Introduction générale :
Le monde a connu une croissance démographique sans précédent, stimulée par les avancées médicales,
l'amélioration des conditions de vie et la prospérité économique. Cette augmentation a entraîné une demande
accrue en ressources naturelles telles que l'eau, la nourriture et l'énergie. Avec la dépendance continue aux sources
d'énergie traditionnelles, comme les combustibles fossiles, l'environnement est confronté à des défis majeurs,
notamment le changement climatique et l'épuisement des ressources. Face à ces enjeux, la diversification des
sources d'énergie et l'adoption d'alternatives durables sont devenues une nécessité impérative au XXIe siècle.
L'énergie solaire apparaît comme l'une des solutions les plus prometteuses, offrant une source d'énergie
renouvelable et propre tout en réduisant les émissions de carbone. Cependant, pour en tirer le meilleur parti, il est
essentiel d'étudier précisément la trajectoire du soleil, afin de calculer le rayonnement solaire et d’optimiser
l’orientation des bâtiments, ainsi que la conception et l’installation de systèmes solaires actifs, qu’ils soient
thermiques ou photo La Terre se déplace autour du Soleil selon une trajectoire elliptique légèrement aplatie, ce qui
entraîne une variation constante de sa position au cours de l'année. Pendant cette révolution annuelle, elle effectue
une rotation complète autour de son axe polaire toutes les 24 heures, ce qui modifie la position apparente du Soleil
dans le ciel. Cette position est déterminée à tout moment par son altitude et son azimut, rendant l’étude de son
mouvement essentielle pour comprendre la répartition du rayonnement solaire à travers les différentes saisons .
L’Algérie bénéficie d’un potentiel solaire exceptionnel grâce à son climat ensoleillé et à sa position
géographique avantageuse. L’ensoleillement y est particulièrement élevé, faisant du pays l’un des territoires les
plus propices à l’exploitation de l’énergie solaire. En plein midi, lorsque le soleil est au zénith, l’intensité du
rayonnement solaire peut atteindre environ 1 kW/m², ce qui représente une ressource énergétique
considérable.Durant les mois d’été, notamment en juillet sous un ciel dégagé, l’énergie solaire reçue
quotidiennement peut dépasser 6 kWh/m². Sur une base annuelle, certaines régions enregistrent un rayonnement
global atteignant plus de 2500 kWh/m², une valeur parmi les plus élevées au monde. Ce potentiel solaire
remarquable ouvre la voie à une exploitation optimale de l’énergie photovoltaïque et thermique, offrant ainsi des
perspectives prometteuses pour le développement des énergies renouvelables en Algérie.L’abondance de cette
ressource constitue une opportunité stratégique pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, renforcer la
sécurité énergétique du pays et favoriser une transition énergétique durable. L’intégration des technologies
solaires, qu’il s’agisse du photovoltaïque pour la production d’électricité ou du solaire thermique pour la chaleur
industrielle et domestique, pourrait non seulement contribuer à l’essor économique du pays, mais aussi positionner
l’Algérie comme un acteur clé dans le domaine de l’énergie verte à l’échelle régionale et internationale.
Ce mémoire de fin d'études a pour objectif de situer la position du Soleil à Relizane chaque minute
tout au long de l'année. Ce travail a été traité en trois chapitres. Le premier se concentre sur le Soleil et
l'énergie solaire. En réalité, ce chapitre couvre globalement toutes les informations relatives au Soleil et
à son énergie. Le second inclut toutes les équations requises pour déterminer la position du Soleil. Le
dernier expose les résultats de calculs, c'est-à-dire la localisation du Soleil dans le ciel de Relizane,
représentée par le diagramme solaire.
CHAPITRE I SOLEIL ET ENERGIE SOLAIRE
I.1Introduction
I.2 Soleil
I.2.1. La forme du Soleil
I.3. Structure Du Soleil
I.3.1. Structure interne
I.3.2.Structure externe
I.4.Types de rayonnement solaire
1
I.4.1.Le rayonnement solaire direct
I.4.2.La radiation solaire diffuse
I.4.3.Le rayonnement solaire réfléchi
I.4.4.Le rayonnement solaire total
I.5. Mouvement de la terre autour du soleil
I.6.Position du soliel par rapport a la terre
I.7.La trajectoire apparente du soleil
I.8. Composition de l’atmosphère
I.9 l’énergie solaire :
I.9.1Définition de l’énergie solaire
I.9.2 Différents types de l'énergie solaire
I.9.3 L’énergie solaire photovoltaïque
I.9.4 L’énergie solaire thermique
I.9.5 L’énergie solaire thermodynamique
Conclusion:
I.1 Introduction
L’énergie solaire est une source vitale pour la vie sur Terre, transformée en énergie chimique par la
photosynthèse et exploitée pour répondre aux besoins humains sous forme de chaleur, d’électricité
ou de biomasse. Deux technologies principales permettent son utilisation directe l’énergie solaire
thermique, qui produit de la chaleur, et l’énergie solaire photovoltaïque, qui génère de l’électricité.
