0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
60 vues12 pages

DALLOZ Méthodo

Le document fournit des conseils méthodologiques pour rédiger une dissertation en droit, en insistant sur l'importance de comprendre et délimiter le sujet, de rassembler ses connaissances et de construire un plan rigoureux. Il souligne également la nécessité d'une introduction claire, d'une division logique des parties et d'une conclusion qui justifie les idées développées. Enfin, il insiste sur la clarté et la rigueur dans la rédaction, tout en conseillant de relire le travail avant de le soumettre.

Transféré par

Kavara Andrianiaina
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
60 vues12 pages

DALLOZ Méthodo

Le document fournit des conseils méthodologiques pour rédiger une dissertation en droit, en insistant sur l'importance de comprendre et délimiter le sujet, de rassembler ses connaissances et de construire un plan rigoureux. Il souligne également la nécessité d'une introduction claire, d'une division logique des parties et d'une conclusion qui justifie les idées développées. Enfin, il insiste sur la clarté et la rigueur dans la rédaction, tout en conseillant de relire le travail avant de le soumettre.

Transféré par

Kavara Andrianiaina
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DALLOZ Etudiant - Fiches: La dissertation

I. Travail préparatoire

Comprendre le sujet. En vue d'identifier le sujet qui vous est soumis et d'éviter tout hors-sujet, vous
devez d'abord étudier soigneusement la manière dont ce sujet vous est posé, c'est-à-dire chercher à
comprendre exactement ce qui vous est demandé. Or cela ne va pas, dans certains cas, sans difficultés.

Délimiter le sujet. Généralement, la difficulté porte sur les limites du sujet. Or, il est capital de ne pas
laisser de côté ce qui fait partie du sujet et de ne pas traiter ce qui est en dehors. Réfléchissez donc
longuement et surtout abstenez-vous de la méthode pratiquée par certains qui, estimant leur
disseration trop brève, la complètent en ajoutant, de propos délibéré, des développements qu'ils savent
étrangers à la question. Leur calcul est faux, et le résultat produit, directement inverse de ce qu'ils
escomptaient. Si vous hésitez sur le contenu du sujet, indiquez votre hésitation.

Rassembler ses connaissances. Une fois que vous avez précisé et limité le sujet, vous pouvez utiliser
votre mémoire. Essayez de vous rappeler dans quels passages du cours ou de l'ouvrage que vous avez
étudiés, des développements ont été consacrés à la question que vous devez traiter. Bien souvent, il
vous faudra chercher à droite et à gauche. Le sujet n'aura pas été nécessairement exposé sous la forme
dans laquelle il vous est proposé. Il vous faudra souvent puiser les éléments de votre dissertation dans
deux ou plusieurs chapitres différents de votre cours. Presque toujours, vous aurez à vaincre cette
difficulté lorsque la dissertation portera sur une comparaison entre deux institutions. Notez en quelques
mots les différentes questions relatives au sujet, qui vous reviennent en mémoire. Notez aussi tout de
suite les numéros d'articles et les dates que vous pouvez avoir à citer; vous risqueriez par la suite, en
raison de la fatigue ou de l'énervement qui est susceptible de vous gagner, de ne plus les retrouver.

Vous avez maintenant réuni tous les éléments avec lesquels vous allez bâtir votre dissertation. Reste à
savoir sur quel plan vous allez construire l’édifice.

Construire un plan. Ici encore, réfléchissez longuement. La question du plan est primordiale et elle se
pose même si le sujet a été traité dans le cours, parce que, dans le cours, il était lié aux développements
qui le précédaient et le suivaient, tandis que cette fois-ci, il doit être présenté d'une manière
indépendante. Ne craignez d'ailleurs jamais de choisir un plan autre que celui de votre cours ou de votre
manuel: on vous saura gré de faire preuve d'originalité dans cette question du plan, qui est le critère un
des sérieux sur lequel on juge la valeur d’un candidat. Ne poussez pas tout de même hors des limites
raisonnables ce souci d’originalité.

II. Conception du plan

Dans tous les exercices qui vous sont proposés, un plan vous est nécessaire : dissertation écrite,
commentaire d'une décision de jurisprudence, exposé oral, etc.

