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UNIVERSITE DE LIEGE
&
UNIVERSITE DE NAMUR
Réalisé par :
HOUNTCHEME Idossou Ayodédji Clovis
Promotrice : Encadrant
Dr ROUGEOT Carole PRIGNON Christian
Année Académique :
2020-2021
Remerciements
Au terme de ce travail, nous tenons à remercier en premier lieu les membres du jury qui ont
accepté de m’accorder du temps et de l’honneur pour évaluer et juger le manuscrit qui fait
l’objet de notre travail de fin d’étude de Master de spécialisation en Gestion des Ressources
Aquatiques et Aquaculture.
Nous tenons aussi à remercier toutes les personnes morales ou physiques de près ou loin qui
n’ont ménagé aucun effort pour la réalisation de ce travail. Je remercie particulièrement :
L’académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) qui nous a accordé une bourse
d’étude de Master de Spécialisation,
Au Dr Carole Rougeot, promotrice de ce travail. Je vous suis reconnaissant pour votre sens
d’écoute, votre disponibilité, votre rigueur dans le travail bien fait. Vous n’êtes jamais fatigué
de toujours quitter votre bureau au sein du laboratoire pour nous surprendre dans nos travaux
respectifs.
Les enseignant de l’Université de Namur et de Liège impliqués dans cette formation de Master
de Spécialisation.
Je remercie tous mes camarades promotionnaires et plus particulièrement Maliki, Judes, Serges
pour ce moment de partage tant fraternel que scientifique ;
ii
Résumé
Dans le cadre de la recherche d’une alternative pour la salmoniculture soumise parfois aux aléas
des changements climatiques, la présente étude vise à évaluer l’effet de quatre températures sur
la survie et la croissance des hybrides issues d’un croisement entre une femelle de truite fario
(Salmo trutta) et un mâle de saumon de fontaine (Salvenilus fontinalis). Deux séries
d’expérimentation sont conduites sur une période de 19 jours (expérience 1) et 35 jours
(expérience2). Ainsi 320 juvéniles de poids moyen de 44,3± 10,7g sont répartis dans 8 bacs de
volume 0,1m3 et soumis en duplicat à quatre traitements thermiques : T16, T20, T24, T26. La
deuxième série d’expérimentation est conduite à la suite de la première dans les mêmes
conditions avec les juvéniles de poids moyens 53,5 ± 15,06 g. Les poissons sont nourris avec
une provende extrudée de marque Coppens 3mm contenant 41,7 % de protéines. En dehors de
la température qui a varié d’un traitement à un autre, le taux d’oxygène dissous, de matières
azotées (nitrates et nitrites) sont restées dans les normes recommandées pour la survie et la
croissance des hybrides de salmonidés. Les taux de survie moyen sont très faibles pour les
traitements T24 (26,25%) et T26 (1,25%) au cours de la l’expérience 2. Quant à l’expérience
1, les poissons issus de ces deux traitements n’ont pas survécu au cours de première quinzaine
d’élevage. Les meilleurs taux de survie 95% et 100% (expérience 1) et 78,75% et 86,25%
(expérience 2) sont obtenus respectivement au cours de traitement T16 et T20. Pour ce qui est
des performances de croissance, les faibles taux de croissance spécifiques sont enregistrés d’une
manière générale au cours des traitements T24 et T26. Ces taux sont respectivement de 1,5±0,09
%/j ; 1,3±0,02 %/j pour l’expérience 1 et de 0,4±0,2 %/j ; 0,3±0,04 %/j au cours de l’expérience
2. Il apparait alors que les températures 16°C et 20°C favorisent la survie et la croissance des
hybrides de salmonidés contrairement aux températures 24°C et 26°C qui restent létales pour
les poissons.
iii
Table des matières
Résumé ................................................................................................................................................... iii
Liste des tableaux .................................................................................................................................... v
Listes des figures .................................................................................................................................... vi
I. Introduction .......................................................................................................................................... 1
1. Contexte de l’étude.......................................................................................................................... 1
2. La croissance chez les poissons ....................................................................................................... 2
3. Facteurs influençant la croissance des poissons en aquaculture.................................................. 3
3.1. Influence de la température sur la croissance chez les poissons. ................................................. 3
3.2. Autres facteurs influençant la croissance et la survie .............................................................. 7
4. Pathologie chez les salmonidés ................................................................................................... 8
5. Hybridation chez les poissons ................................................................................................... 10
6. Ecologie et biologie des salmonidés.......................................................................................... 12
6.1. Ecologie et Biologie de la truite fario : Salmo trutta .............................................................. 12
6.2 Ecologie et Biologie du Saumon de fontaine : Salvelinus fontinalis ........................................... 14
II. Matériel et Méthodes ........................................................................................................................ 16
2.1. Matériel ...................................................................................................................................... 16
2.1.1. Site d’expérimentation......................................................................................................... 16
2.1.2. Matériel de mesure et de contrôle........................................................................................ 16
2.2. Méthodologie.............................................................................................................................. 16
2.2.1. Origine des juvéniles ........................................................................................................... 16
2.2.2. Dispositif expérimental ....................................................................................................... 17
2.2.3. Aliment et Nourrissage. ....................................................................................................... 18
2.2.4. Conditions d’élevage et suivi de la croissance .................................................................... 18
2.2.5. Pathologie ............................................................................................................................ 19
2.2.6. Détermination de l’optimum thermique d’élevage .............................................................. 19
2.2.7 Analyse et traitement des données ....................................................................................... 20
2.2.7.1. Méthode de calculs : paramètres d’évaluation et de consommation alimentaire ............. 20
2.2.7.2. Traitements statistiques .................................................................................................... 20
III. Résultats et Discussion .................................................................................................................... 21
3.1. Résultats ..................................................................................................................................... 21
3.1.1 Qualité de l’eau .................................................................................................................... 21
3.1.3 Pathologie : maladie des points blancs ................................................................................. 26
3.1.4. Performances de croissance ................................................................................................. 27
IV. Discussion ....................................................................................................................................... 30
Conclusion ............................................................................................................................................. 33
Références Bibliographiques ................................................................................................................. 34
iv
Liste des tableaux
Tableau 1 : Exigence thermique de quelques poissons des rivières d’Europe (d’après Gest’eau,
2007) modifié. ............................................................................................................................ 7
Tableau 2 : Valeurs moyennes, minimum, maximum et coefficient de variation de la
température et de l’oxygène au cours de la deuxième phase expérimentale ............................ 21
Tableau 3 : Tableau 3 : Valeurs moyennes, minimum, maximum et coefficient de variation de
la température et de l’oxygène au cours de la deuxième phase expérimentale ........................ 24
Tableau 4 : Valeurs moyennes des paramètres de croissance des hybrides de salmonidés au
cours de la première expérience ............................................................................................... 27
Tableau 5 : Valeurs moyennes des paramètres de croissance .................................................. 28
v
Listes des figures
Figure 1 : Effet de la température de l’eau sur les dépenses énergétiques chez différentes
espèces en fonction de leur environnement (Brett, 1972, cité par Médale et Guillaume, 1999).
