Chapitre 4 : méthodologie de rédaction d’un mémoire de fin d’études
Introduction
Un travail de fin d’études ou d’un mémoire universitaire doit respecter certaines normes et
sur le plan méthodologique et sur le plan rédactionnel. Des normes qui sont internationales et que
chaque chercheur doit impérativement suivre pour la réalisation de son projet de recherche.
Nous allons donc voir et tracer les différentes étapes de la réalisation du projet de fin
d’études, à savoir du simple fait de curiosité suscitant des questionnements jusqu’à la finalisation
du mémoire.
1- Les étapes de la réalisation d’un mémoire de fin d’études
1-1- La rédaction de l’avant-projet
Comme son nom l’indique, un avant-projet se fait au tout début de la recherche. L’avant-projet
consiste en une présentation brève du sujet de recherche. Ce document appelé à réaliser par les
étudiants en fin de cycle doit contenir les points suivants :
Une page de titre (ou page de garde) ;
Un sommaire ou une table des matières (pour les thèses) ;
Une introduction ;
Formulation des hypothèses et de la problématique de recherche ;
Motivation et choix du sujet ;
Approches et méthodes d’analyse ;
Une conclusion ;
Des références bibliographiques.
Une fois ce travail réalisé et approuvé par l’encadreur ou le directeur de recherche, vient l’étape de
la recherche proprement dite où le chercheur (ou l’étudiant) passe à la phase de la documentation en
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termes d’ouvrages relatifs à son sujet et l’exploitation l’investigation des champs pouvant alimenter
sa recherche.
1-2- La structure du mémoire
a- Une page de titre (ou de garde).
b- Remerciements et dédicaces.
c- Une introduction.
d- Les parties et/ou les chapitres du mémoire.
e- Une conclusion.
f- Sommaire.
g- Tables des matières.
h- Résumé et mots clés.
i- Des annexes.
j- Un glossaire (si besoin est).
k- Une bibliographie.
a- La page titre (ou page de garde)
La page titre doit contenir l'ensemble des éléments qui permettent d'identifier le document :
- titre du contenu (l’intitulé du mémoire) ;
- nom de l'auteur ou des auteurs s'il s'agit d'une rédaction collective ;
- nom des autres personnes impliquées dans les travaux, au titre d'encadreur, co-encadreur ou de
conseiller d'étude ; dans le cas des mémoires de Master ou de thèses de Doctorat bien spécifier les
noms des professeurs encadreurs et ceux des membres de Jury s’ils sont connus avant l’impression de
la version finale de la thèse.
- date de parution (indiquer la date de la soutenance orale) ;
- logo, nom et adresse de l'organisme dont est issu l'auteur (par exemple : Université A/Mira de
Béjaia).
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b- Le résumé
Le résumé peut se situer juste après la page titre ou même parfois sur la page titre elle-même
(concernant le rapport par exemple), sinon, pour le mémoire, il est mis en page de couverture.
Il est destiné à une lecture rapide du contenu pour des lecteurs occupés, moins ou
partiellement concernés par le travail et pour des fins de recherche bibliographique. C’est pour cela
qu’il est souvent accompagné de quelques mots clés en relation avec le contenu du sujet. Dans certains
cas le résumé est traduit en une ou plusieurs langues pour permettre une lecture élargie. Il doit décrire
en peu de mots (parfois le nombre est imposé par l’institution dont dépend l’auteur ou par la maison
d’édition quand il s’agit d’une publication externe). De toute manière, et quels qu’en soient les
destinataires et les lecteurs, le résumé doit retracer le but du travail et poser la problématique traitée,
l’approche choisie pour la résoudre et les résultats obtenus et, enfin la conclusion tirée.
c- La table des matières
A ne pas confondre avec « sommaire », la table des matières permet de synthétiser, en début
de document, les différents chapitres qui y sont traités. Grâce à elle, le lecteur peut, d'un seul coup
d'œil, avoir une image globale du contenu du document et, éventuellement, situer le chapitre qui
l'intéresse de façon plus spécifique. Elle doit faire référence à la pagination.
d- L’introduction
L'introduction doit permettre de situer le contexte du sujet (sa thématique) et d'en cerner les
limites. On doit notamment y trouver la finalité des travaux présentés. Le contexte du projet ou du
stage doit y être explicite. On doit, notamment, énoncer les différentes parties et chapitres que
contient le travail.
