Chapitre III: Réponses Temporelles Des Systèmes Asservis Continus Linéaires
Chapitre III: Réponses Temporelles Des Systèmes Asservis Continus Linéaires
III. 1) Introduction
Nous avons vu, dans le chapitre précédent, qu'il est possible, connaissant les équations différentielles, de
déterminer la fonction de transfert d'un système. Mais il existe de nombreux cas où le système est un système
industriel mal défini et dont, à fortiori, on ne connaît pas les équations différentielles. Or, la connaissance de la
fonction de transfert est très importante pour déterminer ses performances et surtout sa stabilité. Il est donc
important de mettre au point des méthodes capables de résoudre le problème.
En général, on applique cette procédure pour déterminer les fonctions de transfert des éléments qui entrent
dans une chaîne. La connaissance expérimentale ou mathématique de toutes les fonctions de transfert des
éléments permet alors de déterminer la fonction de transfert de l'ensemble.
Ces méthodes sont basées sur l'utilisation d'entrées dénommées entrées canoniques, faciles à mettre en
œuvre dans toutes les techniques (électrique, mécanique, hydraulique). On en déduit, alors, les différentes
constantes de la fonction de transfert.
Certains appareils dit analyseurs de fonction de transfert facilitent les mesures.
𝑢(𝑡) = 1
1
𝑡
1 Eq. III-2
ℒ[𝑢(𝑡)] =
𝑝
En effet :
∞ ∞
−𝑝𝑡
𝑒 −𝑝𝑡 1 1
ℒ[𝑢(𝑡)] = ∫ 1. 𝑒 . 𝑑𝑡 = [ ] =0−( )=
−𝑝 0 −𝑝 𝑝
0
𝐸0 Eq. III-4
ℒ[𝑓(𝑡)] =
𝑝
𝑟(𝑡) = 𝑡
45° 𝑡
Cette fonction varie linéairement avec 𝑡 pour 𝑡 ≥ 0. On l'exprime parfois sous la forme 𝑟(𝑡) = 𝑡. 𝑢(𝑡).
Cette fonction est appelée « échelon de vitesse ou rampe », car sa vitesse de variation est constante et
égale à 1.
On vérifie aisément que sa transformée de Laplace est égale à :
1 Eq. III-6
ℒ[𝑟(𝑡)] =
𝑝2
En effet :
∞
ℒ[𝑟(𝑡)] = ∫ 𝑡. 𝑒 −𝑝𝑡 . 𝑑𝑡
0
On pose :
𝑢=𝑡
{ ′
𝑣 = 𝑒 −𝑝𝑡 . 𝑑𝑡
D’où :
𝑢′ = 𝑑𝑡
{ 𝑒 −𝑝𝑡
𝑣=
−𝑝
Donc :
∞ ∞ ∞
𝑒 −𝑝𝑡 𝑒 −𝑝𝑡 1 𝑒 −𝑝𝑡 1 1 1
ℒ[𝑟(𝑡)] = [𝑡. ] −∫ . 𝑑𝑡 = [ ] = [ ]= 2
⏟ −𝑝 0 0
−𝑝 𝑝 −𝑝 0 𝑝 𝑝 𝑝
=0
(car 𝑒 −𝑝𝑡 tend vers 0
plus vite que ne tend 𝑡 vers ∞)
Si la rampe n’est pas unitaire (rampe de valeur 𝑅0 ), elle s’exprimera de la manière suivante :
Eq. III-7
0 𝑡<0
𝑓(𝑡) = {
𝑅0 . 𝑡 0≤𝑡<∞
𝑅0 Eq. III-8
ℒ[𝑓(𝑡)] =
𝑝2
0 𝑡<0
𝑓(𝑡) = {𝑡 2 Eq. III-9
0≤𝑡<∞
2
𝑓(𝑡)
1 Eq. III-10
ℒ[𝑓(𝑡)] =
𝑝3
En effet :
∞
𝑡 2 −𝑝𝑡
ℒ[𝑓(𝑡)] = ∫ . 𝑒 . 𝑑𝑡
2
0
On pose :
𝑡2
{𝑢 = 2
𝑣 ′ = 𝑒 −𝑝𝑡 . 𝑑𝑡
D’où :
𝑢′ = 𝑡. 𝑑𝑡
{ 𝑒 −𝑝𝑡
𝑣=
−𝑝
Donc :
∞ ∞ ∞
𝑡 2 𝑒 −𝑝𝑡 𝑒 −𝑝𝑡 1 1 1 1
ℒ[𝑓(𝑡)] = [ . ] −∫ . 𝑡. 𝑑𝑡 = ∫ 𝑡. 𝑒 −𝑝𝑡 . 𝑑𝑡 = [ 2] = 3
⏟2 −𝑝 0 0
−𝑝 𝑝
⏟
0
𝑝 𝑝 𝑝
=0 1
(car 𝑒 −𝑝𝑡 tend vers 0 = 2
𝑝
plus vite que ne tend 𝑡 2 vers ∞) (𝑉𝑜𝑖𝑟 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑟𝑎𝑚𝑝𝑒 𝑢𝑛𝑖𝑡é)
Si la fonction accélération n’est pas unitaire (accélération de valeur 𝐴0 ), elle s’exprimera de la manière
suivante :
Eq. III-11
0 𝑡<0
2
𝑓(𝑡) = { 𝑡
𝐴0 . 0≤𝑡<∞
2
𝐴0 Eq. III-12
ℒ[𝑓(𝑡)] =
𝑝3
0 𝑡 ≤ 0 et 𝑡 ≥ 𝜏
𝛿(𝑡) = { 1 Eq. III-13
lim 0<𝑡<𝜏
𝜏→0 𝜏
𝛿(𝑡)
1/
0
Toutes les impulsions, dont la durée égale numériquement l'inverse de l'amplitude, sont unitaires si cette
durée tend vers zéro.