Arrêter un plan rigoureux, logique et cohérent, c'est fixer l'ordre qui sera suivi pour exposer le sujet
étudié, c’est construire une œuvre originale.

Jusque-là, vous n'avez guère fait qu'emprunter à la pensée des autres. Cette pensée, elle est là dans
votre dossier, désarticulée en menus morceaux. À vous de ressouder ces fragments. Après l'analyse, la
synthèse.

Définir les questions à approfondir. Commencez par vous demander si toutes les questions que vous
avez retenues méritent vraiment d'êtres traitées. Entrent-elles toutes dans le sujet ? Puis, parmi les
questions retenues, fixez celles qui seront en quelque sorte le centre de votre exposé, celles auxquelles
vous vous consacrerez particulièrement, celles que vous développerez. Qu'il s'agisse, dans toute la
mesure du possible, de questions qui permettent une discussion, car, plus la part de la discussion sera
grande dans votre travail, plus vous intéresserez. Qu'il s'agisse aussi, autant que faire se peut, de
questions nouvelles, par exemple tranchées par des arrêts récents : on vous sera toujours reconnaissant
de rajeunir le sujet. Tâchez surtout, dans cette recherche des questions à approfondir, de deviner
pourquoi le sujet vous a été donné et de mettre en valeur le problème qui est à l’origine de votre sujet.
Vous savez maintenant ce qui doit faire partie de votre travail. Reste à fixer l’ordre des développements.

Haut de page

A. L’introduction

Tout plan comporte une introduction et une conclusion.


Définir et délimiter le sujet à traiter. Dans l'introduction, la première chose à faire est de définir et
délimiter le sujet que l'on traite afin que le lecteur sache de quoi il va être question. En délimitant le
sujet, expliquez-vous sur les raisons qui vous ont fait rejeter telle ou telle question, si vous éprouvez
quelque inquiétude de l'avoir laissée de côté. On pourra, dans ce cas, critiquer votre choix, mais non, ce
qui serait beaucoup plus grave, vous reprocher une omission par ignorance.

Lorsque des textes législatifs commandent le sujet, citez-les tout de suite. Quand un texte existe, il
emporte tout. Il faut donc qu'on le connaisse dès l'abord.

Démontrer l'intérêt du sujet. Montrez, afin que l'on s'attache à vos développements, pourquoi le sujet
mérite d'être examiné. Efforcez-vous d’en dégager les intérêts théoriques et pratiques. Si l’histoire du
sujet mérite qu'on s'y attache — et elle le mérite souvent — placez-la dans l'introduction. Encore ne
faut-il pas que son importance soit telle qu'elle commande le sujet tout entier, auquel cas sa place n'est
plus dans l'introduction, mais dans le corps même du développement.

Vous pouvez aussi parfois donner dans l'introduction des indications sur le droit comparé ou, plus
modestement, exposer la solution de certains droits étrangers.

Annoncer clairement les idées directrices. Mais l'essentiel est, dans l'introduction, d'annoncer les idées
directrices de votre sujet, celles que vous avez dégagées de l'étude que vous avez faite et dont vous allez
démontrer la réalité dans le corps de vos développements ; celles sur lesquelles vous vous efforcerez de
construire votre plan, le fil conducteur de votre travail. Pour que l'on puisse vous suivre, il faut qu'on les
connaisse. Ne laissez pas à votre lecteur le soin de découvrir peu à peu ce que vous ne lui révélez qu'en
terminant. Ne craignez pas de dire tout de suite où vous allez, car nul ne fera l'effort nécessaire pour le
deviner : vous n'écrivez pas un roman policier !

Annoncer clairement, le plan choisi, à la fin de l’introduction, avant d’aborder la première partie.
Beaucoup d’étudiants croient devoir commencer leur travail par l’annonce du plan. C’est une grosse
erreur, car le sujet étant alors inconnu du lecteur ou de l’auditeur, celui-ci n’est pas à même de
comprendre sur quoi repose la construction.

Haut de page

B. La division des parties


Quel va être le plan ? Comment allez-vous diviser le corps du sujet, le construire ?

