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Approuvé le 05 mai 2010
N° 3244 / DEF / RH-AT / SDFE / EI / DEP / SEC
2
SOMMAIRE
SOMMAIRE page 3
page 7
Chapitre 1 : ACQUISITION D’UN COMPORTEMENT UNIQUE
page 19
Chapitre 3 : LA TECHNIQUE DE TIR DE COMBAT
19
31. Les genres de tir 20
32. Les positions de tir 26
33. Les commandements de tir
26
34. Techniques de résolution des incidents de tir
29
35. Le tir de combat au fusil d’assaut en déplacement et en mouvement
36. Techniques élémentaires pour l’autodéfense du combattant 31
37. Techniques de tir de combat contribuant à sécuriser l’environnement du 32
tireur comme de tierces personnes
38. Technique de tir de combat adaptée au tir de nuit 33
39. Les tirs à longue distance 34
40. Les tirs techniques de combat collectifs 35
41. Module cynotechnique 39
42. Module AZUR (action en zone urbaine) 40
3
Chapitre 2 : ACQUISITION D’UNE GESTUELLE UNIQUE page 47
5
PREMIERE PARTIE
LA DOCTRINE
AU FUSIL D’ASSAUT
La sécurité d’une arme dépend de l’éducation du tireur. Tout tireur doit mémoriser les quatre règles
élémentaires de sécurité. Ainsi, la probabilité de risque d’un accident lié à l’arme diminue.
Par ailleurs, des incidents (ou des accidents) ne surviennent pas seulement en stand ou au champ de tir, mais
également dans la vie quotidienne, en opération ou au quartier.
L’enseignement et l’application universelle de ces règles élémentaires de sécurité doivent être exécutés
dès la perception d’une arme à l’armurerie, aussi bien sur les pas de tir, lors des prises d’armes, que dans
toutes les autres activités d’entraînement et en opérations.
règle n°2 : ne jamais pointer ou laisser pointer le canon d’une arme sur quelque chose que
l’on ne veuille pas détruire.
L’attitude inverse provoque à l’heure actuelle la majorité des accidents.
Lorsque l’arme n’est pas utilisée dans sa fonction agression mais seulement dans sa fonction observation, la
règle n°2 ne s’applique pas (on pourra donc pointer le canon en direction d’un objectif ou dans un secteur
pour observer ou pour rendre compte d’une situation par l’image).
règle n°3 : garder l’index hors de la détente, tant que les organes de visée ne sont pas sur
l’objectif.
Un des réflexes innés de l’être humain est de crisper ses mains dans les situations de stress et un départ du
coup involontaire peut en résulter. Pourtant, le temps nécessaire pour placer l’index sur la détente est plus
court que celui qui consiste à obtenir le guidon net lors de la visée.
Remarque : Ces attitudes constituent avant tout des savoir-être qu’il est impératif de s’approprier pour
devenir un tireur, certes efficace, mais surtout, responsable de ses actes.
− aucune munition réelle ou d’exercice ne doit être utilisée pour les séances de
manipulation (MOAL),
− pour régler un incident sur un champ de tir, le tireur garde toujours son arme en direction des
objectifs,
Une arme se traite avec respect, c’est-à-dire qu’elle ne se lance pas. Un tireur doit transmettre son arme à
une autre personne de deux façons :
- le maintien de l’arme :
la main forte1 enserre fermement mais sans crispation la poignée pistolet et tire l’arme vers le creux de
l’épaule, la main faible serre légèrement le fût de l’arme, le coude étant le plus vertical possible.
- l’action du doigt sur la détente : cf INF. 301 / 3D. Cf. règle élémentaire de sécurité n° 3,
le milieu de la première phalange de l’index est placé sur la détente, et dès le jeu de détente rattrapé, la
pression de l’index est continue.
1
la main et le bras "forts" sont ceux qui actionnent la détente (pour les droitiers, la main droite). L’autre bras étant qualifié de
"faible"
2
œilletons de précision et de cadrage abaissés uniquement pour le tir réflexe à courte distance jusqu’à 75 m
Les postures correspondent à un niveau de dangerosité. Elles sont adoptées pour communiquer avec
son arme. Elles doivent être différenciées des positions qui elles, sont utilisées pour effectuer un tir.
Description :
- la sangle passe sur l’épaule faible,
- l’arme est pendante dans le dos,
- le canon est orienté vers le bas.
Utilisation :
- posture classique à adopter hors combat, pour se servir de ses mains,
se déplacer en zone sûre,
Description :
- la sangle en sautoir autour du cou,
- l’arme est pendante devant l’abdomen,
- le canon est orienté vers le bas,
- les mains sont dans le dos ou posées sur l’arrière de la crosse.
Utilisation :
- posture d’attente pouvant s’enchaîner avec la prise de posture patrouille. Elle permet de se servir de ses
mains, tout en étant prêt à se servir de son arme. Elle peut être utilisée pour descendre d’un véhicule,
- une sentinelle en faction peut adopter cette posture qui lui permet de réagir rapidement face à une menace
inopinée.
Description :
- l’arme repose par la crosse sur la paume de la main (faible
ou forte),
- la poignée garde-main repose dans la saignée du bras,
- le canon est orienté vers le haut.
Utilisation :
- à l’issue de la perception ou avant la réintégration de l’arme
à l’armurerie,
- cette posture permet d’adopter une même attitude comprise
aussi bien par le tireur que par l’armurier.
Quel que soit le mode de progression adopté par le fantassin (marche normale, bonds individuels ou
collectifs), la « posture patrouille » est l’attitude utilisée par tout combattant lors de ses déplacements et de
ses stationnements en zone d’engagement (acte élémentaire du combattant « SE DEPLACER »). Le
chargement est normalement effectué avant de prendre cette posture. Le tireur est prêt à l’engagement.
Cette attitude est prise systématiquement lorsque le combattant agit dans le cadre des missions suivantes :
- éclairer,
- assurer la liaison,
- protéger une zone sensible (bivouac, parc de véhicules, zone de stockage de munitions, etc.).
Description :
- main forte à la hauteur de la poitrine,
- main faible à la hauteur de la hanche,
- canon pointé à 45° vers l’avant et le bas,
- index hors de la détente.
Utilisation :
- cette posture est utilisée le plus fréquemment par le combattant aux
aguets, en mission de recherche de renseignement,
- pour être prêt à réagir en situation de combat.
Description :
- main forte à la hauteur de la poitrine,
- main faible à la hauteur de l’épaule faible,
- index hors de la détente,
- crosse sur ou sous biceps fort (pour éviter de positionner l’avant-bras
devant la fenêtre d’éjection).
Utilisation :
Posture adoptée le plus souvent en zone urbaine (ou en forêt), de façon à
réagir plus rapidement face à une menace venant des hauteurs de la rue
(étages d’immeubles ou de maisons, toitures, clochers, toit terrasses,
etc…). Elle est adoptée également dans le cadre de l’application de la
règle élémentaire de sécurité n°2 (ne jamais pointer….). En prenant
ostensiblement cette posture, le combattant peut intimider son
adversaire (communication avec son arme associée à la posture).
Description :
- pieds écartés de la largeur des épaules pour augmenter la
stabilité,
- axe des hanches à environ 35° par rapport à l’objectif,
épaule faible en avant,
- la partie supérieure du corps est vers l’avant (l’épaule
faible est à la verticale du genou faible) afin de mieux
absorber le recul de l’arme,
- l’arme est épaulée et la sûreté ôtée avec la main faible,
l’index hors de la détente, le canon est ramené vers le bas de
manière à libérer le champ de vision.
Utilisation :
- pour minimiser le temps de réaction,
- au combat lorsque le contact avec l’adversaire est
imminent.
Variante :
Posture CONTACT ARME BASSE : en déplacement ou à
l’arrêt, au plus près d’un camarade ou d’un obstacle, la
posture contact arme basse peut-être utilisée en gardant la
crosse contre l’épaule et en orientant le canon vers le sol.
Description :
Utilisation
- la gestuelle avec une arme doit toujours être maîtrisée, mécanique et sans brusquerie ;
- une arme doit toujours être apte à tirer (en particulier au combat) ;
- la main forte ne lâche jamais (1) la poignée pistolet ;
- les manipulations se font avec la main faible ;
- garder l’index de tir tendu le long du fût, en contact avec celui-ci (cf. règle de sécurité n° 3) ;
- l’arme est à la sûreté tant que le tireur n’est pas en posture «contact»;
- contrôler le chargement de son arme chaque fois qu’on la prend et pendant chaque pause au combat,
aussi brève soit-elle (contrôle personnel de sécurité : CPS, sur l’initiative du tireur) ;
- pendant les manipulations, être toujours conscient de la direction du canon (cf. règle de sécurité n° 2) ;
- la préparation mentale du tireur contribue à son efficacité au tir comme au combat.
En vue d’éviter tout risque d’incident lié à l’approvisionnement, il est utile de procéder à certaines
vérifications, en prenant les dispositions de combat. Cette façon de procéder est utile au combat, car elle
permet au combattant de disposer d’une arme toujours prête à fonctionner. L’entretien des chargeurs s’inscrit
dans la phase préparatoire aux dispositions de combat.
Le maintien en bon état des lèvres d’introduction réduit la probabilité d’incident de tir dû à un défaut
d’introduction dans la majorité des cas.
Principes :
- tous les chargeurs doivent avoir été essayés sur l’arme avant l’engagement (verrouillage correct, lèvres
d’introduction en bon état…) ;
- les chargeurs doivent pouvoir être saisis rapidement par la main faible (disposition dans les étuis porte-
chargeurs). Pour cela, il est souhaitable de créer une sorte de languette avec du scotch résistant pour faciliter
l’extraction du chargeur de l’étui porte-chargeurs ;
- les chargeurs garnis sont enfilés dans les étuis porte-chargeurs lèvres vers le bas pour les distinguer des
chargeurs vides ou déjà utilisés qui se retrouvent enfilés lèvres vers le haut, apparentes ;
- au fur et à mesure des changements de chargeur, les tireurs disposent les chargeurs pleins en priorité dans
l’étui porte-chargeur côté faible pour faciliter les changements de chargeur ;
- tous les chargeurs doivent être utilisables par chacun des membres du trinôme ou de l’équipe : le garnissage
des chargeurs doit être réalisé de la même façon.
• de nuit :
- maintenir l’arme dans une direction non dangereuse,
- vérifier si le levier de sélecteur de tir est sur « S » (sûreté),
- avec la main faible passant par-dessus la poignée garde-main, faire reculer la culasse de 2 centimètres
environ vers l’arrière,
- vérifier au toucher avec l’index main forte si la chambre contient (ou non) une cartouche,
- renvoyer la culasse vers l’avant et s’assurer de la fermeture de l’ensemble mobile au toucher avec la
main faible.
232. le chargement
1
Pour les tirs par temps froids, imposant le port de gants ou de moufles, et pour le personnel ayant de petites mains, une
solution consiste également à :
- retirer le chargeur de l’arme avec la main faible,
- mettre le chargeur dans la poche latérale du pantalon de la tenue de combat,
- avec la main faible, retirer un chargeur garni de l’étui porte-chargeurs,
- mettre le chargeur garni en place.
- sans quitter des yeux son objectif (cible), ôter de la main faible le chargeur en cours, le laisser tomber à
terre, le mettre dans la poche de décharge, le glisser dans l’échancrure de la veste de treillis (ou dans la poche
latérale du pantalon de treillis) ou le glisser sous les équipements,
- ouvrir l’étui porte-chargeurs et saisir de la main faible un chargeur garni,
- introduire le nouveau chargeur en s’assurant qu’il est bien accroché,
- effectuer le "RACK",
- reprendre la "posture TIR".
311. Généralités
- Pour atteindre un objectif, quel qu’il soit, il faut toujours VISER.
- Seuls les coups au but comptent !
- Trois éléments garantissent le coup au but : le maintien de l’arme, la visée et l’action du doigt sur la
détente.
- Le départ du coup en situation de combat doit s’effectuer rapidement ; c’est une question de survie !
- Après chaque tir, reprendre la "posture contact" et examiner le résultat du tir (analyse du but). Si le tir n’a
pas été efficace :
1) à distance de conversation, tirer une 3e fois en visant la zone de la tête, (drill d’échec),
2) à plus grande distance, tirer 5 fois au "coup par coup rapide" (CPCR).
- Un point délicat à maîtriser par le tireur est celui de la manipulation du levier de sûreté. En effet, l’arme est
à la sûreté tant que le tireur n’est pas en "posture contact". Le tireur ne peut ôter la sûreté de l’arme que
lorsque la crosse est au contact de l’épaule "forte". Celui-ci doit donc particulièrement maîtriser à la fin de
son instruction de base comment manipuler la sûreté de son arme en adoptant la posture de tir tout en
choisissant le mode de tir (coup par coup ou rafale) avec la main faible.
313. La "doublette"
La "doublette" est un tir de deux cartouches successives au coup par coup. Jusqu’à 100 mètres, elle permet
une plus grande probabilité de faire but sur un organe vital de l’adversaire. En outre, elle augmente l’effet de
choc. Elle est utilisée dans le cadre du tir réflexe.
Au-delà de 15 mètres, plus la distance augmente, plus la cadence de tir ralentit et plus la "visée conforme"
devient importante.
Pour être au but, le tireur ne doit pas presser brutalement la détente sous prétexte que la réaction de tir doit se
faire en urgence, mais toujours presser avec un mouvement régulier ; une fois le coup parti, le doigt ne doit
pas perdre contact avec la détente mais la laisser revenir vers l’avant – jusqu’au retour de bossette – pour
pouvoir tirer le deuxième coup.
Avant toute prise de position, le tireur doit épauler et retirer la sûreté afin d’engager son objectif rapidement.
- lâcher alors la poignée pistolet pour enlever la sangle de la musette correspondant à l’épaule forte, tout en
maintenant la direction du canon en direction de l’ennemi (règle élémentaire de sécurité n°2),
- rattraper rapidement la poignée pistolet de la main forte,
- lâcher le fût de la main faible pour enlever la sangle de la musette correspondant à l’épaule faible, en
conservant la sangle dans la main faible,
- poser la musette au sol devant soi,
- s’arrêter et plier les deux genoux en même temps tout en calant la crosse contre l’épaule forte,
- effacer la sûreté de la main faible tout en s’agenouillant dans l’axe du tir,
- amortir l’arrivée au sol avec la main faible et se coucher en évitant tout contact entre l’arme et le sol,
- poser la main faible sur la musette pour saisir le fût (la poignée pistolet ne doit pas reposer sur la musette),
- poser le fût du FAMAS sur la main faible, en appui sur la musette.
1
La position couchée à bras franc est moins stable que la position avec bipied. De plus, elle peut également s’avérer difficile à utiliser
avec un sac à dos pesant. En revanche, elle permet de traiter plusieurs objectifs répartis sur l’ensemble du secteur de tir. En outre,
c’est la position la plus naturelle dès qu’il faut agir en urgence (le déplacement s’effectuant très rarement bipied ouvert). Cette
position doit donc absolument être maîtrisée par le combattant, et en particulier par le fantassin.
Remarque : si la probabilité est forte d’un engagement prolongé avec l’adversaire à partir de la même
position, préparer 2 chargeurs à portée de la main faible pour anticiper les changements de chargeur.
