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REI Partie I

Le document traite de l'évolution des échanges internationaux depuis 1945, soulignant une croissance du commerce mondial bien plus rapide que celle du PIB, avec des facteurs clés tels que la réduction des barrières commerciales, les avancées technologiques et la formation d'ensembles économiques régionaux. Il explore également les principales théories du commerce international, des mercantilistes à Paul Krugman, en passant par les concepts d'avantages absolus et comparatifs. Enfin, il met en lumière les acteurs majeurs du commerce mondial, notamment la Chine, et les monnaies dominantes comme le dollar américain et l'euro.
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REI Partie I

Le document traite de l'évolution des échanges internationaux depuis 1945, soulignant une croissance du commerce mondial bien plus rapide que celle du PIB, avec des facteurs clés tels que la réduction des barrières commerciales, les avancées technologiques et la formation d'ensembles économiques régionaux. Il explore également les principales théories du commerce international, des mercantilistes à Paul Krugman, en passant par les concepts d'avantages absolus et comparatifs. Enfin, il met en lumière les acteurs majeurs du commerce mondial, notamment la Chine, et les monnaies dominantes comme le dollar américain et l'euro.
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PARTIE I
LES RELATIONS COMMERCIALES
INTERNATIONALES,
Les faits et la théorie
Chapitre I :

L’évolution des
échanges internationaux,
les faits et les chiffres
Depuis 1945, le commerce mondial a augmenté
nettement plus que le PIB mondial.
Les échanges ont ainsi progressé en moyenne deux fois
plus vite que la production mondiale. Par exemple entre
1996 et 2000, la production mondiale a augmenté en
moyenne de 3,4% chaque année tandis que le commerce
internationale s'accroissait de 8,2% en moyenne annuelle.
Le volume du commerce mondial est aujourd'hui
environ 43 fois supérieur à celui enregistré aux premiers
jours du GATT (soit une augmentation de 4 300% entre
1950 et 2021). La valeur du commerce mondial s'est envolée et
est aujourd'hui près de 347 fois plus élevée qu'en 1950. Le
volume des exportations mondiales a dès lors été multiplié
par 33 au moment ou le PIB réel mondial augmentait d’un
facteur de 8,6. Plus de 80% du commerce
international s’effectue par la voie maritime.
Cette augmentation exceptionnelle du commerce
international depuis l’après-guerre est attribuée à 4
facteurs essentiels :

*la réduction des obstacles aux échanges,


notamment la baisse tendancielle des droits de
douane, négociée sur un plan multilatéral dans le
cadre de l’Accord Général sur les Tarifs douaniers et le
Commerce (GATT) à partir de 1947, puis de
l’Organisation Mondiale du commerce (OMC) depuis
1995 ;
*la révolution permanente des transports, des
voies de communication et de la logistique. La
logistique consiste à piloter des flux physiques de
produits à destination du client final en
respectant dans les meilleurs délais, avec la meilleure
qualité de service, tout en optimisant les stocks et les
flux.
 * le développement des nouvelles technologies de
l’information et de la communication (NTIC), la
révolution digitale notamment, laquelle permet un
développement extraordinaire du e-commerce. La
digitilalisation du commerce est un phénomène
planétaire.
Il faut aujourd’hui ajouter à cela, l’Intelligence
Artificielle (IA) qui a un impact majeur. Cette
technologie remodèle toute l’activité, du trading et du
commerce international. Parmi les applications liées à
l’IA, la reconnaissance optique de caractères standard
(OCR) représente une avancée spectaculaire dans le
financement des opérations de commerce
international. Aujourd’hui, la plupart des banques
utilisent cette technologie. L’OCR, qui reconnaît le
texte des documents commerciaux, permet aux
collaborateurs d’intégrer facilement les données
récupérées et de les insérer dans les champs des
formulaires.
* la constitution sur tous les continents
d’ensembles économiques régionaux : l’Union
Européenne (UE), l’Association Européenne de
Libre-Echange (AELE), l’Espace Economique
Européen (EEE), l’Accord Etats-Unis, Mexique,
Canada (AEUMC), l’accord d’Agadir (AA, entre
le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie), le
marché du Sud (Mercosur), l’Association of
Southern Asian Nations (ASEAN)…..), la
Communauté des Etats Indépendants (CEI), entre
bien d’autres, qui contribuent à intensifier de
manière exceptionnelle les échanges de biens, de
services et de capitaux.
*Les principaux acteurs du commerce
international en 2022-2023 sont la Chine,
les Etats-Unis, l‘Allemagne, le Japon, le Royaume
Uni et la France. Les principales monnaies
utilisées pour les transactions sont le dollar
américain et l‘euro.
*La Chine, deuxième puissance économique
mondiale en terme de PIB nominal, première en
terme de PIB/PPA, est devenu en 2013 la
première puissance commerciale mondiale. La
Chine, qui apparait désormais comme l’usine
du monde, précède, sur le plan commercial
international, les Etats-Unis, l’Allemagne, le
Japon et le Royaume-Uni.
Chapitre II.

