REQUETE EN DIVORCE (Art.
549 du CF)
A MONSIEUR LE PRESIDENT DU TRIBUNAL DE PAIX DE
KINSHASA/MATETE
(A Kinshasa/Matete)
En cause :
Madame MUZAZA NGALU MUTUNG Bijou, de nationalité congolaise, née à
……………, le …../…../19…., résident au 532 l’avenue chaussée de haecht,
Q/Colignon à Bruxelles, Royaume de Belgique ;
Requérante en divorce
Contre
Monsieur MUZAZA TSHIPOLA A NGOIE Didier, , né à …………………..le
…../….../19…, résident au n°…….. de l’av…………………………,
Q/…………………………….. dans la Commune de ……………………………….. à
………………………/……………………………..
Partie défenderesse
Monsieur le Président,
La requérante Madame MUZAZA NGALU MUTUNG Bijou, mieux
identifiée en concerne, me charge de vous saisir aux fins de constater la destruction
irrémédiable de son union conjugale avec Monsieur MUZAZA TSHIPOLA NGOIE
Didier, et ainsi prononcer le divorce, conformément aux dispositions des articles 549
et 550 du Code de la famille ;
Afin de vous éclairer sur la situation, il y a lieu de porter à votre
attention ce qui suit :
La requérante est légalement mariée sous le régime de la Communauté
universelle des biens à Monsieur MUZAZA TSHIPOLA NGOIE Didier devant
l’Officier de l’Etat Civil de la Commune de Limete, dans la ville de Kinshasa, en
République Démocratique du Congo, en date du 1 er Octobre 2004, tel que l’atteste
si bien l’acte de mariage enregistré sous le n°868 VOL I FOLIO 868/2004, en
annexe à la présente ;
Que de ce mariage naquît ……. enfant dont le nom suit :
1. ………………………………………., né (e) le ……/……./20…… ;
2.
Que la requérante avait acquis en date du 11/01/2006, la parcelle sise à Kinshasa
portant le n° 19786, 11ème rue, /Industriel dans la Commune de Limete en
République Démocratique du Congo ;
Que le couple a en outre acquis la parcelle sise au n°…….,
Q/……………………………., dans la Commune de ……………………………. ;
Qu’à ce jour et même plusieurs années avant, une incompatibilité de caractère
persistante a élu domicile au sein du couple caractérisé entre autre par une
absence de compréhension mutuelle et la non consommation prolongée
du mariage depuis la naissance de leur dernier enfant (Art. 468 du CF) ;
Qu’en effet, ce climat malsain au sein du couple a été accentué bien avant par un
refus systématique de l’époux créant ainsi les conditions d’une vie de couple sans
enfant sous prétexte des préceptes religieux ;
Que depuis près de ……..ans, les deux époux vivent en résidence séparée si bien
que l’époux en la personne de Monsieur MUZAZA TSHIPOLA NGOIE Didier
perçoit seul et sans partage les fruits de loyers générés par les biens acquis par le
couple ;
Que face à cette situation et pour y remédier, plusieurs tentatives mettant aux
prises tant mon client, son épouse, leurs parrains ainsi que les deux familles
respectives aux fins de conciliation n’ont pu aboutir, renforçant ainsi le sentiment
de l’existence d’une destruction irrémédiable de l’union conjugale faisant obstacle
à toute continuité possible de leur union conjugale;
Monsieur le Président, en vue d’éviter au couple dont la
cohabitation est déjà devenue malsaine et au vu de ce qui précède, se fondant sur
les dispositions des articles 549 et 550 du Code de la famille qui dispose : « Chacun
des époux peut agir en divorce en se fondant sur la destruction
irrémédiable de l’union conjugale », il plaira à votre Auguste Tribunal de
constater l’existence de la destruction irrémédiable de cette union conjugale et de
prononcer le divorce ;
Que s’agissant de la dissolution du régime matrimonial, il
plaira donc à votre Auguste Tribunal d’ordonner sa liquidation et le partage desdites
parcelles dans laquelle sont logés des locataires, déduction faite des loyers déjà
perçus par Monsieur MUZAZA TSHIPOLA NGOIE Didier dans la parcelle de la
requérante sise 11ème rue Limete industriel ;
Que s’agissant de la garde d’enfants, en vertu de l’intérêt
supérieur de l’enfant prôné à l’art.6 de la Loi du 10 Janvier 2009 portant protection
de l’enfant, vous la confierez à la requérante Madame MUZAZA NGALU MUTUNG
Bijou ;
Qu’ainsi donc, après constat de la non conciliation entre
époux, recevrez plaidoiries de la présente affaire après fixation à la première
audience en application de l’article 27 de l’arrêté d’organisation judiciaire portant
règlement intérieur applicable aux cours, Tribunaux et parquets qui dispose : « Les
affaires sont appelées, instruites, plaidées et prises en délibérées à la date inscrite
dans l’exploit ».
PAR CES MOTIFS
SOUS TOUTES RESERVES GENERALEMENT QUELCONQUES DE DROIT
PLAISE A VOTRE AUGUSTE TRIBUNAL DE DIRE :
- Recevable et totalement fondée la présente action ;
- Constater l’échec de la conciliation dans le chef du couple ;
- Constater l’existence de la destruction irrémédiable de l’union conjugale entre
Madame MUZAZA NGALU MUTUNG Bijou et Monsieur MUZAZA TSHIPOLA
NGOIE Didier et ainsi ordonner le divorce du mariage conclu par les
parties en date du 1er Octobre 2004;
- Confiez la garde des enfants mineurs d’âge à la requérante Madame
MUZAZA NGALU MUTUNG Bijou;
- Condamnez la partie défenderesse MUZAZA TSHIPOLA NGOIE Didier au
paiement de la somme de 1000$ mensuel au titre de pension alimentaire ;
- Frais et dépens comme de droit ;
- Et ce sera justice.
Fait à Kinshasa, 10/03/2025
La requérante Madame MUZAZA NGALU MUTUNG
Bijou
L’un de ses Conseils
Me Daniel EPENGE OMAKONGA
Avocat/ONA ……..