.................................................................................................................................................... 3
Figure 2 : Représentation schématique de l’effet de la température sur la survie et le
comportement de stress des poissons (a) Effet de l’acclimatation et (b) Amplitude de gamme
de température tolérée par l’organisme (D’après Tissot et Souchon, 2010). ............................. 4
Figure 3 : Schéma de l’effet de la température sur le taux d’ingestion, le métabolisme (pertes
énergétiques) et les conséquences sur les ressources énergétiques pour la croissance chez les
poissons (Rougeot, 2021) ........................................................................................................... 5
Figure 4 : Exemple de l’effet de la température sur le taux spécifique de la croissance
d’Oreochromis niloticus de différentes gammes de poids corporels pour les rations alimentaires
(Rougeot,2021) ........................................................................................................................... 6
Figure 5 : Cycle de vie de Ichthyophtirius multifiliis d’après Dickerson, 2016....................... 10
Figure 6 : Manifestation de Ichthyophtirius multifiliis dans l’eau et sur le poisson d’après
Escher, 2011. ............................................................................................................................ 10
Figure 7: Variabilité et la fertilité des hybrides interspécifiques de Salmonidés entre les genres
Salvelinus, Salmo et Oncorhynchus (Chevassus,1979 in Guillot 2000) .................................. 12
Figure 8 : Carte de répartition de Salmo trutta d’après AquaMaps, FishBase......................... 18
Figure 9 : Salmo trutta, aquaponiefrance.com ......................................................................... 14
Figure 10 : Aire de répartition du saumon de fontaine d’après AquaMaps, FishBase............. 14
Figure 11 : Salvelinus fontinalis, aquaponiefrance.com .......................................................... 15
Figure 12 : Photo de quelques hybrides de salmonidés (Photo Clovis hountcheme, CEFRA) 17
Figure 13 : Dispositif expérimental des expériences et 2 (Photo Clovis hountcheme, CEFRA)
.................................................................................................................................................. 17
Figure 14 : Schéma du dispositif expérimental ........................................................................ 18
Figure 15 : Points blancs observés sur les juvéniles d’hybrides de salmonidés (Photo Clovis
hountcheme, CEFRA) .............................................................................................................. 19
Figure 16 : Evolution journalière des températures moyennes pour chaque de l’eau en fonction
des traitements au cours de l’expérience 1 ............................................................................... 22
Figure 17 : Evolution journalière du taux de survie en fonction des traitements thermiques au
cours de l’expérience 1 ............................................................................................................. 23
Figure 18 : Taux moyens de survie finale en fonction des traitements au cours de l’expérience
1 ................................................................................................................................................ 23
Figure 19 : Variation journalière des températures moyennes de l’eau en fonction des
traitements thermiques appliqués. ............................................................................................ 25
Figure 20 : Evolution journalière des températures moyennes pour chaque traitement au cours
de l’expérience 2 ...................................................................................................................... 25
Figure 21 : Taux moyens de survie finale par traitement thermique au cours de l’expérience 2
.................................................................................................................................................. 26
Figure 22 : Evolution du nombre de points blancs au cours de l’expérience 2 ........................ 27
Figure 23 : Evolution du poids corporel moyen individuel (g) des hybrides de salmonidés en
fonction de la température au cours de la deuxième expérience. ............................................. 29
vi
I. Introduction
1. Contexte de l’étude
Le poisson reste et demeure le seul aliment à associer protéines de grande qualité et nutriments
essentiels pour l’homme. Ainsi, à cause de l’accroissement de la population humaine sur la
planète (9 milliards vers 2025), les contraintes alimentaires demeurent perceptibles, ce qui
conduit à explorer de nouvelles voies pour renforcer la productivité et réduire les gaspillages
(Foresight, 2011). Ainsi, l’aquaculture apparait alors comme une meilleure alternative pour
satisfaire les besoins de l’homme en protéine animale de qualité. Sa pratique devient une
contrainte en Wallonie surtout que la consommation de poissons serait treize fois plus élevée
que la production nationale qui représente 7,6% de la consommation avec une nette dépendance
du marché international pour les 92,4% restants (Fetie, 2016). Dans cette pratique aquacole, les
principales espèces au niveau de l’UE-25 sont la moule bleue (Mytilus edulis) et la truite arc-
en-ciel (Oncorhynchus mykiss) qui représente 52% de la production totale européenne (Cross,
2006). Selon Belpaire et Gérard (1993), en région wallonne, l’aquaculture est essentiellement
basée sur des espèces d’eaux froides en l’occurrence sur la truite arc-en-ciel, accessoirement
sur la truite fario (Salmo trutta) et le saumon de fontaine (Salvelinus fontinalis). L’élevage de
la truite passe par une bonne maitrise du cycle de la reproduction, une conduite de l’élevage
larvaire avec des règles de prophylaxie, la maitrise des paramètres physico-chimiques dont la
température et l’oxygène. En effet, en écologie, ainsi que dans tout système d’élevage, la
température apparait comme une variable importante, très délicate à interpréter dans la mesure
où il faut prendre en considération non seulement des valeurs instantanées, mais aussi sa
variation journalière, saisonnière et annuelle (Tissot et Souchon, 2011). Dans ce contexte, il
pourrait apparaitre des périodes critiques pour les organismes aquatiques comme le cas de la
simultanéité entre un stress hydrique de type étiage bas, associé à une température élevée et une
baisse de l’oxygène dans les écosystèmes aquatiques (Miller et al., 2007 ; Tissot et Souchon,
2011). Cependant les changements climatiques que traversent actuellement la planète sont entre
autres d’indices qui perturbent l’élevage des truites en Belgique notamment Oncorhynchus
mykiss et Salmo tutta qui sont des espèces d’eaux froides dont la survie et la croissance sont
limitées à haute températures (maximum 22°C). En effet, l’examen des séries des températures
saisonnières indique des tendances assez similaires à celles de la température moyenne annuelle
où les réchauffements saisonniers sont significatifs et présentent des tendances moyennes par
décennie de +0,45°C, +0,39°C, +0,40°C et +0,31°C respectivement pour l’hiver, le printemps,
1
l’été et l’automne (Rapport climatique, 2020). C’est ainsi certain que pendant l’été, les
températures de l’eau des rivières alimentant les piscicultures de truites dépassent les 22-24°C.
