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La loi de finances promulguée par le Président de la République du Mali fixe les règles d'élaboration, d'adoption et d'exécution des lois de finances, en précisant les responsabilités des agents publics. Elle définit également les ressources et charges de l'État, ainsi que les principes de la comptabilité publique, tout en établissant les conditions pour l'équilibre budgétaire. Les lois de finances doivent autoriser toutes les recettes et dépenses publiques, et toute modification doit être approuvée par décret ou loi de finances rectificative.

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La loi de finances promulguée par le Président de la République du Mali fixe les règles d'élaboration, d'adoption et d'exécution des lois de finances, en précisant les responsabilités des agents publics. Elle définit également les ressources et charges de l'État, ainsi que les principes de la comptabilité publique, tout en établissant les conditions pour l'équilibre budgétaire. Les lois de finances doivent autoriser toutes les recettes et dépenses publiques, et toute modification doit être approuvée par décret ou loi de finances rectificative.

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2

Mme DIARRA
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE REPUBLIQUE DU MALI
-=-=-=-=-=- Un Peuple – Un But – Une Foi
SECRETARIAT GENERAL -=-=-=-=-=-
-=-=-=-=-=-=-

RELATIVE AUX LOIS DE FINANCES

L’Assemblée Nationale a délibéré et adopté en sa séance du 20 juin 2013

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES

Article 1er: La présente loi fixe les règles relatives au contenu, à la présentation, à
l'élaboration, à l'adoption, à l'exécution et au contrôle des lois de finances.
Elle détermine les conditions dans lesquelles est arrêtée la politique budgétaire à moyen terme
pour l'ensemble des finances publiques.

Elle énonce les principes relatifs à l'exécution des budgets publics, à la comptabilité publique
et aux responsabilités des agents publics intervenant dans la gestion des finances publiques.

TITRE II: DU DOMAINE ET DE LA CLASSIFICATION


DES LOIS DE FINANCES

Article 2 : Les lois de finances déterminent la nature, le montant et l'affectation des


ressources et des charges de l'État, ainsi que l'équilibre budgétaire et financier qui en résulte,
compte tenu de la situation économique du pays, des objectifs macro-économiques définis par
le Gouvernement, et des obligations du Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de
solidarité de l'UEMOA.

Les dispositions relatives à l'assiette, au taux et aux modalités de recouvrement des


impositions de toute nature, qu'elles soient perçues par l'État ou affectées à d'autres
organismes publics, sont du domaine de la loi.

Article 3: Aucune recette ne peut être liquidée ou encaissée, aucune dépense publique ne
peut être engagée ou payée, si elle n'a été au préalable autorisée par une loi de finances.

Toutefois, conformément à l'article 4 alinéa 3 de la présente loi, des recettes non prévues par
une loi de finances initiale peuvent être liquidées ou encaissées à conditions d'être autorisées
par un décret pris en Conseil des ministres et régularisées dans la plus prochaine loi de
finances.

Lorsque des dispositions d'ordre législatif ou règlementaire doivent entraîner des charges
3

nouvelles ou des pertes de ressources, elles ne peuvent être définitivement votées ou adoptées
tant que ces charges ou pertes de ressources n'aient été prévues, évaluées et soumises à l'avis
conforme du ministre chargé des finances.
4

Article 4: Ont le caractère de lois de finances :

- la loi de finances de l'année ;


- l
es lois de finances rectificatives ;
- la loi de règlement.

La loi de finances de l'année prévoit et autorise, pour chaque année civile, l'ensemble des
ressources et des charges de l'État.

Les lois de finances rectificatives modifient, en cours d'année, les dispositions de la loi de
finances de l'année.

La loi de règlement constate les résultats financiers de chaque année civile et rend compte de
l'exécution du budget ainsi que de l'utilisation des crédits.

TITRE III : DU CONTENU DES LOIS DE FINANCES DE L'ANNEE

CHAPITRE 1er: DES RESSOURCES ET DES CHARGES DE L'ETAT

Article 5: Les ressources et les charges de l'État sont constituées de recettes et de dépenses
budgétaires, ainsi que de ressources et de charges de trésorerie.

Article 6 : La loi de finances de l'année contient le budget de l'État pour l'année civile. Le
budget décrit les recettes et les dépenses budgétaires autorisées par la loi de finances.

Section 1ère: Des recettes et des dépenses budgétaires de l'État

Article 7:Les recettes budgétaires de l'État comprennent :

- les impôts, les taxes, ainsi que le produit des amendes;


- les rémunérations des services rendus et redevances ;
- les fonds de concours, dons et legs ;
- les revenus des domaines et des participations financières;
- les produits divers.

Article 8:L'autorisation de percevoir les impôts est annuelle. Le rendement des impôts dont
le produit est affecté à l'État est évalué par les lois de finances.

Les taxes parafiscales perçues dans un intérêt économique ou social au profit d'une personne
morale de droit public ou privé autre que l'État, les collectivités territoriales et leurs
établissements publics administratifs, sont établies par décret pris en Conseil des Ministres
sur rapport du ministre chargé des finances et du ministre intéressé.

La perception de ces taxes au-delà du 31 décembre de l'année de leur établissement est


autorisée chaque année par une loi de finances.

Article 9 : La rémunération des services rendus par l'État ne peut être établie et perçue que si
elle est instituée par décret pris en Conseil des Ministres sur rapport du ministre chargé des
finances et du ministre intéressé.
5

Le produit des amendes et des rémunérations pour services rendus, les revenus du domaine et
des participations financières, les bénéfices des entreprises publiques, et le montant des
produits divers, sont prévus et évalués par la loi de finances de l'année.

Article 10 : Les dépenses budgétaires de l'État comprennent :

- les dépenses ordinaires ;


- les dépenses en capital.

Les dépenses ordinaires sont constituées des :

- dépenses de personnel ;
- charges financières de la dette ;
- dépenses d'acquisitions de biens et services ;
- dépenses de transfert courant ;
- dépenses en atténuation de recettes.

Les dépenses en capital comprennent:

- les dépenses d'investissements exécutés par l'État ;


- les dépenses de transferts en capital.

Article 11 : Les lois de finances répartissent les crédits budgétaires qu'elles ouvrent entre les
différents ministères et institutions constitutionnelles.

A l'intérieur des ministères et des institutions constitutionnelles à l’exception du Parlement,


ces crédits sont décomposés en programmes, sous réserve des dispositions de l'article 13 de la
présente loi.

Un programme regroupe les crédits destinés à mettre en œuvre une action ou un ensemble
cohérent d'actions représentatif d'une politique publique clairement définie dans une
perspective de moyen terme.

A ces programmes sont associés des objectifs précis, arrêtés en fonction de finalités d'intérêt
général, et des résultats attendus.

Ces résultats, mesurés notamment par des indicateurs de performance, font l'objet
d'évaluations régulières et donnent lieu à un rapport de performance élaboré en fin de gestion
par les ministères et les institutions constitutionnelles.

Un programme peut regrouper, tout ou partie des crédits d'une direction, d'un service, d'un
ensemble de directions ou de services, d'un même ministère.

