique toutes les affaires
portées devant la juridiction
22. Le rôle général est tenu et surveillé par le Greffier en chef
23. Lorsque l’instance est introduite par voie d’assignation, le
demandeur doit, au plus tard 48 heures avant l’audience déposer
l’original au greffe.
24. La mise en état est au civil ce que l’instruction est au pénal
25. Il y a faux incident civil lorsque l’on veut prouver la fausseté ou
la falsification d’une pièce produite en cours de procédure
26. Lorsqu’une pièce est arguée de faux, le juge la retire
immédiatement de la procédure
27. Jusqu’à la clôture de l’instruction, le demandeur peut formuler
sous forme de demandes additionnelles, toutes prétentions se
rapportant à la demande principale
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28. Les demandes additionnelles ne sont recevables que si leurs
causes existaient à l’époque où la demande principale a été
présentée, sauf exception prévue par la loi
29. Les demandes principales et reconventionnelles sont jugées
juste après la demande principale
30. Toute personne qui a été condamnée par défaut peut faire
appel dans le délai d’un (1) mois à compter de la signification du
jugement
31. Toute personne condamnée par défaut peut faire opposition
dans le délai de 15 jours à compter de la connaissance acquise du
jugement de défaut
32. Seules les personnes condamnées par défaut peuvent faire
opposition
33. L’exception d’incompétence a pour but le renvoi de l’affaire et
sa jonction à une autre instance déjà pendante devant une autre
juridiction
34. L’exception de règlement de juge a pour but de faire
déterminer par une juridiction supérieure laquelle de deux ou
plusieurs juridictions inférieures doit connaître d’une procédure dont
elles se trouvent simultanément saisies
35. L’exception de nullité a pour but de faire déclarer nul un acte
de procédure lorsque cet acte ne réunit pas les conditions de forme
et de fond prescrites par la loi
36. Les jugements étrangers rendus exécutoires en Côte d’Ivoire
sont exécutés conformément à la loi ivoirienne et par la loi
étrangère dont ils proviennent
37. Une décision revêtue de la formule exécutoire n’a aucune
chance d’être exécutée légalement
38. Aucune décision de justice ne peut absolument trouver
exécution sur le territoire de la République si elle n’a pas été
signifiée
39. Les délais d’appel et d’opposition commencent à courir à
compter de la signification de la décision
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40. Le pourvoi en cassation est une voie de recours qui a pour but
d’obtenir l’annulation de la décision attaquée et de remettre les
parties en l’état où elles se trouvaient auparavant
41. Le pourvoi en cassation est ouvert uniquement en cas
d’omission de statuer, d’excès de pouvoir, d’incompétence, de
défaut de base légale, décision insuffisamment motivée
42. L’appel et le pourvoi en cassation sont suspensifs, sauf
exception prévue par la loi
43. Lorsque l’intérêt du litige n’excède pas la somme de 500.000F,
l’instance ne peut introduite que par requête
44. La condition de capacité requise pour ester en justice ne
concerne que le demandeur de l’instance
45. L’opposition est introduite devant la juridiction qui a rendu la
décision mais autrement recomposée
46. La récusation du Magistrat n’est plus recevable lorsque
connaissant la cause de récusation, la partie a été entendue ou a
accompli un acte de procédure devant le Magistrat sans invoquer la
récusation
47. Sont contradictoires, les décisions rendues contre les parties
qui ont eu connaissance de la procédure pa rce que l’acte
introductif d’instance leur a été signifié ou notifié
48. Toute personne qui alors que l’acte introductif d’instance ne lui
a pas été signifié ou notifié mais qui se rend spontanément à
l’audience pour se défendre peut contester le caractère
contradictoire de la décision rendue
49. Une décision avant-dire droit est un jugement qui ordonne
uniquement une mesure d’instruction ou une mesure provisoire au
cours de l’instance sans trancher le litige en droit
50. Les décisions avant-dire droit rendues en cours d’instance
qu’elles préjugent ou non du fond du droit ainsi que celles déclarant
l’action recevable ou rejetant ses exceptions ne peuvent être
frappées qu’avec la décision rendue au fond
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51. Les ordonnances sur requête sont des décisions que rend un
Magistrat sur demande d’une partie présentée en la forme d’une
requête et sans qu’aucune autre partie soit appelée pour y
contredire éventuellement
52. La requête est présentée par écrit et assortie de toutes les
justifications
53. Les ordonnances sur requête sont exécutoires sans délais et
même par provision
54. Le juge peut rétracter l’ordonnance sur requête lorsqu’elle
porte atteinte aux droits des tiers
55. L’ordonnance sur requête ne peut en aucun cas faire l’objet
