M207-Utilisation de L'automate Programmeble Industriel
M207-Utilisation de L'automate Programmeble Industriel
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Sommaire :
CH1 : Systèmes automatises
1. Introduction
2. Définitions
3. symboles généraux de schématisation
Ch2 : Automate programmable industriel
1) Introduction
2) Définition
3) Description des automates :
4) Les applications de l’automate :
5) Architecture matérielle des API
6) Raccordement des entrées sorties de l’automate
7) critère de choix de l’API
1) Introduction
2) Les modes de marche
➢ Marche manuelle
➢ Marche automatique avec grafcet auxiliaire
➢ Marche cycle par cycle ou semi-automatique
3) Les modes d’arrêt
➢ Arrêt d’urgence
➢ Mode d’arrêt complet
➢ Mode d’arrêt fin cycle
➢ mode d’arrêt momentané 2
CH1 : Systèmes automatises
1. Introduction
Les automatismes sont réalisés en vue d’apporter des solutions à des problèmes de nature technique, économique ou
humaine. Telle que :
- Eliminer les tâches dangereuses et pénibles, en faisant exécuter par la machine les tâches humaines complexes ou
indésirables.
- Améliorer la productivité en asservissant la machine à des critères de production, de rendement ou de qualité.
- Piloter une production variable, en facilitant le passage d’une production à une autre.
- Renforcer la sécurité en surveillant et contrôlant les installations et machines.
2. Définitions
Un système automatisé ou automatique est un système réalisant des opérations et pour lequel l'homme n'intervient
que dans la programmation du système et dans son réglage.
Il est composé de trois parties :
❖ Partie relations : permet de recueillir des informations et de les transmettre à la partie commande a travers des
capteurs. Les capteurs sont choisis en fonction des informations qui doivent être recueillies (température, son,
lumière, déplacement, position).
▪ Capteurs
Est un dispositif transformant l'état d'une grandeur physique observée en une grandeur utilisable, telle
qu'une tension électrique, une hauteur de mercure, une intensité ou la déviation d'une aiguille.
Principe de fonctionnement :
Exemple :
➢ Signal logique : Un capteur logique détecte un événement. On l'appelle aussi détecteur ou capteur TOR (Tout Ou
Rien). Le signal en sortie de ce capteur est de type logique : il ne prend que deux niveaux, ou deux états (vrai ou faux) qui
s'affichent par rapport au franchissement de deux valeurs.
Exemple :
- Bouton poussoir
- Contact de pressostat
- Contact de thermostat
- Flotteur
➢ Signal analogique :
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Les capteurs analogiques servent à transformer une grandeur physique en un autre type de variation d'impédance , de
capacité, d'inductance ou de tension. Un signal est dit analogique si l'amplitude de la grandeur physique qu'il représente
peut prendre une infinité de valeurs dans un intervalle donné.
Exemple :
- Débitmètre
- Pt100
- Thermocouple
- Génératrice tachymétrique
➢ Signal numérique :
Les capteurs numériques servent à transformer une grandeur physique en une information numérique sous forme de
trame de données.
Exemple :
- Codeurs absolu
- …
❖ la partie commande (PC): elle donne les ordres et reçoit les informations de l'extérieur ou de la partie opérative.
Elle peut se présenter sous 3 manières différentes : un boîtier de commande, un microprocesseur (cerveau
électronique), ou un ordinateur.
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❖ la partie opérative (PO): c'est la partie d'un système automatisé qui effectue le travail. Autrement dit, c'est la
machine. C'est la partie qui reçoit les ordres de la partie commande et qui les exécute, par des actionneurs et qui son
commandes par des pré actionneurs.
- Moteurs - Contacteurs
- Vérins - Distributeurs
- Lampes - Relais
- Les bobines - Variateurs de vitesses
- Résistances - Démarreur électronique
- … - …
- ….
Exemple d’un système automatisé :
D’autres exemples :
- Machine à laver
- Climatiseur
- Ascenseur
- Imprimantes
- Portes des magazines
- Robots
- …
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Exercice :
3. Schémas électriques
a. Définition
Un schéma électrique représente, à l'aide de symboles graphiques, les différentes parties d'un réseau, d'une installation
ou d'un équipement qui sont reliées et connectées fonctionnellement.
