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A 98 F 3 e 8521

L'Abécédaire des Vodun Days présente divers éléments de la culture Vodun, tels que des symboles, rituels et lieux sacrés au Bénin, comme l'Arbre de l'Oubli et le Baobab. Il souligne également l'importance historique du royaume du Dahomey et les impacts de la traite des esclaves sur les pratiques Vodun à travers les diasporas. Enfin, il met en avant des objets rituels et des institutions religieuses, comme le couvent Vodun et le Fá, qui sont essentiels à la spiritualité Vodun.

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A 98 F 3 e 8521

L'Abécédaire des Vodun Days présente divers éléments de la culture Vodun, tels que des symboles, rituels et lieux sacrés au Bénin, comme l'Arbre de l'Oubli et le Baobab. Il souligne également l'importance historique du royaume du Dahomey et les impacts de la traite des esclaves sur les pratiques Vodun à travers les diasporas. Enfin, il met en avant des objets rituels et des institutions religieuses, comme le couvent Vodun et le Fá, qui sont essentiels à la spiritualité Vodun.

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1

L’Abécédaire des Vodun Days

A.
Aïzan du Marché Zobè :

Aïzan représente « l’ Énergie » des marchés et du commerce. Situé à l’entrée du Marché Zobè,
son rôle est de protéger contre la paupérisation et de rendre le marché florissant et
fructueux. C’est le point de départ de la procession qui mène vers la plage.

L’Arbre de l’Oubli :

À la suite de leur vente sur la Place aux Enchères, les esclaves étaient contraints de déambuler
autour de l'Arbre de l'Oubli, accomplissant ce rituel de passage neuf fois pour les hommes et
sept fois pour les femmes. Ce processus était conçu pour effacer de manière symbolique tous
les indices de leur identité et de leur appartenance, soulignant ainsi la déshumanisation et la
dépossession systématique des captifs. L'Arbre de l'Oubli à Ouidah demeure ainsi un symbole
poignant des souffrances endurées par ceux qui ont été entraînés dans l'abîme de l'esclavage
transatlantique.

B.
Baobab (Kpasatin) :

Le Baobab, également connu sous le nom de Kpasatin dans le cadre de la religion Vodun, est
un arbre sacré au Bénin. Cet arbre majestueux, tant apprécié pour sa robustesse que pour sa
symbolique spirituelle, joue un rôle significatif dans les Vodun.

Bociɔ :

Objet rituel sacré, souvent une sculpture, utilisé dans divers rituels Vodun. Les Bociɔ sont
vénérés et nourris lors de cérémonies religieuses.

C.
La Case Zomayi :

La Case Zomayi, est une étape cruciale de "La Route de l'Esclave" à Ouidah, au Bénin. Le terme
« Zomayi » signifie que « la lumière ne s'y hasarde point ». Cette étape mémorielle faisait
référence à une grande case hermétiquement close, où les esclaves étaient confinés dès leur
arrivée à Zoungbodji. Ils n'en sortaient que lorsqu'il était temps de rejoindre les bateaux
négriers qui les attendaient près de la plage. La Case Zomayi symbolise ainsi le sombre épisode

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de l'histoire de la traite des esclaves, rappelant les conditions oppressantes auxquelles les
captifs étaient soumis avant leur départ forcé vers l'inconnu.

Les cauris :

Les cauris sont utilisés comme outils de divination par les prêtres et prêtresses Vodun. Ils sont
jetés, disposés, et interprétés de diverses manières pour obtenir des indications spirituelles
sur des questions, des événements futurs, ou des aspects de la vie quotidienne. En dehors de
leur utilisation rituelle, les cauris sont également utilisés comme ornements dans la confection
de parures et de costumes portés lors des cérémonies Vodun.

Le Cérémonial Vodun :

Le Cérémonial Vodun implique un ensemble de rituels codifiés et sacrés. Ces rituels


comprennent des actions symboliques, des prières, des chants, des danses, et parfois des
offrandes spécifiques. Chaque élément du cérémonial a une signification particulière et
contribue à établir une connexion entre les participants et les Vodun.

