Ds 5
Ds 5
Voici les consignes d’usage, présentes dans le libellé des épreuves de mathématiques des concours :
N’oubliez pas de bien numéroter vos copies et de traiter les questions dans l’ordre.
Les différentes parties de ce problème ne sont pas indépendantes. Il n’est néanmoins
pas nécessaire d’avoir réussi à démontrer un résultat pour l’utiliser dans la suite du
problème.
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Année 2022-2023 – ECG1B & ECG1C – Lycée Janson de Sailly DS 5 –
Exercice 2. Soit un entier n ≥ 2. Pour tout (i, j) ∈ [[0, n]]2 tel que i + j ≤ n, on pose :
n n!
= .
i, j i!j!(n − i − j)!
2. Montrer que :
n X
n−i
3
X
n n
∀(a, b, c) ∈ R , (a + b + c) = ai bj cn−i−j .
i, j
i=0 j=0
4. (a) Écrire une fonction factorielle(k) qui renvoie k! pour tout entier naturel k.
n
(b) Écrire une fonction trinome(i,j,n) qui renvoie i,j pour tout entier n ≥ 2 et pour tout
(i, j) ∈ [[0, n]]2 tel que i + j ≤ n (remarque : on admettra que l’utilisateur ne saisit que
des valeurs vérifiant ces conditions, il n’est donc pas nécessaire de les vérifier dans votre
fonction).
(c) On exécute le script suivant :
s=0
n=3
for i in range(n+1):
for j in range(n-i+1):
s=s+trinome(i,j,n)*2**i
print(s)
Que va-t-il afficher ?
5. Montrer que, pour tout (i, j) ∈ [[1, n]]2 tel que i + j ≤ n, on a :
n n−2
ij = n(n − 1) .
i, j i − 1, j − 1
n−1 n−i
XX n
(a) Justifier que S4 = ij .
i, j
i=1 j=1
(b) Calculer S4 .
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Proposition de solutions
Solution 1 1. Par définition,
De même :
φ(P1 )(X) = 9X · P1 (X) − (X 2 − 1) · P1′ (X) = 9X 2 − X 2 + 1 = 8X 2 + 1
2. (a) A(X) = 2X 2 + 4X + 2 = 2(X 2 + 2X + 1) = 2(X + 1)2 .
C’est bien la factorisation de A(X) dans R[X] car le polynôme X + 1 est irréductible dans R[X].
(b) On a :
φ(A)(X) = 18X(X + 1)2 − 4(X 2 − 1)(X + 1) = 2(X + 1)2 (9X − 2X + 2) = 2(X + 1)2 (7X + 2)
C’est bien la factorisation de φ(A)(X) dans R[X] car les polynômes X + 1 et 7X + 2 sont irréductibles dans
R[X].
3. P (X) est un polynôme non nul de degré n ∈ N. Raisonnons par disjonction de cas :
— premier cas : n = 0. Alors P (X) est un polynôme constant alors en notant P (X) = a avec a ∈ R∗ , on a
φ(P )(X) = 9aX qui est de degré 1, donc deg(φ(P )(X)) = n + 1 donc deg(φ(P )(X)) ≤ n + 1.
— deuxième cas : n ∈ N∗ . Alors, P ′ (X) est de degré n − 1. Donc, XP (X) est de degré n + 1 ainsi que le
polynôme (X 2 − 1)P ′ (X). Par conséquent, deg(φ(P )(X)) ≤ n + 1.
Conclusion : le degré de φ(P )(X) est inférieur ou égal à n + 1.
4. Comme P est de degré n et non nul, il s’écrit P = n k n+1
P
k=0 ak X avec (a0 , . . . , an ) ∈ R et an ̸= 0. Alors,
n
X n
X
φ(P )(X) = 9 ak X k+1 − (X 2 − 1) kak X k−1
k=0 k=1
n+1
X n
X n
X
= 9 ai−1 X i − kak X k+1 + kak X k−1
i=1 k=1 k=1
n+1
X n+1
X n−1
X
= 9 ai−1 X i − (i − 1)ai−1 X i + (i + 1)ai+1 X i
i=1 i=2 i=0
n+1
Le coefficient devant X de φ(P (X)) vaut (9 − n)an . Comme an ̸= 0, on a :
Conclusion : deg(φ(P )(X)) ̸= n + 1 ⇐⇒ n ̸= 9.
5. (a)
φ(0R[X] ) = 9X · 0R[X] − (X 2 − 1) · 0R[X] = 0R[X] = 9 · 0R[X]
Le polynôme nul est donc bien solution de l’équation (∗).
(b) i. On suppose P (X) non nul et on note n = deg(P (X)). Raisonnons par l’absurde : supposons que n est
différent de 9. Alors d’après la question 4, φ(P )(X) est de degré n + 1. Or φ(P )(X) = 9P (X) donc
deg(φ(P )(X)) = deg(P (X)) = n. On aboutit à une contradiction.