Elle permet ainsi au lecteur d'évaluer l'intérêt du texte par rapport à ses attentes. Enfin, il est
souhaitable qu'elle procède à une présentation synthétique des différentes parties du travail en mettant
l'accent sur la logique des enchaînements.
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e- Les parties, les sections et/ou les chapitres
Ils représentent la partie la plus volumineuse du travail de rédaction puisqu'il s'agit du
développement du sujet et des résultats obtenus. Le développement doit être structuré en fonction de
l'objectif du travail demandé ou recherché. L'enchaînement des parties doit être fluide (par exemple,
utiliser éventuellement de courts bilans en fin de section ou chapitre). Il doit, le cas échéant, utiliser
des compléments d'information hors texte : notes de bas de page, références, annexes, glossaire.
f- Les notes de bas de page
Les notes de bas de page sont indiquées par un numéro croissant dans tout le texte. Elles
servent à apporter un complément d'information non essentiel mais important. Le texte doit pouvoir
être compris sans y faire appel. Elles sont très utiles lorsque l'on veut que le document puisse avoir
plusieurs niveaux de lecture.
g- Les tableaux, les figures, les équations et les illustrations
Les tableaux, figures, équations et illustrations servent à illustrer certains éléments du texte
d'un rapport notamment afin d'en améliorer la compréhension. Il doit toujours y avoir bijection entre le
texte et son iconographie. On s'astreindra à associer numérotation, titre et légende aux tableaux ([Link].
tableau 1, page 12), figures (par exemple. figure 1), équations (par exemple, équation (1)) et
illustrations.
h- La conclusion
La conclusion est considérée comme la partie de l’ouvrage où un bilan succinct du travail
effectué. A partir des résultats présentés et discutés, l’auteur doit être capable de porter une
évaluation voire, faire un jugement objectif du travail achevé. Elle doit correspondre à une proposition
du genre : nous avons pu démontrer que…, nous avons défini que…,. Elle fait donc un bilan des
objectifs atteints vis-à-vis des objectifs initiaux (des hypothèses préalablement formulées). Ainsi, elle
doit être mise en regard de l’introduction. Elle peut aussi indiquer des pistes pour un travail à venir ou
des explications pour un travail non abouti.
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L’introduction et la conclusion sont des parties essentielles d’un travail de recherche ou
d’un document. En les lisant, le lecteur doit pouvoir se faire une idée précise du contenu développé
dans le corps du texte. Il est important d’y apporter le plus grand soin.
i- Les références bibliographiques/ La bibliographie
Les références bibliographiques sont utilisées lorsqu’on reprend les textes, illustrations,
données ou conclusions d’un auteur. Ne pas citer ces sources constitue une faute professionnelle.
Rappelons que donner du crédit aux travaux d’autrui renforcerait le crédit de son propre travail.
L’ensemble des références contenues dans la bibliographie doit suivre un certain nombre de règles
comme expliqué au chapitre 3.
L’appel aux références peut se faire sous plusieurs formes. On distingue généralement la
forme alpha-historique, par exemple (Bon, 2000) et la forme numérique [1].
Les références peuvent être situées en bas de page ou reportées en fin de document sous forme
de liste bibliographique. Généralement, pour les publications scientifiques et les rapports techniques,
on privilégie la forme alpha-historique et la liste bibliographique. Par contre, pour les ouvrages
littéraires ou grand public, on préférera la forme numérique et le report en bas de page.
j- Les annexes
Les annexes servent à reporter, en fin de document, des additionnels longs (tableau, base de
données techniques, citations particulières, formules et développements mathématiques élaborés, des
programmes informatiques, etc.) qui nuirait à la fluidité de la lecture et encombrerait le texte sans
intérêt directe avec les objectifs du travail. Pour une bonne compréhension, chaque annexe doit avoir
un numéro et un titre.
k- Le glossaire
Situé en fin du document ou du mémoire, le glossaire permet d’éviter une explication
systématique de sigles ou de termes techniques dans le corps du texte. Il correspond à un thésaurus
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spécifique au document et permet une meilleure compréhension des concepts dont l’explication n’est
pas reprise en détail dans le texte.
l- L’index
Situé dans les dernières pages du document, l’index est une liste alphabétique de termes dont
le lecteur pourra se servir pour accéder rapidement à un sujet donné. A chaque terme correspond la ou
les pages où ce terme apparait. On distinguera parfois, entre parenthèses, un mot précisant le contexte
du terme cité.
Exemple : Hilbert (transformation de), 156, 212-213.
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