Les théories du commerce


internationale
des mercantilistes à
Paul Krugman
 1. Le mercantilisme: XVIème-XVIIIème siècle
 2. La théorie des avantages absolus d’Adam
SMITH
 3. La loi des avantages comparatifs de David
RICARDO
 4. La théorie du protectionnisme éducateur de
Friedrich LIST
 5. L’approche néo-classique de HECKCHER-
OHLIN-SAMUELSON (HOS)
 6. La nouvelle théorie du commerce international
de Paul KRUGMAN
1. Le mercantilisme : XVIème-XVIIIème Siècle
Le mercantilisme est un courant de pensée
économique qui se développe entre le 16ème et le
18ème siècle, dans un contexte caractérisé par :
(i) les progrès de la navigation maritime,
(ii) les grandes découvertes océaniques,
(iii) la colonisation du nouveau monde,
(iv) la naissance d’une nouvelle classe
d’industriels, de marchands et de banquiers,
(v) l’émergence en Europe d’Etats-nations
centralisés.
Une période de transition dans laquelle
l’homme passe «du monde clos à l’univers infini».
Christophe COLOMB 1451-1506
Ferdinand de MAGELLAN 1480-1521
Vasco de GAMA 1469-1524
Jacques CARTIER 1491-1557
Le mercantilisme est le regroupement sous un
seul terme d’un ensemble d’économistes qui
prônent un développement économique fondé
sur l’enrichissement par le commerce.
Le mot mercantiliste a pour étymologie le mot
italien mercante qui signifie marchand. L’idée des
mercantilistes est que les échanges entre les
nations ne peuvent être qu’inégaux. Ainsi, chaque
pays doit exporter ses biens afin de se procurer
l’or et fermer ses frontières aux importations.
L’enrichissement des Etats passe par
l’accumulation d’or, notamment par sa collecte
via l’impôt ou via les conquêtes coloniales, la mise
en avant du commerce intérieur, basée sur
l’industrialisation, et enfin les exportations et leur
excédent commercial.
Le mercantilisme considère que « le prince, dont
la puissance repose sur l'or et sa collecte par
l'impôt, doit s'appuyer sur la classe des marchands
et favoriser l'essor industriel et commercial de la
Nation afin qu'un excédent commercial permette
l'entrée des métaux précieux ».
Les mercantilistes prônent le développement
économique par l'enrichissement des nations au
moyen d'un commerce extérieur organisé en vue
de dégager un excédent commercial.
L‘Etat est investi de la responsabilité
de développer la richesse nationale, en adoptant
des politiques de nature défensive (protectionnisme),
mais aussi offensive (favorisant l'exportation et
l'industrialisation).
La doctrine mercantiliste exalte le développement des
marchés, des marchands et du commerce. Elle considère
que « le prince…doit s’appuyer sur la classe des marchands et
favoriser l’essor industriel et commercial de la nation afin qu’un
excédent commercial permette l’entrée des métaux précieux ».

Les trois impératifs du mercantilisme sont l’industrie, le


commerce et l’or.

De nos jours, la pertinence des idées mercantilistes refait


surface, notamment dans le débat contemporain sur
la mondialisation.

L’anglais William PETTY, l’écossais John LAW ainsi que


les français Jean Baptiste COLBERT et Antoine de
Montchrétien font partie des mercantilistes les plus
réputés.
William PETTY 1623-1687
John LAW 1671-1729
Jean Baptiste COLBERT 1619-1683
Antoine de MONTCHRETIEN 1575-1621
2. ADAM SMITH :
la théorie des avantages absolus
Adam SMITH est un économiste du 18ème siècle (1723-
1790), d’origine écossaise. Il est considéré comme le fondateur
de la science économique moderne.
Adam SMITH fait partie de l’école des économistes
classiques, ainsi que David RICARDO, Robert MALTHUS,
John STUART MILL et Jean Baptiste SAY.
La pensée économique classique se développe au 18ème
dans une période d’éclosion de la révolution industrielle et de
naissance du capitalisme moderne.
Les économistes classiques ont posé les bases du
libéralisme économique, considérant que l’intervention de
l’Etat dans l’économie doit être minimale, sinon nulle. L’Etat
est appelé à se cantonner dans ses fonctions régaliennes :
armée, justice, diplomatie.
L’œuvre maitresse d’Adam SMITH, considérée comme
fondatrice de l’économie politique, est : « Recherche sur la
nature et les causes de la richesse des nations » (1776). C’est
dans cette ouvrage clé, « An inquiry into the nature and
causes of the wealth of nations », qu’il utilise pour la
première fois l’expression qui le rendra célèbre de la «main
invisible ».
Adam SMITH estime ainsi que « L’individu n’a jamais
pour intention de servir l’intérêt général….il ne pense qu’a
son propre gain ». Cependant « tout en ne cherchant que son
intérêt personnel, il travaille souvent d’une manière bien plus
efficace pour l’intérêt de la société que s’il avait pour but d’y
travailler ».
Ainsi, selon Smith les marchés sont autorégulateurs. Les
lois du marché, conjuguées à la recherche de l’intérêt
personnel des agents économiques, conduisent à l’harmonie
sociale.
 «Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur
ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais du
regard qu’ils ont de leur propre internet ».
C’est également dans ce maitre ouvrage
qu’Adam SMITH donne corps à sa théorie
explicative des échanges internationaux, fondée
sur les avantages absolus.