Les crédits de chaque programme sont décomposés selon leur nature en crédits de :

- Personnel ;
- biens et services ;
- investissement ;
- transferts.
6

Les crédits de personnel sont assortis, par ministère, de plafonds d'autorisation d'emplois
rémunérés par l'État.
Les crédits sont spécialisés par programme.

Article 12 : Les responsables de programme sont désignés par le Ministre dont ils relèvent.
Le Ministre précise, le cas échéant, les conditions dans lesquelles les compétences
d'ordonnateur leur sont déléguées, ainsi que les modalités de gestion du programme, en
application des articles 14, 66 et 69 de la présente loi.

Sur la base des objectifs généraux fixés par le ministre dont il relève, le responsable de
programme détermine les objectifs spécifiques, affecte les moyens et contrôle les résultats des
services chargés de la mise en œuvre du programme. Il s'assure du respect des dispositifs de
contrôle interne et de contrôle de gestion.

Les modalités de mise en œuvre des contrôles budgétaires et comptables prévus par la
présente loi, ainsi que par le décret portant règlement général sur la comptabilité publique,
tiennent compte tant de la qualité et de l'efficacité du contrôle interne que du contrôle de
gestion pour chaque programme.

Sans préjudice de leurs missions de contrôle et de vérification de la régularité des opérations


financières, les corps et institutions de contrôle, ainsi que la Juridiction des comptes,
contrôlent les résultats des programmes et en évaluent l'efficacité, l'économie et l'efficience.

Article 13 : Les crédits budgétaires non répartis en programmes sont répartis en dotations.

Chaque dotation regroupe un ensemble de crédits globalisés destinés à couvrir des dépenses
spécifiques auxquelles ne peuvent être directement associés des objectifs de politiques
publiques ou des critères de performance.

Font l'objet de dotations :

- les crédits destinés aux pouvoirs publics qui ne sont pas répartis en programmes à
l'intérieur d'une institution constitutionnelle. Les crédits de la dotation de cette
institution constitutionnelle couvrent les dépenses de personnel, de biens et services,
de transfert et d'investissement directement nécessaires à l'exercice de ses fonctions
constitutionnelles ;

- les crédits globaux pour des dépenses accidentelles et imprévisibles ;

- les crédits destinés à couvrir les défauts de remboursement ou appels en garantie


intervenus sur les comptes d'avances, de prêts, d'avals et de garanties ;

- les charges financières de la dette de l'État.

Article 14 : Les crédits répartis en programme ou en dotation, et décomposés par nature


conformément aux dispositions des articles Il et 13 de la présente loi, constituent des
plafonds de dépense qui s'imposent dans l'exécution de la loi de finances aux ordonnateurs de
crédits, ainsi qu'aux comptables.
7

Toutefois, à l'intérieur d'un même programme, les ordonnateurs peuvent, en cours


d'exécution, sur proposition ou après avis du responsable dudit programme, modifier la nature
des crédits pour les utiliser, s'ils sont libres d'emploi, dans les cas ci-après :

- des crédits de personnel, pour majorer les crédits de biens et services, de transfert ou
d'investissement ;
- des crédits de biens et services et de transfert, pour majorer les crédits
d'investissement.

Ces modifications sont décidées par arrêté du ministre concerné. Il en informe le ministre
chargé des finances.

Article 15 : Le budget général de l'État, les budgets annexes et les comptes spéciaux du
Trésor sont présentés selon les classifications administratives, par programme, fonctionnelle
et économique.

La nomenclature budgétaire est construite dans le respect des articles 7, 10, Il, 13 et 14 de la
présente loi.

Article 16 : Les crédits ouverts par les lois de finances sont constitués :

- de crédits de paiement, pour les dépenses de personnel, les acquisitions de biens et


services et les dépenses de transfert ;
- d'autorisations d'engagement et de crédits de paiement, pour les dépenses
d'investissement et les contrats de partenariats publics-privés.

Article 17 : Les autorisations d'engagement constituent la limite supérieure des dépenses


pouvant être juridiquement engagées au cours de l'exercice pour la réalisation des
investissements prévus par la loi de finances.

Pour une opération d'investissement directement exécutée par l'État, l'autorisation


d'engagement couvre une tranche constituant une unité individualisée formant un ensemble
cohérent et de nature à être mise en service sans adjonction.

Pour les contrats de partenariats publics-privés, par lesquels l'État confie à un tiers le
financement, la réalisation, la maintenance ou l'exploitation d'opérations d'investissements
d'intérêt public, les autorisations d'engagement couvrent, dès l'année où les contrats sont
conclus, la totalité de l'engagement juridique.

Article 18: Les crédits de paiement constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être
ordonnancées ou payées au cours de l'exercice.

Article 19: Toutes les autorisations d'engagement et tous les crédits de paiement, ainsi que
les plafonds d'autorisation d'emplois rémunérés par l'État, sont limitatifs.

Sauf dispositions spéciales d'une loi de finances prévoyant un engagement par anticipation
sur les crédits de l'année suivante, les dépenses sur crédits limitatifs ne peuvent être engagées
et ordonnancées que dans la limite des crédits ouverts.
8

Par exception aux dispositions de l'alinéa 1 er du présent article, les crédits relatifs aux
charges financières de l'État sont évaluatifs. Ces crédits évaluatifs s'imputent, au besoin, au-
delà de la dotation qui les concerne.

Article 20 : Des transferts et des virements de crédits peuvent, en cours d'exercice, modifier
la répartition des crédits budgétaires entre programmes.

Les transferts de crédits modifient la répartition des crédits budgétaires entre programmes de
ministères distincts. Ils sont autorisés par décret pris en Conseil des Ministres sur rapport
conjoint du ministre chargé des finances et des ministres concernés.

Les virements de crédits modifient la répartition des crédits budgétaires entre programmes
d'un même ministère. S'ils ne changent pas la nature de la dépense, selon les catégories
définies à l'alinéa 7 de l'article Il de la présente loi, ils sont pris par arrêté interministériel du
ministre intéressé et du ministre chargé des finances. Dans le cas contraire, ils sont autorisés
par décret du Premier ministre sur rapport conjoint du ministre chargé des finances et du
ministre concerné.

Le montant annuel cumulé des virements et transferts affectant un programme ne peut


dépasser dix pour cent (10 %) des crédits votés de ce programme.

A l'exception des crédits globaux pour des dépenses accidentelles et imprévisibles, aucun
transfert ni virement ne peut être opéré d'une dotation vers un programme.

Article 21 : La répartition par programme des crédits globaux pour des dépenses accidentelles
et imprévisibles se fait par décret du Premier Ministre. Aucune dépense ne peut être
directement imputée sur ces crédits globaux avant cette répartition.

Article 22: En cas d'urgence et de nécessité impérieuse d'intérêt national, des crédits
supplémentaires peuvent être ouverts par décret d'avances pris en Conseil des Ministres.

Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de finances portant ratification


de ces crédits est déposé dès l'ouverture de la plus prochaine session du Parlement.

