Et Incertitudes D'une: Risques Trise
Et Incertitudes D'une: Risques Trise
Chantai BLANC-PAMARD*
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Le risque en agriculture
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n'avoir pas été labourées du fait que les mottes submergées par les mauvaises
herbes ne se distinguent plus. D'après les cultivateurs, les rizières ne pourront
plus produire convenablement parce qu'elles sont refroidies par la constante
eau pluviale depuis la fin de l'hiver.
Tout est fait pour profiter au maximum de l'eau qui tombe (de pluie) et qui
coule (de surface) et pour pallier l'irrégularité des pluies dans un sens comme
dans l'autre (sécheresse ou inondation). À la station de Mahitsy on a
enregistré 2094 mm en 1958, année de très graves inondations, alors que la
moyenne annuelle se situe à 1388 mm. Le total mensuel des précipitations
varie aussi dans des proportions très grandes. On a enregistré dans la même
station 718 mm en décembre 1958 alors que la moyenne de ce mois est 310 mm,
14 mm en octobre 1952, 215 mm en octobre 1958 et une moyenne pour ce mois
de 50 mm. Le trop d'eau jusqu'à une certaine limite et selon le stade végétatif
du riz ne gêne pas les riziculteurs, l'excès d'eau pouvant être évacué {tatatra
azo vakiana, canal que l'on peut casser) par les canaux. Les riziculteurs du
Moyen-Ouest disent même considérer le cyclone comme bénéfique « à
condition qu'il apporte des pluies et pas des vents trop forts qui couchent les
plants de riz». Les irrégularités des précipitations sont particulièrement
sensibles lors de l'établissement de la saison des pluies dont on sait
l'importance pour l'agriculture en octobre, novembre, décembre.
Les exploitants se plaignent surtout car l'année « moyenne » pour les
précipitations n'existe pas. 1982 a connu de graves inondations, les rizières les
plus basses de heniheny ont été submergées. En 1983 il n'a pas plu pendant le
mois de décembre ; le vallon a le moins souffert car il bénéficie des eaux de
source. Dans la plaine alluviale où certains avaient déjà repiqué, les mauvaises
herbes ont envahi les parcelles, le tallage a été mauvais «l'eau n'ayant pas
nourri suffisamment la plante». D'autres exploitants ont attendu les pluies
tardives de janvier pour des rizières mal alimentées en eau et la production en
a été affectée.
La qualité comme la quantité des eaux est un élément que les riziculteurs
prennent en compte. Ils distinguent, d'une part, les quantités d'eau nécessaires
à la préparation du sol de la pépinière et de la rizière et, d'autre part, la
consommation d'eau dans la pépinière puis dans la rizière qui concerne le
développement de la plante et varie suivant la durée du cycle végétatif et la
variété de riz. On doit veiller à maintenir le niveau d'eau jusqu'à la période de
tallage, 40 à 50 jours après le repiquage. En relation avec les exigences du riz,
les riziculteurs savent améliorer, grâce à l'eau, les conditions d'un bon
développement de la plante et savent également corriger les mauvais effets des
eaux froides en jouant sur la hauteur de la lame d'eau. Ils régulent la
température de l'eau en modifiant la hauteur d'eau qui a le rôle d'un matelas
thermique. Une augmentation de la nappe d'eau en refroidit la température,
un abaissement la réchauffe. Dans les rizières qui viennent d'être repiquées, ils
utilisent ce pouvoir tampon de l'eau en maintenant la hauteur de la nappe vers
2-3 cm. De plus, parmi les fonctions écologiques de l'eau en riziculture
irriguée, il faut signaler que l'eau participe à la lutte contre les adventices et
évite ainsi de trop lourds sarclages. Les riziculteurs manipulent l'eau dans des
conditions bien précises. Dans la plaine d'Antanetibe où est pratiqué le semis
direct, le sarclage manuel n'est pas effectué mais les riziculteurs combinent,
avant et après le semis, une série d'actions qui ont pour effet de supprimer les
adventices avec des techniques à sec puis avec l'eau. Après le labour, fin
septembre, qui entraîne l'enfouissement à sec de la végétation herbacée et des
chaumes de riz, on fait entrer l'eau dans la parcelle à partir du canal. Le
hersage est effectué jusqu'à 2 à 3 fois à quelques jours d'intervalle puis le
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Le risque en agriculture
planage. On laisse la terre se ramollir ; le but est double, d'une part, obtenir
une terre bien molle et un sol bien plat sans creux où une flaque d'eau ferait
que le grain flotterait et ne s'enracinerait pas, d'autre part, décomposer la
végétation enfouie et combattre toute croissance d'herbes. Au bout d'une
semaine, on évacue l'eau. La pluie n'est attendue que 15 à 20 jours après le
semis. Un mois après le semis, les plants étant robustes, on fait rentrer l'eau
dans la parcelle. À nouveau, cette technique d'entrée d'eau soudaine et en
quantité étouffe les adventices qui ont accompagné le riz dans sa croissance.
