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ISTC

Le document présente une doctrine d'instruction sur le tir de combat, couvrant les règles de sécurité, les techniques de tir avec différentes armes, et les programmes de formation pour les tireurs. Il est structuré en plusieurs parties, chacune abordant des aspects spécifiques tels que le tir au fusil d'assaut, à l'arme de poing, et à la mitrailleuse légère. L'accent est mis sur l'acquisition d'un comportement responsable et sécurisé lors de la manipulation des armes.

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Approuvé le 05 mai 2010


N° 3244 / DEF / RH-AT / SDFE / EI / DEP / SEC
2
SOMMAIRE

Préambule du Général page 1

SOMMAIRE page 3

PREMIERE PARTIE : LA DOCTRINE DE L’INSTRUCTION SUR LE TIR DE


COMBAT AU FUSIL D’ASSAUT page 6

page 7
Chapitre 1 : ACQUISITION D’UN COMPORTEMENT UNIQUE

11. Les quatre règles élémentaires de sécurité 7


12. Prescriptions de sécurité 7
13. Le transfert d’une arme à une autre personne 8
14. Les sept savoir- faire du tireur 9
15. Les différentes postures avec fusil d’assaut 10

Chapitre 2 : ACQUISITION D’UNE GESTUELLE UNIQUE page 15

21. Principes généraux 15


22. La préparation des chargeurs 15
23. Les trois manipulations de base 16
24. Les changements de chargeurs 17

page 19
Chapitre 3 : LA TECHNIQUE DE TIR DE COMBAT
19
31. Les genres de tir 20
32. Les positions de tir 26
33. Les commandements de tir
26
34. Techniques de résolution des incidents de tir
29
35. Le tir de combat au fusil d’assaut en déplacement et en mouvement
36. Techniques élémentaires pour l’autodéfense du combattant 31
37. Techniques de tir de combat contribuant à sécuriser l’environnement du 32
tireur comme de tierces personnes
38. Technique de tir de combat adaptée au tir de nuit 33
39. Les tirs à longue distance 34
40. Les tirs techniques de combat collectifs 35
41. Module cynotechnique 39
42. Module AZUR (action en zone urbaine) 40

DEUXIEME PARTIE : LA DOCTRINE DE L’INSTRUCTION SUR LE TIR DE


COMBAT A L’ARME DE POING page 41

Chapitre 1 : ACQUISITION D’UN COMPORTEMENT UNIQUE page 42

11. Education à la sécurité 42


12. Transfert d’un pistolet à une autre personne 42
13. Les fondamentaux du tir au pistolet 43
14. Les différentes postures avec une arme de poing 45

3
Chapitre 2 : ACQUISITION D’UNE GESTUELLE UNIQUE page 47

21. Principes généraux 47


22. La préparation du matériel 47
23. Les trois manipulations de base 47
24. Le dégainé 49
25. Les changements de chargeurs 51
26. Les changements de chargeur 51

Chapitre 3 : LA TECHNIQUE DE TIR DE COMBAT page 53

31. Les principes d’engagement 53


32. Les différentes cadences de tir 53
33. Les positions de tir adaptées 54
34. Les commandements de tir 56
35. La résolution des incidents de tir 56
36. Les tirs en mouvement et en déplacement 58
37. Les techniques de tir particulières 59
38. Les techniques de tir de combat de nuit 61
39. Les techniques de transition d’arme 63

TROISIEME PARTIE : LA DOCTRINE DE L’INSTRUCTION SUR LE TIR DE page 65


COMBAT A LA MITRAILLEUSE LEGERE EN TIR
REFLEXE

Chapitre 1 : ACQUISITION D’UN COMPORTEMENT UNIQUE page 66

11. Education à la sécurité 66


12. Transfert d’une mitrailleuse à une autre personne 66
13. Les différentes postures avec la MINIMI 67

Chapitre 2 : ACQUISITION D’UNE GESTUELLE UNIQUE page 70

21. Principes généraux 70


22. La préparation du matériel 70
23. Les trois manipulations de base 71
24. Les changements de chargeurs 72

Chapitre 3 : LA TECHNIQUE DE TIR DE COMBAT A LA MINIMI page 74

31. Principes d’emploi et d’engagement de l’arme 74


32. Les positions de tir de base 75
33. Les positions de tir adaptées 76
34. Les commandements de tir 78
35. La résolution des incidents de tir 78
36. Les tirs en mouvement et en déplacement 81

QUATRIEME PARTIE : LE CONCEPT DE FORMATION POUR page 82


L’INSTRUCTION SUR LE TIR DE COMBAT
Chapitre 1 : MODALITES DE FORMATION ET DE QUALIFICATION POUR page 83
LA PRATIQUE DE L’ISTC

Chapitre 2 : PROGRAMME DE FORMATION D’UN TIREUR IST – C AU FUSIL


page 88
D’ASSAUT
4
21. Répartition par modules d’instruction IST-C au fusil d’assaut page 89
22. Module individuel élémentaire TTA page 91
23. Module individuel d’autodéfense (infanterie et proterre) page 97
24. Module complémentaire de formation individuelle page 100
25. Module complémentaire de formation individuelle au tir de combat en zone page 104
urbaine
26. Module technique de base : tir de combat collectif page 105
27. Module complémentaire de formation individuelle : le tir de l’équipe cynotechnique
page 108

Chapitre 3 : PROGRAMME DE FORMATION TIREUR IST – C A L’ARME DE POING page 109


31. Répartition par module d’instruction IST-C à l’arme de poing page 109
32. Formation individuelle élémentaire page 110
33. Formation individuelle complémentaire page 114

Chapitre 4 : PROGRAMME DE FORMATION D’UN TIREUR A LA MITRAILLEUSE page 118


LEGERE (MINIMI)
41. Répartition par modules d’instruction IST-C page 118
42. Module individuel élémentaire à la MINIMI page 119
43. Module individuel élémentaire à la MINIMI page 121
44. Module individuel complémentaire à la MINIMI page 123
45. Module individuel complémentaire à la MINIMI page 125

Chapitre 5 : PROGRAMME DE FORMATION INITIATEUR IST – C page 128

Chapitre 6 : FORMATION ET RCYCLAGE INSTRUCTEUR IST – C page 132


(INFANTERIE ET TOUTES ARMES)
61. Moniteur IST-C page 132
62. Formation au stage moniteur IST-C page 132
63. Programme de formation moniteur IST-C page 134
64. Stage de recyclage moniteur IST-C page 137

Chapitre 7 : FORMATION ET RECYCLAGE INSTRUCTEUR IST – C page 141


(INFANTERIE ET TOUTES ARMES), EXPERTISE ET CHEF DE PROJET
71. Instructeur IST-C page 141
72. Expert IST-C page 142
73. Officier projet page 143
ANNEXES
Annexe 1 : Normes de performance page 146
Annexe 2 : Organisation des séances IST-C page 147
Annexe 3 : Terminologie IST-C page 152
Annexe 4 : Bref historique des NTTC page 154
Annexe 5 : les facteurs de succès au combat page 155

5
PREMIERE PARTIE

LA DOCTRINE

DE L’INSTRUCTION SUR LE TIR DE COMBAT

AU FUSIL D’ASSAUT

Notice IST-C – 2010 6


CHAPITRE 1

ACQUISITION D’UN COMPORTEMENT UNIQUE

Le tireur qui maîtrise son arme :


respecte toujours les quatre règles élémentaires de sécurité,
contrôle et entretient parfaitement son arme et ses équipements de combat.

La sécurité d’une arme dépend de l’éducation du tireur. Tout tireur doit mémoriser les quatre règles
élémentaires de sécurité. Ainsi, la probabilité de risque d’un accident lié à l’arme diminue.
Par ailleurs, des incidents (ou des accidents) ne surviennent pas seulement en stand ou au champ de tir, mais
également dans la vie quotidienne, en opération ou au quartier.

L’enseignement et l’application universelle de ces règles élémentaires de sécurité doivent être exécutés
dès la perception d’une arme à l’armurerie, aussi bien sur les pas de tir, lors des prises d’armes, que dans
toutes les autres activités d’entraînement et en opérations.

11. LES QUATRE REGLES ELEMENTAIRES DE SECURITE

règle n° 1 : une arme doit toujours être considérée comme chargée.


Il n’existe pas d’exception. Il convient donc d’agir en conséquence et d’adopter une attitude absolument
responsable. Les accidents surviennent la plupart du temps avec des armes soi-disant non chargées.

règle n°2 : ne jamais pointer ou laisser pointer le canon d’une arme sur quelque chose que
l’on ne veuille pas détruire.
L’attitude inverse provoque à l’heure actuelle la majorité des accidents.
Lorsque l’arme n’est pas utilisée dans sa fonction agression mais seulement dans sa fonction observation, la
règle n°2 ne s’applique pas (on pourra donc pointer le canon en direction d’un objectif ou dans un secteur
pour observer ou pour rendre compte d’une situation par l’image).

règle n°3 : garder l’index hors de la détente, tant que les organes de visée ne sont pas sur
l’objectif.
Un des réflexes innés de l’être humain est de crisper ses mains dans les situations de stress et un départ du
coup involontaire peut en résulter. Pourtant, le temps nécessaire pour placer l’index sur la détente est plus
court que celui qui consiste à obtenir le guidon net lors de la visée.

règle n°4 : être sûr de son objectif.


Toujours identifier l’objectif avant de tirer. Prendre garde aux conséquences en cas de ricochet, de "manqué"
ou de perforation de l’objectif. Le tireur est responsable de chaque coup qu’il tire. La méthode est toujours la
même : Détecter, Identifier, Décider (tirer ou ne pas tirer) => D.I.D.

Remarque : Ces attitudes constituent avant tout des savoir-être qu’il est impératif de s’approprier pour
devenir un tireur, certes efficace, mais surtout, responsable de ses actes.

12. PRESCRIPTIONS DE SECURITE (à l’attention des instructeurs et des moniteurs)

− aucune munition réelle ou d’exercice ne doit être utilisée pour les séances de
manipulation (MOAL),
− pour régler un incident sur un champ de tir, le tireur garde toujours son arme en direction des
objectifs,

Notice IST-C – 2010 7


− tout tireur au pas de tir doit être équipé d’appareils de protection auditive,
− le réglage et la bonne disposition des équipements de tir et de combat sont un gage de sécurité.

13. TRANSFERT D’UNE ARME A UNE AUTRE PERSONNE

Une arme se traite avec respect, c’est-à-dire qu’elle ne se lance pas. Un tireur doit transmettre son arme à
une autre personne de deux façons :

- soit avec la culasse ouverte en annonçant :


"ARME CLAIRE ! " et dans ce cas, il a auparavant procédé au retrait de cartouches (opérations de sécurité).
Celui qui la reçoit vérifie la chambre, saisit l’arme, répète : "ARME CLAIRE ! " et procède aux mesures de
sécurité.

- soit en annonçant : "ARME CHARGEE ! ".


Si l’arme doit être remise chargée, celui qui la reçoit saisit l’arme, répète : "ARME CHARGEE ! " et
effectue un CPS ou un retrait de cartouche.

Notice IST-C – novembre 2009


8
14. LES SEPT SAVOIR-FAIRE DU TIREUR

Les 7 savoir-faire du tireur, à enseigner et à entretenir, sont :

1. l’application des quatre règles de sécurité,


2. les trois manipulations de base,
3. les 5 FONDAMENTAUX du tir,
4. le langage corporel du combattant,
5. la chronologie du tir,
6. la résolution des incidents,
7. le réglage et l’entretien de son arme.

1. l’application des quatre règles élémentaires de sécurité : cf : § 11 dédié à la sécurité

2. les trois manipulations de base : cf : § 23


- le « contrôle personnel de sécurité » (CPS),
- le chargement,
- le retrait de cartouche.

3. les 5 FONDAMENTAUX du tir :

- la position de tir : cf : § 32,

- le maintien de l’arme :
la main forte1 enserre fermement mais sans crispation la poignée pistolet et tire l’arme vers le creux de
l’épaule, la main faible serre légèrement le fût de l’arme, le coude étant le plus vertical possible.

- le blocage de la respiration : cf INF. 301 / 3D


pour le tir à moyenne et longue distances, appliquer les principes définis dans l’article 22.5 de l’INF
301/3D sur le départ du coup. En revanche, la respiration est sans conséquence sur le tir à courte distance.
Il faut apprendre à tirer essoufflé. Expirer fortement avant l’action du doigt sur la détente.

- la visée conforme : cf INF. 301 / 3D


pour le FAMAS F1 ou arme lisse (organes de visée œilleton-guidon ou cran de mire-guidon) maintenir la
netteté du guidon. A courte distance, garder les deux yeux ouverts.
Pour le FAMAS infanterie ou arme équipée d’un moyen optique grossissement 1 : quelle que soit la distance
de tir, les deux yeux sont si possible ouverts et le tireur doit maintenir le réticule net sur son objectif.

- l’action du doigt sur la détente : cf INF. 301 / 3D. Cf. règle élémentaire de sécurité n° 3,
le milieu de la première phalange de l’index est placé sur la détente, et dès le jeu de détente rattrapé, la
pression de l’index est continue.

4. le langage corporel du combattant :


- les postures et l’utilisation de la sangle : cf : § 15

5. la chronologie du tir en 7 temps : CEVITAL


Certitude d’identification : règle de sécurité élémentaire n°4.
Elévation de l’arme : geste qui permet d’élever l’arme à hauteur des yeux, par l’action du bras faible.
Visée :
- pour le FAMAS F1, aligner l’œilleton2, le guidon et l’objectif,

1
la main et le bras "forts" sont ceux qui actionnent la détente (pour les droitiers, la main droite). L’autre bras étant qualifié de
"faible"
2
œilletons de précision et de cadrage abaissés uniquement pour le tir réflexe à courte distance jusqu’à 75 m

Notice IST-C – novembre 2009


9
- pour le FAMAS infanterie (lunette J1) et le FAMAS FELIN (lunette J1), amener puis maintenir le point
rouge du viseur jour sur le point à atteindre de l’objectif jusqu’au départ du coup,
- pour le FAMAS infanterie équipée de la lunette J4, maintenir la hausse du réticule sur la partie de l’objectif
à atteindre, jusqu’au départ du coup,
- Pour le FAMAS FELIN : voir notice ISTC FELIN.
Index sur la détente : cf règle élémentaire de sécurité n°3.
Tir : coordination de la visée et de l’action du doigt sur la détente en une pression continue, en rattrapant le
jeu de détente.
Analyse de l’adversaire et de l’arme :
1/ vérifier si l’objectif n’est plus menaçant « Ai-je bien traité mon objectif ? Est-il encore menaçant ?».
Replacer rapidement l’index le long du fût en baissant rapidement son arme pour dégager le champ
d’observation. Analyser l’objectif et tirer de nouveau s’il est encore menaçant.
2/ une fois la menace écartée, incliner son arme, fenêtre d’éjection vers le ciel, afin de vérifier que la
culasse soit bien à l’avant et qu’il n’y a pas d’incident de tir apparent. « Mon arme est-elle toujours
opérationnelle ?».
3/ puis, balayer du regard son secteur de part et d’autre de l’objectif pour détecter la présence éventuelle
d’une autre menace. Au cours de cette action, le tireur conserve son arme dans l’axe de son regard. « Y a-t-il
d’autres objectifs ?».
La chronologie de l’analyse « arme, autre menace » peut être adaptée en fonction de la situation et de
l’appréciation du tireur et être faite dans l’ordre « autre menace, arme ».
Liaison :
- s’assurer ensuite de la présence de ses équipiers : « Où sont mes équipiers ?». L’arme ne suit plus la
direction du regard, règle élémentaire de sécurité n°2. Eviter absolument de se focaliser sur l’objectif.

6. la résolution des incidents :cf § 34.

7. le réglage et l’entretien de l’arme : cf INF 301 / 3D et INF 401 / 3 titre VIII


- tout tireur doit impérativement savoir régler son arme et connaître ses éléments de réglage qu’il vérifiera
régulièrement.
- toute arme doit être prête à tirer au combat, sous peine d’incident et par voie de conséquence, d’incapacité à
riposter en urgence. En cours d’action, il faut vérifier régulièrement, notamment lorsqu’on a changé de
position de tir, si son canon n’est pas obstrué par de la terre ou de la neige.

15. LES DIFFERENTES POSTURES AVEC UN FUSIL D’ASSAUT

Les postures correspondent à un niveau de dangerosité. Elles sont adoptées pour communiquer avec
son arme. Elles doivent être différenciées des positions qui elles, sont utilisées pour effectuer un tir.

151. Les postures de sécurité

Il existe trois postures de sécurité qui permettent de garder une


autonomie de mouvement, sans être gêné par le port de l’arme.

• Posture "ARME DANS LE DOS"

Description :
- la sangle passe sur l’épaule faible,
- l’arme est pendante dans le dos,
- le canon est orienté vers le bas.

Utilisation :
- posture classique à adopter hors combat, pour se servir de ses mains,
se déplacer en zone sûre,

Notice IST-C – novembre 2009


10
- cette posture peut parfois être adoptée pour embarquer dans un véhicule par la ridelle, le tireur prenant la
précaution de tenir le canon de son FAMAS par la main forte pour le préserver des chocs et le maintenir dans
une direction non dangereuse.

• Posture "ARME DEVANT" ou "RELACHE AVANT"


Cette posture est adoptée soit après une "posture patrouille", soit après une "posture contact".

Description :
- la sangle en sautoir autour du cou,
- l’arme est pendante devant l’abdomen,
- le canon est orienté vers le bas,
- les mains sont dans le dos ou posées sur l’arrière de la crosse.

Utilisation :
- posture d’attente pouvant s’enchaîner avec la prise de posture patrouille. Elle permet de se servir de ses
mains, tout en étant prêt à se servir de son arme. Elle peut être utilisée pour descendre d’un véhicule,
- une sentinelle en faction peut adopter cette posture qui lui permet de réagir rapidement face à une menace
inopinée.

• Posture "ARME DANS LA SAIGNEE DU BRAS"

Description :
- l’arme repose par la crosse sur la paume de la main (faible
ou forte),
- la poignée garde-main repose dans la saignée du bras,
- le canon est orienté vers le haut.

Utilisation :
- à l’issue de la perception ou avant la réintégration de l’arme
à l’armurerie,
- cette posture permet d’adopter une même attitude comprise
aussi bien par le tireur que par l’armurier.

Notice IST-C – novembre 2009


11
152. Les « postures PATROUILLE »

Quel que soit le mode de progression adopté par le fantassin (marche normale, bonds individuels ou
collectifs), la « posture patrouille » est l’attitude utilisée par tout combattant lors de ses déplacements et de
ses stationnements en zone d’engagement (acte élémentaire du combattant « SE DEPLACER »). Le
chargement est normalement effectué avant de prendre cette posture. Le tireur est prêt à l’engagement.
Cette attitude est prise systématiquement lorsque le combattant agit dans le cadre des missions suivantes :
- éclairer,
- assurer la liaison,
- protéger une zone sensible (bivouac, parc de véhicules, zone de stockage de munitions, etc.).

Cette posture se décline en deux variantes :

• Posture "PATROUILLE BASSE"

Description :
- main forte à la hauteur de la poitrine,
- main faible à la hauteur de la hanche,
- canon pointé à 45° vers l’avant et le bas,
- index hors de la détente.

Utilisation :
- cette posture est utilisée le plus fréquemment par le combattant aux
aguets, en mission de recherche de renseignement,
- pour être prêt à réagir en situation de combat.

• Posture "PATROUILLE HAUTE"

Description :
- main forte à la hauteur de la poitrine,
- main faible à la hauteur de l’épaule faible,
- index hors de la détente,
- crosse sur ou sous biceps fort (pour éviter de positionner l’avant-bras
devant la fenêtre d’éjection).

Utilisation :
Posture adoptée le plus souvent en zone urbaine (ou en forêt), de façon à
réagir plus rapidement face à une menace venant des hauteurs de la rue
(étages d’immeubles ou de maisons, toitures, clochers, toit terrasses,
etc…). Elle est adoptée également dans le cadre de l’application de la
règle élémentaire de sécurité n°2 (ne jamais pointer….). En prenant
ostensiblement cette posture, le combattant peut intimider son
adversaire (communication avec son arme associée à la posture).

Notice IST-C – novembre 2009


12
153. La "posture CONTACT"

Description :
- pieds écartés de la largeur des épaules pour augmenter la
stabilité,
- axe des hanches à environ 35° par rapport à l’objectif,
épaule faible en avant,
- la partie supérieure du corps est vers l’avant (l’épaule
faible est à la verticale du genou faible) afin de mieux
absorber le recul de l’arme,
- l’arme est épaulée et la sûreté ôtée avec la main faible,
l’index hors de la détente, le canon est ramené vers le bas de
manière à libérer le champ de vision.

Utilisation :
- pour minimiser le temps de réaction,
- au combat lorsque le contact avec l’adversaire est
imminent.

Variante :
Posture CONTACT ARME BASSE : en déplacement ou à
l’arrêt, au plus près d’un camarade ou d’un obstacle, la
posture contact arme basse peut-être utilisée en gardant la
crosse contre l’épaule et en orientant le canon vers le sol.

Notice IST-C – novembre 2009


13
154. La posture "TIR"

Description :

-cette gestuelle de communication est prise par


l’intermédiaire des positions de tir décrites dans le § 34.

Utilisation

- quand la décision de tirer a été prise,


- en langage corporel, pour signifier à l’adversaire que
l’on va l’éliminer ou le neutraliser,
- cette posture est prise à partir de la posture « contact »,
- la sûreté est enlevée, sinon la retirer dès que l’arme est
épaulée.

Exemple : posture tir en position de tir debout.

Notice IST-C – novembre 2009


14
CHAPITRE 2

ACQUISITION D’UNE GESTUELLE UNIQUE

21. PRINCIPES GENERAUX

- la gestuelle avec une arme doit toujours être maîtrisée, mécanique et sans brusquerie ;
- une arme doit toujours être apte à tirer (en particulier au combat) ;
- la main forte ne lâche jamais (1) la poignée pistolet ;
- les manipulations se font avec la main faible ;
- garder l’index de tir tendu le long du fût, en contact avec celui-ci (cf. règle de sécurité n° 3) ;
- l’arme est à la sûreté tant que le tireur n’est pas en posture «contact»;
- contrôler le chargement de son arme chaque fois qu’on la prend et pendant chaque pause au combat,
aussi brève soit-elle (contrôle personnel de sécurité : CPS, sur l’initiative du tireur) ;
- pendant les manipulations, être toujours conscient de la direction du canon (cf. règle de sécurité n° 2) ;
- la préparation mentale du tireur contribue à son efficacité au tir comme au combat.

Remarque : la préservation des organes mécaniques de l’arme a imposé une adaptation de la


manipulation afin d’éviter la percussion sur chambre vide.

22. LA PREPARATION DES CHARGEURS

En vue d’éviter tout risque d’incident lié à l’approvisionnement, il est utile de procéder à certaines
vérifications, en prenant les dispositions de combat. Cette façon de procéder est utile au combat, car elle
permet au combattant de disposer d’une arme toujours prête à fonctionner. L’entretien des chargeurs s’inscrit
dans la phase préparatoire aux dispositions de combat.
Le maintien en bon état des lèvres d’introduction réduit la probabilité d’incident de tir dû à un défaut
d’introduction dans la majorité des cas.

Principes :
- tous les chargeurs doivent avoir été essayés sur l’arme avant l’engagement (verrouillage correct, lèvres
d’introduction en bon état…) ;
- les chargeurs doivent pouvoir être saisis rapidement par la main faible (disposition dans les étuis porte-
chargeurs). Pour cela, il est souhaitable de créer une sorte de languette avec du scotch résistant pour faciliter
l’extraction du chargeur de l’étui porte-chargeurs ;
- les chargeurs garnis sont enfilés dans les étuis porte-chargeurs lèvres vers le bas pour les distinguer des
chargeurs vides ou déjà utilisés qui se retrouvent enfilés lèvres vers le haut, apparentes ;
- au fur et à mesure des changements de chargeur, les tireurs disposent les chargeurs pleins en priorité dans
l’étui porte-chargeur côté faible pour faciliter les changements de chargeur ;
- tous les chargeurs doivent être utilisables par chacun des membres du trinôme ou de l’équipe : le garnissage
des chargeurs doit être réalisé de la même façon.

En fonction de la situation opérationnelle, on peut différencier le garnissage des chargeurs.


Par exemple :
- chargeur « BO» : commencer par garnir le chargeur de 5 cartouches traçantes, puis le reste en cartouches
BO, afin de gérer ses munitions et d’anticiper un changement de chargeur ;
- chargeur « traçantes» : Il est dédié à la désignation d’objectif. Pour cela procéder au garnissage de ce
chargeur à l’inverse du chargeur « BO », c’est-à-dire commencer par garnir le chargeur de 5 cartouches BO
puis le reste en munitions traçantes ;
- chargeur « conduite du tir» : Il permet de visualiser la zone des impacts quand ceux-ci ne sont pas
observables. Il est garni alternativement d’une cartouche traçante et de 3 cartouches BO ;
Ainsi, le garnissage des chargeurs peut varier avec la fonction : le chef de section, le sous-officier adjoint et
le chef de groupe peuvent avoir 4 chargeurs « traçantes», 1 chargeur « conduite du tir» et 1 chargeur BO ; les
GV peuvent avoir 4 chargeurs BO, 1 chargeur « traçantes» et 1 chargeur « conduite du tir»…
(1) sauf exception : CPS de nuit, incident de tir, …

Notice IST-C - 2010 15


23. LES TROIS MANIPULATIONS DE BASE

231. Le "contrôle personnel de sécurité" (CPS)

Le "contrôle personnel de sécurité" est réalisé sur à initiative


du tireur ou sur ordre, en cas de doute sur l’état de l’arme :
- après un chargement,
- chaque fois que l’on prend une arme,
- chaque fois que l’on dépose une arme,
- lors de chaque pause de combat entre deux
engagements,
- avant chaque prise de position,
• de jour :
- maintenir l’arme dans une direction non dangereuse,
- vérifier si le levier de sélecteur de tir est sur « S » (sûreté),
- avec la main faible passant par-dessus la poignée garde-
main, faire reculer la culasse de 2 centimètres environ vers
l’arrière,
- contrôler visuellement la présence ou non de la cartouche
dans la chambre,
- renvoyer la culasse vers l’avant et s’assurer de la
fermeture de l’ensemble mobile.

NB : si l’arme est approvisionnée, le tireur peut vérifier


l’état du chargeur en l’ôtant afin de s’assurer du niveau des
munitions restantes, et l’état des lèvres d’introduction.

• de nuit :
- maintenir l’arme dans une direction non dangereuse,
- vérifier si le levier de sélecteur de tir est sur « S » (sûreté),
- avec la main faible passant par-dessus la poignée garde-main, faire reculer la culasse de 2 centimètres
environ vers l’arrière,
- vérifier au toucher avec l’index main forte si la chambre contient (ou non) une cartouche,
- renvoyer la culasse vers l’avant et s’assurer de la fermeture de l’ensemble mobile au toucher avec la
main faible.

232. le chargement

- Contrôle tactile des munitions à l’intérieur du chargeur,


- introduire le chargeur avec la main faible et contrôler son
verrouillage,
- bien appuyer le bec de crosse dans le creux de l’épaule qui
sert ainsi de pivot et exercer 50% de traction main faible et
50% de poussée main forte,
- manœuvrer le levier d’armement d’un mouvement complet et
énergique en inclinant le fusil de telle sorte que la fenêtre
d’éjection soit orientée vers le sol (mouvement vrillé :
"RACK"),
- exécuter un "CPS".

Explication : en cas de problème d’introduction, le mouvement


vrillé (RACK) permet à la cartouche de tomber au sol par
gravité.

Notice IST-C - 2010 16


233. le retrait de cartouche
- Maintenir le canon de l’arme dans une direction non
dangereuse,
- vérifier si le levier de sélecteur de tir est sur « S » (sûreté) ;
- retirer le chargeur avec la main faible, le placer sous l’aisselle
forte et effectuer un quart de tour côté fort (si l’équipement est
trop volumineux, placer le chargeur dans la poche de décharge
ou dans celle du pantalon), surtout ne pas remettre le
chargeur dans les porte chargeurs,
- orienter la fenêtre d’éjection vers le bas,
- placer la main forte en cuillère sous la fenêtre d’éjection,
- tirer le levier d’armement vers l’arrière avec la main faible
pour récupérer la cartouche dans la main forte,
- de jour : contrôler visuellement que la chambre est vide,
- de nuit : contrôler au toucher la chambre du FAMAS,
pour vérifier qu’elle est vide, avant de refermer la culasse,
- relâcher le levier d’armement,
- prendre la cartouche et la remettre dans le chargeur,
- puis épauler l’arme en la maintenant toujours dirigée dans une
direction non dangereuse,
- tirer le levier d’armement vers l’arrière avec la main faible,
- placer avec le pouce de la main forte (index pour les
gauchers) le levier de sélecteur de tir sur « R » (rafale),
- et tout en appuyant sur la queue de détente, relâcher le levier d’armement,
- remettre le levier de sélecteur de tir sur « S » (sûreté).
Remarques :
- Cette manipulation constitue l’unique opération de sécurité réalisée sur ordre par le tireur, la gestuelle étant
systématiquement pratiquée en appliquant les 4 règles élémentaires de sécurité,
- la vérification de cette manipulation peut être réalisée par binôme, au champ de tir, comme en opération,
- éviter de se baisser pour ramasser une cartouche en tenant son fusil car on orientera naturellement son arme
derrière soi ou devant soi afin de ne pas faire entrer le canon en contact avec le sol. Ainsi, la deuxième règle
de sécurité ne serait plus respectée. Si la cartouche tombe à terre, elle sera ramassée ultérieurement.

24. LES CHANGEMENTS DE CHARGEURS


241. Cas normal : changement de chargeur tactique1
Le changement de chargeur doit être anticipé afin de ne pas se
retrouver avec un chargeur vide sur l’arme au moment crucial de la
confrontation avec l’adversaire (ce qui signifie qu’une cartouche est en
chambre et que le chargeur en cours n’est pas vide).
Le garnissage des chargeurs est réalisé selon les prescriptions du § 22,
le procédé consiste à anticiper le changement de chargeur.
Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement
derrière un masque (ou abri). Cette procédure peut s’effectuer pendant
un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- saisir avec la main faible un chargeur garni dans les étuis porte-
chargeurs,
- le plaquer contre l’appui joue,

1
Pour les tirs par temps froids, imposant le port de gants ou de moufles, et pour le personnel ayant de petites mains, une
solution consiste également à :
- retirer le chargeur de l’arme avec la main faible,
- mettre le chargeur dans la poche latérale du pantalon de la tenue de combat,
- avec la main faible, retirer un chargeur garni de l’étui porte-chargeurs,
- mettre le chargeur garni en place.

Notice IST-C - 2010 17


- avec la même main, déverrouiller et extraire le chargeur qui est sur l’arme,
- mettre le chargeur garni en place,
- ranger ce chargeur dans l’étui porte-chargeurs lèvres vers le haut ou dans une poche latérale du pantalon.
NB : le chargement ("RACK") n’a pas lieu d’être effectué puisqu’une cartouche est restée dans la chambre. En revanche, le "CPS"
peut être effectué à tout moment.

242. Cas exceptionnel : changement de chargeur d’urgence


A la suite d’un engagement intensif ou par manque d’anticipation, le tireur peut se retrouver avec un
chargeur vide en cours d’action. La vitesse d’exécution sera alors primordiale pour exécuter le mouvement
de changement de chargeur, éventuellement sous le feu ennemi.
Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers tout en s’effaçant derrière un masque (selon la situation
tactique),
- extraire le chargeur en cours avec la main faible et le laisser tomber à terre ou le mettre dans la poche de
décharge,
- saisir de la main faible un chargeur garni dans les étuis porte-chargeurs,
- mettre le nouveau chargeur en place,
- exécuter le chargement ("RACK").

Le drill réaliste de changement de chargeur consiste à :

- sans quitter des yeux son objectif (cible), ôter de la main faible le chargeur en cours, le laisser tomber à
terre, le mettre dans la poche de décharge, le glisser dans l’échancrure de la veste de treillis (ou dans la poche
latérale du pantalon de treillis) ou le glisser sous les équipements,
- ouvrir l’étui porte-chargeurs et saisir de la main faible un chargeur garni,
- introduire le nouveau chargeur en s’assurant qu’il est bien accroché,
- effectuer le "RACK",
- reprendre la "posture TIR".

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CHAPITRE 3

LA TECHNIQUE DE TIR DE COMBAT

31. LES GENRES DE TIR

311. Généralités
- Pour atteindre un objectif, quel qu’il soit, il faut toujours VISER.
- Seuls les coups au but comptent !
- Trois éléments garantissent le coup au but : le maintien de l’arme, la visée et l’action du doigt sur la
détente.
- Le départ du coup en situation de combat doit s’effectuer rapidement ; c’est une question de survie !
- Après chaque tir, reprendre la "posture contact" et examiner le résultat du tir (analyse du but). Si le tir n’a
pas été efficace :
1) à distance de conversation, tirer une 3e fois en visant la zone de la tête, (drill d’échec),
2) à plus grande distance, tirer 5 fois au "coup par coup rapide" (CPCR).
- Un point délicat à maîtriser par le tireur est celui de la manipulation du levier de sûreté. En effet, l’arme est
à la sûreté tant que le tireur n’est pas en "posture contact". Le tireur ne peut ôter la sûreté de l’arme que
lorsque la crosse est au contact de l’épaule "forte". Celui-ci doit donc particulièrement maîtriser à la fin de
son instruction de base comment manipuler la sûreté de son arme en adoptant la posture de tir tout en
choisissant le mode de tir (coup par coup ou rafale) avec la main faible.

