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These92 17

La thèse de Mme Nawal KHANAOUCHI, soutenue en 2017, porte sur l'apport du 'body scanner' chez les polytraumatisés, à travers une étude rétrospective de 100 cas à l'Hôpital Militaire d'Avicenne. Les mots-clés incluent le scanner corps entier, la concordance radio-clinique et les lésions muettes. Cette recherche vise à améliorer la prise en charge des patients polytraumatisés en utilisant des techniques d'imagerie avancées.

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La thèse de Mme Nawal KHANAOUCHI, soutenue en 2017, porte sur l'apport du 'body scanner' chez les polytraumatisés, à travers une étude rétrospective de 100 cas à l'Hôpital Militaire d'Avicenne. Les mots-clés incluent le scanner corps entier, la concordance radio-clinique et les lésions muettes. Cette recherche vise à améliorer la prise en charge des patients polytraumatisés en utilisant des techniques d'imagerie avancées.

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Année 2017 Thèse N° 092

Apport du « body scanner »


Chez le polytraumatisé
Étude rétrospective de 100 cas à l’HMA
THÈSE
PRÉSENTÉE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 18 /05 /2017
PAR
Mme. Nawal KHANAOUCHI
Née Le 11 Juin 1987 à Beni Mellal

Médecin Interne au CHU Avicenne Rabat


POUR L’OBTENTION DU DOCTORAT EN MÉDECINE
MOTS-CLÉS
Scanner corps entier – Polytraumatisé – Concordance radio-clinique –
Lésions muettes.

JURY
M. M. LMEJJATI PRESIDENT
Professeur de Neurochirurgie
M. A. ELFIKRI RAPPORTEUR
Professeur de Radiologie
M. Y. QUAMOUS
Professeur agrégé d’Anesthésie - Réanimation JUGES
M. R. SEDDIKI
Professeur agrégé d’Anesthésie – Réanimation
i

Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je


m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.

Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur


sont dus.

Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de


mes malades sera mon premier but.

Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.

Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les


nobles traditions de la profession médicale.

Les médecins seront mes frères.

Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune


considération politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et
mon patient.

Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dés sa


conception.

Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales


d’une façon contraire aux lois de l’humanité.
LISTE DES PROFESSEURS
UNIVERSITE CADI AYYAD
FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
MARRAKECH

Doyens Honoraires : Pr. Badie Azzaman MEHADJI


: Pr. Abdelhaq ALAOUI YAZIDI

ADMINISTRATION

Doyen : Pr. Mohammed BOUSKRAOUI

Vice doyen à la Recherche et la Coopération : Pr. Mohamed AMINE

Vice doyen aux Affaires Pédagogiques : Pr. Redouane EL FEZZAZI

Secrétaire Générale : Mr. Azzeddine EL HOUDAIGUI

Professeurs de l’enseignement supérieur

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité


ABOULFALAH Abderrahim Gynécologie- FINECH Benasser Chirurgie – générale
obstétrique
ADERDOUR Lahcen Oto- rhino- FOURAIJI Karima Chirurgie pédiatrique
laryngologie B
ADMOU Brahim Immunologie GHANNANE Houssine Neurochirurgie

AIT BENALI Said Neurochirurgie KISSANI Najib Neurologie

AIT-SAB Imane Pédiatrie KRATI Khadija Gastro- entérologie

AKHDARI Nadia Dermatologie LAOUAD Inass Néphrologie

AMAL Said Dermatologie LMEJJATI Mohamed Neurochirurgie

AMINE Mohamed Epidémiologie- clinique LOUZI Abdelouahed Chirurgie – générale

ASMOUKI Hamid Gynécologie- MAHMAL Lahoucine Hématologie - clinique


obstétrique B
ASRI Fatima Psychiatrie MANOUDI Fatiha Psychiatrie

BENELKHAIAT BENOMAR Chirurgie - générale MANSOURI Nadia Stomatologie et chiru


Ridouan maxillo faciale
BOUMZEBRA Drissi Chirurgie Cardio- MOUDOUNI Said Urologie
Vasculaire Mohammed
BOURROUS Monir Pédiatrie A MOUTAJ Redouane Parasitologie

BOUSKRAOUI Mohammed Pédiatrie A MOUTAOUAKIL Ophtalmologie


Abdeljalil
CHABAA Laila Biochimie NAJEB Youssef Traumato- orthopédie

CHELLAK Saliha Biochimie- chimie NEJMI Hicham Anesthésie-


réanimation
CHERIF IDRISSI EL Radiologie OULAD SAIAD Chirurgie pédiatrique
GANOUNI Najat Mohamed
CHOULLI Mohamed Khaled Neuro pharmacologie RAJI Abdelaziz Oto-rhino-laryngologie

DAHAMI Zakaria Urologie SAIDI Halim Traumato- orthopédie

EL ADIB Ahmed Rhassane Anesthésie- SAMKAOUI Anesthésie-


réanimation Mohamed Abdenasser réanimation
EL FEZZAZI Redouane Chirurgie pédiatrique SARF Ismail Urologie

EL HATTAOUI Mustapha Cardiologie SBIHI Mohamed Pédiatrie B

EL HOUDZI Jamila Pédiatrie B SOUMMANI Gynécologie-


Abderraouf obstétrique A/B
ELFIKRI Abdelghani Radiologie TASSI Noura Maladies infectieuses

ESSAADOUNI Lamiaa Médecine interne YOUNOUS Said Anesthésie-


réanimation
ETTALBI Saloua Chirurgie réparatrice et ZOUHAIR Said Microbiologie
plastique

Professeurs Agrégés

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité


ABKARI Imad Traumato- EL KHAYARI Mina Réanimation médicale
orthopédie B
ABOU EL HASSAN Taoufik Anésthésie- EL MGHARI TABIB Endocrinologie et
réanimation Ghizlane maladies métaboliques
ABOUCHADI Abdeljalil Stomatologie et chir FADILI Wafaa Néphrologie
maxillo faciale
ABOUSSAIR Nisrine Génétique FAKHIR Bouchra Gynécologie- obstétrique
A
ADALI Imane Psychiatrie HACHIMI Abdelhamid Réanimation médicale

ADALI Nawal Neurologie HADEF Rachid Immunologie

AGHOUTANE El Mouhtadi Chirurgie HAJJI Ibtissam Ophtalmologie


pédiatrique A
AISSAOUI Younes Anesthésie - HAOUACH Khalil Hématologie biologique
réanimation
AIT AMEUR Mustapha Hématologie HAROU Karam Gynécologie- obstétrique
Biologique B
AIT BENKADDOUR Yassir Gynécologie- HOCAR Ouafa Dermatologie
obstétrique A
ALAOUI Mustapha Chirurgie- vasculaire JALAL Hicham Radiologie
péripherique
ALJ Soumaya Radiologie KAMILI El Ouafi El Chirurgie pédiatrique B
Aouni
AMRO Lamyae Pneumo- phtisiologie KHALLOUKI Anesthésie- réanimation
Mohammed
ANIBA Khalid Neurochirurgie KHOUCHANI Mouna Radiothérapie

ARSALANE Lamiae Microbiologie - KOULALI IDRISSI Traumato- orthopédie


Virologie Khalid
ATMANE El Mehdi Radiologie KRIET Mohamed Ophtalmologie

BAHA ALI Tarik Ophtalmologie LAGHMARI Mehdi Neurochirurgie

BAIZRI Hicham Endocrinologie et LAKMICHI Mohamed Urologie


maladies Amine
métaboliques
BASRAOUI Dounia Radiologie LOUHAB Nisrine Neurologie

BASSIR Ahlam Gynécologie- MADHAR Si Mohamed Traumato- orthopédie A


obstétrique A
BELBARAKA Rhizlane Oncologie médicale MAOULAININE Fadl Pédiatrie (Neonatologie)
mrabih rabou
BELKHOU Ahlam Rhumatologie MATRANE Aboubakr Médecine nucléaire

BEN DRISS Laila Cardiologie MEJDANE Abdelhadi Chirurgie Générale

BENCHAMKHA Yassine Chirurgie réparatrice MOUAFFAK Youssef Anesthésie - réanimation


et plastique
BENHIMA Mohamed Amine Traumatologie - MOUFID Kamal Urologie
orthopédie B
BENJILALI Laila Médecine interne MSOUGGAR Yassine Chirurgie thoracique

BENLAI Abdeslam Psychiatrie NARJISS Youssef Chirurgie générale

BENZAROUEL Dounia Cardiologie NOURI Hassan Oto rhino laryngologie

BOUCHENTOUF Rachid Pneumo- phtisiologie OUALI IDRISSI Radiologie


Mariem
BOUKHANNI Lahcen Gynécologie- OUBAHA Sofia Physiologie
obstétrique B
BOUKHIRA Abderrahman Toxicologie QACIF Hassan Médecine interne

BOURRAHOUAT Aicha Pédiatrie B QAMOUSS Youssef Anésthésie- réanimation

BSISS Mohamed Aziz Biophysique RABBANI Khalid Chirurgie générale


CHAFIK Rachid Traumato- RADA Noureddine Pédiatrie A
orthopédie A
DRAISS Ghizlane Pédiatrie RAIS Hanane Anatomie pathologique

EL AMRANI Moulay Driss Anatomie RBAIBI Aziz Cardiologie

EL ANSARI Nawal Endocrinologie et ROCHDI Youssef Oto-rhino- laryngologie


maladies
métaboliques
EL BARNI Rachid Chirurgie- générale SAMLANI Zouhour Gastro- entérologie

EL BOUCHTI Imane Rhumatologie SORAA Nabila Microbiologie - virologie

EL BOUIHI Mohamed Stomatologie et chir TAZI Mohamed Illias Hématologie- clinique


maxillo faciale
EL HAOUATI Rachid Chiru Cardio ZAHLANE Kawtar Microbiologie - virologie
vasculaire
EL HAOURY Hanane Traumato- ZAHLANE Mouna Médecine interne
orthopédie A
EL IDRISSI SLITINE Nadia Pédiatrie ZAOUI Sanaa Pharmacologie

EL KARIMI Saloua Cardiologie ZIADI Amra Anesthésie -


réanimation

Professeurs Assistants

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité

ABDELFETTAH Youness Rééducation et HAZMIRI Fatima Ezzahra Histologie –


Réhabilitation Embryologie -
Fonctionnelle Cytogénéque
ABDOU Abdessamad Chiru Cardio IHBIBANE fatima Maladies Infectieuses
vasculaire
ABIR Badreddine Stomatologie et JANAH Hicham Pneumo- phtisiologie
Chirurgie maxillo
faciale
ADARMOUCH Latifa Médecine KADDOURI Said Médecine interne
Communautaire
(médecine préventive,
santé publique et
hygiène)
AIT BATAHAR Salma Pneumo- phtisiologie LAFFINTI Mahmoud Psychiatrie
Amine
ALAOUI Hassan Anesthésie - LAHKIM Mohammed Chirurgie générale
Réanimation
AMINE Abdellah Cardiologie LAKOUICHMI Stomatologie et
Mohammed Chirurgie maxillo
faciale
ARABI Hafid Médecine physique LALYA Issam Radiothérapie
et réadaptation
fonctionnelle
ARSALANE Adil Chirurgie Thoracique LOQMAN Souad Microbiologie et
toxicologie
environnementale
ASSERRAJI Mohammed Néphrologie MAHFOUD Tarik Oncologie médicale

BELBACHIR Anass Anatomie- MARGAD Omar Traumatologie -


pathologique orthopédie
BELHADJ Ayoub Anesthésie - MLIHA TOUATI Oto-Rhino -
Réanimation Mohammed Laryngologie
BENHADDOU Rajaa Ophtalmologie MOUHADI Khalid Psychiatrie

BENJELLOUN HARZIMI Amine Pneumo- phtisiologie MOUHSINE Abdelilah Radiologie

BENNAOUI Fatiha Pédiatrie MOUNACH Aziza Rhumatologie


(Neonatologie)
BOUCHENTOUF Sidi Chirurgie générale MOUZARI Yassine Ophtalmologie
Mohammed
BOUKHRIS Jalal Traumatologie - NADER Youssef Traumatologie –
orthopédie orthopédie
BOUZERDA Abdelmajid Cardiologie NADOUR Karim Oto-Rhino –
Laryngologie
CHETOUI Abdelkhalek Cardiologie NAOUI Hafida Parasitologie Mycologie

CHRAA Mohamed Physiologie NASSIM SABAH Taoufik Chirurgie Réparatrice


et Plastique
DAROUASSI Youssef Oto-Rhino - OUERIAGLI NABIH Psychiatrie
Laryngologie Fadoua
DIFFAA Azeddine Gastro- entérologie REBAHI Houssam Anesthésie –
Réanimation
EL HARRECH Youness Urologie RHARRASSI Isam Anatomie-patologique

EL KAMOUNI Youssef Microbiologie SAJIAI Hafsa Pneumo- phtisiologie


Virologie
EL KHADER Ahmed Chirurgie générale SALAMA Tarik Chirurgie pédiatrique

EL MEZOUARI El Moustafa Parasitologie SAOUAB Rachida Radiologie


Mycologie
EL OMRANI Abdelhamid Radiothérapie SEDDIKI Rachid Anesthésie –
Réanimation
ELQATNI Mohamed Médecine interne SERGHINI Issam Anesthésie –
Réanimation
ESSADI Ismail Oncologie Médicale SERHANE Hind Pneumo- phtisiologie

FAKHRI Anass Histologie- TOURABI Khalid Chirurgie réparatrice et


embyologie plastique
cytogénétique
FDIL Naima Chimie de ZARROUKI Youssef Anesthésie –
Coordination Réanimation
Bioorganique
FENNANE Hicham Chirurgie Thoracique ZEMRAOUI Nadir Néphrologie

GHAZI Mirieme Rhumatologie ZIDANE Moulay Chirurgie Thoracique


Abdelfettah
GHOZLANI Imad Rhumatologie ZOUIZRA Zahira Chirurgie Cardio-
Vasculaire
Hammoune Nabil Radiologie
DEDICACES
Ce moment est l'occasion d'adresser mes remerciements et
ma reconnaissance et de dédier cette thèse .......

Je dédie cette thèse


A la mémoire de ma sœur ikram
Comment t'oublier ? Ton sourire et ta bonté restent encore gravés dans
ma mémoire, j'imagine quelle serait ta joie aujourd'hui, j'aurai voulu que
tu assistes à l'aboutissement de ces années de dur labeur, Dieu en a décidé
autrement. Que Dieu t'accorde la paix éternelle et t'accueille dans son
paradis.

A ma très chère maman : zohra Chafik


Ma très chère mère : j'aimerai toujours te remercier pour tous ce que tu
as fait jusqu'à nos jours là pour assurer l'éducation et la formation de
tous tes enfants .Je me rappelle vraiment de tous tes efforts avec moi dès
mon jeune âge. Chère mère j'avoue vraiment que tu as été pour moi la
lumière qui guide mes routes et qui m'emmène aux chemins de la
réussite, c'est grâce à toi que je dois toute ma réussite. J'espère que mon
travail sera le témoignage de ma gratitude et mon respect le plus
profond.

A mon cher Papa : Abdenabi Khanaouchi


Cher père je me rappelle toujours de tous les moments où tu m’as poussé à
travailler et à réussir, je me rappelle aussi que c'était toi qui m'a poussé à
choisir la médecine ce métier noble et humaniste que je suis fière de
l'avoir choisi comme carrière. Cher père j'avoue que si je suis devenue
quelque chose actuellement c'est grâce à tes efforts à tes conseils et à tes
encouragements. Merci et j'espère que vous trouverez dans ce travail
l'expression de ma gratitude et mon respect.

A mon très cher mari Tarik Ourouadi


Quand je t’ai connu, j’ai trouvé l’homme de ma vie, mon âme sœur et la
lumière de mon chemin. Ma vie à tes cotés est remplie de belles surprises.
Tes sacrifices, ton soutien moral et matériel, ta gentillesse sans égal, ton
profond attachement m'ont permis de réussir mes études. Sans ton aide,
tes conseils et tes encouragements ce travail n'aurait jamais vu le jour.
Que dieu réunisse nos chemins pour un long commun serein et que ce
travail soit témoignage de ma reconnaissance et de mon amour sincères
et fidèles.
A mon très cher fils Ziad Ourouadi:
Avant même que mes yeux ne te voient mon petit, mon amour et mon
affection pour toi n’ont pas cessé de s’accroître de jour en jour. Ton
sourire illumine ma vie et la rend plus joyeuse et pleine de sens. Tu as
partagé avec moi cette aventure avant même ta naissance et tu
continues à la vivre avec moi chaque instant. A toi mon poussin, je dédie
ce modeste travail en implorant DIEU le tout puissant de te garder pour
tes parents qui t’adorent.
Je t’aime zizou.