Pour bien comprendre les cahiers des charges et les schémas d’un système automatise, nous allons voir quelque symbole des
capteurs et des actionneurs ou pré actionneurs.
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➢ Interrupteurs fonctionnant sous l’effet de la température :
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➢ Vérins
➢ Les distributeurs
Ce composant sert à commander le sens d’écoulement du fluide. Par le fait même, il commande donc le sens du
mouvement et le positionnement des organes de puissance.
F I G U R E E R R E UR ! I L N ' Y A P A S D E TE X T E R EP ON DA NT A C E S T YL E D AN S C E D OC U M EN T .-1 E XE M PL E
D E DI S T R I B UT E U R
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Ch2 : Automate programmable industriel
1) Définition
Un automate programmable est un appareil dédié au contrôle d’une machine ou d’un processus
industriel, constitué de composants électroniques. Il s’agit d’un calculateur logique, ou ordinateur,
au jeu d’instructions volontairement réduit, destiné à la conduite et la surveillance en temps réel de
processus industriels.
2) Description des automates :
Le type monobloc possède généralement un nombre d’entrées et de sorties restreint et son jeu d’instructions ne peut
être augmenté. Bien qu’il soit parfois possible d’ajouter des extensions d’entrées/sorties, le type monobloc a pour
fonction de résoudre des automatismes simples .
Exemple 1 :
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b. Automate Modulaire:
Par ailleurs, le type modulaire est adaptable à toutes situations. Selon le besoin, des modules d’entrées/sorties
analogiques sont disponibles en plus de modules spécialisés tels: PID, comptage, position, etc. La modularité des
API permet un dépannage rapide et une plus grande flexibilité.
Les automates trouvent leur application en milieu industriel, domestiques. On cite quelques exemples :
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- Les machines de perçage.
- Ascenseurs.
- Portes coulissantes.
- Chaudières
- Systèmes de pompage
- …
Un automate programmable industriel se présente sous la forme d’un ou plusieurs profilés supports (racks) dans lesquels
viennent s’enficher les différents modules fonctionnels :
✓ L’alimentation 110/220 VCA ou 24 VCC
✓ L’unité centrale de traitement à base de microprocesseur,
✓ Des cartes d’entrées/sorties logiques (TOR),
✓ Des cartes d’entrées/sorties analogiques (ANA),
✓ Des cartes de comptage rapide,
✓ Des cartes de communication (CP),
✓ Des cartes spécifiques
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• Module d’alimentation
Permet de fournir à l’automate l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Ils délivrent, à partir du 220 V alternatif,
des sources de tension nécessaires à l’automate tels que : +5V, 12Vet 24V en continu.
Les entrées/sorties TOR (Tout ou Rien) assurent l’intégration directe de l’automate dans son environnement
industriel en réalisant la liaison entre le processeur et le processus.
▪ Interface d’entrée
▪ Interface de sortie
Le fonctionnement de l’interface de sortie (figure 4) peut être résumé comme suit :
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La figure 4 : donne une idée concrète sur un module TOR industriel.
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5) Raccordement des entrées sorties de l’automate
a. Les Modules Entrées – Sorties
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Les détecteurs 3 fils ou électronique sont de deux types PNP ou NPN.
L'alimentation électrique est fournie par une source extérieure à l'automate programmable.
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1. Logique de câblage
Exercice 3 :
En fonction de la documentation ci-dessus, répondre
aux questions suivantes.
1) De combien d'entrée TOR dispose cette carte?
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7. Critères de Choix de l’API :
Pour créer un projet à base d’un API, des outils nécessaires comme :
➢ Un API de caractéristique compatible au système à commander : nombres d’entrée sorties ;
type d’entrées…
➢ logiciel de programmation adapté à l’API.
➢ Les ports de communications.
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CH3 : Langages de programmations
Il y a plusieurs langages de programmation pour les automates programmables industriels
(API).
Mais Les plus utilisés à la programmation des automates programmables sont :
▪ Mode ladder
▪ Mode grafcet
▪ Mode liste
▪ Langage c
▪ …
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a. Les composants du langage ladder
➢ les entrées (ou contact), qui permettent de lire la valeur d'une variable booléenne ;
➢ les sorties (ou bobines) qui permettent d'écrire la valeur d'une variable booléenne ;
➢ les blocs fonctionnels qui permettent de réaliser des fonctions avancées.
