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Évolution de la littérature française

La littérature française englobe les œuvres écrites par des auteurs de langue ou nationalité française, avec des racines remontant au XIe siècle. Le terme 'littérature' a évolué depuis son origine latine, passant d'une définition restreinte à une conception moderne englobant toutes les productions écrites à visée esthétique. L'histoire de la littérature et l'histoire littéraire sont souvent confondues, chacune mettant l'accent sur des aspects différents de la relation entre littérature et contexte historique.

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Évolution de la littérature française

La littérature française englobe les œuvres écrites par des auteurs de langue ou nationalité française, avec des racines remontant au XIe siècle. Le terme 'littérature' a évolué depuis son origine latine, passant d'une définition restreinte à une conception moderne englobant toutes les productions écrites à visée esthétique. L'histoire de la littérature et l'histoire littéraire sont souvent confondues, chacune mettant l'accent sur des aspects différents de la relation entre littérature et contexte historique.

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© 2020 JETIR December 2020, Volume 7, Issue 12 www.jetir.

org (ISSN-2349-5162)

Les grandes étapes de la littérature française


Sheikh Shahnawaz Ahmad
Assistant Professor,
Amity University.

Abstract

Au début je veux presenter sur le sujet de la littérature francaise. La littérature française comprend
l'ensemble des œuvres écrites par des auteurs de nationalité française ou de langue française, elle
peut également se référer à la littérature écrite par des citoyensfrançais qui écrivent dans des
langues de France telles que le basque, le breton, etc.

Le mot littérature dérive du terme latin litterae, qui désigne l’ensemble des savoir-faire pour écrire et lire bien.
Le concept est associé à l’art de la grammaire, de la rhétorique et de la poétique.D’après le Trésor de la
Langue Française informatisé (TLFi), la littérature est l’art qui se sert d’une langue comme moyen
d’expression. Le vocable est également utilisé pour désigner l’ensemble des productions littéraires d’une
nation, d’une époque ou d’un genre (comme la littérature perse, par exemple) et l’ensemble des œuvres
portant sur un art ou une science (littérature sportive, littérature juridique, etc.).

Il est important de souligner que l’origine de l’écriture ne coïncide pas avec l’origine de la littérature.
Les textes sumériens et quelques hiéroglyphes égyptiens, qui sont considérés les formes d’écriture
les plus anciennes connues à ce jour, n’appartiennent pas au cadre de la littérature. Parmi les
premiers textes littéraires, nous retiendrons l’Épopée de Gilgamesh, qui est un récit d’origine
sumérienne ayant été écrit sur des tablettes d’argile et dont la première version remonte à l’an 2000
avant Jésus-Christ. Avant cette époque, les récits avaient tendance à circuler de génération en
génération au moyen du langage oral.

Concernant la littérature française, les premiers grands textes datent du milieu du XIe siècle, mais le
premier texte complet rédigé en l’ancêtre du français (le roman) est l’un des Serments de
Strasbourg, qui date de 842.
La littérature se voit récompensée par une contribution majeure : le Prix Nobel, décerné, tous les
ans, par l’Académie Suédoise, et dont le premier lauréat fut le poète français Sully Prudhomme, en
1901.

La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer. La littérature


française comprend l'ensemble des œuvres écrites par des auteurs de nationalité française ou de langue
française. Son histoire commence en ancien français au Moyen Âge et se perpétue aujourd'hui. Quelle
est la signification de Littérature présentée par Dicocitations - La définition et la signification du mot
Littérature sont données à titre indicatif. Les réponses à votre question sur que veut dire Littérature
présentées sur ce site peuvent être complétées par vos commentaires.

Les définitions sont issues du Dictionnaire de la langue française, plus connu comme le Littré,
dictionnaire de référence du 19e siècle, du nom de son auteur Émile Littré (aucune définition n'est
réactualisée). Certaines définitions originelles du Littré contestables d'un point de vue idéologique et
éthique, n'ont plus cours au 21e siècle et reflètent l'esprit (regrettable parfois) d'une époque, dont
des stéréotypes qui imprégnaient la société de la fin du XIXè siècle. Il est légitime de nos jours de
protester contre certaines de ses définitions.

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Chaque définition comme celle de Littérature est issue du Dictionnaire de la langue française d'Émile
Littré dont la rédaction dura de 1847 à 1865. Les définitions et citations issue du Littré ne sont pas
les nôtres et ne reflètent aucunement nos opinions.