Cet état de chose peut provoquer la mort de tout le cheptel d’élevage. Les producteurs sont donc
à la recherche de solutions leur permettant d’élever des espèces plus résistantes aux hautes
températures. Parmi ces solutions, il existe la sélection de lignées moins thermosensibles
(Guillot, 2000), la diversification des espèces à élever, ou encore l’hybridation en différentes
espèces qui permettrait d’augmenter la résistance aux hautes températures.
Dans le cadre de cette étude, nous avons testé la résistance des hybrides de salmonidés (mâles
de saumon de fontaine et les femelles de la truite fario) afin de déterminer leur optimum et leur
résistance thermique d’élevage.
L’objectif général de cette étude est de déterminer l’optimum thermique d’élevage des hybrides
de truites face au changements climatique.
La croissance est définie sur le plan métabolique comme étant la part d’énergie utilisée par un
sujet pour accroitre la masse pondérale et la longueur corporelle (Lévêque et Paugy, 2006).
Chez les poissons, il existe plusieurs critères permettant de caractériser la croissance : le poids
corporel, la longueur, le facteur de condition (K±=P/L3) ou encore les stries otolitiques. En
production aquacole, le poids reste le facteur le plus important et le plus utilisé. Pour mesurer
la croissance qui est une des premières caractéristiques à avoir suscité l’intérêt des généticiens,
pour sélectionner les souches les plus performantes sur ce caractère.
La croissance reste étroitement corrélée aux quantités d’aliment ingérées (Grima, 2007). C’est
ainsi que chez une carpe d’un poids corporel de 80g, les besoins énergétiques d’entretien
peuvent passer de 28 à 67 KJ par kg et par jour lorsque les températures varient de 10°C à 20°C
(Médale and Guillaume, 1999). Selon les mêmes auteurs, chez Oncorhynchus mykiss par
2
exemple, la quantité d’énergie requise pour produire un kilogramme de poids corporel est
comprise entre 15 et 16 KJ à 8°C et entre 17 à 19 KJ entre 15 et 18°C.
Figure 1 : Effet de la température de l’eau sur les dépenses énergétiques chez différentes
espèces en fonction de leur environnement (Brett, 1972, cité par Médale et Guillaume, 1999).
3
(bars), les Sparidés (daurades), les Mugilidés (mulets) et les Scianidés, les Scophthalmidés
(turbot) qui sont des espèces aquacoles par excellence (Bromage et al., 2001).
Pour une croissance normale voire optimale, le poisson doit pouvoir se retrouver dans son
optimum thermique. Pour une espèce donnée, il est défini une zone thermique possédant un
optimum vital et des limites en dehors desquelles la température est néfaste et peut conduire
non seulement à un point de non-retour, mais aussi et surtout à la mort du poisson. De ce fait,
d’après Tissot et Souchon (2010), les espèces piscicoles répondent de trois façons différentes
face à la température du milieu qui les entoure : la tolérance, la résistance et la préférence
permettant tous de définir trois zones dans ce que l’on appelle un « polygone thermique de
tolérance » qui sont : la zone de tolérance, la zone de résistance et la zone de mort instantanée.
Ce polygone est réalisé en fonction de la température létale et de celle d’acclimatation et permet
de mettre en évidence la zone de tolérance thermique, c’est-à-dire la surface comprise dans le
polygone, dans laquelle l’espèce peut survivre et trouver son optimum thermique (Figure 2).
En dehors de ce polygone thermique, ce sont les températures létales maximales et minimales
pour l’espèce. Une acclimatation à basse ou haute température d’une espèce provoque une
diminution ou une augmentation de sa limite létale. Au sein de l’enveloppe de tolérance
thermique, il existe l’optimum thermique de croissance, de reproduction et du préférendum
thermique.
5
Figure 4 : Exemple de l’effet de la température sur le taux spécifique de la croissance
d’Oreochromis niloticus de différentes gammes de poids corporels pour les rations alimentaires
maximales (Rougeot, 2021)
6
Tableau 1 : Exigence thermique de quelques poissons des rivières d’Europe (d’après
Gest’eau, 2007) modifié.
Température Températures létales maximales
Température préférées létale pour (DL50) pour des poissons adultes
Développement les œufs acclimatés à
Espèces Œufs Alevins Adultes Pontes 5°C 15°C 20°C 25°C 30°C
Anguille 8-26 30 37
Carpe 12,5- 17 - 32 10-30 17-18 32,5 29 35 35,8 40,6
30
Brème 8 -23 8-28 8-23 31 35
Chevaine 8-25 27 29,8 33 37
Carassin 27 24 37,6
Goujon 27,2 28,6 30,8
Tanche 20-26 19-25 30,2 32 33 27
Gardon 5 - 20 8-25 5-10 28,5 31 34,5 35,5
Rotengle 18-24 34 36,4 37
Bouvière 16-21 35,5 37
Brochet 7-16 8 - 23 9-25 11-15 22 32,2 33,7
Perche 8-25 12-18 24 24 28 29,7 31,4
Sandre 12-18 12 -18 12-26 12-18 30
Truite 4-6 12,4 10-17,6 0,5-9 12 ,5 26 28,3
fario
Truite 6- 8 - 14 10-18 6-10 20-25 25,5 28,6 29,5
arc-en- 14,4
ciel
Ombre 8-10 12-18 22,5
Poisson- 33,1 35
chat
Lotte 0,5-1 21
Chez ces salmonidés, de fortes interactions sociales surgissent lorsque les densités d’élevages
sont faibles tout ceci permet aux individus dominants d’impacter négativement le reste de la
cohorte en termes de prise de nourriture donc d’efficacité alimentaire amenant les individus à
augmenter leur activité de même que leur dépense énergétique pour se nourrir (Alanara and
Brannas, 1996 ; Kestemont and Baras, 2001).
7
4. Pathologie chez les salmonidés
La pathologie est la branche de la médecine qui traite les causes ainsi que les symptômes des
maladies. On doit donc appeler maladie chez les poissons, des troubles ayant à leur origine
l’action nocive de parasites, de bactéries, de virus et parfois en pisciculture de la nutrition,
lesquels se manifestent par des anomalies du comportement et (ou) de l’intégrité corporelle, qui
se répètent dans des populations et aboutissent généralement à une mortalité plus ou moins
rapide, en l’absence de toute pollution ayant un effet toxique direct sur l’animal (De Kinkleli et
Gerard, 1972).