Puisqu’il s’agit d’un travail relativement bref, il ne faut pas plus de deux ou de trois parties. Chacune de
ces parties doit, quant à elle, être subdivisée en deux ou trois sous parties. Formellement le plan se
présente donc de cette façon :

I. (Intitulé de la première partie)

A. (Intitulé de la première sous-partie)

B. (Intitulé de la seconde sous-partie)

II. (Intitulé de la seconde partie)

A. (Intitulé de la première sous-partie)

B. (Intitulé de la seconde sous-partie)

Arrêter des subdivisions constituant un ensemble cohérent. Pour chacune de vos divisions et
subdivisions, l'ordre selon lequel seront présentées les différentes questions que vous y faites entrer,
doit être rigoureux et logique. Cela signifie que ces divisions, bien qu'elles demeurent distinctes, doivent
former un ensemble : il ne faut pas creuser un fossé entre chacune d'elles. Il importe de préciser que
trop de divisions et subdivisions empêchent, de suivre le développement, car pour suivre, il faut garder
le plan toujours présent à la mémoire, et comment le faire si ce plan est un arbre aux rameaux touffus ?

Dégager du sujet l’idée générale, fondement du plan. Examinez quelles sont les questions que vous avez
désignées pour être spécialement développées. Elles doivent être réparties entre les grandes divisions
de votre travail. Il en faut au moins une dans chacune des parties. Cet examen va déjà probablement
vous guider quant au plan à adopter.

Dans toute la mesure du possible, le plan doit être commandé par l'idée générale qui domine le sujet. Ce
sont les branches de cette idée qui doivent vous donner la trame. Et tout est parfait si ces deux branches
s'opposent.
La recherche de l'originalité ne doit pas toutefois vous conduire à l'obscurité. La première qualité d'un
plan est d'être fondée sur une idée claire, facile à saisir et à retenir.

Si vous ne pouvez pas dégager de votre sujet une idée générale susceptible de servir de base à votre
plan, vous avez bien des chances de tomber dans un plan « passe-partout ». Efforcez-vous alors de 1'«
habiller », ou plutôt de le « déguiser », en choisissant un intitulé qui le rajeunira, en le dissimulant
derrière un semblant d'idée générale.

Souvent l'intitulé même du sujet paraît contenir un plan. N'adoptez ce plan sans réfléchir longuement,
car le plus souvent, il ne vaut rien. Par exemple, si on vous demande d'exposer « les avantages et les
inconvénients » d'une institution, n'adoptez jamais cette division, qui vous exposerait à des redites.

C'est, en effet, une règle absolue à respecter : ne jamais choisir un plan tel qu'il oblige à reprendre dans
la seconde partie ce qui a été développé dans la première et inversement.

Lorsque vous avez à comparer deux institutions, ne consacrez pas la première partie à l'une et la
seconde à l'autre, pour vous contenter dans la conclusion de relever les ressemblances et les
différences. Tout votre travail doit être, dès le début, consacré à comparer. Cherchez donc les idées
générales qui gouvernent la comparaison ou les points principaux sur lesquels le rapprochement des
deux institutions présente un intérêt, et bâtissez là-dessus votre plan.

Lorsque vous avez à faire une étude critique d'une institution, un plan « passe-partout» consiste à
montrer, dans une première partie, comment fonctionne cette institution en soulignant ses
inconvénients, pour tracer les remèdes à apporter, dans une seconde partie où l'on placera l'étude des
projets déposés et du droit comparé. Essayez de trouver mieux en tachant de fonder votre plan sur une
idée générale.

Autre règle : il n'y a pas qu'un seul plan possible par sujet. On peut en découvrir souvent un grand
nombre qui sont acceptables ; les rechercher et en comparer les mérites constitue un excellent exercice.
Annoncer avec cohérence l’enchaînement des divisions. Vous avez adopté une division. Vous l'avez
annoncée, en la justifiant, à la fin de votre introduction. En abordant la première partie, indiquez le titre
de cette partie. Puis, avant d'écrire l'intitulé de la première sous-partie, annoncez, dans un « chapeau »
de deux ou trois lignes les sous-parties qui vont être traitées dans la première partie.

Enfin, entre les sous-parties et, surtout, entre les parties, il convient d'effectuer une rapide transition.
Transition qui vous permettra d'établir, voire de justifier, le lien entre les développements qui précèdent
et ceux qui vont .suivre. Ces transitions révèlent la cohérence de votre plan, attestent la logique de votre
démonstration. Elles ont donc une importance primordiale et vous permettront, lorsque vous les
rédigerez, de vérifier la qualité de votre plan.