Le Couvent Vodun :

Le couvent Vodun est un établissement religieux où les vodunsi (fidèles du Vodun) mènent
une vie religieuse en communauté. La particularité du couvent Vodun réside dans le fait qu’il
associe espace de vie communautaire et institution de formation. En effet, le couvent Vodun
dispose en son sein des lieux consacrés à la formation des novices (Hunkpɔkpɔ).
L’enseignement qui y est dispensé se fonde sur la philosophie de la foi Vodun qui prône
l’équilibre et l’harmonie entre toutes les créatures de l’Être Suprême (Mahu en
Fon/Olodumare en Yoruba).

D.
Le Dahomey :

Fondé au XVIIe siècle, le royaume du Danxomɛ est un ancien royaume situé dans la région qui
correspond aujourd'hui au Bénin. Cette entité politique fut un acteur majeur dans le
commerce transatlantique des esclaves, avec le port de Ouidah en tant que point central. Le
royaume a été gouverné par une succession de rois, dont certains ont été reconnus pour leur
expansion territoriale et leurs prouesses militaires. La religion Vodun a prospéré au sein du
royaume, devenant un élément fondamental de la culture et de l’identité du Dahomey.

Dan :

« Dan », dans les langues du continuum dialectal Gbe, signifie « serpent ». Mais si dans le
panthéon Vodun certaines espèces de serpents sont vénérées comme le python royal –
expression précoce d’un souci avéré du respect des espèces rares – Dan est le symbole de l’un
des éléments de la Nature qui figure un Vodun, en l’occurrence l’Energie aérienne (Air). Ce
Vodun cardinal, à l’instar des Vodun Xɛvioso (Feu Cosmique), Sakpata (Terre) et Tɔxɔsu (Eau),
relie Terre et Ciel et est doté d’une famille (spécificités) particulière et est dédié au bonheur,

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à la richesse et à la prospérité. Les fidèles initiés à ce Vodun font partie des plus nombreux
dans le panthéon.

Les Diasporas :

Les diasporas, dans le contexte du Vodun, se réfèrent à la dispersion des pratiques religieuses,
culturelles, et spirituelles Vodun à travers le monde, principalement en raison de la traite des
esclaves. Ce phénomène a donné lieu à une diversité de traditions syncrétiques, où le Vodun
s'est mélangé avec d'autres croyances et a influencé les cultures dans les Amériques,
notamment à travers des pratiques telles que le Santería à Cuba, le Vaudou en Haïti ou encore
le Candomblé au Brésil.

E.
Egungun :

« Le terme « Egún » est en K’áǎrɔ̀ (yoruba) et signifie « os, squelette », c’est-à-dire « celui qui
est mort et qui revient ». « Egúngún » est donc la réduplicaMon de « Egún ». Egúngún est
d’abord une institution dans certaines familles de l’Ájǎ-Tádó où, à la transition d’un individu
ayant mené une bonne vie, les membres de la famille décident de l’immortaliser. Il s’agit d’une
béatification qui succède et institue à la fois une ancestralisation, tel que cela est
généralement de coutume dans les familles Gbè, et le culte des ancêtres. Au fond, le culte
Egúngún et le culte des ancêtres sont une même réalité religieuse dans l’Àjǎ-Tádó, une
démarche qui ne finit pas de nous enseigner que la première religion de l’humanité est sans
conteste le culte des ancêtres, ce qui n’est pas sans évoquer la scène de la pesée du cœur dans
la conception égyptienne de l’immortalité des défunts.

Seulement, il y a une différence non pas seulement de fond, mais surtout de forme entre le
culte Egúngún et le culte des ancêtres dans le continuum dialectal Gbè. Car si les deux cultes
figurent le retour spirituel des morts parmi les vivants, Egúngún est plutôt non seulement un
retour physique, c’est-à-dire une matérialité de l’esprit du défunt, raison pour laquelle il est
masqué, mais surtout ce masque donne lieu aussi bien à une vénération qu’à un spectacle »
(Voir, pour plus de détails, le livre Le Fá, la Gnose Àjɛ ́ et la Mécanique quantique du
Professeur Mahougnon KAKPO).