A ma chère sœur loubna


Tu as toujours été présente à mes cotés pour me souffler des mots d’espoir
et d’amour et de tendresse.
Tu m’as donné à chaque fois le courage de continuer mon chemin,
C’est par tes actes et tes paroles,
Par tes regards et tes sourires, Que j’ai pu traverser ce long chemin,
Et tenir jusqu’au bout.
Je te dédie ce travail, Qui est le tien avant d’être le mien, en témoignage
de l’amour que j’ai pour toi
Puisse dieu te préserver et te procurer bonheur et réussite, et t’aider à
réaliser tes rêves.

A ma chère sœur Amal et son mari Aziz et leur fille hiba


Je ne trouverai jamais l'expression forte pour vous exprimer mon
affection. Trouvez ici l'assurance de mon profond respect et de mon fidèle
attachement.

A ma chère sœur Bouchra et son mari Abdelhadi et leurs fils islam et


mohamed ibrahim
L'affection que j'ai pour vous est sans aucune mesure, que Dieu vous
accorde santé et longue vie.

À ma très chère Belle mère Mme zinba ourouch


et son fils rahou et sa femme Khadija.
Vous m'avez accueilli les bras ouverts. Je vous dédie ce travail en
témoignage de mon grand respect et mon estime envers vous. Pour vos
conseils et votre soutient moral. J'implore dieu qu'il vous apporte bonheur
et santé.
A mon très cher beau père Mohamed Ourouadi
Une spéciale dédicace pour toi, on aurait aimé que tu sois parmi nous
cher oncle mais malheureusement ta maladie t’empêche d’être présent.
Tarik m’ as tant parlé de toi de ta gentillesse et de ton dévouement.
On prie DIEU le tout puissant de te donner la force à surmonter ta
maladie.

A mes très chères belles sœurs Nora , Hayat et Ghita et leurs familles
Quoique je dise, je ne saurais exprimer l’amour et la tendresse que j’ai
pour vous. Je vous remercie, pour votre support et vos encouragements,
et je vous dédie ce travail, pour tous les moments de joie qu’on a pu
partager ensemble. Puisse DIEU, le tout puissant, vous préserver du mal,
vous combler de santé et de bonheur.

A mon beau frère Jalal


Je te dédie ce travail avec tous mes vœux de bonheur, de santé et de
réussite.

A mes Tantes et Oncles


L’affection et l’amour que je vous porte, sont sans limite.
Je vous dédie ce travail en témoignage de l’amour et le respect
Que j’ai pour vous.
Puisse dieu vous préserver et vous procurer tout le bonheur et la
prospérité.

A toute la famille,
Vous m’avez soutenu et comblé tout au long de mon parcours. Que ce
Travail soit témoignage de mes sentiments les plus sincères et les plus
affectueux.
Puisse dieu vous procurer bonheur et prospérité.

A mes très chères amies : Fatima-ezzahra kerkouri ,yousra Ajhoun


,narjis Elouattassi , fatimaezzahra Aglili,Najat lasri , soumia ait abdellah
Zahira et sabrine .
Vous êtes pour moi plus que des amies, Je ne saurai trouver une
expression témoignant de ma reconnaissance et des sentiments de
fraternité que je vous porte. Je vous dédie ce travail en témoignage de ma
grande affection et en souvenir des agréables moments passés ensemble.
Vous êtes les meilleures.
REMERCIEMENTS
A
Notre Maitre et Président de thèse :
Professeur ELMEJJATII Mohamed
Professeur de Neurochirurgie
Au CHU Mohamed VI de Marrakech
Je suis très sensible à l’honneur que vous m’avez fait en acceptant
aimablement de présider mon jury de thèse. Nous avons eu le grand
privilège de bénéficier de votre enseignement lumineux durant nos
années d'étude. Veuillez cher maître, trouver dans ce travail, le
témoignage de ma gratitude, ma haute considération et mon profond
respect.

A
Notre Maitre et Rapporteur de thèse ;
Professeur El fikri Abdelghani
Professeur de Radiologie
A l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech
C'est avec un grand plaisir que je me suis adressée à vous dans le but de
bénéficier de votre encadrement et j’étais très touchée par l’honneur que
vous m’avez fait en acceptant de me confier ce travail.
Merci pour m’avoir guidé tout au long de ce travail. Merci pour l’accueil
aimable et bienveillant que vous m’avez réservé à chaque fois.
Veuillez accepter, cher maître, dans ce travail l’assurance de mon estime
et de mon profond respect. Vos qualités humaines et professionnelles
jointes à votre compétence et votre dévouement pour votre profession
seront pour moi un exemple à suivre dans l’exercice de cette honorable
mission.
A
Notre maitre Professeur Mohssine ABDELILLAH
Professeur de Radiologie
A L’Hôpital Militaire Avicenne de Marrakech

Vous avez accepté très spontanément d’encadrer ce travail. Nous vous


remercions de votre enseignement et de l’intérêt que vous avez porté à ce
mémoire.
Veuillez trouver ici, Professeur, l’expression de notre profond respect.

A
Notre maitre et juge de thèse :
Professeur Quamous youssef
Professeur d’anesthesie et Réanimation
A l’Hopital militaire Avicenne de Marrakech
Vous nous avez fait l’honneur de faire partie de notre jury. Nous avons
pu apprécier vos grandes qualités humaines.
Veuillez accepter, Professeur, nos sincères remerciements et notre
profond respect.

A
Notre maitre et juge de thèse :
Professeur Seddiki Rachid
Professeur d’anesthésie - réanimation
A l’Hopital militaire Avicenne de Marrakech

Veuillez accepter Professeur, mes vifs remerciements pour l’intérêt que


vous avez porté à ce travail en acceptant de faire partie de mon jury de
thèse. Veuillez trouver ici, chère Maître, l’assurance de mes sentiments
respectueux et dévoués.
A
Toute l’équipe du service d’ophtalmologie de l’Hopital militaire
D’instruction Mohamed V de Rabat
A Professeur Oubaaz ,Professeur Reda , Professur El asri ,Professeur
zerrouk et à tous les residents du service
Merci...c'est un mot trop simple. Ce que je souhaiterai exprimer est au
dessus de cela. Je suis à la fois touchée et reconnaissante pour l'aide que
vous m’avez apporté...et je ne pourrai jamais vous remercier assez pour
votre compréhension en m’autorisant de me déplacer à chaque fois afin
de terminer mon travail.

A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin


À la réalisation de ce travail.
ABRÉVIATIONS
Liste des Abréviations :

AVP : Accident de la voie publique.

ACSOS : Agressions cérébrale secondaire d’origine systémique

FOV : Field of view

FR : Fréquence respiratoire.

Fr : Fracture

GCS : Score de Glasgow.

HSD : Hématome sous- dural .

HSD : Hématome extra- dural.

ISS : Injury severity score.

PAS : Pression artérielle systolique .

PAD : Pression artérielle diastolique

SCE : Scanner corps entier

SFMU : Société française de médecine d’urgence

TDM : Tomodensitometrie

TAP : Thoraco-abdomino-pelvien.

VSH : Veine sous hépatique

VL : Véhicule léger
PLAN
INTRODUCTION 1

MATÉRIEL ET MÉTHODE 4
I. Patients et lieu de l’étude : 5
II. Critères d’inclusions 5
III. Critères d’exclusions 5
IV. Nature et mode de recueil des données : 5
V. Critère de jugement 6
VI. Protocole de réalisation de scanner corps entier 6
1. Définition 6
2. Protocole de réalisation du scanner corps entier 7
3. Paramètres du scanner corps entier selon l’étage étudié 10
VII. Analyses statistiques 11
1. Variables qualitatives et quantitatives 11
2. Coefficient Kappa de Cohen 12

RÉSULTATS 13
I. Données épidémiologiques 14
1. Age 14
2. sexe 14
3. circonstances d’accidents 15
4. Mécanisme d’accidents 15
5. moyens de transport à l’hôpital 16
6. Notion Alcoolisme 17
7. Critères de Vittel retenus pour indiquer le scanner corps entier 17
8. délai de ramassage : 17
II. Résultats de l’examen clinique 18
1. Score de Glasgow 18
2. Examen cardiovasculaire 19
3. Examen respiratoire 19
4. Examen neurologique et examen du rachis 20
5. Examen de l’abdomen 21
6. Examen du bassin et des membres 21
III. Résultats du scanner corps entier 22
1.Au niveau cérébral 22
2.Au niveau du rachis 24
3.Au niveau thoracique 27
4.Au niveau abdominal 29
5.Au niveau pelvien 32
IV. Résultats de calcul de concordance radio- clinique 34
V. Caractéristiques des lésions muettes cliniquement 36
1. Au niveau du crane 36
2. Au niveau du rachis 37
3. Au niveau du thorax 37
4. Au niveau abdominal 38
5. Au niveau pelvien 38
VI. Durée de réalisation du scanner corps entier 39

DISCUSSION 40
I. définition 41
II. ÉPIDÉMIOLOGIE 41
1. fréquence globale 41
2. fréquence selon l’âge 42
3. Fréquence selon le sexe 43
4. Circonstances de traumatismes 43
5. Moyens de transport à l’hôpital 44
6. critère de Vittel ayant indiqué la réalisation de scanner corps entier 45
7 .délai de ramassage : 47
III. Technique de scanner corps entier : 47
IV. Résultats de concordance radio- clinique 51
V. Analyse des lésions muettes 53
1. Au niveau cérébral 53
2. Au niveau du rachis 54
3. au niveau du thorax 54
4. Au niveau de l’abdomen 55
5. Au niveau du pelvis 55
VI. Temps de réalisation de scanner 56
VII.Applications pratiques 57
VIII .PLACE DE L’ IRM cérébral dans prise en charge de polytraumatisé 59

CONCLUSION 63

ANNEXES 65

RÉSUMÉ 73

BIBLIOGRAPHIE 77
Apport du « body scanner »

INTRODUCTION

-1-
Apport du « body scanner »

La définition classique d’un polytraumatisé est celle d’un patient atteint de deux lésions ou

plus, dont une au moins menace le pronostic vital. Cette définition N’a pas d’intérêt pratique en

urgence car elle suppose que le bilan lésionnel ait déjà été effectué. À la phase initiale, un

traumatisé grave est un patient dont une des Lésions menace le pronostic vital ou fonctionnel, ou

bien dont le mécanisme ou la violence du traumatisme laissent penser que de telles lésions

existent. Il est donc très important d’inclure la notion de mécanisme et la violence du traumatisme

dans La notion de traumatisme grave, au moins lors de la phase initiale de l’évaluation [1].

La pathologie traumatique est la première cause de décès chez le sujet jeune avant

L’âge de 45 ans , avec un taux de mortalité estimé à 2 millions de personnes par an dans le

monde, de ce fait elle constitue un véritable problème de santé publique, d’ où l’intérêt

d’améliorer les moyens de prise en charge, dont le bilan radiologique constitue une étape

cruciale [2].

Le bilan d’imagerie du polytraumatisé est la pierre angulaire de sa prise en charge,

l’examen clinique étant souvent mis en défaut par des troubles de conscience, un retard

éventuel d’expression clinique, ou des lésions en occultant d’autres. il doit répondre à plusieurs

impératifs : permettre la poursuite des thérapeutiques et manœuvres de réanimation débutées

hors de l’hôpital, être rapide afin de ne pas retarder la prise en charge de lésions dont le

traitement est urgent, être suffisamment exhaustif et précis pour ne pas passer à coté d’une

lésion pouvant s’aggraver pendant le traitement d’une autre, et permettre de bien choisir les

orientations thérapeutiques chirurgicales ou radio-interventionnelles .

Ce bilan d’imagerie est réalisé au plus tôt au cours des manœuvres de réanimation, il

comprend classiquement un cliché de thorax face, un cliché du bassin face et une échographie

de l’abdomen et pleurale à la recherche d’hémopéritoine ou d’hémothorax. Ce bilan de

débrouillage permet de choisir les orientations thérapeutiques pour traiter en premier lieu la

lésion la plus grave, responsable de la détresse vitale. En cas de détresse vitale persistante le

patient est orienté vers le bloc opératoire approprié ou vers la radio-embolisation .par contre si

le patient est stabilisé le bilan lésionnel est fait par scanner corps entier.

-2-
Apport du « body scanner »

L’imagerie du polytraumatisé a été bouleversée depuis le début des années 90 par le

développement du scanner spiralé . La faisabilité du scanner corps entier a été démontrée dans

plusieurs études. Les évolutions technologiques et l’apparition des scanners multibarettes

permettent désormais une acquisition rapide de l’ordre d’un quart d’heure compatible avec

l’urgence thérapeutique du polytraumatisé [3].

L’ objectif de notre travail est d’ étudier l’ intérêt de la réalisation du scanner corps

entier comme bilan initial d’évaluation des polytraumatisés afin d’ y parvenir on a étudié

rétrospectivement les dossiers des traumatisés graves stables ayant bénéficiés d’un scanner

corps entier aux urgences de l’ Hôpital Militaire Avicenne Marrakech entre janvier 2007 et

décembre 2011. Le but principal de l’étude était d’évaluer la concordance entre l’examen

clinique et les résultats du scanner, afin d’estimer si la réalisation systématique d’un scanner

corps entier était justifiée chez ces patients. L’objectif secondaire était de préciser les

caractéristiques des lésions muettes cliniquement et découvertes sur le scanner , ainsi que

leur impact sur la prise en charge ultérieure .

-3-
Apport du « body scanner »

MATÉRIEL ET MÉTHODE

-4-
Apport du « body scanner »

I. Patients :

Il s’agit d’une étude rétrospective qui s’est déroulée au niveau des urgences de

l’Hôpital Militaire Avicenne de Marrakech en se basant sur les dossiers des polytraumatisés

graves stables admis entre janvier 2007 et décembre 2011. Les patients ont subit un triage

selon la classification de Vittel pour les orienter vers la structure de prise en charge adéquate.

II. Critères d’inclusions :

Tous les blessés stables sur le plan hémodynamique et respiratoire ou stabilisés après

des mesures de réanimation initiale et qui présentent au moins un seul critère parmi les

critères de Vittel soit en matière de paramètres physiologiques, d’éléments cinétiques , de

lésions anatomiques ou de mesures de réanimation effectuées. Les antécédents de ces

patients sont étudiés au cas par cas.

III. Critères d’exclusions :

Malades décédés aux urgences ou au cours du transfert en réanimation.

Malade instable

Dossiers incomplets

Absence de réalisation effective de scanner corps entier.

IV. Nature et mode de recueil des données :

Pour le recueil des données, nous avons utilisé le dossier médical du malade, afin de

Remplir une fiche d’exploitation (voir annexe 1 ) qui vise à préciser les aspects suivants :

• Données épidémiologique : âge, sexe, antécédents, circonstances d’accidents,

mécanisme de l’accident, moyens de transport à l’Hôpital , notion d’alcoolisme.

-5-
Apport du « body scanner »

• Données de l’examen clinique : paramètres physiologiques, score de Glasgow, notion de

perte de connaissance initiale et examen clinique sommaire intéressant tous les étages.

• Critères de Vittel ayant motivés la réalisation de scanner.

• Résultats scanner corps entier et orientation ultérieure

• Durée de réalisation du scanner corps entier

V. Critère de jugement :

Le critère de jugement principal était la concordance entre l’examen clinique et le

résultat du scanner, pour chaque segment et en globalité, qui est estimée grâce au calcul de

coefficient Kappa de Cohen.

L’examen clinique était considéré comme positif lorsqu’il existait des lésions

cutanées (hématome, dermabrasion ,plaie) et en présence des signes suivants :

À l’examen neurologique : céphalées, vomissements, perte de connaissance initiale,

altération de la conscience, signe de focalisation, amnésie, déficit neurologique.

À l’examen du rachis : douleur spontanée ou à la palpation, syndrome rachidien.

À l’ examen du thorax : présence de notion d’ hémoptysie , dyspnée , douleur

spontanée ou à la palpation, anomalie auscultatoire , déformation, emphysème sous cutané,

Au niveau de l'abdomen: douleur spontanée ou à la palpation, défense, contracture .

Au niveau du bassin et de l’appareil locomoteur : notion d’hématurie , anurie ,

douleur spontanée ou à la palpation, impotence fonctionnelle, mobilité, déformation.

VI. Protocole de réalisation de scanner corps entier :

1. Définition :

Le body scanner ou scanner corps entier (en anglais plutôt full-body CT car body scanner

évoque le scanner des aéroports), est simplement un scanner, donc une imagerie par rayons X

-6-
Apport du « body scanner »

par un scanner de dernière génération dit multi -barrettes, extrêmement rapide dans sa

réalisation. La table d’examen glisse dans l’anneau de scanner depuis le vertex jusqu’au coccyx

les membres ne sont pas explorés par TDM qu’en cas de fracas de membres inférieurs,

d’amputation, de Crush injury

Un scanner corps entier comprend l‘exploration : du crâne, du rachis cervical, du thorax,

de l’abdomen et du pelvis.

