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Rôle et Histoire de l'Avocat en Droit

L'avocat est un juriste dont le rôle principal est de conseiller, représenter et défendre ses clients en justice. Le métier a des racines historiques remontant à l'Antiquité et a évolué à travers les âges, avec des spécificités selon les pays. En France, l'avocat est soumis à des règles déontologiques et porte une robe symbolisant l'égalité, tandis que les conditions d'accès à la profession varient dans d'autres régions comme l'Amérique du Nord et l'Asie.

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Rôle et Histoire de l'Avocat en Droit

L'avocat est un juriste dont le rôle principal est de conseiller, représenter et défendre ses clients en justice. Le métier a des racines historiques remontant à l'Antiquité et a évolué à travers les âges, avec des spécificités selon les pays. En France, l'avocat est soumis à des règles déontologiques et porte une robe symbolisant l'égalité, tandis que les conditions d'accès à la profession varient dans d'autres régions comme l'Amérique du Nord et l'Asie.

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Avocat (métier)

juriste dont la fonction traditionnelle est de défendre ses clients

Pour les articles homonymes, voir Avocat.

En droit, l'avocat est un juriste dont les fonctions traditionnelles sont de conseiller, représenter, d'assister et de
défendre ses clients, personnes physiques ou morales, en justice, en plaidant pour faire valoir leurs droits. Par
ailleurs, l'avocat s'acquitte d'une fonction de conseil mais aussi de rédacteur d'actes.

Avocat

Représentation d'un avocat français au début du


xxe siècle.

Présentation

Forme féminine Avocate


Secteur Justice, droit
Métiers voisins Juriste d'entreprise, notaire

Codes

CITP 2421 ([Link]


a/CNP/Francais/CNP/2011/Pr
[Link]?val=7&val1=2421)
IDEO (France) 10308 ([Link]
ttp/redirection/metier/identifia
nt/10308)
ROME (France) K1903 - Défense et conseil
juridique

Les avocats représentent et défendent leurs clients dans des affaires aussi diverses qu’un divorce, une
succession, un litige, un vol, un crime, etc. Et, de fait, certains avocats se spécialisent : en droit des affaires, en
droit du travail, en droit de la famille, etc.

Le métier d'avocat n'est pas soumis à obligation de résultat, seulement de moyens1.


Étymologie

Le terme français avocat est dérivé du latin advocatus, littéralement « celui qui est appelé [à assister quelqu'un en
justice] », et désigne un « homme dont la profession est de plaider ». On le rencontre au cours de l'histoire sous les
formes avocaz ou avocace. La forme au féminin avocate désigne au départ l'épouse d'un avocat, mais prend au
xxe siècle le sens de « femme exerçant la profession d'avocat »2. Le terme d'avoué a la même origine.

Histoire

Cicéron, l'un des avocats antiques les


plus connus.

Dans l'Antiquité, en Grèce et à Rome officiaient déjà des défenseurs, mais le plus souvent, l'accusé devait se
défendre lui-même. Selon le code de Solon, l'accusé devait plaider sa cause devant le tribunal, recourant aux
services du logographe s'il se sentait incapable de produire un discours convenable. À Rome, l'intervention
d'avocats devient courante dans les derniers siècles de la République mais, légalement, ne peut donner lieu à
rémunération conformément à la loi Cincia. Ce n'est que sous l'Empire que la loi fut, sinon abolie, du moins
mitigée. Tacite, dans le Dialogue sur les orateurs donne des renseignements sur la richesse des avocats Vibius
Crispus et Éprius Marcellus3. N'importe quel orateur brillant ou juriste compétent peut se constituer avocat. Au
vie siècle, l'empereur Justinien crée la corporation des avocats pour la première fois, l’« Ordre des Avocats »4.