F.
Fá :

«Tout comme Gɛ̀ lɛ̀ ɖɛ,́ l’UNESCO a proclamé le Fá (Ifá) depuis 2005 comme « Patrimoine
Culturel Immatériel de l’humanité » et l’a inscrit comme tel en 2008. Le Fá est un message
d’Olódùmarè ou de Mahu (Dieu Suprême selon l’appellation yoruba et dans le continuum
dialectal Gbè). Il est la Sagesse Universelle, la Connaissance à tout propos, le Savoir
encyclopédique. Mais ce Savoir encyclopédique ne peut être consulté que par le seul ɔ̀rúnmìlà
(Puissance Spirituelle Souveraine régentant la divination) parce qu’il a été « témoin de la
destinée » de tout ce qui est. ɔ̀rúnmìlà est donc plutôt un intermédiaire, le seul médium

4
capable de s’élever vers Ifá pour retrouver, comme dans une immense bibliothèque, les
réponses aux préoccupations des humains. Mais pour qu’ɔ̀rúnmìlà soit sollicité pour aller vers
Ifá, le Bòkɔńɔ́ ou Babalawo doit manipuler les noix sacrées, archétypes d’ɔ̀rúnmìlà ou bien le
ɔ̀kpɛ̀ lɛ̀ , la chaîne divinatoire faite en corde ou en métal.

En d’autres termes, le Dieu ultime, à qui il est difficile pour les humains de s’adresser
directement, a concédé un de ses attributs, sa Sagesse ou sa Parole, à ɔ̀rúnmìlà qui est le seul
à pouvoir y avoir accès. Ici, Sagesse divine ou Parole d’Olódùmarè est ce qu’on appelle Ifá ou
Fá. C’est à ɔ̀rúnmìlà que les Babalawo ou Bòkɔńɔ̀ s’adressent lorsqu’eux-mêmes sont sollicités
par les consultants afin de recueillir la réponse d’Olódùmarè par l’intermédiaire d’Ifá. C’est
pourquoi le Fá est, selon une de ses multiples fonctions, utilisé comme un système de
divination. Et, en tant que tel, il est un ensemble de signes appelés Fádu (divisions du Fá),
graphiquement exprimés en deux ensembles de traits parallèles et verticaux transcrits et
lisibles de droite vers la gauche et du haut vers le bas sur quatre colonnes que le Bòkɔńɔ́
interprète par l'intermédiaire de ɔ̀kpɛ̀ lɛ̀ (ou Ákplɛ̀ ).

L’alphabet du Fá est constitué de 16 lettres dont la duplicité (de la même lettre) donne un
signe : c’est le Fádù, c’est-à-dire une division du Fá. Il y a au total 16 Fádù cardinaux desquels
dérivent 240 autres, ramenant ainsi le total à 256 Fádù qui produisent chacun un nombre infini
de paroles dans chacun des langages (Fágbèsìsa, Fáglèta et Fáhàn) qui les constituent. C’est
ce Fádù, qu’il ne faut pas confondre avec le signe zodiacal, qui porte toutes les informations
de la métaphysique ontologique de l’individu, que ce dernier va découvrir dans la sylve du Fá
au terme d’une initiation méticuleusement menée selon un implacable rituel conduit par
d’éminents Bòkɔńɔ̀ ou Babalawo. Les Fádù cardinaux sont dits « Meji » (deux en yoruba) et
sont constitués d'une duplicité de la même lettre. Ils se répartissent en mâles et en femelles
et admettent des figurations indicielles et ésotériques ». (Voir, pour plus de détails, le livre Le
Fá, la Gnose Àjɛ ́ et la Mécanique quantique du Professeur Mahougnon KAKPO).

La Forêt sacrée de Kpassè :

Le temple de Kpassè est un lieu de culte Vodun important à Ouidah. Il est dédié à la Kpassè,
l’ancêtre éponyme des Xwéla et ancien roi de Savi. L’arbre dans lequel il s’est incarné est un
Vodun associé à la prospérité, à la santé et à la protection. Le site est situé à Ouidah dans le
quartier Tovè. C’est une forêt semi-dense qui abrite environ trente-six (36) espèces réparties
dans vingt (20) familles. Certaines de ces essences possèdent un pouvoir médicinal. On y
trouve aussi des fromagers, un grand iroko, symbole de la réincarnation du roi Kpassè disparu
mystérieusement selon la légende. Le site est devenu depuis 1993 un lieu de visite touristique
internationalement reconnu.

