Modélisation
Modélisation
𝑀1,2,3 Sont les inductances mutuelles instantanées entres phases statoriques et phases
rotoriques.
𝑐𝑜𝑠(𝑝𝜃) 𝑐𝑜𝑠(𝑝𝜃)
𝑀𝟏 2𝜋 2𝜋
[𝑀2 ] = 𝑀𝑚𝑎𝑥 [𝑐𝑜𝑠(𝑝𝜃 + 3 )] = 𝑀𝑚𝑎𝑥 [𝑐𝑜𝑠(𝑝𝜃 + 3 )] (16)
𝑀3 4𝜋
𝑐𝑜𝑠(𝑝𝜃 + )
2𝜋
𝑐𝑜𝑠(𝑝𝜃 − )
3 3
Lorsque les matrices des inductances mutuelles comportent des éléments non-constants et
les coefficients des deux équations (17) et (18) sont variables et la résolution analytique de
ces systèmes d’équations se heurte à des difficultés insurmontables, particulièrement, lors de
l’étude des phénomènes transitoires.
Il est facile de comprendre que les équations (17) et (18) régissant le fonctionnement des
machines alternatives triphasées dépendent des résistances et inductances du stator et du rotor,
ainsi que de la mutuelle inductance stator-rotor. Ces mutuelles inductances dépendent de la
position relative du rotor par rapport au stator (Le modèle de la machine dans la base
naturelle est considérablement compliqué du fait de la dépendance des éléments de la matrice
des mutuelles inductances [M] à la position du rotor) et qui rond difficile la résolution du
système d’équation différentielle régissant le modèle. Pour y remédier à cette complexité
et afin de simplifier la formulation des équations différentielles régissant la machine, et pour
rendre les mutuelles inductances constante il faut opérer à un changement de coordonnées
des grandeurs triphasées, il est usuel d’utiliser la transformation de Park. Cette transformation
permet donc de passer des valeurs des courants, des tensions et des flux des trois bobines du
stator (repère as, bs, cs) ainsi que celle du rotor (repère ar, br, cr) dans un repère biphasé.
II.3 PASSAGE DU SYSTÈME TRIPHASÉ VERS DIPHASÉ
Le passage d’un système triphasé au système diphasé (u,v) est le changement de variables
relatifs aux courants, aux tensions et aux flux sont définis par la transformation.
[𝐹𝑢𝑣𝑜 ] = [𝑃(𝜃𝑎 )][𝐹𝑎𝑏𝑐 ] (20)
II.3.1. Intérêt des matrices de transformation
La mise en équation des moteurs triphasés aboutit à des équations différentielles à
coefficients variables. L’étude analytique du comportement du système est alors relativement
laborieuse, vu le grand nombre de variables, la complexité et la non linéarité. On utilise alors
des transformations mathématiques qui permettent de décrire le comportement de la machine
à l’aide d’équations différentielles à coefficients constants moins complexité et de non
linéarité réduit dans un système diphasé réduit.
II.3.2 Transformation de PARK
Cette transformation a été présentée par R.H. PARK en 1929 lors de l’étude de la
machine synchrone comme moyen de simplifier les équations de celle-ci l’idée de PARK
repose sur le fait qu’un champ tournant crée par un système triphasé peut l’être aussi à
𝜋
l’identique par un système biphasé de deux bobines à 2 alimentées par deux courants 𝐼𝑢 et 𝐼𝑣 .
La transformation de Park est obtenue à partir d’une matrice unique (3x3) donnée par:
2𝜋 2𝜋
𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑎 ) 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑎 − 3
) 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑎 + 3
)
2𝜋 2𝜋
[𝑃(𝜃𝑎 )]=𝑘 −𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑎 ) −𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑎 − 3
) −𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑎 + 3
) (21)
1 1 1
√ √ √
[ 2 2 2 ]
Où k est une constante qui peut prendre la valeur 2/3 pour la transformation avec non
2𝜋 2𝜋 1
𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑎 + ) −𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑎 + ) √2
[ 3 3 ]
Pour la MAS ou synchrone, la transformation de Park est une transformation du repère
triphasé fixe par rapport au stator dans un repère biphasé. Cette transformation permet de
réduire la complexité et la non-linéarité du système, et de rendre les mutuelles inductances
constantes.
