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Historique et principes de l'assurance

Le document retrace l'historique de l'assurance, depuis ses origines dans la pré-assurance jusqu'à la naissance de l'assurance maritime et terrestre. Il définit également les concepts clés de l'assurance, comme le risque, le sinistre, la prime et la compensation des risques, tout en détaillant les caractéristiques des contrats d'assurance et les différents intervenants. Enfin, il classe les opérations d'assurance en deux catégories principales : les assurances de dommages et les assurances de personnes.

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Historique et principes de l'assurance

Le document retrace l'historique de l'assurance, depuis ses origines dans la pré-assurance jusqu'à la naissance de l'assurance maritime et terrestre. Il définit également les concepts clés de l'assurance, comme le risque, le sinistre, la prime et la compensation des risques, tout en détaillant les caractéristiques des contrats d'assurance et les différents intervenants. Enfin, il classe les opérations d'assurance en deux catégories principales : les assurances de dommages et les assurances de personnes.

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INTRODUCTION

I. Historique de l’assurance
1. La pré assurance
L’idée de mutualité, de solidarité et de prévoyance appartient aux valeurs des sociétés
traditionnelles. On retrouve des traces de pré assurance dans la plus haute antiquité :
• Caisse d’entraide des tailleurs de pierres de la basse Égypte ;

• Théophraste (286-371 avant Jésus Christ) fait état d’une caisse commune alimentée par des
cotisations et dont le contenu servait à prodiguer des secours ;
• A l’époque romaine le collège funéraire de Lanuvium assurait à ses membres moyennant
droit d’entrée et cotisations un bûcher et un tombeau tandis que les légionnaires cotisaient
pour permettre à leurs membres de faire face à des frais de mutation, de retraite ou de décès.

2. La naissance de l’assurance dans le domaine maritime


Les romains et les athéniens connaissaient le mécanisme qui a donné lieu au Prêt à la grosse
aventure et selon lequel le prêteur de deniers touchait un intérêt de 15 à 40% si la cargaison
arrivait à bon port. Mais cette pratique fut frappée d’interdit par les autorités religieuses comme
usuraire. C’est pourquoi de riches commerçants s’engagèrent à garantir une cargaison
moyennant le paiement préalable d’une somme d’argent. C’est dans le domaine des risques
maritimes qu’est apparue la notion d’assurance puisque le plus ancien contrat a été retrouvé à
Gènes en Italie en 1347 et est destinée à garantir un transport de marchandises contre les aléas
d’un voyage.
Les premières entreprises d’assurances maritimes apparaissent en 1424 à Gènes puis en
Angleterre avec des clubs de particuliers.
Le plus ancien contrat français a été conclu en 1584 pour le transport de marchandises entre
Marseille et Tripoli.

3. La naissance de l’assurance dans le domaine Terrestre


C’est à la fin du XVIIe siècle qu’apparait l’assurance incendie. A Londres en pleine nuit, le 02
septembre 1666, un incendie se déclare dans une boulangerie et s’étend avec une telle ampleur
qu’il faudra 4 jours pour le maitriser. Il détruira 13 000 maisons et 400 rues sur 175 hectares.

II. Les remèdes de l’assurance


1. La Prévoyance
Elle consiste à épargner pour faire face à des situations difficiles. Mais les sommes épargnées
par un individu étant sans commune mesure avec les dommages qu’il pourrait subir ou les
responsabilités qui pourraient être mises à sa charge, l’épargne ne permet pas de lutter

1
efficacement contre les effets malheureux du hasard.
2. L’assistance
C’est l’ensemble de la collectivité qui par le jeu de l’entraide assure à l’individu une garantie
contre les risques auxquels il est exposé. En tant que système de réparation, l’assistance n’est
pas satisfaisante non plus pour l’individu notamment parce qu’elle hypothèque son
indépendance en le rendant tributaire (dépendant) des autres.
3. La Prévention
Elle consiste à réduire ou à annuler la probabilité de réalisation d’un risque. Exemple :
interdiction de fumer, caméra de surveillance…

III. La Définition de l’Assurance

Selon Joseph HEMARD : « L’assurance est une opération par laquelle une partie, l’assuré-
souscripteur se fait promettre moyennant une rémunération (la prime) pour lui-même ou pour
un tiers en cas de réalisation d’un risque une prestation par une autre partie l’assureur lequel
prenant en charge un ensemble de risque les compense conformément aux lois de la statistique
». Cette définition appelle quelques commentaires et précisions sur les termes suivants : Risque,
Sinistre, Prime, et Compensation des Risques.
1. Le risque
C’est un évènement dommageable de réalisation incertaine (incendie, vol, accident…). Il peut
aussi s’agir d’un évènement de réalisation certaine mais à une date inconnue (le décès).
2. Le sinistre
Le sinistre est l’évènement dommageable susceptible d’entrainer la garantie de l’assureur. Il
peut s’agir d’un évènement heureux (mariage, survie de l’assuré dans le cas d’un contrat vie en
cas de vie).
3. La prime
C’est le prix de l’assurance c’est à dire la somme que l’assuré paie pour être couvert.
Une des particularités de l’assurance réside dans l’inversion du cycle de production. A la
différence d’une entreprise classique, l’assureur commence par fixer le prix de vente de son
produit avant de connaître plusieurs mois voire plusieurs années après son coût de revient
essentiellement constitué du coût total des sinistres.
4. La compensation des risques
L’assureur doit sélectionner les risques et constituer des ensembles homogènes en recourant à
la coassurance et à la réassurance.

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a. La coassurance
C’est une opération par laquelle plusieurs compagnies d’assurance garantissent un même risque
chacune prenant en charge une fraction convenue de ce risque sans solidarité avec les autres
coassureurs.
Les risques faisant l’objet d’une coassurance sont garantis dans le cadre d’un contrat unique
appelé police collective qui est négociée par la compagnie apéritrice ou leader auprès de l’assuré
ou de son courtier.
b. La réassurance
La réassurance est l’opération par laquelle une compagnie d’assurance s’assure à son tour
auprès d’une compagnie : le réassureur appelé encore le cessionnaire pour tout ou partie des
risques qu’elle assure. Il est à noter que malgré l’opération de réassurance l’assureur reste le
seul garant du règlement des sinistres à l’assuré. Ce dernier n’étant lié au réassureur par aucun
lien contractuel.

