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Ds 5

Le document présente un devoir surveillé de mathématiques pour les classes ECG1B et ECG1C au lycée Janson de Sailly, comprenant plusieurs exercices sur les polynômes, les coefficients binomiaux, et les suites récurrentes. Les consignes précisent l'importance de la présentation et de la clarté des raisonnements. Chaque exercice aborde des concepts mathématiques variés, allant de la factorisation de polynômes à la décomposition de nombres en utilisant des suites de Fibonacci.

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Le document présente un devoir surveillé de mathématiques pour les classes ECG1B et ECG1C au lycée Janson de Sailly, comprenant plusieurs exercices sur les polynômes, les coefficients binomiaux, et les suites récurrentes. Les consignes précisent l'importance de la présentation et de la clarté des raisonnements. Chaque exercice aborde des concepts mathématiques variés, allant de la factorisation de polynômes à la décomposition de nombres en utilisant des suites de Fibonacci.

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Année 2022-2023 – ECG1B & ECG1C – Lycée Janson de Sailly DS 5 –

– Devoir surveillé n◦5 –


– Le samedi 14 janvier 2023 –

Voici les consignes d’usage, présentes dans le libellé des épreuves de mathématiques des concours :

La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des


raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d’aucun document ; seule l’utilisation d’une règle graduée est autorisée.

N’oubliez pas de bien numéroter vos copies et de traiter les questions dans l’ordre.
Les différentes parties de ce problème ne sont pas indépendantes. Il n’est néanmoins
pas nécessaire d’avoir réussi à démontrer un résultat pour l’utiliser dans la suite du
problème.

Exercice 1. On définit une application φ de R[X] dans lui-même par :



R[X] → R[X]
φ:
P (X) 7→ φ(P )(X) = 9X · P (X) − (X 2 − 1) · P ′ (X)
1. On pose P0 (X) = 1 et P1 (X) = X.
Vérifier que φ(P0 )(X) = 9X et φ(P1 )(X) = 8X 2 + 1.
2. On pose A(X) = 2X 2 + 4X + 2.
(a) Factoriser A(X) dans R[X].
(b) Calculer φ(A)(X) et le factoriser dans R[X].
3. Soit P (X) un polynôme non nul de degré n ∈ N. Montrer que le degré de φ(P )(X) est inférieur
ou égal à n + 1.
4. Pour quelles valeurs de n le degré de φ(P )(X) est-il différent de n + 1 ?
5. Le but de cette question est de déterminer tous les polynômes P (X) ∈ R[X] satisfaisant la
relation suivante :
φ(P )(X) = 9P (X) (relation notée (∗))
(a) Montrer que le polynôme nul, noté 0R[X] , est solution de l’équation (∗).
(b) On cherche maintenant s’il existe des polynômes non nuls satisfaisant l’équation (∗).
Soit P (X) un tel polynôme.
i. Déterminer le degré de P (X).
ii. Montrer que −1 est racine de P (X).
iii. Justifier qu’il existe k ∈ N∗ et un polynôme Q(X) ∈ R[X] n’admettant pas −1 comme
racine tel que : P (X) = (X + 1)k · Q(X).
iv. Montrer que (9 − k)Q(X) − (X + 1) · Q′ (X) = 0R[X] .
v. Conclure que k = 9 et que Q(X) est un polynôme constant.
(c) En déduire l’ensemble des solutions de l’équation (∗).

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Exercice 2. Soit un entier n ≥ 2. Pour tout (i, j) ∈ [[0, n]]2 tel que i + j ≤ n, on pose :
 
n n!
= .
i, j i!j!(n − i − j)!

