0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues117 pages

Caractérisation des Biosandwichs Auxétiques

Cette thèse se concentre sur la caractérisation du comportement mécanique et de l'endommagement d'un biocomposite constitué de fibres naturelles et d'époxy. Elle examine divers facteurs tels que la géométrie, les types de fibres et la structure, en utilisant des techniques expérimentales et numériques pour analyser les propriétés mécaniques. Les résultats montrent que l'épaisseur a un impact significatif sur les contraintes de compression et le comportement à la rupture, permettant ainsi d'optimiser les propriétés mécaniques des composites.

Transféré par

adelaziri20
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues117 pages

Caractérisation des Biosandwichs Auxétiques

Cette thèse se concentre sur la caractérisation du comportement mécanique et de l'endommagement d'un biocomposite constitué de fibres naturelles et d'époxy. Elle examine divers facteurs tels que la géométrie, les types de fibres et la structure, en utilisant des techniques expérimentales et numériques pour analyser les propriétés mécaniques. Les résultats montrent que l'épaisseur a un impact significatif sur les contraintes de compression et le comportement à la rupture, permettant ainsi d'optimiser les propriétés mécaniques des composites.

Transféré par

adelaziri20
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA


FACULTE DES SCIENCES APPLIQUEES
DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE

THÈSE
Présentée pour l'obtention du diplôme de Doctorat en Sciences
Spécialité : GENIE MECANIQUE
Par

CHERIEF Moncef
THÈME

Conception et Caractérisation des Biosandwichs


Auxetiques à Hautes Performances avec Coefficient
de Poisson Négatif : Approche Numérique et
Expérimentale
Soutenue publiquement le 04/07/2021 devant le jury :

AMEUR Toufik MCA Université d’Ouargla Président


BOUAKBA Mustapha Professeur Université d’Ouargla Rapporteur
BELAADI Ahmed MCA Université de Skikda Co-Rapporteur
LAOUICI Hamdi Professeur ENST- Dergana Examinateur
GUEBAILIA Moussa MCA Université d’Ouargla Examinateur
AMROUNE Salah MCA Université de M’sila Examinateur
Année universitaire 2020-2021
Remerciements

Au terme de ces cinq années, l’aboutissement de ce mémoire marque une période dans ma vie,
mais aussi le début d’une nouvelle. Je souhaiterais remercier toutes les personnes sans qui tout
cela ce document n’aurait pas vu le jour.

Je remercie mon directeur et co-encadrant de thèse, Pr BOUAKBA Mustapha, et Dr BELAADI


Ahmed, qui m’ont offert l’opportunité d’effectuer cette thèse au tout début de l’année 2016. Je
leur suis reconnaissant de leur disponibilité pendant ces quatre années, ainsi que de leurs
conseils avisés.

Ainsi je remercie infiniment les membres de jury composé de Pr LAOUICI Hamdi et Dr


AMROUNE Salah et Dr GUEBAILIA Moussa.

Je voudrais également mentionner certaines des personnes qui ont contribué d'une manière ou
d'une autre au travail accompli et au bon déroulement de ces cinq années. Tout d'abord Dr
MEDDOUR Ikhlas, et Dr BOURCHAK Mostefa pour leur aide apportée au début de la thèse
et aussi Dr BOUMAAZA Messaouda pour son aide pour la correction de la thèse.

J’adresse aussi mes remerciements à toutes les personnes de l’Unité de Recherche Matériaux,
Procédés et Environnement de l’université de Boumerdes pour m’avoir permis de réaliser les
tests mécaniques ainsi toute personne qui a contribué à la réalisation de cette thèse des
Universités de Ouargla, Guelma et de Skikda.

De plus, je tiens à saluer également tout le personnel administratif, du de l’Université du KASDI


MERBAH de Ouargla, pour leur nombreux services administratifs.

Cette thèse a également été l’occasion pour moi de diriger ou de participer à l’encadrement de
projets de fin d’études réalisés auprès de l’Université de SKIKDA.

Mes pensées vont naturellement aussi tout à ma famille. Tout d’abord à mes parents, qui m’ont
soutenu tout au long de mes études et m’ont toujours encouragé quel que soit la voie que je
décidais de prendre. Je sais aujourd’hui encore que je pourrai compter sur leur soutien
indéfectible pour tous mes choix pour l’avenir, que je souhaite poursuivre dans la recherche
scientifique.
Résumé

L’objectif de cette thèse est la caractérisation du comportement mécanique et de


l’endommagement d’un biocomposite constitué de fibres naturelles/époxy. Les fibres végétales
constituent en effet un choix écologique intéressant par rapport aux fibres synthétiques qui sont
les plus utilisées pour les pièces composites de grande diffusion principalement les fibres de
verre. La géométrie (épaisseur paroi et angle d’inclinaison), types de fibres (lin, jute et sisal) et
la variation de la structure (nid d’abeille, nid d’abeille re-entrant et silicomb) sont examinés. La
caractérisation mécanique est menée avec trois types de chargement correspondant aux
différentes type de fibres. Les moules ont été produits en utilisant la technique d'impression 3D
avec de l'acide polylactique (PLA). L’étude de la caractérisation des composites est réalisée en
combinant les techniques suivantes : L’évolution des paramètres mécaniques via des essais de
traction et de compression mais aussi des essais de flexion, la microscopie (MEB). De plus, des
expériences basées sur la conception de Taguchi (L9) ont été menées pour déterminer l'effet de
chaque facteur sur la contrainte de compression ultime, la déformation et l’énergie d'absorption.
Afin d’étudier l’endommagement de la structure re-entrant, une étude numérique en mode de
traction a été introduite basée sur la modélisation par éléments finis en utilisant le logiciel
ANSYS version [Link] le cadre de cette étude, il a été constaté que l'épaisseur a un effet
significatif sur les contraintes de compression et le comportement à la rupture. Tous ces
résultats ont finalement permis de comprendre le comportement de chaque structure vis-à-vis
les chargements appliqués et également le type de renfort adéquat pour l’optimisation des
propriétés mécanique.

Mots clés :
Composites structurels ; Statistiques ; Propriétés mécaniques.

III
Abstract

The objective of this thesis is the characterization of the mechanical behaviour and damage of
a biocomposites made of natural fibres/epoxy. Plant fibres are an interesting ecological choice
compared to synthetic fibres, which are most used for mass-produced composite parts, mainly
glass fibres.. The geometry (wall thickness and angle of inclination), types of fibres (flax, jute
and sisal) and variation of the structure (honeycomb , honeycomb re-entrant and silicomb) are
examined. The mechanical characterization is carried out with three types of loading
corresponding to the different kind of fibres. The moulds were produced using the 3D printing
technique with polylactic acid (PLA). The study of the characterization of composites is carried
out by combining the following techniques: The evolution of mechanical parameters through
tensile and compression tests but also flexion tests, microscopy (SEM). In addition, experiments
based on the Taguchi (L9) design were conducted to determine the effect of each factor on
ultimate compression stress, deformation and absorption energy. In order to study the damage
to the re-entrant structure, a numerical tensile mode study was introduced based on finite
element modelling using ANSYS version 15.0 software. In this study, thickness was found to
have a significant effect on compressive stresses and fracture behaviour. All these results have
finally made it possible to understand the behaviour of each structure vs the loads applied and
the type of reinforcement suitable for the optimization of the mechanical properties.

Key Words:
Structural composites; Statistics ; Mechanical properties.

III
‫الملخص‬
‫الهدف من هذه األطروحة هو دراسة السلوك الميكانيكي وضرر المواد المركبة البيوكومبوزيت المصنوعة من األلياف‬
‫الطبيعية واال يبوكسي‪ .‬تعتبر األلياف النباتية في الواقع خيا ًرا بيئيًا مثي ًرا لالهتمام مقارنةً باأللياف االصطناعية األكثر استخدا ًما‬
‫المعايير الهندسية (سمك جدار الهيكل وزاوية‬ ‫للمواد المركبة لالستعمال الشامل‪ ،‬وخاصة األلياف الزجاجية‪ .‬يتم فحص‬
‫الميل)‪ ،‬وأنواع األلياف الطبيعية (الكتان والجوت والسيصال) والتباين في الهيكل (خلية النحل‪ ،‬خلية النحل ذات أضلع داخلية‪،‬‬
‫والسيليكون)‪ .‬يتم إجراء الدراسة الميكانيكية بثالثة أنواع من التحميل تتوافق مع انواع األلياف المختلفة‪ .‬تم إنتاج القوالب‬
‫باستخدام تقنية الطباعة ثالثية األبعاد باستعمال مادة حمض االبوليالكتيك )‪. (PLA‬يتم إجراء دراسة المركبات من خالل‬
‫الجمع بين التقنيات التالية‪ :‬تطور الخصائص الميكانيكية عبر اختبارات الشد والضغط وكذلك اختبارات االنحناء والفحص‬
‫المجهري )‪. (MEB‬باإلضافة إلى ذلك ‪ ،‬تم إجراء تجارب تعتمد على تصميم تا جوشي )‪ (L9‬لتحديد تأثير كل عامل على‬
‫إجهاد الضغط النهائي ‪ ،‬التغير المورفولوجي ‪ ،‬وطاقة االمتصاص‪ .‬من أجل دراسة األضرار التي لحقت بهيكل خلية النحل‬
‫ذات أضلع داخلية ‪ ،‬تم تقديم دراسة عددية باستخدام برنامج ‪ ANSYS‬اإلصدار ‪ .0..1‬كجزء من هذه الدراسة‪ ،‬وجد أن‬
‫للسمك تأثير مباشر على الضغوط الضاغطة وسلوك الكسر‪ .‬أتاحت كل هذه النتائج أخي ًرا فهم سلوك كل هيكل فيما يتعلق‬
‫ضا نوع التعزيز المناسب لتحسين الخواص الميكانيكية‪.‬‬
‫باألحمال المطبقة وأي ً‬

‫الكلمات المفتاحية‪:‬‬
‫; مركبات هيكلية; احصائيات; الخصائص الميكانيكية;‬

‫‪III‬‬
TABLE DES MATIERES

Résume ……………………………………………………………………………………III
Listes des figures ..…………………………………………………………………….. IV
Listes des tableaux ……………………………………………………………………… V
Nomenclature ……………………………………………………………………………VI
Introduction générale …………………………………………………………………….1
CHAPITRE I : GENERALITE ETAT DE L’ART
[Link] …………………………………………………………………………4
I.2. Généralité sur les Composites ….………………………………………………………4
I.2.1. Marché des matériaux composites …………………………………………………6
I.3. Polymères …………….…………………………………………………………….8
1.3.1. Généralités ………………………………………………………………………….8
I.4. Les fibres naturelles …………………………………………………………………….11
I.4.1. Classification et type de fibre ……………………………………………………….11
I.4.1.1. Le lin ……………………………………………………………………………..12
I.4.1.2. Le jute ……………………………………………………………………….13
I.4.1.3 Le sisal ……………………………………………………………………..14
I.4.2. Comportement mécanique ………………………………………………………..15
[Link] à fibres végétales …………………………………………………………17
I.5.1. Comportement mécanique …………………………………………………………..17
[Link] ……………………………………………………………………………..24
I.7.Références ………………………………………………………………………….25
CHAPITRE II : COMPORTEMENT EN COMPRESSION DES STRUCTURES
BIOCOMPOSITES A RENFORT EN FIBRES NATURELLES : APPLICATION AUX
BIOCOMPOSITES SANDWICHES
II.1. Introduction …………………………………………………………………………30
II.2. Préparation des structures sandwich ……………………………………………..32
II.3. Plan d’expérience et méthode de Taguchi ………………………………………..35
II.4. Résultats et discussion …………………………………………………………….36
II.4.1. Contrainte de compression ……………………………………………………..42
II.4.2. Déformation en compression ………………………………………………….43
II.4.3. Energie d’absorption …………………………………………………….43
II.5. Conclusion ……………………………………………………………………….46
[Link] ……………………………………………………………………47
CHAPITRE III : ETUDE DES STRUCTURES BIOCOMPOSITES EN FLEXION 3-
POINT
III.1. Introduction …………………………………………………………………49
III.2. Préparation des matériaux et des spécimens …………………………………51
III.3. Approche expérimentale de la méthode du Taguchi ………….…...……………….53
III.4. Résultats et discussion ……………………………………………………………54
III.4.1. Contrainte en flexion 3-points …………………………………………………….63
III.4.2. Déplacement en flexion 3-points ………………………………………………..63
III.4.3. Module de flexion ……………………………………………………………….66
III.5. Conclusion ……………………………………………………………………..68
[Link] ………………………………………………………………………69

CHAPITRE IV : SIMULATION EN TRACTION STATIQUE DES STRUCTURES


AUXETIQUES EN BIOPOLYMERE

IV.1. Introduction …………………………………………………………………….72


IV.2. Simulation des procédés expérimentaux …………………………………………74
IV.2.1. Modélisation des paramètres de la structure étudiée …………………………….74
IV.2.2. Elaboration des matériaux ………………………………………………………74
IV.2.3. Impression 3D ………………………………………………………………74
IV.2.4. Caractérisation des structures en traction ………………………………….. 74
IV.2.5. Modélisation par éléments finis ………………………………………………..75
IV.2.6. Approche de conception expérimentale de Taguchi ……………………………..75
IV.3. Résultats et discussion ………………………………………………………….78
IV.3.1. Comportement auxétique de la structure re-entrant ……………………………..78
IV.3.2. L’effet des paramètres géométriques sur le comportement auxétique …………79
IV.3.2.1. Comportement du coefficient de poisson de la structure re-entrant ………79
IV.3.2.2. Comportement de la contrainte de traction de la structure re-entrant ………80
IV.3.2.3. Comportement du module de cisaillement de la structure re-entrant ………..82
IV.4. CONCLUSION ……………………………………………………………….84
IV.5.Références …………………………………………………………………….85
Conclusion générale ……………………………………………………………….. 87
Annexe 1 ………………………………………………………………………. 89
LISTES DES FIGURES

Figure I-1. Principaux types de renforts utilisés pour les matériaux composites …..……...... 4
Figure I-2. Principaux types de fibres naturelles ....………………………………………... 5
Figure I-3. Demande mondiale de fibres de carbone en 1000 tonnes de 2012 à 2022 (*
estimation) ……...…………………………………………………………………………… 7
Figure I-4. Nombre de publications sur Science Direct portant les mots-clés « composite » et «
natural fibers & composite » …...…………………………………………………………. 8
Figure I-5. Structure des polymères semi-cristallin ……….………………………………... 9
Figure I-6. Mise en évidence de la température de transition vitreuse …....………………. 10
Figure I-7. Classification des fibres naturelles …………………………………………… 11
Figure I-8. Courbes de traction obtenue sur le fil et le tissu de jute ……………………… 14
Figure I-9. Courbe de traction d'une fibre de lin unitaire ………………………………….. 17
Figure I-10. Comparaison des propriétés mécaniques réduites de différents composites
renforcés de fibres végétales. ……. ……………………………………………………….. 18
Figure I-11. Essai de traction (a), le masque et la zone marquée (b) ………………………19
Figure I-12. Schémas de (a) structures en treillis, (b) structures composites renforcées en treillis
et (c) spécimens composites renforcés en treillis imprimés en 3D composés de 4x4 cellules
unitaires avec niz d’abeille re-entrant, cellule chirales, niz d’abeille et structures en treillis
…………………………………………………………………………………20
Figure I-13. Conception de la cellule élémentaire des structures truss, du nid d'abeille
conventionnel et de la structure en nid d'abeille re-entrant. ……………………………… 21
Figure I-14. Effet de MAPP : NF sur (a,b) Rigidité (c,d) Résistance (e,f) Allongement (g,h)
Impact …………………………………………………………………………………….. 22
Figure I-15. Noyau en nid d’abeille fabriqué à l’aide du moule avec les inserts fixes …….23
Figure I-16. Défaillances séquentielles du structure en nid d’abeilles en sisal-PP : (a) début de
l’essai et (b) formation de charnières en plastique pointées par les flèches ……………… 23
Figure II-1. Micrographies des fibres naturelles ainsi que leur morphologie de surface : (a)
aperçu général, (b) sisal, (c) lin et (d) fibres de jute. ………………………………………34
Figure II-2. Étapes de fabrication des structures en nid d’abeille, en re-entrant et en silicomb :
(a) Dessin de structure numérique (silicomb) avec le logiciel Solid Works, (b) structures
obtenues par impression 3D, (c) moule en résine de silicone (d) structures finales, (e) structure
en nid d’abeille finale (f) structure finale en re-entrant et (g) structure finale en silicomb…. 35
Figure II-3. Courbes de force vs déformation des structures en nid d’abeille, en nid d’abeille re-
entrant et en silicomb renforcés par de courtes fibres naturelles. …………………………41

IV
Figure II-4. (a) Courbe de compression de structure en nid d’abeille soumise à un essai de
compression et (b) le mécanisme de flambage et de rupture…………………………………41
Figure II-5. Échantillons de structures de silicomb de 10 mm (a) avant l’essai de choc et (b, c)
après l’essai de choc………………………………………………………………………… 42
Figure II-6. Diagramme des valeurs individuelles de (a)contrainte de compression, (b)
déformation de compression et (c) absorption d’énergie pour toutes les structures renforcées
avec des fibres et des épaisseurs différentes………………………………………………….45
Figure III-1. Étapes d’élaboration des structures en nid d’abeille, re-entrant et en silicomb : (a)
Elaboration de la structure numérique (toutes les structures) avec le logiciel Solid Works (b)
Structure (biocomposites) finale……………………………………………………………...52
Figure III-2. Courbe force en fonction du déplacement des structures nid d’abeille, re-entrant et
silicomb renforcé avec des fibres naturelles courtes sollicitées en flexion 3 points……….60
Figure III-3. Graphe des valeurs individuelles de la variation de la contrainte de flexion des
structures (a) nid d’abeille (b) re-entrant (c) silicomb par rapport au type et fraction volumique
de fibre…………………………………………………………………………………….64
Figure III-4. Graphe des valeurs individuelles de la variation du déplacement en flexion des
structures (a) nid d’abeille (b) re-entrant (c) silicomb par rapport au type et fraction volumique
des fibres………………………………………………………………………………….65
Figure III-5. Graphe des valeurs individuelles de variation de module de flexion des structures
(a)nid d’abeille (b) re-entrant (c) silicomb par rapport au type et fraction volumique de
fibre…………………………………………………………………………………………...67
Figure IV-1. Cellule unitaire de la structure re-entrant …………………………………..74
Figure IV-2. Structure re-entrant maillée ……………………………………………...75
Figure IV-3. Affichage des allongements dans les essais de traction ………………………79
Figure IV-4. Variation du coefficient de poisson en fonction des paramètres géométriques
(angle et épaisseur)…………………………………………………………………………... 80
Figure IV-5. Variation de la contrainte de traction en fonction des paramètres géométriques
(angle et épaisseur)…………………………………………………………………………... 81
Figure IV-6. Etude numérique de la structure re-entrant en mode de traction en fonction des
paramètres géométriques (ϴ = 65 ° et t=3 mm), (donné de sortie contrainte de traction) ….81
Figure IV-7. Variation de Module du cisaillement en fonction des paramètres géométriques
(angle et épaisseur)………………………………………………………………………........82
Figure IV-8. Etude numérique de la structure re-entrant en mode de cisaillement en fonction
des paramètres géométriques (ϴ = 65 ° et t=3 mm), (donné de sortie contrainte de cisaillement)
…………………………………………………………………………………83

IV
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I-1. Caractéristiques des renforts courants ……..………………………………… 12


Tableau II-1. Paramètres d’impression 3D utilisés pour la fabrication des échantillons testés
dans cette étude..……………………………………………………………………………..35
Tableau II-2. Facteurs de niveaux pour l’élaboration de structures en nid d’abeilles, re-entrant
et en silicomb…...…………………………………………………………………………….36
Tableau II-3. Résultats expérimentaux de la conception de Taguchi pour les trois structures
utilisées dans cette étude..…………………………………………………………………….37
Tableau II-4. Valeurs rapport S/N ………………………………………………………..39
Tableau II-5. Test ANOVA pour les propriétés mécaniques de différentes structures élaborées
avec un niveau de confiance 95%.............................................................................................40
Tableau III-1. Propriétés mécaniques des fibres naturelles utilisées dans cette étude ..…….52
Tableau III-2. Niveau de facteurs pour nid d’abeille, re-entrant et silicomb des structures ..53
Tableau III-3. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure nid
d’abeille……………………………………………………………………………………….55
Tableau III-4. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure Re-entrant
nid d’abeille …………………………………………………………………………………56
Tableau III-5. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure Silicomb
……………..………………………………………………………………………………….57
Tableau III-6. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure
nid d’abeille…………………………………………………………………………………...57
Tableau III-7. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure Silicomb
…………….………………………………………………………………………………….58
Tableau III-8. Valeurs fraction S/N pour la structure Silicomb …………………………58
Tableau III-9. Test ANOVA pour les données de contrainte de flexion des structures au
niveau de confiance 95%. .......................................................................................................61
Tableau III-10. Test ANOVA pour les données de déplacement des structures au niveau de
confiance 95%...........................................................................................................................61
Tableau III-11. Test ANOVA pour les données de module de flexion des structures au niveau
de confiance 95%......................................................................................................................62
Tableau IV-1. Les différents paramètres géométriques (angle, épaisseur de paroi) ……….76
Tableau IV-2. Les résultats de la contrainte de traction, module de cisaillement et coefficient
de poisson pour le nid d’abeille re-entrant ………………………………………………..76
Tableau IV-3. Rapport de réponses S/N…..………………………………………………….78

V
Nomenclature

Symbole :
Ar et ɛ: Déformation à la rupture (%)
b : Largeur de l’éprouvette (mm)
Ef : Module de flexion (GPa)
E : Module de Young (GPa)
G : Module de cisaillement (GPa)
Gt : Module de cisaillement (N/mm2)
H : La longueur des parois cellulaires verticales (mm)
h : Epaisseur de l’éprouvette (mm)
L : La longueur des parois cellulaires inclinées,
L : Distance entre appuis (mm)
Tv : Température de transition de verre
Tf ; Température de fusion (degré Celsius °)
t : Epaisseur des parois cellulaires (mm)
σr : Contrainte à la rupture (MPa)
ϴ : l'angle entre les parois de cellule inclinées (dégrée)
σf: Contrainte de flexion (MPa)
σt : Contrainte de traction (MPa)
σmax : Contrainte max a la rupture (MPa)

Abréviation
ANOVA : Analyses of variance (Analyse de la variance)
HN : Honeycomb structure (Structure nid d’abeille)
MEB : Microscope Electronique à Balayage
PE : Polyéthylène
PVC : Polychlorure de vinyle
PC : Polycarbonate
PE : Polyéthylène
PP : Polypropylène
PS : polystyrène
PLA : Polylactique acide
RE-HN : Re-entrant honeycomb structure (Structure nid d’abeille Re-entrant)

ii
SILICO : Silicomb structure (Structure Silicomb)
S/N : Signal/Noise
3D : Trois dimensions
TPS : Polysaccharose naturel

ii
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale

INTRODUCTION GENERALE

La technologie n'a aujourd'hui pratiquement plus de limites, sauf pour les ressources
fossiles dont les réserves diminuent chaque jour, et l'environnement qui est perturbé par les
fortes émissions de gaz à effet de serre produites par l’industrie. En effet, les industriels et les
chercheurs ont pris conscience de ce fait, c'est pourquoi leur défi est de développer des
solutions qui consomment moins d’énergie, ainsi que de réduire l’impact environnemental en
améliorant notamment la recyclabilité des produits.
La conception des matériaux composites et des structures sandwich s'est
principalement destinée pour les secteurs d’activités nécessitant des performances élevées
comme l’aéronautique, l’aérospatiale, l’automobile ou le sport. Leurs hautes propriétés
mécaniques ainsi que leur faible densité leur permettent en effet d'obtenir des propriétés bien
supérieures à celles des aciers. Aujourd’hui, leurs faibles densités intéressent de plus en plus
le secteur du transport qui cherche au maximum à alléger les véhicules afin de réduire leur
consommation et par conséquent les émissions de gaz à effet de serre. Les fibres de verre, de
carbone et kevlar, lin, jute et sisal représentent la grande majorité des renforts utilisés en
association avec des matrices thermodurcissables telles que l’époxy, le vinylester ou le
polyester. Cependant, le souci de l'environnement incite de plus en plus les industriels à se
diriger plutôt vers des matrices thermoplastiques à hautes performances pour privilégier les
ressources renouvelables et recyclables.
Le développement des fibres végétales à des fins techniques est une pratique qui n'est
pas récente. Ce sont des ressources naturelles qui ont servi à la fabrication des premiers outils
et des premières maisons. Bien que la sidérurgie ait fait son apparition, le bois est resté pendant
longtemps le matériau de construction par excellence pour les constructions navales et armées.
Au cours des dernières années, le recours aux fibres naturelles ne cesse de croître. Dans
l'industrie automobile par exemple, les fibres naturelles telles que le chanvre ou le sisal entrent
aujourd'hui dans la composition de nombreuses pièces de carrosserie de véhicules, comme les
pare-chocs ou les rétroviseurs, ou encore dans l’habitacle avec les tableaux de bord. Cette

1
Introduction générale

initiative est encouragée par l’union européenne qui avec sa directive 2000/53/CE impose au
constructeur que 85% de la masse d’un véhicule soit recyclable et 10% revalorisable.
Ces fibres offrent un intérêt indéniable comparativement aux fibres synthétiques. En
plus de leurs propriétés spécifiques élevées, il convient de mettre en avant leur faible coût de
production, leur biodégradabilité et leurs qualités d’isolation thermique et phonique. Le
développement de pièces plus spécifiques renforcées par des fibres naturelles se heurte
toutefois à deux obstacles majeurs. Le premier réside dans leur incompatibilité avec la plupart
des matrices polymères, entraînant une mauvaise cohésion des fibres et de la matrice. De
nouvelles matrices ou de nouveaux agents de sont déjà à l'étude afin d'accroître cette
compatibilité et donc la résistance de ces structures composites. Le second obstacle concerne
la sensibilité à l’humidité des fibres naturelles qui engendre une baisse rapide de ses propriétés
mécaniques. En outre, l’Algérie est un producteur de tissus de jute et le développement d'une
filière de composites renforcés par des fibres de jute permet ainsi la valorisation d'une
ressource naturelle locale.