L’examen est protocolisé , préprogrammé, rapidement visualisé à la console. Le patient

est conjointement surveillé par le manipulateur et l’équipe de déchoquage

2. Protocole de réalisation du SCE

Dans notre étude on a utilisé un scanner 16 barrettes. L’examen commence par

2.1. L’installation du patient sur la table du scanner : deux positions sont possibles

a. Patient en « feet first »: cette position permet

− mettre les bras au dessus de la tête

− faire champs d’explorations plus longs

− Inconvénient : Têtière non utilisable risque d’avoir des artefacts

b. Patient en « Head first » : cette position permet l’utilisation de la têtière et donc

éviter les artéfacts

2.2. réalisation du topogramme :

Dans un premier temps on commence par la réalisation D’un topogramme préréglé,

c’est une acquisition en mode radio qui contient :

 La position du tube.

 La longueur du topogramme.

 Le sens de déplacement horizontal de la table durant l’acquisition.

-7-
Apport du « body scanner »

On distingue 2 types de topogrammes :

a. Un topogramme de face : radio crane, rachis, thorax , abdomen et pelvis de face

bras sont mis le long du corps relevé, il permet un gain de temps mais son

inconvénient c’est le manque de précision pour le positionnement des champs

d’acquisitions du crane et du rachis cervical. C’est la raison pour laquelle il est

complété par un topogramme de profil

Figure1 : scannogramme de face

b. Un topogramme de profil : crane et rachis cervical de profil. Ce type permet un

positionnement précis des champs d’acquisition.

Figure 2; scannogramme de profil

-8-
Apport du « body scanner »

2.3. La réalisation des coupes du SCE:

− TDM du crâne : sans injection en coupes de 2 mm du sommet du crâne aux


arcades dentaires supérieures, étendues jusqu'à la mandibule en cas de
suspicion d'atteinte faciale, reconstruction en filtre osseux et parenchymateux,
avec reconstruction osseuse millimétrique

− TDM des cervicales en coupes de 1,5 mm.


− TDM thoraco-abdomino-pelvienne de la base du crâne au bassin osseux en un temps en
coupe de 2 mm démarré par détection du boulus de produit de contraste au niveau de
la crosse aortique, Injection de 1,5 cc/kg de produit de contraste dosé à 350 mg au débit
de 4cc/sec.

− Hélice tardive abdomino-pelvienne complémentaire en cas de suspicion de traumatisme


rénal ou pelvien débutée à 70 sec de la première en coupe de 3 mm.

Figure 3 : scanner corps entier en reconstruction osseuses face et profil

Au niveau des membres le scanner corps entier n’est pas réalisé que dans des situations

particulières par exemple un Crush syndrome, fractures complexes, atteinte articulaire sinon

les cliches de radio standards sont largement suffisant pour diagnostiquer et prendre en

charge les traumatismes des membres.

-9-
Apport du « body scanner »

3. Paramètres du scanner corps entier selon l’étage étudié :

3.1. Crane :

 Résolution : standard.

 Collimation : 16 ,75 .

 Pitch : 0 ,688.

 Temps de rotation : 0 ,75.

 Épaisseur de la coupe : 2mm.

 Incrément : 1 mm.

 Filtre : cerveau standard.

 Matrice : 512.

 PDL : 1000 mGy.cm.

 Reconstruction du crane :

− Épaisseur de la coupe : 1mm.

− Incrément : 0,5.

− Filtre : détail.

3.2. Rachis cervical :

 Résolution : haute.

 Collimation : 16*1,5.

 Pitch : 0 ,688.

 Temps de rotation : 0 ,75.

 Épaisseur de la coupe : 1,5mm.

 Incrément : 0,5 mm.

 Filtre : OS.

 Matrice : 512.

 PDL : 500 mGy.

- 10 -
Apport du « body scanner »

 Reconstruction corps vertébral :

− Épaisseur coupe : 2mm.

− Incrément : 1 mm.

− Filtre : détail.

3.3. Thorax abdomen

 Résolution : standard.

 Collimation : 16*1,5.

 Pitch : 0 ,938.

 Temps de rotation : 0 ,75.

 Épaisseur de la coupe : 2mm.

 Incrément : 1,5 mm.

 Filtre : standard.

 Matrice : 512.

 PDL : 1500 mGy.

 Reconstruction pulmonaire :

− Épaisseur coupe : 2mm.

− Incrément : 1mm.

− Filtre : poumon amélioré.

3.4. Abdomen-pelvis :

Série d’ injection de produits de contraste

VII. Analyses statistiques :

1. Variables qualitatives et quantitatives :

Les variables qualitatives ont été décrites par la fréquence et la proportion, les variables

quantitatives par la moyenne et l’écart -type. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS.

- 11 -
Apport du « body scanner »

2. Coefficient Kappa de Cohen :

En statistique le coefficient Kappa mesure l’accord entre deux juges lors d’un codage qualitatif

en catégories, dans notre étude les deux juges sont l’examen clinique et le scanner corps entier.

Le calcul se fait de la manière suivante :

Où Pr(a) est l'accord relatif entre juges et Pr(e) la probabilité d'un accord aléatoire. Si les juges

sont totalement en accord, κ = 1. S'ils sont totalement en désaccord (ou en


û accord d

uniquement au hasard), κ ≤ 0

Interprétation de ce coefficient ce fait d’après les données de Landis et Koch, à l’aide du

tableau1.

Tableau 1. Interprétation du coefficient de concordance kappa


Valeur du coefficient Kappa signification
0.81- 1 Presque parfait
0.61- 0.80 Bon
0.41- 0.60 Moyen
0.21- 0.40 Médiocre
0.00-0.20 Mauvais
<0 Exécrable

- 12 -
Apport du « body scanner »

RÉSULTATS

- 13 -
Apport du « body scanner »

100 patients étaient éligibles .5 étaient exclus à cause de dossiers incomplets ,2 en

raison de la non réalisation effective de scanner corps entier. Au total l’échantillon d’analyse

comprenait 93 polytraumatisés stables triés selon l’évaluation clinique initiale et la

classification de Vittel.

I. Données épidémiologiques

1. Age

L’âge moyen des malades est de 41,56±17,47 ans [20-85 ans].

35

30

25

20
nombre
15

10

0
10à15 15à20 25à45 45à-60 supérieur à
60

Figure 4 : Age des polytraumatisés.

2. sexe :

Dans notre série 76,23% des cas sont de sexe masculin, alors que les femmes

représentent 23,66%. Le sexe Ratio est de 3,22 avec 71 hommes pour 22 femmes.

- 14 -
Apport du « body scanner »

Pourcentage

24%

masculin
76%
feminin

Figure 5 : Répartition des polytraumatisés en fonction du sexe.

3. Circonstances d’accidents :

Les accidents de la voie publique ont été la cause la plus fréquente du traumatisme dans

notre série et représente (90,32%) de l’ensemble des accidents.

6% 2% 2%

AVP
Chute
90% Agression
autres

Figure 6: circonstances d’accidents

- 15 -
Apport du « body scanner »

4. Mécanisme d’accidents :

Les mécanismes restent imprécis chez quelques patients (15 ,4%), Les piétons et les

motocyclistes représentent 46,2 % de l’ensemble des patients.

16%
46% 2 roues

29% voiture
transport commun
9% imprecis

Figure 7 : mécanismes d’AVP.

5. moyens de transport à l’hôpital :

Dans notre contexte le transport des malades se fait essentiellement par des

ambulances de la protection civile, et les ambulances des hôpitaux de la région.

Il existe parfois une coordination et une liaison avec le centre de régulation. Dans notre

série 27 patients ont bénéficié de transport médicalisé, dont un a été fait par avion militaire.

- 16 -
Apport du « body scanner »

pourcentage
pourcentage

80 76
70
60
50
40
30
20
20
10 3 1
0
protection civile ambulance de la ambulance avion millitaire
commune privée

Figure 8 : moyens de transport à l’Hôpital

6. Notion Alcoolisme :

Dans notre série 7 cas étaient admis en état d’ivresse.

7. Critères de Vittel retenu pour indiqué le body-scanner :

67,74 % sur des éléments cinétiques , les sous critères objectifs tels que l’ éjection du

véhicule était présents dans ( 2 cas) , décès d’un passager dans le même accidents ( 5 cas ),

chute d’ une hauteur de 6m ( 1 cas ) , victime projetée 3 cas .

Les critères physiologiques ont permis l’indication du SCE dans 32 % des cas seulement.

- 17 -
Apport du « body scanner »

33%
elements cinetique
parametres physiologiques

67%

Figure 9 : Répartition des critères de Vittel ayant indiqué le SCE

8. délai de ramassage :

Seul 7 % de nos patients ont été évacués et accueillis à l’hôpital dans un délai de moins

d’une heure alors que 73% des patients sont admis après plus de deux heures (figure 9).

nombre de patient
80

60

40
nombre de patient
20

0
<1h 1h -2h >2h

Figure 10 : nombre de patient en fonction du délai de prise en charge .

- 18 -
Apport du « body scanner »

II. Résultat de l’Examen clinique :

1. Score de Glasgow :

quatre-vingt trois (83) patients avaient un score de Glasgow (GCS) entre 14 et 15, sept

patients (7) avaient un GCS entre 12 et 13 , et trois (3) patients avaient un GCS entre 9 et 11.

Tableau 2 : Valeur de score de Glasgow en fonction de nombre de Cas


Nombre de cas Score de Glasgow
83 14-15
7 12-13
3 9-11

3%
Score de Glasgow
8%

Entre 14 et 15
Entre 12 et 13
Entre 9 et 11
89%

Figure 11 : valeurs de score de Glasgow en fonction de nombre des polytraumatisés

2. Examen cardiovasculaire :

 La pression artérielle systolique (PAS) est en moyenne de 115,28 ±28,36 mmHg.

 La pression artérielle diastolique (PAD) moyenne est de 66,05±15,06 et la

fréquence cardiaque moyenne est de 89,17±43,17 bpm.

3. Examen respiratoire :

Soixante six cas ( 66) avaient une FR entre 15 et 20 cpm , Vingt (20) patients

tacchypneique , sept ( 7) bradypneique avec une FR entre 10 et 14 .

- 19 -
Apport du « body scanner »

Tableau 3 : valeur de fréquence respiratoire en fonction de nombre de cas


Nombre de cas Fréquence respiratoire
66 15 et 20
20 >20
7 <15

Nombre de cas
8% Fréquence respiratoire
21%
entre 15 et 20
superieur à 20
71%
inférieur à 15

Figure 12 : valeur de fréquence respiratoire en fonction de nombre de cas

 L’examen thoracique était positif chez quarante-et-un patients (41 patients), dont

vingt (20) présentaient des fractures de cotes avec un volet thoracique et

respiration paradoxale. On note aussi la présence des ecchymoses (n : 13), quatre

syndromes d’épanchement gazeux associés à un emphysème sous cutané , trois

cas d’épanchement liquidien, un cas d’assourdissement des bruits du cœur.

20
18
16
14
12
10
8
6
4 nombre de patients
2
0

Figure 13: différents types de traumatismes thoraciques retrouvés à l ‘examen clinique

- 20 -
Apport du « body scanner »

4. Examen neurologiques et examen du rachis :

10 patients avaient un GCS inferieur à 15, dont 3 avec un GCS entre 9 et 11 associé a

une anisocorie .

3 avaient un déficit neurologique périphérique.

41 patients présentaient des douleurs exquises à la palpation du rachis dont 3 associés à

un syndrome rachidien.

nombre de cas
45
40
35
30
25
20
nombre de cas
15
10
5
0
troubles de conscience anisocorie
cervicalgiesyndrome
, rachialgie
deficit
rachidien
sensitivo- moteur

Figure14 : atteintes neurologiques retrouvées à l’examen clinique.

5. Examen de l’abdomen :

Trente- cinq (35) patients présentaient une symptomatologie abdominale dont neuf ( 9 )

sont faits d’écorchures, trois (3) contractures abdominales, sept (7) défense localisée , quinze

(15) cas de sensibilité diffuse et 1 cas présentant un contact lombaire .

- 21 -
Apport du « body scanner »

Nombre de patients

15

10

0
ecchorchure contracture defense sensibilité contact
abdominale localisée diffuse lombaire

Figure 15 : lésions traumatiques retrouvées à l’examen clinique au niveau de l’abdomen

6. Examen du bassin et des membres :

Les traumatismes pelviens ne sont pas prédominants dans notre série, l’urethroragie a

été présente chez 3,22% des cas.

L’oligoanurie (diurèse < 500 ml/24h) est retrouvée chez 7 patients (7,52%); la Diurèse

moyenne est de 991,51 ± 974,17ml/j [0 - 5000ml/j].

Par contre les traumatismes des membres présents chez soixante dix (70) des cas, il

s’agit essentiellement de fracture ouverte ou fermée simple.

III. Résultat du scanner corps entier :

1. Au niveau cérébral :

Le scanner était positif dans 13 cas, dont 10 présentaient une symptomatologie clinique

indiquant le scanner chez 3 cas des patients asymptomatiques :

trois Hématomes extraduraux ( n :3) ; trois hématomes sous duraux (n : 3) , trois

contusions parenchymateuses (n :3) dont une associée à une fracture sinus frontale et

- 22 -
Apport du « body scanner »

pneumocéphalie et l’ autre associée à une fracture orbitaire , quatre hémorragies méningées (

n :4) dont une associée à des contusions pétéchiales minimes .

nombre
3

0 nombre

Figure16 : lésions traumatiques retrouvées sur SCE au niveau cérébral.

figure17 : TDM cranio-cervical en reconstruction osseuse.

- 23 -
Apport du « body scanner »

figure18 : Lame HED de 7mm d’épaisseur.

Figure19 : Hyperdensité parenchymateuse spontanée


associée à une inondation ventriculaire et œdème cérébral.

- 24 -
Apport du « body scanner »

Figures 20 :Multiples foyers de contusions hémorragiques parenchymateuses .

Figure 21: fracture de l’os pétreux droit

2. Au niveau du rachis :

Les lésions retrouvés au niveau rachidien étaient au nombre de vingt deux (n :22 ) dont

quinze (15) étaient suspectées cliniquement et sept ( 7) autres de découverte fortuite sur le

scanner corps entier . Parmi les lésions on retrouve :

 Quatre Fractures instables avec compression médullaire (n : 4) au niveau :

• C1-C3-C4.

• C4-C6.

- 25 -
Apport du « body scanner »

• D8-D9

• D11-D12.

 une fracture dislocation au niveau de C7.

 Une Fracture luxation L2-L3.

 Une Fracture du condyle occipital.

 Une Fracture dislocation C4-C5.

 Trois fracture stable des épineuses C1-C2 (n : 3).

 quatre fractures stables corps vertébral rachis lombaire (n : 4).

 Une fracture stable corps vertébral D3-D4.

 Deux fractures tassement cunéiforme au niveau du rachis dorsolombaire.

 Trois fractures corps vertébraux stables au niveau du rachis lombaire .

 Une Fractures des apophyses épineuses L1-L2-L3

nombre
9
8
7
6
5
4
3
nombre
2
1
0

Figure 22: lésions traumatiques retrouvées sur SCE au niveau du Rachis

- 26 -
Apport du « body scanner »

Figure 23 : SCE en Coupe sagittale Fr complexe instable de D11-D12


avec compression médullaire.

Figure24 : Fracture luxation L2-L3

Figures 25 :TDM thraco-abdominale en reconstruction sagittale et en FO: Fractures complexes


D11-D12 avec fragment intracanalaire associé a une fracture sternale.

- 27 -
Apport du « body scanner »

Figures 26 :TDM thraco-abdominale en reconstruction sagittale et en FO Fracture complexes de


l2 avec recul du mur postérieur

3. Au niveau thoracique :

les lésions retrouvées à ce niveau sont au nombre de vingt sept (n :27) ,les

traumatismes suspectés cliniquement sont au nombre de dix-neuf (N :19) alors que les

lésions asymptomatiques découverte sur le scanner sont au nombre de 8 . Parmi les lésions

objectivées on retrouve :

 Quatre Fractures costales (4 Cas) dont un volet thoracique avec respiration

paradoxal.

 Trois pneumothorax de moyenne abondance dont un associé à un emphysème

sous cutané.

 Quatre pneumothorax minime.

 Quatre hémothorax de grande abondance (n : 4 ).

 Cinq pneumo-médiastins (n : 5).

 Cinq contusions pulmonaires (n : 5).

 Une rupture diaphragmatique (n : 1).

- 28 -
Apport du « body scanner »

nombre
7
6
5
4
3
2
1
0 nombre

Figure 27: lésions traumatiques retrouvées grâce au SCE au niveau du thorax

Figure 28 :TDM en reconstruction frontale : pneumothorax hémichamps pulmonaire droit .

Figure 29 : Reconstruction frontale d’une TDM TAP , contusions hémichamps pulmonaire droit

- 29 -
Apport du « body scanner »

Figure 30 : TDM en Reconstruction osseuse : volet thoracique gauche

Figure 31 : TDM Coupe transversale, contusions pulmonaires bilatérales associé

à un pneumothorax antérieur.

4. Au niveau abdominal :

Les lésions objectivées à ce niveau sont au nombre de (n :10 ) , parmi ces lésions sept

sont cliniquement parlantes ( n :7 cas ) on retrouve :

 Trois traumatisme splénique (n : 3 cas ).