1. Vérifier que pour tout (i, j) ∈ [[0, n]]2 tel que i + j ≤ n, on a :


    
n n n−i
= .
i, j i j

2. Montrer que :
n X
n−i  
3
X
n n
∀(a, b, c) ∈ R , (a + b + c) = ai bj cn−i−j .
i, j
i=0 j=0

3. Calculer les sommes suivantes :


n X
n−i   n X
n−i   n X
n−i  
X n X n X n
S1 = , S2 = (−2)i et S3 = 2i−j .
i, j i, j i, j
i=0 j=0 i=0 j=0 i=0 j=0

4. (a) Écrire une fonction factorielle(k) qui renvoie k! pour tout entier naturel k.
n

(b) Écrire une fonction trinome(i,j,n) qui renvoie i,j pour tout entier n ≥ 2 et pour tout
(i, j) ∈ [[0, n]]2 tel que i + j ≤ n (remarque : on admettra que l’utilisateur ne saisit que
des valeurs vérifiant ces conditions, il n’est donc pas nécessaire de les vérifier dans votre
fonction).
(c) On exécute le script suivant :
s=0
n=3
for i in range(n+1):
for j in range(n-i+1):
s=s+trinome(i,j,n)*2**i
print(s)
Que va-t-il afficher ?
5. Montrer que, pour tout (i, j) ∈ [[1, n]]2 tel que i + j ≤ n, on a :
   
n n−2
ij = n(n − 1) .
i, j i − 1, j − 1

6. On note S4 la somme suivante :


n X
n−i  
X n
S4 = ij .
i, j
i=0 j=0

n−1 n−i  
XX n
(a) Justifier que S4 = ij .
i, j
i=1 j=1
(b) Calculer S4 .

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Exercice 3. Soit (un )n∈N la suite définie par :


u0 = 1, u1 = 1 et : ∀n ∈ N, un+2 = un+1 + un
Dans tout cet exercice il n’est pas nécessaire d’utiliser les résultats vus en cours sur les suites récurrentes
linéaires d’ordre 2.

Partie I : quelques résultats généraux


1. Montrer que : ∀n ∈ N∗ , un ≥ n. En déduire lim un .
n→+∞
7 n

2. Montrer que : ∀n ∈ N, 0 ≤ un ≤ 4 .
Xn

3. Montrer que : ∀n ∈ N , u2k−1 = u2n − 1.
k=1
n
X
4. Montrer que : ∀n ∈ N, uk = un+2 − 1.
k=0
n
X up
5. Soit (sn ) la suite définie par : ∀n ∈ N, sn = .
2p+1
p=0
En remarquant que pour tout p ∈ N, up = up+2 − up+1 , montrer sans récurrence que :
∀n ∈ N, s2n = 2sn+2 − sn+1 − 1.

Partie II : lien avec les matrices


   
0 1 un
Soit A = . On pose, pour tout n ∈ N, Xn = .
1 1 un+1
6. Vérifier que pour tout n ∈ N, AXn = Xn+1 .
7. En déduire que pour tout n ∈ N, Xn = An X0 .

8. On note φ = 1+2 5 .
(a) Vérifier que φ est racine de l’équation x2 = x + 1.
(b) Exprimer φ1 en fonction de φ et vérifier que − φ1 est aussi racine de l’équation x2 = x + 1.
On notera dorénavant φ = − φ1 .
 
1 1
9. On pose P = .
φ φ
(a) Montrer que P est inversible et calculer P −1 .
 
−1 φ 0
(b) Vérifier que P AP = D où D = .
0 φ
(c) Montrer que pour tout n ∈ N, An = P Dn P −1 .
(d) En déduire le calcul de An pour tout n ∈ N.
√1 φn+1 − φn+1

10. En déduire la formule dite ≪ formule de Binet ≫ : ∀n ∈ N, un = 5

Partie III : Z-décomposition


Dans cette partie on considère toujours la suite (un )n∈N définie en début d’exercice.
On s’intéresse au théorème suivant, que l’on admet : pour tout entier naturel non nul n, il existe un
unique entier k et un unique k-uplet d’entiers (c1 , . . . , ck ), vérifiant : c1 ≥ 1 et pour tout i appartenant
à [[1, k − 1]], ci + 1 < ci+1 , tels que :
X k
n= uci .
i=1

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Cette décomposition s’appelle la Z-décomposition du nombre n.