On ferme la vanne de sortie et on laisse la parcelle pleine d'eau, sur 50 cm
environ, jusqu'à la maturité du riz, vers la fin du mois de mars. Un mois avant
la récolte, qui a lieu en avril-mai, on ouvre la vanne de sortie.
Les riziculteurs disent qu'ils ne font rien contre les mauvaises herbes
dans le sens d'une façon culturale (le désherbage) mais ont d'autres moyens
pour les combattre. C'est l'eau qui asphyxie les concurrentes du riz grâce à un
savant dosage de la hauteur d'eau basé sur la croissance du riz et des
adventices et sur leurs tailles différentes.
De la même manière, pour le repiquage, les exploitants veillent à la
préparation de la parcelle où le riz est repiqué. Une fois les travaux de hersage
effectués, ils augmentent le niveau de l'eau dans la parcelle pour achever
d'étouffer la flore adventice avant que les plants de riz ne soient repiqués. Le
sarclage manuel qu'effectuent les femmes après le repiquage est ainsi moins
lourd.
Dans un pays de longue tradition rizicole l'eau participe de différentes
façons à la riziculture irriguée. Elle représente une sécurité dans un milieu
d'altitude où les conditions climatiques restent marginales. Elle est un outil
écologique dans la mesure où par des pratiques variées, elle participe aux
différentes phases de l'itinéraire cultural. Dans un système de riziculture
traditionnelle on voit tout l'intérêt à connaître les valeurs attribuées à cette
ressource ainsi que les pratiques culturales et leurs significations vis-à-vis du
milieu et de son utilisation.
La riziculture traditionnelle est orientée vers une réduction maximum du
risque climatique qui repose sur la gestion de l'eau. Il n'en est pas de même à
la SOMALAC chargée de développer une riziculture intensive irriguée. Cette
opération a nécessité la mise en place d'une infrastructure hydraulique
sophistiquée dans laquelle la maîtrise de l'eau n'est pas assurée. L'eau qui est
en riziculture traditionnelle un facteur de sécurité devient ici un facteur de
risque et conduit les riziculteurs à mettre en 'uvre des stratégies prudentes
les superficies en semis direct restent importantes qui ne correspondent
pas aux objectifs d'intensification de la SOMALAC.
La SOMALAC Société Malgache d'Aménagement du Lac Alaotra
créée en 1961 est intervenue dans une région qui constitue une entité
géographique, la cuvette de l' Alaotra à 160 km au nord-est d'Antananarivo.
Les Sihanaka étaient autrefois les seuls occupants de la cuvette ; avec des
activités de riziculture et de pêche, leur implantation était restée très localisée.
Des colons européens mais aussi des malgaches, des Mérina principale¬
ment, s'installent dans la zone occidentale. La mise en valeur rizicole de la
région ne démarre qu'après la seconde guerre mondiale. La SOMALAC à sa
création prend en main les aménagements hydro-agricoles ayant pour but la
maîtrise de l'eau sur trois périmètres délimités couvrant 30 000 ha. Chargée de
développer une riziculture intensive irriguée, la SOMALAC a également
effectué un réaménagement foncier visant au remembrement et au lotissement
des exploitations. L'opération a pris en compte un espace homogène dans le
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Année Nbre jours Précipi¬ Rendement Indice Taux Taux pertes Surf,
de pluie tations SOMALAC Rendt replq. surf. cuit. non cuit.
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mm mm
300 300
200 200
100 100
1976 1975
mm
500
400
300 300
200 200
100 100
ASONDJ FMAMJ J
1973
Total 1377 mm Total 1099 mm
Fortes pluies mais mauvaise répartition : Précipitations moyennes mensuelles
0 mm en novembre (période 1944-1978)
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climatique : excès d'eau et inondations qui se traduisent encore, mais dans une
moindre mesure, par des réductions de superficies mais aussi par des pertes de
production.
L'année 1982/1983 a eu une pluviométrie caractéristique d'une année
moyenne mais la forte inversion qui s'était produite au cours des campagnes
1980/1982 au détriment du repiquage et en faveur du semis direct ne s'est
amenuisée que faiblement ; le taux du semis direct reste supérieur à ce qui
prévalait avant 1980/1982. De plus on peut remarquer que la bonne
climatologie a plus profité au riz en semis direct avec un rendement de plus
de 2 tonnes qui est souvent une quasi culture pluviale, qu'au riz repiqué.