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CHAPITRE I : LE CONTRAT D’ASSURANCE

I. Les Caractères du Contrat d’Assurance


Le contrat d’assurances présente les caractères suivants :
• Consensuel
Le contrat ne nécessite que l’échange de volonté des parties. L’écrit n’est qu’un moyen de
preuve.
• Synallagmatique
Le contrat d’assurance met à la charge des parties des obligations réciproques. L’obligation
principale de l’assuré est de payer la prime et celle de l’assureur de payer une indemnité en cas
de réalisation d’un sinistre.
• Aléatoire
L’aléa existe dès lors qu’au moment de la formation du contrat les parties ne peuvent apprécier
l’avantage qu’elles en retireront parce que celui-ci dépend d’un évènement incertain (pas d’aléa,
pas d’assurance).
• Onéreux
La garantie de l’assureur n’est qu’une contrepartie d’une prime ou cotisation. Donc le contrat
coûte à chaque partie.
• Adhésion
Le contrat est souvent préétabli par l’assureur. L’assuré ne fait qu’accepter ou refuser mais ce
caractère de contrat d’adhésion est atténué par l’intervention du courtier d’assurance, du Risk
Manager et de l’Etat via la direction des assurances qui doit viser tout produit avant sa
commercialisation.
• Bonne Foi
L’assureur fait confiance à son assuré. Ainsi, il accepte de faire le contrat sur la base des
déclarations de celui-ci. L’assuré a également confiance à son assureur. Ainsi, il paie la prime
en contrepartie d’une promesse d’indemnisation en cas de sinistre.
• Successif
C’est un contrat qui se déroule dans le temps (durée temporaire, ferme et contrat à tacite de
reconduction).
II. Les Intermédiaires d’Assurances
Les intermédiaires d’assurances sont ceux qui présentent des contrats d’assurance au public.
Au nombre de ces intermédiaires figurent :
• Les agents généraux ;
• Les courtiers d’assurance ;
• Les personnes physiques salariées ou non salariées

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1. L’agent général

C’est une personne physique mandatée par la compagnie d’assurance. Entre l’agent et la
compagnie, il existe un traité de nomination ou convention qui définit les types de contrats qui
doivent être présentés au nom de la compagnie, la période de réversibilité des primes, les taux
de commissionnement… L’agent réserve sa production à sa compagnie c’est la règle de
l’exclusivité de production.
2. Le Courtier d’assurance

Le courtier peut être une personne physique ou morale. Il est un commerçant indépendant
rémunéré à la commission.
Le courtier peut placer ses affaires dans la compagnie de son choix. Il est tenu par une obligation
de conseil (appelé assureur conseil) et est agrée par le Ministre en charge du secteur des
assurances.
3. Les personnes physiques salariées ou non salariées
Ces personnes sont commises par une entreprise d’assurance ou par une société de courtage en
assurance.
En plus des intermédiaires classiques (agents généraux, courtiers et personnes physiques). Nous
avons de nos jours d’autres canaux de distribution comme les banques, la poste, les agences de
voyage…
III. Les intervenants au contrat d’assurance
Les intervenants au contrat d’assurance sont : l’assureur, l’assuré, le souscripteur, et le (s)
bénéficiaire(s).
• L’assureur
L’assureur est une personne morale agrée pour effectuer des opérations d’assurances.
• L’assuré
C’est une personne sur la tête ou sur les intérêts de qui repose l’assurance.
• Le souscripteur ou preneur d’assurance
C’est la personne physique ou morale qui demande l’établissement du contrat, le signe et
s’engage à payer les primes.
• le(s) bénéficiaire(s)
C’est la personne qui percevra les prestations en cas de sinistre. Il peut être l’assuré ou un tiers
(personne étrangère au contrat).
IV. Les documents contractuels
• La proposition d’assurances
C’est un imprimé édité par l’assureur par lequel il demande des renseignements au souscripteur.
Exemple : durée du contrat, garantie souscrite, situation du risque, nom de l’assuré, capitaux

5
assurés, moyens de prévention et de protection, etc.
• Les conditions particulières
Les conditions particulières personnalisent (particularisent) le contrat d’assurance.
C’est dans les conditions particulières qu’on retrouve le nom de l’assuré, les garanties
souscrites, les capitaux assurés, la durée du contrat, le montant de la prime d’assurance…
• Les conditions générales
Les conditions générales sont les clauses communes à tous les contrats d’assurances d’une
branche donnée. Exemple conditions générales automobile, maladie, incendie.
• Les conventions spéciales
Elles viennent compléter ou déroger aux conditions générales.
• L’avenant
L’avenant est un document qui vient constater la modification d’un contrat d’assurances.
• La note de couverture
La note de couverture ou note de garantie constate l’existence d’une garantie provisoire pendant
une certaine durée. Elle n’est qu’un moyen de preuve provisoire et n’a plus d’objet lorsqu’elle
est remplacée par la police.
Il est important de noter que nous pouvons avoir dans le contrat d’assurance des annexes, des
intercalaires, des clauses.

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CHAPITRE II : LA CLASSIFICATION DES OPERATIONS D’ASSURANCES
On peut classer les opérations d’assurances en 2 catégories : par branche et par mode de gestion.
I. La classification par branche
On distingue les assurances de dommages des assurances de personnes.
A. Les assurances de dommages (protéger le patrimoine de l’assuré)
Elles se composent en assurance de biens et en assurance de responsabilité.
a. Les assurances de biens ou de choses
Elles ont pour but d’indemniser l’assuré des pertes matérielles qu’il subit directement dans son
patrimoine. Exemple : assurance incendie, vol, bris de machines…
b. Les assurances de responsabilité civile ou de dettes
Elles garantissent également le patrimoine de l’assuré mais de façon indirecte dans la mesure
où il s’agit de faire face aux conséquences pécuniaires incombant à l’assuré à la suite de
dommages causés à autrui et dont il est juridiquement responsable. Exemple : RC chef de
famille, RC exploitation, RC professionnelle, RC après livraison.
1. Le principe indemnitaire
Selon ce principe, l’assurance ne doit pas être un moyen d’enrichissement sans cause pour
l’assuré ou la victime. Le but de l’assurance est de replacer l’assuré dans la situation où il était
avant le sinistre.
2. La subrogation
L’assureur après avoir payé l’indemnité d’assurance est subrogé dans les droits et actions de
l’assuré contre le tiers responsable du sinistre c’est ce qu’on appelle la subrogation (le
responsable ne doit pas échapper à sa responsabilité).
3. La règle proportionnelle (fausse déclaration de bonne foi)
• Règle proportionnelle de capitaux
I = D*VA/VR (I = indemnité, D = dommage, VA = valeur assuré, VR = valeur réelle) La fausse
déclaration porte sur les capitaux assurés
• Règle proportionnelle de primes

I = D*Prime payée/Prime qui aurait dû être payée

Ici la fausse déclaration porte sur les éléments qui permettent de déterminer la prime
d’assurance.
Double fausse déclaration sur les capitaux et les éléments de détermination de la prime
I = D*VA/VR*Prime payée/Prime qui aurait dû être payée
Par contre, si l’assurance fait une fausse déclaration intentionnelle, de mauvaise foi le contrat
est nul selon les dispositions de l’article 18 du code CIMA.

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Application
Valeur assuré du bâtiment 25 000 000. A la suite d’un sinistre l’expert évalue le montant des
dommages à 10 000 000 et constate que la valeur réelle du bâtiment est de 30 000 000.
Quelle indemnité versera l’assureur ? Sachant que l’assuré est de bonne foi
Application 2 :

FOFANA a assuré sa maison contre le vol. VA mobilier 20 000 000


Le 31 Décembre à 23H 30 la maison a été cambriolée. La valeur des biens emportés par les
voleurs s’élève à 7 500 000.
A la question de savoir votre maison est-elle gardée il avait répondu oui. Pour cette raison,
l’assureur lui a fait payer une prime de 200 000. Sans gardien, il aurait dû payer 250 000.
En supposant que FOFANA a oublié de déclarer la modification intervenue dans son contrat
d’assurance à la suite de la cessation d’activité de ses gardiens. Calculer l’indemnité à verser.
B. Les assurances de personnes
Elles sont composées des accidents corporels, de la maladie et des assurances vie.
1. Les accidents corporels
L’assureur couvre les dommages corporels subis par l’assuré à la suite d’un accident survenu
dans sa vie privée et / ou professionnelle.
L’assureur prévoit les garanties forfaitaires suivantes :
• Décès ;
• Invalidité permanente ;
• Frais médicaux ;
• Incapacité temporaire de travail (ITT).