Par exemple, n = 4 se décompose en : 4 = 1 + 3 = u1 + u3 . Donc k = 2 et (c1 , c2 ) = (1, 3).
Par ailleurs, n = 17 se décompose en : 17 = 1+3+13 = u1 +u3 +u6 . Donc k = 3 et (c1 , c2 , c3 ) = (1, 3, 6)
11. Calculer les premiers termes de la suite jusqu’à u10 . On vérifiera en particulier que u10 = 89.
12. (a) En remarquant que 6 = 1 + 2 + 3 = u1 + u2 + u3 et que 6 = 1 + 5 = u1 + u4 , donner la
Z-décomposition de 6 et justifier votre choix.
(b) Donner la Z-décomposition du nombre 5.
(c) Donner la Z-décomposition du nombre 35.
(d) Donner la Z-décomposition du nombre 130.
13. Soit n ∈ N∗ .
(a) Justifier l’existence d’un entier naturel J non nul tel que : ∀i ≥ J, ui ≥ n + 1.
Notons An = {i ∈ N∗ , ui ≤ n}.
(b) Montrer que 1 ∈ An et que An contient au plus J − 1 éléments.
Soit alors j = max(An ), c’est-à-dire que j est le plus grand entier appartenant à An .
(c) Montrer que j ≥ 1 et que uj ≤ n < uj+1 .
(d) Démontrer que n − uj < uj−1 .
14. (a) Compléter la fonction suivante afin qu’elle renvoie un pour tout n ∈ N.
def fibonacci(n):
if ... or ...:
return 1
else:
u=...
v=...
for k in range(2,n+1):
......
......
......
return ...
(b) On considère la fonction suivante :
def mystere(n):
while n>0:
k=1
while fibonacci(k)<=n:
k=k+1
print(fibonacci(k-1))
n=n-fibonacci(k-1)
i. On saisit mystere(5) dans la console : quel résultat va être affiché ?
ii. On saisit mystere(7) dans la console : quels résultats vont être affichés ?
iii. On saisit mystere(35) dans la console : quels résultats vont être affichés ?
iv. Que pouvez-vous conjecturer quant au(x) résultat(s) affiché(s) par la fonction mystere ?
Le justifier en vous inspirant de la démarche de la question ?? (on ne demande pas de
démonstration rigoureuse ici).

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Proposition de solutions
Solution 1 1. Par définition,

φ(P0 )(X) = 9X · P0 (X) − (X 2 − 1) · P0′ (X) = 9X

De même :
φ(P1 )(X) = 9X · P1 (X) − (X 2 − 1) · P1′ (X) = 9X 2 − X 2 + 1 = 8X 2 + 1
2. (a) A(X) = 2X 2 + 4X + 2 = 2(X 2 + 2X + 1) = 2(X + 1)2 .
C’est bien la factorisation de A(X) dans R[X] car le polynôme X + 1 est irréductible dans R[X].
(b) On a :

φ(A)(X) = 18X(X + 1)2 − 4(X 2 − 1)(X + 1) = 2(X + 1)2 (9X − 2X + 2) = 2(X + 1)2 (7X + 2)

C’est bien la factorisation de φ(A)(X) dans R[X] car les polynômes X + 1 et 7X + 2 sont irréductibles dans
R[X].
3. P (X) est un polynôme non nul de degré n ∈ N. Raisonnons par disjonction de cas :
— premier cas : n = 0. Alors P (X) est un polynôme constant alors en notant P (X) = a avec a ∈ R∗ , on a
φ(P )(X) = 9aX qui est de degré 1, donc deg(φ(P )(X)) = n + 1 donc deg(φ(P )(X)) ≤ n + 1.
— deuxième cas : n ∈ N∗ . Alors, P ′ (X) est de degré n − 1. Donc, XP (X) est de degré n + 1 ainsi que le
polynôme (X 2 − 1)P ′ (X). Par conséquent, deg(φ(P )(X)) ≤ n + 1.
Conclusion : le degré de φ(P )(X) est inférieur ou égal à n + 1.
4. Comme P est de degré n et non nul, il s’écrit P = n k n+1
P
k=0 ak X avec (a0 , . . . , an ) ∈ R et an ̸= 0. Alors,
n
X n
X
φ(P )(X) = 9 ak X k+1 − (X 2 − 1) kak X k−1
k=0 k=1
n+1
X n
X n
X
= 9 ai−1 X i − kak X k+1 + kak X k−1
i=1 k=1 k=1
n+1
X n+1
X n−1
X
= 9 ai−1 X i − (i − 1)ai−1 X i + (i + 1)ai+1 X i
i=1 i=2 i=0

