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Polycopie EM

Ce document est un polycopié sur l'électromagnétisme et l'optique physique, destiné aux étudiants de deuxième année des écoles préparatoires en Algérie. Il couvre des sujets tels que l'analyse vectorielle, l'électrostatique, la magnétostatique, l'induction électromagnétique, la propagation des ondes électromagnétiques, ainsi que les phénomènes d'interférence et de diffraction. L'objectif est de préparer les étudiants aux exigences des grandes écoles nationales en consolidant leurs connaissances théoriques et pratiques.

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Thèmes abordés

  • Intensité Lumineuse,
  • Milieu Homogène,
  • Analyse Vectorielle,
  • Dynamique des Particules,
  • Champ Magnétique,
  • Interférences,
  • Conductivité,
  • Équation d'Onde,
  • Propagation des Ondes,
  • Énergie Rayonnée
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Ce document est un polycopié sur l'électromagnétisme et l'optique physique, destiné aux étudiants de deuxième année des écoles préparatoires en Algérie. Il couvre des sujets tels que l'analyse vectorielle, l'électrostatique, la magnétostatique, l'induction électromagnétique, la propagation des ondes électromagnétiques, ainsi que les phénomènes d'interférence et de diffraction. L'objectif est de préparer les étudiants aux exigences des grandes écoles nationales en consolidant leurs connaissances théoriques et pratiques.

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  • Intensité Lumineuse,
  • Milieu Homogène,
  • Analyse Vectorielle,
  • Dynamique des Particules,
  • Champ Magnétique,
  • Interférences,
  • Conductivité,
  • Équation d'Onde,
  • Propagation des Ondes,
  • Énergie Rayonnée

Electromagnétisme

&
Optique Physique
Cours & Exercices

Fait par : Maghlaoui Nadir

Enseignant chargé de cours à l’Ecole Préparatoire Sciences et Techniques d’Alger

Année universitaire 2014-2015.


Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

Table des matières

I. Eléments d’analyse vectorielle

I.1. Champ scalaire-Champ vectoriel


I.2. Gradient d’un Champ scalaire
I.3. Divergence d’un Champ vectoriel
I.4. Rotationnel d’un Champ vectoriel
I.5. Laplacien scalaire
I.6. Laplacien vectoriel
I.7. Opérateur nabla
I.8. Théorème de Stokes-Théorème de Gauss
I.8.1. Circulation d’un champ vectoriel
I.8.2. Flux d’un champ vectoriel
I.8.3. Théorème de Stokes
I.8.4. Théorème de Gauss-Ostrogradski (ou théorème de la divergence)
I.9. Exercices

II. Régime stationnaire


II.1. Electrostatique
II.1.1. Propriétés du champ électrostatique
II.1.2. Le vecteur excitation électrique
II.1.3. En résumé
II.1.4. Equation de Poisson-Equation de Laplace
II.2. Electrocinétique
II.2.1. Champ électromoteur
II.2.2. Le vecteur densité de courant
II.3. Magnétostatique
II.3.1. Le champ magnétique
II.3.2. Le vecteur excitation magnétique
II.3.3. En résumé
II.3.4. Le potentiel vecteur ⃗
II.4. Exercices

III. Régime variable


III.1. Introduction
III.2. L’induction électromagnétique
III.2.1. La loi de Lenz
III.2.2. Loi de Faraday
III.2.3. Loi de Maxwell-Faraday
III.3. Le théorème d’Ampère-Maxwell
III.3.1. Le phénomène de capacité
III.3.2. Le vecteur densité de courant de déplacement
III.3.3. Le théorème de Maxwell-Ampère
2
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

III.3.4. Equation de continuité


III.4. Les équations de Maxwell
III.5. Equations pour ⃗⃗ et ⃗⃗
III.6. Introduction des potentiels
III.6.1. Potentiel scalaire. Potentiel vecteur
III.6.2. Equations des potentiels. Jauge de Lorenz
III.7. Le champ électromoteur
III.8. Approximation des états quasi-stationnaires
III.9. Exercices

IV. Propagation des ondes électromagnétiques dans le vide


IV.1. Equations de propagation pour ⃗⃗ et ⃗⃗
IV.2. L’onde plane progressive sinusoïdale
IV.2.1. Relation de dispersion
IV.2.2. Structure de l’onde uniforme plane
IV.3. Polarisation
IV.3.1. Onde de polarisation rectiligne
IV.3.2. Onde de polarisation quelconque
IV.4. Energie électromagnétique : vecteur de Poynting
IV.4.1. Onde de forme spatiale et temporelle quelconques
IV.4.2. Onde plane progressive et uniforme sinusoïdale
IV.5. Exercices

V. Propagation des ondes électromagnétique dans un plasma


V.1 Définition
V.2 Les équations de Maxwell
V.3 Conductivité du plasma
V.4 Relation de dispersion dans un plasma
V.5. Exercices

VI. Réflexion sous incidence normale d’une Onde plane, progressive et monochromatique sur un
plan conducteur parfait
VI.1 Equations de Maxwell dans les milieux parfaits
VI.2 Relations de passages à l’interface entre deux milieux
VI.3. Réflexion à l’interface d’un conducteur parfait
VI.3.1. Réflexion dans le vide à l’incidence normale
VI.3.2. Pression de radiation
VI.4. Réflexion à l’interface d’un conducteur parfait

VII. Propagation guidée entre deux plans métalliques parallèles. Application au guide d’onde
infini à section rectangulaire
VII.1 Introduction
VII.2 Détermination du champ électrique ⃗⃗
VII.3 Relation de dispersion
VII.4 Calcul du champ magnétique ⃗⃗
VII.5 Calcul du vecteur de Poynting et de la densité d’énergie
3
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

VII.6. Exercices

VIII. Structure à grande distance du champ d’un dipôle oscillant. Puissance Rayonnée
VIII.1. Introduction
VIII.2. Les potentiels retardés
VIII.3. Champ d’un dipôle à grande distance
VIII.4. Puissance rayonnée par un dipôle
VIII.5. Exercices

IX. Interférences
IX.1. Introduction
IX.1.1. Occurrence
IX.1.2. L’expérience des fentes d’Young
IX.1.3. Les champs électriques s'ajoutent
IX.2. Composition de deux ondes-Conditions d’interférences
IX.2.1. Somme des champs
IX.2.2. Conditions d’interférences
IX.2.3. Franges d’interférence
IX.3. Interféromètre de Michelson
IX.3.1. Réglage en lame à face parallèle
IX.3.1. Réglage en coin d’air

X. Diffraction de la lumière
X.1. Introduction
X.2. Le principe d’Huygens-Fresnel
X.3. Diffraction par une ouverture plane quelconque
X.4. Diffraction par une ouverture rectangulaire
X.4.1. Calcul de l’amplitude résultante
X.4.2. Distribution de l’intensité lumineuse
X.5. Diffraction par une fente
X.6. Diffraction par un réseau de fentes
X.6.1. Définition
X.6.2. Figure de diffraction d’un réseau
X.6.3. Intensité lumineuse diffractée par un réseau

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N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

Avant-propos
Ce polycopié est destiné aux étudiants de deuxième année des écoles préparatoires en Sciences et
techniques d’Algérie. Il a été rédigé en respectant le programme officiel du module d’Electromagnétisme
et Optique Physique.

Le document en question est constitué de deux parties, une première partie dédiée à l’électromagnétisme
et une deuxième partie consacrée à l’optique physique. L’objectif de ce programme est de préparer nos
étudiants à évoluer dans les grandes écoles nationales.

Dans le premier chapitre et dans le souci de combler les éventuelles lacunes mathématiques de nos
étudiants, nous avons complété ce manuel par un chapitre préliminaire, qui est une introduction à
l’analyse vectorielle. L’objectif visé par ce chapitre est de fournir à l’étudiant un outil de base lui
permettant d’évoluer en deuxième année des classes préparatoires, ainsi que de leurs donner les prérequis
dans différentes spécialités des grandes écoles telles que l’électronique et l’électrotechnique. Le deuxième
chapitre s’inscrit dans la continuité du programme de première année, Dans ce chapitre nous présentons
les différentes lois de l’électrostatique et de la magnétostatique sous leurs formes locales. Ce chapitre à
pour but de consolider les notions reçus en première année. Le troisième chapitre traite du régime
transitoire. Ce dernier sert à introduire à l’étudiant les notions du phénomène d’induction
électromagnétique et du courant de déplacement. De plus, il sert à poser les quatre équations de Maxwell
et à donner un sens physique. La notion des potentiels scalaire et vecteur sont introduites, ainsi que la
condition de jauge. Nous finissons ce chapitre par l’approximation du régime quai stationnaire.

Dans le chapitre quatre nous traitons le phénomène de propagation des ondes électromagnétique dans le
vide.

Les notions de fréquence de plasma, de vitesse de phase et de vitesse de groupe sont introduites dans le
chapitre cinq. Cela nous a été possible en étudiant le cas simple de la propagation des ondes
électromagnétiques dans un du plasma dilué et où les charges sont non relativistes.

Le chapitre six est l’étude de la réflexion en incidence normale d’une onde électromagnétique sur un
conducteur parfait. Nous abordons ce chapitre par les équations de passage entre deux milieux linéaires,
isotropes, homogènes et semi infini, avant de traiter le cas d’une interface vide conducteur parfait.

Dans la continuité, nous abordons le chapitre suivant qui la propagation des ondes électromagnétique
dans un guide d’onde de longueur à section rectangulaire. Cela nous permet de mettre en évidence les
phénomènes de fréquences de coupures, de vitesses de phase et de groupe ainsi que des modes de
propagation.

Dans le chapitre huit, nous étudions le phénomène de rayonnement à l’infini d’un dipôle oscillant. Pour
cela, nous mettons en évidence la notion des potentiels retardés puis le calcul des champs électrique,
magnétique et de la puissance rayonné.

La deuxième partie, consacrée à l’optique physique, est constituée de deux chapitres. Le premier chapitre
est consacré au phénomène d’interférence de la lumière. Nous entamons ce chapitre par la mise en
évidence des conditions d’interférences avant de passer à l’étude de l’interféromètre de Michelson et des
différentes manières de réglage.

5
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

Le deuxième chapitre de cette partie est dédié au phénomène de diffraction. En premier lieu, nous
énonçons le principe d’Huygens Fresnel puis nous passons au cas d’une ouverture rectangulaire et d’un
réseau d’ouvertures rectangulaires dans l’approximation du champ lointain.

6
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

I. Eléments d’analyse vectorielle


I.1. Champ scalaire-Champ vectoriel

Soit un trièdre orthonormé ( ⃗ ⃗ ⃗ ) et M un point de l’espace, de coordonnées ( ):

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (I.1)
⃗ ⃗ ⃗

La fonction f (M) est dite fonction scalaire de point ou champ scalaire si :

(I.2)
( ) ( )

Le vecteur ⃗( ) est dit fonction vectorielle de point ou champ vectoriel si :

(I.3)
⃗( ) ( )⃗ ( )⃗ ( )⃗

I.2. Gradient d’un Champ scalaire

Le gradient (noté ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗) est défini à partir d’une fonction scalaire de point et a pour composantes
suivant ⃗ , ⃗ , et ⃗ les dérivées partielles de f (M) par rapport à x, y et z respectivement :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗ ⃗ ⃗
(I.4)

I.3. Divergence d’un Champ vectoriel


La divergence (notée div) n’est définie qu’à partir d’une fonction vectorielle ⃗( ) de point et donne
une fonction scalaire de point définie, en coordonnées cartésiennes par :

(I.5)
( ⃗)

I.4. Rotationnel d’un Champ vectoriel

Le rotationnel (noté ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) d’un champ vectoriel donne une fonction vectorielle de point définie en
coordonnées cartésiennes par :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) (I.6)
[ ]⃗ [ ]⃗ [ ]⃗

I.5. Laplacien scalaire


Le laplacien scalaire d’une fonction scalaire de point (noté ou ) est par définition un champ
scalaire défini par :
(I.7)
( ) [⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( )]
7
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

Dans un système de coordonnées cartésiennes, il s’écrit :

(I.8)
( )

I.6. Laplacien vectoriel

Le laplacien vectoriel (noté ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ou ⃗⃗_) d’un champ vectoriel ⃗ est un champ vectoriel défini par :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗) ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ( ⃗)- ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ [⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗)] (I.9)

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗) (I.10)

I.7. Opérateur nabla

Pour écrire de manière plus compacte les opérateurs vectoriels précédemment définis, on introduit un
vecteur symbolique appelé opérateur nabla et défini par :

⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗
(I.11)

Les opérateurs vectoriels s’écrivent parfois à l’aide de l’opérateur nabla sous les formes respectives
suivantes :

- Le gradient d’un champ scalaire f est noté

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗
(I.12)

- La divergence d’un champ vectoriel est notée

⃗⃗ ⃗ (I.13)
( ⃗)

- Le rotationnel d’un champ vectoriel est noté

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) ⃗⃗ (I.14)
⃗ [ ]⃗ [ ]⃗ [ ]⃗

8
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

- Le laplacien d’un champ scalaire est noté

(I.15)
( ) [⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗( )] ⃗⃗ ⃗⃗

- le laplacien vectoriel d’un champ vectoriel est noté

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗ ⃗⃗ ( ⃗) ⃗⃗ (I.16)
⃗ ⃗ ( ⃗)- ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ [⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗)] [⃗⃗ ⃗]

I.8. Théorème de Stokes-Théorème de Gauss


I.8.1. Circulation d’un champ vectoriel

B On définit la circulation d’un vecteur ⃗ le long d’un


contour (C), par l’intégrale curviligne :

(C) ⃗⃗ (I.17)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) ∫ ⃗
v
⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Dans le cas d’un contour fermé la circulation est


dℓ
A notée :

( ⃗) ∮ ⃗ ⃗⃗ (I.18)
( )

I.8.2. Flux d’un champ vectoriel

On définit le flux d’un vecteur ⃗ à travers une surface (S) par l’intégrale double :

( ) ( ⃗) ∬⃗ ⃗⃗ (I.19)
( )
Lorsque la surface (S) est fermée, le vecteur unitaire ⃗⃗ est dirigé de l’intérieur vers l’extérieur.

(S) n
v

dS

dℓ (C)

9
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

I.8.3. Théorème de Stokes


La circulation d’un vecteur le long d’un contour fermé (C) limitant une surface (S) est égal au flux de
son rotationnel à travers cette surface.

( ⃗) ( ) (⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗)) (I.20)

∮ ⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) ⃗⃗ (I.21)

Le vecteur unitaire ⃗⃗ est orienté selon la convention du tire-bouchon de Maxwell.

I.8.4. Théorème de Gauss-Ostrogradski (ou théorème de la divergence)

Le flux d’un champ vectoriel à travers une surface fermée (S) est égal à l’intégrale de sa divergence
dans le volume ( ) limité par la surface fermée (S) :

∬⃗ ⃗⃗ ∭ ( ⃗) (I.22)
( )

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N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

I.9. Exercices
Exercice 1 :
On donne le champ ⃗ ( )⃗ ⃗ ; trouver le vecteur ⃗ au point (2, 2, 1) et sa projection ⃗⃗,
si ⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗

Exercice 2 :
Soit les vecteurs ⃗ ⃗ ⃗ , ⃗⃗ ⃗ ⃗ et ⃗ ⃗ ⃗

1. Calculer ( ⃗ ⃗⃗ ) ⃗ et comparer avec ⃗ ( ⃗⃗ ⃗).


2. Calculer ⃗ ( ⃗⃗ ⃗) et comparer avec ( ⃗ ⃗⃗) ⃗.

Exercice 3 :
Exprimer en coordonnées cylindriques ( ), le vecteur ⃗ donné en coordonnées cartésiennes par :
⃗ ⃗ ⃗ ⃗

Exercice 4 :
Soit un vecteur de module 10 unités dirigé de l’origine vers le point ( ⁄ ), en coordonnées
cylindriques ( ). Exprimer ce vecteur en coordonnées cartésiennes.

Exercice 5 :
Exprimer le vecteur ⃗ ⃗ ⃗ ⃗ en coordonnées cylindriques( ).

Exercice 6 :
Exprimer le vecteur ⃗ ⃗ ⃗ ⃗ en coordonnées cartésiennes ( ).

Exercice 7 :
Exprimer en coordonnées cartésiennes le vecteur ⃗ ⃗ donné en coordonnées sphériques.

Exercice 8 :
Etablir, à partir des relations de définition, les formules de composition :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( )


⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( )

Exercice 9 :
Montrer que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) est normal en chaque point à la surface passant par ce point.

Exercice 10 :
Montrer que la circulation d’un vecteur gradient le long d’un contour fermé est nulle.

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N. Maghlaoui
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Exercice 11 :
Etablir les formules de composition :

( ⃗⃗ ⃗) ( ⃗⃗) ( ⃗)
( ⃗) ( ⃗ ) ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
( ⃗⃗ ⃗ ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗ ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗ )

Exercice 12 :
On donne ⃗ ( ⃗ ⃗ ) ; calculer ⃗⃗ ⃗.

Exercice 13 :
On donne ⃗ ⃗ ⃗ ⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗.

Exercice 14 :
On donne ⃗ . /⃗ ⃗ ⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗ pour .

Exercice 15 :
On donne ⃗ ( ) ⁄
⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗ au point ( ).

Exercice 16 :
On donne ⃗ ( )⃗ ( )⃗ ⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗.

Exercice 17 :
Démontrer les relations :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ [⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( )] ⃗⃗
[⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗ )]

Exercice 18 :
Etablir les lois de compositions :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗ ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗)


⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗ ) ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗( )

Exercice 19 :
Soit un champ de vecteurs, ⃗ ( )⃗ ( ) ⃗ ; calculer ⃗⃗ ⃗ à l’origine.

Exercice 20 :
Etant donné le champ de vecteurs ⃗ ( ) ⃗ , en coordonnées cylindriques ( ) , trouver
⃗⃗ ⃗ au point ( ).

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N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

Exercice 21 :
Etant donné le champ de vecteurs ⃗ ( )⃗ ( ) ⃗ , en coordonnées cylindriques
( ), trouver ⃗⃗ ⃗ au point ( ⁄ ).

Exercice 22 :
Etant donné le champ de vecteurs ⃗ ( ) ⃗ , en coordonnées sphériques ( ) , trouver
⃗⃗ ⃗ au point ( ⁄ ).

Exercice 23 :
Soit un champ de vecteurs ⃗( ⃗ ) ⃗ [( ⃗⃗ ⃗)] où le vecteur d’onde ⃗⃗ pour composantes
. Le vecteur ⃗ (indépendant de ⃗ et ) a pour composantes . Démontrer les
relations :
( ⃗) ⃗⃗ ⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) ⃗⃗ ⃗
⃗ ⃗

Exercice 24 :
Soit un champ de scalaire ( ⃗ ) [( ⃗⃗ ⃗)] (avec les mêmes notations que l’exercice
précédent). Montrer que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗

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N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

II. Régime stationnaire


II.1. Electrostatique
II.1.1. Propriétés du champ électrostatique

Dans les états stationnaires, le champ électrique est appelé champ électrostatique. Le champ
électrostatique ⃗⃗ obéit à deux lois :

1. Le champ électrostatique dérive d'un potentiel scalaire V :

⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (II.1)

et par suite,

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.2)

De manière équivalente, le champ électrostatique est à circulation conservative, c'est-à-dire qu'il


satisfait la relation intégrale suivante :

∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.3)
( )

où ( ) est un contour fermé quelconque orienté.

