Cours de Cinétique Chimique - SMC 3
Cours de Cinétique Chimique - SMC 3
A.CHAQROUNE
Professeur à la Faculté des Sciences de FES
Université Sidi Mohamed Ben Abdellah.
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Table des matières
Ch. I. Introduction Générale.
I.1. Généralités
I.2. Définition de la vitesse de réaction
I.3.Théorie Cinétique des gaz.
I.4. Loi de Van’t Hoff.
I.5. Vitesse et ordre d’une réaction
I.5.Etude de Réaction d’ordre simple
I.5.1.Temps de demi - réaction ou période.
I.5.2.Réaction d’ordre zéro :
I.5.3.Réaction d’ordre un :
I.5.4.Réaction d’ordre 2.
I.5.5.Temps de ½ réaction
I.5.6 Réaction d’ordre 3
IV.5.a.Processus bimoléculaire.
IV.5.b Processus trimoléculaire :
IV.5.c Processus monomoléculaire :
IV.6. Processus quasi monomoléculaire
CHAPITRE V -
REACTIONS (Thermiques, induites, catalytiques ou enzymatiques) EN PHASE
LIQUIDE
C- REACTIONS ENZYMATIQUES.
REMARQUES.
A- Réactions moléculaires et réactions atomiques OU Radicalaires en phase liquide.
B-Réactions ioniques en solution
GENERALITES
Les réactions entre ions de même signe
Les réactions entre un ion et une molécule
Influence de la nature du solvant et de la force ionique du milieu.
Réactions ioniques de la catalyse homogène vraie.
1- Synthèses organiques catalysées 3par ALCL 3 ou BF 3 .
2- Catalyse d’oxydo-réduction.
3- Catalyse acide-base.
Problèmes et solutions
CINETIQUE ET CATALYSE
4
Introduction
Ch. I. Introduction Générale.
Généralités :
Introduction :
Soit un système initial contenant de l’oxygène et du méthane (CH4,O2)
pouvant ou pas évoluer en système final F contenant ( H2 O, CO, CO2 ). La
thermodynamique répond par non ou peut être:
- si c’est non la réaction est impossible,
- si elle est possible thermodynamiquement la réaction peut rester quasi indéfiniment
dans un déséquilibre ou peut évoluer vers un état plus rapide que prévu, donc la
notion de temps échappe à la thermodynamique.
Exemple:
Prenons, à la température ambiante, la réaction de synthèse de l’eau:
H 2 + 1 / 2 O 2 ⇔ H 2 O (l) à 25°C dont la constante K = 4.1041 valeur très grande
donc la réaction est totale c’est à dire : ∆G° = − RT Ln K = − 237,2 kJ mol−1 ) . La
1
thermodynamique nous enseigne que la réaction H2 + O2 → H2 Ol doit être totale à
2
1
25°C, l’expérience nous montre au contraire, qu’un mélange gazeux H2 + O2 n’est
2
le siège d’aucune réaction c’est à dire: le système n’évolue pas au cours du temps.
Nous déduisons que la vitesse de la réaction de l’eau, dans les conditions précisées,
1
est infiniment lente. Par contre, pour la réaction inverse: H 2 O (l) ⇔ H 2 +
O 2 , est
2
thermodynamiquement impossible car son K ( K = 10 ) est
−42
une réaction
pratiquement nul à 25°C.
Ainsi on peut diviser les réactions chimiques en deux catégories :
* Celles qui sont instantanées c’est à dire les réactions dans lesquelles les
réactifs sont consommés très rapidement dès leur mise en contact.
*Celles dont l’évolution est lente, c’est à dire les réactifs, ne sont consommées
qu’au bout d’un certain temps plus ou moins lent.
On peut dire que l’objet de la cinétique chimique est l’étude de l’évolution au
cours du temps d’une réaction chimique thermodynamiquement possible. Il est
important de préciser que la réaction doit être thermodynamiquement possible, soit k
>>1.
La cinétique chimique s’intéresse à la vitesse et étudie les différents facteurs
qui influencent cette vitesse. La loi de la vitesse est conséquente du mécanisme de
réaction. Ainsi la cinétique a une double importance :
a) Sur le plan théorique: Elucidation des mécanismes de la physico-chimie.
6
Définition de la vitesse :
L’évolution du système réactionnel est liée à l’avancement ξ en
dξ
fonction du temps t ce qui définit (mol. s −1 ) grandeur extensive dépendant des
dt
dimensions du réacteur, donc de son volume V.
1 dξ
⇒ On définit la vitesse v de la réaction par : v = en mol. s −1 . cm − 3
V dt
Cette vitesse est une grandeur intensive qui s’exprime par exemple en mole.
−1 −1
l s , si le volume est mesuré en litre, et si ce volume du réacteur est constant, la
définition générale
permet de faire apparaître des molarités :
d ⎛ξ ⎞ 1 d[A 1 ] 1 d[A 2 ] 1 d[A'1 ] 1 d[A' 2 ]
v= ⎜ ⎟=− =− = ...... = ' = = ...
dt ⎝ V ⎠ γ 1 dt γ 2 dt γ dt1
γ ' 2 dt
D’après la définition même de l’avancement de la réaction, la vitesse v est une
grandeur positive.
Définition:
Equation stœchiométrique et coefficients stœchiométriques :
D’une façon générale, la relation entre les réactifs et les produits d’une réaction
chimique globale peut toujours s’écrire sous forme : ∑ γ i Bi = 0
i
où γ i =coefficient stœchiométrique. Obéissant au principe de la conservation de la
matière. γ i Positif pour les produits et négatifs, pour les réactifs. La somme est prise
sur tous les composants Bi du système.
Donc v = kΠ i [ Ai ]
λi
et P = ∑ pi
i
L’ordre peut être soit entier soit fractionnaire ; il arrive des fois que la réaction
n’ait pas d’ordre comme par exemple la synthèse de HBr dont le détail serait exposé
ultérieurement:
H2 + Br 2 → 2 HBr v=k
[ H2 ][ Br 2]
1/ 2
1+ k'
[ HBr]
[ Br 2]
Etude de Réaction d’ordre simple :
Il s’agit des réactions qui admettent des ordres tels que 0,1,2,3.
a) Réaction d’ordre zéro :
On peut écrire A → B
d [ A] d [ B]
v=− = = k [ A]° = k (vitesse constante)
dt dt
Par intégration : [ A] = [ A]0 − kt et [ B] = kt
Si à l’instant initial (t = 0), les concentrations initiales valent : [ A]0 pour A et [ B]0 pour
B.
Exemple : (très peu d’exemples de cinétiques d’ordre O. On envisage:
1
N 2 O5 ( solide) = N 2 O5 ( gaz ) ⎯
⎯k → 2 NO2 + O2
2
1 d [ NO2 ]
v= = k [ N 2 O5 ]
2 dt
La réaction de dissociation de : N 2 O5 ( g ) est du premier ordre par rapport à N 2 O5 .
L’équilibre de sublimation de N 2 O5 entraîne: P N 2 O5 =f(T), la pression partielle de
N 2 O5 ne dépend que de la température. ⇒ PN 2 O5 = [ N 2 O5 ]RT ⇒ la vitesse est
constante tant qu’il y a du N 2 O5 solide). Il s’agit donc en fait d’une réaction d’ordre 1
mais qui se manifeste comme une réaction d’ordre O.
b) Réaction d’ordre un :
On peut écrire : l’équation de la réaction A→ B
t=0 a 0
t a-x x
d [ B]
v= = k [ A]
dt
dx
v= = k ( a − x) ⇒ − ln( a − x ) = kt + c
dt
a
a t = o , x = 0 ⇒ ln = kt ou a − x = ae− kt
a−x
On en déduit que les concentrations de A et de B en fonction de t :
8
[A] = [A] e 0
− kt
[B] = [A ] (1− e
0
− kt
) avec (A) 0 = a
Temps de demi - réaction ou période.
C’est le temps au bout duquel la concentration de A est égale à la moitié de sa valeur
a
initiale, c’est à dire : [ A] =
2
C. Réaction d’ordre 2.
On peut écrire l’équation de la réaction
A + B→ C + D
t=0 a b 0 0
t (a − x ) (b − x ) x x
dx
v= = k ( a − x )(b − x )
dt
1 b−x
Par intégration : kt + C = ln
b−a a−x
t = 0 x = 0 C =
1 b 1 a (b − x )
nous avons et
b − a
ln ⇒ kt = ln
a b − a b(a − x )
dx 1 1
Si a = b ⇒ v = = k (a − x ) 2 ⇒ kt = −
dt a−x a
Temps de ½ réaction :
a
** Si b > a on aura x = pour t = t1/ 2 ,
2
a
a (b − )
soit : kt 1 / 2 =
1
ln 2 = 1 ln 2b − a
b−a a b−a b
b(a − )
2
1 1 1 1
** Si b = a, l’expression de t1/ 2 se simplifie kt1/ 2 = − = et t1/ 2 =
a a a ak
a−
2
Exemple = réaction de saponification.
d. Réaction d’ordre 3 :
A + B + C → A + 2B →.... ; 3A →
Nous traiterons le cas de : 3A →....
t=0 0
Loi cinétique : x
1 d [ A] d [ X ]
v=− = = k [ A]
3
3 dt dt
9
dx dx
v= = (a − 3x ) 3 soit : = kdt
dt (a − 3x ) 3
1 1
Par intégration 6kt = − 2
( a − 3x ) 2
a
a
Temps de ½ réaction t = t1/ 2 a − 3x = On en déduit :
2
4 1 3 1
6kt1/ 2 = 2
− 2 = 2 soit t1/ 2 =
a a a 2 ka 2
1 d [ A]
v=− = k [ A] [ B]
2
2 dt
dx
v= = k ( a − 2 x ) 2 (b − x ): Cette équation différentielle peut s’intégrer,
dt
mais on se ramène au cas précédent. Si a = 2b
dx
en effet : v = = 4 k (b − x ) 3
dt
Radioactivité et temps de demi-réaction :
dN dN N
− = λN ⇒ − = λdt et par conséquent ⇒ λt = ln o
dt N NT
avec No = nombre d’atome à l’instant initial
N t = nombre d’atome à l’instant initial quelconque.
γ = caractéristique de l’élément qui est un facteur de proportionnalité.
La période T d’un radio élément est le temps nécessaire pour que la moitié
1 No log 2
T= log =
λ No λ
2 N0=f((t)
log 2
T=
λ
Réponse :
Réaction du 1er ordre v = k [ N 2 O5 ]
dx
v = k (a − x) =
dt
a 1
t1/ 2 si x = ⇒ t = log 2 = 29500 = 8H 10 min .
2 k
1
Pour répondre à la dernière question, nous savons que t = log 2 qui est
k
indépendant de la concentration (voir cours) ⇒ ∀ la [ ] l’est le même.
11
Cinétique dans les réacteurs :
Définition :
Un réacteur chimique est une portion de l’espace où peut avoir lieu une
réaction chimique.
On distingue :
a- Les réacteurs fermés (R.F).
