27/02/2025 - [Link] Equipe_04 : Abdoul Rahim Baguian - Adil Bouzadi
LabNBook - M1GC_TP_ROBOT2 M1GC_TP_ROBOT_2018_2019_N2_portiques_3D
27/02/25 - [Link] | Equipe_04: Abdoul Rahim Baguian - Adil Bouzadi
1 - Introduction
Introduction
Lors de ce deuxième TP Robot, nous allons étudier le dimensionnement d’un hangar industriel en structure métallique. La structure est
composée de quatre fermes reposant sur huit poteaux, avec des pannes assurant la stabilité de la couverture. L’analyse portera sur les
charges appliquées (poids propre, neige, vent) et les combinaisons aux états limites (ELU et ELS). Nous examinerons la répartition des
charges sur les différents éléments et veillerons à assurer la stabilité et la conformité de la structure aux exigences réglementaires.
caractéristique de la structure
La structure étudiée est un hangar industriel métallique composé de quatre fermes parallèles reposant sur huit poteaux. Sa couverture en
fibro-ciment est supportée par un ensemble de pannes, tandis que les flancs du bâtiment sont maintenus par un bardage. Les liaisons des
pieds de poteaux sont articulées, permettant une meilleure redistribution des efforts. L’ensemble est conçu en acier S235, garantissant une
résistance adéquate aux sollicitations appliquées.
Barres :
- Repère 1. Poteaux : HEB
- Repère 2. Fermes (membrures inférieures et supérieures) : IPE
- Repère 3. Diagonales des fermes : tube carré creux standard
- Repère 4. Pannes : IPE
- Repère 5. Contreventement : rond plein
2 - definition du calcul statique
CHARGEMENTS
La charge appliquée aux pannes est déterminée en fonction du poids de la couverture, réparti selon la surface d’influence de chaque panne.
Une distinction est faite entre les pannes intermédiaires, qui supportent une répartition uniforme de la charge, et les pannes de rive, qui
prennent en compte des conditions spécifiques aux extrémités de la structure.
figure 1 : Disposition des pannes sur la ferme
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La figure ci-dessus illustre l’agencement des pannes sur une ferme de la structure. La longueur de 1,74 m est particulièrement importante,
car elle permet de définir la zone d’influence pour chaque cas de charge. Voici la démarche suivie pour le calcul des charges appliquées :
Combinaisons de charges
La partie des combinaisons consiste à intégrer les différents cas de charges (poids propre, neige, vent dans les directions X, Y et Z) en
respectant les coefficients définis pour les états limites ELU et ELS. Pour cela, nous avons créé les combinaisons directement dans le logiciel
en suivant les tables données dans le sujet (voir page 2/3 du sujet). Chaque combinaison a été définie en associant les cas de charges
individuels avec leurs coefficients multiplicateurs. Une fois ces combinaisons paramétrées, le logiciel a automatiquement calculé les
sollicitations maximales et minimales pour chaque élément de la structure, permettant ainsi une vérification complète aux ELU et ELS.
Vérification des résultats
Après avoir défini l’ensemble des paramètres nécessaires, nous avons procédé au montage de la structure en suivant une méthodologie
similaire à celle utilisée lors du premier TP. La structure a été modélisée en 2D, puis transformée en 3D, en veillant à respecter avec
précision les paramètres de relâchement et le comportement des barres en fonction de leur rôle dans la structure. Une fois les charges et
combinaisons définies et appliquées, un premier calcul a été lancé. Aucun message d'erreur n’a été signalé, ce qui nous a permis de valider
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la configuration et de passer au dimensionnement de la structure. Conformément aux critères des états limites, le dimensionnement a été
réalisé aux ELU, et les vérifications ont été effectuées aux ELS. La figure ci-dessous présente la structure finale obtenue, accompagnée de la
légende des profilés adoptés pour chaque élément.
figure 2 :résultat du premier dimensionnement
Après le premier calcul, les réactions aux appuis obtenues sont présentées dans la figure. Les efforts en X (FX), Y (FY), et Z (FZ) sont
donnés pour chaque appui :
figure 3: réactions aux appuis (cas de charge :G) figure 4: réaction (cas de charge : COMBI3)
D’après les figures 3 et 4, nous constatons que les résultats des réactions sont logiques et cohérents. Dans la figure 3, correspondant au cas
de charge où seul le poids propre de la structure "G" est pris en compte, les réactions se manifestent uniquement au niveau de Fz. En
revanche, dans la figure 4, qui illustre la combinaison 3 (G+VY+VZ), des réactions apparaissent au niveau de Fy, Fz ainsi qu’un moment au
niveau de Mx. Ces observations confirment la cohérence des résultats obtenus avec le logiciel ROBOT.
3 - optimisation des profilés
Dimensionnement de la structure la plus légère
Afin d’obtenir la structure la plus légère possible, nous avons procédé à une hiérarchisation manuelle des éléments des cinq familles, en
suivant une logique similaire à une descente de charges. Nous avons commencé par les pannes, suivis par les fermes, et ainsi de suite.