Formellement, la structure formelle de votre travail doit donc apparaître de la façon suivante:

1° Présentation du sujet

▪ Explication du sujet

▪ Délimitation du sujet

▪ Premières vues sur le sujet

2° Intérêt du sujet

▪ Mise en perspective du sujet :

– perspective théorique

– perspective pratique

– données historiques

– données de droit comparé

▪ Incursions dans d'autres disciplines (morale, philosophique, sociologique, économique).

3°Mise en lumière de vos idées directrices

Annonce du plan
I. (Intitulé de la première partie)

Chapeau (Annonce des sous-parties)

A. (Intitulé de la première sous-partie)

Transition entre les sous-parties

B. (Intitulé de la seconde sous-partie)

Transition entre les parties

II. (Intitulé de la seconde partie)

A. (Intitulé de la première sous-partie)

Transition entre les sous-parties

B. (Intitulé de la seconde sous-partie)

Conclusion

Haut de page

C. La conclusion

Justifier l’exactitude des idées développées. Il vous reste maintenant à conclure. La conclusion doit
contenir le résultat de votre travail. Résumez donc l'essentiel de ce qui se dégage de votre étude. Sans
doute, vous avez déjà, dans l'introduction, signalé les idées générales qui gouvernent le sujet. Mais, à ce
moment-là, vous les avez simplement annoncées, sans les justifier. Vous avez demandé que l'on vous
fasse crédit. Maintenant, vous avez tenu votre promesse et vous vous justifiez de l'avoir tenue. Ce que
vous devez faire apparaître dans la conclusion, c'est donc précisément que vous avez démontré
l'exactitude des idées avancées, que ces idées découlent de vos développements.

III. Rédaction

Rédiger clairement et avec rigueur. Vous avez consacré la première heure au travail préliminaire
(compréhension et détermination du sujet). Consacrez les deux autres à la rédaction. Suivez votre plan
pas à pas. Annoncez-le dès la fin de l’introduction. Cherchez avant tout à être clair. Pour y parvenir,
choisissez les termes exacts : le langage juridique est un langage précis et tâchez d'écrire des phrases
élégantes (surtout ne rédiger pas en style télégraphique) : posez nettement les questions que vous
examinez ; présentez avec force les arguments que vous faites valoir et défiez-vous de la subtilité, car
elle est l’ennemi de la rigueur et de la clarté.

Efforcez-vous d'écrire lisiblement (ne parlons pas de l'orthographe : vous êtes censé la connaître ; mais
n'oubliez pas qu'une méconnaissance trop grande de ses règles est susceptible de vous conduire à un
échec). Que votre plan saute aux yeux du lecteur : pour cela, n'hésitez pas, soit à souligner dans le texte
les titres de votre division principale, soit à les faire déborder dans la marge (ex. : I. Caractères. II. Effets).
Mais n'abusez pas de cette méthode : votre composition ne doit pas ressembler à un tableau
synoptique. Qu'elle soit « aérée » et non compacte : n'hésitez pas à aller à la ligne chaque fois que vous
abordez une question nouvelle. Avant de vous dessaisir de votre copie, relisez-la.

Doc du Juriste : toute la documentation pour le juriste, l'avocat et l'étudiant en droit

Le blog juridique

catégories

Droit administratif Conseils juridiques

3 Sept. 2021

35481 vues

Exemples de phrases d'accroche pour une dissertation en droit administratif

Exemples de phrases d'accroche pour une dissertation en droit administratif

Credit Photo : Pexels George Milton

Exorbitant du droit commun, le droit administratif régit l'organisation et le fonctionnement des


administrations publiques. Ce droit est qualifié par la plupart d'évolutif puisqu'il est encadré par la
jurisprudence qui, elle, évolue constamment.