en faisant des changements d’indice successifs. D’où,


n−1
X
φ(P )(X) = a1 + (2a2 + 9a0 )X + ((k + 1)ak+1 + (10 − k)ak−1 )X k + (10 − n)an−1 X n + (9 − n)an X n+1
k=2

n+1
Le coefficient devant X de φ(P (X)) vaut (9 − n)an . Comme an ̸= 0, on a :
Conclusion : deg(φ(P )(X)) ̸= n + 1 ⇐⇒ n ̸= 9.
5. (a)
φ(0R[X] ) = 9X · 0R[X] − (X 2 − 1) · 0R[X] = 0R[X] = 9 · 0R[X]
Le polynôme nul est donc bien solution de l’équation (∗).
(b) i. On suppose P (X) non nul et on note n = deg(P (X)). Raisonnons par l’absurde : supposons que n est
différent de 9. Alors d’après la question 4, φ(P )(X) est de degré n + 1. Or φ(P )(X) = 9P (X) donc
deg(φ(P )(X)) = deg(P (X)) = n. On aboutit à une contradiction.
Conclusion : Le polynôme P (X) est donc de degré 9.
ii. Par définition de φ(P )(X), φ(P )(−1) = −9P (−1).
Or φ(P )(X) = 9P (X) donc φ(P )(−1) = 9P (−1). On a donc 9P (−1) = −9P (−1) d’où P (−1) = 0.
Conclusion : −1 est racine de P .
iii. −1 est racine de P (X). On considère alors k l’ordre de multiplicité de −1 comme racine de P . Ainsi,
par définition, P (X) = (X + 1)k Q(X) avec Q(X) un polynôme de R[X] n’admettant pas −1 comme
racine.
iv. D’où, P ′ (X) = k(X + 1)k−1 Q(X) + (X + 1)k Q′ (X) = (X + 1)k−1 (kQ(X) + (X + 1)Q′ (X)), puis

φ(P )(X) = 9X(X + 1)k Q(X) − (X − 1)(X + 1)k kQ(X) + (X + 1)Q′ (X)


= (X + 1)k 9XQ(X) − k(X − 1)Q(X) − (X 2 − 1)Q′ (X)




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On a donc
(X + 1)k 9XQ(X) − k(X − 1)Q(X) − (X 2 − 1)Q′ (X) = 9(X + 1)k Q(X)


Comme (X + 1)k n’est pas le polynôme nul, il vient :


9Q(X) = (9 − k)XQ(X) + kQ(X) − (X 2 − 1)Q′ (X) ⇔ (9 − k)(1 − X)Q(X) + (X 2 − 1)Q′ (X) = 0R[X]
Donc (9 − k)Q(X) − (X + 1)Q′ (X) = 0 (en divisant par 1 − X qui n’est pas le polynôme nul).
v. En évaluant cette expression en −1, on obtient (9 − k)Q(−1) = 0. Or, Q(−1) ̸= 0, d’où k = 9. Le
polynôme P (X) étant de degré 9, on en déduit que Q(X) est un polynôme constant.
(c) On a montré dans la question 5.b que si P (X) est un polynôme non nul et solution de (∗), alors il existe λ
un réel non nul tel que P = λ(X + 1)9 .
Réciproquement, posons P = λ(X + 1)9 avec λ ̸= 0. Alors,
φ(P )(X) = 9λX(X + 1)9 − 9λ(X − 1)(X + 1)9 = 9λ(X + 1)9 (X − X + 1) = 9P (X)
et ce polynôme vérifie donc bien l’équation (∗). En conclusion,
Conclusion : l’ensemble des solutions de l’équation (∗) est l’ensemble des polynômes λ(X + 1)9 avec λ ∈ R.
Remarque : pour inclure le polynôme nul dans l’ensemble des solutions, on fait décrire R à λ, le polynôme
nul correspond alors au cas λ = 0.