Ce contact est fermé lorsque la variable booléenne associée (X ici) est vraie, sinon, il est
ouvert.
Ce contact est ouvert lorsque la variable booléenne associée (X ici) est vraie, sinon il est fermé.
c. Les sorties (ou bobines)
Il existe des bobines :
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d. Réalisation de fonction logique
Dans l'image ci-dessus,un appuie sur "contact" laisse passer le courant sur la ligne ce qui permet
d'exciter la bobine
➢ Le "ET logique"
Dans le cas du "ET logique",la bobine n'est active que si les contact A et B sont simultanément
fermés.Les deux contacts A et B sont placés en série.
➢ Le "OU logique"
Dans le cas du "Ou logique",la bobine est active soit par appuie sur le contact A soit pas par
appuie sur le contact B. Les deux contatcts A et B sont placés en parallèle.
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Exemple 2:
Exercice 1 :
On désir réalisé la commande d’une lampe L (220v), par le fonctionnement suivant :
Si on appui sur le bouton poussoir S1 (NO), la lampe s’allume et reste allumée, jusqu’a
l’appui sur le deuxième bouton poussoir S2 (NO).
Travail demande :
1. Donner la liste des entrées sorties de ce système.
2. Faire le schéma de câblage reliant les entrées sorties de l’automate.
3. Etablir le programme ladder .
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Exercice 2 :
Un système automatise commandé par un moteur asynchrone triphasé, dont le fonctionnement
est décrit comme suit :
• Action sur le bouton-poussoir « ma (no) » le moteur se met en marche.
• « Ar (no) » bouton poussoir qui permet l’arrêt de toute l’installation a n’importe quel
moment.
• H1 et H2 : deux lampes de signalisation, la première indique le démarrage du moteur et l’autre
pour l’arrêt.
4. Blocs de temporisation
La temporisation est une fonction que l'on retrouve dans un grand nombre d'applications. Elle
est utilisée principalement afin de différer, d'une durée choisie fixée à l'avance, l'activation ou
la désactivation d'une sortie. Elle est implémentée de façon logicielle dans la quasi-totalité des
API existant sur le marché.
Temporisation au travail et au repos
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➢ Le temporisateur d'enclenchement (au travail)
Une temporisation au travail est une fonction qui modifie l'état logique de la sortie Q du bloc
S_severs après l'écoulement de la temporisation programmée. La définition du bloc de
temporisation dépend de la syntaxe choisie par l'API.
Exemple :
Une temporisation au repos est une fonction qui modifie l'état logique de la sortie Q juste à
l'activation du bloc. Après le déroulement d'une temporisation programmée, la sortie reprend
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son état initial.
Exemple :
Exercice :
Dans une installation industrielle, on dispose trois moteurs M1, M2 et M3. Commandées
respectivement par les contacteurs KM1, KM2 et KM3.
Fonctionnement :
Le fonctionnement se déroule comme suit.
• Le moteur M1 démarre par l’action sur le bouton poussoir dcy (NO).
• 10 s après le moteur M2 se met en marche
• Apres 15s de démarrage du moteur M2, M3 démarre.
• S2 un bouton poussoir (NO) qui permet l’arrêt de toute l’installation a n’importe quel
moment.
Travail demandé
La fonction du compteur-décompteur est définie par le bloc ZAEHLER. Ce bloc présente les
caractéristiques suivantes :
• L'entrée ZV : permet l'incrémentation de la valeur du comptage.
• L'entrée ZR : permet la décrémentation de la valeur du comptage.
• L'entrée S : permet d'initialiser le compteur à la valeur programmée par l'entrée ZW.
• L'entrée ZW : permet d'ajouter une valeur d'initialisation.
• L'entrée R : permet la remise à zéro du compteur.
• La sortie Q (TOR) : s'active lorsque la valeur courante du compteur est différente de
zéro.
• La sortie DUAL : présente la valeur du bloc en binaire.
• La sortie DEZ : représente la valeur du compteur en code BCD (Binary Coded
Decimal).