312. Le tir "au coup par coup"


A plus de 100 mètres, on tire au coup par coup ajusté sur un objectif ponctuel visible à l’œil nu.
Si plusieurs buts ponctuels se présentent entre 10 mètres et 300 mètres, on les combattra successivement en
commençant par celui qui semble le plus menaçant.
Le coup par coup est aussi employé pour toucher la tête d’un objectif situé entre 5 et 15 mètres.

313. La "doublette"
La "doublette" est un tir de deux cartouches successives au coup par coup. Jusqu’à 100 mètres, elle permet
une plus grande probabilité de faire but sur un organe vital de l’adversaire. En outre, elle augmente l’effet de
choc. Elle est utilisée dans le cadre du tir réflexe.
Au-delà de 15 mètres, plus la distance augmente, plus la cadence de tir ralentit et plus la "visée conforme"
devient importante.
Pour être au but, le tireur ne doit pas presser brutalement la détente sous prétexte que la réaction de tir doit se
faire en urgence, mais toujours presser avec un mouvement régulier ; une fois le coup parti, le doigt ne doit
pas perdre contact avec la détente mais la laisser revenir vers l’avant – jusqu’au retour de bossette – pour
pouvoir tirer le deuxième coup.

314. Le tir "coup par coup rapide" (CPCR)


But : Atteindre, après un échec au tir au coup par coup ou en doublette ou alors au-delà de la portée pratique
de l’arme, une cible mobile à courte distance ou une cible fixe à longue distance.
Il s’agit de tirer 5 à 6 cartouches au rythme de 1 à 2 coups par seconde. Le pointage est précis au premier
coup seulement, les autres coups étant tirés tant que le guidon reste visible dans l’œilleton (FAMAS F1).
Il permet, en doublant la dispersion, d’augmenter les chances de toucher l’objectif visé.

De ce fait, cette méthode permet :


- de compenser les erreurs d’appréciation de distance et les effets du vent,
- de traiter un objectif au-delà de la portée pratique de l’arme,
- d’obtenir un rendement maximum quand un équipier conduit le tir à l’aide d’une paire de jumelles quand
un objectif n’est pas visible à l’œil nu.

Notice IST-C – 2010 19


315. Le tir "en rafales"

Le tir "en rafales" est à proscrire.


Cependant, si nécessaire, ne tirer que des "rafales limitées" donc "rafales maîtrisées".
Les méfaits de la rafale : la trop grande dispersion et la consommation de munitions par rapport à l’effet
escompté n’est pas rentable. En outre, le risque de dommages collatéraux est élevé.
De ce fait, le "coup par coup rapide" (CPCR) donne, dans tous les cas, de bien meilleurs résultats et plus de
maîtrise, et doit donc être privilégié.

32. LES POSITIONS DE TIR

Avant toute prise de position, le tireur doit épauler et retirer la sûreté afin d’engager son objectif rapidement.

321. Les positions de tir de base

3211. tir debout


En autodéfense, la position de tir la plus courante et réaliste est la position debout. En effet, les réactions
d’urgence en cas d’agression par surprise sont exécutées, dans la plupart des cas, à partir de la "posture
patrouille" :
- épauler et retirer la sûreté,
- le pied faible est en avant,
- le corps d’aplomb fait presque un quart de tour à
droite par rapport à l’axe de tir,
- le buste est légèrement incliné, la ligne des épaules
en avant,
- les jambes, écartées de la largeur des épaules,
supportent d’une manière égale le poids du corps,
- les pieds sont parallèles et suivent la ligne des
épaules,
- les talons ne sont pas sur la même ligne,
- la tête ne bouge pas, la crosse vient se placer contre
la joue,
- l’œil est placé entre 4 et 7 cm de l’œilleton (FAMAS
F1) de la lunette « viseur jour » (FAMAS Infanterie),
sauf pour la lunette J4 où l’œil vient au contact de la
bonnette,
- le bras faible soutient l’arme,
- le coude faible pointe vers le sol,
- la main faible serre le fût sans crispation,
- le bras fort maintient la crosse dans le creux de
l’épaule,
- le coude fort est positionné contre le corps, mais
légèrement écarté pour garantir une meilleure stabilité
de l’arme ;
- la main forte enserre la poignée-pistolet sans
crispation.

Notice IST-C – 2010 20


3212. tir couché à bras franc (sans bipied)1
La position de départ est toujours la position debout, port de l’arme en "posture patrouille" :
- épauler et retirer la sûreté,
- rester face à l’objectif,
- plier les deux genoux en même temps,
- s’agenouiller dans l’axe du tir,
- amortir la descente avec la main faible,
- se coucher en évitant tout contact entre l’arme
et le sol,
- le corps est dans l’axe du tir,
- la main forte tire la crosse contre l’épaule,
- l’avant-bras faible est aussi vertical que
possible (appui osseux) et sert uniquement
d’appui pour le fût de l’arme, comme un bipied,
- la main faible n’est pas crispée et ne tire pas
l’arme vers l’arrière.

3213. tir couché avec « appui musette »


Le tireur se déplace en position debout, « posture patrouille » avec la musette dans le dos. Il aperçoit
l’ennemi au loin (sans lui-même être décelé) et prend la position couchée avec appui musette pour détruire
l’ennemi :

- lâcher alors la poignée pistolet pour enlever la sangle de la musette correspondant à l’épaule forte, tout en
maintenant la direction du canon en direction de l’ennemi (règle élémentaire de sécurité n°2),
- rattraper rapidement la poignée pistolet de la main forte,
- lâcher le fût de la main faible pour enlever la sangle de la musette correspondant à l’épaule faible, en
conservant la sangle dans la main faible,
- poser la musette au sol devant soi,
- s’arrêter et plier les deux genoux en même temps tout en calant la crosse contre l’épaule forte,
- effacer la sûreté de la main faible tout en s’agenouillant dans l’axe du tir,
- amortir l’arrivée au sol avec la main faible et se coucher en évitant tout contact entre l’arme et le sol,
- poser la main faible sur la musette pour saisir le fût (la poignée pistolet ne doit pas reposer sur la musette),
- poser le fût du FAMAS sur la main faible, en appui sur la musette.

1
La position couchée à bras franc est moins stable que la position avec bipied. De plus, elle peut également s’avérer difficile à utiliser
avec un sac à dos pesant. En revanche, elle permet de traiter plusieurs objectifs répartis sur l’ensemble du secteur de tir. En outre,
c’est la position la plus naturelle dès qu’il faut agir en urgence (le déplacement s’effectuant très rarement bipied ouvert). Cette
position doit donc absolument être maîtrisée par le combattant, et en particulier par le fantassin.

Notice IST-C – 2010 21


3214. tir couché avec bipied
La position de départ est toujours la position debout, port de l’arme en "posture patrouille" :
- rester face à l’objectif,
- déployer le bipied du
FAMAS,
- épauler et retirer la
sûreté,
- plier les deux genoux
en même temps,
- s’agenouiller face à
l’objectif (le corps reste
dans l’axe du tir),
- amortir la chute avec la
main faible,
- poser le bipied du
FAMAS au sol,
- maintenir le fût avec la
main faible.

Remarque : si la probabilité est forte d’un engagement prolongé avec l’adversaire à partir de la même
position, préparer 2 chargeurs à portée de la main faible pour anticiper les changements de chargeur.

322. Les positions de tir intermédiaires

3221. tir un genou à terre 2


La position de départ est toujours la position debout, port de l’arme en posture « patrouille » :

2
la position de tir 1 genou convient particulièrement pour tirer sur un objectif en hauteur. C’est une position moins stable que la
position assise, mais plus rapide à adopter et à quitter. Par ailleurs, elle est relativement plus haute ce qui constitue un avantage pour
tirer par-dessus un couvert moyen (muret, carcasse de voiture, taillis, etc…). En revanche, s’il faut tirer en coup par coup rapide ou
en rafale dans cette position, le tireur doit déplacer le poids du corps vers l’avant afin d’atténuer le recul et d’augmenter la stabilité de
l’arme.

Notice IST-C – 2010 22


- épauler et retirer la sûreté,
- placer la ligne des épaules, épaule faible en avant,
- avancer d’un pas avec le pied faible et le placer sur une ligne imaginaire partant du talon fort et allant
jusqu’à l’objectif,
- plier les deux genoux en même temps,
- s’asseoir sur le talon fort,
- le genou fort est dirigé à 45° par rapport à l’axe de tir,
- la jambe faible doit avoir le tibia le plus vertical possible pour que ce soit l’os et non les muscles qui
supportent le poids de l’arme. Même principe pour l’avant-bras faible. De cette façon, les tensions
musculaires et les tremblements sont réduits au minimum,
- le coude faible s’appuie légèrement en avant ou légèrement en arrière du genou. Il ne s’appuie jamais
exactement dessus car les articulations du coude et du genou sont rondes et diminuent ainsi la stabilité du
tireur,
- la main forte tire la crosse contre l’épaule,
- le coude fort est positionné contre le corps,
- la main faible sert uniquement d’appui pour le fût de l’arme (comme un bipied). Elle n’est pas crispée et ne
tire pas l’arme vers l’arrière.

3222. tir deux genoux à terre3 (avec ou sans protection balistique)


La position de départ est toujours la position debout, port de l’arme en posture « patrouille » :

- garder la ligne des épaules face à l’objectif pour présenter la protection balistique,
- plier les deux genoux en même temps en amenant la crosse contre l’épaule forte. A ce moment, la sûreté est
ôtée par la main faible,
- s’asseoir entre les talons dans la ligne des hanches, le buste incliné vers l’arrière,
- la main faible serre le fût sans crispation, tandis que le coude faible pointe vers le sol,
- la main forte enserre la poignée pistolet sans crispation en maintenant la crosse contre l’épaule,
- avec le port de la protection balistique, le coude fort est légèrement relevé pour faciliter l’appui de la crosse
au creux de l’épaule et l’arme est légèrement inclinée pour faciliter la prise de visée.

3
Le tir à deux genoux à terre convient particulièrement pour le tir avec protection balistique

Notice IST-C – 2010 23


3223. tir accroupi4
La position de départ est toujours la position debout, port de l’arme en "posture patrouille" :

- épauler et retirer la sûreté,


- écarter les pieds (largeur des épaules), le pied faible décalé
vers l’avant,
- s’accroupir en pliant les deux genoux en même temps,
- les pieds restent à plat au sol,
- les deux coudes reposent à l’intérieur des cuisses,
- la main forte enserre la poignée pistolet sans crispation en
maintenant la crosse contre l’épaule,
- la main faible ne sert que d’appui souple pour le fût de l’arme.
Elle n’est pas crispée et ne tire pas l’arme vers l’arrière.

3224. tir assis5


La position de départ est toujours la position debout, port de l’arme en "posture patrouille" :

- épauler et retirer la sûreté,


- épaule "faible" en avant,
- croiser les pieds, le pied faible étant devant,
- plier les deux genoux en même temps,
- amortir le choc avec le sol avec la "main faible",
- les deux coudes reposent à l’intérieur des genoux,
- la main faible ne sert que d’appui souple pour le fût de l’arme. Elle n’est pas crispée et ne tire pas l’arme
vers l’arrière,
- le buste est légèrement penché vers l’avant.

4
La position de tir accroupi convient particulièrement pour tirer sur un terrain plat ou en pente légère. C’est la position la plus
polyvalente des positions intermédiaires. Elle constitue une alternative à la position debout aux distances de 30 à 80 mètres, car elle
est très rapide à prendre et à quitter, surtout lorsqu’on tire en déplacement. Avec un bon entraînement, le tireur peut faire but jusqu’à
200 mètres. Elle permet également de prendre une position de tir avec appui sans effectuer de mouvement brusque.
5
La position assise convient particulièrement pour tirer en contrebas, ou avec un sac à dos pesant. Elle permet de rester longtemps
dans cette position de tir, sans fatigue.
C’est la position de tir pédagogique adoptée dès la première séance d’accoutumance au tir car elle permet au tireur d’adapter la prise
de l’arme à sa morphologie, ce qui le met en confiance avec le tir.

Notice IST-C – 2010 24


3225. tir en position couché sur le flanc avec ou sans protection balistique6
La position de départ est toujours la position debout, port de l’arme en "posture patrouille" :
- épauler et retirer la sûreté,
- plier les deux genoux en même temps et s’agenouiller face à l’objectif,
- se coucher sur le côté faible en évitant tout contact de l’arme avec le sol,
- amortir le choc avec la "main faible",
- le bras faible repose sur le sol,
- arme en appui sur la main faible,
- pour faciliter l’épaulé, lever légèrement le coude fort.

6
C’est la seule position qui permet le tir en position couchée, lorsque le tireur est équipé d’effets de protection balistique.

Notice IST-C – 2010 25


33. LES COMMANDEMENTS DE TIR

Ordres du moniteur,
Actions du tireur
de l’instructeur ou du chef tactique
« Dispositions de combat ! » approvisionne, arme et contrôle le chargement (CPS)
« Contact ! » prend la posture contact et retire la sûreté
« Patrouille ! » prend la posture patrouille avec la sûreté
« Arme dans le dos ! » prend la posture de sécurité avec la sûreté
« Arme devant » ou « Relâche ! » prend la posture de sécurité avec la sûreté
« Feu ! » ou « Maintenant ! »
identifie son objectif et ouvre le feu
ou « Au coup de sifflet ! »
« Halte au feu ! » (sur signal prévu à cet effet, lors
suspend le tir, prend la posture patrouille
d’un tir d’un artifice rouge ou d’un fumigène rouge)
« Continuez le feu » reprend le tir
arrête le tir définitivement, effectue un retrait de
« Cessez le feu ! » cartouche et annonce : « tir terminé, sécurité
vérifiée »
met l’arme à la sûreté et effectue un retrait de
« Retrait de cartouche ! »
cartouche

34. TECHNIQUES DE RESOLUTION DES INCIDENTS DE TIR

Au combat, le tireur doit être capable de résoudre les incidents de fonctionnement de son arme, sans quitter
son objectif du regard.
Pour cela, tout incident doit être résolu selon une procédure unique et acquise à l’état de réflexe.

La méthode consiste :
- à adopter une réaction immédiate, quel que soit l’incident de tir,
- puis une réaction complémentaire si l’incident perdure.

Remarque :
Par l’adoption d’une gestuelle unique, la réaction immédiate permet de résoudre cinq types d’incidents qui
peuvent provenir :
- d’un défaut de percussion,
- d’un défaut d’approvisionnement dans la chambre,
- d’un défaut d’éjection,
- d’un défaut de verrouillage du chargeur sur l’arme,
- d’un défaut de verrouillage de la culasse.

Notice IST-C – 2010 26


Modalités d’exécution :

L’arme ne tire pas : réaction immédiate


-Maintenir l’arme en direction des objectifs,
-Taper le fond du chargeur « TAP »,
-Réarmer « RACK », (1)
-Reprendre le tir.

L’arme ne tire toujours pas : réaction complémentaire

Détente molle : crier «X, incident(2) » Percussion dans le vide : crier «X, chargeur(2) »
- Maintenir l’arme en direction des objectifs, - Faire un changement de chargeur d’urgence,
- Amener le levier d’armement vers l’arrière
(avec la main faible),
- Enlever le chargeur (avec la main forte),
- Effectuer deux mouvements de charge,
- Approvisionner avec un nouveau chargeur,
- Réarmer « RACK »

Reprendre le tir.

L’arme ne tire toujours pas (3) :


Sur un champ de tir :
- effectuer les opérations de sécurité,
-examiner l’arme en détail et remplacer le cas échéant la pièce détériorée.

(1) : si le mouvement de réarmement ne se fait pas entièrement et correctement passer directement à la


méthode détente molle.

(2) : lorsqu’un tireur crie « X, incident ! » ou « X, chargeur ! », la réaction réflexe des co-équipiers
consiste à prendre en compte immédiatement l’objectif de ce tireur en lui criant « Y, je prends ! ». Cette
réaction est une des caractéristiques de la pratique du tir de combat et son adoption automatique par les
tireurs révèle que la méthode commence à être acquise.

(3) : si la situation impose au tireur d’assurer sa propre autodéfense et qu’il soit dans l’impossibilité
d’utiliser son arme pour cause de défaut de fonctionnement, il conviendra d’utiliser une technique TIOR,
engager la baïonnette au canon ou procéder à une transition d’arme (PA) pour les combattants disposant
également d’une arme de poing.

Notice IST-C – 2010 27


35. LE TIR DE COMBAT AU FUSIL D’ASSAUT EN DEPLACEMENT ET EN
MOUVEMENT

351. Le tir de combat en déplacement

Le tir de combat en déplacement consiste à traiter des objectifs uniques ou multiples (basculantes ou à
éclipse). Il s’effectue sur une aire de tir en déplacement balisée où le tireur, en "posture contact", progresse
en avant, en arrière et/ou latéralement en traitant ses objectifs désignés, tout en conservant le buste face à la
capitale de tir.

Au cours des première séances de tir en déplacement, il est souhaitable d’utiliser des cibles zonées pour les
jeunes recrues afin d’approfondir les fondamentaux, notamment la position du coude resserré contre la
poitrine pour garantir une meilleure stabilité de l’arme pendant le tir, et obtenir ainsi une plus grande
précision du tir.

3511. le pas glissé

Le pas glissé est utilisé à courte distance lorsque le contact avec l’adversaire ou l’usage de l’arme est
imminent (par exemple dans le cas du service de garde).
Le tireur reste en posture contact et fait mouvement par demi-pas, sans croiser les pieds, ni les traîner sur le
sol. Il est possible de se déplacer ainsi dans toutes les directions.
L’arme reste sûreté enlevée tant que la crosse est au contact de l’épaule.

3512. le "pas du rat"


Le tir en déplacement est une technique destinée à un tir offensif ou défensif. Elle s’applique à l’assaut et à
l’approche d’une position ennemie à courte distance. La clé de la réussite réside dans la coordination du
rythme de marche et de tir. Dans ce cadre, il s’agit d’appliquer la technique dite du "pas du rat".

• tir en avançant
- le tireur avance rapidement7 en posture contact en gardant les genoux souples pour absorber les chocs et
maintient les hanches au même niveau, en levant bien les genoux et en posant les pieds dans l’ordre talon-
pointe.
- pour tirer, le tireur amène l’arme à hauteur des yeux et tout en continuant à se déplacer, engage son ou ses
objectifs en adaptant la vitesse de tir à l’éloignement du but, les deux yeux ouverts,
- il revient immédiatement en posture contact après chaque tir.

7
pour garantir la stabilité de l’arme et la qualité de la visée

Notice IST-C – 2010 29


• tir en reculant
Procéder par analogie.
Au combat, cette technique peut être utilisée
lorsqu’il s’agit de rompre le contact avec l’ENI, en
assurant la couverture du trinôme ou du groupe.

• tir en déplacement latéral


Ce tir consiste à conserver la "posture contact" et tir
tout en se déplaçant parallèlement à la zone des
objectifs. L’acquisition de cette technique permet à
un tireur de couvrir son déplacement tout en
rejoignant un abri pour poursuivre sa mission de
combat.

352. le tir de combat en mouvement (pivot)

Le tir en mouvement consiste, à partir de la "posture patrouille", à pivoter le corps vers la gauche, vers la
droite ou vers l’arrière de façon à traiter des objectifs menaçants. Ce genre de technique s’applique en
particulier au tir de combat en zone urbaine.

Trois principes sont communs à tous les pivots :


- la tête précède la rotation du corps pour localiser et identifier l’ENI,
- les pivots se font avec un mouvement simultané des pieds et des hanches,
- le départ se fait en posture "patrouille basse", le tireur reste conscient de la direction de son canon.

A très courte distance ou "distance de conversation", le tireur pivote en reculant de manière à augmenter la
distance entre l’objectif et le tireur.

3521. pivot latéral

- Tourner la tête et identifier l’objectif en restant en position dans la direction initiale,


- avancer vers l’objectif,
- élever l’arme face à l’objectif.

1 2 3

Notice IST-C – 2010 30


3522. pivot arrière

- Tourner la tête et identifier l’objectif en restant en position dans la direction initiale,


- avancer vers l’objectif,
- élever l’arme face à l’objectif.

1 2 3
36. TECHNIQUES ELEMENTAIRES POUR L’AUTODEFENSE DU COMBATTANT

- OBSERVER (acte réflexe n°8 INF 202) : d’une part, il faut écouter car tout bruit permet d’identifier une
menace imminente. D’autre part, la surveillance d’une zone en service de garde, en poste d’observation
comme en déplacement doit faire l’objet d’une fouille du terrain avec les yeux selon une technique de
balayage méthodique du plus près au plus loin pour détecter tout mouvement suspect.
- SE PROTEGER (acte réflexe n°2 INF 202) en restant éloigné des angles de bâtiment pour éviter de se
faire surprendre par un adversaire embusqué immédiatement derrière. Il s’agit aussi de se décaler d’un à
deux mètres d’un couvert en "dur" pour éviter d’éventuels ricochets.
- SE PROTEGER en ayant si possible le dos à couvert. Eviter de tourner le dos à une zone ou un espace
que l’on n’a pas contrôlé.
- Eviter les zones de dangers potentiels, dans les limites de la mission et du terrain : plus l’adversaire
sera proche, plus la tâche lui sera facile. Eviter autant que possible les lieux classiques d’embuscade, tels
qu’escaliers, couloirs étroits, etc…
- Garantir l’équilibre et la stabilité du corps dès que l’on veut faire usage de son arme. C’est pour cette
raison que les techniques du "pas glissé" et du "pas du rat" sont préconisées pour le tir en déplacement afin
de garantir le maximum de stabilité au moment du tir.
- Se concentrer sur sa visée.

Notice IST-C – 2010 31


37. TECHNIQUES DE TIR DE COMBAT CONTRIBUANT A SECURISER
L’ENVIRONNEMENT DU TIREUR COMME DE TIERCES PERSONNES

371. Tir à partir d’un couvert vertical (coin de mur, fenêtre…)

Pour tirer à partir d’un obstacle vertical ayant l’ouverture du côté faible, deux solutions se présentent :
- faire un pas et tirer l’arme épaulée côté fort pour un objectif à distance moyenne ;
- épauler du côté faible, montrant ainsi un minimum de surface à l’ennemi. La main forte ne quitte pas la
poignée pistolet, pour un tir à courte distance.

372. tir sur objectif partiellement masqué

Dans certains cas au combat, l’objectif à détruire peut être partiellement visible. A courte distance, jusqu’à
15 m environ, il faut tenir compte de la parallaxe du FAMAS et par conséquent, viser plus haut.

373. Technique de tir permettant d’éviter la mise en danger de tierces personnes

En cas d’emploi de l’arme à très courte distance, dans le combat rapproché avec l’ennemi,
l’application de la règle élémentaire de sécurité n°4 est primordiale si des tiers sont présents
dans la ligne de mire du tireur (population, otages, etc…).
Le tireur doit dégager en pas glissé ou en « pas du rat » vers la gauche ou vers la droite et engager son
adversaire dès que possible.

  

1 2

Notice IST-C – 2010 32


38. TECHNIQUE DE TIR DE COMBAT ADAPTEE AU TIR DE NUIT

381. Réglage à l’aide de munitions traçantes

A courte distance (25 à 30 mètres) dans la pénombre, faute d’intensificateur de lumière (IL), le tireur peut
détruire un objectif dont il n’aura que deviné la silhouette s’il est doté d’un chargeur exclusivement garni de
munitions traçantes.
En effet, en tirant une doublette (2 cartouches) dans la direction estimée de l’objectif, il pourra observer les
trajectoires des deux balles et mieux localiser la menace. Immédiatement après, le tireur ramène son tir sur
l’objectif en coup par coup rapide (5 coups) profitant de l’éclairement pour ajuster à l’estime son tir.
Enfin, le tireur devra se déplacer immédiatement à l’issue du second tir, car le tir de munitions traçantes aura
permis à l’ennemi de repérer sa position.
L’identification de l’objectif ne pouvant être faite avec certitude, cette technique est utilisée uniquement dans
une situation où le tireur est certain que devant lui il n’y a que des adversaires.

382. Le tir à la « lampe blanche »

L’emploi de la "lampe blanche" est un acte réfléchi et volontaire du tireur, car son utilisation indique à
l’ennemi sa présence et le lieu où il se trouve.

Pourquoi la « lampe blanche »?


En combat, l’utilisation de la "lampe blanche" est destinée à localiser, identifier l’objectif ennemi et
améliorer l’efficacité du tir, dans l’obscurité, notamment dans certains bâtiments (caves, parkings sous-
terrain).
A très courte distance (jusqu’à 25-30 mètres) et face à un adversaire utilisant seulement des lampes pour le
combat dans l’obscurité faute de posséder des IL, l’utilisation d’une lampe blanche pour l’acquisition de
l’objectif permet de pallier la mise hors service de ses propres IL par éblouissement.
Comme la “lampe blanche” ne peut être perturbée par l’éclairement brutal du champ de bataille au moyen
d’artifices ou de lampes classiques tout simplement, son utilisation, en milieu clos notamment, est
primordiale et vitale pour le tireur qui recherche une présence ennemi.

Comment utiliser la « lampe blanche » ?


Un faisceau lumineux allumé trop longtemps est un acte suicidaire, car l’adversaire n’aura aucune difficulté
à repérer le combattant avec précision et ajuster son tir sur ce faisceau.
Il est judicieux d’utiliser une lampe pour préciser la position de l’adversaire, l’éblouir et le détruire.
Pour cela, de brefs coups de faisceaux suffisent amplement. Ils seront immédiatement suivis d’un
déplacement latéral du tireur de deux mètres environ, afin de ne pas marquer sa position.
Après chaque tir, il est nécessaire d’éteindre la lampe et de changer rapidement d’emplacement pour
recommencer éventuellement la séquence de tir. Cet entraînement fait l’objet du module qui prépare en
particulier aux modules d’instruction individuelle et collective du combat spécifique en zone urbaine.

Deux cas se présentent :


- soit, le tireur dispose d’une lampe classique dont il ne peut commander seul l’éclairement. Dans ce cas, la
lampe sera maintenue derrière le tireur par un équipier qui éclairera l’objectif au commandement du tireur.
- soit, le tireur dispose d’une lampe dotée d’un bouton poussoir à l’arrière et dans ce cas, il suffira de fixer la
lampe pour pouvoir commander aisément avec la main faible l’éclairement avec la "lampe blanche" au
moment où le tireur le jugera nécessaire.

Notice IST-C – 2010 33


39. LES TIRS A LONGUE DISTANCE

Les tirs à longue distance peuvent être effectués par un tireur seul ou en binôme. L’application rigoureuse
des fondamentaux du tir est absolument nécessaire pour toucher un objectif au coup par coup au-delà de 200
mètres. Le tir à grande cadence et grande distance permet à un tireur au fusil d’assaut d’obtenir un tir
efficace au-delà des 300 mètres, seul ou guider par un binôme.

391. Le tir à grande cadence et grande distance (couple tireur / chef tactique)

Lorsqu’un élément privé de fusil de précision et équipé de FAMAS se retrouve confronté à un ennemi
embusqué au-delà de la portée pratique du FAMAS, cette technique permet de détruire cet ennemi à l’aide
du FAMAS que le tireur voit ou non son objectif :
- 1er cas : le tireur voit son objectif à une distance supérieure à 300 mètres. Il ouvre le feu en coup par coup
rapide (CPCR) sur celui-ci. La dispersion des projectiles lui assure 95 % de chance de le toucher à condition
de maîtriser le coup par coup rapide, c’est-à-dire de disperser les 5 projectiles dans un carré de 2 mètres de
côté à 400 mètres (gerbe d’efficacité).
- 2e cas : le tireur ne voit pas son objectif. En revanche, le chef d’équipe ou de groupe voit l’objectif grâce à
sa J4 ou ses jumelles. L’observateur guide alors le tir sur l’objectif.

Le procédé :
- l’observateur désigne l’objectif au tireur « Face à nous 400, un sapin ; 2 guidons à droite, un fantassin
posté » et commande « Doublette, feu ! »,
- l’observateur observe la doublette par rapport à l’objectif et commande une correction à l’estime : « Plus à
droite un guidon, plus bas un demi guidon ; 5 coups rapides, feu ! »,
- le tireur applique la correction et tire 5 cartouches au coup par coup rapide,
- si l’objectif n’est pas détruit, l’observateur commande une nouvelle correction ; le tireur tire une nouvelle
salve de 5 cartouches en CPCR,
- si le tireur n’a pas fait but, réitérer le procédé depuis le début si l’ennemi ne s’est pas d’ores et déjà exfiltré.

Remarque : si après le tir de la doublette, l’ennemi se sent menacé par les balles qui sifflent à proximité de
lui, il cherchera éventuellement à se déplacer. Si les 5 cartouches arrivent dans son environnement rapproché
rapidement, le déplacement augmente encore les chances de toucher cet ennemi.

Notice IST-C – 2010 34


40. LES TIRS TECHNIQUES DE COMBAT COLLECTIFS

Les savoir-faire collectifs ne peuvent être enseignés qu’aux personnels de la fonction contact, combat
débarqué. Leur enseignement nécessite au préalable d’avoir suivi l’apprentissage et réussi les tests de
l’ensemble des modules B, C et D au complet.

401. Les réactions à l’embuscade

Les Techniques d’Action Immédiates (TAI) permettent d’instruire le tir au niveau collectif (équipe et
groupe). Ces techniques facilitent la réaction d’extrême urgence face à une rencontre imprévue à
courte portée, dans un espace confiné (milieu urbain, espace clos, forêt…), qui impose une prise de
décision immédiate des chefs d’éléments.
Les tubes, enseignés dans le cadre de l’ISTC lors des séances de tir, ont une valeur pédagogique et
technique hors de tout contexte tactique. Ils ont pour but d’apporter un savoir faire de base qu’il
conviendra de compléter à l’occasion d’entrainements plus réalistes tout en respectant les règles
élémentaires de sécurité.

Les pré-requis à la pratique des TAI sur un champ de tir sont :

• une parfaite maitrise individuelle de l’ISTC (acquisition de la totalité des techniques


individuelles) et des actes reflexes,
• une excellente connaissance mutuelle entre les hommes du groupe ou de l’équipe,
• un drill intensif préalable avec l’armement organique du groupe, à vide.

Dans tous les cas, le directeur de tir sera obligatoirement un instructeur ISTC INF.
Il aura au préalable vérifié le niveau d’instruction de la troupe et contrôlé une restitution à vide.

Les tubes sont des procédures combinant les actes réflexes des combattants selon un schéma simple.
Acquises par le biais du drill, elles permettent à une équipe ou un groupe de prendre l’ascendant ou de se
replier en bon ordre face à un adversaire rencontré à l’improviste à courte portée.
Une procédure est toujours déclenchée sur ordre du chef d’élément considéré ou son remplaçant désigné s’il
est blessé, et elle est toujours terminée par une reprise en main du chef d’élément (ce qui permet de contrôler
la présence de chacun et de donner un ordre en cours d’action).
Le feu doit être maintenu en permanence même si l’adversaire n’est plus visible pour garder l’avantage sur
l’ennemi et l’empêcher de reprendre l’initiative.

Les tubes sont des procédures qui permettent à une équipe ou à un groupe de combat, pris à partie par un
ennemi embusqué et localisé, de se dégager par le feu et le mouvement, dans les meilleures conditions en
s’adaptant à la configuration du terrain.
Le tube avant est considéré comme une action offensive, les tubes arrière et latéraux comme des actions
défensives.

4011. Le tube arrière

Contexte :

l’élément (équipe ou groupe) en déplacement est pris à partie de face par un élément ennemi, au-delà de la
portée d’un jet de grenade à main. Le terrain est étroit et ne permet pas de mouvement latéral (bâtiment,
végétation dense, mines etc.).

Réaction :

- 1 le GV de tête ouvre le feu de manière continue au coup par coup rapide (CPCR) pour chercher à prendre
l’ascendant sur l’adversaire et annonce « Contact avant ! Contact avant ! »;

Notice IST-C – 2010 35


- 2 l’élément complet répète « Contact avant ! Contact avant ! » et chacun reste face à son secteur
d’observation;
- 3 le chef d’élément apprécie au plus vite la situation et commande « Tube arrière ! Tube arrière ! » ;
- 4 l’élément complet répète « Tube arrière ! Tube arrière ! » et se tourne vers le contact ;
- 5 jet de grenades fumigènes vers l’avant, par les GV situés en 4 et 5° position qui annoncent « Fumigène
lancé ! Fumigène lancé ! », pour masquer le repli de l’élément ;
- 6 le premier GV cesse le feu, s’écarte sur la gauche, puis se replie par la gauche en changeant de chargeur
et se place derrière le dernier GV ;
- 7 le deuxième GV ouvre le feu à son tour dès que le premier GV est passé à sa hauteur (5 cartouches en
CPCR), cesse le feu, s’écarte sur la gauche, puis se replie en changeant de chargeur et se place en queue de
colonne ;
- 8 répétition par imitation de tous les membres de l’élément jusqu’à la mise à couvert ou hors de portée des
armes adverses ;
- 9 mise à couvert sur ordre du chef d’élément, « Ralli ! Ralli ! » ;
- 10 le 1° combattant à couvert se place au fond du couvert et change de chargeur ;
- 11 le 2° combattant à couvert se met immédiatement en appui ;
- 12 le 3° combattant se place derrière l’appui et se tient prêt à le relever ;
- 13 au fur et à mesure que les combattants arrivent à couvert, ils se positionnent tout azimut ;
- 14 quand tous sont à couvert, les 2° et 3° rejoignent le groupe ;
- 15 aux ordres du chef, les GV effectuent tour à tour leur CPS ;
- 16 ordres du chef pour poursuivre le combat.

