Polycopie EM
Thèmes abordés
Polycopie EM
Thèmes abordés
&
Optique Physique
Cours & Exercices
VI. Réflexion sous incidence normale d’une Onde plane, progressive et monochromatique sur un
plan conducteur parfait
VI.1 Equations de Maxwell dans les milieux parfaits
VI.2 Relations de passages à l’interface entre deux milieux
VI.3. Réflexion à l’interface d’un conducteur parfait
VI.3.1. Réflexion dans le vide à l’incidence normale
VI.3.2. Pression de radiation
VI.4. Réflexion à l’interface d’un conducteur parfait
VII. Propagation guidée entre deux plans métalliques parallèles. Application au guide d’onde
infini à section rectangulaire
VII.1 Introduction
VII.2 Détermination du champ électrique ⃗⃗
VII.3 Relation de dispersion
VII.4 Calcul du champ magnétique ⃗⃗
VII.5 Calcul du vecteur de Poynting et de la densité d’énergie
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N. Maghlaoui
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VII.6. Exercices
VIII. Structure à grande distance du champ d’un dipôle oscillant. Puissance Rayonnée
VIII.1. Introduction
VIII.2. Les potentiels retardés
VIII.3. Champ d’un dipôle à grande distance
VIII.4. Puissance rayonnée par un dipôle
VIII.5. Exercices
IX. Interférences
IX.1. Introduction
IX.1.1. Occurrence
IX.1.2. L’expérience des fentes d’Young
IX.1.3. Les champs électriques s'ajoutent
IX.2. Composition de deux ondes-Conditions d’interférences
IX.2.1. Somme des champs
IX.2.2. Conditions d’interférences
IX.2.3. Franges d’interférence
IX.3. Interféromètre de Michelson
IX.3.1. Réglage en lame à face parallèle
IX.3.1. Réglage en coin d’air
X. Diffraction de la lumière
X.1. Introduction
X.2. Le principe d’Huygens-Fresnel
X.3. Diffraction par une ouverture plane quelconque
X.4. Diffraction par une ouverture rectangulaire
X.4.1. Calcul de l’amplitude résultante
X.4.2. Distribution de l’intensité lumineuse
X.5. Diffraction par une fente
X.6. Diffraction par un réseau de fentes
X.6.1. Définition
X.6.2. Figure de diffraction d’un réseau
X.6.3. Intensité lumineuse diffractée par un réseau
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N. Maghlaoui
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Avant-propos
Ce polycopié est destiné aux étudiants de deuxième année des écoles préparatoires en Sciences et
techniques d’Algérie. Il a été rédigé en respectant le programme officiel du module d’Electromagnétisme
et Optique Physique.
Le document en question est constitué de deux parties, une première partie dédiée à l’électromagnétisme
et une deuxième partie consacrée à l’optique physique. L’objectif de ce programme est de préparer nos
étudiants à évoluer dans les grandes écoles nationales.
Dans le premier chapitre et dans le souci de combler les éventuelles lacunes mathématiques de nos
étudiants, nous avons complété ce manuel par un chapitre préliminaire, qui est une introduction à
l’analyse vectorielle. L’objectif visé par ce chapitre est de fournir à l’étudiant un outil de base lui
permettant d’évoluer en deuxième année des classes préparatoires, ainsi que de leurs donner les prérequis
dans différentes spécialités des grandes écoles telles que l’électronique et l’électrotechnique. Le deuxième
chapitre s’inscrit dans la continuité du programme de première année, Dans ce chapitre nous présentons
les différentes lois de l’électrostatique et de la magnétostatique sous leurs formes locales. Ce chapitre à
pour but de consolider les notions reçus en première année. Le troisième chapitre traite du régime
transitoire. Ce dernier sert à introduire à l’étudiant les notions du phénomène d’induction
électromagnétique et du courant de déplacement. De plus, il sert à poser les quatre équations de Maxwell
et à donner un sens physique. La notion des potentiels scalaire et vecteur sont introduites, ainsi que la
condition de jauge. Nous finissons ce chapitre par l’approximation du régime quai stationnaire.
Dans le chapitre quatre nous traitons le phénomène de propagation des ondes électromagnétique dans le
vide.
Les notions de fréquence de plasma, de vitesse de phase et de vitesse de groupe sont introduites dans le
chapitre cinq. Cela nous a été possible en étudiant le cas simple de la propagation des ondes
électromagnétiques dans un du plasma dilué et où les charges sont non relativistes.
Le chapitre six est l’étude de la réflexion en incidence normale d’une onde électromagnétique sur un
conducteur parfait. Nous abordons ce chapitre par les équations de passage entre deux milieux linéaires,
isotropes, homogènes et semi infini, avant de traiter le cas d’une interface vide conducteur parfait.
Dans la continuité, nous abordons le chapitre suivant qui la propagation des ondes électromagnétique
dans un guide d’onde de longueur à section rectangulaire. Cela nous permet de mettre en évidence les
phénomènes de fréquences de coupures, de vitesses de phase et de groupe ainsi que des modes de
propagation.
Dans le chapitre huit, nous étudions le phénomène de rayonnement à l’infini d’un dipôle oscillant. Pour
cela, nous mettons en évidence la notion des potentiels retardés puis le calcul des champs électrique,
magnétique et de la puissance rayonné.
La deuxième partie, consacrée à l’optique physique, est constituée de deux chapitres. Le premier chapitre
est consacré au phénomène d’interférence de la lumière. Nous entamons ce chapitre par la mise en
évidence des conditions d’interférences avant de passer à l’étude de l’interféromètre de Michelson et des
différentes manières de réglage.
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Le deuxième chapitre de cette partie est dédié au phénomène de diffraction. En premier lieu, nous
énonçons le principe d’Huygens Fresnel puis nous passons au cas d’une ouverture rectangulaire et d’un
réseau d’ouvertures rectangulaires dans l’approximation du champ lointain.
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⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (I.1)
⃗ ⃗ ⃗
(I.2)
( ) ( )
(I.3)
⃗( ) ( )⃗ ( )⃗ ( )⃗
Le gradient (noté ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗) est défini à partir d’une fonction scalaire de point et a pour composantes
suivant ⃗ , ⃗ , et ⃗ les dérivées partielles de f (M) par rapport à x, y et z respectivement :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗ ⃗ ⃗
(I.4)
(I.5)
( ⃗)
Le rotationnel (noté ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) d’un champ vectoriel donne une fonction vectorielle de point définie en
coordonnées cartésiennes par :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) (I.6)
[ ]⃗ [ ]⃗ [ ]⃗
(I.8)
( )
Le laplacien vectoriel (noté ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ou ⃗⃗_) d’un champ vectoriel ⃗ est un champ vectoriel défini par :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗) (I.10)
Pour écrire de manière plus compacte les opérateurs vectoriels précédemment définis, on introduit un
vecteur symbolique appelé opérateur nabla et défini par :
⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗
(I.11)
Les opérateurs vectoriels s’écrivent parfois à l’aide de l’opérateur nabla sous les formes respectives
suivantes :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗
(I.12)
⃗⃗ ⃗ (I.13)
( ⃗)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) ⃗⃗ (I.14)
⃗ [ ]⃗ [ ]⃗ [ ]⃗
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(I.15)
( ) [⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗( )] ⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗ ⃗⃗ ( ⃗) ⃗⃗ (I.16)
⃗ ⃗ ( ⃗)- ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ [⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗)] [⃗⃗ ⃗]
(C) ⃗⃗ (I.17)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) ∫ ⃗
v
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
( ⃗) ∮ ⃗ ⃗⃗ (I.18)
( )
On définit le flux d’un vecteur ⃗ à travers une surface (S) par l’intégrale double :
( ) ( ⃗) ∬⃗ ⃗⃗ (I.19)
( )
Lorsque la surface (S) est fermée, le vecteur unitaire ⃗⃗ est dirigé de l’intérieur vers l’extérieur.
(S) n
v
dS
dℓ (C)
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∮ ⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) ⃗⃗ (I.21)
Le flux d’un champ vectoriel à travers une surface fermée (S) est égal à l’intégrale de sa divergence
dans le volume ( ) limité par la surface fermée (S) :
∬⃗ ⃗⃗ ∭ ( ⃗) (I.22)
( )
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I.9. Exercices
Exercice 1 :
On donne le champ ⃗ ( )⃗ ⃗ ; trouver le vecteur ⃗ au point (2, 2, 1) et sa projection ⃗⃗,
si ⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗
Exercice 2 :
Soit les vecteurs ⃗ ⃗ ⃗ , ⃗⃗ ⃗ ⃗ et ⃗ ⃗ ⃗
Exercice 3 :
Exprimer en coordonnées cylindriques ( ), le vecteur ⃗ donné en coordonnées cartésiennes par :
⃗ ⃗ ⃗ ⃗
√
Exercice 4 :
Soit un vecteur de module 10 unités dirigé de l’origine vers le point ( ⁄ ), en coordonnées
cylindriques ( ). Exprimer ce vecteur en coordonnées cartésiennes.
Exercice 5 :
Exprimer le vecteur ⃗ ⃗ ⃗ ⃗ en coordonnées cylindriques( ).
Exercice 6 :
Exprimer le vecteur ⃗ ⃗ ⃗ ⃗ en coordonnées cartésiennes ( ).
Exercice 7 :
Exprimer en coordonnées cartésiennes le vecteur ⃗ ⃗ donné en coordonnées sphériques.
Exercice 8 :
Etablir, à partir des relations de définition, les formules de composition :
Exercice 9 :
Montrer que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) est normal en chaque point à la surface passant par ce point.
Exercice 10 :
Montrer que la circulation d’un vecteur gradient le long d’un contour fermé est nulle.
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Exercice 11 :
Etablir les formules de composition :
( ⃗⃗ ⃗) ( ⃗⃗) ( ⃗)
( ⃗) ( ⃗ ) ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
( ⃗⃗ ⃗ ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗ ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗ )
Exercice 12 :
On donne ⃗ ( ⃗ ⃗ ) ; calculer ⃗⃗ ⃗.
Exercice 13 :
On donne ⃗ ⃗ ⃗ ⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗.
Exercice 14 :
On donne ⃗ . /⃗ ⃗ ⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗ pour .
Exercice 15 :
On donne ⃗ ( ) ⁄
⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗ au point ( ).
Exercice 16 :
On donne ⃗ ( )⃗ ( )⃗ ⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗.
Exercice 17 :
Démontrer les relations :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ [⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( )] ⃗⃗
[⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗ )]
Exercice 18 :
Etablir les lois de compositions :
Exercice 19 :
Soit un champ de vecteurs, ⃗ ( )⃗ ( ) ⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗ à l’origine.
Exercice 20 :
Etant donné le champ de vecteurs ⃗ ( ) ⃗ , en coordonnées cylindriques ( ) , trouver
⃗⃗ ⃗ au point ( ).
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Exercice 21 :
Etant donné le champ de vecteurs ⃗ ( )⃗ ( ) ⃗ , en coordonnées cylindriques
( ), trouver ⃗⃗ ⃗ au point ( ⁄ ).
Exercice 22 :
Etant donné le champ de vecteurs ⃗ ( ) ⃗ , en coordonnées sphériques ( ) , trouver
⃗⃗ ⃗ au point ( ⁄ ).
Exercice 23 :
Soit un champ de vecteurs ⃗( ⃗ ) ⃗ [( ⃗⃗ ⃗)] où le vecteur d’onde ⃗⃗ pour composantes
. Le vecteur ⃗ (indépendant de ⃗ et ) a pour composantes . Démontrer les
relations :
( ⃗) ⃗⃗ ⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) ⃗⃗ ⃗
⃗ ⃗
Exercice 24 :
Soit un champ de scalaire ( ⃗ ) [( ⃗⃗ ⃗)] (avec les mêmes notations que l’exercice
précédent). Montrer que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗
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Dans les états stationnaires, le champ électrique est appelé champ électrostatique. Le champ
électrostatique ⃗⃗ obéit à deux lois :
⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (II.1)
et par suite,
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.2)
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.3)
( )
∯ ⃗⃗ ⃗ (II.4)
( )
Si la charge Q est répartie dans l'espace selon une densité volumique de charge , nous avons :
∭ (II.5)
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∯ ⃗⃗ ⃗ ∭ (II.6)
( )
où (S) est une surface fermée quelconque orientée vers l'extérieur et ( ) est le volume intérieur
à (S). En utilisant le théorème de Gauss-Ostrogradski, on peut écrire :
∯ ⃗⃗ ⃗ ∭ ⃗⃗ (II.7)
( )
Le théorème de Gauss étant vrai quel que soit le volume ( ), on obtient l'équation aux dérivées
partielles suivante qui constitue la forme locale du théorème de Gauss :
( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ (II.8)
Cette équation relie ⃗⃗ aux charges qui constituent les sources du champ électrostatique.
( ⃗⃗) ⃗⃗ ⃗⃗ (II.10)
II.1.3. En résumé
⃗⃗ conservatif ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ∮ ⃗⃗ ⃗⃗
( )
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[ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ] (II.11)
[⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ] (II.12)
(II.13)
Cette équation aux dérivées partielles porte le nom de équation de Poisson pour V .