 Deux traumatisme hépatique (n :2 cas ).

 Une contusion surrénale (n : 1 cas).

 Un traumatisme rénale (n:1 cas).

- 30 -
Apport du « body scanner »

Les lésions asymptomatiques à ce niveau étaient au nombre de trois (n:3)

 Un épanchement intra-péritonéal minime.

 Une contusion hépatique.

 Une fracture splénique.

Figure 32 : lésions traumatiques retrouvées au SCE au niveau abdominal

Figure 33: Contusions hépatiques associées à un hémoperitoine de moyenne abondance.

- 31 -
Apport du « body scanner »

Figure 34 : contusions hépatiques avec dilacération de le VSH droite

Figure 35 :TDM TAP en Reconstruction coronale , contusion hépatique

Figure 36 : TDM TAP en Reconstruction frontale : contusion splénique

- 32 -
Apport du « body scanner »

Figure 37 : TDM abdominale en coupe axiale, Contusion hépatique

5. Au niveau pelvien :

Neuf (n : 9) lésions ont été diagnostiquées à cet étage dont deux ( 2 ) lésions

asymptomatiques ; parmi ces lésions on retrouve :

 deux ouvertures hémi-bassin en open book (n : 2).

 Trois fractures arrachement (n : 3)

 Deux fractures de l’ aile iliaque (n : 1).

 Deux fractures complexes

Figure 38 : lésions traumatiques retrouvées au niveau du bassin.

- 33 -
Apport du « body scanner »

Figure 39 : Fracture de l’ aile iliaque .

Figure 40 : Rupture vésicale avec ouverture hémi- bassin à droite

Figure 41 :TDM du bassin avec reconstruction frontale en FO: fracture complexe du cotyle droit,

- 34 -
Apport du « body scanner »

Figure 42 : TDM pelvienne en FP: Fracture de l’aile iliaque

A noter que les membres ne sont pas explorés par scanner corps entier car la majorité

de ces traumatismes sont des fractures simples diagnostiquées cliniquement et sont bien

étudiées par la suite par des clichés de radiographie standard.

IV. Résultats de calcul de concordance radio- clinique :

Le pourcentage de concordance entre le résultat de l’examen clinique et le scanner était

calculé au niveau cérébral, rachidien, thoracique et abdomino- pelvien. Sa valeur variait de 60 à

90 pour cent .Le Résultat de calcul du coefficient kappa était de mauvais à bon avec des valeurs

qui s’échelonnent de 0,17 au niveau de l’abdomen à 0, 60 au niveau cérébral, les valeurs

respectives selon les étages étaient de :

 0,17 au niveau abdominal.

 0 ,24 au niveau du rachis.

 0 ,32 au niveau du thorax.

 0 ,49 au niveau du pelvis.

 0 ,60 au niveau cérébral.

 0 ,12 tous segment confondus.

- 35 -
Apport du « body scanner »

Tableau 4 : valeur du pourcentage d’accord entre l’examen clinique et scanner et Calcul du


coefficient Kappa au niveau des différents étages du corps puis tous segment confondus
+/+ +/- - /+ - /- Pourcentage accord Coefficient kappa
crane 10 7 3 73 89 0,6
rachis 15 26 7 45 60 0,24
thorax 19 22 8 44 63 0,32
abdomen 7 28 3 55 62 0,17
pelvis 7 9 2 75 82 0,49
Tout segment confondu 46 32 6 9 50 0,12

+ /+ : Examen clinique positif et SCE positif à l’étage considéré


+ /- : Examen clinique positif et SCE négatif à l étage considéré
-/+ : examen clinique négatif et SCE positif : lésions muettes cliniquement
-/- : Examen clinique négatif et SCE négatif

Figure 43 : variabilité du Coefficient kappa en fonction de l’étage étudié.

Figure 44 : concordance entre examen clinique et SCE.

- 36 -
Apport du « body scanner »

Tableau 5 : nombre de lésions retrouvées au SCE au niveau des différents étages


Etage Nombre de lésions
Crane 13
Rachis 22
Thorax 27
Abdomen 10
Pelvis 9

30

25

20

15 Série1

10

0
crane Rachis thorax abdomen pelvis

Figure 45 : pourcentage des lésions au niveau des différents étages .

V. Caractéristique des lésions muettes cliniquement :

1. Au niveau du crane : Trois (3) Patients asymptomatiques au niveau cérébral

présentaient des lésions SCE à cet étage. Il y avait Deux hommes et une femme. Parmi

eux, on comptait 2 AVP, il s’agit d’un motocycliste heurté par voiture, un piéton heurté par

voiture, et un accident de travail (chute d’un lieu élevé). Le mode de transport était fait

par ambulance de protection civile dans ces 3 cas.

L’indication de la SCE était basée sur des éléments cinétiques dans tous ces cas.

La notion d’alcoolisme a été retrouvée chez 2 patients, parmi les lésions retrouvées on objective :

 un hématome sous dural minime.

 une contusion cérébrale.

 une Hémorragie méningée minime.

- 37 -
Apport du « body scanner »

La conduite à tenir a consisté en une hospitalisation des ces 3 patients avec

surveillance et traitement médical.

2. Au niveau du rachis :

Sept patients asymptomatiques au niveau du rachis présentaient des lésions au scanner.

Il y avait 5 hommes et 2 femmes. Il s’agit d’AVP dans tous ces cas dont 4 sont des

motocyclistes non casqués. Le mode de transport était par ambulance de protection civile dans

la majorité des cas, un patient était venu par ses propres moyens, cette information n’était pas

renseignée dans un cas. Le SCE était indiqué grâce à des critères objectifs dans 5 des cas, 2 cas

selon appréciation du clinicien.

Quatre patients étaient admis dans état d ivresse.

Parmi les lésions on retrouve :

 Deux fractures tassement cunéiforme au niveau du rachis dorsolombaire (n=2).

 Trois fractures des corps vertébraux stables (n=3) et fracture instable (n=1).

 fracture des apophyses épineuses au niveau du rachis lombaire L1-L2-L3 (n=1).

Concernant l’orientation, il y ‘avait trois prises en charge neurochirurgicales urgentes,

trois interventions orthopédiques prévues, dans le cas des fractures des épineuses une

mobilisation rapide sous antalgiques et décontractante a été préconisée après avoir éliminé une

atteinte médullaire associée, tous ces malades ont été hospitalisés en neurochirurgie.

3. Au niveau thorax :

Huit patients asymptomatiques au niveau thoracique présentaient des lésions au

scanner. Il y avait 5 hommes et 3 femmes parmi eux, on comptait 5 AVP, une agression, deux

traumatismes de nature imprécise. Le transport était assuré par protection civile dans 5 cas et

ambulance de la commune dans 2 cas, un cas transporté par avion militaire, cette information

- 38 -
Apport du « body scanner »

n’était pas renseignée dans un cas. L’indication du SCE été faite grâce à des critères objectifs

dans 4 cas, selon l’appréciation du clinicien dans 2 cas, de façon inconnue dans les 2 derniers

cas. 4 patients admis en état d’ivresse, Parmi les lésions on notait :

 deux contusions pulmonaires (n= 2) associées à des fractures costales.

 Trois pneumothorax dont un complet (n=3).

 Deux petits pneumo-médiastins (n= 2).

 un minime hémothorax. (n=1)

La conduite à tenir a consisté en une hospitalisation pour surveillance dans la majorité

des cas sauf pour le pneumothorax complet qui a été drainé en urgence. L’évolution était

favorable dans tous les cas.

4. Au niveau abdominal :

Trois patients asymptomatiques au niveau abdominal présentaient des lésions au SCE à cet

étage. Ils étaient tous des hommes. Mécanisme AVP dans 2 cas et chute d’un lieu dans 1 cas

Leur mode transport était l’ambulance de protection civile dans 3 cas. L’indication du

scanner sur des critères objectifs pour 2 patients, sur appréciation globale chez un seul patient.

Un seul patient admis dans état d’ivresse, Parmi les lésions muettes cliniquement, on retrouvait :

 Épanchement intra-péritonéal minime (n : 1).

 contusion hépatique (n : 1).

 fracture splénique.

Les conséquences thérapeutiques sont une prise en charge chirurgicale et

l’hospitalisation pour surveillance pour les autres cas.

5. AU NIVEAU PELVIEN :

Deux patients asymptomatiques au niveau pelvien présentaient des lésions au niveau du SCE

à cet étage. Il s’agit de deux hommes, le mécanisme de traumatisme était un AVP dans les 2 cas.

- 39 -
Apport du « body scanner »

Leur mode transport était ambulance de protection civile. L’indication du SCE était basée

sur des critères objectifs pour ces 2 cas.

Il s’agit de deux fractures complexes du bassin qui ont été diagnostiquées grâce à la

réalisation du SCE.

VI. Durée de réalisation du scanner corps entier :

La durée de réalisation de SCE depuis l’installation du malade jusqu’à sa sortie était en

moyenne de l’ordre de 12 min repartie comme suit :

 Temps d’installation : 5 min

 Temps d’acquisition (crane, rachis, thorax abdomen et pelvis) :2 min

 Temps de sortie : 5 min

Dans 58% cas la durée était de 10 à 13 min, 23% des cas entre 13 et 15 min

Et 12% entre 15 et 17 min.

pourcentage

60%

50%

40%

30% pourcentage

20%

10%

0%
10à 13 min 13à15 min 15à17 min

Figure 46 : durée de réalisation de SCE.

- 40 -
Apport du « body scanner »

DISCUSSION

- 41 -
Apport du « body scanner »

I. Définition
Le polytraumatisé est un blessé présentant l’association de plusieurs lésions dont une, au

moins, engage le pronostic vital. La définition la plus récente est celle de Pape et al : un blessé

est polytraumatisé s’il présente au moins des fractures de deux os longs, ou bien une lésion

associée au moins à un autre traumatisme, pouvant entraîner le décès immédiat, ou bien encore

un traumatisme crânien sévère associé à au moins une autre lésion. [4]

La définition classique d’un polytraumatisé est celle d’un patient atteint de deux lésions

ou plus, dont une au moins menace le pronostic vital. Cette définition n’a pas d’intérêt pratique

en urgence car elle suppose que le bilan lésionnel ait déjà été effectué. À la phase initiale, un

polytraumatisé grave est un patient dont une des lésions menace le pronostic vital ou

fonctionnel, ou bien dont le mécanisme ou la violence du traumatisme laisse penser que de

telles lésions existent. Il est donc très important d’inclure cette notion dans la définition du

polytraumatisme grave, au moins lors de la phase initiale de l’évaluation. [5]

À titre d’exemple, un défenestré de trois étages n’ayant apparemment qu’une fracture de

cheville est un polytraumatisé jusqu’à preuve du contraire, c’est-à-dire jusqu’à la réalisation

d’un bilan lésionnel complet et rapide. L’évaluation de la gravité peut avoir plusieurs objectifs. Il

peut s’agir soit de prédire la mortalité à l’aide d’un score « ad hoc », soit de réaliser un triage

des patients « hoc » [6 ,7].

II. ÉPIDÉMIOLOGIE

1. fréquence globale :

Dans le monde entier, presque 16000 personnes décèdent chaque jour de

polytraumatisme et des milliers d’autres survivent mais avec des handicaps permanents [8].

- 42 -
Apport du « body scanner »

De ce fait il représente problème majeur de santé publique qui occupe deux tiers des

activités des urgences dans le monde selon l’estimation DUBOULOZ. Les polytraumatismes sont

classés au 3ème rang des causes de mortalité en France avec 8,8% de l’ensemble de décès [9].

Des études américaines estiment leur fréquence de 0,5 et 1‰ et par an [10].

Le facteur économique est loin d’être négligeable puisqu’aux États-Unis, par exemple, les

dépenses en santé pour les traumatisés ont augmenté de 55,2 % en 13 ans, passant de

64,7milliards de dollars en 1987 à 117,2 milliards de dollars en 2000. Le budget alloué à ces

traumatisés représente 10,3 % de toutes les dépenses sanitaires de ce pays [4].

2. fréquence selon l’âge :

Les traumatismes représentent la 4ème cause de mortalité tout âges confondus et la première

cause de mortalité chez la population jeune de moins de 40 ans. Ils s’accompagnent d’une morbidité

majeure avec des séquelles parfois lourdes tant sur le plan personnel, familial et social [11].

Le polytraumatisme est considéré comme étant une pathologie du sujet jeune entre 20 et 30

ans. Cette fréquence est expliquée par la courbe démographique des âges d’une part, et d’autre

part par l’activité des sujets jeunes qui augmente le risque de polytraumatisme[12].

Chez nous ceci est justifié par l’âge jeune de notre population. En effet, 52,68% de la population

étudiée avait un âge entre 15 et 40 ans.

Dans les payes industrialisées où l’on assiste à un vieillissement de la population, le

polytraumatisme est de plus en plus fréquent chez le sujet âgé [13]. .

Tableau 6 ; fréquence de polytraumatisme en fonction de l’âge dans différente série :


Etude Année Age moyen
KATRIN Eichler et al [14]. 2014 39,7 ans
T.E Wurmb et al [15]. 2009 41 ans
Stefan Huber-Wagneret al[16]. 2009 42 ,6 ans
J .Babaud et al[17]. 2012 35 ,06 ans
Notre série 2011 41 ans

- 43 -
Apport du « body scanner »

3. Fréquence selon le sexe :

Une prédominance masculine a été rapportée par tous les auteurs. Ceci est expliqué par

la prévalence des activités à risque chez l’homme [13].

La différence est moins marquée dans les pays industrialisés où l’on assiste à une

implication croissante de la femme dans tous les domaines d’activité professionnelle, loisirs et

sport . cette différence tend à disparaitre avec l’âge [13,18].

La prédominance du sexe masculin se confirme dans notre étude avec 76,34% d’hommes

et 23,66% de femmes, rejoignant ainsi les autres séries d’études

Tableau 7 : fréquence du polytraumatisme en fonction du sexe sur différentes séries.


Etude Année Homme femme
KatrinEichler et al[14]. 2014 71 ,52% 28 ,47 %

T .E.Wrumb et al[15]. 2009 72 % 28 %


Stefan Huber-Wgner et al[16]. 2009 73 % 27 %
J.Babaud et all[17]. 2012 71,4 % 28,6%
Notre série. 2007-2011 76 ,34% 23,66%

4. Circonstances de traumatismes :

Une grande variabilité des circonstances de traumatisme est observée dans les différentes

études épidémiologiques en fonction des caractéristiques sociologiques, économiques, et

démographiques des populations. Les accidents de la voie publique représentent la cause la plus

importante des polytraumatismes [19,20].

La fréquence des polytraumatismes est très élevée en période d’été qui coïncide avec les

vacances, c'est-à-dire l’importance de ce problème et des mesures de prévention qui s’y

rattachent [21,22].

Dans notre série les accidents de la voie publique représentent 90,32 % des causes de

polytraumatisme.

- 44 -
Apport du « body scanner »

Tableau 8: circonstances de traumatismes.


étude AVP Chute agression autre
Haddadi[4]. 40 % 11% - 23%
BARROU[23]. 87% 7% 3% 3%
EL Mrabet [24]. 71 ,4% 18 ,6% 2,9% 7,2%
Martin [25]. 75% 15% - 10%
Notre série 90 ,32% 5,37% 2,15% 2,15%

Les six circonstances reconnues comme présentant un risque vital pour le blessé sont :

une chute d’une hauteur supérieure à 6 m ;

Un blessé éjecté d’un véhicule ; un véhicule ayant fait des tonneaux ou le décès

d’une personne dans le même véhicule ;

L’intrusion d’un véhicule dans l’habitacle d’un autre véhicule lors d’une collision ;

Un piéton percuté à une vitesse supérieure à35 km/heure ;

Une période de désincarcération supérieure à 20 minutes ;

Un accident de circulation survenu à une vitesse dépassant les 65 km/heure ou 35

km/heure sans ceinture de sécurité [4].

5. Moyen de transport à hôpital :

Aux USA : la prise en charge pré-hospitalière des urgences est fondée sur le principe

majeur de la célérité du transport à l’hôpital. Elle est assurée par des ambulances non

médicalisées, une prise en charge d’urgence est entamée par l’équipe paramédicale, la

coordination et la régulation sont assumées par des centres de contrôle.

L’intervention du réseau des ambulances se fait selon un découpage territorial précis qui

permet des délais d’interventions très courts [26,27].

En France, il existe une prise en charge pré-hospitalière médicalisée. Le médecin a pour

objectif le maintien des fonctions vitales, le diagnostic et la stabilisation des lésions ainsi que la

préparation de l’accueil dans le service le mieux adapté [28,29].

- 45 -
Apport du « body scanner »

Au Maroc, il ya eu récemment installation du SMUR avec des centre de régulation dans les

4 CHU mais le transport des accidentés se fait encore dans la majorité des cas par des

ambulances non médicalisées de la protection civile, ce qui ne permet pas une coordination ni

liaison avec les centres d’accueil c’est pour cela que le délai de prise en charge est élevé [20,21]

dans notre série 27 patients ont bénéficié de transport médicalisé.