Beaucoup de travaux se sont intéressés à la caractérisation mécanique des


biocomposites renforcés par des fibres naturelles. Un grand nombre d’entre eux concerne la
caractérisation mécanique quasi-statique. En outre, l’effet de structure ainsi type et taux de
fibres sur le comportement mécanique a été étudié.
Cependant peu d’études se sont faites sur ces structures (nid d’abeille, re-entrant et
silicomb) afin de déterminer et de suivre leur comportement envers les chargements appliqués.
Un certain nombre de techniques ont été utilisées. On peut notamment citer le suivi de
l’évolution des paramètres mécaniques, les observations microstructurales, le modèle
mathématique de Taguchi et la simulation numérique avec le logiciel ANSYS 15.0.
Généralement, ces techniques sont utilisées de manière individuelle et relativement
peu d’études s’appuyant sur la combinaison de toutes ces techniques ont été réalisées.

L'objectif de cette thèse est d'étudier l'évolution du comportement mécanique d'un


composite renforcé de fibres végétales soumis à des essais de traction, de compression et de
flexion, puis de le reproduire par simulation aux fins de prédire l'évolution de ses propriétés à
long terme. Dans le cadre de cette étude, les fibres naturelles choisies sont le lin, le jute et le
sisal, en raison de leurs propriétés mécaniques élevées. Ce travail de thèse est structuré en
quatre chapitres.
Le chapitre I définit de manière générale le composite tout en précisant le rôle et les
propriétés de leurs constituants à savoir les fibres et la matrice. L’accent est mis plus
2
Introduction générale

particulièrement sur les fibres végétales : un bilan bibliographique est effectué afin de cerner
les problèmes qu'elles peuvent générer. Ce chapitre nous permet ainsi de définir notre
problématique tout en rappelant les notions fondamentales en vue de la réalisation de cette
thèse. De nombreuses matrices peuvent être utilisées en association avec ces fibres naturelles.
Les plus intéressants sont les thermoplastiques dans la mesure où elles préservent l’aspect
écoresponsable apporté par les fibres.
Le chapitre II décrit les propriétés mécaniques des trois structures composites en nid
d’abeille, re-entrant et silicomb renforcés par des fibres de lin, de jute et de sisal au moyen de
résine époxy. Ces structures ont été réalisées par des procédés de moulage. Le recours à la
méthode d'optimisation des résultats, connue sous le nom de Taguchi, vise à identifier le type
de fibre présentant le plus grand potentiel d’utilisation dans des applications structurelles, et
en même temps à déterminer les réponses du composite à différentes sollicitations (contrainte
de compression, déformation et l’énergie d’absorption).
Le chapitre III est consacré à l’étude des trois structures en flexion. La réalisation
d'essais de flexion sur les trois structures en fonction des différents types de fibres et de leur
fraction volumique a permis de suivre l’évolution du comportement mécanique (contrainte de
flexion, déplacement et module de flexion).
Enfin le chapitre IV est dévoué à l’étude de la structure re-entrant en mode traction du
composite basée sur la modélisation par éléments finis en utilisant le logiciel ANSYS version
15.0 et également pour appréhender le phénomène d’auxetisme de ces structures de nature non
conventionnelle ainsi que leur comportement (coefficient de poisson négative). En effet, des
essais de traction réalisés sur celle-ci pour différentes épaisseurs de paroi et leurs angles
d’inclinaison permettent de suivre l’évolution du comportement mécanique vis-à-vis ce
chargement et également de déterminer les réponses du composite (contrainte de traction,
module de cisaillement et coefficient de poisson). A la lumière des résultats obtenus, la
pertinence des composites renforcés de fibres naturelles pour des applications structurelles
pourra éventuellement être discutée.

Chacun de ces chapitres est terminé par une conclusion partielle, dont le bilan est
effectué en conclusion générale de la présente étude, et qui permet d’envisager des
perspectives pour des travaux futurs.

3
Chapitre I.
GENERALITES ET ETAT DE L’ART

Contenu du chapitre Page

[Link] ..................................................................................................................... 4
I.2. Généralités sur les composites ....................................................................................... 4
I.2.1. Marché des matériaux composites ....................................................................... 6
I.3. Polymères ....................................................................................................................... 8
1.3.1. Généralités........................................................................................................... 8
I.4. Les fibres naturelles ..................................................................................................... 11
I.4.1. Classification et type de fibre ............................................................................ 11
I.4.1.1. Le lin ............................................................................................................... 12
I.4.1.2. Le jute ............................................................................................................. 13
I.4.1.3 Le sisal ............................................................................................................. 14
I.4.2. Comportement mécanique ................................................................................. 15
[Link] à fibres végétales ......................................................................................... 17
I.5.1. Comportement mécanique ................................................................................. 17
[Link]..................................................................................................................... 24
I.7.Références ..................................................................................................................... 25
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Chapitre I :
ETAT DE L’ART : COMPOSITES
RENFORCES DE FIBRES NATURELLES

[Link]

Ce chapitre présente une synthèse bibliographique permettant de définir les matériaux


composites et de comprendre leur structure à travers une description des différents
constituants. Cette analyse présente les différentes fibres naturelles de renforcement
disponibles ainsi que les différents types de matrices pouvant être utilisées. Enfin, un état
descriptif des travaux de recherche réalisés sur le comportement mécanique est effectué en
vue d'une bonne approche.

I.2. Généralités sur les composites

Un matériau composite est un ensemble de deux matériaux non miscibles, la matrice


et le renfort. La matrice absorbe l'essentiel des efforts mécaniques dites renfort. Ce dernier
possède des caractéristiques plus élevées que celles de la matrice. Son rôle est d’assurer
principalement la rigidité du matériau composite. Les renforts sont classés selon leurs formes
(fibres ou particules), leur nature (verre, carbone, métal, naturelles) et selon leur arrangement
(mat ou tissus, etc.). Dans l’industrie, les fibres continues sont les renforts les plus utilisés. La
Figure I.1 présente les principaux types de renforts fibreux utilisés dans les composites.

Figure I-1. Principaux types de renforts utilisés pour les matériaux composites[1].

Le rôle principale de la matrice est de transmettre les efforts mécaniques aux renforts,
ainsi, les maintenant ainsi dans une orientation donnée et assurant la protection contre les

4
Généralité et état de l’art Chapitre 1

conditions environnementales [2]. Dans le secteur industriel, les matrices organiques sont
souvent utilisées.
Les résines thermodurcissables et les thermoplastiques sont les résines les plus
répandues. Les premières, se polymérisent et se transforment en matrice infusible empêchant
leur recyclage, par contre, les thermoplastiques se ramollissent continuellement sous l’action
de la chaleur. Les thermodurcissables possèdent en général des propriétés mécaniques plus
élevées que celles des thermoplastiques pour des raisons de performances et de coût [2].
Les fibres de verre sont les plus utilisées dans les matériaux composites de grande
diffusion. Plusieurs travaux ont montré que ces fibres possèdent des bonnes propriétés
mécaniques [3][4] .Notons que les fibres de carbone possèdent des propriétés plus élevées que
celles des fibres de verre [5] et sont plus largement utilisées dans les composites hautement
performants. Au cours de ces dernières années, les fibres naturelles sont devenues d'un intérêt
scientifique important en raison de leur abondance et de leurs avantages écologiques. La
Figure I.2 présente les principaux types de fibres naturelles utilisées pour la production des
matériaux composites classées en fonction de leur origine végétale.

Figure I-2. Principaux types de fibres naturelles [6].

La comparaison entre les fibres végétales et les fibres de verre révèle plusieurs
avantages, tels que :
- Un rapport résistance / poids élevé
- Un faible coût de production
- Un recyclage facile
- Une faible demande en énergie pour la production
- Une bonne isolation thermique et électrique

5
Généralité et état de l’art Chapitre 1

- L’abondance et la biodégradabilité
Par contre, ces fibres montrent également quelques inconvénients et nécessitent des
traitements spécifiques par rapport :
- l’homogénéité des propriétés des fibres
- l’hydrophilie
- la bonne adhésion fibre/matrice
D’une manière générale, l’utilisation de fibres végétales comme renforcement des
composites se justifie par l’utilisation de ressources locales ainsi que par la production des
matériaux en tenant compte des effets sur l'environnement. Les fibres naturelles sont des tissus
de qualité qui sont produits et recyclés naturellement depuis des milliers d’années. Par
conséquent, les fibres de verre sont non seulement substituées aux fibres végétales pour des
raisons économiques, mais aussi pour leurs aspects écologiques. Les fibres de lin et de chanvre
présentent un grand intérêt en raison de leur abondance. La majorité des recherches ont été
menées sur toutes les formes de fibres ainsi les composites [7] [8]. Les fibres de jute [9] de
kenaf [10] et de sisal [11] les plus étudiées se trouvent dans les régions équatoriales et
tropicales.

I.2.1. Marché des matériaux composites

Comme l’illustrent les différents travaux [12] [13], la demande de matériaux


composites est en plein essor en Europe, aux États-Unis et en Asie. Bien que depuis les années
1960, la quantité d’acier produite ait à peine changé, le volume des matériaux composites a
augmenté de 25 fois. La croissance des entreprises aux États-Unis en 2016 a été de 3,6 % avec
un volume de 8 milliards de dollars, mais les analystes s’attendent à une croissance annuelle
de 4,9 % en 2022 pour atteindre un marché de 10,6 milliards de dollars dans les années à venir
(figure I.3). En Europe, cette tendance à la hausse se confirme, mais avec un développement
plus faible. En effet, la mondialisation et la délocalisation de production en Asie entravent
l’économie européenne.

6
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Figure I-3. Demande mondiale de fibres de carbone de 1000 tonnes de 2012 à 2022 (*
estimation) [7].

Aujourd’hui, les fibres de verre, qui représentent près de 95 % du volume des


composites fabriqués, demeurent le renfort le plus utilisé dans les matériaux composites. Dans
de nombreuses industries, comme le transport, l’aéronautique ou le bâtiment, ses fortes
propriétés mécaniques, son prix abordable et la maîtrise des processus de production associés
lui confèrent un potentiel idéal.
En combinaison avec les fibres de verre, les résines thermodurcissables telles que le
polyester, l’ester vinylique ou l’époxy restent les plus couramment utilisées, en raison surtout
des procédés qui y sont associés, dont la flexibilité permet d'obtenir des taux de fibres allant
jusqu’à 70% et, par conséquent, des propriétés mécaniques remarquables.
Cependant, l’intérêt pour les composites à matrice thermoplastique n'a fait que croître
ces dernières années, sous l’impulsion de l’industrie automobile. En effet, ces matériaux
présentent toutes les caractéristiques souhaitées par les constructeurs automobiles : Ils sont
faciles à mettre en forme, leurs processus de façonnage ont des cadences rapides qui
permettent de fabriquer plus de 100000 pièces dans l’ordre, facilement assemblables avec
d’autres matériaux et finalement recyclables.
Ainsi, la demande de mats de verre ou de thermoplastiques renforcés de fibres longues
connaît la plus forte croissance, soit 6% en Europe
Heureusement, la législation visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre a
permis à l’industrie de l’automobile et de la construction de se concentrer sur ces matériaux
potentiels. La demande mondiale pour ces composites était de 3,5 milliards de dollars en
2015[8], mais la croissance du marché au cours des années à venir devrait être rapide. Bien

7
Généralité et état de l’art Chapitre 1

que le bâtiment repose sur des composites à base de bois, dans l'industrie automobile, les fibres
de lin, de chanvre ou de kenaf qui sont privilégiées.

.
Figure I-4. Nombre de publications dans Science Direct utilisant les mots-clés « composite »
et « natural fibers & composite » [8].

La recherche a également permis d’identifier et d’affiner de nouveaux matériaux à base


de fibres naturelles et de les rendre plus durables ces dernières années. Les publications portant
le mot clé "fibres naturelles" ne représentaient que 8 % des publications composites en 2007,
contre 12 % en 2016 (Figure I.4), ce qui témoigne d’un bon enthousiasme pour ces nouveaux
matériaux.

I.3. Polymères
1.3.1. Généralités
Le mot polymère désigne une molécule de masse moléculaire élevée généralement
organique ou semi-organique. Dans le domaine de la chimie, les macromolécules sont des
polymères, c’est-à-dire de longues chaînes de groupes chimiques appelés monomères reliés
entre eux par des liaisons covalentes. Il existe généralement diverses sous-catégories de la
famille des polymères, celles qui nous intéressent le plus :
- Fibres végétales : Elles représentent l'une des ressources naturelles les plus abondantes de la
Terre. Ces matériaux, principalement composés de cellulose, font que depuis 2000 ans,
certains arbres comme le séquoia peuvent dépasser la hauteur de 80 m tout en supportant les
risques du temps et surtout du vent.
- Matériaux plastiques : Ces matériaux à base de pétrole sont apparus dans les années 1930
avec le PVC, qui a été la première matière plastique fabriquée à grande échelle. La gamme

8
Généralité et état de l’art Chapitre 1

actuelle de plastiques est extrêmement diversifiée et répond aux exigences de nombreuses


industries, telles que l’alimentation, le logement, le mobilier, l’automobile, etc.
La facilité avec laquelle ces matériaux sont formés les rend peu coûteux et peuvent être
fabriqués à très grande échelle. En variant leur composition chimique, leurs propriétés
mécaniques, chimiques ou diélectriques sont aisément adaptables à une application précise.
Les plastiques les plus couramment utilisés sont le polypropylène (PP), le polyéthylène
(PE), le chlorure de polyvinyle (PVC), le polycarbonate (PC), le polystyrène (PS).
Les polymères sont donc des composés organiques ayant une structure en chaîne qui
peut être définie par son motif élémentaire, aussi appelé monomère, et son degré de
polymérisation, c’est-à-dire le nombre de répétitions du motif.
Les liaisons covalentes puissantes entre les différents atomes de la même chaîne sont
des liaisons intramoléculaires. Les liaisons inter-chaînes, données par des maillons faibles de
style VAN DER WALLS ont possibles grâce aux fonctions alcool, amine, hydroxyle et
carboxyle présentes dans les polymères, ces fonctions sont possibles. L'énergie des liaisons
intramoléculaires est 100 fois plus élevée que celle des liaisons intermoléculaire [9].

Figure I-5. Structure des polymères semi-cristallin [9].

Les chaînes peuvent suivre une configuration périodique et ordonnée ou une structure
aléatoire et plus complexe lors de la synthèse d’un polymère. La première forme du processus
est nommée phase cristalline dans laquelle les chaînes sont orientées dans la même direction
et ceci dans les trois directions spatiales avec un espacement normal afin de définir un réseau
cristallin périodique. De l’autre côté, la phase amorphe, en forme de boule, s'appelle zone à
distribution plus aléatoire, où les chaînes adjacentes sont enchevêtrées les unes dans les autres.
Les deux phases sont généralement présentes simultanément dans un polymère (Figure I.5).
Étant donné que les implications et les vitesses de refroidissement sont trop grandes pour que

9
Généralité et état de l’art Chapitre 1

la cristallisation complète soit possible il s'agit d'un matériau cristallin semi-solide dont le taux
cristallin peut être défini comme le rapport de masse de la phase cristalline à celui de
l’échantillon. Le taux de cristallinité a une influence directe sur la stabilité thermique du
matériau et sur ses propriétés mécaniques.

Figure I-6. Mise en évidence de la température de transition vitreuse [9].

Les polymères sont particulièrement sensibles à la température en raison de leur faible


énergie de liaison entre les chaînes. Deux comportements radicalement différents peuvent être
différenciés en fonction de leur structure moléculaire, c’est pourquoi nous divisons les
plastiques en deux groupes :
- Les thermodurcissables désignent sont des matériaux qui, sous l’action de la chaleur,
unissent des macromolécules. La polymérisation est normalement soutenue par divers agents
(réticulation, catalyseur, durcisseur) qui créent une réaction exothermique, qui a pour effet de
connecter des liaisons fortes appelées ramification ou contournement des macromolécules
entre elles. Ensuite, ces polymères réticulés ont un réseau qui est difficile à briser et empêche
leur fusion.
- Il n’y a pas de bonnes relations inter-chaînes dans les thermoplastiques. Les chaînes
glisseront ensuite les unes par rapport aux autres sous l’action de la température, ce qui
entraînera un ramollissement majeur. Une température critique, appelée température de
transition du verre Tv est spécifiée pour ces matériaux, qui marque le passage d’un état solide
vitrifié à un état caoutchouteux, ainsi qu’une température de fusion Tf où le matériau perd
complètement ses propriétés mécaniques Figure I.6 Sans détruire les chaînes
macromoléculaires, la transition d’un état à un autre est effectuée de façon complètement
réversible, rendant ces polymères recyclables [9].

10
Généralité et état de l’art Chapitre 1

I.4. Les fibres naturelles


I.4.1. Classification et type de fibre

En effet, les arbres, les vignes, les pierres, la laine et d’autres matériaux naturels ont
été utilisés par l’homme bien avant l'âge de la pierre. Aujourd’hui, les progrès techniques ont
permis de mieux caractériser ces fibres et de leur trouver des applications acceptables. Trois
grandes familles de fibres naturelles sont classées par origine : les fibres de plantes, d’animaux
et de minéraux comme montré dans la Figure I.7. Les premières fibres naturelles qui ont
intéressé l'homme étaient les fibres animales à base de protéines, comme la sécrétion du ver à
soie ou la toile d’araignée, en particulier pour leur capacité d’absorption d’énergie, leur finesse
et leur régularité. Cependant, la production annuelle de chaque animal est faible, la quantité
de fibres disponibles est faible et, par conséquent, le prix élevé de la fibre est élevé. L’amiante,
une fibre minérale naturelle, a longtemps été utilisé dans les bâtiments pour la toiture en raison
de ses propriétés mécaniques, mais surtout en raison de sa résistance à haute température.
Aujourd’hui, les lois interdisent son utilisation en raison de sa nature cancérogène. Cependant,
de nouveaux minéraux, comme le basalte, émergent du refroidissement rapide du magma
fondu. Il possède d’excellentes propriétés mécaniques et une tolérance de température
supérieure à 900 °C [9].

Figure I-7. Classification des fibres naturelles (adaptée [10], [6]).

Les fibres végétales sont principalement composées de matériaux cellulosiques


(cellulose, hémicellulose, etc.) et peuvent provenir de divers composants végétaux (figure I.7).
Ils sont parfaitement adaptés à la production de masse en raison de leurs propriétés mécaniques
élevées, de leur faible densité, de leur haute disponibilité, de leur recyclabilité et surtout, de
11
Généralité et état de l’art Chapitre 1

leur capacité à absorber le dioxyde de carbone lors de leur fabrication. Comme les fibres de
verre, mais avec une densité plus faible, de nombreuses fibres végétales ont des propriétés
mécaniques substantielles (tableau I.1), ce qui les rend d’autant plus intéressantes pour les
applications d’allègement structurel. Les plantes composites les plus étudiées sont le lin et le
chanvre, car ils ont de très fortes propriétés mécaniques, mais surtout parce qu’ils proviennent
de cultures locales. Les pays asiatiques choisiront la ramie, le bambou ou le coton, et le kenaf
sera préféré par les pays africains pour les mêmes raisons.

Tableau I-1. Caractéristiques des renforts courants [6] [11].

