Historique et principes de l'assurance
Historique et principes de l'assurance
I. Historique de l’assurance
1. La pré assurance
L’idée de mutualité, de solidarité et de prévoyance appartient aux valeurs des sociétés
traditionnelles. On retrouve des traces de pré assurance dans la plus haute antiquité :
• Caisse d’entraide des tailleurs de pierres de la basse Égypte ;
• Théophraste (286-371 avant Jésus Christ) fait état d’une caisse commune alimentée par des
cotisations et dont le contenu servait à prodiguer des secours ;
• A l’époque romaine le collège funéraire de Lanuvium assurait à ses membres moyennant
droit d’entrée et cotisations un bûcher et un tombeau tandis que les légionnaires cotisaient
pour permettre à leurs membres de faire face à des frais de mutation, de retraite ou de décès.
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efficacement contre les effets malheureux du hasard.
2. L’assistance
C’est l’ensemble de la collectivité qui par le jeu de l’entraide assure à l’individu une garantie
contre les risques auxquels il est exposé. En tant que système de réparation, l’assistance n’est
pas satisfaisante non plus pour l’individu notamment parce qu’elle hypothèque son
indépendance en le rendant tributaire (dépendant) des autres.
3. La Prévention
Elle consiste à réduire ou à annuler la probabilité de réalisation d’un risque. Exemple :
interdiction de fumer, caméra de surveillance…
Selon Joseph HEMARD : « L’assurance est une opération par laquelle une partie, l’assuré-
souscripteur se fait promettre moyennant une rémunération (la prime) pour lui-même ou pour
un tiers en cas de réalisation d’un risque une prestation par une autre partie l’assureur lequel
prenant en charge un ensemble de risque les compense conformément aux lois de la statistique
». Cette définition appelle quelques commentaires et précisions sur les termes suivants : Risque,
Sinistre, Prime, et Compensation des Risques.
1. Le risque
C’est un évènement dommageable de réalisation incertaine (incendie, vol, accident…). Il peut
aussi s’agir d’un évènement de réalisation certaine mais à une date inconnue (le décès).
2. Le sinistre
Le sinistre est l’évènement dommageable susceptible d’entrainer la garantie de l’assureur. Il
peut s’agir d’un évènement heureux (mariage, survie de l’assuré dans le cas d’un contrat vie en
cas de vie).
3. La prime
C’est le prix de l’assurance c’est à dire la somme que l’assuré paie pour être couvert.
Une des particularités de l’assurance réside dans l’inversion du cycle de production. A la
différence d’une entreprise classique, l’assureur commence par fixer le prix de vente de son
produit avant de connaître plusieurs mois voire plusieurs années après son coût de revient
essentiellement constitué du coût total des sinistres.
4. La compensation des risques
L’assureur doit sélectionner les risques et constituer des ensembles homogènes en recourant à
la coassurance et à la réassurance.
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a. La coassurance
C’est une opération par laquelle plusieurs compagnies d’assurance garantissent un même risque
chacune prenant en charge une fraction convenue de ce risque sans solidarité avec les autres
coassureurs.
Les risques faisant l’objet d’une coassurance sont garantis dans le cadre d’un contrat unique
appelé police collective qui est négociée par la compagnie apéritrice ou leader auprès de l’assuré
ou de son courtier.
b. La réassurance
La réassurance est l’opération par laquelle une compagnie d’assurance s’assure à son tour
auprès d’une compagnie : le réassureur appelé encore le cessionnaire pour tout ou partie des
risques qu’elle assure. Il est à noter que malgré l’opération de réassurance l’assureur reste le
seul garant du règlement des sinistres à l’assuré. Ce dernier n’étant lié au réassureur par aucun
lien contractuel.
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CHAPITRE I : LE CONTRAT D’ASSURANCE
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1. L’agent général
C’est une personne physique mandatée par la compagnie d’assurance. Entre l’agent et la
compagnie, il existe un traité de nomination ou convention qui définit les types de contrats qui
doivent être présentés au nom de la compagnie, la période de réversibilité des primes, les taux
de commissionnement… L’agent réserve sa production à sa compagnie c’est la règle de
l’exclusivité de production.
2. Le Courtier d’assurance
Le courtier peut être une personne physique ou morale. Il est un commerçant indépendant
rémunéré à la commission.