Les Forts de Ouidah :

Trois forts historiques ont été érigés à Ouidah pendant la période de la traite négrière : les
forts portugais, anglais et français. Ces structures avaient pour objectif de faciliter les relations
diplomatiques et commerciales avec les autorités locales en place. Après l’abolition de la traite
des esclaves au début du XIXe siècle, ces forts ont progressivement été délaissés, laissant
derrière eux des vestiges témoignant de leur passé. Le fort anglais, notamment, n'était plus
que partiellement visible à la fin du XIXe siècle, tandis que le fort français a été démantelé en

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1911 sous l'ordre du gouverneur français du Dahomey. Seul le fort portugais a subsisté, bien
que dans un état délabré, et le Portugal continuait à y exercer sa souveraineté avec le
consentement tacite des autorités coloniales françaises. Cette souveraineté portugaise a
perduré jusqu'en 1961, année où le fort a été occupé sans opposition par les forces de la
République du Dahomey.

Fromager (Huntin) :

Un autre arbre sacré qui joue un rôle important dans les rituels Vodun. Différentes parties de
l'arbre, comme l'écorce et les racines, sont utilisées à des fins médicinales pour traiter divers
maux, notamment la fièvre et les infections.

G.
Gɛ̀lɛ̀ɖɛ̌ :

« Le mot « Gɛ̀ lɛ̀ ɖɛ̌ » vient du yoruba « gèlè » = « coiffure, parure » et de « ɖɛ̌ » = « arriver ». Il
peut donc se traduire par « la parure coiffée arrive ». Proclamé en 2001, ce n’est qu’en 2008
que Gɛ̀ lɛ̀ ɖɛ̌ a été inscrit par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité. À l’image du Gɛ̀ lɛ̀ ɖɛ́ sont attachées deux caractéristiques
essentielles : « le caractère ludique du spectacle et ses répercussions thérapeutiques soutenues
par la puissance d’Iyá ». Le masque Gɛ̀ lɛ̀ ɖɛ́ a érigé la société K’áǎrɔ̀ en une société de Gɛ̀ lɛ̀ ɖɛ.́
Le masque Gɛ̀ lɛ̀ ɖɛ́ même, bien qu’il en existe en mono-structure, est souvent d’une
composition constituée d’un masque représentant une tête de femme yoruba identifiable à
ses traits ethniques caractéristiques authentiques. Ce premier masque est généralement
surmonté d’une superstructure figurant un spectacle particulier » (Voir, pour plus de détails,
le livre Le Fá, la Gnose Àjɛ ́ et la Mécanique quantique du Professeur Mahougnon KAKPO).

Les Gong géminé :

Le gong géminé a une grande valeur rituelle. Il est formé de deux hautes cloches de
dimensions différentes (une grande sur laquelle est soudée une plus petite) en fer forgé
unies par une anse arquée métallique souvent renforcée et embellie et servant de poignée.
On la porte tournée vers le haut ou le bas, en la frappant avec une tige de bois ou de fer
selon le son à produire. Il existe des versions en simple cloche. Les cloches sont utilisées pour
marquer le tempo et rythmer les danses ou encore pour annoncer des informations relatives
aux Temples Vodun.

I.
Iroko :

L'iroko, un arbre sacré, est le seul arbre Vodun dans l’Aja-Tado et, en conséquence, reçoit des
rituels dédiés. Il intervient dans les rituels liés à la stérilité, à la santé et à la protection. (Voir,

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pour plus de détails, le livre L’Iroko : L’Arbre de vie dans la mystique Vodun du Professeur
Mahougnon KAKPO).

Isope Africain (Desretin ou Hunma) :

Cette plante liturgique est fréquemment utilisée dans les rituels de purification et comme
plante médicinale.

L.
Lɛǧbà :

Lɛǧbà est un Vodun central dans le panthéon Vodun. Il est le pourvoyeur des messages des
humains et des autres Vodun vers l’Être Suprême. Figurant l’ordre et le désordre, le point de
rencontre de tous les contraires, il est le gardien du seuil (maison, ville, marché, Temple des
autres Vodun...). Ainsi donc, il est le symbole de la virilité, de même que le lien entre le tangible
et le spirituel.