Les mots difficultés : reflètent, regrettable, sumérienne, rédigé, remonte, basque.

Histoire du mot ‘littérature ‘


Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du XII e siècle
avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de «
savoir tiré des livres », avant d'atteindre aux XVII e – XVIII esiècles son sens principal actuel :
ensemble des ..

Le sens du mot « littérature » a connu de nombreux changement au fil du temps, selon le domaine
et l’époque où il est utilisé. Il est passé d’une définition restreinte strictement liée à l’acte d’écriture
avec plusieurs conditions, à une notion universelle et générique.
Il serait utile donc, de s’intéresser à l’évolution du concept de littérature depuis l’antiquité jusqu’à nos
jours.Le mot « littérature » provient du mot latin « littératura » dérivé de « littera » (lettres).
Le dictionnaire Gaffiot, a tracé une évolution du sens du mot latin : avec Cicéron(Ier siècle Av.J-C),
il désigne « un ensemble de lettres constituant le fait d’écrire » ou « un ensemble de lettres
constituées en alphabet » pour Tacite.

Le sens s’élargit ensuite avec Quintilieu et Sénéque (Ier siècle Ap.J-C), pour toucher celui de
« grammaire, philologie, c’est –à – dire, l’étude technique et érudite des textes écrits », pour aboutir
avec Tertullien (début du IIIème Siècle), au sens de « savoir, érudition dans le domaine des textes
écrits ».

Dans la langue française, le mot « littérature » fut attesté pour la première fois en 1121 en restant
fidèle au premier sens latin « chose écrite », et ne retrouve les autres sens développés par les
penseurs sus-cités que tardivement vers la fin du XVe siècle, celui de : « érudition, savoir acquis par
les livres », une acception générale qu’il va garder jusqu'au XVIIe siècle, où le mot s'appliquera de
plus en plus à un savoir restreint, celui des « belles-lettres » liées au beau langage, notamment sous
le règne de Louise X1V qui favorise la vie sociale raffinée faite de pratiques culturelles valorisées.

Au XVIIIe siècle. le mot « littérature » est strictement lié aux « belles-lettres », c'est-à-dire «
d'œuvres reconnues par les gens de goût et constituant la culture mondaine de l'époque formée par
une meilleure éducation et par le monde des salons littéraires et des académies »;
ainsi Voltaire estime que : « La littérature désigne dans toute l'Europe une connaissance des
ouvrages de goût.

Le mot évolue davantage à partir de deuxième moitié XVIIIe siècle, vers un sens plus large celui de
« la création langagière écrite » basée sur la subjectivité et libérée de critères esthétiques
contraignants.
Au début du XIXe siècle le mot « littérature » acquiert son sens moderne qui devient le sens
commun et s'applique à « des textes auxquels on accorde une qualité esthétique que l'on peut
discuter. Au milieu du XIXe siècle le grammairien Bernard Jullien distingue entre « littérature et
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« grammaire », deux concepts intimement liés depuis l’antiquité.Il estime que la littérature va au-
delà de la grammaire, dans la mesure où elle prend en charge l'étude et le questionnement sur le
fond, sur le contenu des œuvres. Tandis que la grammaire se limite à la description de la langue, et
devient alors un outil pour la littérature qui s'occupera de l'observation des aspects formels.
Finalement, au XXe siècle, le champ de la « littérature » s'élargit à toutes les productions écrites, en
prenant en considération le contenu et la forme.

Critères de littérarité :

Dans son sens moderne, qui est le plus courant, la littérature réfère à l’ensemble des œuvres
littéraires à but esthétique, elle représente ainsi un art à part entière. Cependant, il est parfois
difficile de tracer les limites de cet art, notamment lorsqu’il s’intéresse à des écrits d’ordre
philosophiques, ou des écrits destinés aux spectacles (scénario, théâtre. La dimension esthétique
constitue donc un critère fondamental de la littérature, un critère qui permet de la distinguer des
autres types d’écrits (journalisme, politique). A première vue, cette définition exclut les écrits
purement philosophiques, politiques ou historiques, mais il convient tout de même d’être attentif
dans la catégorisation des genres et types appartenant à la littérature, d’où l’utilité de préciser les
critères de littérarité, c'est-à-dire ce qui fait qu’un texte est littéraire. Il s’agit là d’une question
pertinente et centrale qui a préoccupé les académiciens et qui a fait l’objet de nombreux débats.