2. Le champ électrostatique satisfait au théorème de Gauss :


Le flux du champ électrostatique à travers une surface S fermée est égal à ⁄ , Q étant la charge
électrique totale contenue dans le volume limité par la surface fermée S et où

est la permittivité du vide.


Cette relation constitue le théorème de Gauss pour le champ électrostatique qui, sous cette forme
dite intégrale, s'écrit :

∯ ⃗⃗ ⃗ (II.4)
( )
Si la charge Q est répartie dans l'espace selon une densité volumique de charge , nous avons :

∭ (II.5)

14
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

Le théorème de Gauss peut alors s’écrire :

∯ ⃗⃗ ⃗ ∭ (II.6)
( )

où (S) est une surface fermée quelconque orientée vers l'extérieur et ( ) est le volume intérieur
à (S). En utilisant le théorème de Gauss-Ostrogradski, on peut écrire :

∯ ⃗⃗ ⃗ ∭ ⃗⃗ (II.7)
( )

Le théorème de Gauss étant vrai quel que soit le volume ( ), on obtient l'équation aux dérivées
partielles suivante qui constitue la forme locale du théorème de Gauss :

( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ (II.8)

Cette équation relie ⃗⃗ aux charges qui constituent les sources du champ électrostatique.

II.1.2. Le vecteur excitation électrique

Dans le vide le vecteur excitation électrique ⃗⃗ est défini par la relation :


⃗⃗ ⃗⃗ (II.9)
Le théorème de Gauss pour ⃗⃗ s'écrit sous la forme :

( ⃗⃗) ⃗⃗ ⃗⃗ (II.10)

II.1.3. En résumé

⃗⃗ ⃗⃗ Forme locale Forme intégrale

⃗⃗ conservatif ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ∮ ⃗⃗ ⃗⃗
( )

Théorème de Gauss pour ⃗⃗ ( ⃗⃗) ∯ ⃗⃗ ⃗ ∭


( )

II.1.4. Equation de Poisson-Equation de Laplace

Sachant que ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ le théorème de Gauss ⃗⃗ ⁄ devient :

15
N. Maghlaoui
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[ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ] (II.11)

Or le Laplacien scalaire de V est défini par :

[⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ] (II.12)

D'où l'équation aux dérivée partielle satisfaite par le potentiel électrostatique V :

(II.13)

Cette équation aux dérivées partielles porte le nom de équation de Poisson pour V .

En absence de charges électriques, et on obtient alors l'équation de Laplace pour V :

(II.14)

II.2. Electrocinétique

II.2.1. Champ électromoteur

Lorsqu'un courant électrique circule dans un conducteur, cela implique l'existence d'une force
motionnelle ⃗ agissant sur les porteurs de charge q et l'on définit le champ électromoteur ⃗⃗ par la
relation :

⃗ ⃗⃗ (II.15)
La circulation de ce champ le long d'un contour fermé orienté ( ) n'est pas conservative c'est-à-dire
qu'elle est différente de zéro. Par définition cette circulation est appelée la force électromotrice e
relative au contour considéré :

∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.16)
( )
On peut bien entendu définir la f.é.m relative à un tronçon ̂ orienté, non fermé :

̂ ∫ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.17)
(̂)

II.2.2. Le vecteur densité de courant

Un courant électrique correspond à des charges électriques mobiles. On appelle vecteur densité de
courant ⃗, le vecteur tangent à la ligne de courant, et défini par :

⃗ ⃗ (II.18)

16
N. Maghlaoui
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où est la densité volumique de charges mobiles et ⃗ la vitesse d'entraînement de ces charges


mobiles. Le module de ce vecteur représente la charge qui traverse par unité de temps, l'unité de
surface perpendiculaire à la direction de déplacement des charges mobiles; il s'exprime en .

En régime stationnaire, c'est-à-dire lorsque le vecteur densité de courant ⃗ est indépendant du temps,
le flux de ⃗ est conservatif ce qui se traduit par les relations intégrale et locale :

∯ ⃗ ⃗ (II.19)
( )

( ⃗) (II.20)

II.3. Magnétostatique

II.3.1. Le champ magnétique

Le champ magnétostatique ⃗⃗ obéit à deux lois :


1. Le flux du champ magnétique à travers une surface fermée S quelconque est nul. On dit que le champ
magnétostatique est à flux conservatif. Cette propriété est traduite par l'intégrale suivante :

∯ ⃗⃗ ⃗ (II.21)
( )
En tenant compte du théorème de Gauss-Ostrogradski, on obtient la forme locale du théorème de
Gauss pour ⃗⃗ :

( ⃗⃗) ⃗⃗ ⃗⃗ (II.22)

2. Le champ magnétique créé par un courant I est donné par le théorème d'Ampère :

∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (II.23)
( )

où ( ) est une courbe fermée quelconque traversée par le courant électrique I.

est la perméabilité magnétique du vide. Si le courant I correspond à une distribution de charges


électriques mobiles définissant un vecteur densité de courant ⃗; alors le courant I encerclé par la
boucle fermée est le flux de ⃗ à travers une surface quelconque délimitée par :

∬ ⃗ ⃗ (II.24)
( )
Le théorème d’Ampère s'écrit alors :

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N. Maghlaoui
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∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗ ⃗ (II.25)
( ) ( )

En tenant compte du théorème de Stokes :

∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗ (II.26)


( )

On obtient :

∬ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗ ∬ ⃗ ⃗ (II.27)


( )

Cette égalité étant vraie quelle que soit la surface S, on obtient la forme locale du théorème d'Ampère
qui s'écrit :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ (II.28)

II.3.2. Le vecteur excitation magnétique

En introduisant le vecteur excitation magnétique ⃗⃗ défini par :

⃗⃗
⃗⃗ (II.29)

Le théorème d'Ampère devient :

∬ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗ ∬ ⃗ ⃗ (II.30)


( )

ou encore sous la forme locale :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ (II.31)

II.3.3. En résumé

⃗⃗ ⃗⃗ Forme locale Forme intégrale

Théorème d’Ampère ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗) ⃗ ∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∯ ⃗ ⃗


( ) ( )

Théorème de Gauss pour ⃗⃗ ( ⃗⃗) ∯ ⃗⃗ ⃗


( )

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II.3.4. Le potentiel vecteur ⃗⃗⃗

Sachant que ( ⃗⃗ ) et que la divergence du rotationnel d'un champ vectoriel est nulle, on en
déduit qu'il existe un champ vectoriel ⃗ appelé potentiel vecteur tel que :

⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗) (II.32)

Ce potentiel vecteur n'est pas défini de manière unique. Il faut donc imposer une condition
supplémentaire à ⃗ . Cette condition est appelée condition de jauge. La plus utilisée en
magnétostatique est la condition de jauge de Coulomb qui s'écrit :

( ⃗) (II.33)

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II.4. Exercices
Exercice 1 :
On donne ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ ( ) ; déterminer le flux traversant une surface de 1m2, perpendiculaire à
l’axe des x et à l’abscisse x = 3 m.

Exercice 2 :
On donne en coordonnées cylindriques la répartition de charges suivantes ( ).
Utiliser le théorème de Gauss pour trouver ⃗⃗.

Exercice 3 :

On donne ⃗⃗ ⃗ en dans la région , en coordonnées cartésiennes, et


⃗⃗ ( ⁄| |) ⃗ partout ailleurs, trouver la densité de charges .

Exercice 4 :
Etant donné le champ excitation électrique

⃗⃗ ( ) ⁄ ( ⃗ ⃗)

en coordonnées cylindriques. Trouver la densité de charges.

Exercice 5 :
Soit :

⃗⃗ ( )⃗

en coordonnées sphériques, chercher la densité de charges.

Exercice 6 :
On donne le champ ⃗⃗ ⁄ ⃗⃗⃗⃗ ( ) ; évaluer les deux membres de l’égalité du théorème de
la divergence pour le volume d’un cube de 2 m de côté, centré à l’origine et dont les arrêtes sont
parallèles aux axes.

Exercice 7 :
Soit le champ d’excitation ⃗⃗ ⃗ ⃗( ) en coordonnées cylindriques, évaluer les
deux membres de l’égalité du théorème de la divergence pour le volume limité par r = 2m, z = 0m et z
= 5m.

Exercice 8 :
Soit le champ ⃗⃗ ( ⁄ )⃗ ( ) en coordonnées cylindriques, évaluer les deux membres de
l’égalité du théorème de la divergence pour le volume limité par r = 1m, r = 2m, z = 0m et z = 10m.

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Exercice 9 :
Soit le champ ⃗⃗ ( ⁄ )⃗ ( ) en coordonnées sphériques, évaluer les deux membres de
l’égalité du théorème de la divergence pour le volume délimité par r = 4m, et ⁄ .

Exercice 10 :
La région de l’espace entre deux plans conducteurs parallèles situés en x = 0 et x = d, contient une
distribution uniforme de charges électriques de densité . Les conditions aux frontières sont :
( ) et ( ) . Pour , calculer :

1. Le potentiel électrique ( ).
2. Le champ électrique ⃗⃗ .

Exercice 11 :
Soit deux plans conducteurs parallèles situés en y = 0 et y = 0.02 mm; l’origine des potentiels est prise
en y = 0.02 mm. Si ⃗⃗ ⃗ ( ) entre les conducteurs, déterminer les potentiels des
conducteurs sachant que l’on néglige les effets de bords.

Exercice 12 :
Trouver la fonction potentiel et le champ électrique dans la région comprise entre deux cylindres
circulaires droits concentriques. Le cylindre intérieur a pour rayon r = 1mm et est porté au potentiel
V = 0 V ; l’autre cylindre de rayon r = 20 mm est porté au potentiel V = 150 V. On néglige les effets
de bords.

Exercice 13 :
Deux plans d’équations respectives θ = 0 et θ = α en coordonnées cylindriques sont isolés le long de
l’axe Oz (Figure 1). On négligera les effets de bord et on supposera que :

.
1. Trouver le potentiel électrostatique entre les plans, en prenant un potentiel de 200 V pour θ =
α et l’origine des potentiels en θ = 0.
2. En déduire l’expression du champ électrique ⃗⃗ entre les plans.

z
V=0V V = 200 V

x θ
θ=0
θ=α
Figure 1

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Exercice 14 :
Soit deux cônes conducteurs identiques de même axe et opposés par le sommet, placés dans le vide.
Le demi-angle au sommet est θ1= 75°. Les sommets des deux cônes sont séparés par un isolant en z =
0 (Figure 2). Les potentiels des cônes sont respectivement V1 et V2 = 0.
1. Calculer le potentiel électrostatique V (θ) en chaque point de l’espace .
2. En déduire le champ et l’excitation électrostatique dans cette région de l’espace.
3. Sachant que sur la surface d’un conducteur en équilibre électrostatique l’excitation électrique
est :
⃗⃗ ⃗
où σ représente la densité de charge portée par la partie du cône supérieur, déterminer la charge
portée par la partie du cône supérieur caractérisée par :
( ) et .
4. En déduire la capacité entre les deux cônes.
On donne :

∫ ( ( ))
( )
⃗ ( ) ⃗
z
θ1= 75°

V = V1

Isolant V = V2 = 0

Figure 2

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Magnétostatique

Intensité de courant, Densité de courant

Exercice 15 :
Dans un conducteur cylindrique de 2 mm de rayon, la densité de courant varie avec la distance de l’axe
d’après la relation ⃗ ⃗ . Trouver l’intensité totale du courant.

Exercice 16 :
Etant donné la densité de courant ⃗ ⃗ , trouver l’intensité de courant qui traverse la
surface d’une sphère de 0.02 m de rayon.

Théorème d’Ampère et champ magnétique

Exercice 17 :
Calculer le champ magnétique ⃗⃗ dans la région entourant un courant filiforme rectiligne infiniment long,
d’intensité I. En déduire le potentiel vecteur ⃗.

Exercice 18 :
Un conducteur cylindrique creux de faible épaisseur, de rayon a et de longueur infinie est parcouru par un
courant d’intensité I. Trouver ⃗⃗ en tout point, à l’aide du théorème d’Ampère.

Exercice 19 :
A l’aide du théorème d’Ampère, calculer ⃗⃗ créé par un conducteur cylindrique plein, de rayon a,
parcouru par un courant d’intensité I, uniformément réparti à travers la section droite. Déduire le vecteur
densité de courant ⃗ à partir de ⃗⃗.

Exercice 20 :
Dans un système de coordonnées cylindriques, la densité de courant est

⃗⃗⃗⃗
⃗ ,
⃗⃗

Trouver ⃗⃗ par le théorème d’Ampère.

Exercice 21 :
L’excitation magnétique ⃗⃗ en tout point intérieur à un conducteur cylindrique de rayon r0 = 1 cm est
donnée par :

⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
Avec . Trouver, en utilisant 2 méthodes différentes, l’intensité totale du courant dans le
conducteur.

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Flux du champ magnétique

Exercice 22 :
Soit dans le vide, le champ radial :

⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ ( )
Calculer le flux magnétique à travers la surface définie par ⁄ ⁄ , .

Exercice 23 :
En coordonnées cylindrique, ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ). Trouver le flux magnétique à travers la surface plane
définie par et .

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III. Régime variable


III.1. Introduction

Le régime variable est caractérisé par des propriétés spécifiques liées à la dépendance des champs en
fonction du temps. Ces particularités sont :

Le phénomène d’induction : Un circuit filiforme au repos et parcouru par un courant invariable


n’entraîne l’apparition d’aucune f.é.m ou d’aucun courant dans un autre circuit filiforme au repos. Il
n’en est pas de même si le courant varie ou si les circuits présents se déplacent l’un par rapport à
l’autre, la f.é.m ou le courant qui apparaissent sont dus au phénomène d’induction. Ce phénomène
entraîne l’apparition d’un champ électrique supplémentaire (appelé champ induit) ; ce qui conduit à
modifier la propriété fondamentale du champ électrique.

Le phénomène de capacité : Soit un circuit alimenté par une source de tension variable en fonction
du temps et comprenant un condensateur, ce circuit est parcouru par un courant variable, bien que la
continuité électrique soit interrompue par l’espace entre les armatures du condensateur. Dans ce cas
l’intensité du courant n’est plus conservée tout au long du circuit puisqu’elle est nulle dans l’espace
entre les armatures. Le théorème d’Ampère n’est plus valable. Afin d’assurer la validité de ce dernier,
nous serons amenés à introduire le courant de déplacement.

Le phénomène de propagation : Considérons un ensemble constitué par des circuits parcourus par
des courants et par des distributions de charge variant en fonction du temps ; cet ensemble pouvant
être au repos ou en mouvement. Au voisinage de ces distributions règnent un champ électrique et un
champ magnétique. Contrairement au cas stationnaire, ces champs ne sont pas synchrones avec les
sources, c’est-à-dire qu’à un instant t donné, ces champs dépendent des valeurs des sources à un
instant antérieur qui est fonction de la distance séparant le point d’observation des sources. Nous
exprimons ce fait en disant qu’il y a propagation à vitesse finie des champs à partir des sources qui
leur donnent naissance, le retard est d’autant plus grand que le point où l’on désire connaître les
champs est éloigné des sources.

Toutefois dans le cas de régimes variant assez lentement en fonction du temps, on fait des
approximations qui permettent de négliger certains termes dans les équations de Maxwell. Cet
ensemble d’approximations est appelé l’approximation du régime quasistationnaire.
(A.R.Q.S).

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III.2. L’induction électromagnétique


III.2.1. La loi de Lenz

On peut induire une f.é.m dans un circuit filiforme (C) fermé en faisant varier le flux magnétique à
travers le circuit : c’est le phénomène d’induction électromagnétique. Les cas de variations du flux du
champ magnétique à travers un circuit sont :

- Le cas d’un circuit mobile dans un champ magnétique permanent,


- Le cas d’un circuit fixe dans un champ magnétique variable,
- Le cas général d’un circuit mobile dans un champ magnétique variable.

Pour trouver de manière qualitative le sens du courant induit, on utilise la loi de Lenz qui stipule que :
Le sens du courant induit est tel que le champ magnétique qu’il crée s’oppose à la variation de flux
qui lui a donné naissance.

Puisque une f.é.m apparaît dans le circuit (C) et y fait circuler un courant ceci implique l’existence
d’un champ électromoteur agissant sur les porteurs de charge du circuit (C). Ce champ est appelé
champ électrique induit.

III.2.2. Loi de Faraday

Pendant un temps dt, la variation du flux magnétique total à travers une surface quelconque
s’appuyant sur le circuit (C) est dϕ ; la f.é.m induite e s’exprime à l’aide de la loi de Faraday :

(III.1)

Cette loi, établie expérimentalement pour des variations relativement lentes du flux magnétique en
fonction du temps, est valable pour tout régime variable et elle sert de base à l’étude de
l’électromagnétisme classique.

III.2.3. Loi de Maxwell-Faraday

Considérons un circuit (C) au repos soumis à un champ variable. Un champ électrique va prendre
naissance dans tout l’espace où existe un champ magnétique variable. Le champ électrique induit joue
un rôle de champ électromoteur et la f.é.m apparaissant dans tout le circuit (C) peut s’écrire :

∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗⃗ ⃗ (III.2)
( ) ( )

où (S) est une surface orientée s’appuyant sur le contour orienté (C). En intervertissant l’ordre des
opérateurs on a :

( ⃗⃗ ⃗) ⃗⃗
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ∬ ⃗ (III.3)
( ) ( ) ( )

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car le circuit (C) étant immobile, la surface (S) l’est aussi et ⃗ est indépendant du temps. En
appliquant le théorème de Stokes nous pouvons écrire :

⃗⃗
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ∬ ⃗ (III.4)
( ) ( ) ( )

Cette égalité étant satisfaite quelle que soit (S) s’appuyant sur (C), il en résulte :

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (III.5)

Remarquons que s’il existe en plus du champ électrique induit un champ électrostatique ⃗⃗ , le champ
total ⃗⃗ est la somme du champ électrostatique ⃗⃗ et du champ électrique induit ⃗⃗ :

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (III.6)

On peut aisément vérifier que ⃗⃗ satisfait la relation la relation de Maxwell-Faraday :

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ [ ⃗⃗ ⃗⃗ ] ⃗⃗ ⃗⃗ (III.7)

car

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (III.7)

En définitive, nous devons retenir de l’étude du phénomène d’induction électromagnétique le résultat


fondamental suivant :
En chaque point de l’espace où existe un champ magnétique variable nous devons associer un
champ électrique induit variable à circulation non conservative c’est-à-dire ne dérivant pas d’un
potentiel.

L’ensemble de ces deux champs ( ⃗⃗ ⃗⃗) constitue le champ électromagnétique.