2. La maladie
Le contrat d’assurance maladie prévoit le remboursement des frais médicaux, pharmaceutiques,
d’hospitalisation, de radiographie,…dans la limite du taux fixé au contrat.
Exemple : taux de couverture 90%
Ticket modérateur ou franchise =100% - 90% = 10%
Cette franchise permet de moraliser le risque. Elle pousse l’assuré à se comporter en bon père
de famille (prudent, vigilant,…).
3. Les assurances vie
Les assurances vie comprennent les produits d’assurance vie en cas de vie, les produits
d’assurance vie en cas de décès et les produits mixtes.
a. Les produits vie en cas de vie
Dans les produits d’assurance vie en cas de vie, l’assureur versera au bénéficiaire désigné un

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capital ou une rente si l’assuré est en vie au terme du contrat.
b. Les produits d’assurance vie en cas de décès
Dans ce type de contrat, l’assureur versera un capital ou une rente à un bénéficiaire désigné en
cas de décès de l’assuré avant le terme du contrat.
c. Les produits mixtes
L’assureur versera un capital ou une rente si l’assuré décède ou est en vie (en toutes
circonstances).
Les assurances de personnes à l’exception de la maladie obéissent au principe forfaitaire. Le
principe forfaitaire signifie que les sommes assurées sont fixées à la souscription du contrat et
d’un commun accord entre les parties.
Dans les assurances de personnes, il y a possibilité de cumuler plusieurs indemnités, pas de
sous assurances ou de sur assurances, pas de subrogation sauf pour les frais médicaux.
II. La classification selon le critère de gestion

On distingue les assurances de répartition des assurances de capitalisation.


A. Les assurances de répartition
Dans ces assurances, les sinistres d’une année considérée sont couverts par la masse des primes
collectées au cours de la même année.
Exemple : assurance automobile, assurance maladie…
B. Les assurances de capitalisation
Ce sont des assurances souscrites à long terme dont les primes sont capitalisées selon la méthode
des intérêts composés.

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CHAPITRE III : LE RISQUE
Le risque est un évènement aléatoire de réalisation incertaine. L’incertitude peut résider dans la
réalisation de l’évènement ou dans la date de réalisation de cet événement (assurance en cas de
décès). La réalisation de l’évènement peut être un évènement heureux (mariage, naissance,
assurance vie en cas de vie), ou malheureux (décès, accident).
I. Risque techniquement assurable, risque légalement assurable

A. Le risque techniquement assurable


Le risque techniquement assurable doit être :
• Un évènement futur : pour un évènement réalisé il n’y a plus de risque ;
• Un évènement lié au hasard ;
• Un évènement de cause fortuite (indépendant de la volonté de la personne) ;
• Évaluable en argent.
B. Le Risque légalement assurable
Le risque légalement assurable est celui dont l’assurance est autorisée par le législateur.
II. La loi des grands nombres
Une compagnie d’assurance doit réunir dans son portefeuille un grand nombre de risque. Cette
multitude de risque permet à l’assureur de se rapprocher le plus possible des calculs de
probabilité conformément à la loi des grands nombres. Ceci lui permet de fixer avec plus de
précision le montant des primes afin d’être en mesure de supporter les sinistres.
Selon le mathématicien Suisse Bernouilli : « Au fur et à mesure que l’on augmente le nombre
de cas sur lesquels doit porter le calcul des probabilités, on augmente les écarts absolus mais on
diminue les écarts relatifs jusqu’à les rendre pratiquement nul sur un nombre de cas très
importants ».
Il résulte de cette loi que la compensation des risques est d’autant mieux réalisée que le nombre
de risque en mutualité est élevé.
III. La compensation des risques
Elle est organisée au sein de la mutualité conformément à la loi des grands nombres de manière
à offrir à l’assureur les moyens de faire face aux effets néfastes des mauvais risques grâce aux
résultats positifs des bons risques.
Toutes ces règles sont nécessaires au rapport du principe fondamental d’équilibre des opérations
d’assurance qui veut que l’ensemble des sinistres soient payés grâce à l’ensemble des primes
d’assurance sans apport de capitaux extérieurs.

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L’assureur doit opérer une sélection c’est-à-dire faire un choix judicieux des risques tant au
niveau de la valeur du risque garanti qu’au niveau de sa qualité afin d’obtenir un portefeuille
équilibré.
La division du risque consiste à l’éparpillement des risques en vue d’éviter que leurs réalisations
massives ne rompent l’équilibre financier de la mutualité. Les techniques utilisées sont les
suivantes :
A. La coassurance
C’est l’opération par laquelle plusieurs compagnies d’assurances garantissent un même risque.
Chacune d’elle prenant en charge une fraction convenue de ce risque sans solidarité avec les
autres coassureurs.
Les risques faisant l’objet d’une coassurance sont garantis dans le cadre d’un contrat unique
appelé police collective qui est négociée par la compagnie apéritrice ou leader auprès de l’assuré
ou de son courtier.
La compagnie apéritrice comme mandataire des coassureurs. En effet, non seulement elle établit
le contrat, mais encaisse la prime et la répartit entre les coassureurs. En outre, elle instruit et
liquide les sinistres, encaisse la participation des autres coassureurs avant de régler les
prestations dues à l’assuré.
L’apériteur retient une commission d’apérition qui représente la participation des coassureurs
à ses frais de gestion.
B. La réassurance
C’est l’opération par laquelle une compagnie d’assurance, la cédante s’assure à son tour auprès
d’une compagnie le réassureur appelé encore le cessionnaire pour tout ou partie des risques
qu’elle assure. Il est à noter que malgré l’opération de réassurance, l’assureur reste le seul garant
du règlement des sinistres à l’assuré ; ce dernier n’étant lié au réassureur par aucun lien
contractuel.
La technique de réassurance permet à l’assureur de diluer le risque et d’homogénéiser son
portefeuille en ne conservant que la partie correspondant à son propre plein. Il existe 2 types de
plein à savoir : le plein de conservation qui est le risque maximum conservé par l’assureur pour
son propre compte et le plein de souscription qui est la somme maximale des engagements à la
fois du réassureur et de la conservation de l’assureur.
Plein de souscription = Plein de conservation + Capacité de réassurance
1. Les Formes de Réassurance

Nous avons deux formes de réassurance : la rassurance obligatoire et la réassurance facultative.