Pour 𝑡 = 0, l'amplitude est théoriquement infinie.
𝛿(𝑡) est définie par :
+∞
∫ 𝛿(𝑡). 𝑑𝑡 = 1 Eq. III-14
−∞
0 𝑡 ≤ 0 et 𝑡 ≥ 𝜏 Eq. III-15
𝑓(𝑡) = {
1 0<𝑡<𝜏
𝑓(𝑡)
1
0
𝑓(𝑡) peut être considérée comme la différence entre deux échelons unitaires dont l'un est décalé, par
rapport à l’origine des temps de (Eq. III-16):
1 Eq. III-17
ℒ[𝑓(𝑡)] = (1 − 𝑒 −𝜏𝑝 )
𝑝
Or :
Donc :
𝑓(𝑡) ℒ[𝑓(𝑡)] (1 − 𝑒 −𝜏𝑝 )
ℒ[𝛿(𝑡)] = ℒ [lim ] = lim [ ] = lim [ ]
𝜏→0 𝜏 𝜏→0 𝜏 𝜏→0 𝜏𝑝
Ceci conduit à une indétermination que l’on peut lever en utilisant le théorème de l’hôpital :
𝑑
(1 − 𝑒 −𝜏𝑝 )
ℒ[𝛿(𝑡)] = lim [ 𝑑𝜏 ]
𝜏→0 𝑑
(𝜏𝑝)
𝑑𝜏
−𝜏𝑝
𝑝𝑒
ℒ[𝛿(𝑡)] = lim [ ] = lim[𝑒 −𝜏𝑝 ]
𝜏→0 𝑝 𝜏→0
D'où :
Lorsque l’entrée d’un système est une impulsion unitaire, alors, la transformée de Laplace S(p) de la sortie
correspond exactement à sa fonction de transfert H(p).
C'est aussi une autre définition de la fonction de transfert. On voit donc qu'une méthode pour connaître
𝐻(𝑝) est de mesurer la réponse à une impulsion unité.
La Figure (Fig. III-6) montre deux types de réponses impulsionnelles (selon la nature du système).
𝑠(𝑡)
𝑠(𝑡)
Du point de vue pratique, cette méthode présente quelques difficultés, car il est pratiquement impossible
de réaliser physiquement une entrée impulsion δ(t). On se contente, en général, d'une impulsion de durée aussi
courte que possible mais finie, d'où une certaine imprécision.
Après avoir envoyé cette entrée 𝛿(𝑡) approchée, on doit enregistrer, en fonction du temps, la réponse 𝑠(𝑡).
Ce qui donne une courbe qu'il faut ensuite interpréter. Si on veut l'expression mathématique de la fonction de
transfert, on approche cette courbe par des morceaux de courbes correspondant à des fonctions connues. Il faut,
alors, prendre la transformée de Laplace de ces fonctions du temps pour obtenir la fonction de transfert globale.
Cette opération, facile à décrire, est incontestablement délicate à réaliser. Elle est bien entendu entachée
d'erreurs, mais aucune autre méthode n'est parfaite.
Lorsque l’entrée d’un système est un échelon unitaire, alors, la transformée de Laplace S(p) de la sortie
correspond exactement à la dérivée de sa fonction de transfert H(p).
Pratiquement, l'essai est très rapide, il suffit de faire passer l'entrée de 0 à une valeur constante pendant
un temps donné 𝑇, puis de cette valeur à 0, et d'enregistrer la sortie en fonction du temps.
En principe, cette sortie doit être du même type que l'entrée si le système est linéaire, c'est-à-dire qu'au
bout d'un certain temps correspondant à la durée du régime transitoire, la sortie doit rester constante.
S'il en est autrement, le système n'est pas linéaire (la réciproque n'est pas forcément vraie). Donc ce test
permet de savoir si on est en présence, ou non, d'un système linéaire.
La Figure (Fig. III-7) montre deux types de réponses indicielles (selon la nature du système).
𝑠(𝑡)
𝑠(𝑡)
𝑡 𝑡
L'exploitation des résultats pour déterminer la fonction de transfert est beaucoup plus laborieuse : Il faut
décomposer l'échelon d'entrée en série de Fourier ainsi que la réponse de sortie en supposant que le phénomène
a une période 𝑇.
Pour chaque fréquence élémentaire, on connaîtra les amplitudes de l'entrée et de la sortie, ainsi que leur
déphasage.
On en déduit, à chaque fréquence, le "gain" et la "phase" du système. A ce stade, on se retrouve dans le
cas de la réponse fréquentielle que nous allons étudier au chapitre (Chapitre IV : Réponses fréquentielles des
systèmes asservis
continus linéaires)
Cette méthode nécessite peu d'essais, mais beaucoup de calculs.
III.4. a) Définition
On appelle système du 1er ordre, un système régi par une équation différentielle linéaire du premier ordre
telle que :
𝑑 Eq. III-22
𝑇 𝑠(𝑡) + 𝑠(𝑡) = 𝐾 𝑒(𝑡)
𝑑𝑡
Ces systèmes sont encore appelés systèmes à une seule constante de temps, ou système à retard.