Le courtier peut placer ses affaires dans la compagnie de son choix. Il est tenu par une obligation
de conseil (appelé assureur conseil) et est agrée par le Ministre en charge du secteur des
assurances.
3. Les personnes physiques salariées ou non salariées
Ces personnes sont commises par une entreprise d’assurance ou par une société de courtage en
assurance.
En plus des intermédiaires classiques (agents généraux, courtiers et personnes physiques). Nous
avons de nos jours d’autres canaux de distribution comme les banques, la poste, les agences de
voyage…
III. Les intervenants au contrat d’assurance
Les intervenants au contrat d’assurance sont : l’assureur, l’assuré, le souscripteur, et le (s)
bénéficiaire(s).
• L’assureur
L’assureur est une personne morale agrée pour effectuer des opérations d’assurances.
• L’assuré
C’est une personne sur la tête ou sur les intérêts de qui repose l’assurance.
• Le souscripteur ou preneur d’assurance
C’est la personne physique ou morale qui demande l’établissement du contrat, le signe et
s’engage à payer les primes.
• le(s) bénéficiaire(s)
C’est la personne qui percevra les prestations en cas de sinistre. Il peut être l’assuré ou un tiers
(personne étrangère au contrat).
IV. Les documents contractuels
• La proposition d’assurances
C’est un imprimé édité par l’assureur par lequel il demande des renseignements au souscripteur.
Exemple : durée du contrat, garantie souscrite, situation du risque, nom de l’assuré, capitaux
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assurés, moyens de prévention et de protection, etc.
• Les conditions particulières
Les conditions particulières personnalisent (particularisent) le contrat d’assurance.
C’est dans les conditions particulières qu’on retrouve le nom de l’assuré, les garanties
souscrites, les capitaux assurés, la durée du contrat, le montant de la prime d’assurance…
• Les conditions générales
Les conditions générales sont les clauses communes à tous les contrats d’assurances d’une
branche donnée. Exemple conditions générales automobile, maladie, incendie.
• Les conventions spéciales
Elles viennent compléter ou déroger aux conditions générales.
• L’avenant
L’avenant est un document qui vient constater la modification d’un contrat d’assurances.
• La note de couverture
La note de couverture ou note de garantie constate l’existence d’une garantie provisoire pendant
une certaine durée. Elle n’est qu’un moyen de preuve provisoire et n’a plus d’objet lorsqu’elle
est remplacée par la police.
Il est important de noter que nous pouvons avoir dans le contrat d’assurance des annexes, des
intercalaires, des clauses.
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CHAPITRE II : LA CLASSIFICATION DES OPERATIONS D’ASSURANCES
On peut classer les opérations d’assurances en 2 catégories : par branche et par mode de gestion.
I. La classification par branche
On distingue les assurances de dommages des assurances de personnes.
A. Les assurances de dommages (protéger le patrimoine de l’assuré)
Elles se composent en assurance de biens et en assurance de responsabilité.
a. Les assurances de biens ou de choses
Elles ont pour but d’indemniser l’assuré des pertes matérielles qu’il subit directement dans son
patrimoine. Exemple : assurance incendie, vol, bris de machines…
b. Les assurances de responsabilité civile ou de dettes
Elles garantissent également le patrimoine de l’assuré mais de façon indirecte dans la mesure
où il s’agit de faire face aux conséquences pécuniaires incombant à l’assuré à la suite de
dommages causés à autrui et dont il est juridiquement responsable. Exemple : RC chef de
famille, RC exploitation, RC professionnelle, RC après livraison.
1. Le principe indemnitaire
Selon ce principe, l’assurance ne doit pas être un moyen d’enrichissement sans cause pour
l’assuré ou la victime. Le but de l’assurance est de replacer l’assuré dans la situation où il était
avant le sinistre.
2. La subrogation
L’assureur après avoir payé l’indemnité d’assurance est subrogé dans les droits et actions de
l’assuré contre le tiers responsable du sinistre c’est ce qu’on appelle la subrogation (le
responsable ne doit pas échapper à sa responsabilité).
3. La règle proportionnelle (fausse déclaration de bonne foi)
• Règle proportionnelle de capitaux
I = D*VA/VR (I = indemnité, D = dommage, VA = valeur assuré, VR = valeur réelle) La fausse
déclaration porte sur les capitaux assurés
• Règle proportionnelle de primes
Ici la fausse déclaration porte sur les éléments qui permettent de déterminer la prime
d’assurance.