III.3. Le théorème d’Ampère-Maxwell

III.3.1. Le phénomène de capacité


I
Considérons un circuit alimenté par un générateur G et
comprenant un condensateur C. Ce circuit est parcouru
par un courant variable I(t) pendant un temps très court.
C
S’ Ce courant crée un champ magnétique ⃗⃗ que l’on
G pourrait calculer à l’aide du théorème d’Ampère.
S Pour calculer le champ magnétique en M, on considère
le cercle de rayon OM = r, et l’on a :

O ∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (III.9)
R M
( )

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Cette équation exprime le fait que l'intégrale curviligne de ⃗⃗ sur une boucle fermée est égale à fois
le courant total qui traverse une surface quelconque limitée par la boucle fermée . On peut calculer le
champ magnétique en M en utilisant successivement deux surfaces différentes S et S’ s'appuyant sur le
contour et en appliquant pour chacune d'entre elles le théorème d'Ampère sous sa forme intégrale.
- Cas de la surface S : Le courant total traversant S est bien égal au courant I et on obtient :

(III.10)

- Cas de la surface S’ : Cette surface passant entre les plaques du condensateur n’est traversée par
aucun courant puisque les charges électriques ne se déplacent pas entre les plaques du condensateur.
Si on utilise le théorème d’Ampère, on obtient :

∮ ⃗⃗ ⃗⃗ (III.11)
( )

Le résultat de ce calcul serait alors ⃗⃗ ⃗⃗. Ce qui est en contradiction avec le résultat obtenu avec la
surface S. Pour lever cette ambiguïté, il faut modifier le théorème d’Ampère.

Dans le condensateur, il n’y a pas de charges mobiles, donc pas de courant de conduction. Par contre
il y a un champ électrique variable durant la charge du condensateur et qui est égal à :

(III.12)

étant la densité superficielle de charges électriques sur les plaques du condensateur.


La charge totale portée par une armature du condensateur de surface est : .
Le courant de conduction I à l’extérieur du condensateur est lié à la charge du condensateur par I =
dq/dt, d’où :

( ) ( )
(III.13)

où est le vecteur excitation électrique entre les armatures du condensateur. Entre les
armatures du condensateur, le courant ne correspond pas à un mouvement de charges électriques mais
il est lié au champ électrique variable entre les armatures du condensateur. Il est appelé courant de
déplacement et nous le noterons ID. Ainsi si on suppose que le courant entre les plaques du
condensateur est ID. Le courant total traversant la surface S’ est ID et si on utilise le théorème
d’Ampère en prenant en compte le courant de déplacement, on obtient le même résultat que celui qui
a été obtenu en utilisant la surface S.
L’introduction du courant de déplacement va permettre de généraliser aux régimes variables le
théorème d’Ampère dans lequel on devra considérer le courant total, somme du courant de conduction
correspondant à des charges électriques mobiles, et du courant de déplacement correspondant à un
champ électrique variable dans le temps.

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III.3.2. Le vecteur densité de courant de déplacement

Le courant lié au mouvement des charges électriques sera noté dans la suite I et le courant de
déplacement qui correspond à un champ électrique variable sera noté ID. On appelle le courant total IT
= I + ID. A ces courants on associe respectivement :
- le vecteur densité de courant lié au mouvement des charges électriques ⃗,
- le vecteur densité de courant de déplacement ⃗ défini par

⃗⃗ ⃗⃗
⃗ (III.14)

- le vecteur densité de courant total

⃗ ⃗ ⃗ (III.15)

III.3.3. Le théorème de Maxwell-Ampère

Le théorème d’Ampère peut être généralisé à condition de l’appliquer au courant total.


La relation de Maxwell-Ampère qui en est la traduction s’écrit :
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗ (III.16)

La relation intégrale du théorème d’Ampère généralisé est :

⃗⃗
∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∬ ⃗ ⃗ ∬ ( ⃗ ) ⃗ (III.17)
( ) ( ) ( )

On obtient le résultat fondamental :


Un champ électrique variable crée un champ magnétique.

III.3.4. Equation de continuité

Considérons une surface fermée (S) entourant un volume ( ) ; si est la densité volumique de charge
électrique et q la charge électrique totale du volume ( ) à l’instant t, on a

∭ (III.18)
( )

Pendant l’intervalle de temps dt la variation de la charge totale est dq, et le taux de variation de charge
s’écrit :

(∭ ) (III.19)
( )

Mais ∯( ) ⃗ ⃗ représente la charge totale sortant de la surface (S) par unité de temps,

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donc par suite de la conservation de la charge :

∯⃗ ⃗ (III.20)
( )
et

(∭ ) ∯⃗ ⃗ (III.21)
( ) ( )

En changeant l’ordre des opérations par rapport à l’espace et par rapport au temps, on a :

∭ ∯⃗ ⃗ (III.22)
( ) ( )

or, d’après le théorème d’Ostrogradsky :

∯⃗ ⃗ ∭ ⃗⃗ ⃗ (III.23)
( ) ( )
donc

∭( ⃗⃗ ⃗) (III.24)
( )

Cette relation doit être vérifiée quel que soit le volume ( ), il faut donc que l’on ait :

⃗⃗ ⃗ (III.25)

Cette équation dite de continuité traduit la conservation de la charge électrique et montre que le flux
du vecteur densité de courant n’est plus conservatif comme dans le cas des états stationnaires.

On peut vérifier que le théorème d’Ampère qui est valable uniquement dans le cas des régimes
stationnaires ne peut plus être utilisé dans le cas des régimes variables car il serait en contradiction
avec la relation de continuité qui exprime un principe fondamental de la physique (Principe de
conservation de la charge électrique). Par contre le théorème d’Ampère-Maxwell qui prend en compte
le courant de déplacement satisfait pleinement la relation de continuité.

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III.4. Les équations de Maxwell

Nous avons pu remarquer que l’étude du régime variable nous a amenés à modifier deux équations
fondamentales des régimes statiques :

Régime
Régime variabale
statique

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗

Selon les hypothèses de Maxwell les deux autres équations caractéristiques des régimes statiques sont
encore valables pour les régimes variables :

- théorème de Gauss pour ⃗⃗ : ⃗⃗ ⃗⃗ ⁄


- théorème de Gauss pour ⃗⃗ : ⃗⃗ ⃗⃗

Ces quatre équations aux dérivées partielles sont appelées les équations de Maxwell. Elles constituent
les équations fondamentales de l’électromagnétisme.

III.5. Equations pour ⃗⃗ et ⃗⃗⃗

Pour établir l’équation relative au champ électrique ⃗⃗ , il faut éliminer le champ magnétique ⃗⃗. Pour
cela, calculons le rotationnel de chacun des membres de la loi de Faraday :

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ( ) (III.26)

en permutant l’ordre des dérivations, on obtient :

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (⃗⃗ ⃗⃗) ( ⃗ ) (III.27)

Sachant que

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗( ⃗⃗ ⃗⃗ ) ⃗⃗ (III.28)
où est le laplacien vectoriel, on obtient l’équation aux dérivées partielles suivante :

⃗ ⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗( ⃗⃗ ⃗⃗ ) (III.29)

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Comme :

⃗⃗ ⃗⃗ (III.30)

⃗⃗( ⃗⃗ ⃗⃗ ) ⃗⃗ ( ) (III.31)

on obtient finalement :

⃗⃗ ⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ( ) (III.32)

Pour établir l’équation aux dérivées partielles pour le champ magnétique ⃗⃗, calculons le rotationnel
de chacun des membres du théorème d’Ampère-Maxwell :

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗( ⃗⃗ ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ ( ⃗ ) (III. 33)

mais

⃗⃗ ⃗⃗ (III. 34)

et en intervertissant l’ordre des dérivations :

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ [⃗⃗ ⃗⃗ ] (III. 35)

or

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (III. 36)

Donc

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ (III. 37)

ou encore

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ (III. 38)

En absence de charges électriques ( ) et de courants électriques ( ⃗ ⃗⃗), on obtient la même


équation aux dérivées partielles pour le champ électrique et pour le champ magnétique.
L’équation
⃗⃗ ⃗⃗
( ) ( ) ⃗⃗ (III.39)
⃗⃗ ⃗⃗

constitue l’équation de propagation du champ électromagnétique dans le vide, où on a posé .


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III.6. Introduction des potentiels

III.6.1. Potentiel scalaire. Potentiel vecteur

Le champ magnétique ⃗⃗ satisfait à l’équation ⃗⃗ ⃗⃗ . On peut donc définir un potentiel vecteur


dont dérive le champ magnétique par : ⃗⃗ ⃗⃗ ( ⃗).
⃗⃗
D’après la loi de l’induction ⃗⃗ ⃗⃗ , d’où :


⃗⃗ ⃗⃗ [⃗⃗ ⃗] ⃗⃗ * + (III. 40)

soit :

⃗ ⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ * + ⃗⃗ * ⃗⃗ + ⃗⃗ (III. 41)

Sachant que le rotationnel du gradient d’un champ scalaire est nul, on peut déduire du résultat de
l’équation précédente qu’il existe un champ scalaire U appelé potentiel scalaire tel que :


⃗⃗ ⃗⃗ (III. 42)

et l’on a :


⃗⃗ ⃗⃗ (III. 43)

Si l’on remplace le potentiel scalaire et le potentiel vecteur ⃗ respectivement par les potentiel et
⃗ définis par :

⃗ ⃗ ⃗ ⃗⃗
on peut montrer que :

⃗⃗ ⃗⃗

⃗⃗ ⃗⃗ ( ) (⃗ ⃗⃗ )


⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
et que
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ( ⃗ ⃗⃗ )
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗

Le remplacement de ⃗ et respectivement par ⃗ et s’appelle une transformation de jauge.


L’invariance de ⃗⃗ et ⃗⃗ dans cette transformation s’appelle l’invariance de jauge. L’invariance de

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jauge nous laisse libre du choix de la relation liant le potentiel scalaire et le potentiel vecteur. Cette
relation est appelée la condition de jauge.

III.6.2. Equations des potentiels. Jauge de Lorenz


Sachant que ⃗⃗ ⃗⃗ , le théorème de Gauss ⃗⃗ ⃗⃗ s’écrit,


⃗⃗ * ⃗⃗ + (III. 44)

ce qui donne une première équation entre et ⃗

[⃗⃗ ⃗] (III. 45)

Une deuxième équation est obtenue à partir de l’équation de Maxwell-Ampère :

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ (III. 46)


où ⃗⃗ ⃗⃗ et ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗.
En utilisant l’identité :

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗( ⃗⃗ ⃗) ⃗ (III. 47)


il vient


⃗ ⃗⃗( ⃗⃗ ⃗) *⃗⃗ ( ) + ⃗ ⃗⃗ (III. 48)

soit


⃗ ⃗⃗ [⃗⃗ ⃗ ] ⃗ ⃗⃗ (III. 49)

Nous obtenons ainsi, pour les potentiels ⃗ et , deux équations que l’on peut écrire sous la forme


⃗ ⃗⃗ [⃗⃗ ⃗ ] ⃗
(III. 50)
[⃗⃗ ⃗ ]

Si l’on choisit la jauge de Lorenz définie par

⃗⃗ ⃗ (III. 51)

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les équations des potentiels deviennent alors indépendantes et se réduisent à


⃗ ⃗
(III. 52)

Notons que la condition de jauge de Lorenz est compatible avec l’invariance de jauge.

En effet, si nous remplaçons ⃗ par ⃗ ⃗ ⃗⃗ et par


La condition de Lorenz

⃗⃗ ⃗ (III. 53)

s’écrit

⃗⃗ ⃗ (III. 54)

Il suffit pour qu’elle soit vérifiée que satisfasse l’équation aux dérivées partielles :

(III. 55)

III.7. Le champ électromoteur


Définition

Soit un conducteur électrique se déplaçant avec une vitesse ⃗ dans une région de l’espace où règne un
champ magnétique ⃗⃗, on définit le champ électromoteur par la relation :


⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ (III. 56)

Le champ électromoteur rend compte de l’apparition d’un courant induit dans les cas :
- d’un circuit fixe placé dans un champ magnétique variable,
- d’un circuit mobile dans un champ magnétique.

III.7.1. f.é.m induite dans un circuit

La f.é.m induite apparaissant dans une portion de circuit


filiforme CD est par définition égale à la circulation du D
champ électromoteur sur CD :

⃗⃗ Em
∮ ⃗⃗ (III. 57)

C dℓ

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Dans le cas d’un circuit filiforme fermé conducteur C, mobile dans un champ magnétique variable
dans le temps. La f.é.m induite est donnée par :


∮ ⃗⃗ ⃗⃗ ∮ ( ⃗ ⃗⃗) ⃗⃗ (III. 58)

III.7.2. Induction de Lorentz, Induction de Neuman

On a deux cas particuliers :


- Induction de Neuman : circuit fixe dans un champ magnétique variable ( ⃗ ⃗⃗⁄ ⃗⃗)


∮ ⃗⃗ (III. 59)

- Induction de Lorentz : circuit mobile dans un champ magnétique permanent ( ⃗ ⃗⃗⁄


⃗⃗)

∮ (⃗ ⃗⃗) ⃗⃗ (III. 60)

III.8. Approximation des états quasi stationnaire

III.8.1. Introduction

Les propriétés spécifiques liées à la dépendance des champs en fonction du temps sont :
- le phénomène d’induction,
- le phénomène de capacité,
- le phénomènes de propagation.
Pourtant dans le cas de régimes variant assez lentement en fonction du temps, on fait des
approximations qui permettent de négliger certains termes dans les équations de Maxwell. Cet
ensemble d’approximations est appelé l’approximation du régime quasistationnaire (A.R.Q.S).

III.8.2. Phénomène d’induction

On tient toujours compte des effets d’induction quelle que soit la vitesse de variation du champ.

III.8.3. Phénomène de capacité

Cet effet est lié aux circuits ouverts alimentés par une source de tension variable et parcourus par un
courant variable bien que ces circuits électriques ne soient pas fermés.
C’est le cas particulier des condensateurs où pour assurer la continuité du courant électrique, nous
avons introduit la notion de courant de déplacement. Dans l’approximation du régime quasi-
stationnaire, on suppose que les effets des champs magnétiques sont négligeables entre les armatures
de ces condensateurs.

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III.8.4. Phénomène de propagation

Si les dimensions des circuits électriques étudiés sont suffisamment petites on pourra considérer que
dans un circuit fermé le courant électrique est le même en chaque point d’un circuit fermé. Dans ce
cas le vecteur densité de courant ⃗ est sensiblement le même en tout point du circuit :

⃗ ⃗ ⃗ ⃗ (III. 61)
il s’en suit que :

⃗⃗ ⃗ (III. 62)

III.8.5. Equations des états quasi-stationnaires

Dans l’approximation du régime quasi-stationnaire, les équations de Maxwell s’écrivent :

Forme locale Forme intégrale

Théorème de Gauss pour ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ∯ ⃗⃗ ⃗ ∭


( ) ( )

Equation du flux magnétique ⃗⃗ ⃗⃗ ∯ ⃗⃗ ⃗


( )

⃗⃗
Théorème de Maxwell-Faraday ⃗⃗ ⃗⃗ ∮ ⃗⃗ ⃗ ∬ ⃗⃗ ⃗
( ) ( )

Théorème d’Ampère-Maxwell ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ∮ ⃗⃗ ⃗ ∬⃗ ⃗
( ) ( )

avec : ⃗⃗ ⃗ .

37
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

III.9. Exercices

Courant de conduction, courant de déplacement


Exercice 1 :

Le vecteur densité de courant est ⃗ ⃗ . Calculer la vitesse de variation de la densité


volumique de charges électriques en x = 1.

Exercice 2 :

Dans une région donnée le vecteur densité de courant est donné en coordonnées sphériques, par :


⃗ ⃗

1. Calculer le courant total qui traverse une surface sphérique de rayon r = a, à l’instant .
2. Calculer la densité volumique de charges électriques .

Exercice 3 :

Un condensateur plan est formé d'un ensemble de deux disques conducteurs, de même rayon R,
parallèles, de même axe Oz, distants de et séparés par du vide (Figure 1). On applique, dans
l'espace situé entre les deux disques, un champ électrique uniforme qui, dans un système de
coordonnées cylindriques( ), s’exprime par ⃗⃗ ⃗ . On suppose qu’aucun des champs
étudiés dans la suite ne dépend ni de z ni de .

r
dr

h ez
E1

er

Figure 1

1. Calculer le vecteur densité de courant de déplacement dans le condensateur. Montrer qu’il existe
dans cet espace un champ magnétique ⃗⃗ créé par ⃗⃗ .
2. A l'intérieur du condensateur le champ magnétique créé par le champ électrique, s'écrit
⃗⃗ ⃗ . En utilisant le théorème d’Ampère sous sa forme intégrale, et en utilisant l'écriture
complexe, exprimer en fonction et .
38
N. Maghlaoui
Ecole Préparatoire des Sciences et Techniques d’Alger

3. Le champ magnétique ⃗⃗ , crée lui-même un champ électrique noté ⃗⃗ . On suppose que le champ
électrique ⃗⃗ est dirigé selon ⃗ . On considère un rectangle parallèle à l'axe des z et dont les côtés
parallèles à z sont respectivement aux positions r et r + dr tel que .
(a) Calculer le flux de ⃗⃗ à travers la surface de ce rectangle.
(b) Montrer que la circulation de ⃗⃗ sur ce rectangle s'écrit :
∮ ⃗⃗ ⃗⃗

donner l’expression de en fonction de .


(c) En utilisant la forme intégrale de la loi de Faraday, établir la relation entre ⁄ et . En
déduire , en fonction de et c.
4. Écrire le champ électrique total sous la forme , ( )- et exprimer ( ).
5. AN : On prend et ; calculer ( ) et commenter ce
résultat.
6. On considère maintenant que ⃗⃗ , crée un champ magnétique ⃗⃗ , qui crée ⃗⃗ , qui crée ⃗⃗ , et ainsi
de suite. On suppose que les champs électriques ⃗⃗ , sont dirigés selon Oz. En utilisant les résultats des
questions précédentes, exprimer ⁄ en fonction de puis de . En déduire en fonction de
et ( ).
7. Quelle est l'expression du champ électrique total à la distance de l'axe si on néglige les
champs dont l'amplitude ne dépasse pas de l'amplitude de ⃗⃗ ?
On prend : et .

Induction électromagnétique
Exercice 4 :

On considère une boucle conductrice circulaire de rayon a = 0.10 m, située dans le plan z = 0 et
fermée sur une résistance . Elle est placée dans un champ magnétique
⃗⃗ ( ) ⃗ ( ). Déterminer le courant qui traverse le circuit.

Exercice 5 :

Une boucle conductrice, circulaire de rayon a, relie les deux bornes d'une résistance . Ce
circuit fermé est placé dans une région de l'espace où règne un champ magnétique uniforme

(Figure 2). En négligeant le champ magnétique créé par le courant induit, calculer le
potentiel électrique V (t) qui apparaît aux bornes de la résistance R. Représenter graphiquement les
variations de V (t) en fonction du temps.

B
39
aa N. Maghlaoui
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Figure 2

Exercice 6 :

Une spire conductrice circulaire, plane, de section S, tourne autour d'un axe de symétrie , contenu
dans le plan de la spire, à une vitesse angulaire constante, dans une région où règne un champ
magnétique ⃗⃗
constant perpendiculaire à .

1. Etablir l'expression de la f.é.m induite dans la spire.


2. La spire possède une résistance R. Quelle la puissance instantanée dissipée ? Montrer que cette
puissance est égale à la puissance fournie pour maintenir la rotation de la spire.

Exercice 7 :

Soit ( ⃗ ⃗ ⃗ ) la base orthonormée d’un référentiel galiléen Oxyz. On considère le champ


électromagnétique statique (dans ce référentiel) donné au point ⃗( ) par :
⃗⃗ ( ⃗) ( ) et ⃗⃗ ( ⃗) ( )

où est une constante.


On donne la perméabilité magnétique du vide .