Le dictionnaire de la linguistique définit la littérarité comme :

«L’objet d'une hypothétique science de la littérature, elle se définit par la structure et la fonction
propres au discours littéraire, ce qui implique la définition d'une non-littérarité. La littérarité serait à la
littérature ce que la langue est à la parole chez Saussure, c'est-à-dire ce que toutes les œuvres de
la littérature ont en commun, dans l'abstrait, comme systèm.

La définition de la littérature en tant qu'ensemble d'œuvres à finalité esthétique est une conception
assez moderne, parce qu’auparavant, on avait plutôt tendance à attribuer le statut de littérature à
des œuvres correspondant à des critères formels assez stricts. Dans sa Poétique, Aristote, un des
fondateurs de la critique littéraire, se concentre principalement sur la tragédie et l'épopée en
instaurant des règles formelles régissant ces discours. L'essai a également appartenu au domaine
de la littérature.
La philisophie quant à elle reste ambiguë. Par ailleurs, la poésie a souvent été considérée comme la
forme littéraire la plus pure, où l'esthétique de la littérature est présentée dans sa forme la plus
stricte.Il apparaît donc que la littérarité d'une œuvre est sujette au changement et que les siècles ont vu la
littérature incorporer des formes de plus en plus diversifiées et populaires.

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Les critères de littérarité d’une œuvre est un sujet qui a beaucoup divisé la critique littéraire. Dès
l'Antiquité, deux conceptions différentes apparaissent, qui influenceront les différents courants
littéraires et artistiques à travers les siècles.Aristote, à travers sa Poétique, insiste sur « la qualité
formelle d'une œuvre, au détriment des aspects expressifs qu'il considère secondaires. Le travail
d'un écrivain obéit pour lui à des règles strictes, à une théorie ». Par contre, le pseudo-Longin,
dans son Traité du Sublime, met en avant l'expression des émotions, « le Sublime transporte, ravit
son lecteur ou son auditoire et correspond à la perfection du discours ».

Histoire de la littérature ou histoire littéraire ? les deux expressions depuis longtemps sont en
concurrence l’une avec l’autre et l’on a tendance à employer l’une pour l’autre, sans vraiment
réfléchir à ce qui se joue dans l’emploi de l’une ou de l’autre expression. Ensemble ou séparément,
elles désignent quelque chose comme l’étude des mutations historiques des œuvres, des formes,
des genres, que sais-je encore, dont la réunion pour les auteurs de la plupart des « histoire de la
littérature » ou « histoire littéraire » constitue une espèce d’objet indifférencié que l’on appelle par
commodité ou par habitude « littérature ». Le déficit théorique, on le voit, est considérable.

De quoi parle-t-on ? de quoi s’agit-il ? Questions simples, mais auxquelles il est difficile d’apporter
des réponses, tant est grande aujourd’hui l’absence de débat ou simplement de réflexion sur le
sujet, puisqu’il est bien entendu que la littérature, tout le monde sait ce que c’est, et que,
subséquemment, l’histoire de la littérature et l’histoire littéraire, tout le monde sait également ce que
c’est.

À peine a-t-on quelque doute sur la pertinence de ces histoires, ce qui nous vaut actuellement le
« retour » à l’histoire de la littérature ou à l’histoire littéraire.

Ce retour lui-même n’est pas celui d’un refoulé théorique, au contraire, mais, à l’évidence, un
défoulement faussement théorique et carrément scientiste qui coïncide avec la triste débandade qui
a nom postmoderne.

Bien sûr, ces histoires de la littérature ou histoires littéraires se prétendent toutes… nouvelles.

En réalité, on est dans le pire lansonisme, et actuellement ce n’est même plus à Lanson que l’on
revient, mais à ses prédécesseurs; bientôt La Harpe sera réhabilité, à moins qu’il ne le soit déjà.
Délectable perspective.

Mon très bref propos consistera, en confrontant les deux expressions jumelles et rivales d’histoire de
la littérature et d’histoire littéraire, à interroger la double conception de l’histoire et de la littérature qui
est mise en œuvre par chacune de ces deux expressions. Dans le premier cas, celui d’histoire de la
littérature, il apparaît que la littérature est conçue comme quelque chose d’autonome, qui a sa
propre historicité, comme le montre la grammaticalité de l’expression où la littérature dont on fait
l’histoire est un génitif subjectif.