Double fausse déclaration sur les capitaux et les éléments de détermination de la prime
I = D*VA/VR*Prime payée/Prime qui aurait dû être payée
Par contre, si l’assurance fait une fausse déclaration intentionnelle, de mauvaise foi le contrat
est nul selon les dispositions de l’article 18 du code CIMA.
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Application
Valeur assuré du bâtiment 25 000 000. A la suite d’un sinistre l’expert évalue le montant des
dommages à 10 000 000 et constate que la valeur réelle du bâtiment est de 30 000 000.
Quelle indemnité versera l’assureur ? Sachant que l’assuré est de bonne foi
Application 2 :
2. La maladie
Le contrat d’assurance maladie prévoit le remboursement des frais médicaux, pharmaceutiques,
d’hospitalisation, de radiographie,…dans la limite du taux fixé au contrat.
Exemple : taux de couverture 90%
Ticket modérateur ou franchise =100% - 90% = 10%
Cette franchise permet de moraliser le risque. Elle pousse l’assuré à se comporter en bon père
de famille (prudent, vigilant,…).
3. Les assurances vie
Les assurances vie comprennent les produits d’assurance vie en cas de vie, les produits
d’assurance vie en cas de décès et les produits mixtes.
a. Les produits vie en cas de vie
Dans les produits d’assurance vie en cas de vie, l’assureur versera au bénéficiaire désigné un
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capital ou une rente si l’assuré est en vie au terme du contrat.
b. Les produits d’assurance vie en cas de décès
Dans ce type de contrat, l’assureur versera un capital ou une rente à un bénéficiaire désigné en
cas de décès de l’assuré avant le terme du contrat.
c. Les produits mixtes
L’assureur versera un capital ou une rente si l’assuré décède ou est en vie (en toutes
circonstances).
Les assurances de personnes à l’exception de la maladie obéissent au principe forfaitaire. Le
principe forfaitaire signifie que les sommes assurées sont fixées à la souscription du contrat et
d’un commun accord entre les parties.
Dans les assurances de personnes, il y a possibilité de cumuler plusieurs indemnités, pas de
sous assurances ou de sur assurances, pas de subrogation sauf pour les frais médicaux.
II. La classification selon le critère de gestion
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CHAPITRE III : LE RISQUE
Le risque est un évènement aléatoire de réalisation incertaine. L’incertitude peut résider dans la
réalisation de l’évènement ou dans la date de réalisation de cet événement (assurance en cas de
décès). La réalisation de l’évènement peut être un évènement heureux (mariage, naissance,
assurance vie en cas de vie), ou malheureux (décès, accident).
I. Risque techniquement assurable, risque légalement assurable
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L’assureur doit opérer une sélection c’est-à-dire faire un choix judicieux des risques tant au
niveau de la valeur du risque garanti qu’au niveau de sa qualité afin d’obtenir un portefeuille
équilibré.
La division du risque consiste à l’éparpillement des risques en vue d’éviter que leurs réalisations
massives ne rompent l’équilibre financier de la mutualité. Les techniques utilisées sont les
suivantes :
A. La coassurance
C’est l’opération par laquelle plusieurs compagnies d’assurances garantissent un même risque.
Chacune d’elle prenant en charge une fraction convenue de ce risque sans solidarité avec les
autres coassureurs.
Les risques faisant l’objet d’une coassurance sont garantis dans le cadre d’un contrat unique
appelé police collective qui est négociée par la compagnie apéritrice ou leader auprès de l’assuré
ou de son courtier.
La compagnie apéritrice comme mandataire des coassureurs. En effet, non seulement elle établit
le contrat, mais encaisse la prime et la répartit entre les coassureurs. En outre, elle instruit et
liquide les sinistres, encaisse la participation des autres coassureurs avant de régler les
prestations dues à l’assuré.
L’apériteur retient une commission d’apérition qui représente la participation des coassureurs
à ses frais de gestion.
B. La réassurance
C’est l’opération par laquelle une compagnie d’assurance, la cédante s’assure à son tour auprès
d’une compagnie le réassureur appelé encore le cessionnaire pour tout ou partie des risques
qu’elle assure. Il est à noter que malgré l’opération de réassurance, l’assureur reste le seul garant
du règlement des sinistres à l’assuré ; ce dernier n’étant lié au réassureur par aucun lien
contractuel.