4012. Le tube latéral

Contexte :

l’élément en déplacement est pris à partie de côté par un élément ennemi, au-delà de la portée d’un jet de
grenade à main ou au-delà d’une portion de terrain infranchissable.

Réaction :

- 1 le GV qui repère l’ennemi ouvre le feu de manière continue au coup par coup rapide en annonçant «
Contact à : gauche ou droite ! Contact à : gauche ou droite ! » ;
- 2 l’élément complet répète « Contact à : gauche ou droite ! Contact à : gauche ou droite ! » et chaque GV
reste face à son secteur, observe ou tire s’il a visuel sur l’ennemi ;
- 3 le chef d’élément apprécie au plus vite la situation et commande « Tube à : gauche ou droite ! Tube à :
gauche ou droite ! » ;
- 4 l’élément complet répète « Tube à : gauche ou droite ! Tube à : gauche ou droite ! » et se tourne vers le
contact ;
- 5 les quatre premiers combattants à se replier ripostent en direction du contact en maintenant une cadence
de tir lente, les autres surveillent et se tiennent prêts à ouvrir le feu;
- 6 le GV à l’opposé du sens de repli tire 5 cartouches au CPCR puis pivote et se replie en passant derrière
ses équipiers ; il donne au passage une tape à l’équipier suivant le plus proche pour lui indiquer qu’il quitte
son emplacement, change de chargeur et assure la sûreté arrière pendant son déplacement; le cinquième
combattant ouvre le feu cadence lente ;
- 7 le deuxième GV poursuit le feu en tirant à son tour 5 cartouches au CPCR puis se replie en passant
derrière ses équipiers ; il donne au passage une tape à l’équipier suivant le plus proche; le sixième
combattant ouvre le feu cadence lente ;
- 8 répétition par imitation de tous les membres de l’élément jusqu’à la mise à couvert ou hors de portée des
armes adverses ;
-9 mise à couvert sur ordre du chef d’élément, « Ralli à gauche / droite ! Ralli à gauche / droite ! » ;
- 10 le 1° combattant à couvert se place au fond du couvert et change de chargeur ;
- 11 le 2° combattant à couvert se met immédiatement en appui et ouvre le feu ;
- 12 le 3° combattant se place derrière l’appui et se tient prêt à le relever ;
- 13 au fur et à mesure que les combattants arrivent à couvert, ils se positionnent tout azimut ;
- 14 quand tous sont à couvert, les 2° et 3° rejoignent le groupe ;

Notice IST-C – 2010 36


- 15 aux ordres du chef, les GV effectuent tour à tour leur CPS ;
- 16 ordres du chef pour poursuivre le combat.

4013. Le tube avant

Contexte (deux situations peuvent justifier un tube avant) :

Α : l’élément en déplacement est pris à partie par un élément ennemi alors qu’il est canalisé et que le
prochain couvert se trouve en avant.

Β : l’élément donne un assaut préparé pour franchir un point de passage étroit (brèche dans du barbelé,
brèche dans un mur, passerelle etc.).

Réaction commune aux deux situations :

-1 le GV de tête ouvre le feu de manière continue pour prendre l’ascendant sur l’adversaire et annonce
« Contact avant ! Contact avant ! »;
-2 l’élément complet répète « Contact avant ! Contact avant ! » et chacun reste face à son secteur
d’observation;
-3 le chef d’élément apprécie au plus vite la situation et commande « Tube avant ! Tube avant ! »
-4 l’élément complet répète « Tube avant ! Tube avant ! », se tourne vers le contact ;
-5 le 2° GV se place immédiatement derrière le 1° GV et se tient prêt à prendre le feu à son compte ;
-6 le groupe se resserre sur le GV de tête, l’impulsion venant du dernier GV;
-7 quand le groupe est complètement serré vers l’avant, le deuxième GV donne une tape au GV de tête qui
commence le mouvement avant ;
-8 à l’arrêt du tir, le GV de tête se décale sur la gauche, change de chargeur en observant le secteur gauche,
se replace derrière le dernier GV de la colonne quand ce dernier le dépasse, et assure la sûreté arrière ;
-9 le deuxième GV alors en tête tire son chargeur (au CPCR) en avançant ;
-10 à l’arrêt du tir, le deuxième GV (en tête) se décale sur la gauche, change de chargeur en observant le
secteur gauche, se replace derrière le dernier GV de la colonne quand ce dernier le dépasse, et assure la
sûreté arrière ;
-11 le troisième GV alors en tête tire son chargeur en avançant ;
-12 répétition par imitation de tous les membres de l’élément jusqu’à la mise à couvert ou au passage en
ligne pour monter à l’assaut.

A/ Prise à partie inopinée :

A-13 mise à couvert sur ordre du chef d’élément, « Ralli à gauche / droite ! Ralli à gauche / droite ! » ;
A-14 le groupe continue sa progression en tube avant, l’élément de tête se met alors à couvert quand il se
décale ;
A-15 le 1° combattant à couvert se place au fond du couvert et change de chargeur ;
A-16 le 2° combattant à couvert se met immédiatement en appui et ouvre le feu ;
A-17 le 3° combattant se place derrière l’appui et se tient prêt à le relever ;
A-18 au fur et à mesure que les combattants arrivent à couvert, ils se positionnent tout azimut ;
A-19 quand tous sont à couvert, les 2° et 3° rejoignent le groupe ;
A-20 aux ordres du chef, les GV effectuent tour à tour leur CPS ;
A-21 ordres du chef pour poursuivre le combat.

B/ L’assaut préparé :

Après le franchissement du passage étroit en tube avant :


B-13 passage en ligne sur ordre du chef d’élément, « En ligne ! En ligne ! » ;
B-14 le GV alors en tête continue d’avancer tout droit en maintenant le feu ;
B-15 les autres personnels se déploient de part et d’autre du GV de tête, se mettent en ligne et ouvrent le feu
en avançant ;

Notice IST-C – 2010 37


B-16 le chef de groupe commande l’assaut, place un GV face à l’objectif dépassé, arrête son groupe (FFH),
puis revient fouiller l’objectif ;
B-17 aux ordres du chef, les GV effectuent tour à tour leur CPS ;
B-18 ordres du chef pour poursuivre le combat.

Notice IST-C – 2010 38


41. MODULE CYNOTECHNIQUE

Le module de formation spécifique aux cynotechniciens, décrit par l’EI en liaison avec le 132e BCAT,
s’adresse à tous les maîtres de chien qui devront pratiquer l’IST-C individuelle (A, B, C, D) et le module
spécifique les préparant à utiliser leur arme en ayant le chien en laisse.

Formation spécifique IST-C à la cynotechnie.

Comme tout combattant, le maître chien doit s’approprier et maîtriser son arme à l’instruction comme en
opération. Il forme avec son chien une équipe qui peut-être employée en protection-défense d’installations
ainsi qu’en appui au combat débarqué.
Il est difficile d’anticiper le comportement d’un chien dans les situations les plus violentes, notamment lors
des détonations, et plus particulièrement à très courte distance. Mais il n’est pas envisageable qu’un chien
ne soit pas entraîné à supporter le tir de combat aux armes légères d’infanterie, ne serait-ce que pour la
sécurité de son maître qui doit, dans certaines circonstances, pouvoir se concentrer sur l’utilisation de son
armement en premier lieu. Et ce n’est pas en situation de combat, où le stress peut modifier les
comportements, qu’il faut découvrir le tir avec un chien en laisse ou, pire encore, avec un animal totalement
ingérable durant une phase de combat intense.
Le module cynotechnique d’instruction au tir de combat permet à l’équipe cynotechnique de se préparer de
façon réaliste. La progressivité doit être la règle absolue et tout directeur de tir concerné par une séance avec
des chiens doit s’assurer que les animaux aient été, au préalable, accoutumés aux détonations à courte
distance. En effet, il faut éviter les traumatismes sonores qui auraient pour conséquence de rendre les chiens
inaptes aux opérations. Les chiens ne portent pas de protections auditives et par conséquent, la pratique de
l’IST-C avec chien doit se faire de façon modérée, afin de préserver leur potentiel auditif.

Notice IST-C – 2010 39


42. MODULE AZUR (action en zone urbaine)

Le module AZUR permet au tireur d’acquérir la technique suffisante pour effectuer des tirs individuels dans
des conditions d’action en zone urbaine en toute sécurité. Il ne saurait remplacer l’instruction complète
décrite par les manuels ATG1 et ATG2.

Les savoir faire techniques individuels sont :

- tir à partir d’un couvert ou d’un emplacement particulier,


- ouverture d’angle,
- passage devant un encadrement ouvert (passage photo).

La technique employée pour chaque savoir faire dépend de l’ambiance tactique du moment : rapidité, sûreté
ou danger.

Tir à partir d’un couvert ou d’un emplacement particulier

- Porte, fenêtre, soupirail.

Ouverture d’angle.

En posture contact :
- arrêter sa progression à 1 m de l’angle du mur,
- effectuer un arc de cercle, ayant pour centre l’angle du mur,
- le corps ne doit pas être visible avant l’arme,
- en ambiance rapidité : déplacement en pas du rat,
- en ambiance sûreté : déplacement en pas glissé,
- en ambiance danger : déplacement en petits pas glissés en silhouette basse.
L’ouverture est étudiée côté fort et faible.

Passage photo.

En posture contact :
- arrêter sa progression sur le bord de l’encadrement,
- effectuer un demi-cercle ayant pour centre l’encadrement,
- le corps ne doit pas être visible avant l’arme,
- en ambiance rapidité : déplacement en pas du rat,
- en ambiance sûreté : déplacement en réalisant trois photos,
- en ambiance danger : arrêt à 1 m de l’ouverture, quart de cercle autour du premier montant puis
déplacement vers le deuxième montant, déplacement en petits pas glissés en réalisant une multitude de
photos,
- reprise de la progression en pivotant face au mur.
Le passage photo est étudié côté fort et faible.

Notice IST-C – 2010 40


DEUXIEME PARTIE

LA DOCTRINE

DE L’INSTRUCTION SUR LE TIR DE COMBAT

A L’ARME DE POING

Notice IST-C - 2010 41


CHAPITRE 1

ACQUISITION D’UN COMPORTEMENT UNIQUE

11. EDUCATION A LA SECURITE

Les règles de sécurité de l’ISTC sont valables pour toutes les armes individuelles. En conséquence, le
comportement du tireur avec une arme de poing sera le même que celui du tireur au fusil d’assaut.

L’enseignement et l’application universelle de ces règles élémentaires de sécurité doivent être exécutés
dès la perception d’une arme à l’armurerie, aussi bien sur les pas de tir, lors des prises d’armes, que dans
toutes les autres activités d’entraînement et en opérations.

règle n° 1 : une arme doit toujours être considérée comme chargée.

règle n°2 : ne jamais pointer ou laisser pointer le canon d’une arme sur quelque chose que
l’on ne veuille pas détruire.
Le pistolet étant une arme courte, cette règle peut être très facilement enfreinte. Plus encore qu’au fusil
d’assaut, le tireur devra prendre garde à la direction de son canon.

règle n°3 : garder l’index hors de la détente, tant que les organes de visée ne sont pas sur
l’objectif.

règle n°4 : être sûr de son objectif.


Toujours identifier l’objectif avant de tirer. Prendre garde aux conséquences en cas de ricochet, de "manqué"
ou de perforation de l’objectif. Le tireur est responsable de chaque coup qu’il tire. La méthode est toujours la
même : Détecter, Identifier, Décider (tirer ou ne pas tirer) => D.I.D.

12. TRANSFERT D’UNE ARME DE POING A UNE AUTRE PERSONNE

La transmission d’une arme peut être effectuée dans deux cas de figure. Dans tous les cas, une arme se traite
avec respect. Elle ne se lance pas.

Transmission d’une arme chargée :


Ce cas doit rester exceptionnel. La procédure est la suivante :
- mettre l’arme à la sûreté quand elle en comporte une,
- rabattre le marteau,
- présenter l’arme, poignée en direction du receveur, tout en respectant
les 4 règles de sécurité et dire « arme chargée »,
- celui qui la reçoit saisit l’arme et répète « arme chargée ».

Transmission d’une arme non chargée :


- mettre l’arme à la sûreté quand elle en comporte une,
- enlever le chargeur,
- bloquer la glissière vers l’arrière,
- présenter l’arme en montrant la chambre, tout en respectant les
quatre règles de sécurité et dire « arme claire »,
- puis donner l’arme, poignée en direction du receveur. Celui-ci
répète « arme claire » et prend l’arme,
- il renvoie la glissière vers l’avant et rabat le marteau.

Notice IST-C - 2010 42


13. LES SEPT SAVOIR-FAIRE DU TIREUR A L’ARME DE POING

Les 7 savoir-faire du tireur à l’arme de poing, à enseigner et à entretenir, sont :

1. l’application des quatre règles de sécurité,


2. les trois manipulations de base
3. les 5 FONDAMENTAUX du tir,
4. le langage corporel du combattant,
5. la chronologie du tir,
6. la résolution des incidents,
7. L’entretien de son arme.

1. l’application des quatre règles élémentaires de sécurité et le "contrôle personnel de sécurité" :


cf : § 11 et 231 dédiés à la sécurité.

2. les trois manipulations de base : cf : § 23


- le « contrôle personnel de sécurité » (CPS),
- le chargement,
- le retrait de cartouche.

3. les 5 FONDAMENTAUX du tir :

- la position de tir : en autodéfense, la position de tir la plus utilisée est la position debout car elle est la plus
rapide à prendre.

La position de tir debout :


- monter l’arme à hauteur des yeux, en soulevant le bras faible.
- le pied faible est en avant,
- les pieds sont parallèles et suivent la ligne des épaules,
- les jambes écartées de la largeur des épaules, supportent d’une
manière égale le poids du corps,
- le buste est droit, la ligne des épaules en avant,
- le bras fort est légèrement fléchi,
- le bras fort pousse vers l’avant, le bras faible tire vers l’arrière,
créant ainsi une pression permettant le contrôle du relèvement de
l’arme,
- la tête reste droite.

- le maintien de l’arme :
- seule la prise en main assure correctement le maintien de l’arme,
- la main forte tient l’arme, le haut de la poignée dans la fourche formée
par le pouce et l’index,
- les autres doigts s’enroulent naturellement autour de la poignée pistolet,
- la main faible s’enroule autour de la main forte en limitant le vide,
- les pouces sont collés l’un à l’autre, dirigés vers l’avant.

La prise en main doit être ferme et définitive dès le premier contact.

- le blocage de la respiration :
pour toucher son objectif, il est nécessaire de maintenir la visée jusqu’au départ du coup, il faudra donc être
immobile. Cette immobilité est obtenue grâce à la position du corps, à la bonne tenue de l’arme et à l’arrêt de
la respiration au moment du tir. L’arrêt de la respiration doit être coordonné avec la visée et se faire le plus
naturellement possible. L’entraînement doit permettre au tireur de bloquer sa respiration pendant 5 secondes.

Notice IST-C -novembre 2009


43
En situation d’autodéfense, la respiration est sans conséquence sur la précision du tir lorsque l’on vise la plus
grande partie de l’objectif. Les rythmes cardiaque et respiratoire ayant augmenté, il est vital d’apprendre à
tirer dans ces conditions.

- la visée conforme :
viser, c’est diriger la ligne de mire sur la zone que l’on veut toucher. La ligne de mire est la ligne imaginaire
qui passe par le sommet du guidon et le centre du cran de mire. L’œil ne peut pas voir nettement plusieurs
choses à des distances différentes (cran de mire, guidon, objectif). Lorsque l’on vise, la netteté sera faite sur
le guidon, tandis que le cran de mire et l’objectif resteront flous. A très courte distance (de 0 à 7 m), il n’est
pas nécessaire d’aligner correctement la visée. Pour toucher, il suffit de placer le guidon sur la partie le plus
large de la cible.

- l’action du doigt sur la détente :


elle doit se faire par une pression continue de l’index vers l’arrière afin de ne pas modifier
l’alignement des organes de visée jusqu’au départ du coup. L’index, sur la détente, est placé sur la
jonction première-deuxième phalange. Cela permet d’avoir suffisamment de force pour la pression,
notamment pour les armes à double action. Il faut cependant prendre garde à ne pas pousser l’arme du
côté faible.
La résistance sur la détente se fait en deux temps :
- rattraper le jeu de détente,
- presser progressivement jusqu’en butée.

4. le langage corporel du combattant :


les postures : cf : § 14

5. la chronologie du tir en 7 temps : CEVITAL


Certitude d’identification : règle de sécurité élémentaire n°4 ;
Elévation de l’arme : geste qui permet d’élever l’arme, à deux mains le plus rapidement possible, hauteur
des yeux ;
Visée : c’est la façon d’aligner, avec plus ou moins de précision, en fonction de la distance, l’œil, les
organes de visée, l’objectif ;
Index sur la détente : cf règle élémentaire de sécurité n°3 ;
Tir : le départ du coup doit être coordonné avec la visée et la respiration en respectant tous les
fondamentaux du tir ;
Analyse de l’adversaire et de l’arme :
1/ vérifier si l’objectif n’est plus menaçant « Ai-je bien traité mon objectif? Est-il encore menaçant ?».
Replacer rapidement l’index le long de la carcasse en baissant rapidement son arme pour dégager le
champ d’observation. Analyser l’objectif et tirer de nouveau s’il est encore menaçant.
2/ une fois la menace écartée, relever légèrement son arme, fenêtre d’éjection vers le ciel, afin de vérifier
qu’il n’y a pas d’incident de tir apparent. « Mon arme est-elle toujours opérationnelle ?»
3/ puis balayer du regard son secteur de part et d’autre de l’objectif pour détecter la présence éventuelle
d’une autre menace. Au cours de cette action, le tireur conserve son arme dans l’axe de son regard. « Y a-
t-il d’autres objectifs ?».
La chronologie de l’analyse « arme, autre menace » peut être adaptée en fonction de la situation et de
l’appréciation du tireur et être faite dans l’ordre « autre menace, arme » ;
Liaison : s’assurer ensuite de la présence de ses équipiers : « Où sont mes équipiers ?». L’arme ne suit plus
la direction du regard : adopter la posture « contact, arme basse » : règle élémentaire de sécurité n°2. Eviter
absolument de se focaliser sur l’objectif.

6. la résolution des incidents :


cf § 35.

Notice IST-C -novembre 2009


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7. l’entretien de l’arme :
cf INF 401 / 3 titre I
Toute arme doit être prête à tirer au combat, sous peine d’incident et par voie de conséquence, d’incapacité à
riposter en urgence.

14. LES DIFFERENTES POSTURES AVEC UNE ARME DE POING

Les postures correspondent à un niveau de dangerosité. Elles sont adoptées pour communiquer avec
son arme. Elles doivent être différenciées des positions qui elles, sont utilisées pour effectuer un tir.

La posture "D’ATTENTE"

Description :
- la main faible est sur la poitrine,
- la main forte pose le pistolet à plat sur la main faible, le canon
est orienté vers le sol à environ 30°,
- l’arme est chargée, la sûreté est mise si l’arme en comporte une,
- le marteau est à l’abattu.

Utilisation :
- à l’instruction, en attendant les ordres de tir, ou après une phase
de tir,
- dans un contexte opérationnel cette posture peut être prise en
préalable à la posture contact, elle exprime un certain degré de
détermination.

La posture "CONTACT"

Description :
- Les pieds sont écartés de la largeur des hanches pour augmenter
la stabilité,
- jambes et hanches orientés à 30° du côté faible par rapport à la
direction de tir,
- le poids du corps est réparti également sur les deux pieds, l’arme
est saisie à deux mains et pointée à 45° vers le sol, la main forte
pousse l’arme vers l’avant tandis que la main faible la tire vers
l’arrière,
- la sûreté est enlevée si l’arme en comporte une,
- le marteau est armé s’il est apparent.

Utilisation :
- Lorsque le contact avec l’adversaire est imminent ou pendant une pause de combat pour réduire le temps de
réaction,
- Pour l’élément en appui pendant une fouille.
Le tireur doit, lors de la prise de cette posture, mettre tous ses sens en éveil et développer son agressivité,
s’il veut être en mesure de protéger sa vie ou celle d’autrui.

Notice IST-C -novembre 2009


45
La posture "CONTACT, ARME BASSE"

Description :
- La main forte tenant l’arme est placée contre le flanc à hauteur de
la poitrine,
- Le canon est orienté à la verticale (attention à ne pas pointer ses
pieds),
- La main faible est enroulée sur la main forte dans la même position
que la posture contact,
- Dans cette posture on doit pouvoir revenir instantanément à la
posture contact,
- La sûreté est enlevée si l’arme en comporte une,
- le marteau est armé s’il est apparent.

Comme dans la posture contact, le tireur doit mettre tous ses sens en éveil et développer son agressivité, s’il
veut être en mesure de protéger sa vie ou celle d’autrui.

Utilisation :
- Pour se déplacer à proximité immédiate de ses équipiers afin d’éviter de pointer son arme sur eux,
- en formation en colonne ou pour rentrer dans un bâtiment,
- pour éviter de se faire arracher son arme en combat rapproché.

La posture "TIR"

Description :
- cette gestuelle de communication est prise par l’intermédiaire des
positions de tir décrites dans le § 33.

Utilisation
- quand la décision de tirer a été prise,
- en langage corporel pour signifier à l’adversaire que l’on va l’éliminer
ou le neutraliser.

Exemple : posture tir en position de tir debout.

NB : la posture patrouille n’a pas lieu d’être étudiée puisque l’arme est à l’étui (si nécessaire, la main
forte peut tenir l’arme prête à être sortie de son étui, dispositif de rétention libéré : correspond au pré
dégainé).

Notice IST-C -novembre 2009


46
CHAPITRE 2

ACQUISITION D’UNE GESTUELLE UNIQUE

21. PRINCIPES GENERAUX

- La main forte ne lâche jamais la poignée pistolet ;


- toutes les manipulations se font avec la main faible ;
- garder l’index de la main forte tendu le long de la carcasse, en contact avec celle-ci (cf. règle de sécurité
n° 3) ;
- pendant les manipulations, être toujours conscient de la direction du canon (cf. règle de sécurité n° 2) ;

22. LA PREPARATION DU MATERIEL

La qualité et la bonne disposition des équipements (étui et porte-chargeurs) doivent permettrent un port de
l’arme en toute sécurité et un accès rapide.
L’étui du pistolet sera porté du côté main forte (sauf pour l’étui de poitrine) et le porte-chargeurs en principe
côté main faible. Chaque élément doit pouvoir être saisi des deux mains.
Il existe de nombreuses façons de porter une arme de poing en fonction des différents étuis en dotation
présents et futurs. Nous retiendrons : étui à la ceinture, étui de cuisse, étui de poitrine.

• Etui à la ceinture (port normal de l’étui de dotation) :


- avantages : permet un dégainé relativement aisé,
- inconvénients : inadapté au port du gilet pare-balles, inadapté au port de la ceinture de sécurité en véhicule.

• Etui de cuisse : (position étudiée) :


- avantages : dégainé rapide, adapté en véhicule et au port du gilet pare-balles,
- inconvénients : port gênant à la longue à cause du frottement, mauvaise protection contre le vol.

• Etui de poitrine :
- avantages : port confortable, accès immédiat dans toutes les positions, pratique avec gilet pare-balles,
- inconvénients : rigueur d’application des 4 règles de sécurité, peut être bloqué par la ceinture de sécurité.

23. LES TROIS MANIPULATIONS DE BASE

Ces manipulations forment la base de la gestuelle lors de l’utilisation du pistolet. Elles permettent de
procéder toujours de la même manière dans les phases de vérification, d’approvisionnement, de chargement
ou de retrait de cartouches. La gestuelle est logique et ne perturbe pas la prise en main de l’arme pour le tir.
Elle permet également de remédier rapidement aux différents incidents de tir.

231. Le "contrôle personnel de sécurité" (CPS)

C’est une opération simple qui permet de visualiser la chambre du pistolet afin de s’assurer de « l’état » de
l’arme (chargée ou non).
Le CPS se fera :
- chaque fois que l’on prend l’arme,
- chaque fois que l’on pose l’arme,
- après avoir introduit une cartouche dans la chambre,
- lors d’une pause au combat,
- dès que l’on a le moindre doute sur l’état de son arme.

Notice IST-C – 2010


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Procédé :
- vérifier que la sûreté soit en place si l’arme en possède une,
- armer le marteau s’il est apparent,
- avec la main faible, passer par-dessous l’arme et pincer la glissière avec le pouce et l’index afin de la
reculer de 1 à 2 cm afin de voir la chambre et en contrôler le chargement, ou saisir les griffes de préhension
avec la main faible et reculer la glissière,
- enlever le chargeur et contrôler son état (gestuelle unique),
- de nuit vérifier au touché si la chambre contient ou non une cartouche (index de la main forte),
- remettre le PA en configuration (marteau et sureté) adaptée à la posture.

232. Le chargement

Procédé :
- prendre le chargeur avec la main faible en s’assurant avec l’index que les munitions sont orientées dans le
bon sens,
- introduire le chargeur dans son logement et le verrouiller,
- s’assurer de l’accrochage correct du chargeur par un coup sec de la paume de la main faible sur la semelle
du chargeur,
- mouvement de charge:
. armer le marteau avec le pouce de la main forte (facultatif),
. avant-bras faible contre le ventre,
. saisir la glissière de la main faible, paume et doigts contre les stries,
. pousser l’arme avec la main forte, le bras faible restant contre l’abdomen, effectuer un mouvement vrillé . .
. vers la droite (attention à ne pas mettre la sûreté dans le mouvement),
. laisser échapper la glissière,
. effectuer un CPS.

233. Le retrait de cartouches

Procédé :
- position du tireur :
. droitier : effectuer un quart de tour à droite,
. gaucher : rester face à la menace.
- mettre la sûreté si l’arme en comporte une,

Notice IST-C – 2010


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- retirer le chargeur et le coincer entre l’annulaire et le petit doigt de la main forte (si le tireur a des petites
mains, il peut placer le chargeur dans une poche),
- incliner l’arme à 90°, fenêtre d’éjection vers le bas, placer le pouce fort sur le verrou de culasse et la main
faible en « louche » au niveau de la fenêtre d’éjection, les coudes collés au corps,
- tirer le bloc culasse à fond vers l’arrière et le bloquer en engageant le verrou, récupérer la cartouche éjectée
et la mettre entre l’index et le majeur de la main forte,
- contrôler la chambre, la cartouche et le chargeur (3C),
- raccompagner le bloc culasse vers l’avant,
- remettre l’arme à l’étui, remettre la cartouche dans le chargeur

- rabattre le marteau :

1) au PA MAC 50 : placer un chargeur dans l’arme et raccompagner le


marteau vers l’avant en plaçant l’index de la main faible entre le marteau et
l’arrière du bloc culasse, sûreté mise et en agissant sur la détente,

2) au PAMAS G1 : appuyer sur le levier avec le pouce de la main faible.

24. LE DEGAINE
Dégainer rapidement son arme est d’une importance cruciale pour le succès d’un combat au pistolet.
L’engagement sera toutefois plus rapide si l’on se trouve déjà l’arme en main. Cette action se décompose en
5 temps :

241. Saisie :
- la main forte libère le cas échéant les dispositifs de rétention, ouvre l’étui
et chausse l’arme le plus haut possible dans l’étui,
- l’index reste le long de la détente, à travers l’étui,
- la main faible se place en travers de la poitrine, pour libérer le chemin (de
cette manière la main faible ne risque pas de passer devant le canon),
- les yeux regardent la menace.

Notice IST-C – 2010


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242. Sortie :
- la main forte tire l’arme de l’étui,
- l’index reste le long de la carcasse,
- la main faible et les yeux ne bougent pas.

243. Pivot (du pistolet) :


- le poignet se redresse et reste dans cette position jusqu’à la fin du tir tout en
étant contre le corps, l’index est hors de la détente,
- si l’arme doit être chargée, effectuer un mouvement de charge,
- si l’arme est déjà chargée, la main faible arme le marteau s’il est apparent et
retire la sûreté si l’arme en comporte une (pour une arme à double action déjà
chargée et en cas d’urgence aucune manipulation du marteau ne sera
nécessaire).

244. Prise à deux mains :


- les mains se rejoignent devant le corps, la main faible s’enroule
autour de la main forte,
- elles montent dans la ligne la plus directe possible vers la
menace,
- les bras ne sont pas tendus, le bras faible étant plus plié que le
bras fort.

245. Posture contact ou posture


tir (en fonction de la situation) :
-ces postures sont détaillées dans le chapitre 1 : acquisition d’un
comportement unique.

Notice IST-C – 2010


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25. LE RENGAINE

Pendant la phase de rengainé, le tireur doit-être en mesure de reprendre le tir instantanément. La


gestuelle du rengainé est de ce fait inverse à celle du dégainé.

Procédé (à partir de la posture contact) :


- mettre l’arme à la sûreté si elle en possède une et rabattre le marteau s’il est apparent,
- ramener le pistolet près du corps,
- plaquer la main faible sur la poitrine,
- faire pivoter le pistolet canon vers le bas,
- introduire le pistolet dans l’étui,
- maintenir l’observation durant toute la phase du rengainé
- le cas échéant, fermer le dispositif de rétention.

26. LES CHANGEMENTS DE CHARGEUR

261. Cas normal : changement de chargeur tactique (méthode en L)

Il a pour but de remettre l’arme à sa pleine capacité. Quand la situation tactique le permet, le tireur prend
l’initiative de remplacer le chargeur sur l’arme par un chargeur complet (à couvert si possible).

- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- prendre un chargeur plein dans l’étui, contrôler la dernière cartouche au touché tout en conservant le regard
en direction du danger,
- placer le chargeur plein horizontalement devant la poignée pistolet,
- déverrouiller le chargeur entamé, l’extraire et le bloquer contre l’autre,
- pivoter la main pour introduire le chargeur plein, le verrouiller,
- ranger le chargeur partiellement vide dans une poche (ne pas le remettre à l’emplacement prévu pour un
plein pour éviter les confusions),
- effectuer un CPS, si la situation le permet.

Notice IST-C – 2010


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262. Cas exceptionnel : changement de chargeur d’urgence

Dans une situation d’autodéfense, il est rare d’avoir à recharger son arme car la situation est
généralement réglée en moins de trois coups.
Cependant, il n’est pas impossible de rencontrer des situations particulières où le tireur devra délivrer un feu
nourri allant jusqu’à l’épuisement du chargeur. Dans ce cas il devra recharger son arme le plus rapidement
possible :

- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,

- extraire le chargeur vide et le laisser tomber au sol ou le mettre


dans la poche de décharge,
- prendre un chargeur plein, l’introduire et le verrouiller,
- effectuer un mouvement de charge, reprendre le tir ou revenir en
posture contact.

Nota : le mouvement de charge est préférable au déverrouillage de


l’arrêtoir de culasse pour obtenir une plus grande inertie et éviter
ainsi un incident de tir.

Notice IST-C – 2010


52
CHAPITRE 3

LA TECHNIQUE DE TIR DE COMBAT

31. PRINCIPES D’ENGAGEMENT

Les retours d’expérience ont montré que la majorité des engagements au pistolet se produisent à une
distance inférieure à 7 mètres. Ils ne durent que quelques secondes au cours desquelles seulement 2 à 3
coups seront échangés.

Seuls les coups au but comptent et toucher un peu plus lentement est plus efficace que manquer
rapidement. Avec l’entraînement on cherchera à obtenir rapidité et précision.

311. Un seul objectif :


- tirer deux coups rapides sur l’objectif afin d’augmenter la chance de le toucher et augmenter les lésions et
le choc,
- plus l’objectif est éloigné, plus la visée sera précise.

312. Plusieurs objectifs à courte distance :


- si possible engager du côté fort vers le faible pour garder un champ de vision le plus dégagé possible,
- dans tous les cas, analyser le danger par rapport à la distance,
- ne tirer qu’un seul coup par objectif (tirer 2 coups serait trop long).

313. Drill d’échec :


- cette méthode est utilisée lorsque la menace n’est pas neutralisée après le tir d’une doublette (protection par
gilet pare-balles), et présente encore un danger réel et imminent,
- un seul coup sera tiré dans la zone létale haute,
- une autre solution consiste à immobiliser la menace en tirant plusieurs coups au niveau du bassin.

32. LES DIFFERENTES CADENCES DE TIR

321. Coup par coup :


- chaque coup est visé,
- le tireur à l’avantage et décide de l’ouverture du feu,
- sur petit objectif (tête), sur objectif partiellement visible ou pour neutraliser (extrémités du corps), ou sur
objectifs multiples.

322. Doublette (2 coups) :


- les 2 coups sont visés, la cadence est adaptée à la distance et à la taille de l’objectif,
- en général le tireur est en mode autodéfense, l’adversaire possède l’avantage initial,
- engagement de l’objectif isolé.