2
la position de tir 1 genou convient particulièrement pour tirer sur un objectif en hauteur. C’est une position moins stable que la
position assise, mais plus rapide à adopter et à quitter. Par ailleurs, elle est relativement plus haute ce qui constitue un avantage pour
tirer par-dessus un couvert moyen (muret, carcasse de voiture, taillis, etc…). En revanche, s’il faut tirer en coup par coup rapide ou
en rafale dans cette position, le tireur doit déplacer le poids du corps vers l’avant afin d’atténuer le recul et d’augmenter la stabilité de
l’arme.
- garder la ligne des épaules face à l’objectif pour présenter la protection balistique,
- plier les deux genoux en même temps en amenant la crosse contre l’épaule forte. A ce moment, la sûreté est
ôtée par la main faible,
- s’asseoir entre les talons dans la ligne des hanches, le buste incliné vers l’arrière,
- la main faible serre le fût sans crispation, tandis que le coude faible pointe vers le sol,
- la main forte enserre la poignée pistolet sans crispation en maintenant la crosse contre l’épaule,
- avec le port de la protection balistique, le coude fort est légèrement relevé pour faciliter l’appui de la crosse
au creux de l’épaule et l’arme est légèrement inclinée pour faciliter la prise de visée.
3
Le tir à deux genoux à terre convient particulièrement pour le tir avec protection balistique
4
La position de tir accroupi convient particulièrement pour tirer sur un terrain plat ou en pente légère. C’est la position la plus
polyvalente des positions intermédiaires. Elle constitue une alternative à la position debout aux distances de 30 à 80 mètres, car elle
est très rapide à prendre et à quitter, surtout lorsqu’on tire en déplacement. Avec un bon entraînement, le tireur peut faire but jusqu’à
200 mètres. Elle permet également de prendre une position de tir avec appui sans effectuer de mouvement brusque.
5
La position assise convient particulièrement pour tirer en contrebas, ou avec un sac à dos pesant. Elle permet de rester longtemps
dans cette position de tir, sans fatigue.
C’est la position de tir pédagogique adoptée dès la première séance d’accoutumance au tir car elle permet au tireur d’adapter la prise
de l’arme à sa morphologie, ce qui le met en confiance avec le tir.
6
C’est la seule position qui permet le tir en position couchée, lorsque le tireur est équipé d’effets de protection balistique.
Ordres du moniteur,
Actions du tireur
de l’instructeur ou du chef tactique
« Dispositions de combat ! » approvisionne, arme et contrôle le chargement (CPS)
« Contact ! » prend la posture contact et retire la sûreté
« Patrouille ! » prend la posture patrouille avec la sûreté
« Arme dans le dos ! » prend la posture de sécurité avec la sûreté
« Arme devant » ou « Relâche ! » prend la posture de sécurité avec la sûreté
« Feu ! » ou « Maintenant ! »
identifie son objectif et ouvre le feu
ou « Au coup de sifflet ! »
« Halte au feu ! » (sur signal prévu à cet effet, lors
suspend le tir, prend la posture patrouille
d’un tir d’un artifice rouge ou d’un fumigène rouge)
« Continuez le feu » reprend le tir
arrête le tir définitivement, effectue un retrait de
« Cessez le feu ! » cartouche et annonce : « tir terminé, sécurité
vérifiée »
met l’arme à la sûreté et effectue un retrait de
« Retrait de cartouche ! »
cartouche
Au combat, le tireur doit être capable de résoudre les incidents de fonctionnement de son arme, sans quitter
son objectif du regard.
Pour cela, tout incident doit être résolu selon une procédure unique et acquise à l’état de réflexe.
La méthode consiste :
- à adopter une réaction immédiate, quel que soit l’incident de tir,
- puis une réaction complémentaire si l’incident perdure.
Remarque :
Par l’adoption d’une gestuelle unique, la réaction immédiate permet de résoudre cinq types d’incidents qui
peuvent provenir :
- d’un défaut de percussion,
- d’un défaut d’approvisionnement dans la chambre,
- d’un défaut d’éjection,
- d’un défaut de verrouillage du chargeur sur l’arme,
- d’un défaut de verrouillage de la culasse.
Détente molle : crier «X, incident(2) » Percussion dans le vide : crier «X, chargeur(2) »
- Maintenir l’arme en direction des objectifs, - Faire un changement de chargeur d’urgence,
- Amener le levier d’armement vers l’arrière
(avec la main faible),
- Enlever le chargeur (avec la main forte),
- Effectuer deux mouvements de charge,
- Approvisionner avec un nouveau chargeur,
- Réarmer « RACK »
Reprendre le tir.
(2) : lorsqu’un tireur crie « X, incident ! » ou « X, chargeur ! », la réaction réflexe des co-équipiers
consiste à prendre en compte immédiatement l’objectif de ce tireur en lui criant « Y, je prends ! ». Cette
réaction est une des caractéristiques de la pratique du tir de combat et son adoption automatique par les
tireurs révèle que la méthode commence à être acquise.
(3) : si la situation impose au tireur d’assurer sa propre autodéfense et qu’il soit dans l’impossibilité
d’utiliser son arme pour cause de défaut de fonctionnement, il conviendra d’utiliser une technique TIOR,
engager la baïonnette au canon ou procéder à une transition d’arme (PA) pour les combattants disposant
également d’une arme de poing.
Le tir de combat en déplacement consiste à traiter des objectifs uniques ou multiples (basculantes ou à
éclipse). Il s’effectue sur une aire de tir en déplacement balisée où le tireur, en "posture contact", progresse
en avant, en arrière et/ou latéralement en traitant ses objectifs désignés, tout en conservant le buste face à la
capitale de tir.
Au cours des première séances de tir en déplacement, il est souhaitable d’utiliser des cibles zonées pour les
jeunes recrues afin d’approfondir les fondamentaux, notamment la position du coude resserré contre la
poitrine pour garantir une meilleure stabilité de l’arme pendant le tir, et obtenir ainsi une plus grande
précision du tir.
Le pas glissé est utilisé à courte distance lorsque le contact avec l’adversaire ou l’usage de l’arme est
imminent (par exemple dans le cas du service de garde).
Le tireur reste en posture contact et fait mouvement par demi-pas, sans croiser les pieds, ni les traîner sur le
sol. Il est possible de se déplacer ainsi dans toutes les directions.
L’arme reste sûreté enlevée tant que la crosse est au contact de l’épaule.
• tir en avançant
- le tireur avance rapidement7 en posture contact en gardant les genoux souples pour absorber les chocs et
maintient les hanches au même niveau, en levant bien les genoux et en posant les pieds dans l’ordre talon-
pointe.
- pour tirer, le tireur amène l’arme à hauteur des yeux et tout en continuant à se déplacer, engage son ou ses
objectifs en adaptant la vitesse de tir à l’éloignement du but, les deux yeux ouverts,
- il revient immédiatement en posture contact après chaque tir.
7
pour garantir la stabilité de l’arme et la qualité de la visée
Le tir en mouvement consiste, à partir de la "posture patrouille", à pivoter le corps vers la gauche, vers la
droite ou vers l’arrière de façon à traiter des objectifs menaçants. Ce genre de technique s’applique en
particulier au tir de combat en zone urbaine.
A très courte distance ou "distance de conversation", le tireur pivote en reculant de manière à augmenter la
distance entre l’objectif et le tireur.
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36. TECHNIQUES ELEMENTAIRES POUR L’AUTODEFENSE DU COMBATTANT
- OBSERVER (acte réflexe n°8 INF 202) : d’une part, il faut écouter car tout bruit permet d’identifier une
menace imminente. D’autre part, la surveillance d’une zone en service de garde, en poste d’observation
comme en déplacement doit faire l’objet d’une fouille du terrain avec les yeux selon une technique de
balayage méthodique du plus près au plus loin pour détecter tout mouvement suspect.
- SE PROTEGER (acte réflexe n°2 INF 202) en restant éloigné des angles de bâtiment pour éviter de se
faire surprendre par un adversaire embusqué immédiatement derrière. Il s’agit aussi de se décaler d’un à
deux mètres d’un couvert en "dur" pour éviter d’éventuels ricochets.
- SE PROTEGER en ayant si possible le dos à couvert. Eviter de tourner le dos à une zone ou un espace
que l’on n’a pas contrôlé.
- Eviter les zones de dangers potentiels, dans les limites de la mission et du terrain : plus l’adversaire
sera proche, plus la tâche lui sera facile. Eviter autant que possible les lieux classiques d’embuscade, tels
qu’escaliers, couloirs étroits, etc…
- Garantir l’équilibre et la stabilité du corps dès que l’on veut faire usage de son arme. C’est pour cette
raison que les techniques du "pas glissé" et du "pas du rat" sont préconisées pour le tir en déplacement afin
de garantir le maximum de stabilité au moment du tir.
- Se concentrer sur sa visée.
Pour tirer à partir d’un obstacle vertical ayant l’ouverture du côté faible, deux solutions se présentent :
- faire un pas et tirer l’arme épaulée côté fort pour un objectif à distance moyenne ;
- épauler du côté faible, montrant ainsi un minimum de surface à l’ennemi. La main forte ne quitte pas la
poignée pistolet, pour un tir à courte distance.
Dans certains cas au combat, l’objectif à détruire peut être partiellement visible. A courte distance, jusqu’à
15 m environ, il faut tenir compte de la parallaxe du FAMAS et par conséquent, viser plus haut.
En cas d’emploi de l’arme à très courte distance, dans le combat rapproché avec l’ennemi,
l’application de la règle élémentaire de sécurité n°4 est primordiale si des tiers sont présents
dans la ligne de mire du tireur (population, otages, etc…).
Le tireur doit dégager en pas glissé ou en « pas du rat » vers la gauche ou vers la droite et engager son
adversaire dès que possible.
1 2
A courte distance (25 à 30 mètres) dans la pénombre, faute d’intensificateur de lumière (IL), le tireur peut
détruire un objectif dont il n’aura que deviné la silhouette s’il est doté d’un chargeur exclusivement garni de
munitions traçantes.
En effet, en tirant une doublette (2 cartouches) dans la direction estimée de l’objectif, il pourra observer les
trajectoires des deux balles et mieux localiser la menace. Immédiatement après, le tireur ramène son tir sur
l’objectif en coup par coup rapide (5 coups) profitant de l’éclairement pour ajuster à l’estime son tir.
Enfin, le tireur devra se déplacer immédiatement à l’issue du second tir, car le tir de munitions traçantes aura
permis à l’ennemi de repérer sa position.
L’identification de l’objectif ne pouvant être faite avec certitude, cette technique est utilisée uniquement dans
une situation où le tireur est certain que devant lui il n’y a que des adversaires.
L’emploi de la "lampe blanche" est un acte réfléchi et volontaire du tireur, car son utilisation indique à
l’ennemi sa présence et le lieu où il se trouve.
Les tirs à longue distance peuvent être effectués par un tireur seul ou en binôme. L’application rigoureuse
des fondamentaux du tir est absolument nécessaire pour toucher un objectif au coup par coup au-delà de 200
mètres. Le tir à grande cadence et grande distance permet à un tireur au fusil d’assaut d’obtenir un tir
efficace au-delà des 300 mètres, seul ou guider par un binôme.
391. Le tir à grande cadence et grande distance (couple tireur / chef tactique)
Lorsqu’un élément privé de fusil de précision et équipé de FAMAS se retrouve confronté à un ennemi
embusqué au-delà de la portée pratique du FAMAS, cette technique permet de détruire cet ennemi à l’aide
du FAMAS que le tireur voit ou non son objectif :
- 1er cas : le tireur voit son objectif à une distance supérieure à 300 mètres. Il ouvre le feu en coup par coup
rapide (CPCR) sur celui-ci. La dispersion des projectiles lui assure 95 % de chance de le toucher à condition
de maîtriser le coup par coup rapide, c’est-à-dire de disperser les 5 projectiles dans un carré de 2 mètres de
côté à 400 mètres (gerbe d’efficacité).
- 2e cas : le tireur ne voit pas son objectif. En revanche, le chef d’équipe ou de groupe voit l’objectif grâce à
sa J4 ou ses jumelles. L’observateur guide alors le tir sur l’objectif.
Le procédé :
- l’observateur désigne l’objectif au tireur « Face à nous 400, un sapin ; 2 guidons à droite, un fantassin
posté » et commande « Doublette, feu ! »,
- l’observateur observe la doublette par rapport à l’objectif et commande une correction à l’estime : « Plus à
droite un guidon, plus bas un demi guidon ; 5 coups rapides, feu ! »,
- le tireur applique la correction et tire 5 cartouches au coup par coup rapide,
- si l’objectif n’est pas détruit, l’observateur commande une nouvelle correction ; le tireur tire une nouvelle
salve de 5 cartouches en CPCR,
- si le tireur n’a pas fait but, réitérer le procédé depuis le début si l’ennemi ne s’est pas d’ores et déjà exfiltré.
Remarque : si après le tir de la doublette, l’ennemi se sent menacé par les balles qui sifflent à proximité de
lui, il cherchera éventuellement à se déplacer. Si les 5 cartouches arrivent dans son environnement rapproché
rapidement, le déplacement augmente encore les chances de toucher cet ennemi.
Les savoir-faire collectifs ne peuvent être enseignés qu’aux personnels de la fonction contact, combat
débarqué. Leur enseignement nécessite au préalable d’avoir suivi l’apprentissage et réussi les tests de
l’ensemble des modules B, C et D au complet.
Les Techniques d’Action Immédiates (TAI) permettent d’instruire le tir au niveau collectif (équipe et
groupe). Ces techniques facilitent la réaction d’extrême urgence face à une rencontre imprévue à
courte portée, dans un espace confiné (milieu urbain, espace clos, forêt…), qui impose une prise de
décision immédiate des chefs d’éléments.
Les tubes, enseignés dans le cadre de l’ISTC lors des séances de tir, ont une valeur pédagogique et
technique hors de tout contexte tactique. Ils ont pour but d’apporter un savoir faire de base qu’il
conviendra de compléter à l’occasion d’entrainements plus réalistes tout en respectant les règles
élémentaires de sécurité.
Dans tous les cas, le directeur de tir sera obligatoirement un instructeur ISTC INF.
Il aura au préalable vérifié le niveau d’instruction de la troupe et contrôlé une restitution à vide.
Les tubes sont des procédures combinant les actes réflexes des combattants selon un schéma simple.
Acquises par le biais du drill, elles permettent à une équipe ou un groupe de prendre l’ascendant ou de se
replier en bon ordre face à un adversaire rencontré à l’improviste à courte portée.
Une procédure est toujours déclenchée sur ordre du chef d’élément considéré ou son remplaçant désigné s’il
est blessé, et elle est toujours terminée par une reprise en main du chef d’élément (ce qui permet de contrôler
la présence de chacun et de donner un ordre en cours d’action).
Le feu doit être maintenu en permanence même si l’adversaire n’est plus visible pour garder l’avantage sur
l’ennemi et l’empêcher de reprendre l’initiative.
Les tubes sont des procédures qui permettent à une équipe ou à un groupe de combat, pris à partie par un
ennemi embusqué et localisé, de se dégager par le feu et le mouvement, dans les meilleures conditions en
s’adaptant à la configuration du terrain.
Le tube avant est considéré comme une action offensive, les tubes arrière et latéraux comme des actions
défensives.
Contexte :
l’élément (équipe ou groupe) en déplacement est pris à partie de face par un élément ennemi, au-delà de la
portée d’un jet de grenade à main. Le terrain est étroit et ne permet pas de mouvement latéral (bâtiment,
végétation dense, mines etc.).