1) a) Ecrire les équations de Maxwell.


b) Montrer que le champ est une solution de ces équations.
Déterminer la densité de courant ⃗( ⃗).
c) En quelle unité ⃗( ⃗) est il mesuré ? Calculer sa valeur numérique. z
a a
2) Un cadre carré EPST, de côté 2a, se déplace par un mouvement
T E
de translation à vitesse constante
⃗⃗ ( ). a
A l’instant t = 0 s, les coordonnées des sommets du carré sont :
( ) O x
a
( )
( ) S P
( )

Figure 3 : le cadre carré à


L’instant t = 0 s.
Le cadre est orienté dans le sens EPST.

a. Calculer le flux ( ) du champ magnétique à travers le carré à l’instant t.


b. En déduire la force électromotrice d’induction qui apparaît dans le cadre.

40
N. Maghlaoui
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Application numérique : Calculer e au temps pour et .

Exercice 8 :

Une boucle fermée conductrice, de forme rectangulaire de largeur b et de longueur a (a = 30 cm×b =


20 cm) , est déplacée à travers un champ magnétique non uniforme indépendant du temps ⃗⃗
⃗ ( ) avec une vitesse constante ⃗ ⃗ ( ) (Figure 4).
où .A , le coin inférieur gauche de la boucle coïncide avec l’origine O. Calculer
la f.é.m induite e. On négligera le champ magnétique créé par le courant induit dans la boucle.
y
v0
b

O
a x

Figure 4

Exercice 9 :

Un cadre de forme rectangulaire, constitué d’un fil conducteur (a × 2b) est au voisinage d’un fil
conducteur de longueur infinie, parcouru par un courant I constant. Le fil et le cadre sont dans le
même plan vertical. Le cadre se déplace avec une vitesse constante ⃗ ⃗ (Figure 5). A l’instant
initial la distance entre l’axe du cadre et le fil est r = 2b. Calculer la force électromotrice induite e(t)
dans le circuit constitué par le cadre.

2b

I
ez

a
v

er

r
Figure 5

41
N. Maghlaoui
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Exercice 10 :

Comme le montre la figure (Figure 6), une boucle circulaire conductrictrice de rayon a tourne autour
de l’axe des x à la vitesse angulaire ω, à l’instant t = 0, la boucle est dans le plan xy. Elle est placée
dans un champ magnétique uniforme qui varie dans le temps, ⃗⃗ ( ) ⃗ . Trouver la force
électromotrice induite dans la boucle.

z z
en
ωt
B

ω v
ω y y
P
ωt

x x

Figure 6

Théorème d'Ampère-Maxwell et énergie


Exercice 11 :

Dans le vide et en absence de courant de conduction, le champ magnétique est donné par :

⃗⃗ ( ) ( )⃗ ( )

Calculer :
1. Le vecteur densité de courant de déplacement.
2. Le vecteur excitation électrique ⃗⃗.
3. La densité volumique de charges électriques.

Exercice 12 :

Soit, dans le vide, un champ électrique de composantes :


( )

1. Calculer sa divergence et son rotationnel.


2. En déduire les composantes du champ magnétique ⃗⃗ qui l'accompagne.
3. Calculer ⃗⃗ ⃗⃗ et ⃗⃗ ⃗⃗.
4. Quelle relation doit lier et pour que soient satisfaites les équations de Maxwell ?

42
N. Maghlaoui
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Exercice 13 :

Un petit conducteur solide de rayon a, supporté par des disques isolants et non magnétiques, est placé
sur l'axe d'un tube de faible épaisseur et de rayon interne b. Le conducteur intérieur et le conducteur
extérieur sont parcourus par le même courant i dirigé dans des sens opposés selon leur génératrice.
1. Utiliser le théorème d'Ampère-Maxwell pour calculer les champs magnétiques ⃗⃗ et ⃗⃗ en un point
quelconque de l'espace séparant les conducteurs.
2. Ecrire l'expression du flux du champ magnétique à travers une bande étroite de longueur
parallèle à l'axe, de largeur dr située à une distance r de l'axe et se trouvant dans un plan contenant
l'axe.
3. Intégrer l'expression de la question précédente sur la distance séparant les deux conducteurs et en
déduire le flux total produit par le courant i dans le circuit.
4. Montrer que le coefficient d'auto-inductance L est :
( )
5. Utiliser l’équation :

pour calculer l’énergie emmagasinée par le champ magnétique dans une longueur du câble.
6. Sachant que l'expression de la densité d'énergie magnétique est :

calculer l'énergie magnétique totale et comparer avec le résultat de la question précédente.

Exercice 14 :

Un champ électrique uniforme ⃗⃗ et un champ magnétique uniforme ⃗⃗ occupent la même région de


l’espace vide.
1. Si , quelles sont les valeurs de B et H si les densités d'énergie du champ électrique
et du champ magnétiques sont égales ?
2. Calculer le rapport ? En quelle unité s'exprime ce rapport ?

43
N. Maghlaoui
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IV. Propagation des ondes électromagnétiques dans le vide


IV.1. Equations de propagation pour ⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗
Dans le vide, au voisinage de tout point où les charges et les courants sont nuls, les équations de
Maxwell s’écrivent :

⃗⃗ (IV.1)

⃗⃗ (IV.2)

⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗⃗ ) (IV.3)

⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗⃗ ) (IV.4)

Les équations pour ⃗⃗ et ⃗⃗ s’écrivent alors :

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (IV.5)

⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (IV.6)

Dans le vide les ondes électromagnétiques se propagent à la vitesse de la lumière :

(IV.7)

IV.2. L’onde plane progressive sinusoïdale


IV.2.1. Relation de dispersion

L'onde plane progressive sinusoïdale est définie, en notation complexe, par :

⃗⃗ ( ⃗ ) ⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗) (IV.8)
où ⃗⃗ est le vecteur d'onde donnant la direction de propagation de l'onde plane.

44
N. Maghlaoui
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En utilisant la définition du laplacien vectoriel dans un système de coordonnées cartésiennes, on peut


montrer que :
⃗⃗ ⃗⃗ (IV.9)

L'équation de propagation s'écrit alors sous la forme

( ) ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.10)

L'onde plane progressive sinusoïdale constitue une solution particulière de l'équation d'onde
seulement si la relation suivante, dite relation de dispersion, est satisfaite :

(IV.11)

IV.2.2. Structure de l’onde uniforme plane

L'onde plane progressive sinusoïdale doit également satisfaire le théorème de Gauss. En absence de
charges électriques :

( ⃗⃗ ) (IV.12)

On montre aisément que pour une onde plane progressive sinusoïdale :

( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.13)

Soit encore ⃗⃗ ⃗⃗ ; ce qui revient à dire que le champ électrique ⃗⃗ est perpendiculaire à la direction
de propagation donnée par le vecteur d'onde ⃗⃗ . Le champ électrique est dit transversal.

L'onde plane progressive sinusoïdale doit également satisfaire le théorème de Maxwell-Faraday :

⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗⃗ ) (IV.14)

On montre aisément que pour une onde plane progressive sinusoïdale :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.15)

D'où
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.16)

On en déduit le champ magnétique


⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗ (IV.17)

En tenant compte des propriétés du produit vectoriel, on constate que :


- Le champ magnétique est perpendiculaire au plan ( ⃗⃗ ⃗⃗ ). Le champ magnétique d'une onde plane
progressive est donc transversal.
45
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- La direction du champ magnétique est telle que le trièdre ( ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗) est un trièdre direct.
- En tenant compte de la relation de dispersion, , le module du champ magnétique est :

‖ ⃗⃗ ‖
‖ ⃗⃗ ‖

Cet ensemble de propriétés permet de définir la structure de l'onde plane progressive harmonique
(Figure ci-dessous).

ω n 2π n
k= k n = =
x V λ
E
M u k
n
r
O v
z
B
y

IV.3. Polarisation
IV.3.1. Onde de polarisation rectiligne

Une onde électromagnétique plane est dite de polarisation rectiligne si le champ ⃗⃗ garde une direction
constante (polarisation rectiligne). Dans le cas d’une variation sinusoïdale en fonction du temps il
s’écrit en notation réelle :

⃗⃗ ( ⃗ ) ⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗) (IV.18)


⃗⃗ vecteur constant.
pulsation de la fonction sinusoïdale.
⃗⃗ vecteur d’onde perpendiculaire au plan d’onde avec ⁄ .
⃗⃗ ⃗ phase instantanée ou plus simplement phase de la grandeur variable.
⁄√ vitesse de propagation dans le vide
Les vecteurs forment toujours un trièdre direct et

⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗ (IV.19)

Pour préciser cette onde, supposons qu’elle se propage suivant z’z d’où

⃗⃗ ⃗⃗ ( ) (IV.20)

46
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On constate une double périodicité :


- Une périodicité temporelle : pour z donné le champ varie sinusoïdalement en fonction du temps
avec une période
(IV.21)

ou une fréquence
(IV.22)

(f est en Hertz).

- Une périodicité spatiale : à un instant t donné le champ varie sinusoïdalement en fonction de z


avec une période

(IV.23)

est appelée la longueur d’onde dans le vide). On peut remarquer que la longueur d’onde est égale
à la distance parcourue par l’onde pendant une période.

IV.3.2. Onde de polarisation quelconque

Dans le paragraphe précédent, nous avons supposé que le champ ⃗⃗ (donc ⃗⃗ également) gardait une
direction constante. Dans le cas général, il n’en est pas toujours ainsi et les composantes du champ
peuvent se mettre sous la forme :
(IV.24)
( )

( ) (IV.25)

et pouvant être différentes.

Etudions le comportement du champ ⃗⃗ dans le plan z = 0. Les résultats obtenus se retrouvent avec un
décalage temporel dans tout plan z = cte. Les composantes du champ s’écrivent :
(IV.26)
( )

( ) (IV.27)

(IV.28)

et si l’on prend pour origine des temps un instant où Ex passe par sa valeur maximale on a :

( ) (IV.29)

( ) (IV.30)

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avec : .

On peut déjà dire que l’extrémité du vecteur décrit une courbe inscrite dans un rectangle de côtés 2E0x
et 2E0y. D’autre part en développant l’expression de et en éliminant le temps il vient :

( ) ( ) ( ) ( ) (IV.31)

(IV.32)
( ) √ ( ) ( )

(IV.33)
* ( )+ * ( ) + ( )

(IV.34)
( ) ( ) ( ) ( )

Pour quelconque, cette équation est celle d’une ellipse : on dit que l’onde a une polarisation
elliptique ; pour = (m = 0, 1, 2, . . . ) l’ellipse dégénère en une droite et l’onde est dite à
polarisation rectiligne. Enfin si E0x = E0y et si ( ) ⁄ l’onde est dite à polarisation
circulaire.

IV.4. Energie électromagnétique : vecteur de Poynting


La propagation de l’énergie se manifeste expérimentalement dans de nombreux cas :
- On peut ressentir son effet si l’on s’expose aux rayons solaires ou au rayonnement d’une source
chaude ;
- De même tout émetteur radio expédie de l’énergie à travers l’espace, une infime partie de cette
dernière étant captée par votre récepteur radio.
Nous allons essayer de relier localement cette énergie qui se propage, au champ électromagnétique
qui la transporte. Nous supposerons le milieu de propagation parfait, c’est à dire homogène, isotrope
et linéaire.

IV.4.1. Onde de forme spatiale et temporelle quelconques

Nous admettrons que les densités d’énergie électrique et magnétique calculées en régime stationnaire
sont toujours valables en régime variable ; la densité d’énergie électromagnétique en un point
quelconque du milieu parcouru par une onde électromagnétique est donc à chaque instant :
.

48
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(IV.35)
( )

Considérons dans le milieu, un volume limité par une surface (S). L’énergie électromagnétique qu’il
contient est à chaque instant :

(IV.36)

( )

Pendant un temps dt l’accroissement d’énergie dans ( ) sera dW et la puissance instantanée p’ acquise


par ce volume sera :

(IV.37)

( )
On a :

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗ ( ⃗⃗ ) ⃗⃗ ( ) (IV.38)

donc

⃗⃗ ⃗⃗ (IV.39)
⃗⃗ *⃗⃗ ( )+ ⃗⃗ ⃗⃗

D’après une relation de transformation, on a :

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (IV.40)
⃗⃗ * ⃗⃗ + ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ( )

donc

⃗⃗ (IV.41)
⃗⃗ * ⃗⃗ +

et

⃗⃗ (IV.42)
∭ ⃗⃗ * ⃗⃗ +
( )

49
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La puissance électromagnétique instantanée perdue par le volume ( ) est :

⃗⃗ (IV.43)
∭ ⃗⃗ * ⃗⃗ +
( )

Elle représente la puissance électromagnétique qui sort du volume ( ), c’est à dire la puissance
moyenne p rayonnée par ce volume.

⃗⃗ (IV.44)
∭ ⃗⃗ * ⃗⃗ +
( )

D’après la formule se Gauss Ostrogradsky, on peut écrire :

⃗⃗ (IV.45)
∬ * ⃗⃗ + ⃗ ∬ ⃗⃗ ⃗
( ) ( )

Le vecteur

⃗⃗ (IV.46)
⃗⃗ ⃗⃗

est appelé le vecteur de Poynting. Sa direction donne en chaque point, la direction d’écoulement de
l’énergie et son flux à travers une surface est égal à la puissance électromagnétique instantanée
rayonnée par cette surface. Les courbes tangentes en chaque point au vecteur de Poynting peuvent être
considérées comme des trajectoires de l’énergie ; on les appelle les rayons électromagnétiques.

IV.4.2. Onde plane progressive et uniforme sinusoïdale

Puisque ( ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗) forment un trièdre trirectangle direct le vecteur ⃗⃗ a même direction et sens que ⃗⃗
c’est à dire que l’énergie s’écoule dans le sens de propagation (ce résultat n’est pas général ; en effet
dans un milieu anisotrope par exemple ⃗⃗ et ⃗⃗ ne sont pas colinéaires).
La puissance instantanée pu traversant une surface unitaire (S) perpendiculaire à la direction de
propagation est

(IV.47)
∬ ⃗⃗ ⃗ ∬‖ ⃗⃗‖ ‖ ⃗⃗‖ ∬ ‖ ⃗⃗ ‖
( ) ( ) ( )
La puissance moyenne traversant (S) est alors

⃗⃗ (IV.48)
〈 〉 ∫ ∫‖ ⃗⃗‖ ∫ ‖ ⃗⃗ ‖

50
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or ⃗⃗ ⃗⃗ , et ‖ ⃗⃗‖ √ ‖ ⃗⃗ ‖, d’où

(IV.49)
〈 〉 ∫ √

Si l’onde est polarisée rectilignement alors

⃗⃗ ( ⃗ ) ⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗) (IV.50)

⃗⃗ ⃗) (IV.51)
〈 〉 ∫√ (

〈 〉 (IV.52)

(IV.53)
〈 〉

où est la valeur efficace de .

Le flux d’énergie traversant par unité de temps l’unité de surface perpendiculaire à la direction de
propagation est une constante dépendant du milieu et proportionnelle au carré de la valeur efficace du
champ électrique.

51
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IV.5. Exercices
Généralités sur les ondes

Exercice 1 : Vérifier que les fonctions suivantes :

1. ( ) 0 . /1
2. ( ) 0 . /1
3. ( ) , ( )-

sont solutions de l’équation :

où x, t et c représentent respectivement la position, le temps et la vitesse de propagation. Déterminer


les dimensions des constantes E0, , k .

Exercice 2 : Le champ électrique d’une onde électromagnétique se propageant dans le vide est
donnée par :

⃗⃗ 0 . /1 ⃗

1. Quelle est la direction de polarisation ? Quelle est la direction de propagation ? Quelle est la
nature de l’onde (longitudinale ou transversale) ? Expliquer pourquoi on peut dire que cette onde est
plane. Quelle est l’amplitude de cette onde ? Quel terme correspond à la pulsation ? Quel terme
correspond à la vitesse de propagation ?
2. Donner l’expression de la longueur d’onde . Quels sont les abscisses des points où l’onde est
déphasée de ⁄ par rapport à l’origine (x = 0) ? Exprimer la distance de ces points par rapport à
l’origine en fonction de la longueur d’onde .
3. Quelle différence de phase existe-t-il entre deux points distants de ⁄ ?
4. Calculer le champ magnétique ⃗⃗. Exprimer le déphasage de ⃗⃗ par rapport à ⃗⃗ .
5. On superpose à cette onde, une deuxième onde progressive de même amplitude, de même
pulsation et se propageant dans le même sens mais déphasée de par rapport à la première. Donner
l’expression de l’onde résultante (amplitude et phase en fonction de et ). Que devient l’onde
résultante lorsque ?
6. On superpose à l’onde initiale définie au début de l’exercice, une deuxième onde progressive de
même amplitude, de même pulsation mais se propageant dans le sens opposé.

Donner l’expression de l’onde résultante (amplitude et phase en fonction de E0 et x ). Quelle est la


nature de l’onde obtenue ? Donner la position des maxima et des minima pour le champ électrique.
Discuter le résultat obtenu.

52
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Propagation des ondes électromagnétiques

Exercice 3 : Equations de Maxwell, équation d’ondes

1. Rappeler les équations de Maxwell reliant les vecteurs ⃗⃗ et ⃗⃗.


2. Etablir les équations de propagation du champ ⃗⃗ et du champ ⃗⃗ dans le vide.
3. Les équations de propagation de ⃗⃗ et de ⃗⃗ dans le vide admettent comme solutions dans le cas de
la propagation d’une onde plane monochromatique :
⃗⃗ ⃗⃗ [( ⃗⃗ ⃗)] ⃗⃗ ⃗⃗ [( ⃗⃗ ⃗)]
où ⃗⃗ et ⃗⃗ sont deux vecteurs constants.
a. Calculer
- ⃗⃗ ⃗⃗ ,
- ⃗⃗ ⃗⃗,
- ⃗⃗ ⃗⃗ ,
- ⃗⃗ ⃗⃗.
b. Montrer que
- ⃗⃗ et ⃗⃗ sont transversaux.
- ⃗⃗ et ⃗⃗ sont perpendiculaires.
4. On considère une onde plane électromagnétique
⃗⃗ ( ) ⃗

a. Préciser
- le sens et la vitesse de propagation,
- La direction de vibration de ⃗⃗ .
b. Déterminer ⃗⃗.
5. On considère une onde plane électromagnétique suivante :

⃗⃗ ( ) ( ) ⃗ ( ) ⃗

b. Préciser
- le sens et la vitesse de propagation,
- La nature de la polarisation de ⃗⃗ .
c. Déterminer ⃗⃗.

Exercice 4 :

Soit une onde électromagnétique plane et progressive, de pulsation se propageant dans le vide. Le
champ magnétique ⃗⃗ est défini par ses composantes, par rapport à un repère orthonormé Oxyz :

( ) ( )

1. A l’aide des équations de Maxwell, calculer les composantes du champ électrique ⃗⃗ en fonction
de .
2. Calculer les composantes du vecteur de Poynting ⃗⃗.

53
N. Maghlaoui
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3. Quelle est la puissance moyenne rayonnée à travers une surface S perpendiculaire à la direction de
propagation.

Exercice 5 :

Soit une onde électromagnétique harmonique progressive plane, de pulsation et d’amplitude se


propageant dans le vide. Le champ électrique de cette onde est parallèle à l’axe des z et la direction de
propagation est contenue dans le plan xOy et fait un angle ⁄ avec l’axe des x.
1. Ecrire les expressions des champs ⃗⃗ et ⃗⃗ qui décrivent cette onde.
2. Calculer le vecteur de Poynting ⃗⃗.
3. En déduire la valeur instantanée et la valeur moyenne du flux de puissance (puissance par unité de
surface perpendiculaire à la direction de propagation).