Article 23 : Sous réserve des dispositions concernant les autorisations d'engagement, les
crédits ouverts et les plafonds des autorisations d'emplois fixés au titre d'une année ne créent
aucun droit au titre des années suivantes.

Les autorisations d'engagement, au sens de l'article 17 de la présente loi, disponibles sur un


programme à la fin de l'année, peuvent être reportées sur le même programme par décret pris
en Conseil des Ministres, majorant à due concurrence les crédits de l'année suivante.

Les crédits de paiement ne peuvent être reportés. Par exception, les crédits de paiement
relatifs aux dépenses d'investissement disponibles sur un programme à la fin de l'année
peuvent être reportés sur le même programme, dans la mesure où les reports de crédits retenus
ne dégradent pas l'équilibre budgétaire tel que défini à l'article 44 de la présente loi.

Les reports s'effectuent par décret pris en Conseil des Ministres, en majoration des crédits de
paiement pour les investissements de l'année suivante, sous réserve de la disponibilité des
financements correspondants.
9

Ce décret, qui ne peut être pris qu'après clôture des comptes de l'exercice précédent, est
consécutif à un rapport du ministre chargé des finances. Ce rapport évalue et justifie les
ressources permettant de couvrir le financement des reports, sans dégradation du solde du
budget autorisé de l'année en cours.

Article 24 : Des crédits budgétaires peuvent être annulés par arrêté du ministre chargé des
finances, après information du ministre concerné, lorsqu'ils sont devenus sans objet ou dans
le cadre de la mise en œuvre du pouvoir de régulation budgétaire défini à l'article 66 de la
présente loi.

Article 25 : Les arrêtés et décrets relatifs aux mouvements de crédits, prévus aux articles 20
à 24 de la présente loi, sont transmis, dès leur signature, au Parlement et à la Juridiction des
comptes.

La ratification de ces mouvements est demandée au Parlement dans la plus prochaine loi de
finances relative à l'exercice concerné.

Section II : Des ressources et des charges de trésorerie

Article 26 : Les ressources de trésorerie de l'État comprennent :

- les produits provenant de la cession des actifs ;

- les produits des emprunts à court, moyen et long termes ;

- les dépôts sur les comptes des correspondants ;

- les remboursements de prêts et avances.

Ces ressources de trésorerie sont évaluées et, s'agissant des emprunts à moyen et à long
termes, autorisées par une loi de finances.

La variation nette de l'encours des emprunts à moyen et long termes qui peuvent être émis est
plafonnée annuellement par une loi de finances.

Sauf disposition expresse d'une loi de finances, les titres d'emprunts publics émis par l'État
sont libellés en monnaie nationale; ils ne peuvent prévoir d'exonération fiscale et ne peuvent
être utilisés comme moyen de paiement d'une dépense publique.

Article 27 : Les charges de trésorerie de l'État comprennent :

- le remboursement des produits des emprunts à court, moyen et long termes ;


- les retraits sur les comptes des correspondants ;
les prêts et avances.

Ces charges de trésorerie sont évaluées par une loi de finances.


Les remboursements d'emprunts sont exécutés conformément au contrat d'émission.

Les opérations de dépôt sont faites dans les conditions prévues par les règles de comptabilité
publique.
10

Article 28: Sauf dérogation accordée par décret pris en Conseil des Ministres, les organismes
publics autres que l'État sont tenus de déposer toutes leurs disponibilités au Trésor public.

Le Trésor public est tenu d'assurer la liquidité de ces dépôts dans les conditions définies au
moment du dépôt.

Section III : Du principe de sincérité

Article 29 : Les prévisions de ressources et de charges de l'État doivent être sincères.

Elles doivent être effectuées avec réalisme et prudence, compte tenu des informations
disponibles au moment où le projet de loi de finances est établi.

CHAPITRE II : DU BUDGET DE L'ETAT

Section 1ère: Du budget général

Article 30:Sous réserve des dispositions concernant les budgets annexes et les comptes
spéciaux du Trésor, les recettes et les dépenses budgétaires de l'État sont retracées, sous
forme de recettes et de dépenses, dans le budget général.

Article 31: Il est fait recette du montant intégral des produits, sans contraction entre les
recettes et les dépenses. L'ensemble des recettes assurant l'exécution de l'ensemble des
dépenses, toutes les dépenses et toutes les recettes sont imputées au budget général.

Article 32: Par dérogation aux dispositions de l'article 31 de la présente loi, des procédures
particulières peuvent permettre d'assurer une affectation au sein du budget général.

Ces procédures sont la procédure du fonds de concours et la procédure de rétablissement de


crédits.

Les fonds de concours sont constitués par :

- des contributions volontaires versées par des personnes morales ou physiques, et


notamment par les bailleurs de fonds, pour concourir avec ceux de l'État à des
dépenses d'intérêt public ;
- des legs et des donations attribués à l'État.

Les fonds de concours sont portés en recettes au budget général et un crédit supplémentaire de
même montant est ouvert sur le programme concerné par arrêté du ministre chargé des
finances. L'emploi des fonds de concours doit être conforme à l'intention de la partie versante
ou du donateur.

Les rétablissements de crédits sont constitués par :

- les recettes provenant de la restitution au Trésor public de sommes payées indûment


ou à titre provisoire sur crédits budgétaires ;

- les recettes provenant de cessions ayant donné lieu à un paiement sur crédits
budgétaires.
11

Section II : Des budgets annexes

Article 33 : Les opérations financières des services de l'État que la loi n'a pas dotés de la
personnalité morale, et dont l'activité tend essentiellement à produire des biens ou à rendre
des services donnant lieu au paiement de prix, peuvent faire l'objet de budgets annexes.

La création d'un budget annexe et sa suppression, ainsi que l'affectation d'une recette à celui-
ci, sont décidées par une loi de finances.

Un budget annexe constitue un programme au sens de l'article 11 de la présente loi.

Toutefois, des budgets annexes visant la même finalité d'intérêt général peuvent être
regroupés dans un programme spécifique.
Chaque budget annexe est rattaché à un ministère.

Article 34 : Les budgets annexes comprennent, d'une part, les recettes et les dépenses
d'exploitation, d'autre part, les dépenses d'investissement et les recettes spéciales affectées à
ces dépenses.

Les opérations des budgets annexes s'exécutent comme les opérations du budget général. Les
dépenses d'exploitation suivent les mêmes règles que les dépenses ordinaires, tandis que les
dépenses d'investissement suivent les mêmes règles que les dépenses en capital.

Les emplois des agents publics rémunérés sur chaque budget annexe sont plafonnés par une
loi de finances.

Toutefois, les crédits limitatifs se rapportant aux dépenses d'exploitation et d'investissement


peuvent être majorés, non seulement dans les conditions prévues à l'article 14 de la présente
loi, mais également par arrêté du ministre chargé des finances, s'il est établi que l'équilibre
financier du budget annexe, tel qu'il est prévu par la dernière loi de finances, n'est pas
modifié et qu'il n'en résulte aucune charge supplémentaire pour les années suivantes.