Réaction :
- 1 le GV de tête ouvre le feu de manière continue au coup par coup rapide (CPCR) pour chercher à prendre
l’ascendant sur l’adversaire et annonce « Contact avant ! Contact avant ! »;
Contexte :
l’élément en déplacement est pris à partie de côté par un élément ennemi, au-delà de la portée d’un jet de
grenade à main ou au-delà d’une portion de terrain infranchissable.
Réaction :
- 1 le GV qui repère l’ennemi ouvre le feu de manière continue au coup par coup rapide en annonçant «
Contact à : gauche ou droite ! Contact à : gauche ou droite ! » ;
- 2 l’élément complet répète « Contact à : gauche ou droite ! Contact à : gauche ou droite ! » et chaque GV
reste face à son secteur, observe ou tire s’il a visuel sur l’ennemi ;
- 3 le chef d’élément apprécie au plus vite la situation et commande « Tube à : gauche ou droite ! Tube à :
gauche ou droite ! » ;
- 4 l’élément complet répète « Tube à : gauche ou droite ! Tube à : gauche ou droite ! » et se tourne vers le
contact ;
- 5 les quatre premiers combattants à se replier ripostent en direction du contact en maintenant une cadence
de tir lente, les autres surveillent et se tiennent prêts à ouvrir le feu;
- 6 le GV à l’opposé du sens de repli tire 5 cartouches au CPCR puis pivote et se replie en passant derrière
ses équipiers ; il donne au passage une tape à l’équipier suivant le plus proche pour lui indiquer qu’il quitte
son emplacement, change de chargeur et assure la sûreté arrière pendant son déplacement; le cinquième
combattant ouvre le feu cadence lente ;
- 7 le deuxième GV poursuit le feu en tirant à son tour 5 cartouches au CPCR puis se replie en passant
derrière ses équipiers ; il donne au passage une tape à l’équipier suivant le plus proche; le sixième
combattant ouvre le feu cadence lente ;
- 8 répétition par imitation de tous les membres de l’élément jusqu’à la mise à couvert ou hors de portée des
armes adverses ;
-9 mise à couvert sur ordre du chef d’élément, « Ralli à gauche / droite ! Ralli à gauche / droite ! » ;
- 10 le 1° combattant à couvert se place au fond du couvert et change de chargeur ;
- 11 le 2° combattant à couvert se met immédiatement en appui et ouvre le feu ;
- 12 le 3° combattant se place derrière l’appui et se tient prêt à le relever ;
- 13 au fur et à mesure que les combattants arrivent à couvert, ils se positionnent tout azimut ;
- 14 quand tous sont à couvert, les 2° et 3° rejoignent le groupe ;
Α : l’élément en déplacement est pris à partie par un élément ennemi alors qu’il est canalisé et que le
prochain couvert se trouve en avant.
Β : l’élément donne un assaut préparé pour franchir un point de passage étroit (brèche dans du barbelé,
brèche dans un mur, passerelle etc.).
-1 le GV de tête ouvre le feu de manière continue pour prendre l’ascendant sur l’adversaire et annonce
« Contact avant ! Contact avant ! »;
-2 l’élément complet répète « Contact avant ! Contact avant ! » et chacun reste face à son secteur
d’observation;
-3 le chef d’élément apprécie au plus vite la situation et commande « Tube avant ! Tube avant ! »
-4 l’élément complet répète « Tube avant ! Tube avant ! », se tourne vers le contact ;
-5 le 2° GV se place immédiatement derrière le 1° GV et se tient prêt à prendre le feu à son compte ;
-6 le groupe se resserre sur le GV de tête, l’impulsion venant du dernier GV;
-7 quand le groupe est complètement serré vers l’avant, le deuxième GV donne une tape au GV de tête qui
commence le mouvement avant ;
-8 à l’arrêt du tir, le GV de tête se décale sur la gauche, change de chargeur en observant le secteur gauche,
se replace derrière le dernier GV de la colonne quand ce dernier le dépasse, et assure la sûreté arrière ;
-9 le deuxième GV alors en tête tire son chargeur (au CPCR) en avançant ;
-10 à l’arrêt du tir, le deuxième GV (en tête) se décale sur la gauche, change de chargeur en observant le
secteur gauche, se replace derrière le dernier GV de la colonne quand ce dernier le dépasse, et assure la
sûreté arrière ;
-11 le troisième GV alors en tête tire son chargeur en avançant ;
-12 répétition par imitation de tous les membres de l’élément jusqu’à la mise à couvert ou au passage en
ligne pour monter à l’assaut.
A-13 mise à couvert sur ordre du chef d’élément, « Ralli à gauche / droite ! Ralli à gauche / droite ! » ;
A-14 le groupe continue sa progression en tube avant, l’élément de tête se met alors à couvert quand il se
décale ;
A-15 le 1° combattant à couvert se place au fond du couvert et change de chargeur ;
A-16 le 2° combattant à couvert se met immédiatement en appui et ouvre le feu ;
A-17 le 3° combattant se place derrière l’appui et se tient prêt à le relever ;
A-18 au fur et à mesure que les combattants arrivent à couvert, ils se positionnent tout azimut ;
A-19 quand tous sont à couvert, les 2° et 3° rejoignent le groupe ;
A-20 aux ordres du chef, les GV effectuent tour à tour leur CPS ;
A-21 ordres du chef pour poursuivre le combat.
B/ L’assaut préparé :
Le module de formation spécifique aux cynotechniciens, décrit par l’EI en liaison avec le 132e BCAT,
s’adresse à tous les maîtres de chien qui devront pratiquer l’IST-C individuelle (A, B, C, D) et le module
spécifique les préparant à utiliser leur arme en ayant le chien en laisse.
Comme tout combattant, le maître chien doit s’approprier et maîtriser son arme à l’instruction comme en
opération. Il forme avec son chien une équipe qui peut-être employée en protection-défense d’installations
ainsi qu’en appui au combat débarqué.
Il est difficile d’anticiper le comportement d’un chien dans les situations les plus violentes, notamment lors
des détonations, et plus particulièrement à très courte distance. Mais il n’est pas envisageable qu’un chien
ne soit pas entraîné à supporter le tir de combat aux armes légères d’infanterie, ne serait-ce que pour la
sécurité de son maître qui doit, dans certaines circonstances, pouvoir se concentrer sur l’utilisation de son
armement en premier lieu. Et ce n’est pas en situation de combat, où le stress peut modifier les
comportements, qu’il faut découvrir le tir avec un chien en laisse ou, pire encore, avec un animal totalement
ingérable durant une phase de combat intense.
Le module cynotechnique d’instruction au tir de combat permet à l’équipe cynotechnique de se préparer de
façon réaliste. La progressivité doit être la règle absolue et tout directeur de tir concerné par une séance avec
des chiens doit s’assurer que les animaux aient été, au préalable, accoutumés aux détonations à courte
distance. En effet, il faut éviter les traumatismes sonores qui auraient pour conséquence de rendre les chiens
inaptes aux opérations. Les chiens ne portent pas de protections auditives et par conséquent, la pratique de
l’IST-C avec chien doit se faire de façon modérée, afin de préserver leur potentiel auditif.
Le module AZUR permet au tireur d’acquérir la technique suffisante pour effectuer des tirs individuels dans
des conditions d’action en zone urbaine en toute sécurité. Il ne saurait remplacer l’instruction complète
décrite par les manuels ATG1 et ATG2.
La technique employée pour chaque savoir faire dépend de l’ambiance tactique du moment : rapidité, sûreté
ou danger.
Ouverture d’angle.
En posture contact :
- arrêter sa progression à 1 m de l’angle du mur,
- effectuer un arc de cercle, ayant pour centre l’angle du mur,
- le corps ne doit pas être visible avant l’arme,
- en ambiance rapidité : déplacement en pas du rat,
- en ambiance sûreté : déplacement en pas glissé,
- en ambiance danger : déplacement en petits pas glissés en silhouette basse.
L’ouverture est étudiée côté fort et faible.
Passage photo.
En posture contact :
- arrêter sa progression sur le bord de l’encadrement,
- effectuer un demi-cercle ayant pour centre l’encadrement,
- le corps ne doit pas être visible avant l’arme,
- en ambiance rapidité : déplacement en pas du rat,
- en ambiance sûreté : déplacement en réalisant trois photos,
- en ambiance danger : arrêt à 1 m de l’ouverture, quart de cercle autour du premier montant puis
déplacement vers le deuxième montant, déplacement en petits pas glissés en réalisant une multitude de
photos,
- reprise de la progression en pivotant face au mur.
Le passage photo est étudié côté fort et faible.
LA DOCTRINE
A L’ARME DE POING
Les règles de sécurité de l’ISTC sont valables pour toutes les armes individuelles. En conséquence, le
comportement du tireur avec une arme de poing sera le même que celui du tireur au fusil d’assaut.
L’enseignement et l’application universelle de ces règles élémentaires de sécurité doivent être exécutés
dès la perception d’une arme à l’armurerie, aussi bien sur les pas de tir, lors des prises d’armes, que dans
toutes les autres activités d’entraînement et en opérations.
règle n°2 : ne jamais pointer ou laisser pointer le canon d’une arme sur quelque chose que
l’on ne veuille pas détruire.
Le pistolet étant une arme courte, cette règle peut être très facilement enfreinte. Plus encore qu’au fusil
d’assaut, le tireur devra prendre garde à la direction de son canon.
règle n°3 : garder l’index hors de la détente, tant que les organes de visée ne sont pas sur
l’objectif.
La transmission d’une arme peut être effectuée dans deux cas de figure. Dans tous les cas, une arme se traite
avec respect. Elle ne se lance pas.
- la position de tir : en autodéfense, la position de tir la plus utilisée est la position debout car elle est la plus
rapide à prendre.
- le maintien de l’arme :
- seule la prise en main assure correctement le maintien de l’arme,
- la main forte tient l’arme, le haut de la poignée dans la fourche formée
par le pouce et l’index,
- les autres doigts s’enroulent naturellement autour de la poignée pistolet,
- la main faible s’enroule autour de la main forte en limitant le vide,
- les pouces sont collés l’un à l’autre, dirigés vers l’avant.
- le blocage de la respiration :
pour toucher son objectif, il est nécessaire de maintenir la visée jusqu’au départ du coup, il faudra donc être
immobile. Cette immobilité est obtenue grâce à la position du corps, à la bonne tenue de l’arme et à l’arrêt de
la respiration au moment du tir. L’arrêt de la respiration doit être coordonné avec la visée et se faire le plus
naturellement possible. L’entraînement doit permettre au tireur de bloquer sa respiration pendant 5 secondes.
- la visée conforme :
viser, c’est diriger la ligne de mire sur la zone que l’on veut toucher. La ligne de mire est la ligne imaginaire
qui passe par le sommet du guidon et le centre du cran de mire. L’œil ne peut pas voir nettement plusieurs
choses à des distances différentes (cran de mire, guidon, objectif). Lorsque l’on vise, la netteté sera faite sur
le guidon, tandis que le cran de mire et l’objectif resteront flous. A très courte distance (de 0 à 7 m), il n’est
pas nécessaire d’aligner correctement la visée. Pour toucher, il suffit de placer le guidon sur la partie le plus
large de la cible.
Les postures correspondent à un niveau de dangerosité. Elles sont adoptées pour communiquer avec
son arme. Elles doivent être différenciées des positions qui elles, sont utilisées pour effectuer un tir.
La posture "D’ATTENTE"
Description :
- la main faible est sur la poitrine,
- la main forte pose le pistolet à plat sur la main faible, le canon
est orienté vers le sol à environ 30°,
- l’arme est chargée, la sûreté est mise si l’arme en comporte une,
- le marteau est à l’abattu.
Utilisation :
- à l’instruction, en attendant les ordres de tir, ou après une phase
de tir,
- dans un contexte opérationnel cette posture peut être prise en
préalable à la posture contact, elle exprime un certain degré de
détermination.
La posture "CONTACT"
Description :
- Les pieds sont écartés de la largeur des hanches pour augmenter
la stabilité,
- jambes et hanches orientés à 30° du côté faible par rapport à la
direction de tir,
- le poids du corps est réparti également sur les deux pieds, l’arme
est saisie à deux mains et pointée à 45° vers le sol, la main forte
pousse l’arme vers l’avant tandis que la main faible la tire vers
l’arrière,
- la sûreté est enlevée si l’arme en comporte une,
- le marteau est armé s’il est apparent.
Utilisation :
- Lorsque le contact avec l’adversaire est imminent ou pendant une pause de combat pour réduire le temps de
réaction,
- Pour l’élément en appui pendant une fouille.
Le tireur doit, lors de la prise de cette posture, mettre tous ses sens en éveil et développer son agressivité,
s’il veut être en mesure de protéger sa vie ou celle d’autrui.
Description :
- La main forte tenant l’arme est placée contre le flanc à hauteur de
la poitrine,
- Le canon est orienté à la verticale (attention à ne pas pointer ses
pieds),
- La main faible est enroulée sur la main forte dans la même position
que la posture contact,
- Dans cette posture on doit pouvoir revenir instantanément à la
posture contact,
- La sûreté est enlevée si l’arme en comporte une,
- le marteau est armé s’il est apparent.
Comme dans la posture contact, le tireur doit mettre tous ses sens en éveil et développer son agressivité, s’il
veut être en mesure de protéger sa vie ou celle d’autrui.
Utilisation :
- Pour se déplacer à proximité immédiate de ses équipiers afin d’éviter de pointer son arme sur eux,
- en formation en colonne ou pour rentrer dans un bâtiment,
- pour éviter de se faire arracher son arme en combat rapproché.
La posture "TIR"
Description :
- cette gestuelle de communication est prise par l’intermédiaire des
positions de tir décrites dans le § 33.
Utilisation
- quand la décision de tirer a été prise,
- en langage corporel pour signifier à l’adversaire que l’on va l’éliminer
ou le neutraliser.
NB : la posture patrouille n’a pas lieu d’être étudiée puisque l’arme est à l’étui (si nécessaire, la main
forte peut tenir l’arme prête à être sortie de son étui, dispositif de rétention libéré : correspond au pré
dégainé).
La qualité et la bonne disposition des équipements (étui et porte-chargeurs) doivent permettrent un port de
l’arme en toute sécurité et un accès rapide.
L’étui du pistolet sera porté du côté main forte (sauf pour l’étui de poitrine) et le porte-chargeurs en principe
côté main faible. Chaque élément doit pouvoir être saisi des deux mains.
Il existe de nombreuses façons de porter une arme de poing en fonction des différents étuis en dotation
présents et futurs. Nous retiendrons : étui à la ceinture, étui de cuisse, étui de poitrine.
• Etui de poitrine :
- avantages : port confortable, accès immédiat dans toutes les positions, pratique avec gilet pare-balles,
- inconvénients : rigueur d’application des 4 règles de sécurité, peut être bloqué par la ceinture de sécurité.
Ces manipulations forment la base de la gestuelle lors de l’utilisation du pistolet. Elles permettent de
procéder toujours de la même manière dans les phases de vérification, d’approvisionnement, de chargement
ou de retrait de cartouches. La gestuelle est logique et ne perturbe pas la prise en main de l’arme pour le tir.
Elle permet également de remédier rapidement aux différents incidents de tir.
C’est une opération simple qui permet de visualiser la chambre du pistolet afin de s’assurer de « l’état » de
l’arme (chargée ou non).