On les représente, généralement, comme sur la figure (Fig. III-8)
𝐸(𝑝) 𝐾 𝑆(𝑝)
1 + 𝑇𝑝
La racine du pôlynome du dénominateur de (Eq. III-23) est appelée « pôle de la fonction de transfert ». Sa
valeur est :
1 Eq. III-24
𝑝0 = −
𝑇
La figure (Fig. III-9) montre la position du pôle d’un système de 1er ordre dans le plan-p.
𝒋 Plan-p
Pôle (𝑝0 )
𝝈
X
1 𝟎
−
𝑇
Fig. III-9 : Position du pôle d'un système du 1er ordre dans le plan-p
Ces systèmes sont très nombreux en physique. En dehors des circuits RC ou RL en électricité, on peut
considérer qu'un amplificateur est un système du 1er ordre. En mécanique, tous les assemblages comportant un
ressort et un amortisseur sont du 1er ordre. Nous passerons en revue certains de ces systèmes à la fin de ce
paragraphe.
Cependant, d’autres configurations de systèmes font également partie des systèmes de 1 er ordre s’ils sont
régis par des équations différentielles de 1er ordre. Par exemple :
Ou encore :
𝐾1
𝑑 𝑑 𝑆(𝑝) 𝐾1 𝑝 + 𝐾2 𝐾2 (1 + 𝐾2 𝑝) 𝐾2 (1 + 𝑇2 𝑝) Eq. III-26
𝑇 𝑠(𝑡) + 𝑠(𝑡) = 𝐾1 𝑒(𝑡) + 𝐾2 𝑒(𝑡) ⇒ = = =
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝐸(𝑝) 1 + 𝑇𝑝 1 + 𝑇𝑝 1 + 𝑇𝑝
𝐾 𝐾 Eq. III-27
𝑆(𝑝) = 𝐸(𝑝) =
1 + 𝑇𝑝 𝑝(1 + 𝑇𝑝)
𝑡 lim 𝑠(𝑡) = 0
𝑠(𝑡) = 𝐾 (1 − 𝑒 −𝑇 ) avec { 𝑡→0 Eq. III-28
lim 𝑠(𝑡) = 𝐾
𝑡→∞
Direction de
la tangente
à la courbe
à l’origine
Fig. III-10 : Réponse indicielle d'un système du 1er Ordre, suite à un échelon unitaire
On constate que :
• La sortie s(t) atteint, pratiquement, le régime permanent au bout d'un temps qui dépend de la
constante T.
• Cette constante 𝑇, appelée « constante de temps », caractérise la rapidité du système à atteindre
son régime permanent.
Plus faible est la constante de temps du système, plus vite répond le système.
• La pente de la tangente à l'origine vaut 𝐾⁄𝑇.
• Au bout d'un temps 𝑡 = 𝑇, la sortie vaut :
𝑇 1
𝑠(𝑇) = 𝐾 (1 − 𝑒 −𝑇 ) = 𝐾 (1 − ) ≈ 63% 𝐾
𝑒
• Temps de réponse : Nous avons vu que le temps de réponse était le temps au bout duquel la sortie
avait atteint son régime permanent à 5% près. Dans le cas du système du premier ordre, ce temps
correspond à 3T environ.
𝐾 𝐸0 . 𝐾 Eq. III-29
𝑆(𝑝) = 𝐸(𝑝) =
1 + 𝑇𝑝 𝑝(1 + 𝑇𝑝)
𝑡 lim 𝑠(𝑡) = 0
𝑠(𝑡) = 𝐸0 . 𝐾 (1 − 𝑒 −𝑇 ) avec { 𝑡→0 Eq. III-30
lim 𝑠(𝑡) = 𝐸0 . 𝐾
𝑡→∞
Fig. III-11 : Réponse indicielle d'un système du 1er Ordre, suite à un échelon de valeur 𝐸0
𝑅0 Eq. III-31
𝑒(𝑡) = 𝑅0 . 𝑡. 𝑢(𝑡) = 𝑅0 . 𝑡 ⇒ 𝐸(𝑝) =
𝑝2
𝐾 𝑅0 . 𝐾 Eq. III-32
𝑆(𝑝) = 𝐸(𝑝) = 2
1 + 𝑇𝑝 𝑝 (1 + 𝑇𝑝)
𝑡 lim 𝑠(𝑡) = 0
𝑠(𝑡) = 𝑅0 . 𝐾. [𝑡 − 𝑇 (1 − 𝑒 −𝑇 )] avec { 𝑡→0 Eq. III-33
lim 𝑠(𝑡) = 𝑅0 . 𝐾. (𝑡 − 𝑇)
𝑡→∞
𝑡
𝜀(𝑡) = 𝑒(𝑡) − 𝑠(𝑡) = 𝑅0 . 𝑡−𝑅0 . 𝐾 [𝑡 − 𝑇 (1 − 𝑒 −𝑇 )] Eq. III-34
𝑡
𝜀(𝑡) = 𝑅0 . 𝑡(1 − 𝐾) + 𝑅0 . 𝐾. 𝑇 (1 − 𝑒 −𝑇 ) Eq. III-35
𝑡 lim 𝑠(𝑡) = 0
𝑠(𝑡) = 𝑡 − 𝑇 (1 − 𝑒 −𝑇 ) avec { 𝑡→0 Eq. III-37
lim 𝑠(𝑡) = 𝑡 − 𝑇
𝑡→∞
𝑺(𝒑) 𝑲
Erreur de Traînage =
𝑬(𝒑) 𝟏 + 𝑻𝒑
𝑠(𝑡) : Réponse
en vitesse
Retard
Asymptote à la
courbe de sortie
Fig. III-12 : Réponse d'un système du 1er Ordre, suite à une rampe unitaire (Cas pour 𝐾 = 1)
Les courbes d’entrée et de sortie ont la même pente lorsque 𝑡 → ∞. Elles sont donc parallèles.