L'étude des 2 campagnes montre la vulnérabilité hydraulique, agronomique et
économique des systèmes de culture paysans de la SOMALAC.
Le projet d'intensification rizicole de la SOMALAC repose sur un
itinéraire cultural très strict dont la maîtrise de l'irrigation est une des
conditions essentielles afin de pouvoir respecter le calendrier cultural norma¬
lisé. Ainsi « une lame d'eau comprise entre 10 et 15 cm doit être maintenue en
permanence dans les parcelles, sans cesse renouvelée puis évacuée après la
coupe », comme le recommande la SOMALAC.
Dans les 3 périmètres aménagés et répartis entre des attributaires pour une
riziculture intensive, l'eau manque malgré la mise en place d'un réseau
sophistiqué (fig. 2.)
PC 15 PC 23 PC Nord
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Le risque en agriculture
Fig. 2. Le PC 23. Les mailles BSE (bien servis en eau) et MSE (mal servis en eau)
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Le risque en agriculture
Août Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil.
Semis direct
Labour xxxxxxxxxxxxxxxx
Semis
Entretien
Irrigation
Récolte M H I I U4-MH-H-
Repiquage
Labour xxxxxxxxxxxxxxxxxx
Pépinière
Repiquage ! 1 1 1 1 1 1 1 1 ! M ! M I !
Entretien
Irrigation
Récolte 4 -H I I I n-m t fr
Août Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars Avril Mal Juin Juil.
Semis direct
Labour xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Semis
Entretien
Irrigation
Récolte I M I I I I I I I I I M I
Repiquage
Labour XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Pépinière
Repiquage l ! ! ! M! ! ! U1 Ml 1 !
Entretien
Irrigation
Récolte llllll H-H-H-H .
font des choix au niveau des pratiques culturales qui sont basés sur la
connaissance qu'ils ont du milieu et qui sont appliqués dans leur quotidienneté
en fonction de la gestion de l'eau d'irrigation et des pluies. Ils portent sur la
lutte contre les adventices, les dates des façons culturales (retard voulu pour
lutter contre les adventices, obligé par manque d'eau ou contraint par la
recherche de salariés), enfin sur les pratiques plus ou moins expéditives. On a
pu noter une très grande souplesse alors que les techniques proposées par la
SOMALAC ont une grande rigidité : « il faut... » (tokony) (voir le calendrier
cultural en p. 450 et 451 qui concerne surtout le repiquage).
L'eau «miantoka my vokatra» (qui assure la production) est un grave
problème dans ce système de riziculture irriguée qui repose sur une bonne
alimentation en eau. Il faut insister sur la véritable tyrannie qu'exerce l'eau
pour les riziculteurs ; l'eau, c'est-à-dire la combinaison de l'eau de pluie et de
l'eau d'irrigation qui doit la devancer et en être le complément.
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végétatif du riz ne soit pas en concurrence avec celui des adventices. Ils perdent
sur le rendement (perte estimée à 500 kg/ha) mais sont gagnants sur la quantité
de sarclage qui représente un gros travail.
Tout ceci va à contre-sens de la politique de la SOMALAC pour laquelle le
respect du calendrier cultural est un des 5 thèmes d'intensification et qui
préconise l'utilisation conjointe de deux herbicides (Désormone et Stam F 34),
le premier produit se trouvant au marché noir, en faible quantité et pas au bon
moment, c'est-à-dire en début de campagne, le second étant absent.
En raison du manque d'eau, alors que celle-ci est traditionnellement utilisée
pour diminuer le travail du désherbage, et du manque de produits chimiques,
pratique introduite, les paysans se trouvent désarmés face au problème des
adventices et jouent sur le calendrier cultural en attendant janvier-février où ils
sont assurés d'une quantité d'eau. On voit comment l'action conjuguée du
manque d'eau et de désherbant se répercute négativement sur le calendrier.
D'autres solutions concernent l'adoption d'un système de culture plutôt
qu'un autre. Ainsi, on a pu remarquer chez certains riziculteurs, migrants
surtout, qui regrettaient de ne pas pouvoir repiquer à cause du manque d'eau,
une pratique intéressante en semis direct avec une technique plus élaborée.
Après le labour à sec, ils effectuent le hersage et le planage aux premières
pluies puis évacuent l'eau qu'ils laissent entrer à nouveau en quantité un
certain temps pour étouffer les adventices. L'eau est à nouveau évacuée, une
bonne mise en boue est faite et le semis a lieu sur un sol bien préparé. Cette
façon culturale combine une bonne préparation du sol et la lutte contre les
adventices.