En France :

la première mention relative à des avocats figure dans un capitulaire de Charlemagne de 802. Dans le royaume
de France, Philippe III le Hardi rédige l'ordonnance du 23 octobre 1274 reconnaissant aux avocats membres du
Parlement la qualité de corps constitué (droit au titre de « Maître »), soumis au secret professionnel et
organisant le métier d'avocat : parmi les règles se trouve l'obligation de prêter serment, de défendre une cause
juste et de recevoir un salaire modéré (honoraire maximum fixé à 30 livres)5. Une partie des avocats du Moyen
Âge étaient des clercs, portant une robe noire qui reste le costume de cette profession en France ;

la pratique du barreau (appelé ordo) ne débute qu’avec la fixation du Parlement de Paris en 1302 et la création
du tableau des avocats (liste des individus ayant le pouvoir de défendre à la Cour) en 1327 par Philippe de
Valois. Apparaissent alors les premières règles de déontologie ;

en 1344, un arrêt de règlement du Parlement de Paris officialise le statut d'avocat dont la profession compte
51 membres en 13404 ;
l'Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 limite le rôle de l'avocat en matière criminelle, l'accusé étant privé de
défenseur lors de l'instruction et à l'audience. La Révolution française réaffirme son rôle, autorisant sa présence
pendant l’instruction (sans droit d’intervention) et la plaidoirie.

Le bâtonnier est le président du conseil de l'Ordre des avocats ; il portait un bâton dans les processions
religieuses médiévales. Son rôle consiste notamment à régler les litiges entre confrères. Un barreau séparait
l'avocat du public6.

Les avocats portent une robe. Plus précisément, la robe des avocats désigne un costume professionnel, dont le
port est obligatoire depuis la loi du 31 décembre 1971. La robe des avocats puise son origine dans les soutanes
religieuses, puisqu'initialement, les avocats étaient essentiellement des ecclésiastiques. D'ailleurs, c'est pour cette
raison que la robe est aujourd'hui ornée de 33 boutons, symbolisant l'âge du Christ au jour de sa mort. La robe de
l'avocat garantit l'égalité d'apparence entre tous les membres d'un barreau et l'autorité relative à cette profession
dédiée au conseil7.

Par pays

Amérique du Nord

Canada

Au Canada, deux traditions juridiques coexistent au niveau du droit privé civil. Au Québec, en droit privé et dans les
autres matières relevant de la compétence provinciale, le droit romano-civiliste d'origine française prévaut.
Cependant, en droit public et dans les autres matières relevant de la compétence fédérale, c'est la common law qui
s'applique. Pour ce qui est des autres provinces, la common law (d'origine anglaise) est appliquée en droit privé
aussi que public.

Pour détenir le statut d'avocat au Canada, il faut être titulaire d'un diplôme universitaire de premier cycle appelé
baccalauréat en français (en anglais : bachelor's degree) d'une faculté de droit8 ou avoir un titre universitaire
comparable et être membre du Barreau d'une province canadienne (ex. : Barreau du Québec9). L'admission au
Barreau d'une province est conditionnelle à la réussite des examens dudit Barreau et à l'accomplissement d'un
stage en milieu de travail.

Québec

Au Canada, mais surtout dans la province de Québec, il est courant de voir des cabinets d'avocat ou des études de
notaire qui emploient des parajuristes ou techniciens en droit pour les seconder dans l'exercice de leurs
fonctions10.

L'accès à la profession d’avocat en France à une personne non titulaire du CAPA [Quoi ?] français et membre d’un
barreau dans un État n’appartenant pas à l’Union européenne (article 100 du décret du 27 novembre 1991) a été
adaptée pour les avocats inscrits au tableau du Barreau du Québec en vertu d’un Arrangement en vue de la
reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles (ARM) conclu le 30 mai 2009 entre le Conseil
national des barreaux et le Barreau du Québec11.