323. Coup par coup rapide (4 à 5 coups) :


- le 1er coup est visé, les suivants seront tirés aussi vite que possible en reprenant une visée grossière pour
chaque coup,
- en général le tireur est en mode autodéfense, l’adversaire avait l’avantage,
- c’est une technique utilisée quand la doublette n’est pas efficace à cause de la distance.

Notice IST-C – 2010 53


33. LES POSITIONS DE TIR ADAPTEES
Nota : la position de tir debout est décrite dans le chapitre 1, §13(fondamentaux du tir)

331. La position de tir à genou

Utilisation :
- cette position permet de tirer abrité derrière un masque de hauteur moyenne,
- à courte distance, il est possible de tirer sans l’appui du coude faible.

Prise de position et description :


- étendre le pied « faible » sur une ligne imaginaire allant du talon du
pied « fort » à l’objectif,
- dégainer en s’agenouillant et placer le genou « fort » à un angle de 45°,
s’asseoir sur le talon « fort »,
- placer le coude d’appui soit devant, soit derrière le genou, selon sa
morphologie, jamais exactement sur le genou, car la pointe du coude, trop
ronde, rendrait la position instable,
- la main et le pied « faibles» sont aussi verticaux que possible pour que ce
soient les os et non les muscles qui supportent le poids de l’arme.

332. La position de tir à deux genoux

Utilisation :
- cette position est préconisée avec le port du gilet pare-balles, car elle
permet de se présenter de face, donc avec le maximum de surface
protégée,
- d’autre part, elle permet de moduler plus aisément la hauteur de tir.

Prise de position et description (à partir de la posture contact) :


- laisser la ligne des épaules face à l’objectif, le buste penché en arrière.
- descendre le centre de gravité et fléchir les 2 genoux en même temps (ou
l’un après l’autre selon sa souplesse),
- s’agenouiller dans l’axe du tir, s’asseoir sur les talons,
- le coude faible est en appui contre la poitrine,
- la main forte pousse l’arme vers l’avant, la main faible la tire vers
l’arrière.

333. La position de tir couché

Utilisation :
- cette position est peu fréquente lors d’engagement car elle diminue considérablement le champ
d’observation,
- en revanche, elle permet de tirer avec davantage de précision,
- elle peut être utilisée en cas de chute, d’obstacle, de ramper ou de blessure ou pour se protéger derrière un
obstacle ou un couvert.

Prise de position et description :


1ère variante
- au 1er temps du dégainé, le tireur descend sur les deux genoux
légèrement tourné vers le côté « fort »,
- au 2ème temps, il amortit la chute avec la main faible,
- au 3ème temps, il avance le corps et la main « forte » en
direction de la cible, puis prend contact avec le sol,
- au 4ème temps, il se penche côté fort tout en commençant à
prendre la visée. La joue du côté œil directeur repose sur la
face interne du bras.

Notice IST-C – 2010 54


2ème variante
- au 1er temps du dégainé, le tireur descend face à l’objectif sur
les deux genoux,
- au 2ème temps, il amortit la chute avec la main faible,
- au 3ème temps, il positionne ses pieds à plats, jambes écartées
puis se met en appui bras-francs, coudes au sol,
- au 4ème temps, il élève l’arme à hauteur des yeux.

334. La position de tir couché costal

Utilisation :
- cette position est peu fréquente lors d’engagement
car elle diminue considérablement le champ
d’observation,
- en revanche, elle permet de tirer avec davantage de
précision,
- elle peut être utilisée en cas de chute, d’obstacle, de
ramper ou de blessure ou pour se protéger derrière
un obstacle ou un couvert.

Prise de position et description :


- au 1er temps du dégainé, le tireur descend sur les
deux genoux,
- au 2ème temps, il amortit la chute avec la main faible
du côté faible,
- au 3ème temps, il avance la main « forte » en
direction de la cible en prise deux mains, jambes
écartées en position costale stable,
- au 4ème temps, il prend la visée en prenant soin de
maintenir le coude faible verticalement et le bras fort
légèrement tendu.

Notice IST-C – 2010 55


34. LES COMMANDEMENTS DE TIR

Ordres du moniteur,
Actions du tireur
de l’instructeur ou du chef tactique
« Patrouille ! »
L’arme est à l’étui.
Dégaine son arme, approvisionne, charge et contrôle le
« Dispositions de combat ! »
chargement (CPS), puis prend la posture d’attente.
Met la sûreté, raccompagne le chien vers l’avant,
« Arme à l’étui !»
et rengaine son arme .
Dégaine et prend la posture d’attente,
« Posture d’attente ! »
arme à la sûreté.
Prend la posture contact et retire la sûreté.
« Contact ! »
Ou « contact, arme basse ! »
Prend la posture contact arme basse.
« Feu ! » ou « Maintenant ! »
Identifie son objectif et ouvre le feu.
ou « Au coup de sifflet ! »
« Halte au feu ! » Suspend le tir prend la posture d’attente
« Continuez le feu »
Retire la sûreté et reprend le tir.
Arrête le tir définitivement, met l’arme à la sûreté,
« Cessez le feu ! » effectue « le retrait de cartouche »
et annonce : « Tir terminé, sécurité vérifiée ».
Met l’arme à la sûreté,
« Retrait des cartouches ! »
effectue « le retrait de cartouche »

35. LA RESOLUTION DES INCIDENTS DE TIR

Au combat, le tireur doit être capable de résoudre les incidents de fonctionnement de son arme, sans quitter
son objectif du regard.
Pour cela, tout incident doit être résolu selon une procédure unique et acquise à l’état de réflexe.

La méthode consiste :
- à adopter une réaction immédiate, quel que soit l’incident de tir,
- puis une réaction complémentaire si l’incident perdure.

Remarque
Par l’adoption d’une seule gestuelle, la réaction immédiate permet de résoudre cinq types d’incidents qui
peuvent provenir :
- d’un défaut de percussion,
- d’un défaut d’approvisionnement dans la chambre,
- d’un défaut d’éjection,
- d’un défaut de verrouillage du chargeur sur l’arme
- d’un défaut de verrouillage de la culasse.

Notice IST-C – 2010 56


Modalités d’exécution :

L’arme ne tire pas : réaction immédiate


-Maintenir l’arme en direction des objectifs,
-Taper le fond du chargeur « TAP »,
-Réarmer « RACK », (1)
-Reprendre le tir.

L’arme ne tire toujours pas : réaction complémentaire

Détente molle : crie « X, incident(2) » Percussion dans le vide : crie « X, chargeur(2) »


- Maintenir l’arme en direction des objectifs, - Faire un changement de chargeur d’urgence,
- Amener le bloc-culasse vers l’arrière (avec la
main faible) et le verrouiller,
- Enlever le chargeur (avec la main faible),
- Effectuer deux mouvements de charge,
- Approvisionner avec un nouveau chargeur,
- Réarmer « RACK »

Reprendre le tir.

L’arme ne tire toujours pas (3) :


Sur un champ de tir :
- effectuer les opérations de sécurité,
-examiner l’arme en détail et remplacer le cas échéant la pièce détériorée.

(1) Si le mouvement de réarmement ne se fait pas entièrement et correctement passer directement à la


méthode détente molle.

(2) : lorsqu’un tireur crie « X, incident ! » ou « X, chargeur ! », la réaction réflexe des co-équipiers
consiste à prendre en compte immédiatement l’objectif de ce tireur en lui criant « Y, je prends ! ». Cette
réaction est une des caractéristiques de la pratique du tir de combat.

(3) : si la situation impose au tireur d’assurer sa propre autodéfense en étant dans l’impossibilité d’utiliser
son arme pour cause de défaut de fonctionnement, il convient d’utiliser une technique TIOR.

Notice IST-C – 2010 57


36. LES TIRS EN MOUVEMENT ET EN DEPLACEMENT

361. Les déplacements

Le pas glissé (utilisé à courte distance lorsque le contact avec l’adversaire est imminent) :
- le tireur est en posture contact et fait mouvement par demi-pas, sans croiser les pieds, ni les traîner sur le
sol.
- l’écartement des jambes permet au tireur de toujours rester stable.
- il est possible de se déplacer ainsi dans toutes les directions.
- pour tirer le tireur s’arrête. Grâce à la technique du pas glissé, il sera toujours dans une position lui
permettant d’ouvrir le feu sans délai.

Le tir en marchant (technique de tir offensif. dont la réussite réside dans la coordination du rythme de marche
et de tir)
1 - Tir en avançant :
Le tireur avance en posture tir en gardant les genoux souples et les hanches au même niveau, pour absorber
les chocs,
- les pas sont petits et on pose les pieds dans l’ordre « talon-pointe »,
- le haut du corps est légèrement penché en avant,
- pour tirer, le tireur amène l’arme à hauteur des yeux et engage ses objectifs en adaptant la vitesse du tir à
l’éloignement de l’objectif (plus l’objectif est proche, plus le tir est rapide),
- il faut essayer de tirer à chaque fois qu’un pied touche le sol.

2 - Tir en reculant :
- procéder par analogie, regarder régulièrement vers l’arrière pour éviter les obstacles,
- au combat, cette technique peut être utilisée pour rompre le contact, en assurant l’appui de ses coéquipiers.

362. Les mouvements ou pivots


Les pivots permettent de réagir à une menace omnidirectionnelle. Ils sont effectués à partir de la posture
contact « arme basse » ou posture patrouille.

Le pivot latéral :
- tourner la tête pour localiser et identifier la menace,
- effectuer un mouvement simultané des pieds et des hanches, tout en gardant visuel sur l’objectif
- le tireur reste conscient de la direction de son canon,
- il n’élève son arme que lorsque qu’il est face à la menace.

Le pivot arrière (côté faible) :


- tourner la tête et identifier l’objectif en restant en position,
- faire un pas en avant avec le pied fort en passant à travers la ligne du pied faible, tout en gardant visuel sur
l’objectif
- mettre le poids du corps sur la pointe des pieds,
- pivoter les hanches pour effectuer demi-tour,
- attendre d’être face à la menace pour monter l’arme.

Notice IST-C – 2010 58


37. LES TECHNIQUES DE TIR PARTICULIERES

371. Tir après esquive d’une attaque

Dans le cas d’une attaque par un agresseur qui charge le tireur, il faut reculer rapidement en pas glissés ou
« pas du rat », puis pivoter à angle droit, toujours en reculant, pour obliger l’adversaire à ralentir avant de
l’engager par un tir en doublette.
Cette technique n’est valable que si la distance de la menace est supérieure à 4 à 5 mètres. Au début de
l’action le tireur est en posture contact.

Modalités pour l’entraînement :


Afin de tirer dans l’axe de la capitale, il faut disposer une cible sur le bord droit ou gauche du champ de tir, 5
mètres en arrière de la ligne de tir et perpendiculaire à celle-ci. Cette cible représente la position initiale de
l’agresseur. Au départ le tireur se placera à 5 mètres, face à elle. Il ne tirera pas sur cet objectif mais sur une
cible située sur la ligne de tir.
(Voir croquis ci-dessous).

3ème temps :
tir

Capitale de
tir 2ème temps :
esquive et pivot 1er temps : recul du tireur
face à la
menace

372. Tir d’évitement


En cas d’engagement dans un milieu confiné, l’application de la règle de sécurité n°4 (être sûr de son
objectif) est primordiale, car des tiers peuvent se trouver dans la ligne de tir (devant ou derrière la menace).
- Le tireur doit alors se décaler latéralement en pas glissé et engager son objectif dès que l’axe de tir est libre.
- Le déplacement latéral doit être le plus rapide possible,
- N’élever l’arme que lorsque la cible amie est sortie de l’axe de tir.

Modalités pour l’entraînement :


Il faut disposer les cibles deux par deux, alignées en profondeur, espacées de 1 ou 2 mètres maximum.
On entraînera les tireurs aux 2 cas : ami devant ou ami derriè
re la menace.

ami ennemi

Notice IST-C – 2010 59


373. Tir en chute arrière

Le risque d’une chute est incontournable lorsque dans un tir en déplacement arrière, le tireur se retrouve
déséquilibré. Lors de l’apprentissage de cette technique, l’accent doit être mis sur la sécurité et notamment
sur les points suivants :
- 1 - index hors de la détente lors de la chute et jusqu’au rétablissement (respect de la règle n°3),
- 2 - l’axe du canon dans une direction non dangereuse ou de l’objectif lors de la chute,
- 3 - position des membres inférieurs (jambes fléchies et écartées, pieds au sol) avant l’ouverture du feu.

Procédé :
- le tireur recule en posture contact ou tir, de quelques pas puis « s’assoit » sur sa jambe forte tout en
basculant vers l’arrière (fig. 1 et 2.),
- l’arme doit être maintenue face à l’objectif durant la descente (fig.3),
- le tireur se redresse jusqu’à pouvoir prendre sa visée, dos sur le sol, jambes légèrement fléchies en formant
un angle de 45°, pieds à plat au sol (fig.4),
- puis, il se relève le plus rapidement possible en repassant par les positions à genou puis debout.

1. 2. 3.

4.

La technique de tir en chute arrière n’est enseignée que durant la MOAL (tir interdit).

Notice IST-C – 2010 60


38. LES TECHNIQUES DE TIR DE COMBAT DE NUIT

381. Le tir sans aide à la vision :

- le tir sans aide à la vision est parfaitement possible dans l’obscurité à condition de maîtriser parfaitement la
gestuelle (dégainé, position de tir, tenue de l’arme),
- la position de tir programmée grâce à la « mémoire musculaire » permet de garantir que si la menace est
identifiée, elle peut aussi être touchée, même si les organes de visée ne sont visibles qu’au moment du tir en
se profilant sur la flamme du départ du coup,
- se déplacer après le tir, la lueur du départ de coup étant fortement visible.

382. Le tir avec lampe :

- l’emploi de la lampe est réfléchi et bref car le tireur est immédiatement repéré,
- elle peut être utilisée dans le service de garde lors des rondes ou pour effectuer la fouille d’un bâtiment,
- la lampe sert à localiser, identifier, éventuellement aveugler afin de déstabiliser l’adversaire, tant de nuit à
l’extérieur que de jour dans un bâtiment sombre,
- elle peut être fixée à la main faible par une dragonne ou portée autour du cou fixée à une drisse afin de
garder les mains libres pour les manipulations.

Méthode de tir :

1- éclairer un court instant, identifier la menace,


2- traiter son objectif,
3- éteindre et se déplacer aussitôt.
- si nécessaire, éclairer à nouveau pour analyser le tir puis se déplacer à nouveau.

Rappel : en cas d’incident de tir ou d’allumage intempestif de la lampe, se déplacer.

Procédés :

1. Méthode n°1 appelée « Harries » : la main faible tient la lampe et soutient la main forte.

2. Méthode n°2 appelée « FBI BASIC » : la lampe est tenue main faible, bras verticalement ou
horizontalement tendu.
(à favoriser pour la recherche d’objectifs)

Notice IST-C – 2010 61


3. Méthode n°3 appelée « FBI CQB » : la lampe est tenue, main faible à hauteur de la tempe devant
les yeux.

4. Méthode n°4 appelée « Chapman » : la main éclairante sert de support horizontal à celle qui tire,
rotation du poignet faible qui vient mettre les deux mains en contact dos à dos.

- Ces techniques permettent de bénéficier d’un effet d’éblouissement, surtout avec des lampes très puissantes
(85-120 lumens et au-delà) et/ou stroboscopiques.
- L’inconvénient est que la main faible devient moins disponible pour la prise en main de l’arme, le
changement de chargeurs et les incidents de tir.

Type de lampe souhaitable :

Interrupteur à l’arrière

Notice IST-C – 2010 62


39-LES TECHNIQUES DE TRANSITION D’ARME

Les techniques de transition d’arme permettent de réagir rapidement lorsqu’un tireur se trouve brutalement
dans l’incapacité de tirer avec son arme principale (Famas, MINIMI…) lors d’un engagement à très courte
distance, sans perte de temps et en cherchant à maintenir la supériorité du feu.

391. Transitions d’arme en simple action ou double action

Ces méthodes nécessitent de la rapidité de la part du tireur. Il doit utiliser ses deux mains pour mettre en
œuvre son arme de poing, si celle-ci est en simple action (SA).

Méthode 1

- le tireur lâche son arme principale qui, retenue par la sangle, vient pendre le long du torse,
- il maintient celle-ci par son avant-bras faible, la main faible plaquée sur la poitrine prête à recueillir l’arme
(temps 1, 2 et 3 du dégainé),
- prise à deux mains du pistolet, armé du marteau par le pouce faible (uniquement en SA),
- élévation de l’arme, retrait simultané de la sureté (si présente), visée et tir.
Cette méthode peut être appliquée en position un genou à terre.

Méthode 2

- le tireur place son arme sous son aisselle faible avec sa main forte et la maintient avec son bras faible,
- la main faible est plaquée sur la poitrine, prête à recueillir le pistolet (temps 1, 2 et 3 du dégainé).
- prise à deux mains du pistolet, armé du marteau par le pouce faible (uniquement en SA),
- élévation de l’arme, retrait simultané de la sureté (si présente), visée et tir.

Notice IST-C – 2010 63


392. Transition d’arme en double action

Cette méthode permet une plus grande rapidité du fait du fonctionnement de l’arme en double action (DA).
Le tireur n’a pas à procéder à l’armé du marteau manuellement ce qui offre la possibilité de tirer avec une
seule main.

Méthode

- le tireur plaque son arme principale contre son torse avec la main faible, canon vers le haut,
- simultanément il dégaine son arme en respectant les temps (1,2, 3 et 5 du dégainé),
- élévation de l’arme, visée et tir.
Cette méthode peut-être appliquée également en position un genou à terre.

Notice IST-C – 2010 64


TROISIEME PARTIE

LA DOCTRINE

DE L’INSTRUCTION SUR LE TIR DE COMBAT

A LA MITRAILLEUSE LEGERE

Notice IST-C – 2010 65


CHAPITRE 1

ACQUISITION D’UN COMPORTEMENT UNIQUE

11. EDUCATION A LA SECURITE

Les règles de sécurité de l’ISTC sont valables pour toutes les armes individuelles. En conséquence, le
comportement du tireur à la mitrailleuse légère dans le domaine de la sécurité sera le même que celui du
tireur au fusil d’assaut.

L’enseignement et l’application universelle de ces règles élémentaires de sécurité doivent être exécutés
dès la perception d’une arme à l’armurerie, aussi bien sur les pas de tir que dans toutes les autres activités
d’entraînement et en opérations.

règle n° 1 : une arme doit toujours être considérée comme chargée.

règle n°2 : ne jamais pointer ou laisser pointer le canon d’une arme sur quelque chose que
l’on ne veuille pas détruire.
Lorsque l’arme n’est pas utilisée dans sa fonction agression mais seulement dans sa fonction observation, la
règle n°2 ne s’applique pas (on pourra donc pointer le canon en direction d’un objectif ou dans un secteur
pour observer ou pour rendre compte d’une situation par l’image).
règle n°3 : garder l’index hors de la détente, tant que les organes de visée ne sont pas sur
l’objectif.
Cette règle prend encore plus d’importance avec une mitrailleuse car le tir effectué en rafales peut être
particulièrement meurtrier.
règle n°4 : être sûr de son objectif.
Toujours identifier l’objectif avant de tirer. Prendre garde aux conséquences en cas de ricochet, de "manqué"
ou de perforation de l’objectif. Le tireur est responsable de chaque coup qu’il tire. La méthode est toujours la
même : Détecter, Identifier, Décider (tirer ou ne pas tirer) => D.I.D.

12. TRANSFERT D’UNE MITRAILLEUSE A UNE AUTRE PERSONNE

La transmission d’une arme peut être effectuée dans deux cas de figure. Dans tous les cas une arme se traite
avec respect. Elle ne se lance pas.

Transmission d’une arme chargée

Ce cas doit rester exceptionnel. La procédure est la suivante :


- effectuer un « CPS »,
- présenter l’arme canon orienté vers le bas et annoncer « arme chargée »,
- celui qui la reçoit se place sur le côté, son épaule forte contre l’épaule faible de celui qui la transmet, passe
la sangle autour de son cou, saisit la MINIMI et répète « arme chargée » puis récupère la MINIMI,
- dans le cas de deux tireurs de latéralité opposée, ils se tiendront face-à-face, le receveur effectuant les
mêmes opérations,
- puis effectuer un « CPS » ou un retrait de cartouches.

Notice IST-C – 2010 66


Transmission d’une arme non chargée

Ce cas doit rester la norme. La procédure est la suivante :


- appliquer la procédure « retrait de cartouches »,
- l’arme est transmise avec l’ensemble mobile à l’arrière, sûreté mise, le couvercle et le couloir
d’alimentation relevés afin de pouvoir contrôler la chambre,
- l’arme est orientée canon vers le bas, dans une direction non
dangereuse,
- celui qui transmet l’arme annonce « arme claire »,
- celui qui la reçoit se place sur le côté, son épaule forte contre
l’épaule faible de celui qui la transmet, passe la sangle autour
de son cou, contrôle la chambre, saisit la MINIMI et répète
« arme claire » puis récupère la MINIMI,
- dans le cas de deux tireurs de latéralité opposée, ils se
tiendront face-à-face, le receveur effectuant les mêmes
opérations,
- fermer le couvercle et raccompagner l’ensemble mobile vers
l’avant avec la main faible,
- procéder aux mesures de sécurité.

13. LES DIFFERENTES POSTURES AVEC LA MINIMI

131. LES POSTURES DE SECURITE

La posture "ARME DANS LE DOS"

Description :
- la sangle passe sur l’épaule faible,
- l’arme est pendante dans le dos,
- le canon est orienté vers le bas,
- l’arme n’est pas chargée.

Utilisation :
- posture classique à adopter hors combat,
- pour se servir de ses mains, se déplacer ou pour monter dans un
véhicule,
- cette posture ne se prend qu’avec l’arme claire pour des
raisons de sécurité.

La posture "ARME DEVANT OU RELACHE"

Description :
- la sangle est en sautoir autour du cou,
- elle est réglée de façon à ce que la crosse se situe à hauteur de l’épaule,
- le canon est orienté vers le bas.

Utilisation
- permet de se servir de ses mains tout en étant prêt à utiliser son arme,
- posture de la sentinelle, elle permet d’enchaîner sur la posture patrouille,
- elle permet aussi de descendre d’un véhicule.

Notice IST-C – 2010 67


La posture "ARME DANS LA SAIGNEE DU BRAS"

Description :
- l’arme repose par la crosse ou la poignée pistolet dans la paume de la main,
- le couvercle d’alimentation repose dans la saignée du bras, canon orienté vers le haut.

Utilisation :
- à l’issue de la perception ou avant la réintégration de l’arme à l’armurerie.

132. LES POSTURES PATROUILLE

La posture "PATROUILLE BASSE"

Utilisation :
- quel que soit le mode de progression adopté par le tireur (marche, bond),
la posture patrouille est l’attitude utilisée lors des déplacements et des
stationnements en zone d’engagement,
- en fonction des règles d’engagement, les dispositions de combat peuvent
être prises avant de prendre cette posture. Le tireur est alors prêt à
l’engagement,
- cette attitude est systématiquement prise lorsque le combattant agit dans
le cadre des missions suivantes : éclairer, assurer la liaison, protéger une
zone sensible.

Description :
- la bretelle est placée autour du cou. Elle est réglée de façon à ce que la
crosse se situe à hauteur de l’épaule,
- la sûreté est mise,
- la crosse peut être placée sous l’aisselle ou devant l’épaule forte.

Notice IST-C – 2010 68


La posture "PATROUILLE HAUTE"

Utilisation :
- elle exprime un plus haut degré de préparation, et montre la
détermination du tireur,
- elle permet d’intervenir plus rapidement sur des objectifs situés en
hauteur.

Description :
- l’arme est positionnée devant le torse, elle n’est pas épaulée,
- la sûreté est mise.

133. LA POSTURE "CONTACT"

Utilisation :
- lorsque le contact avec l’ennemi est imminent afin de réduire le délai de
réaction,
- cette posture offre un grand champ de vision,
- dans cette posture, le tireur doit se conditionner mentalement et stimuler son
agressivité afin d’être capable de sauver sa vie ou celle de ses camarades.

Description :
- les pieds sont écartés de la largeur des épaules afin d’améliorer la stabilité,
- le pied faible est légèrement en avant,
- le buste est droit et la ligne des épaules est vers l’avant,
- les pieds sont parallèles et suivent la ligne des épaules,
- l’arme est épaulée, la sûreté est enlevée, le canon est pointé à 45°.

134. LA POSTURE "CONTACT ARME BASSE"

Utilisation :
- pour se déplacer à proximité immédiate de ses équipiers afin
d’éviter de pointer son arme sur eux,
- en formation en colonne ou pour rentrer dans un bâtiment,
- pour éviter de se faire arracher son arme par une menace à très
courte distance.

Description :
- position analogue à la posture contact, si ce n’est que l’arme est
pointée verticalement vers le sol à environ 30 cm des pieds du
tireur, le buste est penché vers l’avant,
- la sûreté est enlevée.

Notice IST-C – 2010 69


CHAPITRE 2

ACQUISITION D’UNE GESTUELLE UNIQUE

21. PRINCIPES GENERAUX

- Toutes les manipulations se font avec la main faible ;


- toute ouverture du couvercle se fait en tenant l’ensemble mobile à l’arrière avec la main droite ;
- garder l’index de tir tendu le long du fût, en contact avec celui-ci (cf. règle de sécurité n° 3) ;
- pendant les manipulations, être toujours conscient de la direction du canon (cf. règle de sécurité n° 2).

22. LA PREPARATION DU MATERIEL

221. Préparation de la MINIMI :

- afin d’améliorer le confort du tireur il est fortement conseillé d’équiper la bretelle de transport d’un
amortisseur élastique fixé sur l’avant de la mitrailleuse et éventuellement sur l’arrière,
- ainsi il y a moins de traction directe de l’arme sur l’épaule forte du tireur pendant les déplacements. De plus
l’élasticité de la bretelle permet d’épauler rapidement même si elle reste accrochée à l’équipement. Le tir
avec la protection balistique en est facilité,
- ce dispositif est constitué d’un morceau de 30 cm de sandow fixé sur l’anneau grenadière avec du fil
métallique ou de la cordelette synthétique,
- afin d’éviter les brûlures, le port de gant est préconisé pour la main faible. Pour la main forte, le gant risque
de se coincer entre la détente et le pontet, il est donc déconseillé.

222. Préparation des munitions :

- fixation du guide de bande (obturateur) :


Normalement, le guide de bande est juste emboîté sur le premier maillon. Il arrive fréquemment que la bande
se détache pendant le transport ou les manipulations d’approvisionnement. Avec un chargeur toile, la bande
sera inaccessible si elle se décroche du guide.
La fixation est réalisée en perçant un trou dans le guide afin d’attacher le premier maillon avec un fil de fer
fin (fil piège par exemple).
Cette adaptation ne cause pas d’incident de tir, au contraire elle les évite.

- réalisation d’une poignée de guide :


Afin de faciliter la préhension de la bande et sa mise en place sur le couloir d’alimentation, il est conseillé de
mettre en place une poignée sur le guide de bande.
Pour cela il faut percer deux trous dans le guide pour y fixer une cordelette d’une dizaine de centimètre qui
servira de poignée.

- chargeur M 16 :
Afin d’améliorer la préhension des chargeurs, il est conseillé de confectionner une languette avec du ruban
adhésif que l’on fixera sur le fond du chargeur.

Notice IST-C - 2010


70
23. LES TROIS MANIPULATIONS DE BASE

La MINIMI fonctionne avec un double système d’alimentation et culasse ouverte. Les 3 manipulations de
base sont plus complexes que pour les autres armes. Par contre, elles seront exécutées avec les mêmes
principes (armer avec la main faible).

231. Le chargement

Avec chargeur M16 :


- placer la crosse sous l’aisselle forte,
- incliner l’arme pour faciliter la prise du levier d’armement,
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- armer avec la main faible,
- mettre la sûreté (pouce fort pour les droitiers et index fort pour les gauchers),
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- effectuer un contrôle tactile des munitions sur le chargeur,
- introduire le chargeur dans le puits de chargeur et contrôler son verrouillage,

Avec boîte chargeur toile :


- placer la crosse sous l’aisselle forte,
- incliner l’arme pour faciliter la prise du levier d’armement,
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- armer avec la main faible,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- fixer la boîte chargeur toile et contrôler son verrouillage,
- incliner la MINIMI légèrement sur la droite,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE,
- poser la bande de cartouches sur le couloir d’alimentation en plaçant l’obturateur à droite de la butée du
couloir. La partie ouverte du maillon doit se trouver vers le bas. S’il n’y a pas d’obturateur en début de
bande, la première cartouche doit toujours être précédée d’un maillon vide,
- fermer le couvercle et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant.

232. Le "contrôle personnel de sécurité" (CPS)

Le CPS est une opération simple qui permet de renseigner le tireur sur « l’état » de son arme (chargée ou
non).
Il est exécuté :
- chaque fois que l’on prend une arme,
- chaque fois que l’on dépose une arme,
- après avoir pris les dispositions de combat (si nécessaire),
- pendant une pause au combat,
- chaque fois que l’on a un doute sur l’état de son arme.

Procédure :
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- vérifier que l’ensemble mobile soit à l’arrière, en tirant le levier d'armement vers l'arrière,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- incliner la MINIMI légèrement sur la droite,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE,
- contrôler la présence ou non de la bande sur le couloir d’alimentation,
- contrôler la position de l’ensemble mobile,
- fermer le couvercle d’alimentation et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- contrôler le verrouillage de la boîte chargeur, ou le chargeur.

Notice IST-C - 2010


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233. Le retrait de cartouches

Avec chargeur :
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- vérifier que l’ensemble mobile soit à l’arrière, en tirant le levier d'armement vers l'arrière,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- retirer le chargeur,
- ouvrir le couvercle,
- relever le couloir d’alimentation, contrôler la chambre et le puits de chargeur,
- fermer le couvercle,
- enlever la sûreté avec la main forte et raccompagner l’ensemble mobile vers l’avant avec la main faible.

Avec boîte chargeur toile :


- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- vérifier que l’ensemble mobile soit à l’arrière, en tirant le levier d'armement vers l'arrière,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- ouvrir le couvercle avec la main GAUCHE,
- retirer la bande de cartouches,
- retirer la boîte chargeur toile,
- relever le couloir d’alimentation, contrôler la chambre et le puits de chargeur,
- fermer le couvercle,
- enlever la sûreté avec la main forte et raccompagner l’ensemble mobile vers l’avant avec la main faible.

24. LES CHANGEMENTS DE CHARGEURS

241. Le changement de chargeur tactique

Il a pour but de remettre l’arme à sa pleine capacité. Quand la situation tactique le permet, le tireur prend
l’initiative de remplacer la boîte chargeur ou le chargeur entamé par un magasin complet.
Cette opération est réalisée sans réelle pression de temps, si possible à couvert.

Boîte chargeur par boîte chargeur

Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- mettre l’ensemble mobile à l’arrière,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE, retirer la bande et les maillons,
- enlever la boîte chargeur et la ranger,
- saisir une boîte pleine et la verrouiller sur l’arme,
- placer la bande sur le couloir d’alimentation, CPS,
- fermer le couvercle et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant.

Notice IST-C - 2010


72
Boîte chargeur par chargeur :

Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- mettre l’ensemble mobile à l’arrière,
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE, retirer la bande et les maillons,
- enlever la boîte chargeur et la ranger,
- saisir un chargeur M16 plein, l’introduire et le verrouiller sur l’arme,
- effectuer le CPS,
- fermer le couvercle et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant.

Chargeur par chargeur :

Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- retirer la sureté si celle-ci est enclenchée,
- mettre l’ensemble mobile à l’arrière,
- mettre la sûreté,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- enlever le chargeur et le ranger,
- saisir un chargeur M16 plein, l’introduire et le verrouiller sur l’arme,
- effectuer le CPS.

242. Le changement de chargeur d’urgence

A la suite d’un engagement intensif, le tireur a épuisé toutes ses munitions et n’est plus en mesure de
continuer le combat. Dans ce cas, la détente est inerte. La vitesse d’exécution sera alors primordiale pour
exécuter l’opération de changement de chargeur, éventuellement sous le feu ennemi.
L’arme est normalement alimentée par bande, le remplacement du magasin se fera systématiquement par un
chargeur M16.

Exécution :
- annoncer « X, chargeur !» à ses équipiers et s’effacer éventuellement derrière un masque (ou abri). Cette
procédure peut s’effectuer pendant un déplacement et dépendra de la situation tactique,
- mettre l’ensemble mobile vers l’arrière,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- enlever la boîte chargeur et la laisser tomber au sol, (si la MINIMI est équipée d’une cale adéquate
positionnant la boite chargeur plus bas, cette opération n’est pas nécessaire),
- prendre un chargeur plein, l’introduire et le verrouiller,
- si nécessaire reprendre le tir.