Selon A. SMITH, les courants commerciaux


trouvent leur origine dans les coûts de
production : « il ne faut jamais essayer de faire
chez soi la chose qui coutera moins à acheter
qu’à faire. Si une première nation est meilleure
dans la production d’un premier bien, tandis
qu’une seconde est meilleure dans la production
d’un second bien, alors chacune d’entre elles à
intérêt à se spécialiser dans sa production de
prédilection et à échanger les fruits de son
travail ».
En appliquant ce raisonnement, on
aboutit cependant à une conclusion
surprenante : si un pays peut produire à
un moindre coût et sans limitation tous
les biens dont a besoin un autre pays ,
qu’en est-il du pays qui, ne disposant
d’aucun avantage absolu, ne l’emporte
dans aucune spécialité ? Est-il
condamné à l’autarcie ?
L’ouverture à l’échange conduit à
l’impossibilité de l’échange.
3. David RICARDO :
la loi des avantages comparatifs
David RICARDO (1772-1823) est un économiste
britannique parmi les plus influents de l’école
classique.
A l’origine agent de change, puis député,
RICARDO est à l’origine de la loi des avantages
comparatifs, fondamentale dans le domaine des
relations commerciales internationales.
La loi des avantages comparatifs, formulée dans
son ouvrage clé, intitulé « Des principes de
l’économie politique et de l’impôt » (1817), servira de
socle à tous les partisans du libre-échange.
Ainsi, selon David RICARDO, deux pays ont
toujours intérêt à échanger leurs productions, y
compris lorsque l’un d’entre eux ne bénéficie d’aucun
avantage absolu.

Ricardo donne l’exemple du Portugal et de


l’Angleterre. Chacun de ces pays produit du vin et du
drap, mais le Portugal a un avantage absolu dans ces
deux produits.

Le Portugal est cependant plus productif pour le


vin que pour le drap, alors que l’Angleterre est plus
productive pour le drap que pour le vin. Les deux
nations ont intérêt à se spécialiser dans la
production d’un produit et à se procurer l’autre par
l’échange.
Un autre exemple est celui d’un médecin qui,
par ailleurs, maitrise parfaitement les tâches du
secrétariat médical.

Cependant, même si le médecin en question


peut assumer les deux taches, il a intérêt à
embaucher une secrétaire de façon à avoir plus
de temps pour exercer son métier, plus
rémunérateur que les tâches de secrétariat.

Une conclusion de la loi des avantages


comparatifs est que le principe de la division du
travail, qui est un des piliers du capitalisme,
apporte un gain à tous les individus.
4. Friedrich LIST
le protectionnisme éducateur
Friedrich List est un économiste allemand de la
première moitié du XIXème siècle (1789-1846); un
économiste critique des théories libre-échangistes
classiques d’Adam Smith et de David RICARDO.
L’œuvre majeure de List, Le système national
d’économie politique, parait en 1841.
A contre-courant du libre-échangisme en vogue
au XIXème siècle, List a été le premier à prôner
l’isolement économique et le protectionnisme.
Une étape nécessaire selon lui, pour les pays les
plus fragiles, avant d’affronter le bain de la
.
concurrence.
D’après List, les entreprises nationales ne
peuvent se développer si le marché est déjà occupé
par des entreprises de pays étrangers plus avancés.

Le protectionnisme éducateur a pour objectif de


protéger sur le moyen terme le marché national afin
de permettre, sur le long terme, un libre-échange
qui ne soit pas à sens unique. Son but est l’éducation
industrielle d’une nation.

Le protectionnisme éducateur est une nécessité


pour le développement économique des jeunes
nations.
F. List a participé en 1819 à la fondation de la Société
allemande d’Industrie et de Commerce, qui a milité pour
la préservation de l’industrie allemande face à la
puissante concurrence britannique.