Conclusion : Le polynôme P (X) est donc de degré 9.
ii. Par définition de φ(P )(X), φ(P )(−1) = −9P (−1).
Or φ(P )(X) = 9P (X) donc φ(P )(−1) = 9P (−1). On a donc 9P (−1) = −9P (−1) d’où P (−1) = 0.
Conclusion : −1 est racine de P .
iii. −1 est racine de P (X). On considère alors k l’ordre de multiplicité de −1 comme racine de P . Ainsi,
par définition, P (X) = (X + 1)k Q(X) avec Q(X) un polynôme de R[X] n’admettant pas −1 comme
racine.
iv. D’où, P ′ (X) = k(X + 1)k−1 Q(X) + (X + 1)k Q′ (X) = (X + 1)k−1 (kQ(X) + (X + 1)Q′ (X)), puis
φ(P )(X) = 9X(X + 1)k Q(X) − (X − 1)(X + 1)k kQ(X) + (X + 1)Q′ (X)
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On a donc
(X + 1)k 9XQ(X) − k(X − 1)Q(X) − (X 2 − 1)Q′ (X) = 9(X + 1)k Q(X)
De même on calcule
n−i
n X
! n Xn−i
!
X n i
X n
S2 = (−2) = (−2)i 1j 1n−i−j = (−2 + 1 + 1)n = 0n .
i=0 j=0
i, j i=0 j=0
i, j
Ainsi S2 = 0 car n ≥ 2.
Enfin, on a, toujours d’après la formule du trinôme de Newton,
n−i
n X
! n Xn−i
!
j n n
X n X n 1 1 7
S3 = 2i−j = 2i 1n−i−j = 2 + + 1 = .
i=0 j=0
i, j i=0 j=0
i, j 2 2 2
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et d’autre part
!
n−2 (n − 2)! n!
n(n − 1) = n(n − 1) · = .
i − 1, j − 1 (i − 1)!(j − 1)!(n − 2 − i + 1 − j + 1)! (i − 1)!(j − 1)!(n − i − j)!
Ainsi on a :
n−2
! !
X n−2−i
X n−2
n−2
X n−2−i
X n − 2 i j n−2−i−j
S4 = n(n − 1) = n(n − 1) 11 1 = n(n − 1)3n−2 .
i=0 j=0
i, j i=0 j=0
i, j
Solution 3 1. Notons, pour tout n ∈ N∗ , P(n) la propriété : ≪ un ≥ n ≫. Montrons par récurrence double que P(n)
est vraie pour tout n ∈ N∗ .
— Initialisation : u1 = 1 ≥ 1, u2 = 2 ≥ 2 donc la propriété est vraie pour n = 1 et pour n = 2.
— Hérédité : on considère un entier n ∈ N∗ et on suppose la propriété vraie aux rangs n et n + 1, montrons la
au rang n + 2.
Par définition de (un )n∈N , un+2 = un+1 + un donc d’après l’hypothèse de récurrence :
un+2 ≥ n + 1 + n = 2n + 1.
Or n ≥ 1 =⇒ 2n ≥ n + 1 =⇒ 2n + 1 ≥ n + 2 donc on a bien : un+2 ≥ n + 2, ce qui assure que la propriété
est vraie au rang n + 2.
Conclusion : ∀n ∈ N∗ , un ≥ n.
Comme lim n = +∞, le théorème de comparaison assure que un −→ +∞.
n→+∞ n→+∞
!n
7
2. Montrons par récurrence double que : ∀n ∈ N, 0 ≤ un ≤ .
4
!0
7
— Initialisation : u0 = 1 donc 0 ≤ u0 ≤ .
4
!1
7 7
u1 = 1 donc 0 ≤ u1 ≤ = .
4 4
La propriété est donc vraie pour n = 0 et pour n = 1.
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5. Soit n ∈ N.
n n n
sn 1X up X up X up+2 − up+1
= = =
2 2 p=0 2p+1 p=0 2p+2 p=0 2p+2
sn 3 1
Conclusion : = 2sn+2 − − sn+1 + = 2sn+2 − sn+1 − 1.
2 2 2
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6. Soit n ∈ N.
0 1 un un+1 un+1
AXn = = = = Xn+1
1 1 un+1 un + un+1 un+2
7. On vérifie alors par récurrence que pour tout n ∈ N, Xn = An X0 .
8. (a)
√ 2 √ √ √
2 1+ 5 1+2 5+5 3+ 5 1+ 5
φ = = = = +1
2 4 2 2
φ+1 1
φ= =1+
φ φ
1
donc =φ−1 .
φ
On en déduit que :
2
1
− = (1 − φ)2
φ
= 1 − 2φ + φ2
= 1 − 2φφ + 1
= 2−φ
= 1−φ+1
1
= − +1
φ
Enfin : √ √ √
2+φ 2 + 1+2 5
5+ 5 5 5+5
√ = √ = √ = =φ
5 5 2 5 10
−2−φ
On vérifie de même que √
5
= φ.