États-Unis

Les avocats américains, afin d'accéder à la formation professionnelle, doivent préalablement être titulaires d'un
diplôme de premier cycle (quatre années d'études universitaires) en n'importe quel domaine. Ensuite, il faut
réussir un examen d'admissibilité appelé « Law School Admission Test » (LSAT), et à la suite d'un résultat
favorable, suivre trois années d'études de droit à une faculté de droit en vue d'obtenir un diplôme de deuxième
cycle appelé « Juris Doctor ».

Chaque État a son propre barreau et tout avocat ne peut exercer que dans l'État où il est membre12. Pour être
admis à la profession, il suffit de réussir l'examen du barreau (de l'État où on entend exercer ou disposer d'une
étude permanente) et de remplir annuellement l'inscription au barreau (autrement dit, payer les cotisations
annuelles) en contrepartie d'un permis d'exercice. Le stage professionnel comme condition d'accès a été
abandonné de façon générale à la fin des années 1960 au profit de l'exercice immédiat en milieu professionnel (en
cabinet) en tant qu'avocat employé (associate). Les avocats peuvent s'associer en cabinets, pour lesquels toutes
les structures sont admises : société unipersonnelle, société civile professionnelle ou société d'exercice libéral.

Le système juridique américain ne reconnaît pas la distinction avocat-notaire des pays de droit romano-civiliste.
Les avocats américains s'occupent donc tant des successions et des transactions immobilières que du
contentieux et la représentation en justice. L'avocature ne connaît non plus ni la division stricte de type plaidant-
avoué pratiquée dans les autres pays de common law ou ailleurs, ni la profession de conseil juridique ; l'avocat est
ainsi un juriste généraliste passe-partout. Toutefois, l'avocat américain a tendance à s'attribuer une spécialisation
ou d'avocat extrajudiciaire (office lawyer) ou d'avocat plaidant (trial lawyer)

Chaque État a son propre régime juridique hérité de la common law, sauf la Louisiane qui a gardé le droit privé du
Code civil français mais a reçu le droit public de la common law. Le droit fédéral prime sur celui des États.
Cependant, la mobilité entre États est favorisée, ou entre le droit étatique et le fédéral.

Le nombre d'avocats a plus que quadruplé aux États-Unis depuis 1967, surtout au début des années 1980 :

1967 : 240 600 (1,3 avocat par 1 000 habitants) ;

1980 : 350 000 ;

1987 : 741 700 ;

2000 : 1 000 000 (3 avocats pour 1 000 habitants).

L'avocat défendeur est le plus souvent un défenseur commis d'office qui ne peut passer que quelques minutes
avec son client avant d'entamer les négociations avec le procureur. Il n'existe pas de données au niveau fédéral,
mais des statistiques concernant l'État de Washington indiquent que les avocats commis d'office travaillent en
moyenne moins d'une heure sur chaque affaire13.

Asie

Chine

En république populaire de Chine, le métier d'avocat n'a pas le sens traditionnel qu'on lui accorde en Occident.
Pendant la révolution culturelle il n'y avait aucun avocat. Les avocats des corps d'État sont apparus dans les
années 1980 avec Zhang Sizhi, lors du procès de la bande des Quatre et des généraux de Lin Biao14.

Les droits de la défense ne bénéficient d'aucune garantie et la profession reste désorganisée et soumise à la
justice d'État et sous le contrôle du Parti communiste chinois. Le secret professionnel n'existe pas et
l'organisation All-China Lawyers Association, contrôlée par le ministère de la Justice, a publié en mars 2006 des
règles de conduite à destination des avocats leur intimant « de discuter en toute transparence avec les juridictions
concernées » des affaires impliquant plus de dix plaignants (source : Profession Avocat, janvier février 2008, no 1).
Iran