Dans ce type de réacteur on peut introduire en une seule fois les réactifs et
effectuer la vidange. On dit que le système reste fermé ni gain ni perte de réaction
“ Méthode statistique ”.
Un réacteur idéal est un réacteur fondamental fonctionnant dans des limites simples
12
F = flux ou débit molaire transportés
F = Q.C F ( mole. s−1 )
C (mole l −1 )
FOM = flux molaire de M à l’entrée du réacteur.
Q M = nombre de moles instantanées de molécules présente au total dans le
réacteur.
FM = flux molaire de M à la sortie.
m = ∫∫∫ C M dv et C M = [ ] du réacteur
v
vitesse instantanée
V= =nombre de moles consommées chimiquement.
unité de volume
dm
Le flux FOM = ∫∫∫ Vdv
v
+
dt
+ FM
Nous appliquons cette réaction aux quartes types de réactions idéaux = (isotherme)
Réacteur fermé de composition uniforme.
dm
R . F ⇒ V = Cte , FOM = FM = O ⇒ 0 = Vv + +0
dt
1 dm
⇒V = −
v dt
13
R.S.F. (a entrée ouverte par exemle) et de composition uniforme.
m = nombre de moles/ 1 volume
Qo = débit volumique initial à l’entrée
COM = Conc. initiale à l’entrée
FOM = Q0 Com et FM = 0 (sortie fermée)
Le bilan de matière :
dm
FOM = Q0 COM = V . v + +0
dt
1 dm
⇒ V = ( FOM − )
v dt
R.O parfaitement agité :
FOM = Q 0 C AM FM = QC M
dm F − FM
si m est une cconstante ⇒ = O ⇒ FOM = V . v + FM ⇒ V = OM v
dt
FOM − FM
- Conversion chimique de M : X =
FOM
- Temps de passage τ= v F − FM
= OM
C .X M
= om
Qo V .Q 0 V
v = volume et V= vitesse
FM
V=0 dv
FOM − FM dX M dFM 1 V dX M V
XM = donc = . = donc =
FOM dv dv FOM FOM dv FOM
dv dX M
= par intégration entre la sortie et l’entrée :
FOM V
V1 Xs dX M
FOM
= ∫
0 V
14
Vs FOM dX M X dX M
τ= ∫ = C OM ∫0
Xs
=
s
posons le temps de passage total 0
Q0 Q0 V V
si la réaction se fait sans changement de volume telle qu’une isomérisation.
Q = constante tant le long du tube (nombre de molécule = Cte)
dFM
Q = Qo et FM = QCM Or = −V peut s’écrire :
dv
dC M V dC dC M v dv
− = ⇒ − M = V donc − = V car τ = et dτ ou dt =
dv Q0 dv dt séjour Q0 Q0
Q0
Remarque :
Si on considère une variation simple M = produit. Le bilan de matière
pour un produit P consiste à écrire tout ce qui entre de P dans la réaction + ce qui se
forme de P par la réaction chimique s’accumule dans le réacteur où en sort de sorte
que par le bilan de matière exprime en flux ou débit molaire s’écrit :
dP
F op + ∫∫∫ V dv =
dt
+ FP
flux molaire de P débit molaire de débit molaire Flux
molaire de
entrant dans le réacteur production chimique d’accumulation de produit
sortant
il peut être nul de P dans le réacteur P dans le réacteur du
réacteur.
1 dP 1 dm
Dans le cas des produits : V = + au lieu de − pour les réactifs
V dt v dt
15
Chapitre III. CINETIQUE FORMELLE
N.B. Dans ce chapitre I, nous supposerons que la réaction chimique est effectuée en
réacteur idéal (isotherme et de composition uniforme) fermé et isochore.
De plus dans ce même chapitre et dans les deux suivants, nous allons examiner le
cas de réactions purement thermiques, c’est à dire de transformation chimiques se
produisant sous l’action de la chaleur, à l’exclusion de toute autre forme d’activation
(lumière, ....).
a1 M1 + a2 M 2 +.....= b1 P1 + b2 P2 +....
Comme nous l’avons vu, si l’on désigne par ( M1 ), ( M 2 ), .... ( P1 ) , ( P2 ) , .... les
concentrations instantanées (en mole par litre par exemple) des différents corps, la
vitesse instantanée par unité de volume de la réaction peut être définie,
indifféremment, par la vitesse de consommation d’un réactif M ou par la vitesse de
formation d’un produit P :
d ( M1 ) d ( M 2 ) d ( P1 ) d ( P2 )
− ,− ,.... ou + ,+ ,.....
dt dt dt dt
1 d ( M1 ) 1 d ( M2 )
V =− =− =....
a1 dt a2 dt
1 d ( P1 ) 1 d ( P2 )
=+ =+ =.......
b1 dt b2 dt
16
(M) (P)
T t
En particulier, le tracé de la tangente à l’instant initial (t = 0) permet de
déterminer la vitesse initiale Vo, comme nous allons le voir, est une donnée cinétique
importante.
17
A - INFLUENCE DES CONCENTRATIONS
SUR LA VITESSE DE REACTION
V0 = k 0 ( M1 ) 001 .( M 2 ) 00 2 ...........
n n
on dit que la réaction est d’ordre initial ++ n01 par rapport au réactif M1 , d’ordre initial
n02 par rapport au réactif M 2 ,....... et on appelle ordre global initial de la réaction, la
somme :
Par contre, si la vitesse initiale d’une réaction n’obéit pas à une loi simple du
type précédent, on dit que cette réaction n’admet pas d’ordre initial.
Comment peut-on voir pratiquement si une réaction admet des ordres initiaux
et, dans l’affirmative, comment peut-on les déterminer ?
+
- à condition, bien entendu, qu’on n’en ait pas ajouté aux réactifs.
++
- Il serait plus correct de parler ‘d’ordre dans les conditions initiales » ; nous conviendrons d’employer
l’expression abrégée « ordre initial ». 18
Détermination expérimentale des ordres initiaux n0 :
LogV0
Pente no
LogC0
V0 = k 0 c01
n 01
. c0 2 n0 2 .....
Résultats.
L’expérience montre que, généralement, une réaction admet des ordres
initiaux par rapport aux réactifs et que, suivant les cas, ces ordres sont entiers ou
fractionnaires. Il convient d’insister sur le fait que ces ordres sont expérimentaux : ils
résultent de l’étude expérimental de l’influence des concentrations initiales des
réactifs sur la vitesse initiale de la réaction. Les ordres ne peuvent pas être
19
déterminés, a priori, par simple lecture de l’équation stœchiométrique : les ordres
partiels n01 , n02 , .... n’ont rien à voir avec les coefficients a1 , a2 , ... (+ ) de l’équation
stœchiométrique, qui n’a d’autre rôle que celui d’exprimer la loi de conservation de la
masse.
Exemples :
a) Un certain nombre de réactions de décomposition thermique de substances
organiques (éthanal, propanal, ...) en phase gazeuse, d’équation stœchiométrique
générale :
M = P1 + P2
( ex. CH3CHO = CH4 + CO)
sont d’ordre initial n0 = 3 / 2:
⎡d(M)⎤ ⎡ d ( P1 ) ⎤ ⎡ d ( P2 ) ⎤ 3
V0 = − ⎢ ⎥ = +⎢ ⎥ = +⎢ ⎥ = k0 ( M )0 2
⎣ dt ⎦ ⎣ dt ⎦ 0 ⎣ dt ⎦ 0
[cf. par ex. LETORT (1937) ; BOYER, GOLDFINGER, LETORT et NICLAUSE (1948-
54).
H2 + Br2 = 2 HBr
est d’ordre initial n01 = 1 par rapport à H2 et d’ordre initial n02 = 1 / 2 par rapport à Br2
(ordre global initial n0 = 3 / 2 ) :
⎡ d ( H2 ) ⎤ ⎡ d ( Br2 ) ⎤ 1 ⎡ d ( HBr ⎤
V0 = − ⎢ ⎥ = − ⎢ ⎥ = ⎢ ⎥ = k 0 ( H2 )10 ( Br2 ) 01/ 2
⎣ dt ⎦ 0 ⎣ dt ⎦ 0 2 ⎣ dt ⎦ 0
+
- Notons d’ailleurs que les coefficients n01 , n02 ... ne sont définis qu’en valeur relative, car on peut toujours
écrire différement l’équation stoechiométrique en multipliant20 tous ses coefficients par un même facteur.
V0 = k 0 ( O2 )1/ 2 ( CH3CHO) 0
3/ 2
V = k ( M1 ) n1 . ( M 2 ) n2 . ......
Par contre, si la vitesse instantanée V d’une réaction n’obéit pas à une loi
simple du type précédent, on dit que cette réaction n’admet pas d’ordres au cours du
temps (c’est le cas, en particulier, si V est fonction de la concentration d’un produit
formé au cours de la réaction).
Considérons une réaction qui admet un ordre au cours du temps par rapport à
chacun des réactifs ; sa vitesse instantanée V, au cours d’une manipulation, doit
varier avec les concentrations instantanées c1 , c2 ... des divers réactifs M1 M 2 .....
selon la loi :
21
V = k cn
dc
V =− = k cn
dt
(durée) −1 (concentration) 1− n
- la méthode différentielle
- la méthode par intégration.
a) Méthode différentielle.
La méthode différentielle de détermination de l’ordre n au cours du temps est
analogue à la méthode indiquée précédemment pour la détermination de l’ordre
initial n0 . Ici encore, on utilise les valeurs expérimentales de la vitesse de réaction
(mais de la vitesse instantanée V au lieu de la vitesse initiale Vo), déterminées
graphiquement en traçant les tangentes à la courbe expérimentale c = f (t) ; il est
− dc
commode, par exemple, de relever la valeur de la vitesse V = de 5 en 5%
dt
d’avancement de la réaction, depuis l’instant initial jusqu’au plus haut pourcentage de
réaction atteint expérimentalement (fig. 3).
0 t
Si la réaction considérée admet un ordre n au cours du temps, on doit avoir:
+
- pour que leurs concentrations demeurent pratiquement 22
constantes au cours de la réaction.
V = k cn
c’est à dire :
logV = log k + n log c
ou
c
logV = logV0 + n log
c0
Pour voir s’il en est ainsi, il suffit de représenter sur un graphique les variations
c
de log V en fonction de log c (ou de log )
c0
Si les points expérimentaux s’alignent sur une droite, la réaction admet un
d’ordre n au cours du temps, dont la valeur est donnée par la pente de la droite (cf.
logv
logv0
c
0 log
c0
fig. 4).
23
n=0 c 0 − c = kt
c0
n =1 ln = kt
c
n ≠ 0 et1 c − c 10− n = (n − 1)k t
1− n
t 3/ 4 t1/ 2 t 3/ 4
t1/ 2 t1/ 4 t1/ 4
n=1 2,00 2,41 4,82
n=2 3,00 3,00 9,00
n=3 5,00 3,86 19,3
LogV
IIb
LogV0
IIa
Pente n0 I
α- S’ils sont au-dessous de cette droite (courbe I), c’est à dire si la réaction se ralentit
plus rapidement que le voudrait un ordre unique n = n0 , c’est que la réaction est
auto-inhibée par un produit formé au cours de la transformation.