Section III : Des comptes spéciaux du Trésor

Article 35 : Des comptes spéciaux du Trésor peuvent être ouverts 'par une loi de finances
pour retracer des opérations effectuées par les services de l'État.
Les comptes spéciaux du Trésor peuvent être traités comme des programmes.

Les comptes spéciaux du Trésor comprennent les catégories suivantes :

- les comptes d'affectation spéciale ;


- les comptes de commerce ;
- les comptes de règlement avec les gouvernements ou autres organismes étrangers ;
- les comptes de prêts ;
- les comptes d'avances ;
- les comptes de garanties et d'avals.

A l' exception des comptes de commerce et de règlement avec les gouvernements ou


autres organismes étrangers, les comptes spéciaux du Trésor ne peuvent être à découvert.
12

Article 36: Sous réserve des règles particulières énoncées aux articles 37 à 42 de la présente
loi, les opérations des comptes spéciaux du Trésor sont prévues, autorisées et exécutées dans
les mêmes conditions que les opérations du budget général.

Sauf dérogations prévues par une loi de finances, il est interdit d'imputer directement à un
compte spécial du Trésor des dépenses résultant du paiement des traitements ou indemnités à
des agents de l'État ou d'autres organismes publics.

Sauf dispositions contraires prévues par une loi de finances, le solde de chaque compte
spécial du Trésor est reporté de droit sur l'exercice suivant.

Article 37: Les comptes d'affectation spéciale retracent des opérations qui sont financées au
moyen de recettes particulières.

Une subvention du budget général de l'État ne peut compléter les recettes d'un compte spécial
que si elle est au plus égale à dix pour cent (10 %) du total des prévisions de dépenses.

Le total des dépenses engagées ou ordonnancées au titre d'un compte d'affectation spéciale ne
peut excéder le total des recettes du même compte.

Si, en cours d'année, les recettes d'un compte d'affectation spéciale apparaissent supérieures
aux évaluations, les crédits peuvent être majorés par arrêté du ministre chargé des finances
dans la limite de cet excédent de recettes.

Chaque compte d'affectation spéciale constitue un programme au sens des articles 11 et 12 de


la présente loi.

Article 38: Les comptes de commerce retracent des opérations à caractère industriel ou
commercial effectuées à titre accessoire par des services publics de l'État.

Les prévisions de dépenses concernant ces comptes ont un caractère évaluatif; seul le
découvert fixé annuellement pour chacun d'eux a un caractère limitatif.

Sauf dérogations expresses prévues par une loi de finances, il est interdit d'exécuter, au titre
de comptes de commerce, des opérations d'investissement financier, de prêts ou d'avances,
ainsi que des opérations d'emprunts.

Les résultats annuels sont établis pour chaque compte selon les règles du plan comptable
général de l'État.

Article 39 : Les comptes de règlement avec les gouvernements ou autres organismes


étrangers retracent des opérations faites en application d'accords internationaux approuvés par
la loi.

Les prévisions de recettes et de dépenses sur ces comptes ont un caractère évaluatif; seul le
découvert fixé annuellement pour chacun d'eux a un caractère limitatif.

Article 40 : Les comptes d'avances décrivent les avances que le ministre chargé des finances
est autorisé à consentir dans la limite des crédits ouverts à cet effet.
13

Un compte d'avances distinct doit être ouvert pour chaque débiteur ou catégorie de débiteur.

Les avances du Trésor sont productives d'intérêt à un taux qui ne peut être inférieur au taux
moyen des bons du Trésor. Sauf dispositions spéciales contenues dans une loi de finances,
leur durée ne peut excéder un an, renouvelable une fois. Toute avance non remboursée à
l'expiration du délai fixé doit faire l'objet :

- soit d'une décision de recouvrement immédiat ou, à défaut de recouvrement, de


poursuites effectives engagées dans un délai de trois mois ;
- soit d'une autorisation de consolidation sous forme de prêts du Trésor assortis d'un
transfert à un compte de prêts ;
- soit de la constatation d'une perte par un transfert immédiat, du même montant, du
budget général au compte spécial.

La variation nette de l'encours des avances qui peuvent être accordées par l'État sur chaque
compte d'avances est plafonnée annuellement par une loi de finances.

A l' exception du produit du remboursement des avances préalablement consenties, tout


abondement en crédits d'un compte d'avances constitue une dépense budgétaire.

L'ensemble des comptes d'avances constitue un programme au sens des articles 11 et 12 de la


présente loi.

Article 41 : Les comptes de prêts retracent les prêts d'une durée supérieure à deux ans, mais
égale ou inférieure à dix ans, consentis par l'État dans la limite des crédits ouverts à cet effet,
soit à titre d'opérations nouvelles, soit à titre de consolidation.

Les prêts consentis sont productifs d'intérêts à un taux qui ne peut être inférieur au taux
moyen des bons du Trésor.

Tout prêt non remboursé à l'échéance doit faire l'objet :

- soit d'une décision de recouvrement immédiat ou, à défaut, de poursuites effectives


engagées dans un délai de trois mois ;
- soit de la constatation d'une perte par un versement immédiat, du même montant, du
budget général au compte spécial.

La variation nette de l'encours des prêts qui peuvent être accordés par l'État sur chaque
compte de prêts est plafonnée annuellement par une loi de finances.

A l'exception du remboursement des prêts préalablement consentis, tout abondement en


crédits d'un compte de prêts constitue une dépense budgétaire.

L'ensemble des comptes de prêts constitue un programme au sens des articles 11 et 12 de la


présente loi.

Article 42 : Les comptes de garanties et d'avals retracent les engagements de l'État résultant
des garanties financières accordées par lui à une personne physique ou morale, notamment les
garanties octroyées par l'État pour les contrats de partenariats publics-privés visés à l'article
17 de la présente loi.
14

La dotation portant les crédits destinés à couvrir les défauts de remboursement ou appels en
garantie intervenus sur les comptes d'avances, de prêts, d'avals et de garanties, visée à
l'article 40 de la présente loi, est provisionnée au minimum à hauteur de dix pour cent (10 %)
des échéances annuelles dues par les bénéficiaires des garanties et avals de l'État.

La variation nette de l'encours des garanties et avals qui peuvent être accordés par l'État sur
chaque compte de garanties et d'avals est plafonnée annuellement par une loi de finances.

Les garanties et les avals sont donnés par décret pris en Conseil des ministres.

Les conditions d'octroi des garanties doivent respecter les dispositions du Règlement portant
cadre de référence de la politique d'endettement public et de gestion de la dette publique dans
les États membres de l'UEMOA.

L'ensemble des comptes de garanties et d'avals constitue un programme au sens des articles
11 et 12 de la présente loi.

TITRE IV : DE LA PRESENTATION ET DES DISPOSITIONS DES LOIS DE


FINANCES

CHAPITRE 1er: DE LA LOI DE FINANCES DE L'ANNEE

Article 43 : La loi de finances de l'année comprend le texte de loi proprement dit et les
annexes qui l'accompagnent et qui en font partie intégrante.