Selon le site de l’ordre des avocats d’Iran : « À l’heure actuelle, les ordres des avocats et leurs membres se
trouvent en face d’un problème majeur qui résulte de l’adoption d’une nouvelle loi confiant au pouvoir judiciaire la
délivrance des permis d'exercer la fonction d’avocat. Il s'agit d'une atteinte à l’indépendance de la défense
pourtant vitale pour la protection des personnes nécessitant une impartialité absolue. […] cet état de fait est à la
fois contraire au droit de défense, aux droits à la défense et à l'article 35 de la loi constitutionnelle de l’Iran15. »

Selon Amnesty International, qui soutient entre autres le cas de l'avocat Nasser Zarafshan, le système juridique ne
protège pas la liberté d'expression et d'association16 :

« Les irrégularités nombreuses constatées dans le fonctionnement du système


judiciaire iranien sont liées à une série de causes : des lois contradictoires et vagues qui
limitent la liberté d'expression et d'association ; la structure défectueuse du système
judiciaire qui manque d'indépendance véritable, qui est marqué par une méthode de
désignation malsaine, et dont le fonctionnement est entravé par l'absence de séparation
des pouvoirs ainsi que par l'obligation légale pour les juges de rendre une décision dont
la responsabilité personnelle leur est imputée et qui ne repose pas toujours sur un texte
de loi. »

Au mois de novembre 2004, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution condamnant la
situation relative aux droits fondamentaux dans le pays17. Le texte attirait l'attention notamment sur « le non-
respect des normes internationales dans l'administration de la justice, l'absence de garanties d’une procédure
régulière, le refus de garantir un procès public et équitable et le droit à un avocat », et déplorait certaines formes
de discrimination systématique. L'Assemblée générale priait le gouvernement iranien de nommer un procureur
indépendant et impartial à Téhéran et d'honorer ses obligations internationales. La visite du Groupe de travail des
Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires a été ajournée à la demande des autorités
iraniennes18,19.

Europe

Le Conseil des barreaux européens (CCBE), une association internationale sans but lucratif, représente les
barreaux européens. En sont membres les barreaux de trente-et-un pays et de onze pays associés et
observateurs, soit environ un million d’avocats européens20.

Belgique

En Belgique, il n'y a plus d'Ordre national depuis la sécession de l’Orde van Vlaamse Balies en 2001. La profession
est désormais divisée entre l'Ordre des Barreaux flamands Orde van Vlaamse Balies et l'Ordre des Barreaux
francophones et germanophone (art. 488 et suiv., code judiciaire). Ils sont composés par les Ordres des avocats
des communautés respectives. Il existe un Ordre des avocats dans le ressort de chaque tribunal de première
instance (dans la plupart des sections des arrondissements judiciaires).

Pour devenir avocat, il faut être licencié (ou titulaire du master) en droit (les études de droit durent cinq ans) ou,
pour les futurs diplômes, titulaire d'un master en droit (art. 428, C. jud.). Un diplôme similaire délivré à un
ressortissant d'un État-membre de l'UE peut être également reconnu par l'OBFG ou l'OVB (art. 428bis s., C. jud.).
Une fois licencié (ou dès l'obtention du master en droit), le candidat doit trouver un ou plusieurs maîtres de stage.
Pour pouvoir être maître de stage, il faut être inscrit au tableau de l'Ordre en principe depuis au moins cinq ans.

Après avoir fait viser son diplôme par le Procureur général près la Cour d'appel du ressort, il doit prêter serment
devant la Cour d'appel en présence du bâtonnier de l'Ordre des avocats du siège de la cour d'appel (art. 429, C.
jud.). Le serment est le suivant : « Je jure fidélité au roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge,
de ne point m'écarter du respect dû aux tribunaux et aux autorités publiques, de ne conseiller ou défendre aucune
cause que je ne croirai pas juste en mon âme et conscience21. » Il peut alors demander au Conseil de l'Ordre de
l'inscrire sur la liste des stagiaires.

