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Cette étude utilise Gammarus fossarum en cage comme biomoniteur pour évaluer la biodisponibilité des métaux toxiques (Cd, Hg, Ni, Pb) et leur impact sur les densités de gammaridés à l'échelle nationale en France. Les résultats montrent une dégradation des densités de gammarides avec des niveaux croissants de contamination, permettant de déterminer des seuils de contamination biodisponible. L'approche de biosurveillance active est discutée comme un outil efficace pour relier la contamination chimique et les effets écologiques dans les systèmes aquatiques.

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Cette étude utilise Gammarus fossarum en cage comme biomoniteur pour évaluer la biodisponibilité des métaux toxiques (Cd, Hg, Ni, Pb) et leur impact sur les densités de gammaridés à l'échelle nationale en France. Les résultats montrent une dégradation des densités de gammarides avec des niveaux croissants de contamination, permettant de déterminer des seuils de contamination biodisponible. L'approche de biosurveillance active est discutée comme un outil efficace pour relier la contamination chimique et les effets écologiques dans les systèmes aquatiques.

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Gammarus en cage en tant que biomoniteurs identifiant les seuils de biodisponibilité des métaux

toxiques qui affectent les densités de gammarides à l'échelle nationale française

abstrait

Les concentrations bioaccumulées d'éléments toxiques dans les espèces d'invertébrés biomoniteurs
ont déjà été utilisées pour relier avec succès la biodisponibilité des métaux et les altérations des
communautés de macroinvertébrés des cours d'eau à l'échelle du bassin versant. Cependant, la mise
en œuvre de cette approche comparative empirique à une plus grande échelle spatiale reste un défi
en raison de la diversité des contextes biogéographiques englobés par les échelles régionales et
nationales. Nous avons montré dans des études précédentes que l'utilisation d'organismes standard
en cage permet d'utiliser un biomoniteur commun sur une aire géographique bien plus grande, tout
en limitant l'influence des facteurs de confusion sur les niveaux de contamination biodisponible.
Dans cette étude, les niveaux de contamination en Cd, Hg, Ni et Pb évalués par biosurveillance active
avec Gammarus fossarum en cage ont été comparés aux abondances de gammaridés sur site sur 94
sites en France. Sur la base de cet ensemble de données nationales d'essais biologiques in situ, nous
avons d'abord redéterminé les concentrations d'évaluation de fond biodisponibles (BBAC), c'est-à-
dire les concentrations mesurées dans G. fossarum en cage indiquant une contamination
biodisponible significative, que nous avions précédemment définie à l'échelle régionale pour ces
concentrations. quatre éléments métalliques. Les abondances de gammarides sur place ont été
récupérées dans les programmes de surveillance mis en œuvre par les agences françaises de l'eau
pour l'évaluation de l'état écologique de la directive-cadre européenne sur l'eau. Ces abondances ont
été corrigées en fonction de l'influence de la typologie physico-chimique des cours d'eau afin de
permettre une comparaison fiable des densités de gammarides entre sites à l'échelle nationale. Des
tendances claires de dégradation des densités de gammarides avec des niveaux croissants de
concentrations bioaccumulées ont été identifiées pour trois des quatre éléments (Cd, Ni et Pb). Les
concentrations seuils dans les organismes en cage au-dessus desquelles le nombre de gammaridés en
liberté étaient anormalement bas e, à savoir les concentrations d'évaluation écologique
biodisponibles (BEAC) e, ont été déterminées. La fiabilité et la validité des BEAC, leur comparaison
avec les BBAC et leur utilité en termes de priorisation des contaminants, sites de gestion de l'eau
douce, sont discutées.