(II.14)
II.2. Electrocinétique
Lorsqu'un courant électrique circule dans un conducteur, cela implique l'existence d'une force
motionnelle ⃗ agissant sur les porteurs de charge q et l'on définit le champ électromoteur ⃗⃗ par la
relation :
⃗ ⃗⃗ (II.15)
La circulation de ce champ le long d'un contour fermé orienté ( ) n'est pas conservative c'est-à-dire
qu'elle est différente de zéro. Par définition cette circulation est appelée la force électromotrice e
relative au contour considéré :
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.16)
( )
On peut bien entendu définir la f.é.m relative à un tronçon ̂ orienté, non fermé :
̂ ∫ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.17)
(̂)
Un courant électrique correspond à des charges électriques mobiles. On appelle vecteur densité de
courant ⃗, le vecteur tangent à la ligne de courant, et défini par :
⃗ ⃗ (II.18)
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En régime stationnaire, c'est-à-dire lorsque le vecteur densité de courant ⃗ est indépendant du temps,
le flux de ⃗ est conservatif ce qui se traduit par les relations intégrale et locale :
∯ ⃗ ⃗ (II.19)
( )
( ⃗) (II.20)
II.3. Magnétostatique
∯ ⃗⃗ ⃗ (II.21)
( )
En tenant compte du théorème de Gauss-Ostrogradski, on obtient la forme locale du théorème de
Gauss pour ⃗⃗ :
( ⃗⃗) ⃗⃗ ⃗⃗ (II.22)
2. Le champ magnétique créé par un courant I est donné par le théorème d'Ampère :
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.23)
( )
∬ ⃗ ⃗ (II.24)
( )
Le théorème d’Ampère s'écrit alors :
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∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗ ⃗ (II.25)
( ) ( )
On obtient :
Cette égalité étant vraie quelle que soit la surface S, on obtient la forme locale du théorème d'Ampère
qui s'écrit :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ (II.28)
⃗⃗
⃗⃗ (II.29)
II.3.3. En résumé
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Sachant que ( ⃗⃗ ) et que la divergence du rotationnel d'un champ vectoriel est nulle, on en
déduit qu'il existe un champ vectoriel ⃗ appelé potentiel vecteur tel que :
⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) (II.32)
Ce potentiel vecteur n'est pas défini de manière unique. Il faut donc imposer une condition
supplémentaire à ⃗ . Cette condition est appelée condition de jauge. La plus utilisée en
magnétostatique est la condition de jauge de Coulomb qui s'écrit :
( ⃗) (II.33)
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II.4. Exercices
Exercice 1 :
On donne ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ ( ) ; déterminer le flux traversant une surface de 1m2, perpendiculaire à
l’axe des x et à l’abscisse x = 3 m.
Exercice 2 :
On donne en coordonnées cylindriques la répartition de charges suivantes ( ).
Utiliser le théorème de Gauss pour trouver ⃗⃗.
Exercice 3 :
Exercice 4 :
Etant donné le champ excitation électrique
⃗⃗ ( ) ⁄ ( ⃗ ⃗)
Exercice 5 :
Soit :
⃗⃗ ( )⃗
Exercice 6 :
On donne le champ ⃗⃗ ⁄ ⃗⃗⃗⃗ ( ) ; évaluer les deux membres de l’égalité du théorème de
la divergence pour le volume d’un cube de 2 m de côté, centré à l’origine et dont les arrêtes sont
parallèles aux axes.
Exercice 7 :
Soit le champ d’excitation ⃗⃗ ⃗ ⃗( ) en coordonnées cylindriques, évaluer les
deux membres de l’égalité du théorème de la divergence pour le volume limité par r = 2m, z = 0m et z
= 5m.
Exercice 8 :
Soit le champ ⃗⃗ ( ⁄ )⃗ ( ) en coordonnées cylindriques, évaluer les deux membres de
l’égalité du théorème de la divergence pour le volume limité par r = 1m, r = 2m, z = 0m et z = 10m.
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Exercice 9 :
Soit le champ ⃗⃗ ( ⁄ )⃗ ( ) en coordonnées sphériques, évaluer les deux membres de
l’égalité du théorème de la divergence pour le volume délimité par r = 4m, et ⁄ .
Exercice 10 :
La région de l’espace entre deux plans conducteurs parallèles situés en x = 0 et x = d, contient une
distribution uniforme de charges électriques de densité . Les conditions aux frontières sont :
( ) et ( ) . Pour , calculer :
1. Le potentiel électrique ( ).
2. Le champ électrique ⃗⃗ .
Exercice 11 :
Soit deux plans conducteurs parallèles situés en y = 0 et y = 0.02 mm; l’origine des potentiels est prise
en y = 0.02 mm. Si ⃗⃗ ⃗ ( ) entre les conducteurs, déterminer les potentiels des
conducteurs sachant que l’on néglige les effets de bords.
Exercice 12 :
Trouver la fonction potentiel et le champ électrique dans la région comprise entre deux cylindres
circulaires droits concentriques. Le cylindre intérieur a pour rayon r = 1mm et est porté au potentiel
V = 0 V ; l’autre cylindre de rayon r = 20 mm est porté au potentiel V = 150 V. On néglige les effets
de bords.
Exercice 13 :
Deux plans d’équations respectives θ = 0 et θ = α en coordonnées cylindriques sont isolés le long de
l’axe Oz (Figure 1). On négligera les effets de bord et on supposera que :
.
1. Trouver le potentiel électrostatique entre les plans, en prenant un potentiel de 200 V pour θ =
α et l’origine des potentiels en θ = 0.
2. En déduire l’expression du champ électrique ⃗⃗ entre les plans.
z
V=0V V = 200 V
x θ
θ=0
θ=α
Figure 1
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Exercice 14 :
Soit deux cônes conducteurs identiques de même axe et opposés par le sommet, placés dans le vide.
Le demi-angle au sommet est θ1= 75°. Les sommets des deux cônes sont séparés par un isolant en z =
0 (Figure 2). Les potentiels des cônes sont respectivement V1 et V2 = 0.
1. Calculer le potentiel électrostatique V (θ) en chaque point de l’espace .
2. En déduire le champ et l’excitation électrostatique dans cette région de l’espace.
3. Sachant que sur la surface d’un conducteur en équilibre électrostatique l’excitation électrique
est :
⃗⃗ ⃗
où σ représente la densité de charge portée par la partie du cône supérieur, déterminer la charge
portée par la partie du cône supérieur caractérisée par :
( ) et .
4. En déduire la capacité entre les deux cônes.
On donne :
∫ ( ( ))
( )
⃗ ( ) ⃗
z
θ1= 75°
V = V1
Isolant V = V2 = 0
Figure 2
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Magnétostatique
Exercice 15 :
Dans un conducteur cylindrique de 2 mm de rayon, la densité de courant varie avec la distance de l’axe
d’après la relation ⃗ ⃗ . Trouver l’intensité totale du courant.
Exercice 16 :
Etant donné la densité de courant ⃗ ⃗ , trouver l’intensité de courant qui traverse la
surface d’une sphère de 0.02 m de rayon.
Exercice 17 :
Calculer le champ magnétique ⃗⃗ dans la région entourant un courant filiforme rectiligne infiniment long,
d’intensité I. En déduire le potentiel vecteur ⃗.
Exercice 18 :
Un conducteur cylindrique creux de faible épaisseur, de rayon a et de longueur infinie est parcouru par un
courant d’intensité I. Trouver ⃗⃗ en tout point, à l’aide du théorème d’Ampère.
Exercice 19 :
A l’aide du théorème d’Ampère, calculer ⃗⃗ créé par un conducteur cylindrique plein, de rayon a,
parcouru par un courant d’intensité I, uniformément réparti à travers la section droite. Déduire le vecteur
densité de courant ⃗ à partir de ⃗⃗.
Exercice 20 :
Dans un système de coordonnées cylindriques, la densité de courant est
⃗⃗⃗⃗
⃗ ,
⃗⃗
Exercice 21 :
L’excitation magnétique ⃗⃗ en tout point intérieur à un conducteur cylindrique de rayon r0 = 1 cm est
donnée par :
⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
Avec . Trouver, en utilisant 2 méthodes différentes, l’intensité totale du courant dans le
conducteur.
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Exercice 22 :
Soit dans le vide, le champ radial :
⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ ( )
Calculer le flux magnétique à travers la surface définie par ⁄ ⁄ , .
Exercice 23 :
En coordonnées cylindrique, ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ). Trouver le flux magnétique à travers la surface plane
définie par et .
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Le régime variable est caractérisé par des propriétés spécifiques liées à la dépendance des champs en
fonction du temps. Ces particularités sont :
Le phénomène de capacité : Soit un circuit alimenté par une source de tension variable en fonction
du temps et comprenant un condensateur, ce circuit est parcouru par un courant variable, bien que la
continuité électrique soit interrompue par l’espace entre les armatures du condensateur. Dans ce cas
l’intensité du courant n’est plus conservée tout au long du circuit puisqu’elle est nulle dans l’espace
entre les armatures. Le théorème d’Ampère n’est plus valable. Afin d’assurer la validité de ce dernier,
nous serons amenés à introduire le courant de déplacement.
Le phénomène de propagation : Considérons un ensemble constitué par des circuits parcourus par
des courants et par des distributions de charge variant en fonction du temps ; cet ensemble pouvant
être au repos ou en mouvement. Au voisinage de ces distributions règnent un champ électrique et un
champ magnétique. Contrairement au cas stationnaire, ces champs ne sont pas synchrones avec les
sources, c’est-à-dire qu’à un instant t donné, ces champs dépendent des valeurs des sources à un
instant antérieur qui est fonction de la distance séparant le point d’observation des sources. Nous
exprimons ce fait en disant qu’il y a propagation à vitesse finie des champs à partir des sources qui
leur donnent naissance, le retard est d’autant plus grand que le point où l’on désire connaître les
champs est éloigné des sources.
Toutefois dans le cas de régimes variant assez lentement en fonction du temps, on fait des
approximations qui permettent de négliger certains termes dans les équations de Maxwell. Cet
ensemble d’approximations est appelé l’approximation du régime quasistationnaire.
(A.R.Q.S).
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On peut induire une f.é.m dans un circuit filiforme (C) fermé en faisant varier le flux magnétique à
travers le circuit : c’est le phénomène d’induction électromagnétique. Les cas de variations du flux du
champ magnétique à travers un circuit sont :
Pour trouver de manière qualitative le sens du courant induit, on utilise la loi de Lenz qui stipule que :
Le sens du courant induit est tel que le champ magnétique qu’il crée s’oppose à la variation de flux
qui lui a donné naissance.
Puisque une f.é.m apparaît dans le circuit (C) et y fait circuler un courant ceci implique l’existence
d’un champ électromoteur agissant sur les porteurs de charge du circuit (C). Ce champ est appelé
champ électrique induit.
Pendant un temps dt, la variation du flux magnétique total à travers une surface quelconque
s’appuyant sur le circuit (C) est dϕ ; la f.é.m induite e s’exprime à l’aide de la loi de Faraday :
(III.1)
Cette loi, établie expérimentalement pour des variations relativement lentes du flux magnétique en
fonction du temps, est valable pour tout régime variable et elle sert de base à l’étude de
l’électromagnétisme classique.
Considérons un circuit (C) au repos soumis à un champ variable. Un champ électrique va prendre
naissance dans tout l’espace où existe un champ magnétique variable. Le champ électrique induit joue
un rôle de champ électromoteur et la f.é.m apparaissant dans tout le circuit (C) peut s’écrire :
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗⃗ ⃗ (III.2)
( ) ( )
où (S) est une surface orientée s’appuyant sur le contour orienté (C). En intervertissant l’ordre des
opérateurs on a :
( ⃗⃗ ⃗) ⃗⃗
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ∬ ⃗ (III.3)
( ) ( ) ( )
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car le circuit (C) étant immobile, la surface (S) l’est aussi et ⃗ est indépendant du temps. En
appliquant le théorème de Stokes nous pouvons écrire :
⃗⃗
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ∬ ⃗ (III.4)
( ) ( ) ( )
Cette égalité étant satisfaite quelle que soit (S) s’appuyant sur (C), il en résulte :
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (III.5)
Remarquons que s’il existe en plus du champ électrique induit un champ électrostatique ⃗⃗ , le champ
total ⃗⃗ est la somme du champ électrostatique ⃗⃗ et du champ électrique induit ⃗⃗ :
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (III.6)
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ [ ⃗⃗ ⃗⃗ ] ⃗⃗ ⃗⃗ (III.7)
car
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (III.7)
O ∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (III.9)
R M
( )
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Cette équation exprime le fait que l'intégrale curviligne de ⃗⃗ sur une boucle fermée est égale à fois
le courant total qui traverse une surface quelconque limitée par la boucle fermée . On peut calculer le
champ magnétique en M en utilisant successivement deux surfaces différentes S et S’ s'appuyant sur le
contour et en appliquant pour chacune d'entre elles le théorème d'Ampère sous sa forme intégrale.
- Cas de la surface S : Le courant total traversant S est bien égal au courant I et on obtient :
(III.10)
- Cas de la surface S’ : Cette surface passant entre les plaques du condensateur n’est traversée par
aucun courant puisque les charges électriques ne se déplacent pas entre les plaques du condensateur.
Si on utilise le théorème d’Ampère, on obtient :
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (III.11)
( )
Le résultat de ce calcul serait alors ⃗⃗ ⃗⃗. Ce qui est en contradiction avec le résultat obtenu avec la
surface S. Pour lever cette ambiguïté, il faut modifier le théorème d’Ampère.