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a. La réassurance obligatoire
Elle s’exerce à travers des conventions ou traités de réassurance qui mettent à la charge de
chaque partie des obligations. Obligation de cession pour l’assureur et obligation d’acceptation
pour le réassureur suivant des conditions bien définies au traité.
La réassurance obligatoire se décompose en réassurance proportionnelle et non proportionnelle.
• La Réassurance proportionnelle
on distingue : la quote-part, l’excédent de plein, la facultative obligatoire ou FACOB.
• La quote-part :
Dans un traité quote-part, l’assureur s’engage à donner au réassureur un pourcentage défini sur
chaque risque qu’il souscrit et en cas de sinistre, le réassureur interviendra dans la même
proportion.
Exemple : Rétention de 40% Cession 60%

Risques Capitaux assurés à 100% Primes à 100% Part de l’assureur Part du réassureur

A 200 000 000 2 000 000 2 000 000 × 40% = 800 000 2 000 000 × 60% = 1 200 000

B 500 000 000 7 500 000 7 500 000 × 40% = 3 000 000 7 500 000 × 60% = 4 500 000

• Excédent de plein ou excédent de capitaux


Dans un traité excédent de plein, la cédante détermine son plein de rétention c’est-à-dire le
maximum qu’elle va prendre pour son propre compte eu égard à sa capacité financière. Par
conséquent, tous les risques dont les capitaux assurés restent inférieurs ou égaux à ce montant
sont entièrement conservés par la compagnie. Et tous ceux dont les capitaux assurés sont
supérieurs à ce montant sont cédés aux réassureurs suivant une limite fixée au traité.

Exemple : Rétention 1 000 000, Cession 5 pleins, 1 plein = 1 000 000

Capacité de souscription = rétention + capacité de réassurance

Capacité de souscription = 1 000 000 + (5 × 1 000 000) = 6 000 000


Risque A = capitaux exercés à 100% = 4 000 000
Assureur = 1 000 000 → ¼ = 0,25 = 25%
Réassureur = 3 000 000 → ¾ = 0,75 = 75%
Risque B : Capitaux assurés à 100% → 7 000 000
(Assureur = 1 000 000, Réassureur = 5 000 000) → découvert = 1 000 000
• La facultative obligatoire ou FACOB (traité hybride)

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Il s’agit d’un traité hybride en ce sens que la cession n’est plus obligatoire pour l’assureur
mais l’acceptation est obligatoire pour le réassureur.
• La Réassurance non proportionnelle
Il convient de préciser dès le départ qu’en réassurance non proportionnelle on raisonne en terme
de sinistre.

On distingue deux types : l’excédent de sinistre ou excess loss, l’excédent de perte annuelle
ou stop loss.

• L’excédent de sinistre ou escess loss


Dans un traité excédent de sinistre, l’assureur détermine le montant maximum de son
intervention sur chaque sinistre appelé priorité. Et ce n’est qu’au-delà de ce montant que le
réassureur interviendra et dans la limite d’un montant appelé portée du traité.

Exemple : priorité = 25 000 000, Portée = 500 000 000

1- Sinistre 100 000 000, Assureur = 25 000 000, Réassureur = 75 000 000
1- Sinistre = 10 000 000, Assureur = 10 000 000, Réassureur = 0
2- Sinistre = 700 000 000, Assureur = 25 000 000, Réassureur = 500 000 000,
Découvert = 175 000 000
• L’excédent de perte annuelle ou stop loss
Ce type de traité est dû à un grand nombre de petits sinistres (maladie, neige, etc.) ou encore
dans le cadre d’une branche à développement rapide (sinistre matériel auto : le préjudice peut
être fixé rapidement).

La priorité de la compagnie est une proportion des sinistres par rapport aux primes émises (S/P)
de la branche de même que l’intervention du réassureur. Mais très souvent, il y a une double
limitation de l’engagement du réassureur en pourcentage et en montant.

Exemple : Priorité : 90%


Portée : 50% avec maximum 250 000 000
(Charge de sinistre(S) 1 200 000 000, Primes émises nettes(P) 1 300 000 000

Maladie

S/P = 1 200 000 000/1 300 000 000 = 92%


Assureur : 90%
Réassureur : 2% → 2% × 1 300 000 000 = 26 000 000 inférieurs au maximum de

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250 000 000. Par conséquent, le réassureur supporte 26 000 000.
b. La Réassurance facultative
L’assureur est libre de céder ou de ne céder et le réassureur est libre d’accepter ou de ne pas
accepter.
Les assureurs ont souvent recours à la réassurance facultative pour les raisons suivantes :
• Lorsque la capacité automatique de leur traité est dépassée par leur engagement
sur un risque ;
• Lorsque le risque est exclu de leur traité ;
• Lorsqu’ils ne veulent pas faire de la coassurance sur le risque ;
• Lorsqu’ils ne disposent pas de traité dans la branche pour diverses raisons.

C. Le Fronting
C’est une pratique imposée par les assurés aux assureurs qui consiste à placer un risque auprès
d’un assureur avec obligation faite à ce dernier de virer tout ou partie de ces risques auprès d’un
organisme qui est la captive du groupe.
D. Les captives
Les captives sont des sociétés de gestion de risque d’un groupe industriel ou commercial
opérant à grande échelle : captive d’assurance, de réassurance.
E. Les Pools
Les pools de coassurance ou de réassurance permettent d’augmenter les capacités de prise en
charge des sinistres particulièrement importants : Pool nucléaire, Pool TPV (transport public de
voyageurs), Pool de pollution, Pool de micro-assurance santé.

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CHAPITRE IV: LA PRIME
C’est le prix de l’assurance c’est-à-dire la somme que l’assuré-souscripteur doit payer pour être
couvert.

I. Le calcul de la prime
La prime totale due par l’assuré est constituée par la prime pure augmentée des chargements,
de la marge de sécurité, de la marge bénéficiaire et de la taxe.

- Equation Simplifiée de la Prime


PTTC = Pp + Frais généraux + Commissions + Taxes
Frais généraux + Commissions = Chargement de gestion et d’acquisition

- Equation Complète de la Prime


PTTC = Pp + Chargement de gestion et d’acquisition + marge de sécurité + marge bénéficiaire
– produits financiers + taxes

1. La Prime Pure
C’est la partie de la prime qui permet à l’assureur de payer les sinistres. Elle est déterminée par
deux paramètres fondamentaux : la fréquence et le coût moyen des sinistres.
a. La Fréquence
Elle est calculée en divisant le nombre de sinistre par le nombre de risque
f =n/N, f = fréquence, n = nombre de sinistre, N = nombre de risque 0 ˂ f ˂ 1
b. Le coût moyen des sinistres
Il est obtenu en divisant le coût total des sinistres par leur nombre
CM = CT/n CM = coût moyen ; CT = coût total ; n = nombre de sinistre
Pp = f × CM ou Pp = n/N × CT/n= CT/N

2. Les Chargements
Il convient d’ajouter à la prime pure les chargements de gestion (frais généraux) et d’acquisition
(commissions payés aux apporteurs d’affaires).

3. La Marge de Sécurité
Tous les éléments qui servent à déterminer la prime contiennent une part d’incertitude. La
marge de sécurité sert à corriger les éventuels écarts.

4. La Marge Bénéficiaire
Le bénéfice est la raison d’être de toute entreprise.

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5. Les Produits Financiers

Ce sont les revenus générés par les placements. L’assureur qui gagne d’importants produits
financiers peut se permettre de diminuer ses primes d’assurances.