Selon List, il n’y a rien de plus hypocrite que le


plaidoyer de Smith et de Ricardo pour le libre échange
: « les Anglais ont construit leur puissance à l’abri des
barrières douanières. Ils ont beau jeu de promouvoir
leurs thèses libre-échangistes dès lors qu’ils sont assurés
de dominer la planète ».

F. List a également contribué en 1834 à la naissance


du Zollverein, l’Union douanière allemande, entre la
Prusse, la Bavière et le Saxe notamment. En Allemagne,
l’union douanière (1834) a précédé l’unité politique
(1870-1871).
5. Le thèorème HOS

Le théorème Heckscher-Ohlin-Samuelson (HOS)


est le modèle standard de la théorie du commerce
international. Il complète et enrichit la théorie des
avantages comparatifs de David Ricardo.

À travers le modèle HOS, les auteurs entendent


prouver la supériorité du libre-échange et les
bénéfices de la spécialisation.

Le théorème HOS intègre les facteurs de


production à l’analyse. Il explique la présence
d’échanges internationaux par les différences de
dotations en facteurs de production qui sont à
l’origine des avantages spécifiques de chaque
pays.
Selon le théorème HOS, chaque pays produit et
exporte le bien pour lequel son facteur de
production est le plus abondant. En effet, plus le
facteur de production est abondant, plus son prix
relatif est bas. Le produit qui nécessite ce facteur de
production est donc relativement peu coûteux.

Autrement dit, un pays se spécialise dans les


biens « à forte intensité de capital », s’il a plus de
capital, ou dans les biens « à forte intensité de main-
d’œuvre », s’il a plus de travail.

En définitive, un pays a tendance à se


spécialiser dans la production pour laquelle la
combinaison, des facteurs de production dont il
dispose (travail, capital, matières premières) lui
donne le maximum d’avantages.
Le paradoxe de Léontief
Le modèle HOS est cependant est contestable
sur plusieurs points. La plupart de ses prédictions
sont infirmées par les flux du commerce
international. Alors que les Etats-Unis ont un taux
de capital par tête parmi les plus élevés, ils
exportent des produits intensifs en travail. C’est le
Paradoxe de Léontief.
Pourtant les recherches de Keesing en 1966 ont
montré que le travail qualifié pouvait être considéré
comme du capital. C'est la Théorie du capital
humain de Becker : le travail intègre du capital sous
forme humaine. La recherche de Leontief ne remet
finalement pas en cause le modèle.
6. La nouvelle théorie du commerce
international : Paul KRUGMAN
Paul KRUGMAN, né en 1953 dans l'État de
New York, est un économiste américain qui a
obtenu le prix Nobel d'économie en 2008 pour
avoir montré « les effets des économies d'échelle
sur les modèles du commerce international et la
localisation de l'activité économique ».

Avant Paul KRUGMAN, la théorie


dominante du commerce international est celle de
l’avantage comparatif de David Ricardo et le modèle
HOS qui étudient les échanges entre économies
complémentaires : un pays exporte des matières
premières et l'autre des biens manufacturés.
En 1978, Krugman fait remarquer que l'essentiel
du commerce international n'est pas nord-sud avec
des termes inégaux mais bien nord-nord et que les
biens échangés sont très similaires : la Suède
exporte ses Volvo vers l'Allemagne qui lui vend
des BMW. Son explication part du constat que les
consommateurs préfèrent la diversité et que la
production intègre des économies d'échelle.

La préférence des consommateurs pour la


diversité explique la coexistence de différents
modèles de voitures et de constructeurs, comme
Volvo et BMW, là où la théorie classique suppose
une spécialisation des économies respectives. Cette
logique explique pourquoi il y a spécialisation
par marque au lieu de spécialisation par produit.
 Pour Paul KRUGMAN, le commerce international est
dominé et façonné par ces grandes sociétés, provenant des
pays possédant beaucoup de capital, qui sont sur des marchés
à concurrence très réduite.

 Paul KRUGMAN met en avant le fait qu'il manque des


éléments dans la théorie de l'avantage comparatif qui sont les
rendements d'échelle croissants et la concurrence imparfaite.

 Les grandes sociétés possèdent selon Krugman un


avantage démesuré sur les petites sociétés, en l’occurrence
les économies d’échelles qui leur permettent de produire à
un coût unitaire moins élevé. Il en arrive à la conclusion que
les premiers arrivés sur le marché sont avantagés. Les
rendements croissants qui découlent de cette position mènent
à une situation de monopole, créant des barrières à l'entrée
pour les nouveaux arrivants. Plus les sociétés sont grosses,
plus elles réalisent des économies d'échelles importantes,
plus il est difficile pour des nouveaux arrivants d'être
concurrentiels.

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