La technique de réassurance permet à l’assureur de diluer le risque et d’homogénéiser son
portefeuille en ne conservant que la partie correspondant à son propre plein. Il existe 2 types de
plein à savoir : le plein de conservation qui est le risque maximum conservé par l’assureur pour
son propre compte et le plein de souscription qui est la somme maximale des engagements à la
fois du réassureur et de la conservation de l’assureur.
Plein de souscription = Plein de conservation + Capacité de réassurance
1. Les Formes de Réassurance
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a. La réassurance obligatoire
Elle s’exerce à travers des conventions ou traités de réassurance qui mettent à la charge de
chaque partie des obligations. Obligation de cession pour l’assureur et obligation d’acceptation
pour le réassureur suivant des conditions bien définies au traité.
La réassurance obligatoire se décompose en réassurance proportionnelle et non proportionnelle.
• La Réassurance proportionnelle
on distingue : la quote-part, l’excédent de plein, la facultative obligatoire ou FACOB.
• La quote-part :
Dans un traité quote-part, l’assureur s’engage à donner au réassureur un pourcentage défini sur
chaque risque qu’il souscrit et en cas de sinistre, le réassureur interviendra dans la même
proportion.
Exemple : Rétention de 40% Cession 60%
Risques Capitaux assurés à 100% Primes à 100% Part de l’assureur Part du réassureur
A 200 000 000 2 000 000 2 000 000 × 40% = 800 000 2 000 000 × 60% = 1 200 000
B 500 000 000 7 500 000 7 500 000 × 40% = 3 000 000 7 500 000 × 60% = 4 500 000
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Il s’agit d’un traité hybride en ce sens que la cession n’est plus obligatoire pour l’assureur
mais l’acceptation est obligatoire pour le réassureur.
• La Réassurance non proportionnelle
Il convient de préciser dès le départ qu’en réassurance non proportionnelle on raisonne en terme
de sinistre.
On distingue deux types : l’excédent de sinistre ou excess loss, l’excédent de perte annuelle
ou stop loss.
1- Sinistre 100 000 000, Assureur = 25 000 000, Réassureur = 75 000 000
1- Sinistre = 10 000 000, Assureur = 10 000 000, Réassureur = 0
2- Sinistre = 700 000 000, Assureur = 25 000 000, Réassureur = 500 000 000,
Découvert = 175 000 000
• L’excédent de perte annuelle ou stop loss
Ce type de traité est dû à un grand nombre de petits sinistres (maladie, neige, etc.) ou encore
dans le cadre d’une branche à développement rapide (sinistre matériel auto : le préjudice peut
être fixé rapidement).
La priorité de la compagnie est une proportion des sinistres par rapport aux primes émises (S/P)
de la branche de même que l’intervention du réassureur. Mais très souvent, il y a une double
limitation de l’engagement du réassureur en pourcentage et en montant.
Maladie
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250 000 000. Par conséquent, le réassureur supporte 26 000 000.
b. La Réassurance facultative
L’assureur est libre de céder ou de ne céder et le réassureur est libre d’accepter ou de ne pas
accepter.
Les assureurs ont souvent recours à la réassurance facultative pour les raisons suivantes :
• Lorsque la capacité automatique de leur traité est dépassée par leur engagement
sur un risque ;
• Lorsque le risque est exclu de leur traité ;
• Lorsqu’ils ne veulent pas faire de la coassurance sur le risque ;
• Lorsqu’ils ne disposent pas de traité dans la branche pour diverses raisons.
C. Le Fronting
C’est une pratique imposée par les assurés aux assureurs qui consiste à placer un risque auprès
d’un assureur avec obligation faite à ce dernier de virer tout ou partie de ces risques auprès d’un
organisme qui est la captive du groupe.
D. Les captives
Les captives sont des sociétés de gestion de risque d’un groupe industriel ou commercial
opérant à grande échelle : captive d’assurance, de réassurance.
E. Les Pools
Les pools de coassurance ou de réassurance permettent d’augmenter les capacités de prise en
charge des sinistres particulièrement importants : Pool nucléaire, Pool TPV (transport public de
voyageurs), Pool de pollution, Pool de micro-assurance santé.
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CHAPITRE IV: LA PRIME
C’est le prix de l’assurance c’est-à-dire la somme que l’assuré-souscripteur doit payer pour être
couvert.
I. Le calcul de la prime
La prime totale due par l’assuré est constituée par la prime pure augmentée des chargements,
de la marge de sécurité, de la marge bénéficiaire et de la taxe.