1. Introduction

La directive-cadre européenne sur l'eau (DCE, Commission européenne, 2000) impose d'atteindre le
bon état des masses d'eau et oblige les États membres à surveiller les tendances des niveaux de
contamination et de l'état écologique des systèmes aquatiques. Actuellement, le suivi repose
principalement sur deux approches principales. Premièrement, l'évaluation de l'état chimique
compare les concentrations dissoutes de contaminants mesurées dans les plans d'eau étudiés aux
normes de qualité environnementale de l'eau (NQE), constituant a priori des valeurs protectrices
pour les communautés biotiques. Deuxièmement, l'évaluation de l'état écologique est construite à
partir de paramètres généraux de qualité physico-chimique et d'indicateurs biologiques grâce à la
détermination normalisée des indices biotiques de plusieurs éléments de qualité biologique
prédéterminés. Cependant, le couplage de ces deux approches complémentaires peut être
insuffisant pour identifier la source spécifique de dégradation écologique liée aux contaminants.
D'une part, les concentrations dissoutes n'informent pas sur les fractions bioaccumulables et
biodisponibles de la contamination environnementale, qui sont directement liées à la toxicité, et par
conséquent, elles sont difficiles à extrapoler en termes d'impacts biologiques. De plus,
l'échantillonnage instantané n'intègre pas la variabilité temporelle de la contamination des cours
d'eau et les niveaux de contaminants tombent souvent en dessous des limites de quantification des
procédures analytiques actuellement disponibles dans les laboratoires. En revanche, évaluer l'état
écologique en étudiant la structure des communautés aquatiques (Norris et Thoms, 1999) est
efficace pour une évaluation écologique globale mais reste insuffisant pour désigner avec précision
les produits chimiques responsables des perturbations écologiques. Cependant, l'identification des
sources de dégradation est cruciale pour la gestion et la restauration. Par conséquent, l'évaluation de
l'impact lié à la contamination de l'environnement nécessite une amélioration des approches
actuellement utilisées et appelle au raffinement éventuel des directives environnementales (Luoma
et Rainbow, 2011; Bervoets et al., 2016). Plus particulièrement, il est nécessaire d'améliorer les outils
de suivi permettant d'établir les relations entre contamination chimique et effets écologiques.

Afin de prendre en compte le niveau de contamination susceptible d'avoir un impact sur les niveaux
supérieurs de l'organisation biologique et donc de déterminer quels contaminants sont
préoccupants, on a constaté une nette tendance à mesurer la contamination dans le biote, ce qui
permet de tenir compte de la biodisponibilité des contaminants (David, 2003 ; Sola` et al., 2004).

Ce faisant, plusieurs études (De Jonge et al., 2013 ; Luoma et al., 2009 ; Rainbow et al., 2012 ; Sola` et
Prat, 2006) ont décrit les relations entre la contamination du biote par les métaux et l'impact sur
l'abondance des macroinvertébrés sensibles aux métaux. Sauf

(2016), les études visant à comparer les données de contamination et la réponse écologique ont été
limitées à un seul bassin versant, en considérant des sites ayant des paramètres physico-chimiques
similaires. Par exemple, les études de Luoma et al. (2009) et Rainbow et al. (2012) comprenaient des
stations hydrologiques caractérisées a priori par une contamination globale dominante par un ou
plusieurs éléments, selon un gradient de contamination décroissant d'amont en aval. Un tel gradient
de contamination clair affectant les stations d'un bassin versant local commun permet de mettre en
évidence le rôle structurant de la contamination biodisponible (niveaux de contamination dans les
organismes indigènes) vers des niveaux organisationnels plus élevés. Cependant, la biosurveillance
passive basée sur les organismes collectés sur le site /terrain se heurte à des limites pour les études à
l'échelle régionale ou nationale. En effet, on sait que la contamination des biotes est très influenced
élevée en raison de facteurs de confusion liés à des paramètres biologiques (par exemple, l'âge, le
sexe, les mouvements et la migration, les adaptations locales aux contaminants environnementaux),
historiques (par exemple, la durée d'exposition) et liés à l'habitat (par exemple, la disponibilité des
aliments, la concurrence inter specific) (Besse et al., 2012).