Le CPS se fera :
- chaque fois que l’on prend l’arme,
- chaque fois que l’on pose l’arme,
- après avoir introduit une cartouche dans la chambre,
- lors d’une pause au combat,
- dès que l’on a le moindre doute sur l’état de son arme.
232. Le chargement
Procédé :
- prendre le chargeur avec la main faible en s’assurant avec l’index que les munitions sont orientées dans le
bon sens,
- introduire le chargeur dans son logement et le verrouiller,
- s’assurer de l’accrochage correct du chargeur par un coup sec de la paume de la main faible sur la semelle
du chargeur,
- mouvement de charge:
. armer le marteau avec le pouce de la main forte (facultatif),
. avant-bras faible contre le ventre,
. saisir la glissière de la main faible, paume et doigts contre les stries,
. pousser l’arme avec la main forte, le bras faible restant contre l’abdomen, effectuer un mouvement vrillé . .
. vers la droite (attention à ne pas mettre la sûreté dans le mouvement),
. laisser échapper la glissière,
. effectuer un CPS.
Procédé :
- position du tireur :
. droitier : effectuer un quart de tour à droite,
. gaucher : rester face à la menace.
- mettre la sûreté si l’arme en comporte une,
- rabattre le marteau :
24. LE DEGAINE
Dégainer rapidement son arme est d’une importance cruciale pour le succès d’un combat au pistolet.
L’engagement sera toutefois plus rapide si l’on se trouve déjà l’arme en main. Cette action se décompose en
5 temps :
241. Saisie :
- la main forte libère le cas échéant les dispositifs de rétention, ouvre l’étui
et chausse l’arme le plus haut possible dans l’étui,
- l’index reste le long de la détente, à travers l’étui,
- la main faible se place en travers de la poitrine, pour libérer le chemin (de
cette manière la main faible ne risque pas de passer devant le canon),
- les yeux regardent la menace.
Il a pour but de remettre l’arme à sa pleine capacité. Quand la situation tactique le permet, le tireur prend
l’initiative de remplacer le chargeur sur l’arme par un chargeur complet (à couvert si possible).
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- prendre un chargeur plein dans l’étui, contrôler la dernière cartouche au touché tout en conservant le regard
en direction du danger,
- placer le chargeur plein horizontalement devant la poignée pistolet,
- déverrouiller le chargeur entamé, l’extraire et le bloquer contre l’autre,
- pivoter la main pour introduire le chargeur plein, le verrouiller,
- ranger le chargeur partiellement vide dans une poche (ne pas le remettre à l’emplacement prévu pour un
plein pour éviter les confusions),
- effectuer un CPS, si la situation le permet.
Dans une situation d’autodéfense, il est rare d’avoir à recharger son arme car la situation est
généralement réglée en moins de trois coups.
Cependant, il n’est pas impossible de rencontrer des situations particulières où le tireur devra délivrer un feu
nourri allant jusqu’à l’épuisement du chargeur. Dans ce cas il devra recharger son arme le plus rapidement
possible :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
Les retours d’expérience ont montré que la majorité des engagements au pistolet se produisent à une
distance inférieure à 7 mètres. Ils ne durent que quelques secondes au cours desquelles seulement 2 à 3
coups seront échangés.
Seuls les coups au but comptent et toucher un peu plus lentement est plus efficace que manquer
rapidement. Avec l’entraînement on cherchera à obtenir rapidité et précision.
Utilisation :
- cette position permet de tirer abrité derrière un masque de hauteur moyenne,
- à courte distance, il est possible de tirer sans l’appui du coude faible.
Utilisation :
- cette position est préconisée avec le port du gilet pare-balles, car elle
permet de se présenter de face, donc avec le maximum de surface
protégée,
- d’autre part, elle permet de moduler plus aisément la hauteur de tir.
Utilisation :
- cette position est peu fréquente lors d’engagement car elle diminue considérablement le champ
d’observation,
- en revanche, elle permet de tirer avec davantage de précision,
- elle peut être utilisée en cas de chute, d’obstacle, de ramper ou de blessure ou pour se protéger derrière un
obstacle ou un couvert.
Utilisation :
- cette position est peu fréquente lors d’engagement
car elle diminue considérablement le champ
d’observation,
- en revanche, elle permet de tirer avec davantage de
précision,
- elle peut être utilisée en cas de chute, d’obstacle, de
ramper ou de blessure ou pour se protéger derrière
un obstacle ou un couvert.
Ordres du moniteur,
Actions du tireur
de l’instructeur ou du chef tactique
« Patrouille ! »
L’arme est à l’étui.
Dégaine son arme, approvisionne, charge et contrôle le
« Dispositions de combat ! »
chargement (CPS), puis prend la posture d’attente.
Met la sûreté, raccompagne le chien vers l’avant,
« Arme à l’étui !»
et rengaine son arme .
Dégaine et prend la posture d’attente,
« Posture d’attente ! »
arme à la sûreté.
Prend la posture contact et retire la sûreté.
« Contact ! »
Ou « contact, arme basse ! »
Prend la posture contact arme basse.
« Feu ! » ou « Maintenant ! »
Identifie son objectif et ouvre le feu.
ou « Au coup de sifflet ! »
« Halte au feu ! » Suspend le tir prend la posture d’attente
« Continuez le feu »
Retire la sûreté et reprend le tir.
Arrête le tir définitivement, met l’arme à la sûreté,
« Cessez le feu ! » effectue « le retrait de cartouche »
et annonce : « Tir terminé, sécurité vérifiée ».
Met l’arme à la sûreté,
« Retrait des cartouches ! »
effectue « le retrait de cartouche »
Au combat, le tireur doit être capable de résoudre les incidents de fonctionnement de son arme, sans quitter
son objectif du regard.
Pour cela, tout incident doit être résolu selon une procédure unique et acquise à l’état de réflexe.
La méthode consiste :
- à adopter une réaction immédiate, quel que soit l’incident de tir,
- puis une réaction complémentaire si l’incident perdure.
Remarque
Par l’adoption d’une seule gestuelle, la réaction immédiate permet de résoudre cinq types d’incidents qui
peuvent provenir :
- d’un défaut de percussion,
- d’un défaut d’approvisionnement dans la chambre,
- d’un défaut d’éjection,
- d’un défaut de verrouillage du chargeur sur l’arme
- d’un défaut de verrouillage de la culasse.
Reprendre le tir.
(2) : lorsqu’un tireur crie « X, incident ! » ou « X, chargeur ! », la réaction réflexe des co-équipiers
consiste à prendre en compte immédiatement l’objectif de ce tireur en lui criant « Y, je prends ! ». Cette
réaction est une des caractéristiques de la pratique du tir de combat.
(3) : si la situation impose au tireur d’assurer sa propre autodéfense en étant dans l’impossibilité d’utiliser
son arme pour cause de défaut de fonctionnement, il convient d’utiliser une technique TIOR.
Le pas glissé (utilisé à courte distance lorsque le contact avec l’adversaire est imminent) :
- le tireur est en posture contact et fait mouvement par demi-pas, sans croiser les pieds, ni les traîner sur le
sol.
- l’écartement des jambes permet au tireur de toujours rester stable.
- il est possible de se déplacer ainsi dans toutes les directions.
- pour tirer le tireur s’arrête. Grâce à la technique du pas glissé, il sera toujours dans une position lui
permettant d’ouvrir le feu sans délai.
Le tir en marchant (technique de tir offensif. dont la réussite réside dans la coordination du rythme de marche
et de tir)
1 - Tir en avançant :
Le tireur avance en posture tir en gardant les genoux souples et les hanches au même niveau, pour absorber
les chocs,
- les pas sont petits et on pose les pieds dans l’ordre « talon-pointe »,
- le haut du corps est légèrement penché en avant,
- pour tirer, le tireur amène l’arme à hauteur des yeux et engage ses objectifs en adaptant la vitesse du tir à
l’éloignement de l’objectif (plus l’objectif est proche, plus le tir est rapide),
- il faut essayer de tirer à chaque fois qu’un pied touche le sol.
2 - Tir en reculant :
- procéder par analogie, regarder régulièrement vers l’arrière pour éviter les obstacles,
- au combat, cette technique peut être utilisée pour rompre le contact, en assurant l’appui de ses coéquipiers.
Le pivot latéral :
- tourner la tête pour localiser et identifier la menace,
- effectuer un mouvement simultané des pieds et des hanches, tout en gardant visuel sur l’objectif
- le tireur reste conscient de la direction de son canon,
- il n’élève son arme que lorsque qu’il est face à la menace.
Dans le cas d’une attaque par un agresseur qui charge le tireur, il faut reculer rapidement en pas glissés ou
« pas du rat », puis pivoter à angle droit, toujours en reculant, pour obliger l’adversaire à ralentir avant de
l’engager par un tir en doublette.
Cette technique n’est valable que si la distance de la menace est supérieure à 4 à 5 mètres. Au début de
l’action le tireur est en posture contact.
3ème temps :
tir
Capitale de
tir 2ème temps :
esquive et pivot 1er temps : recul du tireur
face à la
menace
ami ennemi
Le risque d’une chute est incontournable lorsque dans un tir en déplacement arrière, le tireur se retrouve
déséquilibré. Lors de l’apprentissage de cette technique, l’accent doit être mis sur la sécurité et notamment
sur les points suivants :
- 1 - index hors de la détente lors de la chute et jusqu’au rétablissement (respect de la règle n°3),
- 2 - l’axe du canon dans une direction non dangereuse ou de l’objectif lors de la chute,
- 3 - position des membres inférieurs (jambes fléchies et écartées, pieds au sol) avant l’ouverture du feu.
Procédé :
- le tireur recule en posture contact ou tir, de quelques pas puis « s’assoit » sur sa jambe forte tout en
basculant vers l’arrière (fig. 1 et 2.),
- l’arme doit être maintenue face à l’objectif durant la descente (fig.3),
- le tireur se redresse jusqu’à pouvoir prendre sa visée, dos sur le sol, jambes légèrement fléchies en formant
un angle de 45°, pieds à plat au sol (fig.4),
- puis, il se relève le plus rapidement possible en repassant par les positions à genou puis debout.
1. 2. 3.
4.
La technique de tir en chute arrière n’est enseignée que durant la MOAL (tir interdit).
- le tir sans aide à la vision est parfaitement possible dans l’obscurité à condition de maîtriser parfaitement la
gestuelle (dégainé, position de tir, tenue de l’arme),
- la position de tir programmée grâce à la « mémoire musculaire » permet de garantir que si la menace est
identifiée, elle peut aussi être touchée, même si les organes de visée ne sont visibles qu’au moment du tir en
se profilant sur la flamme du départ du coup,
- se déplacer après le tir, la lueur du départ de coup étant fortement visible.
- l’emploi de la lampe est réfléchi et bref car le tireur est immédiatement repéré,
- elle peut être utilisée dans le service de garde lors des rondes ou pour effectuer la fouille d’un bâtiment,
- la lampe sert à localiser, identifier, éventuellement aveugler afin de déstabiliser l’adversaire, tant de nuit à
l’extérieur que de jour dans un bâtiment sombre,
- elle peut être fixée à la main faible par une dragonne ou portée autour du cou fixée à une drisse afin de
garder les mains libres pour les manipulations.
Méthode de tir :
Procédés :
1. Méthode n°1 appelée « Harries » : la main faible tient la lampe et soutient la main forte.
2. Méthode n°2 appelée « FBI BASIC » : la lampe est tenue main faible, bras verticalement ou
horizontalement tendu.
(à favoriser pour la recherche d’objectifs)
4. Méthode n°4 appelée « Chapman » : la main éclairante sert de support horizontal à celle qui tire,
rotation du poignet faible qui vient mettre les deux mains en contact dos à dos.
- Ces techniques permettent de bénéficier d’un effet d’éblouissement, surtout avec des lampes très puissantes
(85-120 lumens et au-delà) et/ou stroboscopiques.
- L’inconvénient est que la main faible devient moins disponible pour la prise en main de l’arme, le
changement de chargeurs et les incidents de tir.
Interrupteur à l’arrière
Les techniques de transition d’arme permettent de réagir rapidement lorsqu’un tireur se trouve brutalement
dans l’incapacité de tirer avec son arme principale (Famas, MINIMI…) lors d’un engagement à très courte
distance, sans perte de temps et en cherchant à maintenir la supériorité du feu.
Ces méthodes nécessitent de la rapidité de la part du tireur. Il doit utiliser ses deux mains pour mettre en
œuvre son arme de poing, si celle-ci est en simple action (SA).
Méthode 1
- le tireur lâche son arme principale qui, retenue par la sangle, vient pendre le long du torse,
- il maintient celle-ci par son avant-bras faible, la main faible plaquée sur la poitrine prête à recueillir l’arme
(temps 1, 2 et 3 du dégainé),
- prise à deux mains du pistolet, armé du marteau par le pouce faible (uniquement en SA),
- élévation de l’arme, retrait simultané de la sureté (si présente), visée et tir.
Cette méthode peut être appliquée en position un genou à terre.
Méthode 2
- le tireur place son arme sous son aisselle faible avec sa main forte et la maintient avec son bras faible,
- la main faible est plaquée sur la poitrine, prête à recueillir le pistolet (temps 1, 2 et 3 du dégainé).
- prise à deux mains du pistolet, armé du marteau par le pouce faible (uniquement en SA),
- élévation de l’arme, retrait simultané de la sureté (si présente), visée et tir.
Cette méthode permet une plus grande rapidité du fait du fonctionnement de l’arme en double action (DA).
Le tireur n’a pas à procéder à l’armé du marteau manuellement ce qui offre la possibilité de tirer avec une
seule main.
Méthode
- le tireur plaque son arme principale contre son torse avec la main faible, canon vers le haut,
- simultanément il dégaine son arme en respectant les temps (1,2, 3 et 5 du dégainé),
- élévation de l’arme, visée et tir.
Cette méthode peut-être appliquée également en position un genou à terre.
LA DOCTRINE
A LA MITRAILLEUSE LEGERE
Les règles de sécurité de l’ISTC sont valables pour toutes les armes individuelles. En conséquence, le
comportement du tireur à la mitrailleuse légère dans le domaine de la sécurité sera le même que celui du
tireur au fusil d’assaut.
L’enseignement et l’application universelle de ces règles élémentaires de sécurité doivent être exécutés
dès la perception d’une arme à l’armurerie, aussi bien sur les pas de tir que dans toutes les autres activités
d’entraînement et en opérations.
règle n°2 : ne jamais pointer ou laisser pointer le canon d’une arme sur quelque chose que
l’on ne veuille pas détruire.
Lorsque l’arme n’est pas utilisée dans sa fonction agression mais seulement dans sa fonction observation, la
règle n°2 ne s’applique pas (on pourra donc pointer le canon en direction d’un objectif ou dans un secteur
pour observer ou pour rendre compte d’une situation par l’image).
règle n°3 : garder l’index hors de la détente, tant que les organes de visée ne sont pas sur
l’objectif.
Cette règle prend encore plus d’importance avec une mitrailleuse car le tir effectué en rafales peut être
particulièrement meurtrier.
règle n°4 : être sûr de son objectif.
Toujours identifier l’objectif avant de tirer. Prendre garde aux conséquences en cas de ricochet, de "manqué"
ou de perforation de l’objectif. Le tireur est responsable de chaque coup qu’il tire. La méthode est toujours la
même : Détecter, Identifier, Décider (tirer ou ne pas tirer) => D.I.D.
La transmission d’une arme peut être effectuée dans deux cas de figure. Dans tous les cas une arme se traite
avec respect. Elle ne se lance pas.