Dans le condensateur, il n’y a pas de charges mobiles, donc pas de courant de conduction. Par contre
il y a un champ électrique variable durant la charge du condensateur et qui est égal à :
(III.12)
( ) ( )
(III.13)
où est le vecteur excitation électrique entre les armatures du condensateur. Entre les
armatures du condensateur, le courant ne correspond pas à un mouvement de charges électriques mais
il est lié au champ électrique variable entre les armatures du condensateur. Il est appelé courant de
déplacement et nous le noterons ID. Ainsi si on suppose que le courant entre les plaques du
condensateur est ID. Le courant total traversant la surface S’ est ID et si on utilise le théorème
d’Ampère en prenant en compte le courant de déplacement, on obtient le même résultat que celui qui
a été obtenu en utilisant la surface S.
L’introduction du courant de déplacement va permettre de généraliser aux régimes variables le
théorème d’Ampère dans lequel on devra considérer le courant total, somme du courant de conduction
correspondant à des charges électriques mobiles, et du courant de déplacement correspondant à un
champ électrique variable dans le temps.
28
N. Maghlaoui
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Le courant lié au mouvement des charges électriques sera noté dans la suite I et le courant de
déplacement qui correspond à un champ électrique variable sera noté ID. On appelle le courant total IT
= I + ID. A ces courants on associe respectivement :
- le vecteur densité de courant lié au mouvement des charges électriques ⃗,
- le vecteur densité de courant de déplacement ⃗ défini par
⃗⃗ ⃗⃗
⃗ (III.14)
⃗ ⃗ ⃗ (III.15)
⃗⃗
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗ ⃗ ∬ ( ⃗ ) ⃗ (III.17)
( ) ( ) ( )
Considérons une surface fermée (S) entourant un volume ( ) ; si est la densité volumique de charge
électrique et q la charge électrique totale du volume ( ) à l’instant t, on a
∭ (III.18)
( )
Pendant l’intervalle de temps dt la variation de la charge totale est dq, et le taux de variation de charge
s’écrit :
(∭ ) (III.19)
( )
Mais ∯( ) ⃗ ⃗ représente la charge totale sortant de la surface (S) par unité de temps,
29
N. Maghlaoui
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∯⃗ ⃗ (III.20)
( )
et
(∭ ) ∯⃗ ⃗ (III.21)
( ) ( )
En changeant l’ordre des opérations par rapport à l’espace et par rapport au temps, on a :
∭ ∯⃗ ⃗ (III.22)
( ) ( )
∯⃗ ⃗ ∭ ⃗⃗ ⃗ (III.23)
( ) ( )
donc
∭( ⃗⃗ ⃗) (III.24)
( )
Cette relation doit être vérifiée quel que soit le volume ( ), il faut donc que l’on ait :
⃗⃗ ⃗ (III.25)
Cette équation dite de continuité traduit la conservation de la charge électrique et montre que le flux
du vecteur densité de courant n’est plus conservatif comme dans le cas des états stationnaires.
On peut vérifier que le théorème d’Ampère qui est valable uniquement dans le cas des régimes
stationnaires ne peut plus être utilisé dans le cas des régimes variables car il serait en contradiction
avec la relation de continuité qui exprime un principe fondamental de la physique (Principe de
conservation de la charge électrique). Par contre le théorème d’Ampère-Maxwell qui prend en compte
le courant de déplacement satisfait pleinement la relation de continuité.
30
N. Maghlaoui
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Nous avons pu remarquer que l’étude du régime variable nous a amenés à modifier deux équations
fondamentales des régimes statiques :
Régime
Régime variabale
statique
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗
Selon les hypothèses de Maxwell les deux autres équations caractéristiques des régimes statiques sont
encore valables pour les régimes variables :
Ces quatre équations aux dérivées partielles sont appelées les équations de Maxwell. Elles constituent
les équations fondamentales de l’électromagnétisme.
Pour établir l’équation relative au champ électrique ⃗⃗ , il faut éliminer le champ magnétique ⃗⃗. Pour
cela, calculons le rotationnel de chacun des membres de la loi de Faraday :
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ( ) (III.26)
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (⃗⃗ ⃗⃗) ( ⃗ ) (III.27)
Sachant que
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗( ⃗⃗ ⃗⃗ ) ⃗⃗ (III.28)
où est le laplacien vectoriel, on obtient l’équation aux dérivées partielles suivante :
⃗ ⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗( ⃗⃗ ⃗⃗ ) (III.29)
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Comme :
⃗⃗ ⃗⃗ (III.30)
⃗⃗( ⃗⃗ ⃗⃗ ) ⃗⃗ ( ) (III.31)
on obtient finalement :
⃗⃗ ⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ( ) (III.32)
Pour établir l’équation aux dérivées partielles pour le champ magnétique ⃗⃗, calculons le rotationnel
de chacun des membres du théorème d’Ampère-Maxwell :
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗( ⃗⃗ ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ ( ⃗ ) (III. 33)
mais
⃗⃗ ⃗⃗ (III. 34)
or
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (III. 36)
Donc
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ (III. 37)
ou encore
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ (III. 38)
32
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⃗
⃗⃗ ⃗⃗ [⃗⃗ ⃗] ⃗⃗ * + (III. 40)
soit :
⃗ ⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ * + ⃗⃗ * ⃗⃗ + ⃗⃗ (III. 41)
Sachant que le rotationnel du gradient d’un champ scalaire est nul, on peut déduire du résultat de
l’équation précédente qu’il existe un champ scalaire U appelé potentiel scalaire tel que :
⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (III. 42)
et l’on a :
⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (III. 43)
Si l’on remplace le potentiel scalaire et le potentiel vecteur ⃗ respectivement par les potentiel et
⃗ définis par :
⃗ ⃗ ⃗ ⃗⃗
on peut montrer que :
⃗
⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ( ) (⃗ ⃗⃗ )
⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
et que
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ( ⃗ ⃗⃗ )
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗
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jauge nous laisse libre du choix de la relation liant le potentiel scalaire et le potentiel vecteur. Cette
relation est appelée la condition de jauge.
⃗
Sachant que ⃗⃗ ⃗⃗ , le théorème de Gauss ⃗⃗ ⃗⃗ s’écrit,
⃗
⃗⃗ * ⃗⃗ + (III. 44)
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ (III. 46)
⃗
où ⃗⃗ ⃗⃗ et ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗.
En utilisant l’identité :
⃗
⃗ ⃗⃗( ⃗⃗ ⃗) *⃗⃗ ( ) + ⃗ ⃗⃗ (III. 48)
soit
⃗
⃗ ⃗⃗ [⃗⃗ ⃗ ] ⃗ ⃗⃗ (III. 49)
Nous obtenons ainsi, pour les potentiels ⃗ et , deux équations que l’on peut écrire sous la forme
⃗
⃗ ⃗⃗ [⃗⃗ ⃗ ] ⃗
(III. 50)
[⃗⃗ ⃗ ]
⃗⃗ ⃗ (III. 51)
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N. Maghlaoui
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⃗
⃗ ⃗
(III. 52)
Notons que la condition de jauge de Lorenz est compatible avec l’invariance de jauge.
⃗⃗ ⃗ (III. 53)
s’écrit
⃗⃗ ⃗ (III. 54)
Il suffit pour qu’elle soit vérifiée que satisfasse l’équation aux dérivées partielles :
(III. 55)
Soit un conducteur électrique se déplaçant avec une vitesse ⃗ dans une région de l’espace où règne un
champ magnétique ⃗⃗, on définit le champ électromoteur par la relation :
⃗
⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ (III. 56)
Le champ électromoteur rend compte de l’apparition d’un courant induit dans les cas :
- d’un circuit fixe placé dans un champ magnétique variable,
- d’un circuit mobile dans un champ magnétique.
⃗⃗ Em
∮ ⃗⃗ (III. 57)
C dℓ
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Dans le cas d’un circuit filiforme fermé conducteur C, mobile dans un champ magnétique variable
dans le temps. La f.é.m induite est donnée par :
⃗
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∮ ( ⃗ ⃗⃗) ⃗⃗ (III. 58)
⃗
∮ ⃗⃗ (III. 59)
III.8.1. Introduction
Les propriétés spécifiques liées à la dépendance des champs en fonction du temps sont :
- le phénomène d’induction,
- le phénomène de capacité,
- le phénomènes de propagation.
Pourtant dans le cas de régimes variant assez lentement en fonction du temps, on fait des
approximations qui permettent de négliger certains termes dans les équations de Maxwell. Cet
ensemble d’approximations est appelé l’approximation du régime quasistationnaire (A.R.Q.S).
On tient toujours compte des effets d’induction quelle que soit la vitesse de variation du champ.
Cet effet est lié aux circuits ouverts alimentés par une source de tension variable et parcourus par un
courant variable bien que ces circuits électriques ne soient pas fermés.
C’est le cas particulier des condensateurs où pour assurer la continuité du courant électrique, nous
avons introduit la notion de courant de déplacement. Dans l’approximation du régime quasi-
stationnaire, on suppose que les effets des champs magnétiques sont négligeables entre les armatures
de ces condensateurs.
36
N. Maghlaoui
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Si les dimensions des circuits électriques étudiés sont suffisamment petites on pourra considérer que
dans un circuit fermé le courant électrique est le même en chaque point d’un circuit fermé. Dans ce
cas le vecteur densité de courant ⃗ est sensiblement le même en tout point du circuit :
⃗ ⃗ ⃗ ⃗ (III. 61)
il s’en suit que :
⃗⃗ ⃗ (III. 62)
⃗⃗
Théorème de Maxwell-Faraday ⃗⃗ ⃗⃗ ∮ ⃗⃗ ⃗ ∬ ⃗⃗ ⃗
( ) ( )
Théorème d’Ampère-Maxwell ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ∮ ⃗⃗ ⃗ ∬⃗ ⃗
( ) ( )
avec : ⃗⃗ ⃗ .
37
N. Maghlaoui
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III.9. Exercices
Exercice 2 :
Dans une région donnée le vecteur densité de courant est donné en coordonnées sphériques, par :
⁄
⃗ ⃗
1. Calculer le courant total qui traverse une surface sphérique de rayon r = a, à l’instant .
2. Calculer la densité volumique de charges électriques .
Exercice 3 :
Un condensateur plan est formé d'un ensemble de deux disques conducteurs, de même rayon R,
parallèles, de même axe Oz, distants de et séparés par du vide (Figure 1). On applique, dans
l'espace situé entre les deux disques, un champ électrique uniforme qui, dans un système de
coordonnées cylindriques( ), s’exprime par ⃗⃗ ⃗ . On suppose qu’aucun des champs
étudiés dans la suite ne dépend ni de z ni de .
r
dr
h ez
E1
eθ
er
Figure 1
1. Calculer le vecteur densité de courant de déplacement dans le condensateur. Montrer qu’il existe
dans cet espace un champ magnétique ⃗⃗ créé par ⃗⃗ .
2. A l'intérieur du condensateur le champ magnétique créé par le champ électrique, s'écrit
⃗⃗ ⃗ . En utilisant le théorème d’Ampère sous sa forme intégrale, et en utilisant l'écriture
complexe, exprimer en fonction et .
38
N. Maghlaoui
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3. Le champ magnétique ⃗⃗ , crée lui-même un champ électrique noté ⃗⃗ . On suppose que le champ
électrique ⃗⃗ est dirigé selon ⃗ . On considère un rectangle parallèle à l'axe des z et dont les côtés
parallèles à z sont respectivement aux positions r et r + dr tel que .
(a) Calculer le flux de ⃗⃗ à travers la surface de ce rectangle.
(b) Montrer que la circulation de ⃗⃗ sur ce rectangle s'écrit :
∮ ⃗⃗ ⃗⃗
Induction électromagnétique
Exercice 4 :
On considère une boucle conductrice circulaire de rayon a = 0.10 m, située dans le plan z = 0 et
fermée sur une résistance . Elle est placée dans un champ magnétique
⃗⃗ ( ) ⃗ ( ). Déterminer le courant qui traverse le circuit.
Exercice 5 :
Une boucle conductrice, circulaire de rayon a, relie les deux bornes d'une résistance . Ce
circuit fermé est placé dans une région de l'espace où règne un champ magnétique uniforme
⁄
(Figure 2). En négligeant le champ magnétique créé par le courant induit, calculer le
potentiel électrique V (t) qui apparaît aux bornes de la résistance R. Représenter graphiquement les
variations de V (t) en fonction du temps.
B
39
aa N. Maghlaoui
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Figure 2
Exercice 6 :
Une spire conductrice circulaire, plane, de section S, tourne autour d'un axe de symétrie , contenu
dans le plan de la spire, à une vitesse angulaire constante, dans une région où règne un champ
magnétique ⃗⃗
constant perpendiculaire à .
Exercice 7 :
40
N. Maghlaoui
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Exercice 8 :
O
a x
Figure 4
Exercice 9 :
Un cadre de forme rectangulaire, constitué d’un fil conducteur (a × 2b) est au voisinage d’un fil
conducteur de longueur infinie, parcouru par un courant I constant. Le fil et le cadre sont dans le
même plan vertical. Le cadre se déplace avec une vitesse constante ⃗ ⃗ (Figure 5). A l’instant
initial la distance entre l’axe du cadre et le fil est r = 2b. Calculer la force électromotrice induite e(t)
dans le circuit constitué par le cadre.