6. Critère de Vittel ayant indiqué réalisation de scanner :

Dans la langue française, le mot « triage » provient initialement du monde de l’agriculture.

Il s’agissait de différencier les mauvais des bons grains. Le concept a été utilisé ensuite par des

médecins devant les exigences de la guerre. L’objectif était de stratifier les priorités de la prise en

charge des blessés, afin de décider, sur le champ de bataille ou lors d’un afflux de blessés, ceux

pouvant être soignés de ceux qui devaient être laissés sur place. Le concept de triage à ensuite été

adapté à la médecine civile de catastrophe, aux services des urgences et à la prise en charge pré-

hospitalière des patients. [30]

L’évaluation de la gravité des polytraumatisés en pré-hospitalier est cruciale afin de

déterminer d’une part les moyens nécessaires à mettre en œuvre, et d’autre part la structure apte à

les prendre en charge. Plusieurs scores ou indices de triage ont été créés afin d’aider le clinicien dans

sa décision, Quatre éléments peuvent être distingués dans cette évaluation du traumatisé : le terrain

du patient, le mécanisme lésionnel, les lésions anatomiques, les variables physiologiques.

Parmi les scores les plus utilisés : AIS, ISS, RTS, TRISS, MGAP, CRAMS (voir annexe 2) mais

ces scores ont des limites vu qu’ils ne prennent pas en compte du terrain du polytraumatisme, ni

du mécanisme de l’accident, et exigent un bilan exhaustif d ‘emblée, d’ autre part Les scores

cliniques ou mixtes ne tiennent pas compte de l’évolutivité dans le temps des lésions. Un patient

stable initialement peut se dégrader et les défaillances peuvent se démasquer secondairement

pendant le transport ou pendant la prise en charge pré-hospitalière. En plus, Ils ne prennent pas en

compte la réponse aux traitements mis en route comme l’administration de solutés de remplissage,

- 46 -
Apport du « body scanner »

d’amines ou d’oxygène. On conclut alors que ces scores ne sont pas des outils de triage adaptés en pré-

hospitaliers, ils sont plus adaptes à prédire la mortalité.

Le triage pré-hospitalier s’est progressivement organisé autour de protocoles ou

d’algorithmes décisionnels évoluant par étapes. L’algorithme représente un système plus intégré et

plus complet qu’un simple score, ressemblant à un raisonnement médical. Il n’aboutit pas à un

chiffre, mais à une décision. Le premier algorithme de triage a été élaboré par l’American College of

Surgeons en 1990 [31]. Ce modèle de schéma décisionnel est désormais quotidiennement appliqué

aux USA [28]. En France, ce modèle décisionnel a été retenu au congrès des Samu de France à Vittel

en 2002 [32]. L’algorithme ou critères de Vittel est dérivé de la version de 1999 de l’algorithme de

l’American College of Surgeons. Cet algorithme est plus utilisé en France car contrairement aux

systèmes nord-américains, les premiers secours sont médicalisés et l’algorithme formalise le

raisonnement médical des médecins SMUR. [30].

Dans notre étude on s’est basé sur les critères de Vittel (voir Annexe 1) afin de trier les

polytraumatisés admis aux urgences, du fait de Sa particularité de prendre en compte plusieurs

éléments à savoir : le terrain , le mécanisme de l’accident, les mesures de réanimation mis en route

pendant la prise en charge hospitalière par exemple l’intubation trachéale, administration de

catécholamines et remplissage vasculaire ainsi que les constantes vitales et les lésions retrouvées à

l’examen clinique .

La sévérité du traumatisme est suspecté devant la présence au moins d’un critère de

Vittel ce qui permet aux patients admis dans un état critique d’être orientés vers un centre de

traumatologie adapté. Par ailleurs La nouvelle définition du polytraumatisé reflète ces critères

vu qu’elle prend en considération la présence de lésions qui peuvent engager le pronostic vital

ainsi que la notion de mécanisme violent pouvant suggérer la présence de telles lésions [17] .

Dans notre travail, le critère de Vittel le plus prédominant était les éléments cinétiques il

est à l’origine de l’indication de SCE dans 67,74 % des cas, les critères physiologiques ont

indiqué la réalisation du scanner corps entier dans 32 % des cas seulement.

- 47 -
Apport du « body scanner »

une étude prospective faite sur l’intérêt de critère de Vittel pour l’ indication de scanner

corps entier a montré que parmi 164 patients ayant subit ce protocole 15% avaient des lésions

asymptomatique , le critère le plus commun dans cette étude aussi était les éléments cinétiques ,

d’ après cette étude ce critère est sensible ( 78,5%) mais moins spécifique ( 18,7%) de ce fait il

augmente le nombre de scanners réalisés et par conséquent le nombre de scanners normaux ,

pourtant l’ intérêt du triage des polytraumatisés est de ne pas passer à cote d’une lésion qui

pourra engager le pronostic vital si méconnue ,d’ailleurs le recours à ce critère qu’ on peu qualifier

de subjectif a permis à lui seul dans ce travail d’ indiquer le SCE chez 42 patients qui

présentaient tous des lésions traumatiques graves qui auraient été méconnues[14]. . De ce fait il

ne doit pas être sous estimé par contre ca serait mieux de l’étudier pour déterminer le sous critère

le plus pertinent par exemple c’est probable que le sous critère victime projetée ou écrasé serait

plus spécifique et moins subjectif que l’appréciation de la déformation du véhicule accidenté.

Le nombre élevé des SCE réalisés ne permet pas uniquement d’augmenter la probabilité

de détecter des lésions non suspectées à l’examen clinique mais il permet aussi de réduire le

nombre d’hospitalisations longues et couteuses car au fait un scanner normal permet de

renvoyer le patient chez lui.

7. Délai de ramassage :

Il témoigne du niveau d’organisation du système de prise en charge pré-hospitalière et

revêt une importance capitale pour le pronostic vital du traumatisé grave [33 ,34]. A ce titre les

séries américaines rapportent des résultats remarquables, tous les patients arrivent à l’hôpital

moins d’une heure après le traumatisme [35].Le concept de «Golden Hour» repose sur un fait

aujourd’hui bien établi: lors d’un traumatisme grave, la majorité des décès ont lieu durant la

première heure qui suit l’accident et le taux de mortalité triple au-delà de la première heure et

pour chaque heure supplémentaire perdue [36,37,38].

Les résultats de notre étude démontrent que ce secteur nécessite une structuration

urgente, 7 des patients seulement sont admis avant le délai d’une heure.

- 48 -
Apport du « body scanner »

III. Technique de scanner corps entier :

L e scanner multi- barrette réalise un bilan complet des lésions en un temps très restreint

y compris pour les extrémités, avec une qualité d’image permettant des reconstructions multi-

planaires grâce aux voxels isotropiques et d’obtenir les images y compris les reconstructions

multiplanaires et donc le diagnostic dans un délai très court autorisant une adaptation

immédiate de la prise en charge.

 Installation et topogramme :

L’installation du patient sur la table de scanner se fait en collaboration avec l’équipe de

réanimation. Le patient est installé en caudo-cranial, le matériel de réanimation doit être posé au

bout de la table du scanner. L’utilisation de tables supplémentaires doit être évitée pour ne pas

limiter les mouvements du plateau.

Dans l’idéal, les bras seront le long du corps pour le topogramme et l’acquisition

cérébrale, puis relevés au dessus de la tête pour l’acquisition sur le tronc. Cependant, si il existe

le moindre doute sur la présence de lésions scapulaires ou des membres supérieurs, on évitera

l’abduction qui peut entrainer des lésions en particuliers nerveuses (plexus brachial) ou

vasculaires au contact de fractures. Dans ce cas, les bras seront croisés sur le thorax, ou des

cales seront placées sous les coudes, pour éviter les importants artefacts générés plus

particulièrement par les coudes lorsqu’ils sont le long du corps [39].

Un topogramme unique est réalisé, du vertex au moins jusqu’aux trochanters, et si

possible, comprenant les membres inférieurs. Il n’y a aucun intérêt à réaliser plusieurs

topogrammes pour différentes parties à explorer.

 Acquisitions et injection :

 L’acquisition cérébrale :

Elle se fait avant injection de produit de contraste, en acquisition hélicoïdale, sans inclinaison du

tube, en filtre mou et avec reconstructions osseuses pour les os de la voûte et du massif facial.

- 49 -
Apport du « body scanner »

 L’acquisition sur le rachis cervical :

Elle peut se faire dans le même volume que celui du crâne. Cependant, l’intérêt de

l’explorer dans le même temps que le thorax en profitant de l’injection a été démontré, ceci

permettant d’analyser les vaisseaux céphaliques [40].

 L’exploration thoraco-abdomino-pelvienne :

Si les équipes préconisent de réaliser d’abord une acquisition sans injection, pour déceler les

hématomes ou épanchements hématiques, il a été démontré que très peu de ces lésions sont

visibles uniquement sur le temps sans injection et qu’elles n’engagent quasiment jamais le pronostic

vital. Dans l’étude de Petridis et al[41], 95% des lésions hémorragiques étaient spontanément

hypodenses si le scanner est réalisé dans les 8 heures suivant le traumatisme, ce qui est

généralement le cas pour les polytraumatismés . Enfin Amendola et al[42] ont montré une sensibilité

et spécificité très importante pour la détection des lésions hémorragiques du scanner après injection

de contraste iodé. Compte tenu de la faible rentabilité associé a une augmentation du temps et de

l’irradiation, la littérature préconise de ne pas réaliser de passage sans injection.

 Certaines équipes explorent séparément le thorax et l’abdomen. cependant, il a

été démontré qu’une acquisition unique diminue l’irradiation jusqu’ à 17% [43],

ce qui peut être important pour ces traumatisés souvent jeunes, et en

particulier en ce qui concerne la thyroïde qui est un des organes les plus

sensibles. De plus, les reconstructions rachidiennes sans moins performantes si

le rachis est découpé. Il est donc généralement recommandé de réaliser dans le

même volume l’exploration thoraco-abdomino-pelvienne.

 L’injection intraveineuse doit utiliser un produit de concentration entre 300 et

350mg I/ml, une étude ayant montré que sauf pour les patients de petit poids,

une concentration inférieure ne permet pas un rehaussement satisfaisant du

parenchyme [44] . La quantité utilisée doit être de 1,5 à 2 ml/Kg, qui est la

quantité nécessaire pour une parenchymographie satisfaisante [45].

- 50 -
Apport du « body scanner »

 Les protocoles d’ injections sont très discutés et il n’ya pas de consensus: la

plupart des équipes réalisent d’abord un temps artériel ( environ 25s après

le début de l’injection ) sur le thorax, l’abdomen et le pelvis ( ou uniquement

sur le thorax pour certains, plus le pelvis s’il existent des lésions

traumatiques à la radiographie standards pour d’autres ), ceci permettant

d’avoir une opacification artérielle optimale et de différencier les

saignements d’origine artériel des saignements veineux . Ils réalisent

ensuite un temps portal (70 à 80 secondes après le début de l’injection en

fonction de la rapidité de l’acquisition de la machine utilisée) sur l’abdomen

et le pelvis pour une analyse optimale du parenchyme .

 Dans notre étude, on a opté pour une injection monophasique de 1,5 cc/kg

de produit de contraste dosé à 350 mg au débit de 4cc/sec. Avec une seule

acquisition cervico-thoracoabdomino-pelvienne

 Une acquisition à un temps tardif (entre 3 et 7 min) est éventuellement réalisée

des coupoles diaphragmatiques au pelvis, lorsque sur le temps portal un

traumatisme de l’appareil urinaire est suspecté (il permet de révéler les fuites

extra-urinaires de contraste), ou lorsqu‘une fuite active de contraste doit être

affirmée (la flaque est souvent mieux visible). Cette acquisition tardive permet

également de faire la différence dans les parenchymes (particulièrement

splénique et hépatique) entre une hémorragie active (dans laquelle

l’hyperdensité persiste au temps tardif) et une malformation vasculaire telle

qu’un faux anévrysme (qui s’atténue au temps tardif) [46].

 Ces acquisitions, ainsi que celles réalisées sur le crâne, seront bien sur lues

non seulement dans le plan axial mais également dans les plans sagittal et

coronal, voire oblique si nécessaire. la lecture combinée dans les différents

plans augmente la précision du diagnostic particulièrement pour les

traumatismes du squelette.

- 51 -
Apport du « body scanner »

 Au niveau des membres, l’exploration se fait par radio standards sauf si

doute sur une atteinte traumatique, il est recommandé de réaliser une

acquisition sur la région concernée, avec reconstructions multiplanaires et

tridimensionnelles. En effet, le scanner permet une meilleure évaluation des

lésions osseuses, en particulier pour les fractures complexes et donc une

meilleure prise en charge chirurgicale.

 Lors de certains traumatismes (par exemple une fracture luxation de genou), il

est nécessaire d’analyser les vaisseaux artériels pour rechercher une dissection.

Dans ce cas, un artério-scanner sera réalisé dans le même temps, soit en

prolongeant l’acquisition au temps artériel pour les doubles acquisitions, soit

en réinjectant la quantité de contraste nécessaire à un temps artériel.

IV. Résultats de concordance radio- clinique

Les pourcentages d’accord entre la clinique et le scanner sont variable selon les étages,

ils dépassent 80 au niveau du crane et du pelvis et ils sont moyens au niveau des autres étages.

Ces pourcentages ne tiennent pas compte de la probabilité que la concordance soit liée au

hasard, contrairement aux coefficients kappa. Ces derniers s’échelonnent de mauvais à moyen

selon les étages. Ce résultat est en faveur de la difficulté de se fier à l’examen clinique seule

pour indiquer le scanner chez le polytraumatisé grave stable.

Les discordances correspondent d’une part aux patients symptomatiques ne présentant

pas de lésions radiologiques (discordance +/- représentant de 7 à 30 % des patients selon les

étages), et de l’autre part aux patients asymptomatiques chez lesquels une lésion était

retrouvée au scanner (discordance -/+ de 2 à 8 % des patients selon les niveaux). Le premier

groupe prédominait à chaque étage, la positivité de l’examen clinique ayant été volontairement

surestimée. Le deuxième groupe est celui qui nous intéresse en raison de l’impact possible des

lésions passées inaperçues.

- 52 -
Apport du « body scanner »

L’analyse fragmentée par étages, montre que le groupe correspondant aux patients

asymptomatiques avec scanner négatif est le plus représenté (47 à 80%), ne plaidant pas en

faveur du scanner corps entier. Par contre, cette proportion devient largement minoritaire (9%)

lorsque l’on regroupe les différents segments. Il n’existe que 9 patients asymptomatiques au

niveau thoraco-abdomino-pelvien (rachis cervical inclus) avec un scanner TAP (+ rachis) négatif.

Les autres présentent soit une lésion au niveau du SCE pouvant justifier la réalisation de

l’examen, soit un signe clinique qui aurait indiqué au minimum une imagerie segmentaire.

Dans notre série, les lésions scannographiques sont retrouvées chez 56 pour cent des cas.

La plupart sont cliniquement parlantes mais il existe une part non négligeable de lésions

occultes nous intéressant tout particulièrement. On dénombre 23 lésions asymptomatiques

regroupées chez 21 patients soit 22,5 pour cent de la population de l’étude.

Des résultats similaires ont été objectivés dans une étude faite par Dr J. Oberlin en 2013

sur 429 traumatisés stables ayant bénéficié d’un scanner corps entier comme examen en

première intention ce qui a permis de mettre en évidence 103 lésions asymptomatiques de

découverte fortuite sur le scanner de gravité variable mais qui ont changé la prise en charge

chez la majorité de ces patients [2] .

Tableau 9 comparative des lésions muettes découvertes sur SCE


dans différentes études en fonction des différents étages :
Etage J.Obérlin [2] J. Turk [3] Notre etude
Crane 16 0 3
Rachis 28 5 7
Thorax 36 8 8
Abdomen 13 9 3
Pelvis 10 4 4

Tableau 10 comparatives du pourcentage des lésions découvertes sur le SCE


Etude J.Turk [3[ Salim et al J.Obérlin [ 2] Notre etude
% des lesions
19 ,5% 20 % 24% 25%
asymptomatiques

- 53 -
Apport du « body scanner »

V. Analyse des lésions muettes : (voir annexe 3)

1. Au niveau cérébral :

Les traumatismes crânio-encéphaliques sont à l’origine de 50 à 70 % des décès. Ils

constituent la première cause de décès chez l’enfant et l’adulte jeune et représentent une source

majeure d’invalidité psychomotrice [47].

Trois lésions asymptomatiques ont été retrouvées au niveau cérébral.

En raison du risque majeur d’aggravation secondaire des lésions cérébrales, il est

particulièrement important de les diagnostiquer en vue d’une prise en charge précoce. Celle-ci

comprend généralement une surveillance clinique, la prévention des ACSOS et des contrôles

scannographiques, en absence d’indication chirurgicale immédiate [2] .