II.3.3. Modèle dynamique de la machine Asynchrone dans le repère diphasé
généralisé (u,v)
Comme dans le cas d’un système triphasé, le modèle dynamique de la machine
Asynchrone dans le repère diphasé généralisé (u,v) est définie par trois types des équations :
II.3.3.1 Equations électriques
Dans le système triphasé, les équations des tensions sont donné par :
𝑑
[𝑉]𝑎𝑏𝑐 = [𝑅]. [𝐼]𝑎𝑏𝑐 + [∅]𝑎𝑏𝑐 (26)
𝑑𝑡
2 2 )] 𝑑 𝑑
𝑃 = [𝑅𝑠 . (𝐼𝑠𝑢 + 𝐼𝑠𝑣 + [(∅𝑠𝑢 𝐼𝑠𝑣 − ∅𝑠𝑣 𝐼𝑠𝑢 )𝜔𝑠 ] + [𝑑𝑡 ∅𝑠𝑢 𝐼𝑠𝑣 + 𝑑𝑡 ∅𝑠𝑣 𝐼𝑠𝑣 ](53)
Avec 𝜔𝑠 − 𝜔𝑟 = 𝜔
L’équation (53) est composée de trois termes. Le premier terme de l’équation représente
les pertes joules, le deuxième terme de l’équation représente la puissance électromécanique
Pem de la machine et le troisième terme représente l’énergie magnétique emmagasinée dans le
fer (les échanges d’énergie électromagnétique avec la source).
La puissance électromécanique Pem est donné par
𝑃𝑒𝑚 = [(∅𝑠𝑢 𝐼𝑠𝑣 − ∅𝑠𝑣 𝐼𝑠𝑢 )𝜔𝑠 ](54)
L’expression du couple s'exprime au niveau du stator par
𝑃𝑒𝑚 𝑃𝑒𝑚
𝐶𝑒 = 𝛺𝑠
=𝑝 𝜔𝑠
(52)
𝐶𝑒 = 𝑝(∅𝑠𝑢 𝐼𝑠𝑣 − ∅𝑠𝑣 𝐼𝑠𝑢 ) (55)
En faisant appel aux flux ou aux courants statoriques ou rotoriques, on peut avoir
plusieurs expressions scalaires du couple toutes égales. Le choix de celle à utiliser dépendra
du vecteur d’état choisi. Donc, il en résulte les expressions du couple:
Ce p su isv sv isu
Ce p ru irv rv iru
pM 3
Ce ru isv rv isu ( M M max ) (56)
Lr 2
pM
Ce su irv sv iru
Ls
Ce pM iru isv irv isu
Les transformations utilisées doivent conserver soit la puissance instantanée soit les
amplitudes des grandeurs et la réciprocité des inductances mutuelles. Parmi les
transformations utilisées, on cite celle de PARK, PARK modifiée et de Concordia ou Clark.
La position du repère peut être fixée par rapport aux trois référentiels:
- Champ tournant: repère dq est mobile par rapport au repère abc et utilisé dans la commande
vectorielle,
- Rotor: utilisé dans la commande vectorielle lors de défaut,
- Stator: repère αβ est fixe par rapport au repère abc et utilisé dans la commande DTC.
L'avantage d'utiliser cette transformation, est d'avoir des grandeurs constantes en régime
permanent.
II.3.4.Modèles dynamiques de la machine Asynchrone dans les Différents
référentiels
Il existe trois différents référentiels dont le choix est dépend de l’orientation du repère
(u,v) par le choix de l’angle entre l’axe des enroulements triphasé ou biphasé et l’axe du
repère choisi selon l’objectif de l’application.