1. La Prime Pure
C’est la partie de la prime qui permet à l’assureur de payer les sinistres. Elle est déterminée par
deux paramètres fondamentaux : la fréquence et le coût moyen des sinistres.
a. La Fréquence
Elle est calculée en divisant le nombre de sinistre par le nombre de risque
f =n/N, f = fréquence, n = nombre de sinistre, N = nombre de risque 0 ˂ f ˂ 1
b. Le coût moyen des sinistres
Il est obtenu en divisant le coût total des sinistres par leur nombre
CM = CT/n CM = coût moyen ; CT = coût total ; n = nombre de sinistre
Pp = f × CM ou Pp = n/N × CT/n= CT/N
2. Les Chargements
Il convient d’ajouter à la prime pure les chargements de gestion (frais généraux) et d’acquisition
(commissions payés aux apporteurs d’affaires).
3. La Marge de Sécurité
Tous les éléments qui servent à déterminer la prime contiennent une part d’incertitude. La
marge de sécurité sert à corriger les éventuels écarts.
4. La Marge Bénéficiaire
Le bénéfice est la raison d’être de toute entreprise.
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5. Les Produits Financiers
Ce sont les revenus générés par les placements. L’assureur qui gagne d’importants produits
financiers peut se permettre de diminuer ses primes d’assurances.
6. La Taxe
L’assureur collecte les taxes sur les produits d’assurances qui seront reversées à l’Etat.
II. Les différentes formes de prime
Nous pouvons en citer :
• La prime d’inventaire : (PI) ; PI = Pp + Chargement de Gestion
• La prime commerciale : (PC) ; PC = PI + Chargement d’Acquisition
• PTTC = PC + Taxes
• La prime nette : elle est obtenue en appliquant à une assiette un taux.
La prime temporaire est payée pour un temps bien déterminé alors que la prime viagère est
payée tant que l’assuré est en vie.
- Prime Variable
La prime variable est calculée sur la base d’une assiette qui n’est pas connue avec exactitude
(masse salariale TTC, Chiffre d’affaires hors taxe, valeur stock de marchandises ….).
Exemple : Monsieur DIAKITE désire assurer son stock de marchandises contre l’incendie.
Valeur prévisionnelle des marchandises = 1 000 000 000, taux de prime = 3‰.
Dans un 1er temps, l’assureur détermine une prime dite provisionnelle.
Prime provisionnelle = valeur prévisionnelle × taux = 1 000 000 000 × 3‰ = 3 000 000
Dans un 2e temps l’assureur procède à la régularisation sur la base de la valeur réelle du stock
déclaré par l’assuré en fin d’exercice.
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Prime réelle = Stock réel × taux = 1 500 000 000 × 3‰ = 4 500 000
Si prime réelle ˃ prime provisionnelle, l’assureur a droit à une prime complémentaire. Dans le
cas contraire, l’assuré a droit à une ristourne suivant les conditions définies au contrat. Dans
notre cas, la prime complémentaire due par l’assuré est de 4 500 000 – 3 000 000 = 1 500 000.
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CHAPITRE V : LE SINISTRE
Le sinistre est constitué par la réalisation de l’évènement prévu par la police d’assurance et
entrainant la mise en jeu de la garantie. Il se décompose en :
Il peut être stipulé que l’assuré reste obligatoirement son propre assureur pour une somme ou
une quotité déterminée ou qu’il supporte une déduction fixée d’avance sur l’indemnité du
sinistre».
: 2-Une franchise qui est la part du sinistre à la charge de l’assuré peut être prévue dans le
contrat d’assurance pour moraliser le risque (pousser l’assuré à se comporter en bon père de
famille).
Exemple : Valeur assurée = 10 000 000 franchise = 10% avec un minimum de 500 000
1- S’il survient d’un sinistre un montant de 6 000 000. Calculer l’indemnité
2- Si le montant du sinistre était de 350 000. Combien payera l’assureur ?
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II. La charge de sinistre et la sinistralité
1. La Charge de sinistre
Elle est égale à la somme des sinistres payés et de la provision pour sinistre à payer. Charge de
sinistres = Sinistres Payés + Provision pour sinistre à payer (PSAP)
2. La Sinistralité
C’est le rapport qui existe entre la charge de sinistre et les primes émises (ou acquises) Elle
mesure la part des primes pures dans les primes commerciales.
