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Pharmacologie 1

Le document présente un cours de pharmacologie, abordant des définitions clés, les formes et classifications des médicaments, ainsi que les précautions à prendre lors de leur administration. Il détaille également les voies d'administration et d'élimination des médicaments, ainsi que l'étiquetage et la législation associée. Ce cours est destiné à fournir une compréhension approfondie des médicaments et de leur utilisation en santé.

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Pharmacologie 1

Le document présente un cours de pharmacologie, abordant des définitions clés, les formes et classifications des médicaments, ainsi que les précautions à prendre lors de leur administration. Il détaille également les voies d'administration et d'élimination des médicaments, ainsi que l'étiquetage et la législation associée. Ce cours est destiné à fournir une compréhension approfondie des médicaments et de leur utilisation en santé.

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IGMA School

International de
Santé privée

Pharmacologie

Dr : IDRISSI
KHAMLICHI
HANANE
1
Plan du cours

I. Définitions : pharmacologie, pharmacie,


médicament, ordonnance ;
II. Les formes des médicaments ;
III. Classifications des médicaments ;
IV. Etiquetage des médicaments ;
V. Les voies d’administration des médicaments ;
VI. Les voies d’élimination des médicaments ;
VII. Les principaux médicaments et autres produits
pharmaceutiques ;
VIII. Les précautions à prendre pour l’administration
des médicaments ;

2
I. DEFINITIONS :
1. Pharmacologie : c’est une science qui étudie les médicaments.
2. Pharmacie : c’est l’art de reconnaitre de recueillir et de conserver les
médicaments et de préparer certains produits.
3. Médicament : C’est une substance qui est introduite dans l’organisme
par une voie quelconque (buccale, rectale, sous-cutanée, intrarachidienne,
pulmonaire…etc), ou qui est appliquée extérieurement sur une partie du corps,
dans un but thérapeutiques, prophylactique ou diagnostique.

C’est un médicament ayant la même composition qualitative et quantitative en


principe actif d’un médicament dit d’origine (princeps), il a un avantage financier
(moins cher).

4. Ordonnance : C’est un document de prescription médicale consignant les


médicaments à administrer au malade. elle est élaborée par le médecin.

II. LES FORMES DES MEDICAMENTS :


Les principales formes des médicaments sont :
1. La forme solide : destinée à la voie orale : pilule, gélule, comprimé,
granulés.
2. La forme liquide : destinée à la voie buccale (sirop, gouttes, ampoules
buvables).
3. Les suppositoires : destinés à la voie rectale de taille variable pour
adulte, enfant et nourrissons.
3
4. Les ovules : destinés à la voie vaginale.
5. Les comprimés gynécologiques : ce sont des préparations
médicamenteuses molles ou solides auxquelles on a donné la forme
ovoïde ou la forme de comprimé.

6. Les formes destinées aux muqueuses :


- Oculaire : sous forme de collyres ou pommades ophtalmiques.
Les collyres sont des préparations liquides destinées à être instillées dans
les yeux.
Les pommades ophtalmiques sont des préparations destinées à être
instillées dans le cul externe des yeux.
- Buccale : sous forme de collutoire ou de gargarisme ; les collutoires
sont des préparations médicamenteuses semi liquide destinées à être
appliqué sur les gencives et sur les parois internes de la cavité
buccale.
Les gargarismes sont des préparations aqueuses destinées au lavage de
la cavité buccale et de la gorge, elles ne doivent pas être absorbées.
- Nasales : sous forme de gouttes nasales qui sont des préparations
liquides destinées à être instillées dans les narines dans les cas
d’affections des voies nasales.
7. Les formes injectables :
Les solutés injectables : elles sont destinées à être introduites
directement sous la peau (injection sous cutanée ou hypodermique) ;
dans le muscle (injection intramusculaire), dans les veines (injections
intraveineuse), dans le canal rachidien (injection-intra-rachidienne), ces
solutés doivent être stériles.