Description :
- la sangle passe sur l’épaule faible,
- l’arme est pendante dans le dos,
- le canon est orienté vers le bas,
- l’arme n’est pas chargée.
Utilisation :
- posture classique à adopter hors combat,
- pour se servir de ses mains, se déplacer ou pour monter dans un
véhicule,
- cette posture ne se prend qu’avec l’arme claire pour des
raisons de sécurité.
Description :
- la sangle est en sautoir autour du cou,
- elle est réglée de façon à ce que la crosse se situe à hauteur de l’épaule,
- le canon est orienté vers le bas.
Utilisation
- permet de se servir de ses mains tout en étant prêt à utiliser son arme,
- posture de la sentinelle, elle permet d’enchaîner sur la posture patrouille,
- elle permet aussi de descendre d’un véhicule.
Description :
- l’arme repose par la crosse ou la poignée pistolet dans la paume de la main,
- le couvercle d’alimentation repose dans la saignée du bras, canon orienté vers le haut.
Utilisation :
- à l’issue de la perception ou avant la réintégration de l’arme à l’armurerie.
Utilisation :
- quel que soit le mode de progression adopté par le tireur (marche, bond),
la posture patrouille est l’attitude utilisée lors des déplacements et des
stationnements en zone d’engagement,
- en fonction des règles d’engagement, les dispositions de combat peuvent
être prises avant de prendre cette posture. Le tireur est alors prêt à
l’engagement,
- cette attitude est systématiquement prise lorsque le combattant agit dans
le cadre des missions suivantes : éclairer, assurer la liaison, protéger une
zone sensible.
Description :
- la bretelle est placée autour du cou. Elle est réglée de façon à ce que la
crosse se situe à hauteur de l’épaule,
- la sûreté est mise,
- la crosse peut être placée sous l’aisselle ou devant l’épaule forte.
Utilisation :
- elle exprime un plus haut degré de préparation, et montre la
détermination du tireur,
- elle permet d’intervenir plus rapidement sur des objectifs situés en
hauteur.
Description :
- l’arme est positionnée devant le torse, elle n’est pas épaulée,
- la sûreté est mise.
Utilisation :
- lorsque le contact avec l’ennemi est imminent afin de réduire le délai de
réaction,
- cette posture offre un grand champ de vision,
- dans cette posture, le tireur doit se conditionner mentalement et stimuler son
agressivité afin d’être capable de sauver sa vie ou celle de ses camarades.
Description :
- les pieds sont écartés de la largeur des épaules afin d’améliorer la stabilité,
- le pied faible est légèrement en avant,
- le buste est droit et la ligne des épaules est vers l’avant,
- les pieds sont parallèles et suivent la ligne des épaules,
- l’arme est épaulée, la sûreté est enlevée, le canon est pointé à 45°.
Utilisation :
- pour se déplacer à proximité immédiate de ses équipiers afin
d’éviter de pointer son arme sur eux,
- en formation en colonne ou pour rentrer dans un bâtiment,
- pour éviter de se faire arracher son arme par une menace à très
courte distance.
Description :
- position analogue à la posture contact, si ce n’est que l’arme est
pointée verticalement vers le sol à environ 30 cm des pieds du
tireur, le buste est penché vers l’avant,
- la sûreté est enlevée.
- afin d’améliorer le confort du tireur il est fortement conseillé d’équiper la bretelle de transport d’un
amortisseur élastique fixé sur l’avant de la mitrailleuse et éventuellement sur l’arrière,
- ainsi il y a moins de traction directe de l’arme sur l’épaule forte du tireur pendant les déplacements. De plus
l’élasticité de la bretelle permet d’épauler rapidement même si elle reste accrochée à l’équipement. Le tir
avec la protection balistique en est facilité,
- ce dispositif est constitué d’un morceau de 30 cm de sandow fixé sur l’anneau grenadière avec du fil
métallique ou de la cordelette synthétique,
- afin d’éviter les brûlures, le port de gant est préconisé pour la main faible. Pour la main forte, le gant risque
de se coincer entre la détente et le pontet, il est donc déconseillé.
- chargeur M 16 :
Afin d’améliorer la préhension des chargeurs, il est conseillé de confectionner une languette avec du ruban
adhésif que l’on fixera sur le fond du chargeur.
La MINIMI fonctionne avec un double système d’alimentation et culasse ouverte. Les 3 manipulations de
base sont plus complexes que pour les autres armes. Par contre, elles seront exécutées avec les mêmes
principes (armer avec la main faible).
231. Le chargement
Le CPS est une opération simple qui permet de renseigner le tireur sur « l’état » de son arme (chargée ou
non).
Il est exécuté :
- chaque fois que l’on prend une arme,
- chaque fois que l’on dépose une arme,
- après avoir pris les dispositions de combat (si nécessaire),
- pendant une pause au combat,
- chaque fois que l’on a un doute sur l’état de son arme.
Procédure :
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- vérifier que l’ensemble mobile soit à l’arrière, en tirant le levier d'armement vers l'arrière,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- incliner la MINIMI légèrement sur la droite,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE,
- contrôler la présence ou non de la bande sur le couloir d’alimentation,
- contrôler la position de l’ensemble mobile,
- fermer le couvercle d’alimentation et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- contrôler le verrouillage de la boîte chargeur, ou le chargeur.
Avec chargeur :
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- vérifier que l’ensemble mobile soit à l’arrière, en tirant le levier d'armement vers l'arrière,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- retirer le chargeur,
- ouvrir le couvercle,
- relever le couloir d’alimentation, contrôler la chambre et le puits de chargeur,
- fermer le couvercle,
- enlever la sûreté avec la main forte et raccompagner l’ensemble mobile vers l’avant avec la main faible.
Il a pour but de remettre l’arme à sa pleine capacité. Quand la situation tactique le permet, le tireur prend
l’initiative de remplacer la boîte chargeur ou le chargeur entamé par un magasin complet.
Cette opération est réalisée sans réelle pression de temps, si possible à couvert.
Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- mettre l’ensemble mobile à l’arrière,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE, retirer la bande et les maillons,
- enlever la boîte chargeur et la ranger,
- saisir une boîte pleine et la verrouiller sur l’arme,
- placer la bande sur le couloir d’alimentation, CPS,
- fermer le couvercle et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant.
Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- mettre l’ensemble mobile à l’arrière,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE, retirer la bande et les maillons,
- enlever la boîte chargeur et la ranger,
- saisir un chargeur M16 plein, l’introduire et le verrouiller sur l’arme,
- effectuer le CPS,
- fermer le couvercle et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant.
Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- mettre l’ensemble mobile à l’arrière,
- mettre la sûreté,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- enlever le chargeur et le ranger,
- saisir un chargeur M16 plein, l’introduire et le verrouiller sur l’arme,
- effectuer le CPS.
A la suite d’un engagement intensif, le tireur a épuisé toutes ses munitions et n’est plus en mesure de
continuer le combat. Dans ce cas, la détente est inerte. La vitesse d’exécution sera alors primordiale pour
exécuter l’opération de changement de chargeur, éventuellement sous le feu ennemi.
L’arme est normalement alimentée par bande, le remplacement du magasin se fera systématiquement par un
chargeur M16.
Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- mettre l’ensemble mobile vers l’arrière,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- enlever la boîte chargeur et la laisser tomber au sol, (si la MINIMI est équipée d’une cale adéquate
positionnant la boite chargeur plus bas, cette opération n’est pas nécessaire),
- prendre un chargeur plein, l’introduire et le verrouiller,
- si nécessaire reprendre le tir.
311. Généralités :
- la longueur des rafales dépend de la stabilité de l’arme, de la position du tireur et de la distance de tir,
- la zone couverte par la rafale est de forme ovale (plus longue que large),
- de trop longues rafales entraîneront un gaspillage de munitions,
- de trop courtes rafales risquent de ne pas couvrir l’objectif,
- la position du tireur influence la dispersion de la rafale,
- de jour comme de nuit, on augmentera l’efficacité du tir en visant le pied de l’objectif car la rafale remonte
au cours du tir,
- les ricochets à courte distance sont aussi mortels que des impacts directs,
- à courte distance, afin d’ouvrir le feu dans les plus brefs délais, le tireur appliquera de préférence la visée
« en huit » (en effet prendre la visée conforme œilleton-guidon prendra trop de temps alors qu’une visée
dégrossie fera gagner des délais et sera aussi efficace),
- au-delà de 75 mètres la visée conforme doit être appliquée.
« visée conforme »
« visée en huit »
(cela consiste à aligner le pourtour de l’œilleton
à la base du protège guidon, puis de positionner
l’ensemble à la base de l’objectif)
313. Longueur de la rafale (la longueur de la rafale sera adaptée à la distance de tir) :
Utilisation :
- positon de base pour les tirs d’appui direct.
Selon le type de protection balistique, le tireur devra retirer la plaque de cou et en fonction de sa
morphologie, le tour de cou.
Utilisation :
- cette position permet au tireur de réduire sa silhouette face à
l’ennemi,
- elle permet également de profiter d’un masque,
- procurant de meilleurs appuis que la position de tir debout, elle
permet des tirs plus précis.
Utilisation :
- cette position est préconisée avec le port de la protection balistique, car elle permet de se présenter de face,
donc avec le maximum de surface protégée,
- d’autre part, elle permet de moduler plus aisément la hauteur de tir.
Utilisation :
- cette position permet au tireur de répondre à une menace à moyenne distance, jusqu’à 200 mètres sans
bipieds.
- elle sera utilisée en terrain découvert pour se soustraire au feu ennemi.
Ordres du moniteur,
Actions du tireur
de l’instructeur ou du chef tactique
« Patrouille ! »
Prend la posture patrouille
Arme, et approvisionne une boîte chargeur, contrôle le
«Dispositions de combat boîte chargeur 100 cartouches! »
chargement (CPS), puis reprend la posture patrouille.
« Contact ! »
Prend la posture contact et retire la sûreté.
ou « Contact, arme basse ! »
Prend la posture contact arme basse.
«Feu ! » ou « Maintenant ! »
Identifie son objectif et ouvre le feu.
ou « Au coup de sifflet ! »
« Halte au feu ! » Suspend le tir, prend la posture patrouille
« Continuez le feu »
Reprend le tir.
Arrête le tir définitivement, met l’arme à la sûreté,
« Cessez le feu ! » effectue « le retrait de cartouche »
et annonce : «Tir terminé, sécurité vérifiée ».
Met l’arme à la sûreté,
«Retrait des cartouches ! »
effectue « le retrait de cartouche ».
Généralités :
- au combat, le tireur doit être capable de résoudre les incidents de fonctionnement de son arme, sans quitter
son objectif du regard,
- pour cela, tout incident doit être résolu selon une procédure unique et acquise à l’état de réflexe.
La méthode consiste :
- à adopter une réaction immédiate, quel que soit l’incident de tir,
- puis une réaction complémentaire si l’incident perdure.
Remarque :
- par l’adoption d’une seule gestuelle, la réaction immédiate permet de résoudre cinq types d’incidents qui
peuvent provenir :
. d’un défaut de percussion,
. d’un défaut d’approvisionnement dans la chambre,
. d’un défaut d’éjection,
. d’un défaut de verrouillage du chargeur sur l’arme ou du couvercle d’alimentation
. d’un défaut de verrouillage de la culasse.
Procédé :
- crier «X, incident ! », se mettre à couvert sinon un genou au sol,
- armer l’ensemble mobile avec la main faible en basculant l’arme vers la gauche ("RACK"),
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- enlever le chargeur,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE, soulever le couloir d’alimention,
- dégager éventuellement les cartouches coincées et contrôler la chambre,
- contrôler le puits de chargeur,
- fermer le couvercle d’alimentation et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- mettre en place un nouveau chargeur et contrôler son verrouillage,
- retirer la sureté,
Procédé :
- crier «X, incident! », se mettre à couvert sinon un genou au sol,
- armer l’ensemble mobile avec la main faible en basculant l’arme vers la gauche ("RACK"),
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE,
- retirer la bande de cartouches,
- soulever le couloir d’alimentation,
- dégager éventuellement la cartouche coincée et contrôler la chambre,
- contrôler le puits de chargeur,
Procédé :
- fermer le couvercle d’alimentation et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- enlever la boîte chargeur et la ranger (si la mitrailleuse n’est pas équipée d’une cale adéquate),
- approvisionner avec un chargeur M16
- retirer la sureté,
- reprendre le tir.
Procédé :
- séparer 5 cartouches de la bande,
- repositionner la bande en laissant un maillon en début de bande, et en inclinant l’arme vers la droite, CPS,
- fermer le couvercle d’alimentation et contrôler son verrouillage,
-ramener le levier d’armement vers l’avant,
- retirer la sureté,
- reprendre le tir.
Si l’arme ne tire toujours pas : la situation impose au tireur d’assurer sa propre autodéfense et malgré
l’impossibilité d’utiliser son arme pour cause de défaut de fonctionnement, il utilisera une technique TIOR
ou procédera à une transition d’arme (PA) pour les combattants disposant d’une arme de poing.
Nb : lorsqu’un tireur crie « X, incident ! », la réaction réflexe des co-équipiers consiste à prendre en compte
immédiatement l’objectif de ce tireur en lui criant « Y, je prends ! ». Cette réaction est une des
caractéristiques de la pratique du tir de combat et son adoption automatique par les tireurs révèle que la
méthode commence à être acquise.
Le pas glissé (le pas glissé est utilisé à courte distance lorsque le contact avec l’adversaire est imminent) :
- le tireur est en posture contact et fait mouvement par demi pas, sans croiser les pieds, ni les traîner sur le
sol,
- l’écartement des jambes permet au tireur de toujours rester stable,
- il est possible de se déplacer ainsi dans toutes les directions,
- pour tirer le tireur s’arrête, grâce à la technique du pas glissé, il sera toujours dans une position lui
permettant d’ouvrir le feu sans délais.
Le tir en marchant (c’est une technique de tir offensif ou défensif. La clé de la réussite réside dans la
coordination du rythme de marche et de tir).
- Tir en avançant :
. le tireur avance en posture tir en gardant les genoux souples et les hanches au même niveau, pour absorber
les chocs,
. les pas sont petits et on pose les pieds dans l’ordre « talon-pointe »,
. le haut du corps est franchement penché en avant pour absorber le recul de la rafale,
. pour tirer, le tireur amène l’arme à hauteur des yeux et engage ses objectifs en adaptant la vitesse du tir à
l’éloignement du but (plus le but est proche, plus les rafales sont courtes et rapprochées),
. il faut essayer de tirer à chaque fois qu’un pied touche le sol.
- Tir en reculant :
. procéder par analogie, regarder régulièrement vers l’arrière pour éviter les obstacles,
. au combat, cette technique peut être utilisée pour rompre le contact, en assurant l’appui de ses coéquipiers.
Le pivot latéral :
- tourner la tête pour localiser et identifier la menace,
- effectuer un mouvement simultané des pieds et des hanches,
- le tireur reste conscient de la direction de son canon,
- il n’élève son arme que lorsqu’il est face à la menace.