Le Centre National pour l’Exploitation des Océans en élaborant les fiches Biotechniques
d’aquaculture des salmonidés en 1983 estime qu’on pourrait classer les maladies des
salmonidés (Saumon de fontaine, la truite arc-en-ciel et la truite commune) suivant leur
morphologie et physiologie. Ainsi donc chez les larves, nous retrouvons la saprolégniose
(mousse ou fongus) qui se manifeste par le développement, sur les œufs et les poissons blessés
d’un champignon du genre Saprolegnia. La costiase fréquemment constaté chez les alevins
après résorption de la vésicule où le parasite se fixe sur les branchies et la surface du corps. On
retrouve également la maladie de la tache blanche causée par une carence en calcium et qui
apparait sur la vésicule des alevins près du cœur, ce qui rend immobile ces derniers sur le fond
entrainant la mort. Chez les juvéniles, on recense les maladies bactériennes telle que la vibriose
due à un vibrion et qui apparait avec les premières chaleurs avec une incidence qui croît avec
la température. C’est une maladie qui se manifeste par une diminution de l’appétit du poisson,
l’apparition d’hémorragies à la base des nageoires pectorales et ventrales. La furonculose est
aussi une maladie bactérienne d’eau douce que l’on retrouve chez tous les salmonidés avec des
lésions et symptômes comparables à ceux de la vibriose mais seule la reconnaissance du germe
rend possible le diagnostic. Quant aux maladies virales, elles restent essentiellement basées sur
la Septicémie hémorragique virale (SHV) qui développe si la température de l’eau d’élevage
reste comprise entre 8 et 10°C avec des mortalités pouvant atteindre 80% du cheptel. Les
maladies parasitaires quant à elles sont généralement causées par le pou de mer (copépode) qui
entraîne des lésions externes de même que des mortalités.
A l’âge adulte ou à la taille de maturité sexuelle, on retrouve les maladies bactériennes dont la
mycobactériose causée par une bactérie du genre mycobactérium, la furonculose causée par
Aeromonas Salmonicida, la vibriose qui se développe si la température est supérieure à 10°C.
Les maladies virales restent baser essentiellement sur la Septicémie hémorragique virale (SHV),
la nécrose pancréatique infectieuse désorganisant le tissu pancréatique ; la nécrose infectieuse
8
des tissus hématopoïétique. La saprolégniose reste aussi une maladie parasitaire qu’on retrouve
chez les poissons adultes. Selon Baldwin et al. (2000), Myxobolus cerebralis (parasite) entraine
des lésions sévères chez des juvéniles de la trute fario tandis que la Nécrose Pancréatique
Infectueuse NPI est causée par un Birnavirus chez le saumon ainsi que chez la truite (FAO
2016b et FAO 2016c). Flavobacterium columnare est une bactérie à Gram négatif responsable
d’énormes pertes économiques en aquaculture chez les truites (Evenhuis et al., 2016) tandis
que le pou marin causé par Lepeophtheirus salmonis et Caligus sp des ectoparasites est présent
bien chez le saumon que chez la truite (FAO 2016b et FAO 2016c).
Chez les espèces d’eau froide en général et chez les salmonidés en particulier, de fortes
températures favorise l’apparition des parasites dont Ichthyophtirius multifiliis, En effet,
Ichthyophtirius multifiliis est un protozoaire, ectoparasite commun des poissons d’eau douce
d’élevage (Buchmann et al., 2001). Il est l’agent responsable des points blancs ou
ichtyophthiriase chez les poissons d’élevage (Jorgensen, 2017). D’après Escher (2011), ce
parasite vit dans la peau du poisson, s’enkyste et se divise après 20 heures environ, des milliers
de nouveaux parasites qui peuvent infester à nouveau les poissons sont formés et lors de
l’infestation d’un poisson, le parasite se fixe en profondeur dans la peau et devient inaccessible
pour le traitement (Figure 6).
D’après Buchmann et al., (2001), le cycle de vie du parasite est divisé en trois étapes distinctes :
le trophont qui réside et s’alimente à l’intérieur de l’épiderme de l’hôte où il peut acquérir un
diamètre allant jusqu’à 1mm. Le trophont mature s’échappe le plus souvent de l’épiderme vers
les eaux douce environnantes où certains parasites s’installent et se développent en tomonts
enkystés. A ce stade, de nombreuses cellules filles, les tomites se forment avec un nombre allant
de 50 à quelques milliers. Devenues theronts avec une longueur variante entre 20 et 60 µm, ils
s’échappent du kyste et deviennent prêt à infecter le poisson. Cependant, selon Wagner (1960),
ces différentes étapes du cycle de vie sont extrêmement variables en fonction de la température.
C’est ainsi par exemple que la libération des fronts d’un trophont est de 9jours à 5°C tandis que
ce temps est réduit à 18h à 25°C.
9
Figure 2 Figure 5 : Cycle de vie de Ichthyophtirius multifiliis Figure 3 Manifestation de Ichthyophtirius multifiliis dans l’eau et
d’après Dickerson, 2016. sur leFigure 6 : Manifestation
poisson d’après Escher, 2011. de Ichthyophtirius
Figure 5 : Cycle de vie de
multifiliis dans l’eau et sur le poisson d’après
Ichthyophtirius multifiliis d’après
Escher, 2011.
Dickerson, 2016.
10
hybridation dont les descendants sont stériles n’aura pas de conséquences génétiques plus tard
bien, bien qu’il faille se méfier d’un diagnostic trop rapide de stérilité basé sur l’analyse
morphologique de peu d’individus par exemple. Les américains se sont livrés ces dernières
années à des essais de croisement entre les diverses espèces de salmonidés notamment, Truite
arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), Saumon de fontaine (Salvelinus fontinalis), Cristivomer
namaycush (Salvelinus namaycush), la Truite commune (Salmo trutta). C’est ainsi, par exemple
l’hybridation entre Salvelinus namaycush et Salvelinus fontinalis donne un pourcentage
d’alevins à l’éclosion de 28% tandis que l’hybridation entre la Salmo trutta et Salvelinus
fontinalis donne 5% comme pourcentage d’alevins à l’éclosion (Buss et Wright, 1956). Pour
(Chevassus, 1979 in Guillot, 2000), l’hybridation entre Salmo trutta et Salvelinus fontinalis
donne quelques survivants bien qu’une amélioration du taux de survie soit possible plus tard.
Cependant, en dehors du taux de survie, l’hybridation entre Cyprinus carpio avec Labeo rohita
donne des hybrides stériles qui présentent de bonnes performances de croissance (Khan et al.,
1990). En effet, la stérilité permet de retarder la maturité sexuelle ou de l’inhiber complètement
en améliorant les paramètres de croissances et la qualité organoleptique du poisson.