Il s’agit alors de mettre au jour l’histoire de la littérature ainsi conçue.

Le danger est que, enfermée dans son historicité singulière, cette histoire ne tourne assez vite à une
chronologie, et, du même coup, qu’elle ne soit à peu près complètement déshistorisée, l’histoire
dans le meilleur des cas se réduisant au contexte, tout à fait extérieur, dans lequel s’inscrit la

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littérature. Par un curieux effet pervers, cette histoire de la littérature est en fin de compte non
historique.

Ce danger, qui est réel, et que la plupart des histoires de la littérature illustrent exemplairement,
l’histoire littéraire y échappe-t-elle ? Oui, en principe, c’est-à-dire dans son principe, puisqu’elle met
au premier plan l’histoire dans son historicité historique, si j’ose dire, et qu’elle considère que la
littérature est l’un des éléments de cette histoire.

L’accent portant dans ce second cas sur l’histoire, c’est à celle-ci qu’est rapportée la littérature, et
c’est, nul doute, ce qu’avaient dans l’esprit les responsables du Manuel d’histoire littéraire de la
France des Éditions sociales.

Mais l’expression elle-même d’histoire littéraire est source de beaucoup de confusions. Elle peut se
prévaloir de sa lointaine et vénérable origine (elle remonte aux Bénédictins de Saint-Maur, au
XVIIIe siècle), mais, avec le temps justement, elle est devenue, selon l’expression de Claude
Pichois, un « petit monstre lexical », qui ne veut pas dire grand-chose.

L’expression d’histoire littéraire est étrange, pour ne pas dire incompréhensible. Qu’est-ce qu’une
histoire littéraire ? Parle-t-on d’histoire musicale, picturale ou architecturale ?

Elle a aujourd’hui tellement perdu de sa signification qu’une revue n’a pas hésité à la mettre au
pluriel dans son titre, ce qui, entre autres choses, montre que dire histoire littéraire ou histoire de la
littérature ne présente plus aucune différence, à ceci près qu’il est impossible de mettre histoire de la
littérature au pluriel.

Selon un paradoxe plaisant, c’est à la formulation qui aboutissait à la prise en compte la plus
minimale de l’histoire qu’il revient de conserver la référence à l’histoire. Mais que l’on parle d’histoire
de la littérature ou d’histoire littéraire, le résultat, c’est une comparable déshistorisation de ces
« histoire », déshistorisation qui est elle-même doublée d’une déshistorisation plus vaste qui touche
l’histoire en général.

Il importe donc à nos yeux de repenser l’historicité même de l’histoire de la littérature ou de l’histoire
littéraire, c’est-à-dire le rapport qu’elles entretiennent à l’histoire, et de repenser conjointement
l’historicité de la littérature. Pour cela il nous semble que la sociocritique est la perspective qui ouvre
le plus d’horizons.

Un de ses premiers mérites dans le domaine de l’histoire de la littérature ou de l’histoire littéraire est
qu’elle permet d’interroger la relation entre histoire et littérature, sans risquer de revenir au
positivisme le plus niais ou au lukácsisme le plus étroit, dans la mesure où son objet est d’étudier
l’inscription du social, du politique et de l’historique dans le texte.

De ce fait, la partition entre littérature et histoire disparaît complètement, puisque l’histoire est
consubstantielle à la littérature et que l’une ne va pas sans l’autre.

Théoriquement, cette prise en compte de l’histoire a eu pour effet en sociocritique de repenser le


contexte et le référent, en les envisageant comme co-texte et comme référence, c’est-à-dire comme
résultant d’une textualisation. C’était là remettre le texte au centre de l’interrogation sur la littérature,
sans pour autant retomber dans le formalisme, structuraliste, linguistique, ou autre. On le comprend,
selon une formule de Roger Fayolle à propos de l’approche marxiste de la littérature, la sociocritique
n’est pas « un point de vue parmi d’autres, mais un autre point de vue ». Sa tentation est
hégémonique, nous ne le dissimulons pas, et il ne peut pas en être autrement. Son hégémonie ne
vient d’on ne sait quel impérialisme académique ou institutionnel. Simplement, la littérature étant un
fait social, elle est la seule approche qui puisse en rendre efficacement compte, puisque son objet,

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c’est précisément la socialité du littéraire. Aussi a-t-elle pour vocation de fédérer — sans pour autant
tomber dans l’actuel consensus mou qui s’appelle éclectisme — toutes les autres perspectives
théoriques, psychanalytique, sociologique, poétique .