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8. Forme médicamenteuse pour usage externe :
-Les pommades dermiques : ce sont des préparations de consistance
molle destinées à être appliquées sur la peau en dermatologie
(affections dermatologiques).
-Les solutions : sont des préparations liquides destinées à être
appliquées ou pulvérisées sur la peau.

III. Classification des médicaments :


❖ Selon l’origine des médicaments on distingue :
1. Les médicaments d’origine végétale : les matières premières d’origine
végétales comprennent les végétaux employés en nature (plante entière
ou une partie déterminée de la plante (fleurs, feuilles, tiges) et aussi les
produits d’extraction qu’ils fournissent (essence, substance résineuses).
2. Médicaments d’origine chimique : la chimie minérale et la chimie
organique apportent leur contribution à la thérapeutique.
- La chimie minérale : contribue à la thérapeutique grâce par exemple
aux dérivés chlorés, à l’eau oxygénée au permanganate qui sont les
antiseptiques ; au nitrât d’argent qui est antiseptique et aux
composés de bismuth utilisés en gastro-entérologie.
- La chimie organique : l’alcool éthylique est couramment utilisé,
l’éther, le formol, l’aspirine ou acide acétylsalicylique qui est un
antipyrétique et anti inflammatoire d’usage courant.
3. Médicaments d’origine animale :
Le régime animal fournit également de nombreux médicaments, on
utilise surtout en thérapeutique :
-divers organes animaux (foie, glandes, endocrines (ovaires, surrénales,
thyroïde)).
Des préparations dérivés de sang sont également des produits d’origine
animale (sang d’animaux immunisés contre certains maladies
infectieuses : ce sont les sérums thérapeutiques.
❖ Selon le mode d’emploi :
1. Médicaments à usage interne : ce sont des médicaments destinés à être
ingérés (tisane, pilules, comprimés, sachets,etc…)

5
2. Médicaments à usage externe : pommade, solution, d’autre part
certains médicaments peuvent s’employer pour l’usage interne et/ou
externe (suppositoire, lavement).
❖ D’après leur constitution :
- Médicaments simples : préparation obtenues au moyen d’une seule
substance médicamenteuse ;

- Médicament composés : préparation dans lesquelles entrent


plusieurs substances.
❖ Selon leur préparation :
1. Médicaments officinaux : médicaments préparés d’après certaines
formules inscrites dans un recueil spécial qui est la pharmacopée ou
codes.
2. Médicaments magistraux :médicaments préparés au moment de leur
administration sur prescription médicales.

IV. ETQUETAGE DES MEDICAMENTS :


La législation est la science régissant les lois concernant les médicaments,
cette législation est importante pour les produits doués d’une certaine toxicité,
ainsi on distingue 3 sortes de substances classées en tableaux :
- Tableau A : produits toxiques.
- Tableau B : produits stupéfiants.
- Tableau C : produits dangereux.
A. Les substances du tableau A :
Le tableau A renferme des médicaments toxiques : étiquette rouge ; par
exemple : Atropine, digitaline, cortisone…
1. Détention des médicaments du tableau A :
Ils doivent être conservés dans une armoire fermée à clef ou dans un
local spécial fermé a clef : ce sont des produits toxiques.
2. Prescription :
L’ordonnance doit être datée et signée ; elle doit porter le nom du
médecin et son adresse ainsi le mode d’emploi du médicament, l’ordonnance
doit être rédigée lisiblement.