6. La Taxe
L’assureur collecte les taxes sur les produits d’assurances qui seront reversées à l’Etat.
II. Les différentes formes de prime
Nous pouvons en citer :
• La prime d’inventaire : (PI) ; PI = Pp + Chargement de Gestion
• La prime commerciale : (PC) ; PC = PI + Chargement d’Acquisition
• PTTC = PC + Taxes
• La prime nette : elle est obtenue en appliquant à une assiette un taux.

Exemple : capitaux assurés 1 000 000, taux de prime 3‰


Prime Nette = capitaux assurés × taux Prime Nette = 1 000 000 ×3‰
Prime Nette = 3 000
- La prime payable d’avance et prime à terme échu
Une prime est payable d’avance quand elle est payée au début du contrat contrairement à une
prime à terme échu qui est payée au terme du contrat.

- La prime unique et prime périodique


La prime unique est payée en une seule fois alors que la prime périodique est payée suivant une
périodicité bien déterminée.
- La prime temporaire et prime viagère

La prime temporaire est payée pour un temps bien déterminé alors que la prime viagère est
payée tant que l’assuré est en vie.

- Prime Variable
La prime variable est calculée sur la base d’une assiette qui n’est pas connue avec exactitude
(masse salariale TTC, Chiffre d’affaires hors taxe, valeur stock de marchandises ….).
Exemple : Monsieur DIAKITE désire assurer son stock de marchandises contre l’incendie.
Valeur prévisionnelle des marchandises = 1 000 000 000, taux de prime = 3‰.
Dans un 1er temps, l’assureur détermine une prime dite provisionnelle.
Prime provisionnelle = valeur prévisionnelle × taux = 1 000 000 000 × 3‰ = 3 000 000
Dans un 2e temps l’assureur procède à la régularisation sur la base de la valeur réelle du stock
déclaré par l’assuré en fin d’exercice.

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Prime réelle = Stock réel × taux = 1 500 000 000 × 3‰ = 4 500 000
Si prime réelle ˃ prime provisionnelle, l’assureur a droit à une prime complémentaire. Dans le
cas contraire, l’assuré a droit à une ristourne suivant les conditions définies au contrat. Dans
notre cas, la prime complémentaire due par l’assuré est de 4 500 000 – 3 000 000 = 1 500 000.

17
CHAPITRE V : LE SINISTRE

Le sinistre est constitué par la réalisation de l’évènement prévu par la police d’assurance et
entrainant la mise en jeu de la garantie. Il se décompose en :

• Un fait générateur à l’origine du dommage ;


• Un préjudice résultant du dommage ;
• Un lieu de causalité.
En assurance de responsabilité civile se rajoute la réclamation du tiers lésé du fait du dommage
(sauf en RC corporelle automobile).
I. La détermination de l’indemnité
Qu’il s’agisse de sinistre total ou partiel, l’indemnité est déterminée conformément au contrat.

1. En Assurance Dommage (Biens et RC)


L’assureur détermine l’indemnité dans le respect du principe indemnitaire. L’article 31 du code
CIMA dispose « l’assurance relative aux biens et un contrat d’indemnité ; l’indemnité due par
l’assureur à l’assuré ne doit pas dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment
du sinistre.

Il peut être stipulé que l’assuré reste obligatoirement son propre assureur pour une somme ou
une quotité déterminée ou qu’il supporte une déduction fixée d’avance sur l’indemnité du
sinistre».

NB : 1- En assurance dommage il n’y a pas de cumul d’indemnité ; il y a possibilité de


subrogation et d’application de la règle proportionnelle.

: 2-Une franchise qui est la part du sinistre à la charge de l’assuré peut être prévue dans le
contrat d’assurance pour moraliser le risque (pousser l’assuré à se comporter en bon père de
famille).

Exemple : Valeur assurée = 10 000 000 franchise = 10% avec un minimum de 500 000
1- S’il survient d’un sinistre un montant de 6 000 000. Calculer l’indemnité
2- Si le montant du sinistre était de 350 000. Combien payera l’assureur ?

2. En assurance de personnes (principe forfaitaire)


L’assureur versera les sommes prévues au contrat. Les assurances de personnes à l’exception
de la maladie obéissent au principe forfaitaire. Il y a possibilité de cumuler plusieurs indemnités
et impossibilité de subrogation pour les indemnités contractuelles.

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II. La charge de sinistre et la sinistralité
1. La Charge de sinistre
Elle est égale à la somme des sinistres payés et de la provision pour sinistre à payer. Charge de
sinistres = Sinistres Payés + Provision pour sinistre à payer (PSAP)
2. La Sinistralité
C’est le rapport qui existe entre la charge de sinistre et les primes émises (ou acquises) Elle
mesure la part des primes pures dans les primes commerciales.
La sinistralité permet de savoir si l’exploitation technique est bénéficiaire au déficitaire selon
quelle est en deçà ou au-delà du rapport d’équilibre de 65%.
Exemple :
• Contrat souscrit le 01/10/2012 prime émise 200 000
• Contrat souscrit le 01/01/2012 prime émise 600 000
• Contrat souscrit le 01/07/2012 prime émise 1 000 000

Total PE = 1 800 000


- Pa = 200 000 × 3/12 = 50 000
- Pa = Pe = 600 000
- Pa = 1 000 000 × 6/12 = 500 000
Total Pa = 50 000 + 600 000 + 500 000 = 1 150 000

19
CHAPITRE VI- ELEMENTS DE COMPTABILITE DES SOCIETES D’ASSURANCES
I. Les engagements réglementés
Les engagements réglementés dont les entreprises mentionnées à l’article 300 doivent à toute
époque être en mesure de justifier l’évaluation sont les suivants (article 334 du code CIMA) :

Ø Les provisions techniques suffisantes pour le règlement intégral de leurs engagements vis-à-
vis des assurés ou bénéficiaires de contrats ;
Ø Les postes de passif correspondant aux autres créances privilégiées (Etat, personnel,
organismes sociaux, frais de contrôle) ;
Ø Les dépôts de garantie des agents, des assurés et des tiers, s’il y a lieu ;

Ø La provision de prévoyance en faveur des employés et agents destinée à faire face aux
engagements pris par l’entreprise envers son personnel et ses collaborateurs.
1. les provisions techniques
Les provisions techniques correspondant aux autres opérations d’assurance sont les suivantes :

A. Les provisions pour risque en cours (PREC)


La plupart des sociétés d’assurance dommages émettent leurs contrats en cours d’année pour
une durée d’un an. Elles reçoivent donc à la souscription puis à la date d’anniversaire,
d’échéance des contrats le montant des primes pour un an.

L’assureur doit donc prévoir à l’inventaire des sommes suffisantes pour pouvoir continuer
pendant la période qui s’écoulera de la date d’inventaire à la prochaine échéance des primes ou
à défaut au terme du contrat, à gérer ses contrats ou à faire face aux sinistres qui les frapperont.
Ces sommes à prévoir constituent ce qu’on appelle : provision pour risque en cours. La PREC
peut être définie comme étant la provision destinée à couvrir les frais et charges afférents à la
période comprise entre la date de l’inventaire et la prochaine échéance de prime ou cotisation
ou à défaut le terme fixé par le contrat.