Article 44 : Le texte de la loi de finances de l'année comprend deux parties distinctes.


Dans la première partie, la loi de finances de l'année :

- prévoit et autorise les recettes budgétaires et les ressources de trésorerie de l'État ;


- autorise la perception des impôts affectés aux collectivités territoriales et aux
établissements publics ;
- fixe les plafonds des dépenses du budget général et de chaque budget annexe, les
plafonds des charges de chaque catégorie de comptes spéciaux du Trésor, ainsi que le
plafond d'autorisation des emplois rémunérés par l'État ;
- arrête les dispositions nécessaires à la réalisation, conformément aux lois en vigueur,
des opérations d'emprunt destinées à couvrir les charges de trésorerie ;
- arrête les données générales de l'équilibre budgétaire et financier présentées dans un
tableau d'équilibre faisant apparaitre :
-
a) le solde budgétaire global résultant de la différence entre les recettes et les
dépenses budgétaires, telles que définies respectivement aux articles 7 et 10 de
la présente loi ;
b) le solde budgétaire de base, tel que défini par le Pacte de convergence de
stabilité, de croissance et de solidarité entre les États membres de l'UEMOA ;

- approuve le tableau de financement récapitulant, pour la durée de l'exercice, les


prévisions de ressources et de charges de trésorerie.
15

Dans la seconde partie, la loi de finances de l'année :

- fixe, pour le budget général, par programme et par dotation, le montant des crédits de
paiement et, le cas échéant, des autorisations d'engagement ;
- détermine, par ministère et par budget annexe, le plafond des autorisations d'emplois
rémunérés par l'État ;
- fixe, par budget annexe et par compte spécial du Trésor, le montant des crédits de
paiement et, le cas échéant, des autorisations d'engagement ;
- définit les modalités de répartition des concours financiers de l'État aux autres
administrations publiques ;
- autorise l'octroi des garanties et avals accordés par l'État ;
- approuve les conventions financières conclues par l'État;
- comporte, le cas échéant, toutes règles fondamentales relatives à l'exécution des
budgets publics, à la comptabilité publique et aux responsabilités des agents
intervenant dans la gestion des finances publiques.

Article 45 : La loi de finances de l'année est accompagnée :

- d'un rapport définissant l'équilibre économique et financier, les résultats connus et les
perspectives ;

- d'un plan de trésorerie prévisionnel et mensualisé de l'exécution du budget de l'État ;

- du document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle, tel que défini


à l'article 51 de la présente loi ;

- des documents de programmation pluriannuelle des dépenses, tels que prévus à


l'article 52 de la présente loi, ayant servi de base à la préparation des budgets des
ministères ;

- d'annexes explicatives :

1. développant pour l'année en cours et l'année considérée, par programme ou par


dotation, le montant des crédits présentés par nature de dépense. Ces annexes sont
accompagnées du projet annuel de performance de chaque programme qui
précise :

a) la présentation de chacune des actions et de chacun des projets prévus par le


programme, des coûts associés, des objectifs poursuivis, des résultats obtenus
et attendus pour les années à venir mesurés par des indicateurs de
performance ;

b) la justification de l'évolution des crédits par rapport aux dépenses effectives de


l'année antérieure ;

c) l'échéancier des crédits de paiement associés aux autorisations d'engagement ;

d) par catégorie d'emploi, la répartition prévisionnelle des emplois rémunérés par


l'État et la justification des variations par rapport à la situation existante ;
16

2. développant, pour chaque budget annexe et chaque compte spécial, le montant des
recettes et des dépenses ventilées par nature. Dans le cas des comptes de prêts et
d'avances, les annexes contiennent un état de l'encours et des échéances des prêts
et avances octroyés. S'agissant des budgets annexes, ces annexes explicatives sont
accompagnées du projet annuel de performance de chaque programme, dans les
conditions prévues au 1 er alinéa ;

3. développant l'ensemble des opérations d'investissements décrites respectivement


au budget général, aux budgets annexes et aux comptes spéciaux du Trésor ;

4. comportant un état développé des restes à payer de l'État, établi à la date du dépôt
du projet de loi de finances ;

5.comportant un état développé des restes à recouvrer ;

6. indiquant le montant, les bénéficiaires et les modalités de répartition des concours


financiers accordés par l'État aux autres administrations publiques ;

7. contenant un état développé de l'encours et des échéances du service de la dette de


l'État et la stratégie d'endettement public prévue dans les dispositions du
règlement relatif au cadre de référence de la politique d'endettement public et de
gestion de la dette publique dans les États membres de l'UEMOA ;

8.présentant les tableaux suivants :

a) un tableau des recettes ;


b) un tableau matriciel croisé de classifications fonctionnelle et économique ;
c) un tableau matriciel croisé de classifications administrative et fonctionnelle ;
d) un tableau matriciel croisé de classifications administrative et économique ;
e) le tableau récapitulatif des programmes par ministère.

- de toute autre annexe destinée à l'information et au contrôle du Parlement.

CHAPITRE II: DES LOIS DE FINANCES RECTIFICATIVES

Article 46 : Les textes des lois de finances rectificatives sont définis conformément à l'article
4 de la présente loi.

Les lois de finances rectificatives sont accompagnées :

- d'une annexe décrivant l'évolution de la conjoncture économique depuis le début de


l'exercice et son impact sur les recettes et dépenses;

- d'une annexe récapitulant l'ensemble des mouvements de crédits et mesures de


régulation intervenus au cours de l'exercice;

- d'un tableau récapitulatif de l'exécution du budget de l'État, par programme, dotation,


budget annexe et compte spécial, indiquant également les prévisions de dépenses pour
la fin de l'exercice.
17

Article 47 : En cours d'exercice, un projet de loi de finances rectificative doit être déposé par
le Gouvernement :

- si les grandes lignes de l'équilibre budgétaire ou financier, défini par la loi de finances
de l'année, se trouvent bouleversées, notamment par l'intervention de décrets
d'avances ou d'arrêtés d'annulation de crédits ;
- si les recettes constatées dépassent sensiblement les prévisions de la loi de finances de
l'année;
- s'il y a intervention de mesures législatives ou règlementaires affectant de manière
substantielle l'exécution du budget.

CHAPITRE III : DE LA LOI DE REGLEMENT

Article 48: La loi de règlement d'un exercice :

- constate le montant définitif des encaissements de recettes et des ordonnancements de


dépenses. A ce titre, elle :
- ratifie, le cas échéant, les ouvertures supplémentaires de crédits décidées par décret
d'avances depuis la dernière loi de finances ;
- régularise les dépassements de crédits constatés, résultant de circonstances de force
majeure ou des reports de crédits, et procède à l'annulation des crédits non
consommés ;
- rend compte de la gestion de la trésorerie de l'État et de l'application du tableau de
financement de l'État ;
- arrête les comptes et les états financiers de l'État et affecte les résultats de l'année ;
- rend compte de la gestion et des résultats des programmes visés à l'article 11 de la
présente loi.

