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Réduction et Propriétés des Intégrales Multiples

Le chapitre traite des intégrales multiples, en se concentrant sur les intégrales doubles et leur définition, ainsi que sur les propriétés et théorèmes associés, notamment le théorème de Fubini. Il présente des exemples de calcul d'intégrales doubles et discute des cas où l'ordre d'intégration peut être modifié pour simplifier les calculs. Enfin, il aborde la géométrie des intégrales et les propriétés de continuité des fonctions intégrées.

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Réduction et Propriétés des Intégrales Multiples

Le chapitre traite des intégrales multiples, en se concentrant sur les intégrales doubles et leur définition, ainsi que sur les propriétés et théorèmes associés, notamment le théorème de Fubini. Il présente des exemples de calcul d'intégrales doubles et discute des cas où l'ordre d'intégration peut être modifié pour simplifier les calculs. Enfin, il aborde la géométrie des intégrales et les propriétés de continuité des fonctions intégrées.

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Chapitre 4 Intégrales multiples

Z Z
Définition : Le nombre f (x, y)dxdy. s'appelle intégrale double de f sur D
D
et on note
Z Z Z
f, ou f,
D D

1 Réduction des intégrales multiples

Considérons une fonction continue

f : D ⊂ Rn −→ R, (x1 , ..., xn ) 7−→ f (x1 , ..., xn ),

où D est un pavé de Rn ou un borné quelconque de Rn .

1.1 D est un pavé de Rn


Considérons d'abord le cas n = 2. L'ensemble

D = [a, b] × [c, d] = {(x, y) ∈ R2 : a ≤ x ≤ b, c ≤ y ≤ d}, (a, b, c, d ∈ R),

est un rectangle.

Considérons les fonctions dénies par

f : [a, b] × [c, d] −→ R, (x, y) 7−→ f (x, y),


Z d
g : [a, b] −→ R, x 7−→ g(x) = f (x, y)dy,
c
Z d
h : [c, d] −→ R, y 7−→ h(y) = f (x, y)dx.
c

Proposition : Si f (x, y) est continue sur D, alors

(i) g(x) est continue sur [a, b].


(ii) h(y) est continue sur [c, d].

Théorème : (Fubini). Si f (x, y) est continue sur D, alors

Z b Z d  Z d Z b 
(∗) f (x, y)dy dx = f (x, y)dx dy.
a c c a

On peut par convention écrire

Z b Z d Z b Z d 
dx f (x, y)dy pour f (x, y)dy dx,
a c a c

et Z d Z b Z d Z b 
dy f (x, y)dx pour f (x, y)dx dy.
c a c a
1
Z Z
Exemple : Calculons l'intégrale f (x, y)dxdy,
D

où f (x, y) = 2x + 3y 2 et D = [1, 3] × [1, 2]. On a

Z 3 Z 2  Z 3
2
(2x + 3y )dy dx = (2x + 7)dx = 22.
1 1 1

De même, on a

Z 2 Z 3  Z 2
2
(2x + 3y )dx dy = (8 + 6y 2 )dx = 22.
1 1 1

D'après cet exemple, on voit bien que l'ordre dans lequel on eectue les intgrations n'a
pas d'importance mais dans certains cas, un ordre d'intégration sera plus avantageux
que l'autre. Par exemple, si

f (x, y) = cos(x − ey ), D = [0, 2π] × [1, 2],

il est plus dicile d'utiliser la formule

Z Z Z 2π Z 2 
f (x, y)dxdy = cos(x − ey )dy dx,
D 0 1

Z 2
car il n'est pas facile de calculer l'intégrale cos(x − ey )dy . On a donc intérêt à
1
utiliser l'autre formule, c.-à-d.,

Z 2 Z 2π  Z 2
y
cos(x − e )dx dy = (sin(2π − ey ) + sin ey ) dy = 0.
1 0 1

Interprétation géométrique : On suppose que f (x, y) ≥ 0, ∀(x, y) ∈ D ⊂ R2 . On a

Z Z
f = volume (dans R3 ) de l'ensemble {(x, y, z) : (x, y) ∈ D, 0 ≤ z ≤ f (x, y)}.
D

En particulier, si f (x, y) = 1, alors

Z Z
1dxdy = aire de D,
D
Z Z
(Si f est négative sur D, f sera négative, sa valeur absolue représentera le
D
volume de l'ensemble {(x, y, z) : (x, y) ∈ D, f (x, y) ≤ z ≤ 0}).