Production
Module Contrainte Déformation
mondiale
élastique à rupture σ à rupture Densité Prix (€)/kg
2002
E(GPa) (MPa) A(%)
(tonnes)
Verre E 72-73 3200-3400 4.6-4.8 2.54 1.5
Carbone 230 3530 1.5 1.7-1.9 30

Aramide 124 3620 2.9 1.44


Lin 13-85 600-2000 1-4 1.54 0.56-0.61 750
Ramie 24.5-128 400-1000 1.2-4 1.56 202

Chanvre 23.5-90 170-900 1-3.5 1.07 0.6-1.3 78

Jute 26.5 393-773 1.5-1.8 1.44 0.27 3200

Sisal 9-21 350-700 3-7 1.45 0.31 345

I.4.1.1. Le lin

Le lin, Linum usitatissimum, appartient aux fibres libériennes. Il est cultivé dans les
régions tempérées et constitue l’une des fibres les plus anciennes au monde. Le lin à fibres
libériennes est le plus souvent utilisé dans les marchés textiles offrant une plus grande valeur
ajoutée. De nos jours, il est largement utilisé dans le domaine des composites. Les propriétés
mécaniques statiques et dynamiques des composites à base de polypropylène renforcés à base
de fibres de lin non tissés ont été étudiées en tenant compte de l’effet de l’agent de couplage
de la zéine [12], la zéine est une protéine extraite du maïs et utilisée comme solution. Les
composites contenants de l’agent de couplage Zein possèdent des propriétés mécaniques
améliorées. Les propriétés mécaniques de traction des fibres laxistes sont estimées en fonction
de leur diamètre et de leur emplacement dans les tiges [13]. La grande dispersion de ces
propriétés est attribuée à la variation de la taille de la fibre le long de son axe longitudinal.
12
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Les valeurs les plus élevées des propriétés mécaniques des fibres issues du milieu des
tiges sont associées à la composition chimique de leurs parois cellulaires. Les propriétés
mécaniques des composites fibres de lin unidirectionnel/matrice époxy sont étudiées en
fonction de leur teneur en fibres dont les propriétés sont inférieures à celles attendues de la
fibre unique. Diverses recherches sur les composites de fibres de lin/polypropylène ont été
effectuées. Ces études se concentrent sur de nombreuses variables différentes, notamment : la
comparaison entre le NMT (tapis thermoplastique en fibre naturelle) et le GMT (tapis
thermoplastique en fibre de verre) [14], l’influence de la modification fibre/matrix et de
l’hybridation des fibres de verre [15] et l’effet du traitement des fibres sur les propriétés
thermiques et de cristallisation[16] .
Des recherches ont été menées sur l'influence de la modification biotechnique des
fibres[17] , du comportement de rupture et de la ténacité [18] ainsi que l'effet du traitement
des fibres alcalines sur les composites unidirectionnels [19] [29]. Les composites de fibres de
lin renforcés de résine de polyester[20] ont été évalués pour la dégradation thermique et la
résistance au feu , les traitements chimiques sur les propriétés de surface et l’adhérence [20] ,
et l’effet des traitements chimiques sur l’absorption d’eau et les propriétés mécaniques [21].

Aussi, Amroune et al.[22] ont étudié (comportement en traction quasi-statique) de la


fibre de [Link] résultats des essais de traction quasi-statiques semblaient avoir une grande
dispersion, ce qui permet de mesurer le degré de variabilité de la résistance ultime à la traction,
de la déformation à la rupture et du module de Young de la fibre.

Dans le même contexte, Amroune et al.[23] ont étudié les matériaux biocomposites
(lin/époxy) avec différents ratios de fibres ont été fabriquées et leurs propriétés de traction, de
flexion 3 points et morphologiques ont été caractérisées. Les résultats mécaniques ont révélé
une augmentation de l'échantillon composite fabriqué par la seconde formulation CT090
(biocomposites UD [0/90°]s traités par NaHCO3) par rapport aux différentes formulations
étudiées, ainsi le traitement au carbonate de sodium bio a amélioré les propriétés mécaniques
et morphologiques des biocomposites dans cette étude.

I.4.1.2. Le jute

Le jute est produit à partir de plantes du genre Corchorus, qui comprend environ 100
espèces. C’est l’une des fibres naturelles les moins chères et présente actuellement la fibre de
bast dont le volume de production est le plus élevé. Le Bangladesh, l’Inde et la Chine offrent
les meilleures conditions pour la croissance du jute. Ray et ses collègues [24] [25] ont étudié

13
Généralité et état de l’art Chapitre 1

en profondeur la fibre de jute alcaline traitée renforcée par de la résine d’ester de vinyle. Dans
leurs études, ils ont examiné le comportement de fatigue dynamique, mécanique, thermique et
d’impact par rapport à celui des composites esters de fibre de jute et de vinyle non traités. Un
traitement alcalin plus long a éliminé les hémicelluloses et a amélioré la cristallinité,
permettant une meilleure dispersion des fibres.
Gowda et al. [26] ont fait des essais de traction sur des fils et des tissus de jute d’une
longueur de jauge de 200 mm et avec une vitesse de sollicitation de 1,3 [Link] -1. Ils ont
montré que le fil présente un comportement non linéaire au début de l’essai. Cette non linéarité
est dûe au réalignement des fibres. De ce fait, le comportement devient linéaire jusqu’à la
rupture. Cette dernière est brutale, alors que celle du tissu est progressive. Dans le cas des
tissus, chaque fil peut s'étirer et se rompre individuellement lorsque la contrainte de rupture
est atteinte. Aussi ils se sont intéressés à l’essai de traction monotone sur des fils issus de tissus
de jute dans les deux sens trame et chaîne. Leur comportement se manifeste aussi bien dans le
sens chaîne que dans le sens trame (figure I.8). La seule différence réside dans le niveau de la
charge à la rupture. Ce dernier est de l’ordre de 50 N pour les fils sens chaîne et 40 N suivant
le sens trame. La différence enregistrée entre les deux sens (chaîne et trame) est due
essentiellement à la variation du diamètre et au mode de tissage de la chaîne.

Figure I-8. Courbes de traction obtenues pour le fil et le tissu de jute[26][27].

I.4.1.3 Le sisal

Le sisal est un agave (Agave sisalana) produit commercialement au Brésil et en Afrique


de l’Est. Entre 1998-2000 et 2010, la demande mondiale de fibres de sisal et de ses produits

14
Généralité et état de l’art Chapitre 1

devrait diminuer d’un taux annuel de 2,3 % en tant que ficelle agricole. L’hydroxyde de
magnésium et le borate de zinc ont été incorporés dans des composés de sisal/PP comme
ignifugeants [28] . L’ajout d’ignifugeants dans les composites de sisal/PP a réduit le taux de
combustion et augmenté la stabilité thermique des composites. Aucun effet synergique n’a été
observé lorsque l’hydroxyde de magnésium et le borate de zinc ont été incorporés dans les
composites sisal/PP. De plus, les composites de sisal/PP présentaient des différences
insignifiantes de viscosité de cisaillement à des taux de cisaillement élevés, ce qui indique que
les types d’ignifugeants utilisés dans cette étude n’ont eu aucune incidence sur la traitabilité
des composites. Zhang et al. [29] ont mis au point tous les composites de fibres végétales en
convertissant la farine de bois en thermoplastiques à l’aide d’un traitement de benzylation
approprié et en mélangeant des fibres de sisal discontinues et continues pour produire des
composites à partir de ressources renouvelables. Towo et al. [30] [31] ont préparé les
composites de fibre de sisal traitées avec une matrice de résine époxy et de polyester. Des
essais d’évaluation de la fatigue et d’analyse thermique dynamique ont été effectués. Les
composites contenant des faisceaux de fibres traitées par une solution alcaline se sont révélés
avoir de meilleures propriétés mécaniques que ceux contenant des faisceaux de fibres non
traitées.
Les fibres de sisal ont été également étudiées avec d’autres matrices, telles que le
caoutchouc [32] [33], le phénol-formaldéhyde[34], le polyuréthane bio [35] et le
polyéthylène[36] pour ce qui est de leurs caractéristiques mécaniques, morphologiques,
chimiques et de durcissement.

I.4.2. Comportement mécanique

Le comportement mécanique d’une fibre végétale est complexe. L’aspect naturel du


matériau provoque une grande dispersion dans les mesures et rend difficile le choix des valeurs
pouvant être utilisées pour le dimensionnement. Baley et Bourmaud et al. [37] ont décrit les
propriétés mécaniques de 50 lots de fibres de lin sur 10 ans et de différentes régions [39]. En
termes de résistance avec des valeurs allant de 800 à 2200MPa, et de rigidité avec un module
élastique allant de 40 à 70 GPa, une grande variation des propriétés mécaniques a été constatée.
L’effet du diamètre des fibres élémentaires sur les propriétés mécaniques a également été
souligné dans ce rapport.
Li et al. [40] ont montré que, selon la hauteur de la collection sur la tige, les différences
étaient déjà mesurables à l’échelle de la plante, avec les fibres les plus fines et les plus rigides
près de la fleur. Il est toutefois admis que dans un essai de traction, les fibres végétales ont un

15
Généralité et état de l’art Chapitre 1

comportement de décomposition en deux phases. La première, non linéaire, fait référence à la


libre réorientation de la fibrille par une simple rotation dans le sens de la traction. La deuxième
étape fait référence à un comportement élastique linéaire qui permet de calculer un module
linéaire d’élasticité. Placet et coll. [41] ont suggéré une décomposition du comportement en
trois étapes. La première action linéaire des fibrilles de cellulose et de la matrice est due à des
déformations élastiques.
Cela s’accompagne d’une diminution de la rigidité des composants amorphes causée
par le flux visqueux qui leur permet de cristalliser. Enfin, un domaine non linéaire mais rigide
est observé, clarifié par le mouvement de dislocation, une réduction de l’angle micro-fibrillaire
et une rupture interfaciale entre la cellulose cristalline et la dislocation.
Baley et al. [42] ont démontré une amélioration du module Young après une dizaine de cycles
grâce à un essai de traction, ce qui indique qu’un réarrangement structurel est en cours.
Belaadi et al. [38] ont étudié le comportement statique en traction des fibres naturelles
produites par de nouvelles techniques d’extraction. Des essais de traction à fibre unique ont
été effectués à quatre longueurs pour évaluer l’effet de la longueur sur la résistance à la traction
et le module de Young. Les résultats ont été analysés pour quantifier le degré de variabilité de
la résistance des fibres et du module de Young à différentes longueurs.
David-West et al. [39] se sont intéressés sur la réactions des fibres végétales quasi
unidirectionnelles (sisal et lin) des composites à matrice de polyester styrène à différentes
températures de l’échantillon et à des énergies d’impact de (6, 9 et 12 J). Les échantillons à
température ambiante ont été étudiés ainsi que les propriétés d’indentation ont été réalisées à
partir de charges statiques à différentes traverses. Les valeurs d’impact énergétique (6 J) sont
faibles entraînant une fissuration de la matrice et une réduction de la résistance du composite.
Cependant, les grandes valeurs d’impact énergétique produisent une fissuration de la matrice
et une fragmentation des fibres.
Charlet et al. [40] se sont concentrés sur les propriétés mécaniques obtenues par des
essais de traction ainsi que les propriétés des fibres et celles de la matrice (non-tissé. polyester).
La similitude des courbes de traction des composites et des fibres élémentaires est attribuée à
la bonne adhérence des fibres avec la matrice. Les chercheurs ont conclu qu’il y une bonne
évolution des propriétés des composites avec l’augmentation de la fraction volumique de la
fibre. De bonne résultats obtenus pour les le mélange matrice et fibre par rapport aux résultats
des fibres élémentaires.

16
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Figure I-9. Courbe de traction d'une fibre de lin unitaire [41].

[Link] à fibres végétales


I.5.1. Comportement mécanique

Le comportement mécanique des composites végétaux renforcés de fibres varie


considérablement en fonction de la fibre/matrice utilisée et de la structure de renforcement
(fibres courtes ou fibres longues) de la fraction de densité de fibres utilisées. Le module
élastique E et la résistance à la traction σr de différents composites renforcés de fibres
naturelles varient en fonction de type de fibre et la matrice employée dans l’élaboration des
échantillons.

La Figure I.10 compare les propriétés de divers composites divisés par leur fraction
respective de densité afin de se libérer de leur effet. Ce graphique montre l’effet de la matrice
sur les propriétés mécaniques, avec une différence particulière entre les composites à base
d’époxy et de polypropylène (PP). Cette disparité de propriétés peut être atténuée, quoi que
notable, en tenant compte des processus de fabrication associés à ses polymères. En effet, les
composites à base d’époxy sont fabriqués par infusion à partir de tissu tandis que les
composites à base de PP sont produits par injection à partir de fibres courtes.

17
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Figure I-10. Comparaison des propriétés mécaniques réduites de différents composites


renforcés de fibres végétales [9].

En effet, la présence de fibres naturelles ne semble pas avoir un effet réel sur les
propriétés mécaniques du composite. Les propriétés mécaniques varient et comparables en
moyenne, indépendamment de la fibre utilisée. Il semble que les variations de propriétés soient
explicitées par la forme de matrice utilisée et les processus de mise en forme du composite.

Filho et al. [42] ont étudié la Structure en nid d’abeille reconstituée à partir d’un
nouveau composite à base de matières recyclées (caoutchouc). Ce travail décrit le
comportement à la traction et à la rupture des topologies en nid d’abeilles re-entrant en tenant
compte des variations de la largeur, d’épaisseur et d’angle. Après analyse des résultats, les
chercheurs ont constaté que l’épaisseur et la largeur ont un effet significatif sur les propriétés
de traction et le comportement de rupture Figure I.11.

18
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Figure I-11. Essai de traction (a), le masque et la zone marquée (b).

Tiantian et al. [43] ont examiné les structures auxétiques qui présentent un coefficient
de poisson négatif. Quatre structures de différentes géométries de conception de matériaux est
rendue possible par la technique de fabrication additive de pointe, guidée par des essais
expérimentaux et des analyses d’éléments finis. Une étude systématique sur le comportement
de compression des composites auxétiques renforcés et imprimés en 3D a montré une
amélioration significative de leur rigidité et de leur absorption d’énergie comme le montre la
Figure I.12. Cette amélioration des performances mécaniques est due à l’effet du coefficient
de poisson négatif, qui rend la matrice dans un état de compression bi-axiale et fournit donc
un support supplémentaire.

19
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Figure I-12. Schémas des structures (a) en treillis, (b) composites renforcées en treillis et (c)
spécimens composites renforcés en treillis imprimés en 3D composés de 4x4 cellules
unitaires avec nid d’abeille re-entrant, cellule chirales, nid d’abeille et structures en treillis.
Aussi, Tiantian et al. [44] ont mené une étude sur une nouvelle classe de composites
sandwichs qui présentent divers comportements en chargement de flexion. Ces structures
sandwiches programmées, contiennent des matériaux de base imprimés en 3D avec des
topologies en nid d’abeille conventionnelles, en nid d’abeille re-entrant et truss. Des essais de
flexion en trois points sont effectués pour étudier le comportement de flexion de ces
composites sandwichs. Les structures truss présentent une grande rigidité et une résistance en
flexion Figure I.13.

20
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Figure I-13. Conception de la cellule élémentaire des structures truss, du nid d'abeille
conventionnel et de la structure en nid d'abeille re-entrant.

L est la longueur des parois cellulaires inclinées des structures truss; t c'est le épaisseur des
parois cellulaires ; et ϴ est l'angle entre les parois de cellule inclinées. Les formes des
structures en nid d'abeilles régulières et re-entrant sont décrites comme la longueur des parois
cellulaires verticales, H; la longueur des parois cellulaires inclinées, L; l'épaisseur des parois
cellulaires, t, et l'angle entre les parois cellulaires verticales et inclinées, ϴ.

El-Sabbagh et al. [45] a constaté qu’une proportion d’un dixième de la masse de fibres
permettait d’obtenir les meilleures propriétés en augmentant la rigidité de 10 % et la résistance
du composite de 30 %. Cependant, dans le cas de la matrice composite PP, l’effet de la fibre
est remarquable car les propriétés de la rigidité et de la résistance du composite diminuent
comme l’explique la Figure I.14.

21
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Figure I-14 Effet de MAPP:NF sur : (a,b) Rigidité (c,d) Résistance (e,f) Allongement (g,h)
Impact.

Stocchi et al.[46] ont exploré les composites renforcés de fibres naturelles constitués
d’une matrice de vinylester renforcée avec du tissu de jute, présenté comme indiqué dans la
Figure I-15. Des nids d’abeilles de 6 et 10 mm sont fabriquées à l’aide de deux techniques de
moulage par compression. Les résultats de cette étude suggèrent que les structures renforcées
au jute présentent un bon comportement par rapport aux structures standard (sans fibres).

22
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Figure I-15 Noyau en nid d’abeille fabriqué à l’aide du moule avec les inserts fixes

Rao et al.[47] ont étudié les structures nid d’abeilles de matrice polypropylène
renforcée avec une courte fibre en sisal comme le montre la Figure I.16. Les structures
renforcées étaient mécaniquement supérieurs, ce qui a permis d’améliorer les forces et les
modules spécifiques de plus du double de ceux du noyau non renforcé. De plus, l’alignement
des fibres le long du processus d’extrusion a permis d’aligner la direction principale des fibres
dans la direction de chargement, améliorant ainsi la rigidité des parois des cellules.

Figure I-16 Défaillances séquentielles de la structure en nid d’abeilles en sisal-PP : (a) début
de l’essai et (b) formation de charnières en plastique pointées par les flèches.

23
Généralité et état de l’art Chapitre 1

Ajdari et al.[48] ont examiné les propriétés mécaniques et le comportement des nids
d’abeilles classiques. L’étude a donné une nouvelle approche de l’évolution des structures
cellulaires de faible poids avec des propriétés beaucoup plus améliorées. Ainsi, Ajdari et
al.[49] ont montré le comportement d’une structure cellulaire à gradient de densité par
changement progressif de l’épaisseur de la paroi cellulaire, et ont analysé son mécanisme de
déformation à des vitesses d’écrasement faibles et élevées. Lira et al.[50] ont fourni une
solution pratique pour améliorer la rigidité transversale au cisaillement du nid d’abeille en
faisant varier la paroi horizontale et l’épaisseur sur l’ensemble du panneau.

[Link]

Ce chapitre présente une analyse bibliographique réalisée dans le but de se familiariser


avec les matériaux composites et les fibres naturelles. L’objectif est de constituer une base de
connaissances qui pourra être utilisée par la suite pour le choix des différents matériaux
nécessaires à la réalisation d’un produit à base de constituants naturels. Tout d’abord, les
notions et définitions principales relatives aux fibres naturelles sont rappelées. Puis les
matériaux composites sont définis, ainsi que les différents éléments qui les composent. De
nombreux types et architectures de structures sont décrits, ainsi que différentes matrices et
particulièrement des matrices polymères. Une revue de la littérature portant spécifiquement
sur les renforts et les matrices en polymère également présentée. Par la suite, des travaux de
recherche bibliographique y sont présentés en vue de faire une bonne comparaison avec ceux
-ci ultérieurement. Toutes ces informations bibliographiques peuvent alors être utilisées pour
choisir une matrice, un renfort dans le but de constituer une structure bio-composite, ainsi
qu’un procédé de fabrication compatible avec les différents constituants utilisés.

24
Généralité et état de l’art Chapitre 1

I.7.Références

[1] S. Liang, “Etude de comportement en fatigue des composites renforcés par fibres
végétales : prise en compte de la variabilité des propriétés,” 2012.

[2] D. Gay, “Matériaux composites,” 5 eme édit. Hermes Science, Lavoisier, 2005. .

[3] N. Nassir, R. S. Birch, W. J. Cantwell, Q. Y. Wang, L. Q. Liu, and Z. W. Guan, “The


perforation resistance of glass fibre reinforced PEKK composites,” Polym Test, vol. 72,
pp. 423–431, 2018, doi: [Link]

[4] M. S. El-wazery, M. I. EL-Elamy, and S. Zoalfakar, “Mechanical properties of glass


fiber reinforced polyester composites,” Int J Appl Sci Eng, vol. 14, pp. 121–131, Feb.
2017.

[5] M. J. Shukla, D. S. Kumar, K. K. Mahato, D. K. Rathore, R. K. Prusty, and B. C. Ray,


“A comparative study of the mechanical performance of Glass and Glass/Carbon hybrid
polymer composites at different temperature environments,” IOP Conf Ser Mater Sci
Eng, vol. 75, p. 12002, 2015, doi: 10.1088/1757-899x/75/1/012002.

[6] C. Baley, “Fibres naturelles de renfort pour matériaux composites,” Tech L’ingénieur,
Jan. 2004.

[7] E. W. and T. Kraus, “Composites Market Report 2016,” 2016. .

[8] A. Sharma, “Heatsink Market Analysis, Segments & Forecast Report to 2025,” Sep.
2019.

[9] L. Freund, “Étude du vieillissement hygrothermique des composites renforcés de fibres


naturelles : approche expérimentale et modélisation,” 2018.

[10] Z. N. Azwa, B. F. Yousif, A. C. Manalo, and W. Karunasena, “A review on the


degradability of polymeric composites based on natural fibres,” Mater Des, vol. 47,
2013, doi: 10.1016/[Link].2012.11.025.

[11] M. Ho et al., “Critical factors on manufacturing processes of natural fibre composites,”


Compos Part B Eng, vol. 43, no. 8, pp. 3549–3562, 2012, doi:
[Link]

[12] M. J. John and R. D. Anandjiwala, “Chemical modification of flax reinforced


polypropylene composites,” Compos Part A Appl Sci Manuf, vol. 40, no. 4, pp. 442–
448, 2009, doi: [Link]

[13] K. Charlet, C. Baley, C. Morvan, J. P. Jernot, M. Gomina, and J. Bréard,

25
Généralité et état de l’art Chapitre 1

“Characteristics of Hermès flax fibres as a function of their location in the stem and
properties of the derived unidirectional composites,” Compos Part A Appl Sci Manuf,
vol. 38, 2007, doi: 10.1016/[Link].2007.03.006.

[14] K. Oksman, “Mechanical Properties of Natural Fibre Mat Reinforced Thermoplastic,”


Appl Compos Mater, vol. 7, no. 5, pp. 403–414, 2000, doi: 10.1023/A:1026546426764.

[15] A. Arbelaiz, B. Fernández, G. Cantero, R. Llano-Ponte, A. Valea, and I. Mondragon,


“Mechanical properties of flax fibre/polypropylene composites. Influence of
fibre/matrix modification and glass fibre hybridization,” Compos Part A Appl Sci
Manuf, vol. 36, no. 12, pp. 1637–1644, 2005, doi:
[Link]

[16] A. Arbelaiz, B. Fernández, J. A. Ramos, and I. Mondragon, “Thermal and


crystallization studies of short flax fibre reinforced polypropylene matrix composites:
Effect of treatments,” Thermochim Acta, vol. 440, no. 2, pp. 111–121, 2006, doi:
[Link]

[17] T. Stuart, Q. Liu, M. Hughes, R. D. McCall, H. S. S. Sharma, and A. Norton, “Structural


biocomposites from flax—Part I: Effect of bio-technical fibre modification on
composite properties,” Compos Part A Appl Sci Manuf, vol. 37, no. 3, pp. 393–404,
2006, doi: [Link]

[18] Q. Liu and M. Hughes, “The fracture behaviour and toughness of woven flax fibre
reinforced epoxy composites,” Compos Part A Appl Sci Manuf, vol. 39, no. 10, pp.
1644–1652, 2008, doi: [Link]

[19] I. Van de Weyenberg, T. Chi Truong, B. Vangrimde, and I. Verpoest, “Improving the
properties of UD flax fibre reinforced composites by applying an alkaline fibre
treatment,” Compos Part A Appl Sci Manuf, vol. 37, no. 9, pp. 1368–1376, 2006, doi:
[Link]

[20] I. Van de Weyenberg, J. Ivens, A. De Coster, B. Kino, E. Baetens, and I. Verpoest,


“Influence of processing and chemical treatment of flax fibres on their composites,”
Compos Sci Technol, vol. 63, no. 9, pp. 1241–1246, 2003, doi:
[Link]

[21] S. Alix, E. Philippe, A. Bessadok, L. Lebrun, C. Morvan, and S. Marais, “Effect of


chemical treatments on water sorption and mechanical properties of flax fibres,”
Bioresour Technol, vol. 100, no. 20, pp. 4742–4749, 2009, doi:

26
Généralité et état de l’art Chapitre 1

[Link]

[22] S. Amroune, A. Belaadi, and A. Makhlouf, “Statistical and Experimental Analysis of


the Mechanical Properties of Flax Fibers,” J Nat Fibers, May 2020, doi:
10.1080/15440478.2020.1775751.

