Chapitre5 Mod ME MS
Chapitre5 Mod ME MS
CHAPITRE 3
1
Chapitre 3 Modélisation des machines pour les régimes dynamiques
3.1. Introduction
En générale un modèle d’une machine électrique généralisée symétrique en courant alternatif peut être
présenté soit :
En triphasé : repère naturel (machines triphasées à courant alternatif -3~-)
Ou bien en diphasé ou représentation à deux axes (2~).
3.2. Modèle triphasé de la machine électrique généralisée
La modélisation de cette machine repose sur certain hypothèses simplificatrices d’où le nom de "Machine
électrique idéalisée"
3.2.1 Machine électrique idéalisée
Equations de tensions
Equations des flux
Equation du couple électromagnétique
Stator
v
t
v (3. 1)
v
t
Rotor
v
t
v (3. 2)
v
t
On désigne par:
Suivant l’hypothèse du non saturation du circuit magnétique, le flux totalisé dans chaque phase (voir fig.3.1)
peut être définit par liaison des courants.
Donc, pour une phase « sa », on peut écrire :
(3.3)
Les inductances mutuelles entre phase de l’armature « sa » et les trois autres phases de l’armature « ra » sont
fonction de la position θ entre les deux armatures (θ : angle électrique)
L’angle électrique θ s’exprime par où représente la position mécanique du rotor par apport au
stator.
⏟ ⏟ ⏟ (3.4)
(3. 5)
{
On peut définie une loi de mutuelle stator et rotor par :
os( (
{ et (3. 6)
os( (
( ) (3.7)
( )
Si on substitue les équations (3.7) dans (3.5), les équations des flux peuvent se mettre sous forme matricielle
suivantes :
[ ] [ ]
os os( os(
[ ( ]=[ ( ]T= os( os os( (3.9)
[ os( os( os ]
[ ] =[ ][ ] + ( ) ,[ ][ ] [ ] [ ]- (3.10)
[ ] =[ ][ ]+( {[ ][ ] [ ][ ]} (3.11)
Cem n p ir T M s r is (3.12)
θ doit vérifier :
[ ] [ ] [ ] (3.13)
[ ] [ ] [ ] (3.14)
Avec : [ ] 0 1 et [ ] [ ]
Où, [ ] [ ], [ ] [ ]
On suppose que l’angle entre le repère triphasé (abc) et diphasé (u, w) est nul, ce repère est nommé (α,β) Donc
la puissance instantanée en diphasée est donnée par l’expression suivante :
p (t v (t (t v (t (t v (t (t (3.17)
( [ ] [ ]
Où,[ ] [ ], [ ] [ ]
( ( représentent les composantes homopolaires dans le cas ou le système triphasée est déséquilibré.
D’après (3. 13) :
[v ] [ ] [v ] (3.18)
[ ] [ ] [ ] (3.19)
[v ] [ ] [ ] [ ] [v ] [ ] [ ] [ ]
D’où :
p (t ([ ] [v ] ([ ] [ ] (3.20)
Sachant que :
([ ] [v ] [v ][ ] (3.21)
L’équation (3.20) devient :
p (t [v ][ ] [ ] [ ] (3.22)
Pour qu’il y ait invariance de la puissance instantanée, la matrice de transformation [ ] doit être
orthogonale donc elle vérifie :
[ ] [ ] [ ] [ ] (3.23)
Et donc : [ ] [ ] [ ] [ ] (3.24)
Rappel :
- Une matrice réelle A d’ordre n est orthogonale si elle vérifie l’une des propriétés suivantes :
1.
2.
3. A est inversible et ,[ ] [ ]
[⃗ ] ⃗ ⃗ ⃗
120°
⃗⃗⃗ | (3. 27) a
ℱ
ℱ
0 1 [ℱ ]
ℱ √ √
[ ] ℱ
Sachant que les bobines , ayant N’ nombre de spires et les bobines a, b, c ayant N nombre de spires donc
le système d’équations devient :
0 1 [ √ √
][ ] (3.29)
: Coefficient de normalisation.
On peut généraliser cette transformation aussi sur : courants, tensions et flux: ( .