L’hybridation présente aussi d’autres avantages en aquaculture. Elle permet par exemple de
créer des individus capables de vivre et de se reproduire en eau salée. D’après Baroiller (1997),
la F1 issue d’un croisement entre Oreochromis niloticus et Sarotherodon melanotheron
présente des performances intermédiaires et résistante à l’eau salée. De même, plusieurs
croisements avec le saumon du Pacifique (Oncorhynchus spp) ont permis d’obtenir des
individus adaptés au milieu marin (Bartley, et al., 1997). La création d’hybrides pourrait être
aussi dans le but d’obtenir des individus résistants aux variations de températures mais aussi
aux maladies. C’est ainsi qu’une hybridation entre l’hybride issu d’un croisement entre O.
niloticus x O. aureus reste résistant aux faibles températures que O. aureus (wohlfarth,1994).
Les poissons issus d’un croisement entre une femelle de Oncorhynchus mykiss et un mâle de
O. kisutch résistent à la septicémie hémorragique virale (Guillot, 2000).
11
Figure 7 : Variabilité et la fertilité des hybrides interspécifiques de Salmonidés entre les genres
Salvelinus, Salmo et Oncorhynchus (Chevassus,1979 in Guillot 2000)
La truite commune, Salmo trutta est une espèce de poisson bien connue en Europe. C’est une
espèce présente de l’Islande à l’Oural et jusqu’au bassin méditerranéen au sud.
12
Dans la région Est, la distribution naturelle du poisson s’étend de l’Anatolie (Turquie)
jusqu’aux sources de l’Amu-Darya et le Nord de de l’Iran (Ovidio, 1992). Son dos est de
couleur brune aux reflets dorés ou argentés, ses flancs blanc-jaunâtre, et tachetés de points
sombres et rouges à liséré clair. Elle peut changer de couleur en fonction du milieu dans lequel
elle vit : c’est le mimétisme. La truite fario vit dans des eaux fraiches de 0 à 20°C avec une
température létale de 22°C et un milieu riche en oxygène dissout de supérieur à 6 mg/L
(Baglinière et al., 2001). Elle reste essentiellement carnivore avec une source d’aliment faite de
d’invertébrés benthiques. Le poisson possède soit un cycle sédentaire en trouvant tout ceux dont
il a besoin pour sa reproduction et sa croissance dans les rivières ou elle reste migrante de la
mer vers la rivière pour sa croissance et sa reproduction (Ovidio, 1992). D’après Elliot (1994),
la truite commune entre en période de frai de novembre à février dans des cours d’eau froide
oxygénée, faits de substrat graveleux. Chez le poisson, l’une des parades sexuelles chez la
femelle est le battement répété de la nageoire caudale au-dessus du substrat en creusant dans la
gravière puis en attirant plusieurs mâles mâtures capables de se battre afin d’avoir accès à cette
femelle (Frost et Brown, 1967). D’après (Elliot, 1994 in Ovidio 1999) au cours de leur vie, les
poissons maturent se reproduisent en moyenne deux à trois fois avant de mourir. Un frayer peut
contenir plusieurs poches d’œufs séparés chacune par des amas de graviers. Les œufs féconds
se développent progressivement et restent protéger par des graviers qui les recouvrent avec une
phase d’incubation assez longue d’environ 410°j. (Ovidio, 1999). A l’éclosion, la taille des
alevins varie entre 15 et 25 mm et les juvéniles et effectuent des déplacements plus ou moins
importants vers l’aval du cours d’eau dans les zones adaptées à leur taille et à leurs besoins.
En aquaculture de la truite fario, l’obtention des juvéniles se fait à travers une reproduction dite
artificielle. En effet, les géniteurs mûrs (1500 à 4000 œufs par kilogramme de poids corporel)
sont sélectionnés à l’avance. Les œufs obtenus par pression de l’abdomen de la femelle sont
immédiatement recouverts par la laitance du mâle. Le tout est alors mélangé avec précaution
puis versé dans un récipient contenant de l’eau ordinaire. Une nouvelle agitation des œufs
intervient à nouveau suivie d’un repos de 20 à 30 minutes ; l’excès de laitance est éliminé par
lavages successifs des œufs. Ces derniers, débarrassés des impuretés, sont rangés en une seule
couche sur les claies. Ils mesurent 4 et 6mm. Le temps s’écoulant entre la fécondation et
l’éclosion dure en moyenne entre 31 et 35 jours avec des alevins mesurant 12 à 16 mm.
13
FigureFigure
9 : Salmo
5 Salmo trutta, aquaponiefrance.com
trutta, aquaponiefrance.com
Le Saumon de fontaine est une espèce de poisson de la famille, des Salmonidés appartenant à
la sous-famille des Salmoninae (Scott and Crossman, 1973). L’espèce est originaire des
ruisseaux montagneux du versant Est de l’Amérique du Nord. C’est également une espèce
combative ayant une chaire de qualité, ce qui fait d’elle l’une des espèces les plus recherchées
pour la pêche sportive.
Le poisson possède une coloration caractéristique : un dos brun verdâtre vermiculé de vert pâle,
des flancs gris verdâtre ponctués de jaune-vert et de points rouges cerclés de bleu vif, ventre
rosé (Spillmann, 1961). Le Saumon de fontaine vivant dans des eaux froides (18 à 20°C,
présente une croissance très rapide lorsqu’il est introduit en eau vierge avec une robe colorée
très appréciée des pêcheurs et consommateurs (Cuinat, 1971). Selon le même auteur, la femelle
pond généralement et ceci de manière précoce à l’âge de 2 ans tout au moins en raison des
surexploitations. L’espèce peut bien se reproduire dans certains lacs ou étangs sans truites et
peu pêchés avec ainsi donc des acclimatations réussies permettant donc aux poissons de se
reproduire dans ces plans d’eaux (Vivier, 1955).
14
Figure 11 : Salvelinus fontinalis, aquaponiefrance.com
15
II. Matériel et Méthodes
2.1. Matériel
2.1.1. Site d’expérimentation
2.2. Méthodologie
2.2.1. Origine des juvéniles
Les juvéniles de poids corporel moyen de 44,3± 10,7g (1ere expérience) et de 53,5 ± 15,06 g
(2eme expérience) utilisés au cours de la présente étude proviennent de la pisciculture du
Chabotais alimentée en eau par un petit affluent de la Semois. Les juvéniles (hybrides) sont
obtenus dès suite d’un croisement entre une femelle truite fario (Salmo trutta) et un mâle de
saumon de fontaine (Salvelinus fontinalis). Ils ont été transférés au CEFRA le 11 mai 2021 et
acclimatés dans un bac de volume 1,6 m3 à une densité de 20kg/m3 alimenté en eau de puits à
une température de 15°C.