2b
I
ez
a
v
eθ
er
r
Figure 5
41
N. Maghlaoui
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Exercice 10 :
Comme le montre la figure (Figure 6), une boucle circulaire conductrictrice de rayon a tourne autour
de l’axe des x à la vitesse angulaire ω, à l’instant t = 0, la boucle est dans le plan xy. Elle est placée
dans un champ magnétique uniforme qui varie dans le temps, ⃗⃗ ( ) ⃗ . Trouver la force
électromotrice induite dans la boucle.
z z
en
ωt
B
ω v
ω y y
P
ωt
x x
Figure 6
Dans le vide et en absence de courant de conduction, le champ magnétique est donné par :
⃗⃗ ( ) ( )⃗ ( )
Calculer :
1. Le vecteur densité de courant de déplacement.
2. Le vecteur excitation électrique ⃗⃗.
3. La densité volumique de charges électriques.
Exercice 12 :
42
N. Maghlaoui
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Exercice 13 :
Un petit conducteur solide de rayon a, supporté par des disques isolants et non magnétiques, est placé
sur l'axe d'un tube de faible épaisseur et de rayon interne b. Le conducteur intérieur et le conducteur
extérieur sont parcourus par le même courant i dirigé dans des sens opposés selon leur génératrice.
1. Utiliser le théorème d'Ampère-Maxwell pour calculer les champs magnétiques ⃗⃗ et ⃗⃗ en un point
quelconque de l'espace séparant les conducteurs.
2. Ecrire l'expression du flux du champ magnétique à travers une bande étroite de longueur
parallèle à l'axe, de largeur dr située à une distance r de l'axe et se trouvant dans un plan contenant
l'axe.
3. Intégrer l'expression de la question précédente sur la distance séparant les deux conducteurs et en
déduire le flux total produit par le courant i dans le circuit.
4. Montrer que le coefficient d'auto-inductance L est :
( )
5. Utiliser l’équation :
pour calculer l’énergie emmagasinée par le champ magnétique dans une longueur du câble.
6. Sachant que l'expression de la densité d'énergie magnétique est :
Exercice 14 :
43
N. Maghlaoui
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⃗⃗ (IV.1)
⃗⃗ (IV.2)
⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗⃗ ) (IV.3)
⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗⃗ ) (IV.4)
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (IV.5)
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (IV.6)
(IV.7)
√
⃗⃗ ( ⃗ ) ⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗) (IV.8)
où ⃗⃗ est le vecteur d'onde donnant la direction de propagation de l'onde plane.
44
N. Maghlaoui
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( ) ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.10)
L'onde plane progressive sinusoïdale constitue une solution particulière de l'équation d'onde
seulement si la relation suivante, dite relation de dispersion, est satisfaite :
(IV.11)
L'onde plane progressive sinusoïdale doit également satisfaire le théorème de Gauss. En absence de
charges électriques :
( ⃗⃗ ) (IV.12)
( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.13)
Soit encore ⃗⃗ ⃗⃗ ; ce qui revient à dire que le champ électrique ⃗⃗ est perpendiculaire à la direction
de propagation donnée par le vecteur d'onde ⃗⃗ . Le champ électrique est dit transversal.
⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗⃗ ) (IV.14)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.15)
D'où
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.16)
- La direction du champ magnétique est telle que le trièdre ( ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗) est un trièdre direct.
- En tenant compte de la relation de dispersion, , le module du champ magnétique est :
‖ ⃗⃗ ‖
‖ ⃗⃗ ‖
Cet ensemble de propriétés permet de définir la structure de l'onde plane progressive harmonique
(Figure ci-dessous).
ω n 2π n
k= k n = =
x V λ
E
M u k
n
r
O v
z
B
y
IV.3. Polarisation
IV.3.1. Onde de polarisation rectiligne
Une onde électromagnétique plane est dite de polarisation rectiligne si le champ ⃗⃗ garde une direction
constante (polarisation rectiligne). Dans le cas d’une variation sinusoïdale en fonction du temps il
s’écrit en notation réelle :
⃗⃗ ( ⃗ ) ⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗) (IV.18)
où
⃗⃗ vecteur constant.
pulsation de la fonction sinusoïdale.
⃗⃗ vecteur d’onde perpendiculaire au plan d’onde avec ⁄ .
⃗⃗ ⃗ phase instantanée ou plus simplement phase de la grandeur variable.
⁄√ vitesse de propagation dans le vide
Les vecteurs forment toujours un trièdre direct et
⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗ (IV.19)
Pour préciser cette onde, supposons qu’elle se propage suivant z’z d’où
⃗⃗ ⃗⃗ ( ) (IV.20)
46
N. Maghlaoui
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ou une fréquence
(IV.22)
(f est en Hertz).
(IV.23)
est appelée la longueur d’onde dans le vide). On peut remarquer que la longueur d’onde est égale
à la distance parcourue par l’onde pendant une période.
Dans le paragraphe précédent, nous avons supposé que le champ ⃗⃗ (donc ⃗⃗ également) gardait une
direction constante. Dans le cas général, il n’en est pas toujours ainsi et les composantes du champ
peuvent se mettre sous la forme :
(IV.24)
( )
( ) (IV.25)
Etudions le comportement du champ ⃗⃗ dans le plan z = 0. Les résultats obtenus se retrouvent avec un
décalage temporel dans tout plan z = cte. Les composantes du champ s’écrivent :
(IV.26)
( )
( ) (IV.27)
(IV.28)
et si l’on prend pour origine des temps un instant où Ex passe par sa valeur maximale on a :
( ) (IV.29)
( ) (IV.30)
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N. Maghlaoui
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avec : .
On peut déjà dire que l’extrémité du vecteur décrit une courbe inscrite dans un rectangle de côtés 2E0x
et 2E0y. D’autre part en développant l’expression de et en éliminant le temps il vient :
( ) ( ) ( ) ( ) (IV.31)
(IV.32)
( ) √ ( ) ( )
(IV.33)
* ( )+ * ( ) + ( )
(IV.34)
( ) ( ) ( ) ( )
Pour quelconque, cette équation est celle d’une ellipse : on dit que l’onde a une polarisation
elliptique ; pour = (m = 0, 1, 2, . . . ) l’ellipse dégénère en une droite et l’onde est dite à
polarisation rectiligne. Enfin si E0x = E0y et si ( ) ⁄ l’onde est dite à polarisation
circulaire.
Nous admettrons que les densités d’énergie électrique et magnétique calculées en régime stationnaire
sont toujours valables en régime variable ; la densité d’énergie électromagnétique en un point
quelconque du milieu parcouru par une onde électromagnétique est donc à chaque instant :
.
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N. Maghlaoui
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(IV.35)
( )
Considérons dans le milieu, un volume limité par une surface (S). L’énergie électromagnétique qu’il
contient est à chaque instant :
(IV.36)
∭
( )
(IV.37)
∭
( )
On a :
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗ ( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ( ) (IV.38)
donc
⃗⃗ ⃗⃗ (IV.39)
⃗⃗ *⃗⃗ ( )+ ⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.40)
⃗⃗ * ⃗⃗ + ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ( )
donc
⃗⃗ (IV.41)
⃗⃗ * ⃗⃗ +
et
⃗⃗ (IV.42)
∭ ⃗⃗ * ⃗⃗ +
( )
49
N. Maghlaoui
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⃗⃗ (IV.43)
∭ ⃗⃗ * ⃗⃗ +
( )
Elle représente la puissance électromagnétique qui sort du volume ( ), c’est à dire la puissance
moyenne p rayonnée par ce volume.
⃗⃗ (IV.44)
∭ ⃗⃗ * ⃗⃗ +
( )
⃗⃗ (IV.45)
∬ * ⃗⃗ + ⃗ ∬ ⃗⃗ ⃗
( ) ( )
Le vecteur
⃗⃗ (IV.46)
⃗⃗ ⃗⃗
est appelé le vecteur de Poynting. Sa direction donne en chaque point, la direction d’écoulement de
l’énergie et son flux à travers une surface est égal à la puissance électromagnétique instantanée
rayonnée par cette surface. Les courbes tangentes en chaque point au vecteur de Poynting peuvent être
considérées comme des trajectoires de l’énergie ; on les appelle les rayons électromagnétiques.
Puisque ( ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗) forment un trièdre trirectangle direct le vecteur ⃗⃗ a même direction et sens que ⃗⃗
c’est à dire que l’énergie s’écoule dans le sens de propagation (ce résultat n’est pas général ; en effet
dans un milieu anisotrope par exemple ⃗⃗ et ⃗⃗ ne sont pas colinéaires).
La puissance instantanée pu traversant une surface unitaire (S) perpendiculaire à la direction de
propagation est
(IV.47)
∬ ⃗⃗ ⃗ ∬‖ ⃗⃗‖ ‖ ⃗⃗‖ ∬ ‖ ⃗⃗ ‖
( ) ( ) ( )
La puissance moyenne traversant (S) est alors
⃗⃗ (IV.48)
〈 〉 ∫ ∫‖ ⃗⃗‖ ∫ ‖ ⃗⃗ ‖
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or ⃗⃗ ⃗⃗ , et ‖ ⃗⃗‖ √ ‖ ⃗⃗ ‖, d’où
(IV.49)
〈 〉 ∫ √
⃗⃗ ( ⃗ ) ⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗) (IV.50)
⃗⃗ ⃗) (IV.51)
〈 〉 ∫√ (
〈 〉 (IV.52)
√
(IV.53)
〈 〉
Le flux d’énergie traversant par unité de temps l’unité de surface perpendiculaire à la direction de
propagation est une constante dépendant du milieu et proportionnelle au carré de la valeur efficace du
champ électrique.
51
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IV.5. Exercices
Généralités sur les ondes
1. ( ) 0 . /1
2. ( ) 0 . /1
3. ( ) , ( )-
Exercice 2 : Le champ électrique d’une onde électromagnétique se propageant dans le vide est
donnée par :
⃗⃗ 0 . /1 ⃗
1. Quelle est la direction de polarisation ? Quelle est la direction de propagation ? Quelle est la
nature de l’onde (longitudinale ou transversale) ? Expliquer pourquoi on peut dire que cette onde est
plane. Quelle est l’amplitude de cette onde ? Quel terme correspond à la pulsation ? Quel terme
correspond à la vitesse de propagation ?
2. Donner l’expression de la longueur d’onde . Quels sont les abscisses des points où l’onde est
déphasée de ⁄ par rapport à l’origine (x = 0) ? Exprimer la distance de ces points par rapport à
l’origine en fonction de la longueur d’onde .
3. Quelle différence de phase existe-t-il entre deux points distants de ⁄ ?
4. Calculer le champ magnétique ⃗⃗. Exprimer le déphasage de ⃗⃗ par rapport à ⃗⃗ .
5. On superpose à cette onde, une deuxième onde progressive de même amplitude, de même
pulsation et se propageant dans le même sens mais déphasée de par rapport à la première. Donner
l’expression de l’onde résultante (amplitude et phase en fonction de et ). Que devient l’onde
résultante lorsque ?
6. On superpose à l’onde initiale définie au début de l’exercice, une deuxième onde progressive de
même amplitude, de même pulsation mais se propageant dans le sens opposé.
52
N. Maghlaoui
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a. Préciser
- le sens et la vitesse de propagation,
- La direction de vibration de ⃗⃗ .
b. Déterminer ⃗⃗.
5. On considère une onde plane électromagnétique suivante :
⃗⃗ ( ) ( ) ⃗ ( ) ⃗
b. Préciser
- le sens et la vitesse de propagation,
- La nature de la polarisation de ⃗⃗ .
c. Déterminer ⃗⃗.
Exercice 4 :
Soit une onde électromagnétique plane et progressive, de pulsation se propageant dans le vide. Le
champ magnétique ⃗⃗ est défini par ses composantes, par rapport à un repère orthonormé Oxyz :
( ) ( )
1. A l’aide des équations de Maxwell, calculer les composantes du champ électrique ⃗⃗ en fonction
de .
2. Calculer les composantes du vecteur de Poynting ⃗⃗.
53
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3. Quelle est la puissance moyenne rayonnée à travers une surface S perpendiculaire à la direction de
propagation.
Exercice 5 :
Exercice 6 :
Exercice 7 :
Un laser en continu émet en permanence 100W dans un faisceau de 0.25 cm2 de section. Quelle est
l’amplitude du champ électrique associé aux ondes planes que transporte le faisceau ?
Exercice 8 :
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Exercice 9 :
Une onde électromagnétique plane, sinusoïdale se propage dans le vide. Son champ électrique est
porté par l’axe Oy d’un repère Oxyz, tel que :
⃗⃗ ,( )- ⃗
Exercice 10 :
a
Direction
α De propagation
x
1. Sachant que le trièdre Oxyz est orthonormé, établir les expressions décrivant les variations, en
fonction du temps et de la position, des champs électrique et magnétique et du vecteur de Poynting.
2. Dans le plan xOz, on dispose un cadre carré de côté a = 1 cm. calculer la puissance
électromagnétique moyenne qui passe à travers ce cadre.
55
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Exercice 11 :
On considère une onde électromagnétique plane à polarisation rectiligne se propageant dans l’espace
vide rapporté au repère orthonormé Oxyz. Le champ électrique ⃗⃗ a pour composantes
( ) ,( )-
On place dans le plan xOy, une spire conductrice carrée OPMN de côté L, telle que ( ),
( ), ( ).
N M
O P x
1. Calculer les composantes de l’induction ⃗⃗. En déduire celles du vecteur de Poynting ⃗⃗ ainsi que
sa valeur moyenne 〈 ⃗⃗〉.