[23] S. Amroune, A. Belaadi, R. Dalmis, Y. Seki, A. Makhlouf, and H. Satha,


“Quantitatively Investigating the Effects of Fiber Parameters on Tensile and Flexural
Response of Flax/Epoxy Biocomposites,” J Nat Fibers, vol. xx, pp. 1–18, Jul. 2020.

[24] D. Ray, B. K. Sarkar, S. Das, and A. K. Rana, “Dynamic mechanical and thermal
analysis of vinylester-resin-matrix composites reinforced with untreated and alkali-
treated jute fibres,” Compos Sci Technol, vol. 62, no. 7, pp. 911–917, 2002, doi:
[Link]

[25] B. K. Sarkar and D. Ray, “Effect of the defect concentration on the impact fatigue
endurance of untreated and alkali treated jute–vinylester composites under normal and
liquid nitrogen atmosphere,” Compos Sci Technol, vol. 64, no. 13, pp. 2213–2219,
2004, doi: [Link]

[26] T. Munikenche Gowda, A. C. B. Naidu, and R. Chhaya, “Some mechanical properties


of untreated jute fabric-reinforced polyester composites,” Compos Part A Appl Sci
Manuf, vol. 30, no. 3, pp. 277–284, 1999, doi: [Link]
835X(98)00157-2.

[27] M. Bourahli, “Caractérisation d’un composite verre époxy,” [Link], 2018.

[28] N. Suppakarn and K. Jarukumjorn, “Mechanical properties and flammability of sisal/PP


composites: Effect of flame retardant type and content,” Compos Part B Eng, vol. 40,
no. 7, pp. 613–618, 2009, doi: [Link]

[29] M. Q. Zhang, M. Z. Rong, and X. Lu, “Fully biodegradable natural fiber composites
from renewable resources: All-plant fiber composites,” Compos Sci Technol, vol. 65,
no. 15, pp. 2514–2525, 2005, doi: [Link]

[30] A. N. Towo and M. P. Ansell, “Fatigue of sisal fibre reinforced composites: Constant-
life diagrams and hysteresis loop capture,” Compos Sci Technol, vol. 68, no. 3–4, 2008,
doi: 10.1016/[Link].2007.08.021.

[31] A. N. Towo and M. P. Ansell, “Fatigue evaluation and dynamic mechanical thermal
analysis of sisal fibre-thermosetting resin composites,” Compos Sci Technol, 2008, doi:
10.1016/[Link].2007.08.022.

27
Généralité et état de l’art Chapitre 1

[32] W. Wongsorat, N. Suppakarn, and K. Jarukumjorn, “Mechanical Properties,


Morphological Properties, and Cure Characteristics of Sisal Fiber/Natural Rubber
Composites: Effects of Fiber and Compatibilizer Content,” Adv Mater Res, vol. 123–
125, pp. 1171–1174, Aug. 2010, doi: 10.4028/[Link]/AMR.123-125.1171.

[33] M. John, S. Thomas, and K. Varughese, “Biodegradability and Aging Studies of Hybrid
Biofiber Reinforced Natural Rubber Biocomposites,” J Biobased Mater Bioenergy, vol.
1, pp. 118–126, Apr. 2007, doi: 10.1166/jbmb.2007.013.

[34] A. Bessadok et al., “Effect of chemical treatments of Alfa (Stipa tenacissima) fibres on
water-sorption properties,” Compos Sci Technol, vol. 67, no. 3, pp. 685–697, 2007, doi:
[Link]

[35] M. Paula, “Sisal cellulose acetates obtained from heterogeneous reactions,” Express
Polym Lett - EXPRESS POLYM LETT, vol. 2, pp. 423–428, Jun. 2008, doi:
10.3144/expresspolymlett.2008.51.

[36] S. Fávaro, “Chemical, morphological and mechanical analysis of sisal fiber-reinforced


recycled high-density polyethylene composites,” Express Polym Lett - EXPRESS
POLYM LETT, vol. 4, pp. 465–473, Jul. 2010, doi: 10.3144/expresspolymlett.2010.59.

[37] C. Baley and A. Bourmaud, “Average tensile properties of French elementary flax
fibers,” Mater Lett, vol. 122, 2014, doi: 10.1016/[Link].2014.02.030.

[38] A. Bezazi, A. Belaadi, M. Bourchak, F. Scarpa, and K. Boba, “Novel extraction


techniques, chemical and mechanical characterisation of Agave americana L. natural
fibres,” Compos Part B Eng, vol. 66, pp. 194–203, 2014.

[39] O. S. David-West, W. M. Banks, and R. A. Pethrick, “A study of the effect of strain


rate and temperature on the characteristics of quasi-unidirectional natural fibre
reinforced composites,” Proc Inst Mech Eng Part L J Mater Des Appl, vol. 225, 2011,
doi: 10.1177/0954420711404635.

[40] K. Charlet, J.-P. Jernot, L. Bizet, and J. Bréard, “Mechanical Properties of Flax Fibers
and of the Derived Unidirectional Composites,” J Compos Mater - J Compos MATER,
vol. 44, pp. 2887–2896, Nov. 2010, doi: 10.1177/0021998310369579.

[41] A. Bourmaud, C. Morvan, A. Bouali, V. Placet, P. Perré, and C. Baley, “Relationships


between micro-fibrillar angle, mechanical properties and biochemical composition of
flax fibers,” Ind Crops Prod, vol. 44, pp. 343–351, 2013, doi:
[Link]

28
Généralité et état de l’art Chapitre 1

[42] S. L. M. R. Filho et al., “Failure analysis and Taguchi design of auxetic recycled rubber
structures,” Phys status solidi, vol. 251, no. 2, pp. 338–348, Feb. 2014, doi:
10.1002/pssb.201384258.

[43] T. Li, Y. Chen, X. Hu, Y. Li, and L. Wang, “Exploiting negative Poisson’s ratio to
design 3D-printed composites with enhanced mechanical properties,” Mater Des, vol.
142, pp. 247–258, Mar. 2018, doi: 10.1016/[Link].2018.01.034.

[44] T. Li and L. Wang, “Bending behavior of sandwich composite structures with tunable
3D-printed core materials,” Compos Struct, vol. 175, pp. 46–57, 2017, doi:
[Link]

[45] A. El-Sabbagh, “Effect of coupling agent on natural fibre in natural fibre/polypropylene


composites on mechanical and thermal behaviour,” Compos Part B Eng, vol. 57, pp.
126–135, 2014, doi: [Link]

[46] A. Stocchi, L. Colabella, A. Cisilino, and V. Álvarez, “Manufacturing and testing of a


sandwich panel honeycomb core reinforced with natural-fiber fabrics,” Mater Des, vol.
55, pp. 394–403, 2014, doi: [Link]

[47] S. Rao, K. Jayaraman, and D. Bhattacharyya, “Short fibre reinforced cores and their
sandwich panels: Processing and evaluation,” Compos Part A Appl Sci Manuf, vol. 42,
no. 9, pp. 1236–1246, 2011, doi: [Link]

[48] A. Ajdari, B. H. Jahromi, J. Papadopoulos, H. Nayeb-Hashemi, and A. Vaziri,


“Hierarchical honeycombs with tailorable properties,” Int J Solids Struct, vol. 49, no.
11–12, pp. 1413–1419, 2012.

[49] A. Ajdari, H. Nayeb-Hashemi, and A. Vaziri, “Dynamic crushing and energy


absorption of regular, irregular and functionally graded cellular structures,” Int J Solids
Struct, vol. 48, no. 3, pp. 506–516, 2011, doi:
[Link]

[50] C. Lira and F. Scarpa, “Transverse shear stiffness of thickness gradient honeycombs,”
Compos Sci Technol, vol. 70, no. 6, pp. 930–936, 2010, doi:
[Link]

29
Chapitre II.
COMPORTEMENT EN COMPRESSION DES STRUCTURES
BIOCOMPOSITES A RENFORT EN FIBRE NATURELLES :
APPLICATION AUX BIOCOMPOSITES SANDWICHES

Contenu du chapitre Page

II.1. Introduction ...................................................................................................................30


II.2. Préparation des structures sandwich ..............................................................................32
II.3. Plan d’expérience et méthode de Taguchi .....................................................................35
II.4. Résultats et discussion ...................................................................................................36
II.4.1. Contrainte de compression .........................................................................................42
II.4.2. Déformation en compression ......................................................................................43
II.4.3. Energie d’absorption...................................................................................................43
II.5. Conclusion .....................................................................................................................46
[Link] ........................................................................................................................47
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

Chapitre II :
COMPORTEMENT EN COMPRESSION DES
STRUCTURES BIOCOMPOSITES A RENFORT EN
FIBRES NATURELLES : APPLICATION AUX
BIOCOMPOSITES SANDWICHES

II.1. Introduction
Les propriétés multifonctionnelles des solides cellulaires ont suscité un grand intérêt dans
leur application dans des structures extrêmement légères [1]. Les propriétés les plus pertinentes
sont celles fournies utilisant des cellules solides en raison de l’existence de structures vides
formant un panneau de poids spécifique inférieur aux matériaux conventionnels. Les effets sur
l’environnement ont motivé l’utilisation de structures en nid d’abeilles fabriquées à partir de
structures de faible densité pour être utilisées dans diverses applications telles que la construction
mécanique, la construction chimique, l’aérospatiale, biomédecine et bien d’autres [2][3]. Une
structure en nid d’abeille offre une grande résistance et une forte capacité à absorber l’impact
énergétique (structures composites sandwichs) [3][4]. La plupart des recherches ont été
effectuées afin d’obtenir de bonnes propriétés basées sur la cellule optimale de la structure en
nid d’abeilles. Les résultats obtenus sont également présentés aussi dans le même plan d’étude
en faisant varier les angles des cellules unitaires [5]. Ajdari et al. [6] ont étudié les propriétés
mécaniques des hiérarchies en nid d’abeille dans le plan ainsi que leur comportement.
L’étude a fourni une nouvelle approche pour développer des structures cellulaires de
faible poids avec des propriétés assez améliorées. Des recherches ont montré que les nids
d’abeilles à structure carrée ou triangulaire montrent un bon comportement à l’écrasement et une
très grande résistance à l’étirement dans le plan. Parallèlement, Yicheng et coll. [7] ont étudié le
comportement de la structure en nid d’abeille renforcée par des fibres naturelles. Ils ont examiné
la réponse au fluage du composite polymère thermodurcissable renforcé de fibres naturelles
comportant une cellule en nid d’abeille pendant 30 jours pour une humidité relative de 65%. Les
panneaux sandwich testés présentent des propriétés viscoélastiques linéaires pour une contrainte
de 30 % alors que l’augmentation d’humidité provoque l’accélération de la déformation par
fluage.

30
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

Petrone et coll. [8] ont décrit la réponse d'impact des cellules en nid d'abeilles écologique
renforcé en fibre de lin combinée à du polyéthylène. Ils ont utilisé des nids d'abeilles en
polyéthylène renforcés de fibres courtes continues et unidirectionnelles. Ils ont constaté une
variation d’énergie absorbée influencée par la hauteur de la structure. Cependant, les structures
fabriquées à partir de composites renforcés de fibres continues ont montré une meilleure réponse
à la charge d'impact par rapport à celles renforcées de fibres courtes.
De plus, Ju et al. [3] ont étudié les propriétés élastiques des structures auxétiques avec différentes
géométries de cellules sous charge de cisaillement simple alors que Zied et al. [9] ont modifié la
structure en nid d'abeilles re-entrant pour améliorer la rigidité en plan en maintenant le
comportement auxétique.
Wang et coll. [10] ont mené des études sur les structures auxétiques susceptibles d'être utilisées
dans des applications divers en raison de leurs bonnes caractéristiques mécaniques. De plus,
Lekesiz et al. [11] ont réalisé trois type de structures re-entrant en acier inoxydable (316L) en
utilisant trois cellules unitaires de dimensions différentes et les ont testé sous chargement
uniaxial à l'aide d'une machine d'essai universelle.
Mohd et al. [12] ont étudié les propriétés de compression des matériaux à cellule carré et
triangulaire en nid d’abeille à base de polypropylène (PP) et d’acide polylactique (PLA) de lin
mélangés. Les résultats ont montré que la structure en PP présente de bonnes propriétés
mécaniques (propriétés de traction) et une absorption d’énergie par rapport aux autres structures
en PLA. En outre, il a été constaté que la structure en nid d’abeille carrée est meilleure que la
structure triangulaire.
Rao et al. [13] ont signalé dans leur étude sur les nids d’abeilles en PP renforcés de fibres de
sisal que l’énergie absorbée par les noyaux en sisal-PP est beaucoup plus importante que celle
des nids d’abeilles non renforcés, de plus les structures renforcées ont de meilleures propriétés
mécaniques. Lira et al. [14] ont défini les propriétés de rigidité transversale en cisaillement d’un
nouveau nid d’abeille ayant un rapport de coefficient de poisson nul. Les courbes de rigidité au
cisaillement ainsi obtenues ont permis de comparer la configuration en silicomb avec les
structures en nids d’abeilles classiques, symétriques centrées et rectangulaires. La structure
silicomb offre le même comportement spécifique au cisaillement avec une densité inférieure de
20%. Le mélange des angles internes des cellules donne à la plate-forme cellulaire de silicomb
une plus grande flexibilité en termes de réalisation des structures sandwich à géométrie
complexe. D’autres chercheurs comme. Chen et al. [15] ont produit un silicomb à structure
cellulaire courbée et ont observé un bon arrangement entre la modélisation par éléments finis et

31
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

le comportement mécanique prédit par les essais en flexion à 3 points. La géométrie du silicomb
fournit une densité relative minimale et une rigidité maximale tout en atteignant des niveaux de
contrainte élevés.
Dans le cadre de cette étude, les propriétés mécaniques des fibres utilisées ont déjà été rapportées
par Belaadi et al. [16]. L’augmentation potentielle de l’application des biocomposites a justifié
la nécessité de tenir compte de leur capacité de développement commerciale [17][18].
Ce chapitre présente une étude comparative du comportement en compression uniaxiale des
structures en nid d’abeille, nid d’abeille re-entrant et en silicomb dans leur plan. Tous les
modèles ont été réalisés sur des échantillons développés avec le procédé de moulage. Ces
échantillons sont à base d’un mélange de résine époxy et de fibres naturelles (lin, jute et sisal).
Le recours aux fibres a pour avantage d'augmenter la résistance à la compression des composites
contenants 50% de fibres. La déformation et les modes de défaillance des différentes cellules
ainsi que leur performance ont été examinés. Les résultats ainsi obtenus sont présentés puis
comparés avec ceux de la littérature.

II.2. Préparation des structures sandwich


Dans cette étude, trois types de fibres naturelles sont exploités : le lin, le jute et le sisal.
Les fibres utilisées sont illustrées à la Figure II.1, nous sont fournies par l’usine de cordes de
Blida, en Algérie.
La surface des fibres individuelles de lin, de jute et de sisal a été analysée à l’aide d’un
microscope électronique à balayage (MEB) JSM-7600F. Pour rendre les fibres conductrices, les
échantillons ont été revêtus d’une fine couche d’or. Les images du MEB ont été traitées à une
tension d’accélération de 10 kV, comme le montre la Figure II.1. La résine époxy (MEDAPOXY
STR) utilisée pour la fabrication des composites a été fournie par la société GRANITEX Alger-
Algérie. Les échantillons de biocomposites préparés pour la caractérisation mécanique ont été
réalisés par moulage. Les dimensions des éprouvettes réalisées sont de 100 mm de long, 100 mm
de large et 10 mm d’épaisseur avec des fibres de 10 mm de long. Afin de fabriquer les
échantillons, trois structures ont été conçues à l’aide du logiciel SOLIDWORKS. Ensuite, les
noyaux ont été produits à l’aide d’une imprimante 3D qui utilise un filament de PLA présentant
de bonnes caractéristiques comme la biodégradabilité et la biocompatibilité (Figure II.2).
La liste complète des paramètres utilisés dans l’impression 3D (3D UP MINI 2) pour tous les
types d’échantillons est présentée au Tableau II.1. Jamshidian et al. [18] et Lyes et al.[19] ont
publié les propriétés mécaniques du PLA à savoir 2852 MPa pour le module de traction et 38,5

32
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

MPa pour la limite d’élasticité lors des essais conformément à la norme ISO 527. Enfin, le
matériau final a été introduit dans des moules aux dimensions suivantes (100x100x10 mm,
100x100x20 mm et 100x100x30 mm). Pour assurer le durcissement du mélange, les échantillons
ont été conservés à l’air libre pendant 24 heures afin d’obtenir une polymérisation complète de
la résine. Ensuite, les échantillons ont été séchés à l’air libre à température ambiante (25°C). Les
conditions expérimentales ont été fixées en variant les facteurs : épaisseur ou hauteur de la
structure (10, 20 et 30 mm) et type de fibre. Cependant, l’épaisseur de la paroi cellulaire est de
3 mm et l’angle interne entre les parois de cellules horizontales et verticales est de 120 ° pour la
structure en nid d’abeille, de 65 ° pour le nid d’abeille re-entrant et de 95 ° pour la structure en
silicomb. Plus de 5 échantillons de chaque type de biocomposites ont été testés sur la machine
Zwick/Roell 050 Z équipée d’une cellule de charge de 50 kN et d’un capteur linéaire intégré
pour mesurer le mouvement de la traverse. La machine est contrôlée par le logiciel Test expert
II qui permet d’enregistrer les résultats obtenus sous forme de rapport d'essai.
Les essais de compression quasi-statique sur les échantillons ont été effectués
conformément aux normes ASTM D695. Ces essais ont été réalisés à une température ambiante
de 25 °C avec un taux d’humidité relative d’environ 50 % à une vitesse constante de 1 mm/min.

33
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

Figure II-1. Micrographies des fibres naturelles ainsi que leur morphologie de surface : (a) aperçu
général, (b) sisal, (c) lin et (d) fibres de jute.

34
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

Figure II-2. Étapes de fabrication des structures en nid d’abeille, en re-entrant et en silicomb :
(a) Dessin de structure numérique (silicomb) avec le logiciel Solid Works, (b) structures
obtenues par impression 3D, (c) moule en résine de silicone (d) structures finales, (e) structure
en nid d’abeille finale (f) structure finale en re-entrant et (g) structure finale en silicomb.

Tableau II-1. Paramètres d’impression 3D utilisés pour la fabrication des échantillons testés
dans cette étude.

Epaisseur de couche (mm) 0,15 à 0,35

Densité intercalaire (%) 100

Température impression (C) 220

Température de lit d’imprimante (C) 60

Vitesse d’impression (mm/s) 15

Débit (%) 100

L’adhérence au lit d’impression Délivrer au lit

II.3. Plan d’expérience et méthode de Taguchi

Une méthode de conception expérimentale orthogonale a été proposée par Taguchi qui
représente l’ensemble des outils statistiques afin de définir la combinaison optimale des variables
impliquées dans un processus donné. L’avantage ultime de cette approche est la possibilité
d’inspecter les principaux effets des paramètres de façon indépendante [20]. Le logiciel utilisé
dans cette technique est MINITAB Version 16.0. Cette technique est basée sur l’évaluation du
rapport signal-bruit (S/N). Il existe trois catégories de S/N, en fonction des caractéristiques
essentielles telles que les plus petites et les plus grandes.

𝑆⁄𝑁 = −10 log10 (∑𝑛𝑖=1 𝑦𝑖2 )/𝑛 (1)

où "n" est le nombre de l’expérience, y compris la répétition, et "y" est le score des valeurs
utilisant un taux plus faible est le meilleur des données expérimentales "i", appliquées pour les
réponses du taux de déformation.

𝑆⁄𝑁 = −10 log10 (∑𝑛𝑖=1 1/𝑦𝑖2 )/𝑛 (2)

où "n" est le nombre de l’expérience, y compris la répétition, et "y" est le score des valeurs
utilisant un taux plus élevé est le meilleur des données expérimentales "i", appliquées pour les

35
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

réponses du taux de contrainte de compression et l’énergie d’absorption. Les origines du rapport


signal-bruit ont été obtenues en appliquant les lois de traitement des signaux. Il est important de
faire la différence entre le message diffusé (signal) et la variation arbitraire du système lui-même
(bruit). Le rapport S/N estime les propriétés des facteurs. Le système est supérieur car il s’agit
d’un rapport signal-bruit bien, il est plus clair de sorte que le message peut être détaché du bruit.
Ainsi, la productivité des méthodes de correction peut être estimée à l’aide de leur S/N [21]. Le
tableau de matrice orthogonale Taguchi Design (L9) est utilisé pour déterminer l’effet de chaque
facteur sur les réponses suivantes : contrainte de compression, déformation de compression et
énergie d’absorption. Le Tableau II.2 présente les différents paramètres (épaisseur, type de
fibres) utilisés dans les tests pour les trois types de structures.

II.4. Résultats et discussion

Les tests expérimentaux sont effectués selon le plan de Taguchi (L9). Il comprend neuf
expériences pour chaque structure (nid d’abeille, Re-entrant nid d’abeille et silicomb) par
combinaison des différents niveaux des paramètres variés à savoir, le type de fibre et le type de
structure. Le total de cette combinaison est de (32 ou 9). Les niveaux de facteurs sont présentés
dans le Tableau II.2.

Tableau II-2. Facteurs de niveaux pour l’élaboration de structures en nid d’abeilles, re-entrant
et en silicomb.

Facteur Niveau-1 Niveau-2 Niveau-3


Structure nid d’abeille
Type de fibre Lin Jute Sisal
Epaisseur (mm) 10 20 30
Structure re-entrant
Type de fibre Lin Jute Sisal
Epaisseur (mm) 10 20 30
Structure silicomb
Type de fibre Lin Jute Sisal
Epaisseur (mm) 10 20 30

Les résultats des contraintes de compression pour les structures en nid d’abeille, en nid d’abeille
re-entrant et en silicomb sont présentés dans le Tableau II.3. L’analyse des résultats obtenus, a
révélé que la structure de re-entrant a donné le meilleur comportement au test de compression
par rapport aux autres structures aussi a montré les plus faibles dommages géométriques
observés. De plus, le phénomène de l’auxétisme apparaît bien pour le test de compression. Ces

36
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

chiffres suggèrent que les valeurs d’absorption d’énergie sont plus importantes dans les nids
d’abeilles et les silicomb des structures conventionnelles.