On met, ainsi, en évidence le retard T qui constitue un retard permanent entre l’entrée et la sortie.
Donc, un système du 1er ordre suit les variations linéaires de l'entrée avec un certain retard, d'où leur nom
de système à retard.
Lorsque 𝑡 → ∞, l’erreur formulée en (Eq. III-36) devient :
𝑡 lim 𝑠(𝑡) = 0
𝑠(𝑡) = 𝑅0 . 𝐾. [𝑡 − 𝑇 (1 − 𝑒 −𝑇 )] avec { 𝑡→0 Eq. III-39
lim 𝑠(𝑡) = 𝑅0 . 𝐾. (𝑡 − 𝑇)
𝑡→∞
Les courbes d’entrée et de sortie n’ont plus la même pente lorsque 𝑡 → ∞. Elles ne sont plus parallèles.
Lorsque 𝑡 → ∞, l’erreur vaut :
𝑺(𝒑) 𝑲
=
𝑬(𝒑) 𝟏 + 𝑻𝒑
𝑲>𝟏
𝑲=𝟏
𝑲<𝟏
Fig. III-13 : Réponse d'un système du 1er Ordre, suite à une rampe unitaire (Cas pour 𝐾 ≠ 1)
𝐾 𝐾 Eq. III-42
𝑆(𝑝) = 𝐸(𝑝) =
1 + 𝑇𝑝 1 + 𝑇𝑝
𝐾
𝐾 𝑡 lim 𝑠(𝑡) =
𝑠(𝑡) = . 𝑒 −𝑇 avec {𝑡→0 𝑇 Eq. III-43
𝑇 lim 𝑠(𝑡) = 0
𝑡→∞
𝑺(𝒑) 𝑲
=
𝑬(𝒑) 𝟏 + 𝑻𝒑
Fig. III-14 : Réponse d'un système du 1er Ordre, suite à une impulsion de Dirac
𝑉𝑠
𝑅 𝑉𝑒
𝑉𝑒 𝐶 𝑉𝑠
1 𝐾=1
= Avec {
1 + 𝑅𝐶𝑝 𝑇 = 𝑅𝐶
𝐿 𝑉𝑠 1 𝐾=1
= Avec { 𝐿
𝑉𝑒 𝑅 𝑉𝑠 𝑉𝑒 1 + 𝐿 𝑝 𝑇=
𝑅 𝑅
1 1
𝑓 𝐾=
𝑑Ω Ω 𝑓 𝑓
𝐽 Γ=J + 𝑓Ω ⇒ = Avec
𝐽
𝑑𝑡 Γ 1+ 𝐽𝑝
𝑓 𝑇=
{ 𝑓
𝑓 : coefficient de frottement visqueux
𝐶 𝑉𝑠 𝑅𝐶𝑝 𝐾 = 𝑅𝐶
= Avec {
𝑉𝑒 1 + 𝑅𝐶𝑝 𝑇 = 𝑅𝐶
𝑉𝑒 𝑅
𝑉𝑠
𝑅 𝐿
𝐿 𝐾=
𝑉𝑠 𝑝
= 𝑅 Avec { 𝑅
𝑉𝑒 𝐿 𝑉𝑒 1 + 𝐿 𝑝 𝐿
𝑉𝑠 𝑅 𝑇=
𝑅
III.5. a) Définition
Les systèmes du second ordre sont régis par des équations différentielles linéaires à coefficients constants
du second ordre, du type :
𝑑2 𝑑 Eq. III-44
𝐵2 . 𝑠(𝑡) + 𝐵1 . 𝑠(𝑡) + 𝐵0 . 𝑠(𝑡) = 𝐴0 . 𝑒(𝑡)
𝑑𝑡 2 𝑑𝑡
En fonction des paramètres ainsi définis, la fonction de transfert (Eq. III-45) s’écrit:
𝑆(𝑝) 𝐾
= avec 𝐾, 𝜔𝑛 , 𝜉 > 0 Eq. III-46
𝐸(𝑝) 1 + 2𝜉 𝑝 + 1 𝑝2
𝜔𝑛 𝜔𝑛2
𝐾
𝐸(𝑝) 𝑆(𝑝) 𝐸(𝑝) 𝐾𝜔2𝑛 𝑆(𝑝)
2𝜉 1 Ou encore
1+ 𝑝 + 2 𝑝2 𝜔2𝑛 + 2𝜉𝜔𝑛 𝑝 + 𝑝2
𝜔𝑛 𝜔𝑛
Ils sont très nombreux en physique. Nous passerons en revue certains de ces systèmes à la fin de ce
paragraphe.