Il lui faut ensuite suivre un ensemble de cours du certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) organisé
sous la responsabilité du Barreau auquel le stagiaire a sollicité son inscription (art. 435, C. jud.). Ces cours sont
suivis durant la première année de stage. Le stagiaire doit réussir dans les deux ans les examens qui ont trait aux
matières enseignées. En cas de réussite, il pourra solliciter, au bout de trois ans de stage, son inscription au
tableau des avocats du Barreau en question (art. 434, C. jud.).

En Belgique, le stagiaire a pleinement la qualité d'avocat dès son inscription sur la liste des stagiaires. Il est donc
habilité à en exercer toutes les prérogatives (art. 439, C. jud.). Ceci est justifié par la longueur de ses études de
droit (cinq ans).

Depuis le Code judiciaire de 1968, la profession d'avoué a disparu afin de diminuer le nombre d'intervenants
professionnels et donc le coût de la procédure pour le justiciable. L'avocat est désormais le seul « maître du
procès » puisque, seul, il représente ou assiste son client, il a également le pouvoir de conclure et plaider pour son
client.

Les avocats peuvent plaider devant toutes les juridictions de l'ordre judiciaire, mais aussi devant le Conseil d'État
(juridiction administrative) et la Cour constitutionnelle.

Il n'y a donc qu'une subdivision au sein des avocats en Belgique : celle entre les avocats et les avocats à la Cour
de cassation. Ces derniers forment un barreau distinct avec un effectif très limité de quarante [réf. souhaitée]. Ils ont
le monopole de plaidoirie devant cette Cour, sauf en matière pénale et fiscale.

Au palais, les avocats portent une toge très proche du vêtement des avocats français (art. 441, C. jud.) mais
contrairement à ces derniers, ils ne peuvent porter dessus aucune distinction ni médaille.

France

Article détaillé : Avocat en France.


La femme-avocat - Mme Jeanne
Chauvin - Le Petit Parisien
supplément littéraire illustré, 1897-01-
03

Jusqu'en 1920 en France, toute personne diplômée d'une licence de droit peut prêter serment et devenir avocat, ce
qui suscite quelques libertés quant à l'utilisation du titre d'avocat par certaines professions. Dans l'article 5 du
décret du 20 juin 1920, il est alors précisé que seuls les licenciés en droit « régulièrement inscrits au tableau ou en
stage »22 peuvent prétendre à ce titre.

À la suite de la fusion avec d'autres professions connexes, en 1971, 1990 et 201223, la profession d'avocat
regroupe aujourd'hui les précédentes professions d'avoué et de conseil juridique.

L'avocat est un auxiliaire de justice dont la profession est régie principalement par la Loi 71-1130 du 31 décembre
1971 modifiée24, et par le décret n°91-1197 du 27 novembre 1991 organisant la profession d'avocat25.

Il exerce sa profession de manière indépendante et n'est donc soumis à aucune autorité hiérarchique, sauf, en ce
qui concerne les avocats salariés, à celle qui porte sur l'organisation du travail. Ce métier fait partie de la
nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles plus précisément dans la catégorie 3, celle des
cadres plus précisément dans les professions libérales 31, enfin plus précisément en 312 avocat26.

Depuis la loi no 70-9 du 2 janvier 1970, dite Loi Hoguet, un avocat peut être mandataire en transactions
immobilières pour recueillir un mandat de vente, d'achat, de location ou de recherche de location d'un bien
immobilier. Le rôle de professionnel du droit, les principes déontologiques, et les règles de représentation des
fonds qui s'imposent à l'avocat mandataire en transactions immobilières sont des garanties pour le mandant,
désireux de sécuriser sa transaction tant sur le plan juridique (rôle de conseil de l'avocat) que financier ; dépôt des
fonds à la Caisse des règlements pécuniaires des avocats (Carpa).