Dans notre série ,La valeur du coefficient kappa au niveau cérébral est bonne ,ce qui

prouve qui y’ a un accord entre les résultats du SCE et l’ examen clinique , on déduit alors

qu’a ce niveau on peut se fier l’ examen clinique pour déterminer si nécessaire ou pas de

réaliser un scanner à ce niveau .

Les lésions retrouvées chez ces trois patients étaient une contusion cérébrale, Hématome

intra parenchymateux qui ont conduit à une surveillance hospitalière avec traitement préventif

antiépileptique et scanner de contrôle à J10.

Un hématome sous-dural (HSD) minime ayant entraîné une surveillance neurologique

lors de l’hospitalisation du patient pour fracture vertébrale instable opérée en neurochirurgie.

Hormis l’administration d’anti épileptique pour un patient, il n’y a pas eu de sanction

thérapeutique majeure à la découverte de ces lésions, mais la surveillance et l’hospitalisation

font partie de la prise en charge thérapeutique et il est difficile d’évaluer qu’elles auraient été les

conséquences de leur méconnaissance.

- 54 -
Apport du « body scanner »

2. Au niveau rachis :

Les traumatismes du rachis sont des lésions du système ostéo-disco-ligamentaire et sont

graves par les conséquences neurologiques qui mettent en jeu le pronostic vital et fonctionnel et

par leurs complications à court, moyen ou long terme.

Ce sont des lésions fréquentes et s’accompagnent de risque de compression médullaire,

dans 14 à 30 % des cas les traumatismes rachidiens dits graves s'accompagnent d'un

traumatisme médullaire [48]. .

Dans notre étude, un nombre non négligeable de lésions a été retrouvées au niveau

cervical avec une grande variabilité de la gravité de ces lésions impliquant des conséquences

thérapeutiques hétérogène . Ces lésions sont passées inaperçues pour différentes raisons :

interrogatoire non contributif notamment chez un patient alcoolisé et un autre non coopérant, et

la présence de lésions multiples occultant celle du rachis.

La valeur du coefficient kappa au niveau du rachis était médiocre, avec 7 lésions

asymptomatiques parmi les lésions on retrouve :

 Deux Fractures tassement cunéiforme du rachis dorsolombaire (n= 2), fracture

corps vertébral stable (n=3) qui ont nécessité un traitement orthopédique.

 Une fracture des épineuses au niveau du rachis dorsolombaire (n=1) avec

traitement antalgique en ambulatoire.

 Une fracture du corps vertébral instables (n=1) ayant indiqué une intervention

chirurgicale.

3. Au niveau du thorax :

Les traumatismes thoraciques sont fréquents, ils représentent un tiers des admissions à

l’urgence, et la 3ème cause de mortalité en traumatologie après choc hémorragique et

traumatisme crânien. Leur gravité découle du risque de détresse hémodynamique et respiratoire.

[49]. dans notre étude 8 lésions ont passé inaperçues a cet étage, sont pour la plupart des

- 55 -
Apport du « body scanner »

bénignes cependant ils ont un potentiel d’aggravation majeure nécessitant une surveillance pour

éviter toute complication. Dans la majorité des ces cas la conduite à tenir a consiste en une

surveillance sauf pour pneumothorax complet traité par un drainage urgent.

4. Au niveau de l’abdomen

Trois (3) lésions cliniquement muettes de gravité variable ont été découvertes à l’étage

abdominal. Dans la majorité des cas il s’agissait de lésions bénignes sans conséquences

thérapeutiques majeures c’est le cas des épanchements intra péritonéaux minimes, des

contusions hépatiques et surrénaliennes. Ces atteintes d’organes pleins, bien Que sans

conséquences thérapeutiques immédiates, ces lésions nécessitent du repos et une surveillance

hospitalière pour éviter une aggravation secondaire. Une contusion hépatique peut en effet se

transformer en volumineux hématome voire conduire à une rupture hépatique en cas de

traumatisme surajouté .parmi les lésions muettes retrouvées, on retient une fracture splénique

qui aurait due engager le pronostic vital si non diagnostiquée précocement.

La prise en charge a consisté en une hospitalisation pour surveillance dans deux cas et

traitement chirurgical du traumatisme splénique par splénectomie en urgence.

5. Au niveau du pelvis :

Les traumatismes pelviens sont fréquents en traumatologie puisque 10 % des patients

Polytraumatisés présentent une fracture du bassin. L’anneau pelvien est une structure

Anatomique solide, ce qui signifie que la survenue d’une fracture du bassin survient

Principalement dans un contexte de traumatisme à forte cinétique et doit donc

Systématiquement faire rechercher des lésions associées. La mortalité élevée des traumatismes

pelviens de l’ordre de 8 à 15 % est à la fois liée à la gravité des lésions hémorragiques

pelviennes, mais également aux lésions extra-pelviennes associées (thoracique, abdominale,

- 56 -
Apport du « body scanner »

crânienne) dans un contexte de polytraumatisme qui impose systématiquement une prise en

charge globale en milieu spécialisé [51].

Dans notre série, Au niveau du pelvis, le nombre de lésions occultes découvertes grâce au

protocole scanner corps entier est faible (deux fractures) mais leurs conséquences plus parlantes

qu’au niveau des autres segments, il s’agit de deux fractures complexes du bassin qui auraient pu

entraîner des hémorragies importantes en cas de mobilisation avant identification.

• La radiographie de bassin faisant partie du bilan initial des polytraumatisés en

alternative au protocole scanner corps entier, ces lésions auraient de toute façon

été mises en évidence. Leur découverte au scanner systématique présente toutefois

deux intérêts majeurs en termes de morbimortalité : d’abord un gain de temps,

l’exploration tomodensitométrique restant nécessaire à l’évaluation du risque

hémorragique comme en préopératoire , puis par l’économie d’ immobilisation à

chaque fois pour explorer les autres segments vu que les traumatismes du bassin

sont le plus souvent associés à des lésions au niveau d’autres étages .

VI. Temps de réalisation de scanner :

Le temps d’évaluation radiologique des polytraumatisés constitue un élément crucial

dans leurs prise en charge, Leurs chance de survie augmente autant plus si le diagnostic est fait

rapidement et les décisions thérapeutiques mises en route précocement. Dans notre série cette

durée a été de 12 min en moyenne.

Une étude réalisée par Duy Nguyen et al [52]. , qui a intéressé 90 polytraumatisés

divisés en deux sous Groupes A et B et qui compare protocole conventionnel du SCE Groupe

A au Protocole du single pass continus ( SCE fait d’ un seul coup ) Groupe B a objectivé une

durée moyenne de 19 ± 4.1 min en Groupe A et 11.6 ± 3.7 min en Groupe B . Cette étude

recommande la réalisation du single pass continus protocole vu qu’il diminue le temps de

réalisation du SCE de –42.5% [52] .

- 57 -
Apport du « body scanner »

Rieger et al. Rapportent un temps passé par le patient en salle de radiologie de 19,0 ±

6,1 minutes pour un temps d’acquisition complète de 12,0 ± 4,9 minutes [2]. .

Ces délais sont tout à fait acceptables en l’absence d’instabilité clinique. Par contre, cet

examen est chronophage pour le radiologue, mobilisé par une Interprétation longue et fastidieuse.

Cette indisponibilité prolongée pour l’interprétation d’autres examens radiologiques présente un

risque de retard du diagnostic pour d’autres patients. De plus, l’absence de point d’appel clinique et

le nombre de coupes réalisées peuvent conduire à des erreurs d’interprétation.

VII. Applications pratiques :

On a vu l’intérêt du scanner corps entier dans les accidents à haute cinétique pour

détecter des lésions muettes cliniquement dans un temps record. Mais le scanner, bien qu’outil

diagnostic performant, présente de nombreux inconvénients. Une étude publiée en 2007 dans le

New England Journal of Medicine estimait que 1,5 à 2% de la totalité des cancers aux Etats-Unis

pouvaient être attribuables aux radiations reçues lors des scanners [53]. . Malgré la diminution

de la dose de rayons X délivrée par les scanners multi barrettes, celle-ci est estimée de 14 à 21

mSv pour une TDM corps entier soit l'équivalent de 76 clichés pulmonaires simples [54 ,55]. . En

pratique, si le scanner corps entier n’est pas réalisé, d’autres examens sont pratiqués :

radiographie thoracique et radiographie du bassin systématiques, radiographies du rachis

cervical et du rachis dorso-lombaire dans la plupart des cas, ainsi que des radiographies des

membres selon les points d’appel. Un scanner segmentaire est souvent réalisé, soit en

complément d’une radiographie, soit en cas de suspicion clinique de lésion. Cela représente une

irradiation non négligeable [56]. , qu’il faudrait comparer à celle du scanner corps entier dans

une étude prospective randomisée.

La dose de rayons X délivrée par scanner segmentaire dans ce contexte est évaluée

dans une étude de 2007 à 23 mSv [57]. Les patients inclus étaient des traumatisés plus sévères

que ceux de notre effectif.

- 58 -
Apport du « body scanner »

Le coût des scanners corps entier est également une notion importante dans un contexte

de déficit du système de santé. Malgré une diminution constante, ce coût reste élevé. Deunk et

al. Ont mesuré un surcoût moyen de 164 euros par patient lors d’une stratégie scanner corps

entier par rapport à une stratégie segmentaire [58].

Au vu des inconvénients cités ci-dessus, une stratégie segmentaire semblerait une

alternative intéressante. Cependant, les résultats de notre étude, montrant un nombre important

de lésions muettes cliniquement, et concordants avec les données de la littérature, seraient

plutôt en faveur de la réalisation du scanner corps entier.

L’étude de Salim et al. [59] , portait sur une population de traumatisés graves stables,

cliniquement évaluables, présentant des critères de haute cinétique. Elle retrouvait des lésions

scannographiques significatives non suspectées cliniquement dans 4 à 20% des cas selon les

étages. Dans l’étude de Deunk et al [58]. , plus de la moitié des patients présentaient au moins

une lésion supplémentaire découverte lors de le SCE. Cette population a été comparée avec

une stratégie segmentaire basée sur la clinique et les clichés standards, dans une population de

traumatisés plus sévères que la notre.

Bien que les lésions découvertes au scanner paraissent peu sévères, elles sont de gravité

variable, et leur retentissement difficile à préciser en l’absence de suivi à plus long terme.

L’impact des lésions occultes est sujet à controverse dans la littérature. Dans une population de

traumatisés graves, Deunk et al[60]. ont montré l’absence de différence pronostique entre des

patients présentant des lésions pulmonaires occultes et d’autres n’en présentant pas. Par contre,

dans l’étude de Salim et al [59]. , concernant une population plus proche de la notre, le

scanner conduisait à un changement de prise en charge pour 19% des patients. Dans une étude

rétrospective [61]. la réalisation d’un scanner corps entier était un facteur indépendant

significatif de survie. Dans notre étude, les lésions scannographiques muettes cliniquement

entraînaient de nombreuses hospitalisations pour simple surveillance, mais aussi quelques

chirurgies urgentes. Ces données sont en faveur de la poursuite du protocole scanner corps

entier pour les polytraumatisés stables aux urgences.

- 59 -
Apport du « body scanner »

A l’étage cérébral, le nombre de lésions découvertes en l’absence de point d’appel est très

faible. L’examen clinique semble donc fiable pour orienter la réalisation d’un scanner pour ces

patients. Ces données sont compatibles avec les résultats de l’étude du Dr Turk [3] , dans laquelle

la valeur prédictive négative de l’examen clinique est de 100% au niveau cérébral. Afin de diminuer

les taux d’irradiation des patients ainsi que dans un objectif d’économie de la santé, il nous semble

logique de retirer le scanner cérébral du protocole scanner corps entier, pour ne le réaliser que selon

les critères anamnestiques et cliniques précisés dans les Recommandations de la SFMU 2012 [62 .

Par ailleurs une étude [63] faite par sur 275 patients qui avait un ISS moyen a 27,5 (1 -75) montre

qu’un bilan systématique par le S.C.E dans l’exploration du polytraumatisé stable sur le plan

hémodynamique et respiratoire est recommandée car les performances prédictives positives et

négatives élevées orientant de manière adéquate la prise en charge , elles sont supérieures à 90%

avec un faible taux de faux négatifs (FN = 8%) et faibles taux de faux positifs ( FP= 3%°) .

Ceci tient compte qu’ en fait l’examen clinique chez le patient polytraumatisé est très

peu informatif d’où le risque élevé de lésions méconnues en cas d’examen TDM réalisé

uniquement sur les segments suspects cliniquement d’être atteints.

R. l Kloppel (Radiologe 2002) a étudié l’impact de L’introduction du S.C.E

systématique chez 79 cas dans l’exploration du polytraumatisé comparé au protocole classique

chez 275 cas (Clinique, Rx , Echo et Scanner ciblé) a objectivé une baisse du pourcentage de

diagnostic retardé de 19 à 8% et de la mortalité de 11 à 7 % à ISS égale .

Globalement des études observationnelles associent entre la réalisation du scanner corps

entier et la survie des patients [3 ,64]. Une méta-analyse regroupant 9 études confirme ces

résultats.

VIII. Place de l’IRM dans prise en charge de polytraumatisé :

Dans ce chapitre à travers une recherche dans la littérature on va essayer d’étudier la

place de l’IRM dans prise en charge du polytraumatisé.

- 60 -
Apport du « body scanner »

 Au niveau cérébral :

Si les performances de l'IRM pour détecter les collections hémorragiques et les lésions

cérébrales en phase aiguë sont démontrées depuis 1988[65]. , l'IRM reste très inférieure à la

Tomodensitométrie pour la mise en évidence des lésions osseuses de la voûte, de la base

du crâne et du massif facial. Elle ne peut par ailleurs réaliser aujourd'hui le bilan d'un

Polytraumatisé. L'IRM ne permet pas toujours de différencier une bulle d'air d'une esquille

de corticale osseuse. C’ est un examen qui n'est pas toujours facile à réaliser en urgence en

raison du peu d'appareillages disponibles et des conditions d'isolement du patient dans le tunnel

avec surveillance difficile et nécessité de matériel de réanimation amagnétique. Ses contre-

indications sont celles de l'IRM : pace-maker, électrodes implantées, corps étrangers

métalliques…, en soulignant la difficulté de l'interrogatoire et de l'inspection dans le contexte de

l'urgence. Le bruit des bobines de gradient peut constituer une agression supplémentaire pour

un cerveau fragilisé. L'IRM est par ailleurs très sensible aux artefacts de mouvement et le patient

doit être totalement immobile. Même si quelques secondes suffisent aujourd'hui à imager un

cerveau entier en technique EPI peu sensible aux mouvements du patient, l'examen IRM est

encore plus long qu'un examen tomodensitométrique.

Toutes ces raisons font que l'examen tomodensitométrique, qui permet de répondre à

toutes les questions neuro-chirurgicales, est largement indiqué en phase aiguë du traumatisme

et que l'IRM n'est le plus souvent indiquée qu'en seconde intention, surtout en cas de d'examen

négatif ou peu contributif.

Par ailleurs, de nombreux rapports dans la littérature concernent les liens entre les

lésions traumatiques et l'apparition secondaire de troubles cognitifs. Ainsi, des troubles de

l'attention et un syndrome d'hyperactivité ont été corrélés chez les enfants et adolescents aux

lésions traumatiques thalamiques ou des noyaux gris centraux [66], peut être même plus

spécifiquement à une lésion du putamen droit [67]. L'IRM devrait être indiquée au moins en

seconde intention en cas de traumatisme sévère. L'IRM permet en effet de montrer l'importance

des lésions profondes et de fournir des éléments pronostiques [68],[69]. Sont ainsi reconnues

- 61 -
Apport du « body scanner »

comme défavorables les lésions du corps calleux, des noyaux gris, de l'hippocampe et surtout

du mésencéphale et de la protubérance [70]. Localisation et volumes lésionnels constituent des

critères pronostiques : une évolution défavorable a été démontrée pour des volumes lésionnels

de 40 ml dans les régions frontales, 3,5 ml dans les noyaux gris, 4 ml dans le corps calleux, 1,5

ml dans le tronc cérébral [71]. L'association de lésions du corps calleux et de la région

dorsolatérale du mésencéphale a été retrouvée chez 3 patients sur 4 en état végétatif persistant

à long terme [72,73]. Les lésions bilatérales de la partie supérieure du pont sont les plus

hautement prédictives d'une issue fatale [74], constatées même dans 100 % des cas [75]. Les

lésions superficielles du tronc cérébral seraient de bon pronostic à l'inverse des lésions

profondes de mauvais pronostic [76].

Firsching et al. d'une part et Voller et al d'autre part ont d'ailleurs proposé de baser les

nouvelles classifications des traumatismes crâniens sur les résultats de l'IRM en phase aiguë [75].

 Au niveau du rachis :

L’IRM est indiquée devant un traumatisme rachidien avec déficit neurologique à la recherche

d’atteinte médullaire ou du système mobile rachidien qui à l’ origine de traumatisme instable.