La sinistralité permet de savoir si l’exploitation technique est bénéficiaire au déficitaire selon
quelle est en deçà ou au-delà du rapport d’équilibre de 65%.
Exemple :
• Contrat souscrit le 01/10/2012 prime émise 200 000
• Contrat souscrit le 01/01/2012 prime émise 600 000
• Contrat souscrit le 01/07/2012 prime émise 1 000 000
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CHAPITRE VI- ELEMENTS DE COMPTABILITE DES SOCIETES D’ASSURANCES
I. Les engagements réglementés
Les engagements réglementés dont les entreprises mentionnées à l’article 300 doivent à toute
époque être en mesure de justifier l’évaluation sont les suivants (article 334 du code CIMA) :
Ø Les provisions techniques suffisantes pour le règlement intégral de leurs engagements vis-à-
vis des assurés ou bénéficiaires de contrats ;
Ø Les postes de passif correspondant aux autres créances privilégiées (Etat, personnel,
organismes sociaux, frais de contrôle) ;
Ø Les dépôts de garantie des agents, des assurés et des tiers, s’il y a lieu ;
Ø La provision de prévoyance en faveur des employés et agents destinée à faire face aux
engagements pris par l’entreprise envers son personnel et ses collaborateurs.
1. les provisions techniques
Les provisions techniques correspondant aux autres opérations d’assurance sont les suivantes :
L’assureur doit donc prévoir à l’inventaire des sommes suffisantes pour pouvoir continuer
pendant la période qui s’écoulera de la date d’inventaire à la prochaine échéance des primes ou
à défaut au terme du contrat, à gérer ses contrats ou à faire face aux sinistres qui les frapperont.
Ces sommes à prévoir constituent ce qu’on appelle : provision pour risque en cours. La PREC
peut être définie comme étant la provision destinée à couvrir les frais et charges afférents à la
période comprise entre la date de l’inventaire et la prochaine échéance de prime ou cotisation
ou à défaut le terme fixé par le contrat.
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• Frais d’établissement : 8%
• Frais de gestion : 7%
• Prime pure (charges de sinistres) : 65%
Il ressort de cette ventilation que les frais dépensés lors de l’établissement du contrat ou lors de
son quittancement à l’échéance annuelle sont de 28%, alors que ceux courant jusqu’à la
prochaine sont de 72%. La société mettra en provision la moitié des primes émises, soit 36%.
Selon l’article 334-10 du code CIMA, le montant minimal de la PREC s’obtient en multipliant
par le pourcentage de 36% les primes ou cotisations de l’exercice inventorié, non annulées à la
date de l’inventaire et déterminé comme suit :
La méthode de 1/24e consiste à dire qu’on peut supposer que tous les contrats émis au cours
d’un mois sont uniformément répartis dans ce mois.
Après avoir calculé le montant total des primes à reporter à l’exercice suivant, il faut appliquer
à ce montant le taux de report (S/P + FG/2) nécessaire pour couvrir les risques et les frais de
gestion de la catégorie concernée et déterminer ainsi le montant de la PREC.
PREC = Primes à reporter * (S/P + FG/2)
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Cette provision pour risque en cours calculée avec cette méthode est à comparer avec celle
déterminée par la méthode des 36 %. On retiendra le montant de PREC le plus élevé (principe
de prudence oblige).
NB : Le taux de report calculé ne doit pas être < à 72 % (taux minimum à considérer 72%).
Dans le cas contraire, on retiendra le taux obtenu.
Le total des évaluations de la catégorie est majoré d’un chargement de gestion de 5% minimum
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(article 334-13 du code CIMA).
Connaissant les coûts moyens des exercices précédents, on peut extrapoler et calculer le coût
moyen de l’exercice inventorié. Le coût total prévisionnel des sinistres sera égal au produit du
coût moyen ainsi obtenu par le nombre de sinistres en suspens et La PSAP par la méthode des
coûts moyens sera égale à la différence entre le coût total et les sinistres payés.
NB : Pour les deux derniers exercices, on retiendra l’évaluation la plus élevée entre les deux
méthodes (dossier par dossier et coût moyen).
Exercice d’application
Exercice d’application
Pour la catégorie incendie, on vous donne les chiffres suivants extraits de la comptabilité
d’une société d’assurance.