LE CONCEPT DE FORMATION
- S’assurer de l’aptitude au
- Assister le moniteur ou
tir (vérifier les CATi de
l’instructeur IST-C dans la
chacun des tireurs),
formation des tireurs ISTC,
- conduire les séances de tir,
- enseigner la maîtrise
- Mettre en pratique - former les tireurs et les - Former et certifier les - Former et certifier les
opérationnelle de
ROLE l’ISTC à l’instruction, contrôler au minimum une moniteurs ISTC, instructeurs ISTC et les
l’armement léger (MOAL :
l’entraînement et au combat. fois par an, - certifier les initiateurs. recycler périodiquement.
module ALPHA),
- pour chaque tireur certifier
- participer à l’encadrement
les modules ISTC acquis,
des séries de tir sous la
- former les initiateurs et les
responsabilité du directeur
contrôler annuellement.
de tir.
1 : à compter du 1er janvier 2010 (être au minimum moniteur ISTC fusil d’assaut) 2 : Cadre affecté à l’EI pour exercer une fonction d’instructeur ISTC.
cf. 4e partie, chapitres 2, 3 et 4 cf. 4e partie, chapitre5 cf. 4e partie, chapitre 6 cf. 4e partie, chapitre 7
PROGRAMME Idem instructeur.
de la présente notice. de la présente notice. de la présente notice. de la présente notice.
FAMAS :
- TTA : module A, B, C, D
sections 1, 3 (TTA) & 6
- TTA : formation FAMAS
seulement, ainsi que le
37 h 00,
module AZUR soit 47h15,
Formation PA : 18 h 30, - TTA/3 semaines et INF/4
4 semaines de stage
Formation MINIMI : 19 h00 semaines pour un volume
DUREE - INF : module A, B, C, D, E - Contrôle du niveau en tir sur instructeur à l’EI puis
- INF : formation FAMAS de 20 stagiaires maximum
DE et AZUR soit 70h45. module BRAVO et formation confirmation lors de
FORMATION
51 h 30, encadrés par 5 experts ou
PA : pédagogique de 6h00 par arme. l’encadrement des stages
Formation PA : 18 h 30, instructeurs (au minimum
- Formation élémentaire et (voir conditions).
Formation MINIMI : 19 h00 1 expert et 4 instructeurs).
complémentaire :
(1 instructeur pour 5
SA : 18h00 et DA : 19h00.
stagiaires)
MINIMI :
- Formation élémentaire et
complémentaire : 26h30.
AVERTISSEMENTS
- Soldat d’active ou de réserve, le tireur ISTC est personnellement responsable de l’utilisation sûre
et réfléchie de son arme à l’instruction, à l’entraînement et lors des engagements opérationnels.
- Le tireur ISTC doit obligatoirement obtenir les certifications A, B et D de nuit durant la formation
générale initiale (FGI) ou formation de base des écoles de formation initiales. Quel que soit son
grade, le tireur doit avoir réussi les tests des modules de formation élémentaires A et B avec son
arme de dotation avant de pouvoir pratiquer l’ISTC dans les autres modules.
- Pour diriger une séance du module B en qualité de directeur de tir, il faut impérativement être
titulaire du BSTAT (et moniteur ISTC). Dans le domaine des qualifications requises, la possibilité
offerte par le passé à un sous-officier BSAT d’être directeur de tir lors des tirs techniques de
formation initiale (FGI) n’existe plus.
- Les durées de chaque séance sont étalonnées pour dix élèves encadrés par deux formateurs (au
minimum un moniteur ISTC et un initiateur ISTC) pour la partie tir et un formateur (au minimum
un initiateur ISTC) pour la partie MOAL.
- Un tireur ne peut être ajourné lors d’une formation uniquement que s’il est considéré comme étant
dangereux ou quand il a échoué à l’épreuve de qualification validant un module. Il ne doit pas être
ajourné en cours de formation quand il ne réussit pas les tirs des fiches de séance intermédiaires. Du
temps et des munitions supplémentaires seront nécessaires pour parfaire sa formation afin de lui
permettre d’obtenir la qualification requise.
Niveau
MODULES TITRE temps Mu observations
d’instruction
TOTAL : 16 H 20
SECTION 2
Visée, techniques de tir de combat
SECTION 3
Incidents de tir, entretien, déplacements & mouvements
SECTION 4 Les tirs à distance réelle au coup par coup rapide (doublette) 1 H 10
42 cartouches
SECTION 1
Les tirs initiaux
SOUS-SECTION 11
Accoutumance et réglage
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
Tir d’accoutumance – Pression dirigée
B1 30 min
10 cartouches
Tir de réglage à 25 m
B2 30 min
9 cartouches
Tir de confirmation de réglage à 100 m
B3 30 min
5 cartouches
SOUS-SECTION 12
Les tirs à 100 m
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, groupement
B4 30 min
6 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, groupement
B5 30 min
6 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, groupement
B6 30 min
3 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, , groupement Test seuil
B7 30 min
3 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, valorisation 1° impact
B8 20 min
3 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, valorisation 1° impact
B9 20 min
3 cartouches
SECTION 2
Les tirs à distance réduite (25 m)
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
Tir en position couché à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 16 20 min
5 cartouches
Tir en position un genou à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 17 20 min
5 cartouches
Tir en position accroupie à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 18 20 min
5 cartouches
Tir en position 2 genoux à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 19 20 min
5 cartouches
Tir en position assise à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 20 20 min
5 cartouches
B 21 Tir en position debout à 25 m sur SC2 réduite 100 m
20 min
5 cartouches
SECTION 3
Les tirs à distance réelle au coup par coup
SECTION 4
Les tirs à distance réelle au coup par coup rapide (doublette)
La séquence de tir
SECTION 2
54 cartouches 55 min
Epreuve de qualification
SECTION 5 20 cartouches 1 h 00
SECTION 2
La séquence de tir
SECTION 3
Les petits buts
SECTION 4
Les tirs en mouvement et en déplacement
SECTION 5
Epreuve de qualification
Ce module regroupe tous les tirs de combat effectués dans des conditions particulières (de nuit, en
ambiance NBC, avec protection balistique) ou avec des moyens d’aide à la visée. L’infanterie réalisera
tous les sous-modules DELTA pour la formation complémentaire de ses tireurs. La formation
complémentaire des soldats hors infanterie se limitera au sous-module DELTA TTA qui ne nécessite pas
d’équipements propres à l’infanterie.
SECTION 1
Les tirs avec équipements spécifiques
SECTION 2
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
D9 Instruction théorique FAMAS INF 30 min
D 10 CATi 2 FAMAS INF 2 h 30
SECTION 3
Les tirs de nuit sans IL
SECTION 4
Les tirs avec viseur jour
SECTION 6
Les tirs à longue distance
Ce module regroupe les savoir faire individuels du combattant en zone urbaine (IMPORTANT : ces tirs
sont réalisés conformément au manuel ATG 1).
SECTION 1
La MOAL AZUR
SECTION 2
Les tirs AZUR individuels
Ce module regroupe tous les tirs de combat effectués au sein d’une formation allant du binôme au groupe
de combat d’infanterie.
SECTION 1
Les réactions à l’embuscade
REMARQUE DE SECURITE
L’instruction des fiches E 1 à E 21 peut être dispensée par un moniteur ISTC INF obligatoirement formé
aux tubes par un instructeur ISTC INF.
Dans le cadre de l’entrainement, seul un instructeur ISTC INF peut faire exécuter le tir d’un tube qui sera
toujours un tube générique dégagé de tout contexte tactique.
SOUS-SECTION 11
La MOAL tubes
SOUS-SECTION 22
Préparation technique individuelle aux tubes
E 17 5 CPCR debout
30 min
20 cartouches
E 18 Gagner la supériorité du FEU
30 min
45 cartouches
E 19 Révisions du tir en déplacement
30 min
15 cartouches
E 20 « Strike »
30 min
10 cartouches
E 21 Franchissement d’un découvert en binôme
30 min
30 cartouches
SECTION 1
Les tirs de l’équipe cynotechnique
Niveau
d’instruction
MODULES TITRE temps Mu observations
Ce module conduit à
l’obtention du CATI 2 PA.
Il s’adresse à la formation
Maîtrise Opérationnelle du pistolet initiale des cadres et des
A 10 h 30 0
automatique (MOAL) personnels aptes à remplir
Individuel des missions de sécurité
élémentaire ou dotés d’un PA dans leur
fonction opérationnelle.
Epreuve de qualification
B Les tirs élémentaires 2 h 00 80 réussie : 40 points sur 50
dans les délais impartis.
La formation élémentaire
du tireur est sanctionnée
total pour la formation individuelle élémentaire 12 h 30 80
par la réussite à l’épreuve
de qualification.
Cette formation s’adresse
Les tirs complémentaires aux personnels dotés d’un
PA dans leur fonction
C Simple action 2 h 30 90 opérationnelle.
Elle est sanctionnée par la
Double action 3 h 10 113 réussite à l’épreuve de
Individuel
complémentaire qualification.
L’instruction doit être réalisée avec le PA détenu par le tireur dans le cadre de sa fonction
opérationnelle (simple action, type MAC 50 et double action type PAMAS).
TOTAL : 10 H 30
SECTION 1
Théorie, démontage, manipulations et postures
SECTION 2
Visée, techniques de tir de combat
SECTION 4
Contrôle CATi 2
TOTAL : 80 cartouches 2 H 00
SECTION 1
La séquence de tir
SECTION 2
Le drill d’urgence
SECTION 3
Epreuve de qualification individuelle
Distribution des munitions au départ par tireur 1 chargeur de 4 cartouches et 1 chargeur de 6 cartouches.
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.
* A l’issue de l’analyse de son arme, le tireur devra effectuer un changement de chargeur d’urgence puis terminer le
CEVITAL.
SECTION 1
Les tirs sur buts multiples & le drill d’échec
SECTION 2
Pivots & Drill d’urgence
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
Les tirs en pivots à partir de la posture contact avec arme simple ou double action
C4 30 min
18 cartouches
Apprentissage du tir avec arme double action au coup par coup
C DA 1 20 min
5 cartouches
Apprentissage de la doublette avec arme double action
C DA 2 20 min
18 cartouches
Le drill d’urgence avec arme simple ou double action
C5 20 min
12 cartouches
TOTAL :
Simple action : 30 cartouches 50 min
Double action : 53 cartouches 1 H 30
SECTION 3
Epreuve de qualification individuelle
Distribution des munitions au départ par tireur 2 chargeurs de 5 cartouches ou un chargeur de 10 cartouches
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.
TOTAL … /50
SECTION 1
Les tirs en mouvement
SECTION 2
Les tirs en déplacement
SECTION 3
Les tirs de nuit
Niveau
MODULES TITRE temps Mu observations
d’instruction
Ce module conduit à
l’obtention
du CATI 2 MINIMI.
Maîtrise Opérationnelle Il s’adresse à la formation
A 13 h 00 0
de la mitrailleuse légère MINIMI (MOAL) d’adaptation (FA) des
personnels sélectionnés pour
tenir un poste de tireur appui
Individuel direct.
élémentaire Ce module aux tirs d’appui
direct à moyenne et longue
distances s’adresse
uniquement aux personnels
B Les tirs d’appui direct 5 H 00 420
dotés d’une MINIMI dans
leur fonction opérationnelle.
Elle est sanctionnée par une
épreuve de qualification.
Ce module s’adresse
uniquement aux personnels
dotés d’une MINIMI dans
leur fonction opérationnelle.
C Les tirs d’autodéfense 3 h 30 250 Elle est sanctionnée par une
épreuve de qualification. Elle
complète la formation aux
tirs d’appui direct à moyenne
et longue distances.
Individuel
Ce module s’adresse
complémentaire
uniquement aux personnels
dotés d’une MINIMI dans
leur fonction opérationnelle.
Elle est sanctionnée par une
D Les tirs dans des conditions particulières 5 H 00 330
épreuve de qualification. Elle
complète la formation aux
tirs d’appui direct et la
formation au tir
d’autodéfense.
TOTAL : 13 H 00
SECTION 1
Théorie, démontage, manipulations et postures
SECTION 2
Visée, techniques de tir de combat
SECTION 3
Incidents de tir, entretien, déplacements & mouvements
Epreuve de qualification
SECTION3
140 cartouches 1 h 00
SECTION 1
Tirs de réglage et d’accoutumance
TOTAL : 60 cartouches 2 H 00
SECTION 2
Les tirs d’appui *
*Les cibles SC2 seront privilégiées durant la période de formation des tireurs MINIMI. Les cibles SC4 pourront
être utilisées dans le cadre de l’entraînement.
* En fonction des possibilités du champ de tir, il faudra noter le tir sur les distances existantes.
Cependant, les tirs non effectués devront être réalisés dans les plus brefs délais afin de pouvoir
valider le module.
Epreuve de qualification
SECTION 3 1 h 00
60 cartouches
3 h 30
TOTAL : 250 cartouches
SECTION 1
Les tirs d’autodéfense
SECTION 2
Tirs en pivots et en déplacement
TOTAL : 50 cartouches 1 h 00
SECTION 3
Epreuve de qualification individuelle
SECTION 1
Les tirs avec le gilet pare-balle
SECTION 2
Les tirs en ambiance NBC
SECTION 3
Les tirs de nuit
Sous-officier BSAT, sous-officier rang BSEP, EVAT du grade de caporal-chef occupant des
responsabilités NF1.c ou caporal-chef exerçant dans une cellule IET existant au DUO des formations,
l’initiateur assiste le moniteur ou l’instructeur IST-C dans la formation des tireurs.
En outre, l’initiateur ISTC peut être habilité à enseigner la maîtrise opérationnelle de l’armement léger
(MOAL) aux tireurs mitrailleuse légère MINIMI et / ou arme de poing. Au préalable de ces deux options,
le candidat devra être initiateur ISTC FAMAS.
1) Pour le FAMAS :
- la connaissance de la pédagogie ISTC,
- la connaissance des règlements de sécurité,
- la connaissance du concept de la formation au tir de combat,
- au minimum, les modules de formation de base du tireur (ALPHA, BRAVO et DELTA TTA de nuit),
- la mise en situation comme formateur (restitution de séances d’instruction de maîtrise
opérationnelle de l’armement léger),
- la restitution finale pour attribution de la qualification est contrôlée par un instructeur.
La certification INITIATEUR ISTC est validée par un procès verbal de stage signé par le CDC et apparait
sur une décision du corps.
Les connaissances des initiateurs devront être contrôlées annuellement par un moniteur ISTC.
(1)
les programmes initiateur décrits dans la notice ISTC sont établis pour des personnels déjà qualifiés tireur à l’arme considérée.
Le pré requis pour suivre la formation initiateur ISTC FAMAS est la qualification tireur ISTC FAMAS (à
PEDAGOGIE 5 H 00
TOTAL : 24 cartouches 6 H 00
PEDAGOGIE
TIR
Tirs à distance réelle : épreuve de qualification
RAPPEL : les durées de chaque séance sont étalonnées pour cinq élèves encadrés par un formateur
(au minimum un moniteur ISTC).
Le pré requis pour suivre la formation initiateur ISTC MINIMI est la qualification tireur ISTC MINIMI (à
minima modules A et B).
PEDAGOGIE 5 H 00
PEDAGOGIE
TIR
Tirs à distance réelle : épreuve de qualification MINIMI
RAPPEL : les durées de chaque séance sont étalonnées pour cinq élèves encadrés par un formateur
(au minimum un moniteur ISTC).
Le pré requis pour suivre la formation initiateur IST-C PA est la qualification tireur IST-C PA (à minima
modules A et B).
PEDAGOGIE 5 H 00
TOTAL : 20 cartouches 6 H 00
PEDAGOGIE
TIR
Tirs à distance réelle : épreuve de qualification
RAPPEL : les durées de chaque séance sont étalonnées pour cinq élèves encadrés par un formateur
(au minimum un moniteur ISTC).