Article 49 : La loi de règlement est accompagnée :

- des comptes et des états financiers de l'État issus de la comptabilité budgétaire et de la


comptabilité générale de l'État ;
- d'annexes explicatives développant, par programme, dotation, budget annexe et
comptes spéciaux du Trésor, le montant définitif des crédits ouverts, des dépenses et,
le cas échéant, des recettes constatées ;
- des rapports annuels de performance par programme, rendant compte de leur gestion
et de leurs résultats.

Article 50:La loi de règlement est accompagnée du rapport de la Juridiction des comptes sur
l'exécution de la loi de finances et de la déclaration générale de conformité entre les comptes
des ordonnateurs et ceux des comptables publics.

La Juridiction des comptes donne son avis sur le système de contrôle interne et le dispositif
de contrôle de gestion, sur la qualité des procédures comptables et des comptes, ainsi que sur
les rapports annuels de performance. Cet avis est accompagné de recommandations sur les
améliorations souhaitables.
18

TITRE V : DU CADRAGE MACRO ECONOMIQUE DES LOIS DE FINANCES

Article 51 : Le projet de loi de finances de l'année est élaboré par référence à un document de
programmation budgétaire et économique pluriannuelle couvrant une période minimale de
trois ans.

Sur la base d'hypothèses économiques précises et justifiées, le document de programmation


budgétaire et économique pluriannuelle évalue le niveau global des recettes attendues de
l'État, décomposées par grande catégorie d'impôts et de taxes, et les dépenses budgétaires,
décomposées par grande catégorie de dépenses.

Ce document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle évalue également


l'évolution de l'ensemble des ressources, des charges et de la dette du secteur public, en
détaillant en particulier les catégories d'organismes publics visées à l'article 54 de la présente
loi.

Il prévoit la situation financière des entreprises publiques sur la période considérée et,
éventuellement, les concours que l'État peut leur accorder.

Il fixe enfin les objectifs d'équilibre budgétaire et financier sur le moyen terme en application
des dispositions du Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité de
l'UEMOA.

Article 52:Les programmes s'inscrivent dans des documents de programmation


pluriannuelle des dépenses par ministères, budgets annexes et comptes spéciaux, cohérents
avec le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle visé à l'article
51 de la présente loi. Les documents de programmation pluriannuelle des dépenses prévoient,
pour une période minimale de trois ans, à titre indicatif, l'évolution des crédits et des résultats
attendus sur chaque programme en fonction des objectifs poursuivis.

Article 53 : L'équilibre budgétaire et financier, défini à l'article 44 de la présente loi par


chaque loi de finances, doit être conforme aux prescriptions du Pacte de convergence, de
stabilité, de croissance et de solidarité de l'UEMOA.

Article 54: Quelle que soit leur forme, tous les concours financiers de l'État aux organismes
publics doivent être approuvés par une loi de finances.
Ces concours peuvent comprendre des subventions du budget général, des budgets annexes
ou des comptes spéciaux, l'affectation de tout ou partie du produit d'impositions de toute
nature, ou toute autre forme de contribution, subvention ou rétrocession de recettes.

Les organismes publics comprennent en particulier les collectivités territoriales, les


établissements publics à caractère administratif, les établissements publics à caractère
scientifique, technologique ou culturel, les établissements publics hospitaliers, et les
organismes de protection sociale.

Les budgets de fonctionnement de ces organismes publics doivent être équilibrés sans recours
à l'emprunt.

Des règles encadrant et plafonnant les possibilités d'emprunt des organismes publics, qui ne
peuvent être affectés qu'au financement de leurs investissements, doivent être adoptées.
19

TITRE VI: DE LA PROCEDURE D'ELABORATION ET DE VOTE

CHAPITRE 1er: DE LA PREPARATION DES PROJETS DE


LOIS DE FINANCES

Article 55 : Le ministre chargé des finances prépare les projets de lois de finances qui sont
adoptés en Conseil des Ministres.

Article 56: Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle, visé à


l'article 51 de la présente loi, éventuellement accompagné des documents de programmation
pluriannuelle des dépenses, visés à l'article 52 de la présente loi, est adopté en Conseil des
Ministres. Les documents adoptés en conseil des ministres sont publiés et soumis à un débat
d'orientation budgétaire au Parlement au plus tard à la fin du deuxième trimestre de l'année.

CHAPITRE II : DU VOTE DES PROJETS DE LOIS DE FINANCES

Section 1ère : Du vote du projet de loi de finances de l'année

Article 57: Le projet de loi de finances de l'année, y compris le rapport et les annexes
explicatives prévus à l'article 45 de la présente loi, est déposé sur le bureau du Parlement au
plus tard le jour de l'ouverture de la session ordinaire précédant la période budgétaire.

Lorsque le projet de loi de finances a été déposé dans les délais sur le bureau du Parlement, il
doit être adopté au plus tard à la date de clôture de cette session ordinaire précédant la période
budgétaire.

Si le Parlement ne s'est pas prononcé avant l'ouverture de la période budgétaire, ou s'il ne


vote pas le budget, le Gouvernement renvoie le projet de budget dans les quinze jours au
Parlement, convoqué à cet effet en session extraordinaire. Le Parlement doit alors statuer dans
les huit jours. Si cette délibération n'a pas abouti au vote du budget, celui-ci est établi
d'office, par ordonnance, par le Gouvernement, sur la base des recettes de l'exercice
précédent et après avis de la Cour Suprême.

Dans la mesure où, compte tenu de la procédure prévue à l'alinéa précédent, le projet de loi de
finances n'a pu être voté avant le début de l'année financière, le Gouvernement est autorisé à
continuer de percevoir les impôts et à reprendre en dépenses le budget de l'année précédente
par douzièmes provisoires.

Article 58 : Aucun article additionnel, aucun amendement à un projet de loi de finances, ne


peut être proposé par le Parlement, sauf s'il tend à supprimer ou à réduire effectivement une
dépense, à créer ou à accroître une recette. De même, le Parlement ne peut proposer ni la
création ni la suppression d'un programme, d'un budget annexe ou d'un compte spécial du
Trésor.

Tout article additionnel et tout amendement doit être motivé et accompagné des
développements des moyens qui le justifient. La disjonction d'articles additionnels ou
d'amendements qui contreviennent aux dispositions du présent article ou à l'objet des lois de
finances défini à l'article 2 de la présente loi est de droit.
20

Article 59 : La seconde partie de la loi de finances de l'année ne peut être mise en discussion
devant le Parlement avant l'adoption de la première partie.

Article 60 : Les évaluations de recettes font l'objet d'un vote d'ensemble pour le budget
général.

Les crédits du budget général font l'objet d'un vote par programme et d'un vote par dotation.

Toutefois, au cas où le parlement en décide, les crédits budget général peuvent également
faire l’objet d’un vote par groupe des programmes d’un même ministère. Les votes portent à
la fois sur les autorisations d’engagement et les crédits de paiement.

Les plafonds des autorisations d'emplois rémunérés par l'État font l'objet d'un vote unique.

Les évaluations de recettes font l'objet d'un vote d'ensemble par budget annexe et par compte
spécial du Trésor.