Solution 2 1. Soit (i, j) ∈ [ 0, n]]2 tel que i + j ≤ n. On a :


! ! !
n n−i n! (n − i)! n! n
= · = = .
i j i!(n − i)! j!(n − i − j)! i!j!(n − i − j)! i, j

2. Soit (a, b, c) ∈ R3 . On a d’après la formule du binôme de Newton :


n
!
n n
X n i
(a + b + c) = (a + (b + c)) = a (b + c)n−i .
i=0
i

En utilisant à nouveau la formule du binôme de Newton, on obtient :


n
! n−i ! n n−i
! !
X n i X n − i j n−i−j X X n n − i i j n−i−j
(a + b + c)n = a b c = ab c .
i=0
i j=0
j i=0 j=0
i j

La relation démontrée à la question précédente nous donne finalement :


Conclusion : (a + b + c)n = n
P Pn−i n  i j n−i−j
i=0 j=0 i,j a b c .
Remarque : cette formule est appelée la formule du trinôme de Newton.
3. On a, d’après la formule du trinôme de Newton :
n Xn−i
! n Xn−i
!
X n X n
S1 = = 1i 1j 1n−i−j = (1 + 1 + 1)n = 3n .
i=0 j=0
i, j i=0 j=0
i, j

De même on calcule
n−i
n X
! n Xn−i
!
X n i
X n
S2 = (−2) = (−2)i 1j 1n−i−j = (−2 + 1 + 1)n = 0n .
i=0 j=0
i, j i=0 j=0
i, j

Ainsi S2 = 0 car n ≥ 2.
Enfin, on a, toujours d’après la formule du trinôme de Newton,
n−i
n X
! n Xn−i
!  
j  n  n
X n X n 1 1 7
S3 = 2i−j = 2i 1n−i−j = 2 + + 1 = .
i=0 j=0
i, j i=0 j=0
i, j 2 2 2

4. (a) def factorielle(k):


if k==0 :
return 1
else:
fact=1
for i in range(1,k+1):
fact=fact*i
return fact

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(b) def trinome(i,j,n):


return factorielle(n)//(factorielle(i)*factorielle(j)*factorielle(n-i-j))
(c) Ce script permet de calculer :
n−i
n X
! n Xn−i
!
X n i
X n
S= 2 = 2i 1j 1n−i−j = (2 + 1 + 1)n = 4n .
i=0 j=0
i, j i=0 j=0
i, j

Ici n = 3 donc il va afficher 43 = 64.


5. Soit (i, j) ∈ [ 1, n]]2 tel que i + j ≤ n. D’une part, on a
!
n n! n!
ij =i·j· = ,
i, j i!j!(n − i − j)! (i − 1)!(j − 1)!(n − i − j)!

et d’autre part
!
n−2 (n − 2)! n!
n(n − 1) = n(n − 1) · = .
i − 1, j − 1 (i − 1)!(j − 1)!(n − 2 − i + 1 − j + 1)! (i − 1)!(j − 1)!(n − i − j)!

On obtient donc bien :


n n−2
 
Conclusion : ij i,j = n(n − 1) i−1,j−1
.

6. (a) Les termes obtenus pour i = 0, i = n et j = 0 étant nuls, on a :


n Xn−i
! n−1 n−i ! n−1 n−i !
X n XX n XX n−2
S4 = ij = ij = n(n − 1) .
i=0 j=0
i, j i=1 j=1
i, j i=1 j=1
i − 1, j − 1

(b) Ainsi on obtient : !


n−1 n−i
XX n−2
S4 = n(n − 1) .
i=1 j=1
i − 1, j − 1

En effectuant le changement d’indice [j ′ = j − 1] puis le changement d’indice [i′ = i − 1], on obtient :


n−1 n−i
! n−1 n−1−i ! n−2 n−1−(i′ +1) ! n−2 n−2−i′ !
XX n−2 X X n−2 X X n−2 X X n−2
= ′
= ′ ′
= .
i=1 j=1
i − 1, j − 1 i=1 ′
i − 1, j ′ ′
i ,j ′ ′
i′ , j ′
j =0 i =0 j =0 i =0 j =0

Ainsi on a :
n−2
! !
X n−2−i
X n−2
n−2
X n−2−i
X n − 2 i j n−2−i−j
S4 = n(n − 1) = n(n − 1) 11 1 = n(n − 1)3n−2 .
i=0 j=0
i, j i=0 j=0
i, j