Notice IST-C - 2010


73
CHAPITRE 3

LA TECHNIQUE DE TIR DE COMBAT


A LA MINIMI

31. PRINCIPES D’EMPLOI ET D’ENGAGEMENT DE L’ARME

311. Généralités :

- la longueur des rafales dépend de la stabilité de l’arme, de la position du tireur et de la distance de tir,
- la zone couverte par la rafale est de forme ovale (plus longue que large),
- de trop longues rafales entraîneront un gaspillage de munitions,
- de trop courtes rafales risquent de ne pas couvrir l’objectif,
- la position du tireur influence la dispersion de la rafale,
- de jour comme de nuit, on augmentera l’efficacité du tir en visant le pied de l’objectif car la rafale remonte
au cours du tir,
- les ricochets à courte distance sont aussi mortels que des impacts directs,

312. Principe de la visée :

- à courte distance, afin d’ouvrir le feu dans les plus brefs délais, le tireur appliquera de préférence la visée
« en huit » (en effet prendre la visée conforme œilleton-guidon prendra trop de temps alors qu’une visée
dégrossie fera gagner des délais et sera aussi efficace),
- au-delà de 75 mètres la visée conforme doit être appliquée.

« visée conforme »

« visée en huit »
(cela consiste à aligner le pourtour de l’œilleton
à la base du protège guidon, puis de positionner
l’ensemble à la base de l’objectif)

313. Longueur de la rafale (la longueur de la rafale sera adaptée à la distance de tir) :

- de 0 à 30 mètres : 3 coups, RAFALE COURTE


- de 30 à 50 mètres : 3 à 5 coups,
- de 50 à 75 mètres : 5 à 7 coups, RAFALE MOYENNE
- à partir de 75 mètres : 7 à 10 coups. RAFALE LONGUE

Notice IST-C – 2010


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32. LA POSITION DE TIR DE BASE

321. La position de tir couché bipied

Utilisation :
- positon de base pour les tirs d’appui direct.

Prise de position et description :


- placer la crosse sous l’aisselle,
- déployer le bipied avec la main faible,
- déplacer le corps de 30 à 45° vers le côté fort par rapport à
l’axe de tir,
- fléchir les deux genoux en même temps en portant le poids
du corps vers l’arrière afin d’éviter un basculement vers
l’avant,
- garder le canon de l’arme à l’horizontale,
- amortir la descente avec la main faible et s’allonger,
- relever l’épaulière avec la main faible,
- maintenir la crosse avec la main faible.

322. La position de tir couché bipied avec protection balistique

Prise de position et description : idem position 321

Selon le type de protection balistique, le tireur devra retirer la plaque de cou et en fonction de sa
morphologie, le tour de cou.

Notice IST-C – 2010


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33. LES POSITIONS DE TIR ADAPTEES

331. La position de tir debout


Utilisation :
- en autodéfense c’est la position la plus courante,
- si la position est prise à partir de la posture « contact », la sûreté est
déjà enlevée, sinon il faut la retirer dès que l’arme est épaulée.
Description :
- pied faible en avant,
- le corps est légèrement orienté côté fort par rapport à l’axe de tir,
- les jambes écartées de la largeur des épaules, supportent le poids du
corps, les pieds sont parallèles et suivent la ligne des épaules,
- les épaules vers l’avant afin de placer la main faible sous le garde-
main,
- le bras fort est relevé pour bloquer la crosse dans l’épaule,
- la main faible tire l’arme vers le bas pour compenser la montée de
l’arme lors du tir, contracter les abdominaux pour mieux contrôler
l’arme.

332. La position de tir à genoux

Utilisation :
- cette position permet au tireur de réduire sa silhouette face à
l’ennemi,
- elle permet également de profiter d’un masque,
- procurant de meilleurs appuis que la position de tir debout, elle
permet des tirs plus précis.

Prise de position et description :


- passer le pied faible devant le pied fort,
- placer les hanches à environ 35° par rapport à l’objectif, épaule
faible en avant,
- plier simultanément les deux genoux,
- s’asseoir sur le talon fort,
- le genou fort est placé à 45° par rapport à l’axe de tir,
- le coude faible repose sur le genou fort (pas sur la rotule),
- le coude fort est relevé pour garder la crosse dans l’épaule,
- retirer la sûreté dès que l’arme est épaulée.

333. La position de tir à deux genoux

Utilisation :
- cette position est préconisée avec le port de la protection balistique, car elle permet de se présenter de face,
donc avec le maximum de surface protégée,
- d’autre part, elle permet de moduler plus aisément la hauteur de tir.

Prise de position et description :


- laisser la ligne des épaules face à l’objectif, le buste penché en arrière,
- descendre le centre de gravité et fléchir les 2 genoux en même temps,
- s’agenouiller dans l’axe du tir, s’asseoir sur les talons,
- épauler et retirer la sûreté.

Notice IST-C – 2010


76
sans protection balistique avec protection balistique

334. La position de tir couché bras francs

Utilisation :
- cette position permet au tireur de répondre à une menace à moyenne distance, jusqu’à 200 mètres sans
bipieds.
- elle sera utilisée en terrain découvert pour se soustraire au feu ennemi.

Prise de position et description :


- déplacer le corps de 30 à 45° vers le côté fort par rapport à
l’axe de tir,
- placer la crosse sous l’aisselle,
- fléchir les deux genoux en même temps en portant le poids
du corps vers l’arrière afin d’éviter un basculement vers
l’avant,
- garder le canon de l’arme à l’horizontale,

- amortir la descente avec la main faible et


s’allonger,
- épauler et enlever la sûreté.

Nota : pour se relever, placer la crosse sous


l’aisselle pour éviter une chute vers l’avant.

Notice IST-C – 2010


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34. LES COMMANDEMENTS DE TIR

Ordres du moniteur,
Actions du tireur
de l’instructeur ou du chef tactique
« Patrouille ! »
Prend la posture patrouille
Arme, et approvisionne une boîte chargeur, contrôle le
«Dispositions de combat boîte chargeur 100 cartouches! »
chargement (CPS), puis reprend la posture patrouille.
« Contact ! »
Prend la posture contact et retire la sûreté.
ou « Contact, arme basse ! »
Prend la posture contact arme basse.
«Feu ! » ou « Maintenant ! »
Identifie son objectif et ouvre le feu.
ou « Au coup de sifflet ! »
« Halte au feu ! » Suspend le tir, prend la posture patrouille
« Continuez le feu »
Reprend le tir.
Arrête le tir définitivement, met l’arme à la sûreté,
« Cessez le feu ! » effectue « le retrait de cartouche »
et annonce : «Tir terminé, sécurité vérifiée ».
Met l’arme à la sûreté,
«Retrait des cartouches ! »
effectue « le retrait de cartouche ».

35. LA RESOLUTION DES INCIDENTS DE TIR

Généralités :
- au combat, le tireur doit être capable de résoudre les incidents de fonctionnement de son arme, sans quitter
son objectif du regard,
- pour cela, tout incident doit être résolu selon une procédure unique et acquise à l’état de réflexe.

La méthode consiste :
- à adopter une réaction immédiate, quel que soit l’incident de tir,
- puis une réaction complémentaire si l’incident perdure.

Remarque :
- par l’adoption d’une seule gestuelle, la réaction immédiate permet de résoudre cinq types d’incidents qui
peuvent provenir :
. d’un défaut de percussion,
. d’un défaut d’approvisionnement dans la chambre,
. d’un défaut d’éjection,
. d’un défaut de verrouillage du chargeur sur l’arme ou du couvercle d’alimentation
. d’un défaut de verrouillage de la culasse.

351. La réaction immédiate

3511. Alimentation par chargeur M16

Constat : L’arme ne tire pas.


Réaction immédiate : "TAP-RACK"
- taper le fond du chargeur ("TAP"), pour assurer son bon verrouillage,
- armer l’ensemble mobile avec la main faible en basculant l’arme vers la gauche ("RACK") (1)
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- reprendre le tir si nécessaire.
(1)
Si le mouvement de réarmement ne se fait pas entièrement et correctement passer directement à la
réaction complémentaire.

Notice IST-C – 2010


78
3512. Alimentation par bande

Constat : L’arme ne tire pas.


Réaction immédiate : "TAP-RACK"
- contrôler la présence de la bande de cartouches et frapper sur le couvercle d’alimentation à hauteur des
verrous de couvercle ("TAP") pour assurer son bon verrouillage,
- armer l’ensemble mobile avec la main faible en basculant l’arme vers la gauche ("RACK") (1)
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- reprendre le tir si nécessaire.
(1)
Si le mouvement de réarmement ne se fait pas entièrement et correctement passer directement à la
réaction complémentaire.

352. La réaction complémentaire


Si l’arme ne tire toujours pas, le tireur appliquera systématiquement une procédure complémentaire :

3521. Alimentation par chargeur M16

Procédé :
- crier «X, incident ! », se mettre à couvert sinon un genou au sol,
- armer l’ensemble mobile avec la main faible en basculant l’arme vers la gauche ("RACK"),
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- enlever le chargeur,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE, soulever le couloir d’alimention,
- dégager éventuellement les cartouches coincées et contrôler la chambre,
- contrôler le puits de chargeur,
- fermer le couvercle d’alimentation et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- mettre en place un nouveau chargeur et contrôler son verrouillage,
- retirer la sureté,

Notice IST-C – 2010


79
- reprendre le tir.

3522. Alimentation par bande

Procédé :
- crier «X, incident! », se mettre à couvert sinon un genou au sol,
- armer l’ensemble mobile avec la main faible en basculant l’arme vers la gauche ("RACK"),
- mettre la sûreté,
- maintenir le levier d’armement avec la main DROITE,
- ouvrir le couvercle d’alimentation avec la main GAUCHE,
- retirer la bande de cartouches,
- soulever le couloir d’alimentation,
- dégager éventuellement la cartouche coincée et contrôler la chambre,
- contrôler le puits de chargeur,

- Remplacement d’une boîte chargeur par un chargeur M16

Procédé :
- fermer le couvercle d’alimentation et contrôler son verrouillage,
- ramener le levier d’armement vers l’avant,
- enlever la boîte chargeur et la ranger (si la mitrailleuse n’est pas équipée d’une cale adéquate),
- approvisionner avec un chargeur M16
- retirer la sureté,
- reprendre le tir.

- Reprise du tir avec la même boite chargeur

Procédé :
- séparer 5 cartouches de la bande,
- repositionner la bande en laissant un maillon en début de bande, et en inclinant l’arme vers la droite, CPS,
- fermer le couvercle d’alimentation et contrôler son verrouillage,
-ramener le levier d’armement vers l’avant,
- retirer la sureté,
- reprendre le tir.

Si l’arme ne tire toujours pas : la situation impose au tireur d’assurer sa propre autodéfense et malgré
l’impossibilité d’utiliser son arme pour cause de défaut de fonctionnement, il utilisera une technique TIOR
ou procédera à une transition d’arme (PA) pour les combattants disposant d’une arme de poing.

Sur un champ de tir :


- effectuer les opérations de sécurité,
- examiner l’arme en détail et remplacer le cas échéant la pièce détériorée.

Nb : lorsqu’un tireur crie « X, incident ! », la réaction réflexe des co-équipiers consiste à prendre en compte
immédiatement l’objectif de ce tireur en lui criant « Y, je prends ! ». Cette réaction est une des
caractéristiques de la pratique du tir de combat et son adoption automatique par les tireurs révèle que la
méthode commence à être acquise.

Notice IST-C – 2010


80
36. LES TIRS EN MOUVEMENT ET EN DEPLACEMENT

361. Les déplacements :

Le pas glissé (le pas glissé est utilisé à courte distance lorsque le contact avec l’adversaire est imminent) :
- le tireur est en posture contact et fait mouvement par demi pas, sans croiser les pieds, ni les traîner sur le
sol,
- l’écartement des jambes permet au tireur de toujours rester stable,
- il est possible de se déplacer ainsi dans toutes les directions,
- pour tirer le tireur s’arrête, grâce à la technique du pas glissé, il sera toujours dans une position lui
permettant d’ouvrir le feu sans délais.

Le tir en marchant (c’est une technique de tir offensif ou défensif. La clé de la réussite réside dans la
coordination du rythme de marche et de tir).

- Tir en avançant :
. le tireur avance en posture tir en gardant les genoux souples et les hanches au même niveau, pour absorber
les chocs,
. les pas sont petits et on pose les pieds dans l’ordre « talon-pointe »,
. le haut du corps est franchement penché en avant pour absorber le recul de la rafale,
. pour tirer, le tireur amène l’arme à hauteur des yeux et engage ses objectifs en adaptant la vitesse du tir à
l’éloignement du but (plus le but est proche, plus les rafales sont courtes et rapprochées),
. il faut essayer de tirer à chaque fois qu’un pied touche le sol.

- Tir en reculant :
. procéder par analogie, regarder régulièrement vers l’arrière pour éviter les obstacles,
. au combat, cette technique peut être utilisée pour rompre le contact, en assurant l’appui de ses coéquipiers.

362. Les mouvements ou pivots


Les pivots permettent de réagir à une menace omnidirectionnelle. Ils sont effectués à partir de la posture
d’engagement « arme basse ».

Le pivot latéral :
- tourner la tête pour localiser et identifier la menace,
- effectuer un mouvement simultané des pieds et des hanches,
- le tireur reste conscient de la direction de son canon,
- il n’élève son arme que lorsqu’il est face à la menace.

Le pivot arrière (côté faible) :


- tourner la tête et identifier le but en restant en position,
- faire un pas en avant avec le pied fort en passant à travers la ligne du pied faible,
- mettre le poids du corps sur la pointe des pieds,
- pivoter les hanches pour effectuer demi-tour,
- attendre d’être face à la menace pour monter l’arme.

Notice IST-C – 2010


81
QUATRIEME PARTIE

LE CONCEPT DE FORMATION

POUR L’INSTRUCTION SUR LE TIR DE COMBAT

Notice IST-C – 2010 82


CHAPITRE 1

MODALITES DE FORMATION ET DE QUALIFICATION

POUR LA PRATIQUE DE L’IST-C

Notice IST-C – 2010 83


NIVEAUX DE COMPETENCE
MODALITES
TIREUR INITIATEUR MONITEUR INSTRUCTEUR EXPERT

- S’assurer de l’aptitude au
- Assister le moniteur ou
tir (vérifier les CATi de
l’instructeur IST-C dans la
chacun des tireurs),
formation des tireurs ISTC,
- conduire les séances de tir,
- enseigner la maîtrise
- Mettre en pratique - former les tireurs et les - Former et certifier les - Former et certifier les
opérationnelle de
ROLE l’ISTC à l’instruction, contrôler au minimum une moniteurs ISTC, instructeurs ISTC et les
l’armement léger (MOAL :
l’entraînement et au combat. fois par an, - certifier les initiateurs. recycler périodiquement.
module ALPHA),
- pour chaque tireur certifier
- participer à l’encadrement
les modules ISTC acquis,
des séries de tir sous la
- former les initiateurs et les
responsabilité du directeur
contrôler annuellement.
de tir.

Notice IST-C – 2010 84


- Etre titulaire de la
- Etre officier d’active ou de qualification d’instructeur
- Sous-officier BSAT, sous-
réserve des armes, officier INF,
- Tout soldat quel que soit son officier rang BSEP,
sous contrat / encadrement - Etre titulaire de la - remplir les conditions pour
grade doit au minimum : - EVAT du grade de CCH,
(OSC/E), ou sous-officier qualification moniteur être directeur de tir (cf. TTA
occupant un poste de
BSTAT, ISTC 1, 207),
- détenir le CATi 1 et les responsabilité NF1.c,
- être tireur ISTC, - remplir les conditions pour - avoir participé au
CATi 2 nécessaires pour - CCH exerçant dans une
- remplir les conditions pour être directeur de tir (cf. TTA minimum à l’encadrement
assurer sa mission, cellule IET existant au DUO
être directeur de tir (cf. TTA 207) de deux stages instructeur
des formations
207) ISTC et avoir été reconnu
CONDITIONS - être certifié A, B et D TTA
et apte à remplir les fonctions
NUIT (fusil d’assaut) à la fin et
et d’expert par le chef de la
de la FGI.et réussir les
- avoir suivi avec succès un section armement et
épreuves de qualification des - être qualifié tireur et avoir
- avoir suivi, avec succès, un stage instructeur ISTC TTA instruction du tir sous
modules de formation été certifié apte à enseigner
stage moniteur ISTC TTA ou ou INF dirigé par la section couvert du DGF de l’EI,
élémentaires ALPHA et le module ALPHA (fusil
infanterie au sein du régiment armement et instruction du - être désigné par le Général
BRAVO (au minimum) pour d’assaut, arme de poing
ou de la formation, organisé et tir de l’EI. commandant l’école de
une arme donnée. (PA) et /ou MINIMI) par un
dirigé par un instructeur l’infanterie2.
instructeur IST-C.
ISTC.

1 : à compter du 1er janvier 2010 (être au minimum moniteur ISTC fusil d’assaut) 2 : Cadre affecté à l’EI pour exercer une fonction d’instructeur ISTC.

Notice IST-C – 2010 85


NIVEAUX DE COMPETENCE
MODALITES
TIREUR INITIATEUR MONITEUR INSTRUCTEUR EXPERT

cf. 4e partie, chapitres 2, 3 et 4 cf. 4e partie, chapitre5 cf. 4e partie, chapitre 6 cf. 4e partie, chapitre 7
PROGRAMME Idem instructeur.
de la présente notice. de la présente notice. de la présente notice. de la présente notice.

™ FAMAS :
- TTA : module A, B, C, D
sections 1, 3 (TTA) & 6
- TTA : formation FAMAS
seulement, ainsi que le
37 h 00,
module AZUR soit 47h15,
Formation PA : 18 h 30, - TTA/3 semaines et INF/4
4 semaines de stage
Formation MINIMI : 19 h00 semaines pour un volume
DUREE - INF : module A, B, C, D, E - Contrôle du niveau en tir sur instructeur à l’EI puis
- INF : formation FAMAS de 20 stagiaires maximum
DE et AZUR soit 70h45. module BRAVO et formation confirmation lors de
FORMATION
51 h 30, encadrés par 5 experts ou
™ PA : pédagogique de 6h00 par arme. l’encadrement des stages
Formation PA : 18 h 30, instructeurs (au minimum
- Formation élémentaire et (voir conditions).
Formation MINIMI : 19 h00 1 expert et 4 instructeurs).
complémentaire :
(1 instructeur pour 5
SA : 18h00 et DA : 19h00.
stagiaires)
™ MINIMI :
- Formation élémentaire et
complémentaire : 26h30.

Notice IST-C – 2010 86


NIVEAUX DE COMPETENCE
MODALITES
TIREUR INITIATEUR MONITEUR INSTRUCTEUR EXPERT
- Pour les officiers d’origine
directe et semi-directe :
aux écoles de formation de
COETQUIDAN pour la
formation TTA (rattrapage en
- pour les sous-officiers école d’arme),
d’origine directe : complément infanterie à l’EI,
à l’ENSOA,
complément en école - pour les officiers sous contrat
d’arme, et encadrement :
- Toutes les formations
LIEU aux écoles de formation de - école de l’infanterie. - école de l’infanterie.
de l’armée de Terre.
- pour les sous-officiers COETQUIDAN pour la
d’origine semi-direct et formation TTA (rattrapage en
rang tardif : école d’arme),
dans toutes les formations complément infanterie à l’EI,
de l’armée de Terre.
- pour les sous-officiers et les
officiers des écoles d’armes et
rang :
obligatoirement en régiment
avant leur arrivée en école.

-Qualification initiateur - Qualification moniteur - Attestation de réussite


- CATi 1, dispensée par un moniteur et dispensée et certifiée par un avec un numéro de brevet
- CATi 2, certifiée par un instructeur instructeur ISTC de la formation, attribuée par le général
QUALIFICATION - Qualification valide le
- Certificat IST-C ISTC de la formation, validée par le chef de corps commandant l’EI,
temps de l’affectation à
ATTESTATION délivrés par le validée par le chef de corps sous forme de décision du corps sur proposition d’une
l’EI.
moniteur ou sous forme de décision du et d’attestation de réussite commission de notation
l’instructeur ISTC. corps. donnée à l’intéressé. présidée par le DGF,
- qualification particulière
inscrite au DUO du corps.

Notice IST-C – 2010 87


CHAPITRE 2

PROGRAMME DE FORMATION D’UN TIREUR ISTC AU FUSIL D’ASSAUT

AVERTISSEMENTS

- Soldat d’active ou de réserve, le tireur ISTC est personnellement responsable de l’utilisation sûre
et réfléchie de son arme à l’instruction, à l’entraînement et lors des engagements opérationnels.

- Le tireur ISTC doit obligatoirement obtenir les certifications A, B et D de nuit durant la formation
générale initiale (FGI) ou formation de base des écoles de formation initiales. Quel que soit son
grade, le tireur doit avoir réussi les tests des modules de formation élémentaires A et B avec son
arme de dotation avant de pouvoir pratiquer l’ISTC dans les autres modules.

- La notion de vitesse d’exécution est prise en compte dans les tirs.

- Pour diriger une séance du module B en qualité de directeur de tir, il faut impérativement être
titulaire du BSTAT (et moniteur ISTC). Dans le domaine des qualifications requises, la possibilité
offerte par le passé à un sous-officier BSAT d’être directeur de tir lors des tirs techniques de
formation initiale (FGI) n’existe plus.

- Les durées de chaque séance sont étalonnées pour dix élèves encadrés par deux formateurs (au
minimum un moniteur ISTC et un initiateur ISTC) pour la partie tir et un formateur (au minimum
un initiateur ISTC) pour la partie MOAL.

- Un tireur ne peut être ajourné lors d’une formation uniquement que s’il est considéré comme étant
dangereux ou quand il a échoué à l’épreuve de qualification validant un module. Il ne doit pas être
ajourné en cours de formation quand il ne réussit pas les tirs des fiches de séance intermédiaires. Du
temps et des munitions supplémentaires seront nécessaires pour parfaire sa formation afin de lui
permettre d’obtenir la qualification requise.

Notice IST-C – 2010 88


21. REPARTITION PAR MODULES D'INSTRUCTION ISTC AU FUSIL D’ASSAUT

Niveau
MODULES TITRE temps Mu observations
d’instruction

- Maîtrise Opérationnelle de Ces modules d’instruction


A 16 h 20 0
l’Armement Léger (MOAL) constituent la base de la
méthode ISTC dont
l’acquisition est indispensable
B - Tir de 25 m à 200 m 14 h 10 205 pour garantir la sécurité au
Individuel
élémentaire champ de tir et la maîtrise des
fondamentaux de chaque tireur.
(FGI) D TTA - Tir de nuit avec éclairement de la Le tir se fait au fusil d’assaut
2 h 00 10
(NUIT) zone d’objectifs (œilleton-guidon) pour tous.

La réussite au test du module


total pour la formation individuelle de base 32 h 30 215 BRAVO sanctionne la
formation de base individuelle.
Module Pour les fantassins, il est
individuel exécuté à la FSI au FAMAS
INFANTERIE - Tir aux distances de "conversation" F1.
(FSI INF) Ce module d’instruction
C 4 h 00 169 individuelle s’applique à la
et (distances comprises entre 5 et 25 m mise en condition
des objectifs) opérationnelle des
PROTERRE détachements PROTERRE et
(FSI TTA) est exécuté au FAMAS F1.
-Tir dans des conditions
D particulières : Les modules d’instruction IST-
- avec protection balistique (TTA+ 1 h 30 30 C ANP, GPB et longue
TTA et INF) distance devront être réalisés
INFANTERIE - avec ANP (TTA + INF) 1 h 30 30 au cours de la FSI.
Module - Tirs à longue distance 3 h 45 106
individuel Module de spécialité FSI
- Tir complémentaire avec viseur 3 h 00 120
complémentaire combat débarqué (pour
jour (J1)
l’infanterie) ou lors des
D - De nuit avec le système PIRAT 5 h 00 60
formations d’adaptation (hors
- De nuit à la lampe blanche 1 h 00 40
infanterie).
INFANTERIE
- Tir complémentaire avec lunette
1 h 00 35 Module de spécialité FSE
J4
- De nuit à la traçante
0 h 30 70 combat débarqué.

total du module DELTA - TTA 6 h 45 166

total du module DELTA - INFANTERIE 17 h 15 491

Les tirs AZUR seront réalisés à


Module AZUR - MOAL AZUR 2 H 00
l’issue des modules ALPHA,
individuel
BRAVO, CHARLIE et
complémentaire TTA et - Tir AZUR individuel 2 h 00 50
DELTA.
INFANTERIE

total du module AZUR – TTA et INFANTERIE 4 h 00 50

Module de base Ce module propose des savoir-


du tir de combat faire du niveau du binôme
collectif et/ou trinôme jusqu’au groupe,
E - Les réactions à l’embuscade 13 h 00 220
INFANTERIE permettant de « driller » des
(Formation réactions réflexes à l’échelon
Continue) collectif.

total du module ECHO 13 h 00 220

Notice IST-C – 2010 89


Total instruction ISTC FAMAS -TTA :
47 h 15 600
A, B, D TTA (NUIT), C, D TTA et AZUR
Total instruction ISTC FAMAS - INFANTERIE 70 h 45 1145
Les tirs CYNO seront réalisés
Module
CYNO à l’issue des modules ALPHA,
individuel - Tir cynotechnique individuel 3 h 30 57
BRAVO, CHARLIE et
complémentaire
INFANTERIE DELTA.
Les fiches de cours de l’ensemble des modules figurent sur le site de l’EI (dossier ISTC)

Notice IST-C – 2010 90


22. MODULE INDIVIDUEL ELEMENTAIRE TTA

221. MODULE ALPHA Maîtrise opérationnelle de l’armement léger, durée : 16 H 20

SECTION 1 Théorie, démontage, manipulations et postures 5 H 20

SECTION 2 Visée, techniques de tir de combat 6 H 15

SECTION 3 Incidents de tir, entretien, déplacements & mouvements 4 H 45

TOTAL : 16 H 20

Notice IST-C – 2010 91


SECTION 1
Théorie, démontage, manipulations et postures

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A-1 Rôle et responsabilité du tireur / Les 4 règles de sécurité 1 H 00
A-2 Présentation du FAMAS et de ses accessoires – Les munitions du FAMAS 1 H 00
A-3 Les manipulations de base & le service de l’arme 1 H 00
A-4 Démontage et remontage sommaire 1 H 00
A-5 Préparation du matériel 50 min
A-6 Les différentes postures 30 min
TOTAL 5 H 20

SECTION 2
Visée, techniques de tir de combat

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A-7 Transmettre une arme 15 min
A-8 L’acuité visuelle, l’œil directeur, latéralité, épaulé 15 min
A9 La posture contact : retrait de la sûreté 15 min
La ligne de mire et la visée conforme, l’accommodation, les erreurs de mire et de 1 H 00
A-10
dévers, les effets du vent et du soleil, notion de balistique
A-11 L’action du doigt sur la détente & la respiration 30 min
A-12 Les commandements de tir & l’inspection des armes 30 min
A-13 Les positions de tir de base 30 min
A-14 Les positions de tir intermédiaires 30 min
A-15 La chronologie du tir en 7 temps 30 min
A-16 Le langage corporel avec une arme 30 min
A-17 Les changements de chargeurs 30 min
A-18 Le tir de nuit 1 H 00
TOTAL 6 H 15

SECTION 3
Incidents de tir, entretien, déplacements & mouvements

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A- 19 Le démontage complémentaire 45 min
A- 20 Les règles d’entretien 15 min
A-21 Le réglage de l’arme, point moyen & H+L 1 H 00
A- 22 Résolution des incidents de tir – Apprentissage 45 min
A- 23 Résolution des incidents de tir – Exercice & test 1 H 30
A- 24 Les déplacements – Les mouvements 30 min
Attribution du CATI 1 FAMAS (contrôle continu au fur et à mesure des cours)
TOTAL 4 H 45

Notice IST-C – 2010 92


222. MODULE BRAVO Tir de 25 à 200 m durée : 14 H 10

Les tirs initiaux


SECTION 1 6 H 10
74 cartouches

Les tirs à distance réduite (25 m)


SECTION 2 2 H 00
30 cartouches

Les tirs à distance réelle au coup par coup 2 H 20


SECTION 3 35 cartouches

SECTION 4 Les tirs à distance réelle au coup par coup rapide (doublette) 1 H 10
42 cartouches

SECTION 5 Les tirs à distance réelle & épreuve de qualification 2 H 30


24 cartouches

TOTAL : 205 cartouches 14 H 10

SECTION 1
Les tirs initiaux

SOUS-SECTION 11
Accoutumance et réglage
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
Tir d’accoutumance – Pression dirigée
B1 30 min
10 cartouches
Tir de réglage à 25 m
B2 30 min
9 cartouches
Tir de confirmation de réglage à 100 m
B3 30 min
5 cartouches

SOUS-SECTION 12
Les tirs à 100 m
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, groupement
B4 30 min
6 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, groupement
B5 30 min
6 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, groupement
B6 30 min
3 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, , groupement Test seuil
B7 30 min
3 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, valorisation 1° impact
B8 20 min
3 cartouches
Tir en position couché bipied à 100 m sur SC2, valorisation 1° impact
B9 20 min
3 cartouches

Notice IST-C – 2010 93


SOUS-SECTION 13
Les tirs à 200 m
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
Tir en position couché bipied à 200 m sur SC2, groupement
B 10 30 min
6 cartouches
Tir en position couché bipied à 200 m sur SC2, groupement
B 11 30 min
6 cartouches
Tir en position couché bipied à 200 m sur SC2, groupement
B 12 10 min
3 cartouches
Tir en position couché bipied à 200 m sur SC2, groupement Test seuil
B 13 10 min
3 cartouches
Tir en position couché bipied à 200 m sur SC2, valorisation 1° impact
B 14 20 min
4 cartouches
Tir en position couché bipied à 200 m sur SC2, valorisation 1° impact
B 15 20 min
4 cartouches

SECTION 2
Les tirs à distance réduite (25 m)
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
Tir en position couché à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 16 20 min
5 cartouches
Tir en position un genou à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 17 20 min
5 cartouches
Tir en position accroupie à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 18 20 min
5 cartouches
Tir en position 2 genoux à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 19 20 min
5 cartouches
Tir en position assise à 25 m sur SC2 réduite 100 m
B 20 20 min
5 cartouches
B 21 Tir en position debout à 25 m sur SC2 réduite 100 m
20 min
5 cartouches

SECTION 3
Les tirs à distance réelle au coup par coup

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir en position debout sur SC2 basculante à 25 m
B 22 20 min
5 cartouches
Tir en position debout sur SC2 basculante à 50 m
B 23 20 min
5 cartouches
Tir en positions intermédiaires sur SC2 basculante à 75 m
B 24 30 min
9 cartouches
Tir en position couché sur SC2 basculante à 100 m
B 25 20 min
5 cartouches
Tir en position couché avec appui sur SC2 basculante à 200 m
B 26 30 min
5 cartouches
Tir en position debout sur cibles multiples SC2 basculantes à 25 m
B 27 20 min
6 cartouches

SECTION 4
Les tirs à distance réelle au coup par coup rapide (doublette)

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


B 28 Apprentissage de la doublette à vide 15 min
Tir en doublette debout sur SC2 fixe à 25 m
B 29 15 min
6 cartouches
Tir réflexe en doublette sur SC2 basculante de 25 à 100 m
B 30 40 min
36 cartouches
Notice IST-C – 2010 94
SECTION 5
Les tirs à distance réelle épreuve de qualification

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir d’entraînement à l’épreuve de qualification de 25 à 200 m
B 31 1 h 00
12 cartouches
Epreuve de qualification de 25 à 200 m
B 32 1 h 30
12 cartouches

223. MODULE DELTA TTA (NUIT)


Tir avec éclairement de la zone d’objectifs durée : 2 H 00

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


D1 Drill et manipulations de nuit 1 h 00
Tir avec éclairement de la zone d’objectifs
D2 1 h 00
10 cartouches

EPREUVE DE QUALIFICATION IST-C AU FUSIL D’ASSAUT

• Modalités de l’épreuve de qualification individuel (modules ALFA et BRAVO)

Position de départ Position debout, posture « patrouille basse », quelques pas


en arrière de la ligne de tir. Le tireur vient se positionner sur
la ligne de tir à son initiative ou au signal du contrôleur. Le
déplacement jusqu’à la ligne de tir est compris dans le
temps.
Distribution des munitions au départ par tireur 1 chargeur de 12 cartouches
total des points 50
seuil requis 40/50
Pénalités Moins 5 points par règle élémentaire de sécurité non
connue (épreuve n° 6).
Moins 2 points par incident de tir non résolu dans le temps
imparti (épreuve n° 7).
Une note égale à 0/20 sanctionnera le non-respect des
règles de sécurité au tir ou une attitude dangereuse avec
l’arme.
Moins 10 points par coup au but hors temps.
Moins 10 points si déclenchement du feu prématuré.
Moins 5 points par manipulation incorrecte de l’arme
(chargement, CPS, retrait de cartouche et réaction à un
incident de tir)

Notice IST-C – 2010 95


• Déroulement de l’épreuve de qualification individuelle

N° SEQUENCE DE TIR distance cibles cadence munitions observations score


Valorisation du
1° impact :
1 Tir couché bipied 200 m 1 SC2 c/c 1 Tir en moins de 15’’.
1°cart. 10 pts
autres 5 pts
Tir couché à bras
2 francs 100 m 1 SC2 Tir en moins de 6’’.
Position imposée Une
position intermédiaire doublette 10 pts par
3 (1 ou 2 genoux, 75 m 1 SC2 par objectif touché
8
accroupie) séquence
Tir en moins 5’’.
4 Tir debout 50 m 1 SC2
5 pts par objectif
5 Tir debout 25 m 2 SC2 c/c
touché
3 cartouches à discrétion du tireur
TOTAL MUNITIONS 12 en cas d’échec sur une, deux ou
trois positions de tir.
6 Réciter et expliquer les quatre règles élémentaires de sécurité Si non connues – 5 points.
Résoudre un incident de tir par la méthode simplifiée en 2’’, au-delà – 2 points.
7 Résoudre un incident de tir de type double alimentation en moins de 10’’, au-delà – 2
points.
TOTAL TIR …/50
Décompte des points pénalités …
TOTAL …/50

Notice IST-C – 2010 96


23. MODULE INDIVIDUEL D’AUTODEFENSE (INFANTERIE et PROTERRE)

MODULE CHARLIE Tir d’autodéfense entre 5 et 25 mètres durée : 4 H 00

Découverte du tir réflexe


SECTION 1 à distance de conversation
30 min
24 cartouches

La séquence de tir
SECTION 2
54 cartouches 55 min

Les petits buts


SECTION 3
33 cartouches 35 min

Les tirs en mouvement et en déplacement


SECTION 4 38 cartouches 1 h 00

Epreuve de qualification
SECTION 5 20 cartouches 1 h 00

TOTAL : 169 cartouches 4 H 00

Notice IST-C – 2010 97


SECTION 1
Découverte du tir réflexe à distance de conversation

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Accoutumance au tir rapide
C1 10 min
6 cartouches
Révision de la position du tireur debout
C2 20 min
18 cartouches

SECTION 2
La séquence de tir

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir à partir de la posture « contact »
C3 20 min
18 cartouches
Tir à partir de la posture « patrouille »
C4 20 min
24 cartouches
Tir sur objectifs multiples
C5 15 min
12 cartouches

SECTION 3
Les petits buts

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir en zone létale haute au coup par coup
C6 20 min
15 cartouches
Tir réflexe (drill d’échec)
C7 15 min
18 cartouches

SECTION 4
Les tirs en mouvement et en déplacement

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Les tirs en mouvement
C8 30 min
18 cartouches
Les tirs en déplacement
C9 30 min
20 cartouches

SECTION 5
Epreuve de qualification

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Entraînement à l’épreuve de qualification
C 10 30 min
10 cartouches
Epreuve de qualification module CHARLIE
C 11 30 min
10 cartouches

Notice IST-C – 2010 98


EPREUVE DE QUALIFICATION D’AUTODEFENSE IST-C AU FUSIL D’ASSAUT

• Modalités de l’épreuve de qualification individuelle (module CHARLIE)

Positions de départ Position debout posture « contact»


Pénalités (5 points) - déclenchement du feu prématuré,
- manipulation incorrecte de l’arme.

scores 5 points par objectif touché dans la zone létale prescrite.