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- 40% sont réglés la deuxième année
- 20% sont réglés la troisième année
- 5% sont réglés la quatrième année
L’évaluation selon la méthode dossier par dossier pour cette catégorie donne les montants de
sinistres restant à payer suivants.
T.A.F
PSAP nette de recours à encaisser > ou = 1,05 (Primes émises nettes d’annulation et de taxes – Comm- F
Généraux – Sinistres payés nets de recours encaissés)
La provision pour sinistres à payer doit être complétée par une estimation des sinistres survenus
mais non encore déclarés à l’assureur. Ces sinistres survenus dont l’assureur n’a pas encore
connaissance constituent les sinistres tardifs.
La provision pour les sinistres tardifs est calculée comme suit :
1er étape : Elaboration des statistiques de déclaration des sinistres
Ces statistiques peuvent être présentées dans un tableau donnant l’évolution par exercice
d’inventaire du nombre de sinistres déclarés par exercice de survenance.
2e étape : calcul des cadences moyennes de déclaration
Pour chaque exercice de survenance, la démarche consiste à déterminer rétrospectivement sur
une période donnée, le pourcentage des sinistres déclarés au cours de la première année (année
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qui suit l’exercice de survenance) en rapportant le nombre de sinistres déclarés au cours de cette
première année au nombre total de sinistres déclarés au cours de l’exercice de survenance. Le
pourcentage ainsi obtenu constitue la cadence de tardifs de première année pour cet exercice de
survenance.
La cadence retenue est la moyenne arithmétique (pour tous les exercices de survenance) des
cadences de tardifs de première année.
Pour la cadence de deuxième année, on rapporte le nombre de sinistres déclarés au cours du
deuxième exercice qui suit l’exercice de survenance au nombre total de déclarés pendant cet
exercice de survenance.
La cadence retenue est la moyenne arithmétique (pour tous les exercices de survenance) des
cadences de tardifs de deuxième année.
On procède par analogie pour les cadences de troisième et quatrième année.
3e étape : calcul du nombre de sinistres tardifs par exercice de survenance
Le nombre de sinistres tardifs pour chaque exercice de survenance s’obtient par application
(suivant la durée des déclarations tardives) des cadences moyennes de tardifs aux nombres de
sinistres déclarés pendant cet exercice.
4e étape : Calcul de la provision pour sinistres tardifs
Pour connaître la provision pour sinistres tardifs, il suffit de multiplier le nombre de sinistres
tardifs estimé pour chaque exercice de survenance par le coût moyen des sinistres déclarés vu
à la fin de l’exercice d’inventaire. Les sinistres s’entendent hors estimation des tardifs.
Cas pratique Exercice de déclaration
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T.A.F : Calcul de la provision pour sinistre tardifs
C. La provision pour annulation de primes (PAP)
1. Définition :
La provision pour annulation de prime est une provision constituée en vue de faire face aux
annulations futures à intervenir après l’inventaire sur les primes émises et non encaissées.
2. Fondement
Dans les sociétés d’assurance, les primes sont généralement comptabilisées à l’émission. Or, il
peut arriver qu’une partie de ces primes ne soit jamais encaissée. Elles sont ou seront annulées.
L’objet de la PAP est de faire supporter par l’exercice d’émission le poids de ses futures
annulations.
Le pourcentage des primes annulées en première année est donc la cadence d’annulation de
première année.
La circulaire préconise la moyenne arithmétique des cadences de première année pour chaque
exercice de souscription. On fait la même chose pour les cadences de deuxième année et ainsi
de suite.
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La provision d’annulation doit être affinée en s’appuyant sur certains éléments techniques
notamment la réassurance, les risques en cours et les commissions pour obtenir la PAP.
Le calcul étant effectué par branche, les éléments techniques sont à rechercher à l’état C1 qui
est le compte d’exploitation par catégorie.