[ ] [ ][ ] (3.30)
[ ] [ ] [ ] * +et [ ] (3.31)
√ √
Pour pouvoir inverser la matrice [T] qui non inversible il faut ajouter la ligne de la composante homopolaire
pour la mettre sous sa forme carrée :
( ( (3.32)
Et on aura:
0 1 √ √ [ ] (3.33)
[ ]
√ : Transformation de Concordia
√
On peut représenter chaque grandeur x par ces composantes directes, inverses et homopolaires (Fortescue),
donc pour la composante
( (3.34)
D’où la composante homopolaire:
( (3.35)
la transformée de Clarke permet le passage d'un repère de trois axes (a, b,c) à un repère de deux axes (α , β) tel
que :
√ √
[ ] (3.36)
[ ][ ]
√
√ √
Elle est nommée : Transformée de Clarke.Son inverse :
√
[ ] [ ]
Remarque :
Le coefficient permet de conserver l’amplitude des grandeurs.
La matrice de Clarke n’est pas orthogonale. Cette transformation ne permet pas la conservation de la
puissance.
Les coefficients K=√ et K’=√ sont définis de manière à avoir une matrice orthogonale. Le but de cette
transformation est de garder la puissance (voir équation (3.21) par un changement d’axes.
√ √
[ ] √ [ ] ( 3.37)
[√ √ √ ]
√ √
Elle est nommée √ : Transformée de Concordia
[√ √ √ ]
CME/Cours/ Master 1 Electromécanique/2024-2025. © Pr. S.BENAICHA 9
Département d’Electromécanique Faculté de Technologie UNIV– BATNA2
Chapitre 3 Modélisation des machines pour les régimes dynamiques
√
√
[ ] [ ] [ ] [ ] √ (3.38)
√
√
[ √ ]
Rappels : 𝛃
i. Notation complexe : x𝜷
̅ [⏟ ][ ] ̅ [ ][ ] ̅
⏟ [⏟] [⏟] (3. 39) x𝛂
⏟
[ ]
[ ]
̅ [ ][ ] [ ] [ ] 0 1
√ √
[ ]
̅ [
⏟ ]0 1
̅ ( ) (3.41)
Avec : √ √
3.4.3.2 Application sur MCA
Appliquant (3.40) sur le modèle de la MCA (3.10), (3.11) et (3. 8):
[ ][ ][ ] =[ ][ ][ ][ ] + ( ) {[ ][ ][ ][ ] [ ][ ][ ][ ]} (3.42)
[ ][ ][ ] =[ ][ ][ ][ ]+( {[ ][ ][ ][ ] [ ][ ][ ][ ]} (3.43)
[ ][ ][ ] [ ][ ][ ][ ] [ ][ ][ ][ ]
{ (3.44)
[ ][ ][ ] [ ][ ][ ][ ] [ ][ ][ ][ ]
On obtient :
Equations de tensions
̅
̅ ̅
{ ̅ (3.45)
̅ ̅
La solution est de faire un changement de repères (concept du référentiel d'observation commun, unifié ou
de Park) : utilisation d’une transformation 2-3/ 3-2 accompagné d’une rotation :
‖ ̅‖ (̅̅̅
̅ Figure 3.5 : Passage d’un système triphasé (abc) à un
système diphasé (u, w)
Si on considère X la norme de ̅ , on peut définir les différentes positions de̅̅̅par rapport aux différents
repères :
A partir de ces trois expressions (1, 2, 3) on peut obtenir les relations suivantes :
(
̅( ( ( ̅( ̅(
̅(
2 (3.46)
(
̅( ̅(
(
̅( ( ( ̅( ̅(
̅(
2 (3.47)
(
̅( ̅(
(
̅( ( ( ̅( ̅(
̅(
2 (3.48)
(
̅( ̅(
A partir des positions angulaires relatives , , t on déduit les expressions de changement de référentiel :
(
Sachant que ̅( ̅( on aura donc :
( ( ))
( ( ( ( (̅
̅ ̅ (3. 49)
( (
(̅ ( )) (̅ ) (
( ̇ ( ̅ (3.50)
( ̅
Appliquant ̅ ( ̅( sur l’équation du rotor ̅ ̅
On aura :
(
( ( ( (̅ ( ))
(
̅ (3.53)
( (
(̅ ( )) (̅ ) (
(
( ̇ ̇) ( ̅ (3.54)
Les mêmes étapes ont été suivies pour les équations des flux. On remarque que les équations de flux restent
inchangées :
̅( ̅ (
̅ (
2 (3.56)
̅( ̅ (
̅ (
𝑷 𝕽 ( ̅ ) 𝕽 (̅ ) (3.57)
* : exprime le conjuguée de is et ir. Si on remplace les équations des tensions dans (3.57) :
(̅ ) (̅ )
𝑃 ℜ .( ̅ ( ̅) ̅ / ℜ .( ̅ ( ̅ ) ̅ /
On peut donc obtenir :
(̅ ) (̅ )
ℜ ( ̅ ̅ ( ̅ ̅) (3.58)
Sachant que :
𝑷 𝕽 ( 𝝎̅ ̅ 𝝎𝕽 ( ̅ ̅ (3.59)