Les crédits des budgets annexes et des comptes spéciaux font l'objet d'un vote par budget
annexe et par compte spécial du Trésor.

Les évaluations de ressources et de charges de trésorerie font l'objet d'un vote unique.

Article 61 : Dès la promulgation de la loi de finances de l'année, le Gouvernement prend les


dispositions réglementaires portant répartition des crédits du budget général, des budgets
annexes et des comptes spéciaux, selon la nomenclature en vigueur.

Ces dispositions répartissent et fixent les crédits conformément aux annexes explicatives de
l'article 45 de la présente loi, modifiées, le cas échéant, par les votes du Parlement.

Section II : Du vote du projet de loi de règlement

Article 62 : Le projet de loi de règlement est déposé sur le bureau du Parlement et distribué
au plus tard le jour de l'ouverture de la session ordinaire précédant la période budgétaire de
l'année suivant celle de l'exécution du budget auquel il se rapporte.

Il est accompagné des documents prévus à l'article 50 de la présente loi.

Le rapport sur l'exécution des lois de finances, la déclaration générale de conformité et, le cas
échéant, l'avis de la Juridiction des comptes sur la qualité des procédures comptables et des
comptes, ainsi que sur les rapports annuels de performance prévus à l'article 50 de la présente
loi, sont remis au Parlement sitôt leur adoption définitive par la Juridiction des comptes.

TITRE VII : DES REGLES FONDAMENTALES DE MISE EN ŒUVRE


DES BUDGETS PUBLICS

CHAPITRE 1er: DES REGLES FONDAMENTALES REGISSANT L'EXECUTION


DES DEPENSES ET DES RECETTES

Article 63 : Les opérations d'exécution du budget de l'État incombent aux ordonnateurs et


aux comptables publics.
21

Les fonctions d'ordonnateur et celles de comptable public sont incompatibles.

Article 64 : Les ordonnateurs peuvent déléguer leur pouvoir à des agents publics,
conformément à la réglementation en vigueur.

Ils peuvent déléguer à ces agents la gestion de tout ou partie des crédits dont ils ont la charge.

Article 65 : Le ministre chargé des finances est ordonnateur principal unique des recettes du
budget général, des comptes spéciaux du Trésor et de l'ensemble des opérations de trésorerie.
Le ministre chargé des finances est ordonnateur principal des crédits, des programmes et des
budgets annexes de son ministère.

Il peut déléguer son pouvoir d'ordonnateur dans les conditions définies à l'article 64 de la
présente loi.

Article 66 : Le ministre chargé des finances est responsable de l'exécution de la loi de


finances et du respect des équilibres budgétaire et financier définis par celle-ci. A ce titre, il
dispose d'un pouvoir de régulation budgétaire qui lui permet, au cours de l'exécution du
budget:

- d'annuler un crédit devenu sans objet au cours de l'exercice ;

- d'annuler un crédit pour prévenir une détérioration des équilibres budgétaire et


financier de la loi de finances.

En outre, le ministre chargé des finances peut subordonner l'utilisation des crédits par les
ordonnateurs aux disponibilités de trésorerie de l'État.

Article 67 : Les ministres et les présidents des institutions constitutionnelles sont


ordonnateurs principaux des crédits, des programmes et des budgets annexes de leur ministère
ou de leur institution. Ils peuvent déléguer leur pouvoir d'ordonnateur dans les conditions
définies à l'article 64 de la présente loi.

Le ministre chargé des finances est responsable de la centralisation des opérations budgétaires
des ordonnateurs, en vue de la reddition des comptes relatifs à l'exécution des lois de
finances.

Article 68: Les contrôleurs financiers relèvent du ministre chargé des finances et sont
nommés par celui-ci ou à son initiative auprès des ordonnateurs. Ils sont chargés des
contrôles a priori des opérations budgétaires.

Ils peuvent donner des avis sur la qualité de la gestion des ordonnateurs et sur la performance
des programmes.

Article 69 : Sont prescrites au profit de l'État ou de tout autre organisme public doté d'un
comptable public, toutes créances dont le paiement n'a pas été réclamé dans un délai de
quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont
été acquis.
22

La prescription peut être interrompue dans les conditions définies par la réglementation en
vigueur.

Les règles de prescription des créances de l'État ou de tout autre organisme public doté d'un
comptable public, sur des particuliers ou personnes morales, sont définies conformément à la
législation en vigueur.

Quelle que soit leur nature, les actifs de l'État ou de tout autre organisme public doté d'un
comptable public sont insaisissables.

CHAPITRE II : DE LA COMPTABILITE ET DES COMPTES DE L'ETAT

Article 70: L'État tient :

- Une comptabilité budgétaire ;


- une comptabilité générale.

Article 71 : La comptabilité budgétaire a pour objet de retracer, pour l'exercice concerné, les
opérations d'exécution du budget de l'État en recettes et en dépenses, conformément à la
nomenclature de présentation et de vote du budget.

La comptabilité générale de l'État a pour objet de décrire le patrimoine de l'État et son


évolution. Elle doit être sincère et refléter une image fidèle de la situation financière de l'État.

Elle est fondée sur le principe de la constatation des droits et obligations. Les opérations sont
prises en compte au titre de l'exercice auquel elles se rattachent, indépendamment de leur date
de paiement ou d'encaissement.

La comptabilité générale de l'État s'appuie sur la comptabilité des matières.

Article 72 : Les ressources et les charges de trésorerie de l'État sont imputées à des comptes
de trésorerie par opération lors de leur encaissement et paiement.

TITRE VIII: DU CONTROLE PARLEMENTAIRE ET JURIDICTIONNEL

Article 73 : Sans préjudice des pouvoirs généraux de contrôle du Parlement, les commissions
chargées des finances veillent, au cours de la gestion annuelle, à la bonne exécution des lois
de finances.

A cette fin, le Gouvernement transmet trimestriellement au Parlement, à titre d'information,


des rapports sur l'exécution du budget et l'application du texte de la loi de finances. Ces
rapports sont mis à la disposition du public.

Les informations ou les investigations sur place que le Parlement pourrait demander ne
sauraient lui être refusées.

Il peut procéder à l'audition des ministres, seuls responsables devant le Parlement de la mise
en œuvre des programmes, le parlement peut, s’il le juge opportun, auditionner tout
responsable de programme à des fins d’information.
23

Article 74 : La Juridiction des comptes juge les comptes des comptables publics.
Sans préjudice de ses attributions propres en matière de contrôle juridictionnel et non
juridictionnel telles que définies par la législation en vigueur, la Juridiction des comptes
assiste le Parlement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances.

La Juridiction des comptes exerce un contrôle sur la gestion des administrations en charge de
l'exécution des programmes et dotations. Elle émet un avis sur les rapports annuels de
performance.

Le Parlement peut demander à la Juridiction des comptes la réalisation de toutes enquêtes


nécessaires à son information.

Les comptes de gestion, déposés en état d'examen à la Juridiction des comptes, doivent être
jugés dans un délai de cinq ans.