Exemple :
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▪ Applications
Exemple :
Exercice :
Dans une installation industrielle, deux tapis roulants sont entraînés par les moteurs M1 et M2, et
un malaxeur est commandé par un moteur triphasé asynchrone M3 son contacteur KM3. Les
contacteurs moteurs KM1 et KM2 commandent respectivement les moteurs M1 et M2.
Travail demandé
1. Donner un tableau d’adressage des entrées/sorties.
2. Faire le schéma de câble reliant les entrées/sorties de l’automate.
3. Établir le programme ladder qui gère le fonctionnement.
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II. Langage de programmation GRAFCET
1. Définition
▪ Les ENTREES, c'est-à-dire les transferts d'informations de la Partie Opérative vers la Partie
Commande,
▪ Les SORTIES, transferts d'informations de la Partie Commande vers la Partie Opérative.
➢ Le GRAFCET comprend :
2. règles d’évolution
Suivant La normalisation
France NF C03-190 (juin 82)
INTERNATIONAL CEI 848 (Décembre 88)
Définit cinq règles d’évolution
Cette représentation indique que l'étape est initialement activée (à la mise sous tension de la
partie commande).
La situation initiale, choisie par le concepteur, est la situation à l'instant initial.
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➢ Règle 2 : (Franchissement d’une transition)
Une transition est validée lorsque toutes les étapes immédiatement précédentes sont
actives. Le franchissement ne peut produire :
Que lorsque cette transition est validée Et que la réceptivité associée est vraie
▪ Activation de l’action
3.1.Etape
Une étape symbolise un état ou une partie de l’état du système automatisé. L’étape possède
deux états possibles : active ou inactive. L’étape i, représentée par un carré repéré
numériquement, possède ainsi une variable d’état, appelée variable d’étape Xi. Cette variable
est une variable booléenne valant 1 si l’étape est active, 0 sinon.
A chaque étape est associée une action ou plusieurs, c’est à dire un ordre vers la partie
opérative ou vers d’autres grafcets. Mais on peut rencontrer aussi une même action associée à
plusieurs étapes ou une étape vide (sans action).
3.3.Transition
Représente un état transitoire entre deux étapes, et son franchissement dépend de l’activation
de la réceptivité associée.
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La réceptivité qui est une information d'entrée qui est fournie par :
Remarque : Si la réceptivité n’est pas précisée, alors cela signifie qu’elle est toujours vraie.
(=1)
La gestion du temps dans l’automatisme, définit dans un grafcet par la syntaxe (Tn/ Xi /
temps)
Exemple :
L'ordre est émis, de façon continue, tant que l'étape, à laquelle il est associé, est active.
Une action conditionnelle n’est exécutée que si l’étape associée est active et si la condition
associée est vraie. Il ya plusieurs types d’actions conditionnelle en citant :
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➢ actions mémorisées
Lorsqu’une action doit être maintenue pendant plusieurs étapes, il suffit d’utiliser les symboles
S (Set) et R (Reset) ou de la répéter dans toutes les étapes
concernées.
5.1.Grafcet niveau 1
Un Grafcet de niveau 1 est une représentation dans laquelle l'ensemble des réceptivités ainsi
que les actions sont documentés, faisant de ce Grafcet un outil descriptif. Il facilite la
compréhension du fonctionnement d'un automatisme.
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5.2 Grafcet niveau 2
Un Grafcet de niveau 2 est une représentation dans laquelle l'ensemble des réceptivités et des
actions est exprimé par leur code mnémonique, défini en réponse à un cahier des charges
spécifique.
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Exercice 1 :
Travail demande :
1. Donner un tableau d’adressage des entrées/sorties
Entrées adresses Sorties Adresses
Exercice 2 :
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Le fonctionnement est décrit dans le tableau suivant :
- La marche et l’arrêt du système sont signalés par deux voyants lumineux H1 (Marche ), H2
(Arrêt).
- La protection des moteurs contre les surcharges est assurée par deux relais thermiques.
Travail demandé :
1) Donner un tableau d’affectation des entrées/sorties
Entrées Sorties
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6. Les structures de base du grafcet
• Notion de Séquence :
Une séquence, dans un Grafcet, est une suite d'étapes à exécuter l'une après l'autre.