Ces facteurs peuvent varier d'un site d'étude à l'autre et il est donc difficult de comparer les niveaux
de contamination observés dans les organismes collectés sur terrain/site- et leur interprétation en
termes de contamination bio-disponible (Rainbow, 2002, 2007 ; Van Hattum et al., 1991). Enfin,
l'espèce testée n'est pas toujours présente sur les sites de biosurveillance. À cet égard, la
biosurveillance active constitue une approche pertinente pour évaluer la contamination
biodisponible des sites à grande échelle et les comparer avec précision. L'approche de biosurveillance
active développée par la mise en cage de l'amphipode d'eau douce Gammarus fossarum est une
méthode pertinente pour l'acquisition de données robustes sur la contamination biodisponible dans
les eaux continentales (Besse et al., 2013 ; Urien et al., 2016). Cette approche a été mise en œuvre
avec succès à l'échelle régionale, à partir de laquelle ont été proposées des valeurs seuils pour les
métaux et les composés organiques de G. fossarum (concentrations de fond biodisponibles, ou
BBAC), au-delà desquelles la contamination biodisponible dépasse un niveau de fond régional (Besse
et al., 2013). Dans ce contexte, la biosurveillance active avec des organismes en cage permet de
révéler avec précision les liens possibles entre la contamination de l'eau (concentrations dans les
organismes en cage) et la dégradation des communautés biologiques à l'échelle nationale.

Pour clarifier ces relations, tant les niveaux de contamination que les

les données écologiques doivent être acquises dans des ensembles de données substantiels. Le
travail préalable visait à relier les métaux accumulés et les effets écologiques à une grande échelle
(nationale), en utilisant un ensemble de données de contamination acquises avec le G. fossarum en
cage sur des sites pour lesquels l'abun- dance des gammarides était defined à partir de l'ensemble de
données d'évaluation écologique de la DCE, établi dans le cadre du programme de surveillance des
agences de l'eau françaises. Ces données ont été acquises en routine avec un protocole normalisé
commun (échantillonnage multi-habitats, norme XP T 90e333 de l'AFNOR, 2009) lors
d'échantillonnages réglementaires réalisés dans le cadre des relevés réglementaires de l'indice
biotique des macro-invertébrés français (Mondy

et al., 2012). Dans une étude précédente (Botta et Dulio, 2014), de nombreux sites ont été
sélectionnés par des experts nationaux et par les gestionnaires de l'eau douce pour couvrir la
diversité (en termes de types de rivières, de contamination profile, de pression anthropique) des
sites que l'on peut rencontrer dans les réseaux de surveillance nationaux. Les sites inclus dans la
présente étude sont ceux appartenant à cette étude précédente pour lesquels des données de bio-
accumulation et de bio-indication étaient disponibles. A cet égard, la première l'étape de cette étude
a permis de décrire la typologie des 94 sites étudiés. Nous avons fait l'hypothèse que la diversité des
situations pouvant être rencontrées au niveau national était couverte dans cet ensemble de sites.
Dans un deuxième temps, nous avons utilisé ce large ensemble de données pour compléter et
proposer à l'échelle nationale, les CTAB de G. fossarum pour quatre métaux (Cd, Hg, Ni et Pb) classés
comme substances prioritaires dans le cadre de la DCE européenne, qui ont été first établis dans une
région française (Besse et al., 2013).

Enfin, la troisième étape a consisté à tester si un lien signi fi catif pouvait être établi entre les
concentrations de métaux bioaccumulés dans G. fossarum en cage et les densités de gammaridés sur
site sélectionnées comme premier indicateur de perturbation écologique locale. Nous essayons
notamment d'identifier des seuils de contamination biodisponible (concentrations de métaux dans G.
fossarum en cage) au-dessus desquels une diminution significative apparaît dans l'abondance des
gammarides sur place. L'importance de cette approche pour la classification des sites et la
priorisation des contaminants sera également discutée. Pour cette étude, Gammarus fossarum, une
espèce épibenthique, a été choisie comme espèce test, car il s'agit d'une espèce sentinelle en
écotoxicologie (Kunz et al., 2010), pour laquelle des marqueurs toxicologiques (Trapp et al., 2014;
Chaumot et al ., 2015) et des indicateurs de contamination chimique sont disponibles (Besse et al.,
2013), mais il est également reconnu comme un genre de macroinvertébrés très sensible aux
composés métalliques. Par exemple, les amphipodes (auxquels appartiennent les gammarides)
apparaissent en deuxième position (juste après les cladocères) dans le classement des sensibilités
relatives des taxons d'invertébrés aquatiques aux métaux proposé par Van der Ohe et Liess (2004).

