Définitions des termes
1. Habituation : Forme d’apprentissage non associatif où la réponse à
un stimulus diminue avec une exposition répétée, en l’absence de
conséquences significatives.
2. Mémoire : Fonction cognitive permettant de stocker, organiser et
récupérer des informations pour les utiliser dans des activités
futures. Elle comprend la mémoire sensorielle, à court terme et à
long terme.
3. Transfert d’apprentissage : Capacité à appliquer des connaissances
ou compétences acquises dans un contexte à un autre, soit similaire
(transfert positif) ou différent (transfert distant).
4. Renforcement : Processus par lequel un comportement est renforcé
par une conséquence positive (récompense) ou la suppression d’une
conséquence négative (renforcement négatif).
5. Métacognition : Capacité de réflexion sur ses propres processus
cognitifs, permettant de planifier, surveiller et évaluer ses stratégies
d’apprentissage.
6. Conditionnement classique : Type d’apprentissage où un stimulus
neutre est associé à un stimulus inconditionné, provoquant une
réponse réflexe (exemple : le chien de Pavlov).
7. Étayage : Support temporaire offert par un enseignant ou un pair
pour aider un apprenant à accomplir une tâche qu’il ne pourrait
réaliser seul, retiré progressivement au fur et à mesure de
l’autonomie.
8. Zone Proximale de Développement (ZPD) : Concept de Vygotski
définissant la distance entre ce qu’un apprenant peut faire seul et ce
qu’il peut accomplir avec de l’aide.
9. Motivation : Ensemble des forces internes et externes qui poussent
un individu à agir pour atteindre un but ou satisfaire un besoin.
10. Accommodation : Processus de modification des schémas
mentaux existants pour intégrer de nouvelles informations, selon la
théorie de Piaget.
11. Apprentissage : Processus par lequel un individu acquiert de
nouvelles connaissances, compétences, comportements ou attitudes
grâce à l’expérience, l’étude ou l'enseignement.
12. Empreinte : Phénomène observé chez certains animaux où un
attachement durable est établi à un objet ou un être vivant dans une
période critique de développement.
2) Utilité des théories d’apprentissage pour l’enseignant (4pts)
Les théories d’apprentissage permettent à l’enseignant d’adapter ses
méthodes pédagogiques pour maximiser l’acquisition des savoirs. Par
exemple :
Le renforcement positif peut être utilisé pour encourager la participation
des élèves en classe (exemple : donner des félicitations ou des points).
La Zone Proximale de Développement (ZPD) invite l’enseignant à fournir
une assistance ciblée (étayage) pour aider l’élève à réussir une tâche
difficile, puis à réduire progressivement cette aide.
3) Sans mémoire, il n’y a pas d’apprentissage (4pts)
Le modèle d’Atkinson et Shiffrin illustre que la mémoire est indispensable
à l’apprentissage. La mémoire sensorielle capte les stimuli externes, la
mémoire à court terme traite l’information, et la mémoire à long terme
conserve les connaissances pour les réutiliser. Par exemple, un élève
mémorise d’abord les règles grammaticales en français avant de les
appliquer à des exercices. Sans mémoire, il serait impossible de retenir les
concepts ou d’appliquer les apprentissages passés dans de nouvelles
situations.
Problème (8pts)
1. Conception de l’apprenant (2pts)
La conception de l’apprenant correspond aux idées, représentations ou
schémas mentaux qu’un élève mobilise pour interpréter et comprendre les
situations d’apprentissage.
2. Pourquoi les conceptions sont un rempart ? (3pts)
Les conceptions agissent comme un cadre de référence influençant la
compréhension des nouvelles connaissances. Si elles sont erronées, elles
peuvent résister au changement et empêcher l’élève d’assimiler
correctement les savoirs nouveaux. Par exemple, une conception
incorrecte selon laquelle le soleil tourne autour de la Terre peut compliquer
l’apprentissage de la révolution terrestre.
3. Le savoir se construit, il ne se transmet pas (3pts)
Le savoir résulte d’une confrontation entre les informations nouvelles et
les conceptions préexistantes. L’apprenant mobilise activement son
système conceptuel pour produire des significations adaptées. Par
exemple, un élève qui apprend que l’eau bout à 100°C doit ajuster son
schéma initial (pensant que l’eau bouillonne uniquement à cause de la
chaleur) en intégrant la notion de pression atmosphérique. Ce processus
élabore un savoir plus cohérent et pertinent.