II.3.4.1. Modèle dynamique de la machine Asynchrone dans le repère lié au champ
tournant (d,q)
Ce référentiel n'introduit pas de simplification. Cependant c'est le référentiel le plus utilisé
dans l'étude de l'alimentation des moteurs asynchrones à fréquence variable et dans l'étude de
la transmittance du moteur relativement à de petites variations autour d'un régime de
fonctionnement donné.
La figure (I-3) représente la schématisation d’une machine asynchrone biphasée
équivalente dans le repère lié au champ tournant (d,q).
Figure (I. 3) : Représentation schématique d’une machine asynchrone dans le repère lié au champ
tournant (d,q)
Ce choix permet d’avoir une pulsation de glissement et s’adapte parfaitement à la
commande vectorielle par orientation du flux rotorique.
L’application de la transformation de Park au stator tout comme au rotor, on utilise
partout l’angle 𝜃𝑎 = 𝜃𝑠 pour le stator et 𝜃𝑎 = 𝜃𝑟 pour le rotor.
Il se traduit par les deux conditions:
Pour les grandeurs statorique
𝜃𝑎 = 𝜃𝑠
𝑑 𝑑
𝜔𝑎 = 𝜃𝑎 = 𝜃𝑠 = 𝜔𝑠
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Pour les grandeurs rotorique
𝜃𝑎 = 𝜃𝑟
𝑑 𝑑
𝜔𝑎 = 𝜃𝑎 = 𝜃𝑟 = 𝜔𝑟 = 𝜔𝑠 − 𝜔
𝑑𝑡 𝑑𝑡
II.3.4.1.1. Equations électriques
Les équations définissent les tensions statorique et rotorique de la MAS dans le repère lié
au champ tournant (d,q) sont donnés par:
Pour le stator
𝑑∅
𝑉𝑠𝑑 = 𝑅𝑠 𝐼𝑠𝑑 + 𝑑𝑡𝑠𝑑 − 𝜔𝑠 ∅𝑠𝑞
{ 𝑑∅𝑠𝑞 (44)
𝑉𝑠𝑞 = 𝑅𝑠 𝐼𝑠𝑞 + 𝑑𝑡 + 𝜔𝑠 ∅𝑠𝑑
Pour le rotor
𝑑∅
𝑉𝑟𝑑 = 0 = 𝑅𝑟 𝐼𝑟𝑑 + 𝑑𝑡𝑟𝑑 − 𝜔𝑟 ∅𝑟𝑞
{ 𝑑∅ (45)
𝑉𝑟𝑞 = 0 = 𝑅𝑟 𝐼𝑟𝑞 + 𝑑𝑡𝑟𝑞 + 𝜔𝑟 ∅𝑟𝑑
𝑑∅
𝑉𝑟𝑑 = 0 = 𝑅𝑟 𝐼𝑟𝑑 + 𝑟𝑑 − (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑞
𝑑𝑡
{ 𝑑∅𝑟𝑞 (46)
𝑉𝑟𝑞 = 0 = 𝑅𝑟 𝐼𝑟𝑞 + 𝑑𝑡 + (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑑
Ce
pM
Lr
rd I sq rq I sd 3
( M M max ) (49)
2
Ce
pM
Ls
sd I rq sq I rd
Ce pM I rd I sq I rq I sd
Le médule de la MAS dans le repère lié au champ tournant (d,q) permettent aussi
d’obteniez directement à partir du système triphasé par l’application de la transformation de
Park avec les deux conditions :
Pour les grandeurs statorique 𝜃𝑎 = 𝜃𝑠
Pour les grandeurs rotorique 𝜃𝑎 = 𝜃𝑟
I.7.2.Représentation d’état
Pour construire le modèle de simulations schéma (blocs) de la machine asynchrone dans
un repère quelconque dans l'environnement Matlab/Simulink, il faut écrit le modèle de la
machine asynchrone sous forme d’état. Le choix de vecteur d’état dépend des objectifs de
commande et le type d’alimentation de la machine (machine asynchrone alimentée en tension ou
en courant).