16
Figure 12 : Photo de quelques hybrides de salmonidés (Photo Clovis hountcheme, CEFRA)
Le dispositif expérimental était constitué de 8 bacs de capacité 100L dans lesquels les juvéniles
sont repartis à raison de 40 individus par bac (biomasse de 21kg/m 3). Quatre traitements
thermiques sont appliqués : 16°C (T16), 20°C (T20), 24°C (T24), 28°C (T28). Le traitement
T16 est considéré comme un traitement témoin. Chaque traitement est appliqué en duplicat et
la mise en charge a été faite de sorte que les deux bacs constituants un traitement puissent être
l’un à côté de l’autre (figure 13).
Des résistances thermiques contrôlées par des thermostats sont installées pour les lots T20, T24
et T28 afin de maintenir la température aux valeurs expérimentales. Tous les bacs sont
alimentés par une arrivée d’eau froide et une arrivée d’eau chaude et d’un système d’aération
17
afin de maintenir le taux d’oxygène dissous dans les normes tolérées par la truite (9-14mg/l).
Le niveau de l’eau dans chaque bac est maintenu constant et l’augmentation de la température
est de 2°C/jour à partir de15,5°C.
Un traitement
2 4 6 8
Alimentation en eau froide
Alimentation en eau
chaude
1 3 5 7 Un bac de traitement
Les poissons sont nourris avec un aliment extrudé de marque Coppens et de granulométrie 3mm
(41,7 % de protéines ; 29 % de matières grasses ; 1,1 % de cellulose brute ; 6 % de cendre
brute ; 0,94 % de phosphore ; 1 % de calcium et 0,4 % de sodium.)
La ration est calculée en fonction du poids moyens des poissons ainsi que l’effectif dans chaque
bac. Le taux de rationnement appliqué est celui du fabricant d’aliment. Ainsi la ration 35g par
exemple obtenue par calcul est distribuée 5 fois par jour. Le reste de la ration non consommée
est pesée le lendemain afin de quantifier la quantité d’aliment consommée par les poissons pour
chaque bac de traitement.
18
l’évaluation de l’ensemble de la biomasse est faite tous les quinze jours afin de suivre la
croissance des poissons et de réajuster ainsi la ration de ces derniers.
2.2.5. Pathologie
Ainsi donc au cours de cette expérimentation, nous avons vérifié tous les deux jours l’absence
de ce parasite suite à un frottis cutané (prélèvement de mucus) avec une lame microscopique et
observée au microscope optique l’éventuelle apparition de parasites dans les différents
traitements. Ces observations et les comptages de parasites ont été faits au grossissement 4
x/0,10. Lorsque ces points blancs sont observés sur les poissons, un traitement leur est appliqué
par le biais du bac de charge qui alimente en eau les lots T20, T24 et T26°C. Ce traitement
préparé à l’avance est constitué de 4g de vert de malachite et 1l de formol 40%. Ainsi le bac de
charge de volume (0,5 reçoit 50 ml de la solution préparée tous les 5 jours.
19
2.2.7 Analyse et traitement des données
2.2.7.1. Méthode de calculs : paramètres d’évaluation et de consommation alimentaire
Gain de poids journalier (GPJ en g) = (Poids en fin d’expérience – Poids initial) / Durée
d’expérience en jours.
Les Taux de Survie (TS en %) = (Nf / Ni) x 100 avec Ni = Nombre initial d’individus et Nf =
nombre final d’individus.
Les différentes analyses statistiques sont réalisées avec le logiciel R (version 4.0.5). Les
différentes données récoltées sont encodées en utilisant un tableur Excel. Une analyse
descriptive (moyenne ± écart type) est faite pour évaluer les variations environnementales au
cours de l’expérimentation. Mais avant cela, le test de Hartley est utilisé afin de vérifier
l’homogénéité des variances. Les poids moyens obtenus, le taux de croissance spécifique,
l’indice de conversion alimentaire ainsi que les taux de survie ont été comparés à travers un test
d’Anova1 au seuil de significativité de 5 %.
20
III. Résultats et Discussion
3.1. Résultats
Expérience 1.
Cependant, l’évolution journalière des températures moyennes (figure 16) montre que la
température a été plus ou moins constante au niveau du traitement 16 tandis que qu’elle a fluctué
et évolué progressivement au cours des traitement T20, T24 T26.
21
30
25
Températures (°C) 20
15
10
0
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9 J10 J11 J12 J13 J14 J15 J16 J17 J18 J19
Jours
Au cours de la première expérience, le taux d’ammoniac a varié entre 0,67 et 1 mg/l avec une
moyenne de 0,85±0,09 mg/l. Les nitrites ont quant à eux varié entre 0,03 et 0,9 mg/l avec une
moyenne de 0,54±0,2mg/l. Ils sont restés dans la gamme de tolérance de l’espèce.
La survie des hybrides de salmonidés a varié d’un traitement à un autre (figure 17). Les taux de
survie sont restés constants au cours de la première quinzaine d’élevage. Les meilleurs taux de
survie (95% et 100%) ont été obtenus pour les plus basses températures de 16 et 20°C. Aux
deux plus hautes températures, 24 et 26°C, les poissons n’ont pas survécus après la première
quinzaine de l’expérimentation (figure 18). Une analyse de la variance révèle qu’il y a une
différence significative de ces taux de survie entre les traitements thermiques (p<0,05).
22
100
90
80
Figure 17 : Evolution journalière des taux de survie en fonction des traitements thermiques au
cours de l’expérience 1.
100
90
80
Taux de survie (%)
70
60
50
40
30
20
10
0
T16 T20 T24 T26
Traitements
Expérience 2
23
et 27,2 (moy = 24,7±2,5 mg/l) dans le traitement T26. Quant au taux d’oxygène dissous, il varie
6,8 et 11 mg/l (moy = 8,5±0,7 mg/l) au niveau du traitement T16, entre 5,1 et 10 mg/l (moy =
7,4±0,8 mg/l) au niveau du traitement T20, entre 6 et 9 mg/l (moy = 7,1±0,6 mg/l) au niveau
du traitement T24. Il varie enfin entre 6 et 9,5 mg/l (moy = 7,2±0,6 mg/l) dans le traitement
T26.
24
35
30
25
Températures (°C)
20
15
10
5
0
J27
J30
J33
J10
J11
J12
J13
J14
J15
J16
J17
J18
J19
J20
J21
J22
J23
J24
J25
J26
J28
J29
J31
J32
J34
J35
J1
J2
J3
J4
J5
J6
J7
J8
J9
Jours
T16 T20 T24 T26
Au cours de la deuxième expérience, le taux d’ammoniac a varié entre 0,5 et 2,9 mg/l avec une
moyenne de 0,8±0,4 mg/l. Les nitrites ont varié entre 0,02 et 0,22mg/l avec une moyenne de
0,12±0,05mg/l. Ils sont restés dans la gamme de tolérance de l’espèce.