En l'absence de jugement de la Juridiction des comptes dans ce délai, le comptable public est
déchargé d'office de sa gestion.

TITRE IX: DES RESPONSABILITES EN MATIERE D'EXECUTION


DES BUDGETS PUBLICS

Article 75 : Les membres du Gouvernement et les présidents des institutions


constitutionnelles encourent, en raison de l'exercice de leurs attributions, les responsabilités
que prévoit la Constitution.

Article 76 : Sous réserve des dispositions de l'article 75 de la présente loi, les ordonnateurs
de l'Etat et des autres organismes publics encourent une responsabilité qui peut être
disciplinaire, pénale et civile, sans préjudice des sanctions qui peuvent leur être infligées par
la Juridiction des comptes à raison de fautes de gestion dans les conditions définies par les
articles 77 à 80 de la présente loi.

Article 77 : Toute personne appartenant au cabinet d'un membre du Gouvernement, tout


fonctionnaire ou agent d'un organisme public, tout représentant, administrateur ou agent
d'organismes soumis à un titre quelconque au contrôle de la Juridiction des comptes, et toute
personne à qui est reproché un des faits énumérés à l'article 79 de la présente loi, peut être
sanctionné pour faute de gestion.

Article 78 : Les contrôleurs financiers sont responsables aux plans disciplinaire, pénal et
civil, sans préjudice des sanctions qui peuvent leur être infligées par la Juridiction des
comptes, du visa qu'ils apposent sur les actes portant engagement de dépenses ou les
ordonnances, mandats de paiement ou délégations de crédits.

Article 79: Les fautes de gestion sanctionnables par la Juridiction des comptes sont
constituées par :

- la violation des règles relatives à l'exécution des recettes et des dépenses de l'État et
des autres organismes publics ;

- la violation des règles relatives à la gestion des biens appartenant à l'État et aux autres
organismes publics ;
24

- l'approbation donnée à une décision violant les règles visées aux 1er et 2ème tirets du
présent article par une autorité chargée de la tutelle ou du contrôle desdits
organismes ;

- le fait, pour toute personne dans l'exercice de ses fonctions, d'octroyer ou de tenter
d'octroyer à elle-même ou à autrui un avantage injustifié, pécuniaire ou en nature ;

- le fait d'avoir entraîné la condamnation d'une personne morale de droit public ou


d'une personne de droit privé chargée de la gestion d'un service public, en raison de
l'inexécution totale ou partielle ou de l'exécution tardive d'une décision de justice ;

- le fait d'avoir dans l'exercice de ses fonctions ou attributions, en méconnaissance de


ses obligations, procuré ou tenté de procurer à autrui ou à soi-même, directement ou
indirectement, un avantage injustifié, pécuniaire ou en nature, entraînant un préjudice
pour l'Etat, ou tout autre organisme public ;

- le fait d'avoir produit, à l'appui ou à l'occasion des liquidations des dépenses, des
fausses certifications ;

- le fait d'avoir omis sciemment de souscrire les déclarations qu'ils sont tenus de fournir
aux administrations fiscales conformément à la législation en vigueur ou d'avoir
fourni sciemment des déclarations inexactes ou incomplètes.

Article 80: Le régime des sanctions autres que disciplinaires, relatif aux fautes de gestion
énumérées à l'article 79 de la présente loi, est défini par la législation en vigueur.

Article 81: Les comptables publics patents sont personnellement et pécuniairement


responsables des opérations dont ils ont la charge et des contrôles qu'ils sont tenus
d'effectuer.

Les comptables de fait encourent les mêmes sanctions que les comptables publics patents.
En cas de défaillance dans la tenue des comptes, la Juridiction des comptes peut condamner le
comptable public concerné à des sanctions prévues par la législation en vigueur.

Article 82 : La responsabilité pécuniaire des comptables publics se trouve engagée dès lors
qu'une des situations suivantes advient :

- un déficit de caisse ou un manquant en deniers ou en valeurs a été constaté ;

- une recette n'a pas été recouvrée ;

- une dépense a été irrégulièrement payée ;

- un organisme public a dû procéder, par la faute du comptable public, à l'indemnisation


d'un autre organisme public ou d'un tiers.

Article 83: La responsabilité pécuniaire d'un agent public ne peut être mise en jeu que par le
ministre chargé des finances ou la Juridiction des comptes.
25

Quand la responsabilité pécuniaire d'un agent public est engagée, il est constitué en débet. Le
débet est l'obligation, pour l'agent public de réparer, sur ses deniers propres, le préjudice qu'il
a causé à la collectivité publique.

Tout agent public dont la responsabilité pécuniaire est engagée peut obtenir remise gracieuse
des sommes laissées à sa charge dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur.
La remise gracieuse suite à un arrêt de débet est soumise à un avis conforme de la Juridiction
des comptes.

Lorsqu'un agent commet une faute de gestion prévue à l'article 79 de la présente loi, ou un
manquement aux règles de discipline dans le domaine budgétaire ou financier, le pouvoir
disciplinaire prévu par la législation en vigueur sur la fonction publique est exercé par le
ministre chargé des finances, quel que soit le ministère de rattachement de l'agent.

TITRE X : DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 84 : Les modalités d'application des dispositions de la présente loi sont développées
dans des décrets, portant notamment Règlement Général sur la Comptabilité Publique,
Nomenclature Budgétaire de l'État, Plan Comptable de l'État, et Tableau des Opérations
Financières de l'État.

Article 85: La présente loi entre en vigueur le 1 er janvier 2014.

Toutefois, l'État a jusqu'au l " janvier 2017 pour procéder à l'application intégrale des
dispositions relatives :

- à la déconcentration de la fonction d'ordonnateur principal telle que prévue à l'article


67 de la présente loi ;

- aux programmes et aux dotations tels que prévus notamment aux articles 11, 12,
13, 14 et 15 de la présente loi, ainsi que des annexes y relatives dans les articles 45, 46
et 49 de la présente loi ;

- à la programmation pluriannuelle des dépenses, telle que prévue à l'article 52 de la


présente loi ;

- aux tableaux matriciels croisés prévus à l'article 45 de la présente loi ;

- aux règles et procédures découlant du principe de la constatation des droits et


obligations régissant la comptabilité générale, prévue à l'article 71 de la présente loi.

Pour ces dispositions, les règles prescrites par la Loi N°96-060 du 4 novembre 1996 relative à
la Loi de Finances et la Loi N°96-061 du 4 novembre 1996 portant Principes Fondamentaux
de la Comptabilité Publique, et leurs textes modificatifs, restent applicables jusqu'à cette date.
26

Article 86 : Sous réserve de la disposition spécifique prévue au dernier alinéa de l'article 85


ci-dessus, la présente loi abroge et remplace toutes les dispositions antérieures contraires,
notamment la Loi N° 96-060 du 4 novembre 1996 relative à la Loi de Finances et la Loi N°
96-061 du 4 novembre 1996 portant Principes Fondamentaux de la Comptabilité Publique, et
leurs textes modificatifs.

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