Exercice 6 :

Un laser produit un faisceau de longueur d’onde . La puissance moyenne de l’onde est


1 mW. Le diamètre du faisceau est D = 2 mm.
1. Calculer la fréquence et l’intensité du rayonnement.
2. Calculer les amplitudes des champs électrique ⃗⃗ et magnétique ⃗⃗ du faisceau.
3. Calculer l’énergie électromagnétique contenue dans 0.7 m de faisceau.

Exercice 7 :

Un laser en continu émet en permanence 100W dans un faisceau de 0.25 cm2 de section. Quelle est
l’amplitude du champ électrique associé aux ondes planes que transporte le faisceau ?

Exercice 8 :

On considère une onde électromagnétique , progressive, polarisée rectilignement et sinusoïdale de


pulsation , se propageant dans le vide (caractérisé par et
). L’espace est rapporté à un trièdre orthonormé direct Oxyz. L’onde se propage
dans la direction ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ du plan Oxy, faisant un angle avec l’axe Ox. Le champ électrique de l’onde
étant parallèle à Oz et ( ) ( ), O étant l’origine de l’espace.

1. Ecrire les composantes du vecteur ⃗⃗ puis celles du champ ⃗⃗ ( ) au point M de coordonnées x, y


et à l’instant t.
2. En déduire les composantes du champ magnétique de l’onde ⃗⃗( ).
3. Calculer la densité volumique d’énergie électromagnétique ( ) puis sa valeur moyenne.
4. Exprimer les composantes du vecteur de Poynting ⃗⃗( ) puis son module et enfin sa valeur
moyenne. Quelle relation a-t-on entre les valeurs moyennes de et de ‖ ⃗⃗‖.
2
5. Cette onde transporte une intensité moyenne de 0.2 W/m , évaluée à travers une surface normale à
la direction de propagation. Quelles sont les valeurs de E0 et de l’amplitude B0 du champ magnétique ?

54
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Exercice 9 :

Une onde électromagnétique plane, sinusoïdale se propage dans le vide. Son champ électrique est
porté par l’axe Oy d’un repère Oxyz, tel que :

⃗⃗ ,( )- ⃗

1. Quelle est la direction de propagation de cette onde ?


2. Un cadre rectangulaire CDC’D’ de côtés a et b de milieu O est placé dans le plan Oxy, avec a
parallèle à Oy et b parallèle à Ox. Le cadre porte N tours d’un fil conducteur formant un circuit ferme.
Calculer la circulation de ⃗⃗ le long du circuit. Dans le cas où , donner une expression simplifiée
de la f.é.m dans le circuit.
3. A partir des équations de Maxwell déterminer les composantes du champ magnétique ⃗⃗ de l’onde.
4. Si , on pourra considérer que ⃗⃗ est uniforme sur la surface du cadre et égal à sa valeur en O
centre du cadre. Calculer, dans cette approximation, le flux de ⃗⃗ à travers le circuit et en déduire la
f.é.m induite. Comparer avec le résultat de la question 2°).
5. A.N. Calculer l’amplitude de la f.é.m. induite pour a = 20 cm, b = 20 cm, , N = 10 et
.

Exercice 10 :

Une onde électromagnétique plane sinusoïdale, linéairement polarisée de longueur d’onde


se propage dans le vide. Son intensité moyenne est . Sa direction de propagation
se trouve dans le plan xy et fait avec l’axe des x un angle ⁄ . Le champ électrique oscille
parallèlement à l’axe des z.
z

a
Direction
α De propagation
x

1. Sachant que le trièdre Oxyz est orthonormé, établir les expressions décrivant les variations, en
fonction du temps et de la position, des champs électrique et magnétique et du vecteur de Poynting.
2. Dans le plan xOz, on dispose un cadre carré de côté a = 1 cm. calculer la puissance
électromagnétique moyenne qui passe à travers ce cadre.

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Détection d’ondes électromagnétiques

Exercice 11 :

On considère une onde électromagnétique plane à polarisation rectiligne se propageant dans l’espace
vide rapporté au repère orthonormé Oxyz. Le champ électrique ⃗⃗ a pour composantes

( ) ,( )-

On place dans le plan xOy, une spire conductrice carrée OPMN de côté L, telle que ( ),
( ), ( ).

N M

O P x

1. Calculer les composantes de l’induction ⃗⃗. En déduire celles du vecteur de Poynting ⃗⃗ ainsi que
sa valeur moyenne 〈 ⃗⃗〉.
2. Calculer le flux de ⃗⃗ à travers la spire. En déduire la f.é.m induite aux bornes de cette spire.
3. Retrouver ce résultat en calculant la circulation du champ électrique le long du périmètre OPMN
de la spire.
4. Expliquer pourquoi les deux méthodes donnent le même résultat.

Exercice 12 :

Une onde électromagnétique sinusoïdale, plane, de fréquence , se propage


horizontalement dans le vide. Son vecteur champ électrique est vertical avec une amplitude
, à l’endroit où se trouve un cadre rectangulaire, de longueur 25 cm, de largeur 15 cm, et sur
lequel sont bobinées 12 spires de fil conducteur. Les grands côtés du cadre sont verticaux, et celui-ci
est placé de façon à recevoir le maximum du flux de ⃗⃗ .

1. Calculer la longueur d’onde , et l’amplitude du champ magnétique associé à cette onde.


2. Calculer la f.é.m e induite dans le cadre, et son amplitude eM. Quelle erreur commettons, lorsqu’on
suppose que le champ magnétique est uniforme sur la surface du cadre.
3. Les deux extrémités du fil du cadre sont reliées aux deux armatures d’un condensateur de capacité
variable C. On agit sur la capacité jusqu’à ce que la d.d.p aux bornes du condensateur soit maximale
UM = 100 μV; la capacité est alors C = 800 pF. En déduire la self L du cadre et la résistance totale du
circuit.
56
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Superposition d’ondes électromagnétiques

Exercice 13 :

Soit deux ondes électromagnétiques, de même pulsation , dont les champs électriques ⃗⃗ et ⃗⃗ , de
même amplitude , sont portés par le même axe x’Ox. La première onde se propage dans la direction
⃗⃗⃗⃗⃗⃗, l’autre dans la direction opposée.

1. Donner l’expression de ⃗⃗ et ⃗⃗ .
2. Donner l’expression du champ ⃗⃗ résultant.
3. En déduire l’expression du champ magnétique résultant ⃗⃗ .
4. Calculer la valeur moyenne du module du vecteur de Poynting.

Exercice 14 :

L’espace étant rapporté au repère orthonormé Oxyz, on désigne par ⃗ et ⃗ , les vecteurs unitaires
respectifs des axes Ox et Oy. Soient deux ondes électromagnétiques planes se propageant dans le vide
et dont les vecteurs champs électriques associées aux ondes 1 et 2 sont respectivement :

⃗⃗ ,( )- ⃗

⃗⃗ ,( )- ⃗

1. On demande :
a. Les vecteurs d’onde ⃗⃗ de l’onde 1 et ⃗⃗ de l’onde 2.
b. La direction de propagation de chacune d’elles.
c. la polarisation (longitudinale ou transversale) de chacune d’elles.
d. Les champs ⃗⃗ et ⃗⃗ associés à ⃗⃗ et ⃗⃗ respectivement.
2. Calculer le champ électrique ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ de l’onde résultante et l’écrire en notation réelle sous la
forme :

⃗⃗ ⃗⃗( ) , ( )-

a. Donner les expressions de ⃗⃗( ) et de ( ).


b. Quel est le vecteur d’onde ⃗⃗ de cette onde et sa direction de propagation ?
c. Dans quelles régions de l’espace observe-t-on des ondes stationnaires pour ⃗⃗ ? Donner le lieu
géométrique des nœuds et celui des ventres.

Exercice 15 :

L’espace étant rapporté au repère orthonormé Oxyz, on désigne par ⃗ et ⃗ , les vecteurs unitaires
respectifs des axes Ox et Oy. Soient deux ondes électromagnétiques planes se propageant dans le vide
et dont le vecteur excitation du champ magnétique résultant est donné par :

⃗⃗ ( ) ⃗ ( ) ⃗

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N. Maghlaoui
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1. Calculer, en fonction de Hm, les composantes du champ électrique ⃗⃗ .


2. Donner les caractéristiques du champ électrique ⃗⃗ (polarisation, direction de propagation).

Exercice 16 :

Deux ondes électromagnétiques harmoniques planes et progressives, toutes deux de pulsation et


d’amplitude E0 se propagent dans le vide suivant respectivement l’axe des x et l’axe des y. Les champs
électriques des deux ondes sont parallèles à l’axe des z.

1. Calculer les composantes du champ électrique résultant ⃗⃗ .


2. Déterminer la direction de propagation et la vitesse de phase de l’onde résultante.
3. Déterminer les plans dans lesquels ⃗⃗ est maximum, minimum.
4. Calculer les composantes du champ magnétique résultant ⃗⃗.
5. Déterminer les plans dans lesquels le vecteur ⃗⃗ effectue des oscillations circulaires.
6. Calculer le vecteur de Poynting ⃗⃗.
7. En déduire la valeur instantanée et la valeur moyenne du flux de puissance (puissance par unité de
surface perpendiculaire à la direction de propagation).

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V. Propagation des ondes électromagnétique dans un plasma


V.1 Définition :
Un plasma est un gaz totalement ou partiellement ionisé : les atomes ou molécules du gaz sont
chargés individuellement, mais le milieu est globalement neutre car il y a autant de charges positives
que de charges négatives. Un plasma est un milieu dilué, avec de grandes distances entre chaque
atome. Les ions étant très lourds comparés aux électrons sont pratiquement immobiles et ne
contribuent pas à la propagation de l’onde dans le plasma.

V.2 Les équations de Maxwell :

Les équations de Maxwell dans un tel milieu de permittivité et de perméabilité sont:


⃗⃗ ( ) ⃗⃗ ( )
⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ( )

V.3 Conductivité du plasma :

Lorsqu’un plasma est soumis à une onde électromagnétique ( ⃗⃗ ⃗⃗) , les particules de masse mp portant
une charge qp ont comme équation de mouvement :

⃗⃗ (V.5)

Avec une onde caractérisée par une fonction de propagation à une dimension ( ), on peut
supposer une même forme pour la vitesse de la charge. La relation entre la vitesse et le champ
électrique est donc :
⃗ ⃗⃗ (V.6)

De plus la densité de courant de conduction est donnée par (loi d’Ohm microscopique):

⃗ ⃗ ⃗⃗ (V.7)

Où :

: représente est la conductivité dans le plasma.


: le nombre de particules par unité de volume.
⃗ : la vitesse des particules.

Par identification avec l’équation ( 5), nous trouvons :

(V.8)

Cette conductivité est un imaginaire pur, ce qui indique que la vitesse des charges est toujours
déphasée de par rapport au champ électrique.

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V.4 Relation de dispersion dans un plasma


Les équations de Maxwell nous permettent de trouver la relation de dispersion dans un plasma :

(V.9)

Avec :
(V.10)

Et :

√ (V.11)

Cette pulsation appelée pulsation de coupure ou pulsation de plasma sépare le domaine fréquentiel en
deux régions :

 Région 1 : caractérisée par : .

√ (V.12)

Il n y a donc pas de propagation d’onde pour ces fréquences, l’onde est évanescente.

 Région 2 : caractérisée par : .

√ (V.13)

La relation entre k et ω est non linéaire et donc le milieu est dispersif.


Les vitesses de phase et de groupe sont données par :

(V.14)

(V.15)

Dans le cas de l’ionosphère .

(V.16)

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Et l’indice de réfraction est :

√ (V.17)

(V.18)

Nous remarquons que : et .


Ceci n’est pas paradoxal car cette vitesse ne correspond pas à la vitesse de propagation de l’énergie
(vitesse de groupe).
Nous constatons que : et que

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V.5. Exercices
Exercice 1 :

Un gaz ionisé est un ensemble de N ions (charge +qe, masse M) et N électrons (charge −qe, masse me)
par unité de volume (faible densité). On négligera les interactions entre particules et on suppose que le
mouvement des ions et des électrons est seulement déterminé par le champ électrique ⃗⃗ associé à
l’onde électromagnétique.

1. Donner les équations de mouvement des ions et des électrons sous l’action d’une onde
monochromatique. En déduire la densité de courant ⃗ et la conductivité ζ du milieu.

2. Déterminer la nature de l’onde électromagnétique qui se propage dans ce milieu ionisé.

3. Définir la relation de dispersion du milieu ionisé. En déduire la vitesse de phase vφ et la vitesse de


groupe vg.

Exercice 2 :

On se propose d’étudier un modèle schématique expliquant l’origine de la dispersion de la lumière


dans un milieu transparent, macroscopiquement neutre, constitué de noyaux (très lourds) et
d’électrons. On admettra que seuls ces derniers sont susceptibles de subir des actions de la part d’un
champ électromagnétique, leur mouvement restant toutefois non relativiste. En l’absence de champ
électrique, pour un élément de volume dv d’un tel milieu, le barycentre des charges négatives coïncide
avec celui des charges positives. Sous l’action d’un champ ⃗⃗ , cette coïncidence cesse : le milieu se
polarise et l’élément de volume devient un dipôle de moment électrique ⃗⃗ , ⃗⃗ est le vecteur
polarisation. On rappelle que, étant la permittivité du vide, la permittivité absolue du milieu, on a,
pour un diélectrique parfait, la relation :
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
Les milieux considérés sont suffisamment dilués pour que le champ qui agit sur une particule soit le
champ électrique de l’onde, ce qui revient à négliger le champ local créé par l’entourage,
éventuellement polarisé.

1. Une onde électromagnétique se propage dans un milieu isolant, homogène et isotrope. Donner
l’expression de la force qui s’exerce sur un électron de charge −e et de vitesse ⃗ Montrer que le
terme dû au champ magnétique est négligeable vis-à-vis de celui dû au champ électrique. Dans la
suite, on considèrera que la force se réduit au seul terme dû au champ électrique.

2. On considère un plasma, gaz sous faible pression et totalement ionisé ; les actions sur une
particule dues aux autres particules s’annulent en moyenne, de sorte qu’un électron peut être
considéré comme libre ; il n’y a aucune force de frottement ou d’amortissement.

a. Écrire l’équation différentielle du mouvement d’un électron (masse me) dans un champ
électrique ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ , la position de l’électron sera définie par son déplacement.

62
N. Maghlaoui
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b. Intégrer et donner l’expression de ⃗ en fonction du temps.


c. Sachant qu’il y a N électrons libres par unité de volume, donner l’expression du vecteur
polarisation ⃗⃗ . En déduire l’expression de l’indice n en fonction de la pulsation ω de l’onde. On
posera :

d. Étudier les variations de n avec ω. Envisager les cas où ω > ωp et donner la signification de ωp ou
de fp = ωp /2π. Connaît-on un milieu naturel dans lequel la propagation des ondes électromagnétiques
donne lieu aux phénomènes étudiés ici ?

Application numérique : calculer le nombre N d’électrons libres par mètre cube dans un plasma pour
lequel fp = 20 MHz. Préciser les longueurs d’onde des ondes pouvant se propager dans ce milieu.

3. On considère maintenant un gaz formé de molécules non polaires. On admet que tout se passe
comme si certains électrons avaient une position d’équilibre et étaient rappelés vers elle par une force
: ⃗ ⃗.
On néglige tout frottement ou amortissement.
a. Écrire l’équation différentielle du mouvement d’un tel électron sous l’action d’un champ
électrique ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ .
b. Considérer la solution correspondant aux oscillations forcées et donner l’expression de ⃗ en
fonction du temps t.
c. En admettant que le milieu contient N électrons par unité de volume vibrant ainsi, calculer le
vecteur polarisation ⃗⃗ et en déduire l’indice n.
d. Tracer la courbe représentant les variations de n2 avec la pulsation ω. Discuter les résultats suivant
les différentes valeurs de ω.
e. On considère le cas ω ≈ ω0 , quelle force supplémentaire faut-il prendre en compte si l’on veut
que le modèle reste « réaliste » ?

Exercice 3 :

L’équation du mouvement d’un électron libre dans l’ionosphère soumise aux champs électrique ⃗⃗ et
magnétique ⃗⃗ d’une onde sinusoïdale s’écrit :

[ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗] ⃗

1. Commenter les différents termes de cette équation. Quel terme peut-on y négliger si le milieu est
suffisamment peu dense ? Justifier que l’on peut négliger le terme en ⃗ ⃗⃗ devant celui en ⃗⃗ .

2. L’ionosphère est un plasma qui contient N électrons par unité de volume et autant d’ions. Justifier
que les ions ne contribuent pratiquement pas à la densité de courant et en déduire, en régime
sinusoïdal, l’expression de la conductivité ζ.

63
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3. Etablir la relation de dispersion de ce milieu et montrer l’existence d’une pulsation de coupure.


Calculer, en fonction de la pulsation, la vitesse de phase et la vitesse de groupe.

Application numérique : Sachant que la densité des électrons par mètre cube est de l’ordre de
dans l’ionosphère, calculer (la pulsation du plasma) ainsi que la fréquence
correspondante.

Exercice 4 :

Une onde progressive harmonique se propage selon Oz dans un plasma dilué idéal composé
d’électrons et d’ions de charges –e et +e en densité volumique égales à N. On fera l’approximation
que seuls les électrons sont libres de se déplacer et on négligera les interactions entre les charges.
Le milieu est soumis à un champ magnétique extérieur uniforme ⃗⃗ ⃗ .
On étudie la propagation d’une onde plane progressive harmonique (OPPH) de pulsation selon Oz.
On pose :

et

m désigne la masse de l’électron.


Dans ces conditions, l’équation du mouvement d’un électron libre s’écrit :

[ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ] (1)

où ⃗⃗ et ⃗⃗ sont respectivement le champ électrique et le champ magnétique d’une onde sinusoïdale.

4. Commenter les différents termes de cette équation. Justifier que l’on peut négliger le terme en
⃗ ⃗⃗ devant celui en ⃗⃗ .

5. Etablir les équations reliant les composantes complexes du vecteur densité volumique de courant
⃗( ) à celles ( ) du champ électrique ⃗⃗ (faire intervenir et ).

6. On envisage une onde plane polarisée rectilignement selon x. A quelle relation de dispersion
correspond-t-elle ? commenter le résultat obtenu et montrer l’existence d’une pulsation de coupure.

7. Calculer en fonction de la pulsation la vitesse de phase et la vitesse de groupe. Déterminer


l’expression de l’indice de réfraction n et tracer la courbe représentant n en fonction de ω pour des
valeurs de ω > ωp.

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Exercice 5 :

Le milieu interstellaire est un plasma extrêmement raréfié constitué de ne électrons par unité de
volume
et de divers ions et molécules.
On considère une onde électromagnétique qui se propage dans ce milieu et donnée en notation
complexe
Par :
⃗⃗ ( )
⃗ ⃗⃗ ( )
⃗ ( )

Où , , et sont des constantes réelles et positives.


1. Ecrire les champs réels ⃗⃗ et ⃗⃗.

2. Calculer le vecteur de Poynting du champ électromagnétique (4), au point ( ) et à


l’instant t, en fonction de , , , , et .