1ere cas : machine asynchrone alimentée en tension
Notre représentation sera de type :
X AX BU
(58)
Y CX GU
Avec :
[𝐴] : Matrice fondamental qui caractérise le système.
[𝐵] : Matrice d’application de la commande.
[𝐶] : Matrice de sortie. (D’observation).
[𝐺] : Matrice de transmission directe.
Les variables d’entres de commande [U] sont les tensions statoriques (Vsd,Vsq).
Le vecteur d’état [X] est comporte comme exemple les courants et les flux statorique
X t ( I sd I sq rd rq ) .
A partir des équations (47 et 48), on obtient le vecteur X t ( I sd I sq rd rq ) en fonction
du vecteur d’état X t ( I sd I sq rd rq ) et le vecteur de commande [U].
En développant à partir de l’équation (48) les flux statoriques en fonction des courants
dans l’équation (47), on obtient les équations de tensions suivantes.
𝑀
∅𝑠𝑑 = 𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + . (∅𝑟𝑑 − 𝑀. 𝐼𝑠𝑑 )
∅𝑠𝑑 = 𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + 𝑀. 𝐼𝑟𝑑 𝐿𝑟
∅𝑠𝑞 = 𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + 𝑀. 𝐼𝑟𝑞 𝑀
==> ∅𝑠𝑞 = 𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + . (∅𝑟𝑞 − 𝑀. 𝐼𝑠𝑞 )
∅𝑟𝑑 = 𝐿𝑟 . 𝐼𝑟𝑑 + 𝑀. 𝐼𝑠𝑑 𝐿𝑟
∅
{ 𝑟𝑞 = 𝐿 .
𝑟 𝑟𝑞𝐼 + 𝑀. 𝐼𝑠𝑞 ∅𝑟𝑑 = 𝐿𝑟 . 𝐼𝑟𝑑 + 𝑀. 𝐼𝑠𝑑
{ ∅𝑟𝑞 = 𝐿𝑟 . 𝐼𝑟𝑞 + 𝑀. 𝐼𝑠𝑞
𝑑
𝑉𝑠𝑑 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + 𝑑𝑡 (𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + 𝑀. 𝐼𝑟𝑑 ) − 𝜔𝑠 (𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + 𝑀. 𝐼𝑟𝑞 )
𝑑
𝑉𝑠𝑞 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + (𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + 𝑀. 𝐼𝑟𝑞 ) + 𝜔𝑠 (𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + 𝑀. 𝐼𝑟𝑑 )
𝑑𝑡
𝑑 (59)
𝑉𝑟𝑑 = 0 = 𝑅𝑟 . 𝐼𝑟𝑑 + 𝑑𝑡 ∅𝑟𝑑 − (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑞
𝑑
{ 𝑉𝑟𝑞 = 0 = 𝑅𝑟 . 𝐼𝑟𝑞 + 𝑑𝑡 ∅𝑟𝑞 + (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑑
En développant à partir de l’équation (48) les courants rotoriques en fonctions des
courants statoriques et des flux rotoriques dans l’équation (59), on obtient les équations
électriques de la machine asynchrone dans le repère lié au champ tournant (d,q).