Tableau II-3. Résultats expérimentaux de la conception de Taguchi pour les trois structures
utilisées dans cette étude.

Déformation
Contrainte de Energie
Type de Epaisseur de
Test compression d’absorption
fibre (mm) compression
(MPa) (j/m3)*103
ε (%)
Structure nid d’abeille
1 Lin 10 25,55 17,26 20,12
2 Lin 20 43,65 28,77 33,65
3 Lin 30 68,80 35,77 51,23
4 Jute 10 24,28 15,49 19,65
5 Jute 20 39,81 26,25 31,65
6 Jute 30 61,33 32,79 46,87
7 Sisal 10 20,96 13,87 17,02
8 Sisal 20 31,96 23,60 25,36
9 Sisal 30 55,20 29,52 41,56
Structure re-entrant
1 Lin 10 17,57 3,85 22,12
2 Lin 20 34,45 6,92 38,37
3 Lin 30 48,62 9,31 57,99
4 Jute 10 20,46 4,60 18,11
5 Jute 20 36,85 7,89 34,46
6 Jute 30 52,00 10,44 47,13
7 Sisal 10 17,46 3,16 18,35
8 Sisal 20 33,95 6,24 33,48
9 Sisal 30 47,35 8,80 42,36
Silicomb structure
1 Lin 10 28,37 3,78 12,46
2 Lin 20 54,11 6,55 24,43
3 Lin 30 81,77 8,21 34,48
4 Jute 10 25,53 3,89 14,51
5 Jute 20 48,59 6,48 26,13
6 Jute 30 66,45 8,03 36,88
7 Sisal 10 24,45 2,47 12,38
8 Sisal 20 47,21 5,81 24,07
9 Sisal 30 52,67 7,21 33,58
Le Tableau II.4 présente les résultats des ratios S/N, calculés d’après Eq. (1) et Eq. (2),
pour les propriétés mécaniques des structures étudiées (nid d’abeille, nid d’abeille re-entrant et
silicomb). Il a été constaté que la combinaison optimale correspondant à une contrainte de

37
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

compression plus élevée pour toutes les structures est (33,99 MPa pour la fibre de lin et 36,38
pour l’épaisseur 30 mm). Cependant, la combinaison correspondant à des valeurs plus petites de
la contrainte de compression est (29,65 MPa pour la fibre de sisal et 25,43 MPa pour l’épaisseur
10 mm). Pour la déformation par compression, la combinaison (-28,33 MPa pour la fibre de sisal
et -30,26 MPa pour l’épaisseur 30 mm) a montré les valeurs les plus faibles parmi les structures
testées. Par conséquent, elle représente la combinaison optimale. Cependant, la combinaison
correspondant à des valeurs plus élevées est (-13,43 pour la fibre de sisal et -10,4 MPa pour
l’épaisseur 10 mm). Enfin, on constate que la combinaison optimale correspondant à une
absorption d’énergie plus élevée pour toutes les structures est (31,01 MPa pour le type de fibre
de lin 33,76 pour une épaisseur de 30 mm), mais la combinaison (26,67 MPa pour la fibre de
sisal et 22,34 MPa pour l’épaisseur 10 mm) a montré des valeurs inférieures obtenues. Les
résultats indiquent que la structure re-entrant (auxétique) présente un niveau d’énergie
d’absorption nettement plus élevé que la structure non auxétique (structures nid d’abeille et
silicomb) et présente une bonne déformation de compression. Le nid d’abeille classique est le
deuxième meilleur car il présente moins de valeurs d’absorption d’énergie et de déformation en
compression. Cependant, la structure en silicomb présente les plus faibles valeurs d’absorption
d’énergie de toutes les structures et les contraintes de compression élevées. Ces résultats
fournissent des orientations directrices pour l’ingénierie et le développement d’une nouvelle
classe de composites renforcés auxétiques avec des performances mécaniques améliorées pour
une large gamme d’applications et de création de matériaux multifonctionnels. Les résultats de
l’ANOVA résumés dans le Tableau II.5 révèlent que les propriétés mécaniques, à savoir la
contrainte de compression, la déformation et l’absorption d’énergie. La structure nid d’abeille
est fortement influencée par l’épaisseur de la structure avec les contributions respectives de
93,83%, 93,40% et 93,97%. L’influence du type de fibre est moins significative avec seulement
6,17%, 6,59% et 6,03% de contribution, respectivement. Pour la structure en nid d’abeille re-
entrant, la contrainte de compression, la déformation et l’absorption d’énergie sont fortement
influencées par l’épaisseur de la structure avec les contributions de 98,57%, 92,62% et 95,87 %,
respectivement. L’effet du type de fibre est également moins significatif avec seulement 1,43%,
7,38% et 4,13% de la contribution, respectivement. Pour la structure en silicomb, la contrainte
de compression, la déformation et l’absorption d’énergie sont fortement influencées par
l’épaisseur de la structure avec les contributions respectives de 93,9%, 92,16% et 98,57 %.
L’influence du type de fibre s’avère moins significative avec seulement 6,10, 7,83 et 1,43 de

38
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

contribution, respectivement. La Figure II.3 montre le comportement mécanique des composites


en nid d’abeille et en silicomb soumis à un essai de compression.

Tableau II-4. Valeurs rapport S/N.

Energie
Contrainte de Déformation de d’absorption
compression compression
(plus grande et meilleure) (plus petite et meilleure) (plus grande et
meilleure)
Type de Type de Type de
Niveau Epaisseur Epaisseur Epaisseur
fibre fibre fibre
1 32,57 27,43 -28,33 -23,79 30,27 25,52
Structure 2 31,82 31,63 -27,50 -28,34 29,76 29,54
nid 3 30,46 35,78 -26,57 -30,26 28,36 33,33
d’abeille Delta 2,11 8,35 1,76 6,47 1,91 7,81
Rank 2 1 2 1 2 1
1 29,79 25,32 -15,97 -11,66 31,01 25,34
Structure
2 30,62 30,90 -17,20 -16,89 29,79 30,97
nid
3 29,65 33,86 -14,94 -19,55 29,27 33,76
d’abeille
Delta 0,97 8,54 2,26 7,89 1,73 8,42
Re-entrant
Rank 2 1 2 1 2 1
1 33,99 28,32 -15,39 -10,4 26,81 22,34
2 32,77 33,96 -15,38 -15,95 27,64 27,91
Structure
3 31,89 36,38 -13,43 -17,85 26,67 30,87
silicomb
Delta 2,1 8,06 1,96 7,45 0,97 8,54
Rank 2 1 2 1 2 1

Petrone et al.[8] ont trouvé que les charges sont plus faibles que celles obtenues dans
cette étude via le graphe force vs déformation et présentant des pics. Le comportement
caractéristique de la structure de silicomb produite dans ce travail est une conséquence de leurs
mécanismes de rupture. Les structures fibres naturelles/résine époxy ne souffrent pas de la
rupture instable due au flambement des parois cellulaires, mais d’un dommage progressif dû aux
mécanismes de défaillance typiques des composites de fibres : retrait des fibres, rupture des
fibres et coupure axiale. Ces mécanismes de défaillance sont illustrés dans la Figure II.5. D’autre
part, on peut dire que les hétérogénéités dans les composites fibres naturelles/époxy dues aux
variations locales des propriétés et de l’orientation des fibres sont des sites d’amorçage
préférentiels des dommages. Ainsi, les dommages du biocomposites s’amorcent avant que la
charge critique de flambage ne soit atteinte.

39
Chapitre 2

Tableau II-5. Test ANOVA pour les propriétés mécaniques de différentes structures élaborées avec un niveau de confiance 95%.
P
Source DOF SS MS F-table P (%) SS MS F- table P (%) SS MS F- table
(%)

Structure nid d’abeille Structure nid d’abeille re-entrant Structure silicomb


Test ANOVA pour les données de contraintes de compression
Type de
2 6,889 3,4446 34,19 6,17 1,644 0,8221 15,56 1,43 6,664 3,3318 5,78 6,10
fibre
Epaisseur 2 104,675 52,3373 519,54 93,83 112,726 56,3632 1066,91 98,57 102,506 51,2531 88,92 93,9

Erreur 4 0,403 0,1007 0,211 0,0528 2,306 0,5764

Total 8 111,967 100 114,582 100 111,476 100


R² 99,6 % 99,8% 97,9 %

Test ANOVA pour les données de déformation


Type de
2 4,6717 2,3358 554,24 6,59 7,695 3,8477 17,8 7,38 7,639 3,8195 4,26 7,83
fibre
Epaisseur 2 66,203 33,1015 7854,19 93,40 96,677 48,3383 223,62 92,62 89,86 44,9298 50,08 92,16
Erreur 4 0,0169 0,0042 0,865 0,2162 3,589 0,8971
Total 8 70,8915 100 105,237 100 101,087 100
R² 98,4% 99,2% 96,5%

Test ANOVA pour les données d’énergie d’absorption,

Type de
2 5,8736 2,9368 31,96 6,03 4,758 2,370 12,63 4,13 1,644 0,8220 15,56 1,43
fibre

Epaisseur 2 91,4674 45,7337 497,67 93,97 110,358 55,1792 292,98 95,87 112,722 56,3609 1066,95 98,57

Erreur 4 0,3676 0,0919 0,753 0,1883 0,211 0,0528


Total 8 97,7086 100 115,870 100 114,577 100
R² 99,6 % 99,3 % 99,8 %
Degree of freedom (DOF) ; Sum of square (SS) ; Contribution (P

40
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

Figure II-3. Courbes de force vs déplacement des structures en nid d’abeille, en nid d’abeille
re-entrant et en silicomb renforcés par de courtes fibres naturelles.

Figure II-4. (a) Courbe de compression de structure en nid d’abeille soumise à un essai de
compression et (b) le mécanisme de flambage et de rupture.

41
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

(a) Avant (b) Après

(c)

Figure II-5. Échantillons de structures de silicomb de 10 mm (a) avant l’essai de compression et


(b, c) après l’essai de compression .

II.4.1. Contrainte de compression

La Figure II.6 (a) montre des variations des réponses pour toutes les structures où les
données de contraintes de compression varient de 25,32 à 36,38 MPa. La variation intra-
graphique mesure l’effet des facteurs "type de fibre et épaisseur" basés sur la conception de
Taguchi. Une variation des données sur les contraintes de compression a été observée pour toutes
les structures avec la variation du type et de l’épaisseur des fibres. Les valeurs de la contrainte
de compression augmentent avec l’augmentation de la valeur de l’épaisseur pour toutes les
structures. Aussi les résultats des contraintes de compression de la structure de silicomb ont été
meilleurs que celles des nids d’abeilles et re-entrants. En outre, la fibre de lin a montré la
meilleure réponse puis le jute et le sisal. Aussi, il a été constaté que l’épaisseur est le principal
paramètre affectant la contrainte de compression suivie du type de fibre, basé sur le rang et le
42
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

delta présentés dans le Tableau II.4. La contrainte de compression maximale a été atteinte pour
les paramètres géométriques de la cellule définis comme suit : épaisseur à 30 mm et type de fibre
lin comme indiqué dans le Tableau II.3. Des résultats similaires ont été obtenus par Ariel et al.
[10] dans leurs études sur le comportement des structures en nid d’abeilles de 6 mm et 10 mm
de largeur. Suite aux résultats obtenus (contrainte de compression), on peut dire que les structures
de biocomposites offrent un bon comportement en compression.

II.4.2. Déformation en compression

La Figure II.6 (b) montre les variations de réponse pour toutes les structures où la
déformation de compression varie de - 30,26 à - 13,43 MPa et le graphique d’effet entre les
facteurs de "type de fibre et d’épaisseur" basés sur la conception de Taguchi. On a observé une
variation de la déformation par compression pour toutes les structures ayant divers types et
épaisseurs de fibres. Il est indiqué que la valeur de déformation par compression diminue avec
une augmentation de la valeur de l’épaisseur pour toutes les structures (10 à 30 mm). En outre,
la structure en nid d’abeille offre la meilleure valeur de la déformation compressive (moins est
mieux) puis la structure re-entrant et enfin silicomb. De plus, les résultats des fibres de lin
indiquent la meilleure réponse, puis le jute et enfin le sisal. En résumé, l’épaisseur est le principal
paramètre affectant la déformation de compression suivie du type de fibre en fonction du rang et
du delta présentés au Tableau II.4.

II.4.3. Energie d’absorption

L’énergie absorbée dans tous les échantillons testés a été estimée comme étant la surface
sous la courbe de déformation en fonction la charge correspondante comme le montre la figure
II.4 [18]. La Figure II.6 (c) montre l’absorption d’énergie résultante de différentes structures par
rapport à deux paramètres différents (type de fibre et épaisseur). Tout d’abord, grâce à la
variation du type de fibre de structure, on peut voir que le nid d’abeille re-entrant possède la plus
forte valeur d’absorption d’énergie absorbée (31,01 MPa) par rapport à ceux du nid d’abeille et
du silicomb. Ensuite, à travers la variation de l’épaisseur de la structure, on remarque que
l’absorption d’énergie augmente avec l’augmentation de l’épaisseur et que le nid d’abeille re-
entrant possède également, l’absorption d’énergie la plus élevée (33,76 MPa). Sur la base de
l’analyse effectuée précédemment, le nid d’abeille re-entrant est le plus rigide. De plus, le
maximum atteint par la variation de l’épaisseur de la structure est supérieure au maximum atteint
par la variation des fibres. En conséquence, après analyse des résultats, l’épaisseur représente le
facteur le plus déterminant ainsi que les valeurs d’absorption d’énergie augmentent avec
43
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

l’augmentation de la valeur d’épaisseur pour toutes les structures. En outre, la structure re-entrant
présente la meilleure valeur d’absorption d’énergie par rapport au nid d’abeille et au silicomb et
la fibre de lin donne la meilleure réponse, puis le jute et le sisal. Comme pour les observations
précédentes, l’épaisseur est le principal paramètre affectant l’absorption d’énergie, suivi du type
de fibre en fonction du rang et du delta présentés dans Tableau II.4.

L’absorption d’énergie maximale a été atteinte pour les paramètres géométriques des
cellules : épaisseur de 30 mm et type de fibre de lin (Figure II.3 et Tableau II.3). Petrone et al.
[9] ont constaté que les structures biocomposites renforcées par de longues fibres de lin ont plus
d’énergie d’absorption que les structures composées de structures courtes. Aussi les structures
en nid d’abeille renforcées par de longues fibres de lin sont plus rigides et ont un bon
comportement de réponse à l’essai de compression.

44
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

Figure II-6. Diagramme des valeurs individuelles de (a)contrainte de compression,


(b) déformation de compression et (c) absorption d’énergie pour toutes les structures
renforcées avec des fibres et des épaisseurs différentes.

45
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

II.5. Conclusion

Pour conclure, notre étude a porté sur les réponses mécaniques macroscopiques des
structures auxétiques, nid d’abeille et silicomb renforcées par des fibres naturelles (lin, jute et
sisal). Il en ressort que les composites renforcés auxétiques (re-entrant) ont des performances
mécaniques plus élevées, offrant une combinaison unique de contraintes de compression et
d’absorption d’énergie, par rapport aux composites renforcés non-auxétique. L’analyse
statistique basée sur la méthode de Taguchi illustre l’interaction entre l’épaisseur et le type de
fibre. Selon les résultats de l'analyse de la réponse (S/N), les structures auxétiques révèlent la
valeur la plus élevée de (S/N) avec une épaisseur de 30 mm et une fibre de lin.
Il a également été prouvé dans cette étude que les contraintes de compression et les
caractéristiques d’absorption d’énergie des structures re-entrant en nid d’abeilles sont nettement
supérieures à celles de leurs structures classiques en nid d’abeilles et en silicomb. De plus, sur la
base des résultats obtenus, la conception ANOVA et Taguchi ont révélé que l’épaisseur est le
principal facteur affectant la contrainte de compression et l’absorption d’énergie. Par ailleurs,
ces résultats sont en bon accord avec ceux illustrés dans d’autres travaux similaires de la
littérature. Cette étude est précieuse pour les concepteurs qui s'intéressent à une nouvelle classe
croissante de composites auxétiques renforcés dont les performances mécaniques sont
susceptibles d'être améliorées et de convenir à une large gamme d’applications.

46
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

[Link]

[1] R. F. Gibson, “A review of recent research on mechanics of multifunctional composite


materials and structures,” Compos Struct, vol. 92, no. 12, pp. 2793–2810, 2010.
[2] L. J. Gibson and M. F. Ashby, Cellular solids : structure and properties. Cambridge; New
York: Cambridge University Press, 1999.
[3] J. Ju and J. D. Summers, “Compliant hexagonal periodic lattice structures having both
high shear strength and high shear strain,” Mater Des, vol. 32, no. 2, pp. 512–524, 2011,
doi: [Link]
[4] Y. Liu and X.-C. Zhang, “The influence of cell micro-topology on the in-plane dynamic
crushing of honeycombs,” Int J Impact Eng, vol. 36, no. 1, pp. 98–109, 2009, doi:
[Link]
[5] Bitzer. and Mol., “Honeycomb Technology.” Springer Netherlands, [Place of publication
not identified, 1997, [Online]. Available: [Link]
412-54050-9.
[6] A. Ajdari, B. H. Jahromi, J. Papadopoulos, H. Nayeb-Hashemi, and A. Vaziri,
“Hierarchical honeycombs with tailorable properties,” Int J Solids Struct, vol. 49, no. 11–
12, pp. 1413–1419, 2012.
[7] Y. Du, N. Yan, and M. T. Kortschot, “An experimental study of creep behavior of
lightweight natural fiber-reinforced polymer composite/honeycomb core sandwich
panels,” Compos Struct, vol. 106, pp. 160–166, 2013, doi:
[Link]
[8] G. Petrone, S. Rao, S. De Rosa, B. R. Mace, F. Franco, and D. Bhattacharyya, “Behaviour
of fibre-reinforced honeycomb core under low velocity impact loading,” Compos Struct,
vol. 100, pp. 356–362, 2013, doi: [Link]
[9] K. Zied, M. Osman, and T. Elmahdy, “Enhancement of the in-plane stiffness of the
hexagonal re-entrant auxetic honeycomb cores,” Phys status solidi, vol. 252, no. 12, pp.
2685–2692, Dec. 2015, doi: 10.1002/pssb.201552164.
[10] K. Wang, Y.-H. Chang, Y. Chen, C. Zhang, and B. Wang, “Designable dual-material
auxetic metamaterials using three-dimensional printing,” Mater Des, vol. 67, pp. 159–
164, 2015, doi: [Link]
[11] H. Lekesiz, S. Bhullar, A. Karaca, and M. Jun, “Mechanical Characterization of Auxetic
Stainless Steel Thin Sheets with Reentrant Structure,” Smart Mater Struct, vol. 26, May
2017, doi: 10.1088/1361-665X/aa73a4.

47
Comportement en compression des structures biocomposites a renfort en fibres naturelles : application aux
biocomposites sandwiches Chapitre 2

[12] M. Y. M. Zuhri, Z. W. Guan, and W. J. Cantwell, “The mechanical properties of natural


fibre based honeycomb core materials,” Compos Part B Eng, vol. 58, pp. 1–9, 2014, doi:
[Link]
[13] S. Rao, K. Jayaraman, and D. Bhattacharyya, “Short fibre reinforced cores and their
sandwich panels: Processing and evaluation,” Compos Part A Appl Sci Manuf, vol. 42,
no. 9, pp. 1236–1246, 2011, doi: [Link]
[14] C. Lira, F. Scarpa, Y. H. Tai, and J. R. Yates, “Transverse shear modulus of SILICOMB
cellular structures,” Compos Sci Technol, vol. 71, no. 9, pp. 1236–1241, 2011.
[15] F. Scarpa, Y. Chen, C. Remillat, I. Farrow, Y. Liu, and L. Jinsong, “Curved Kirigami
SILICOMB cellular structures with zero Poisson’s ratio for large deformations and
morphing,” J Intell Mater Syst Struct, vol. 25, Mar. 2013, doi:
10.1177/1045389X13502852.
[16] A. Belaadi, A. Bezazi, M. Bourchak, F. Scarpa, and C. Zhu, “Thermochemical and
statistical mechanical properties of natural sisal fibres,” Compos Part B Eng, vol. 67, pp.
481–489, 2014, doi: [Link]
[17] S. Chaitanya and I. Singh, “Processing of PLA/sisal fiber biocomposites using direct- and
extrusion-injection molding,” Mater Manuf Process, vol. 32, no. 5, pp. 468–474, Apr.
2017, doi: 10.1080/10426914.2016.1198034.
[18] M. Jamshidian, E. A. Tehrany, M. Imran, M. Jacquot, and S. Desobry, “Poly-Lactic Acid:
Production, Applications, Nanocomposites, and Release Studies,” Compr Rev Food Sci
Food Saf, vol. 9, no. 5, pp. 552–571, Sep. 2010, doi: 10.1111/j.1541-4337.2010.00126.x.
[19] L. Azzouz et al., “Mechanical properties of 3-D printed truss-like lattice biopolymer non-
stochastic structures for sandwich panels with natural fibre composite skins,” Compos
Struct, vol. 213, 2019, doi: 10.1016/[Link].2019.01.103.
[20] T. T. Ajaal and R. W. Smith, “Employing the Taguchi method in optimizing the scaffold
production process for artificial bone grafts,” J Mater Process Technol, vol. 209, no. 3,
pp. 1521–1532, 2009.
[21] J. A. Ghani, I. A. Choudhury, and H. H. Hassan, “Application of Taguchi method in the
optimization of end milling parameters,” J Mater Process Technol, vol. 145, no. 1, pp.
84–92, 2004, doi: [Link]

48
Chapitre III.
ETUDE DES STRUCTURES BIOCOMPOSITES EN FLEXION 3-
POINT

Contenu du chapitre Page

III.1. Introduction ...........................................................................................................49


III.2. Préparation des matériaux et des spécimens : .......................................................51
III.3. Approche expérimentale de la méthode du Taguchi .............................................53
III.4. Résultats et discussion ...........................................................................................54
III.4.1. Contrainte en flexion 3-points ........................................................................63
III.4.2. Déplacement en flexion 3-points ....................................................................63
III.4.3. Module de flexion ...........................................................................................66
III.5. Conclusion .............................................................................................................68
[Link] ..............................................................................................................69
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Chapitre III :
ETUDE DES STRUCTURES BIOCOMPOSITES EN
FLEXION 3-POINTS

III.1. Introduction
Les récents développements des méthodes de fabrication additive (impression 3D) [1] ont
permis de produire des matériaux aux formes complexes. Ces progrès ont confirmé l'évolution
rapide des matériaux ces dernières années [2] dont de nombreuses études [3] révèlent le grand
intérêt. Le recours à des structures en nid d'abeilles écologiques a inspiré la fabrication de
structures de faible densité pour diverses applications telles que l'ingénierie mécanique,
l'ingénierie chimique, l’aérospatiale, la biomédecine et bien d’autres. Une structure en nid
d’abeille fournit une grande résistance et une capacité à absorber l’énergie d’impact (structures
composites sandwich).
La plupart des recherches ont été faites pour obtenir les propriétés optimales des cellules de la
structure du nid d’abeille. Par la variation des angles entre les paroi de la cellule unitaire, les
résultats obtenus ont influencés sur les propriétés mécaniques, parmi lesquelles les propriétés
mécaniques et le comportement des nids d'abeilles classiques ont été étudiées [4]. L’étude a
donné une nouvelle approche de l’évolution des structures cellulaires de faible poids avec des
propriétés nettement améliorées. Ainsi, le comportement d’une structure cellulaire à gradient de
densité par changement progressif de l’épaisseur de la paroi cellulaire a été mis en évidence et
son mécanisme de déformation a été analysé à des vitesses d’écrasement faibles et élevées [5].
En outre, les résultats de l'étude [6] ont fourni une solution pratique pour améliorer la rigidité
transversale au cisaillement du nid d’abeille en faisant varier la paroi horizontale et l’épaisseur
dans tout le panneau. L'utilisation d'une cellule en nid d'abeille a été développée. Des recherches
antérieures ont révélé que les nids d’abeilles à base de structures carrées ou triangulaires offrent
une résistance impressionnante à l’écrasement et une résistance élevée à l’étirement en plan.
Dans le même contexte, les chercheurs [7] ont fondé leur étude sur les phénomènes d’écrasement
des structures en nid d’abeille dans des conditions de charge quasi statiques et dynamiques, en
tenant compte des effets de la dimension cellulaire, de la résistance du matériau et du nombre de
cellules sous le chargement. Ils ont découvert que l’absorption d’énergie dépend de la taille de

49
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

la cellule et de la hauteur de la structure (épaisseur) et ont recommandé tailles de nid d’abeille


de plus petites et des hauteurs de cellules plus élevées pour une plus grande absorption d’énergie
dans des conditions de chargement quasi-statique et d’impact.
La structure nid d’abeille renforcée par des fibres naturelles a ainsi été étudiée par [8] Les
chercheurs ont montré la réponse au fluage de composite polymère thermodurcissable renforcé
de fibres naturelles avec la cellule en nid d’abeille à un taux d’humidité de 65% pendant une
période de 30 jours. Les panneaux sandwich testés ont montré des propriétés viscoélastiques
linéaires à un niveau de contrainte était de 30 %, mais l’effet d’une humidité élevée a causé
l’augmentation de déformation du fluage. Dans les travaux [9] les auteurs ont présenté l’impact
de l’augmentation de la taille du nid d’abeille cellulaires (6-10 mm) composé d’une matrice de
vinylester renforcée par un tissu de jute. Des essais de compression ont été effectués pour
caractériser la réponse élastique du composite. Par ailleurs, les auteurs [10] ont étudié le
comportement de flexion et de rupture des topologies en nid d’abeille polymorphes consistant
une variation de la longueur des parois cellulaires horizontales et internes sur la surface des
structures cellulaires. Quant à l'étude d'une structure en nid d’abeille avec un nouveau composite
à base de caoutchouc recyclé [11], le travail consiste à changer la largeur, l’épaisseur et l’angle
des parois inclinées des cellules. Une méthode Taguchi a été menée pour déterminer l’effet de
chaque facteur sur la résistance à la flexion et son module de flexion. Les résultats ont montré
que l’ANOVA et la conception de Taguchi ont révélé que la fraction volumique de la fibre est
le principal facteur affectant la résistance et le module de flexion. D'autre part, une étude récente
[12] a porté sur des panneaux sandwich durables en nid d’abeilles contenant de la sciure
d’eucalyptus, du Piassava et des particules de ciment dans un essai de bandes en trois points.
Cette étude a permis d’évaluer la structure composite constituée de stratifiés en fibres Piassava,
cette configuration a permis d’obtenir un module de flexion et une résistance plus élevés. Il en
ressort que les paramètres constructifs affectent de manière significative la contrainte de
cisaillement de la structure, les contraintes imposées, la rigidité et la résistance à la flexion de
différentes manières et à différents degrés. Cependant, les auteurs [13] ont réalisé une structure
cellulaire silicomb, ont observé un bon accord entre la modélisation FE et le comportement
mécanique prévu par les essais de compression en flexion à 3 points. La géométrie du silicomb
offre une densité relative minimale et une rigidité maximale tout en atteignant des niveaux de
déformation élevés.
Pour ce qui est des structures en nid d’abeille re-entrant, des travaux ont été réalisés avec
du caoutchouc recyclé de largeur et d’épaisseur différentes par [11]. Pour déterminer le poids de

50
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

tous les facteurs tels que la contrainte, la force, le module d’élasticité, la contrainte de Von Mises
et le coefficient de Poisson, une méthode Taguchi (L8) a été utilisée. De plus, le comportement
des fibres courtes et continues de lin renforcées par une résine polymère a été réalisé [14]. Dans
une autre étude [15] le comportement de deux types de structures différentes, à savoir les
structures polymères renforcés de fibres courtes de lin et continues, sous une charge d’impact
hors plan à faible vitesse. Les résultats de l’impact révèlent une meilleure absorption d’énergie
lorsque des nids d’abeilles à parois cellulaires renforcées de fibres continues sont utilisées. Une
étude récente conduite sur le comportement des structures [16].
Ce chapitre présente une évaluation comparative du comportement de flexion 3-points
des structures en nid d’abeille, re-entrant et silicomb. Tous les modèles ont été réalisés sur des
échantillons développés avec le procédé de moulage. La structure finale est basée sur un mélange
de résine époxy et de fibres naturelles (lin, jute et sisal). Le recours à des fibres a pour avantage
d'augmenter la résistance à la charge de flexion. Les déformations et les modes
d’endommagement des différentes cellules ainsi que leur performance ont été étudiés. Par
ailleurs, les résultats obtenus sont présentés et discutés avec d’autres résultats de la littérature.

III.2. Préparation des matériaux et des spécimens :

Dans cette étude, trois types de fibres naturelles sont exploités : le lin, le jute et le sisal.
Tableau III.1 présente les différentes caractéristiques physiques des fibres utilisées dans cette
étude. Les fibres utilisées sont fournies par l’usine de cordes de Blida, en Algérie.
La matrice utilisée est une résine époxy (MEDAPOXY STR) fournie par la société GRANITEX
Alger-Algérie ainsi que le durcisseur HY951 est utilisé comme liant, il est fortement
recommandé de l'utiliser avec des fibres naturelles comme renfort. La mise en œuvre des
structures est réalisée par moulage. Afin d’élaborer les trois moules en matériaux silicone
destinés aux structures nid d’abeille, re-entrant et silicomb, trois structures ont d'abord été
élaborées à l’aide du logiciel SOLIDWORKS pour la préparation de ces cellules. Ensuite, les
structures de dimensions 120 x100 x10 mm, (matériau utilisé filament PLA) ont été imprimées
en 3D.
Finalement, le produit final (composite + résine) a été introduit dans des moules de taille 120 x
100 x 10 mm comme présenté dans la Figure III.1. Ces échantillons ont été conservés à l’air libre
pendant 24 heures pour obtenir une polymérisation complète de la résine.

51
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

La méthode des plans d’expérience observée dans la méthode de Taguchi cherche à établir les
liens entre les deux facteurs : le type de fibre (lin, jute et sisal) et la fraction volumique des fibres
(10, 20 et 30 %), l’épaisseur des parois cellulaires est de 3 mm.
Cinq échantillons environ de chaque type ont été testés sur une machine Zwick/Roell 050 Z
équipée d’une force de 50 kN. La machine est contrôlée par le logiciel Test expert II qui permet
d’enregistrer les résultats sur un rapport de test. Les essais de flexion quasi statique des structures
ont été testés selon la norme ASTM D790 à une température ambiante de 25 °C et un taux
d’humidité d’environ 50 % avec une vitesse constante de 1 mm/min.

Tableau III-1. Propriétés mécaniques des fibres naturelles utilisées dans cette étude.
Fibre Masse Résistance à la Allongement Module de
volumique traction (%) Young
(kg/m3) (MPa) (GPa)
Sisal 1330-1500 400-550 5-8 6-8
Flax 1400-1500 343-2000 1,2-3,3 27,6-103
Jute 1300-1490 320-800 1-1,8 8-78

Figure III-1. Étapes d’élaboration des structures en nid d’abeille, re-entrant et en silicomb : (a)
Elaboration de la structure numérique (toutes les structures) avec le logiciel Solid Works (b)
Structure (biocomposites) finale.

52
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

III.3. Approche expérimentale de la méthode du Taguchi

Comme déjà vu dans les chapitres auparavant, le tableau de matrice orthogonale Taguchi
Design (L9) est utilisé pour déterminer l’effet de chaque facteur sur les réponses suivantes :
contrainte de flexion, déplacement et le module de flexion. Le Tableau III.2 présente les
conditions expérimentales obtenues en variant les facteurs (niveaux) : type de fibre (lin, jute et
sisal) et fraction volumique de fibre (10%, 20% et 30 %). Le tableau III.3 présente les résultats
pour les trois structures.
Les valeurs de S/N ont été calculées à l’aide des (équations III.1).
𝑆⁄𝑁 = −10 log10 (∑𝑛𝑖=1 𝑦𝑖2 )/𝑛 (III.1)

L’indice "n" indique le nombre de l’expérience y compris la répétition et "y" est le score des
valeurs en utilisant un taux le plus faible est le meilleur des données expérimentales "i", cette
fraction est appliqué pour le calcul de déplacement des structures envers le chargement en
flexion.
𝑆⁄𝑁 = −10 log10 (∑𝑛𝑖=1 1/𝑦𝑖2 )/𝑛 (III.2)
L’indice "n" indique le nombre de l’expérience y compris la répétition et "y" est le score des
valeurs en utilisant un taux le plus fort est le meilleur des données expérimentales "i", cette
fraction est appliqué pour le calcul des réponses de contrainte de flexion et module de flexion.
Dans ce chapitre, la méthode de Taguchi Design (L9) est utilisée pour déterminer l’effet de
chaque facteur sur les réponses suivantes : contrainte de flexion, déplacement et module de
flexion.

Tableau III-2. Niveau de facteurs pour nid d’abeille, re-entrant et silicomb des structures.

Facteur Niveau-1 Niveau -2 Niveau -3


Structure en nid d’abeille
Type de fibre Lin Jute Sisal
Densité volumique de 10 20 30
De la fibre (%)
Structure en nid d’abeille Re-entrant
Type de fibre Lin Jute Sisal
Densité volumique de
10 20 30
De la fibre (%)
Structure de silicomb
Type de fibre Lin Jute Sisal
Densité volumique de
10 20 30
De la fibre (%)

53
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

III.4. Résultats et discussion


Les essais expérimentaux sont menés selon le schéma (L9) Taguchi. Ce diagramme
contient neuf expériences pour chaque structure (nid d’abeille, Re-entrant et silicomb) qui
combine plusieurs niveaux des différents paramètres à savoir, le type de fibre et sa fraction
volumique. Ces niveaux de facteurs sont présentés dans le tableau III.2.
Les résultats des contraintes de flexion pour les structures en nid d’abeille, nid d’abeille re-
entrant et en silicomb sont présentés dans les tableaux (III.3 III.4 et III.5). L'analyse des résultats
obtenus montre que la structure silicomb a donné les meilleurs résultats ainsi qu'un meilleur
comportement à l'essai de flexion par rapport aux autres structures.

Les Tableaux (III.6 III.7 et III.8) montrent les résultats de calcul de fraction S/N à partir
des formules (Equation III.1). Il ressort de l’analyse des résultats que la combinaison optimale
correspondant à la valeur maximale de la contrainte de flexion est de (36,95 MPa pour la fibre
de lin et 36,53 pour le volume de la fraction de fibres de 30 %) par contre la combinaison qui
présente le minimum est de (25,61 MPa pour la fibre de sisal et 24,66 pour le volume de la
fraction de fibres de 10 %). Pour ce qui est du calcul de déplacement, la combinaison de valeurs
(-26,57 MPa pour la fibre de sisal et -24,71 MPa pour le volume de la fraction de fibres de 10
%) correspond au maximum des valeurs obtenues, par contre la combinaison (-36,88 MPa pour
la fibre de lin et -38,30 pour un volume de la fraction de fibres de 30 %) est la combinaison des
valeurs minimales avec les meilleures résultats obtenus.

Finalement, après analyse des résultats des valeurs du module de flexion, la combinaison
de valeur qui présente la réponse maximale est (15,75 GPa pour la fibre de lin et 17,17 GPa pour
le volume de la fraction de fibres de 30 %), d'autre part la combinaison qui montre le minimum
est 5,43 GPa pour la fibre de sisal et 3,58 GPa pour un volume de la fraction de fibres de 10 %).
Globalement, les résultats indiquent que la structure silicomb offre une bonne résistance en
flexion et un meilleur module de flexion, la structure re-entrant a ensuite des valeurs inférieures
à celles de la structure silicomb, enfin le nid d'abeille a des valeurs inférieures à celles des autres
structures. Ces résultats sont de bonnes perspectives pour l’ingénierie et le développement d’une
nouvelle classe de biocomposites renforcés par des fibres naturelles aux performances
mécaniques plus élevées destinés à de nombreuses applications ainsi que pour le développement
de matériaux multifonctionnels.

54
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Tableau III-3. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure nid


d’abeille.

Type Densité Contrainte Module de


volumique de Diplacement
Test de de flexion σf flexion Ef
la fibre (%) d (mm)
fibre (MPa) (GPa)
Structure nid d’abeille
1 Lin 10 20,46 19,84 1,74

2 Lin 20 29,80 29,90 2,62

3 Lin 30 33,31 42,06 3,69

4 Jute 10 16,50 1,53


17,51
5 Jute 20 20,91 2,20
25,10
6 Jute 30 28,58 3,47
39,57
7 Sisal 10
14,83 14,65 1,28

8 Sisal 20
18,40 2,01
22,93
9 Sisal 30 25,45 28,78 2,52

55
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Tableau III-4. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure Re-entrant


nid d’abeille.

Densité
volumique Contrainte Module de
Type de Diplacement
Test de la fibre de flexion σf flexion Ef
fibre d (mm)
(%) (MPa) (GPa)

Re-entrant nid d’abeille structure


1 Lin 10 29,16 35,31 3,10
2 Lin 20 33,87 59,92 5,26
3 Lin 30 47,04 74,21 6,51
4 Jute 10 20,91 29,88 2,62
5 Jute 20 30,18 41,31 3,62
6 Jute 30 38,20 59,99 5,26
7 Sisal 10 18,23 18,73 1,64
8 Sisal 20
23,35 3,06
34,93
9 Sisal 30 34,10 44,80 3,93

56
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Tableau III-5. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure Silicomb.


Densité
Type Contrainte
Test volumique Déplacement Module de flexion Ef
de de flexion σf
de la fibre d (mm) (GPa)
fibre (MPa)
(%)
Silicomb structure
1 Lin 10 47,82 43,59 3,82
2 Lin 20 79,71 73,98 6,49
3 Lin 30 91,62 105,68 9,27
4 Jute 10 36,20 33,69 2,95
5 Jute 20 55,90 52,18 4,58
6 Jute 30 66,30 76,68 6,73
7 Sisal 10 29,31 26,17 2,29
8 Sisal 20 43,55 44,59 3,91
9 Sisal 30 49,66 68,62 6,02

Tableau III-6. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure nid d’abeille.
Contrainte de flexion Module de flexion
Déplacement
σf (MPa) Ef (GPa)
d (mm)
(plus grand et (plus grand et
(plus petit et meilleure)
meilleure) meilleure)
Fraction Fraction
Fraction
Type volumique Type de Type de volumique
Niveau volumique des fibres
de fibre des fibres fibre fibre
des fibres (%) (%)
(%)
1 28,72 24,66 - 29,31 - 24,71 8,18 3,58
Structure
2 26,63 27,06 - 28,27 - 28,24 7,14 7,11
niz
d’abeille 3 25,61 29,23 - 26,57 - 31,20 5,43 10,07

Delta 3,11 4,57 2,74 6,49 2,75 6,49

Rank 2 1 2 1 2 1

57
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Tableau III-7. Résultats expérimentaux de la conception Taguchi pour la structure Silicomb.


Contrainte de flexion Déplacement Module de flexion
σf (MPa) d (mm) Ef (GPa)
(plus grand et (plus petit et (plus grand et
meilleure) meilleure) meilleure)
Fraction Fraction Fraction
Type
Type volumique volumique Type de volumique
de
Niveau de fibre des fibres des fibres fibre des fibres
fibre
(%) (%) (%)
1 31,11 26,97 - 34,64 - 28,64 13,51 7,50
Structure
2 29,21 29,19 - 32,46 - 32,91 11,33 11,78
re-entrant
Nid d’abeille 3 27,75 31,92 - 29,78 - 35,33 8,65 14,20

Delta 3,37 4,94 4,86 6,69 4,86 6,69

Rank 2 1 2 1 2 1

Tableau III-8. Valeurs fraction S/N pour la structure Silicomb.


Contrainte de flexion Déplacement Module de flexion
σf (MPa) d (mm) Ef (GPa)
(plus grand et (plus petit et (plus grand et
meilleure) meilleure) meilleure)

Fraction Fraction Fraction


Type
Type volumique volumique Type de volumique
de
Niveau de fibre des fibres des fibres fibre des fibres
fibre
(%) (%) (%)

1 36,95 31,37 - 36,88 - 30,56 15,75 9,43

2 34,18 35,25 - 34,20 - 34,91 13,06 13,77


Structure
Silicomb 3 32,01 36,53 - 32,69 - 38,30 11,56 17,17

Delta 4,94 5,16 4,19 7,74 4,19 7,73

Rank 2 1 2 1 2 1

Les résultats obtenus par application de la méthode ANOVA sont présentés dans les Tableaux
(III.9 III.10 et III.11). Ils illustrent les propriétés mécaniques des structures à savoir : la contrainte
de flexion, le déplacement et le module de flexion.

58
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

La structure en nid d’abeille est fortement influencée par la fraction volumique de la fibre avec
des contributions respectives de 67,51% 84,62% et 84,53 %. L’influence de type fibre est moins
significative avec seulement 32,49%, 15,38% et 15,47 % de contribution.
Pour la structure re-entrant, très influencée par la fraction volumique des fibres dont les
contributions sont respectivement de 68,25% 65,97% et 65,98 %, les contributions relatives au
type de fibre sont moins importantes, avec seulement 31,75% 34,03% et 34,02 %.
Ainsi, la structure Silicomb est également fortement influencée par la fraction volumique de la
fibre avec des contributions respectives de 54,09% 76,92% et 76,93 %, pour ce qui du type fibre
sont moins significatives avec respectivement seulement 45,91% 23,08% et 23,07% de
contribution.
Par conséquent, au vu des résultats obtenus, l’influence du paramètre fraction volumique de la
fibre et plus dominant par rapport au type de fibre.

La figure III.2, présente les courbes force/déplacement des trois structures (nid d’abeille,
re-entrant et silicomb) sollicitées en flexion 3 points constituées par le même type de matériau.
Nous remarquons sur cette figure que le comportement en flexion des biocomposites de toutes
les courbes est similaire. Celui-ci peut être décomposé en trois phases principales : une première
phase correspondant à une augmentation linéaire de la charge appliquée en fonction du
déplacement, suivie d’une seconde phase dans laquelle le comportement est non linéaire et où la
charge maximale est atteinte, puis enfin une diminution de la charge dans la dernière partie
jusqu’à la rupture de l’échantillon. Il convient de noter que la structure en silicomb montre en
général une assez bonne rigidité ainsi qu'un excellent comportement vis-à-vis de l'essai de
flexion par rapport aux autres structures cela est dû à la morphologie des fibres et à leur
orientation, ainsi qu'à leur fraction volumique dont le rôle est assez important vis-à-vis ce
chargement.

59
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

200 SILICO

150
Force (N)

RE-HN
100

HN
50

0
0 5 10 15 20
Déplacement (mm)

Figure III-2. Courbe force en fonction du déplacement des structures nid d’abeille, re-entrant et
silicomb renforcé avec des fibres naturelles courtes sollicitées en flexion 3 points.

60
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Tableau III-9. Test ANOVA pour les données de contrainte de flexion des structures au niveau de confiance 95%.
F- F- F-
Source DOF SS MS P (%) SS MS P (%) SS MS P (%)
rapport rapport rapport

Structure niz d’bielle Structure niz d’bielle re-entrant Structure silicomb


Test ANOVA pour les données de contrainte de flexion

Type de fibre 2 15,060 7,5300 26,00 32,49 17,111 8,5554 29,04 31,75 36,7949 18,3974 189,41 45,91
Fraction
volumique de 2 15,6450 54,02 67,51 36 ,774 18,3872 62,42 68,25 43,3537 21,6768 223,17 54,09
31,290
la fibre
Erreur 4 1,158 0,2896 1,178 0,2946 0,3885 0,0971
Totale 8 47,508 100 55,063 100 80,5371 100
R² 97,6 % 97,9 % 99,5 %

Tableau III-10. Test ANOVA pour les données de déplacement des structures au niveau de confiance 95%.
F-
Source DOF SS MS P (%) SS MS F-rapport P (%) SS MS F-rapport P (%)
rapport

Structure niz d’bielle Structure niz d’bielle re-entrant Structure silicomb


Test ANOVA pour les données de déplacement

Type de fibre 2 11,5170 5,7585 23,07 15,38 35,550 17,7750 36,57 34,03 27,069 13,5347 115,08 23,08
Fraction
volumique de 2 63,3597 31 ,6799 126,90 84,62 68,919 34,4596 70,89 65,97 90,221 45,1106 383,57 76,92
la fibre
Erreur 4 0,9986 0,2496 1,944 0,4861 0,4704 0,1176
Totale 8 75,8752 100 106,414 100 117,761 100
R² 98,7 % 98,2 % 99,6 %

61
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Tableau III-11. Test ANOVA pour les données de module de flexion des structures au niveau de confiance 95%.
Source DOF SS MS F- P (%) SS MS F- P (%) SS MS F- rapport P (%)
rapport rapport
Structure niz d’bielle Structure niz d’bielle re-entrant Structure silicomb
Test ANOVA pour les données du module de flexion

Type de fibre 2 11,5956 5,7978 23,21 15,47 35,552 17,7761 36,63 34,02 27,0619 13,5310 114,98 23,08
Fraction
volumique de 2 63,3759 31,6879 126,86 84,53 68,942 34,4708 71,03 65,98 90,2128 45,1064 383,28 76,92
la fibre
Erreur 4 0,9992 0,2498 1,941 0,4853 0,4707 0,1177
Totale 8 75,9706 100 106,435 100 117,745 100
R² 98,7 % 98,2 % 99,6 %

Degree of freedom (DOF) ; Sum of square (SS) ; Contribution (P)

62
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

III.4.1. Contrainte en flexion 3-points

La Figure III.3 montre des variations de réponses pour les trois structures, dont les
contraintes de flexion sont comprises entre (24,66 et 36,95 MPa). Cette variation observée pour
toutes les structures dépend des facteurs «type de fibre et fraction de volume de fibre» selon la
conception de Taguchi. Pour toutes les structures, les contraintes de flexion augmentent avec
l'augmentation de la fraction volumique de la fibre. Les résultats de la contrainte de flexion de la
structure silicomb ont également été meilleurs que ceux du nid d'abeille et la re-entrante. En outre,
la fibre de lin apporte la meilleure réponse que le jute et le sisal. La fraction volumique de la fibre
est le paramètre plus dominant, par rapport au type de la fibre comme indiqué dans le Tableau
III.6. Les valeurs maximum de la contrainte de flexion sont atteintes pour les paramètres
géométriques cités comme suit : fraction volumique de la fibre de 30 % et type de fibre est le lin
comme indiqué dans le Tableau III.3.

III.4.2. Déplacement en flexion 3-points

La Figure III.4 illustre les variations observées du déplacement pour toutes les structures
dont les valeurs varient de -24,71 MPa à -38,30 MPa. En outre, la figure montre les effets des
facteurs pour toutes les structures liés à la nature des fibres et leur fraction volumique selon la
méthode de Taguchi. Les valeurs de déplacement des structures diminuent à mesure que les
volumes de la fraction de fibre augmentent (10 à 30 %), la structure silicomb indique de meilleures
réponses par rapport aux autres structures. De même, la fibre de lin montre également de
meilleures réponses que le jute et le sisal.
En résumé, la fraction volumique de la fibre est le principal paramètre affectant le
déplacement de la structure suivi par le type de fibre présenté dans les Tableau III.7. Les valeurs
minimales de déplacement sont atteintes pour les paramètres géométriques cités comme suit :
fraction volumique des fibres est de 30 % et le type de fibre est le lin comme indiqué dans le
Tableau III.4.

63
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Figure III-3. Graphe des valeurs individuelles de la variation de la contrainte de flexion des
structures (a) nid d’abeille (b) re-entrant (c) silicomb par rapport au type et fraction volumique
de fibre.

64
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Figure III-4. Graphe des valeurs individuelles de la variation du déplacement en flexion des
structures (a) nid d’abeille (b) re-entrant (c) silicomb par rapport au type et fraction volumique
des fibres.

65
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

III.4.3. Module de flexion

La Figure III.5 montre les variations observées du module de flexion pour toutes les
structures dont les valeurs varient de 3,58 à 17,17 MPa, les effets des facteurs pour toutes les
structures liés à la nature des fibres et leur fraction volumique selon la méthode de Taguchi.
En premier à cause de la variation du type de structure, on constate que la silicomb possède
le plus fort module de flexion (15,75 GPa) par rapport à ceux du nid d’abeille et nid d’abeille re-
entrante. Ensuite, par la variation de la fraction volumique de la fibre de la structure, le module
croît avec l’augmentation de la fraction volumique. La structure en silicomb a également le
module de flexion le plus élevée (17,17 MPa), Sur la base de l'analyse effectuée précédemment,
il a été constaté que la structure silicomb est la plus rigide vis-à-vis de la charge d’essai de flexion.

De plus, le maximum atteint par la variation de la fraction volumique est bien meilleur par
rapport à la variation des fibres, Par conséquent, la fibre de lin est celle qui offre la meilleure
réponse, suivie du jute et à la fin du sisal. La fraction volumique est le principal paramètre
affectant le module de flexion suivi du type de fibre basé sur le calcul de rang et delta présentés
dans le Tableau III.8. Le module de flexion maximal a été atteint en fixant les paramètres
géométriques des cellules comme suit : fraction volumique de 30 % et type de fibre en lin comme
indiqué dans le Tableau III.5.

66
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

Figure III-5. Graphe des valeurs individuelles de variation de module de flexion des structures
(a)nid d’abeille (b) re-entrant (c) silicomb par rapport au type et fraction volumique de fibre.

67
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

III.5. Conclusion
En conclusion, le comportement mécanique en flexion 3-point des structures auxétiques re-
entrant, nid d’abeille et silicomb renforcées par des fibres naturelles (lin, jute et sisal) sollicitées
en flexion 3-points a été étudié et analysé.
 Les résultats obtenus ont montré que la structure en silicomb à de meilleures performances
mécaniques, obtenues grâce à une combinaison unique de contrainte de flexion et du
module de flexion par rapport aux autres structures,
 L’analyse statistique basée sur la méthode de Taguchi fait apparaître l’interaction entre la
fraction volumique et le type de fibre,
 Après analyse des valeurs des réponses (S/N), les structures silicomb renforcées en fibre de
lin montrent la plus grande valeur de (S/N) avec une fraction volumique de 30 %,
 Dans cette étude, il a été également démontré que les contraintes de flexion et le module de
flexion obtenus après rechargement des structures silicomb sont nettement supérieurs à
celles obtenues pour les structures en nid d’abeilles et en nid d’abeilles re-entrant,
 En outre, les résultats montrent et confirment que la conception ANOVA et Taguchi a révélé
que la fraction volumique est le principal facteur affectant la contrainte de flexion et le
module de flexion.

68
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

[Link]

[1] T. Li and L. Wang, “Bending behavior of sandwich composite structures with tunable 3D-
printed core materials,” Compos Struct, vol. 175, pp. 46–57, 2017, doi:
[Link]
[2] G. D. Goh, Y. L. Yap, S. Agarwala, and W. Y. Yeong, “Recent Progress in Additive
Manufacturing of Fiber Reinforced Polymer Composite,” Adv Mater Technol, vol. 4, no.
1, p. 1800271, 2019, doi: 10.1002/admt.201800271.
[3] N. Mohd Nurazzi, A. Khalina, S. M. Sapuan, A. H. A. M. Dayang Laila, M. Rahmah, and
Z. Hanafee, “A review: Fibres, polymer matrices and composites,” Pertanika Journal of
Science and Technology, vol. 25, no. 4. 2017.
[4] A. Ajdari, B. H. Jahromi, J. Papadopoulos, H. Nayeb-Hashemi, and A. Vaziri,
“Hierarchical honeycombs with tailorable properties,” Int J Solids Struct, vol. 49, no. 11–
12, pp. 1413–1419, 2012.
[5] A. Ajdari, H. Nayeb-Hashemi, and A. Vaziri, “Dynamic crushing and energy absorption of
regular, irregular and functionally graded cellular structures,” Int J Solids Struct, vol. 48,
no. 3, pp. 506–516, 2011, doi: [Link]
[6] C. Lira and F. Scarpa, “Transverse shear stiffness of thickness gradient honeycombs,”
Compos Sci Technol, vol. 70, no. 6, pp. 930–936, 2010, doi:
[Link]
[7] E. Wu and W.-S. Jiang, “Axial crush of metallic honeycombs,” Int J Impact Eng, vol. 19,
no. 5, pp. 439–456, 1997, doi: [Link]
[8] Y. Du, N. Yan, and M. T. Kortschot, “An experimental study of creep behavior of
lightweight natural fiber-reinforced polymer composite/honeycomb core sandwich
panels,” Compos Struct, vol. 106, pp. 160–166, 2013, doi:
[Link]
[9] A. Stocchi, L. Colabella, A. Cisilino, and V. Álvarez, “Manufacturing and testing of a
sandwich panel honeycomb core reinforced with natural-fiber fabrics,” Mater Des, vol. 55,
pp. 394–403, 2014, doi: [Link]
[10] Y. Hou, Y. H. Tai, C. Lira, F. Scarpa, J. R. Yates, and B. Gu, “The bending and failure of
sandwich structures with auxetic gradient cellular cores,” Compos Part A Appl Sci Manuf,
vol. 49, pp. 119–131, 2013, doi: [Link]
[11] S. L. M. R. Filho et al., “Failure analysis and Taguchi design of auxetic recycled rubber

69
Etude des structures biocomposites en flexion 3-point Chapitre 3

structures,” Phys status solidi, vol. 251, no. 2, pp. 338–348, Feb. 2014, doi:
10.1002/pssb.201384258.
[12] J. R. Dutra, S. L. Moni Ribeiro Filho, A. L. Christoforo, T. H. Panzera, and F. Scarpa,
“Investigations on sustainable honeycomb sandwich panels containing eucalyptus sawdust,
Piassava and cement particles,” Thin-Walled Struct, vol. 143, p. 106191, 2019, doi:
[Link]
[13] F. Scarpa, Y. Chen, C. Remillat, I. Farrow, Y. Liu, and L. Jinsong, “Curved Kirigami
SILICOMB cellular structures with zero Poisson’s ratio for large deformations and
morphing,” J Intell Mater Syst Struct, vol. 25, Mar. 2013, doi:
10.1177/1045389X13502852.
[14] G. Petrone, S. Rao, S. De Rosa, B. R. Mace, F. Franco, and D. Bhattacharyya, “Behaviour
of fibre-reinforced honeycomb core under low velocity impact loading,” Compos Struct,
vol. 100, pp. 356–362, 2013, doi: [Link]
[15] G. Petrone, S. Rao, S. De Rosa, B. R. Mace, F. Franco, and D. Bhattacharyya, “Initial
experimental investigations on natural fibre reinforced honeycomb core panels,” Compos
Part B Eng, vol. 55, pp. 400–406, 2013, doi:
[Link]
[16] M. Cherief, A. Belaadi, M. Bouakba, M. Bourchak, and I. Meddour, “Behaviour of
lignocellulosic fibre-reinforced cellular core under low-velocity impact loading: Taguchi
method,” Int J Adv Manuf Technol, 2020, doi: 10.1007/s00170-020-05393-9.

70
Chapitre IV.
SIMULATION EN TRACTION STATIQUE DES STRUCTURES
AUXETIQUES EN BIOPOLYMERE

Contenue de chapitre page

IV.1. Introduction .......................................................................................................... 72


IV.2. Simulation des procédés expérimentaux .............................................................. 74
IV.2.1. Modélisation des paramètres de la structure étudiée: .................................... 74
IV.2.2. Elaboration des matériaux ............................................................................. 74
IV.2.3. Impression 3D : ............................................................................................. 74
IV.2.4. Caractérisation des structures en traction : .................................................... 74
IV.2.5. Modélisation par éléments finis..................................................................... 75
IV.2.6. Approche de conception expérimentale de Taguchi ..................................... 75
IV.3. Résultats et discussion.......................................................................................... 78
IV.3.1. Comportement auxétique de la structure re-entrant ...................................... 78
IV.3.2. L’effet des paramètres géométriques sur le comportement auxétique .............. 79
IV.3.2.1. Comportement du coefficient de poisson de la structure re-entrant .............. 79
IV.3.2.2. Comportement de la contrainte de traction de la structure re-entrant : ...... 80
IV.3.2.3. Comportement du module de cisaillement de la structure re-entrant ......... 82
IV.4. CONCLUSION .................................................................................................... 84
IV.5.Références ............................................................................................................. 85
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

Chapitre IV :
SIMULATION EN TRACTION STATIQUE
DES STRUCTURES AUXETIQUES EN
BIOPOLYMERE

IV.1. Introduction

Comme les matériaux fabriqués par l’homme avec des structures minutieusement
conçues, les méta-matériaux mécaniques ont attiré beaucoup d’attention au cours des dernières
décennies
en raison de leurs propriétés mécaniques exotiques [1]. Les matériaux auxétiques à coefficient
de Poisson négatif en sont un exemple typique. Par rapport aux matériaux conventionnels à de
coefficient de Poisson positif, ils présentent une expansion latérale au lieu d’une contraction
lorsqu’il sont étirés dans la direction longitudinale [2][3], inversement [4] . Le seuil théorique
du coefficient de Poisson pour les matériaux solides isotropes est de 1 tandis que pour les méta-
matériaux à géométrie anisotrope, des valeurs plus faibles peuvent être obtenues sans
spécification de limite [5] . Basé sur le comportement en déformation, des propriétés physiques
remarquables sont conférées aux matériaux auxetiques, telles qu’une grande résistance à la
rupture, un module de cisaillement élevé, une plus grande résistance spécifique, une meilleure
résistance aux chocs par impact, une grande capacité de dissipation de l’énergie et une
perméabilité contrôlable par déformation [6][7]. Ces caractéristiques attrayantes qui existent
dans les matériaux auxétiques promettent des applications significatives dans diverses
industries, notamment l’aérospatiale, l’automobile, la construction, les transports, la défense
militaire, la biomédecine, les sports, etc [8][9] .Ensuite, Clarke et al. ont trouvé le coefficient
de Poisson avec des valeurs négatives dans la couche d’orientation comprise entre 15 et 30 en
empilant alternativement une série de stratifiés composites époxy renforcés de carbone avec
des angles de pli variables [10].
Zhou et al. ont révélé que le composite textile auxetique 3D offrait une meilleure
performance de protection contre les chocs que le composite non auxetique 3D, en raison de la
plus grande capacité d’absorption d’énergie et de la stabilité des structures auxétiques [11].
Des stratégies de fabrication de pointe des composites auxétiques ont été étudiées et
développées. Ces stratégies sont résumées ainsi : la construction directe de structures auxétiques

72
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

au moyen de matériaux composites. En utilisant des tiges (BCR) comme les matériaux de base
du squelette, Rana et al. ont exploré de nombreuses structures auxétiques en plaçant ces tiges
sur le modèle auxétique et ceci a donné de bons résultats tels que la résistance à la traction et à
la rupture [12][13].
Saxena et coll.[14] se sont intéressés au comportement de la structure auxétique en nid
d’abeille re-entrant classique 2D par simulation aux éléments finis (FE). Dans leur conception,
le module de Young inférieur obtenue d’après les tests localisé sur les charnières pour
minimiser le problème de flambage et améliorer le comportement auxétique.
Li et al. [15] ont proposé une structure en nid d’abeille en introduisant des nervures
supplémentaires. La conception tient compte du mécanisme de déformation, de la rigidité de la
structure supplémentaire et de leur impact sur le coefficient de Poisson. Sous le chargement de
compression uniaxiale, ces nervures se sont avérées se plier et se déformer vers la paroi.

Wang et al. ont étudié le comportement des 3D composites auxétiques à travers de stratifiés
composites époxy renforcés avec de carbone à l’aide d’une machine à commande numérique
informatisée .Ces structures ayant un coefficient de poisson négative en tenant compte de ces
paramètres structurels présentent des valeurs de rigidité spécifique par rapport aux structures
composites à base de polymère et métal (acier) [16][17].
Dans ce chapitre, un modèle de structure auxétique est donc proposé appelé re-entrant par
éléments finis. Les résultats obtenus sont analysés par le logiciel MINITAB version 16.0 pour
déterminer la contrainte de traction, le module de cisaillement et le paramètre le plus important :
le coefficient de poisson négatif qui caractérise ce type de structures non conventionnelles. Le
modèle étudié est caractérisé par l’angle de paroi incliné ainsi l’épaisseur des parois de la
cellule. Au vu des résultats obtenus, la structure offrant de bons résultats correspond aux
paramètres (ϴ = 65°, t=3mm).Afin de valider le modèle numérique, nous procéderons à
l’impression 3D pour caractériser la structure en traction et réaliser une étude comparative du
comportement de ces structures en fonction de chaque paramètre appliqué. Le matériau
appliqué est le PLA (polylactique Acide).
Les résultats présentés dans ce chapitre seront également comparés aux travaux
effectués dans la littérature pour valider la fiabilité.

73
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

IV.2. Simulation des procédés expérimentaux

IV.2.1. Modélisation des paramètres de la structure étudiée

Dans cette étude, la cellule nid d’abeille re-entrant est la cellule typique de notre travail,
comme le montre la Figure IV.1. La topologie est sélectionnée en raison de sa simplicité
géométrique et des performances liées aux paramètres de sa géométrie.

Figure IV-1. Cellule unitaire de la structure re-entrant.

IV.2.2. Elaboration des matériaux

Les granulés de PLA naturels nommé (acide polylactique) avec un point de fusion
compris entre 185° C et 220° C. Les caractéristiques des matériaux ont déjà été décrites dans
les chapitres précédents.

IV.2.3. Impression 3D

Toutes les structures re-entrant élaborées en PLA ont été imprimées à l’aide d’une
imprimante nommée (3D UP MINI 2).

IV.2.4. Caractérisation des structures en traction

Toutes les structures en PLA ont été simulées en traction en utilisant le logiciel de
simulation ANSYS 15.0, avec un déplacement de 70 mm pour toutes les structures. Par suite,
les échantillons ont été élaborés et testés à l’aide d’une machine d’essai universelle (Zwick
Z010, Zwick GmbH, Allemagne) dotée d'un capteur de force d'une capacité de 10 KN. Le
déplacement a été contrôlé à une vitesse de 1 mm/min pour maintenir une charge quasi statique.

74
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

IV.2.5. Modélisation par éléments finis

Une simulation par éléments finis a été utilisée pour évaluer le comportement élastique
de la structure rentrante afin de valider les résultats expérimentaux [18] [19]. Pour ce faire, le
logiciel de simulation ANSYS 15.0 a été utilisé pour le calcul de la contrainte de traction, du
module de cisaillement et du coefficient de Poisson.

La structure bidimensionnelle a été maillée avec des éléments triangulaires d'une taille
de 2mm. Les simulations des éléments finis ont été effectuées uniquement en utilisant les
propriétés mécaniques du PLA pur. La figure IV.2 donne un aperçu de la structure re-entrant
maillée.

Figure IV-2. Structure re-entrant maillée.

IV.2.6. Approche de conception expérimentale de Taguchi

Comme il a été mentionné dans les chapitres précédents, le tableau de la matrice


orthogonale de Taguchi Design (L9) est utilisé pour déterminer l’effet de chaque facteur sur les
réponses suivantes : contrainte de traction, module de cisaillement et coefficient de poisson. Le
Tableau IV.1 présente les conditions expérimentales obtenues en faisant varier les facteurs
75
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

(niveaux) : angle d’inclinaison (55°, 60° et 65°) et épaisseur (1mm, 2mm et 3 mm). Les résultats
obtenus de l’étude numérique de la contrainte de traction, du module de cisaillement et du
coefficient de poisson pour le nid d’abeille re-entrant, sont présentés dans le Tableau IV.2.
L’analyse des résultats révèle que les valeurs de la contrainte de traction augmentent de 144.69
MPa à 505.45 MPa, de plus les valeurs du module de cisaillement aussi augmentent de 90,48
(N/mm2) à 294,98 (N/mm2) en raison de l’effet de l’angle d’inclinaison (de 55° à 65°) ainsi que
de l’épaisseur de paroi des cellules unitaires (de 1 à 3 mm). Aussi on constate également que les
valeurs de coefficient de poisson croissent de -4.63 à -0.47 cela signifie que de la structure re-
entrant devient plus rigide et résistante en traction.

Tableau IV-1. Les différents paramètres géométriques (angle, épaisseur de paroi).

Facteur Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3


Angle de paroi 55° 60° 65°
horizontal et vertical
Epaisseur de 1 2 3
la paroi (mm)

Tableau IV-2. Les résultats de la contrainte de traction, module de cisaillement et coefficient


de poisson pour le nid d’abeille re-entrant.
Test Angle Epaisseur Contrainte de Module de coefficient
(Degré) de paroi (mm) traction σt cisaillement Gt de poisson
( MPa) (N/mm2)
1 55 1 186,74 90,48 -4,63
2 60 2 317,59 191,04 -4,17
3 65 3 495,57 283,89 -3,19
4 55 1 149,00 97,26 -2,76
5 60 2 256,14 181,57 -2,26
6 65 3 432,88 257,30 -1,61
7 55 1 144,69 95,99 -1,17
8 60 2 336,06 207,30 - 0,99
9 65 3 505,45 294,98 -0,47

La technique est basée sur l'évaluation du rapport signal/bruit (S/N) à l'aide d'un logiciel de
traitement de données. Le logiciel utilisé à cet effet est la version 16.0 de MINITAB.

76
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

Il existe trois catégories de S/N, en fonction des caractéristiques de base telles que plus petit et
plus grand ou nominal est meilleur. Les résultats de calcul de S/N sont présentés dans le Tableau
IV-3. Les valeurs ont été calculées à l’aide d’Eqs. (1) et (2).
« n » est le nombre d’expériences, y compris la répétition, et « y » est le score des valeurs
utilisant un taux plus faible, c’est la meilleure des données expérimentales « i », appliquée aux
réponses du coefficient de poisson.

𝑆⁄𝑁 = −10 log10 (∑𝑛𝑖=1 𝑦𝑖2 )/𝑛 (1)

Aussi, « n » est le nombre de l’expérience, y compris la répétition, et « y » est le score des


valeurs utilisant un taux plus élevé, c’est la meilleure des données expérimentales « i »,
appliquée pour la contrainte de traction et le module de cisaillement.
𝑆⁄𝑁 = −10 log10 (∑𝑛𝑖=1 1/𝑦𝑖2 )/𝑛 (2)
Le Tableau IV-3 représente les résultats des ratios S/N, calculés selon les équations (1) et (2),
pour les propriétés mécaniques de la structure (nid d’abeille re-entrant).
Il convient de noter que la combinaison optimale correspondant à une contrainte de traction
plus élevée correspond aux paramètres (53,57 MPa pour une épaisseur de 3 mm et de 49,97
MPa pour l’angle 65 °). Cependant, la combinaison associée aux valeurs plus petites correspond
aux paramètres de 44,03 MPa pour l’épaisseur de 1 mm et de 48.12 MPa pour l’angle 60°).

Pour le module de cisaillement, la combinaison (45,12 N/mm2 pour l’angle 65° et 48,49 N/mm2
pour l’épaisseur de 3 mm) a révélé les plus grandes valeurs, par conséquent, elle représente la
combinaison optimale. Cependant, la combinaison correspondant aux valeurs plus faibles est
(44.38 N/mm2 pour l’angle 60°et 39.51 N/mm2 pour l’épaisseur 1 mm).
Enfin, la combinaison optimale correspondant au coefficient de poisson est (-1,74 pour l’angle
65° et de -2,56 pour une épaisseur de 3 mm), mais la combinaison (-11,92 MPa pour l’angle 55
° et -7,82 MPa pour l’épaisseur 1 mm) a montré des valeurs plus faibles.
Les résultats de cette étude indiquent que les paramètres géométriques de la structure re-entrant
(auxétique) (ϴ = 65° et t=3 mm) présentent des valeurs élevées pour la contrainte de traction et
le module de cisaillement, par ailleurs les faibles valeurs du coefficient de poisson obtenus pour
les mêmes paramètres confirment son bon comportement et sa bonne résistance en traction.

77
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

Tableau IV-3. Rapport de réponses S/N.

Rapport S/N pour le Rapport S/N pour le


Rapport S/N pour la
module de cisaillement coefficient de poisson
contrainte de traction
(grande valeur est (grande valeur est
(grande valeur est meilleure)
meilleure meilleure

Niveau Angle Epaisseur Angle Epaisseur Angle Epaisseur

1 49,79 44,03 44,61 39,51 -11,92 -7,82

2 48,12 49,58 44,38 45,71 -6,67 -6,46


re-entrant
structure 3 49,97 53,57 45,12 48,49 -1,74 -2,56

Delta 1,67 9,54 0,74 9,38 13,67 -5,28

Rank 2 1 2 1 1 2

IV.3. Résultats et discussion

IV.3.1. Comportement auxétique de la structure re-entrant

Sous la charge de traction axiale, la structure re-entrant s’étendait longitudinalement, et


elle a tendance à se gonfler. Ce changement a été causé par le couple généré par la charge, se
produisant sur les parois de chaque cellule et par conséquent la résultante sera la somme des
deux charges au sens de l’axe des X.