3. Ecrire les équations de Maxwell dans le vide.


Sachant que le champ électromagnétique (4) vérifie ces équations de Maxwell, en déduire :
a. La densité de charge électrique ( ) dans le milieu.
b. La valeur de en fonction de , et .
c. Que la densité de courant ⃗( ) dans le milieu s’écrit en notation complexe :

⃗ ⃗⃗ ( )
Où est un nombre complexe que l’on exprimera en fonction de , , et .

4. On note ⃗( ) ⃗ ⃗ ⃗ le champ de vitesse des électrons du milieu. On fait


l’hypothèse que les électrons ont un mouvement oscillatoire parallèle à l’axe Ox et que leur champ de
vitesse ne dépend ni de x ni de y. On écrira donc, en notation complexe :

( )
⃗( ) ⃗ ( )
Où est une constante complexe.
On utilisera dans la suite l’équation suivante :

⃗⃗ ( )

Cette équation est l’équation du mouvement d’un électron (masse m, charge −e) soumis à la force
électrique ⃗ ⃗⃗ . On a écrit, pour l’accélération de l’électron :

⃗ ⃗ ⃗ ⃗ ⃗ ⃗
( )
Ce qui est exact pour le champ de vitesse (6)

a. En réalité, l’électron subit également une force magnétique ⃗ due au champ ⃗⃗ de l’onde. Quelle
est l’expression de ⃗ ?

65
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b. Quelle condition la constante doit-elle satisfaire pour que la force magnétique ⃗ soit
négligeable par rapport à la force électrique ⃗ ?
c. En utilisant l’équation (7), déterminer en fonction de , , et .
5. La densité de courant est due au mouvement des électrons :

⃗ ⃗ ( )
a. Justifier cette affirmation : on expliquera l’équation (9) et pourquoi on peut négliger les courants
dus aux ions.
b. En utilisant l’équation (9), exprimer ⃗ en fonction de , , , et ⃗⃗ .

6. a. Montrer que l’onde étudiée vérifie une relation de dispersion de la forme :

( )
et exprimer la valeur de en fonction de , , et .
b. Que pouvez vous dire de l’onde pour ?
Application numérique : On mesure . Calculer .

7. Calculer la vitesse de phase vφ et la vitesse de groupe vg de l’onde dans le milieu en fonction de c,


ωp et ω.
Application numérique :
- Donner une valeur numérique de ω qui correspond à la lumière visible rouge sachant que sa
longueur d’onde est : .
- Calculer numériquement les vitesses vg et vφ pour cette lumière (rouge).

8. Un pulsar situé à la distance L nous envoie des impulsions électromagnétiques d’environ 50


millisecondes et se répétant à une période voisine de la seconde. Chaque impulsion est une
superposition d’ondes du type (4) pour diverses fréquences. A l’émission d’une impulsion par le
pulsar, ces diverses ondes sont émises simultanément quelle que soit leur fréquence. Mais, sur Terre,
après propagation à la vitesse de groupe vg dans le plasma interstellaire, il y a un retard entre les temps
d’arrivée des différentes fréquences.
Exprimer le retard δt entre les temps d’arrivée des composantes de fréquences et ( ). On
supposera que ne est constant sur le trajet de l’onde et on simplifiera l’expression en tenant compte du
fait que et . On donnera δt en fonction de c, , , et L.
Quelle est la composante qui arrive en premier?
Application numérique :
On mesure un retard pour les fréquences et .
En déduire la distance L en parsecs ( ).
Le pulsar est-il dans notre galaxie ? Notre galaxie a un diamètre de 30 kpc.

66
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VI. Réflexion sous incidence normale d’une Onde plane, progressive


et monochromatique sur un plan conducteur parfait
VI.1 Equations de Maxwell dans les milieux parfaits
Considérons une onde électromagnétique se propageant dans un milieu illimité satisfaisant les
conditions suivantes (milieu parfait) :
- Le milieu est considéré comme continu, ce qui est légitime pour les ondes habituellement
rencontrées (hertziennes et lumineuses) dont les longueurs d'onde sont, en général, très supérieures
aux distances inter-atomiques.
- Le milieu est homogène et isotrope.
- Le milieu est linéaire.
Ces hypothèses simplificatrices permettent de traiter un grand nombre de problèmes.
Dans le cas des milieux homogènes, linéaires et isotopes, les équations de Maxwell deviennent :

⃗⃗ ( ) ⃗⃗ ( )
⃗⃗ ⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ( )

Le vecteur de Poynting et la densité volumique d’énergie électromagnétique s’écrivent alors :

⃗⃗ (VI.5)
⃗⃗ ⃗⃗

(VI.6)
( )

ε et μ sont respectivement la permittivité et la perméabilité du milieu.

VI.2 Relations de passages à l’interface entre deux milieux

en

Milieu 1 Milieu
2 2

Figure VI.1

67
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Considérons deux milieux séparés par une interface portant les densités superficielles de charge et
de courant ⃗ . ⃗ représente le vecteur unitaire normale à la surface orienté du milieu 1 vers le milieu
2 (Figure 1).

A la traversée de la surface de séparation les relations locales (1) (théorème de Gauss) et ( 2)


(conservation du flux magnétique) s’écrivent :

(VI.7)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗

(VI.8)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗

⃗⃗ et ⃗⃗ sont respectivement les composantes normales à la surface de séparation de l’excitation


électrique et du champ magnétique.

De plus les relations locales ( 3) (théorème de Maxwell Faraday) et ( 4) (théorème d’Ampère


Maxwell) donnent :

(VI.9)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗
(VI.10)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗

⃗⃗ et ⃗⃗ sont respectivement les composantes tangentielles du champ électrique et de l’excitation


magnétique.

VI.3. Réflexion à l’interface d’un conducteur parfait


VI.3.1. Réflexion dans le vide à l’incidence normale
x

E E =0
js ex
H H=0 ey
k ez
O
z

Vide (1) Conducteur parfait (2)

Figure VI.2

68
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Supposons que le milieu 2 est un conducteur parfait (conductivité infinie). Une onde
électromagnétique plane, harmonique dont le champ électrique est polarisé suivant Ox se propageant
dans le vide arrive en incidence normale sur la surface de séparation (Figure 2). Des considérations
énergétiques montrent qu’il n y a pas de champ électromagnétique transmis et que les seuls courants
pouvant être induits par cette onde sont sur la surface du métal.

⃗⃗⃗⃗ ( )
⃗⃗⃗⃗
(VI.11)
,
⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
⃗⃗⃗⃗⃗

On cherche l’onde réfléchie sous la forme :

⃗⃗ ⃗) (VI.12)
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ (

La composante tangentielle du champ électrique au voisinage de l’interface est nulle, en particulier


lorsque x, y, z et t sont nuls :

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (VI.13)

Il y a changement de signe de la composante tangentielle du champ électrique.

A un instant t quelconque, à l’origine sur la surface de séparation, on aura :

( )⃗ ⃗⃗ (VI.14)

Ceci n’est possible que si .

Si l’on considère maintenant un point quelconque de l’interface z = 0, la condition de nullité du


champ électrique s’écrit :

( ⃗⃗ ⃗) ⃗⃗
. /⃗ (VI.15)

⃗⃗ ⃗
Soit

Donc ⃗⃗ ⃗ en tout point du plan z = 0

Il faut donc que : et .

L’onde réfléchie se propage normalement à l’interface vers les z décroissants.

Nous obtenons donc :

(VI.16)

69
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Enfin nous trouvons :

⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ ( )
⃗ (VI.17)

Le champ magnétique associé à cette onde est :

⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
⃗ (VI.18)

Le champ résultant dans le vide s’écrit alors :

⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ [ ]⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗


, (VI.19)
⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ [ ]⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗

Nous constatons que :

- L’onde résultante est stationnaire, mais elle est plane.


- Les champs sont orthogonaux.
- Les champs sont en quadrature de phase.

VI.3.2. Pression de radiation

Les discontinuités des champs ⃗⃗ et ⃗⃗ permettent de déterminer les densités superficielles de charge
et de courant ⃗ sur le conducteur.
A l’incidence normale, ⃗⃗ ne subit aucune discontinuité ⃗⃗ ⃗⃗ dans le vide et, par conséquent,
en , à la surface du conducteur parfait.
Par contre l’équation ( 10), toujours en z = 0 donne :

⃗⃗ ⃗ ⃗ ⃗ (VI.20)

Comme ⃗ ⃗ , alors :
⃗ ⃗ (VI.21)

Le champ magnétique engendré au voisinage de l’interface par ⃗ n’est autre que le champ réfléchi
⃗ , du coté du vide, et par symétrie ⃗ du coté du conducteur.

Le champ crée par la distribution superficielle de courant se superpose à celui de l’onde incidente.
Ainsi, à l’intérieur du conducteur la résultante du champ incident et du champ crée par
⃗ est bien nulle, alors que dans le vide elle donne ⃗⃗ .
Une aire ⃗ à la surface du conducteur subit donc de la part du champ incident ⃗⃗ l’action de la force
de Laplace :

⃗ ⃗ ⃗⃗ (VI.22)

70
N. Maghlaoui
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Soit, en fonction de ⃗⃗ :

〈 ⃗〉 ⃗ (VI.23)

La force moyenne est exercée perpendiculairement au conducteur, de l’extérieur vers l’intérieur :


celui-ci subit donc une pression de la part du champ électromagnétique. Sa valeur moyenne dans le
temps est :

〈 〉 (VI.24)

71
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VI.4. Exercices
Exercice 1 :

Un conducteur parfait occupe toute la partie de l’espace correspondant à z > 0. Sa surface libre
représentée par le plan xoy est au contact de l’air assimilée au vide (Figure 1). Une onde incidente
plane, progressive, monochromatique de pulsation ω et de vecteur d’onde ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗. Est caractérisée
par son champ électrique polarisé rectilignement suivant Ox :

⃗⃗⃗⃗ ( )
⃗⃗⃗⃗

1. Dans l’hypothèse du conducteur parfait, que valent le champ électrique ⃗⃗ et le champ magnétique
⃗⃗ à l’intérieur du conducteur.

2. Déterminer les grandeurs suivantes :


a. Le champ électrique réfléchi ⃗⃗ , en fonction de , ω et k.
b. Les champs magnétiques incident ⃗⃗⃗⃗ et réfléchi ⃗⃗⃗⃗⃗.
c. Les densités superficielles de charge ζ et de courant ⃗⃗⃗, à partir des relations de continuités.

3. Onde stationnaire résultante.


a. Exprimer les champs électrique ⃗⃗ et magnétique ⃗⃗ de l’onde résultante.
b. Représenter sur un même schéma ( ) à deux instants différents.

4. Onde entre deux conducteurs.


On place un conducteur identique au précédent à z = - L. Montrer que :
a. Si l’on impose L, seules les fréquences fn que l’on déterminera peuvent convenir.
b. Si l’on impose la longueur d’onde λ, seules des longueurs Ln que l’on déterminera, peuvent
convenir.

ex
O
ez z

Vide Conducteur parfait

Figure 1

72
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Exercice 2 :

Une onde électromagnétique caractérisée par un champ électrique ⃗⃗⃗⃗ ( )


⃗⃗⃗⃗ se propage
dans le vide occupant le demi espace z < 0. Elle interagit en z = 0 avec du cuivre qui occupe le demi
espace z > 0. Sachant que le cuivre peut être considéré comme un conducteur parfait (Figure 2).

1. Exprimer le champ électromagnétique régnant dans le vide. En déduire comment se propage


l’énergie à l’instant t ainsi que sa valeur moyen dans le temps.
2. Montrer que la pression exercée par l’onde électromagnétique à la surface du conducteur est égale
à la valeur moyenne 〈 〉 de la densité volumique résultante au niveau de l’interface.
3. Calculer la force moyenne exercée sur le conducteur si celui-ci est irradié par un Laser à CO2 de
puissance P = 1.2 kW et de section S = 1 cm2. ( l’onde émise par le laser est supposée plane ).

Application numérique : c = 3 108 m/s, ε0 = 8.85 10-12 F/m.

ex
O
ez z

Vide Cuivre

Figure 2

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I. Propagation guidée entre deux plans métalliques parallèles.


Application au guide d’onde infini à section rectangulaire.
VII.1 Introduction
Une onde électromagnétique de pulsation ω, peut sous certaines conditions, se propager entre deux
plans conducteurs parallèles. Nous supposerons ces plans parfaitement conducteurs et illimités dans la
direction Ox. L’un des plans est pris pour le plan xOz et l’autre a pour équation y = a.
On distingue des modes de propagation pour lesquels le champ électrique est transverse (modes T.E)
et ceux pour lesquels le champ magnétique est transverse (modes T.M). Nous nous limiterons à
l’étude des modes pour lesquels le champ électrique est polarisé suivant Oz. ⃗⃗ doit donc être
nécessairement de la forme :

⃗⃗ ( ) ( )
⃗ (VII.1)

Où ⃗⃗ ⃗ est l vecteur d’onde caractérisant la propagation dans le guide.

VII.2 Détermination du champ électrique ⃗⃗⃗


⃗⃗ doit satisfaire à trois conditions :
 ⃗⃗ ⃗⃗ .
⃗⃗
 L’équation de propagation dans le vide ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗.
 ⃗⃗ ⃗⃗ à la limite sur les conducteurs.
La première condition s’écrit :
( ) (VII.2)

Elle montre que f ne peut pas dépendre de z et par conséquent est seulement fonction de y.
La deuxième condition s’écrit alors :

( ) (VII.3)

Nous remarquons trois cas :

a. ( ⁄ ) alors ( ) .

b. ( ⁄ ) alors ( ) .

c. ( ⁄ ) alors ( ) .

La troisième condition ( ⃗⃗ ⃗⃗ aux limites et ) s’écrit successivement :


Cas a :
2 (VII.4)

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N. Maghlaoui
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Ce système d’équations linéaires et homogènes a pour solution et, par conséquent, ⃗⃗ ⃗⃗


(il n y a pas de propagation possible).

Cas b :
2 (VII.5)

Ce système d’équations linéaires et homogènes a pour solution et, par conséquent, ⃗⃗ ⃗⃗


(il n y a pas de propagation possible).

Cas c :
2 (VII.6)

Pour qu’il y ait propagation il faut que , ceci n’est possible si , soit :

(VII.7)

où n est un entier non nul (sinon ( ) ).

VII.3 Relation de dispersion


Ainsi, seuls les modes de nombre d’onde vérifiant :

. / . / (VII.8)

peuvent se propager entre les deux plans. Ces modes sont en nombre fini car peut être réel, en
prenant , que si :
(VII.9)

Pour n = 1, le guide d’onde ne peut propager que des ondes de pulsation supérieure à la pulsation de
coupure :
(VII.10)

La relation ( 8) est la relation de dispersion dans le guide. La courbe de dispersion ( )


présente une infinité de branches correspondant aux modes n = 1, 2, 3 (Figure 1).
En différentiant la relation ( 8), nous trouvons :
(VII.11)

D’où :
(VII.12)

75
N. Maghlaoui
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Examinons de plus près le cas : alors k est imaginaire pur et l’on a, pour le premier mode :

√. / . / (VII.13)

Par conséquent :
⃗⃗ ⃗ (VII.14)

L’onde peut pénétrer dans le guide mais ne s’y propage pas. C’est une onde évanescente.

n= 3
3c

n= 2
2c

n= 1

c
pente c

k
Figure VII.1

VII.4 Calcul du champ magnétique ⃗⃗⃗

Les ondes qui peuvent se propager dans le guide ne sont pas planes. Pour calculer ⃗⃗ il faut intégrer la
relation de Maxwell-Faraday.

A partir de la relation :
⃗⃗
⃗⃗ ⃗⃗ (VII.15)

Nous trouvons que :

⃗⃗ [ ⃗ ⃗ ] ( ) (VII.16)

Nous constatons que : le champ magnétique n’est pas transversal.

76
N. Maghlaoui
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VII.5 Calcul du vecteur de Poynting et de la densité d’énergie

Il est clair que ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ n’a pas la direction de propagation du champ électromagnétique à l’instant
t. Seule sa valeur moyenne dans le temps a la direction de ⃗ . Nous avons en effet :
〈 ⃗⃗〉 ( )⃗ (VII.17)

La densité d’énergie moyenne dans le temps est de même :

〈 〉 * + (VII.18)

〈 〉 * ( ) ( ( ) ( ))+ (VII.19)

En calculant les valeurs moyennes dans le temps et l’espace intérieur au guide ( ⁄ est une
période de et de ), nous obtenons:

〈 〉 (VII.20)

De même :

〈 ⃗⃗〉 ⃗ (VII.21)

Nous obtenons donc :

〈 ⃗⃗ 〉 〈 〉 ⃗ (VII.22)

L’énergie électromagnétique se propage donc dans le vide en moyenne avec la vitesse de groupe,
dans la direction de propagation du champ électromagnétique.

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VII.6. Exercices
Exercice 1 :

On considère un tuyau à section rectangulaire (guide d’ondes) dont les parois sont parfaitement
conductrices (Figure 1).
À l’intérieur de ce guide d’ondes, le champ électrique ⃗⃗ satisfait à l’équation :
⃗⃗
⃗⃗

On s’intéresse aux ondes, de pulsation , se propageant dans la direction x’x et telles que Ex = 0
(ondes transversales électriques). De plus, nous nous limiterons uniquement à l’étude de la
composante Ez (on pose Ey = 0).
Les conditions aux limites imposent que ⃗⃗ , sur une paroi conductrice, est soit nul soit normal à cette
paroi.
1. Montrer que le vecteur ⃗⃗ de composantes :
Ex = 0 , Ey = 0

et ( ⁄ ) ( ) , avec n entier impair

Ou ( ⁄ ) ( ), avec n pair

satisfait à ces conditions aux limites.


On parlera, alors, de mode transversal-électrique TEn0. Dans ce qui suit, on va s’intéresser au mode
TE10.
2. En utilisant les équations précédentes, déterminer en fonction de , c et a. Montrer que seules
les ondes de pulsation supérieure à une certaine valeur peuvent se propager selon le mode TE10.
Déterminer (pulsation de coupure du mode considéré).
Calculer la vitesse de phase et la vitesse de groupe . Quelle relation y a-t-il entre , et c ?
Tracer, sur un même graphique, les courbes représentant les variations de et de en fonction de
.
3. Comment faut-il choisir la dimension a du guide afin que, étant fixée, seul le mode TE10 se
propage à l’exclusion de tous les autres modes TEn0 avec n ≥ 2 ?
x
z

O y

a
Figure 1

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Exercice 2 :

La section droite d’un guide d’ondes rectangulaire aux parois parfaitement conductrices a pour
dimensions : a suivant l’axe des x et b suivant l’axe des y (Figure 2).