1 𝑀
𝐼𝑟𝑑 = ∅𝑟𝑑 − . 𝐼𝑠𝑑
𝐿𝑟 𝐿𝑟
1 𝑀
𝐼𝑟𝑞 = 𝐿 ∅𝑟𝑞 − 𝐿 . 𝐼𝑠𝑞 (60)
𝑟 𝑟
𝑑 1 𝑑 𝑀 𝑑 1 𝑀
𝑉𝑠𝑑 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + 𝐿𝑠 𝐼𝑠𝑑 + 𝑀. ( ∅𝑟𝑑 − 𝐼𝑠𝑑 ) − 𝜔𝑠 (𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + 𝑀. ( ∅𝑟𝑞 − . 𝐼𝑠𝑞 ))
𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟
𝑑 1 𝑑 𝑀 𝑑 1 𝑀
𝑉𝑠𝑞 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + 𝐿𝑠 𝑑𝑡 𝐼𝑠𝑞 + 𝑀. (𝐿 ∅
𝑑𝑡 𝑟𝑞
−𝐿 𝐼 )
𝑑𝑡 𝑠𝑞
+ 𝜔𝑠 (𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + 𝑀. (𝐿 ∅𝑟𝑑 − 𝐿 . 𝐼𝑠𝑑 ))
𝑟 𝑟 𝑟 𝑟
𝑑 −𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝑀 (6
∅ =(
𝑑𝑡 𝑟𝑑 𝐿𝑟
∅𝑟𝑑 + 𝐿𝑟
. 𝐼𝑠𝑑 ) + (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑞
𝑑 −𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝑀
{ 𝑑𝑡
∅𝑟𝑞 = ( 𝐿𝑟
∅𝑟𝑞 + 𝐿𝑟
. 𝐼𝑠𝑞 ) − (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑑
1)
𝑑 𝑀 𝑑 𝑀2 𝑑 𝑀 𝑀2
𝑉𝑠𝑑 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + 𝐿𝑠 𝐼𝑠𝑑 + ∅𝑟𝑑 − 𝐼𝑠𝑑 − 𝜔𝑠 (𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + ∅𝑟𝑞 − .𝐼 )
𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑠𝑞
𝑑 𝑀 𝑑 𝑀2 𝑑 𝑀 𝑀2
𝑉𝑠𝑞 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + 𝐿𝑠 𝐼𝑠𝑞 + ∅𝑟𝑞 − 𝐼𝑠𝑞 + 𝜔𝑠 (𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + ∅𝑟𝑑 − .𝐼 )
𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑠𝑑
𝑑 −𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝑀
∅𝑟𝑑 = ( ∅𝑟𝑑 + . 𝐼 ) + (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑞
𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑠𝑑
𝑑 −𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝑀
∅𝑟𝑞 = ( ∅𝑟𝑞 + . 𝐼 ) − (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑑
{ 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑠𝑞
En développant les dérives des flux rotoriques dans les équations des tensions statoriques, on
obtient.
𝑅𝑟 𝑀2 𝑑 𝑀2 𝑑 𝑀2 𝑅𝑟 𝑀 𝑀
𝑉𝑠𝑑 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 + 2 . 𝐼𝑠𝑑 + 𝐿𝑠 𝐼𝑠𝑑 − 𝐼𝑠𝑑 −𝜔 𝐿 .
𝑠 𝑠 𝑠𝑞 𝐼 + 𝜔 𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 − 2 ∅𝑟𝑑 − 𝜔 ∅𝑟𝑞
𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝐿𝑟
2 2 2
𝑅𝑟 𝑀 𝑑 𝑀 𝑑 𝑀 𝑅𝑟 𝑀 𝑀
𝑉𝑠𝑞 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑞 + 2 . 𝐼𝑠𝑞 + 𝐿𝑠 𝐼𝑠𝑞 − 𝐼𝑠𝑞 +𝜔𝑠 𝐿𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 − 𝜔𝑠 . 𝐼𝑠𝑑 − 2 ∅𝑟𝑞 + 𝜔 ∅𝑟𝑑
𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝐿𝑟
𝑑 −𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝑀
∅ =( ∅ + . 𝐼 ) + (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑞
𝑑𝑡 𝑟𝑑 𝐿𝑟 𝑟𝑑 𝐿𝑟 𝑠𝑑
𝑑 −𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝑀
∅𝑟𝑞 = ( ∅𝑟𝑞 + . 𝐼 ) − (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑑
{ 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑠𝑞
𝑅𝑟 𝑀2 𝑀2 𝑑 𝑀2 𝑀𝑅𝑟 𝑀
𝑉𝑠𝑑 = (𝑅𝑠 + 2 )𝐼𝑠𝑑 + 𝐿𝑠 (1 − ) 𝐼𝑠𝑑 −𝜔𝑠 𝐿𝑠 (1 − )𝐼𝑠𝑞 − 2 ∅𝑟𝑑 − 𝜔 ∅𝑟𝑞
𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑠 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝐿𝑟
2 2 2
𝑀 𝑅𝑟 𝑀 𝑀 𝑑 𝑀 𝑀𝑅𝑟
𝑉𝑠𝑞 = 𝜔𝑠 𝐿𝑠 (1 − ) 𝐼𝑠𝑑 + (𝑅𝑠 + 2 )𝐼𝑠𝑞 + 𝐿𝑠 (1 − ) 𝐼𝑠𝑞 + 𝜔 ∅𝑟𝑑 − 2 ∅𝑟𝑞
𝐿𝑠 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝐿𝑟 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟
𝑑 −𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝑀
∅𝑟𝑑 = ( ∅𝑟𝑑 + . 𝐼 ) + (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑞
𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑠𝑑
𝑑 −𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝑀
∅𝑟𝑞 = ( ∅𝑟𝑞 + . 𝐼 ) − (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑑
{ 𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝑠𝑞
Apres simplifications et avec
Lr L M2 M R RM
Tr , s Ts , 1 , ks , s r 2
Rr Rs Ls Lr Ls Lr Ls Ls Lr
En général, le coefficient de dispersion magnétique sigma est tel que : 0.04 < < 0.15
𝑑 𝐾𝑠
𝑉𝑠𝑑 = 𝐿𝑠 𝜎𝜆𝐼𝑠𝑑 + 𝐿𝑠 𝜎 𝐼𝑠𝑑 −𝜔𝑠 𝐿𝑠 𝜎𝐼𝑠𝑞 − 𝐿𝑠 𝜎 ∅𝑟𝑑 − 𝜔𝐿𝑠 𝜎𝐾𝑠 ∅𝑟𝑞
𝑑𝑡 𝑇𝑟
𝑑 𝐾𝑠
𝑉𝑠𝑞 = 𝜔𝑠 𝐿𝑠 𝜎𝐼𝑠𝑑 + 𝐿𝑠 𝜎𝜆𝐼𝑠𝑞 + 𝐿𝑠 𝜎 𝐼𝑠𝑞 + 𝐿𝑠 𝜎𝜔𝐾𝑠 ∅𝑟𝑑 − 𝐿𝑠 𝜎 ∅𝑟𝑞
𝑑𝑡 𝑇𝑟
𝑑 −1 𝑀
∅ = ∅ + . 𝐼 + (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑞
𝑑𝑡 𝑟𝑑 𝑇𝑟 𝑟𝑑 𝑇𝑟 𝑠𝑑
𝑑 −1 𝑀
∅𝑟𝑞 = ∅𝑟𝑞 + . 𝐼𝑠𝑞 − (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑑
{ 𝑑𝑡 𝑇𝑟 𝑇𝑟
Finalement les équations électriques de la machine asynchrone dans le repère lié au
champ tournant (d,q).
𝑑 𝐾𝑠 𝑉𝑠𝑑
𝐼𝑠𝑑 = −𝜆𝐼𝑠𝑑 +𝜔𝑠 𝐼𝑠𝑞 − ∅𝑟𝑑 − 𝜔𝐾𝑠 ∅𝑟𝑞 +
𝑑𝑡 𝑇𝑟 𝐿𝑠 𝜎
𝑑 𝐾𝑠 𝑉𝑠𝑑
𝐼𝑠𝑞 = −𝜔𝑠 𝐼𝑠𝑞 − 𝜆𝐼𝑠𝑞 − 𝜔𝐾𝑠 ∅𝑟𝑑 + ∅𝑟𝑞 +
𝑑𝑡 𝑇𝑟 𝐿𝑠 𝜎
𝑑 𝑀 1
∅ = . 𝐼 − ∅ + (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑞
𝑑𝑡 𝑟𝑑 𝑇𝑟 𝑠𝑑 𝑇𝑟 𝑟𝑑
𝑑 𝑀 1
∅𝑟𝑞 = . 𝐼𝑠𝑞 − ∅𝑟𝑞 − (𝜔𝑠 − 𝜔)∅𝑟𝑑
{ 𝑑𝑡 𝑇𝑟 𝑇𝑟
I sd I sd Vsd
I sq I sq B Vsq
A 0 (59)
rd
rd
rq 0
rq
Avec
ks
s Tr
ks
1 0
ks
s ks
Ls 1
A
T r B 0 L U Vds
M s V
1
qs
0 ( s ) 0 0
rT T ,
r
0 0 ,
M 1
0 (s )
Tr Tr
A partir des expressions scalaires du couple (56), l’équation du couple électromagnétique
de la MAS dans le repère lié au champ tournant (d,q) peut être exprimée en fonction des
courants statoriques et des flux rotorique comme suit:
Ce
pM
Lr
rd I sq rq I sd
L’équation du mouvement du système.