6
3. L’étiquetage :
Le conditionnement contenant des produits du tableau A doivent porter
une étiquette rouge mentionnant le nom du médicament avec une contre
étiquette portant la mention poison.
4. En milieu hospitalier :
Chaque service possède une armoire à pharmacie qui contient une
réserve de médicaments du tableau A, B et C ; c’est l’infirmier chef de service
qui détient la cléf de cette armoire.
B. Les médicaments du tableau B :
Le tableau B renferme des médicaments appelés Stupéfiants, qui sont
soumis à une législation très stricte. L’usage abusif de ces médicaments
conduit une personne à la toxicomanie. EX :dolosal, palfium, codéine,
morphine, cocaïne…En général ce sont les antalgiques, les narcotiques, et les
euphorisants.
1. Détention des médicaments du tableau B :
Les produits du tableau B doivent êtres rangés dans une armoire fermée
à clé, le plus souvent il s’agit d’une petite armoire placée elle-même dans
l’armoire renfermant les produits du tableau A.
2. Rédaction de l’ordonnance :
Elle doit être signée et datée, le médecin doit mentionner le nom et
l’adresse du bénéficiaire ainsi que le mode d’emploi pour les préparations
magistrales : les feuille du carnet a souche est exigée ; les souches du carnet
sont conservées pendant 3 ans.
3. Etiquetage :
Les conditionnements renfermant les médicaments du tableau B portent
une étiquette rouge portant le nom de produit en caractère noir avec une
contre étiquette rouge portant la mention : POISON.
4. La règle des 7 jours :
Il est interdit de rédiger et d’exécuter des ordonnances prescrivant des
médicaments pour une période supérieure à 7 jours des substances du tableau
B.
Après l’exécution de la prescription, l’ordonnance doit être revêtue du cachet
de l’officine ou elle a été exécutée, comportant le numéro sous lequel la
prescription est inscrite à l’ordonnancier et la date de la délivrance.
C. Les médicaments du tableau C :

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Le tableau C comporte des médicaments dits dangereux. EX : Eau oxygénée, les
barbituriques, sirop de codéine, chlora mine T.
1. Détention et étiquetage :
Les substances du tableau C doivent êtres conservés dans une armoire fermée
à cléf. Les boites doivent porter le nom de la substance en noir sur fond vert
avec la mention/DANGEREUX.
2. Rédaction de l’ordonnance :
La rédaction d’une ordonnance prescrivant des médicaments du tableau
C doit mentionner lisiblement le nom et l’adresse du prescripteur et le mode
d’administration du médicament. L’ordonnance doit être datée et signée ; le
pharmacien inscrit sur l’ordonnance le numéro porté à l’ordonnancier et il
revêt l’ordonnance de sont cachet. Le renouvellement de l’ordonnance est
autorisé sauf indication contraire portée par le médecin sur l’ordonnance.
3. En milieu hospitalier :

Toutes dispositions concernant la délivrance des médicaments du tableau A


sont applicables au tableau C.

V. LES VOIES D’ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS :


Les voies d’administration des médicaments sont évidemment
nombreuses et le choix de l’une d’entre elles dépend de l’effet thérapeutique
recherché.
Un médicament peut être administré localement de manière à traiter un
point précis de la surface cutanée ou muqueuse, ou bien être administré de
manière qu’il parvienne jusqu’aux organes sur lesquels il doit agir ; dans ce cas
le médicament doit être absorbé : passe dans le sang et les liquides
intracellulaire pour être véhiculé par la suite jusqu’aux organes sensibles.
L’absorption est donc le processus par lequel toute substance amenée de
l’extérieur pénètre dans le sang.
On dit que l’absorption est immédiate ou directe lorsqu’il y a pénétration
du médicament directement dans l’organisme, cette absorption directe est
réalisée par l’injection d’un médicament dans le tissu sous cutané ou
musculaire. Lorsqu’un médicament est administré par voie veineuse il y a
pénétration directe dans la circulation sanguine.
On dit que l’absorption est indirecte quand le médicament doit traverser
une barrière avant de passer dans la circulation générale, ainsi un médicament