Que pourrait être dans ces conditions une histoire littéraire placée sous les auspices de la
sociocritique ? concrètement, quels outils théoriques la sociocritique peut-elle apporter à l’histoire
littéraire ? Principalement, ceux de co-texte et de sociogramme. Rappelons-en la définition donnée
par leur inventeur, Claude Duchet : le sociogramme est un « ensemble flou, instable, conflictuel, de
représentations partielles, aléatoires, en interaction les unes avec les autres et gravitant autour d’un
noyau, lui-même conflictuel » Le co-texte, lui, est « tout ce qui tient au texte, fait corps avec lui, ce
qui vient avec lui (quand on arrache du sens). Il s’ensuit que tout acte de lecture déborde
nécessairement le texte lu, puisqu’il en mobilise les références.

Autrement dit, toute lecture est sinon d’abord co-textuelle, du moins, indissolublement ».
Sociogramme et co-texte eux-mêmes ne sont pas pensables indépendamment l’un de l’autre : d’une
part, « les sociogrammes existent hors texte, dans une sorte de brouillard sémique ; c’est la co-
textualisation qui les dessine, de manière imprévisible dans leur forme et leur contenu »; d’autre
part, « le co-texte (l’autre composante du texte) est le lieu d’élaboration des figures
sociogrammatiques (la ville, la gloire, le hasard, la guerre, le poète…), et donc le point de départ de
l’activité sociogrammatique qui irradie le “texte” lui-même ». Montrer cette élaboration co-textuelle
des figures sociogrammatiques à partir du brouillard sémique où elles sont est l’une des tâches de la
sociocritique.

On voit facilement comment dans la perspective de l’histoire littéraire un tel travail peut prendre
sens, ou plutôt comment un tel travail peut concourir à réinscrire tout ensemble histoire et histoire de
la littérature dans leur historicité critique. C’est vraisemblablement une entreprise prométhéenne,
puisqu’elle consisterait à mettre en perspective et sous tension tous les co-textes d’une époque
dans leur activité socio-grammatique, mais c’est une entreprise absolument nécessaire, si l’on veut
repenser résolument histoire et littérature.

Quelles conséquences pour ce qui est de l’histoire de la littérature ou de l’histoire littéraire ? Avant
tout qu’avec la disparition de la partition entre histoire et littérature disparaît du même coup l’absurde
autonomie de l’historicité de l’histoire de la littérature, puisque dans cette perspective sociocritique
cette historicité singulière de l’histoire de la littérature est réinscrite dans l’historicité même du
littéraire.

Il y a peu d’illusions cependant à avoir. Le postmoderne qui est notre lot aujourd’hui a tellement ruiné l’idée
même d’histoire, et avec elle conjointement celles d’idéologie et de théorie, que l’on ne peut que mal augurer
d’une théorie, la sociocritique, qui inscrit au cœur d’elle-même l’histoire.

La déshistorisation, au contraire, est telle dans le domaine de l’histoire littéraire ou de l’histoire de la littérature
que depuis quelque temps on en est à faire l’histoire de l’histoire de la littérature ou l’histoire de l’histoire
littéraire, et l’on exhume dérisoirement de vieilles badernes du XIXe siècle dont l’incontestable gloire, qui
légitime leur exhumation, est d’avoir été les prophètes de Lanson, ou plus exactement du lansonisme : on en
est là, une vingtaine d’années après la mort de Barthes, comme si, du moins pour certains dans l’Université, il
n’avait jamais existé, c’est affligeant. Le scientisme patent de tels travaux est l’autre nom de l’obscurantisme.
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Que Sainte-Beuve, et non pas Lanson, puisse être autrement intéressant pour penser la littérature, la
littérature dans l’histoire, n’est évidemment jamais soupçonné.

De toute façon, quand une discipline se prend elle-même pour objet d’étude, ce n’est pas le meilleur signe de
sa vitalité. Alors, histoire de la littérature ou histoire littéraire ? D’après ce qui précède, l’emploi de l’une ou
l’autre appellation n’a pas beaucoup de sens et n’engage malheureusement aucun choix idéologique, très
exactement politique, tant il est évident que la catégorie même de l’histoire ne désigne plus rien. Tout n’est
cependant pas entièrement désespéré, dès lors que l’on essaie de repenser la littérature comme pratique
historique autant qu’historienne, et c’est ce que, à nos yeux, permet la sociocritique. C’est peut-être une
illusion, mais il m’a toujours semblé que les illusions valaient mieux que des certitudes.