Pour être avocat, il faut, après quatre années de droit (niveau master 1, dit maîtrise), réussir l'examen d'entrée d'un
cursus conduisant à un diplôme terminal, le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA). Après ce
parcours (18 mois dans une École d'avocats, sanctionnés par la réussite à l'examen de sortie), le futur avocat
prête serment devant la première chambre de la Cour d'appel dont dépend le tribunal judiciaire auprès du barreau
auquel il souhaite être rattaché, et être inscrit audit barreau après présentation au conseil de l'ordre pour être
habilité à exercer la profession d'avocat.

L'avocat français est soumis à une déontologie, strictement détaillée, notamment par le Règlement intérieur
national (RIN)27, qui est le code de déontologie des avocats (les avocats inscrits à l'Ordre des avocats de Paris
sont soumis plus spécialement au Règlement intérieur du Barreau de Paris qui mentionne la lettre P avant les
articles du RIN habituel ; à titre d'exemple, l'article P.6.2.1 prévoit que l'avocat parisien doit être muni d'un mandat
obligatoire dans certains cas). Il a des obligations d'indépendance, de loyauté, et de confidentialité via le secret
professionnel. Il ne devrait pas diffamer28. S'il manque à ces obligations, le barreau auquel il appartient peut le
sanctionner (d'un avertissement à la radiation).

Outre le conseil et la défense judiciaire, il peut être avocat d'affaires et/ou exercer comme conciliateur ou
médiateur en résolution de litiges (pouvant être sollicité au magistrat responsable de l'instance comme prévu aux
dispositions de l'article 127 du Code de procédure civile).

Hormis l'aide juridictionnelle, prise en charge par l'État, qui permet aux justiciables (sous certaines conditions,
notamment de ressources) d'être assistés et/ou représentés en justice gratuitement (aide juridictionnelle totale)
ou à moindre coût (aide juridictionnelle partielle), l'avocat perçoit des honoraires. Il en existe de trois sortes : le
premier est calculé selon le nombre d'heures de traitement de l'affaire ; le deuxième est calculé de manière
forfaitaire, quel que soit le temps consacré au traitement de l'affaire ; le troisième est calculé en fonction du
résultat (par exemple, un certain pourcentage de la somme allouée par une décision de justice). En France, il est
cependant interdit de convenir d'un honoraire exclusivement dépendant du résultat ; l'honoraire de résultat est un
complément d'un honoraire au temps passé ou forfaitaire. Les honoraires de l'avocat sont généralement libres
(seuls 4 % des avocats sont salariés)29.

Gisele Halimi à la Fête de l'Humanité


en 2008

Le nombre d'avocats a augmenté de plus de 42 % en France en dix ans (de 2002 à 2012). On dénombre 69 000
avocats en France au 1er janvier 201230. En 2022, plus de 74 000 avocats exercent leurs activités de conseils ou
de plaidoiries, sur le territoire français.

La profession se féminise avec en moyenne 56,4 % d'avocates dans le métier, mais ce taux varie de 33 à 73 %
selon le barreau considéré29. La profession s'internationalise aussi : 2 333 avocats exerçant en France sont
étrangers (3,5 % des inscrits, venant pour moitié de l'UE, 29 % venant de pays africains francophones et 8 %
d’Amérique du Nord). Plus de 75 % des avocats étrangers étaient en 2019 inscrits au barreau de Paris29.

Chaque avocat est inscrit à un barreau adossé à un tribunal judiciaire ou une cour d'appel, sous la responsabilité
d'un Bâtonnier. Le Conseil National des Barreaux (CNB) est l'institution nationale de représentation de la
profession.
Roumanie

En Roumanie, l'accès à la profession d'avocat suppose la réussite à un examen d'entrée dans un barreau faisant
partie de l’Union nationale des Barreaux de Roumanie31. Cet examen se passe après l'obtention d'un diplôme en
droit (quatre années d'études supérieures juridiques). En cas de réussite, le stagiaire peut solliciter son inscription
à la liste des avocats-stagiaires du Barreau en question. Pour être inscrit au tableau des avocats, au bout de deux
ans de stage, le stagiaire doit réussir un examen.