Elle permet tout d’abord d’exclure les lésions extra médullaires qui requièrent une intervention

neurochirurgicale en urgence, tels que l’hématome épidural, la hernie discale compressive ou la

déchirure ligamentaire, avec une sensibilité nettement supérieure à celle du scanner. Par ailleurs, elle

affirme la topographie, le type et l’extension de l’atteinte médullaire. La séméiologie IRM des lésions

médullaires est variée, en rapport soit avec un œdème, soit avec une hémorragie.

Ainsi on peut observer :

• une hémorragie aigue sous la forme d’un hyposignal T2 ;

• une contusion non hémorragique ou une atteinte ischémique sous la forme d’un

hypersignal T2 ;

• une contusion hémorragique sous la forme d’un hyposignal central entouré d’un

hypersignal périphérique en T2 ;

- 62 -
Apport du « body scanner »

• une section médullaire se traduisant par une solution de continuité du cordon

spinal sur toutes les séquences. [77]

D’autre part, l’IRM permet l’évaluation du pronostic fonctionnel [78]: une section médullaire ou

une hématomyélie franche ont un pronostic sombre, tandis qu’une hémorragie mineure ou un

œdème seraient corrélés à de plus grandes chances de récupération[79] . L’IRM peut être

normale au stade aigu : on parle alors de « concussion » médullaire due à des anomalies

biochimiques sans anomalie de signal, de bon pronostic si la clinique s’avère rassurante.

 Au niveau thoraco-abdomino-pelvien :

la TDM représente le gold standard à ce niveau, il reste toujours un examen facile et

rapide qui permet le diagnostique de la plupart des lésions dans un temps record permettant

ainsi une prise en charge rapide et bien orientée. La réalisation de l’IRM à ce niveau dans un

contexte traumatique est rare, elle est indiquée seulement en cas de traumatisme rachidien

thoracique ou lombaire associé.

On conclu alors que l’IRM garde ca place comme examen de deuxième intention après la

TDM, surtout ou niveau cérébral et rachidien. car elle permet la mise en évidence de certaines

atteintes non accessibles au scanner telles que les lésions axonales diffues au niveau cérébral et

les atteintes médullaires et du système disco-ligamentaire au niveau rachidien et d’établir

éventuellement le pronostic fonctionnel de l’ atteinte neurologique .sinon au niveau thoraco-

abdomino- pelvien la TDM reste l’examen clé qui répond aux exigences de l’ urgence

traumatique : la facilité ,l’ accessibilité ,et la précision diagnostique .

- 63 -
Apport du « body scanner »

CONCLUSION

- 64 -
Apport du « body scanner »

Le scanner corps entier est un examen facilement accessible, fiable et efficace. Il diminue

le nombre de lésions non identifiées et minimise les nombres d’explorations secondaires basées

sur la suspicion clinique.

Sa réalisation rapide permet de décider dans bref délai l’orientation prioritaire du

patient. L’apport du scanner corps entier systématique dans la prise en charge des

polytraumatisés pauci ou asymptomatiques impliqués dans des accidents à haute cinétique est

comparable à celui de l’ensemble des polytraumatisés graves stables. La fréquence des lésions

occultes identifiées reste un argument en faveur de ce protocole, allégé du scanner cérébral.

L’affinement des critères de sélection des Patients pouvant bénéficier au mieux de cette

prise en charge requiert une étude prospective de grande ampleur afin de définir les vraies

indications et justifier la dose d’irradiation auxquelles les patients sont exposés. Elle devra

inclure le suivi des patients à moyen terme, pour évaluer l’impact sur la morbi-mortalité

- 65 -
Apport du « body scanner »

ANNEXES

- 66 -
Apport du « body scanner »

Annexe 1:
Fiche d’exploitation

1- Données épidémiologiques :
Age : Sexe : Masculin Féminin
ATCDS :
-1 Médicaux :
-
-
-
-
-2 Chirurgicaux :
-
-
-
-
Prise médicamenteuse : OUI NON
Si oui précisez
……………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………..
Etat d’ivresse : OUI NON
Types d’accidents :
AVP Accidents de travail Chute d’un lieu élevé
Accidents domestiques Agressions
Autres types de traumatisme ? :
…………………………………………………………………………………………………...

Si AVP quel moyen de transport :


Voiture Moto Vélo Transport en commun (bus, autocar) Piéton
Autres : ……………………………………………………………………………………….
Mécanisme: ...............................................................................................................................
Moyens de transport à l’hôpital : 
Transport médicalisé Pompier 
Autres :…………………………………………………………………………………
Délai de ramassage :…………………………………………………………………

2- Données Cliniques
Examen général :

- 67 -
Apport du « body scanner »

Conjonctives ……………..Température :………


TA :................................ . FC :……………. . FR :………………
Examen neurologiques :
PCI : OUI NON Vomissement : OUI NON
Céphalées : OUI NON SG : .. /15Pupille :…………..
Signe de focalisation : ……………………………
Examen thoracique :
Ecchymose : OUI NON Déformation : OUI NON
Respiration asymétrique : OUI NON
Syndrome d d’épanchement liquidien ou gazeux : OUI NON
Cotes : -douleur exquise a la palpation : oui non
-Fracture /volet thoracique : oui non

Examen rachis :
Douleur : spontanée Exquise,
Déficit neurologique périphérique : OUI NON

Examen abdominal :
Respire normalement : oui non
Ecchymose /plaie pariétale : oui non
Si oui Précisez le siège : …………………………………………
Défenseou contracture à la palpation : oui non

Examen urologique :
Hématurie oligo-anurie globe vésical :
Fosse Lombaire :
-douleur exqui oui non
-Défense oui non
-Contact lombaire : oui non
Examen du Bassin :
-Ecchymose /plaie cutanée : oui non
Si oui précisez le siège :……………………………………..
-douleur exquise a ouverture fermeture du bassin : oui non
Reste de l’examen somatique :
Examen du scalpe e du massif facial :…………………………………………………
Examen osteoarticulaire :……………………………………………………………….
Conduite a tenir initiale après évaluation de l état général :
…………………………………………………………………………………………

- 68 -
Apport du « body scanner »

Critères de Vittel :

Cinq étapes d'évaluation Critères de gravité


Score de Glasgow < 13
1. Variables physiologiques Pression artérielle systolique < 90 mmHg
Saturation en O 2 < 90 %
Éjection d'un véhicule
Autre passager décédé dans le même véhicule
Chute > 6 m
2. Éléments de cinétique Victime projetée ou écrasée
Appréciation globale (déformation du véhicule, vitesse estimée,
absence de casque, absence de ceinture de sécurité) 
Blast
Trauma pénétrant de la tête, du cou, du thorax, de l'abdomen, du
bassin, du bras ou de la cuisse Volet thoracique
Brûlure sévère, inhalation de fumées associée
3. Lésions anatomiques Fracas du bassin
Suspicion d'atteinte médullaire
Amputation au niveau du poignet, de la cheville, ou au dessus. 
Ischémie aiguë de membre
Ventilation assistée
4. Réanimation Remplissage > 1 000 ml de colloïdes
préhospitalière Catécholamines
Pantalon antichoc gonflé
Âge > 65 ans
Insuffisance cardiaque ou coronarienne
5. Terrain (à évaluer) Insuffisance respiratoire
Grossesse (2e et 3e trimestres) 
Trouble de la crase sanguinev
2- Données scanographiques :
Lésions osseuses : fracture de la voute embarrures  fracture de la base du crane

Lésion cérébrales : Contusion hémorragies intra-parenchymateuse Hématomes


HSD (siège ................… , taille… ) , Pneumocéphalie
HED (siège……………… taille ...)
Œdème cérébrale
Système ventriculaire :………………..
Fracture du Massif facial :………………
Autres : ……………………………………

- 69 -
Apport du « body scanner »

Lésions rachidiennes : Fractures Tassement Déplacement Hernie discale


Autres : …………………………………….

Lésion thoraciques :
Lésions pariétales fracture costales
Contusion pulmonaire pneumothorax hémothorax
vPneumo- médiastin. Hemo-médiastin
Autres : ………………

Lésions abdominales : pneumoperitoine hemoperitoine


Lésions pancréatiques ruptue diaphragmatique
Lésions hépatiques …………………………………..
Lésions spléniques ………………………………………
Lésions rénales ………………………………………………
Lésions surrénales ……………………………………………

Lésions du bassin : Fracture …………


Ouverture de la symphyse pubienne
Ouverture des saccro-iliaque

Autres : …………………………………………………………………………………….

Lésions de l appareil locomoteur :.......................................................................................

4-conduite a tenir après résultats du scanner corps entier :……………………………


……………………………………………………………………………………………….

- 70 -
Apport du « body scanner »

Annexe 2
: Scores de gravité
1 -AbbreviAted injury ScAle ( AIS )

Le plus précis des scores lésionnels est l’Abbreviated Injury Scale (AIS) .Il s’agit d’un
catalogue précis de plus de 2.000 lésions, cotées de 1 (mineure) à 6 (constamment mortelle), par
ordre de gravité, concernant neuf territoires du corps humains (tête, face, cou, thorax,
abdomen, rachis, membres supérieurs, membres inférieurs, surface externe).

2-injury Severity Score (ISS)

Ce score est dérivé de l’AIS .Le score AIS est déterminé dans 6 territoires du corps
humains (tête et cou, face, thorax, abdomen, membres, surface externe). Les trois AIS les plus
élevés dans trois territoires différents sont retenus. L’ISS est calculé par la somme des carrés de
ces trois AIS . Ce score est côté de 1 à 75. Par convention, si une lésion est cotée AIS 6 (fatale),
le score
ISS est arbitrairement fixé à 75. Ce score est le plus utilisé dans la littérature
internationale pour évaluer la gravité des blessés selon leurs lésions. En fonction des
publications, le traumatisme sévère se définit par un ISS supérieur à 9 ou 15.

3-Revised trauma score

- 71 -
Apport du « body scanner »

Annexe 3
Tableau récapitulatif des lésions asymptomatiques cliniquement :

Etage atteint à l’examen clinique : 1 :crane , 2 : rachis ,3 : thorax , 4 :Abdomen ,5 :pelvis ,


6 :membres .

 Au niveau du crane :

Etage
atteint à l’ Critère de
Crane Age Sexe Mécanisme Orientaion
examen Vittel
clinique
contusion hospitalisation Appréciation
38 masculin chute 3
équipe
Hematome Hospitalisation Appréciation
19 masculin AVP 4
équipe
Hématome Traumatisme
sous dural grave dans
36 F2MININ avp 2 Hospitalisation
aigue même
accident

 Au niveau du rachis :

Etage
atteint à
Rachis Age Sexe Mécanisme orientation Critère de Vittel
l’examen
clinique
Fr 50 homme AVP/ motocycliste 1,3 Chirurgie et éjection
cunéiforme hospitalisation
Fr 25 femme AVP /motocycliste 1 ,3 Chirurgie et Traumatise grave
cunéiforme hospitalisation dans même
accident
Fr instable 18 homme AVP/motocycliste 3,6 Chirurgie et écrasement
hospitalisation
Fr 36 homme AVP/piéton 1 hospitalisation Appréciation
épineuse équipe
FR stable 88 homme AVP/VL arbre 1,4 hospitalisation Appreciation
equipe
Fr stable 58 femme AVP /motocycliste 5,6 hospitalisation Instabilité initiale
Fr stable 33 homme AVPVL 1 ,3,4,6 hospitalisation Instabilité initiale

- 72 -
Apport du « body scanner »

 Thorax

Etage Critère de
thorax Age Sexe Mécanisme orientation
atteint Vittel
contusion 17 masculin AVP 1 Hospitalisation Appréciation
contusion 52 masculin Agression 1,2,4,6 Hospitalisation Instabilité
initiale
PNO 20 féminin Agression 6 Hospitalisation imprécis
PNO 24 féminin AVP 1,5,6 Hospitalisation Appréciation
équipe
PNO complet 30 masculin AVP 1 exsufflation Instabilité
initiale
pneumomediastin 17 féminin AVP 1,2,6 Hospitalisation imprécis
pneumomedistin 16 masculin imprécis 2,5 Hospitalisation Projeté
Hemothorax 38 masculin imprécis 4,6 Hospitalisation Instabilité
minime initiale

 Abdomen

Etage Critère de
abdomen Age sexe Mécanisme orientation
atteint Vittel
Epanchement 38 masculin AVP 2,6 Hospitalisation Ecrasement
intra-
péritonial
contusion 17 masculin AVP 3 Hospitalisation Appréciation
équipe
Fr splénique 37 masculin Chute 2,3,6 Chirurgie Chute

Pelvis :

Etage Critère de
Pelvis Age Sexe Mécanisme Orientation
atteint Vittel
Fr 71 masculin AVP 1,2,3 chirurgie Instabilité
complexe initiale
Fr 38 masculin AVP 2,3,4 chirurgie écrasement
Complexe

- 73 -
Apport du « body scanner »

RÉSUMÉS

- 74 -
Apport du « body scanner »

Résumé

Le scanner corps entier permet d’établir un bilan lésionnel complet et exhaustif chez les

polytraumatisés stables, de multiples études récentes ont mis le point sur sa supériorité par rapport

à la stratégie segmentaire habituelle, mais sa réalisation systématique aux urgences reste toujours

controversée. L’objectif principal de notre étude est de déterminer l’ intérêt la réalisation

systématique de cet examen chez les polytraumatisés stables, et d’évaluer la concordance entre

l’examen clinique et les résultats du scanner corps entier , ainsi que l’étude des lésions

asymptomatiques cliniquement et dont la découverte peut changer la prise en charge.

Étude observationnelle rétrospective, s’est déroulée aux urgences Hôpital Militaire

Avicenne Marrakech, 100 personnes étaient admises entre janvier 2007 et décembre 2011.

Les polytraumatisés ont subit un triage selon la classification de Vittel pour inclure que

ceux qui sont stable pour bénéficier du scanner corps entier. 93 patients ont été inclus. L’âge

moyen était de 41 ,56 ans (+/-17 ,47). 76 ,23% des cas étaient des hommes. Les accidents de la

voie publique représentaient 90 ,32% des traumatismes. Le scanner corps entier retrouvait au

moins une lésion pour 56% des patients. Le coefficient de concordance kappa entre l’examen

clinique et les résultats du scanner revenait de mauvais à moyen selon les étages. La durée de

sa réalisation varie entre 10 a 17 min .23 lésions asymptomatiques étaient retrouvées au

scanner. Elles étaient globalement peu sévères mais ont mené à des interventions thérapeutiques

urgentes dans quelques cas. Seules 3 lésions occultes ont été retrouvées au niveau cérébral.

L’apport du scanner corps entier systématique dans la prise en charge des

polytraumatisés pauci ou asymptomatiques impliqués dans des accidents à haute cinétique est

comparable à celui de l’ensemble des polytraumatisés graves stables. La fréquence des lésions

occultes identifiées reste un argument en faveur de ce protocole

- 75 -
Apport du scanner corps entier chez le polytraumatisé stable

Abstract

The whole body scanner allows to establish a complete and exhaustive injury balance

sheet to the stable polytraumatics, however a recent multiple study had highlighted its

superiority comparing to the usual segmental strategy , but its systematic realization in

emergencies always remain Controversial . The main goal of our study is to determine the

interest of the systematic realization of this examination to the stable polytraumatics, and to

evaluate the concordance between the clinical examination and the results of the whole body

scanner,as well as The study of the asymptomatic injuries clinically which its discovery can

change the healthcare coverage .

A Retrospective Observational Study that took place in the Militaryhospital Avicenna of

Marrakech, 100 people were admitted between January, 2007 and December, 2011.

The Polytraumatics had been chosen according to the classification of Vittel that includes only

those who are stable to benefit from the whole body scanner.

93 of patients were included. The average age was of 41, 56 years (+/-17, 47). 76, 23 %

of the cases were men. The accidents of the public highway represented 90, 32 % of the traumas.

The whole body scanner found at least an injury for 56 % of the patients.

The kappa coefficient of concordance between the clinical examination and the results of

the scanner went from bad to average according to floors. The duration of its realization was

between 10 and 17 min .23 asymptomatic injuries were found in the scanner. They were globally

not that severe but it needed urgent therapeutic interventions in some cases. Only 3 occult

injuries were found at the cerebral level.