Deux méthodes de calcul peuvent être utilisées :


1. La méthode de 36%
Hypothèses :
v La répartition des émissions de primes doit être homogène tout au long de l’exercice ;
v La décomposition statistique des primes dans la catégorie se fait comme suit :
• Commission d’apport : 20%

20
• Frais d’établissement : 8%
• Frais de gestion : 7%
• Prime pure (charges de sinistres) : 65%
Il ressort de cette ventilation que les frais dépensés lors de l’établissement du contrat ou lors de
son quittancement à l’échéance annuelle sont de 28%, alors que ceux courant jusqu’à la
prochaine sont de 72%. La société mettra en provision la moitié des primes émises, soit 36%.

Selon l’article 334-10 du code CIMA, le montant minimal de la PREC s’obtient en multipliant
par le pourcentage de 36% les primes ou cotisations de l’exercice inventorié, non annulées à la
date de l’inventaire et déterminé comme suit :

- Primes ou cotisations à échéance annuelle émises au cours de l’exercice

- Primes ou cotisations à échéance semestrielle émises au cours du 2e semestre

- Primes ou cotisations à échéance trimestrielle émises au cours du dernier trimestre

- Primes ou cotisations à échéance mensuelle émises au cours du mois de décembre


2. La méthode de 1/24e
Lorsque les conditions requises pour l’application de la méthode des 36% ne sont pas réunies ;
ce qui est toujours le cas ; les compagnies d’assurance sont en outre tenues de calculer la PREC
en tenant compte :

- de l’inégale répartition des primes dans l’année.

- de la décomposition statistique de la prime dans la catégorie.


Si la société est dotée de moyens informatiques adaptés ; elle va pouvoir calculé contrat par
contrat le nombre de jours exacts qui dépassent le 31/12 et donc déterminé précisément le
prorata de prime à reporter sur l’exercice suivant :

La méthode de 1/24e consiste à dire qu’on peut supposer que tous les contrats émis au cours
d’un mois sont uniformément répartis dans ce mois.

Après avoir calculé le montant total des primes à reporter à l’exercice suivant, il faut appliquer
à ce montant le taux de report (S/P + FG/2) nécessaire pour couvrir les risques et les frais de
gestion de la catégorie concernée et déterminer ainsi le montant de la PREC.
PREC = Primes à reporter * (S/P + FG/2)

21
Cette provision pour risque en cours calculée avec cette méthode est à comparer avec celle
déterminée par la méthode des 36 %. On retiendra le montant de PREC le plus élevé (principe
de prudence oblige).

NB : Le taux de report calculé ne doit pas être < à 72 % (taux minimum à considérer 72%).
Dans le cas contraire, on retiendra le taux obtenu.

Exercice d’application : Méthode de 1/24e


B. la provision pour sinistre à payer (PSAP)
A la clôture de l’exercice, il reste des sinistres à payer en plus de ce qui a déjà été payé dans
l’année.
Il faut donc ajouter aux sinistres payés une provision pour sinistre restant à payer à la clôture
de l’exercice. La constitution de cette provision est une charge de l’exercice.
L’évaluation de cette provision présente quelques difficultés et on peut se retrouver devant
les cas suivants :
• Les sinistres peuvent être réglés mais restant à payer, c’est-à-dire qu’administrativement, ils
sont évalués quant à leur montant, mais restent à être payer effectivement.
• Il peut s’agir de sinistres non réglés, c’est-à-dire qu’ils sont survenus et que la compagnie en a
connaissance, mais pour lesquels on ignore le montant qu’il y aura à payer.
• Il peut s’agir de sinistres non connus, c’est-à-dire les sinistres tardifs.
L’évaluation de cette provision s’effectue sans tenir compte de la réassurance, ni des recours
éventuels.
Les différentes méthodes d’évaluation suivantes peuvent être utilisées :

1er méthode : la méthode dossier par dossier (méthode réglementaire)

2e méthode : la méthode du coût moyen


3e méthode : la méthode de cadence de règlement
4e méthode : la méthode forfaitaire globale
1er Méthode : la méthode dossier par dossier (méthode réglementaire)
Cette méthode consiste à recenser tous les dossiers de sinistres de la catégorie et à évaluer pour
chacun leur coût en frais (honoraires d’experts, pénalités et intérêts de retard, mesures
conservatoires, PV de constat, frais d’enquêtes, etc.) et principal (coût de réparation des
dommages). Une récapitulation est effectuée par exercice de survenance.

Le total des évaluations de la catégorie est majoré d’un chargement de gestion de 5% minimum

22
(article 334-13 du code CIMA).

PSAP = Evaluation + 5% Evaluation


2ième méthode : la méthode du coût moyen
Le coût moyen est obtenu en divisant le montant des sinistres payés augmenté de l’évaluation
des sinistres restant à payer par le nombre des sinistres survenus dans chaque exercice.

Connaissant les coûts moyens des exercices précédents, on peut extrapoler et calculer le coût
moyen de l’exercice inventorié. Le coût total prévisionnel des sinistres sera égal au produit du
coût moyen ainsi obtenu par le nombre de sinistres en suspens et La PSAP par la méthode des
coûts moyens sera égale à la différence entre le coût total et les sinistres payés.

NB : Pour les deux derniers exercices, on retiendra l’évaluation la plus élevée entre les deux
méthodes (dossier par dossier et coût moyen).

Exercice d’application

Nombres de sinistres enregistrés au 31/12/2012 = 9810

Taux de sinistres tardifs = 5% des sinistres déclarés

Montant des sinistres payés au 31/12/2012 = 7 500 000

Coût moyen 2011 = 1210


Taux d’inflation = 10%
TAF : Calculer la PSAP par la méthode du coût moyen en utilisant un chargement de gestion
de 5%

Exercice d’application
Pour la catégorie incendie, on vous donne les chiffres suivants extraits de la comptabilité
d’une société d’assurance.

Sinistres payés en 1997 par exercice de survenance :

- 1997 = 700 000


- 1996 = 680 000
- 1995 = 340 000
- 1994 = 85 000

La cadence des règlements observée dans cette catégorie est la suivante


- 35% sont réglés de l’exercice de survenance

23
- 40% sont réglés la deuxième année
- 20% sont réglés la troisième année
- 5% sont réglés la quatrième année
L’évaluation selon la méthode dossier par dossier pour cette catégorie donne les montants de
sinistres restant à payer suivants.

- 1 330 000 pour l’exercice de survenance 1997

- 412 000 pour l’exercice de survenance 1996

- 82 000 pour l’exercice de survenance 1995

- 5 000 pour l’exercice de survenance 1994


La société a obtenu l’accord de la CRCA pour utiliser la méthode statistique de la cadence de
règlement par exercice de survenance.

T.A.F

1. Déterminer la PSAP selon la méthode de cadence de règlement par exercice de survenance.


2. Déterminer le montant total de PSAP à constituer selon le code CIMA.
4e Méthode : La méthode forfaitaire globale
Cette méthode s’applique surtout aux exercices récents (les deux derniers). Elle peut être
traduite par l’inéquation suivante.