On cherche à propager suivant l’axe des z croissants, dans l’espace vide intérieur au guide, une onde
électromagnétique dont le champ électrique est de la forme :

⃗⃗ ( ) ( )

1. A quelles conditions doit satisfaire le champ E ?


Montrer que α ne peut prendre que des valeurs discrètes que l’on précisera. Dans la suite du problème,
on choisira pour α sa valeur la plus petite (non nulle).
Montrer que, dans le cas présent, la dimension du guide b ne joue aucun rôle.
2. Montrer que si est inférieur à une certaine pulsation de coupure , aucune propagation n’est
possible.
Calculer la fréquence de coupure f0 si a = 2 cm.
3. Montrer que si , le champ électromagnétique peut pénétrer dans le guide où il s’atténue
rapidement sans se propager.
A quelle distance l’amplitude du champ est elle divisée par 10 si la fréquence de l’onde est de
5 GHz ?
4. Calculer la vitesse de phase et la vitesse de groupe des ondes dans le guide, pour une fréquence de
9 GHz.

x
z

kz

E
a

O b y

Figure 2

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Exercice 3 :

1. On considère le champ électrique ⃗⃗ , dans le vide, défini par ses coordonnées dans un repère
cartésien Oxyz :
( ) ,( )-

E0 et b sont réels. Quelle relation doit vérifier b, k, ω et c pour que ⃗⃗ soit le champ électrique d’une
onde électromagnétique dans le vide ?

2. Montrer que pour ω inférieur à une certaine pulsation ω0 que l’on déterminera, aucune
propagation n’est possible.
a. Quelle est la nature de l’onde dans ce cas ?

b. Calculer la distance z = d pour laquelle l’amplitude de cette onde est divisée par 5.

3. Calculer pour ω > ω0 la vitesse de phase vφ et la vitesse de groupe vg ? ( c est la vitesse de


propagation de la lumière dans le vide).

4. Montrer qu’une telle onde satisfait aux conditions aux limites si l’espace est limité par deux plans
conducteurs parfaits, parallèles à xOz et situés en y1 = pb/2 et y2 = -pb/2 (p entier impair).

 Application Numérique : p = 1, b = 3 cm.


Calculer f0.
Pour f = 1 GHz calculer d.
Pour f = 10 GHz, donner les valeurs de vφ et vg.

Exercice 4 :

Partie 1 : Mode TE10

On considère un guide d’ondes rectangulaire d’axe parallèle à Oz (Figure 1). C’est un tube métallique
creux rempli d’air de section rectangulaire de dimensions a suivant x et b suivant y ( ). Le métal
du guide d’onde est supposé parfaitement conducteur. Les ondes se propagent suivant l’axe Oz
perpendiculaire à la figure. On assimilera l’air au vide.
La base orthonormée cartésienne est notée ( ⃗ ⃗ ⃗ ).
a
y

air b

O x

Conducteur parfait
Figure 1 : Section droite du guide d’onde
80
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1. Une onde TE10 (transverse électrique un-zéro) de pulsation ω se propage dans le guide. Son
champ électrique en représentation complexe s’écrit à l’instant t et au point de coordonnées x, y, z,
( ).
( )
. / ⃗ (2)
où A et k sont des constantes réelles strictement positives.
a. Ecrire l’équation d’onde vérifiée par .
b. En déduire que

. /

2. Ecrire les équations de Maxwell dans le guide ( ).

3. Déterminer le champ magnétique de l’onde. On déterminera ses composantes Bx, By et Bz en


représentation complexe à l’instant t et au point de coordonnées x, y, z en fonction de a, A, k et ω. On
écrira ensuite ses composantes réelles Bx, By et Bz.
Justifier le nom transverse électrique donné à l’onde étudiée.

4. Soit P un point sur la surface interne du conducteur. Soit ⃗⃗ le vecteur unitaire normal à cette
surface au point P et orienté vers l’intérieur du guide d’ondes. Dans ce cas, les relations de passage
métal-air du champ électromagnétique au point P sont :
⃗⃗ ⃗⃗ (3.a)

⃗⃗ ⃗⃗ (3.b)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ (3.c)
⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ (3.d)

où ⃗⃗ et ⃗⃗ sont respectivement le champ électrique et le champ magnétique dans l’air au voisinage


de P.
ζ représente la densité surfacique de charge au point P.
⃗ la densité surfacique de courant au point P.
a. A partir des relations 3.b et 3.c montrer que le champ électrique (2) et le champ magnétique ⃗⃗
déterminé dans la question 3 sont compatibles avec ces relations.
b. Déterminer les densités réelles ( ) et ⃗ ( ) ⃗ ⃗ à l’instant t et au point
P(x,0,z) de la paroi .

Partie 2 : Autres modes de propagation

1. Une onde de pulsation ω se propage dans le guide. Son champ électrique en représentation
complexe s’écrit à l’instant t et au point de coordonnées x, y, z,( ).
( ) ( )
⃗ (4)

où A, et k sont des constantes réelles strictement positives.

Quelle condition doit satisfaire le champ électrique au voisinage des parois ?

81
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Montrer que cette condition est satisfaite sur les parois du guide par le champ (4) pour des valeurs
discrètes de qui s’expriment en fonction de a et d’un entier m = 1 , 2, …

2. Quelle est la relation de dispersion du mode m (qui correspond à ).

3. Montrer que le mode m ne peut se propager que pour une pulsation supérieure à la pulsation de
coupure que l’on exprimera en fonction de a et c.

4. Depuis la conférence générale des poids et mesures de 1967,

La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre
les deux niveaux hyperfins de l’état fondamental de Césium 133.

On désire faire propager dans le guide une onde électromagnétique ayant la fréquence de cette
radiation (pour construire une horloge atomique).

a. Quelle condition la largeur a du guide doit-elle vérifier ?


b. On souhaite de plus que l’onde de fréquence ne se propage dans le guide que dans le mode
m = 1. Déterminer, littéralement et numériquement, l’intervalle des largeurs a du guide qui satisfont à
cette condition.

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VIII. Structure à grande distance du champ d’un dipôle oscillant.


Puissance Rayonnée
VIII.1. Introduction
La détermination du champ électromagnétique émis par un système de charges caractérisé par les
densités volumiques ( ) et ⃗( ) se fait commodément à partir des potentiels (Figure 1).

VIII.2. Les potentiels retardés


Jusqu'à maintenant nous n’avons pas résolus les équations suivantes :
P

( )
P
⃗ dq
⃗ ⃗ ( )
D

Figure VIII.1

La solution de ( 1) en un point M et à un instant t pour la charge ponctuelle ( )


située au point P est une onde sphérique, donc de la forme :

. / (VIII.3)
( )

On connait en régime l’expression approchée de dV(M,t) en régime quasi stationnaire, elle est donnée
par la loi de Coulomb :

( )
( ) (VIII.4)

( 3) doit s’identifier à ( 4) quand PM est petit, c'est-à-dire quand on fait tendre vers
zéro :

( ) ( )
( ) (VIII.5)

Par conséquent :

( ) ( ) (VIII.6)

83
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On obtient le potentiel scalaire en intégrant dans la région où se trouvent les charges :

( )
( ) ∫ (VIII.7)

La similitude des équations ( 1) et ( 2) permet de trouver le potentiel vecteur crée par


l’élément de courant ⃗ situé au point P, il suffit de changer en ⃗ et en dans ( 7) :

⃗( )
⃗( ) ∫ (VIII.8)

Ainsi, pour calculer les potentiels, il suffit d’utiliser les valeurs de et ⃗ du temps mis par
l’onde électromagnétique pour se propager de P à M à la vitesse c. Ce retard traduit donc le
phénomène de propagation. Les expressions ( 7) et ( 8) sont dites des potentiels retardés.

VIII.3. Champ d’un dipôle à grande distance


Nous considérons une distribution de charge * + de moment dipolaire ⃗ non nul :

⃗ ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ (VIII.9)

L’origine O est prise au sein de la distribution et l’on pose : , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ (Figure 2).
Notons que si ⃗ ( ) est la vitesse d’une charge présente dans le volume , alors :

⃗( ) ∑ ⃗ ( ) (VIII.10)

la somme étant étendue au volume .

Pi(qi) r

D n
O

Figure VIII.2

La somme étant cette fois étendue au domaine occupé par l’ensemble des charges, ( 8) peut
s’écrire :

⃗ . /
⃗( ) ∑ (VIII.11)

Pour déterminer le champ électromagnétique, ont est amené à distinguer trois zones :

- La zone du champ quasi stationnaire ( ).


84
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- La zone intermédiaire ( ).
- La zone de rayonnement ( ).

Nous nous limitons à l’étude de la troisième zone. Dans ces conditions ont peut faire l’approximation
et l’équation ( 11) s’écrit :

⃗( ) ∑ ⃗ . / (VIII.12)

⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Or, ⃗ , de sorte que ∑ ⃗ est la dérivée ⃗̇ du moment dipolaire du système de charges.

Finalement :

⃗̇ . / (VIII.13)
⃗( )

L’équation ( 13) montre que le potentiel vecteur ⃗( ) apparait comme une onde sphérique. Au
voisinage du point M celle-ci peut être considérée comme une onde plane.

Nous pouvons donc calculer le champ magnétique ⃗⃗( ):

⃗̇ . / (VIII.14)
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗

Par soucis de clarté, nous convenons ici de primer les grandeurs retardées et nous posons
:

⃗ ⃗. / (VIII.15)

En utilisant la relation ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗⃗ ⃗

Il vient :

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗̇ ⃗⃗ ⃗̇ (VIII.16)

⃗⃗
⃗⃗ , de sorte que le deuxième terme de ( 16) soit négligeable devant le premier terme qui
varie en dans le cas des grandes valeurs de .

De plus en utilisant la relation : ⃗⃗ ⃗( ) ⃗⃗( ) ( ⃗⁄ ) et ⃗⃗ ⃗⃗ , il vient compte tenu


que :

⃗̇ ⃗̇
⃗̈ (VIII.17)

⃗⃗
⃗⃗ ⃗̇ ⃗̈ (VIII.18)

85
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Finalement :

⃗⃗ ( ⃗̈ ⃗⃗) (VIII.19)

Afin de calculer le champ magnétique, nous utilisons l’approximation de l’onde plane où ⃗⃗


( ⃗⃗ ⃗⃗) :

⃗⃗ ( ⃗̈ ⃗⃗) ⃗⃗ (VIII.20)

Les relations ( 19) et ( 20) montrent que seules les charges accélérées rayonnent de l’énergie
électromagnétique car :


⃗̈ ∑ (VIII.21)

VIII.4. Puissance rayonnée par un dipôle

Dans l’approximation de l’onde plane le vecteur de Poynting s’écrit :

⃗⃗ ⃗⃗ ‖ ⃗⃗‖
⃗⃗ ⃗⃗ (VIII.22)

Soit :

‖ ⃗̈ ‖
⃗⃗ ( ) ⃗⃗ (VIII.23)

Où représente l’angle entre ⃗ et ⃗⃗ .

L’intensité est donc nulle dans la direction de ⃗̈, elle est maximale lorsque .

Le calcul du flux du vecteur de Poynting à travers une surface sphérique de rayon r nous permet de
déterminer la Puissance rayonnée.

Ainsi :

∬ ⃗⃗ ⃗ (VIII.24)

Avec : ⃗ ⃗⃗

Finalement :

‖ ⃗̈ ‖ (VIII.25)

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VIII.5. Exercices
Exercice 1 :

Un électron de charge –e effectue des oscillations sinusoïdales autour du point O, sur l’axe Oz, selon
la loi :
( )
1. Quel est, dans l’approximation du rayonnement dipolaire, le potentiel-vecteur ⃗( ) en un point
M dont la distance ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ est grande devant a ?
2. En déduire le champ magnétique et le champ électrique rayonnés par cet électron, dans
l’approximation de l’onde plane.
3. En utilisant la jauge de Lorenz, calculer le potentiel scalaire V(M,t).
4. A partir du vecteur de Poynting, déterminer la puissance moyenne rayonnée par cet électron.

Exercice 2 :

Une antenne de longueur 2a, de milieu O portée par l’axe Oz est parcourue par un courant sinusoïdal
d’intensité :

( )

1. Quel est le potentiel vecteur ⃗( ) en un point M éloigné ?


2. En déduire le champ magnétique et le champ électrique au point M.
3. Calculer la puissance moyenne rayonnée par cette antenne.
On donne a = 50 m, , f = 250 Hz.
4. En déduire la résistance de rayonnement correspondante.

Exercice 3 :

Dans l’état fondamental de l’atome de mercure Hg, le barycentre de ses charges négatives (les
électrons) se trouve confondu avec celui des charges positives sur le noyau et l’énergie électrostatique
de l’atome est minimale.

Un modèle classique possible de l’atome de mercure (Z = 80 électrons) consiste à supposer que


lorsqu’il est porté à une énergie supérieur, il émet de la lumière du fait que les barycentres des charges
+ et -, écartés de leurs positions d’équilibre, se mettent à osciller : il en résulte un rayonnement de
nature dipolaire électrique. Si l’on néglige le mouvement du noyau, beaucoup plus lourd que les
électrons, on peut alors considérer que la résultante des forces exercées sur les électrons est
proportionnelle à l’écart ⃗ de leur barycentre par rapport à la position d’équilibre, soit ⃗ ⃗.

1. Donner l’équation différentielle du mouvement oscillatoire des électrons.


2. La fréquence de résonance du système (atome Hg) correspond à la radiation verte du mercure de
longueur d’onde dans le vide. Quelle est la valeur de la constante de force ?
3. L’atome excité se met à vibrer avec une amplitude a et émet une onde monochromatique de
longueur d’onde , que l’on peut considérer comme sphérique ( ) . Calculer le
rapport de l’énergie rayonnée pendant une période à l’énergie du système.

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4. Quelle est la durée de vie de l’émission, c'est-à-dire le temps au bout duquel la moitié de l’énergie
a été rayonnée ?

Exercice 4 :

1. En utilisant l’expression de la puissance établie en cours, déterminer la puissance rayonnée par


une particule de charge q et de masse m, animée d’une accélération ⃗.
2. La particule, supposée non relativiste décrit en première approximation une trajectoire circulaire
sous l’action d’un champ magnétique uniforme ⃗⃗, en supposant l’énergie rayonnée sur un tour petite
devant l’énergie cinétique.
Calculer la fraction de l’énergie de la particule qui est rayonnée au cours d’une révolution.
Application numérique pour un électron ( ) et pour un proton
( )
3. Calculer le temps t au bout duquel le proton et l’électron ont rayonné la moitié de leur énergie.
Que peut-on en déduire quant au rayon de la trajectoire ?

Exercice 5 :

Un électron est soumis d’une part à un rayonnement électromagnétique et d’autre part à une force de
rappel vers sa position d’équilibre de la forme ⃗ ⃗ ( ⃗ déplacement par rapport à cette
position, pulsation propre).
Ce modèle permet d’étudier le rayonnement réémis par un électron lié dans un atome ou une
molécule, par suite de son mouvement.
On excite l’électron par un champ électromagnétique associé au champ électrique ⃗⃗ ⃗ et
telle que sa pulsation est très inférieure à .
1. L’atome ou la molécule constitue un dipôle oscillant. Résoudre en régime permanent l’équation
différentielle du mouvement de l’électron soumis à l’onde incidente, en considérant que la vitesse
acquise par l’électron est petite devant celle de la lumière. En déduire le moment dipolaire ⃗( ) du
système.
2. Partant des expressions des champs électrique et magnétique rayonnés par un dipôle à grande
distance, montrer que la puissance moyenne totale rayonnée avec la longueur d’onde est :

( )
Où est la longueur d’onde associée à .
3. Etudier la variation de cette puissance en fonction de la longueur d’onde, dans le domaine du
visible. Interpréter alors la couleur bleue du ciel sans nuages.

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Exercice 6 :

1. Déterminer le champ électromagnétique créé à grande distance par une antenne demi-onde (de
longueur ) parcourue par un courant ( ) ( ⁄ ) ( ) de haute fréquence
.
2. On répartit régulièrement sur l’axe Oz, N antennes rectilignes identiques, de longueur ,
l’ensemble ayant alors une longueur ( ). A l’aide d’un dispositif convenable, on établit dans
chaque antenne une distribution de courant identique en phase et en amplitude, à celle de la question
précédente.
a. Montrer que dans la région de l’espace où ( ), le vecteur de Poynting est proportionnel à ne
fonction f(θ) que l’on déterminera.
b. Pour N = 10, représenter sommairement f(θ) et préciser l’intérêt d’un tel dispositif par rapport à
celui de la question 1.

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IX. Interférences
IX.1. Introduction
IX.1.1. Occurrence

L’interférence a été mise en évidence pour décrire la superposition de deux ondes de même fréquence
f dans le chapitre VI (Réflexion sous incidence normale d’une Onde plane, progressive et
monochromatique sur un plan conducteur parfait, section 3.1). Une onde stationnaire peut aussi être
considérée comme un phénomène d’interférence produit par la superposition de deux ondes
progressives se propageant en sens opposés. Il y a une modulation spatiale dans l’onde stationnaire,
l’amplitude étant maximale aux ventres et minimale aux nœuds. Cette modulation est liée au
déphasage des deux vibrations qui interfèrent (elles sont en phase aux ventres et en opposition de
phase aux nœuds). Le même phénomène s’observe pour toutes sortes d’ondes et en particulier pour la
lumière. Il y a interférence de deux ondes lumineuses dans une région de l’espace (champ
d’interférence) lorsque l’éclairement n’est pas la somme des éclairements des deux ondes. Dans le
champ d’interférence, on observe une modulation spatiale de l’éclairement, formant des franges
d’interférence dont la forme dépend du dispositif expérimental. Dans l’expérience des deux trous
d’Young en lumière monochromatique, qui sera décrite (section 1.2), deux ondes se superposent sur
l’écran d’observation. On observe des modulations de l’éclairement alors qu’en présence d’une seule
de ces deux ondes (lorsqu’on obture un des trous), l’éclairement de l’écran est uniforme.
Historiquement, les partisans de la nature corpusculaire de la lumière se trouvaient face au paradoxe
de l’interférence :

(IX.1)

Il n’y a aucun paradoxe dans la théorie ondulatoire de la lumière que nous utilisons. Dans la théorie
quantique la lumière est formée de particules (photons), mais comme les particules sont décrites en
quelque sorte par des ondes (les fonctions d’onde), l’équation (IX.1) n’est pas non plus un paradoxe.

Figure IX.1 : Aspect de l’écran lors de l’expérience des fentes d’Young

90
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IX.1.2. L’expérience des fentes d’Young


L’expérience montre que, dans des conditions usuelles, deux sources lumineuses différentes ne
produisent pas d’interférence. C’est au tout début du XIXème siècle que Young a observé les
interférences lumineuses pour la première fois en construisant un dispositif (interféromètre) qui
divise, puis superpose la lumière issue d’une seule source.