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pris par voie buccale doit traverser la barrière intestinale avant de passer dans
la circulation générale.
1. La voie digestive :
La résorption du médicament ne se fait pas avec la même intensité dans
les différentes parties de l’appareil digestif :
a. L’estomac : l’absorption par l’estomac est très lente et très limitée. Dans
certains cas (ulcère gastroduodénal) certains médicaments irritants pour la
muqueuse gastrique ne devront pas être administrés par voie buccale mais de
préférence par voie parentérale.
b. L’intestin grêle : c’est la partie du tube digestif qui du fait de sa vascularisation
et de sa grande surface est le lieu d’élection de l’absorption des médicaments
et des aliments, ce sont surtout les substances hydrosolubles qui sont le plus
rapidement absorbées, certains médicaments ne franchissent pas la barrière
intestinale ont une action locale (sulfamide à action locale par exemple…).
c. Le gros intestin :le pouvoir d’absorption du gros intestin existe mais il est le
plus faible que celui de l’intestin grêle. Les médicaments administrés par voie
rectale sont les suppositoires et les lavements. La voie rectale est utilisée dans
le cas d’affection du rectum (rectites, hémorroïdes..)et pour des traitements
plus généraux. On peut également avoir recours à la voie rectale pour
l’administration des aliments alimentaires chez les malades qui ne peuvent pas
s’alimenter normalement ; par la voie rectale le médicament ne subit pas
l’action des sucs digestifs, de plus une partie du médicament administré par
cette voie est absorbée directement grâce aux veines hémorroïdaire.
La voie perlinguale :
Cette voie correspond à la muqueuse linguale et également aux muqueuses du
plancher, de la bouche et de la face interne des joues. La voie perlinguale
permet une pénétration directe du médicament dans la circulation sanguine ;
c’est une voie d’administration rapide. La forme médicamenteuse est
représentée par des petits comprimés que l’on met sous la langue.
2. La voie transcutanée :
La pénétration d’un médicament à travers la peau se fait par
l’intermédiaire du follicule pileux et grâce à la sécrétion des glandes sébacées
(glandes sudoripares) ; or le sébum, produit de sécrétion des glandes sébacées
est une sécrétion grasse, ce qui permet de comprendre qu’un médicament
pour pénétrer par voie percutanée doit être liposoluble. La pénétration
percutanée est favorisée par les massages et les frictions ; la forme
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d’administration la plus courante d’un médicament par voie percutanée est la
pommade.
3. La voie pulmonaire :
L’arbre pulmonaire, grâce à sa vascularisation importante permet une
bonne absorption des médicaments. On peut administrer par voie pulmonaire
un grand nombre de médicaments (sulfamides, antibiotiques,…) grâce aux
aérosols (brouillard des fines particules de médicaments).

4. La voie injectable :
La voie injectable est une voie très utilisée, car elle met directement en contact
le médicament avec le sang ou les liquides interstitiels. La résorption est totale
et plus rapide que par voie digestive ; de plus l’action des enzymes digestives
est évitée.
a. La voie IM :
L’injection IM permet d’injecter des préparations douloureuses par voie
S/C en particulier les solutions des suspensions huileuses. De plus en raison de
la vascularisation du muscle, l’absorption par voie IM est plus rapide que par
voie S/C.
b. La voie S/C :
Le tissu cellulaire S/C riche en capillaire permet une diffusion rapide des
médicaments. Cette diffusion est favorisée par la vasodilatation et
retardée par la vasoconstriction.
c. La voie Intraveineuse IV :
C’est la voie d’absorption la plus rapide, par cette voie il y a une
pénétration directe du médicament dans le courant sanguin ; elle est
surtout utilisée en cas d’urgence. L’injection IV est indiquée lorsqu’un
médicament n’est pas toléré par voie S/C ou IM, ou lorsqu’il n’est pas
absorbé par la voie digestive. L’injection IV doit être faite toujours
lentement pour éviter le risque de choc.
On n’injecte jamais par voie IV :
- Les liquides irritants pour l’endo veine en raison du risque de thrombose et
de phlébites.
- Les solutions huileuses car elles peuvent provoquer des embolies
pulmonaires.
5. La voie intrarachidienne :
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Cette voie est utilisée lors d’anesthésie rachidienne ; l’injection épidurale
permet de réaliser l’anesthésie de la région du petit bassinet les membres
inférieures.

VI. LES VOIES D’ELIMINATION DES MEDICAMENTS :


L’organisme se débarrasse des substances ingérées par plusieurs voies :
1. Elimination rénale :

Un très grand nombre de médicaments sont éliminés par les reins. Les
reins éliminent la plus part des médicaments solubles dans l’eau, l’urine est
un élément de choix, elle permet de suivre grâce à des dosages réguliers le
rythme d’élimination du médicament ; ce rythme dépend de la valeur du
filtre rénal du sujet de la nature du médicament.