Ces technologies offrent des solutions propres et durables, faisant de l’énergie solaire un pilier
essentiel pour l’avenir énergétique mondial.[1]
[1] Charik abdeldjebar, Détermination de langle optimal d inclinaison de capteur solaire à M9Sila, mémoire master,
option énergétique université de M'sila.
2
I.2 Soleil
Le Soleil est l'étoile centrale du système solaire et la source de la vie et de l'énergie sur Terre,
fournissant de l'énergie chimique, thermique et d'autres formes d'énergie. Le Soleil est principalement
composé de gaz incandescents, avec une température atteignant environ 15 millions de degrés Celsius
en son cœur. Cette énergie colossale est produite par des réactions de fusion nucléaire dans son noyau,
où les atomes d'hydrogène (H₂) fusionnent pour former de l'hélium (He), libérant ainsi une quantité
immense d'énergie.
Fig. I.1 : Etoile du soleil
Le Soleil est constitué d'environ 75 % d'hydrogène et de 23 % d'hélium, ainsi que de 2 % d'autres
élémentstels que le carbone (C), l'azote (N) et l'oxygène (O). Son rayon est d'environ 696 340 km, et sa
masse est de 1,99 × 10^30 kilogrammes, ce qui équivaut à 333 000 fois la masse de la Terre.[2]
[2] M. Orgeret. « Les piles solaires (le composant et ses application). Edition MASSON Paris.1985.
I.2.1. La forme du Soleil
Le Soleil est une gigantesque sphère de gaz d'environ 1,4 million de kilomètres de diamètre. En
première approximation, il s'agit d'une sphère gazeuse en équilibre hydrostatique, tournant lentement
sur elle-même (un tour complet en environ 27 jours). Cette rotation provoque un aplatissement aux
régions polaires. L'aplatissement d'un astre est défini comme le rapport arithmétique entre la
différence des deux axes (rayon équatorial et rayon polaire dans le cas du Soleil) et le grand axe (rayon
équatorial). Dans le cas d'une rotation rigide (composition homogène et vitesse de rotation uniforme),
l'aplatissement pourrait être estimé théoriquement. Cependant, le Soleil ne peut pas être considéré
comme un corps rigide en rotation. En effet, sa rotation différentielle (25 jours à l'équateur et 35 jours
aux pôles), clairement observable grâce aux taches solaires, complique la détermination théorique de
son aplatissement. De plus, mesurer cet aplatissement est difficile en raison de sa valeur extrêmement
faible et des perturbations causées par l'activité magnétique de surface, notamment les taches solaires
et les facules.Ainsi, l'aplatissement du Soleil reste un sujet complexe, influencé à la fois par sa structure
interne et son activité magnétique externe.[3]
3
[3] BAKHTI Fatima zahra IHDDADENE Nabila, DETERMINATION DE LA POSITION DU SOLEIL A MSILA, mémoire master,
option énergétique université de M'sila.
La problématique de l'aplatissement solaire, incluant sa valeur théorique et sa mesure, a captivé les
astronomes dès la fin du XIXe siècle. À cette époque, l'un des défis majeurs était d'expliquer la
précession du périhélie de Mercure. Cette quête a pris son essor lorsque Urbain Le Verrier (1811-1877)
a démontré que la précession observée de Mercure était anormalement élevée par rapport aux
prédictions de la mécanique newtonienne. Cette découverte a soulevé des questions fondamentales
sur la structure du Soleil et son influence gravitationnelle, ouvrant la voie à des recherches
approfondies sur l'aplatissement solaire et ses implications dans la dynamique du système solaire.
Cette énigme a finalement contribué à l'élaboration de la théorie de la relativité générale par Einstein,
qui a fourni une explication précise à l'anomalie de la précession de Mercure.[4]
[4]. U. J. Le Verrier. Théorie du mouvement de Mercure. Annales de l9Observatoire de Paris, 5 :1, 1859.
Il a démontré que le point de l'orbite de Mercure le plus proche du Soleil, appelé périhélie , se déplaçait
de 574 secondes d'arc par siècle. Cependant, selon la théorie de Newton, cette valeur aurait dû être
de 531 secondes d'arc, laissant une différence inexpliquée de 43 secondes d'arc entre les observations
et les prédictions théoriques. Pour tenter d'expliquer cette anomalie dans le mouvement de Mercure,
les astronomes de l'époque ont proposé diverses hypothèses. Certains ont imaginé l'existence d'une
planète inconnue, appelée Vulcain , située entre Mercure et le Soleil. D'autres ont évoqué une erreur
dans la masse estimée de Vénus, la présence d'un nuage de poussière zodiacale, ou encore un
aplatissement solaire bien plus important que prévu.Parmi ces hypothèses, Simon Newcomb (1835-
1909) s'est interrogé sur la possibilité que l'aplatissement du Soleil puisse expliquer cette perturbation
dans la précession du périhélie de Mercure. Ces débats ont finalement contribué à remettre en
question les limites de la mécanique newtonienne et ont ouvert la voie à la théorie de la relativité
générale d'Einstein, qui a résolu l'énigme de manière élégante et précise.[5]
[5] S. Newcomb. On the principal fundamental constants of astronomy. 1895.[Noël, 2004] F. Noël. Solar cycle dependence
of the apparent radius of the Sun. Astron
Les études ont montré que la valeur de l'aplatissement solaire est très faible et négative (le rayon
polaire est légèrement plus grand que le rayon équatorial), ce qui la rend insuffisante pour expliquer
la précession du périhélie de Mercure. En 1915, Albert Einsteina proposé une solution grâce à la
relativité générale, expliquant que la courbure de l'espace-temps due à la masse du Soleil provoque
la précession observée. Cependant, Einstein n'a pas pris en compte la forme exacte du Soleil. Dans
les années 1960, Robert Henry Dicke a mesuré l'aplatissement solaire (environ 4,4 × 10⁻⁵) et a
développé la théorie de Brans-Dicke comme alternative à la relativité générale. Aujourd'hui, les
4
mesures de l'aplatissement sont utilisées pour comprendre la rotation interne du Soleil, son activité
magnétique et pour tester la relativité générale, en mettant l'accent sur l'amélioration des mesures
grâce à des observations hors atmosphère.[6]
[6] .Travaux d'Einstein (1915), recherches de Dicke (années 1960) et études modernes sur la forme du Soleil et ses effets.