𝑑𝛺
𝐽 𝑑𝑡
= 𝐶𝑒𝑚 − 𝐶𝑟 − 𝑓𝑟 𝛺 (50)
𝑑𝛺 𝐶𝑒𝑚 −𝐶𝑟 −𝑓𝑟 𝛺
𝑑𝑡
= 𝐽
(50)
Figure (I. 3) : Représentation schématique d’une machine asynchrone dans le repère lié au rotor (xy)
A partir des équations (38) du système biphasé généralisé et avec orientation vers le rotor,
les équations de des tensions statorique et rotorique s’expriment par:
𝑑
𝑉𝑠𝑥 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑥 + 𝑑𝑡 ∅𝑠𝑥 − 𝜔𝑠 ∅𝑠𝑦
𝑑
𝑉𝑠𝑦 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝑦 + 𝑑𝑡 ∅𝑠𝑦 + 𝜔𝑠 ∅𝑠𝑥
𝑑 (47)
𝑉𝑟𝑥 = 𝑅𝑟 . 𝐼𝑟𝑥 + 𝑑𝑡 ∅𝑟𝑥 = 0
𝑑
{𝑉𝑟𝑦 = 𝑅𝑟 . 𝐼𝑟𝑦 + 𝑑𝑡 ∅𝑟𝑦 = 0
Ce
3 pM
2 Ls
sxiry syirx
Ce
3 pM
2
irxisy iry isx
I.7.2.Représentation d’état
Figure (I. 5): Représentation schématique d’une machine asynchrone biphasée dans le repère lié au
stator (α,β)
A partir des équations (38) du système biphasé généralisé et avec orientation vers le
stator, les équations des tensions statorique et rotorique s’expriment dans le repère lié au
stator (α,β) par:
𝑑
𝑉𝑠𝛼 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝛼 + ∅𝑠𝛼
𝑑𝑡
𝑑
𝑉𝑠𝛽 = 𝑅𝑠 . 𝐼𝑠𝛽 + ∅𝑠𝛽
𝑑𝑡
𝑑 𝑑
𝑉𝑟𝛼 = 𝑅𝑟 . 𝐼𝑟𝛼 + ∅𝑟𝛼 − 𝜔𝑟 ∅𝑟𝛽 = 𝑅𝑟 . 𝐼𝑟𝛼 + ∅𝑟𝛼 + 𝜔∅𝑟𝛽
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑 𝑑
{𝑉𝑟𝛽 = 𝑅𝑟 . 𝐼𝑟𝛽 + 𝑑𝑡 ∅𝑟𝛽 + 𝜔𝑟 ∅𝑟𝛼 = 𝑅𝑟 . 𝐼𝑟𝛽 + 𝑑𝑡 ∅𝑟𝛽 − 𝜔∅𝑟𝛼
II.3.4.1.2. Equations magnétiques
Les équations définissent les flux statorique et rotorique dans le repère lié au stator (α,β)
sont donnés par:
∅𝑠𝛼 = 𝐿𝑠 . 𝑖𝑠𝛼 + 𝑀. 𝑖𝑟𝛼
∅𝑠𝛽 = 𝐿𝑠 . 𝑖𝑠𝛽 + 𝑀. 𝑖𝑟𝛽
∅𝑟𝛼 = 𝐿𝑟 . 𝑖𝑟𝛼 + 𝑀. 𝑖𝑠𝛼
{ 𝑟𝛽 = 𝐿𝑟 . 𝑖𝑟𝛽 + 𝑀. 𝑖𝑠𝛽
∅
En développant les flux en fonction des courants, on obtient les équations électriques de la
machine asynchrone dans le repère lié au stator (α,β).