2. Elimination par le tube digestif :


On trouve dans les matières fécales les substances qui n’ont pas été
absorbés par le tube digestif, certains médicaments peuvent se retrouver dans
la salive.
3. Elimination par le foie :
Certains médicaments sont éliminés par le foie.
4. Elimination pulmonaire :
Les poumons sont la voie d’élimination des substances gazeuses ou volatiles
par ex : l’alcool, l’éther, les essences volatiles…
5. Autres voies d’élimination :
De nombreux médicaments sont éliminés par les glandes mammaires et
se retrouvent dans le lait maternel, par exemple l’alcool, éther, la morphine…
La peau également peut éliminer certains médicaments.
Dans les larmes aussi on retrouve des petites quantités de certains
médicaments.

VII. LES PRINCIPAUX MEDICAMENTS ET AUTRES PRODUITS


PHARMACEUTIQUES :
1. Les antibiotiques :
Ce sont des substances chimiques qui ont un pouvoir d’arrêter la
multiplication de certains germes ou de les détruire, on distingue :
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- Les bactéricides : ils détruisent les germes ; un antibiotique est un bactéricide
s’il ne laisse survivre qu’une 10000 bactérie après 24h de contact.
- Les bactériostatiques : arrêtent la multiplication des germes.
- NB : la résistance : on appelle résistance d’un germe à un antibiotique :
⬧ Soit l’insensibilité d’emblée : c’est la résistance naturelle.
⬧ Soit l’espèce devient insensible et il n’y a plus d’effet sur le germe :c’est
la résistance acquise.

La résistance peut être limitée à un antibiotique ou s’étendre à plusieurs ATB :


c’est la résistance croisée. Avant tout traitement, il est important de faire
l’antibiogramme.

La surveillance du traitement antibiotique :

L’emploi des ATB est très fréquent et il faut toujours avoir à l’esprit des
accidents que ces derniers peuvent provoquer. Ces accidents sont :

-L’allergie du sujet à l’antibiotique : c’est l’accident le plus grave car il peut


causer un choc anaphylactique qui nécessite un traitement d’urgence.

-Les accidents rénaux avec certains ATB comme la gentamicine par ex on


surveille le dosage de l’urée sanguine lors du traitement prolongé.

-Les complications digestives : secondaires à l’absorption des ATB par voie


oral ; ces accidents se présentent sous forme d’intolérance digestive avec
diarrhée ; ces complications sont dues à la destruction de la flore intestinale ;
des ferments lactiques sont prescrits pour prévenir cette complication.

2. Les sulfamides :
Ce sont des médicaments à action antibiotique ; les sulfamides
hypoglycémiants et les sulfamides diurétiques. L’absorption de ces
sulfamides se fait à travers la barrière intestinale.
Les sulfamides s’administrent en per os ou par injection IM ou IV , on
peut également les utiliser localement dans le traitement des affections
cutanées (sous forme de poudre ou de pommade).
Les sulfamides peuvent donner lieu à :
⬧ Des réactions d’intolérance (dermatose, érythème)
⬧ Des troubles nerveux et digestifs.

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⬧ Des accidents rénaux : oligurie ou anurie due à la précipitation des
sulfamides dans l’arbre urinaire.
⬧ Des troubles sanguins : anémie, leucopénie.

La surveillance du traitement aux sulfamides :