Solution 3 1. Notons, pour tout n ∈ N∗ , P(n) la propriété : ≪ un ≥ n ≫. Montrons par récurrence double que P(n)
est vraie pour tout n ∈ N∗ .
— Initialisation : u1 = 1 ≥ 1, u2 = 2 ≥ 2 donc la propriété est vraie pour n = 1 et pour n = 2.
— Hérédité : on considère un entier n ∈ N∗ et on suppose la propriété vraie aux rangs n et n + 1, montrons la
au rang n + 2.
Par définition de (un )n∈N , un+2 = un+1 + un donc d’après l’hypothèse de récurrence :
un+2 ≥ n + 1 + n = 2n + 1.
Or n ≥ 1 =⇒ 2n ≥ n + 1 =⇒ 2n + 1 ≥ n + 2 donc on a bien : un+2 ≥ n + 2, ce qui assure que la propriété
est vraie au rang n + 2.
Conclusion : ∀n ∈ N∗ , un ≥ n.
Comme lim n = +∞, le théorème de comparaison assure que un −→ +∞.
n→+∞ n→+∞
!n
7
2. Montrons par récurrence double que : ∀n ∈ N, 0 ≤ un ≤ .
4
!0
7
— Initialisation : u0 = 1 donc 0 ≤ u0 ≤ .
4
!1
7 7
u1 = 1 donc 0 ≤ u1 ≤ = .
4 4
La propriété est donc vraie pour n = 0 et pour n = 1.

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— Hérédité : on considère un entier n ∈ N et on suppose la propriété vraie aux rangs n et n + 1, montrons la


au rang n + 2.
Par définition de (un )n∈N , un+2 = un+1 + un donc d’après l’hypothèse de récurrence, on a :
!n !n+1
7 7
0 ≤ un+2 ≤ + .
4 4
!n !n+1 !n ! !n !n
7 7 7 7 7 11 7 44
Or + = 1+ = × = ×
4 4 4 4 4 4 4 16
!n !n+1 !n !n !2 !n+2
7 7 7 49 7 7 7
Donc + ≤ × = × = .
4 4 4 16 4 4 4
!n+2
7
On a donc bien : 0 ≤ un+2 ≤ , ce qui assure que la propriété est vraie au rang n + 2.
4
!n
7
Conclusion : ∀n ∈ N, 0 ≤ un ≤ .
4

3. Montrons par récurrence simple que : ∀n ∈ N∗ , n


P
k=1 u2k−1 = u2n − 1.
— Initialisation : 1k=1 u2k−1 = u1 = 1 = u2 − 1 donc la propriété est vraie pour n = 1.
P

— Hérédité : on considère un entier n ∈ N∗ et on suppose la propriété vraie au rang n, montrons la au rang


n + 1.
n+1
X n
X
u2k−1 = u2k−1 + u2(n+1)−1
k=1 k=1
= u2n − 1 + u2n+1 d’après l’hypothèse de récurrence
= u2n+2 d’après la définition de (un )n∈N

La propriété est donc vraie au rang n + 1.


Conclusion : ∀n ∈ N∗ , n
P
k=1 u2k−1 = u2n − 1.

4. Montrons par récurrence simple que : ∀n ∈ N, n


P
k=0 uk = un+2 − 1.
P0
— Initialisation : k=0 uk = u0 = 1 = u2 − 1 donc la propriété est vraie pour n = 0.
— Hérédité : on considère un entier n ∈ N et on suppose la propriété vraie au rang n, montrons la au rang
n + 1.
n+1
X n
X
uk = uk + un+1
k=0 k=0
= un+2 − 1 + un+1 d’après l’hypothèse de récurrence
= un+3 − 1 d’après la définition de (un )n∈N

La propriété est donc vraie au rang n + 1.


Conclusion : ∀n ∈ N, n
P
k=0 uk = un+2 − 1.