β- Par contre, si les points expérimentaux sont au-dessus de la droite
de pente n0 , c’est à dire si la vitesse instantanée V, au cours d’une manipulation, est
supérieure à ce qu’elle serait avec un ordre unique n = n0 , c’est qu’un produit formé
a un effet auto-accélérateur, qui tend à s’opposer à l’effet de consommation des
réactifs. Suivant l’importance relative de ces deux effets inverses, la vitesse V
diminue constamment au cours de la réaction (courbe II a ) ou bien elle passe par un
maximum (courbe IIb ).
25
On voit l’intérêt de telles représentations graphiques.
Il convient de signaler qu’en 1956, POLIAK et van GEEN ont préconisé une
extension de la méthode différentielle au cas de plusieurs réactifs ; le procédé de ces
auteurs permet de déterminer successivement les divers ordres partiels au cours du
temps, sans qu’il soit nécessaire de maintenir constantes les concentrations des
divers réactifs sauf un, pendant une expérience.
Résultats :
L’étude expérimentale, de la cinétique de nombreuse réactions thermiques, a
permis de mettre en évidence les faits suivants.
1- Certaines réactions admettent un ordre n (au cours du temps) égal à l’ordre initial
n0 .
On a en effet :
V0 = k 0 c0 0 , avec n0 = 1 (lorsqu’on compare les vitesse
n
CH3CHO = CO + CH4
V0 = k 0 c0 0 . avec n0 = 3 / 2
n
on a :
V ≠k c c , n n
avec n.≠ 2
k0
V= 1/ 2
c2
c0
a) Nous avons vu que la synthèse thermique de HBr admet des ordres initiaux :
V0 = k 0 ( H2 ) ( Br2 ) 0
1/ 2
k 0 ( H2 )( Br2 )1/ 2
V =
( H Br )
1+ k'
( Br2 )
V0 = k 0 ( O2 ) 0 ( CH3CHO) 0
1/ 2 3/ 2
V = k 0[ ( O2 ) + α ( CH3CO3H ] ( CH3CHO) 3/ 2
1/ 2
Remarque :
Nous venons de montrer comment, à l’aide d’un réacteur idéal, fermé et
isochore, on peut voir si une réaction admet des ordres et, dans l’affirmative,
comment on peut les déterminer.
V0 = k 0 ( M1 ) 0 ( M1 ) 0 03 .
n n
( M 2 ) 0 02 .....................
on dit que la réaction est d’ordre initial n01 par rapport au réactif M1 , d’ordre initial
n02 par rapport au réactif M2 ..... et d’ordre global initial
n0 = n01 + n02 +...................... k 0 étant appelé « constante de vitesse initiale ».
27
De même, si la vitesse instantanée ou courante V d’une réaction (à un
avancement quelconque) n’est fonction que des concentrations instantanées ou
courantes des réactifs et varie de plus avec celles-ci selon la relation simple :
V = k ( M1 ) n1 . ( M 2 ) n2 .........................
28
B-INFLUCENCE DE LA TEMPERATURE SUR
LA VITESSE DE REACTION
Pour presque toutes les réactions chimiques, la vitesse croît, d’une manière
prononcée, avec la température ; dans beaucoup de cas, une augmentation de 10°
multiplie la vitesse de réaction par un facteur compris entre 1,5 et 3.
On ne connaît guère qu’une exception à cette règle, celle de l’oxydation de
NO:
2 NO + O2 → 2 NO2
réaction dont la vitesse diminue un peu quand la température augmente :
V = k ( NO) 2 ( O2 ), avec k (en valeur relative) = 35 ( à O° C) ; 17,6 ( à 100°C) ;
12,6 (à 200° C) ; 11,3 ( à 300° C)
Bornons nous tout d’abord à considérer des réactions, dont la vitesse peut
être représentée par une relation de la forme simple :
V = k. f . (concentration)
k désignant la constante de vitesse (dépendant de la température) et f étant une
fonction pratiquement indépendante de la température et c désigne la concentration;
toutes les réactions qui admettent des ordres sont, en particulier, de ce type.
Relation empirique d’ARRHENIUS.
L’expérience montre que la constante de vitesse k d’une réaction chimique
varie avec la température absolue T (en °K) suivant la relation (+ )
(ARRHENIUS - 1889 :
k = A. exp( − E / RT)
La constante A, qui a les mêmes dimensions que k, est appelée “ constante
d’action ”ou“ facteur de fréquence ” (++ ) ; A représente la valeur de k à température
infinie.
E (grandeur positive) est appelé l’énergie d’activation (d’Arrhenius) de la réaction, R
est la constante universelle des gaz.
Détermination expérimentale de l’énergie d’activation E.
La relation d’ARRHENIUS peut s’écrire :
E E
ln k = ln A − ou : log k = logA −
RT 2,303 RT
1
Cette relation montre que logK varie linéairement en fonction de et que la
T
pente de cette droite est proportionnelle à l’énergie d’activation E de la réaction.
+
- Notons que cette relation contient explicitement l’exponentielle de BOLTZMANN, qui représente la fraction
de modes qui possèdent une énergie supérieure, de la valeur au moins l’énergie molaire moyenne à cette
température.
++ 29
- ou, encore : “ facteur d’ARRHENIUS ” ou “ facteur pré-exponentiel ”.
expérimentaux s’alignent bien sur une droite, dont on mesure la pente, de plus, cette
méthode permet de déterminer l’énergie d’activation avec plus de précision.
lnk
1
* 10 3
T
Il est claire de E est exprimée dans la même unité que celle qu’on adopte pour
le produit RT.
E
Log k = log A − ( E en cal / mole)
4 ,57. T
La pente de la droite de la figure 6 est alors liée à E (en cal/mole) par la relation :
E
Pente = −
4 ,57
1
Au lieu de porter log k en fonction de , on peut déterminer l’énergie
T
d’activation d’une réaction à partir des vitesses V observées, à concentrations
constantes, pour diverses températures ; mais ceci suppose implicitement que, dans
tout le domaine de températures exploré, la vitesse peut être représentée par la
même expression empirique: V=K.f (concentrations).
L’influence de la température sur la vitesse d’une réaction étant forte, il est
rare qu’avec une même technique de mesure, on puisse expérimenter dans un
domaine de température de plus de 100-150° : si la température est trop basse, la
vitesse est trop faible et si la température est trop élevée, la vitesse est, au contraire,
trop forte pour pouvoir être mesurée commodément avec assez de précision.
Par exemple, pour la pyrolyse de CH3CHO gazeux (E # 48.000 cal/mole),
l’expérience montre que, toutes autres choses égales par ailleurs, la vitesse à 850°k
est 40 fois plus grande qu’à 750 °k.
Il s’ensuit que les énergies d’activation ne peuvent généralement être déterminées
qu’avec une précision médiocre, de l’ordre de ±5% (ex.: E=40±2 kcal/mole).
Remarque :
A une température donnée, la constante de vitesse k et, par suite, la vitesse V d’une
réaction sont conditionnées, tout à la fois, par la valeur de E et par celle de A.
a) Considérons tout d’abord des réactions dont le facteur de fréquence A
serait le même, mais dont les énergies d’activation E seraient, par exemple: 10, 20 et
40 Kcal /mole.
10 kcal
30
20 kcal
40 kcal
Le graphique de la figure 7 met clairement en évidence le fait que,
pour un même facteur de fréquence, la réaction acquiert une vitesse donnée pour
une température d’autant plus élevée que l’énergie d’activation est plus grande.
Le graphique montre de plus que l’accélération due à une augmentation de
température est d’autant considérable que l’énergie d’activation est plus grande.
b) L’expérience montre que, dans les réactions chimiques, les grandes
valeurs de E ne sont généralement pas compensées (en quelques sorte) par de forte
valeur de A. Ce qui veut dire que, généralement, les réactions à fortes énergies
d’activation ne sont observables qu’à des températures assez élevées et que les
réactions observées dès la température ordinaire ont, en principe, des énergies
d’activation relativement faibles, d’autant plus faibles qu’elles sont plus rapides.
Ecarts à la relation d’ARRHENIUS :
La relation d’ARRHENIUS est valable pour un très grand nombre de
réactions chimiques.
Dans certains cas particuliers, toutefois, elle se trouve apparemment en
défaut, lorsqu’on examine les variations de log V ( à concentrations constantes) en
1
fonction de . Ces écarts sont généralement dus au fait que la vitesse de ces
T
réactions ne peut plus être représentée, dans tout le domaine de températures
exploré, par une relation simple du type :
V = k. f (concentrations)
f étant un fonction indépendante de la température.
1- C’est ainsi qu’il arrive, avec certaines réactions, qu’à relativement basse
1
température, logV varie linéairement avec , mais qu’à haute température la
T
vitesse augmente plus vite avec la température que le voudrait l’extrapolation de la
droite. Souvent, un tel écart s’accompagne d’une complication de la relation entre la
vitesse et les concentrations et de la formation de nouveaux produits de réaction.
Ces changements sont généralement dus à l’apparition, à haute température, de
processus nouveaux dans le mécanisme de la réaction globale.
C’est le cas, par exemple, pour la pyrolyse homogène du propanal gazeux
(BOYER et NICLAUSE - 1951-52). Il en est de même lorsqu’on approche des limites
d’explosion dans des réactions gazeuses.
Important:
2- Il peut arriver, dans certaines réactions entre gaz, qu’à basse température la
réaction s’effectue essentiellement de façon catalytique hétérogène sur les parois du
récipient, tandis qu’à haute température, la réaction est essentiellement homogène.
1
Dans de tels cas, si l’on porte log V en fonction de , on constate l’existence de
T
deux parties rectilignes qui se raccordent (cf. fig. 8).
Réaction homogène
réaction à la paroi
31
La réaction catalytique à la paroi a une énergie d’activation inférieure à celle de la
réaction homogène. La droite à faible pente correspond à la réaction de paroi à
basse température, la droite à pente plus forte à la réaction homogène à température
plus élevée.
La vitesse de la réaction globale, somme des vitesses partielles, se confond
pratiquement avec la vitesse de la réaction la plus rapide, sauf aux environs du point
d’intersection de deux droites. Autrement dit, la réaction homogène ne joue
pratiquement aucun rôle à basse température, tandis qu’elle prédomine aux
températures plus élevées. Il en est ainsi pour la pyrolyse de HNO3 vapeur dans un
récipient en silice:
- au-dessous de 300°C : réaction catalytique hétérogène, E # 5 Kcal/mole
- au - dessus de 400°C : réaction homogène, E#40 Kcal /mole
Les exemples précités montrent qu’il serait imprudent de vouloir déterminer
1
l’énergie d’activation d’une réaction en étudiant les variations de log V avec , sans
T
connaître les autres caractéristiques de la réaction (homogénéité, stœchiométrie,
influence des concentrations).
On voit aussi que la détermination expérimentale de la relation entre la vitesse
de réaction et la température ne vise pas seulement à décrire le phénomène d’une
manière exacte ; elle constitue aussi un moyen d’investigation susceptible de déceler
la complexité d’une réaction.