M.
Mami Wata :

Dans la religion Vodun, Mami Wata est un Vodun océanique. Il régente surtout les énergies
de la prospérité et de la fertilité. Les fidèles lui rendent hommage dans l'espoir de recevoir ses
bénédictions pour la santé, la richesse et la fécondité. Les fidèles de Mami Wata participent à
des rituels dédiés, impliquant souvent des offrandes, des danses et des cérémonies
spécifiques pour honorer et communiquer avec ce Vodun.

Les maracas (Hoquets ou castagnettes) :

Calebasses séchées remplies de graine ou entourées des graines montées en filet, les maracas
sont des instruments de percussion joués pour accompagner les tambours. Ils sont également
utilisés pour invoquer les Vodun.

Le Mémorial de Zoungbodji :

Le Mémorial de Zoungbodji, érigé à Ouidah sur la Route de l'Esclave, incarne un poignant


hommage aux victimes de l'atroce période de l'esclavage. Il est situé́ sur le site de la fosse
commune, où les esclaves affaiblis, malades, femmes, enfants, voire encore vivants, étaient
délaissés sans sépulture. Ce monument s'érige comme un symbole de mémoire et de
commémoration. La pièce maîtresse de cette œuvre est une imposante stèle verticale de 6
mètres sur 4, arborant un style symbolique saisissant. Elle représente les esclaves dans
diverses situations, capturant l'horreur de leur destin, avec une profondeur émotionnelle. Le
créateur de cette œuvre utilise habilement la symbolique des couleurs : le marron évoquant
les corps, le noir représentant les chaînes, et le rouge sang marquant le drame humain.

7
Le Musée International du Vodun :

Implanté sur une surface de 15 516m2, le Musée International du Vodun à Porto-Novo est
bien plus qu'un simple lieu d’exposition. C’est une encyclopédie vivante des religions qui
offrira aux visiteurs les moyens intellectuels et visuels pour comprendre les fondements de la
religion Vodun. Ainsi, l’objectif sera de rendre le Vodun accessible, de le positionner en tant
que spiritualité à part entière au sein du concert des religions et autres formes de spiritualités
ayant gouverné l'histoire de la création.

O.
Orisha :

« Orisha » est le nom générique des Vodun en yoruba. Ce sont donc des entités spirituelles
vénérées dans les traditions religieuses d'origine yoruba, telles que le Vodun au Bénin et
d'autres formes de spiritualité en Afrique de l'Ouest et dans la diaspora africaine, notamment
la Santería à Cuba et aux États-Unis et le Candomblé au Brésil.

Ouidah :

La cité historique de Ouidah, située au Bénin, incarne un riche héritage artistique, culturel et
culturel ancré dans la tradition Vodun. Elle joue un rôle central en tant que lieu emblématique
de la traite des esclaves, avec des sites mémoriels tels que la Porte du Non-Retour, la Route
des Esclaves, le Mémorial de Zoungbodji, la Forêt Sacrée de Kpassè, le Temple des pythons, la
Basilique, la Place aux Enchères, la Porte du Non-Retour... Ouidah se distingue par son
architecture et ses ruelles pittoresques offrant aux visiteurs une immersion authentique dans
la vie contemporaine de la cité. Ouidah est reconnue pour son rôle majeur dans la
préservation des traditions Vodun, à travers des rituels sur les principales places de la ville.
C’est la ville retenue par le Gouvernement du Bénin pour abriter les festivités des Vodun Days.

P.
La Place aux enchères :

La Place aux enchères est un espace public où se déroulent de nombreuses activités culturelles
et religieuses pendant les Vodun Days à Ouidah. Historiquement, il s’agissait d’un lieu où se
tenaient les enchères publiques pendant lesquelles les esclaves destinés aux Amériques
étaient vendus.

La Place Maro :

La Place Maro est un espace public où vont se dérouler de nombreuses activités culturelles et
religieuses pendant les Vodun Days. C’est la Place réservée pour accueillir les Egungun. C'est
un lieu de rassemblement pour les célébrations, les danses, les performances artistiques et
les rituels Vodun. Elle est au cœur de l'effervescence des célébrations.

8
La Porte du non-retour :

La Porte du non-retour est un monument situé à Ouidah, au Bénin. Cet édifice est
historiquement associé au commerce transatlantique des esclaves, qui a eu lieu du XVème au
XIXème siècle. L'arche, revêtue de béton et de bronze, présente des représentations visuelles
marquantes de cette période douloureuse. Les deux faces de l'arche sont ornées d'images
saisissantes dépeignant des hommes et des femmes réduits en esclavage.