2. Calculer le flux de ⃗⃗ à travers la spire. En déduire la f.é.m induite aux bornes de cette spire.
3. Retrouver ce résultat en calculant la circulation du champ électrique le long du périmètre OPMN
de la spire.
4. Expliquer pourquoi les deux méthodes donnent le même résultat.
Exercice 12 :
Exercice 13 :
Soit deux ondes électromagnétiques, de même pulsation , dont les champs électriques ⃗⃗ et ⃗⃗ , de
même amplitude , sont portés par le même axe x’Ox. La première onde se propage dans la direction
⃗⃗⃗⃗⃗⃗, l’autre dans la direction opposée.
1. Donner l’expression de ⃗⃗ et ⃗⃗ .
2. Donner l’expression du champ ⃗⃗ résultant.
3. En déduire l’expression du champ magnétique résultant ⃗⃗ .
4. Calculer la valeur moyenne du module du vecteur de Poynting.
Exercice 14 :
L’espace étant rapporté au repère orthonormé Oxyz, on désigne par ⃗ et ⃗ , les vecteurs unitaires
respectifs des axes Ox et Oy. Soient deux ondes électromagnétiques planes se propageant dans le vide
et dont les vecteurs champs électriques associées aux ondes 1 et 2 sont respectivement :
⃗⃗ ,( )- ⃗
⃗⃗ ,( )- ⃗
1. On demande :
a. Les vecteurs d’onde ⃗⃗ de l’onde 1 et ⃗⃗ de l’onde 2.
b. La direction de propagation de chacune d’elles.
c. la polarisation (longitudinale ou transversale) de chacune d’elles.
d. Les champs ⃗⃗ et ⃗⃗ associés à ⃗⃗ et ⃗⃗ respectivement.
2. Calculer le champ électrique ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ de l’onde résultante et l’écrire en notation réelle sous la
forme :
⃗⃗ ⃗⃗( ) , ( )-
Exercice 15 :
L’espace étant rapporté au repère orthonormé Oxyz, on désigne par ⃗ et ⃗ , les vecteurs unitaires
respectifs des axes Ox et Oy. Soient deux ondes électromagnétiques planes se propageant dans le vide
et dont le vecteur excitation du champ magnétique résultant est donné par :
⃗⃗ ( ) ⃗ ( ) ⃗
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Exercice 16 :
58
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Lorsqu’un plasma est soumis à une onde électromagnétique ( ⃗⃗ ⃗⃗) , les particules de masse mp portant
une charge qp ont comme équation de mouvement :
⃗
⃗⃗ (V.5)
Avec une onde caractérisée par une fonction de propagation à une dimension ( ), on peut
supposer une même forme pour la vitesse de la charge. La relation entre la vitesse et le champ
électrique est donc :
⃗ ⃗⃗ (V.6)
De plus la densité de courant de conduction est donnée par (loi d’Ohm microscopique):
⃗ ⃗ ⃗⃗ (V.7)
Où :
(V.8)
Cette conductivité est un imaginaire pur, ce qui indique que la vitesse des charges est toujours
déphasée de par rapport au champ électrique.
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(V.9)
Avec :
(V.10)
√
Et :
√ (V.11)
Cette pulsation appelée pulsation de coupure ou pulsation de plasma sépare le domaine fréquentiel en
deux régions :
√ (V.12)
Il n y a donc pas de propagation d’onde pour ces fréquences, l’onde est évanescente.
√ (V.13)
(V.14)
√
(V.15)
√
(V.16)
√
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√ (V.17)
(V.18)
√
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V.5. Exercices
Exercice 1 :
Un gaz ionisé est un ensemble de N ions (charge +qe, masse M) et N électrons (charge −qe, masse me)
par unité de volume (faible densité). On négligera les interactions entre particules et on suppose que le
mouvement des ions et des électrons est seulement déterminé par le champ électrique ⃗⃗ associé à
l’onde électromagnétique.
1. Donner les équations de mouvement des ions et des électrons sous l’action d’une onde
monochromatique. En déduire la densité de courant ⃗ et la conductivité ζ du milieu.
Exercice 2 :
1. Une onde électromagnétique se propage dans un milieu isolant, homogène et isotrope. Donner
l’expression de la force qui s’exerce sur un électron de charge −e et de vitesse ⃗ Montrer que le
terme dû au champ magnétique est négligeable vis-à-vis de celui dû au champ électrique. Dans la
suite, on considèrera que la force se réduit au seul terme dû au champ électrique.
2. On considère un plasma, gaz sous faible pression et totalement ionisé ; les actions sur une
particule dues aux autres particules s’annulent en moyenne, de sorte qu’un électron peut être
considéré comme libre ; il n’y a aucune force de frottement ou d’amortissement.
a. Écrire l’équation différentielle du mouvement d’un électron (masse me) dans un champ
électrique ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ , la position de l’électron sera définie par son déplacement.
62
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d. Étudier les variations de n avec ω. Envisager les cas où ω > ωp et donner la signification de ωp ou
de fp = ωp /2π. Connaît-on un milieu naturel dans lequel la propagation des ondes électromagnétiques
donne lieu aux phénomènes étudiés ici ?
Application numérique : calculer le nombre N d’électrons libres par mètre cube dans un plasma pour
lequel fp = 20 MHz. Préciser les longueurs d’onde des ondes pouvant se propager dans ce milieu.
3. On considère maintenant un gaz formé de molécules non polaires. On admet que tout se passe
comme si certains électrons avaient une position d’équilibre et étaient rappelés vers elle par une force
: ⃗ ⃗.
On néglige tout frottement ou amortissement.
a. Écrire l’équation différentielle du mouvement d’un tel électron sous l’action d’un champ
électrique ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ .
b. Considérer la solution correspondant aux oscillations forcées et donner l’expression de ⃗ en
fonction du temps t.
c. En admettant que le milieu contient N électrons par unité de volume vibrant ainsi, calculer le
vecteur polarisation ⃗⃗ et en déduire l’indice n.
d. Tracer la courbe représentant les variations de n2 avec la pulsation ω. Discuter les résultats suivant
les différentes valeurs de ω.
e. On considère le cas ω ≈ ω0 , quelle force supplémentaire faut-il prendre en compte si l’on veut
que le modèle reste « réaliste » ?
Exercice 3 :
L’équation du mouvement d’un électron libre dans l’ionosphère soumise aux champs électrique ⃗⃗ et
magnétique ⃗⃗ d’une onde sinusoïdale s’écrit :
⃗
[ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗] ⃗
1. Commenter les différents termes de cette équation. Quel terme peut-on y négliger si le milieu est
suffisamment peu dense ? Justifier que l’on peut négliger le terme en ⃗ ⃗⃗ devant celui en ⃗⃗ .
2. L’ionosphère est un plasma qui contient N électrons par unité de volume et autant d’ions. Justifier
que les ions ne contribuent pratiquement pas à la densité de courant et en déduire, en régime
sinusoïdal, l’expression de la conductivité ζ.
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Application numérique : Sachant que la densité des électrons par mètre cube est de l’ordre de
dans l’ionosphère, calculer (la pulsation du plasma) ainsi que la fréquence
correspondante.
Exercice 4 :
Une onde progressive harmonique se propage selon Oz dans un plasma dilué idéal composé
d’électrons et d’ions de charges –e et +e en densité volumique égales à N. On fera l’approximation
que seuls les électrons sont libres de se déplacer et on négligera les interactions entre les charges.
Le milieu est soumis à un champ magnétique extérieur uniforme ⃗⃗ ⃗ .
On étudie la propagation d’une onde plane progressive harmonique (OPPH) de pulsation selon Oz.
On pose :
et
4. Commenter les différents termes de cette équation. Justifier que l’on peut négliger le terme en
⃗ ⃗⃗ devant celui en ⃗⃗ .
5. Etablir les équations reliant les composantes complexes du vecteur densité volumique de courant
⃗( ) à celles ( ) du champ électrique ⃗⃗ (faire intervenir et ).
6. On envisage une onde plane polarisée rectilignement selon x. A quelle relation de dispersion
correspond-t-elle ? commenter le résultat obtenu et montrer l’existence d’une pulsation de coupure.
64
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Exercice 5 :
Le milieu interstellaire est un plasma extrêmement raréfié constitué de ne électrons par unité de
volume
et de divers ions et molécules.
On considère une onde électromagnétique qui se propage dans ce milieu et donnée en notation
complexe
Par :
⃗⃗ ( )
⃗ ⃗⃗ ( )
⃗ ( )
⃗ ⃗⃗ ( )
Où est un nombre complexe que l’on exprimera en fonction de , , et .
( )
⃗( ) ⃗ ( )
Où est une constante complexe.
On utilisera dans la suite l’équation suivante :
⃗
⃗⃗ ( )
Cette équation est l’équation du mouvement d’un électron (masse m, charge −e) soumis à la force
électrique ⃗ ⃗⃗ . On a écrit, pour l’accélération de l’électron :
⃗ ⃗ ⃗ ⃗ ⃗ ⃗
( )
Ce qui est exact pour le champ de vitesse (6)
a. En réalité, l’électron subit également une force magnétique ⃗ due au champ ⃗⃗ de l’onde. Quelle
est l’expression de ⃗ ?
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b. Quelle condition la constante doit-elle satisfaire pour que la force magnétique ⃗ soit
négligeable par rapport à la force électrique ⃗ ?
c. En utilisant l’équation (7), déterminer en fonction de , , et .
5. La densité de courant est due au mouvement des électrons :
⃗ ⃗ ( )
a. Justifier cette affirmation : on expliquera l’équation (9) et pourquoi on peut négliger les courants
dus aux ions.
b. En utilisant l’équation (9), exprimer ⃗ en fonction de , , , et ⃗⃗ .
( )
et exprimer la valeur de en fonction de , , et .
b. Que pouvez vous dire de l’onde pour ?
Application numérique : On mesure . Calculer .
66
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⃗⃗ ( ) ⃗⃗ ( )
⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ( )
⃗⃗ (VI.5)
⃗⃗ ⃗⃗
(VI.6)
( )
en
Milieu 1 Milieu
2 2
Figure VI.1
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Considérons deux milieux séparés par une interface portant les densités superficielles de charge et
de courant ⃗ . ⃗ représente le vecteur unitaire normale à la surface orienté du milieu 1 vers le milieu
2 (Figure 1).
(VI.7)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗
(VI.8)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
(VI.9)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
(VI.10)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗
E E =0
js ex
H H=0 ey
k ez
O
z
Figure VI.2
68
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Supposons que le milieu 2 est un conducteur parfait (conductivité infinie). Une onde
électromagnétique plane, harmonique dont le champ électrique est polarisé suivant Ox se propageant
dans le vide arrive en incidence normale sur la surface de séparation (Figure 2). Des considérations
énergétiques montrent qu’il n y a pas de champ électromagnétique transmis et que les seuls courants
pouvant être induits par cette onde sont sur la surface du métal.
⃗⃗⃗⃗ ( )
⃗⃗⃗⃗
(VI.11)
,
⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗ ⃗) (VI.12)
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ (
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (VI.13)
( )⃗ ⃗⃗ (VI.14)
( ⃗⃗ ⃗) ⃗⃗
. /⃗ (VI.15)
⃗⃗ ⃗
Soit
(VI.16)
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⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ ( )
⃗ (VI.17)
⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
⃗ (VI.18)
Les discontinuités des champs ⃗⃗ et ⃗⃗ permettent de déterminer les densités superficielles de charge
et de courant ⃗ sur le conducteur.
A l’incidence normale, ⃗⃗ ne subit aucune discontinuité ⃗⃗ ⃗⃗ dans le vide et, par conséquent,
en , à la surface du conducteur parfait.
Par contre l’équation ( 10), toujours en z = 0 donne :
⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗ (VI.20)
Comme ⃗ ⃗ , alors :
⃗ ⃗ (VI.21)
Le champ magnétique engendré au voisinage de l’interface par ⃗ n’est autre que le champ réfléchi
⃗ , du coté du vide, et par symétrie ⃗ du coté du conducteur.
Le champ crée par la distribution superficielle de courant se superpose à celui de l’onde incidente.
Ainsi, à l’intérieur du conducteur la résultante du champ incident et du champ crée par
⃗ est bien nulle, alors que dans le vide elle donne ⃗⃗ .
Une aire ⃗ à la surface du conducteur subit donc de la part du champ incident ⃗⃗ l’action de la force
de Laplace :
⃗ ⃗ ⃗⃗ (VI.22)
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Soit, en fonction de ⃗⃗ :
〈 ⃗〉 ⃗ (VI.23)
〈 〉 (VI.24)
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VI.4. Exercices
Exercice 1 :
Un conducteur parfait occupe toute la partie de l’espace correspondant à z > 0. Sa surface libre
représentée par le plan xoy est au contact de l’air assimilée au vide (Figure 1). Une onde incidente
plane, progressive, monochromatique de pulsation ω et de vecteur d’onde ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗. Est caractérisée
par son champ électrique polarisé rectilignement suivant Ox :
⃗⃗⃗⃗ ( )
⃗⃗⃗⃗
1. Dans l’hypothèse du conducteur parfait, que valent le champ électrique ⃗⃗ et le champ magnétique
⃗⃗ à l’intérieur du conducteur.
ex
O
ez z
Figure 1
72
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Exercice 2 :
ex
O
ez z
Vide Cuivre
Figure 2
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⃗⃗ ( ) ( )
⃗ (VII.1)
Elle montre que f ne peut pas dépendre de z et par conséquent est seulement fonction de y.