Propriété : Si f et g sont continues sur D et si α, β ∈ R, alors αf + βg et


continue sur D et
Z Z Z Z Z Z
(αf + βg) = α f +β g.
D D D

2
Propriétés : (i) Si f est continue sur D, alors |f | et continue sur D et

Z Z Z Z
f ≤ |f |.
D D

(ii) Si f est continue sur D et si f ≥ 0, alors


Z Z
f ≥ 0,
Z ZD
f = 0 ⇐⇒ f = 0.
D

(iii) Si f et g sont continues sur D, alors


Z Z Z Z
f ≤ g =⇒ f≤ g.
D D

Théorème : (de la moyenne). Si f : D −→ R est une fonction continue, alors il


existe (x0 , y0 ) ∈ D tel que :
Z Z
f (x, y)dxdy = f (x0 , y0 ) Aire(D).
D

Pour n = 3, D = [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ], (ai , bi ∈ R, ai < bi , 1 ≤ i ≤ 3), on


parle dans ce cas d'intégrale triple et le théorème de Fubini fournit


 − succession d'une intégrale double et
d'une intégrale simple.


Z Z Z 

− succession d'une intégrale simple et

f (x, y, z)dxdydz =
D 
 d'une intégrale double.
 −


 succession de trois intégrales simples

(réduction complète).

Pour n > 3, D = [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × ... × [an , bn ], (ai , bi ∈ R, ai < bi , 1 ≤ i ≤ n),


le théorème de Fubini fournit, parmi d'autres, les formules de réduction complète :

Z Z b1 Z b2 Z bn  
f = ... f (x1 , x2 , ..., xn )dxn ...dx2 dx1 ,
D a1 a2 an
!
Z bn  Z bn−1 Z b1 
= ... f (x1 , ..., xn−1 , xn )dxn ...dxn−1 dxn .
an an−1 a1

3
1.2 D est un borné quelconque de Rn
Considérons d'abord le cas f : D ⊂ R2 −→ R une fonction où D est
n = 2. Soit
2
un borné (par exemple une courbe fermée dans R ). Rappelons que D est un borné
s'il existe un rectangle P = [a, b] × [c, d] tel que : D ⊂ P .
Soit fe : P −→ R, le prolongement de f déni par

f (x, y), ∀(x, y) ∈ D
f (x, y) =
e
0, ∀(x, y) ∈ P \D.

Si fe est {(x, y) : fe(x, y) discontinue} = 0, alors fe est intégrable


bornée et Aire
sur P . Dès lors, fe est intégrable sur P si f est continue sur D et si Aire (fr D )= 0
(car les seuls points où fe peut être discontinue doivent appartenir à la frontière fr D
de D .
Par dénition, on a Z Z Z Z
f= fe,
D P

1 er cas : on considère l'ensemble

D = {(x, y) ∈ R2 : a ≤ x ≤ b, g1 (x) ≤ y ≤ g2 (x)},

où g1 , g2 : [a, b] −→ R, sont deux fonctions continues telles que : g1 ≤ g2 . Dans ce


cas le théorème de Fubini fournit,
!
Z Z Z b Z g2 (x)
f= f (x, y)dy dx.
D a ! g1 (x)

2 ème cas : on considère l'ensemble

D = {(x, y) ∈ R2 : c ≤ y ≤ d, h1 (y) ≤ x ≤ h2 (y)},

où h1 , h2 : [c, d] −→ R, sont deux fonctions continues telles que : h1 ≤ h2 . Dans ce


cas le théorème de Fubini fournit,
!
Z Z Z d Z h2 (y)
f= f (x, y)dx dy.
D c ! h1 (y)

3 ème cas : on considère un ensemble combinant les deux cas précédents. Dans
ce cas le théorème de Fubini fournit,

! !
Z Z Z b Z g2 (x) Z d Z h2 (y)
f = f (x, y)dy dx = f (x, y)dx dy.
D a ! g1 (x) c ! h1 (y)

4
Z Z
Exemple : 1)Calculons f (x, y)dxdy , où f (x, y) = (1 − x2 )3/2 ,
D
et p
D = {(x, y) ∈ R2 : 0 ≤ x ≤ 1, 0 ≤ y ≤ 1 − x2 }.


En utilisant le 1er cas, c.-à-d., a = 0, b = 1, g1 (x) = 0, g2 (x) = 1 − x2 , on obtient
Z Z Z 1 Z √1−x2 ! Z 1
2 3/2 8
f (x, y)dxdy = (1 − x ) dy dx = (1 − x2 )2 dx = .
D 0 0 0 15
!