Les prêtres et prêtresses Vodun :

Les prêtres et prêtresses Vodun occupent des places cruciales au sein de la religion Vodun au
Bénin. En effet, ces derniers sont considérés comme les gardiens des traditions spirituelles,
des connaissances sacrées, et des rituels qui sont transmis de génération en génération,
jouant un rôle central dans la communication avec les Vodun et la préservation de l'équilibre
entre le monde matériel et spirituel.

Python :

DANGBOE OU LE TɔXWIYɔ DES XWEɖANU. Le terme « Xweɖanu » est formé de « Xweɖa »,


c’est-à-dire l’ethnie « Xwela » ou « Pédah » selon l’expression francisée ; et de « nu » = «
originaire de ». Donc « Xweɖanu » signifie « originaire de Xweɖa ; celui qui appartient à l’ethnie
Xweɖa » ; et donc « Xweɖa Dangboe » se traduit par « Dangboe des Xweɖanu », c’est- à-dire
« Dangboe que vénèrent les membres de l’ethnie Xweɖa ». Le terme « Dangboe » lui-même,
notamment en langue Xwela, est formé par les morphèmes « dan » pour dire « serpent » et «
gboe » qui renvoie à l’idée de ce qui est « grand, ancien, ce qui est digne de respect et de
vénération ». Dangboe, python royal, serpent constricteur et non venimeux, est considéré
comme le Tɔxwiyɔ des Xweɖanu. Aussi est-il vénéré par les membres de cette ethnie du sud
du Bénin qui porte, à l’instar de l’une des espèces de ce serpent sacré, dix cicatrices verticales
sur le visage : deux sur le front, deux sur chaque tempe et deux sur chaque joue. Ces cicatrices
sont les marques visibles d’identification des Xweɖanu. Sur le plan des énergies ou des
éléments, Dangboe s’inscrit dans la lignée de l’énergie aérienne : Dan.

Toutefois, bien qu’étant le Tɔxwiyɔ (ancêtre éponyme, fondateur du clan ou de l’ethnie) des
seuls Xweɖanu pour des raisons historiques, c’est presque toutes les ethnies de l’aire
culturelle Aja-Tado qui vénèrent ce serpent sacré, non pas forcément comme Tɔxwiyɔ, mais
plutôt comme Vodun. Ainsi, à l’instar des Xweɖanu, tout membre de la communauté respecte
les interdits de destruction et de consommation de ce serpent sacré. De même, lorsqu’un
membre de cette communauté tue par mégarde -lors des travaux champêtres, en circulant
sur la route...- ou découvre le Dangboe mort, quel que soit l’endroit, il a le devoir de l’inhumer
tout en prenant soin d’en capter l’esprit en touchant le sépulcre par un caillou qu’il rapporte
aux prêtres du culte nommés Dangbenɔ (Prêtres de Dangboe). Ce caillou est déposé par les
prêtres, au terme d’un rituel spécifique consacrant le retour de l’esprit (Yɛ) de l’ancêtre
éponyme (Tɔxwiyɔ) au sein de l’égrégore ethnique, dans la case réservée à cet effet. Puis l’on
soumet celui qui a ramené le caillou, symbole de l’esprit de l’ancêtre éponyme, au bain rituel
de purification afin de le débarrasser du Yɛ (ADN) du serpent sacré. Un canari contenant
sensiblement des plantes ayant les mêmes buts lui est remis afin qu’il continue le bain de
purification pendant sept jours au terme desquels il doit retourner le canari vide aux prêtres
pour nécessaire à faire. Ne pas se soumettre à ces rituels expose celui qui a tué ou découvert

9
le serpent sacré mort aux mêmes conséquences que s’il s’agissait aussi bien d’un homicide ou
d’un sacrilège. Ces conséquences peuvent aller jusqu’à la mort du sacrilège.
Il existe sept espèces au moins de Xweɖa Dangboe dont chacune a ses spécificités. Il s’agit de:

1. Kpohun : Ce python porte au visage -sur le front, sur chaque tempe et sur chaque joue- des
marques ressemblant à des cicatrices. Il est gros et court (15 à 20 cm environ de long et pareil
comme diamètre). Il saute et ne rampe pas, contrairement aux autres espèces. Il développe
une puissante énergie d’invincibilité. Considéré comme la mère des pythons, il est l’espèce
fondatrice de l’ethnie Xweɖa.