CONCLUSION
Lorsqu’une réaction chimique admet des ordres et une énergie d’activation
bien définie, la vitesse réactionnelle peut être représentée par une relation empirique
simple.
Mais, comme nous l’avons vue, il est des réactions plus complexes, dont la
vitesse ne peut être exprimée de façon aussi simple. Dans ces cas, l’analyse des
résultats expérimentaux est beaucoup plus délicate et la détermination de constantes
cinétiques est beaucoup plus laborieuse. Il n’existe guère de méthodes générales (+
).
Quoi qu’il en soit, la relation entre la vitesse de réaction d’une part, les
concentrations et la température d’autre part, décrit l’évolution du système et
représente, d’une manière synthétique et formelle, l’ensemble des résultats
expérimentaux.
32
33
PROCESSUS ELEMENTAIRES
Types fondamentaux et théories
H - H → 2H
H. + H. → H - H + E 2 → H. + H. La molécule ne subsistera que si elle
perd une partie E2 Ceci se réalise si H. + H. + 3ème particule qui comprendra une
partie de E2 . Ce rôle stabilisateur s’assure par une paroie soit par une molécule
quelconque.
2A. + M → A 2 + M
34
V = k ' ' ' ( A) 2 ( M )
E
k "' = A"' e− RT
≠ A"' E≠0
E E
e − E / RT = exp(− ) = 10 − 4.57 T
1.986T
Théories des processus élémentaires
La réaction ne pouvant avoir lieu qui si cette énergie E est au moins égale à
un certain seuil ε ( E ≥ ξ ). 35
36
La théorie élémentaire des collisions suppose que celle intervnant ici est
l’énergie évaluée le long de la droite joignant les centres au moment du choc.
E = N.Σ
Relation d’Avhénius :
E
−
k " = A" e RT
E
A' ' = k e RT
Si T = ∞ ⇒ log k = f ( 1 T )
Va = k ' 'a ( x )( M )
Vb = k "b ( x *)( M )
Vc = k "c ( x*)
k "a ( x )( M )
Donc : X * =
k "b ( M ) + k "c
k "a . k "c ( x )( M )
Vitesse de transformation chimique : Vc = k "c ( x*) =
k "b ( M ) + k "c
d "c
( M ) >> Vb >> Vc
k "b
k "a . k "c ( x )( M ) / k "b k "a . k "c ( x )1
⇒ Vc = ≠
k "c k "b
(M) +
k "b
37
c) Processus trimoléculaire :
L’assimilation des molécules à des sphères rigides présentent des difficultés
des triples chocs. Si le choc triple était défini comme le contact simultané de surface
sphériques dans trois molécules ce qui entraîne que la probabilité des chocs est
infiniment petite.
d- Processus monomoléculaire :
Une particule X se transforme en Y ou en Y1 + Y2 avec les désintégrations
radioactives suivent → k’ dont la valeur est caractéristique et indépendante de T°.
Ceci est compréhensif la radioactivité n’est pas nécessaire à activer.
− E RT
Soi k '= A e .
L’activation a lieu par collision, il est difficile de savoir pour quoi ces processus
sont d’ordre 1 dont les collisions bimoléculaires d’ordre 2.
38
Mécanisme de la réaction globale.
1) Réactions complexes :
Il s’agit d’un cycle fermé qui se répète comme les maillons de chaînes d’où
son nom.
{Br.+ H2 ⎯⎯k
→ H − Br + H .
2
(2)
b) Propagation
{H .+ Br2 ⎯⎯
k
→ H − Br + Br.
3
( 3)
c) Terminaison 2 Br.+ M ⎯⎯
k4
→ Br2 + M (4)
Parmi les 3 espèces chimiques : H2 , Br2 , HBr pouvant servir à défini la vitesse
de la réaction, on a intérêt à choisir H2 qui intervient que deux fois dans le schéma
réactionnel.
39
On ajoute les équations (1) et (2) précédentes membre à membre ce qui
entraîne que :
k1 ( Br2 )( M ) 0 = k 4 ( Br ) 2 ( M ) 0 : ce qui veut dire que la vitesse d’amorçage
est égale à la vitesse de terminaison ce qui reste ** en chaîne « droite » : donc :
k1
( Br2 ) = ( Br ) 2
k4
1/ 2
⎛k ⎞
( Br.) = ⎜ 1 ⎟ ( Br2 )1/ 2
⎝ k4 ⎠
Br2 + M ⎯
⎯1→ 2 Br.+ M
⎯
⎯2→
4000
−
−14
Expérimentalement : k 0 ≠ 10 e RT
mole−1/ 2 cc+1/ 2 . s−1
et
1/ 2
⎛k ⎞ −
17500
k 0 = 2k 2 ⎜ 1 ⎟ ⇒ k 2 ≅ (5.1013 e RT
) mole−1 << s−1
⎝ k4 ⎠
E2 = 17.5 kcal mole−1
1
E2 − E4 = 17.5 k cal. mole , k 4 ≠ 4.1015 mole−2 << 2 . s−1
2
Br2 ⎯⎯
k1
→ 2 Br. (1) initiation
Br.+ H2 ⎯⎯
k2
→ HBr. H . ( 2 ) }
H .+ Br2 ⎯⎯ k3
→ HBr + Br. ( 3)⎫⎪
⎬ Pr opagation
H .+ HBr ⎯⎯ k4
→ H2 + Br ( 4 ) ⎪⎭
2 Br. ⎯⎯k5
→ Br5 (5) ter min aison
40
d ( H2 )
( H2 ): v1 = − = k 2 ( H2 )(Br.) − k 4 ( H .)( HBr )
dt
− d ( Br.)
( Br.) : v2 = = 2 k1 ( Br2 ) − k 2 ( Br.)( H2 ) + k 3 ( H .)( Br2 ) + k 4 ( H .)( HBr ) − 2 k5 ( Br ) 2
dt
= 0 ( A. E . Q. S .) (1)
− d ( H .)
( H .) : v3 = = k 2 ( Br.)( H2 ) − k 3 ( H .)( Br2 ) − k 4 ( H .)( HBr ) (2)
dt
=0
( 2 ) ⇒ k 2 ( Br.)( H2 ) = k 3 ( H .)( Br2 ) + k 4 ( H .)( HBr ) ( 3)
1/ 2
⎛k ⎞
k 2 ⎜⎜ 1 ⎟⎟ (Br2 )1/ 2 (H 2 )
(H.) = ⎝ 5 ⎠
k
k 3 (Br2 ) + k 4 (HBr)
1/ 2
⎛k ⎞ k 4 k 2 ( k1/ k 5 )1/ 2 ( Br2 )1/ 2 ( H2 )
V1 = k 2 ⎜ 1 ⎟ ( H2 )( Br2 )1/ 2 − ( HBr )
⎝ k5 ⎠ k 3 ( Br2 ) + k 4 ( HBr )
1/ 2 1/ 2
⎛k ⎞ ⎛k ⎞ ( Br2 )1/ 2 ( H2 )
= k2 ⎜ 1 ⎟ ( H2 )( Br2 ) 1/ 2
− k2 ⎜ 1 ⎟
⎝ k5 ⎠ ⎝ k5 ⎠ k3
( Br2 ) + ( HBr )
k4
1/ 2
⎛k ⎞ ⎡ k 4 ( HBr ) ⎤
V1 = k 2 ⎜ 1 ⎟ ( H2 )( Br2 )1/ 2 ⎢1 − ⎥
⎝ k5 ⎠ ⎣ k 3 ( Br2 ) + k 4 ( HBr ) ⎦
1/ 2
⎛k ⎞ k 3 ( Br2 )
= k2 ⎜ 1 ⎟ ( H2 )( Br2 )1/ 2 x
⎝ k5 ⎠ k 3 ( Br2 ) + k 4 ( HBr )
1/ 2
⎛k ⎞ 1
= k2 ⎜ 1 ⎟ ( H2 )( Br2 )1/ 2 x
⎝ k5 ⎠ k ( HBr )
1+ 4 .
k 3 ( Br2 )
1/ 2
⎛k ⎞ 1
v1 = k 2 ⎜ 1 ⎟ ( H2 )( Br2 )1/ 2 .
⎝ k5 ⎠ k ( HBr )
1+ 4 .
k 3 ( Br2 )
41
45000
k −
k d = 1 ⇒ k1 = k 4 . k d ≅ ( 4.1015 e RT
) mole−1 . p p −1 . s−1
k4
E1 ≠ 45 kcal. mole−1
V0 = k 0 ( Br2 )1/ 2 ( H2 ) 0
1/ 2
⎛k ⎞
k 0 = 2k2 ⎜ 1 ⎟
⎝ k4 ⎠
42
α A + βB ⇔ χC + δ D tel que: α = β = χ = δ = 1
≠
α A + βB X χ C +δ D
≠
X 2
≠
X 1
énergie
partielle
Coordonnées de réaction
α A + βB ⎯⎯→
V1
χC + δ D : réaction qui s’effectue à une vitesse V1
43
t ⎯⎯→
A
←⎯⎯
B
⎯⎯→
C
(ABC) ≠ → AB + C
(ABC) ≠ → A + BC
t + ρ/2
←⎯⎯ ⎯⎯→ ←⎯⎯
A B C
(ABC) ≠ → AB + C
t+ρ
⎯⎯→ ←⎯⎯ ⎯⎯→
A B C
≠
Soient ε0 (A), ε0 (B) et , ε0 les énergies minimales .
ε (α A + βB) ε (χ C +δ D)
ε 0m
ε'≠
0
∆ 1ε 0≠
z# ∆ε 0#
α
K (T ) = α β exp(
1
#
) où ∆1ε 0# =ε 0# -[αε0 (A)+βε0 (B) ]
zA zB kT
Si l’on néglige les couplages entre les mouvements de translation, vibration , rotation
et électronique , alors la somme d’états d’une particule peut se mettre sous la
forme suivante : Z = Ztran . Zrot . Zvib . Zelec .
Les sommes d’états de chaque type de mouvement ont pour valeur:
Ztran=(2πmkT)3/2 h-3 .
Zrot=Π1/2(8π2kT)3/2 (I1I2I3)1/2σ–1 h-3.( Pour une molécule non linéaire).
Zrot=8π2kT.I1.σ1h-2.Pour une molécule linéaire et I1 , I2 , I3: représentent les moments
d’inertie de la molécule, σ= c’est le nombre d’orientation de la molécule σ=1, 2, 3, 6
et 12 respectivement pour HCl, H2, NH3, CH3 et CH4 .
3N −x
hν 1 − 1
Si les vibrations sont harmoniques: Z vib = ∏ [1 − exp( − )]
i =1 kT
où νi est la fréquence de la ième vibration .