La deuxième condition s’écrit alors :
( ) (VII.3)
a. ( ⁄ ) alors ( ) .
b. ( ⁄ ) alors ( ) .
c. ( ⁄ ) alors ( ) .
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Cas b :
2 (VII.5)
Cas c :
2 (VII.6)
Pour qu’il y ait propagation il faut que , ceci n’est possible si , soit :
(VII.7)
. / . / (VII.8)
peuvent se propager entre les deux plans. Ces modes sont en nombre fini car peut être réel, en
prenant , que si :
(VII.9)
Pour n = 1, le guide d’onde ne peut propager que des ondes de pulsation supérieure à la pulsation de
coupure :
(VII.10)
D’où :
(VII.12)
75
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Examinons de plus près le cas : alors k est imaginaire pur et l’on a, pour le premier mode :
√. / . / (VII.13)
Par conséquent :
⃗⃗ ⃗ (VII.14)
L’onde peut pénétrer dans le guide mais ne s’y propage pas. C’est une onde évanescente.
n= 3
3c
n= 2
2c
n= 1
c
pente c
k
Figure VII.1
Les ondes qui peuvent se propager dans le guide ne sont pas planes. Pour calculer ⃗⃗ il faut intégrer la
relation de Maxwell-Faraday.
A partir de la relation :
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (VII.15)
⃗⃗ [ ⃗ ⃗ ] ( ) (VII.16)
76
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Il est clair que ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ n’a pas la direction de propagation du champ électromagnétique à l’instant
t. Seule sa valeur moyenne dans le temps a la direction de ⃗ . Nous avons en effet :
〈 ⃗⃗〉 ( )⃗ (VII.17)
〈 〉 * + (VII.18)
〈 〉 * ( ) ( ( ) ( ))+ (VII.19)
En calculant les valeurs moyennes dans le temps et l’espace intérieur au guide ( ⁄ est une
période de et de ), nous obtenons:
〈 〉 (VII.20)
De même :
〈 ⃗⃗〉 ⃗ (VII.21)
〈 ⃗⃗ 〉 〈 〉 ⃗ (VII.22)
L’énergie électromagnétique se propage donc dans le vide en moyenne avec la vitesse de groupe,
dans la direction de propagation du champ électromagnétique.
77
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VII.6. Exercices
Exercice 1 :
On considère un tuyau à section rectangulaire (guide d’ondes) dont les parois sont parfaitement
conductrices (Figure 1).
À l’intérieur de ce guide d’ondes, le champ électrique ⃗⃗ satisfait à l’équation :
⃗⃗
⃗⃗
On s’intéresse aux ondes, de pulsation , se propageant dans la direction x’x et telles que Ex = 0
(ondes transversales électriques). De plus, nous nous limiterons uniquement à l’étude de la
composante Ez (on pose Ey = 0).
Les conditions aux limites imposent que ⃗⃗ , sur une paroi conductrice, est soit nul soit normal à cette
paroi.
1. Montrer que le vecteur ⃗⃗ de composantes :
Ex = 0 , Ey = 0
Ou ( ⁄ ) ( ), avec n pair
O y
a
Figure 1
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Exercice 2 :
La section droite d’un guide d’ondes rectangulaire aux parois parfaitement conductrices a pour
dimensions : a suivant l’axe des x et b suivant l’axe des y (Figure 2).
On cherche à propager suivant l’axe des z croissants, dans l’espace vide intérieur au guide, une onde
électromagnétique dont le champ électrique est de la forme :
⃗⃗ ( ) ( )
⃗
x
z
kz
E
a
O b y
Figure 2
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Exercice 3 :
1. On considère le champ électrique ⃗⃗ , dans le vide, défini par ses coordonnées dans un repère
cartésien Oxyz :
( ) ,( )-
E0 et b sont réels. Quelle relation doit vérifier b, k, ω et c pour que ⃗⃗ soit le champ électrique d’une
onde électromagnétique dans le vide ?
2. Montrer que pour ω inférieur à une certaine pulsation ω0 que l’on déterminera, aucune
propagation n’est possible.
a. Quelle est la nature de l’onde dans ce cas ?
b. Calculer la distance z = d pour laquelle l’amplitude de cette onde est divisée par 5.
4. Montrer qu’une telle onde satisfait aux conditions aux limites si l’espace est limité par deux plans
conducteurs parfaits, parallèles à xOz et situés en y1 = pb/2 et y2 = -pb/2 (p entier impair).
Exercice 4 :
On considère un guide d’ondes rectangulaire d’axe parallèle à Oz (Figure 1). C’est un tube métallique
creux rempli d’air de section rectangulaire de dimensions a suivant x et b suivant y ( ). Le métal
du guide d’onde est supposé parfaitement conducteur. Les ondes se propagent suivant l’axe Oz
perpendiculaire à la figure. On assimilera l’air au vide.
La base orthonormée cartésienne est notée ( ⃗ ⃗ ⃗ ).
a
y
air b
O x
Conducteur parfait
Figure 1 : Section droite du guide d’onde
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1. Une onde TE10 (transverse électrique un-zéro) de pulsation ω se propage dans le guide. Son
champ électrique en représentation complexe s’écrit à l’instant t et au point de coordonnées x, y, z,
( ).
( )
. / ⃗ (2)
où A et k sont des constantes réelles strictement positives.
a. Ecrire l’équation d’onde vérifiée par .
b. En déduire que
. /
4. Soit P un point sur la surface interne du conducteur. Soit ⃗⃗ le vecteur unitaire normal à cette
surface au point P et orienté vers l’intérieur du guide d’ondes. Dans ce cas, les relations de passage
métal-air du champ électromagnétique au point P sont :
⃗⃗ ⃗⃗ (3.a)
⃗⃗ ⃗⃗ (3.b)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (3.c)
⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ (3.d)
1. Une onde de pulsation ω se propage dans le guide. Son champ électrique en représentation
complexe s’écrit à l’instant t et au point de coordonnées x, y, z,( ).
( ) ( )
⃗ (4)
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Montrer que cette condition est satisfaite sur les parois du guide par le champ (4) pour des valeurs
discrètes de qui s’expriment en fonction de a et d’un entier m = 1 , 2, …
3. Montrer que le mode m ne peut se propager que pour une pulsation supérieure à la pulsation de
coupure que l’on exprimera en fonction de a et c.
La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre
les deux niveaux hyperfins de l’état fondamental de Césium 133.
On désire faire propager dans le guide une onde électromagnétique ayant la fréquence de cette
radiation (pour construire une horloge atomique).
82
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( )
P
⃗ dq
⃗ ⃗ ( )
D
Figure VIII.1
. / (VIII.3)
( )
On connait en régime l’expression approchée de dV(M,t) en régime quasi stationnaire, elle est donnée
par la loi de Coulomb :
( )
( ) (VIII.4)
( 3) doit s’identifier à ( 4) quand PM est petit, c'est-à-dire quand on fait tendre vers
zéro :
( ) ( )
( ) (VIII.5)
Par conséquent :
( ) ( ) (VIII.6)
83
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( )
( ) ∫ (VIII.7)
⃗( )
⃗( ) ∫ (VIII.8)
Ainsi, pour calculer les potentiels, il suffit d’utiliser les valeurs de et ⃗ du temps mis par
l’onde électromagnétique pour se propager de P à M à la vitesse c. Ce retard traduit donc le
phénomène de propagation. Les expressions ( 7) et ( 8) sont dites des potentiels retardés.
⃗ ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ (VIII.9)
L’origine O est prise au sein de la distribution et l’on pose : , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ (Figure 2).
Notons que si ⃗ ( ) est la vitesse d’une charge présente dans le volume , alors :
⃗( ) ∑ ⃗ ( ) (VIII.10)
Pi(qi) r
D n
O
Figure VIII.2
La somme étant cette fois étendue au domaine occupé par l’ensemble des charges, ( 8) peut
s’écrire :
⃗ . /
⃗( ) ∑ (VIII.11)
Pour déterminer le champ électromagnétique, ont est amené à distinguer trois zones :
- La zone intermédiaire ( ).
- La zone de rayonnement ( ).
Nous nous limitons à l’étude de la troisième zone. Dans ces conditions ont peut faire l’approximation
et l’équation ( 11) s’écrit :
⃗( ) ∑ ⃗ . / (VIII.12)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Or, ⃗ , de sorte que ∑ ⃗ est la dérivée ⃗̇ du moment dipolaire du système de charges.
Finalement :
⃗̇ . / (VIII.13)
⃗( )
L’équation ( 13) montre que le potentiel vecteur ⃗( ) apparait comme une onde sphérique. Au
voisinage du point M celle-ci peut être considérée comme une onde plane.
⃗̇ . / (VIII.14)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗
Par soucis de clarté, nous convenons ici de primer les grandeurs retardées et nous posons
:
⃗ ⃗. / (VIII.15)
En utilisant la relation ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ⃗
Il vient :
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗̇ ⃗⃗ ⃗̇ (VIII.16)
⃗⃗
⃗⃗ , de sorte que le deuxième terme de ( 16) soit négligeable devant le premier terme qui
varie en dans le cas des grandes valeurs de .
⃗̇ ⃗̇
⃗̈ (VIII.17)
⃗⃗
⃗⃗ ⃗̇ ⃗̈ (VIII.18)
85
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Finalement :
⃗⃗ ( ⃗̈ ⃗⃗) (VIII.19)
⃗⃗ ( ⃗̈ ⃗⃗) ⃗⃗ (VIII.20)
Les relations ( 19) et ( 20) montrent que seules les charges accélérées rayonnent de l’énergie
électromagnétique car :
⃗
⃗̈ ∑ (VIII.21)
⃗⃗ ⃗⃗ ‖ ⃗⃗‖
⃗⃗ ⃗⃗ (VIII.22)
Soit :
‖ ⃗̈ ‖
⃗⃗ ( ) ⃗⃗ (VIII.23)
L’intensité est donc nulle dans la direction de ⃗̈, elle est maximale lorsque .
Le calcul du flux du vecteur de Poynting à travers une surface sphérique de rayon r nous permet de
déterminer la Puissance rayonnée.
Ainsi :
∬ ⃗⃗ ⃗ (VIII.24)
Avec : ⃗ ⃗⃗
Finalement :
‖ ⃗̈ ‖ (VIII.25)
86
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VIII.5. Exercices
Exercice 1 :
Un électron de charge –e effectue des oscillations sinusoïdales autour du point O, sur l’axe Oz, selon
la loi :
( )
1. Quel est, dans l’approximation du rayonnement dipolaire, le potentiel-vecteur ⃗( ) en un point
M dont la distance ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ est grande devant a ?
2. En déduire le champ magnétique et le champ électrique rayonnés par cet électron, dans
l’approximation de l’onde plane.
3. En utilisant la jauge de Lorenz, calculer le potentiel scalaire V(M,t).
4. A partir du vecteur de Poynting, déterminer la puissance moyenne rayonnée par cet électron.
Exercice 2 :
Une antenne de longueur 2a, de milieu O portée par l’axe Oz est parcourue par un courant sinusoïdal
d’intensité :
( )
Exercice 3 :
Dans l’état fondamental de l’atome de mercure Hg, le barycentre de ses charges négatives (les
électrons) se trouve confondu avec celui des charges positives sur le noyau et l’énergie électrostatique
de l’atome est minimale.
87
N. Maghlaoui
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4. Quelle est la durée de vie de l’émission, c'est-à-dire le temps au bout duquel la moitié de l’énergie
a été rayonnée ?
Exercice 4 :
Exercice 5 :
Un électron est soumis d’une part à un rayonnement électromagnétique et d’autre part à une force de
rappel vers sa position d’équilibre de la forme ⃗ ⃗ ( ⃗ déplacement par rapport à cette
position, pulsation propre).
Ce modèle permet d’étudier le rayonnement réémis par un électron lié dans un atome ou une
molécule, par suite de son mouvement.
On excite l’électron par un champ électromagnétique associé au champ électrique ⃗⃗ ⃗ et
telle que sa pulsation est très inférieure à .
1. L’atome ou la molécule constitue un dipôle oscillant. Résoudre en régime permanent l’équation
différentielle du mouvement de l’électron soumis à l’onde incidente, en considérant que la vitesse
acquise par l’électron est petite devant celle de la lumière. En déduire le moment dipolaire ⃗( ) du
système.
2. Partant des expressions des champs électrique et magnétique rayonnés par un dipôle à grande
distance, montrer que la puissance moyenne totale rayonnée avec la longueur d’onde est :
( )
Où est la longueur d’onde associée à .
3. Etudier la variation de cette puissance en fonction de la longueur d’onde, dans le domaine du
visible. Interpréter alors la couleur bleue du ciel sans nuages.
88
N. Maghlaoui
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Exercice 6 :
1. Déterminer le champ électromagnétique créé à grande distance par une antenne demi-onde (de
longueur ) parcourue par un courant ( ) ( ⁄ ) ( ) de haute fréquence
.