Une autre solution est le système mixte, avec juxtaposition des deux
systèmes sur un même lot ou sur une exploitation, ce qui a l'inconvénient
d'étaler dans le temps un calendrier déjà chargé.
La stagnation de l'eau est également un problème en fin de cycle cultural,
quand il est nécessaire d'évacuer l'eau de la rizière à maturité, quinze jours
avant la coupe environ. Ceci entraîne un travail supplémentaire : les
exploitants creusent au milieu de la rizière un canal d'évacuation des eaux vers
le canal qui borde la rizière ; dans ce canal dont le plancher est trop haut l'eau
stagne également. La technique est de barrer ce canal pour retenir l'eau en
amont et permettre ainsi l'écoulement de l'eau de la rizière.
On a des paysans en quête d'eau et le second type d'actions concerne le
réseau d'irrigation. Les riziculteurs ont une stratégie qui les oppose aux
techniciens du service hydraulique : ils cherchent par des actions qualifiées
d'illégales par la SOMALAC à « avoir de l'eau dans leurs parcelles ». Ces
actions sont pour la SOMALAC le témoignage de l'indiscipline paysanne et
expliquent en partie le manque d'eau sur le PC. Ce sont pour les paysans les
moyens d'avoir de l'eau en quantité, puisqu'elle coule dans les canaux, et à
temps, puisque les travaux de préparation, de semis et de repiquage ne peuvent
pas attendre. Ces actions sont individuelles et collectives. Les pratiques
individuelles sont néfastes pour les voisins dont les parcelles aval manquent
d'eau à la suite de l'installation de ces prises « pirates ». Ce sont des barrages
temporaires, hesika, installés sur les irrigateurs quaternaires, découpés dans la
diguette mitoyenne du canal et de la parcelle pour dévier l'eau et augmenter le
débit qui entre dans la rizière par la brèche ainsi ouverte. Ceci rappelle la
pratique employée sur les Hautes Terres où, dans le système d'irrigation
traditionnel, on casse un morceau de diguette et on obstrue le canal en aval de
la parcelle à irriguer.
D'autres actions sont plus graves car elles détériorent le réseau d'irrigation.
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Ce sont la construction de batardeaux sur les drains III pour amener l'eau
dans l'irrigateur III qui lui est parallèle et n'a pas d'eau. Ceci a plusieurs
conséquences. Le drain et l'irrigateur étant séparés par le chemin d'accès aux
rizières, il faut ouvrir le chemin perpendiculairement aux deux canaux. De
plus, en aval de l'ouvrage, le canal drain III n'a plus d'eau jusqu'au canal II et
la parcelle du côté de ce drain sera difficilement irriguée pour des raisons
d'équilibre de la nappe d'eau. On constate également la destruction des
ouvrages où se trouvent les repères réglant le débit des canaux.
L'eau est un facteur de production important. Dans une riziculture
coûteuse, l'eau « qui assure la production » doit remplir son contrat c'est-à-
dire apporter la sécurité d'une bonne récolte. Or la mauvaise maîtrise de l'eau
fragilise le système introduit par la SOMALAC et crée un risque. Aussi les
exploitants ont mis au point toute une stratégie anti-aléatoire qui les détourne
de l'intensification et donc du repiquage. Il faut d'ailleurs insister sur le fait
que l'eau est incontestablement un facteur de meilleur rendement mais n'est
pas l'élément significatif d'un système de culture par rapport à un autre
comme aurait tendance à le dire le discours de la SOMALAC. Dans
l'échantillonnage du PC 23, où les riziculteurs pratiquent le semis direct, 65 %
sont bien servis en eau et 34 % mal servis en eau, le jugement intervenant du
point de vue du système de culture.
On passe d'une maîtrise des aléas climatiques en système traditionnel par
une gestion de l'eau à une dépendance sur les périmètres de culture de la
SOMALAC dans un système hydraulique non sécurisé sur la moitié des
superficies cultivées. À la SOMALAC, on a introduit paradoxalement par le
biais d'un aménagement hydro-agricole la précarité qui conduit les rizicul¬
teurs, à adopter le semis direct dont le rendement est fonction de la
pluviométrie.
Une gestion du risque par les uns, une stratégie anti-risque par les autres
sont deux solutions à la réduction du risque climatique. Il reste qu'on ne peut
isoler cet aléa ; les riziculteurs des Hautes Terres de Madagascar sont
confrontés à d'autres risques de caractère technique, social et économique
qu'ils prennent en compte dans la stratégie globale qu'ils mettent en duvre
dans leur système de production.