Royaume-Uni

Articles détaillés : Solicitor et Barrister.

Un barrister britannique.

Au Royaume-Uni, la fonction d'avocat est scindée en deux corps :

celui des barristers (Angleterre et Pays de Galles) ou des advocates (Écosse), qui plaident les affaires devant les
cours ;

celui des solicitors, avocat généraliste, qui instrumentent, postulent, et conseillent juridiquement leurs
clients [pas clair].

Traditionnellement, en Angleterre et au Pays de Galles, c'est le solicitor qui est contacté en premier, et c'est celui-ci
qui transfère, le cas échéant, l'affaire au barrister qui plaidera devant la cour selon les instructions qui lui seront
confiées par le solicitor. Néanmoins, le solicitor peut aussi lui-même plaider une affaire devant les juridictions
inférieures.

Cette distinction entre les deux professions est néanmoins remise en cause depuis quelques années, puisque les
solicitors plaident de plus en plus devant les juridictions supérieures, comme la Court of Appeal of England and
Wales et la High Court of Justice. Les cabinets de solicitors recrutent leurs propres barristers pour des affaires
spécialisées, délaissant les traditionnelles sociétés de moyens (chambers ou sets) de barristers.
Suisse

L'Avocat au placet (Daumier).

En Suisse, l'avocat doit être titulaire d'un brevet délivré par une autorité du canton. Les conditions varient d'un
canton à l'autre, mais la loi fédérale sur la libre circulation des avocats32 (LLCA) définit les conditions minimales
auxquelles doivent répondre les avocats pour pouvoir plaider dans toute la Confédération.

Pour être inscrit au tableau des avocats-stagiaires, le candidat doit être titulaire d'un bachelor (Baccalauréat
universitaire) en droit. L'obtention du brevet, qui permet l'inscription au registre des avocats, nécessite quant à elle
le master (Maîtrise universitaire) en droit et la réussite d'un examen, accompli généralement après une période de
stage de 2 ans (la durée minimale et les modalités sont toutefois propres à chaque canton). Dans le canton de
Genève, il est en outre nécessaire de réussir, avant l'exercice du stage ou en parallèle, l'École d'avocature33 du
canton pour être admis à se présenter à l'examen du brevet.

L'avocat, qui est un auxiliaire de la Justice, est soumis à une surveillance étatique. Il doit respecter les règles
professionnelles, qui figurent exhaustivement dans LLCA et qui sont donc unifiées au niveau fédéral. L'avocat peut
en outre être soumis aux règles associatives de l'Ordre des avocats, s'il en fait partie. Il y a un ordre des avocats
par canton et toutes ces associations sont regroupées dans la Fédération suisse des avocats (FSA).

L'avocat est soumis au secret professionnel pour toute l'activité qu'il déploie dans le cadre de sa profession
(conseils juridiques, représentation en justice, résolution extrajudiciaire des litiges). Ce secret protège la relation
de confiance entre le client et son avocat. Ce dernier ne pourrait par exemple jamais être tenu de témoigner en
justice contre son client, même si l'autorité de surveillance venait à délier l'avocat de son secret professionnel34.

La rémunération de l'avocat est en principe fixée en fonction du temps qu'il doit consacrer à l'affaire, à un tarif
horaire qui peut être fixé librement avec le client35. La rémunération peut toutefois être modulée en fonction de
l'importance du litige (valeur litigieuse), de la difficulté de la cause, de la responsabilité qu'encourt l'avocat et de la
situation financière du client. Il est en revanche interdit à l'avocat de renoncer par avance à tout honoraire au cas
où son client succomberait en justice. De même, il lui est interdit de se faire promettre une rémunération au pro
rata de ce que touchera son client (pactum de quota litis). En revanche, une récompense en cas de gain du procès,
qui s'ajouterait aux honoraires de base, est en principe admise (pactum de palmario).