3N-x = le nombre totale de vibration où
x = 6 pour les molécules non linéaires .
x = 5 pour les molécules linéaires .
l’énergie électronique est supposée nulle vue que les molécules sont supposées
dans leur état fondamental. En ce qui concerne le complexe
− hν 1 −1 3N − x
− h ν 1 −1
#
Z vib = [1 − exp ] .Z # vib avec Z # vib ∏ [1 − exp( )]
kT i =1 kT
− ∆1ε 0
Z trans Z rot Z vib Z elec . exp
− hν 1 −1 kT
K1# (T ) = [1 − exp ] K1# (T ) où K1# =
kT Z αA Z Bβ
Suivant le même raisonnement:
45
− ∆ 2ε 0
Z trans Z rot Z vib Z elec . exp
K 2# = kT
Z Cc Z Dd
k1 Z CΨ Z Dδ − ∆ε 0
on peut déduire de ce qui précède: = α β exp = K (T )
k2 Z A Z B kT
où ∆ε0= γ ε0(C)+δε0.(D) - αε0.(A) - βε0(B) K(T) est la constante d’équilibre chimique :
αA + βB ⇔ γ C + δD
Expression du facteur stérique A :
On considère la réaction élémentaire entre un atome et une molécule BC :
A + BC ⇔ AB + C
Si le système est à l’équilibre thermodynamique, l’ordre de grandeur de durée de vie
1
τ très brève τ = .
ν
( ABC ) # − ∆G * (T ) − ∆H # (T ) ∆S # (T )
K# = exp = exp exp
( A)( BC ) RT RT R
∆S # (T ) − ∆H # (T )
vitesse→r1=νK#[A][BC]=νexp exp ( A)( BC ) .
R RT
∆S # (T ) − ∆H # (T ) 1
La constante de vitesse: k1=ν exp exp avec τ = qui représente la
R RT ν
décomposition par unité de temps. La thermodynamique statistique montre que:
kβ T
S*(T)=R+ R log où ν représente la fréquence de la réaction dans ABC kB =
hν
constante de Boltzmann (1.3805 10-23 J.K-1) et h=constante de Planck= (6.626 10-34
J.s). ∆ S * (T ) ∆ S * # (T ) k BT
= + 1 + log
R R hν
R hν R
k BT ∆S #* (T ) − ∆H #* (T )
k1 = exp exp
h R RT
k BT − ∆G #* (T )
k1 = exp avec ∆S*# (T) qui représente l’entropie d’activation de
h RT
référence. ∆H*# (T): enthalpie de référence d’activation. ∆G*# (T): énergie libre de
référence d’activation
conséquences:
− Ea d log k E
- La loi d’arhénius s’écrit: k = A.exp et = a 2 (1)
RT dT RT
k BT − ∆G #* (T )
Pour le complexe d’activité : k1 = exp
46 h RT
d log k d ∆G *# (T ) 1 1 ∆H *# (T ) ∆H *# + RT
= [ log T − ]= + = (2)
dT dT RT T R T2 RT 2
(1)=(2) ⇒ Ea =∆H* # + RT
Facteur de fréquence:
k BT − ∆G #* (T )
La constante de vitesse k1 = exp
h RT
k BT − ∆G (T )
#*
k
avec 1 = exp exp( − ∆nR log RT )
h RT
k BT − nR − ∆H #* (T ) ∆S * #
k1 = ( RT ) exp exp
h RT R
Pour une réaction monomoléculaire condensée :
k BT − ∆S #* (T ) − ∆H * # + RT
k1 = exp exp
h R RT
− Ea k BT − ∆S #* (T )
k 1 = A exp où A= exp appelé facteur stérique
RT h R
47
A- REACTIONS INDUITES
GENERALITES
La pyrolyse de CH3CH0 pur n’acquiert une vitesse appréciable que vers 400
°C. Mais cette réaction peut être induite, 48c’est à dire provoquée à plus basse
température, par addition d’une petite quantité d’inducteur (ex. : peroxyde de di-
butyle tert., azométhane, iode, brome, oxygène, ....) qui :
- ou bien se décompose en radicaux libres plus facilement que CH3CHO :
Considérons, par exemple, la pyrolyse de CH3CHO induite (vers 180 °C) par de
petites quantités (de l’ordre de 1%) de peroxyde de di-butyle tertiaire ; cette réaction
a été étudiée systématiquement (BOYER, NICLAUSE et LETORT - 1950-52). Le
mécanisme en chaînes suivant permet d’interpréter cette pyrolyse induite
(NICLAUSE- 1953-54).
( CH3 ) 3 C − O. ⎯
⎯→ CH3COCH3 + CH3
{CH3 CO. ⎯⎯
k'
→ CO + CH3
2
( P2 )
Propagation
CH3 + CH3CHO ⎯k⎯
"3
→ CH4 + CH3CO. ( P3 )
⎝ k "4 ⎠
0
49
1
E0' (exp.) = E3 + ( Eli − E4 )
2
Expérimentalement, on trouve E0' = 26 ± 1 Kcal/mole. Or l’étude cinétique de la
photolyse de CH3CHO a permis de déterminer la différence (cf. chap. VI)
1
E3 − E4 = 8 ± 0,5 Kcal/mole
2
On doit donc avoir :
1 1
Eli = E0' − ( E3 − E4 )
2 2
= 26 − 8 ± 1,5 = 18 ± 1,5 Kcal / mole
C’est à dire : Eli = 36 ± 3 Kcal / mole
La valeur ainsi calculée pour Eli est compatible avec celle (37± 2 Kcal/mole)
déterminée par étude de la pyrolyse du peroxyde pur et avec la valeur (environ 35
Kcal/mole) de l’énergie de dissociation de la liaison peroxydique dans ce peroxyde
(cf. chap. III).
Le mécanisme proposé est donc bien compatible avec les caractéristiques
cinétiques, à l’instant initial, de la pyrolyse de CH3CHO induite par le peroxyde de di-
butyle tert.
Notons aussi qu’en accord avec le schéma cinétique, il se forme de petites
quantités d’acétone, d’alcool butylique tert. et d’éthane, en plus des produits
principaux (CO et CH 4 ).
Remarques :
1- Les effets d’induction de la pyrolyse de CH3CHO montrent que des
radicaux libres peuvent causer la décomposition en chaînes de CH3CHO ; à eux
seuls, il ne prouvent pas qu’une décomposition en chaînes se produit dans la
pyrolyse de CH3CHO pur. Mais le fait qu’on ait pu, à la fois, déceler des radicaux
librs dans cette réaction et observer des effets d’induction, est en faveur de
l’interprétation de cette pyrolyse par un mécanisme en chaînes par radicaux librs.
2- Une réaction est dite auto-induite, si elle donne naissance à une substance
qui joue le rôle d’inducteur vis à vis de la réaction elle-même. Il en est ainsi, en
particulier, pour de nombreuses réactions d’oxydation thermique. Par exemple,
l’oxydation thermique de CH3CHO gazeux vers 100 °C est une réaction auto-induite.
Le processus d’initiation primaire de cette réaction est :
CH3CHO + O2 → HO2 .+ CH3CO. (il )
Les chaînes se propagent ensuite par les processus :
GENERALITES
Accélérer une réaction grâce à l’emploi d’un catalyseur homogène vrai revient
à réaliser cette réaction par une voie différente et plus rapide, qui ne peut se
concevoir sans participation du catalyseur.
N 2 O = N 2 + 1 / 2 O2 51 (1)
est catalysée par la vapeur de mercure.
N 2 O + Hg = N 2 + HgO (2a )
Hg = 1 / 2 O2 + Hg ( 2b )
Nous avons vu (cf. chap. III) que la pyrolyse de CH3CHO pur est une réaction
en chaînes, propagées par les processus :
Cette réaction est catalysée par HC1, car, en présence de cet additif, il apparaît un
nouveau mode, plus facile, de propagation des chaînes :
REMARQUES.
Dans les chapitres précédents, nous avons examiné la cinétique et le
mécanisme d’un certain nombre de réactions homogènes en phase gazeuse. Nous
avons vu que, si certaines d’entre elles sont purement moléculaires, la plupart sont
atomiques ou radicalaires.
Mais les réactions homogènes en phase liquide ont une importance pratique
aussi grande que celles en phase gazeuse. Aussi les réactions en phase liquide (en
particulier en solution) retiennent-elles également l’attention des physico-chimistes
cinétistes.
La question qui se pose tout naturellement ici est la suivante: y a t il du point
de la cinétique chimique (vitesse et mécanisme) des différences fondamentales entre
les réactions en phase liquide et les réactions en phase gazeuse? C’est à cette
question que nous allons tenter de 52répondre dans ce qui suit.
A- REACTIONS MOLECULAIRES ET REACTIONS ATOMIQUES
OU RADICALAIRES EN PHASE LIQUIDE
RH + O2 = R O O H
relève du mécanisme général suivant (cf. en particulier : BOLLAND-1949,
NICLAUSE, COMBE, DEBIAIS et LETORT- 1952-55 ; MULCAHY et WALTT- 1953-
54) :
53
Initiation induite : Inducteur ⎯K⎯
' li
→ radicaux libres (ili )
Remarque :
Il n’est pas anormal qu’on observe parfois un certain écart entre la valeur de la
constante de vitesse k déterminée en phase liquide et la valeur de k déterminée en
phase gazeuse, pour une même réaction, à la même température. En effet, on n’est
autorisé à assimiler les activités aux concentrations qu’en phase gazeuse et aux
faibles pressions. Or, considérons, par exemple, un processus élémentaire
bimoléculaire et appliquons lui la théorie de l’état de transition, qui, rappelons-le, est
valable indifféremment pour les réactions en phase gazeuse ou en phase liquide. En
toute rigueur, l’équilibre « activation désactivation ».
X + Y → C*
←
doit s’expromer, comme tout équilibre chimique, en fonction des activités et non des
concentrations :
f c* ( C*) = K * f x ( X ) f y (Y )
où f x et f y sont les coefficients d’activité des réactifs et f c * celui du complexe
activé. Or, la vitesse du processus est : V = k * ( C*) c’est à dire :
f f
v = k * k * X Y ( X ) (Y )
fC *
La comparaison de cette expression avec la loi expérimentale :
v = k (X) (Y)
f f
donne immédiatement : k = k * k * X Y
fc *
Désignons par Kg et K1 les valeurs, à la même température, de la constante
de vitesse k de la même réaction effectuée en phase gazeuse ou en phase liquide
respectivement ; k g est donnée par l’équation précédente ; Kg est donnée par la
même équation où l’on fait : f X = f Y = f C * = 1 les grandeurs k* et k* étant les mêmes
dans les cas, on a évidement la relation :
f X fY
f1 = kg
f C*
54
A moins qu’il ne soient connus par expérience, les coefficients d’activité ne peuvent
être calculés de façon approchée (équation de HILDEBRAND et SCOTT pour les
non-électrolytes - 1950) ; on ne saurait d’ailleurs faire autrement pour f C * qui se
rapporte au complexe activé dont la structure est hypothétiques. A cette réserve
près, la relation précédente entre K1etKg a été confirmée par l’expérience pour
quelques réactions moléculaires simples.
GENERALITES
Nous venons de voir que certaines réactions (réactions moléculaires,
atomiques ou radicalaires) en phase liquide sont analogues gazeuse.