2ème
p
Si on utilise le cas, c.-à-d., c = 0, d = 1, h1 (y) = 0, h2 (y) = 1 − y2, on
obtient
Z Z Z Z √ 2
1 1−y
!
f (x, y)dxdy = (1 − x2 )3/2 dx dy,
D 0 ! 0

ce qui montre que dans cet exemple, il est avantageux d'intégrer d'abord par rapport
er
à y , puis par rapport à x, c.-à-d., d'utiliser le 1 cas.

ZZ
2) Calculons l’intégrale double (x2 + y 2 )dxdy où D désigne le triangle limité

1−x

D
x 1

x−1

Pour calculer l’intégrale double donnée nous allons appliquer la formule de Fubini. Pour cela
nous allons définir le triangle D analytiquement par les inégalités (voir figure) :

D = {(x, y) ∈ R2 /0 6 x 6 1, x − 1 6 y 6 1 − x}

ZZ Z 1 Z 1−x
2 2
(x + y )dxdy = ( (x2 + y 2 )dy)dx
D 0 x−1
1
y 3 1−x
Z
= [x2 y +
] dx
0 3 x−1
Z 1
2
= (2x2 − 2x3 + (1 − x)3 )dx
0 3
2 1 1 1
= [ x3 − x4 − (1 − x)4 ]10 =
3 2 6 3
ou bien
ZZ ZZ
2 2
(x + y )dxdy = 2 (x2 + y 2 )dxdy
D
D' '

avec D' = {(x, y) ∈ R2 /0 6 x 6 1 et 0 6 y 6 1 − x}

Z 1 Z 1−x
1 1
= 2 ( (x2 + y 2 )dy)dx = 2. =
0 0 6 3
5
Exercice : Décrire géométriquement le domaine d’intégration D ⊂ R2 des intégrales doubles
ensuite calculer en changent l’ordre de leurs bornes d’intégration.
Z 1 Z 1 Z 2 Z 2
y
a) dy e dx.
x b) dx yexy dy,
1
0 y 1 x

Solution : a) On a

D = (x, y) ∈ R2 : y ≤ x ≤ 1, 0 ≤ x ≤ 1 = (x, y) ∈ R2 : 0 ≤ y ≤ 1, 0 ≤ y ≤ x ,
 

d'où
Z Z Z 1 Z 1
y y y
e x dxdy = dy e x dx,
D 0 y
Z 1 Z x y
= dx e x dy,
D 0 0
Z 1
1 x = (e − 1) dx,
0
e−1
= .
2

b) On a
 
21
D= (x, y) ∈ R : 1 ≤ x ≤ 2, ≤ y ≤ 2 .
x
Notons que : D = D1 ∪ D2 , où

D1 = (x, y) ∈ R2 : 1 ≤ x ≤ 2, 1 ≤ y ≤ 2 ,
 D1
D2
et  
2 1 1
D2 = (x, y) ∈ R : ≤ x ≤ 2, ≤ y ≤ 1 .
y 2
D'où,
Z Z Z Z Z Z
xy xy
ye dxdy = ye dxdy + yexy dxdy,
D D1 D2
Z 2 Z 2 Z 1 Z 2
xy
= dy ye dx + dy yexy dx,
1 1
1 1 2 y
Z 2 Z 1
2y y
= (e − e )dy + (e2y − e)dy,
1
1 2

e2
 
2
= e −1 .
2

Exercice:

Si D est le quart de cercle de centre O, de rayon 1 :

ť
1 x 2 + 4y 2 dxdy.
a
On veut calculer I= D
xy
D

?
Comme D = { (x, y) P R2 , 0 ď x ď 1 et 0 ď y ď
(
1 ´ x2 , on a :
7
après calcul et simplification, I= 45 .
6
2. Changements de variables dans les intégrales
multiples
Considérons l'application

g : Ω −→ Rn , v 7−→ g(v) = x,

où Ω est un ouvert de Rn . On a

x1 = g1 (v1 , ..., vn ),
x2 = g2 (v1 , ..., vn ),
.
.
.

xn = gn (v1 , ..., vn ),
∂gi
On suppose que les dérivées partielles (v), 1 ≤ i, j ≤ n, existent pour tout v ∈ Ω.
∂vj
Rappelons que le jacobien de g est
 