Ainsi, pour réussir une dissertation en droit administratif, il faut être suffisamment à jour et donc
repérer les discussions doctrinales, l'évolution jurisprudentielle ainsi que l'évolution légale en cours. De
plus, il faut savoir mettre en avant ses connaissances tout en respectant la méthodologie de la
dissertation. Une bonne dissertation commence le plus souvent par une phrase d'accroche qui introduit
le sujet de la dissertation et attire l'attention du lecteur/correcteur. Placée avant la définition du libellé,
cette phrase d'accroche peut consister en une citation, une référence à l'actualité, ou même une
référence historique. Ce qui importe c'est d'introduire le sujet avec vivacité et style.
Partager

FacebookTwitterMailPrintWhatsappCopyText

En droit administratif, les sujets sont plutôt cernables. Dès lors, préparer ses phrases d’accroche tout en
révisant, et les inscrire par exemple dans des fiches de révision pourrait porter ses fruits ; cela
permettrait de gagner du temps lors de la rédaction. Cependant, il faut faire attention et éviter les hors
sujets. Pour cela, il convient de s’assurer que le thème coïncide avec la citation mise en accroche par
exemple, ou que le fait d’actualité réponde à la thématique de la dissertation. Par exemple, une
dissertation qui a pour thème le service public ne peut commencer par une phrase d’accroche se
référant à la dualité fonctionnelle du Conseil d’État. Cela risquerait d’induire le correcteur à croire que
vous êtes hors sujet. De plus, la phrase d’accroche permet de dégager l’esprit de la copie ainsi que sa
qualité, donc tout se joue dès l’introduction.

Voici quelques exemples de phrase d’accroche utile en droit administratif classés selon les sujets
abordés le plus souvent durant les dissertations.

Le service public

La notion de service public est une notion assez récente, qui s’est imposée et diffusée surtout au 20e
siècle. Plusieurs auteurs dont Léon Duguit estimaient que la notion de service public était la notion
cardinale du droit public. Pour ce dernier, la notion de service public remplacerait même la notion de
souveraineté. Néanmoins, s’oppose à cette conception du service public Hauriou, qui trouvait la raison
d’être de l’État dans sa souveraineté, puissance, et donc par la police et non pas par les services publics.

À lire :

Le service public est-il la « pierre angulaire » du droit administratif ?

Le recours pour excès de pouvoir


Depuis les années 40-50, a été constitutionnalisé en droit français le principe du droit au recours en
justice contre l’administration. Recours consacré antérieurement par la jurisprudence. Parmi les formes
de recours, on retrouve le recours pour excès de pouvoir. Selon l’arrêt Lamotte, ce recours est toujours
disponible, même si la loi dit le contraire.

À lire :

Conseil d'État, 28 septembre 2001, M. Lavanchy, n°195270 - Le recours pour excès de pouvoir peut-il
être invoqué dans le cadre d'un acte décisoire ?

Le recours de pleine juridiction

Dans le recours pour excès de pouvoir, le juge a des compétences assez restreintes, ce qu’il peut faire
c’est annuler pour le futur et le passé, dans le recours de pleine juridiction le Conseil d'État a les recours
d’un juge normal, d’un juge comme la Cour de cassation. C'est-à-dire il peut annuler, octroyer des
indemnités, de l’argent, il peut suspendre. C’est pour cela que l’on parle de pleine juridiction : le juge a
les pleines compétences.

La démocratie administrative

La démocratie administrative a émergé depuis mai 1968. Face à une « société bloquée » comme l'a
décrit M. Crozier, introduire la démocratie au sein de l’administration française autoritaire et unilatérale
devient essentiel. Ces propos ont été réaffirmés par le Général de Gaulle le 24 mai 1968. C’est ainsi
qu’est née la démocratie administrative, notion toujours d’actualité surtout en matière
environnementale.

À lire :

Les lois du service public sont-elles encore suffisantes pour définir le droit commun des services publics
dans une optique de démocratie administrative ?

La responsabilité administrative

Depuis le 19e siècle, un mouvement de généralisation de la responsabilité de l’administration a eu lieu.


Ce mouvement est matérialisé par deux arrêts fondamentaux : Rotschild du 6 décembre 1855 et Blanco
du 8 février 1873 admettant et établissant la responsabilité administrative.

La responsabilité sans faute

La responsabilité sans faute est le coeur du droit administratif d’un point de vue historique. Le Conseil
d'État en France toujours attaché à son autonomie, a décidé que dans certaines hypothèses bien
délimitées le requérant pouvait obtenir des indemnités parce qu'il a un préjudice, lien de causalité alors
que l’État n’a pas commis de fautes. Ce mouvement a été concrétisé par l’arrêt Cames de 1895.