Les coups hors des zones létales prescrites ne sont crédités
d’aucun point !
Les coups au but hors temps ne sont crédités d’aucun
point !
Distribution des munitions au départ par tireur 1 chargeur de 10 cartouches
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.

• Déroulement de l’épreuve de qualification individuelle

test N° SEQUENCE DE TIR distance cibles cadence munitions observations


Tir d’une doublette en
1 5m 1 SC2 2x1 2 Tir en moins de 1,5’’.
zone létale basse.
Tir d’une doublette en
2 10 m 1 SC2 2x1 2 Tir en moins de 2’’.
zone létale basse.
Tir sur deux objectifs
en zone létale basse (1
coup par objectif) et
3 10 m 2 SC2 2x1+1 3 Tir en moins de 4’’.
d’une cartouche en
zone létale haute sur le
second objectif traité.
Tir d’une doublette en
4 15 m 1 SC2 2x1 2 Tir en moins de 2’’
zone létale basse.
Tir d’un cartouche en
5 15 m 1 SC2 1x1 1 Tir en moins de 2’’.
zone létale haute.
TOTAL MUNITIONS 10
TOTAL TIR … /50
Décompte des points pénalités …
TOTAL … /50

Notice IST-C – 2010 99


24. MODULE COMPLEMENTAIRE DE FORMATION INDIVIDUELLE

Ce module regroupe tous les tirs de combat effectués dans des conditions particulières (de nuit, en
ambiance NBC, avec protection balistique) ou avec des moyens d’aide à la visée. L’infanterie réalisera
tous les sous-modules DELTA pour la formation complémentaire de ses tireurs. La formation
complémentaire des soldats hors infanterie se limitera au sous-module DELTA TTA qui ne nécessite pas
d’équipements propres à l’infanterie.

MODULE DELTA : LES TIRS DE COMBAT DANS DES CONDITIONS PARTICULIERES


durée : 17 H 15

Les tirs avec équipements spécifiques GPB et NBC


SECTION 1
60 cartouches 3 H 00
CATi 2 FAMAS INF et les tirs de nuit PIRAT
SECTION 2
60 cartouches 5 H 00
Les tirs de nuit sans IL
SECTION 3
110 cartouches 1 H 30
Les tirs avec viseur jour
SECTION 4
120 cartouches 3 H 00
Les tirs avec lunette J4
SECTION 5
35 cartouches 1 H 00
Les tirs à longue distance
SECTION 6
106 cartouches 3 H 45

TOTAL MODULE DELTA : 491 cartouches 17 H 15

Notice IST-C – 2010 100


(RAPPEL) MODULE DELTA TTA (NUIT) Ce module est enseigné durant la FGI
Tir avec éclairement de la zone d’objectifs durée : 2 H 00

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


D1 Drill et manipulations de nuit 1 h 00
Tir avec éclairement de la zone d’objectifs
D2 1 h 00
10 cartouches

SECTION 1
Les tirs avec équipements spécifiques

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


D3 Drill et manipulation avec protection balistique 30 min
Entraînement au test avec protection balistique
D4 30 min
20 cartouches
Test avec protection balistique
D5 30 min
10 cartouches
D6 Drill et manipulation en ambiance NBC 30 min
Entraînement au test en ambiance NBC
D7 30 min
20 cartouches
Test en ambiance NBC
D8 30 min
10 cartouches

SECTION 2
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
D9 Instruction théorique FAMAS INF 30 min
D 10 CATi 2 FAMAS INF 2 h 30

Les tirs de nuit PIRAT

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


D 11 Mise en œuvre et simbleautage PIRAT 30 min
Tir PIRAT à très courte distance
D 12 45 min
30 cartouches
Tir PIRAT à courte distance
D 13 45 min
30 cartouches

SECTION 3
Les tirs de nuit sans IL

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir à la lampe blanche
D 14 60 min
40 cartouches
Tir avec munitions traçantes
D 15 30 min
70 cartouches

SECTION 4
Les tirs avec viseur jour

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Réglage viseur jour J1 à 25 m
D 16 30 min
10 cartouches
Tir debout à très courte distance
D 17 30 min
35 cartouches
Notice IST-C – 2010 101
Tir debout à courte et moyenne distance
D 18 60 min
40 cartouches
Tir couché à longue distance
D 19 30 min
20 cartouches
Epreuve de qualification viseur jour
D 20 30 min
15 cartouches

EPREUVE DE QUALIFICATION ISTC FAMAS AVEC VISEUR JOUR

• Modalités de l’épreuve de qualification individuelle (module DELTA)

Positions de départ Position debout posture « contact»


Pénalités (5 points) - Coup au but hors temps,
- déclenchement du feu prématuré,
- manipulation incorrecte de l’arme.
scores 5 points par objectif touché dans la zone létale prescrite. Les coups
hors des zones létales prescrites ne sont crédités d’aucun point !
Distribution des munitions au départ par tireur 1 chargeur de 15 cartouches
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.

• Déroulement de l’épreuve de qualification individuelle

N° SEQUENCE DE TIR distance cibles cadence munitions observations


Tir couché bras francs
3 SC2
1 au CPC sur 3 SC2 200 m 3x1 3 Tir en moins de 20’’.
basculantes
basculantes
Tir en position
1 SC2
2 intermédiaire d’une 75 m 2x1 2 Tir en moins de 5’’.
basculante
doublette
Tir debout au CPC sur 2 SC2
3 25m 2x1 2 Tir en moins de 5’’.
2 objectifs basculante
Tir debout d’une 1 SC2
4 15 m 2x1 2 Tir en moins de 2’’.
doublette basculante
Tir sur deux objectifs
en zone létale basse (1
coup par objectif) et 2 SC2
5 10 m 2x 1+1 3 Tir en moins de 3’’.
d’une cartouche en carton
zone létale haute sur le
second objectif traité.
3 cartouches à discrétion du tireur
TOTAL MUNITIONS 15 en cas d’échecs sur une, deux ou
trois positions de tir.
TOTAL TIR … /50
Décompte des points pénalités …
TOTAL … /50

Notice IST-C – 2010 102


SECTION 5
Les tirs avec lunette J4

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Réglage lunette J4 à 25 m
D 21 30 min
10 cartouches
Tir couché à longue distance
D 22 30 min
25 cartouches

SECTION 6
Les tirs à longue distance

Tir en position couché bipied à 200 m sur SC2, groupement


D 23 20 min
3 cartouches
Tir en position couché appui musette à 200 m sur SC2
D 24 15 min
3 cartouches
Tir en position couché bras francs à 200 m sur SC2
D 25 15 min
3 cartouches
Tir en position couché bipied à 300 m sur SC2
D 26 20 min
6 cartouches
Tir en position couché appui musette à 300 m sur SC2
D 27 20 min
6 cartouches
Tir en position couché bipied à 400 m sur SC2
D 28 15 min
3 cartouches
Epreuve de qualification tirs individuels à longue distance
D 29 30 min
7 cartouches
Apprentissage du coup par coup rapide sur cible réduite à 25 m
D 30 30 min
15 cartouches
Apprentissage du tir à grande cadence en binôme sur paysage réduit à 25 m
D 31 30 min
36 cartouches
Tir à grande cadence en binôme sur SC2 basculante à 400 m
D 32 30 min
24 cartouches

Notice IST-C – 2010 103


25. MODULE COMPLEMENTAIRE DE FORMATION INDIVIDUELLE AU TIR DE COMBAT
EN ZONE URBAINE

Ce module regroupe les savoir faire individuels du combattant en zone urbaine (IMPORTANT : ces tirs
sont réalisés conformément au manuel ATG 1).

MODULE AZUR : LES TIRS DE COMBAT ADAPTES A LA ZONE URBAINE durée : 4 H 00

SECTION 1 La MOAL AZUR 2 H 00


Les tirs AZUR individuels
SECTION 2 2 H 00
50 cartouches

TOTAL MODULE AZUR : 50 cartouches 4 H 00

SECTION 1
La MOAL AZUR

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


AZUR 1 Révisions : la sécurité, les postures et les déplacements 10 min
AZUR 2 Tir à partir d’un couvert 20 min
AZUR 3 Déplacement en ambiance rapidité 30 min
AZUR 4 Déplacement en ambiance sûreté 30 min
AZUR 5 Déplacement en ambiance danger 30 min

SECTION 2
Les tirs AZUR individuels

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Révisions du CEVITAL
AZUR 6 15 min
6 cartouches
Révisions du tir en déplacement
AZUR 7 15 min
8 cartouches
Tir à partir d’un couvert
AZUR 8 30 min
12 cartouches
Ouverture d’angle
AZUR 9 30 min
12 cartouches
Passage PHOTO
AZUR 10 30 min
12 cartouches

Notice IST-C – 2010 104


26. MODULE TECHNIQUE DE BASE : TIR DE COMBAT COLLECTIF

Ce module regroupe tous les tirs de combat effectués au sein d’une formation allant du binôme au groupe
de combat d’infanterie.

MODULE ECHO : LES TIRS DE COMBAT COLLECTIFS durée : 13 H 00

Le tir à grande cadence et à longue distance


SECTION 1 1 H 30
75 cartouches

Les réactions à l’embuscade


SECTION 1 13 H 00
220 cartouches

TOTAL : 220 cartouches 13 H 00

SECTION 1
Les réactions à l’embuscade

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


E 1 à E 16 MOAL des tubes 7 h 30
Préparation technique individuelle aux tubes
E 17 à E 21 2 h 30
120 cartouches
Exécution des tubes : latéral, avant et arrière
E 22 à E 24 3 h 00
100 cartouches

TOTAL : 220 cartouches 13 H 00

REMARQUE DE SECURITE

L’instruction des fiches E 1 à E 21 peut être dispensée par un moniteur ISTC INF obligatoirement formé
aux tubes par un instructeur ISTC INF.

La restitution des fiches E 22 à E 24 doit obligatoirement être dispensée et dirigée par un


instructeur ISTC INF formé aux tubes à l’EI.

Dans le cadre de l’entrainement, seul un instructeur ISTC INF peut faire exécuter le tir d’un tube qui sera
toujours un tube générique dégagé de tout contexte tactique.

Notice IST-C – 2010 105


SECTION 1
Les réactions à l’embuscade

SOUS-SECTION 11
La MOAL tubes

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE

E1 Présentation des tubes 1 H 00


E2 Préparation matérielle des tubes 20 min
E3 Décrochage 30 min
E4 Ralliement 30 min
E5 « Strike » 30 min
E6 Franchissement d’un découvert en binôme 40 min
E7 Mouvement latéral groupe 30 min
E8 Déclenchement du tube latéral groupe 30 min
E9 Ralliement du tube latéral groupe 30 min
E 10 Mouvement avant groupe 20 min
E 11 Déclenchement du tube avant groupe 20 min
E 12 Assaut groupe 20 min
E 13 Ralliement du tube avant groupe 30 min
E 14 Mouvement arrière groupe 20 min
E 15 Déclenchement du tube arrière groupe 20 min
E 16 Ralliement du tube arrière groupe 20 min
TOTAL : 7 H 30

SOUS-SECTION 22
Préparation technique individuelle aux tubes

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE

E 17 5 CPCR debout
30 min
20 cartouches
E 18 Gagner la supériorité du FEU
30 min
45 cartouches
E 19 Révisions du tir en déplacement
30 min
15 cartouches
E 20 « Strike »
30 min
10 cartouches
E 21 Franchissement d’un découvert en binôme
30 min
30 cartouches

TOTAL : 120 cartouches 2 H 30

Notice IST-C – 2010 106


SOUS-SECTION 23
Exécution des tubes : latéral, avant et arrière

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE

E 22 Tube latéral groupe complet


1 H 00
40 cartouches
E 23 Tube avant groupe complet avec assaut
1 H 00
40 cartouches
E 24 Tube arrière groupe complet
1 H 00
20 cartouches

TOTAL : 100 cartouches 3 H 00

Notice IST-C – 2010 107


27. MODULE COMPLEMENTAIRE DE FORMATION INDIVIDUELLE : LE TIR DE
L’EQUIPE CYNOTECHNIQUE

MODULE CYNOTECHNIQUE : LES TIRS DE COMBAT DE L’EQUIPE CYNOTECHNIQUE


durée : 3 H 30

Les tirs de l’équipe cynotechnique


SECTION 1 3 H 30
57 cartouches

TOTAL MODULE CYNOTECHNIQUE : 57 cartouches 3 H 30

SECTION 1
Les tirs de l’équipe cynotechnique

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir d’accoutumance en doublette, position debout à 25 m,
MC 1 chien tenu en laisse aux équipements. 30 min
10 cartouches
Tir en doublette, position debout à 50 m,
MC 2 chien tenu en laisse aux équipements. 30 min
6 cartouches
Tir en doublette, positions intermédiaires à 75 m,
MC 3 chien tenu en laisse aux équipements. 30 min
6 cartouches
Tir en doublette, position couché bras francs à 100 m,
MC 4 chien tenu en laisse aux équipements. 30 min
6 cartouches
Tir en doublette, position couché avec appui de circonstance à 200 m,
MC 5 chien tenu en laisse aux équipements. 30 min
5 cartouches
Tir d’entraînement à l’épreuve de qualification,
MC 6 chien tenu en laisse aux équipements. 30 min
12 cartouches
Epreuve de qualification du module CYNOTECHNIQUE,
MC 7 chien tenu en laisse aux équipements. 30 min
12 cartouches

Notice IST-C – 2010 108


CHAPITRE 3

PROGRAMME DE FORMATION D’UN TIREUR IST-C A L’ARME DE


POING (PA)

31. REPARTITION PAR MODULES D'INSTRUCTION IST-C A L’ARME DE POING

Niveau
d’instruction
MODULES TITRE temps Mu observations
Ce module conduit à
l’obtention du CATI 2 PA.
Il s’adresse à la formation
Maîtrise Opérationnelle du pistolet initiale des cadres et des
A 10 h 30 0
automatique (MOAL) personnels aptes à remplir
Individuel des missions de sécurité
élémentaire ou dotés d’un PA dans leur
fonction opérationnelle.
Epreuve de qualification
B Les tirs élémentaires 2 h 00 80 réussie : 40 points sur 50
dans les délais impartis.
La formation élémentaire
du tireur est sanctionnée
total pour la formation individuelle élémentaire 12 h 30 80
par la réussite à l’épreuve
de qualification.
Cette formation s’adresse
Les tirs complémentaires aux personnels dotés d’un
PA dans leur fonction
C Simple action 2 h 30 90 opérationnelle.
Elle est sanctionnée par la
Double action 3 h 10 113 réussite à l’épreuve de
Individuel
complémentaire qualification.

Les tirs dans des conditions


particulières Cette formation s’adresse
aux personnels dotés d’un
D
Simple action 3 h 00 125 PA dans leur fonction
opérationnelle
Double action 3 h 20 135

total pour la formation individuelle :

simple action 18 h 00 295

double action 19 h 00 328

La formation élémentaire à l’arme de poing est indispensable avant d’effectuer la formation


complémentaire destinée aux personnels dotés d’un PA dans leur fonction opérationnelle.

L’instruction doit être réalisée avec le PA détenu par le tireur dans le cadre de sa fonction
opérationnelle (simple action, type MAC 50 et double action type PAMAS).

Notice IST-C – 2010 109


32. FORMATION INDIVIDUELLE ELEMENTAIRE

321. MODULE ALPHA (maîtrise opérationnelle de l’armement léger) durée : 10 h 30

SECTION 1 Théorie, démontage, manipulations et postures 2 H 30

SECTION 2 Visée, techniques de tir de combat 4 H 30

SECTION 3 Entretien, incidents de tir, déplacements & mouvements 1 h00

SECTION 4 Contrôle CATi 2 2 h30

TOTAL : 10 H 30

SECTION 1
Théorie, démontage, manipulations et postures

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A1 Prescriptions de sécurité 10 min
A2 Présentation du pistolet, de ses accessoires et de ses munitions 30 min
A3 Les manipulations de base & le service de l’arme 40 min
A4 Démontage et remontage 30 min
A5 Préparation du matériel 20 min
A6 Les différentes postures 20 min
TOTAL : 2 H 30

SECTION 2
Visée, techniques de tir de combat

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A7 Le transfert d’une arme 20 min
A8 Les fondamentaux du tir au pistolet 40 min
A9 Le dégainé de l’arme 20 min
A 10 Les commandements de tir & l’inspection des armes 15 min
A 11 Les positions de tir 45 min
A 12 La chronologie du tir - Les cadences de tir 30 min
A 13 Le langage corporel avec un pistolet 20 min
A 14 Les changements de chargeurs 20 min
A 15 Le tir de nuit ou par visibilité limitée 1 H 00
TOTAL : 4 H 30

Notice IST-C – 2010 110


SECTION 3
Entretien, incidents de tir,
Déplacements & Mouvements

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A 16 Les règles d’entretien 10 min
A 17 Résolution des incidents de tir 30 min
A 18 Les déplacements – Les mouvements 20 min
TOTAL : 1 H 00

SECTION 4
Contrôle CATi 2

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A 19 Contrôle CATi 2 2 H 30
TOTAL : 2 H 30

Notice IST-C – 2010 111


322. MODULE BRAVO (les tirs élémentaires) durée : 02 h 00

SECTION 1 La séquence de tir 1 H 10


40 cartouches

SECTION 2 Drill d’urgence 20 min


20 cartouches

SECTION 3 Epreuve de qualification 30 min


20 cartouches

TOTAL : 80 cartouches 2 H 00

SECTION 1
La séquence de tir

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


B1 Tir de groupement au coup par coup 30 min
12 cartouches
B2 Apprentissage de la doublette 20 min
10 cartouches
B3 Tir en doublette sous pression de temps 20 min
18 cartouches
TOTAL : 40 cartouches 1 H 10

SECTION 2
Le drill d’urgence

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


B4 Drill d’urgence 20 min
20 cartouches
TOTAL : 20 cartouches 20 min

SECTION 3
Epreuve de qualification individuelle

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


B5 Entraînement à l'épreuve de qualification 15 min
10 cartouches
B6 Epreuve de qualification 15 min
10 cartouches
TOTAL : 20 cartouches 30 min

Notice IST-C – 2010 112


EPREUVE DE QUALIFICATION ELEMENTAIRE IST-C ARME DE POING

• Modalités de l’épreuve de qualification individuelle (module BRAVO)

Pénalités (5 points) - coup hors zone létale,


- dépassement du temps imparti,
- manipulation incorrecte de l’arme,
- changement de chargeur d’urgence incorrecte,
- déclenchement du feu prématuré.
Scores 5 points par objectif touché dans la zone létale prescrite.

Distribution des munitions au départ par tireur 1 chargeur de 4 cartouches et 1 chargeur de 6 cartouches.
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.

• Déroulement de l’épreuve de qualification individuelle

N° SEQUENCE DE Position de départ distance cibles cadence munitions observations


TIR
Dégainé puis tir Pré-dégainé
Tir en moins
1 d’une doublette en Approvisionné 5m 1 SC2 1x2 2
de 4’’.
zone létale basse Non chargé
Tir d’une doublette
Tir en moins
2 en zone létale Posture « contact » 5m 1 SC2 1x2 2
de 2’’.
basse*
Retrait de cartouche, regarnir le deuxième chargeur à 6 cartouches et approvisionner sans charger
Dégainé puis tir Pré-dégainé
Tir en moins
3 d’une doublette en Approvisionné 7m 1 SC2 1x2 2
de 4’’.
zone létale basse Non chargé
Tir d’une doublette Posture « contact »
Tir en moins
4 en zone létale 7m 1 SC2 1x2 2
de 2,5’’.
basse
Tir d’une doublette Posture « contact »
Tir en moins
5 en zone létale 10 m 1 SC2 1x2 2
de 3’’.
basse
TOTAL MUNITIONS 10
TOTAL TIR … /50
Décompte des points

pénalités
TOTAL … /50

* A l’issue de l’analyse de son arme, le tireur devra effectuer un changement de chargeur d’urgence puis terminer le
CEVITAL.

Notice IST-C – 2010 113


33. FORMATION INDIVIDUELLE COMPLEMENTAIRE

331. MODULE CHARLIE (les tirs complémentaires) simple action : durée : 02 h 30


double action : durée : 03 h 10

Tir sur buts multiples & drill d’échec


SECTION 1 1 H 10
40 cartouches
Pivots & drill d’urgence
SECTION 2 Simple action : 30 cartouches 50 min
Double action : 53 cartouches 1 H 30
Epreuve de qualification
SECTION 3 30 min
20 cartouches
TOTAL :
Simple action : 90 cartouches 2 H 30
Double action : 113 cartouches 3 H 10

SECTION 1
Les tirs sur buts multiples & le drill d’échec

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir sur buts multiples
C1 20 min
12 cartouches
Tir sur petits buts
C2 25 min
10 cartouches
Drill d’échec
C3 25 min
18 cartouches
TOTAL : 40 cartouches 1 H 10

SECTION 2
Pivots & Drill d’urgence
FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE
Les tirs en pivots à partir de la posture contact avec arme simple ou double action
C4 30 min
18 cartouches
Apprentissage du tir avec arme double action au coup par coup
C DA 1 20 min
5 cartouches
Apprentissage de la doublette avec arme double action
C DA 2 20 min
18 cartouches
Le drill d’urgence avec arme simple ou double action
C5 20 min
12 cartouches
TOTAL :
Simple action : 30 cartouches 50 min
Double action : 53 cartouches 1 H 30

SECTION 3
Epreuve de qualification individuelle

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Entraînement à l'épreuve de qualification
C6 15 min
10 cartouches
Epreuve de qualification
C7 15 min
10 cartouches
TOTAL : 20 cartouches 30 min

Notice IST-C – 2010 114


EPREUVE DE QUALIFICATION COMPLEMENTAIRE IST-C ARME DE POING

• Modalités de l’épreuve de qualification individuelle (module CHARLIE)


Pénalités (5 points) - coup hors zone létale,
- dépassement du temps imparti,
- changement de chargeur d’urgence incorrect,
- manipulation incorrecte de l’arme,
- déclenchement du feu prématuré.
scores 5 points par objectif touché dans la zone létale prescrite.

Distribution des munitions au départ par tireur 2 chargeurs de 5 cartouches ou un chargeur de 10 cartouches
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.

• Déroulement de l’épreuve de qualification individuelle

N° SEQUENCE DE TIR Position de distance cibles cadence munitions observations


départ
Dégainé en reculant puis tir d’une Pré-dégainé 1 Tir en moins
1 5m 1x2 2
doublette en zone létale basse. Chargé à 3 m SC2 de 3’’.
Tir d’une doublette en zone létale Posture
1 1x2+ Tir en moins
2 basse puis d’un coup en zone létale « contact » 5m 3
SC2 1 de 3,5’’.
haute (drill d’échec)
Changement de chargeur d’urgence
Posture 2 Tir en moins
3 Tir au CPC sur 2 objectifs 7m 2x1 2
« contact » SC2 de 2,5’’.
Tir au CPC sur 2 objectifs puis d’un Posture
coup en zone létale haute sur le « contact » 2 2x1+ Tir en moins
4 7m 3
second objectif SC2 1 de 4’’.
(drill d’échec)
TOTAL MUNITIONS 10
TOTAL TIR … /50

Décompte des points pénalités …

TOTAL … /50

Notice IST-C – 2010 115


332. MODULE DELTA (les tirs dans des conditions particulières)
simple action : durée : 03 h 00
double action : durée : 03 h 20

SECTION 1 Les tirs en mouvement 50 min


33 cartouches

SECTION 2 Les tirs en déplacement 1 h 10


54 cartouches

SECTION 3 Les tirs de nuit 30 min


18 cartouches
Les tirs de transition
SECTION 4 Simple action : 20 cartouches 30 min
Double action : 30 cartouches 50 min
TOTAL :
Simple action : 125 cartouches 3 H 00
Double action : 135 cartouches 3 H 20

SECTION 1
Les tirs en mouvement

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tirs en positions intermédiaires
D1 20 min
15 cartouches
Tirs en pivots avec dégainé
D2 30 min
18 cartouches
TOTAL : 33 cartouches 50 min

SECTION 2
Les tirs en déplacement

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tirs après esquive
D3 20 min
10 cartouches
Tirs d’évitement
D4 20 min
20 cartouches
Tirs en déplacement
D5 30 min
24 cartouches
TOTAL : 54 cartouches 1 h 10

SECTION 3
Les tirs de nuit

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tirs de nuit
D6 30 min
18 cartouches
TOTAL : 18 cartouches 30 min

Notice IST-C – 2010 116


SECTION 4
Les tirs de transition

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tirs de transition à deux mains
D7 30 min
20 cartouches
Tirs de transition à une main
D DA 1 20 min
10 cartouches
TOTAL :
Simple action : 20 cartouches 30 min
Double action : 30 cartouches 50 min

Notice IST-C – 2010 117


CHAPITRE 4

PROGRAMME DE FORMATION D’UN TIREUR A LA MITRAILLEUSE


LEGERE (MINIMI)

41. REPARTITION PAR MODULES D'INSTRUCTION IST-C A LA MINIMI

Niveau
MODULES TITRE temps Mu observations
d’instruction
Ce module conduit à
l’obtention
du CATI 2 MINIMI.
Maîtrise Opérationnelle Il s’adresse à la formation
A 13 h 00 0
de la mitrailleuse légère MINIMI (MOAL) d’adaptation (FA) des
personnels sélectionnés pour
tenir un poste de tireur appui
Individuel direct.
élémentaire Ce module aux tirs d’appui
direct à moyenne et longue
distances s’adresse
uniquement aux personnels
B Les tirs d’appui direct 5 H 00 420
dotés d’une MINIMI dans
leur fonction opérationnelle.
Elle est sanctionnée par une
épreuve de qualification.
Ce module s’adresse
uniquement aux personnels
dotés d’une MINIMI dans
leur fonction opérationnelle.
C Les tirs d’autodéfense 3 h 30 250 Elle est sanctionnée par une
épreuve de qualification. Elle
complète la formation aux
tirs d’appui direct à moyenne
et longue distances.
Individuel
Ce module s’adresse
complémentaire
uniquement aux personnels
dotés d’une MINIMI dans
leur fonction opérationnelle.
Elle est sanctionnée par une
D Les tirs dans des conditions particulières 5 H 00 330
épreuve de qualification. Elle
complète la formation aux
tirs d’appui direct et la
formation au tir
d’autodéfense.

total pour la formation individuelle 26 H 30 1000

Notice IST-C – 2010 118


42. MODULE INDIVIDUEL ELEMENTAIRE A LA MINIMI

MODULE ALPHA (Maîtrise opérationnelle de l’armement léger) durée : 13 H 00

SECTION 1 Théorie, démontage, manipulations et postures 4 H 00

SECTION 2 Visée, techniques de tir de combat 4 H 00

SECTION 3 Incidents de tir, entretien, déplacements & mouvements 2 H 30

SECTION 4 Contrôle CATi 2 2 H 30

TOTAL : 13 H 00

SECTION 1
Théorie, démontage, manipulations et postures

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A-1 Prescriptions de sécurité 5 min
A-2 Présentation de la MINIMI, de ses accessoires et de ses munitions 30 min
A-3 Les manipulations de base & le service de l’arme 1 H 00
A-4 Démontage et remontage 1 H 00
A-5 Préparation du matériel 40 min
A-6 Les différentes postures 45 min
TOTAL : 4 H 00

SECTION 2
Visée, techniques de tir de combat

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A-7 Transmettre une arme 20 min
A-8 Les commandements de tir & l’inspection des armes 10 min
A-9 Les positions de tir 30 min
A-10 La chronologie du tir 10 min
A-11 Les principes d’emploi et d’engagement de l’arme 1 H 00
A-12 Le langage corporel avec une MINIMI 20 min
A-13 Les changements de chargeurs 30 min
A-14 Le tir de nuit et l’OB 50 1 H 00
TOTAL : 4 H 00

SECTION 3
Incidents de tir, entretien, déplacements & mouvements

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A- 15 Les règles d’entretien 15 min
A- 16 Le réglage de l’arme 1 H 00
A- 17 Résolution des incidents de tir 55 min
A- 18 Les déplacements – Les mouvements 20 min
TOTAL : 2 H 30

Notice IST-C – 2010 119


SECTION 4
Contrôle CATi 2

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


A- 19 Contrôle CATi 2 2 H 30
TOTAL : 2 H 30

Notice IST-C – 2010 120


43. MODULE INDIVIDUEL ELEMENTAIRE A LA MINIMI

MODULE BRAVO (Les tirs d’appui direct) durée : 5 H 00

Les tirs de réglage et d’accoutumance


SECTION 1 2 H 00
60 cartouches

Les tirs d’appui


SECTION 2 2 H 00
220 cartouches

Epreuve de qualification
SECTION3
140 cartouches 1 h 00

TOTAL : 420 cartouches 5 H 00

SECTION 1
Tirs de réglage et d’accoutumance

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tirs de réglage
B1 1 H 45
36 cartouches
Tirs d’accoutumance
B2 0 H 15
24 cartouches

TOTAL : 60 cartouches 2 H 00

SECTION 2
Les tirs d’appui *

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir couché 300 m bipied sur SC2
B3 20 mn
30 cartouches
Tir couché 400 m bipied sur SC2
B4 20 mn
40 cartouches
Tir couché 400 m bipied sur cibles multiples (2 X SC2)
B5 30 mn
55 cartouches
Tir couché 500 m bipied sur SC2
B6 20 mn
40 cartouches
Tir couché 500 m bipied sur cibles multiples (2 X SC2)
B7 30 mn
55 cartouches

TOTAL : 220 cartouches 2 h 00

*Les cibles SC2 seront privilégiées durant la période de formation des tireurs MINIMI. Les cibles SC4 pourront
être utilisées dans le cadre de l’entraînement.

Notice IST-C – 2010 121


SECTION 3
Epreuve de qualification individuelle

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE

B8 Entraînement à l’épreuve de qualification


30 min
70 cartouches
B9 Epreuve de qualification
70 cartouches 30 min
1 h 00
TOTAL : 140 cartouches

EPREUVE DE QUALIFICATION IST-C APPUI DIRECT MINIMI

• Modalités de l’épreuve de qualification (module BRAVO)

Positions de départ Position debout posture « patrouille basse »


Pénalités (5 points) - ouverture du feu prématurée,
- dépassement du temps imparti,
- manipulation incorrecte de l’arme.
scores 10 points par objectif touché
Distribution des munitions au départ par tireur 1 chargeur souple de 70 cartouches.
Remarque : le tireur gère ses munitions à sa guise.
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.