I.3. Structure Du Soleil
Le Soleil, notre étoile la plus proche, est une sphère de gaz chauds et ionisés, principalement
composée d'hydrogène (75 %) et d'hélium (23 %), avec des traces d'autres éléments comme l'oxygène,
le carbone et l'azote. Sa structure peut être divisée en deux parties principales : la structure interne et
la structure externe.
I.3.1. Structure interne
La structure interne du Soleil comprend les couches suivantes, du centre vers l'extérieur :
1. Le noyau (Core)
- Température : Environ 15 millions de degrés Celsius.
- Pression : Extrêmement élevée, environ 250 milliards de fois la pression atmosphérique terrestre.
- Processus : C'est ici que se produit la fusion nucléaire, où les noyaux d'hydrogène (protons)
fusionnent pour former de l'hélium, libérant une immense quantité d'énergie sous forme de photons
(lumière) et de neutrinos.
- Énergie : Cette réaction est la source de toute l'énergie solaire, suivant l'équation E = mc²
(Einstein).
2. La zone radiative (Radiative Zone)
- Étendue : S'étend du noyau jusqu'à environ 70 % du rayon solaire.
- Température : Diminue progressivement de 7 millions à 2 millions de degrés Celsius.
- Processus : L'énergie produite dans le noyau est transportée vers l'extérieur sous forme de
rayonnement (photons). Les photons mettent des milliers d'années à traverser cette zone en raison
des interactions constantes avec les particules de gaz.
3. La zone convective (Convective Zone)
- Étendue : Située au-dessus de la zone radiative, jusqu'à la surface visible du Soleil.
- Température: Passe de 2 millions à environ 5 500 degrés Celsius à la surface.
5
- Processus : L'énergie est transportée par convection, où les gaz chauds montent vers la surface, se
refroidissent, puis redescendent. Ce mouvement crée des cellules de convection visibles à la surface
sous forme de granulations.
I.3.2. Structure externe
La structure externe du Soleil comprend les couches suivantes, de l'intérieur vers l'extérieur :
1. La photosphère (Photosphere)
- Étendue : La surface visible du Soleil, d'une épaisseur d'environ 500 km.
- Température : Environ 5 500 degrés Celsius.
- Caractéristiques: C'est la couche d'où provient la lumière solaire que nous voyons. Elle présente
des taches solaires (régions plus froides et sombres) et des granules (motifs dus à la convection).
2. La chromosphère (Chromosphere)
- Étendue : Une couche mince située au-dessus de la photosphère, d'environ 2000 à 3 000 km
d'épaisseur.
- Température: Passe de 4 500 à 20 000 degrés Celsius.
- Caractéristiques: Visible lors des éclipses solaires sous forme d'un halo rougeâtre. Elle est le siège
d'éruptions solaires et de spicules (jets de gaz chauds).
3. La couronne solaire (Corona)
- Étendue : La couche externe du Soleil, s'étendant sur des millions de kilomètres dans l'espace.
- Température: Atteint 1 à 3 millions de degrés Celsius, bien plus chaude que la photosphère (un
mystère encore étudié).
- Caractéristiques : Visible uniquement lors des éclipses totales de Soleil, elle est composée de
plasma très ténu et est la source du vent solaire (flux de particules chargées).
4.Le vent solaire (Solar Wind)
- Composition : Particules chargées (protons, électrons) éjectées de la couronne.
- Vitesse : Entre 400 et 800 km/s.
- Effets : Interagit avec les champs magnétiques planétaires, créant des aurores polaires et
influençant l'héliosphère.
6
Référence :
- **NASA Solar Physics** (https://solarscience.msfc.nasa.gov)
- **ESA Solar Orbiter Mission**
(https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/Solar_Orbiter)
- **"The Sun: A Very Short Introduction"** de Philip Judge (Oxford University Press).
---
Cette structure complexe explique comment le Soleil génère et libère son énergie,
influençant tout le système solaire.