- Surveiller la diurèse qui ne doit pas être inférieure à 1L/24H.
- Eviter d’administrer à des oliguriques (risque d’anurie).
- Surveiller la NFS, en cas de traitement de longue durée aux
sulfamides.
3. Les antiparasitaires :
Ce sont des médicaments utilisés pour lutter contre les différents
parasites qui affectent l’homme, on distingue :
Les antihelminthiques :
Ce sont des médicaments qui provoquent l’expulsion des vers
intestinaux, on les appelle encore des vermifuges.
On distingue les vers plats ou plathelminthes, agent de nombreuses
parasitoses : bilharziose, par ex les vers ronds ou cylindriques ou
némathelminthes, responsables de parasitoses comme l’oxyurose (dues
aux oxyures), l’ascaridiose (due aux ascaris). Le choix d’un anti
helminthique dépend du vers parasite.
Les antipaludiques :voir le cours sur le paludisme.
Les antiamibiens : ce sont des médicaments anti infectieux qui
permettent de lutter contre l’envahissement de l’organisme par un
germe ou parasite. Les antiamibiens sont utilisés dans la dysenterie
amibienne.
4. Les diurétiques :
Ce sont des médicaments utilisés dans le traitement des œdèmes et
l’HTA. Les diurétiques sont en fait natri diurétiques c’est-à-dire augmente
l’excrétion rénale de sodium et donc qui augmentent le volume de la diurèse.
Ce sont donc des médicaments qui inhibent la résorption tubaire du sodium.
NB : surveillance du malade sous diurétique :
- Au début du traitement, vérifiez la natrémie et la kaliémie (taux de sodium et
du potassium dans le sang) et le poids du malade.
- Peser le malade 3 fois par semaine pour vérifier l’efficacité du traitement.
13
- Contrôler quotidiennement la diurèse du malade et s’assurer que le malade fait
le recueil précis de toutes les urines dans un bocal gradué et faire une courbe
sur la feuille de surveillance ou la feuille de température.
- Surveiller la TA quotidiennement.
- Surveiller la fente des œdèmes car des doses fortes ou un traitement prolongé
et un régime sans sel stricte peuvent entrainer une véritable déshydratation.
- Surveillance régulière du dosage de la natrémie et de la kaliémie.
5. Les antis inflammatoires :
L’inflammation est un processus tissulaire aux composantes multiples
(cellulaire et vasculaire) qui dépend de nombreuses causes elle se traduit par :
la chaleur, la rougeur, la douleur et la tuméfaction.
Les antis inflammatoires sont nombreux et appartiennent à des familles de
médicaments différents puisqu’on y trouve des antalgiques, des corticoïdes,
des anti-histaminiques : on les utilise pour arrêter le processus inflammatoire.
6. Les Toni cardiaques :
Ce sont des stimulants cardiaques utilisés en cas d’insuffisance cardiaque
et en cas de certains troubles de rythme cardiaque ; les principaux sont
des digitaliques ( la digitaline) dont l’effet majeur est de ralentir,
renforcer, et régulariser les battements cardiaques (règles des 3 R).
NB : la surveillance :
-Surveiller le poids ;
-Surveiller le pouls ;
-Surveillance de l’ECG.

7. Les produits pharmaceutiques :


a. Les antiseptiques : ce sont des substances chimiques capable de détruire
les germes pathogènes (bactéricides) ou tout au moins de retarder leur
développement (bactériostatiques) on distingue :
- Les antiseptiques externes : les antiseptiques iodés : *l’iode est un puissant
bactéricide et fongicide (alcool iodé, Bétadine…) ;* l’eau oxygénée :
antiseptique qui a une forte action sur les germes anaérobies ; son effet
effervescent assure une action mécanique de nettoyage des
plaies,*l’éosine,*permanganate de potassium.
- Les antiseptiques internes : Les antiseptiques urinaires : ils sont prescrits par
voie rectale, rapidement absorbés dans l’intestin et éliminés sous forme active
par les urines.
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- Les antiseptiques intestinaux : antiseptiques à action intestinale.

b. Les vaccins et sérums :