Une sélection de séquence est un choix d’évolution entre une ou plusieurs séquences possibles
à partir d’une ou plusieurs étapes.
Il est impérative de ne sélectionner qu’une seule évolution et ceci en utilisant des conditions
logiques exclusives.
Le saut d'étapes permet de sauter une ou plusieurs étapes lorsque les actions associées sont
inutiles à réaliser, La reprise de séquence (ou boucle) permet de reprendre, une ou plusieurs
fois, une séquence tant qu'une condition n'est pas obtenue.
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• Parallélisme entre deux ou plusieurs séquences (ou séquences simultanées ou
divergence-convergence en ET) :
Les séquences simultanées permettent à partir d’une ou plusieurs étapes d’évoluer vers
plusieurs séquences simultanément.
Exemple :
Deux ou plusieurs séquences peuvent être simultanément activées à partir de la même
transition.
Les deux traits parallèles mettent en évidence l’activation simultanée des étapes 2 et 4 ou 2 et 5
à partir de la réceptivité a=1, lorsque l’étape 1 est active.
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Exercice 1 feux de croisements
Deux voies de circulation d’importance inégale sont contrôlées par des feux de croisement devant
satisfaire les diagrammes de V1, O1, R1, V2, O2, R2 suivants.
Par sécurité, R2 et R1 doivent rester allumés ensemble pendant 1 seconde avant chaque passage à V2 ou
àV1.
R2 O2 V2
R1
O1
V1
R2
O2
3s
V2
16 s
R1
O1
3s
V1
8s
secondes
0 5 10 15 20 25 30
Début
Fin cycle
cycle
Travail demandé
1. Donner les adresses des entrées et des sorties de l’automate sur la feuille de réponse.
7. Comptage
➢ Introduction
Il est souvent nécessaire de compter le nombre de cycles ou de pièces, ainsi que d'événements
dans un Grafcet. Un cycle de comptage comprend généralement les étapes suivantes :
• Initialisation de la variable de comptage : Ci = n (où n est la valeur initiale de la variable, et
i est le numéro du compteur, une variable entière).
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• Incrémentation (Ci+) ou décrémentation (Ci-) de cette variable : Au cours du cycle, la
variable de comptage peut être augmentée (+1), diminuée (-1), mise à zéro ou ajustée à une
valeur spécifique.
• Réceptivités qui testent la valeur de la variable de comptage : Des conditions sont
généralement définies pour tester la valeur actuelle de la variable de comptage. Ces conditions
déterminent la façon dont le cycle doit progresser en fonction du nombre actuel d'itérations.
Un compteur peut être utilisé pour exécuter un cycle un certain nombre de fois. Par exemple, si
vous souhaitez exécuter une séquence d'instructions trois fois, vous pouvez initialiser le
compteur à 3 et décrémenter à chaque cycle jusqu'à ce qu'il atteigne zéro. De même, le compteur
peut être incrémenté ou décrémenté selon les besoins du processus.
En ce qui concerne les connaissances supplémentaires, il est important de noter que l'utilisation
de compteurs dans un Grafcet facilite la gestion des itérations et des répétitions dans les
processus automatisés. Les compteurs sont des éléments clés pour contrôler le déroulement
précis des cycles, permettant ainsi une mise en œuvre plus efficace des étapes programmées. Ces
concepts sont couramment utilisés dans le domaine de l'automatisation industrielle pour
superviser et réguler les systèmes automatisés complexes.
.
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EXERCICE :
Cahier de charge :
➢ Ce wagonnet (chariot) doit aller chercher des produits aux endroits matérialisés par les
capteurs S4, S3 et S5 puis revenir à son point de départ.
➢ À la position S4, le wagonnet doit attendre 5s puis continuer sur son chemin.
➢ chaque nouvel appui sur S1 relance un nouveau cycle si wagonnet à la position S2.
➢ Le wagonnet doit réaliser 3 cycles.
Travail à faire :
1. Donner un tableau d’adressage des entrées/sorties.
Exercice :
EVE
BMa
BPa
MALAXEUR
BPb
EVF
M1 BPc
BPDis
C3
Travail demandé :
L’action est un ordre vers la partie opérative, l’activation de cette action dépend de l’activation
de l’étape associe et la condition de l’action.