Cependant, d’autres configurations de systèmes font également partie des systèmes de 2 nd ordre s’ils sont
régis par des équations différentielles linéaires de 2nd ordre. Par exemple :
𝑑2 𝑑 𝑑2 𝑑 Eq. III-47
𝐵2 . 2
𝑠(𝑡) + 𝐵1 . 𝑠(𝑡) + 𝐵0 . 𝑠(𝑡) = 𝐴 2 . 2
𝑒(𝑡) + 𝐴1 . 𝑒(𝑡) + 𝐴0 . 𝑒(𝑡)
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Pour la suite du cours, nous nous limiterons à l’étude, largement suffisante, de la configuration de l’équation
(Eq. III-48) :
𝑆(𝑝) 𝐾 𝐾𝜔𝑛2
= = 2 avec 𝐾, 𝜔𝑛 , 𝜉 > 0 Eq. III-48
𝐸(𝑝) 1 + 2𝜉 𝑝 + 1 𝑝2 𝑝 + 2𝜉𝜔𝑛 𝑝 + 𝜔𝑛2
𝜔𝑛 𝜔𝑛2
Le comportement dynamique d’un tel système dépend de K mais surtout des valeurs des deux constantes
ωn et ξ.
Ce comportement sera extrêmement différent suivant que le polynôme en p qui figure au dénominateur
aura des racines réelles ou complexes.
𝒋
Plan-p
Pôle (−𝑝0 )
X 𝑗𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2
𝜉 𝜔𝑛
𝝎𝒏 𝝃 = cos (𝛽) =
𝛽 𝜔𝑛
𝝈
Pôle ( −𝑝∗0 ) −𝜉. 𝜔𝑛 𝟎
Fig. III-16 : Position de pôles et Relations entre les paramètres d'un système du 2nd ordre dans le Plan-p (0 < 𝜉 < 1)
−𝑝1 = −𝜔𝑛 (𝜉 + √𝜉 2 − 1)
{ Eq. III-50
−𝑝2 = −𝜔𝑛 (𝜉 − √𝜉 2 − 1)
𝒋
Pôle (−𝑝1 ) Plan-p
Pôle (−𝑝2 )
𝝈
X X
𝟎
Fig. III-17 : Position des pôles du système de 2nd ordre dans le plan-p (𝜉 > 1)
III.5.a. iii) Si 𝜉 = 1
Le polynôme au dénominateur de (Eq. III-48) est décomposable. La fonction de transfert a 2 pôles réels
identiques (−𝑝1,2 ) (Eq. III-51). La figure (Fig. III-18) montre la position des pôles dans le plan-p.
𝒋 Plan-p
Pôles (−𝑝1,2 )
𝝈
X
𝟎
Fig. III-18 : Position des pôles du système de 2nd ordre dans le plan-p (𝜉 = 1)
Le calcul de la transformée inverse 𝑠(𝑡) de 𝑆(𝑝) se fera en fonction du coefficient d’amortissement 𝜉, c’est-
à-dire, en fonction de la nature des pôles.
1 𝑝 + 2𝜉𝜔𝑛
𝑆(𝑝) = 𝐾 ( − )
𝑝 (𝑝 + 𝜉𝜔𝑛 + 𝑗𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 )(𝑝 + 𝜉𝜔𝑛 − 𝑗𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 )
1 𝑝 + 𝜉𝜔𝑛 𝜉𝜔𝑛
𝑆(𝑝) = 𝐾 ( − − )
𝑝 (𝑝 + 𝜉𝜔𝑛 )2 + 𝜔𝑛2 (1 − 𝜉 2 ) (𝑝 + 𝜉𝜔𝑛 )2 + 𝜔𝑛2 (1 − 𝜉 2 )
Or :
𝑝 + 𝜉𝜔𝑛
ℒ −1 [ ] = 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡) (𝑡 ≥ 0)
(𝑝 + 𝜉𝜔𝑛 )2 + 𝜔𝑛2 (1 − 𝜉 2 )
𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2
ℒ −1 [ 2 + 𝜔 2 (1 − 𝜉 2 )
] = 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡) (𝑡 ≥ 0)
{ (𝑝 + 𝜉𝜔𝑛 ) 𝑛
𝑠(𝑡) = ℒ −1 [𝑆(𝑝)]
Donc :
𝜉
𝑠(𝑡) = 𝐾 1 − 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 (𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡) + 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡)) (𝑡 ≥ 0) Eq. III-53
√1 − 𝜉 2
⏟
[ sin(𝑎).cos(𝑏)+cos(𝑎). sin(𝑏)=sin(𝑎+𝑏) ]
En posant :
sin(𝑎) = 1 (< 1)
𝜉
cos(𝑎) = (< 1)
√1 − 𝜉 2
{ 𝑏 = 𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2
On déduit :
√1 − 𝜉 2 √1 − 𝜉 2
𝑡𝑔(𝑎) = ⇒ 𝑎 = 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 ( )
𝜉 𝜉
D’où :
Les 2 pôles complexes imaginaires conduisent, donc, à une réponse oscillatoire amortie.