Mais il a pu être établi par diverses méthodes (conductivité électrique,
changement de colorations, ...) que de nombreuse autres réactions en solution sont
ioniques ; dans ces réactions (minérales ou organiques), l’intervention d’ions introduit
des facteurs nouveaux, tels que l’influence de la nature du solvant et de la force
ionique du milieu.
En phase gazeuse, la dissociation d’une molécule en ions exige une énergie
telle qu’elle ne se produit généralement pas, sauf à des températures très élevées
(flammes chaudes) ou sous l’action de moyens d’activation très puissants (décharge
électrique, rayons X, particules a, ..). Au contraire, la formation d’ions est aisée dans
des solvants à constante diélectrique élevée (eau, SO2 liquide, ...), où l’attraction
électrostatique entre les ions est réduite et où la solvatation a pour effet de stabiliser
les ions. Ceux-ci peuvent provenir de la dissociation d’un composé ionique ( Na + CL−
par exemple) ou de la rupture hétérolytique (ou hétérolyse) d’une liaison covalente à
caractère partiellement ionique :
A − B → A− + B +
Ce type de dissociation peut apparaître à la température ordinaire ou même
en dessous.
Ainsi, la molécule H - Cl s’ionise totalement en solution aqueuse :
H − CL → H + + Cl −
en libérant 25 Kcal/mole, alors que la dissociation en ions de la molécule en phase
gazeuse coûterait 327 Kcal/mole (1).
De même, le chlorure de triphénylmétyle (qui se dissout dan sle benzène sans ce
colorer) donne dans SO2 liquide une solution jaune, conductrice d’électricité ; ce
phénomène se produit à un degré dans le crésol, le nitrobenzène et l’acétone ; il est
dû à une dissociation hétérolytique de la molécule :
( C6 H5 ) 3 C − CL → ( C6 H5 ) 3 C + + CL−
Le radical organique chargé positivement est appelé union carbonium (par analogie
avec les ions NH 4 + , ammonium et H3O+ , hydronium).
Des ions peuvent également apparaître, au départ de molécules, sous l’actions
d’agents appropriés.
Dans l’éther, le triphényl méthane réagit sur le potassium en dégageant de
l’hydrogène pour fournir une solution d’un rouge intense, qui est conductrice, ce
qu’on interprète ainsi :
55
( C6 H5 ) 3 C − H + K → ( C6 H5 ) 3 C − + K + + 1 / 2 H2
L’ion organique négatif est appelé un carbanion.
De même, lorsqu’on dissout ALCL3 dans le chlorure d’éthyle, on obtient une solution
conductrice :
+
C2 H5 − CL + ALCL3 → C2 H5 + ALCL−4
Parmi les réactions simples en solution, faisant intervenir des ions, on peut citer :
a) les réactions entre ions de signes contraires, donnant naissance à des molécules
neutres ou à des cristaux ioniques :
ex. : H + + OH − → H2 O
Ag + + CL− → As CL
↓
De tels processus résultent d’une attraction électrostatique et sont, par suite,
très rapides ; il arrive que leur vitesse ne soit limitée que par la diffusion des ions l’un
vers l’autre ;
b) Les réactions entre ions de même signe, qui, n’étant plus favorisées par
l’attraction électrostatique, sont plus lentes ; c’est le cas, par exemple, de la réaction
d’oxydo-réduction suivante :
2 I − + S2 O82 − → I 2 + 2 SO42 −
c) Les réactions entre un ion et une molécule :
ex. : RX + OH − → R OH + X −
C6 H6 + NO2 → C6 H5 NO2 + H +
INFLUENCE DE LA NATURE DU SOLVANT ET DE LA FORCE IONIQUE DU
MILIEU
La vitesse des réactions ionique des réactions ioniques en solution est
généralement influencée par la nature du solvant et par la force ionique du milieu.
Ces réactions dépendent donc d’un nombre de paramètres cinétiques plus grand que
les réactions en phase gazeuse.
1- Considérons d’abord des solutions idéales, c’est à dire infiniment diluées. L’idée
directrice qui explique le rôle du solvant dans ces conditions est la suivante. Les ions
(ainsi que les molécules polaires) présents dans le milieu sont plus ou moins
solvatés suivant leurs charges, leurs tailles et la polarité du solvant (constante
diélectrique du milieu) ; le complexe activé qu’on assimile à un dipôle, serait
également solvaté. On conçoit que la vitesse de réactions ioniques en solution
dépende de ces phénomènes de solvatation et, par conséquent, de la nature du
solvant.
2- Les concentrations des ions exercent leur influence normale sur la vitesse (comme
le font les concentrations de molécules en phase gazeuse). Mais déjà pour de faibles
valeurs de ces concentrations, la solution n’est plus idéale et il faut tenir compte des
activités. Un raisonnement tout à fait analogue à celui tenu précédemment permet
d’écrire la relation (BRONSTED-BJERRUM) :
f f
k = k0 X Y
fC *
où k représente la constante de vitesse d’une réaction entre deux ions x et y pour
une solution réelle et k 0 cette constante à la même température, mais pour une
solution infiniment diluée. Les coefficients d’activité f peuvent être calculés grâce à la
théorie de DEBYE et HUCKEL (1923). 56Par exemple, le solvant étant l’eau à
25°C, moyennant des hypoghèses vraisemblables concernant le complexe activé, on
calcule :
log k = log k 0 + 1,02 z X zY µ
z X et zY étant les électrovalences des ions qui réagissent et υ la force ionique, c’est à
1
dire la somme ∑ ci zi étendue à tous les ions (réactifs ou non) présents dans la
2
2
solution ( ci représente la concentration en ion gr/1 de l’ion d’espèce i et zi son
électrovalence).
Cette relation est bien vérifiée par l’expérience. En particulier, elle explique
que log k croît ou décroît linéairement avec µ suivant que la réaction se fait entre
ions de même signe (le produit z X zY étant positif) ou de signes opposés ( z X zY
négatif) ; notons que log k est indépendant du υ lorsque la réaction se fait entre un
ion et une molécule électriquement neutre ( z X ou zY = 0) .
58
Liste de livres de cours et de traités
Enseignements de Cinétique Chimique,
de Chimie Radicalaire et de Photochimie
Cours de 1ère année et Option de 3ème année
A- CINETIQUE CHIMIQUE
TRAITES GENERAUX
- Gas Kinetics, par G.L. PRATT, John Wiley and Sons, Londres et New-York,
1969.
C- PHOTOCHIMIE
- Photochemistry, par J.G. CALVERT et J.N. PITTS Jr, Joh, Wiley, New-York,
1966.
B- CHIMIE RADICALAIRE
-La Cinétique des Réactions en Chaînes, par L.R. SOCHET, Dunod, Paris,
1971.
- Free Radical Chain Reactions, par E.S. HUYSER, Viley, Interscience, New-
York, 1970.
60
- Advances in Free Radical Chemistry, Ed. G.H. WILLIAMS, vol. 1 : 1965 ; vol.
2 : 1967 ; vol. 3 : 1969 ; vol. 4 : 1972 ; vol. 5 : 1976 ; Logspress ; Academic Press,
London.
Réactions bimoléculaires.
-Evaluated Kinetic Data on Gas phase Addition Reactions, par J.A. KEERR et
M.J. PARSONAGE, Butterworths, Londres, 1972.
Cinétique appliquée.
- Kinetics of Chemical Processes, par M. BOUDART, Prentice Hall,
Englewood, 1968.
62
Problèmes et solutions
CINETIQUE ET CATALYSE
3/2
K ( Cl )
I 2 (CO) - KII (Cl )
2
1/2 ( COCl )
2
V= (A)
1 + a (Cl 2 )
III/
En partant d'un mélange de chlore et de monoxyde de carbone
on considère la réaction réversible de synthèse thermique du phosgène
KI
( )
gazeux, vers 400°C K
II .
64
Cl 1 2 Cl .
.
Initiation
.
2
2
COCl
.
Cl + CO
Propagation
COCl . + Cl 2
-2
3 COCl
2
+ Cl
Terminaison 2 Cl . -3
4
K
Initiation: C H 1
2 6 2 C H 3°
K
2
Transfert : CH° + C H6 C H° +CH
3 2 2 5 4
K
3
C H° C H +H °
Propagation 2 5 2 4
K
C H +H ° 4 C H°
2 6 2 5 +H
2
K
5
Terminaison 2 C H° C H
2 5 4 10
65
L'expérience montre qu'au cours du temps, la réaction est
légèrement auto inhibée. Pour expliquer cette inhibition on admet
que la première étape de propagation est en fait une réaction
réversible.
1/ Dans le cas d'une chaîne longue, calculer les vitesses
d'apparition des produits et de consommation des réactifs.
Discuter l'ordre au cours du temps. Montrer que la vitesse de la
réaction v peut se mettre sous forme d'un produit de la vitesse
obtenue précédemment par une fonction d'inhibition.
2/ Montrer que si la deuxième étape de propagation avait
été réversible au lieu de la première, on aurait pas obtenu l'auto
inhibition de la réaction.
SOLUTIONS DES PROBLEMES
I/ Synthèse thermique du phosgène gazeux vers 400°C
1/ Mécanisme proposé:
Cl 1 2 Cl .
.
Initiation
.
2
2
COCl
.
Cl + CO
Propagation
COCl . + Cl
2
-2
3
COCl
2
+ Cl
Terminaison 2 Cl . 4
-3
Cl
2
a/(Cl°):2k1(Cl2)+k2(COCl°)+k3(COCl°)(Cl2)=
2k1(Cl°)2+k2(CO)(Cl°)+-3(COCl2)(Cl°)
b/(COCl°): k2(CO)(Cl°)+k-3(COCl2)(Cl°)=
k-2(COCl°) +k3(COCl°)(Cl2)
Ajoutons membre à membre et simplifions:
2k1(Cl2)= 2k-1(Cl°)2
(Cl°) = [k1/k2]1/2 (Cl)1/2
Expression théorique (B) de la vitesse nette V de formation du phosgène.
VCOCl2 = k3(COCl°)(Cl2) - k-3(COCl2) (Cl°)
[k2(CO) +k-3(COCl2)] (Cl°) = [ k-2 +k3 ](Cl2)] (COCl°)
k2 (CO ) + k3 (COCl2 ) k (CO ) + k3 (COCl2 ) k1
(COCl.) = (Cl.) = 2 (Cl ) 0.5
[k − 2 + k3 ](CL ) 2 [k− 2 + k3 ](CL ) 2 k −1
66
k 2 (CO ) + k3 (COCl 2 ) k1 k
VCOCl 2 = = (Cl ) k3 (Cl2 ) − k − 3 (COCl2 ) 1 (Cl )
[ k − 2 + k3 ](C2l ) k −1 k−1
k 2 (CO ) + k 3 (Cl ) 1,5 − k 2 k − 3 (COCl 2 ) (Cl 2 ) k1
V COCl 2 =
[ k − 2 + k 3 ](C 2 l ) k −1
k2 k1 k
k3 (Cl2 )1,5 (CO ) − k − 3 1 (Cl2 )(COCl22 )
k− 2 k −1 k−1
VCOCl 2 =
k
1 + 3 (Cl2 )
k− 2
c
a(Cl2)<<1 ⇒ k3(Cl2) << k-2
k3 (Cl2)(COCl°) << k-2 (COCl°) donc dans l'étape de propagation la vitesse de
dissociation de (COCl°) selon le processus -2 est plus importante que celle
obtenue par le processus 3. On peut dire que (Cl°) est plus stable que (COCl°).