100
90
Taux de survie (%)
80
70
60
50
40
30
20
10
0
J30
J10
J11
J12
J13
J14
J15
J16
J17
J18
J19
J20
J21
J22
J23
J24
J25
J26
J27
J28
J29
J31
J32
J33
J34
J35
J7
J1
J2
J3
J4
J5
J6
J8
J9
Jours
Figure 20 : Evolution journalière des taux moyens de survie pour chaque traitement au cours
de l’expérience 2.
Ainsi, le taux de survie des hybrides de salmonidés a aussi varié d’un traitement à un autre
(figure 21). Au cours de la première quinzaine d’élevage, ce taux a varié entre 80% et 100%
pour l’ensemble des traitements. Au-delà de 15jours d’élevage, ces taux de survie diminuent
25
progressivement en fonction des traitements thermiques (figure 20). Les meilleurs taux de
survie (78,7 et 86,3%) ont été obtenus dans les traitements T16 et T20 respectivement (figure
21). Une analyse de la variance révèle qu’il y a une différence significative entre les traitements
(p<0,05).
100
90
80
Taux de survie (%)
70
60
50
40
30
20
10
0
T16 T20 T24 T26
Traitements
Figure 21 : Taux moyens de survie finale par traitements thermiques au cours de l’expérience
2.
Les premiers points blancs sont détectés dans le traitement T26 à partir du 13ème jour
d’expérimentation 2±1,5 (figure 22). Dans le traitement T24, les premiers points blancs sont
observés au jour 15 d’expérimentation 2,3±2,3. D’une manière générale, il n’y avait pas eu de
points blancs au niveau dans les traitements T20 et T16.
26
40 100
90
15 40
30
10
20
5 10
0 0
J7 J9 J11 J13 J15 J17 J19 J21 J23 J25 J27
Les différents résultats obtenus sur les performances de croissances des juvéniles de salmonidés
soumis à quatre différents traitements thermiques sont résumés dans les tableaux 4. Au cours
de cette expérience, le poids moyen final et le taux de croissance spécifique sont respectivement
de 55,4±0,7 g ; 1,5±0,09 %/j au niveau du traitement T16. Quant au traitement T20, le poids
moyen final est de 53,3±0,17 g avec un taux de croissance spécifique de 1,2±0,02 %/j.
Expérience 2
27
58,6±0,8 g, 48,5±3,5 g ; 40±40 g respectivement pour les traitements T16, T20, T24 et T26.
Les taux de croissance spécifiques sont de 0,4±0,2 et 0,3±0,04 respectivement pour les
traitements T16 et T20. Bien qu’au cours de la vidange des différents bacs de charge, une partie
de l’aliment non ingéré soit évacué, la quantité d’aliment consommé par les hybrides de
salmonidés n’ont pas permis une croissance optimale en témoigne les différents indices de
consommation obtenus qui sont restés négatif. Ceci a été aussi favorisé par les différentes
mortalités enregistrées et la chute de la crépine qui a favorisé la sortie de quelques juvéniles des
bacs de traitements.
La figure 23 présente l’évolution des poids moyens individuels des hybrides en fonction des
différents traitements thermiques au cours des trente premiers jours d’expérimentation. De
façon générale, l’analyse du graphe montre une croissance plus ou lente au cours de la première
semaine d’élevage des hybrides de salmonidés en raison d’une variation lente de la température
des milieux d’élevage. Après la première quinzaine d’élevage au cours de laquelle les
températures expérimentales ont été atteintes, on note une très faible croissance au niveau des
traitements T16 et T20. Les performances de croissances les plus élevées ont été obtenues au
cours du traitement T16 avec un taux de croissance spécifique de 0,40±0,21%/jr et un gain de
poids de 8g au terme de l’expérimentation.
28
70
60
Figure 23 : Evolution du poids corporel moyen individuel (g) des hybrides de salmonidés en
fonction de la température au cours de la deuxième expérience.
29
IV. Discussion
Dans tout système d’élevage, la température apparait comme le principal facteur qui contrôle
la survie, la croissance et l’apparition des pathologies. Cependant, d’après Saint-Vill (2005), la
température optimale de croissance varie avec le poids corporel de l’espèce. Ainsi, en menant
cette étude de détermination de l’optimum thermique d’élevage des hybrides de salmonidés de
poids moyens 44,27± 10,71g (1ere expérience) et de 53,5 ± 15,06 g (2eme expérience) nous
sommes parvenus à un certain nombre de résultats qu’il faudrait discuter.
D’une manière générale, quatre différentes températures ont été testées à l’issue de cette étude.
La variation de la température était étroitement liée aux objectifs de l’étude. Néanmoins, les
différents taux d’oxygènes enregistrés sont restés dans les normes tolérées par les salmonidés
en général. En effet, lorsque la concentration d’oxygène dissous diminue en dessous des besoins
du poisson, ce dernier ne peut plus convertir l’énergie qu’il reçoit, et il en résulte une baisse de
la croissance, de l’efficacité alimentaire et des capacités de nage avec des mortalités qui
surviennent (Jones,1971). Ainsi pour Wedemeyer (1996) une concentration en O2 inférieur à
4mg/l prédispose à la maladie bactérienne des branchies. De plus, bien que les poissons d’une
espèce donnée, avec une taille donnée aient besoin de plus d’oxygène dans de l’eau chaude que
dans de l’eau fraiche en raison d’une augmentation de leur métabolisme dans l’eau chaude
(variation de température), la concentration minimale recommandée en oxygène dissous pour
les salmonidés en général et pour la truite arc-en-ciel doit être comprise entre 5-6 mg/l (Colt et
Tomasso, 2001). Les taux élevés de l’ammoniac (2,9 mg/l) et de nitrites (0,9 mg/l) sont dus aux
au fait que les poissons ne mangent pas bien en témoignent les différents taux de conversion
alimentaire faibles et même négatif. Or une toxicité aigüe à NH3 par exemple touche le système
nerveux central du poisson avec les troubles neurologiques (Randall et Tsui, 2002) ; c’est donc
la raison pour laquelle la ration servie aux poissons est revue à la baisse en fonction des
traitements thermiques
Une température optimale favorise une bonne croissance et un taux de survie élevé. Les
salmonidés en général présentent en milieu naturel, la plus faible tolérance thermique (1- 4°C),
un optimum thermique comprise entre 10 et 15°C suivant les espèces et un maximum de 15 à
20 °C. Cependant selon Elliot (1991), les juvéniles du saumon atlantique tolèrent sur une
30
période de 7jours une température de 27,8 °C tandis que les températures variantes entre 30 et
33°C ne peuvent être tolérées que sur 10 min.