−1 φ 0
Conclusion : P AP = D où D = .
0 φ
5
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(c) Une récurrence rapide, à savoir faire (on utilise l’associativité du produit matriciel dans l’hérédité), assure
que pour tout n ∈ N, An = P Dn P −1 .
(d) La matrice D étant diagonale, on a, pour tout n ∈ N,
n
n n −1 1 1 1 φ 0 −φ 1
A = PD P = √
5 φ φ 0 φn φ −1
n n
1 1 1 −φφ −φ
= √
5 φ φ φφn φn
n−1
φn
1 1 1 φ
= √ car φφ = −1
5 φ φ −φn−1 −φn
n−1
− φn−1 φn − φn
1 φ
= √ n n n+1 n+1
5 φ −φ φ −φ
Xn = An X0
1 φn−1 − φn−1 φn − φn
u0
= √
5 φn − φn φ n+1
− φn+1 u1
n−1
− φn−1 n n
1 φ φ −φ 1
= √ n
5 φ − φn φn+1 − φn+1 1
√1 φn+1 − φn+1 .
Conclusion : ∀n ∈ N, un = 5
n 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
un 1 1 2 3 5 8 13 21 34 55 89
12. (a) D’après la définition de la Z-décomposition, on ne peut avoir deux termes consécutifs de la suite (un ) (c’est
le sens de la contrainte : ∀i ∈ [ 1, k − 1]], ci + 1 < ci+1 ). Donc u1 + u2 + u3 n’est pas la Z-décomposition de
6. En revanche u1 + u4 convient puisque 1 ≤ 1 < 4.
(b) 5 = u4 est la Z-décomposition de 5.
(c) 35 = 1 + 34 = u1 + u8 est la Z-décomposition du nombre 35 car 1 ≤ 1 < 8.
(d) 130 = 89 + 34 + 5 + 2 = u10 + u8 + u4 + u2 est la Z-décomposition du nombre 130 car 1 ≤ 2 < 4 < 8 < 10.
13. (a) n est fixé et d’après la question 1, un −→ +∞ donc par définition de la divergence d’une suite vers +∞,
n→+∞
il existe un entier naturel J non nul tel que : ∀i ≥ J, ui ≥ n + 1.
(b) u1 = 1 ≤ n car n ∈ N∗ , donc 1 ∈ An .
De plus, d’après la question précédente : ∀i ≥ J, ui ≥ n + 1. Donc pour tout i ≥ J, i ∈
/ An . Donc
An ⊂ [ 1, J − 1]], donc An contient au plus J − 1 éléments.
(c) 1 ∈ An donc 1 ≤ max(An ), autrement dit j ≥ 1.
De plus par définition d’un maximum, j ∈ An , donc par définition de An , uj ≤ n.
Enfin j + 1 ∈
/ An car j + 1 > j = max(An ), donc, par définition de An , n < uj+1 .
(d) D’après la question précédente, n < uj+1 , donc n−uj < uj+1 −uj . Or par définition de (un ), uj+1 −uj = uj−1
donc on a bien : n − uj < uj−1 .
14. (a) Compléter la fonction suivante afin qu’elle renvoie un pour tout n ∈ N.
def fibonacci(n):
if n==0 or n==1 :
return 1
else:
u=1
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v=1
for k in range(2,n+1):
w=u+v
u=v
v=w
return v
(b) On considère la fonction suivante :
def mystere(n):
while n>0:
k=1
while fibonacci(k)<=n:
k=k+1
print(fibonacci(k-1))
n=n-fibonacci(k-1)
i. L’instruction mystere(5) va afficher le plus grand nombre de la suite (un ) inférieur ou égal à 5, c’est-
à-dire 5. Puis la boucle while est terminée puisque n prend la valeur 5 − 5 = 0.
ii. L’instruction mystere(7) va commencer par afficher le plus grand nombre de la suite (un ) inférieur ou
égal à 7, c’est-à-dire 5.
Ensuite n prendra la valeur 7 − 5 = 2, et le programme va afficher le plus grand nombre de la suite
(un ) inférieur ou égal à 2, c’est-à-dire 2. Puis la boucle while est terminée puisque n prend la valeur
2 − 2 = 0.
iii. L’instruction mystere(35) va commencer par afficher le plus grand nombre de la suite (un ) inférieur
ou égal à 35, c’est-à-dire 34.
Ensuite n prendra la valeur 35 − 34 = 1, et le programme va afficher le plus grand nombre de la suite
(un ) inférieur ou égal à 1, c’est-à-dire 1. Puis la boucle while est terminée puisque n prend la valeur
1 − 1 = 0.
iv. On peut conjecturer que ce programme affiche les termes de la Z-décomposition de n. Le principe est le
suivant : en poursuivant le raisonnement de la question ??, on montre que, dans cette décomposition,
le plus grand terme est le plus grand nombre de la suite (un ) inférieur ou égal à n, on le note ui1 et on
recommence avec le nombre n − ui1 , jusqu’à obtenir 0.