d d
R s + Ls ( ) 0 M( )0
dt dt
𝑉𝑠𝛼 d d
𝐼𝑠𝛼
𝑉𝑠𝛽 0 R s + Ls (dt) 0 M (dt) 𝐼𝑠𝛽
= . (I-27)
𝑉𝑟𝛼 M (dt) −Mω R r + Lr (dt) −Lr . ω 𝐼𝑟𝛼
d d
[𝑉𝑟𝛽 ] d d
[𝐼𝑟𝛽 ]
[ Mω M (
dt
) L r . ω R r + L ( )
r dt ]
Le médule de la MAS dans le repère lié au stator (α,β) permettent aussi d’obteniez
directement à partir du système triphasé par l’application de la transformation de Park avec
les deux conditions:
Pour les grandeurs statorique 𝜃𝑎 = 𝜃𝑠 = 0
Pour les grandeurs rotorique 𝜃𝑎 = 𝜃𝑟 = −𝜃
C’est le repère le mieux adapté pour travailler avec les grandeurs instantanées, il possède
des tensions et des courants réels et peut être utilisé pour étudier les régimes de démarrage et
de freinage des machines à courant alternatif.
En faisant appel aux flux ou aux courants statoriques ou rotoriques de la MAS dans le
repère lié au stator (α,β), on peut avoir plusieurs expressions scalaires du couple toutes égales.
Le choix de celle à utiliser dépendra du vecteur d’état choisi. Donc, il en résulte les
expressions du couple:
Ce
3p
2
s I s s I s
Ce
3p
2
r I r r I r
Ce
3 pM
2 Lr
r I s r I s 3
( M M max )
2
Ce
3 pM
2 Ls
s I r s I r
3 pM
Ce
2
ir I s ir I s
I.7.2.Représentation d’état
Afin d’obtenir la représentation d’état de la machine asynchrone dans le repère lié au
stator (α,β), en suivant les mêmes démarches utilisées dans le cas du repère lié au champ
tournant (d,q). Notre représentation sera de type :
X AX BU
(58)
Y CX GU
Le choix de vecteur d’état dépend des objectifs de commande et le type d’alimentation de
la machine.
1ere cas : Machine asynchrone alimentée en tension
Les variables d’entres de commande [U] sont les tensions statoriques (Vsα,Vsβ).
Lorsque le troisième chapitre sera consacré à l’étude et l’application de la commande directe
du couple et du flux statorique DTC. A cet effet, le vecteur d’état [X] comportera les courants
et les flux statorique X t (s s I s I s ) avec le vecteur de sortie Y t ( Ce ) :
s s 0
s A s B 0
I s I s Vs (59)
I s I s Vs
avec
0 0 Rs 0
0 0 0
Rs 1 0
0
1 1
1 1 1 V
A B 1 1 U s
Tr Ls Ls Ts Tr Vs
Tr Ls 1
1 1 1 1 , 0
Tr Ls ,
Ls Tr Ls Ts Tr
Lr L M2 M R RM
Tr , s Ts , 1 , ks , s r 2
Rr Rs Ls Lr Ls Lr Ls Ls Lr
Ce
3p
2
s I s s I s
L’équation du mouvement du système.
𝑑𝛺𝑟
𝐽 = 𝐶𝑒𝑚 − 𝐶𝑟 − 𝐶𝑓 𝛺𝑟
𝑑𝑡
II.3.4.1.5. Schéma fonctionnel
Le schéma fonctionnel Simulink de la MAS alimentée en tension dans le repère lié au
stator (α,β) est représenté par la figure suivant: