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Ma Route

Le document traite des granulats, des matériaux essentiels dans l'industrie de la construction, notamment pour les travaux routiers en France. Il aborde leur classification, les méthodes d'analyse granulométrique, ainsi que les caractéristiques intrinsèques des gravillons, notamment leur résistance à la fragmentation. Les essais de laboratoire, tels que l'essai Los Angeles, sont utilisés pour évaluer la qualité et la résistance des granulats en fonction de leur utilisation.

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Le document traite des granulats, des matériaux essentiels dans l'industrie de la construction, notamment pour les travaux routiers en France. Il aborde leur classification, les méthodes d'analyse granulométrique, ainsi que les caractéristiques intrinsèques des gravillons, notamment leur résistance à la fragmentation. Les essais de laboratoire, tels que l'essai Los Angeles, sont utilisés pour évaluer la qualité et la résistance des granulats en fonction de leur utilisation.

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I.

Introduction

On appelle « granulats » un ensemble de grains de dimension comprise entre 0 et 80 mm.

A titre d’exemple, c’est une véritable industrie qui assure la production des 330 à 350 millions de
tonnes de granulats consommés en France chaque année, avec près de la moitié de ce tonnage utilisé
dans les travaux routiers.

Les granulats, comme le prouve le tableau ci-après, sont le constituant de très loin majoritaire des
couches de chaussées, qu’elles soient des assises hydrauliques, des enrobés, des enduits ou des
chaussées en béton.

Tableau 1 : Domaines d’utilisation des granulats routiers

Pourcentage de Pourcentage des


Nature du granulat (en poids) autres Nature des autres
matériau composé constituants (en constituants
poids)

Grave non traitée 100 %

Grave ciment 94 à 97 % 3à6% Ciment

10 à 20 % Laitier granulé
Grave laitier 80 à 90 %
1% Chaux

Grave bitume 95 à 96 % 4à5% Bitume

Environ 4 % Bitume
Grave émulsion 96%
Disparaît après
Eau de l'émulsion
traitement

15 à 25 % Cendres volantes
Grave cendres 75 à 85 %
1à2% Chaux

Béton 80 à 85 % 15 à 20 % Ciment

Bitume pur ou
Enduit superficiel 93 à 95 % 5à7%
modifié

La présence de liants divers procure aux matériaux élaborés par mélange ou traitement des
caractéristiques profondément différentes de celles des granulats de base, mais la qualité de ceux-ci
n’en transparaît pas moins dans les propriétés mécaniques de ceux-là.

Nous examinerons quatre qualités principales des granulats en indiquant comment on les apprécie
(chacune de ces qualités est parfois appréciée différemment suivant l’usage qui est fait du granulat).

Puis nous examinerons l’origine des granulats et leur élaboration.


II. Caractérisation des granulats

Comme pour les sols, les granulats font l’objet d’une classification basée sur un certain nombre
d’essais de laboratoire. Le premier essai pratiqué a trait à la mesure de la grosseur des grains
constituant le granulat. II.1. La granularité

La granularité est la distribution dimensionnelle des grains d’un granulat.

Elle traduit la distribution pondérale des granulats élémentaires dans les matériaux étudiés, en
portant en abscisse les ouvertures de mailles de tamis et en ordonnée les pourcentages de tamisât
cumulés.

On obtient ainsi une courbe dite courbe granulométrique, qui résulte d’un tamisage sous l’eau à l’aide
de tamis à mailles carrées (essai dit analyse granulométrique ou granulométrie).

La classe granulaire est définie par deux dimensions d’ouverture de mailles carrées conformes à la
série du tableau ci-après.

Tableau 2 : Série d’ouverture (en millimètres) des tamis à mailles carrées de la série normale

0,08 1,00 12,50

0,10 1,25 14,00 (1)

0,13 1,60 16,00

0,16 2,00 18,00 (1)

0,20 2,50 20,00

0,25 3,15 25,00

0,32 4,00 31,50

0,40 5,00 40,00

0,50 6,30 50,00

0,63 8,00 63,00

0,80 10,00 80,00

(1) Dimensions supplémentaires par


rapport à la série normale*

Remarque : on notera que 2 tamis successifs de la série normale suivent une progression géométrique
de raison 1,25.

Les granulats sont désignés par d et D, qui représentent respectivement la plus petite et la plus
grande des dimensions demandées.
On distingue :

- Les granulats de type 0/D dont la grosseur des grains est comprise entre 0 et D mm
(par exemple 0/20).

- Les granulats constitués par une classe granulaire d/D (par exemple : gravillons 6,3/10
ce qui veut dire que la grande majorité des grains ont une grosseur comprise entre 6,3 et 10
mm). En fait, il est toléré un certain pourcentage de grains inférieurs à d = 6,3 mm et
supérieurs à D = 10 mm.

A chaque type de granulats 0/D ou d/D correspond une série de tamis de base ou de référence qui
sont à choisir dans la série donnée à la page précédente, tamis pour lesquels il est prévu une
tolérance.

Cette tolérance correspond aux tamis suivants : 0,63*d ; d ; ; D ; 1,25*D et 1,58*D.

Exemple : si nous reprenons l’exemple des gravillons 6,3/10, les tamis à utiliser pour 1’analyse
granulométrique seront :

- 0,63*d = 4 mm ;

- d = 6,3 mm ;

- = 8 mm ;

- D = 10 mm ; - 1,25*D = 12,5 mm et - 1,58*D = 16 mm.

Ø Classification suivant la granularité (NF P 18-101)

Les dimensions de séparation entre les différents produits ne sont pas rigoureuses. Elles peuvent
varier selon les techniques d’utilisation et les origines de production. Les définitions des classes sont
données dans le tableau ci-après.

Tableau 3 : Classification suivant la granularité (norme NF P 18-101)

Classes de produits Dimensions en millimètres

Fines O/D où D ≤ 0,080

Sables O/D où D ≤ 6,30

Gravillons d/D où d ≥ 2,00 et D ≤ 31,50

Cailloux d/D où d ≥ 20,00 et D ≤ 80,00

Graves O/D où 6,30 < D ≤ 80,00

SPECIFICATIONS

Les spécifications propres à chaque emploi indiquent les étendues dans lesquelles doivent se situer
95 % des valeurs mesurées (soit moyenne plus ou moins 2 écarts types).
Il faut en général prêter plus d’attention à la partie basse qu’à la partie haute de la courbe
granulométrique.

II.2. Les caractéristiques intrinsèques des gravillons

Il s’agit de caractéristiques régies par la qualité propre de la roche et sur lesquelles le technicien
routier n’a pas de possibilité d’action. Elles concernent sa dureté, sa résistance à l’usure par
frottement et sa résistance au polissage.

Les contraintes auxquelles sont soumises les couches de chaussée se concentrent dans les granulats,
presque toujours plus rigides que leur « emballage ». Leur résistance mécanique est donc un
paramètre très important. Elle est appréciée différemment selon qu’il s’agit de résister à des chocs
(les gravillons d’un enduit soumis au choc de la roue qui les attaque à grande vitesse) ou à des
mouvements plus lents du type frottement.

II.2.1. Résistance à la fragmentation par chocs

Elle est mesurée soit par l’essai Los Angeles (LA), soit plus rapidement par l’essai de fragmentation
dynamique (FD). Cette mesure est destinée à évaluer l’aptitude des granulats à se fragmenter sous
l’action du trafic.

Seul l’essai Los Angeles est pris en compte pour la définition des catégories de résistance mécanique
normalisées. L’essai de fragmentation dynamique est à considérer comme un test d’évaluation rapide
qu’il faut confirmer par l’essai Los Angeles.

L’essai Los Angeles se pratique sur les classes granulaires 4/6, 6/10 ou 10/14 que l’on introduit dans
un tambour en présence de boulets de fonte normalisés. La rotation du tambour pendant un nombre
de tours et à une vitesse normalisée entraîne une fragmentation de granulat. On tamise ensuite celui-
ci en le lavant sur un tamis de 1,6 mm d’ouverture. Le passant à ce tamis permet de calculer le
coefficient Los Angeles qui est d’autant meilleur qu’il est plus faible. L’essai de fragmentation
dynamique utilise un autre procédé, plus rapide puisqu’il consiste à laisser tomber une masse un
certain nombre de fois sur des gravillons de même classe granulaire que ceux utilisés pour l’essai Los
Angeles. Les résultats obtenus par les deux procédés présentent de bonnes corrélations.

Tableau 4 : Valeurs repères de la résistance à la fragmentation par chocs

Valeurs Repères

Coefficient Los
Appréciation
Angeles (LA)

< 15 Très bon à bon

15 à 25 Bon à moyen

25 à 40 Moyen à faible

> 40 Médiocre

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