1 1
1 2(𝜉 + √𝜉 2 − 1)√𝜉 2 − 1 2(𝜉 − √𝜉 2 − 1)√𝜉 2 − 1
𝑆(𝑝) = 𝐾 + −
𝑝 𝑝 + 𝜔𝑛 (𝜉 + √𝜉 2 − 1) 𝑝 + 𝜔𝑛 (𝜉 − √𝜉 2 − 1)
( )
Or :
1 2
ℒ −1 [ ] = 𝑒 −(𝜉+√𝜉 −1)𝜔𝑛 𝑡 (𝑡 ≥ 0)
2
𝑝 + 𝜔𝑛 (𝜉 + √𝜉 − 1)
1 2
ℒ −1 [ ] = 𝑒 −(𝜉−√𝜉 −1)𝜔𝑛 𝑡 (𝑡 ≥ 0)
{ 𝑝 + 𝜔𝑛 (𝜉 − √𝜉 2 − 1)
𝑠(𝑡) = ℒ −1 [𝑆(𝑝)]
Donc :
2 −1)𝜔 𝑡 2 −1)𝜔 𝑡
𝑒 −(𝜉+√𝜉 𝑛
𝑒 −(𝜉−√𝜉 𝑛
𝑠(𝑡) = 𝐾 [1 + − ] (𝑡 ≥ 0)
2(𝜉 + √𝜉 2 − 1)√𝜉 2 − 1 2(𝜉 − √𝜉 2 − 1)√𝜉 2 − 1
III.5.b. iii) Si 𝜉 = 1
Les 2 pôles sont réels et identiques.
𝐾𝜔𝑛2 𝐾𝜔𝑛2 𝐾𝜔𝑛2
𝑆(𝑝) = = =
𝑝(𝑝2 + 2𝜉𝜔𝑛 𝑝 + 𝜔𝑛2 ) 𝑝(𝑝2 + 2𝜔𝑛 𝑝 + 𝜔𝑛2 ) 𝑝(𝑝 + 𝜔𝑛 )2
1 1 𝜔𝑛
𝑆(𝑝) = 𝐾 [ − − ]
𝑝 𝑝 + 𝜔𝑛 (𝑝 + 𝜔𝑛 )2
Donc :
Les 2 pôles réels identiques conduisent, donc, à une réponse amortie critique.
La Figure (Fig. III-19) regroupe les résultats des réponses indicielles d'un système du 2nd ordre en fonction
du coefficient d'amortissement 𝜉 (avec 𝜔𝑛 constante).
𝟎
𝑺 (𝒑 ) 𝑲
=
𝑬(𝒑 ) 𝟐𝝃 𝟏
𝟏+ 𝒑 + 𝟐 𝒑𝟐
𝝎𝒏 𝝎𝒏
𝟎. 𝟐
𝟎. 𝟒
𝟎. 𝟔
𝟎. 𝟖
𝟏
𝟏. 𝟐
Direction de
la tangente
à la courbe
à l’origine
Fig. III-19 : Réponses indicielles d'un système du 2nd Ordre, en fonction de (avec 𝜔𝑛 constante)
On remarque que :
• Les réponses indicielles présentent des oscillations amorties d’autant plus importantes que
l’amortissement est faible.
• A partir d’un ξ ≥ 1, la réponse n’est plus oscillatoire. Elle ressemble beaucoup à celle d’un système
de 1er ordre. Toutefois, il est à remarquer que, dans ce cas-là, on peut quand même la distinguer par
rapport à celle du 1er ordre en observant la direction de la tangente à la courbe à l’origine (verticale
pour le 1er ordre et horizontale pour le deuxième ordre).
• Les réponses indicielles sont d’autant plus rapides que l’amortissement est faible.
La Figure (Fig. III-20) regroupe les résultats des réponses indicielles d'un système du 2nd ordre en fonction
de la pulsation propre non amortie 𝜔𝑛 (avec 𝜉constant).
𝑺 (𝒑 ) 𝑲
𝟑 𝒓𝒂𝒅/𝒔 =
𝟏 𝒓𝒂𝒅/𝒔 𝑬(𝒑) 𝟐𝝃 𝟏
𝟏+ 𝒑 + 𝟐 𝒑𝟐
𝝎𝒏 𝝎𝒏
𝟐 𝒓𝒂𝒅/𝒔
Pseudo-période
2𝜋
𝑇𝑝 =
𝑇𝑝 2
𝜔𝑛 ට1 − 𝜉
Fig. III-20 : Réponses indicielles d'un système du 2nd Ordre, en fonction de 𝝎𝒏 (avec constant)
On remarque que :
• Les réponses indicielles présentent des périodes d’oscillations (pseudo-période) d’autant plus
importantes que la pulsation propre est faible.
• Les réponses indicielles sont d’autant plus rapides que la pulsation propre est forte.
Le régime permanent de la sortie vaut :
Le calcul de la transformée inverse 𝑠(𝑡) de 𝑆(𝑝) se fera en fonction du coefficient d’amortissement 𝜉, c’est-
à-dire, en fonction de la nature des pôles. On se limitera à donner les résultats (Pour les calculs, on peut opérer
de la même manière que pour la réponse indicielle).
𝜔𝑛
𝑠(𝑡) = 𝐾 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡) (𝑡 ≥ 0) Eq. III-59
√1 − 𝜉 2
Les 2 pôles complexes imaginaires conduisent, donc, à une réponse oscillatoire amortie.
𝜔𝑛 2 −1)𝜔 𝑡 2 −1)𝜔 𝑡
𝑠(𝑡) = 𝐾 (𝑒 −(𝜉−√𝜉 𝑛
− 𝑒 −(𝜉+√𝜉 𝑛
) (𝑡 ≥ 0) Eq. III-60
2√𝜉 2 −1
III.5.c. iii) Si 𝜉 = 1
Les 2 pôles sont réels et identiques.
Les 2 pôles réels identiques conduisent, donc, à une réponse amortie critique.
La Figure (Fig. III-21) regroupe les résultats des réponses impulsionnelles d'un système du 2 nd ordre en
fonction du coefficient d'amortissement 𝜉 (avec 𝜔𝑛 constante).