∂(x1 , ..., xn ) ∂gi
J ≡ det Jg (v) = = det (v) .
∂(v1 , ..., vn ) ∂vj 1≤i,j≤n

Si n = 2, on a
!
∂x1 ∂x1
∂(x1 , x2 ) ∂v1 ∂v2
J ≡ det Jg (v) = = det .
∂(v1 , v2 ) !
∂x2 ∂x2
∂v1 ∂v2

Théorème : (de changement de variable). Soient Ω un ouvert de Rn ,

g : Ω −→ Rn , v 7−→ g(v) = x,

une bijection de classe C1 telle que :

det Jg (v) 6= 0, ∀v ∈ Ω,

et
f : D −→ R, x 7−→ f (x),
une fonction intégrable où D ⊂ g(Ω). Alors (f og) |det Jg (y)| est intégrable sur g −1 (D)
et Z Z
f= (f og) |det Jg (y)| .
D g −1 (D)

Coordonnées polaires : Considérons l'application


g : Ω =]0, +∞[×]0, 2π[−→ R2 \{(x, y) ∈ R2 : x ≥ 0, y = 0}, (r, θ) 7−→ (x, y),


x = r cos θ,
y = r sin θ.
g C 1 dont le jacobien est
est une bijection de classe

 ∂x x   
∂(x, y) ∂r ∂θ cos θ −r sin θ
J ≡ det Jg = = det ∂y ∂y = det 6 0
=r= sur Ω.
∂(r, θ) ∂r ∂θ
sin θ r cos θ

7
Soit D un secteur de couronne circulaire

D = (x, y) ∈ R2 : x = r cos θ, y = r sin θ, r ∈ [r1 , r2 ], θ ∈ [θ1 , θ2 ] ,




où 0 < r1 < r2 , 0 < θ1 < θ2 < 2π . On a

g −1 (D) = [r1 , r2 ] × [θ1 , θ2 ].

D'après le théorème du changement de variable, si f : D −→ R est intégrable, alors


Z Z Z Z
f (x, y)dxdy = f (r cos θ, r sin θ)rdrdθ,
D g −1 (D)
Z θ2 Z r2 
= f (r cos θ, r sin θ)rdr dθ.
θ1 r1

Si D=C est le cercle de centre (0, 0) et de rayon R, alors en passant à la limite, la


formule ci-dessus devient
Z Z 2π Z R 
f= f (r cos θ, r sin θ)rdr dθ.
C 0 0

Coordonnées sphériques : Considérons l'application


g : Ω =]0, +∞[×]0, 2π[ ×]0 , π [−→ R3 \{(x, y, z) ∈ R3 : x ≥ 0, y = 0},

(r, θ, ϕ) 7−→ (x, y, z),


x = r cos θ sin ϕ,
y = r sin θ sin ϕ,
z = r cos ϕ

(Note : on emploie également le système :

x = r cos θ cos ϕ, y = r sin θ cos ϕ, z = r sin ϕ,

où (r, θ, ϕ) ∈]0, +∞[×]0, 2π[]0, π[).


L'application g est une bijection dont le jacobien est

 
cos θ sin ϕ −r sin θ sin ϕ r cos θ cos ϕ
∂(x, y, z)
J ≡ det Jg = = det  sin θ sin ϕ r cos θ sin ϕ r sin θ cos ϕ  = −r sin ϕ.
∂(r, θ, ϕ)
cos ϕ 0 −r sin ϕ

Soit D un secteur sphérique

D = (x, y, z) ∈ R3 : x = r cos θ sin ϕ, y = r sin θ sin ϕ, z = r cos ϕ ,




où r ∈ [r1 , r2 ], θ ∈ [θ1 , θ2 ], ϕ ∈ [ϕ1 , ϕ2 ], avec

π
0 < r1 < r2 , 0 < θ1 < θ2 < 2π, 0 < ϕ1 < ϕ2 < .
2
On a
g −1 (D) = [r1 , r2 ] × [θ1 , θ2 ] × [ϕ1 , ϕ2 ].