2. Matériels et méthodes

2.1. Sites d'étude et dates d'enquête

102 sites ont été étudiés entre mai 2012 et juillet 2013 pour déterminer la contamination métallique
biodisponible par transplantation de gamma (Fig. 1). La plupart de ces sites appartiennent à un
ensemble plus important de stations précédemment sélectionnées pour une campagne
exceptionnelle sur les contaminants émergents dans les eaux de surface de la France métropolitaine
(Botta et Dulio, 2014). 15 autres sites étudiés en septembre 2009 ont également été examinés. Les
enregistrements de l'abondance des Gammaridae sur place ont été extraits des enregistrements de
données de bioindication réalisés dans le cadre réglementaire des enquêtes nationales de
surveillance hydrobiologique de 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013. Des données de bioindication ont
été obtenues avec succès pour 94 sites. Des campagnes de bio-indication ont eu lieu au cours de la
même année civile que la date de déploiement de la mise en cage pour 66% des sites, en moins d'un
an pour 16% des sites et en moins de deux ans pour 18% des sites. Ces limites ont été fixées après
avoir vérifié l'occurrence d'une forte corrélation de l'abondance des gammarides entre les
enregistrements de deux années consécutives dans les sites pour lesquels des données de 2012 et
2013 étaient disponibles / valide (r ¼ 0,9, n ¼ 61, p <1015, test de corrélation de Pearson 0,9).

Les sites d'étude appartiennent à deux des réseaux de surveillance fluviale mis en place par la France
pour tenter de répondre aux exigences de la DCE. Le réseau de surveillance et de surveillance (SMN)
vise à permettre l'évaluation des changements à long terme des conditions naturelles et à fournir
une évaluation de l'état global des eaux de surface dans chaque bassin versant et sous-bassin versant
du district hydrographique. Tous les paramètres indicatifs de tous les éléments biologiques,
hydromorphologiques et physico-chimiques généraux sont contrôlés. Le réseau de surveillance
opérationnelle vise à établir l'état des plans d'eau identifiés comme risquant de ne pas atteindre
leurs objectifs environnementaux. Ici, la surveillance se concentre uniquement sur des éléments de
qualité sensibles aux pressions auxquelles le plan d'eau considéré est

soumis. Les masses d'eau de surface des deux réseaux sont catégorisées et caractérisées selon le
système B de l'annexe II de la DCE en considérant une classification hydro-écologique climatique,
hydrogéologique et topographique (Chandesris et al., 2006).

2.2. Biosurveillance active avec G. fossarum


La contamination métallique biodisponible a été caractérisée selon le protocole de biosurveillance
active rapporté par Besse et al. (2013). Elle consistait à transplanter des gammaridés mâles calibrés
en taille à partir d'une seule population source après une période d'acclimatation de 3 semaines en
laboratoire sous des paramètres de logement contrôlés. Les mâles adultes ont été recueillis à l'aide
d'un filet à main à «La

Tour du pin »(Fleuve Bourbre, France). Ce site a été choisi car les données enregistrées par le RNB
(French Watershed Biomonitoring Network; évaluation des niveaux de contamination dans l'eau et
les sédiments) montraient de faibles teneurs en métaux. Les gammarides présentent des niveaux de
contamination inférieurs à BBAC définis par Besse et al. (2013) avec des valeurs allant de 0,08 à 0,28,
de 0,03 à 0,08, inférieures à LQ et de 0,1 à 0,4, pour le Cd, le Hg, le Ni et le Pb respectivement.

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