• Déroulement de l’épreuve de qualification


N° SEQUENCE DE TIR distance cibles cadence munitions observations
1 Tir couché bipied * 500 m 1 SC2 Rafale longue Environ 10 Tir en moins de 20’’.
2 Tir couché bipied * 400 m 2 SC2 Rafale longue Environ 20 Tir en moins de 30’’.
3 Tir couché bipied * 300 m 2 SC2 Rafale longue Environ 20 Tir en moins de 25’’.
TOTAL MUNITIONS 70
TOTAL TIR … /50
Décompte des points

Pénalités
TOTAL … /50

* En fonction des possibilités du champ de tir, il faudra noter le tir sur les distances existantes.
Cependant, les tirs non effectués devront être réalisés dans les plus brefs délais afin de pouvoir
valider le module.

Notice IST-C – 2010 122


44. MODULE INDIVIDUEL COMPLEMENTAIRE A LA MINIMI

MODULE CHARLIE (les tirs d’autodéfense) durée : 3 H 30

SECTION 1 Les tirs d’autodéfense 1 h 30


140 cartouches
Les tirs en pivots et en déplacement
SECTION 2 1 h 00
50 cartouches

Epreuve de qualification
SECTION 3 1 h 00
60 cartouches
3 h 30
TOTAL : 250 cartouches

SECTION 1
Les tirs d’autodéfense

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir debout à 25 m
C1 15 min
10 cartouches
Tir debout à 50 m
C2 15 min
20 cartouches
Tir en position intermédiaire à 75m
C3 30 min
50 cartouches
Tir couché bras francs 100 m
C4 15 min
30 cartouches
Tir debout 100 m
C5 15 min
30 cartouches

TOTAL : 140 cartouches 1 h 30

SECTION 2
Tirs en pivots et en déplacement

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Les tirs en pivots à 25 m
C6 45 min
30 cartouches
Les tirs en déplacement à partir de 30 m
C7 15 min
20 cartouches

TOTAL : 50 cartouches 1 h 00

SECTION 3
Epreuve de qualification individuelle

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE

Entraînement à l’épreuve de qualification


C8 30 min
30 cartouches
Epreuve de qualification
C9 30 min
30 cartouches
1 h 00
TOTAL : 60 cartouches
Notice IST-C – 2010 123
EPREUVE DE QUALIFICATION IST-C AUTODEFENSE MINIMI

• Modalités de l’épreuve de qualification (module CHARLIE)

Positions de départ Position debout posture « patrouille basse »


Pénalités (5 points) - ouverture du feu prématurée,
- dépassement du temps imparti,
- manipulation incorrecte de l’arme.
scores 10 points par objectif touché
Distribution des munitions au départ par tireur 1 chargeur de 30 cartouches.
Remarque : le tireur gère ses munitions à sa guise !
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.

• Déroulement de l’épreuve de qualification

N° SEQUENCE DE TIR distance cibles cadence munitions observations


1 Tir couché bras francs 100 m 1 SC2 Rafale longue Environ 10 Tir en moins de 10’’.
2 Tir en position intermédiaire 75 m 1 SC2 Rafale moyenne Environ 8 Tir en moins de 8’’.
3 Tir en position debout 50 m 1 SC2 Rafale courte Environ 4 Tir en moins de 6’’.
Tir en position debout sur cibles
4 25 m 2 SC2 Rafales courtes Environ 8 Tir en moins de 6’’.
multiples.
TOTAL MUNITIONS 30
TOTAL TIR … /50
Décompte des points

Pénalités
TOTAL … /50

Notice IST-C – 2010 124


45. MODULE INDIVIDUEL COMPLEMENTAIRE A LA MINIMI

MODULE DELTA (les tirs dans des conditions particulières) durée : 5 H 00

Les tirs avec le gilet pare-balle


SECTION 1 2 H 00
145 cartouches

Les tirs en ambiance NBC


SECTION 2 2 H 00
145 cartouches

Les tirs de nuit


SECTION 3 1 H 00
40 cartouches

TOTAL : 330 cartouches 5 H 00

SECTION 1
Les tirs avec le gilet pare-balle

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir debout à 25 m
D1 15 min
10 cartouches
Tir debout à 50 m
D2 15 min
15 cartouches
Tir en position intermédiaire à 75m
D3 15 min
20 cartouches
Tir debout 100 m
D4 20 min
30 cartouches
Tir couché appui bipied 300 m
D5 25 min
30 cartouches
Epreuve de qualification
D6 30 min
40 cartouches

TOTAL : 145 cartouches 2 h 00

EPREUVE DE QUALIFICATION IST-C GILET PARE-BALLE MINIMI

• Modalités de l’épreuve de qualification (module DELTA GPB)


Positions de départ Position debout posture « patrouille basse »
Pénalités (5 points) - ouverture du feu prématurée,
- dépassement du temps imparti,
- manipulation incorrecte de l’arme.
scores 10 points par objectif touché
Distribution des munitions au départ par tireur 1 bande de 40 cartouches.
Remarque : le tireur gère ses munitions à sa guise !
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.

Notice IST-C – 2010 125


• Déroulement de l’épreuve de qualification

N° SEQUENCE DE TIR distance cibles cadence munitions observations


1 Tir couché appui bipied 300 m 1 SC2 Rafale moyenne Environ 12 Tir en moins de 15’’
1 Tir debout 100 m 1 SC2 Rafale moyenne Environ 10 Tir en moins de 10’’.
2 Tir en position intermédiaire 75 m 1 SC2 Rafale moyenne Environ 8 Tir en moins de 9’’.
4 Tir sur objectif multiple. 25 m 2 SC2 Courtes rafales Environ 10 Tir en moins de 7’’.
TOTAL MUNITIONS 40
TOTAL TIR … /50
Décompte des points

pénalités
TOTAL … /50

SECTION 2
Les tirs en ambiance NBC

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir debout à 25 m
D7 15 min
10 cartouches
Tir debout à 50 m
D8 15 min
15 cartouches
Tir en position intermédiaire à 75m
D9 15 min
20 cartouches
Tir debout 100 m
D 10 20 min
30 cartouches
Tir couché appui bipied 300 m
D 11 25 min
30 cartouches
Epreuve de qualification
D 12 30 min
40 cartouches

TOTAL : 145 cartouches 2 h 00

EPREUVE DE QUALIFICATION IST-C NBC MINIMI

• Modalités de l’épreuve de qualification (module DELTA NBC)


Positions de départ Position debout posture « patrouille basse »
Pénalités (5 points) - ouverture du feu prématurée,
- dépassement du temps imparti,
- manipulation incorrecte de l’arme.
scores 10 points par objectif touché
Distribution des munitions au départ par tireur 1 bande de 40 cartouches.
Remarque : le tireur gère ses munitions à sa guise !
total des points 50
seuil requis 40/50
Condition d’échec pour le test (note éliminatoire) - non-respect des règles de sécurité,
- attitude dangereuse avec l’arme.

Notice IST-C – 2010 126


• Déroulement de l’épreuve de qualification

test N° SEQUENCE DE TIR distance cibles cadence munitions observations


1 Tir couché appui bipied 300 m 1 SC2 Rafale moyenne Environ 12 Tir en moins de 15’’
1 Tir debout 100 m 1 SC2 Rafale moyenne Environ 10 Tir en moins de 10’’.
2 Tir en position intermédiaire 75 m 1 SC2 Rafale moyenne Environ 8 Tir en moins de 9’’.
4 Tir sur objectif multiple. 25 m 2 SC2 Courtes rafales Environ 10 Tir en moins de 7’’.
TOTAL MUNITIONS 40
TOTAL TIR … /50
Décompte des points

pénalités
TOTAL … /50

SECTION 3
Les tirs de nuit

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE

Tir avec éclairement de la zone d’objectifs


D 13 1 h 00
40 cartouches
1 h 00
TOTAL : 40 cartouches

Notice IST-C – 2010 127


CHAPITRE 5

PROGRAMME DE FORMATION D’UN INITIATEUR ISTC

Sous-officier BSAT, sous-officier rang BSEP, EVAT du grade de caporal-chef occupant des
responsabilités NF1.c ou caporal-chef exerçant dans une cellule IET existant au DUO des formations,
l’initiateur assiste le moniteur ou l’instructeur IST-C dans la formation des tireurs.

Habilité à enseigner la maîtrise opérationnelle de l’armement léger, l’initiateur participe aussi à


l’encadrement des séries de tir sous la responsabilité du directeur de tir (moniteur ou instructeur ISTC). Il
n’a donc pas la charge de la sécurité de la séance. Aux ordres du DT, il seconde ce dernier en s’assurant
du respect des règles de sécurité et en faisant appliquer les méthodes et les techniques ISTC à un effectif
limité de tireurs (cf. annexe 2).
Il peut également conduire des séances de révision d’ISTC en activant des ateliers annexes (MOAL) à la
séance de tir.

Le terme INITIATEUR correspond à l’ancienne appellation d’AIDE MONITEUR.

Pour cela, il doit :


- maîtriser la pratique du tir de combat au FAMAS,
- faire preuve d’une excellente maîtrise de la gestuelle (MOAL),
- connaître les règlements en vigueur (TTA 207),
- maîtriser la méthode et ses techniques pédagogiques,
- savoir organiser une séance d’apprentissage de la MOAL.

En outre, l’initiateur ISTC peut être habilité à enseigner la maîtrise opérationnelle de l’armement léger
(MOAL) aux tireurs mitrailleuse légère MINIMI et / ou arme de poing. Au préalable de ces deux options,
le candidat devra être initiateur ISTC FAMAS.

Sa formation inclut (1) :

1) Pour le FAMAS :
- la connaissance de la pédagogie ISTC,
- la connaissance des règlements de sécurité,
- la connaissance du concept de la formation au tir de combat,
- au minimum, les modules de formation de base du tireur (ALPHA, BRAVO et DELTA TTA de nuit),
- la mise en situation comme formateur (restitution de séances d’instruction de maîtrise
opérationnelle de l’armement léger),
- la restitution finale pour attribution de la qualification est contrôlée par un instructeur.

2) Pour l’option mitrailleuse légère MINIMI :


- les modules de formation ALPHA et BRAVO (au minimum) comme tireur avec mise en situation
comme formateur du module ALPHA.

3) Pour l’option arme de poing (PA) :


- les modules de formation ALPHA et BRAVO (au minimum) comme tireur avec mise en situation
comme formateur du module ALPHA.

La certification INITIATEUR ISTC est validée par un procès verbal de stage signé par le CDC et apparait
sur une décision du corps.
Les connaissances des initiateurs devront être contrôlées annuellement par un moniteur ISTC.
(1)
les programmes initiateur décrits dans la notice ISTC sont établis pour des personnels déjà qualifiés tireur à l’arme considérée.

Notice IST-C – 2010 128


PROGRAMME DE FORMATION INITIATEUR FUSIL D’ASSAUT

Le pré requis pour suivre la formation initiateur ISTC FAMAS est la qualification tireur ISTC FAMAS (à

PEDAGOGIE 5 H 00

TIR : EPREUVE DE QUALIFICATION

- Epreuve de qualification du module B 1 H 00


24 cartouches

TOTAL : 24 cartouches 6 H 00

minima modules A, B et D TTA nuit).

PEDAGOGIE

SEANCES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


1 Pédagogie IST-C, les principes généraux FAMAS 1 H 00
2 Restitution pédagogique du module ALPHA FAMAS 4 H 00
TOTAL / 0 cartouche 5 H 00

TIR
Tirs à distance réelle : épreuve de qualification

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir d’entraînement à l’épreuve de qualification FAMAS de 25 à 200 m
B 31 30 min
12 cartouches
Epreuve de qualification individuelle chronométrée FAMAS de 25 à 200 m
B 32 30 min
12 cartouches

RAPPEL : les durées de chaque séance sont étalonnées pour cinq élèves encadrés par un formateur
(au minimum un moniteur ISTC).

Notice IST-C – 2010 129


PROGRAMME DE FORMATION INITIATEUR MINIMI

Le pré requis pour suivre la formation initiateur ISTC MINIMI est la qualification tireur ISTC MINIMI (à
minima modules A et B).

PEDAGOGIE 5 H 00

TIR : EPREUVE DE QUALIFICATION

- Epreuve de qualification du module B (appui direct) 1 H 00


140 cartouches

TOTAL : 140 cartouches 6 H 00

PEDAGOGIE

SEANCES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


1 Pédagogie IST-C, les principes généraux MINIMI 1 H 00
2 Restitution pédagogique du module ALPHA MINIMI 4 H 00
TOTAL / 0 cartouche 5 H 00

TIR
Tirs à distance réelle : épreuve de qualification MINIMI

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir d’entraînement à l’épreuve de qualification MINIMI de 300 à 500 m
B8 30 min
70 cartouches
Epreuve de qualification individuelle chronométrée MINIMI de 500 à 300 m
B9 30 min
70 cartouches

RAPPEL : les durées de chaque séance sont étalonnées pour cinq élèves encadrés par un formateur
(au minimum un moniteur ISTC).

Notice IST-C – 2010 130


PROGRAMME DE FORMATION INITIATEUR PA

Le pré requis pour suivre la formation initiateur IST-C PA est la qualification tireur IST-C PA (à minima
modules A et B).

PEDAGOGIE 5 H 00

TIR : EPREUVE DE QUALIFICATION

- Epreuve de qualification individuelle du module B 1 H 00


20 cartouches

TOTAL : 20 cartouches 6 H 00

PEDAGOGIE

SEANCES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


1 Pédagogie IST-C, les principes généraux PA 1 H 00
2 Restitution pédagogique du module A PA 4 H 00
TOTAL / 0 cartouche 5 H 00

TIR
Tirs à distance réelle : épreuve de qualification

FICHES MATIERES ENSEIGNEES DUREE


Tir d’entraînement à l’épreuve de qualification PA de 5 à 10 m
B5 30 min
10 cartouches
Epreuve de qualification individuelle chronométrée PA de 5 à 10 m
B6 30 min
10 cartouches

RAPPEL : les durées de chaque séance sont étalonnées pour cinq élèves encadrés par un formateur
(au minimum un moniteur ISTC).

Notice IST-C – 2010 131


CHAPITRE 6

FORMATION ET RECYCLAGE MONITEUR IST-C


(INFANTERIE ET TOUTES ARMES)
61. MONITEUR IST-C

Officier1 d’active, de réserve ou sous-officier BSTAT, le moniteur IST–C est responsable de la


formation au tir de combat de ses subordonnés. Il les certifie lui-même en les évaluant lors des
épreuves de qualification préconisées dans les modules de formation.

Habilité à diriger une séance de tir de combat sur une infrastructure de tir, il applique le concept
pédagogique de l’IST-C pour parvenir à l’objectif poursuivi par la méthode : « apprendre au soldat à
vivre avec son arme prête à tirer au combat comme à l’instruction », tout en respectant
scrupuleusement les règlements en vigueur.

Pour cela, il doit :


- maîtriser, dans un premier temps, la pratique du tir de combat au FUSIL D’ASSAUT,
- conduire la formation des tireurs IST-C,
- conduire la formation et le contrôle annuel des initiateurs ISTC,
- connaître les règlements en vigueur (dont le TTA 207, le TTA 203 et l’INF 300 pour les fantassins),
- maîtriser la méthode et ses techniques pédagogiques,
- savoir organiser une séance de tir de combat.

62. FORMATION AU STAGE MONITEUR IST-C


Il existe deux niveaux de monitorat :
- le moniteur TTA ;
- le moniteur combat débarqué (INF).

Tout candidat doit impérativement être certifié tireur complet à l’arme considérée pour pouvoir prétendre
participer au stage moniteur ISTC de cette arme (les différents modules tireurs ne seront pas réétudiés
durant le stage).

L’obtention des certifications moniteurs IST-C TTA et INF est conditionnée par 3 critères de notation :
1) Niveau en tir :
11) obtenir une note minimale de 16/20 pour chaque épreuve de qualification en trois tentatives maximum
afin de valider les différents modules,
12) obtenir une moyenne de 16/20 sur l’ensemble des tirs notés. Les notes prises en compte pour le calcul
de cette moyenne sont celles de la première tentative de chaque épreuve,
2) Contrôle de la sécurité au pas de tir : n’avoir commis aucune faute de sécurité en tant que tireur et lors
de la conduite des séances de tir restituées.
3) Pédagogie : démontrer une bonne maîtrise de la méthode pédagogique (note éliminatoire inférieure à
10/20).

La certification MONITEUR ISTC est validée pour une durée de 5 ans par un procès verbal de stage
signé par le CDC et apparait sur une décision du corps.
1
sauf OSC-S.

Notice IST-C - 2010 132


Rappel : le programme et la durée du stage ont été définis en fonction d’un ratio obligatoire de 5
stagiaires pour un instructeur (responsable pédagogique et directeur de tir).

621. MONITEUR IST-C TTA

- A l’issue de sa formation monitorat fusil d’assaut TTA, le moniteur TTA peut suivre deux options :
arme de poing (PA) et / ou mitrailleuse légère MINIMI (uniquement en cas de nécessité opérationnelle
avérée).

La formation moniteur ISTC TTA, assurée par un instructeur ISTC TTA ou INF, inclut :

- la connaissance de la pédagogie IST-C,


- la connaissance des règlements de sécurité et les manuels d’instruction,
- la connaissance du concept de la formation au tir de combat,
- la mise en situation comme formateur, (restitution des séances d’instruction de chaque module),

Pré requis nécessaires pour participer à un stage moniteur :

- les modules de formation de base du tireur FAMAS, (ALPHA, BRAVO et DELTA TTA NUIT),
- les modules de formation complémentaires du tireur FAMAS (CHARLIE, DELTA TTA et AZUR),
- pour l’option arme de poing (PA), les modules de formation tireur PA ALPHA, BRAVO, CHARLIE
et DELTA,
- pour l’option moniteur mitrailleuse légère MINIMI (uniquement en cas de nécessité
opérationnelle avérée), les modules de formation tireur MINIMI ALPHA, BRAVO, CHARLIE et
DELTA.

622. MONITEUR IST-C INF

- A l’issue de sa formation fusil d’assaut INF, le moniteur INF doit suivre l’option arme de poing (PA) et
/ ou l’option mitrailleuse légère MINIMI.

La formation moniteur ISTC INF, assurée par un instructeur ISTC INF, inclut :

- la connaissance de la pédagogie IST-C,


- la connaissance des règlements de sécurité et les manuels d’instruction,
- la connaissance du concept de la formation au tir de combat,
- la mise en situation comme formateur, (restitution des séances d’instruction de chaque module),

Pré requis nécessaires pour participer à un stage moniteur :

- les modules de formation élémentaire du tireur FAMAS, (ALPHA, BRAVO, DELTA TTA NUIT),
- les modules de formation complémentaires du tireur FAMAS, (les modules CHARLIE, DELTA en
totalité et AZUR) et le module spécifique FAMAS INF,
- le module des techniques de tir de combat collectif, (module ECHO),
- pour l’option arme de poing (PA), les modules de formation tireur PA ALPHA, BRAVO, CHARLIE
et DELTA,
- pour l’option à la mitrailleuse légère MINIMI, les modules de formation tireur MINIMI ALPHA,
BRAVO, CHARLIE et DELTA.
.

Notice IST-C - 2010 133


63. PROGRAMME DE FORMATION MONITEUR IST-C
631. PROGRAMME DE FORMATION MONITEUR TTA

Fusil d’assaut :

DOMAINE NATURE DE L’ACTIVITE INTITULE DUREE Mu OBSERVATIONS


Théorie La réglementation 1 H 00
Le cursus de formation tireur et
1 H 00
initiateur
Les principes pédagogiques 1 H 30
Mise en situation Module ALPHA 6 H 00 Les stagiaires réalisent
pédagogique Module BRAVO 6 H 00 130 les modules tireur en
Module CHARLIE 3 H 00 146 qualité de formateur à
Module DELTA : Tirs avec tour de rôle (pour 5
3 H 00 60 candidats : une
équipements spécifiques
PEDAGOGIE Module DELTA : restitution par stagiaire
2 H 00 durant un créneau de 3
Tirs de nuit avec éclairement 30
(N) heures).
des objectifs.
Module DELTA : Tirs à longue
3 H 00 100
distance
Module AZUR 3 H 00 50
Examen pédagogique Restitution d’une séance en Critères de réussite :
tant que directeur de tir par niveau seuil 10/20 :
chaque stagiaire - respect des 4 règles
4 H 00 150
de sécurité et de leur
application ;
- aptitude pédagogique.
TIRS / Entraînement & épreuve de qualification du module BRAVO 2 H 30 24
EPREUVES DE Entraînement & épreuve de qualification du module CHARLIE Niveau seuil 16/20
1 H 00 20
QUALIFICATION
TOTAL 37 H 00 710

Option arme de poing (PA) :


(rappel : cette option ne peut être enseignée qu’à un cadre ayant suivi au préalable le programme moniteur
fusil d’assaut et ayant suivi le programme complet tireur PA.) :

DOMAINE NATURE DE L’ACTIVITE INTITULE DUREE Mu OBSERVATIONS


Mise en situation Module ALPHA 6 H 00 Les stagiaires réalisent
pédagogique Module BRAVO 3 H 00 60 les modules tireur en
Module CHARLIE 3 H 00 60 qualité de formateur à
tour de rôle (pour 5
candidats : une
Module DELTA 3 H 00 60 restitution par stagiaire
durant un créneau de 3
PEDAGOGIE heures).
Examen pédagogique Restitution d’une séance en Critères de réussite :
tant que directeur de tir par niveau seuil 10/20 :
chaque stagiaire - respect des 4 règles
3 H 00 60
de sécurité et de leur
application ;
- aptitude pédagogique.
TIRS /
EPREUVES DE Entraînement & épreuve de qualification du module BRAVO 30 min 20 Niveau seuil 16/20
QUALIFICATION
TOTAL 18 H 30 260
Option mitrailleuse légère MINIMI (uniquement en cas de nécessité opérationnelle avérée) :(rappel :
cette option ne peut être enseignée qu’à un cadre ayant suivi au préalable le programme moniteur fusil
d’assaut et ayant suivi le programme complet tireur MINIMI. Cf. : programme de formation moniteur
IST-C INF mitrailleuse légère MINIMI.)
Notice IST-C - 2010 134
632. PROGRAMME DE FORMATION MONITEUR IST-C COMBAT DEBARQUE
(INFANTERIE) :

- Fusil d’assaut :

NATURE DE
DOMAINE INTITULE DUREE Mu OBSERVATIONS
L’ACTIVITE
Théorie La réglementation 1 H 00
Le cursus de formation tireur et
1 H 00
initiateur
Les principes pédagogiques 1 H 30
Mise en situation Module ALPHA 6 H 00 Les stagiaires réalisent
pédagogique Module BRAVO 6 H 00 130 les modules tireur en
Module CHARLIE 3 H 00 151 qualité de formateur à
Module DELTA : Tirs avec tour de rôle (pour 5
3 H 00 40 candidats : une
équipements spécifiques
Module DELTA : Tirs de nuit 2 H 00 restitution par stagiaire
30 durant un créneau de 3
PIRAT (N)
Module DELTA : Tirs de nuit heures).
2 H 00
sans IL (lampe & guidage 50
(N)
traçantes)
Module DELTA : Tirs avec
PEDAGOGIE 3 H 00 105
viseur jour
Module DELTA : Tirs avec
3 H 00 35
lunette J4
Module DELTA : Tirs à longue
3 H 00 100
distance
Module AZUR 3 H 00 50
Module ECHO (fiche E25, E 26
et E27 exclues : uniquement 6 H 00 100
dispensées par un instructeur)
Examen pédagogique Restitution d’une séance en tant Critères de réussite :
que directeur de tir par chaque niveau seuil 10/20 :
stagiaire - respect des 4 règles
4 H 00 150 de sécurité et de leur
application ;
- aptitude
pédagogique.
TIRS / Entraînement à l’épreuve de qualification & épreuve de
2 H 30 24
EPREUVES DE qualification du module BRAVO
QUALIFICATION Entraînement à l’épreuve de qualification & épreuve de Niveau seuil 16/20
1 H 00 20
qualification du module CHARLIE
Epreuve de qualification du module DELTA « Viseur jour » 30 min 15
TOTAL 51 H 30 1000

- Option arme de poing (PA) :


(rappel : cette option ne peut être enseignée qu’à un cadre ayant suivi au préalable le programme moniteur
fusil d’assaut et ayant suivi le programme complet tireur PA. Cf. : programme de formation moniteur
TTA option arme de poing (PA) ).

Notice IST-C - 2010 135


- Option mitrailleuse légère :
(rappel : cette option ne peut être enseignée qu’à un cadre ayant suivi au préalable le programme moniteur
fusil d’assaut et ayant suivi le programme complet tireur MINIMI) :

DOMAINE NATURE DE L’ACTIVITE INTITULE DUREE Mu OBSERVATIONS


Mise en situation Module ALPHA 6 H 00 Les stagiaires réalisent
pédagogique Module BRAVO 3 H 00 160 les modules tireur en
Module CHARLIE 3 H 00 120 qualité de formateur à
tour de rôle (pour 5
candidats : une
Module DELTA 3 H 00 120 restitution par stagiaire
durant un créneau de 3
PEDAGOGIE heures).
Examen pédagogique Restitution d’une séance en Critères de réussite :
tant que directeur de tir par niveau seuil 10/20 :
chaque stagiaire - respect des 4 règles
3 H 00 120
de sécurité et de leur
application ;
- aptitude pédagogique.
TIRS / Niveau seuil 16/20
EPREUVES DE Entraînement & épreuve de qualification du module BRAVO 1 H 00 140
QUALIFICATION
TOTAL 19 H 00 660

Notice IST-C - 2010 136


64. STAGES DE RECYCLAGE MONITEUR ISTC

La qualification de MONITEUR ISTC est attribuée pour une durée de 5 ans. Au-delà de cette période, la
fonction de MONITEUR (directeur de tir ISTC et responsable pédagogique) est invalidée et l’intéressé ne
pourra occuper que les fonctions d’INITIATEUR s’il en remplit les conditions. Seule la participation à un
stage « recyclage moniteur IST-C » organisé et dirigé par un instructeur IST-C TTA ou INF, sous la
responsabilité du chef de corps, permettra à l’intéressé d’être reconduit dans ses fonctions. Les
programmes des stages de recyclage moniteur ISTC INF et TTA sont définis par l’école de l’infanterie en
qualité de centre d’expertise.

Ces qualifications sont validées pour une durée de 5 ans par un procès verbal de stage signé par les
chefs de corps et apparaissent sur les décisions des corps. Au-delà de cette période, les
MONITEURS ne sont plus en droit d’exercer leur fonction s’ils n’ont pas participé à un nouveau
stage de recyclage.

La reconduite de la qualification est conditionnée par 3 critères de notation :

1) niveau en tir :
- obtenir une note minimale de 16/20 pour chaque test en trois tentatives maximum afin de valider les
différents modules,
- obtenir une moyenne de 16/20 sur les tirs notés. Les notes prises en compte pour le calcul de cette
moyenne sont celles de la première tentative de chaque test.
2) contrôle de la sécurité au pas de tir :
- n’avoir commis aucune faute de sécurité en tant que tireur et lors de la conduite des séances de tir
restituées.
3) Pédagogie :
- démontrer une bonne maîtrise de la méthode pédagogique.

641. PROGRAMME DE RECYCLAGE MONITEUR TTA.

Un moniteur est recyclé :


- au FAMAS TTA en 22 H 30 (dont 2 H 00 de nuit),
- à l’arme de poing (PA) en 18 H 00 (dont 3 H 00 de nuit), pour les cadres qui ont été formés moniteur avec
l’option PA,
- à la mitrailleuse légère en tir réflexe en 14 H 00 pour les cadres qui ont été formés moniteur avec l’option
MINIMI.

Pédagogie et connaissances théoriques.

Intitulé de la séance Nature de la séance Durée


Remise à niveau pédagogique Cours de pédagogie à l’attention du moniteur IST-C 30 min
Cours sur le TTA 207
Rappel sur le TTA 207 Organisation et conduite d’une séance de tir 30 min
Etudes des modificatifs IST-C
TOTAL 1 H 00

Notice IST-C - 2010 137


- Fusil d’assaut

Intitulé de la séance Nature de la séance Durée Munitions


Remise à niveau MOAL FAMAS Révisions des cours du module ALPHA FAMAS 1 H 00
Module BRAVO FAMAS Entraînement au test du module B 2 H 30 30
B 36 - B 37 Test du module B
Module CHARLIE FAMAS Entraînement au test du module C 1 H 00 20
C10 - C11 Test du module C
Restitution MOAL FAMAS 1 cours à restituer par candidat 3 H 00
Restitution module BRAVO 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module CHARLIE 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA TTA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 100
Restitution module AZUR 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA NUIT 1 séance à restituer par candidat 2 H 00 50
(N)
TOTAL 21 H 30 350

- Option arme de poing (PA) (pour les cadres qui ont été formés moniteur avec l’option PA)
Intitulé de la séance Nature de la séance Durée Munitions
Remise à niveau MOAL PA Révisions des cours du module ALPHA PA 1 H 00
Module BRAVO PA Exécution du module BRAVO PA 2 H 00 80
Test du module B
Restitution MOAL PA 1 cours à restituer par candidat 3 H 00
Restitution module BRAVO PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module CHARLIE PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA NUIT 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
(N)
TOTAL 18 H 00 280

- Option mitrailleuse légère (pour les cadres qui ont été formés moniteur avec l’option MINIMI)

Intitulé de la séance Nature de la séance Durée Munitions


Remise à niveau MOAL MINIMI Révisions des cours du module ALPHA 1 H 00
Module BRAVO MINIMI Entraînement et test du module B 1 H 00 140
Restitution MOAL MINIMI 1 cours à restituer par candidat 3 H 00
Restitution module BRAVO 1 séance à restituer par candidat
3 H 00 160
MINIMI
Restitution module CHARLIE 1 séance à restituer par candidat
3 H 00 120
MINIMI
Restitution module DELTA 1 séance à restituer par candidat
3 H 00 120
MINIMI
TOTAL 14 H 00 540

Rappel : le programme et la durée du stage ont été définis en fonction d’un ratio obligatoire de 5
stagiaires pour un instructeur également directeur de tir.

Notice IST-C - 2010 138


642 PROGRAMME DE RECYCLAGE MONITEUR IST-C INF.

Un moniteur est recyclé :


- au FAMAS en 33 H 30 (dont 4 H 00 de nuit),
- à l’arme de poing (PA) en 18 H 00 (dont 3 H 00 de nuit) à condition d’avoir suivi la formation moniteur
« option arme de poing (PA) »,
- à la mitrailleuse légère en tir réflexe en 14 H 00 à condition d’avoir suivi la formation moniteur « option
MINIMI ».

- Pédagogie et connaissances théoriques.

Intitulé de la séance Nature de la séance Durée


Remise à niveau pédagogique Cours de pédagogie à l’attention du moniteur IST-C 30 min
Rappel sur le TTA 207 Cours sur le TTA 207
Organisation et conduite d’une séance de tir 30 min
Etudes des modificatifs
TOTAL 1 H 00

- Fusil d’assaut
Intitulé de la séance Nature de la séance Durée Munitions
Remise à niveau MOAL FAMAS Révisions des cours du module ALPHA 1 H 00
FAMAS
Module BRAVO FAMAS Entraînement au test du module B 2 H 30 30
B 36 - B 37 Test du module B
Module CHARLIE FAMAS Entraînement au test du module C 1 H 00 20
C10 - C11 Test du module C
Module DELTA NUIT Exécution du module DELTA NUIT PIRAT, 2 H 00 40
lampe blanche (N)
Restitution MOAL FAMAS 1 cours à restituer par candidat 3 H 00
Restitution module BRAVO 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module CHARLIE 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA TTA et 1 séance à restituer par candidat 6 H 00 150
INF
Restitution module AZUR 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module ECHO 1 séance à restituer par candidat 6 H 00 100
Restitution module DELTA NUIT 1 séance à restituer par candidat 2 H 00 50
(N)
TOTAL 32 H 30 540

- Option arme de poing (PA) (pour les cadres qui ont été formés moniteur avec l’option PA)
Intitulé de la séance Nature de la séance Durée Munitions
Remise à niveau MOAL PA Révisions des cours du module ALPHA PA 1 H 00
Module BRAVO PA Exécution du module BRAVO PA 2 H 00 80
Test du module B
Restitution MOAL PA 1 cours à restituer par candidat 3 H 00
Restitution module BRAVO PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module CHARLIE PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA PA 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
Restitution module DELTA NUIT 1 séance à restituer par candidat 3 H 00 50
(N)
TOTAL 18 H 00 280

Notice IST-C - 2010 139


- Option mitrailleuse légère (pour les cadres qui ont été formés moniteur avec l’option MINIMI)

Intitulé de la séance Nature de la séance Durée Munitions


Remise à niveau MOAL MINIMI Révisions des cours du module ALPHA 1 H 00
Module BRAVO MINIMI Entraînement et test du module B 1 H 00 140
Restitution MOAL MINIMI 1 cours à restituer par candidat 3 H 00
Restitution module BRAVO 1 séance à restituer par candidat
3 H 00 160
MINIMI
Restitution module CHARLIE 1 séance à restituer par candidat
3 H 00 120
MINIMI
Restitution module DELTA 1 séance à restituer par candidat
3 H 00 120
MINIMI
TOTAL 14 H 00 540

Notice IST-C - 2010 140


CHAPITRE 7

FORMATION ET RECYCLAGE INSTRUCTEUR ISTC (INFANTERIE ET


TOUTES ARMES), EXPERTISE ET CHEF DE PROJET

71. INSTRUCTEUR ISTC


711. ROLE DE L’INSTRUCTEUR ISTC

Officier1 d’active, de réserve ou sous-officier BSTAT, l’instructeur ISTC est le garant de l’application
du concept IST-C au sein de son unité vis-à-vis du centre d’expertise du tir de combat (l’école de
l’infanterie).