PSAP nette de recours à encaisser > ou = 1,05 (Primes émises nettes d’annulation et de taxes – Comm- F
Généraux – Sinistres payés nets de recours encaissés)

La provision pour sinistres à payer doit être complétée par une estimation des sinistres survenus
mais non encore déclarés à l’assureur. Ces sinistres survenus dont l’assureur n’a pas encore
connaissance constituent les sinistres tardifs.
La provision pour les sinistres tardifs est calculée comme suit :
1er étape : Elaboration des statistiques de déclaration des sinistres
Ces statistiques peuvent être présentées dans un tableau donnant l’évolution par exercice
d’inventaire du nombre de sinistres déclarés par exercice de survenance.
2e étape : calcul des cadences moyennes de déclaration
Pour chaque exercice de survenance, la démarche consiste à déterminer rétrospectivement sur
une période donnée, le pourcentage des sinistres déclarés au cours de la première année (année

24
qui suit l’exercice de survenance) en rapportant le nombre de sinistres déclarés au cours de cette
première année au nombre total de sinistres déclarés au cours de l’exercice de survenance. Le
pourcentage ainsi obtenu constitue la cadence de tardifs de première année pour cet exercice de
survenance.
La cadence retenue est la moyenne arithmétique (pour tous les exercices de survenance) des
cadences de tardifs de première année.
Pour la cadence de deuxième année, on rapporte le nombre de sinistres déclarés au cours du
deuxième exercice qui suit l’exercice de survenance au nombre total de déclarés pendant cet
exercice de survenance.
La cadence retenue est la moyenne arithmétique (pour tous les exercices de survenance) des
cadences de tardifs de deuxième année.
On procède par analogie pour les cadences de troisième et quatrième année.
3e étape : calcul du nombre de sinistres tardifs par exercice de survenance
Le nombre de sinistres tardifs pour chaque exercice de survenance s’obtient par application
(suivant la durée des déclarations tardives) des cadences moyennes de tardifs aux nombres de
sinistres déclarés pendant cet exercice.
4e étape : Calcul de la provision pour sinistres tardifs
Pour connaître la provision pour sinistres tardifs, il suffit de multiplier le nombre de sinistres
tardifs estimé pour chaque exercice de survenance par le coût moyen des sinistres déclarés vu
à la fin de l’exercice d’inventaire. Les sinistres s’entendent hors estimation des tardifs.
Cas pratique Exercice de déclaration

Exercises de 1999 2000 2001 2002 2003 2004 Total


survenance
1999 756 110 30 3 1 0 900
2000 806 145 20 4 1 976
2001 892 156 41 7 1096
2002 1028 192 18 1238
2003 1071 209 1280
2004 1153 1153

Coût moyen par exercice de survenance

Exercises 2001 2002 2003 2004

C.M. 537 245 554 888 561 987 620 102

25
T.A.F : Calcul de la provision pour sinistre tardifs
C. La provision pour annulation de primes (PAP)
1. Définition :

La provision pour annulation de prime est une provision constituée en vue de faire face aux
annulations futures à intervenir après l’inventaire sur les primes émises et non encaissées.

2. Fondement

Dans les sociétés d’assurance, les primes sont généralement comptabilisées à l’émission. Or, il
peut arriver qu’une partie de ces primes ne soit jamais encaissée. Elles sont ou seront annulées.
L’objet de la PAP est de faire supporter par l’exercice d’émission le poids de ses futures
annulations.

Méthode de calcul (Circulaire 00229 / CIMA / CRCA/PDT/2005 du 24 Octobre 2005)

Le calcul se déroule en 4 étapes :

1ère étape : Elaboration du tableau permettant de construire les cadences d’annulation.


Ce tableau récapitule à partir de l’état C9 les statistiques des annulations de primes ventilées
par exercice de souscription et suivant les différents exercices inventoriés.

2e étape : Calcul des cadences d’annulation

Pour chaque exercice de souscription, la démarche consiste à déterminer rétrospectivement sur


une période donnée le pourcentage des primes annulées au cours de la première année (année
qui suit l’exercice de souscription), de la deuxième année et des années d’inventaires suivantes.

Le pourcentage des primes annulées en première année est donc la cadence d’annulation de
première année.

La circulaire préconise la moyenne arithmétique des cadences de première année pour chaque
exercice de souscription. On fait la même chose pour les cadences de deuxième année et ainsi
de suite.

3e étape : Calcul de la prévision d’annulation

La prévision d’annulation est le montant obtenu en sommant les estimations d’annulation


obtenues à partir des cadences d’annulation.

4e Étape : Détermination de la provision pour annulation de prime

26
La provision d’annulation doit être affinée en s’appuyant sur certains éléments techniques
notamment la réassurance, les risques en cours et les commissions pour obtenir la PAP.
Le calcul étant effectué par branche, les éléments techniques sont à rechercher à l’état C1 qui
est le compte d’exploitation par catégorie.
PAP = Prévisions d’annulation – Cession en réassurance – Commission d’apport - PREC
(société) + PREC (réassureur) +Commissions (Réassurance)

Cas pratique
Première Etape : Statistique des annulations :
Exercices de souscription Exercices d’annulation

2000 2001 2002 2003 2004


2000 100 80 50 20 13
2001 120 90 65 15
2002 150 110 80
2003 130 115
2004 180

Tableau émission

Exercices 2000 2001 2002 2003 2004


Primes émises 1000 1200 1250 1450 1680

D. Les autres provisions techniques

Nous pouvons en citer :

- La provision mathématique des rentes : Elle se définit comme étant la valeur actuelle des
engagements de l’entreprise en ce qui concerne les rentes et accessoires de rentes mis à sa
charge ;
- La provision pour risques croissants : Elle est destinée aux opérations d’assurance contre les
risques de maladie et d’invalidité et égale à la différence des valeurs actuelles des engagements
respectivement pris par l’assureur et par les assurés ;
- La provision pour égalisation : elle est destinée à faire face aux charges exceptionnelles
afférentes aux opérations garantissant les risques dus à des éléments naturels, le risque
atomique, les risques de responsabilité civile dus à la pollution et les risques spatiaux ;
- La provision mathématique des réassureurs : constituée par les entreprises mentionnées au 2e

27
alinéa de l’article 300 qui acceptent en réassurance des risques cédés par des entreprises
d’assurance sur la vie et égale à la différence entre les valeurs actuelles des engagements
respectivement pris l’un envers l’autre par le réassureur et le cédant ;
- Toutes autres provisions techniques fixées par la Commission Régionale de Contrôle des
Assurances (CRCA).
2. Les créances privilégiées

- Il s’agit des créances détenues par l’État (sans oublier les frais de contrôle), le Personnel et les
organismes sociaux (INPS, CMSS).

3. Les dépôts de garantie des agents, assurés et tiers

- Dans le cadre du traité de nomination (ou conventions de collaboration), les agents généraux
ont des obligations vis-à-vis de l’entreprise d’assurance notamment le reversement des primes
d’assurances. Pour s’assurer d’une bonne exécution de ces obligations, ils doivent disposer
d’une garantie financière minimale de 10 000 000 F CFA.
- Les assurés et tiers peuvent également faire des dépôts auprès de la compagnie d’assurance.
S’agissant des dépôts des tiers, ils sont constitués par les dépôts des locataires occupant les
immeubles de l’entreprise d’assurance.
- Tous ces dépôts, en cas de liquidation doivent être ristournés à leurs propriétaires
4. La provision de prévoyance en faveur des employés et agents

Il s’agit des indemnités de départ à la retraite, de départs négociés, de licenciement constitués


par la compagnie d’assurance en faveur de ces employés et agents. De plus en plus, cette
provision est externalisée par la souscription de contrats indemnité de fin de carrière auprès des
sociétés d’assurances vie.