Afrique

Maroc

Article détaillé : Avocat au Maroc.


Bénin

Article détaillé : Avocat au Bénin.

Avocats célèbres

Avocats historiques

avocats du xviiie siècle ;

avocats du xixe siècle.

Avocats contemporains

avocats du xxe siècle ;

avocats du xxie siècle.

Dans la culture

Article détaillé : Avocat dans la culture.

Notes et références

1. Camille RIVIECCIO, « Noter son avocat sur internet ? La profession est partagée ([Link]
europe/france/noter-son-avocat-sur-internet-la-profession-est-partagee-6377180) [archive] », sur Ouest-
er
[Link], 1 juin 2019 (consulté le 30 janvier 2025)

2. Informations lexicographiques ([Link] [archive] et étymologiques (htt


p://[Link]/etymologie/avocat/0) [archive] de « avocat » dans le Trésor de la langue française

informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales

3. Gaston Boissier, TACITE, Paris, Librairie Hachette & Cie, 1903, 342 p., p. 289

4. Historique de la profession d'avocat ([Link] [archive].

5. Delachenal, Histoire des avocats au Parlement de Paris. 1300-1600 ([Link]


e/prescript/article/bec_0373-6237_1886_num_47_1_447458_t1_0131_0000_3%7CR.) [archive].

6. Un article détaillé existe sur le site du ministère de la Justice : Histoire de la Justice ([Link]
fr/minister/[Link]) [archive]
et sur le site de l'Association française pour l'histoire de la justice : Association Française pour l'Histoire de la
Justice ([Link] [archive].

7. Franck Marmoz, Nicolas Chareyre, Cédric Putanier, 600 questions de culture juridique générale, Paris, Ellipses,
mai 2022, 190 p. (ISBN 9-782340-067523), p. 126

8. « UdeM - Baccalauréat en droit ([Link]


t/) [archive] », sur [Link].

9. « Barreau du Québec ([Link] [archive] », sur [Link].

10. « Parajuriste au Canada | [Link] ([Link]


e) [archive] », sur [Link] (consulté le 16 mai 2022)
11. « Admission d'un avocat inscrit au barreau du Québec ([Link]
scrit-au-barreau-du-quebec) [archive] », sur Conseil national des barreaux, 10 avril 2017 (consulté le 4 août 2020).

12. Comment devenir avocat aux États-Unis ([Link]


y%20Publications/[Link]) [archive], Haynes and Boone, 30 avril 2013

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Voir aussi

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J.-J. Taisne, La déontologie de l'avocat, 2e éd, Dalloz 1999.

Articles connexes

code de déontologie des avocats

Droit à l'assistance d'un avocat


Robe d'avocat

Paradoxe de l'avocat

Avocat du diable

Avocat honoraire

Greffier

École d'avocats (ex-centre régional de formation professionnelle des avocats)

Haute École des avocats conseils

LegalTech

Évolution des cabinets d'avocats et de leur organisation au Canada

Liens externes

Des informations complètes sur les professionnels du droit dans l'Union Européenne ([Link]
m/justice_home/ejn/legal_prof/legal_prof_gen_fr.htm) [archive]

Devenir Avocat : métier, études, diplômes, salaire, formation | CIDJ : [Link]


avocate [archive]

Ressource relative à la santé : Medical Subject Headings ([Link]


1)

Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica ([Link]


lawyer) [archive] · Den Store Danske Encyklopædi ([Link] [archive] ·

Dictionnaire historique de la Suisse ([Link] [archive] · L'Encyclopédie


canadienne ([Link] [archive] · Encyclopédie de l'Ukraine
moderne ([Link] [archive] · Gran Enciclopèdia Catalana ([Link]

[Link]/[Link]) [archive] · Gran Enciclopedia de Navarra ([Link]


[Link]/?page_id=2187) [archive] · Store norske leksikon ([Link] [archive]

Notices d'autorité : BnF ([Link]


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