2. On répartit régulièrement sur l’axe Oz, N antennes rectilignes identiques, de longueur ,
l’ensemble ayant alors une longueur ( ). A l’aide d’un dispositif convenable, on établit dans
chaque antenne une distribution de courant identique en phase et en amplitude, à celle de la question
précédente.
a. Montrer que dans la région de l’espace où ( ), le vecteur de Poynting est proportionnel à ne
fonction f(θ) que l’on déterminera.
b. Pour N = 10, représenter sommairement f(θ) et préciser l’intérêt d’un tel dispositif par rapport à
celui de la question 1.
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N. Maghlaoui
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IX. Interférences
IX.1. Introduction
IX.1.1. Occurrence
L’interférence a été mise en évidence pour décrire la superposition de deux ondes de même fréquence
f dans le chapitre VI (Réflexion sous incidence normale d’une Onde plane, progressive et
monochromatique sur un plan conducteur parfait, section 3.1). Une onde stationnaire peut aussi être
considérée comme un phénomène d’interférence produit par la superposition de deux ondes
progressives se propageant en sens opposés. Il y a une modulation spatiale dans l’onde stationnaire,
l’amplitude étant maximale aux ventres et minimale aux nœuds. Cette modulation est liée au
déphasage des deux vibrations qui interfèrent (elles sont en phase aux ventres et en opposition de
phase aux nœuds). Le même phénomène s’observe pour toutes sortes d’ondes et en particulier pour la
lumière. Il y a interférence de deux ondes lumineuses dans une région de l’espace (champ
d’interférence) lorsque l’éclairement n’est pas la somme des éclairements des deux ondes. Dans le
champ d’interférence, on observe une modulation spatiale de l’éclairement, formant des franges
d’interférence dont la forme dépend du dispositif expérimental. Dans l’expérience des deux trous
d’Young en lumière monochromatique, qui sera décrite (section 1.2), deux ondes se superposent sur
l’écran d’observation. On observe des modulations de l’éclairement alors qu’en présence d’une seule
de ces deux ondes (lorsqu’on obture un des trous), l’éclairement de l’écran est uniforme.
Historiquement, les partisans de la nature corpusculaire de la lumière se trouvaient face au paradoxe
de l’interférence :
(IX.1)
Il n’y a aucun paradoxe dans la théorie ondulatoire de la lumière que nous utilisons. Dans la théorie
quantique la lumière est formée de particules (photons), mais comme les particules sont décrites en
quelque sorte par des ondes (les fonctions d’onde), l’équation (IX.1) n’est pas non plus un paradoxe.
90
N. Maghlaoui
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O1 écran
S θ R z’
L
O2
La figure IX.2 représente l’expérience des trous d’Young. Une lampe spectrale L, monochromatique
de longueur d’onde λ = 0,6 μm, éclaire un écran percé d’un petit trou S de diamètre b = 0,1 mm.
L’onde lumineuse est diffractée à travers le trou et forme, au-delà du trou, une onde sphérique de
centre S située principalement dans un cône d’axe Sz’ (Sz’ est perpendiculaire à l’écran) et de demi-
angle θ ≈ λ/ b = 0,3. Cette onde éclaire à son tour un deuxième écran, perpendiculaire à Sz’, percé de
deux trous O1 et O2 identiques au trou S, symétriques par rapport à Sz’ et distants l’un de l’autre de
. Ces deux trous se comportent comme des sources ponctuelles qui diffractent deux ondes
sphériques. On a ainsi divisé l’onde primaire issue de S en deux ondes secondaires issues de O1 et O2.
On observe les interférences sur un troisième écran placé perpendiculairement à Sz’ et situé dans la
zone R où les deux ondes secondaires se recouvrent (`a la distance D = 1 m du deuxième écran). On
peut éventuellement utiliser une lentille convergente pour forcer ce recouvrement.
En pratique dans l’expérience d’Young, les trous S, O1 et O2 sont remplacés par trois fentes fines dont
les grands côtés sont perpendiculaires au plan de la figure IX.2. Les franges d’interférence deviennent
plus lumineuses (expérience des fentes d’Young). Young a utilisé le soleil au lieu d’une lampe
monochromatique L. On observe alors des franges colorées. On peut effectuer l’expérience d’Young
en envoyant directement un faisceau laser sur les trous (ou fentes) O1 et O2. Par contre, avec une
source de lumière non cohérente comme le soleil, le trou quasi-ponctuel S joue un rôle essentiel dans
l’expérience. Environ cent cinquante ans avant Young, Grimaldi pensait que la lumière était de nature
ondulatoire et qu’il devait être possible d’observer des interférences. En 1665, il décrivit une
expérience où il éclairait directement par le soleil deux trous O1 et O2 percés dans les murs d’une
chambre noire. Il observa les ondes diffractées par les deux trous mais pas d’interférence dans leur
recouvrement. Nous expliquerons plus tard pourquoi l’expérience de Grimaldi échoua.
et le déplacement des vagues à leur vitesse de phase. Pour faire la comparaison, en optique,
pratiquement toute onde détectée s'arrête, c'est comme si on ne percevait les vagues qu'au bord de la
plage au moment où elles vous déferlent dessus. Pour dire vite, avec les OEM on ne "voit" pas la
phase.
Les détecteurs sont sensibles au flux d'énergie qu'ils reçoivent pendant un temps T caractéristique de
leur réponse, on parle plutôt de densité de rayonnement ou d'éclairement en W/m2 qu'on notera I
comme "intensité". C'est aussi le flux de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting à travers une
surface unité perpendiculaire à la direction du rayonnement, pendant l'unité de temps :
⃗⃗
〈 〉 ⁄ 〈 ⃗⃗ 〉 〈 ⃗⃗ ⃗⃗〉 (IX.2)
〈 〉
〈 〉 (IX.3)
On ne précise pas ( ⃗) pour l'instant cela permettra de s'adapter à différentes situations/ symétries.
Les champs électriques :
⃗⃗ ⃗⃗ ( ( ⃗)) (IX.5.a)
et
⃗⃗ ⃗⃗ ( ( ⃗)) (IX.5.b)
S’ajoutent :
〈 ( )〉 〈 ( )〉 ⃗⃗ ⃗⃗ 〈 ( ) ( )〉 (IX.7)
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N. Maghlaoui
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Les des deux premiers termes donnent des valeurs moyennes de 1/2, le 3 ème terme est le terme
d'interférence.
〈 ( ) ( )〉
(IX.8)
*〈 ,( ) -〉 〈 ,( ) -〉 +
Si , comme :
( ) ∫ ( ) (IX.9)
(IX.10)
( )
93
N. Maghlaoui
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dont la longueur moyenne est , les trains d'ondes successifs n'ont pas de relation de phases
entre eux : ils ne peuvent pas interférer. La troisième condition d'interférences s'écrit donc :
( ⃗) ( ⃗) (IX.11)
(IX.12)
A noter toutefois, que la disparition des interférences est progressive, il y a des interférences
tant qu’une partie des trains d’onde se recouvrent, on parle alors de cohérence partielle.
lc lc lc
E1
Onde 1
z
δ A δ B δ C δ
E2
Onde 2
z
A B C
Lorsque les trois conditions d’interférences sont satisfaites, l’éclairement total s’écrit sous la
forme :
√ ( ( ⃗) ( ⃗)) (IX.13)
avec les expressions complexes des champs, le terme d’interférence est proportionnel à :
[̂ ̂ ] (IX.14)
On appelle franges d’interférence le lieu des points M de l’écran ayant un éclairement donné.
On observe sur l’écran des franges brillantes où l’éclairement est maximum ( ) lorsque les
ondes sont en phase et des franges sombres où l’éclairement est minimum ( ) lorsque les
ondes sont en opposition de phase. On dit franges noires pour l’éclairement nul ( ).
Définition 1:
On appelle contraste (ou modulation, ou visibilité) des franges le rapport :
(IX.15)
(IX.16)
Quand les deux ondes ont parfaitement le même éclairement ( ) , les franges sont
parfaitement contrastées ( ) . Le contraste vaut alors . Sinon, il y a perte de
contraste ( ). Le cas limite correspond à l’absence d’interférence.
I
Imax
a
a
Imin
Imoy
0 φ
Définition 2:
L’éclairement I, donné par la formule IX.13 est représenté sur la figure IX.5.a.
Le déphasage dépend de la position x.
Dans l’expérience de Young l’expression de est :
(IX.17)
I
i y i
O x
x
-2i -i 0 i 2i
Figure IX.5.a : Eclairement I en fonction de x. Figure IX.5.b : Franges d’interférences sur l’écran.
Définition 3:
Le nombre réel :
95
N. Maghlaoui
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(IX.18)
M1
bras 1 M2
L
bras 2
S
f1 L
R C M2
Source L1
L2
f2
écran
96
N. Maghlaoui
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En réalité, la séparatrice est une lame de verre à face parallèles dont une face est rendue semi-
réfléchissante par dépôt d’une mince couche métallique R (Figure IX.7). On introduit dans un des bras
(pas n’importe lequel) la compensatrice C qui est une lame identique à L, mais sans couche semi
réfléchissante. Si on néglige les réflexions parasites sur les faces non traitées de ces lames, chacun des
faisceaux 1 et 2 traverse 3 fois la même épaisseur de verre. (Sans compensatrice, il est pratiquement
impossible d’observer les interférences en lumière blanche.
Soit le symétrique du miroir M2 par rapport à L.
Lorsque M1 et son parfaitement parallèle (Figure IX.8), on dit que l’interféromètre est réglé en
lame à faces parallèles. On observe sur un écran parallèle à lame et placé en O les anneaux
d’interférence (franges d’égale inclinaison).
M’2
e
M1
L M2
écran
O
Figure IX.8 : Réglage en lame à face parallèle
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N. Maghlaoui
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(1)
(2)
H
n0 (air) i
I K
r
n (verre) e
J
n0 (air)
, - , - (IX.19)
avec :
( )
, - ( ) (IX.20)
( )
et :
, - ( ) (IX.21)
( )
Finalement :
( ) (IX.22)
98
N. Maghlaoui
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Il faudrait rajouter à cette différence de marche géométrique λ/2 ( ou π à φ) pour tenir compte de la
réflexion air-verre.
( ) (IX.23)
( ) ( ) (IX.25)
() (IX.26)
( ) (IX.28)
() (IX.29)
L’observation de la figure d’interférences sur un écran situé dans le plan focal image de la lentille L
montre des anneaux concentriques alternativement brillants et sombres. Tous les rayons qui
interfèrent au niveau d’un même anneau correspondent à des rayons incidents ayant le même angle
d’incidence. Ces franges d’interférences sont appelées anneaux d’égale inclinaison.
Lorsque M1 et font un petit angle entre eux (Figure IX.10), on dit que l’interféromètre de
Michelson est réglé en coin d’air ou en lame prismatique. Avec une source ponctuelle S, on observe
les franges intersections des hyperboloïdes et de l’écran.
M1
M’2
L M2
écran
O
Figure IX.10 : Réglage en coin d’air.
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N. Maghlaoui
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Lorsque la lame prismatique est illuminée les mêmes phénomènes que précédemment apparaissent.
On peut utiliser le même raisonnement et donc la différence de marche est :
(1)
H
(2)
n0 (air) i
M
I e(x) K
α
r r+α n (verre)
n0 (air)
J
, - , - (IX.30)
avec :
, - ( ) ( ), ( ) ( )- ( ) (IX.31)
et :
( ) ( )
, - ( ) [ ] (IX.32)
( ) ( )
( ) (IX.34)
( ) (IX.35)
( )
( ) ( ) (IX.36)
(IX.37)
( )
L’interfrange est :
(IX.38)
( )
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IX.4. Exercices
Exercice 1
Un émetteur génère une onde plane électromagnétique de longueur d’onde λ se propageant suivant
l’axe et polarisée rectilignement suivant ⃗ L’axe est vertical et perpendiculaire à la figure.
Soit un interféromètre de Michelson composé d’un miroir mobile P1, d’un miroir fixe P2, d’une
plaque en Bakélite semi réfléchissante B semi réfléchissante (Figure 1). Le plan réflecteur P1 est
perpendiculaire à Ox et à la distance X de O; le plan réflecteur P2 est perpendiculaire à Oz et à la
distance L de O; la plaque de bakélite est verticale, centrée en O et inclinée de 45° sur l’axe
d’émission Oz. La distance de l’émetteur E à O est L′′. On place le cornet récepteur R à la distance L′
de O.
Plan réflecteur P1
Cornet émetteur X
L’’ L z
E
O
L’
Plaque de Bakélite
Plan réflecteur P2
Cornet récepteur R
Figure 1
1. Il arrive sur le récepteur R deux ondes ayant suivi des chemins différents. On écrit leurs champs
électriques en R sous la forme :
⃗⃗ ( )⃗ ⃗⃗ ( )⃗
Décrire les chemins de ces deux ondes. Justifier que les deux ondes ont la même amplitude. Montrer
que
⃗⃗ ( )⃗
Exercice 2
Pour observer les franges d’interférences données par une lame à faces parallèles, on utilise le
dispositif représenté sur la figure ci-dessous (Figure 2), où S est une source étendue de lumière
monochromatique de longueur d’onde λ. On désigne par la distance focale de la lentille convergente
L.
Application numérique : , , .
e Lame
L
i
S
G
L
i Ecran
M
Figure 2
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N. Maghlaoui
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Exercice 3
1. Depuis la position de référence où les bras et sont de même longueur (Figure 3), on
déplace de en translation selon . On observe la figure d’interférence dans le plan focal
image de la lentille. Qu’observe-t-on ? Quelle est la variation de l’ordre d’interférence au centre
si l’on place sur l’un des bras une lame mince d’épaisseur et d’indice .