2. Drɛ : Plus connue de toutes les espèces de python, Drɛ a la peau toujours fraîche et dominée
par un noir brillant. Il est gros, 15 à 25 cm de diamètre et peut atteindre jusqu’à 2 mètres de
long. Il est considéré comme le père des pythons.

3. Likpo : La spécificité de ce python à queue très courte, est le raidissement, ce qui l’empêche
souvent de muer.

4. Xwesi : Ce python, à la queue longue, est exceptionnellement aquatique et se nourrit parfois


de petits poissons.

5. Gbeji : La couleur verte qui domine la peau de ce python, de taille souvent moyenne, semble
le destiner à la brousse où il se sent le mieux à l’aise.

6. Ava : Outre les mêmes caractéristiques qu’il partage avec Kpohun, ce python peut monter
sur les arbres et peut rester accrocher, sans manger, pendant plusieurs semaines.

7. Lɛ : C’est le plus domestique des pythons. Très joli grâce à sa peau où prédomine un bleu
brillant, ce python qui est mince et souple, adore les endroits frais de la maison, notamment
sous les jarres d’eau fraîche. (Pour plus de précisions, se référer à l’ouvrage du Professeur
Mahougnon KAKPO, Le Fá : Le flambeau des Mystères. Une phénoménologie de l’ontologie).

R.
Les rituels :

Les rituels dans la religion Vodun représentent des cérémonies sacrées et structurées,
orchestrées pour honorer, invoquer, ou communiquer avec les Vodun. Ces rituels sont ancrés
dans une compréhension profonde de la connexion entre le monde matériel et spirituel.

La Route de l’Esclave :

La Route de l'Esclave, s'étendant sur une distance de 3 kilomètres et demi, constitue un


itinéraire historique et commémoratif qui retrace le chemin douloureux parcouru par les
captifs vers les bateaux négriers à Ouidah, au Bénin. Établie en 1992, cette voie mémorielle
débute sur la Place aux Enchères, où les esclaves étaient autrefois vendus, avant de s’éloigner
du centre-ville. Plus loin, une statue symbolise l'Arbre de l'Oubli, autour duquel les esclaves
devaient déambuler à plusieurs reprises, perdant ainsi leur identité. Le trajet se poursuit au

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sein du village de Zoungbodji où les captifs étaient entassés dans la case Zomaï, constituant
un rappel poignant des conditions inhumaines auxquelles ils étaient soumis. La dernière étape
de cette route est symbolisée par la Porte du Non-Retour, qui reflète le point de départ forcé
des esclaves vers un destin inconnu à bord des navires négriers.

La Route des Couvents (Temples) Vodun :

La Route des Couvents Vodun a pour vocation d'identifier, de documenter, de restaurer et de


connecter les Temples Vodun. Elle constitue un itinéraire touristique d'immersion au cœur
des valeurs fondamentales de la religion. Cinq villes ont été minutieusement sélectionnées
pour une phase pilote : Ouidah, Adjarra, Abomey, Kétou et Grand-Popo. Chacune de ces villes
incarne l'histoire du Vodun et offre une opportunité singulière de plonger dans le riche
panthéon de cette tradition spirituelle.

S.
Sakpata :

Dans la religion Vodun, Sakpata est un Vodun associé aux maladies et à la guérison. Il
représente l’élément Terre et est vénéré pour ses pouvoirs de protection contre les
épidémies. Certains rites et cérémonies liés aux Vodun Sakpata impliquent des activités
effectuées à même le sol, soulignant son lien avec les énergies telluriques.

T.
Les tambours (ou Tam-tam) :

Les tambours sont au cœur de la musique Vodun. Ils sont joués de manière rythmique et
puissante pour appeler les esprits et maintenir l'énergie spirituelle pendant les rituels.

Le Temple :

Un Temple Vodun est un lieu sacré et rituel dédié à la vénération des Vodun et à la pratique
de la religion Vodun. Ces temples sont des espaces consacrés où les fidèles se réunissent pour
honorer les Vodun, effectuer des rituels, et participer à des cérémonies spirituelles.