Un des Serments de Strasbourg (842) est le premier texte complet connu rédigé en roman, l'"ancêtre" du
français. Le premier texte conservé dans cette langue que l'on considère aujourd'hui comme "littéraire" est
le Séquence ou Cantilène de sainte Eulalie, probablement écrite entre 881 et 882 ; c'est une simple
adaptation en 29 vers d'un poème latin à vocation religieuse et pédagogique. Les premiers grands textes de
la littérature française datent eux du milieu du Moyen Âge (XIe siècle), époque de développement de
l'agriculture et d'expansion démographique après des périodes d'invasions, d'anarchie et d'épidémies.
Les chansons de geste sont de longs poèmes comportant des milliers de vers qui sont destinées à être
chantées en public, geste signifiant ici exploits guerriers. Elles relatent, sous une forme épique mêlant
légendes et faits historiques, des exploits guerriers passés, et mettent en valeur l'idéal chevaleresque. La plus
ancienne et la plus connue est la Chanson de Roland qui a été écrite au XIe siècle ; elle raconte, en les
idéalisant, les exploits de l'armée de Charlemagne. La littérature courtoise, apparue au XIIe siècle, a pour
thème principal le culte de l'amour unique, parfait et souvent malheureux. Elle trouve son origine dans
l'Antiquité, intègre des influences orientales dues au retour des Croisés, et s'inspire de légendes celtiques.

Ainsi, la légende de Tristan et Iseult raconte l'histoire d'un amour absolu et impossible qui se termine par la
mort tragique des amants ; ces poèmes étaient chantés à la cour des princes par les trouvères et les
troubadours. Chrétien de Troyes (1135 ?–1190 ?) est sans doute le premier romancier de la littérature
française ; ses romans comme Yvain ou le Chevalier au lion, Lancelot ou le Chevalier de la
charretteet Perceval ou le Conte du Graal sont typiques de ce genre littéraire.

Le long poème Le Roman de la Rose, best-seller datant du début du XIIIe siècle est l'un des derniers écrits
portant sur le thème de l'amour courtois, et cela seulement dans son court début écrit par Guillaume de
Lorris. Le reste du poème, continué par Jean de Meung contient au contraire des passages (dont celui de La
vieille) d'une étonnante misogynie, mêlée par ailleurs à des arguments articulés de critique sociale.

Vers la même époque, le Roman de Renart est un ensemble de poèmes qui relatent les aventures d'animaux
doués de raison. Le renard, l'ours, le loup, le coq, le chat, etc. ont chacun un trait de caractère humain :
malhonnête, naïf, rusé… Les auteurs anonymes raillent dans ces poèmes les valeurs féodales et la morale
courtoise.

Le poète parisien du XIIIe siècle Rutebeuf se fait gravement l'écho de la faiblesse humaine, de l'incertitude et
de la pauvreté à l'opposé des valeurs courtoises. Les premières chroniques historiques écrites en français
sont des récits des croisades datant du XIIe siècle. Certains de ces récits, comme ceux de Joinville retraçant
la vie de saint Louis, ont aussi un but moral et idéalisent quelque peu les faits relatés.

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Ensuite la guerre de Cent Ans (1337–1453) est racontée par Jean Froissart (1337–1410 ?) dans
deux livres appelés Chroniques. Eustache Deschamps, le poète, témoigne de la société et des
mentalités pendant la guerre de Cent Ans. Après la guerre de Cent Ans, le poète François
Villon (1431–1463 ?) traduit le trouble et la violence de cette époque. Orphelin d'origine noble et bon
étudiant, il est ensuite condamné pour vol et meurtre. Son œuvre à la fois savante et populaire
exprime une révolte contre les injustices de son temps.

Le théâtre religieux se développe tout au long du Moyen Âge, il met en scène les Mystères, c'est-à-
dire les fêtes religieuses comme Noël, Pâques et l'Ascension ; au contraire des genres littéraires
précédents plutôt aristocratiques, il s'adresse au plus grand nombre. À côté de ce théâtre religieux,
un théâtre comique appelé farce apparaît au XVe siècle où il est durement combattu par les
autorités religieuses.

Sitographies:

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