d’appel
56. L’ordonnance sur requête qui statue sur demande de
rétractation est susceptible d’appel
57. La décision rendue en dernier ressort ne peut être prononcée
que la Cour d’appel
58. Le jugement rendu en premier ressort ne peut faire que l’objet
d’un pourvoi en cassation
59. En matière civile, les affaires communicables sont uniquement
prévues par la loi
60. En matière civile, les affaires communicables doivent
obligatoirement être communiquées au parquet à peine de nullité
absolue de la décision rendue par le tribunal
61. Il existe 12 causes dans lesquelles l’affaire doit être
obligatoirement communiquée au ministère public
62. Dans certaines affaires communicables, le ministère public
peut présenter des conclusions par écrit
63. En cas d’urgence, dans les affaires communicables le ministère
public peut présenter des conclusions orales à condition que ce soit
une affaire où l’ordre public est intéressé
64. Les affaires où l’ordre public est intéressé doivent être
communiquées au ministère public au moins une (1) semaine avant
l’ordonnance de clôture ou avant la date de l’audience
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65. En matière civile, le ministère public ne peut intervenir que
dans les affaires qui lui sont communicables
66. En matière civile, le ministère public peut intervenir dans
toutes les affaires et en tout état de la procédure
67. La caution judicatum solvi n’est pas admise par le droit ivoirien
68. Le ministère public peut être récusé, in limine litis, lorsqu’il
agit en tant partie principale
69. L’instance est interrompue et le dossier définitivement classé à
la suite du décès de l’une des parties ou de la perte de sa capacité
d’ester en justice, du décès du représentant légal ou de la perte par
celui-ci de cette qualité
70. Le pourvoi en cassation est suspensif
71. Le pourvoi en cassation n’est pas suspensif sauf en matière de
divorce et de contrat
72. Le pourvoi en cassation n’est suspensif qu’en matière d’état
de personnes et de faux incident civil
73. Le pourvoi en cassation est suspensif en matière
d’immatriculation foncière et en cas d’expropriation forcée
74. La Cour de cassation examine les litiges en fait et en droit
75. La Cour de cassation est une juridiction de 3 ème degré
76. Le pouvoir dévolutif de la Cour d’appel lui permet d’examiner
l’ensemble du litige, en fait et en droit
77. L’appel est toujours suspensif
78. L’exécution provisoire doit toujours être demandée
79. La suspension de l’exécution provisoire peut être demandée
par une ordonnance motivée adressée au Président du Tribunal
80. La tierce opposition permet d’obtenir l’annulation de la
décision qui cause grief à une partie qui n’était pas présent au
procès
81. L’interruption d’instance entraîne la suspension de tous les
délais en cours et la nullité de tous les actes de procédure faits
pendant cette interruption
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82. L’instance peut être périmée s’il n’a été fait à son égard aucun
acte de procédure pendant trois (3) ans
83. La demande de péremption d’instance formulée par l’une des
parties ne profite pas aux autres
84. Il y a règlement de juge lorsque plusieurs tribunaux de même
degré se sont déclarés compétents à l’occasion d’un même litige par
des jugements ayant acquis force de chose jugée
85. Le juge des référés statue par ordonnance
86. La décision du juge des référés peut porter atteinte au
principal dans certains cas prévus par la loi
87. Lorsqu’elle est susceptible d’appel, l’ordonnance sur requête
doit être rédigée sous forme de minute
88. Le juge des référés ne statue pas sur les dépens si l’instance
en référé ne se rattache pas à une instance principale
89. Le juge des référés statue sur les dépens si l’instance en référé
se rattache à une instance principale déjà intentée ou si l’évocation
du litige est demandée
90. Seuls les présidents des tribunaux, les premiers présidents et
les présidents de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat ont la
qualité de juge des référés
91. Il est possible de faire opposition d’une décision rendue sur
opposition
92. Le délai pour faire opposition peut parfois excéder les 15 jours
93. Le délai de distance peut être réduit en vertu d’un accord des
parties ou par décision du juge
94. Les exceptions doivent toujours être soulevées in limine litis
95. Le pourvoi en cassation est ouvert dans tous les cas
96. Le juge ne peut statuer omnia petita
97. Les ordonnances de référés ne sont pas susceptibles d’appel
98. Les ordonnances sur requête doivent être motivées
99. Il existe deux types formules exécutoires
100. L’opposition est faite uniquement par voie d’assignation
101. L’acte d’assignation peut valoir conclusion
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102. L’appel incident suit toujours le sort de l’appel principal
103. Le délibéré est secret