PAP = Prévisions d’annulation – Cession en réassurance – Commission d’apport - PREC
(société) + PREC (réassureur) +Commissions (Réassurance)
Cas pratique
Première Etape : Statistique des annulations :
Exercices de souscription Exercices d’annulation
Tableau émission
- La provision mathématique des rentes : Elle se définit comme étant la valeur actuelle des
engagements de l’entreprise en ce qui concerne les rentes et accessoires de rentes mis à sa
charge ;
- La provision pour risques croissants : Elle est destinée aux opérations d’assurance contre les
risques de maladie et d’invalidité et égale à la différence des valeurs actuelles des engagements
respectivement pris par l’assureur et par les assurés ;
- La provision pour égalisation : elle est destinée à faire face aux charges exceptionnelles
afférentes aux opérations garantissant les risques dus à des éléments naturels, le risque
atomique, les risques de responsabilité civile dus à la pollution et les risques spatiaux ;
- La provision mathématique des réassureurs : constituée par les entreprises mentionnées au 2e
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alinéa de l’article 300 qui acceptent en réassurance des risques cédés par des entreprises
d’assurance sur la vie et égale à la différence entre les valeurs actuelles des engagements
respectivement pris l’un envers l’autre par le réassureur et le cédant ;
- Toutes autres provisions techniques fixées par la Commission Régionale de Contrôle des
Assurances (CRCA).
2. Les créances privilégiées
- Il s’agit des créances détenues par l’État (sans oublier les frais de contrôle), le Personnel et les
organismes sociaux (INPS, CMSS).
- Dans le cadre du traité de nomination (ou conventions de collaboration), les agents généraux
ont des obligations vis-à-vis de l’entreprise d’assurance notamment le reversement des primes
d’assurances. Pour s’assurer d’une bonne exécution de ces obligations, ils doivent disposer
d’une garantie financière minimale de 10 000 000 F CFA.
- Les assurés et tiers peuvent également faire des dépôts auprès de la compagnie d’assurance.
S’agissant des dépôts des tiers, ils sont constitués par les dépôts des locataires occupant les
immeubles de l’entreprise d’assurance.
- Tous ces dépôts, en cas de liquidation doivent être ristournés à leurs propriétaires
4. La provision de prévoyance en faveur des employés et agents
Le total des engagements réglementés est à comparer aux actifs admis en couverture des
engagements réglementés (placements et autres actifs admis).
Si Actifs admis > engagements réglementés, la société dégage un excédent de couverture de ses
engagements réglementés. Dans le cas contraire, la société affiche un déficit de couverture de
ses engagements réglementés.
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suite insuffisantes en raison par exemple d’un changement de législation ou de l’inflation ;
Ø Les placements peuvent aussi s’avérer insuffisants du fait d’une crise économique généralisée
ou sectorielle.
La marge de solvabilité sert donc de « matelas de sécurité » destinée à résorber les chocs
imprévus.
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CHAPITRE VII : L’INDUSTRIE DES ASSURANCES
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Elles ont un but lucratif et sont constituées sous forme de sociétés anonymes. Les sociétés
commerciales sont soumises à des règles particulières pour leur constitution et leur
fonctionnement ainsi qu’à des règles financières rigoureuses.
B. Les sociétés non commerciales
Dans la catégorie des sociétés non commerciales, on trouve les sociétés mutuelles et les sociétés
tontinières. Dans les sociétés non commerciales, l’excédent d’exploitation est souvent
redistribué aux adhérents dans les conditions fixées par leurs statuts.
Monsieur Henry Ford déclarait « New York n’est pas la création des hommes, mais celle des
assureurs…Sans les assurances, il n’y aurait pas de gratte-ciel, car aucun n’ouvrier n’accepterait
de travailler à une pareille hauteur en risquant de faire une chute mortelle et de laisser sa famille
dans la misère…Sans les assurances, aucun capitaliste n’investirait des millions pour construire
de pareils buildings, qu’un simple mégot de cigarette peut réduire en cendre…Sans les
assurances, personne ne circulerait en voiture à travers les rues. Un bon chauffeur est conscient
de ce qu’il court à chaque instant, le risque de renverser un piéton ».
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1. Le taux de pénétration ou contribution de l’assurance au PIB
Ce ratio nous donne la contribution de l’assurance au PIB. Il est calculé en faisant le rapport du
chiffre d’affaires de l’assurance sur le PIB.
Taux de pénétration = CA/PIB
3. La densité de l’assurance
Ce ratio nous renseigne sur la culture de l’assurance. Il est calculé en faisant le rapport chiffre
d’affaires du secteur des assurances sur population totale.
Taux de contribution = chiffre d’affaires secteur assurance/population totale.
4. Le nombre d’emplois
Il s’agit du nombre d’emplois dans le secteur des assurances (emplois dans les sociétés
d’assurances, sociétés de courtage en assurance, agences d’assurances).
Il convient de noter que les sociétés d’assurances travaillent avec d’autres acteurs (experts
automobile, médecins experts, garagistes, commissaires d’avaries, etc.).
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