Au cours de la deuxième série d’expérimentation, nous avons constaté une diminution du taux
de survie en fonction de la température. Les plus faibles taux de survie (1,6±1,6 ; 26,3±13,8)
ont été enregistrés au cours des traitements T26 et T24. Cependant les forts taux de survie
(86,3±6,3 ; 78,8±21,3) respectivement dans les traitements T20 et T16. Dans ces traitements en
dehors de deux mortalités enregistrées dans le second bac du traitement T20, aucune autre
mortalité n’a été notée dans ces traitements. Par contre ces différents taux de survie sont dus
aux poissons ayant disparu en raison de la chute de la crépine des différents bacs d’élevage. A
températures égales, nos résultats semblent être meilleurs que ceux obtenus par Chevassus et
al., (2008) qui ont trouvé des taux de survie de 41,2% chez les hybrides de issus d’un croisement
entre l’omble de fontaine et la truite fario à 17°C de 100 jours à un an. Contrairement aux
hybrides, les poissons de 100 jours à un an avaient pour taux de survie 44,6%, 50,1%
respectivement pour l’omble de fontaine et la truite fario. D’après Amon et al., (2020), ces
mêmes constats ont été observés pour les hybrides de Oreochromis niloticus avec Sarotherodon
melanotheron qui présentent des taux de survie (100%) supérieur à leur parents (83,33%). Il
apparait alors que chaque espèce ne peut vivre et survivre qu’au sein d’une plage de température
bien définie et la plage des températures optimales pour la croissance est encore plus étroite
(autour de 16°C pour la truite et 25°C pour la carpe). Cependant il n’est pas exclu que l’optimum
puisse varier suivant les populations, comme le suggère la sélection réussie d’une souche de
carpe résistante au froid (Vandeputte et Launey 2004).
De façon général, un faible taux de croissance a été observé au cours de la première semaine
d’élevage coïncidant avec la variation progressive de la température d’élevage (2°C/jr). Bien
que la température affecte positivement la croissance des truites dans les cours d’eau frais
(Vøllestade et al., 2002), elle représente également l’un des facteurs agissants sur le
métabolisme et l’activité des truites (Jensen et al., 2000). Ainsi pour une bonne croissance des
hybrides de salmonidés, les recommandations de Piter et al., (1982) stipulent que la zone
optimale de température pour la croissance des salmonidés varie quelque selon les espèces, elle
se situe entre 7°C et 17°C pour les espèces d’eau froide dont la truite, l’omble et le saumon.
Pour ces auteurs, le mélange d’eau souterraine et de surface permet d’obtenir la meilleure
croissance pour une truite qui pourrait dépasser 1000g à 18 mois d’âge. Le taux de croissance
dépendant le plus souvent de la taille initiale ou poids initial, nos performances obtenus pour
ce qui est du taux de croissance spécifique (0,26±0,037 ; 0,4±0,21) respectivement au cours de
31
traitements T20 et T16 sont inférieurs qu’à ceux obtenues par (Richard, 2014) qui ont utilisé
des juvéniles de truite Salmo trutta de taille moyenne supérieure à 60 pour un empoissonnement
de trois différentes rivières. Ces valeurs du taux de croissance variaient entre 0,4 et 0,9 avec un
SGR des individus 0+ (1ere année de vie) supérieur à celle étant dans leurs seconde, troisième
année de vie. Nos faibles taux de croissance pourraient être liés aussi au système expérimental
à travers le confinement, l’absence de courant d’eau surtout que les salmonidés de façon général
et les truites en particuliers adoptent des migrations en milieu naturel au cours desquelles elles
cherchent à remonter le courant de la rivière à travers des sauts.
Température et pathologies
D’une manière générale, à l’issu de cette étude, de fortes températures (24°C, 26°C) ont induit
la mortalité d’une grande partie des poissons expérimentaux. Ces fortes températures ont
favorisé l’apparition de point blancs sur les poissons des traitements T26 et T24. En effet, ces
différents points blancs dont l’apparition varie en fonction de la température d’élevages sont
causés par un parasite qui induit un impact économique très important sur des entreprises
aquacoles (Shinn et al., 2015). Ichthyophthirius mutilifilis est un parasite obligatoire des
poissons d’eau douce provoquant l’apparition de points blancs, une maladie induite par de fortes
températures 15°C à 25°C (Noga, 2014). Cela conduit en effet à une forte mortalité et de lourde
perte économique dans l’aquaculture de la carpe et de la truite (Mallik et al., 2015 ; Buchmann,
2009). C’est donc ces fortes températures qui auraient favorisé l’apparition des points blancs
au cours de cette étude entrainant les différentes mortalités enregistrées. Cependant, d’après
Ruider et al., (1997) le vert de malachite paraît être le produit le plus efficace pour le contrôle
des ectoparasites des poissons. Malheureusement, ce produit est totalement interdit en
pisciculture de production et ne peut donc pas être utilisé.
Au vu de nos résultats, nous ne sommes pas en mesure de dire si les mortalités importantes sont
dues aux températures élevées ou à l’apparition des points blancs. Quoiqu’il en soit, même ces
hybrides de salmonidés ne supportent pas, en milieu expérimental, des températures égales et
supérieures à 24°C.
32
Conclusion
Au terme de la présente étude, les valeurs enregistrées pour les paramètres physico-chimique
de l’eau révèlent que les températures 26°C et 24°C sont létales pour les hybrides de
salmonidés. Ces températures favorisent l’apparition et la croissance de Ichthyophthirius
mutilifilis, un parasite qui fait apparaitre des points blancs qui ont eu simultanément d’effet
négatif sur la survie et la croissance des poissons. Bien que les températures de 16 et 20°C ne
sont pas défavorables à la survie des hybrides, les performances de croissances (indice de
consommation alimentaire, le taux de croissance spécifique) restent faibles probablement à
cause du confinement. D’après ces premiers résultats, l’hybridation ne permet pas d’améliorer
la survie et la croissance à haute température et à l’heure actuelle, ne permet pas de répondre à
la demande des producteurs qui souhaitent élever une espèce plus résistante aux hautes
températures.
Nous suggérons une valorisation d’hybridation interspécifique entre la truite fario femelle
(Salmo trutta) avec un mâle du saumon atlantique (Salmo salar) dont les juvéniles tolèrent sur
une période de 7 jours une température de 27,8 °C. Dorénavant, cette étude pourrait être reprise
dans d’autres conditions expérimentales afin d’aboutir à d’autres conclusions pour d’éventuels
éléments de comparaison.
33
Références Bibliographiques
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rainbow trout: The effect of stocking density. J. Fish Biol. 48 :242-254.
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