5. Soit n ∈ N.
n n n
sn 1X up X up X up+2 − up+1
= = =
2 2 p=0 2p+1 p=0 2p+2 p=0 2p+2

par définition de (un )n∈N . Donc :


n n n n
sn X up+2 X up+1 X up+2 X up+1
= p+2
− p+2
= 2 p+3

2 p=0
2 p=0
2 p=0
2 p=0
2p+2

Par changement d’indice dans chacune des sommes, on a donc :


n+2 n+1
! !
sn X up X up u0 u1 u0
=2 p+1
− p+1
= 2 sn+2 − 1 − 2 − sn+1 − 1
2 p=2
2 p=1
2 2 2 2

sn 3 1
Conclusion : = 2sn+2 − − sn+1 + = 2sn+2 − sn+1 − 1.
2 2 2

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Année 2022-2023 – ECG1B & ECG1C – Lycée Janson de Sailly Corrigé du DS 5 –

6. Soit n ∈ N.       
0 1 un un+1 un+1
AXn = = = = Xn+1
1 1 un+1 un + un+1 un+2
7. On vérifie alors par récurrence que pour tout n ∈ N, Xn = An X0 .
8. (a)
 √ 2 √ √ √
2 1+ 5 1+2 5+5 3+ 5 1+ 5
φ = = = = +1
2 4 2 2

Conclusion : φ est solution de l’équation x2 = x + 1.


Remarque : on pouvait aussi résoudre l’équation x2 − x − 1 = 0 avec la méthode usuelle de résolution des
équations du second degré.
(b) √ √ √ √
1 2 2(1 − 5) 2(1 − 5) 5−1 5+1−2
= √ = √ √ = = = =φ−1
φ 1+ 5 (1 + 5)(1 − 5) −4 2 2
Ou, plus simplement : φ2 = φ + 1 donc en divisant par φ > 0 on a :

φ+1 1
φ= =1+
φ φ

1
donc =φ−1 .
φ
On en déduit que :
 2
1
− = (1 − φ)2
φ
= 1 − 2φ + φ2
= 1 − 2φφ + 1
= 2−φ
= 1−φ+1
1
= − +1
φ

Conclusion : − φ1 est aussi racine de l’équation x2 = x + 1.



9. (a) P est une matrice 2 × 2, on calcule
 donc  son déterminant
 qui vaut φ − φ = − 5 ̸= 0. Donc P est inversible
φ −1 −φ 1
d’inverse P −1 = − √15 = √15 .
−φ 1 φ −1
(b)
   
1 −φ 1 0 1 1 1
P −1 AP = √
5 φ −1 1 1 φ φ
  
1 1 1−φ 1 1
= √
5 −1 φ − 1 φ φ
1 + φ − φ2
 
1 1 + φ − φφ
= √ 2
5 −1 + φ − φ −1 + φφ − φ

Or φ et φ sont solutions de l’équation x2 = x + 1 donc −1 + φ2 − φ = 1 + φ − φ2 = 0.


De plus par définition de φ on a φφ = −1. Donc :
 
1 2+φ 0
P −1 AP = √
5 0 −2 − φ

Enfin : √ √ √
2+φ 2 + 1+2 5
5+ 5 5 5+5
√ = √ = √ = =φ
5 5 2 5 10
−2−φ
On vérifie de même que √
5
= φ.
 
−1 φ 0
Conclusion : P AP = D où D = .
0 φ

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(c) Une récurrence rapide, à savoir faire (on utilise l’associativité du produit matriciel dans l’hérédité), assure
que pour tout n ∈ N, An = P Dn P −1 .
(d) La matrice D étant diagonale, on a, pour tout n ∈ N,
  n  
n n −1 1 1 1 φ 0 −φ 1
A = PD P = √
5 φ φ 0 φn φ −1
n n
  
1 1 1 −φφ −φ
= √
5 φ φ φφn φn
  n−1
φn
 
1 1 1 φ
= √ car φφ = −1
5 φ φ −φn−1 −φn
 n−1
− φn−1 φn − φn

1 φ
= √ n n n+1 n+1
5 φ −φ φ −φ

10. Soit n ∈ N. D’après la question 7,

Xn = An X0
1 φn−1 − φn−1 φn − φn
 
u0
= √
5 φn − φn φ n+1
− φn+1 u1
 n−1
− φn−1 n n
 
1 φ φ −φ 1
= √ n
5 φ − φn φn+1 − φn+1 1

En conservant uniquement la première ligne, on a donc :


1 1
un = √ φn−1 − φn−1 + φn − φn = √ φn−1 (1 + φ) − φn−1 (1 + φ)
 
5 5
Or φ et φ sont solutions de x2 = 1 + x donc :
1
un = √ φn−1 φ2 − φn−1 φ2

5

√1 φn+1 − φn+1 .