𝑺 (𝒑 ) 𝑲
𝟎 =
𝑬(𝒑 ) 𝟐𝝃 𝟏
𝟏+ 𝒑 + 𝟐 𝒑𝟐
𝟎. 𝟐 𝝎𝒏 𝝎𝒏
𝟎. 𝟒
𝟎. 𝟔
𝟎. 𝟖
𝟏
𝟏. 𝟐
Fig. III-21 : Réponses impulsionnelles d'un système du 2nd Ordre, en fonction de (avec 𝜔𝑛 constante)
La Figure (Fig. III-22) regroupe les résultats des réponses impulsionnelles d'un système du 2nd ordre en
fonction de la pulsation propre non amortie 𝜔𝑛 (avec 𝜉constant).
𝑺 (𝒑 ) 𝑲
=
𝑬(𝒑) 𝟐𝝃 𝟏
𝟑 𝒓𝒂𝒅/𝒔 𝟏+ 𝒑 + 𝟐 𝒑𝟐
𝝎𝒏 𝝎𝒏
𝟐 𝒓𝒂𝒅/𝒔
𝟏 𝒓𝒂𝒅/𝒔
Pseudo-période
2𝜋
𝑇𝑝 𝑇𝑝 =
2
𝜔𝑛 ට1 − 𝜉
Fig. III-22 : Réponses impulsionnelles d'un système du 2nd Ordre, en fonction de 𝝎𝒏 (avec constant)
A partir des réponses indicielles des figures (Fig. III-19 et Fig. III-20) et des réponses impulsionnelles des
figures (Fig. III-21 et Fig. III-22), nous pouvons constater que les paramètres ωn et ξ influent énormément le
comportement dynamique des systèmes de second ordre. Nous étudierons, plus en détails, ce comportement
dynamique dans le chapitre « Performances des systèmes asservis linéaires ».
𝑅 𝐿
𝐾=1
1
𝜔𝑛 =
𝐶 𝑉𝑠 1 ξ𝐿𝐶
𝑉𝑒 𝑉𝑠 = Avec
𝑉𝑒 1 + 𝑅𝐶𝑝 + 𝐿𝐶𝑝2
𝑅 𝐶
𝜉= √
{ 2 𝐿
𝑅
𝐾 = 𝑅𝐶
𝐶 1
𝜔𝑛 =
𝐿 𝑉𝑠 𝑉𝑠 𝑅𝐶𝑝 ξ𝐿𝐶
𝑉𝑒 = Avec
𝑉𝑒 1 + 𝑅𝐶𝑝 + 𝐿𝐶𝑝2
𝑅 𝐶
𝜉= √
{ 2 𝐿
𝐿
𝐾 = 𝐿𝐶
1
𝐶 𝜔𝑛 =
𝑉𝑠 𝐿𝐶𝑝2 ξ𝐿𝐶
𝑉𝑒 𝑉𝑠 = Avec
𝑅 𝑉𝑒 1 + 𝑅𝐶𝑝 + 𝐿𝐶𝑝2
𝑅 𝐶
𝜉= √
{ 2 𝐿
1 1
𝐺1 = (Constante de temps 𝑇1 = 0.1𝑠, pôle 𝑝1 = − = −10)
1 + 0.1𝑝 𝑇1
1 1 Eq. III-63
𝐺2 = (Constante de temps 𝑇2 = 0.2𝑠, pôle 𝑝2 = − = −5)
1 + 0.2𝑝 𝑇2
1 1
𝐺3 = (Constante de temps 𝑇3 = 5𝑠, pôle 𝑝3 = − = −0.2)
{ 1 + 5𝑝 𝑇3
1 1 Eq. III-64
𝐺 = 𝐺1 . 𝐺2 . 𝐺3 = =
(1 + 0.1𝑝)(1 + 0.2𝑝)(1 + 5𝑝) 1 + 5.6𝑝 + 3.05𝑝2 + 0.25𝑝3
Positionnons les pôles de 𝐺 dans le plan-p et traçons les réponses indicielles de 𝐺1 , 𝐺2 , 𝐺3 et de 𝐺 (Fig. III-23)
𝐺1
Modèle d’ordre 3
𝐺2
𝐺 Modèle approché d’ordre 1
𝐺3
Nous constatons que la réponse indicielle du modèle d’ordre 3 de la fonction de transfert 𝐺 est très proche
de la réponse indicielle du modèle d’ordre 1 de la fonction de transfert 𝐺3 . Par ailleurs, les modèles d’ordre 1 de
𝐺1 et de 𝐺2 ne donnent pas de réponses voisines de 𝐺3 .
Or, 𝐺1 et 𝐺2 ont des constantes de temps très rapides vis-à-vis de la constante de temps de 𝐺3 .
Nous concluons que c’est le système le plus lent qui impose sa grande inertie aux autres composantes du
système. Le temps de réponse de 𝐺 (à 95% de la valeur en régime permanent) est sensiblement égal au temps
de réponse de 𝐺3 .
Ce modèle de 3ème ordre se comporte, en régime dynamique, sensiblement de la même manière qu’un
système du 1er ordre. Dans ce cas, le modèle d’ordre 1 peut être considéré comme modèle approché, mais
suffisamment représentatif, du modèle d’ordre 3.