En résumé à cause des déformations, les parois inclinées ont subi une concentration de
contraintes. Par conséquent, la cellule unitaire s'est allongée dans la direction longitudinale sous
la force de traction, et s'est également étendue latéralement comme indiqué dans Figure IV.3
en exerçant une force de traction F. Dans les deux cas, ΔX et ΔY semblent tous deux être
positifs.

78
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

Figure IV-3. Affichage des allongements dans les essais de traction.

IV.3.2. L’effet des paramètres géométriques sur le comportement auxétique

IV.3.2.1. Comportement du coefficient de poisson de la structure re-entrant

Le comportement du coefficient de poisson de ces structures re-entrant imprimées en 3D


avec les différents paramètres géométriques est montré dans la Figure. IV.4. Selon les propriétés
géométriques da la structure re-entrant, le comportement pendant l’essai de traction varie d’une
structure à une autre.

L’échantillon correspondant aux paramètres (ϴ=65° et t=3mm) indique un bon comportement


par rapport aux autres contributions, les valeurs du coefficient de poisson varient de -4,63 à -
0,47, soit une augmentation de 89.84 %. Par conséquent, ces résultats signifient que la
déformation de la structure est assez faible donc signifie très résistante au chargement de
traction. Par contre, en ce qui concerne l’échantillon correspondant à (ϴ=55° et t=1mm) ayant
une faible valeur -4,63, la structure est moins rigide et sa déformation est importante et
remarquable.
79
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

Figure IV-4. Variation du coefficient de poisson en fonction des paramètres géométriques


(angle et épaisseur).

IV.3.2.2. Comportement de la contrainte de traction de la structure re-entrant :

Le comportement de contrainte en traction de ces structures re-entrant imprimées en 3D


en fonction des différents paramètres géométriques est illustré dans la Figure IV.5.

L’échantillon relatif aux paramètres (ϴ=65° et t=3mm) a présenté un bon comportement


par rapport aux autres contributions, à savoir des valeurs de contrainte de traction passant de
186,47 à 505,45 MPa, ce qui correspond à une augmentation remarquable de 63,10 %, signifiant
ainsi que la structure devient rigide et très résistante vis-à-vis ce chargement. Par contre, pour
ce qui est de l'échantillon (ϴ=55° et t=1mm), il présente la plus faible valeur de 186,47 MPa,
autrement dit, la structure est moins déformable et moins rigide.

La Figure IV.6 illustre la structure re-entrant simuler avec la logiciel ANSYS 15.0 en
mode de traction en imposant un déplacement de 70 [Link] figure montre que la structure est
trop sollicité au niveau des paroi et la concentration des contraintes est importante.

80
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

Figure IV-5. Variation de la contrainte de traction en fonction des paramètres géométriques


(angle et épaisseur).

Figure IV-6. Etude numérique de la structure re-entrant en mode de traction en fonction des
paramètres géométriques (ϴ = 65 ° et t=3 mm), (donné de sortie contrainte de traction)

81
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

IV.3.2.3. Comportement du module de cisaillement de la structure re-entrant

Le comportement du module de cisaillement de la structure re-entrant imprimée en 3D en


fonction des différents paramètres géométriques est présenté dans la Figure IV.6.

L’échantillon dont les paramètres (ϴ=65° et t=3mm) a affiché le meilleur comportement. En


effet les valeurs du module de cisaillement se trouvent entre 90,48 et 294,98 MPa, ce qui
représente une augmentation de 69,44 %. Ce résultat signifie que la structure est assez résistante
et de déformation faible vis-à-vis au chargement de traction. Par contre, concernant
l’échantillon dont les paramètres (ϴ=55° et t=1mm) possède également la plus faible de 90,48
MPa, ce qui veut dire que le structure et moins rigide et qu'elle se déforme considérablement.

La Figure IV.8 présente la structure re-entrant simulé avec le logiciel ANSYS 15.0 en
mode de cisaillement en imposant un déplacement de 70 mm sur la partie supérieure de la
structure .nous marquons que les paroi latérale sont trop sollicité envers ce chargement cela est
due l’augmentation de la concentration des contraintes qui provoque une déformation comme
illustré dans la figure.

Figure IV-7. Variation de Module du cisaillement en fonction des paramètres géométriques


(angle et épaisseur).

82
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

Figure IV-8. Etude numérique de la structure re-entrant en mode de cisaillement en fonction


des paramètres géométriques (ϴ = 65 ° et t=3 mm), (donné de sortie contrainte de
cisaillement)

83
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

IV.4. CONCLUSION

Dans la présente étude, des structures connues sous le nom re-entrant auxétiques sont
proposés dans cette étude. Cette conception innovante permet à ces structures de se déformer
avec une perte d’énergie minimale limitant ainsi la perturbation du comportement auxétique.
La conception de ces structures auxétiques est basée sur des paramètres géométriques
différents : angle (t) et épaisseur paroi (ϴ) en utilisant la simulation par éléments finis.
En outre, ces échantillons sont réalisés à l'aide de la technologie d’impression 3D et
simulés en traction en utilisant le logiciel ANSYS 15.0.
Les résultats révèlent que la rigidité de la structure augmente de manière significative avec le
module de cisaillement et le coefficient de poisson pour les structures définies par les
paramètres (t= 3mm et ϴ = 65°).

En effet, les résultats prédits de la simulation correspondent bien aux résultats des tests
effectués sur les échantillons imprimés en 3D. De ce fait, il ressort de cette étude que pour une
même structure ayant paramètres géométriques différents, il en découle une diversité de
résultats et de comportement vis-à-vis la charge de traction, permettant ainsi de mieux
comprendre ce phénomène d’auxétisme et de réfléchir à de futures applications dans l’industrie.

84
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

IV.5.Références

[1] X. Zheng et al., “Ultralight, ultrastiff mechanical metamaterials,” Science (80- ), vol.
344, no. 6190, pp. 1373 LP – 1377, Jun. 2014, doi: 10.1126/science.1252291.

[2] C. Huang and L. Chen, “Negative Poisson’s Ratio in Modern Functional Materials,” Adv
Mater, vol. 28, no. 37, pp. 8079–8096, Oct. 2016, doi:
[Link]

[3] H. Wang, Y. X. Zhang, and W. Q. Lin, “A novel two-dimensional mechanical


metamaterial with negative Poisson’s ratio,” Comput Mater Sci, vol. 171, 2020, doi:
10.1016/[Link].2019.109232.

[4] X. Ren, R. Das, and P. Tran, “Auxetic metamaterials and structures: a review,” Smart
Mater Struct, vol. 27, 2018, doi: 10.1088/1361-665X/aaa61c.

[5] G. N. Greaves, A. L. Greer, R. S. Lakes, and T. Rouxel, “Poisson’s ratio and modern
materials,” Nat Mater, vol. 10, no. 11, pp. 823–837, 2011, doi: 10.1038/nmat3134.

[6] Y. Yao et al., “Fabrication and characterization of auxetic shape memory composite
foams,” Compos Part B Eng, vol. 152, Jun. 2018, doi:
10.1016/[Link].2018.06.027.

[7] J.-H. Oh, J.-S. Kim, V. H. Nguyen, and I.-K. Oh, “Auxetic graphene oxide-porous foam
for acoustic wave and shock energy dissipation,” Compos Part B Eng, vol. 186, p.
107817, 2020, doi: [Link]

[8] M. Sanami, N. Ravirala, K. Alderson, and A. Alderson, “Auxetic Materials for Sports
Applications,” Procedia Eng, vol. 72, Dec. 2014, doi: 10.1016/[Link].2014.06.079.

[9] N. Novak, M. Vesenjak, and Z. Ren, “Auxetic Cellular Materials - a Review,” vol. 62,
pp. 485–493, Sep. 2016, doi: 10.5545/sv-jme.2016.3656.

[10] J. F. Clarke, R. A. Duckett, P. J. Hine, I. J. Hutchinson, and I. Ward, “Negative Poisson’s


ratios in angle-ply laminates: Theory and experiment,” Composites, vol. 25, pp. 863–
868, Oct. 1994, doi: 10.1016/0010-4361(94)90027-2.

[11] Z. Lin, J. Zeng, L. Jiang, and H. Hu, “Low-velocity impact properties of 3D auxetic
textile composite,” J Mater Sci, vol. 53, Mar. 2018, doi: 10.1007/s10853-017-1789-8.

[12] S. Pichandi, S. Rana, D. Oliveira, R. Fangueiro, and J. Xavier, “Development of novel

85
Simulation en traction statique des structures auxétiques en biopolymère

auxetic structures based on braided composites,” Mater Des, vol. 61, Apr. 2014, doi:
10.1016/[Link].2014.04.067.

[13] S. Pichandi et al., “Development and Characterization of Novel Auxetic Structures


Based on Re-entrant Hexagon Design Produced from Braided Composites,” Compos
Part B Eng, vol. 93, Mar. 2016, doi: 10.1016/[Link].2016.02.058.

[14] K. Saxena, R. Das, and E. Calius, 3D printable multimaterial cellular auxetics with
tunable stiffness. 2017.

[15] D. Li, J. Yin, L. Dong, and R. Lakes, “Strong re-entrant cellular structures with negative
Poisson’s ratio,” J Mater Sci, vol. 53, Mar. 2018, doi: 10.1007/s10853-017-1809-8.

[16] X. Wang, Y. Chen, and L. Ma, “The manufacture and characterization of composite
three-dimensional re-entrant auxetic cellular structures made from carbon fiber
reinforced polymer,” J Compos Mater, vol. 52, p. 002199831876402, Mar. 2018, doi:
10.1177/0021998318764021.

[17] X. Wang, B. Wang, Z. Wen, and L. Ma, “Fabrication and mechanical properties of CFRP
composite three-dimensional double-arrow-head auxetic structures,” Compos Sci
Technol, vol. 164, May 2018, doi: 10.1016/[Link].2018.05.014.

[18] J. Jirousek and Q. H. Qin, “Application of hybrid-Trefftz element approach to transient


heat conduction analysis,” Comput Struct, vol. 58, pp. 195–201, Jan. 1996, doi:
10.1016/0045-7949(95)00115-W.

[19] Q. H. Qin, “Hybrid-Trefftz finite element method for Reissner plates on an elastic
foundation,” Comput Methods Appl Mech Eng, vol. 122, pp. 379–392, May 1995, doi:
10.1016/0045-7825(94)00730-B.

86
CONCLUSION GENERALE
Conclusion Générale

CONCLUSION GENERALE

A l’heure actuelle, les composites renforcés de fibre naturelle sont une véritable
alternative à certains matériaux composites synthétiques. À plus grande échelle, leur
utilisation reposera sur des études menées pour mieux comprendre certains aspects de leur
comportement en vue d’une utilisation industrielle. Dans ce contexte, la présente contribution
a porté sur l’élaboration et la caractérisation mécanique d’une structure sandwich et composite
à base de constituants naturels. L’objectif initial de cette étude consistait à réaliser une
structure mécaniquement performante, d’analyser son comportement mécanique ainsi que de
mettre en évidence ses performances par rapport à des matériaux équivalents.

Les différents constituants du composite ont été sélectionnés dans un premier temps
sur la base d'une analyse bibliographique. En effet, pour les trois type de structures (nid
d’abeille, nid d’abeille re-entrant et silicomb), une résine thermoplastique (époxy) a été
associée à des fibres de lin, jute et sisal en vue d'obtenir une structure à haute performance. Le
procédé de moulage de l’ensemble résine et fibres a permis de réaliser des composites adaptés
à différents types et géométries.

De nombreux résultats sur le comportement en compression, en flexion des composites


renforcés de fibres de lin jute et sisal ont pu être obtenus. Les principales conclusions sont
récapitulées comme suit :

 Le comportement varie d'une structure à l'autre et d'un type de fibre de renforcement à


l'autre ;
 La structure re-entrant a révélé une bonne absorption d'énergie estimée à 57.995 Kj/m3
ceci est confirmé par l'évolution de la force de compression en fonction du
déplacement ;
 D'autre part, la structure en silicomb a enregistré des résultats satisfaisants en
compression.
 La structure en silicomb a fait preuve d'un bon comportement lors de l'essai de flexion.
 Une analyse numérique sur la base d'une modélisation par éléments finis sur le
comportement en traction des structures a révélé que le composite re-entrant

87
Conclusion Générale

Lin/Epoxy correspondant aux paramètres géométriques (épaisseur de paroi t=3mm et


angle ϴ= 65 °), a montré une résistance au chargement applique. Ceci est confirmé par
la contrainte de traction, les valeurs du module de cisaillement ainsi que le coefficient
de poisson négatif affecté à ce type matériaux dit auxétique (matériau non
conventionnel) ;
 Cette étude a permis de démontrer la faisabilité d’une structure composite possédant
une fraction volumique de la fibre de lin élevé ;
 Le matériau étudié possède des caractéristiques mécaniques spécifiques, tant pour des
chargements en compression, flexion ou traction, qui permettent d’envisager son
utilisation pour certaines applications envisagées ;
Au terme de ce travail, les recommandations suivantes sont à prendre en compte lors des
travaux de recherche ultérieurs afin de permettre une compréhension plus approfondie du
comportement en compression, en flexion des composites renforcés de fibres de lin jute et
sisal
Cependant, en raison des exigences de certaines spécifications industrielles,
 Il paraît donc nécessaire de mener à bien cette étude en vue de la concrétisation d'un
prototype de pièce susceptible de répondre aux exigences particulières d'une
application industrielle, de manière à confronter ce matériau à de nouvelles
problématiques.
 Par ailleurs, le recours à la résine époxy apporte théoriquement une solution de
recyclage ou de décyclage de ce matériau ;
 Pour cette raison, il apparaît nécessaire de vérifier cette hypothèse, jugée probable, et
de se lancer dans la recherche de nouvelles perspectives sur le plan industriel.

88
ANNEXE 1

ANALYSE DE LA VARIANCE
L’analyse de la variance est appelée « Analysis of Variance » dans la littérature anglo-
saxonne ; son appellation est couramment abrégée en ANOVA. D’une façon générale, en
matière de régression, le principe de l’analyse de la variance est de subdiviser la variation
totale en une composante factorielle relative à l’équation de régression ou au modèle utilisé,
et une composante résiduelle, la première devant être testée par rapport à la deuxième.
Les composantes factorielle et résiduelle seront mathématiquement représentées par
des carrés moyens, c’est-à-dire des variances. En définitive, l’intérêt de l’analyse de variance
est de pouvoir tester de manière absolue l’influence des facteurs sur les variations d’une
réponse donnée [VIV 02].
A2.1 Carrés moyens des facteurs et des interactions
La variance des facteurs s’obtient en calculant la somme des carrés des écarts (SCE) que
l’on divise par le nombre de degrés de liberté (ddl) associé au facteur f considéré. Le nombre
de degrés de liberté ddlf associé à un facteur f est le nombre de niveaux (de valeurs distinctes)
qu’il prend lors de la réalisation du plan, minoré de 1. On a donc dans tous les cas:

ddl i  Nni  1 (A2.1)


Dans le cas des plans factoriels complets, on a l’égalité :
k
∏ Nni  N
i 1 (A2.2)

La somme des carrés des écarts associée au facteur f vaut :

 2  γ f .  ( yi  y ) 2
Nnf Nnf
SCE f  γ f .  (E f ) f i
i 1 i 1 (A2.3)

avec :
1 N
y  ∑y i la moyenne des réponses ;
N i 1
N le nombre d’expériences pour lesquelles le facteur f prend un de ses Nnf
γf  niveaux (γf est identique pour tous les niveaux du facteur pour les plans
Nn f
orthogonaux) ;
yi la moyenne des réponses observées pour les expériences où le facteur f
prend son ième niveau.
Pour les interactions mettant en jeu les facteurs f et g, la somme des carrés des écarts vaut :
89
ANNEXE 1

∑ yij  yi  y j  y 
Nni Nnj
2
SCE fg  δ fg 
i 1 j 1 (A2.4)
avec :
N
δ fg  le nombre d’expériences pour lesquelles le facteur f prend un de ses Nnf
Nn f  Nng niveaux et lorsque le facteur g adopte un de ses Nng niveaux ;
𝑦̅ij la moyenne des réponses observées pour les expériences où le facteur
f prend son ième niveau, et où le facteur g prend son jème niveau ; lorsqu’il
n’y a que 2 facteurs et aucune répétition d’expériences, on a 𝑦̅ij = yij

Le calcul des degrés de liberté d’une interaction est le produit des ddl des facteurs mis
en jeu dans cette interaction. La généralisation aux interactions d’ordre supérieur se fait de la
même façon.
On déduit alors la valeur des carrés moyens, associés au facteur ou à l’interaction
considéré(e) x, comme étant :
SCE x
CM x 
ddl x (A2.5)

Pour 2 facteurs, on peut écrire la décomposition suivante :

    
yij  y  yi  y  y j  y  yij  yi  y j  y  (A2.6)
On réalise alors une somme sur i et j, des 2 côtés de l’égalité mis préalablement au carré.
La somme se fait ainsi sur les niveaux de tous les facteurs. On aboutit alors à l’équation de
variance, démontrant l’additivité des sommes des carrés des écarts (membre de droite) :

 
Nni Nnj
2
SCEt  ∑ yij  y   SCEx
i 1 j 1 (A2.7)
avec :
SCEt : la somme des carrés des écarts totale ;
SCEx : (x désignant un facteur ou une interaction) la somme des carrés factorielle.
Enfin, notons la relation donnant entre autre la valeur de ddlt : le nombre de degrés de
liberté total :
ddlt   facteurs ddli  interctions ddli
(A2.8)
Il y a donc également additivité des ddl. Pour les plans orthogonaux, on a ddlt = N-1.

A2.2 VARIANCE RESIDUELLE


90
ANNEXE 1

Lorsqu’il existe une erreur expérimentale non nulle, l’équation de variance fait
apparaître un nouveau terme appelé communément variance résiduelle (SCEr) :

SCEt  ∑SCE x  ∑SCEr


(A2.9)
La détermination de SCEr est nécessaire puisqu’elle intervient dans les tests composant
l’analyse de variance. En effet, c’est à cette variance résiduelle que les SCEx sont comparées
afin de déterminer les caractères significatifs des facteurs et des interactions x. La variance
résiduelle est un point de comparaison. Elle doit traduire une variation des valeurs de réponse,
dont l’amplitude est arbitrairement considérée comme faible. Tout facteur influent doit donc
posséder des caractéristiques fortement différentiées de celles de cette composante.
Dans le cas des expériences réelles, la variance résiduelle est prise comme étant un
estimateur de la variance expérimentale, qui traduit la variabilité inhérente des résultats sur
plusieurs réalisations d’expériences identiques. Cependant, l’utilisation d’expériences
virtuelles exclut cette possibilité. Dans le même temps, l’équation de variance doit toujours
être vérifiée : la variance résiduelle (SCEr) est dans tous les cas une composante de la somme
des carrés des écarts totale (SCEt).
La variance résiduelle est le plus souvent calculée comme étant la somme des carrés des
résidus, i.e. des écarts entre réponses mesurées (y) et réponses calculées (ymod)
correspondantes [PIL 94 et SCH 98].
Il s’agit donc de :

   
N 2
SCEr   y i x  ymod i x
i 1 (A2.10)

Calculer SCEr de cette manière permet en définitive de tester le caractère significatif des
facteurs et des interactions et dans le même temps d’évaluer la qualité du modèle utilisé
(ymod). Cette solution n’est pas applicable lors de l’utilisation de plans saturés (plans factoriels
par exemple).

Dans ces cas précis, certains auteurs [GOU 96 et DRO 97] proposent la construction de
la variance résiduelle à partir des interactions dont les variances (carrés moyens) sont les plus
faibles ; leurs valeurs doivent être du même ordre de grandeur. Le calcul de la variance
résiduelle (ou carrés moyens résiduels) peut alors s’écrire comme :

91
ANNEXE 1

∑SCE
SCEr
CM r   i
ddl r ∑ddl (A2.11)
i
Les sommes des carrés des écarts (SCE) et les nombres de degrés de liberté (ddl) se
rapportant aux interactions choisies. Cette solution permet de retrouver la première écriture
de l’équation de variance vue précédemment :

∑SCE
SCEr
CM r   i
ddl r ∑ddl (A2.11)
i
De manière générale, si une telle variance résiduelle ne peut être construite, il est inutile
de calculer l’ANOVA : ses résultats seraient inexploitables.
Par exemple, si les effets des interactions sont du même ordre de grandeur que ceux
des facteurs principaux, ce dernier mode de construction de SCEr devient inapplicable car il
n’est alors plus possible d’assimiler la variance construite à une composante résiduelle ou de
bruit.
A2.3 TEST DE FISHER-SNEDECOR
Le test de Fisher-Snedecor permet de comparer 2 variances, par utilisation de la loi
statistique dite de Fisher (ou loi F). Celle-ci travaille sur un quotient de variances et prend en
compte le nombre de degrés de liberté de chacune d’elles. Les variances concernées doivent
être celles de variables aléatoires à distribution normale et à variances constantes.
On calcule alors le ratio suivant, pour le facteur considéré :
CM x
Fobs 
CMr (A2.12)
La variance associée au facteur ou à l’interaction étudié(e) (CMx) peut être considérée
comme égale à la variance résiduelle (CMr) si le rapport Fobs est faible, i.e. inférieur à une valeur
seuil statistique. On définit ainsi l’hypothèse statistique H0, selon laquelle l’affirmation
précédente est vraie. Si c’est le cas, Fobs est alors une valeur observée d’une variable F de
Fisher-Snedecor, à ddlf et ddlr degrés de liberté.
L’hypothèse H0 doit être rejetée au niveau, lorsque :
PF ≥Fobs  ≤α (A2.13)
Ou, de manière équivalente, quand :

92
ANNEXE 1

Pobs  F1α (A2.14)


A2.4 TABLEAU D’ANALYSE DE LA VARIANCE
Il est courant d’utiliser un tableau réunissant les résultats des calculs précédents. Il peut
prendre la forme suivante :
Somme des
Sources de Carrés Source
ddl carrés F-value Prob.
variation moyens influente?
des écarts
facteur 1 ddl1 SCE1 CM1=SCE1/ddl1 CM1/CMr
… … … … …
facteur f Ddlf SCEf CMf=SCEf/ddlf CMf/CMr
… … … … … P(F≥Fobs) P<α ?
facteur k ddlk SCEk CMk=SCEk/ddlk CMk/CMr
interaction fg
ddlfg SCEfg CMfg=SCEfg/ddlfg CMfg/CMr

Variation
ddlr SCEr CMr=SCEr/ddlr
résiduelle
Totaux ddlt SCEr

93
ANNEXE 1

ANNEXE A3
F-TABLEAU

94
ANNEXE 1

Annexe A4
Courbes contrainte‒déformation en traction pour les deux résines
utilisées

95
ANNEXE 1

96
ANNEXE 1

Annexe A5
Courbes contrainte‒déformation en flexion pour les deux résines
utilisées

97
ANNEXE 1

98
ANNEXE 1

99

Vous aimerez peut-être aussi