- Les vaccins : la vaccination est utilisée dans le but de provoquer dans
l’organisme une réaction spécifique et celle-ci protège l’individu pendant un
certain temps contre l’action éventuelle de l’infection considérée.
- Les différents types de vaccins :
Les vaccins : vivants atténués : le germe vivant est artificiellement atténué
soit par vieillissement soit par la chaleur soit par les agents chimiques.
Vaccins inactivés tués : l’inactivation se fait en tuant les micros
organismes par la chaleur.
❖ Les règles d’application :
- Meilleur techniques d’injections.
- Conservation correcte du vaccin : respect de la chaine de froid.
- En cas de poussée fébrile d’origine infectieuse, toute vaccination doit être
retardée.
- Les sujets connus comme allergiques doivent rester sous surveillance durant la
période qui suit la vaccination.
- Tous les vaccins injectables peuvent entrainer à l’endroit de l’injection un
érythème ou une induration avec parfois une sensation douloureuse.
- Les sérums : les sérums sont obtenus après immunisation de chevaux par
administration d’antigènes (virus, toxines microbiennes).
- La sérothérapie est immédiatement efficace, elle fournit une immunité passive
instantanée mais passagère ; il s’agit d’un apport d’anticorps spécifique utilisée
dans le traitement d’urgence (Ex : SAT).
- La sérothérapie est utilisée dans le but de :
La prévention d’une maladie : séro prévention.
Traiter une maladie : sérothérapie curative.
- Origine des sérums :
- Origine animale : ils’ agit d’injecter un antigène à un animal ( le plus souvent le
cheval) puis récupération des sérums contenant les anticorps ; les différents
types de sérum : sérum antirabique, sérum antidiphtérique, sérum anti
scorpionique, sérum anti titanique…
- Origine humaine :
Gamma globuline (ce sont des substances protéiques d’origine du plasma
humain).
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Sérum du malade convalescent (obtenus à partir du sang d’un malade
convalescent et immunisé surtout en cas de rougeole, coqueluche.
Sérum hyperimmunisé : immunité obtenue par la vaccination.

- LES QUALITES D’UN MEDICAMENT :


Tout médicament doit être :
Atoxique : c'est-à-dire non toxique en cas d’administration de doses
normales (non irritant et avec moins d’effets indésirables).
Efficace : l’indication thérapeutique doit être réalisée : guérison ou
prévention.
Moins onéreux : (moins cher) : le cout doit être à la portée du
consommateur.
Non périmé : date de péremption à respecter.
Tolérable par l’organisme (pas d’allergie).
Disponible : le médicament doit exister dans le marché, surtout pour le
traitement prolongé (anti tuberculeux, corticoïdes…)
Stérile : préparation injectables, collyres…

VIII. LES SIGNES TOXIQUES D’UN MEDICAMENT :


L'intoxication médicamenteuse surtout par tentative de suicide est
très fréquente. Tous les produits peuvent être en cause car ils ont tous une
dose toxique mais les plus fréquemment rencontrés sont du type
«tranquillisants».
Tous les médicaments n'ont pas la même toxicité: elle peut être nerveuse
(coma, convulsions), respiratoire (dépression des centres nerveux, paralysie
des muscles respiratoires), cardio-vasculaire (collapsus, troubles du
rythme), digestive (ulcère, hémorragie, hépatite) ...Les risques encourus
sont fonction de la dose, des antécédents de la victime, de sa susceptibilité
propre à l'intoxication, du nombre de toxiques (association de plusieurs
médicaments, médicament alcool...).

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IX. LES PRECAUTIONS A PRENDRE POUR L’ADMINISTRATION DES
MEDICAMENTS :
a. Avant l’administration :
Vérifier la prescription médicale, lire attentivement l’ordonnance ou la
prescription médicale ; le nom du malade doit figurer sur l’ordonnance,
dosage à respecter.
Vérifier la date de péremption sur l’étiquette, la dose prescrite et la voie
d’administration.
b. Pendant l’administration :
Surveiller la réaction du malade vis-à-vis du produit si signes d’intolérance,
arrêter le traitement et signaler l’anomalie au médecin.
c. Après l’administration :
Noter l’administration sur la feuille de température ou la fiche de
surveillance ou le dossier du malade.
Surveiller toujours l’apparition des signes d’intolérance et signaler toute
anomalie au médecin.

- NB :
Ne pas laisser les médicaments à la portée des enfants et des malades
mentaux ainsi que les vieillards ;
Sauf en cas d’intolérance, certains médicaments ne doivent pas être arrêtés
ou interrompus brusquement (corticoïdes-psychotropes- anti
hypertenseurs : risque d’accident de sevrage…).

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