2. On revient à la position . Et on fait pivoter d’un angle très faible autour d’un axe
perpendiculaire passant par . Qu’observe-t-on sur le miroir ?
Exprimer l’éclairement en un point de tel que .
Que vaut l’interfrange ?
M1
K1
K2 x
S : Source étendue
I
G
M
Ecran
Figure 3
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N. Maghlaoui
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X. Diffraction de la lumière
X.1. Introduction
Définition 1. La diffraction est une déviation des rayons lumineux qui intervient lorsque la lumière
rencontre un obstacle, une ouverture ou un bord d’écran et qui ne peut s’expliquer ni par une réflexion
ni par une réfraction.
La figure X.1 représente une expérience de diffraction où on observe sur un écran la tache de lumière
issue d’une source ponctuelle S qui passe à travers une ouverture percée dans un écran opaque. On
constate que la tache observée ne correspond pas exactement à la propagation rectiligne des rayons. Le
phénomène est lié à la nature ondulatoire de la lumière. Il s’observe pour toutes sortes d’ondes, pas
seulement lumineuse, mais aussi acoustique, et devient très remarquable quand les dimensions de
l’ouverture sont de l’ordre de grandeur de la longueur d’onde.
écran
Définition 3 (diffraction de Fresnel). Le cas général (S et M a distances finies dans la figure X.1) qui
ne sera pas étudié dans ce cours est appelé diffraction de Fresnel.
Chaque point P de l’ouverture peut être considéré comme une source secondaire qui émet
une ondelette (contribution d’Huygens).
Il affirme de plus
Nous devons compléter l’énoncé du principe par l’expression des ondelettes ce qui sera fait dans la
section suivante, pour l’étude de la diffraction de Fraunhofer. Le calcul de l’onde diffractée est
ramené à un problème d’interférence d’un nombre infini d’ondes.
Soulignons les idées qui apparaissent dans le principe d’Huygens-Fresnel :
104
N. Maghlaoui
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X.2 : Diffraction de
dS =dX d Y
dX
Fraunhofer.
dY
P X.3 :
y’ C’ O Y
O
Ouverture
X.2 X.3
Considérons une ouverture plane ( ) de forme quelconque, éclairée par un faisceau de rayons
parallèles de direction ⃗⃗ issu d’une source ponctuelle S placée dans le plan focal d’une lentille L 1
(Figure X.2, X.3).
Nous étudierons la diffraction de Fraunhofer d’une telle ouverture dans une direction ⃗⃗.
( ) ( ) (X.1)
De même, l’ondelette émise par la source secondaire entourant le point P dans la direction ⃗⃗ aura une
amplitude complexe au point P donnée par :
( ) ( ) (X.2)
Les différentes ondelettes émises par tous les points P de ( ) dans la direction ⃗⃗ forment un faisceau
de rayons parallèles mutuellement cohérents, qui peuvent interférer à l’infini ou dans le plan focal
d’une lentille L2 (Figure X.2).
Soit M le point de convergence de ces rayons. L’ondelette difractée par O atteint ce point M avec un
retard de phase , dû au chemin optique (OM), où son amplitude complexe sera :
( ) ( ) ( ) ( ) ( ) (X.3)
105
N. Maghlaoui
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L’ondelette difractée par P atteint ce point M avec un retard de phase différent de , dû au chemin
optique (PM), où son amplitude complexe sera :
( ) ( ) ( ) ( ) ( ) (X.4)
La différence de phase ( ), peut être calculée en utilisant la différence des chemins optiques (PM)
et (OM). Cela permet d’écrire :
H0 P P
O
O H u
u0
X.4.a X.4.b
( ) ( ) , ( ) ( )- ( ) (X.6)
( ) ( ) ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (X.7)
Et compte tenu de l’équation X.5, la différence de phase au point M, entre les deux ondelettes émises
par les points P et O de ( ) s’écrit :
Si le point O est pris comme référence, l’amplitude complexe au point M de l’ondelette diffractée par
P s’écrit :
( ) ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗⃗)
( ) (X.9)
( ) ( ) ( )
∬ ∬ (X.10)
( ) ( )
106
N. Maghlaoui
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Il est maintenant possible de déterminer l’intensité lumineuse diffractée au point M, par l’ouverture
( ).
( ) est maintenant une ouverture rectangulaire de centre O, de largeur a et de hauteur b (Figure X.5).
On repère un point P de ( ) par ces coordonnées X et Y par rapport à un système d’axes OX et OY
parallèles aux côtes du rectangle et de centre O. les directions ⃗⃗ du faisceau incident et ⃗⃗ du faisceau
réfracté sont repérées par leurs cosinus directeurs ⃗⃗ ( ) et ⃗⃗( ). L’élément de surface
⃗⃗⃗⃗⃗ entourant un point ( ) de ( ) a pour module .
P dY
b dX X
Figure X.5
Un point M est repéré par ses coordonnées x et y rapportées au système d’axes O’x et O’y
respectivement parallèles aux axes OX et OY.
La phase ( ), au point M(x,y), de l’onde diffractée par le point P(X,Y) dans la direction ⃗⃗, est
donnée par la relation X.8 :
( ) ( ) ,( ) ( ) -
( ) (X.12)
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L’amplitude complexe diffractée par l’ensemble des points de ( ) peut être calculée par la relation
X.10 :
( ) ( ) ( )
( ) ∫ ∫ (X.13)
Finalement
( ) 0 ( ) 1 0 ( ) 1 (X.14)
( )
où :
Dans le cas de la diffraction de Fraunhofer, l’observation se fait sur un écran situé à une distance
OO’ = D très grande par rapport aux dimensions ( ) ou dans le plan focal d’une lentille.
( ) 0 1 [ ] (X.15)
( ) [ ] [ ] (X.16)
( ) . 0 1/ ( [ ]) (X.17)
avec
(X.18)
Dans le cas où l’observation se fait sur un écran situé à une distance de la fente.
ou
(X.19)
Dans le cas où l’observation se fait dans le plan focal d’une lentille L, de distance focale .
108
N. Maghlaoui
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La fonction ( ) est représentée sur la figure X.6. Elle est paire et s’annule pour π, avec
entier non nul ( ). Elle est définie par continuité en : ( ) . Ce point est le
maximum principal de la fonction.
u max
La fonction , ( )- est représentée sur la figure X.7. Les minima de
0 1
, ( )- correspondent aux zéro de ( ) et se trouvent en π
( ) . Les maxima de , ( )- correspondent aux
extrémums de ( ). Leurs positions sont les racines de l’équation
( ) . Le tableau suivant, donne plus du maximum principal en
, les valeurs sous forme de fractions des trois maxima
secondaires suivants. Les maxima secondaires se trouvent
approximativement en ( ) ⁄ avec , c’est-à-dire
presque au milieu des minima qui l’encadrent. Leur valeur est voisine
Tableau X.1 : Les
de ⁄( ⁄ ) .
maxima de , ( )-
On remarquera que le pic principal est deux fois plus large que les pics secondaires. Son aire est
environ 90 % de l’aire totale sous la courbe.
sin (u) 1
1 sinc(u)=
u
0,13 0,047
0 u u
5π 10π -4π -3π -2π -π 0 π 2π 3π 4π
-0,22
109
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Y
y
X x
b
O
λf 2λf λf
a a a a
L’éclairement est donc nul pour la tache de diffraction est localisée sur l’axe O’x. la limite
donne l’amplitude sur cet axe en fonction de
( ) 0 1 (X.20)
( ) , ( )- (X.21)
avec ⁄.
Cette fonction a été étudiée en détail dans la section X.4.2. L’éclairement est maximum en . La
figure de diffraction s’étale dans la direction O’x de la petite dimension de la fente (Figure X.9).
L’intensité est nul pour soit ⁄ , ou ⁄ dans le cas d’utilisation d’une
lentille de distance focale ( ).
(X.22)
(X.23)
La tache centrale est deux fois plus large que les taches secondaires. Elle est aussi beaucoup plus
lumineuse puisque environ 90 % de la puissance lumineuse y est concentrée. L’équation (X.23)
signifie que la largeur angulaire de la tache de diffraction est d’autant plus grande que
110
N. Maghlaoui
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X.6.1. Définition
Un réseau est un objet diffractant périodique. La période d est appelée le pas du réseau. L’objet
s’obtient par N répétitions du motif du réseau (fentes).
Nous supposons que le réseau est un objet de faible épaisseur situé dans le plan OXY.
On décrit habituellement un réseau par son nombre de motifs par millimètre qui est typiquement de 50
à 5000 (d de à ) et sa largeur L = Nd qui est de l’ordre de quelques centimètres. Le
nombre N est couramment de l’ordre de .
Le réseau le plus simple s’obtient en perçant dans un écran opaque N trous très petits alignés sur la
droite OX, la distance entre deux trous voisins étant d. Des réseaux de ce type furent construits par
Young. Ils généralisent le système des trous d’Young (qui correspond au cas N = 2). Les trous
peuvent être remplacés par des fentes fines parallèles à OY comme dans l’expérience des fentes
d’Young (Figure X.10).
Des réseaux très performants furent réalisés par Rowland 1 en traçant des traits équidistants sur des
lames de verre.
Y
a d
X
b O
Le réseau décrit dans la section précédente (X.6.1) est maintenant uniformément éclairé par un
faisceau cylindrique normal et monochromatique, calculons l’amplitude totale diffractée en un point
M d’abscisse x du plan d’observation (Figure X.11).
111
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( ) ( )
. / (X.24)
L’ensemble des N fentes du réseau produit, au point M, une amplitude complexe totale égale à la
somme des amplitudes diffractées par chaque fente :
( ) ( ) ( )
∑ 0 . /1 ∑ (X.25)
La figure X.12 permet le calcul, pour deux fentes successives, de la différence de phase
( ) ( ):
( ) ( ) ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ ( ) (X.26)
112
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Fn+1
M
d H
Fn θ
Figure X.12
D’après la relation X.26 les phases ( ) forment une suite arithmétique de raison ⁄ .
avec ⁄
par conséquent :
( ) ( ) ( ) ( )
∑ 0 . /1 ∑ (X.27)
( )
L’expression ∑ représente la somme de N termes d’une suite géométrique.
Finalement
( ) ( )
0 . /1 (X.28)
En vertu de l’équation X.28, l’intensité de la lumière diffractée par le réseau en un point M est :
( ) 0 . /1 * +* + (X.29)
Nous obtenons
. /
( ) 0 . /1 * + (X.30)
. /
En posant .
113
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La fonction intensité ( ) est le produit de deux fonctions : la première est l’intensité diffractée par
une fente unique de largeur a, que nous avons déjà étudiée. La seconde est appelée fonction réseau R,
elle traduit les interférences au point M des ondelettes diffractées par chacune des N fentes.
1 1
N=7 N = 31
Φ Φ
-2π 0 2π -2π 0 2π
Voici quelques propriétés de la fonction réseau qui est représentée après normalisation à 1 sur la
figure X.13 pour deux valeurs de N.
( )
( ) (X.32)
( )
- Pour n = 1 dans l’équation X.32 on obtient le plus grand maximum secondaire. En général
et sa valeur est approximativement
( ) (X.33)
(X.34)
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L’entier p qui désigne ces maxima est appelé ordre. C’est en effet l’ordre d’interférence entre les
ondes successives m et m + 1. La largeur d’un de ces pics principaux est de l’ordre de
(X.35)
qui est la moitié de la distance entre les minima qui l’encadrent. La largeur relative des pics, c’est-
à-dire leur largeur divisée par l’écart 2π entre deux pics principaux successifs est
( ) (X.36)
Les maxima secondaires sont très serrés, beaucoup plus petits que les maxima principaux et en
général inobservables expérimentalement.
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X.7. Exercices
Exercice 1
1. Calculer l’amplitude complexe ( ) de la vibration totale diffractée par cette ouverture au point
M située au voisinage du centre de l’écran et repéré par la direction ⃗⃗, de cosinus directeurs
( ), parallèle à ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
II. L’ouverture ( ) se réduit maintenant à une fente fine parallèle à dont la largeur est très
petite devant sa hauteur .
, et .
III. On remplace la fente précédente par un système de deux fentes fines et parallèles à , de
largeur et dont les centres et sont situés aux abscisses ⁄ et ⁄ respectivement.
( ) 0 . /1 0 . /1
avec ⁄ .
et ⁄ représente l’interfrange.
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Exercice 2
Un réseau est formé de N fentes parallèles de largeur a, contenues dans un même plan. Les centres de
deux fentes consécutives sont distants de d (pas du réseau).
On cherche à calculer l’intensité lumineuse diffractée par ce réseau dans une direction quand il est
éclairé par un faisceau monochromatique de rayons parallèles en incidence normale.
1. Considérons la fente n de centre On. calculer l’amplitude diffractée par cette fente dans la
direction , en fonction de , la phase de l’onde diffractée par le centre On.
a. Calculer la différence de phase entre les ondelettes diffractées par les centres
et .
b. En déduire l’expression de l’amplitude complexe totale diffractée par tout le réseau dans la
direction .
3. L’intensité lumineuse ( ) s’écrit comme le produit de deux fonctions périodiques, ( ) qui rend
compte de la diffraction par une fente et ( ) qui rend compte de l’interférence des N fentes.
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Bibliographie
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