La police administrative

Pour Maurice Hauriou « le service public de la police ne doit se préoccuper que de l’ordre extérieur ».
Toutefois, l’évolution jurisprudentielle à partir du 20e siècle semble permettre aux fonctionnaires de
police d’intervenir dans un but moins extérieur, mais de plus en plus moral.

À lire :

La police administrative, bien que protégeant indirectement les libertés par le maintien de l'ordre public,
peut-elle toutefois y porter dangereusement atteinte ?

Le contrôle du juge

Lois, traités, Constitution, et PGD, face à ce bloc de légalité, le juge administratif se voit obliger de
contrôler la bonne application de ces textes afin d’assurer le respect de l’intérêt général. Face à
l’édiction des mesures de confinement ces dernières années, le rôle du juge administratif a été mis en
avant afin de limiter l’arbitraire de l’administration.

Les procédures d’urgence

Face à un souci d’effectivité et de rapidité, ont été mises en place des procédures d’urgence permettant
au juge le plus souvent de statuer non pas sur le fond, mais de façon rapide, permettant à ce dernier de
prendre des mesures provisoires sans attendre la solution du litige.

Les contrats administratifs

Entre décision unilatérale et contrat, l’administration française semble de plus en plus préférer
contracter. C’est-ce qu’affirme le Conseil d’État français dans une étude publiée en 2007 intitulée : « le
contrat, mode d’action publique ». Le grand intérêt pour l’administration de passer des contrats repose
dans la souplesse de ce procédé. En effet, le contrat va permettre à l’administration de conclure des
accords dans des domaines variés et organiser les relations fondées autrement que sur les bases de
l’obéissance et de l’ordre.

À lire :

Le contrat administratif est-il un vrai contrat ?

Le régime du contrat administratif

Le contrat administratif est considéré par la plupart comme étant un outil entre les mains de
l’administration, permettant à celle-ci de concourir à la réalisation de l’intérêt général. Dès lors, ce motif
de « l’intérêt général » justifie le fait que les contrats administratifs se voient appliquer un régime
différent des contrats privés
Le Conseil d’État

Le Conseil d’État français fait partie des constantes remarques dans l’histoire de l’État, c’est-ce que
Napoléon Bonaparte appelait « les masses de granits ». Institution créée par la monarchie, le Conseil
d’État est un héritage direct de celle-ci.

À lire :

Dans quelle mesure le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État se portent-ils garants des droits et
libertés ?

La juridiction administrative

La juridiction administrative, comme son nom l’indique (Conseil d’État), est une juridiction très proche
de l’État, et surtout du Gouvernement. Il y a des liens indubitables, très forts, qui les unissent.

Malgré cette proximité, le juge administratif est quand même un juge qui exerce ses prérogatives contre
le Gouvernement lui-même.

À lire :

L'accès au juge - Comment le degré d'ouverture de la juridiction administrative a-t-il évolué au cours de
ces dernières décennies ?

Les actes administratifs unilatéraux

Sous l’ancien régime, le droit public était largement un droit contractuel. La souveraineté était
négociable voire patrimoniale. Néanmoins, depuis l’arrêt Huglo de 1982 le caractère extra patrimonial
de la puissance publique a été affirmée, octroyant ainsi à celle-ci « la possibilité de décider
unilatéralement ». C’est la naissance des actes administratifs unilatéraux, qui se voient légitimer pour
des intérêts d’ordre général se conjuguant avec la nouvelle conception de la souveraineté de l’État.

À lire :

Quelles sont les exceptions aux règles de compétence en matière d'édition d'actes administratifs
unilatéraux ?

Pour réussir au mieux sa dissertation, il faudra enchaîner la phrase d’accroche avec la définition des
termes du libellé. Puis, il conviendra de poser la problématique, rappeler les enjeux de la dissertation
(enjeux théoriques et pratiques), pour finalement annoncer les axes du plan. Soigner son introduction
est la clé pour avoir une bonne note, surtout en droit administratif, car cette matière est une matière de
réflexion, d’analyse et de recherche.

Vous aimerez peut-être aussi