Malgré cette approche, il n’a pas été possible de réduire davantage les sections des profilés, car l’ensemble de la structure était déjà
optimisé. La structure finale obtenue est illustrée dans la figure ci-dessous :
figure 5 :résultat d'optimisation
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Contraintes extrêmes
Pour cette partie, nous avons procédé en sélectionnant l’ensemble des barres d’une même famille. Ensuite, grâce au menu "Résultats", le
logiciel ROBOT a permet de générer un tableau des contraintes extrêmes. Ce tableau identifie les barres les plus sollicitées en contrainte
maximale et minimale, indique les valeurs correspondantes, la situation dimensionnante, ainsi que le cas de charge responsable de ces
sollicitations. voici l’exemple ci-dessous :
figure 6 :Contraintes extrêmes pour les diagonales des fermes (tube carré creux standard)
Comme illustré sur la figure ci-dessus, nous avons isolé les éléments de chaque famille. D’après le tableau, la contrainte extrême positive est
de 97,49 MPa, localisée au niveau de la barre 118 sous le cas de charge 8 (combinaison 3 : G+Vy+Vz). En ce qui concerne la contrainte
extrême négative, elle atteint -64,62 MPa et se situe au niveau de la barre 138, sous le cas de charge 7 (combinaison 2 : G+Vx+Vz).
figure 7 : Résumé des contraintes extrêmes avec contreventements
Pour clôturer cette partie, nous pouvons conclure que l’analyse des contraintes extrêmes a permis d’identifier les éléments les plus sollicités
de chaque famille, en fonction des combinaisons de charges appliquées. Les résultats obtenus montrent une bonne cohérence avec la
logique de dimensionnement et les sollicitations prévues.
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4 - Role du contreventement
Rôle du contreventement
Rôle du contreventement
Nous avons jusqu’à présent effectué toutes les analyses avec les contreventements en place (rond plein), assurant la stabilité et la rigidité de
la structure. Ces éléments absorbent les efforts horizontaux et limitent les déformations. Dans la prochaine étape, nous allons retirer les
contreventements et relancer les calculs, tout en conservant les mêmes profilées, afin de mieux comparer les contraintes extrêmes ainsi que
les déplacements obtenus avec et sans ces éléments. Cette comparaison nous permettra d’évaluer l’impact des contreventements sur la
répartition des efforts et les déformations de la structure.
Pour effectuer cette comparaison, nous avons suivi la même démarche que précédemment : isoler chaque élément de chaque famille et
extraire les contraintes en utilisant les mêmes cas de charge que dans la première étude. Cela nous a permis de générer le tableau des
contraintes, comme présenté ci-dessous (la figure 8).
figure 8 : Résumé des contraintes extrêmes sans contreventements
En comparant le tableau au-dessus avec le tableau figure 7 (contraintes extrême avec contreventements), on constate que les contraintes
maximales augmentent significativement en l'absence de contreventements, notamment pour les diagonales des fermes (de 97,49 MPa à
373,63 MPa). Les fermes et poteaux montrent également une hausse notable des contraintes positives (poteaux de 25 MPa à 48,18 MPa et
fermes de 55,61 MPa à 144,61 MPa). Ces augmentations confirment l'impact des contreventements dans la réduction des sollicitations sur
les éléments de la structure.
Par la suite, nous allons analyser et comparer le rôle du contreventement en termes de déplacements au niveau de notre hangar. Les deux
figures suivantes illustrent le comportement de la structure sous l’effet de la combinaison 3: ( G+Vy+Vz).
figure 9: déplacement avec contreventements figure 10: déplacement sans contreventements
En comparant les déplacements de la structure avec et sans contreventement sous la combinaison 3 (G+Vy+Vz), on observe une nette
différence dans le comportement. Avec les contreventements, le déplacement maximal est de 1,9 cm, bien réparti et maîtrisé, ce qui
témoigne d’une bonne rigidité globale de la structure. En revanche, sans contreventement, le déplacement maximal atteint 80,6 cm, ce qui
est nettement plus élevé, indiquant une instabilité importante. Cette augmentation significative des déplacements sans contreventement met
en évidence leur rôle essentiel dans la limitation des déformations et la garantie de la stabilité structurelle.
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5 - Note de calcul client
Note de calcul
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7 - conclusion
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Conclusion
Ce travail a permis de dimensionner un hangar industriel en structure métallique en intégrant les charges permanentes, climatiques et leurs
combinaisons selon les états limites. L’étude a mis en évidence le rôle crucial des contreventements dans la stabilité globale de la structure,
en limitant les sollicitations et les déplacements qui pourraient compromettre la sécurité et la fonctionnalité de notre structure.
Grâce au logiciel Robot, le comportement structurel a été analysé en détail, permettant une répartition précise des charges, une évaluation
des sollicitations et des déformations, ainsi qu’une optimisation efficace des sections des profilés en fonction des efforts réels. Cette
approche a conduit à une structure légère, estimé à 4577 kg performante et stable, répondant aux exigences réglementaires tout en
respectant les contraintes économiques du projet.
En conclusion, cette étude met en avant l’importance de trouver des solutions mécaniques et structurelles efficaces pour optimiser la
conception. Cela permet d’éviter des sur-dimensionnements inutiles, car l’augmentation des sections des profilés entraîne une hausse
significative des coûts. Une optimisation rigoureuse garantit une structure performante, stable et économique
8/8