Habilité à diriger une séance de tir de combat sur une infrastructure de tir, il applique le concept
pédagogique de l’IST-C pour parvenir à l’objectif poursuivi par la méthode : « apprendre au soldat à
vivre avec son arme prête à tirer au combat comme à l’instruction », tout en respectant
scrupuleusement les règlements en vigueur.
Tout candidat doit impérativement être certifié tireur complet à l’arme considérée pour pouvoir prétendre
participer au stage moniteur ISTC de cette arme (les différents modules tireurs ne seront pas réétudiés
durant le stage).
L’obtention des certifications moniteurs IST-C TTA et INF est conditionnée par 3 critères de notation :
1) Niveau en tir :
11) obtenir une note minimale de 16/20 pour chaque épreuve de qualification en trois tentatives maximum
afin de valider les différents modules,
12) obtenir une moyenne de 16/20 sur l’ensemble des tirs notés. Les notes prises en compte pour le calcul
de cette moyenne sont celles de la première tentative de chaque épreuve,
2) Contrôle de la sécurité au pas de tir : n’avoir commis aucune faute de sécurité en tant que tireur et lors
de la conduite des séances de tir restituées.
3) Pédagogie : démontrer une bonne maîtrise de la méthode pédagogique (note éliminatoire inférieure à
10/20).
La certification MONITEUR ISTC est validée pour une durée de 5 ans par un procès verbal de stage
signé par le CDC et apparait sur une décision du corps.
1
sauf OSC-S.
- A l’issue de sa formation monitorat fusil d’assaut TTA, le moniteur TTA peut suivre deux options :
arme de poing (PA) et / ou mitrailleuse légère MINIMI (uniquement en cas de nécessité opérationnelle
avérée).
La formation moniteur ISTC TTA, assurée par un instructeur ISTC TTA ou INF, inclut :
- les modules de formation de base du tireur FAMAS, (ALPHA, BRAVO et DELTA TTA NUIT),
- les modules de formation complémentaires du tireur FAMAS (CHARLIE, DELTA TTA et AZUR),
- pour l’option arme de poing (PA), les modules de formation tireur PA ALPHA, BRAVO, CHARLIE
et DELTA,
- pour l’option moniteur mitrailleuse légère MINIMI (uniquement en cas de nécessité
opérationnelle avérée), les modules de formation tireur MINIMI ALPHA, BRAVO, CHARLIE et
DELTA.
- A l’issue de sa formation fusil d’assaut INF, le moniteur INF doit suivre l’option arme de poing (PA) et
/ ou l’option mitrailleuse légère MINIMI.
La formation moniteur ISTC INF, assurée par un instructeur ISTC INF, inclut :
- les modules de formation élémentaire du tireur FAMAS, (ALPHA, BRAVO, DELTA TTA NUIT),
- les modules de formation complémentaires du tireur FAMAS, (les modules CHARLIE, DELTA en
totalité et AZUR) et le module spécifique FAMAS INF,
- le module des techniques de tir de combat collectif, (module ECHO),
- pour l’option arme de poing (PA), les modules de formation tireur PA ALPHA, BRAVO, CHARLIE
et DELTA,
- pour l’option à la mitrailleuse légère MINIMI, les modules de formation tireur MINIMI ALPHA,
BRAVO, CHARLIE et DELTA.
.
Fusil d’assaut :
- Fusil d’assaut :
NATURE DE
DOMAINE INTITULE DUREE Mu OBSERVATIONS
L’ACTIVITE
Théorie La réglementation 1 H 00
Le cursus de formation tireur et
1 H 00
initiateur
Les principes pédagogiques 1 H 30
Mise en situation Module ALPHA 6 H 00 Les stagiaires réalisent
pédagogique Module BRAVO 6 H 00 130 les modules tireur en
Module CHARLIE 3 H 00 151 qualité de formateur à
Module DELTA : Tirs avec tour de rôle (pour 5
3 H 00 40 candidats : une
équipements spécifiques
Module DELTA : Tirs de nuit 2 H 00 restitution par stagiaire
30 durant un créneau de 3
PIRAT (N)
Module DELTA : Tirs de nuit heures).
2 H 00
sans IL (lampe & guidage 50
(N)
traçantes)
Module DELTA : Tirs avec
PEDAGOGIE 3 H 00 105
viseur jour
Module DELTA : Tirs avec
3 H 00 35
lunette J4
Module DELTA : Tirs à longue
3 H 00 100
distance
Module AZUR 3 H 00 50
Module ECHO (fiche E25, E 26
et E27 exclues : uniquement 6 H 00 100
dispensées par un instructeur)
Examen pédagogique Restitution d’une séance en tant Critères de réussite :
que directeur de tir par chaque niveau seuil 10/20 :
stagiaire - respect des 4 règles
4 H 00 150 de sécurité et de leur
application ;
- aptitude
pédagogique.
TIRS / Entraînement à l’épreuve de qualification & épreuve de
2 H 30 24
EPREUVES DE qualification du module BRAVO
QUALIFICATION Entraînement à l’épreuve de qualification & épreuve de Niveau seuil 16/20
1 H 00 20
qualification du module CHARLIE
Epreuve de qualification du module DELTA « Viseur jour » 30 min 15
TOTAL 51 H 30 1000
La qualification de MONITEUR ISTC est attribuée pour une durée de 5 ans. Au-delà de cette période, la
fonction de MONITEUR (directeur de tir ISTC et responsable pédagogique) est invalidée et l’intéressé ne
pourra occuper que les fonctions d’INITIATEUR s’il en remplit les conditions. Seule la participation à un
stage « recyclage moniteur IST-C » organisé et dirigé par un instructeur IST-C TTA ou INF, sous la
responsabilité du chef de corps, permettra à l’intéressé d’être reconduit dans ses fonctions. Les
programmes des stages de recyclage moniteur ISTC INF et TTA sont définis par l’école de l’infanterie en
qualité de centre d’expertise.
Ces qualifications sont validées pour une durée de 5 ans par un procès verbal de stage signé par les
chefs de corps et apparaissent sur les décisions des corps. Au-delà de cette période, les
MONITEURS ne sont plus en droit d’exercer leur fonction s’ils n’ont pas participé à un nouveau
stage de recyclage.
1) niveau en tir :
- obtenir une note minimale de 16/20 pour chaque test en trois tentatives maximum afin de valider les
différents modules,
- obtenir une moyenne de 16/20 sur les tirs notés. Les notes prises en compte pour le calcul de cette
moyenne sont celles de la première tentative de chaque test.
2) contrôle de la sécurité au pas de tir :
- n’avoir commis aucune faute de sécurité en tant que tireur et lors de la conduite des séances de tir
restituées.
3) Pédagogie :
- démontrer une bonne maîtrise de la méthode pédagogique.
- Option arme de poing (PA) (pour les cadres qui ont été formés moniteur avec l’option PA)
Intitulé de la séance Nature de la séance Durée Munitions
Remise à niveau MOAL PA Révisions des cours du module ALPHA PA 1 H 00
Module BRAVO PA Exécution du module BRAVO PA 2 H 00 80
Test du module B
Restitution MOAL PA 1 cours à restituer par candidat 3 H 00
Restitution module BRAVO PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module CHARLIE PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA NUIT 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
(N)
TOTAL 18 H 00 280
- Option mitrailleuse légère (pour les cadres qui ont été formés moniteur avec l’option MINIMI)
Rappel : le programme et la durée du stage ont été définis en fonction d’un ratio obligatoire de 5
stagiaires pour un instructeur également directeur de tir.
- Fusil d’assaut
Intitulé de la séance Nature de la séance Durée Munitions
Remise à niveau MOAL FAMAS Révisions des cours du module ALPHA 1 H 00
FAMAS
Module BRAVO FAMAS Entraînement au test du module B 2 H 30 30
B 36 - B 37 Test du module B
Module CHARLIE FAMAS Entraînement au test du module C 1 H 00 20
C10 - C11 Test du module C
Module DELTA NUIT Exécution du module DELTA NUIT PIRAT, 2 H 00 40
lampe blanche (N)
Restitution MOAL FAMAS 1 cours à restituer par candidat 3 H 00
Restitution module BRAVO 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module CHARLIE 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA TTA et 1 séance à restituer par candidat 6 H 00 150
INF
Restitution module AZUR 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module ECHO 1 séance à restituer par candidat 6 H 00 100
Restitution module DELTA NUIT 1 séance à restituer par candidat 2 H 00 50
(N)
TOTAL 32 H 30 540
- Option arme de poing (PA) (pour les cadres qui ont été formés moniteur avec l’option PA)
Intitulé de la séance Nature de la séance Durée Munitions
Remise à niveau MOAL PA Révisions des cours du module ALPHA PA 1 H 00
Module BRAVO PA Exécution du module BRAVO PA 2 H 00 80
Test du module B
Restitution MOAL PA 1 cours à restituer par candidat 3 H 00
Restitution module BRAVO PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module CHARLIE PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA NUIT 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
(N)
TOTAL 18 H 00 280
Officier1 d’active, de réserve ou sous-officier BSTAT, l’instructeur ISTC est le garant de l’application
du concept IST-C au sein de son unité vis-à-vis du centre d’expertise du tir de combat (l’école de
l’infanterie).
Conseiller privilégié du chef de corps, il organise les stages de formation des moniteurs ISTC de son
régiment (ou organisme) et lui soumet les certificats de qualification des moniteurs qui auront suivi avec
succès le stage.
Qualifié à l’école de l’infanterie, il forme en priorité les moniteurs ISTC et contrôle la formation des
initiateurs de son corps.
En contact régulier avec la section armement et instruction du tir de l’école de l’infanterie, il suit les
évolutions techniques en cours et les fait appliquer dans son unité.
Il conseille les commandants d’unité et les chefs de section ou de peloton et s’assure que les moniteurs
et les initiateurs restituent auprès de leurs militaires du rang une instruction de qualité correspondant aux
règles édictées par l’EI. Il doit-être en mesure, en accord avec l’officier de tir du corps et en dehors de la
période de recyclage, de parfaire l’instruction des moniteurs et des initiateurs, s’il le juge nécessaire.
L’obtention du certificat instructeur IST-C TTA et INF est conditionnée par 3 critères de notation :
Les stages instructeur ISTC TTA et INF sont validés pour une durée de 5 ans par un procès verbal de
stage signé par le directeur général de la formation de l’école de l’infanterie.
Tout candidat doit impérativement être certifié moniteur ISTC complet FAMAS et CATi 2 PA et
MINIMI pré-requis pour pouvoir prétendre participer au stage instructeur ISTC.
L’instructeur TTA est habilité à enseigner la totalité des modules ISTC TTA (exception faite du
module ECHO infanterie) et à certifier les moniteurs TTA.
Tout candidat doit impérativement être certifié moniteur ISTC complet FAMAS, CATi 2 PA et MINIMI
pré-requis pour pouvoir prétendre participer au stage instructeur ISTC.
L’instructeur INF est habilité à enseigner la totalité des modules ISTC TTA et INF et à certifier les
moniteurs TTA et INF (formé aux TAI, il est le seul habilité à assurer la sécurité des tirs TUBES au
profit des unités d’infanterie).
La qualification d’INSTRUCTEUR ISTC est attribuée pour une durée de 5 ans. Au-delà de cette
période, la fonction d’INSTRUCTEUR est invalidée (l’INSTRUCTEUR ne pourra occuper que les
fonctions d’INITIATEUR, s’il n’a suivi aucun autre recyclage : instructeur à l’EI, ou moniteur dans
son unité). Seule la participation à un stage « RECYCLAGE INSTRUCTEUR IST-C » organisé et
dirigé par l’école de l’infanterie permettra à l’intéressé d’être reconduit dans ses fonctions. Les
programmes des stages de recyclage instructeur IST-C INF et TTA sont définis par l’école de
l’infanterie en qualité de centre d’expertise.
Ces qualifications sont validées pour une durée de 5 ans par un procès verbal de stage signé par le
directeur général de la formation de l’EI. Au-delà de cette période, les INSTRUCTEURS ne sont plus en
droit d’exercer leurs fonctions s’ils n’ont pas participé à un nouveau stage de recyclage.
Les stages de recyclage instructeur IST-C INF et TTA se déroulent à l’école de l’infanterie. Ils sont
placés sous la responsabilité du directeur général de la formation (DGF) et conduits par la section
armement et instruction du tir au sein de la division de la formation opérationnelle et technique
(DFOT/SAIT).
72 EXPERT ISTC
Rôle de l’expert ISTC :
Garant de la mise en œuvre de la méthode ISTC à l’EI au profit de l’armée de Terre, il doit maîtriser la
pratique du tir combat à toutes les armes de l’infanterie. Pour cela, il reste informé des évolutions sur la
pratique du tir de combat dont l’étude est conduite par l’officier projet ISTC de la DEP infanterie.
Ayant une très bonne expérience dans le domaine du tir et apte physiquement, il doit être en mesure
d’effectuer des démonstrations liées aux techniques de tir de combat le plus parfaitement possible.
Il appartient en priorité à la section AIT de l’EI mais peut servir dans les autres divisions de la DGF,
voire à la DGAR ou à la DEP.
Lorsque l’expert ISTC quitte l’EI pour être affecté dans un régiment (ou organisme), il conserve
sa qualification d’instructeur ISTC mais perd sa qualité d’expert. A ce titre, la date fixée sur son
ordre de mutation faisant foi, il n’est plus habilité qu’à former des tireurs, des initiateurs et des
moniteurs ISTC en tant qu’instructeur dans son unité d’appartenance pour une durée de 5 ans
avant recyclage.
73 OFFICIER PROJET
Rôle de l’officier projet ISTC :
Officier affecté à la direction des études et de la prospective de l’infanterie à l’EI (DEP INF), il est chargé
de conduire l’étude visant à améliorer le comportement du fantassin au combat par l’adoption de la
méthode IST-C.
Travaillant en étroite collaboration avec tous les acteurs du tir (section AIT de l’EI, SDFE, EMAT/BPO,
CSTCT,…), il a pour mission de mettre en cohérence la méthode ISTC avec les règlements en vigueur.
Bénéficiant des retours d’expérience de la formation au tir de combat à l’EI ou dans les régiments, puis
dans les écoles de formation de Coëtquidan et de Saint-Maixent, il propose les évolutions nécessaires
pour garantir une instruction de qualité, dans le respect des règlements en vigueur.
Travaillant sur la conception de la méthode et sur ses évolutions possibles en liaison avec
l’EMAT/BPO et la STBFT, il est chargé de la communication sur le sujet en participant à des séances
d’information au sein des régions terre.
Il suit les évolutions de la mise en œuvre de la méthode dans l’infanterie et participe au sein du groupe de
travail de la SDFE à l’étude sur l’extension de l’ISTC au sein de l’armée de Terre.
Par ailleurs, il maintient un lien direct avec les armées étrangères pratiquant déjà le tir de combat, ou
préparant son introduction dans l’avenir. A ce titre, il participe aux séminaires des officiers projet
organisés en France ou à l’étranger, visant à faire évoluer la pratique du tir de combat.
NORMES DE PERFORMANCE
Les normes de performance (munitions inertes de manipulation : 3 cartouches) sont une base de référence
permettant au tireur d’acquérir une meilleure habileté de manipulation avec son arme et une gestuelle réflexe
proche de la perfection.