Le total des engagements réglementés est à comparer aux actifs admis en couverture des
engagements réglementés (placements et autres actifs admis).

Si Actifs admis > engagements réglementés, la société dégage un excédent de couverture de ses
engagements réglementés. Dans le cas contraire, la société affiche un déficit de couverture de
ses engagements réglementés.

II. la Marge de solvabilité


Plusieurs raisons expliquent la constitution d’une marge de solvabilité :
Ø Les provisions techniques même si elles sont suffisamment évaluées peuvent s’avérer par la

28
suite insuffisantes en raison par exemple d’un changement de législation ou de l’inflation ;
Ø Les placements peuvent aussi s’avérer insuffisants du fait d’une crise économique généralisée
ou sectorielle.

La marge de solvabilité sert donc de « matelas de sécurité » destinée à résorber les chocs
imprévus.

29
CHAPITRE VII : L’INDUSTRIE DES ASSURANCES

I. Les entreprises d’assurances


Les entreprises d’assurances peuvent être classées selon différents critères : selon leur forme
juridique et selon leurs objectifs.

1. La classification des entreprises d’assurances selon leur forme juridique :


Suivant leur forme juridique, le code CIMA distingue trois types de sociétés d’assurances et de
capitalisation.

A. Les sociétés anonymes


Les sociétés anonymes sont des sociétés commerciales qui poursuivent un but lucratif. Elles
rémunèrent les intermédiaires qui leur apportent des affaires et le montant des primes
d’assurances qu’elles perçoivent n’est jamais variable. Le code CIMA a fixé le capital minimum
de ces sociétés à 5 milliards de F CFA non compris les apports en nature.

B. Les sociétés mutuelles


Les sociétés mutuelles sont des sociétés non commerciales (à but non lucratif). Elles
développent la notion de mutualité où les adhérents sont à la fois assurés et assureurs. Les
excédents de recettes sont souvent ristournés aux sociétaires sous la forme de réduction de
cotisation lors du renouvellement du contrat.
Elles ne sont pas assujetties à la constitution d’un capital social mais d’un fonds d’établissement
qui est fixé au moins à 3 milliards de F CFA (article 330-2 du code CIMA).
Moyennant le paiement d’une cotisation fixe ou variable, elles garantissent à leurs propriétaires
le règlement intégral des engagements qu’elles contractent. Toutefois, les sociétés d’assurances
mutuelles pratiquant les opérations d’assurances sur la vie ou de capitalisation ne peuvent
recevoir de cotisations variables.

C. Les sociétés tontinières


Les sociétés tontinières sont des sociétés d’assurances mutuelles qui réunissent leurs adhérents
en groupes distincts dénommés associations et répartissent à l’expiration de chacune de ces
associations, les fonds provenant de la capitalisation en commun de leurs cotisations, déduction
faite de la partie affectée aux frais de gestion, entre les survivants des associations an cas de vie
ou entre les ayants droit des décédés des associations en cas de décès, en tenant compte de l’âge
des adhérents et de leurs versements (article 331 du code CIMA).

2. La classification des entreprises d’assurances selon leurs objectifs


On distingue les sociétés commerciales des sociétés non commerciales
A. Les sociétés commerciales

30
Elles ont un but lucratif et sont constituées sous forme de sociétés anonymes. Les sociétés
commerciales sont soumises à des règles particulières pour leur constitution et leur
fonctionnement ainsi qu’à des règles financières rigoureuses.
B. Les sociétés non commerciales
Dans la catégorie des sociétés non commerciales, on trouve les sociétés mutuelles et les sociétés
tontinières. Dans les sociétés non commerciales, l’excédent d’exploitation est souvent
redistribué aux adhérents dans les conditions fixées par leurs statuts.

II. Les rôles de l’industrie des assurances


1. Le rôle dans la préservation et le renouvellement de l’outil de production
L’assurance permet à des victimes d’accident, de maladie de retrouver des ressources et à des
entreprises de continuer à fonctionner après un sinistre.
Elle consolide des emplois, des productions et préserve le tissu économique. En tant
qu’apporteur de sécurité, l’assurance garantit la réalisation des projets et réduit les perturbations
de programmes consécutives à des accidents.

Monsieur Henry Ford déclarait « New York n’est pas la création des hommes, mais celle des
assureurs…Sans les assurances, il n’y aurait pas de gratte-ciel, car aucun n’ouvrier n’accepterait
de travailler à une pareille hauteur en risquant de faire une chute mortelle et de laisser sa famille
dans la misère…Sans les assurances, aucun capitaliste n’investirait des millions pour construire
de pareils buildings, qu’un simple mégot de cigarette peut réduire en cendre…Sans les
assurances, personne ne circulerait en voiture à travers les rues. Un bon chauffeur est conscient
de ce qu’il court à chaque instant, le risque de renverser un piéton ».

2. Le rôle dans les mécanismes de financement : le rôle d’investisseur institutionnel


L’industrie des assurances étant caractérisée par une inversion du cycle de production
(l’assureur détermine le prix de vente avant de connaître le coût de revient contrairement aux
entreprises classiques), l’assureur se retrouve avec une importante masse financière qu’il est
obligé de placer dans l’économie. En effet, le code CIMA oblige les sociétés d’assurances à
faire des placements dans le but de préserver les intérêts des assurés et bénéficiaires de contrats
d’assurance et de capitalisation.
Cette importante masse financière est injectée dans l’économie à travers des dépôts bancaires,
des actions, des obligations, des prêts, des bons du trésor, des droits réels immobiliers
(immeubles et actions de sociétés immobilières),…

III. Les principaux ratios assurance et économie

31
1. Le taux de pénétration ou contribution de l’assurance au PIB
Ce ratio nous donne la contribution de l’assurance au PIB. Il est calculé en faisant le rapport du
chiffre d’affaires de l’assurance sur le PIB.
Taux de pénétration = CA/PIB

2. La contribution du secteur des assurances à l’investissement


Ce ratio nous donne la contribution de l’assurance à l’investissement. Il est calculé en faisant
le rapport investissement du secteur des assurances sur investissement national.

Taux de contribution = investissement secteur assurance/investissement national

3. La densité de l’assurance
Ce ratio nous renseigne sur la culture de l’assurance. Il est calculé en faisant le rapport chiffre
d’affaires du secteur des assurances sur population totale.
Taux de contribution = chiffre d’affaires secteur assurance/population totale.

4. Le nombre d’emplois
Il s’agit du nombre d’emplois dans le secteur des assurances (emplois dans les sociétés
d’assurances, sociétés de courtage en assurance, agences d’assurances).
Il convient de noter que les sociétés d’assurances travaillent avec d’autres acteurs (experts
automobile, médecins experts, garagistes, commissaires d’avaries, etc.).

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