LE CALENDRIER CULTURAL'
1. Pépinière : à entreprendre dès qu'il y a suffisamment d'eau et qu'il commence à faire plus chaud,
au plus tard le 15 décembre.
Il faut préparer correctement le sol, effectuer le labour, la mise en boue, le planage.
Une pépinière de 3 ares suffit pour une rizière de 1 ha. Répandre de l'engrais de fond à
raison de 5 kg NPK par are.
Les semences :
Une fois le semis effectué, le sol doit toujours être humide pendant 3 jours.
Du 4e au 8e jour on irrigue le soir et on évacue l'eau le matin.
Du 8' au 15e jour, maintenir entre 3 et 4 cm la hauteur de la lame d'eau ; eau à renouveler 2
fois.
Du 15e jour au 30e jour : maintenir entre 5 et 8 cm la hauteur de la lame d'eau ; eau à
renouveler 2 ou 3 fois.
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fotoampambolena
Vaw Aketsa
Mampiasa ambioka voatantina
Fampiisidana ny Ambioka
3 Fanetsana //,
- ,.
2 Fikarakarana ny tanimbary Ire0 fotebary
Singam-bary roa ho an'ny
fotobary iray.
Elanelana: 20-25 sm
manelanelana nv tora-tadv roa
ary 1 M 5 sm manelanelana
ny fotobary roa.
Ketsa
Ketsa tanora 30 andro (noho
lm . ~ s dana
y rano betsaka fa
izany dia atao aloha araka atao izay ahatonga azy ho
izay tratra ny hkarakarana mandrevorevo -
Atao lalina ny asa ka mety ny taniketsa!)
indnndra dia vantany vao Fitntenana
tafakatra ny vokatra. ketsa hita salama sy mataniaka
Asaina indray ny tany mba ihany no singanina sy
ampiasaina.
Mampidi-dranosy mandrevorevo.
Mandragiragy (aorian'ny
ny asa tany natao rehefa
vita [Link])
Vila izany dia mampididrano.
Zezika lafik'asa
NPK 300 kilao isan'hekitara
miampy zezi-pahitra
Mandrevorevo
Mandravina
Fandraraham-panatody amin'ny
fiammanidina
ahavon'ny ketsa tanimbary. tsy misy ahidrat: Tsv misy atahorana intsonv
nyami;ny ireo fositra sy
6 Tera-bary- Mamelana
Fampidirawdrano
7 Matoy ny Vary
Manomboka hamainina ny tanimbary
Haombary
Il faut protéger les plants contre les poux de riz et veiller, si les plants jaunissent, à répandre du
sulfate d'ammoniaque.
Après 30 jours t arracher les jeunes plants de la pépinière et repiquer.
2. Préparation de la rizière
Aménager le sol.
Labour profond, le mieux serait de faire un labour après la récolte suivi d'un deuxième
labour.
Hersage.
Irrigation et mise en boue.
Planage.
4. Tallage
10 jours après le repiquage, irrigation jusqu'au % de la hauteur des plants de riz. On comble
les trous, on remplace les plants morts.
1 mois après le tallage, on assèche complètement la rizière jusqu'à ce qu'elle soit crevassée.
on irrigue de nouveau jusqu'au tiers des plants de riz. En même temps on répand de
l'engrais chimique.
Sarclage ou désherbage, veiller à ce qu'il n'y ait pas de mauvaises herbes dans la rizière.
5. Protection contre les ennemis du riz (poux et parasites de la plante adulte c'est-à-dire borers)
Ils sévissent surtout après le tallage et entraînent une diminution de la récolte. Les traitements
aériens donnent de bons résultats.
6. Épiaison Floraison
L'irrigation est importante. Il faut veiller à ce qu'il y ait suffisamment d'eau pendant ces
périodes qui durent 3 semaines environ. C'est le moment où l'eau en quantité suffisante est la plus
nécessaire.
On veille au désherbage : la rizière doit toujours être propre.
7. Maturité
On commence à assécher petit à petit la rizière dès que le riz mûrit, c'est-à-dire 8 à 10 jours
avant la moisson.
8. Moisson
Quand tout le riz de la rizière est mûr, on récolte.
* *
Préparer le sol dès qu'il y a suffisamment d'eau et qu'il commence à faire plus chaud. Au
plus tard le 15 décembre.
Hersage (qu'il convient d'effectuer après le labour qui suit la récolte)
Irrigation
Engrais NK.P, 300 kg par hectare en plus du fumier de porc
Mise en boue
Planage
Semis : semences sélectionnées, pré-germées à raison de 120 kg par hectare
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NOTES
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