N° Action temps
Changement de chargeur
(sans que le chargeur vide ne touche le sol, en le remettant soit dans l’échancrure
2 10’’
de la veste, soit dans la poche latérale du pantalon de combat ou une poche de
décharge)
1. ENCADREMENT NECESSAIRE
Une séance de tir ISTC est obligatoirement dirigée par un moniteur ou un instructeur ISTC
qualifié à l’arme considérée. Cette fonction lui permet d’assurer la sécurité en tant que
directeur de tir conformément au TTA 207 et l’instruction en tant que responsable pédagogique
(démonstration, apprentissage, application et contrôle).
Cette double responsabilité lui permet non seulement d’assurer la sécurité des tirs mais également
d’instruire ses personnels durant la même séance.
Le moniteur ou l’instructeur ISTC est secondé par un ou plusieurs adjoints. Au contact d’un
nombre défini de tireurs, l’adjoint a pour mission :
1- de surveiller l’application effective et rigoureuse des règles élémentaires de sécurité,
2 - de contrôler la gestuelle et le comportement des tireurs durant les apprentissages, les drills
et les tirs.
Le niveau de qualification des directeurs de tir et des adjoints est en relation avec le niveau
d’instruction des personnels à instruire et correspond au tableau ci-dessous :
Niveau d’instruction
Directeur de tir ISTC* Adjoint ISTC*
ISTC
Stage Expert EAI Expert Expert
Stage Instructeur Expert Instructeur
Stage Moniteur Instructeur Moniteur
Stage Initiateur Moniteur Initiateur
Formation des tireurs Moniteur Initiateur
* niveau minimum requis
Rappel : un moniteur ISTC (directeur de tir et responsable pédagogique) est suffisant pour
encadrer un effectif inférieur ou égal à 5 tireurs. Le soutien d’un adjoint n’est pas
indispensable.
Le module pédagogique MOAL est enseigné en totalité par un moniteur ISTC. Pour les
séances tirs voir « séance d’instruction du tir au sein d’une unité ».
Rappel : un moniteur ISTC (chef de stage, directeur de tir et responsable pédagogique) est
suffisant pour encadrer un effectif inférieur ou égal à 5 tireurs. Le soutien d’un adjoint n’est
pas indispensable.
Les différentes phases d’instruction peuvent-être enseignées en totalité par des adjoints du
niveau minimum de moniteur ISTC sous la responsabilité d’un chef de stage instructeur ISTC
assurant également les fonctions de directeur de tir (un moniteur pour au maximum 5
stagiaires).
Rappel : un instructeur ISTC (chef de stage, directeur de tir et responsable pédagogique) est
suffisant pour encadrer un effectif inférieur ou égal à 5 tireurs. Le soutien d’un adjoint n’est
pas indispensable.
2. DEROULEMENT
1 - Directeur de tir
- notice d’instruction sur le tir de combat,
- sifflet,
- stylo marqueur noir large,
- chronomètre,
- cibles,
- 1 caisse de tir (UC, gommettes, pinces à linge, marqueurs, huile, chiffons, drisse, scotch),
- 1 poste radio,
- 1 TTA 207 (dernière version mise à jour),
- 1 tableau VELEDA (pour les critiques).
2 - Tireur
- 1 arme avec ou sans dispositif de visée (lunette J1 ou J4) avec sangle,
RAPPEL : il est formellement interdit d’avoir des munitions autre que réelles sur un champ de tir lors
d’une séance ISTC.
Exemple : mélanger des munitions inertes (manipulation) ou des munitions d’exercice avec des
munitions réelles.
Le tireur est responsable de son arme. Avant toute séance, il doit contrôler l’état de ses chargeurs et le bon
fonctionnement de son arme pour qu’elle soit prête au tir.
3 - Unité, section
- trousse de premiers secours,
- INF 300 (ou TTA 203) et TTA 207 (dernière version avec modificatifs à jour),
- Radio et liaison avec la cellule de tir ou recueil de l’unité,
- véhicule type P4 pour le directeur de tir et pour placer les fanions et les vedettes de tir,
- véhicule type TRM 2000 pour les cibles et les munitions,
- véhicule pour le transport des stagiaires.
4. ORGANISATION PEDAGOGIQUE
Si l’ensemble des équipes (maximum 5 tireurs par équipe) ne peut pas tirer en totalité sur un CT, il convient
d’assurer l’instruction de façon pédagogique:
- une ou plusieurs équipes tirent ;
- une ou plusieurs équipes observent le déroulement du tir ;
- une ou plusieurs équipes s’instruisent à la manipulation, à la gestuelle et à l’éducation à la
sécurité en IST-C ;
- une ou plusieurs équipes s’instruisent en « atelier combat », afin de maintenir la cohérence entre
tir et combat.
La pédagogie IST-C consiste à faire acquérir par chaque tireur les 3 fondamentaux essentiels en tir de
combat :
POSITION STABLE
VISEE CONFORME
TERMINOLOGIE IST-C
ALI : Armement Léger d’Infanterie,
ISTC : Instruction Sur le Tir de Combat,
Module A : Maîtrise Opérationnelle de l’Armement Léger (MOAL),
Module B : tir de 25 à 200 m,
Module C : tir aux distances de « conversation » de 5 à 25 m,
Module D : tir dans des conditions et avec du matériel particuliers,
Module AZUR : tir de base individuel adapté au combat en zone urbaine,
Module E : tir spécifique collectif infanterie,
Module CYNO : tir équipe cynotechnique.
Ligne libre (à la fin d’un tir) : annonce du directeur de tir qui consiste à informer les tireurs qu’ils sont
autorisés à franchir la limite avant de la zone de tir.
Arme claire : arme dont le magasin (ou chargeur) est ôté de son emplacement, et la chambre vide de toute
munition.
Arme chargée : arme approvisionnée avec chargeur introduit et verrouillé dans son puits, munition
engagée dans la chambre.
Zone dangereuse : elle est constituée par l’ensemble du terrain susceptible d’être soumis aux dangers
normaux du tir en tenant compte du nombre et de la position des armes des objectifs et de leur déplacement
éventuel.
Direction non dangereuse : (appelée souvent « zone neutre ») correspond à une orientation des armes
qui, à un instant donné, devrait permettre à un projectile issu d’un départ de coup intempestif de ne pas
causer de dommage sur sa trajectoire normale. Cette direction peut être la butte de tir, les cibles ou les
objectifs, le ciel, la mer, le sol (de préférence s’il est meuble). C’est un espace dans lequel il n’y a aucun
risque de blessure ou de mort d’individu.
Autodéfense : on entend par autodéfense, l’engagement d’une arme comme moyen de protection
personnelle à courte distance, quand on est soi-même directement la cible d’une attaque et qu’on ne peut
compter que sur soi.
Tir réflexe : signifie que l’esprit ne doit pas être mobilisé par l’utilisation de son arme mais uniquement par
l’analyse de son but.
Tir visé : seul un tir visé permet d’atteindre le but à coup sûr.
Tir moyenne distance : distance de tir aux ALI comprise entre 75 m et 200 m
Drill d’échec : réaction spontanée du tireur lorsqu’un objectif n’est pas neutralisé et reste menaçant après
l’avoir engagé. Le tireur engage à nouveau son objectif, en utilisant le même type de tir. A une distance
inférieure à 30 mètres, il vise la tête d’un adversaire (zone la plus sensible et la moins protégée par des
moyens balistiques).
La fin de tir : la notion de fin de tir correspond au moment où le tireur n’aura plus à effectuer de tir et dès
lors qu’il ne sera plus sous le contrôle du directeur de tir. Elle est déterminée par le directeur de tir (cf. TTA
207). Cette définition permet au tireur d’évoluer dans la zone de tir avec une arme prête à tirer, comme en
opération.
L’initiation à cette pratique du tir avait débuté aux Etats-Unis après la guerre du Vietnam où un ancien
officier des Rangers, Chuck TAYLOR avait été blessé plusieurs fois au combat. Les conclusions de son
expérience se résument ainsi :
« tout soldat ne peut restituer au combat, ultime épreuve de son cursus d’entraînement, que ce qu’il a acquis
définitivement à l’instruction ».
Il commença par enseigner le tir pendant deux ans, dans une association dirigée par Jeff COOPER, un ancien
officier du Corps des Marines, puis il créa, au début des années 80, sa propre école, l’ASAA (American
Small Arm Academy). Monsieur Roger SWAELENS, ancien des para commando belge en 1952, reconverti
comme chef - instructeur pour l’EUROPE à l’école américaine de Chuck TAYLOR, rencontra un groupe
d’officiers suisses en 1985 et commença une série de cours en Suisse en 1987, pour perfectionner la pratique
de tir aux armes légères de l’armée suisse, jugée mal adaptée aux réalités opérationnelles.
Aujourd’hui, l’armée Suisse pratique les NTTC officiellement depuis 1997 et l’armée belge depuis 2003.
L’infanterie suisse a adopté depuis le 1er janvier 2004 le sigle IT (Instruction du Tir) dans le cadre de la
dernière refonte de sa politique d’instruction du tir.
En France, quelques unités ont pris contact avec l’école d’infanterie suisse durant les années 2000/2001 pour
pratiquer cette méthode qui semblait adaptée à une armée professionnelle, projetée fréquemment sur des
théâtres d’opérations. Le CNEC a développé sa propre méthode à partir de l’automne 2002, sous le sigle
I.T.C.2 pour sensibiliser les stagiaires sur le tir de combat à très courte distance, en complément de
l’instruction sur les techniques commando.
Depuis l’automne 2003, l’école de l’infanterie est devenue l’interlocuteur unique3 des armées étrangères
(notamment suisse et belge) dans le domaine du tir de combat.
Le chef d’état-major de l’armée de Terre a validé le concept du tir de combat, élaboré par l’EI le 15 juillet
2004 : il a désigné officiellement l’école de l’infanterie « centre d’expertise du tir de combat aux armes
légères d’infanterie » par lettre n°1449/DEF/EMAT/BPO/ICE/32 du 6 septembre 2004. L’introduction de
cette pratique de tir s’est limitée dans un premier temps à l’infanterie, avant d’être généralisée dans l’armée
de terre à l’horizon 2006.
1
Nouvelles Techniques de Tir de Combat
2
Instruction au Tir de Combat
3
Lettre n°9358/EAI/DEP/BDO du 21 novembre 2003.
♦ SA PREPARATION MENTALE
♦ SON COMPORTEMENT EN COURS D’ACTION
♦ SON ANALYSE PERSONNELLE APRES L’ACTION.
1. LA PREPARATION MENTALE
Le conflit de haute intensité tend à mettre en jeu l’existence même des pays qui y participent. Le
concept de guerre totale commence donc avant tout dans les esprits.
Quand l’opinion publique est préparée à la guerre, la majeure partie de la préparation mentale et de
la motivation est faite car le soldat est convaincu qu’il va combattre pour la bonne cause et
l’opinion populaire représente sa caution morale.
Toutefois, les engagements actuels s’effectuent dans un contexte différent, en parallèle avec la vie
« normale ». C’est ce parallélisme « engagement-normalité » qui impose de recourir à une
préparation mentale spécifique pour la majorité des militaires.
Ce chapitre doit permettre une mise en condition optimum de chaque combattant en vue d’un
engagement au combat.
« L’homme combat avec son esprit. Ses mains et ses armes ne sont qu’une extension de sa volonté,
et la plus grande erreur de notre époque est de croire que l’équipement peut remplacer l’esprit ».
Jeff Cooper4
2
officier supérieur en retraite du Corps des Marines, il a participé à de nombreuses campagnes comme celles du Pacifique et de Corée. Il a développé
la technique moderne d’utilisation de l’arme de poing dès les années 60. Au début des années 70, il a fondé l’American Pistol Institute (API), installé
en Arizona depuis 1976, où il possède un ranch de tir doté d’installations très complètes. Il dispose d’un groupe d’instructeurs, pour la plupart des
Policiers et des militaires en activité ou en retraite. IL est le fondateur de la Confédération Internationale de Tir Pratique (IPCS), mais il s’est
progressivement détaché de cette organisation qui est trop orientée sur l’aspect compétition, au détriment de tout le reste.
Remarque : ce dernier point est le plus important car s’il est égal à zéro, toute l’équation sera nulle.
PREPARATION MENTALE
Degré de préparation (DP) au combat
Principes d’autodéfense (cf §42 page 29)
HABILITE AU MANIPULATION
TIR CORRECTE DE
Position stable L’ARME
Visée conforme Entretien correct
Départ du coup Arme prête au tir (chargée)
maîtrisé Maîtrise de la résolution
des incidents de tir
Dès que l’on est en possession d’une arme, il est nécessaire, à l’issue de la phase d’instruction
technique du tir et des manipulations, de se préparer mentalement à intégrer cette préparation qui
vise à développer la volonté individuelle.
Une préparation mentale est nécessaire pour agir sans délai, se concentrer pendant l’action et
accepter ses actes au combat. Le combattant doit prendre conscience qu’avec une arme, il a un
statut de « tireur potentiel ».
Trois conditions déterminent l’état d’esprit des soldats engagés sur un théâtre d’opérations :
¾ la personnalité,
¾ l’attitude,
¾ la qualité de l’encadrement de la troupe.
Différentes études sur la personnalité montrent qu’un groupe humain se répartit en trois
catégories :
L’attitude mentale des protagonistes reste le facteur principal déterminant pour l’issue d’une
confrontation entre belligérants. Le combat est avant tout celui des volontés, quel que soit le niveau.
La victoire comme la défaite se prépare avant tout mentalement et psychologiquement. Bien qu’elle
soit étroitement liée à la personnalité, une attitude mentale positive et proactive permet d’agir et de
ne pas subir.
La qualité de l’encadrement d’une troupe, enfin, représente le facteur prépondérant pour emporter
la décision, grâce à une confiance accrue des soldats vis-à-vis de leurs chefs de section et de leur
chef de groupe au combat. C’est leur compétence qui garantit le succès des armées, par le biais de
celui des formations les plus petites.
Il s’agit de déterminer les crises possibles qui pourraient survenir en fonction du cadre de la
mission.
ETRE… Commentaire
Pour être capable de se défendre contre une menace, il faut tout
d’abord la déceler et l’identifier.
Pour cela, mettre ses sens en éveil permet de visualiser les issues
probables d’une situation donnée, d’apprécier les réactions
En ALERTE possibles et de faire le choix approprié à la situation.
Cette appréciation peut se faire longtemps avant l’engagement, afin
de préparer l’esprit à une prise de décision judicieuse, à temps.
Une alerte mentale se réalise par la pratique du code des couleurs
décrit dans le § 212).
décisif Une fois la décision prise, il s’agit de s’y tenir, sans hésitation ou
atermoiement. Le choix de la technique est moins important que
son application immédiate.
déterminé Déterminé ne signifie ni violent, ni impoli. On entend par
« déterminé » la volonté de remplir sa mission, de chercher le
contact, et de lutter contre toute dégradation physique et morale.
rapide Il vaut mieux utiliser une technique imparfaite à temps qu’une
technique irréprochable trop tard.
calme Le calme résulte de la préparation mentale, de l’appréciation des
situations possibles de combat et de leur issue. Notre esprit ne fait
pas la différence entre ce qui est imaginé et ce qui est réel. Les
répétitions mentales permettent de se familiariser avec
l’environnement du combat.
Une bonne appréciation de ses propres capacités à l’usage des moyens intégrés de contrainte permet
de choisir à temps la technique la plus appropriée.