Conclusion : ∀n ∈ N, un = 5

11. On calcule les premières valeurs de un :

n 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
un 1 1 2 3 5 8 13 21 34 55 89
12. (a) D’après la définition de la Z-décomposition, on ne peut avoir deux termes consécutifs de la suite (un ) (c’est
le sens de la contrainte : ∀i ∈ [ 1, k − 1]], ci + 1 < ci+1 ). Donc u1 + u2 + u3 n’est pas la Z-décomposition de
6. En revanche u1 + u4 convient puisque 1 ≤ 1 < 4.
(b) 5 = u4 est la Z-décomposition de 5.
(c) 35 = 1 + 34 = u1 + u8 est la Z-décomposition du nombre 35 car 1 ≤ 1 < 8.
(d) 130 = 89 + 34 + 5 + 2 = u10 + u8 + u4 + u2 est la Z-décomposition du nombre 130 car 1 ≤ 2 < 4 < 8 < 10.
13. (a) n est fixé et d’après la question 1, un −→ +∞ donc par définition de la divergence d’une suite vers +∞,
n→+∞
il existe un entier naturel J non nul tel que : ∀i ≥ J, ui ≥ n + 1.
(b) u1 = 1 ≤ n car n ∈ N∗ , donc 1 ∈ An .
De plus, d’après la question précédente : ∀i ≥ J, ui ≥ n + 1. Donc pour tout i ≥ J, i ∈
/ An . Donc
An ⊂ [ 1, J − 1]], donc An contient au plus J − 1 éléments.
(c) 1 ∈ An donc 1 ≤ max(An ), autrement dit j ≥ 1.
De plus par définition d’un maximum, j ∈ An , donc par définition de An , uj ≤ n.
Enfin j + 1 ∈
/ An car j + 1 > j = max(An ), donc, par définition de An , n < uj+1 .
(d) D’après la question précédente, n < uj+1 , donc n−uj < uj+1 −uj . Or par définition de (un ), uj+1 −uj = uj−1
donc on a bien : n − uj < uj−1 .
14. (a) Compléter la fonction suivante afin qu’elle renvoie un pour tout n ∈ N.
def fibonacci(n):
if n==0 or n==1 :
return 1
else:
u=1

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v=1
for k in range(2,n+1):
w=u+v
u=v
v=w
return v
(b) On considère la fonction suivante :
def mystere(n):
while n>0:
k=1
while fibonacci(k)<=n:
k=k+1
print(fibonacci(k-1))
n=n-fibonacci(k-1)
i. L’instruction mystere(5) va afficher le plus grand nombre de la suite (un ) inférieur ou égal à 5, c’est-
à-dire 5. Puis la boucle while est terminée puisque n prend la valeur 5 − 5 = 0.
ii. L’instruction mystere(7) va commencer par afficher le plus grand nombre de la suite (un ) inférieur ou
égal à 7, c’est-à-dire 5.
Ensuite n prendra la valeur 7 − 5 = 2, et le programme va afficher le plus grand nombre de la suite
(un ) inférieur ou égal à 2, c’est-à-dire 2. Puis la boucle while est terminée puisque n prend la valeur
2 − 2 = 0.
iii. L’instruction mystere(35) va commencer par afficher le plus grand nombre de la suite (un ) inférieur
ou égal à 35, c’est-à-dire 34.
Ensuite n prendra la valeur 35 − 34 = 1, et le programme va afficher le plus grand nombre de la suite
(un ) inférieur ou égal à 1, c’est-à-dire 1. Puis la boucle while est terminée puisque n prend la valeur
1 − 1 = 0.
iv. On peut conjecturer que ce programme affiche les termes de la Z-décomposition de n. Le principe est le
suivant : en poursuivant le raisonnement de la question ??, on montre que, dans cette décomposition,
le plus grand terme est le plus grand nombre de la suite (un ) inférieur ou égal à n, on le note ui1 et on
recommence avec le nombre n − ui1 , jusqu’à obtenir 0.

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