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➢ Exemple
▪ Reset (remise à zéro) : Affecter à une ou plusieurs variables une valeur prédéfinie, souvent
zéro.
Dans le cas de siemens cette fonction représentée par la bobine suivante :
Exemple :
- Si E0.0 = 1 → A0.0 = 1
- Si E0.0 = 0 → A0.0 = 1
- Si E0.1 = 1 → A0.0 = 0
❖ Exemple d’application :
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1. Complétez les deux tableaux :
• Equation SET et RESET
- Equations des étapes
X1 …………………………. ………………………….
X2 …………………………. ………………………….
Km2 ………………………….
H1 ………………………….
Mnémoniques adresses
Dcy E0.0
A E0.1
B E 0.2
S0 E0.3
E E0.4
Km1 A0.0
Km2 A0.1
H1 A0.2
X0 M0.0
X1 M0.1
X2 M0.2
Init M0.3
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Exercice :
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Ch4 : Modes de marches et d’arrêts (GEMMA)
1. Introduction :
Cependant, les systèmes automatisés sont pratiquement sujets de pannes, de réparations et
d’arrêts. Ces situations inévitables dans la vie d’une usine et conduisant aux modes de marches
particuliers, doivent être considérées lors de la conception et au cours de l’exploitation de chaque
automatisme.
➢ Marche manuelle
L’exécution d’une action est alors directement liée à un ordre manuel (bouton poussoir). Cette
exécution est généralement asservie à certaines securités.la marche manuelle autorise l’opérateur
à se substituer à l’automatisme.
Exemple :
S1 et S2 deux boutons poussoirs.
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➢ Marche automatique avec grafcet auxiliaire
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3) Les modes d’arrêt
Le mode d’arrêt complet est un mode qui permet un arrêt instantané, principalement total d’un
automatisme pour la raison d’avoir une sécurité humaine et matérielle, malgré l’inconvénient
qu’il se présente dans l’initialisation des systèmes automatisés.
Le mode complet est défini par une syntaxe d’action de forçage Gi {n} définit à une étape
d’arrêt d’un grafcet auxiliaire.
Avec i : numéro du grfcet et n : le type de figeage
Exemple 1 : avec action de la mise à l’état vide
Au : bouton d’arrêt complet (bouton a accrochage mécanique)
Exemple:
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• Mode d’arrêt fin cycle
Cet état permet de conduire le système à un arrêt en fin d'un cycle de production. Le système va
continuer de produire et s'arrêter lorsque le cycle de production sera terminé. Cet état est
utilisé lorsque l'on souhaite réalimenter en matière première un système.
Exemple : arrêt fin de cycle avec bouton poussoir ar
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• Mode d’arrêt momentané
Vis-à-vis l’inconvénient de mode complet, le mode momentané apporte une sécurité humaine et
matérielle avec mémorisation d’état d’arrêt.
Il est généralement défini par une syntaxe d’une action conditionnelle définit au niveau d’un
grafcet auxiliaire, qui permet de tester à chaque étape les conditions d’étape de marche d’un
grafcet principale momentané.
Exemple :
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Exercice 1 :
Etude de la séquence d'allumage d'un four
EV 1 Air de
combustion
EV 2 Gaz FOUR
pf
EV 3
Fuel
FLAMME
Air de
bruleur
EV 4
balayage
B
Dispositif
d’allumage
Fonctionnement :
Toute combustion nécessite un carburant (gaz, fuel) et un comburant (air).
Pour des raisons de sécurité, on doit ventiler le four pendant 5 s avant toute introduction de
gaz dans le brûleur. Pour enflammer le fuel, carburant difficilement inflammable, on utilise une
flamme "veilleuse" à gaz.
Un appui temporaire sur le bouton poussoir (m) provoque le cycle d'allumage automatique
suivant :
❖ On commence par ventiler le four pendant 5 s par l'arrivée de l'air de balayage (EV4).
❖ Ensuite, on introduit dans le brûleur l'air de combustion (EV1) et le gaz (EV2) pendant 4 s.
❖ Puis, une étincelle est maintenue pendant 2 s par le dispositif d'allumage B.
❖ On utilise un détecteur pf tel que pf = 1 en présence de flamme.
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