8
D'après le théorème du changement de variable, si f : D −→ R est intégrable, alors
Z Z Z
f (x, y, z)dxdydz
D
Z
Z Z
= f (r cos θ sin ϕ, r sin θ sin ϕ, r cos ϕ)|Jg |drdθdϕ,
g −1 (D)
Z ϕ2 Z θ2 Z r2  
2
= f (r cos θ sin ϕ, r sin θ sin ϕ, r cos ϕ)r sin ϕdr dθ dϕ.
ϕ1 θ1 r1

Si D = S est la sphère de rayon R, on peut faire le passage à la limite, r1 → 0,


θ1 → 0, θ2 → 2π , ϕ1 → 0, ϕ2 → π , et la formule précédente devient
Z Z π Z 2π Z R  
2
f= f (r cos θ sin ϕ, r sin θ sin ϕ, r cos ϕ)r sin ϕdr dθ dϕ.
S 0 0 0

Exemple : Calculer

Z Z
sin(x2 + y 2 )dxdy D = (x, y) ∈ R2 : x ≥ 0, y ≥ 0, 1 ≤ x2 + y 2 ≤ 4 .


D

En passant aux coordonnées polaires, on trouve

π
g −1 (D) = {(r, θ) : 1 ≤ r ≤ 2, 0 ≤ θ ≤ },
2
d'où
π
!
Z Z Z 2 Z
2 π
sin(x2 + y 2 )dxdy = (sin r2 ).rdθ dr = (cos 1 − cos 4).
D 1 ! 0 4

ZZ
x dx dy
Exercice. Calculer où D = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y2 ≤ 1 et x ≥ 0}.
D 1 + x2 + y2

On va passer en coordonnées polaires. Le domaine D est l’intersec tion du disque de centre


(0 , 0) et de rayon 1 et du domaine à droite de l’axe Oy, c’est-à-dire que r est compris entre 0 et 1
et que θ varie entre − π2 et π
2
:

On a donc ∆ = g −1 (D) = {(r, θ) ∈ R+ × R | 0 ≤ r ≤ 1 et − π2 ≤ θ ≤ π2 }. Par suite,


 Z π/2
r cos θ
Z 1 
r2
ZZ ZZ
x dx dy
= r dr dθ = dr cos θ dθ
D 1 + x2 + y2 ∆ 1+r
2
0 1+r
2
−π/2
r +1−1
Z 1 2  Z 1 
π/2 1
= dr [sin θ]−π/2 = 1− dr × 2
0 1 + r2 0 1 + r2
 π π
= 2 [r − arctan r]10 = 2 1 − = 2− .
4 2
9
RR
Exercice : Calculer (x 1)2 dxdy sur
D

D = (x, y ) 2 R2 : 1 x +y 1, 2 x y 2 .

On pose u = x + y et v = x y ou x = u+v et y = u v , on a:
2 2

g (u, v) = u+v u v = (x, y) ou


2 , 2 g 1 (x, y ) = (x + y , x y ) = (u, v ).

D est transformé en

∆ = g 1 (D ) = (u, v ) 2 R2 : 1 u 1, 2 v 2 = [ 1, 1] [ 2, 2].

Le jacobien de ce changement de variables est


∂x ∂x 1 1
Jg (u, v ) = ∂u (u, v ) ∂v (u, v ) = 2 2 = 1
6= 0,
∂y ∂y 2
∂u (u, v ) ∂v (u, v ) 1 1
2 2

8(u, v ). g est C 1 bijective:


RR RR 2 RR
(x 1)2 dxdy = u +v
2 1 J ϕ (u, v ) dudv = 1
8 (u +v 2)2 dudv
D ∆ [ 1,1 ] [ 2,2 ]
" #
1
R1 R2
= 8 u 2 + 2uv + v 2 4u 4v + 4 dv du
u= 1 v= 2

1
R1 h v3
i2
= 8 u 2 v + uv 2 + 3 4uv 2v 2 + 4v du
1 v= 2

R1 h 3
i1
1 16 1
= 8 4u 2 + 3 16u + 16 du = 8 4 u3 + 64
3 u 8u 2 = 17
3 .
1 1

Exercice :
x−y
Calculer l'intégrale de e x+y sur le domaine limité par

x ≥ 0 , y ≥ 0 et x + y ≤ .1

Solution : On a

D = (x, y) ∈ R2 : 0 < x < 1, 0 < y < 1 − x .




On pose u = x + y, v = x − y,
Z Z Z Z
x−y v
d'où, e x+y dxdy = e u .|J|.dudv,
D Ω

où le Jacobien est donné par

∂x ∂x
∂(x, y) ∂u ∂v
1
J= = ∂y ∂y =− ,
∂(u, v) ∂u ∂v 2

et
Ω = g 1 (D ) = (u, v) ∈ R2 : 0 < u < 1, −u < v < u .


Z Z Z 1 Z u  
x−y 1 1 v 1
Dès lors, e x+y dxdy = du e dv = u e− .
D 2 0 −u 4 e 10

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