The contribution of the whole body systematic scanner in the healthcare coverage of

polytraumatics pauci or asymptomatic involved in accidents with high speeds is comparable to

the one of the stable severe polytraumatics. The frequency of the identified occult injuries stays

an argument in favor of this protocol

- 76 -
‫‪Apport du scanner corps entier chez le polytraumatisé stable‬‬

‫ﻣﻠﺧﺹ‬
‫ﻳﻌﺘﺒﺮ ﺍﻟﻤﺎﺳﺢ ﺍﻟﻜﻠﻲ ﻟﻠﺠﺴﻢ ﻣﻦ ﺃﻫﻢ ﺍﻟﺘﻘﻨﻴﺎﺕ ﺍﻟﺤﺪﻳﺘﺔ ﺍﻟﻤﺴﺘﻌﻤﻠﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻨﻮﺍﺕ‬
‫ﺍﻷﺧﻴﺮﺓ ﻛﺎﺩﺍﺓ ﻟﻠﺘﻘﻴﻢ ﺍﻷﻭﻟﻲ ﻟﻠﻤﺼﺎﺑﻴﻦ ﺑﺮﺿﻮﺽ ﻣﺘﻌﺪﺩﺓ‪.‬ﺇﺩ ﻳﻤﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﻘﻴﺎﻡ ﺑﺘﺸﺨﻴﺺ ﺩﻗﻴﻖ‬
‫ﻭﺳﺮﻳﻊ ﻟﻤﺨﺘﻠﻒ ﺍﻻﺻﺎﺑﺎﺕ ﻭ ﺭﺿﻮﺽ ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﻮﻯ ﺟﻤﻴﻊ ﺍ ﻋﻀﺎء ﺍﻟﺠﺴﻢ‪.‬ﻭﻗﺪ ﺃﺗﺒﺘﺖ ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ‬
‫ﻣﻦ ﺩﺭﺍﺳﺎﺕ ﻓﻌﺎﻟﻴﺘﻪ ﺑﺎﻟﻤﻘﺎﺭﻧﺔ ﻣﻊ ﺗﺼﻮﻳﺮ ﺇﺷﻌﺎﻋﻲ ﺍﻟﻤﻮﺿﻌﻲ‪.‬ﻟﻜﻦ ﺇﺳﺘﻌﻤﺎﻟﻪ ﺑﺼﻔﺔﻣﺒﺎﺷﺮﺓ‬
‫ﻋﻨﺪ ﺇﺳﺘﻘﺒﺎﻝ ﺍﻟﻤﺼﺎﺑﻴﻦ ﻓﻲ ﻣﺴﺘﻌﺠﻼﺕ ﻳﻀﻞ ﻣﻮﺿﻊ ﻧﻘﺎﺵ‪ .‬ﺍﻟﻬﺪﻑ ﻣﻦ ﻫﺪﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔﻝ‬
‫ﺍﻻﺳﺘﺮﺟﺎﻋﻴﺔ ﺍﻟﺘﺤﻠﻴﻠﻴﺔ ﻫﻮ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻣﺪﻯ ﺇﺳﻬﺎﻡ ﺇﺳﺘﻌﻤﺎﻝ ﻫﺪﻩ ﺍﻟﺘﻘﻨﻴﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺺ ﺍﻷﻭﻟﻲ‬
‫ﻟﻤﺨﺘﻠﻒ ﺍﻟﺮﺿﻮﺽ ﻭﺍﻟﻜﺸﻒ ﻋﻦ ﺍﻻﺻﺎﺑﺎﺕ ﺑﺪﻭﻥ ﺃﻋﺮﺍﺽ ﺳﺮﻳﺮﻳﺔ ﻋﻦ ﻁﺮﻳﻖ ﺗﺤﻠﻴﻞ ﻣﺪﻯ ﺗﻮﺍﻓﻖ‬
‫ﻧﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻔﺤﺺ ﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻱ ﻭﻧﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻤﺴﺢ ﺍﻟﻜﻠﻲ ﻟﻠﺠﺴﻢ ﻋﻨﺪ ﻫﺆﻻء ﺍﻟﻤﺼﺎﺑﻴﻦ ‪ .‬ﻭﻗﺪ ﻫﻤﺖ ﻫﺪﻩ‬
‫ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ‪ 93‬ﻣﺼﺎﺑﺎً ﺗﻢ ﺍﺳﺘﻘﺒﺎﻟﻬﻢ ﻭﻋﻼﺟﻬﻢ ﺑﺎﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﻌﺴﻜﺮﻱ ﺇﺑﻦ ﺳﻴﻨﺎ ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ‬
‫ﺧﻼﻝ ﺍﻟﻔﺘﺮﺓ ﺍﻟﻤﻤﺘﺪﺓ ﺑﻴﻦ ﻳﻨﺎﻳﺮ ‪ 2007‬ﻭ ﻧﻮﻧﺒﺮ ‪ 2011‬ﺑﻌﺪ ﻓﺮﺯ ﺍﻟﻤﺼﺎﺑﻴﻦ ﺣﺴﺐ ﺗﺼﻨﻴﻒ ﻓﻴﺘﻞ‪.‬‬
‫ﻭﻗﺪ ﻻﺣﻀﻨﺎ ﺃﻧﺎ ﻣﻌﻀﻢ ﻟﻤﺼﺎﺑﻴﻦ ﻣﻦ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﺣﻴﺖ ﺃﻥ ﻣﺘﻮﺳﻂ ﺍﻟﺴﻦ ﻳﺴﺎﻭﻱ ‪ ,17 -/+41‬ﻭﺃﻥ‬
‫ﻏﺎﻟﺒﻴﺘﻬﻢ ﻣﻦ ﺩﻛﻮﺭ ﺣﻴﺖ ﺗﺒﻠﻎ ﻧﺴﺒﺘﻬﻢ ‪. 76‬ﻭﺗﻤﺘﻞ ﺣﻮﺍﺩﺕ ﺍﻟﺴﻴﺮ ﺃﻫﻢ ﻟﻤﺴﺒﺒﺎﺕ ﺣﻴﺖ ﺗﺒﻠﻎ‬
‫ﻧﺴﺒﺘﻬﺎ ‪. 90‬ﻭﺗﺘﺮﺍﻭﺡ ﻣﺪﺓ ﺇﻧﺠﺎﺯﻩ ﺑﻴﻦ ‪ 10‬ﺇﻟﻰ ‪ 17‬ﺩﻗﻴﻘﺔ‪ .‬ﻭﻗﺪ ﻣﻜﻨﺘﻨﺎ ﻫﺪﻩ ﺍﻟﺘﻘﻨﻴﺔ ﻣﻦ ﺇﺗﺒﺎﺕ‬
‫ﺔ ﻭﺍﺣﺪﺓ ﻋﻠﻰ ﺍﻷﻗﻞ ﻋﻨﺪ ‪ 56‬ﻣﻦ ﺍﻟﻤﺼﺎﺑﻴﻦ‪،‬ﻛﻤﺎ ﺃﻥ ﻧﺘﺎﺋﺞ ﺣﺴﺎﺏ ﻣﻌﺎﻣﻞ ﺍﻟﺘﻮﺍﻓﻖ‬
‫ﻭﺟﻮﺩ ﺇﺻﺎﺑ ٍ‬
‫ﺑﻴﻦ ﻧﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻔﺤﺺ ﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻱ ﻭﻧﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻤﺎﺳﺢ ﺍﻟﻜﻠﻲ ﻟﻠﺠﺴﻢ ﺗﺪﻝ ﻋﻠﻰ ﻋﺪﻡ ﺍﻟﺘﻮﺍﻓﻖ ﻣﻤﺎ‬
‫ﻳﺒﺮﻫﻦ ﻋﻠﻰ ﺃﻥ ﺍﻟﻔﺤﺺ ﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻱ ﻭﺣﺪﻩ ﻻﻳﻤﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ ﻧﻔﻲ ﻭﺟﻮﺩ ﺭﺿﻮﺽ ﺑﺪﻭﻥ ﺃﻋﺮﺍﺽ ﺳﺮﻳﺮﻳﺔ‬
‫‪،‬ﺣﻴﺖ ﺃﻥ ﺇﺳﺘﻌﻤﺎﻝ ﺍﻟﻤﺎﺳﺢ ﺍﻟﻜﻠﻲ ﻣﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﻜﺸﻒ ﻋﻦ ‪ 23‬ﺇﺻﺎﺑﺔ ﺑﺪﻭﻥ ﺃﻋﺮﺍﺽ ﻭﺍﺿﺤﺔ‬
‫ﺔ ﻟﻠﺘﺸﺨﻴﺺ‬
‫ﺗﺘﻀﻤﻦ ‪ 3‬ﺍﺛﺒﺖ ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﻮﻯ ﺍﻟﺪﻣﺎﻍ ﻣﻤﺎ ﻳﺪﻝ ﻋﻠﻰ ﺃﻫﻤﻴﺔ ﺇﺳﺘﻌﻤﺎﻟﻪ ﻛﻮﺳﻴﻠ ٍ‬
‫ﺍﻟﺪﻗﻴﻖ ﻓﻲ ﻫﺪﻩ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ﺍﻟﻤﺴﺘﻌﺠﻠﺔ‬

‫‪- 77 -‬‬
Apport du scanner corps entier chez le polytraumatisé stable

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‫ﺃ ْﻗﺴِﻢ ِﺑﺎ� ﺍﻟﻌَ ِﻈﻴﻢ‬
‫ﺃﺭﺍﻗﺐ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻨَﺘِﻲ‪.‬‬
‫َ‬ ‫ﺃﻥ‬

‫ﻮﻥ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻓﻲ ﻛﺂﻓّ ِﺔ َ‬


‫ﺃﻁﻮﺍﺭ َﻫﺎ ﻓﻲ ﻛﻞ ﺍﻟﻈﺮﻭﻑ‬ ‫ﺻ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃ ُ‬
‫ﺽ‬
‫ﻭﺍﻟﻤﺮ ِ‬
‫َ‬ ‫ﻼﻙ‬
‫ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺇﻧﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻦ ﺍﻟ َﻬ ِ‬
‫ﻭﺍﻷ َﺣﻮﺍﻝ ﺑﺎﺫﻟﺔ ﻭ ْ‬

‫ﻭﺍﻷﻟَﻢ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ‪.‬‬

‫ﺳ ﱠﺮ ُﻫ ْﻢ‪.‬‬
‫ﺳﺘﺮ ﻋ َْﻮ َﺭﺗ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃﻛﺘ َﻢ ِ‬
‫ﻛﺮﺍ َﻣﺘ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃ ْ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَ َﻆ ِﻟﻠﻨَ ِ‬
‫ﺎﺱ َ‬
‫ﺍﻟﺪﻭﺍﻡ ﻣﻦ ﻭﺳﺎﺋِﻞ ﺭﺣﻤﺔ ﷲ‪ ،‬ﺑﺎﺫﻟﺔ ِﺭﻋَﺎﻳَﺘﻲ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻟﻠﻘﺮﻳﺐ ﻭﺍﻟﺒﻌﻴﺪ‪،‬‬ ‫َ‬
‫ﺃﻛﻮﻥ ﻋَﻠﻰ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ‬

‫ﻟﻠﺼﺎﻟﺢ ﻭﺍﻟﻄﺎﻟﺢ‪ ،‬ﻭﺍﻟﺼﺪﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺪﻭ‪.‬‬

‫ﺴﺎﻥ ﻻ ﻷﺫَﺍﻩ‪.‬‬ ‫ﺳ ِ ّﺨ َﺮﻩ ِﻟ َﻨ ْﻔ ِﻊ ِ‬


‫ﺍﻹ ْﻧ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃﺛﺎﺑﺮ ﻋﻠﻰ ﻁﻠﺐ ﺍﻟﻌﻠﻢ‪ ،‬ﻭﺃ َ‬
‫ﺍﻟﻤﻬﻨَ ِﺔ‬
‫ْﻐﺮﻧﻲ‪ ،‬ﻭﺃﻛﻮﻥ ﺃﺧﺘﺎ ً ِﻟ ُﻜ ِ ّﻞ َﺯﻣﻴ ٍﻞ ﻓﻲ ِ‬ ‫ﻋﻠﱠ َﻤﻨﻲ‪ ،‬ﻭﺃ ُ َ‬
‫ﻋﻠّ َﻢ َﻣﻦ ﻳَﺼ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃ ُ َﻭﻗّ َﺮ َﻣﻦ َ‬

‫ﺍﻟﺒﺮ ﻭﺍﻟﺘﻘﻮﻯ‪.‬‬ ‫ﺍﻟ ِ ّ‬


‫ﻄ ِﺒّﻴَﺔ ُﻣﺘ َﻌﺎﻭﻧِ َ‬
‫ﻴﻦ ﻋَﻠﻰ ِ ّ‬
‫ﺳ ّﺮﻱ َﻭﻋَﻼﻧﻴَﺘﻲ‪ ،‬ﻧَ ِﻘﻴﱠﺔ ِﻣ ّﻤﺎ ﻳُﺸﻴﻨ َﻬﺎ ﺗ َﺠﺎ َﻩ‬
‫ﺼﺪَﺍﻕ ﺇﻳ َﻤﺎﻧﻲ ﻓﻲ ِ‬
‫ﻭﺃﻥ ﺗﻜﻮﻥ ﺣﻴﺎﺗﻲ ِﻣ ْ‬

‫ﺍﻟﻤﺆﻣﻨﻴﻦ‪.‬‬
‫ِ‬ ‫ﺳﻮ ِﻟ ِﻪ َﻭ‬
‫ﷲ َﻭ َﺭ ُ‬

‫ﻭﷲ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺃﻗﻮﻝ ﺷﻬﻴﺪﺍ‬


‫ﺃﻁﺮﻭﺣﺔ ﺭﻗﻢ ‪092‬‬ ‫ﺳﻨﺔ ‪2017‬‬

‫ﺇﺳﻬﺎﻡ ﺍﻟﻤﺎﺳﺢ ﺍﻟﻜﻠﻲ ﻟﻠﺠﺴﻢ ﻋﻨﺪ ﺍﻟﻤﺼﺎﺑﻴﻦ ﺑﺮﺿﻮﺽ ﻣﺘﻌﺪﺩﺓ‬


‫ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍﺳﺘﺮﺟﺎﻋﻴﺔ ﻟـ ‪ 100‬ﺣﺎﻟﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﻌﺴﻜﺮﻱ‬
‫ﺍﺑﻦ ﺳﻴﻨﺎ ﻣﺮﺍﻛﺶ‬
‫ﺍﻷﻁﺮﻭﺣﺔ‬
‫ﻗﺪﻣﺖ ﻭﻧﻮﻗﺸﺖ ﻋﻼﻧﻴﺔ ﻳﻮﻡ ‪2017/05/18‬‬
‫ﻣﻦ ﻁﺮﻑ‬
‫ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ ﻧﻮﺍﻝ ﺧﻨﺎﻭﺷﻲ‬
‫ﺍﻟﻤﺰﺩﺍﺩﺓ ﻓﻲ ‪ 11‬ﻳﻮﻧﻴﻮ ‪ 1987‬ﺑﺒﻨﻲ ﻣﻼﻝ‬
‫ﻁﺒﻴﺒﺔ ﺩﺍﺧﻠﻴﺔ ﺑﺎﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﺍﺑﻦ ﺳﻴﻨﺎ ﺍﻟﺮﺑﺎﻁ‬
‫ﻟﻨﻴﻞ ﺷﻬﺎﺩﺓ ﺍﻟﺪﻛﺘﻮﺭﺍﻩ ﻓﻲ ﺍﻟﻄﺐ‬
‫ﺍﻟﻜﻠﻤﺎﺕ ﺍﻷﺳﺎﺳﻴﺔ‪:‬‬
‫ﺍﻟﻤﺎﺳﺢ ﺍﻟﻜﻠﻲ ﻟﻠﺠﺴﻢ – ﻣﺼﺎﺏ ﺑﺮﺿﻮﺽ ﻣﺘﻌﺪﺩﺓ‬
‫ﻣﻌﺎﻣﻞ ﺍﻟﺘﻮﺍﻓﻖ ﺑﻴﻦ ﻧﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻔﺤﺺ ﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻱ ﻭﻧﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻤﺎﺳﺢ ﺍﻟﻜﻠﻲ ﻟﻠﺠﺴﻢ – ﺍﺻﺎﺑﺎﺕ ﺑﺪﻭﻥ ﺃﻋﺮﺍﺽ ﺳﺮﻳﺮﻳﺔ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ‬
‫ﺍﻟﺮﺋﻴﺲ‬ ‫ﻡ‪ .‬ﻟﻤﺠﺎﻁﻲ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻓﻲ ﺟﺮﺍﺣﺔ ﺍﻟﺪﻣﺎﻍ ﻭﺍﻷﻋﺼﺎﺏ‬
‫ﺍﻟﻤﺸﺮﻑ‬ ‫ﻉ‪ .‬ﺍﻟﻔﻜﺮﻱ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺤﺺ ﺑﺎﻷﺷﻌﺔ‬
‫ﻱ‪ .‬ﻗﺎﻣﻮﺱ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪ‬
‫ﺍﻟﺤﻜﺎﻡ‬ ‫ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺒﺮﺯ ﻓﻲ ﺍﻟﺘﺨﺪﻳﺮ ﻭﺍﻹﻧﻌﺎﺵ‬
‫ﺭ‪ .‬ﺍﻟﺼﺪﻳﻘﻲ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺒﺮﺯ ﻓﻲ ﺍﻟﺘﺨﺪﻳﺮ ﻭﺍﻹﻧﻌﺎﺵ‬

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