Le couple est alors :
𝑷
𝕽 ( ̅ ̅ 𝕴 (̅ ̅ (3.60)
𝝎
On utilisant les équations des flux (3.56), plusieurs possibilités pour trouver l’expression de couple, cela
dépend du choix des états (i, ϕ) :
ℑ𝑚( ̅ ̅ , ℑ𝑚( ̅ ̅ , ℑ𝑚( ̅ ̅
ℑ𝑚( ̅ ̅ , ℑ𝑚( ̅ ̅
Remarque:
On peut représenter le modèle de la MCA (équations (3.52), (3.55), (3.56) et (3.60) sous une autre forme
appelé modélisation scalaire cette méthode permet de replacer les notations complexes : v̅ =v jv ;
v̅ =v jv ; i̅ = j ; i̅ = j ;̅ = j et ̅ = j dans ces équations. Avec séparation
des parties réelle et imaginaire, on obtient le modèle scalaire générale de la MCA :
{v (ω ω
Couple électromagnétique : C p(
grandeurs sont constantes (courants, tensions, flux) cela est due à la synchronisation parfaite entre le rotor et le
champ magnétique (vitesse et fréquence du champ rotorique est nul).
Les équations (3.53) et (3.55) deviennent :
(
(̅ ) (
̅ (
̅ (
𝝎 ̅
{ (
(̅ ) (
̅ (
̅ (
(𝝎 𝝎 ̅
Avantages :
- Utilisé pour la modélisation des machines synchrones.
- Utilisé pour la commande des machines synchrone et asynchrone. Dans ce système les grandeurs sont
constantes (possibilité de découplage des axes d et q pour mieux gérer le flux et le couple).
- Etudes de phénomènes transitoires dans les machines synchrones et asynchrone spécialement quand ils
y a un déséquilibre dans les machines électriques.
3.6.1.2 système d’axes (x ,y)
(
Ce système d’axe est lié au rotor θ (ω ω . Dans ce système les grandeurs sont
constantes.
Les équations (3.53) et (3.55) deviennent :
(
(̅ ) (
̅ (
̅ ( ̅
{ (
( ( (̅ )
̅ ̅
Avantages :
- utiliser pour une commande fréquentielle (pour contrôler la vitesse du moteur en faisant varier la
fréquence de la tension d’alimentation appliquée au stator) d’une machine asynchrone car les
tensions du stator sont des tensions continues et ne dépend pas de la fréquence du réseau.
3.7 Transformation de Park
Elle permet de passer du repère (abc) vers le repère (α β) puis vers le repère (d q). Le repère (αβ) est toujours
fixe par rapport au repère (abc), par contre le repère (d q) est mobile.
Sachant que : ̅
Et que : ̅ ̅
( ) ( )
Donc : ̅
La séparation des parties réelles et imaginaires implique que :
os os( os(
* + [ ][ ]
sn s n( s n(
Deux types de matrice de Park existent :
Si : la transformation de Park est dite initiale.
Park initiale
os os( os(
[ ] [ ( o s ][ ], [ ] sn s n( s n( [ ]
[ ]
La composante homopolaire est ajoutée pour trouver l’inverse de cette matrice :
os( s n(
[ ] [ ( o s ] [ ] [ ( ] [ os( s n( ]
os( s n(
Park modifié
os os( os(
[ ( ] √ sn s n( s n( L’inverse :
[ √ √ √ ]
os( s n(
√
[ ( ] √ os( s n(
√
os( s n(
[ √ ]
{ Ou encore, * + [ ]* +
On définit également : * + [ ]* +
Remarque :
La transformée de Park est déterminée :
pour le stator : et pour le rotor :
Si on prend le cas ou en retrouve les matrices de Clarke et Concordia.
Couple électromagnétique :
C ωℑm(i̅ ̅
Equation mécanique (identique à celle de la MCC):
J C C f avec
Sachant que : v̅ =v jv ; v̅ =v jv ; i̅ = j ; i̅ = j ;̅ = j et ̅ = j
{v (ω ω
Couple électromagnétique :
C p(
Choix du repère :
Pour les deux types de Modèles de la MCA vectoriel et scalaire on a 3choix du repère :
(𝛚 =0 repère (α, β) lié au stator
(𝛚 𝛚 r pér ( q)l é au hamp tournant
(ω 𝛚 r pér ( y)l é au rotor.