Le radical (Cl°) est le porteur de chaîne le plus abondant dans le milieu.
2°/ La vitesse VCOCl2=O à l'équilibre donc
k2 kk (COCl2 )
k3 (Cl2 )1,5 (CO ) = k− 3 (COCl2 ) ⇒ 2 3 = =Constante d'équilibre c'est une
k− 2 k2 k− 3 (Cl2 )(CO )
loi d'action de masse qui est compatible avec la vitesse d'équilibre nulle.
k2 k1 k
k3 (Cl2 )1,5 (CO ) − k − 3 1 (Cl2 )(COCl2 )
k− 2 k −1 k −1
VCOCl 2 =
k
1 + 3 (Cl2 )
k− 2
à t=o, (COCl2) = 0
a(Cl2) << 1
k2 k1
k3 (Cl2 )1,5 (CO)
k− 2 k −1
VCOCl 2 =
1
67
Initiation COCl 1' . .
.
2 COCl + Cl
COCl . -2
.
CO + Cl
Propagation
COCl + Cl
2
. -3
COCl + Cl
2
Terminaison
2k'1(Cl2)= 2k-1(Cl°)2
.
2 Cl
4
Cl 2
k '1 0,5
(Cl°) = (Cl2)
k−1
II/
a/T1=27°C=300 K T2 =227°C= 500 K
k1 =Aexp(-Ea/RT) et telle que: k2=10k1
− Ea 1 1
ln [k2 /k1] = ln10= [ − ] ⇒ Ea =R*ln10*T2T1/(T2-T1)
R T1 T 2
Ea = 14.368 kJ/mole
b/ k25= Aexp(-70*103/ R.298
k125= Aexp(-70*103/ R.398
k25/k125= exp[(-70*103/ R).(1/398 - 1/298)]= 1215
I
Cl + CO COCl
2 II
2
68
après calcul on obtient la concentration suivante: (Cl°) = [k1/k4]1/2 (Cl)1/2
VCOCl2 = k3(COCl°)(Cl2) - k-3(COCl2) (Cl°)
IV/
Soit le mécanisme suivant:
K
Initiation: C H 1
2 6 2 CH°
3
K
2
Transfert : CH° + C H6 C H° +CH
3 2 2 5 4
K
3
C H° C H +H °
Propagation 2 5 K -3 2 4
K
C H +H ° 4 C H°
2 6 2 5 +H
K 2
5
Terminaison 2 C H° C H
2 5 4 10
69
L'AEQS entraîne après simplification et substitution les expressions suivantes
que : 0,5
k
(C2H5°) = 1 (C2 H 6 )
k5
2k1
(CH3°) =
k2
k k1
(H°) = 3 (C2 H 6 )
k 4 k5
Si on considère l'inhibition:
k3 (C2H5°) = [ k-3 (c2H4 ) + k4 (C2H6) ] (H°)
k3 k1
(H°)= (C2 H 6 )
k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 ) k5
Calcul des vitesses d'apparition des produits et de consommation des réactifs:
d
a/ dt (C2H4 ) = k3(C2H5°) - k-3 (H°)(c2H4 )
=[ k-3 (c2H4 ) + k4 (C2H6) ] (H°) - k-3 (H°)(c2H4 )
= k4 (C2H6) (H°)
d
k3 k1
(C H )=k4 (C2H6) (C2 H 6 )
dt 2 4 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 ) k5
d
k1 (C2 H 6 )1.5
(C H )=k4k3
dt 2 4 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
d k k− 3 (C2 H4 )
b/ [H2]=k4(C2H6)(H°)=k4k3(C2H5°)= k 3 1 [1 − ] 0.5
dt k5 k 4 (C2 H6 ) + k− 3 (C2 H4 ) (C2H6)
d 1 k
c/ [(C2H4 ) ] k3(C2H5°)= k3 0.5
dt k5 (C2H6)
d
- [(CH4)=k2(CH3°)(C2H6) = 2 k1(C2H6)= 2 k5(C2H5°)
dt
d
- (C4H10)=k5(C2H5°)2
dt
d d
2.- (C4H10)= (CH4)
dt dt
70
d
d/ - (C H )= k1 C2H6) + k4 (C2H6) (H°) + k2(C2H6) (CH3°)
dt 2 6
= k1 C2H6) + 2 k1 C2H6) + k4 (C2H6) *A avec
k1 (C2 H 6 )1.5
A= k3
k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
d
k1 (C2 H 6 )1.5
- (C2H6)=3k1(C2H6) +k3k4*B avec B=
dt k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
La longueur de la chaîne λ :
d
k4 k1 (C2 H 6 )1.5
λ = - [C2H6)]/[2k1C2H6)]=3/2+k3
dt 2k1 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
Si la chaîne est longue on effectue l'approximation ceci veut dire que la
vitesse de disparition des réactifs est très supérieure à la vitesse de
formation des radicaux ce qui revient ainsi à négliger dans l'expression
des vitesses la vitesse d'initiation devant la vitesse de propagation c'est
à dire:
k1 (C2 H 6 )1.5
K3k4 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 ) >>3k1(C2H6)
soit alors:
k1 (C2 H 6 )1.5 d d d
K3k4 =- (C2H6)= (CH4)= (H2)
k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 ) dt dt dt
La réaction n'admet pas d'ordre au cours du temps. Si la première étape de
propagation n'était pas réversible, elle admettrait un ordre 0,5/ (C2H6) c'est à
dire V0 = k3*(k1 /k5) 0,5* (C2H6)0,5
si cette cinétique se maintenait au cours du temps, on aurait:
V0' = k3*(k1 /k5) 0,5* (C2H6)0,5 on supposant la première étape du maillon
irréversible.
d
k1 (C2 H 6 )1.5
- (C2H6)=k3k4
dt k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
1
d k (C H )
- (C2H6)]=V0'
dt 1 + −3 2 4
k 4 (C2 H 6 )
V0' = terme s'il n'y avait pas inhibition 71
1
k (C H ) est un terme d'auto inhibition par (C2H4 )
1 + −3 2 4
k 4 (C2 H 6 )
K
Initiation: C H 1
2 6 2 CH°
3
K
2
Transfert : CH° + C H6 C H° +CH
3 2 2 5 4
K
3
C H° C H °
2 5 2 4 +H
Propagation
K
C H +H 4
2 6 ° C H° +H
2 5 2
K
5
Terminaison 2 C H ° C H 10
2 5 4
Pour le processus de propagation nous considérons la réaction inverse:
d
k1 (C2 H 6 )1.5
Les vitesses: − (C2H4)
dt k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
k1
d 0.5
b/ [ H2] = k4 (C2H6) (H°) =k3(C2H5°.)=k3 k5 (C2H6)
dt
1 k
d 0.5
[(C2H4 ) ] = k3(C2H5°)=k3 k (C2H6)
dt 5
d
[ (CH4 )] = k2 (CH3°)(C2H6) = 2 k1(C2H6)= 2 k5(C2H5°)
dt
d
[ (C4H10 )] = k5(C2H5°)2 72
dt
d d
2 [ (C4H10 )] = (CH4 )]
dt dt
d
- [ C2H6)] = k1 C2H6) + k4 (C2H6) (H°) + k2(C2H6) (CH3°)
dt
k1 (C2 H 6 )1.5
d
(C2H4 ) = k4 k3 k5
dt k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
d
k4 k1 (C2 H 6 )1.5
λ = - [C2H6)]/[2k1C2H6)]=3/2+k3
dt 2k1 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
Si la chaîne est longue:
d d
k4 k1 (C2 H 6 )1.5
- (C2H6)= [C2H6)]/[2k1C2H6)]=3/2+k3
dt dt 2k1 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
La vitesse n'admet pas d'ordre au cours du temps .
Si la propagation n'était pas réversible elle admettrait un ordre 1/2 par
rapport à (C2H6).
V0' = k3*(k1 /k5) 0,5* (C2H6)0,50
1
d k (C H )
- (C2H6)]=V0'
dt 1 + −3 2 4
k 4 (C2 H 6 )
V0' = vitesse sans inhibition
k + k4
k1
(H°) = 3 (H2) -0,,5
k4 k5 (C2H6)
d
k1
- [C2H6)]=3k1(C2H6)+k3 0,5
dt k5 (C2H6)
V=V0' il n'y a pas d'inhibition par H2
============================
Cinétique chimique
Le mécanisme radicalaire en chaînes longues suivant a été proposé pour
interpréter la pyrolyse homogène du propanal gazeux, vers 500°C, à faible
avancement:
73
Amorçage C H5 CHO
2
k
1
C H5 .
2
. . + . CHO
Transfert CHO . k
x CO .
+ .H
.
.H + C H CHO
k
y H
2 .
+ C H CO.
2 5
2 5
C H5 CO. . k
2 .
CO + C H 5 .
.
2 2
Propagation
C H5 .
2
+ C H CHO
2 5
k
3 CH
2 6 .
+ C H CO.
2 5
Terminaison 2 C H .
2 5
. k
4
k
4'
4''
C H
4 10
C H + C H
2 6 2 4
74
3/Calculer les expressions de la vitesse initiale V0a de formation des traces de
H2 et de la somme (V0b' + V0b" ) des vitesses initiales V0b' d'apparition des
traces de n-C4H10 et V0b" d'apparition des traces de C2H4.
Correction
1°/ Equation stœchiométrique primaire principale I
Elle s'obtient en faisant la somme des processus
de propagation :
C2H5CO• ⎯⎯→
k2
CO + C2 H5• (2)
k3
C2H5CHO ⎯⎯→
k1
C2 H5• + CHO•
(1 CHO• ⎯⎯→
kx
CO + H• (x)
⎯⎯→
ky
H• + C2H5CHO H2 + C2 H5CO• (y)
C2H5CO• ⎯⎯→
k2
CO + C2 H5• (2)
2 C 2H5• ⎯⎯→
k4 '
n- C4 H10. (4')
2 C2H5 CHO → 2CO + H2 + n-C4 H10. (II')
75
2°/ Calcul de la vitesse initiale Vo de pyrolyse du
propanal
Approximation de l'E. Q. Stationnaire pour les
radicaux:
(C2H5•):k1(C2H5CHO)+k2(C2H5CO•)=k3(C2H5.)+(C2H5CHO.)+2k
2
4(C2H5•)
(•CHO) : k1C2H5 CHO = kx(•CHO)
(H•) : kx(• CHO)=ky(H•) (C2H5CHO)
(C2H5CO•):
ky(H•)(C2H5CHO)+k3(C2H5•)(C2H5CHO)=k2(C2H5CO•)
76
Voa = ky(H•)(C2H5CHO) Voa = V(H )
2
= kx(CHO•)
= k1(C2H5CHO)
Voa = k1(C2H5CHO)
Vob'=V(n.C H )=k4'(C2H5•)2=k4'(k1/k4)(C2H5CHO)
4 10
=k4'(k1/k4)(C2H5CHO) (1)
Cinétique chimique
k
1
Initiation RH + O 2 R° + HO °2
k
Transfert HO ° + RH t H O + R°
2 2 2
k
R° + O 2 RO°
Propagation 2 k 2
RO° + RH 3 ROOH + R°
2
k
4
2 R° R
2
k
Terminaison RO° + R° 5 ROOR
2 k
6 ROOR + O
2 RO° 77 2
2
Dans ce qui suit, on supposera les chaînes longues et on admettra
l'approximation de l'état quasi-stationnaire pour les radicaux libres. Alors, le
rapport: βο = (R°)/(RO2°) des concentrations quasi-stationnaires des radicaux
R° et RO2° à l'instant initial est égal à : k3(RH)0/k2(O2)0.