1 1
𝐺1 = (Constante de temps 𝑇1 = 0.18𝑠, pôle 𝑝1 = − = −9)
1 + 0.111𝑝 𝑇1
1 1 Eq. III-65
𝐺2 = (Constante de temps 𝑇2 = 0.20𝑠, pôle 𝑝2 = − = −6.75)
1 + 0.148𝑝 𝑇2
1 1
𝐺 = (Constante de temps 𝑇3 = 0.22𝑠, pôle 𝑝3 = − = −4.5)
{ 3 1 + 0.222𝑝 𝑇3
1 1 Eq. III-66
𝐺 = 𝐺1 . 𝐺2 . 𝐺3 = ≈
(1 + 0.111𝑝)(1 + 0.148𝑝)(1 + 0.222𝑝) 1 + 0.4810𝑝 + 0.0739𝑝2 + 0.0036𝑝3
Positionnons les pôles de 𝐺 dans le plan-p et traçons les réponses indicielles de 𝐺1 , 𝐺2 , 𝐺3 et de 𝐺 (Fig. III-24)
𝐺1 𝐺2 𝐺3
Modèle d’ordre 3
Les systèmes d’ordre 1 de 𝐺1 , de 𝐺2 et de 𝐺3 donnent des réponses voisines, mais très lointaine du système
d’ordre 3 de fonction de transfert 𝐺.
On ne peut donc plus considérer que le système d’ordre 3 peut être approché par un système d’ordre 1.
Toutefois, si nous analysons le comportement du système dont la fonction de transfert est 𝐻, avec 𝐻 telle
que :
1 1 Eq. III-67
𝐻 = 𝐺2 . 𝐺3 = ≈
(1 + 0.148𝑝)(1 + 0.222𝑝) 1 + 0.37𝑝 + 0.0329𝑝2
Alors, nous constatons que sa réponse indicielle est plus proche de celle du système d’ordre 3 de fonction de
transfert 𝐺.
𝐻, qui est un système d’ordre 2, peut, dans ce cas, constituer un modèle approché de 𝐺, bien que l’on
puisse trouver d’autres modèles plus approchés.
1 1
𝐺1 = (𝑇1 = 0.1𝑠, 𝑝1 = − = −10)
1 + 0.1𝑝 𝑇1 Eq. III-68
1
𝐺2 = (ξ = 0.5, 𝜔𝑛 = 2 rad/s, 𝑝2,3 = −𝜉𝜔𝑛 ± 𝑗 𝜔𝑛 √1 − 𝜉2 = −1 ± 𝑗1.732)
{ 1 + 0.5𝑝 + 0.25𝑝2
1 1 Eq. III-69
𝐺 = 𝐺1 . 𝐺2 = =
(1 + 0.1𝑝)(1 + 0.5𝑝 + 0.25𝑝 ) 1 + 0.6𝑝 + 0.3𝑝2 + 0.025𝑝3
2
Positionnons les pôles de 𝐺 dans le plan-p et traçons les réponses indicielles de 𝐺1 , 𝐺2 et de 𝐺 (Fig. III-25)
Modèle d’ordre 3
Nous constatons la prédominance des pôles complexes conjugués (les plus à droite par rapport à
l’ensemble des pôles dans le plan-p). Ils imposent leur inertie au comportement global du système.
Ce modèle de 3ème ordre réagit, en régime dynamique, sensiblement de la même manière qu’un système
du 2nd ordre. Dans ce cas, le modèle d’ordre 2 peut être considéré comme modèle approché du modèle d’ordre
3.
2ème configuration : le pôle réel est le plus proche de l’axe imaginaire
Considérons un système d’ordre 3, de fonction de transfert 𝐺, constitué d’un sous-système 𝐺1 de 1er ordre
et d’un sous-système 𝐺2 de 2ème ordre (Eq. III-70 et Eq. III-71) :
1 1
𝐺1 = (𝑇1 = 2𝑠, 𝑝1 = − = −0.5)
1 + 2𝑝 𝑇1 Eq. III-70
1
𝐺2 = (ξ = 0.5, 𝜔𝑛 = 10 rad/s, 𝑝2,3 = −𝜉𝜔𝑛 ± 𝑗 𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 = −5 ± 𝑗8.66)
{ 1 + 0.1𝑝 + 0.01𝑝2
1 1 Eq. III-71
𝐺 = 𝐺1 . 𝐺2 = =
(1 + 2𝑝)(1 + 0.1𝑝 + 0.01𝑝2 ) 1 + 2.1𝑝 + 0.21𝑝2 + 0.02𝑝3
Positionnons les pôles de 𝐺 dans le plan-p et traçons les réponses indicielles de 𝐺1 , 𝐺2 et de 𝐺 (Fig. III-26)
𝐺2 𝐺1
Modèle d’ordre 3
Nous constatons la prédominance du pôle réel (le plus à droite par rapport à l’ensemble des pôles dans le
plan-p). Il impose son inertie au comportement global du système.
Le modèle de 3ème ordre réagit, en régime dynamique, sensiblement de la même manière qu’un système
du 1er ordre. Le modèle d’ordre 1 peut être considéré comme modèle approché du modèle d’ordre 3.
𝒋 Plan-p
Région Région
des pôles des pôles
Distance 𝑫
insignifiants dominants
𝝈
𝟎
Toutefois, notons que ces deux régions doivent impérativement se trouver dans le demi-plan gauche du
plan-p (pôles réels négatifs ou pôles complexes à partie réelle négative). Cela garantit la stabilité du système.
Cette notion de stabilité sera abordée dans le chapitre (Chapitre V : Stabilité des systèmes asservis
continus linéaires).