PSI
MATHEMATIQUES Feuille d’Exercices n◦ 1
Septembre 2024 Révisions d’algèbre linéaire
Exercice 1. : Soit E = R3 . Soit B la base canonique de E et B 0 = (v1 = (−1, 1, −3); v2 = (3, 2, 1); v3 = (2, 1, 1)).
1. Montrer que B 0 est une base de E. Écrire la matrice du vecteur (5, 1, 2) dans B 0 .
2. Soit f défini par : f (x, y, z) = (2x + z, x − 3y, −x + z).
a) Montrer que f ∈ L (E).
b) Déterminer la matrice de f dans la base B, puis B 0 .
3. Déterminer noyau et image de f .Sont-ils supplémentaires dans E ?
Exercice 2. : Soit E le sous ensemble des fonctions continues sur R à valeurs dans R constitué des fonctions f telles
que :
∃(a, b, c) ∈ R3 , ∀x ∈ R, f (x) = a cos 2x cos x + b sin 2x sin x + c cos x
1. Montrer que E est un sous espace vectoriel de C 0 (R, R).
2. La famille (f1 , f2 , f3 ) définie pour tout x ∈ R par :
f1 (x) = cos 2x cos x, f2 (x) = sin 2x sin x, f3 (x) = cos x
est-elle libre dans E ?
3. Montrer que tout élément de E s’écrit pour tout x ∈ R,
f (x) = A cos x + B cos 3x
où A et B dépendent de f (mais pas de x).
En déduire une base de E.
Exercice 3. :
1. Soit C = {(un )n∈N ∈ RN /(un )n∈N convergente}.
Montrer que l’ensemble des suites constantes et l’ensemble des suites de limite nulle sont des sous-espaces
supplémentaires de C .
2. Montrer que l’espace des fonctions paires et l’espace des fonctions impaires sont supplémentaires dans l’espace
des fonctions définies sur R.
3. Montrer que l’espace des matrices symétriques et l’espace des matrices antisymétriques sont supplémentaires
dans l’espace des matrices d’ordre n.
Exercice 4. : Soit f l’application définie par :
∀P ∈ R3 [X], f (P ) = P (X) + (X − a)P 0 (X) + (X − a)2 P 00 (X)
1. Justifier que ((X − a)k )0≤k≤3 est une base B de R3 [X]. Donner les coordonnées d’un polynôme P dans cette
base.
2. Justifier que f est un endomorphisme de R3 [X]. Écrire la matrice de f dans B, puis dans la base canonique de
R3 [X].
3. Déterminer noyau et image de f .
Exercice 5. Soit Φ l’application de R3 [X] dans R4 : P 7→ (P (0), P 0 (0), P (−1), P 0 (−1)) .
1. Montrer que Φ est linéaire.
2. Déterminer Ker Φ. L’application est-elle bijective ?
3. Exprimer M , matrice de Φ dans les bases canoniques de R3 [X] et R4 .
4. M est-elle inversible ? Si oui, donner son inverse.
1
Exercice 6. : Soit E = {fa,b : x 7−→ (ax + b)e2x , (a, b) ∈ R2 }.
1. Montrer que E est un espace vectoriel de dim finie et trouver une base B de E.
2. Montrer que ϕ : f 7−→ f 0 est un endomorphisme de E. Donner sa matrice dans B.
3. En déduire une solution de l’équation différentielle :
y (3) − y 00 − 2y 0 − 3y = (−λx + 4)e2x
Exercice 7. Soit l’espace vectoriel Ts,n des matrices triangulaires supérieures d’ordre n et An celui des matrices
antisymétriques.
Soit l’application
ϕ : Ts,n −→ An
A 7−→ A − tA
Montrer que ϕ est une application linéaire surjective. En déduire la dimension de An et celle de l’espace des matrices
symétriques.
Exercice 8. : Soit E = K[X], ∆ : E → E, P (X) 7−→ P (X + 1) − P (X) et D : E → E, P (X) 7−→ P 0 (X).
1. Justifier que ∆ ∈ L (E).
2. Déterminer ker(D) puis ker(∆).
3. Établir que ∀n ∈ N, ∆(Kn+1 [X]) = Kn [X].
4. En déduire la surjectivité de ∆.
5. En considérant la restriction de ∆ à Kn [X] avec n à choisir, puis la matrice de cette restriction, trouver P ∈ E
de degré minimal tel que P (X + 1) − P (X) = X 4 .
6. Exprimer ∆ en fonction des puissances de D.
Exercice
Z x 9. : Soit E le R-espace vectoriel C 0 (R, R) et ϕ ∈ F(E, E), qui à f de E associe g définie par g(x) =
t f (t) dt.
0
Montrer que ϕ est un endomorphisme de E et déterminer noyau et image.
Pourquoi en déduit-on que E est de dimension infinie ?
Exercice 10. Soit E = C ∞ (R, R) et
f: E → E
f 7→ f 0 − 2f
1. Montrer que f ∈ L (E).
2. Déterminer Ker (f ). Conséquence ?
3. Justifier que f est surjective.
4. Qu’en déduit-on sur E ?
Exercice 11. : Dans R3 rapporté à sa base canonique, soit les deux sous espaces vectoriels :
Π = {(x, y, z) ∈ R3 /x + 2y + 3z = 0}, D = {(x, y, z) ∈ R3 /2x = 3y = 6z}
Vérifier que Π et D sont supplémentaires dans R3 puis déterminer la matrice de projection sur D parallèlement à Π
relativement à la base canonique de R3 .
Exercice 12. : Soit E un espace vectoriel et f ∈ L (E) tel que f 2 − 3f + 2IdE = 0. On pose p = 2IdE − f .
1. Vérifier que p est un projecteur.
2. Déterminer deux s.e.v F et G de E supplémentaires dans E tels :
∀x ∈ F, f (x) = x, et ∀x ∈ G, f (x) = 2x
3. Déterminer f n en fonction des puissances de p et de IdE − p.
Exercice 13. Soit f l’application qui, à P ∈ R6 [X] associe le reste de la division euclidienne de P par D(X) =
X 4 + X 3 + X 2 + X + 1.
1. Montrer que f est un projecteur de R6 [X].
2. Donner sa matrice dans la base canonique de R6 [X].
3. Donner la dimension et une base de Im f et Ker f .
2
−1 2
Exercice 14. Soit A = et Φ : M 7→ AM . Φ est-il un automorphisme ? un projecteur ? une symétrie ?
1 0
Exercice 15. : On note pour tout entier n ≥ 2 :
3 1 0 ··· ··· 0
2 .. ..
2 5 1 . 0 .
.. .. ..
0 32 7 . . .
Dn = .. .. .. .. ..
. . . . . 0
.. .. ..
. 0 . . 2n − 1 1
0 ··· ··· 0 n2 2n + 1
a) Exprimer Dn en fonction de n, Dn−1 , Dn−2 , pour tout n ≥ 2.
b) On note, pour tout n ≥ 2 :
un = Dn − (n + 1)Dn−1
Montrer que ∀n ≥ 3, un = nun−1 .
En déduire l’expression de Dn en fonction de n et en faisant intervenir un symbole de sommation.