Dans les conditions expérimentales extrêmes où le rapport βο est très petit
devant 1, les processus t4 et t5 sont négligeables devant le processus t6.
d ( ROOH )
1-Calculer à partir du mécanisme proposé, l'expression de la vitesse:
dt
2- A mesure que le per acide ROOH s'accumule, la vitesse du processus i1
devient négligeable devant celle du processus i0, donner l'expression simplifiée
d ( ROOH )
de la vitesse: .
dt
Montrer que la concentration du per acide ROOH passe par un maximum.
78
Donner la relation entre cette concentration maximal (ROOH)max, la
concentration de RH à cet instant et les constantes de vitesse des processus i0 ,
p3 et t6.
Correction :
On considère l'approximation de l'état quasi stationnaire pour tous les radicaux
libres.
(R.) : k1(RH)(O2) + kt(HO2.)(RH) + k3(RO2.)(RH) = k2(R.)(O2)
t4et t5étant négligeables.
(HO2.) : k1(RH)(O2) = kt(HO2.)(RH)
(RO2.) : k2(R.)(O2) = k3(RO2.)(RH) + 2k6(RO2.)2
Ajoutons membre à membre les trois égalités en simplifiant:
2
2k (RH)(O ) = 2k6(RO2.)
1 2
0,5 1/2 0,5
(RO2.) = (k1/k6 ) (RH) (O2)
La vitesse d'apparition de ROOH (étape de propagation).
VROOH=k3(RO2.)(RH)
k1
VROOH=k3 (RH)1,5(O2)0,5
k6
Les ordres sont : 3/2 pour (RH)
1/2 pour (O2)
L'énergie d'activation globale E0 ;
k1 0,5
VROOH=k3 (RH)1,5(O2)
k6
= k(RH)1,5(O2)0,5
or k Aexp(-E0/RT) ceci donne:
− E3 −E −E
A.exp(-E0/RT)= A exp [ A exp 1 / A exp 6 ]0.5
RT RT RT
1
en simplifiant E0= E3+ [E1-E6]
2
a/Equation primaire principale: elle est obtenue en effectuant la somme des deux
équations de propagation RH + O2 → ROOH
b/Equation primaire mineure: elle est obtenue en considérant les deux étapes de
terminaison et de transfert:
2RO2. → ROOR + O2
HO2. + RH → H2O2 + R.
______________________________ 79
=2RO2.+HO2. + RH → ROOR + O2 + H2O2 + R.
ajoutons l'étape de l'initiation pour éliminer le radical HO2.
RH + O2 → R. + HO2.
_________________________________
=2RO2.+ 2RH → ROOR + H2O2 + 2R.
Ajoutons l'étape de la propagation pour éliminer RO2. et R.
R. + O2 → RO2. * 2
________________________________
2RH + 2O2 → ROOR + H2O2
Problème B:
VROOH=k3(RO2.)(RH)-k0(ROOH)(RH) et cherchons la concentration en RO2.
en considérant les deux mécanismes:
L'AEQS donne:
R.: k1(RH)(O2)+kt(HO2.)(RH)+k3(RO2.)(RH)+
kx(R1.)(RH)+ky(R2.)(RH) = k2(R.)(O2)
HO2.: k1(RH)(O2)= kt(HO2.)(RH)
RO2.: k2(R.)(O2)= k3(RO2.)(RH)+ 2k6(RO2.)2
R1.: k0(ROOH)(RH)=kx(R1.)(RH)
R2.: k0(ROOH)(RH)=ky(R2.)(RH)
__________________________________________________
=2k1(RH)(O2)+2k0(ROOH)(RH)=2k6(RO2.)2
(RO2.)=[[k0(ROOH)+k1(O2)] 0,5(RH)0,5 ] / k6
k0(ROOH)+k1(O2)
VROOH=k3 ___________________(RH)1,5 - k0(ROOH)(RH)
k6
L'oxygène se trouve en excès par conséquent la concentration de O2 est
remplacée par la concentration de ROOH; ceci implique:
d ( ROOH )
=VROOH=k3(k0/k6)0,5(ROOH)0,5(RH)1,5-k0(ROOH)(RH)
dt
d ( ROOH )
= VROOH= 0
dt
80
k3*(k0/k6)0,5(ROOH)0,5(RH)1,5 = k0(ROOH)(RH)
k3*(k0/k6)0,5= k0 (ROOH)0,5(RH)-0,5
k3*(k0.k6)-0,5=(ROOH)0,5(RH)-0,5
=========================================================
IV/
Soit le mécanisme suivant:
K
C H 1
Initiation: 2 CH°
2 6 3
K
2
Transfert : C H ° + C2 H 6 C H° +CH
3 2 5 4
K
3
C H° C H +H °
2 5 2 4
Propagation K -3
K
C H +H 4
2 6 ° C H° +H
2 5 2
K
5
Terminaison 2 C H° C H
2 5 4 10
d
k3 k1
(C H )=k4 (C2H6) (C2 H 6 )
dt 2 4 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 ) k5
d
k1 (C2 H 6 )1.5
(C H )=k4k3
dt 2 4 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
d k k− 3 (C2 H4 )
b/ [H2]=k4(C2H6)(H°)=k4k3(C2H5°)= k 3 1 [1 − ] 0.5
dt k5 k 4 (C2 H6 ) + k− 3 (C2 H4 ) (C2H6)
d 1 k
c/ [(C2H4 ) ] k3(C2H5°)= k3 0.5
dt k5 (C2H6)
d
- [(CH4)=k2(CH3°)(C2H6) = 2 k1(C2H6)= 2 k5(C2H5°)
dt
d
- (C4H10)=k5(C2H5°)2
dt
d d
2.- (C4H10)= (CH4)
dt dt
d
d/ - (C2H6)= k1 C2H6) + k4 (C2H6) (H°) + k2(C2H6) (CH3°)
dt
= k1 C2H6) + 2 k1 C2H6) + k4 (C2H6) *A avec
k1 (C2 H 6 )1.5
A= k3
k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
d
k1 (C2 H 6 )1.5
- (C2H6)=3k1(C2H6) +k3k4*B avec B=
dt k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
La longueur de la chaîne λ :
d
k4 k1 (C2 H 6 )1.5
λ = - [C2H6)]/[2k1C2H6)]=3/2+k3
dt 2k1 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
Si la chaîne est longue on effectue l'approximation ceci veut dire que la
vitesse de disparition des réactifs est très supérieure à la vitesse de
formation des radicaux ce qui revient ainsi à négliger dans l'expression
des vitesses la vitesse d'initiation devant la vitesse de propagation c'est
à dire:
82
k1 (C2 H 6 )1.5
K3k4 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 ) >>3k1(C2H6)
soit alors:
k1 (C2 H 6 )1.5 d d d
K3k4 =- (C2H6)= (CH4)= (H2)
k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 ) dt dt dt
La réaction n'admet pas d'ordre au cours du temps. Si la première étape de
propagation n'était pas réversible, elle admettrait un ordre 0,5/ (C2H6) c'est à
dire V0 = k3*(k1 /k5) 0,5* (C2H6)0,5
si cette cinétique se maintenait au cours du temps, on aurait:
V0' = k3*(k1 /k5) 0,5* (C2H6)0,5 on supposant la première étape du maillon
irréversible.
d
k1 (C2 H 6 )1.5
- (C2H6)=k3k4
dt k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
1
d k (C H )
- (C2H6)]=V0'
dt 1 + −3 2 4
k 4 (C2 H 6 )
V0' = terme s'il n'y avait pas inhibition
1
k (C H ) est un terme d'auto inhibition par (C2H4 )
1 + −3 2 4
k 4 (C2 H 6 )
83
K
Initiation: C H 1
2 6 2 CH°
3
K
2
Transfert : CH° + C H6 C H° +CH
3 2 2 5 4
K
3
C H° C H °
2 5 2 4 +H
Propagation
K
C H +H 4
2 6 ° C H° +H
2 5 2
K
5
Terminaison 2 C H ° C H 10
2 5 4
Pour le processus de propagation nous considérons la réaction inverse:
d
k1 (C2 H 6 )1.5
Les vitesses: − (C2H4)
dt k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
k1
d 0.5
b/ [ H2] = k4 (C2H6) (H°) =k3(C2H5°.)=k3 k5 (C2H6)
dt
1 k
d 0.5
[(C2H4 ) ] = k3(C2H5°)=k3 k (C2H6)
dt 5
d
[ (CH4 )] = k2 (CH3°)(C2H6) = 2 k1(C2H6)= 2 k5(C2H5°)
dt
d
[ (C4H10 )] = k5(C2H5°)2
dt
d d
2 [ (C4H10 )] = (CH4 )]
dt dt
d
- [ C2H6)] = k1 C2H6) + k4 (C2H6) (H°) + k2(C2H6) (CH3°)
dt
84
k1 (C2 H 6 )1.5
d
(C2H4 ) = k4 k3 k5
dt k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
d
k4 k1 (C2 H 6 )1.5
λ = - [C2H6)]/[2k1C2H6)]=3/2+k3
dt 2k1 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
Si la chaîne est longue:
d d
k4 k1 (C2 H 6 )1.5
- (C2H6)= [C2H6)]/[2k1C2H6)]=3/2+k3
dt dt 2k1 k5 k − 3 (C2 H 4 ) + k 4 (C2 H 6 )
La vitesse n'admet pas d'ordre au cours du temps .
Si la propagation n'était pas réversible elle admettrait un ordre 1/2 par
rapport à (C2H6).
V0' = k3*(k1 /k5) 0,5* (C2H6)0,50
1
d k (C H )
- (C2H6)]=V0'
dt 1 + −3 2 4
k 4 (C2 H 6 )
V0' = vitesse sans inhibition
k +k
k1
(H°) = 3 4 (H2) -0,,5
k4 k5 (C2H6)
d
k1
- [C2H6)]=3k1(C2H6)+k3 0,5
dt k5 (C2H6)
V=V0' il n'y a pas d'inhibition par H2
85
86