Conseiller privilégié du chef de corps, il organise les stages de formation des moniteurs ISTC de son
régiment (ou organisme) et lui soumet les certificats de qualification des moniteurs qui auront suivi avec
succès le stage.
Qualifié à l’école de l’infanterie, il forme en priorité les moniteurs ISTC et contrôle la formation des
initiateurs de son corps.
En contact régulier avec la section armement et instruction du tir de l’école de l’infanterie, il suit les
évolutions techniques en cours et les fait appliquer dans son unité.

Il conseille les commandants d’unité et les chefs de section ou de peloton et s’assure que les moniteurs
et les initiateurs restituent auprès de leurs militaires du rang une instruction de qualité correspondant aux
règles édictées par l’EI. Il doit-être en mesure, en accord avec l’officier de tir du corps et en dehors de la
période de recyclage, de parfaire l’instruction des moniteurs et des initiateurs, s’il le juge nécessaire.

712. FORMATION AU STAGE INSTRUCTEUR ISTC


Le stage « instructeur ISTC », est placé sous la responsabilité du directeur général de la formation
(DGF) de l’école de l’infanterie. Il est conduit au sein de la division de la formation opérationnelle et
technique par la section armement et instruction du tir (DFOT/SAIT).
Les programmes détaillés des stages instructeur ISTC INF et TTA sont définis par l’EI en qualité de
centre d’expertise.

A vocation technique et pédagogique, il s’articule en 5 points :

¾ la connaissance de la réglementation en vigueur,


¾ la connaissance des manipulations des armes,
¾ la préparation de l'exécution des tirs tactiques,
¾ la restitution pédagogique des séances de tir,
¾ la préparation et l'exécution de dossiers et de séances d'instruction.

Il existe deux stages d’instructeur ISTC :


- l’instructeur TTA ;
- l’instructeur combat débarqué (INF).
1
sauf OSC-S

L’obtention du certificat instructeur IST-C TTA et INF est conditionnée par 3 critères de notation :

Notice IST-C – 2010 141


1) Niveau en tir :
11) obtenir une note minimale de 16/20 pour chaque épreuve de qualification en trois tentatives maximum
afin de valider les différents modules,
12) obtenir une moyenne de 16/20 sur les tirs notés. Les notes prises en compte pour le calcul de cette
moyenne sont celles de la première tentative de chaque test.
2) Contrôle de la sécurité au pas de tir : n’avoir commis aucune faute de sécurité en tant que tireur et lors
de la conduite des séances de tir restituées.
3) Pédagogie : démontrer une bonne maîtrise de la méthode pédagogique.

Les stages instructeur ISTC TTA et INF sont validés pour une durée de 5 ans par un procès verbal de
stage signé par le directeur général de la formation de l’école de l’infanterie.

INSTRUCTEUR ISTC TTA

Tout candidat doit impérativement être certifié moniteur ISTC complet FAMAS et CATi 2 PA et
MINIMI pré-requis pour pouvoir prétendre participer au stage instructeur ISTC.

L’instructeur TTA est habilité à enseigner la totalité des modules ISTC TTA (exception faite du
module ECHO infanterie) et à certifier les moniteurs TTA.

INSTRUCTEUR ISTC INF

Tout candidat doit impérativement être certifié moniteur ISTC complet FAMAS, CATi 2 PA et MINIMI
pré-requis pour pouvoir prétendre participer au stage instructeur ISTC.

L’instructeur INF est habilité à enseigner la totalité des modules ISTC TTA et INF et à certifier les
moniteurs TTA et INF (formé aux TAI, il est le seul habilité à assurer la sécurité des tirs TUBES au
profit des unités d’infanterie).

713 STAGE RECYCLAGE INSTRUCTEUR ISTC

La qualification d’INSTRUCTEUR ISTC est attribuée pour une durée de 5 ans. Au-delà de cette
période, la fonction d’INSTRUCTEUR est invalidée (l’INSTRUCTEUR ne pourra occuper que les
fonctions d’INITIATEUR, s’il n’a suivi aucun autre recyclage : instructeur à l’EI, ou moniteur dans
son unité). Seule la participation à un stage « RECYCLAGE INSTRUCTEUR IST-C » organisé et
dirigé par l’école de l’infanterie permettra à l’intéressé d’être reconduit dans ses fonctions. Les
programmes des stages de recyclage instructeur IST-C INF et TTA sont définis par l’école de
l’infanterie en qualité de centre d’expertise.

Ces qualifications sont validées pour une durée de 5 ans par un procès verbal de stage signé par le
directeur général de la formation de l’EI. Au-delà de cette période, les INSTRUCTEURS ne sont plus en
droit d’exercer leurs fonctions s’ils n’ont pas participé à un nouveau stage de recyclage.

Les stages de recyclage instructeur IST-C INF et TTA se déroulent à l’école de l’infanterie. Ils sont
placés sous la responsabilité du directeur général de la formation (DGF) et conduits par la section
armement et instruction du tir au sein de la division de la formation opérationnelle et technique
(DFOT/SAIT).

72 EXPERT ISTC
Rôle de l’expert ISTC :

Notice IST-C – 2010 142


Officier ou sous-officier affecté à l’école de l’infanterie, l’expert ISTC participe à l’encadrement des
stages de formation au tir de combat que conduit l’école. Ayant suivi avec succès un stage
instructeurs ISTC et une formation d’expertise à l’EI, il est habilité à instruire et qualifier les
stagiaires du niveau tireur, initiateur, moniteur et plus particulièrement instructeur ISTC TTA et INF. Il
assure également le recyclage des moniteurs et principalement des instructeurs de l’armée de Terre.

Garant de la mise en œuvre de la méthode ISTC à l’EI au profit de l’armée de Terre, il doit maîtriser la
pratique du tir combat à toutes les armes de l’infanterie. Pour cela, il reste informé des évolutions sur la
pratique du tir de combat dont l’étude est conduite par l’officier projet ISTC de la DEP infanterie.

Ayant une très bonne expérience dans le domaine du tir et apte physiquement, il doit être en mesure
d’effectuer des démonstrations liées aux techniques de tir de combat le plus parfaitement possible.

Il appartient en priorité à la section AIT de l’EI mais peut servir dans les autres divisions de la DGF,
voire à la DGAR ou à la DEP.

Lorsque l’expert ISTC quitte l’EI pour être affecté dans un régiment (ou organisme), il conserve
sa qualification d’instructeur ISTC mais perd sa qualité d’expert. A ce titre, la date fixée sur son
ordre de mutation faisant foi, il n’est plus habilité qu’à former des tireurs, des initiateurs et des
moniteurs ISTC en tant qu’instructeur dans son unité d’appartenance pour une durée de 5 ans
avant recyclage.

73 OFFICIER PROJET
Rôle de l’officier projet ISTC :

Officier affecté à la direction des études et de la prospective de l’infanterie à l’EI (DEP INF), il est chargé
de conduire l’étude visant à améliorer le comportement du fantassin au combat par l’adoption de la
méthode IST-C.
Travaillant en étroite collaboration avec tous les acteurs du tir (section AIT de l’EI, SDFE, EMAT/BPO,
CSTCT,…), il a pour mission de mettre en cohérence la méthode ISTC avec les règlements en vigueur.
Bénéficiant des retours d’expérience de la formation au tir de combat à l’EI ou dans les régiments, puis
dans les écoles de formation de Coëtquidan et de Saint-Maixent, il propose les évolutions nécessaires
pour garantir une instruction de qualité, dans le respect des règlements en vigueur.
Travaillant sur la conception de la méthode et sur ses évolutions possibles en liaison avec
l’EMAT/BPO et la STBFT, il est chargé de la communication sur le sujet en participant à des séances
d’information au sein des régions terre.
Il suit les évolutions de la mise en œuvre de la méthode dans l’infanterie et participe au sein du groupe de
travail de la SDFE à l’étude sur l’extension de l’ISTC au sein de l’armée de Terre.
Par ailleurs, il maintient un lien direct avec les armées étrangères pratiquant déjà le tir de combat, ou
préparant son introduction dans l’avenir. A ce titre, il participe aux séminaires des officiers projet
organisés en France ou à l’étranger, visant à faire évoluer la pratique du tir de combat.

Notice IST-C – 2010 143


ANNEXES

Notice IST-C - 2010 144


Notice IST-C - 2010 145
ANNEXE 1

NORMES DE PERFORMANCE

Les normes de performance (munitions inertes de manipulation : 3 cartouches) sont une base de référence
permettant au tireur d’acquérir une meilleure habileté de manipulation avec son arme et une gestuelle réflexe
proche de la perfection.

N° Action temps

1 Retrait des cartouches -

Changement de chargeur
(sans que le chargeur vide ne touche le sol, en le remettant soit dans l’échancrure
2 10’’
de la veste, soit dans la poche latérale du pantalon de combat ou une poche de
décharge)

3 Réaction immédiate à un incident de tir simple 2’’

4 Réaction complémentaire à un incident de tir (double alimentation) 10’’

Tir debout à 25 m sur un objectif,


5 2’’
Départ 3 m en arrière du pas de tir, position debout, posture patrouille.

Tir debout à 50 m sur un objectif,


6 5’’
Départ 3 m en arrière du pas de tir, position debout, posture patrouille.

Tir en position intermédiaire à 75 m sur un objectif,


7 5’’
Départ 3 m en arrière du pas de tir, position debout, posture patrouille.

Tir en position couchée à bras franc à 100 m sur un objectif,


8 6’’
Départ 3 m en arrière du pas de tir, position debout, posture patrouille.

Notice IST-C - 2010 146


ANNEXE 2

ORGANISATION DES SEANCES D’INSTRUCTION ISTC

ORDRE + DISCIPLINE + CALME = SUCCES

1. ENCADREMENT NECESSAIRE

Une séance de tir ISTC est obligatoirement dirigée par un moniteur ou un instructeur ISTC
qualifié à l’arme considérée. Cette fonction lui permet d’assurer la sécurité en tant que
directeur de tir conformément au TTA 207 et l’instruction en tant que responsable pédagogique
(démonstration, apprentissage, application et contrôle).
Cette double responsabilité lui permet non seulement d’assurer la sécurité des tirs mais également
d’instruire ses personnels durant la même séance.

Le moniteur ou l’instructeur ISTC est secondé par un ou plusieurs adjoints. Au contact d’un
nombre défini de tireurs, l’adjoint a pour mission :
1- de surveiller l’application effective et rigoureuse des règles élémentaires de sécurité,
2 - de contrôler la gestuelle et le comportement des tireurs durant les apprentissages, les drills
et les tirs.

Le niveau de qualification des directeurs de tir et des adjoints est en relation avec le niveau
d’instruction des personnels à instruire et correspond au tableau ci-dessous :

Niveau d’instruction
Directeur de tir ISTC* Adjoint ISTC*
ISTC
Stage Expert EAI Expert Expert
Stage Instructeur Expert Instructeur
Stage Moniteur Instructeur Moniteur
Stage Initiateur Moniteur Initiateur
Formation des tireurs Moniteur Initiateur
* niveau minimum requis

2. SEANCE D’INSTRUCTION DU TIR AU SEIN D’UNE UNITE


(séance d’instruction type au profit des militaires du rang d’une section ou d’un peloton dirigé
par un chef de section ou de peloton du niveau moniteur disposant d’adjoints du niveau
initiateur).

L’instruction durant une séance de tir se divise en plusieurs phases :

- une démonstration cadence normale (avec tir),


(tout en étant directeur de tir, le moniteur assure obligatoirement l’instruction théorique et pratique du
cours à l’ensemble des tireurs en pouvant être secondé, s’il le juge nécessaire, par un adjoint pour les
démonstrations)

- une démonstration cadence lente avec commentaire (sans tir),


Notice IST-C - 2010 147
(tout en étant directeur de tir, le moniteur assure obligatoirement l’instruction théorique et pratique du
cours à l’ensemble des tireurs en pouvant être secondé, s’il le juge nécessaire, par un adjoint pour les
démonstrations)

- un apprentissage (drill à l’initiative des tireurs et répétition de la gestuelle),


(effectif maximum de 5 tireurs par équipe sous la responsabilité d’un adjoint. Le moniteur
peut occuper uniquement la fonction de DT et superviser l’ensemble de l’instruction. Il a
également la possibilité d’assurer l’encadrement d’une équipe tout en assurant la fonction de
directeur de tir. Il peut laisser la charge du contrôle des équipes aux adjoints et ne s’occuper
que de son équipe tout en supervisant l’ensemble de l’instruction)

- un contrôle de la gestuelle (à vide),


(effectif maximum de 5 tireurs par équipe sous la responsabilité d’un adjoint. Le moniteur
peut occuper uniquement la fonction de DT et superviser l’ensemble de l’instruction. Il a
également la possibilité d’assurer l’encadrement d’une équipe tout en assurant la fonction de
directeur de tir. Il peut laisser la charge du contrôle des équipes aux adjoints et ne s’occuper
que de son équipe tout en coordonnant l’ensemble de l’instruction)

- une application/restitution en cascade (tireur après tireur),


(effectif maximum de 5 tireurs par équipe sous la responsabilité d’un adjoint. Le moniteur
peut :
− occuper uniquement la fonction de DT, mais devra obligatoirement contrôler le tir de
chacun des tireurs tout en coordonnant l’ensemble de l’instruction,
− assurer l’encadrement d’une équipe tout en assurant la fonction de directeur de tir. Il
devra cependant contrôler le tir de chacun des tireurs de l’ensemble de la série (toutes
les équipes de 5). Cette mission ne peut pas être confiée à un adjoint initiateur)

- une application/restitution à l’initiative des tireurs ou au commandement


(effectif maximum de 5 tireurs par équipe sous la responsabilité d’un adjoint. Le moniteur
peut :
− occuper uniquement la fonction de DT. La surveillance des tirs sera assurée par les
adjoints sous la direction du moniteur,
− assurer l’encadrement d’une équipe tout en assurant la fonction de directeur de tir. Il
pourra laisser la charge du contrôle des équipes aux adjoints et ne s’occuper que de
son équipe tout en supervisant l’ensemble de l’instruction)

Rappel : un moniteur ISTC (directeur de tir et responsable pédagogique) est suffisant pour
encadrer un effectif inférieur ou égal à 5 tireurs. Le soutien d’un adjoint n’est pas
indispensable.

3. FORMATION DES INITIATEURS ISTC AU SEIN D’UNE UNITE (ou


ORGANISME)

Le module pédagogique MOAL est enseigné en totalité par un moniteur ISTC. Pour les
séances tirs voir « séance d’instruction du tir au sein d’une unité ».

Rappel : un moniteur ISTC (chef de stage, directeur de tir et responsable pédagogique) est
suffisant pour encadrer un effectif inférieur ou égal à 5 tireurs. Le soutien d’un adjoint n’est
pas indispensable.

Notice IST-C - 2010 148


4. FORMATION DES MONITEURS ISTC AU SEIN D’UNE UNITE (ou
ORGANISME)

Les différentes phases d’instruction peuvent-être enseignées en totalité par des adjoints du
niveau minimum de moniteur ISTC sous la responsabilité d’un chef de stage instructeur ISTC
assurant également les fonctions de directeur de tir (un moniteur pour au maximum 5
stagiaires).

Rappel : un instructeur ISTC (chef de stage, directeur de tir et responsable pédagogique) est
suffisant pour encadrer un effectif inférieur ou égal à 5 tireurs. Le soutien d’un adjoint n’est
pas indispensable.

2. DEROULEMENT

21. avant le tir


- préparer les canons des armes en les dégraissant (ou déshuilant),
- inspection des armes, des portes chargeurs et des chargeurs (directeur de tir),
- préparer les tableaux des résultats de tir,
- constituer les séries de tir,
- organiser la distribution des munitions en désignant un munitionnaire,
- informer la troupe sur les objectifs poursuivis par la séance de tir.

22. pendant le tir


- répartir les cibles,
- assurer la sécurité sur le pas de tir (ou la zone de tir),
- lorsqu’un tireur a terminé ses séries de tir et ne doit plus tirer, graisser le canon à chaud pour un meilleur
entretien de l’âme du tube.

23. après le tir et en fin de séance


- contrôler le retrait des cartouches pour toutes les armes présentes sur le site (cf. TTA 207),
- sûreté mise sur toutes les armes,
- récapitulation des résultats de tir,
- contrôle du matériel et des munitions,
- inspection des armes, des portes chargeurs et des chargeurs (directeur de tir),
- critique finale,
- ordre de retour sur garnison.

3. PREPARATION MATERIELLE (à titre d’exemple)

1 - Directeur de tir
- notice d’instruction sur le tir de combat,
- sifflet,
- stylo marqueur noir large,
- chronomètre,
- cibles,
- 1 caisse de tir (UC, gommettes, pinces à linge, marqueurs, huile, chiffons, drisse, scotch),
- 1 poste radio,
- 1 TTA 207 (dernière version mise à jour),
- 1 tableau VELEDA (pour les critiques).

2 - Tireur
- 1 arme avec ou sans dispositif de visée (lunette J1 ou J4) avec sangle,

Notice IST-C - 2010 149


- 1 paire de lunettes de protection,
- 1 m de cordelette (ou drisse),
- 1,20 m de ruban adhésif toilé large,
- tenue de combat avec chasuble,
- équipements avec étuis porte-chargeurs,
- protections auriculaires (BAB),
- casque,
- musette et/ou sac à dos pour tirer avec appuis de circonstance,
- chargeurs vides,

RAPPEL : il est formellement interdit d’avoir des munitions autre que réelles sur un champ de tir lors
d’une séance ISTC.
Exemple : mélanger des munitions inertes (manipulation) ou des munitions d’exercice avec des
munitions réelles.

Le tireur est responsable de son arme. Avant toute séance, il doit contrôler l’état de ses chargeurs et le bon
fonctionnement de son arme pour qu’elle soit prête au tir.

3 - Unité, section
- trousse de premiers secours,
- INF 300 (ou TTA 203) et TTA 207 (dernière version avec modificatifs à jour),
- Radio et liaison avec la cellule de tir ou recueil de l’unité,
- véhicule type P4 pour le directeur de tir et pour placer les fanions et les vedettes de tir,
- véhicule type TRM 2000 pour les cibles et les munitions,
- véhicule pour le transport des stagiaires.

4. ORGANISATION PEDAGOGIQUE
Si l’ensemble des équipes (maximum 5 tireurs par équipe) ne peut pas tirer en totalité sur un CT, il convient
d’assurer l’instruction de façon pédagogique:
- une ou plusieurs équipes tirent ;
- une ou plusieurs équipes observent le déroulement du tir ;
- une ou plusieurs équipes s’instruisent à la manipulation, à la gestuelle et à l’éducation à la
sécurité en IST-C ;
- une ou plusieurs équipes s’instruisent en « atelier combat », afin de maintenir la cohérence entre
tir et combat.

La pédagogie IST-C consiste à faire acquérir par chaque tireur les 3 fondamentaux essentiels en tir de
combat :

POSITION STABLE

VISEE CONFORME

PRESSION MAITRISEE.DU DOIGT SUR LA DETENTE

- La technique de tir en "cascade" permet au responsable pédagogique de contrôler individuellement les


tireurs.

Notice IST-C - 2010 150


- Pour le tir en déplacements, il est préférable de faire tirer simultanément 2 tireurs en commençant par les
extrémités de la série de tir.

Notice IST-C - 2010 151


ANNEXE 3

TERMINOLOGIE IST-C
ALI : Armement Léger d’Infanterie,
ISTC : Instruction Sur le Tir de Combat,
Module A : Maîtrise Opérationnelle de l’Armement Léger (MOAL),
Module B : tir de 25 à 200 m,
Module C : tir aux distances de « conversation » de 5 à 25 m,
Module D : tir dans des conditions et avec du matériel particuliers,
Module AZUR : tir de base individuel adapté au combat en zone urbaine,
Module E : tir spécifique collectif infanterie,
Module CYNO : tir équipe cynotechnique.

Ligne libre (à la fin d’un tir) : annonce du directeur de tir qui consiste à informer les tireurs qu’ils sont
autorisés à franchir la limite avant de la zone de tir.

Arme claire : arme dont le magasin (ou chargeur) est ôté de son emplacement, et la chambre vide de toute
munition.

Arme chargée : arme approvisionnée avec chargeur introduit et verrouillé dans son puits, munition
engagée dans la chambre.

Zone dangereuse : elle est constituée par l’ensemble du terrain susceptible d’être soumis aux dangers
normaux du tir en tenant compte du nombre et de la position des armes des objectifs et de leur déplacement
éventuel.

Direction non dangereuse : (appelée souvent « zone neutre ») correspond à une orientation des armes
qui, à un instant donné, devrait permettre à un projectile issu d’un départ de coup intempestif de ne pas
causer de dommage sur sa trajectoire normale. Cette direction peut être la butte de tir, les cibles ou les
objectifs, le ciel, la mer, le sol (de préférence s’il est meuble). C’est un espace dans lequel il n’y a aucun
risque de blessure ou de mort d’individu.

Notion de côté fort et côté faible :


- le côté fort représente le côté droit ou main droite pour un droitier et inversement pour un gaucher.
- Le côté faible représente le côté gauche ou main gauche pour un droitier et réciproquement.

Autodéfense : on entend par autodéfense, l’engagement d’une arme comme moyen de protection
personnelle à courte distance, quand on est soi-même directement la cible d’une attaque et qu’on ne peut
compter que sur soi.

Tir réflexe : signifie que l’esprit ne doit pas être mobilisé par l’utilisation de son arme mais uniquement par
l’analyse de son but.

Tir visé : seul un tir visé permet d’atteindre le but à coup sûr.

Tir très courte distance : distance de tir ALI inférieure à 15 mètres

Tir courte distance : distance de tir ALI comprise entre 15 et 75 m

Tir moyenne distance : distance de tir aux ALI comprise entre 75 m et 200 m

Notice IST-C - 2010 152


Tir longue distance : distance de tir ALI supérieure à 200 m

Drill d’échec : réaction spontanée du tireur lorsqu’un objectif n’est pas neutralisé et reste menaçant après
l’avoir engagé. Le tireur engage à nouveau son objectif, en utilisant le même type de tir. A une distance
inférieure à 30 mètres, il vise la tête d’un adversaire (zone la plus sensible et la moins protégée par des
moyens balistiques).

La fin de tir : la notion de fin de tir correspond au moment où le tireur n’aura plus à effectuer de tir et dès
lors qu’il ne sera plus sous le contrôle du directeur de tir. Elle est déterminée par le directeur de tir (cf. TTA
207). Cette définition permet au tireur d’évoluer dans la zone de tir avec une arme prête à tirer, comme en
opération.

Notice IST-C - 2010 153


ANNEXE 4

BREF HISTORIQUE DES NTTC1

L’initiation à cette pratique du tir avait débuté aux Etats-Unis après la guerre du Vietnam où un ancien
officier des Rangers, Chuck TAYLOR avait été blessé plusieurs fois au combat. Les conclusions de son
expérience se résument ainsi :
« tout soldat ne peut restituer au combat, ultime épreuve de son cursus d’entraînement, que ce qu’il a acquis
définitivement à l’instruction ».

Il commença par enseigner le tir pendant deux ans, dans une association dirigée par Jeff COOPER, un ancien
officier du Corps des Marines, puis il créa, au début des années 80, sa propre école, l’ASAA (American
Small Arm Academy). Monsieur Roger SWAELENS, ancien des para commando belge en 1952, reconverti
comme chef - instructeur pour l’EUROPE à l’école américaine de Chuck TAYLOR, rencontra un groupe
d’officiers suisses en 1985 et commença une série de cours en Suisse en 1987, pour perfectionner la pratique
de tir aux armes légères de l’armée suisse, jugée mal adaptée aux réalités opérationnelles.

Puis, monsieur SWAELENS rencontra fortuitement un officier de cavalerie en Belgique, le lieutenant-


colonel HAUWAERT, au début des années 1990, qui permit à l’armée belge de profiter également de cette
initiation.

Aujourd’hui, l’armée Suisse pratique les NTTC officiellement depuis 1997 et l’armée belge depuis 2003.
L’infanterie suisse a adopté depuis le 1er janvier 2004 le sigle IT (Instruction du Tir) dans le cadre de la
dernière refonte de sa politique d’instruction du tir.

En France, quelques unités ont pris contact avec l’école d’infanterie suisse durant les années 2000/2001 pour
pratiquer cette méthode qui semblait adaptée à une armée professionnelle, projetée fréquemment sur des
théâtres d’opérations. Le CNEC a développé sa propre méthode à partir de l’automne 2002, sous le sigle
I.T.C.2 pour sensibiliser les stagiaires sur le tir de combat à très courte distance, en complément de
l’instruction sur les techniques commando.

Depuis l’automne 2003, l’école de l’infanterie est devenue l’interlocuteur unique3 des armées étrangères
(notamment suisse et belge) dans le domaine du tir de combat.

Le chef d’état-major de l’armée de Terre a validé le concept du tir de combat, élaboré par l’EI le 15 juillet
2004 : il a désigné officiellement l’école de l’infanterie « centre d’expertise du tir de combat aux armes
légères d’infanterie » par lettre n°1449/DEF/EMAT/BPO/ICE/32 du 6 septembre 2004. L’introduction de
cette pratique de tir s’est limitée dans un premier temps à l’infanterie, avant d’être généralisée dans l’armée
de terre à l’horizon 2006.

1
Nouvelles Techniques de Tir de Combat
2
Instruction au Tir de Combat
3
Lettre n°9358/EAI/DEP/BDO du 21 novembre 2003.

Notice IST-C - 2010 154


ANNEXE 5

LES FACTEURS DE SUCCES AU COMBAT

Pour tout soldat, le succès au combat repose sur :

♦ SA PREPARATION MENTALE
♦ SON COMPORTEMENT EN COURS D’ACTION
♦ SON ANALYSE PERSONNELLE APRES L’ACTION.

1. LA PREPARATION MENTALE

11. But de la préparation mentale

Le conflit de haute intensité tend à mettre en jeu l’existence même des pays qui y participent. Le
concept de guerre totale commence donc avant tout dans les esprits.
Quand l’opinion publique est préparée à la guerre, la majeure partie de la préparation mentale et de
la motivation est faite car le soldat est convaincu qu’il va combattre pour la bonne cause et
l’opinion populaire représente sa caution morale.

Toutefois, les engagements actuels s’effectuent dans un contexte différent, en parallèle avec la vie
« normale ». C’est ce parallélisme « engagement-normalité » qui impose de recourir à une
préparation mentale spécifique pour la majorité des militaires.

Ce chapitre doit permettre une mise en condition optimum de chaque combattant en vue d’un
engagement au combat.

12. L’importance de la préparation mentale

« L’homme combat avec son esprit. Ses mains et ses armes ne sont qu’une extension de sa volonté,
et la plus grande erreur de notre époque est de croire que l’équipement peut remplacer l’esprit ».
Jeff Cooper4

2
officier supérieur en retraite du Corps des Marines, il a participé à de nombreuses campagnes comme celles du Pacifique et de Corée. Il a développé
la technique moderne d’utilisation de l’arme de poing dès les années 60. Au début des années 70, il a fondé l’American Pistol Institute (API), installé
en Arizona depuis 1976, où il possède un ranch de tir doté d’installations très complètes. Il dispose d’un groupe d’instructeurs, pour la plupart des
Policiers et des militaires en activité ou en retraite. IL est le fondateur de la Confédération Internationale de Tir Pratique (IPCS), mais il s’est
progressivement détaché de cette organisation qui est trop orientée sur l’aspect compétition, au détriment de tout le reste.

Notice IST-C - 2010 155


L’efficacité d’un soldat dépend de trois facteurs :

¾ ses connaissances techniques,


¾ son habilité à utiliser ses armes et ses équipements,
¾ la volonté de combattre.

Remarque : ce dernier point est le plus important car s’il est égal à zéro, toute l’équation sera nulle.

PREPARATION MENTALE
Ÿ Degré de préparation (DP) au combat
Ÿ Principes d’autodéfense (cf §42 page 29)

HABILITE AU MANIPULATION
TIR CORRECTE DE
ƒ Position stable L’ARME
ƒ Visée conforme ƒ Entretien correct
ƒ Départ du coup ƒ Arme prête au tir (chargée)
maîtrisé ƒ Maîtrise de la résolution
des incidents de tir

Dès que l’on est en possession d’une arme, il est nécessaire, à l’issue de la phase d’instruction
technique du tir et des manipulations, de se préparer mentalement à intégrer cette préparation qui
vise à développer la volonté individuelle.

Une préparation mentale est nécessaire pour agir sans délai, se concentrer pendant l’action et
accepter ses actes au combat. Le combattant doit prendre conscience qu’avec une arme, il a un
statut de « tireur potentiel ».

La préparation mentale lui permet « d’accepter


l’acte ultime de son engagement
au combat » :
TIRER

Notice IST-C - 2010 156


13. Les conditions du succès au combat

Trois conditions déterminent l’état d’esprit des soldats engagés sur un théâtre d’opérations :

¾ la personnalité,
¾ l’attitude,
¾ la qualité de l’encadrement de la troupe.

Différentes études sur la personnalité montrent qu’un groupe humain se répartit en trois
catégories :

¾ 5% de personnalités fortes : « les moteurs » ou « chefs »,


¾ 45% de personnes motivées, entraînées par les 5% de « moteurs »,
¾ 50% de personnes à motivation différenciée.

Quand il s’agit de se battre, le classement des personnalités se fait ainsi :

¾ 1% de « prédateurs », malades mentaux dont les traits de caractère psychotiques en font de


mauvais soldats car ils n’agissent que sous des pulsions de meurtre.
¾ 5% de « gardiens », sains et équilibrés, leur personnalité perçoit l’usage de la force comme un
mal nécessaire. Ce genre de personnalité recherche les métiers des armes et ceux liés à l’aide à
la population (police, ambulanciers, pompiers, etc…).
¾ Le reste, soit plus de 90% des personnes peuvent être efficaces mais nécessitent une motivation
primaire ou secondaire. Elles devront être préparées mentalement avant l’engagement, assistées
pendant et ensuite faire l’objet d’un bilan.

L’attitude mentale des protagonistes reste le facteur principal déterminant pour l’issue d’une
confrontation entre belligérants. Le combat est avant tout celui des volontés, quel que soit le niveau.
La victoire comme la défaite se prépare avant tout mentalement et psychologiquement. Bien qu’elle
soit étroitement liée à la personnalité, une attitude mentale positive et proactive permet d’agir et de
ne pas subir.

La qualité de l’encadrement d’une troupe, enfin, représente le facteur prépondérant pour emporter
la décision, grâce à une confiance accrue des soldats vis-à-vis de leurs chefs de section et de leur
chef de groupe au combat. C’est leur compétence qui garantit le succès des armées, par le biais de
celui des formations les plus petites.

2. LE CYCLE D’ENGAGEMENT D’UNE FORCE

L’engagement de la troupe se fait selon le processus suivant :

Þ 1 : préparation technique, matérielle et mentale,


Þ 2 : engagement (quelques heures, jours, semaines, mois, voire années),
Þ 3 : analyse après action (3A), critique, enseignements, (périodique ou à la fin de
l’engagement),
Þ 4 : retour à la situation normale.

Notice IST-C - 2010 157


21. La préparation à l’engagement

Il s’agit de déterminer les crises possibles qui pourraient survenir en fonction du cadre de la
mission.

En fonction de la représentation de l’image de la menace, l’instruction technique et tactique est


dispensée au niveau de la compagnie, de la section ou du groupe.

En revanche, la préparation mentale est l’affaire de chacun.

211. les principes de la préparation mentale

Le fantassin combattant doit être en alerte, décisif, déterminé, rapide et calme.

ETRE… Commentaire
Pour être capable de se défendre contre une menace, il faut tout
d’abord la déceler et l’identifier.
Pour cela, mettre ses sens en éveil permet de visualiser les issues
probables d’une situation donnée, d’apprécier les réactions
En ALERTE possibles et de faire le choix approprié à la situation.
Cette appréciation peut se faire longtemps avant l’engagement, afin
de préparer l’esprit à une prise de décision judicieuse, à temps.
Une alerte mentale se réalise par la pratique du code des couleurs
décrit dans le § 212).
décisif Une fois la décision prise, il s’agit de s’y tenir, sans hésitation ou
atermoiement. Le choix de la technique est moins important que
son application immédiate.
déterminé Déterminé ne signifie ni violent, ni impoli. On entend par
« déterminé » la volonté de remplir sa mission, de chercher le
contact, et de lutter contre toute dégradation physique et morale.
rapide Il vaut mieux utiliser une technique imparfaite à temps qu’une
technique irréprochable trop tard.
calme Le calme résulte de la préparation mentale, de l’appréciation des
situations possibles de combat et de leur issue. Notre esprit ne fait
pas la différence entre ce qui est imaginé et ce qui est réel. Les
répétitions mentales permettent de se familiariser avec
l’environnement du combat.

Une bonne appréciation de ses propres capacités à l’usage des moyens intégrés de contrainte permet
de choisir à temps la technique la plus appropriée.

La préparation mentale se forge par la pratique rigoureuse de ces techniques.


Un manque, comme un excès de confiance en soi, sont néfastes, car ils conduisent à une
réaction non proportionnelle.

Notice IST-C - 2010 158

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