Le Temple Éphémère Mami Dan :

Le Temple Éphémère Mami Dan est un site sacré temporaire érigé près de l'arène culturelle
de Ouidah, au Bénin, spécifiquement pour célébrer et rendre hommage au Vodun Mami Wata
à travers des rituels lors des Vodun Days, qui se dérouleront les 9, 10 et 11 janvier 2025 au
sein de la cité historique.

Le Temple des Pythons :

Ce temple est l'un des sites les plus emblématiques de Ouidah et est dédié au culte du python
sacré, qui est un Vodun important. Les pythons vivent en liberté à l'intérieur du Temple et

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sont considérés comme des messagers divins. Les visiteurs et les fidèles du Vodun viennent ici
pour vénérer les pythons. Le Temple des pythons symbolise la connexion entre la religion
Vodun et la nature.

Le Temple Sakpata :

Le Temple Sakpata, érigé à Zoungbodji, dans le cadre du projet de "La Route des Couvents
Vodun," incarne une manifestation significative de la préservation et de la valorisation du
patrimoine Vodun. Le Temple Sakpata offre un espace dédié aux rituels pour la vénération du
Vodun Sakpata, associé à l’Energie tellurique, vénéré aussi bien pour sa capacité à procurer la
prospérité que pour ses pouvoirs de protection contre les épidémies.

V.
Le Vodun :

La religion Vodun se caractérise par son engagement en faveur de l'équilibre entre les mondes
visible et invisible, ainsi que les divers aspects de la vie, incluant la nature et la culture.
Profondément enracinée dans les traditions des peuples Aja-Tado englobant le continuum
dialectal Gbe et K’aaro, le Vodun représente le terme générique pour les énergies vibratoires
créées par Mahu (Olodumare ou ɔ̀lɔŕ un en yoruba), c’est-à-dire : Nu e ma hugan : « ce que
nul ne peut dépasser, l’Insurpassable, le Suprême »). Ces énergies ont reçu le pouvoir de
guider les êtres humains dans leurs questionnements existentiels.

Il existe plusieurs types de Vodun dans le panthéon : les Vodun cardinaux (Hunsuzɛn), ceux
fondés sur les éléments de la Nature (Terre : Sakpata ; Feu : Xɛvioso ; Eau : Tɔxɔsu ; Air : Dan),
les Vodun masqués (Egungun, Zangbetɔ, Gɛlɛdɛ...), les Vodun non masqués, les Ta Vodun
(ceux qui sont portés sur la tête ou sur les épaules)...

Vodunsi :

Le terme "vodunsi" désigne le ou la fidèle du Vodun. C’est une personne qui, initié au Vodun,
pratique activement cette religion. Son rôle est fondamental dans la préservation des
pratiques et des connaissances liées à la religion Vodun, contribuant ainsi à la transmission de
cette tradition séculaire au sein de la communauté.

X.
Xɛvioso :

Dans la religion Vodun, le Vodun Xɛvioso figurant l’élément Feu cosmique et donc associé à la
foudre et à la justice. Fréquemment sollicité pour instaurer l'équilibre et révéler la vérité,
Xɛvioso incarne la force de la nature tout en symbolisant les principes de justice qui guident
les fidèles dans leur quête d'harmonie spirituelle.

Y.

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Yoruba :

Les Yoruba désignent à la fois un groupe ethnique originaire d'Afrique de l'Ouest,


principalement concentré au Nigeria, au Bénin et au Togo, et une langue appartenant à la
famille des langues nigéro-congolaises. Le terme est également associé à une riche tradition
culturelle, religieuse, et artistique, qui a fortement influencé le Vodun et d'autres praMques
spirituelles de la diaspora africaine.

Z.
Zangbetɔ :

D’origine Goun, le terme Zangbétɔ vient de « zan » qui signifie « nuit » et « gbétɔ » qui signifie
« gardien de nuit ». Il s’agit d’un ordre initiatique dont l’apparence diurne est un masque en
paille. Dans la nuit, le Zangbétɔ est un gardien invisible qui patrouille dans les rues des
quartiers, agissant comme une présence dissuasive contre les malfaiteurs. Cette fonction de
gardien contribue à instaurer un sentiment de sécurité au sein de la communauté.

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