O1 écran
S θ R z’
L

O2

Figure IX.2 : Schéma représentant l’expérience des fentes d’Young

La figure IX.2 représente l’expérience des trous d’Young. Une lampe spectrale L, monochromatique
de longueur d’onde λ = 0,6 μm, éclaire un écran percé d’un petit trou S de diamètre b = 0,1 mm.
L’onde lumineuse est diffractée à travers le trou et forme, au-delà du trou, une onde sphérique de
centre S située principalement dans un cône d’axe Sz’ (Sz’ est perpendiculaire à l’écran) et de demi-
angle θ ≈ λ/ b = 0,3. Cette onde éclaire à son tour un deuxième écran, perpendiculaire à Sz’, percé de
deux trous O1 et O2 identiques au trou S, symétriques par rapport à Sz’ et distants l’un de l’autre de
. Ces deux trous se comportent comme des sources ponctuelles qui diffractent deux ondes
sphériques. On a ainsi divisé l’onde primaire issue de S en deux ondes secondaires issues de O1 et O2.
On observe les interférences sur un troisième écran placé perpendiculairement à Sz’ et situé dans la
zone R où les deux ondes secondaires se recouvrent (`a la distance D = 1 m du deuxième écran). On
peut éventuellement utiliser une lentille convergente pour forcer ce recouvrement.
En pratique dans l’expérience d’Young, les trous S, O1 et O2 sont remplacés par trois fentes fines dont
les grands côtés sont perpendiculaires au plan de la figure IX.2. Les franges d’interférence deviennent
plus lumineuses (expérience des fentes d’Young). Young a utilisé le soleil au lieu d’une lampe
monochromatique L. On observe alors des franges colorées. On peut effectuer l’expérience d’Young
en envoyant directement un faisceau laser sur les trous (ou fentes) O1 et O2. Par contre, avec une
source de lumière non cohérente comme le soleil, le trou quasi-ponctuel S joue un rôle essentiel dans
l’expérience. Environ cent cinquante ans avant Young, Grimaldi pensait que la lumière était de nature
ondulatoire et qu’il devait être possible d’observer des interférences. En 1665, il décrivit une
expérience où il éclairait directement par le soleil deux trous O1 et O2 percés dans les murs d’une
chambre noire. Il observa les ondes diffractées par les deux trous mais pas d’interférence dans leur
recouvrement. Nous expliquerons plus tard pourquoi l’expérience de Grimaldi échoua.

IX.1.3. Les champs électriques s'ajoutent


Dans les milieux linéaires, les champs électriques s'ajoutent et plusieurs OEM sont susceptibles de se
superposer, de se "traverser" sans altération. La complication, si l'on peut dire, provient de
l'observation : pour observer il faut détecter et en général, les détecteurs sont sensibles à l'énergie
qu'ils reçoivent, c'est à dire au carrée du champ (E2). La situation est donc complètement différente de
celle des vagues de houle à la surface de l'eau où l'on observe la hauteur d'eau (équivalente au champ)
91
N. Maghlaoui
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et le déplacement des vagues à leur vitesse de phase. Pour faire la comparaison, en optique,
pratiquement toute onde détectée s'arrête, c'est comme si on ne percevait les vagues qu'au bord de la
plage au moment où elles vous déferlent dessus. Pour dire vite, avec les OEM on ne "voit" pas la
phase.

Les détecteurs sont sensibles au flux d'énergie qu'ils reçoivent pendant un temps T caractéristique de
leur réponse, on parle plutôt de densité de rayonnement ou d'éclairement en W/m2 qu'on notera I
comme "intensité". C'est aussi le flux de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting à travers une
surface unité perpendiculaire à la direction du rayonnement, pendant l'unité de temps :

⃗⃗
〈 〉 ⁄ 〈 ⃗⃗ 〉 〈 ⃗⃗ ⃗⃗〉 (IX.2)

Dans le cas d’une onde plane harmonique où ⁄ , l’expression précédente s’écrit :

〈 〉
〈 〉 (IX.3)

où représente l’impédance du milieu.


Finalement :
〈 〉
(IX.4)

Le facteur ⁄ provenant de la valeur moyenne du ( ).


A condition de rester à l'intérieur d'un même milieu, on ne retiendra le plus souvent que la
proportionnalité de I à .

IX.2. Composition de deux ondes-Conditions d’interférences

IX.2.1. Somme des champs

On ne précise pas ( ⃗) pour l'instant cela permettra de s'adapter à différentes situations/ symétries.
Les champs électriques :
⃗⃗ ⃗⃗ ( ( ⃗)) (IX.5.a)

et

⃗⃗ ⃗⃗ ( ( ⃗)) (IX.5.b)

S’ajoutent :

⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ( ( ⃗)) ⃗⃗ ( ( ⃗)) (IX.6)

Mais on n’observe que 〈 ⃗⃗ 〉 , l’éclairement (à l’impédance près) :

〈 ( )〉 〈 ( )〉 ⃗⃗ ⃗⃗ 〈 ( ) ( )〉 (IX.7)

92
N. Maghlaoui
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Les des deux premiers termes donnent des valeurs moyennes de 1/2, le 3 ème terme est le terme
d'interférence.

IX.2.2. Conditions d’interférences

Lors de la composition de plusieurs ondes on peut toujours considérer qu'il y a interférences.


Toutefois on appelle "conditions d'interférences" des conditions d'observation de ces interférences, i.e.
des conditions pour que le résultat de leur composition soit suffisamment stable pour être observée. Il
est d'usage de parler de visibilité ce qui restreint à la seule observation par l'œil (humain). On
généralise ici, à des observations utilisant n'importe quel détecteur caractérisé par son temps
d'intégration T. Le facteur temporel du terme d'interférences s'écrit :

〈 ( ) ( )〉
(IX.8)
*〈 ,( ) -〉 〈 ,( ) -〉 +

Si , comme :

( ) ∫ ( ) (IX.9)

Le terme en oscillant rapidement a une valeur moyenne nulle sur tout ⁄( ),


tandis que le terme en donne une variation lente au cours du temps si :

(IX.10)
( )

on observe une variation lente de l’intensité à la fréquence .


Pour les détecteurs usuels T est compris entre (pour un photomultiplicateur) à pour l'œil.
Donc dans ce dernier cas, signifie que la fréquence doit être stabilisée à ⁄
ce qui matériellement est pratiquement impossible sauf à ce que la source soit en fait la même.
On en déduit la première condition :

 1ère condition d’interférences : même sources primaire


Pour que des interférences soient visibles (observable à l’œil), les sources doivent être
synchrones à mieux que ce qui nous amène à ne considérer que des sources
synchronisées sur une source unique.

 2ème condition d’interférences :


Le terme d’interférences contient le produit scalaire des champs : ⃗⃗ ⃗⃗ . Pour observer des
interférences il faut que ce terme ne soit pas nul. Des ondes polarisées perpendiculairement
n’interférent pas (leur terme d’interférences est nul).

 3ème condition d’interférences : recouvrement des trains d’ondes :


Dans le modèle précédent, on a négligé le fait qu'une onde réelle est limitée dans le temps. Un
photon est représenté par un paquet d'ondes limité. Soit sa durée, il aura une longueur
dans le vide ou dans l'air ( dans un milieu). On appelle longueur de cohérence
temporelle. Un rayonnement donné est une superposition d'une succession de "trains d'ondes"

93
N. Maghlaoui
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dont la longueur moyenne est , les trains d'ondes successifs n'ont pas de relation de phases
entre eux : ils ne peuvent pas interférer. La troisième condition d'interférences s'écrit donc :

( ⃗) ( ⃗) (IX.11)

ou bien si on introduit la différence de marche par ( ⃗) ( ⃗) , c’est tout


simplement :

(IX.12)

A noter toutefois, que la disparition des interférences est progressive, il y a des interférences
tant qu’une partie des trains d’onde se recouvrent, on parle alors de cohérence partielle.
lc lc lc
E1
Onde 1

z
δ A δ B δ C δ
E2
Onde 2
z

A B C

Figure IX.3 : Cohérence partielle

Lorsque les trois conditions d’interférences sont satisfaites, l’éclairement total s’écrit sous la
forme :

√ ( ( ⃗) ( ⃗)) (IX.13)

avec les expressions complexes des champs, le terme d’interférence est proportionnel à :

[̂ ̂ ] (IX.14)

IX.2.3. Franges d’interférence

On appelle franges d’interférence le lieu des points M de l’écran ayant un éclairement donné.
On observe sur l’écran des franges brillantes où l’éclairement est maximum ( ) lorsque les
ondes sont en phase et des franges sombres où l’éclairement est minimum ( ) lorsque les
ondes sont en opposition de phase. On dit franges noires pour l’éclairement nul ( ).
 Définition 1:
On appelle contraste (ou modulation, ou visibilité) des franges le rapport :

(IX.15)

La définition du contraste s’applique à tout système d’interférence. Le contraste peut être


considéré comme une fonction C(M) du point M de l’écran d’observation, et
désignant alors respectivement les éclairements des franges brillantes et sombres de l’´ecran
qui encadrent le point.
94
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Le contraste s’écrit en fonction de l’amplitude des variations de l’éclairement (Figure


IX.4) ( ) autour de sa valeur moyenne ( ):

(IX.16)

Quand les deux ondes ont parfaitement le même éclairement ( ) , les franges sont
parfaitement contrastées ( ) . Le contraste vaut alors . Sinon, il y a perte de
contraste ( ). Le cas limite correspond à l’absence d’interférence.
I
Imax

a
a
Imin
Imoy

0 φ

Figure IX.4 : définition de la modulation (ou contraste ou visibilité).

 Définition 2:
L’éclairement I, donné par la formule IX.13 est représenté sur la figure IX.5.a.
Le déphasage dépend de la position x.
Dans l’expérience de Young l’expression de est :

(IX.17)

a : est la distance entre les deux trous O1 et O2.


D : la distance entre l’écran de visualisation et le plan contenant les trous O1 et O2.
Dans le cas de franges rectilignes (Figure IX.5.b), on définit i par interfrange la distance entre
deux franges brillantes consécutives, ou entre deux franges sombres consécutives.

I
i y i

O x

x
-2i -i 0 i 2i
Figure IX.5.a : Eclairement I en fonction de x. Figure IX.5.b : Franges d’interférences sur l’écran.

 Définition 3:
Le nombre réel :
95
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(IX.18)

est appelé ordre d’interférences.

IX.3. Interféromètre de Michelson


L’interféromètre de Michelson réalise une division d’amplitude de la lumière incidente à l’aide d’une
lame séparatrice L inclinée à 45° par rapport à l’axe optique (Figure IX.6). Cette séparatrice réfléchit
50% de l’énergie lumineuse incidente dans le faisceau 1 et en transmet 50% dans le faisceau 2. Par
suite de la réflexion sur le miroir M1 (respectivement M2) le faisceau 1 (respectivement 2) fait un aller
et retour dans le bras 1 (respectivement 2) de l’interféromètre.
Les deux faisceaux sont superposés en retraversant la séparatrice. On observe les interférences autour
du point O. Nous supposerons la séparatrice L infiniment fine comme sur la figure IX.6.

M1

bras 1 M2
L
bras 2
S

Figure IX.6 : Principe de l’interféromètre de Michelson


M1

f1 L
R C M2
Source L1

L2

f2
écran

Figure IX.7 : Interféromètre de Michelson

96
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En réalité, la séparatrice est une lame de verre à face parallèles dont une face est rendue semi-
réfléchissante par dépôt d’une mince couche métallique R (Figure IX.7). On introduit dans un des bras
(pas n’importe lequel) la compensatrice C qui est une lame identique à L, mais sans couche semi
réfléchissante. Si on néglige les réflexions parasites sur les faces non traitées de ces lames, chacun des
faisceaux 1 et 2 traverse 3 fois la même épaisseur de verre. (Sans compensatrice, il est pratiquement
impossible d’observer les interférences en lumière blanche.
Soit le symétrique du miroir M2 par rapport à L.

IX.3.1. Réglage en lame à face parallèle

Lorsque M1 et son parfaitement parallèle (Figure IX.8), on dit que l’interféromètre est réglé en
lame à faces parallèles. On observe sur un écran parallèle à lame et placé en O les anneaux
d’interférence (franges d’égale inclinaison).
M’2
e
M1

L M2

écran
O
Figure IX.8 : Réglage en lame à face parallèle

97
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(1)

(2)

H
n0 (air) i

I K
r
n (verre) e

J
n0 (air)

Figure IX.9 : différence de marche entre les rayons (1) et (2).

Déterminons maintenant la différence de marche entre les rayons provenant de M1 et de M2 afin de


connaître le pas des interférences.
Prenons l’exemple général d’une lame de verre d’indice n et d’épaisseur e plongée dans l’air (n0=1.0).
Elle est éclairée avec un faisceau parallèle sous une incidence i.
Lorsque le rayon lumineux change de milieu il y a création d’un rayon réfléchit et d’un rayon
transmit, leurs intensités dépendant de la différence des indices de réfraction. Ce phénomène se répète
tant que le rayon possède assez d’énergie.
Du fait que les faces de la lame sont parallèles, tous les rayons sortant de la lame auront la même
inclinaison i. Ils forment donc de chaque côté un faisceau parallèle, qui peut être visualisé à l’aide
d’une lentille convergente et d’un écran placé en son point focal.
La différence de marche entre deux rayons successifs est :

, - , - (IX.19)
avec :
( )
, - ( ) (IX.20)
( )
et :
, - ( ) (IX.21)
( )

Finalement :

( ) (IX.22)

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Il faudrait rajouter à cette différence de marche géométrique λ/2 ( ou π à φ) pour tenir compte de la
réflexion air-verre.
( ) (IX.23)

Une frange lumineuse correspond à des interférences constructives :


( ) (IX.24)

( ) ( ) (IX.25)

() (IX.26)

Une frange sombre correspond à des interférences destructives :


( ) ( ) (IX.27)

( ) (IX.28)

() (IX.29)

L’observation de la figure d’interférences sur un écran situé dans le plan focal image de la lentille L
montre des anneaux concentriques alternativement brillants et sombres. Tous les rayons qui
interfèrent au niveau d’un même anneau correspondent à des rayons incidents ayant le même angle
d’incidence. Ces franges d’interférences sont appelées anneaux d’égale inclinaison.

IX.3.2. Réglage en coin d’air

Lorsque M1 et font un petit angle entre eux (Figure IX.10), on dit que l’interféromètre de
Michelson est réglé en coin d’air ou en lame prismatique. Avec une source ponctuelle S, on observe
les franges intersections des hyperboloïdes et de l’écran.

M1

M’2

L M2

écran
O
Figure IX.10 : Réglage en coin d’air.
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Lorsque la lame prismatique est illuminée les mêmes phénomènes que précédemment apparaissent.
On peut utiliser le même raisonnement et donc la différence de marche est :
(1)

H
(2)
n0 (air) i
M
I e(x) K
α
r r+α n (verre)

n0 (air)
J

Figure IX.11 : différence de marche entre les rayons (1) et (2).

, - , - (IX.30)
avec :
, - ( ) ( ), ( ) ( )- ( ) (IX.31)

et :

( ) ( )
, - ( ) [ ] (IX.32)
( ) ( )

En supposant que l’angle est petit :


( ) (IX.33)

Une frange lumineuse correspond à des interférences constructives :

( ) (IX.34)

( ) (IX.35)
( )
( ) ( ) (IX.36)

Une frange sombre correspond à des interférences destructives :

(IX.37)
( )
L’interfrange est :
(IX.38)
( )

100
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IX.4. Exercices
Exercice 1

Un émetteur génère une onde plane électromagnétique de longueur d’onde λ se propageant suivant
l’axe et polarisée rectilignement suivant ⃗ L’axe est vertical et perpendiculaire à la figure.
Soit un interféromètre de Michelson composé d’un miroir mobile P1, d’un miroir fixe P2, d’une
plaque en Bakélite semi réfléchissante B semi réfléchissante (Figure 1). Le plan réflecteur P1 est
perpendiculaire à Ox et à la distance X de O; le plan réflecteur P2 est perpendiculaire à Oz et à la
distance L de O; la plaque de bakélite est verticale, centrée en O et inclinée de 45° sur l’axe
d’émission Oz. La distance de l’émetteur E à O est L′′. On place le cornet récepteur R à la distance L′
de O.

Plan réflecteur P1

Cornet émetteur X

L’’ L z
E
O

L’

Plaque de Bakélite
Plan réflecteur P2

Cornet récepteur R

Figure 1

1. Il arrive sur le récepteur R deux ondes ayant suivi des chemins différents. On écrit leurs champs
électriques en R sous la forme :

⃗⃗ ( )⃗ ⃗⃗ ( )⃗
Décrire les chemins de ces deux ondes. Justifier que les deux ondes ont la même amplitude. Montrer
que

où et sont des constantes et exprimer en fonction de .

2. Montrer, en utilisant la notation complexe, que la somme ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ est une vibration


harmonique de la forme
101
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⃗⃗ ( )⃗

Nota : on ne demande pas de calculer et dans cette question.

3. Calculer l’intensité en fonction de et . Décrire succinctement un dispositif


expérimental permettant de mesurer .

4. Tracer la courbe de I en fonction de X. Comment peut-on mesurer la longueur d’onde λ ?

Exercice 2

Pour observer les franges d’interférences données par une lame à faces parallèles, on utilise le
dispositif représenté sur la figure ci-dessous (Figure 2), où S est une source étendue de lumière
monochromatique de longueur d’onde λ. On désigne par la distance focale de la lentille convergente
L.

1. Calculer l’ordre d’interférence en O.


2. Donner lorsque l’angle d’incidence i est très faible, l’expression de du Nème anneau noir.
Calculer .

Application numérique : , , .

e Lame

L
i

S
G
L

i Ecran
M

Figure 2

102
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Exercice 3

Soit une source S étendue monochromatique ( ).

1. Depuis la position de référence où les bras et sont de même longueur (Figure 3), on
déplace de en translation selon . On observe la figure d’interférence dans le plan focal
image de la lentille. Qu’observe-t-on ? Quelle est la variation de l’ordre d’interférence au centre
si l’on place sur l’un des bras une lame mince d’épaisseur et d’indice .
2. On revient à la position . Et on fait pivoter d’un angle très faible autour d’un axe
perpendiculaire passant par . Qu’observe-t-on sur le miroir ?
Exprimer l’éclairement en un point de tel que .
Que vaut l’interfrange ?

M1
K1

K2 x
S : Source étendue
I

G
M
Ecran

Figure 3

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X. Diffraction de la lumière
X.1. Introduction
Définition 1. La diffraction est une déviation des rayons lumineux qui intervient lorsque la lumière
rencontre un obstacle, une ouverture ou un bord d’écran et qui ne peut s’expliquer ni par une réflexion
ni par une réfraction.
La figure X.1 représente une expérience de diffraction où on observe sur un écran la tache de lumière
issue d’une source ponctuelle S qui passe à travers une ouverture percée dans un écran opaque. On
constate que la tache observée ne correspond pas exactement à la propagation rectiligne des rayons. Le
phénomène est lié à la nature ondulatoire de la lumière. Il s’observe pour toutes sortes d’ondes, pas
seulement lumineuse, mais aussi acoustique, et devient très remarquable quand les dimensions de
l’ouverture sont de l’ordre de grandeur de la longueur d’onde.
écran

Figure X.1 : Diffraction d’une onde par l’ouverture

Définition 2 (Diffraction de Fraunhofer). La diffraction de Fraunhofer ou diffraction à l’infini


correspond au cas particulier où la source S et l’écran d’observation sont à l’infini.

Définition 3 (diffraction de Fresnel). Le cas général (S et M a distances finies dans la figure X.1) qui
ne sera pas étudié dans ce cours est appelé diffraction de Fresnel.

X.2. Le principe d’Huygens-Fresnel


Le principe d’Huygens-Fresnel permet de déterminer la diffraction d’une onde par une ouverture de
forme quelconque. Il se base sur le principe d’Huygens et pose d’abord que :

 Chaque point P de l’ouverture peut être considéré comme une source secondaire qui émet
une ondelette (contribution d’Huygens).

Il affirme de plus

 Ces sources secondaires sont mutuellement cohérentes. L’amplitude complexe de la vibration


au point d’observation M est la somme des amplitudes complexes des vibrations produites par
toutes les sources secondaires (contribution de Fresnel).

Nous devons compléter l’énoncé du principe par l’expression des ondelettes ce qui sera fait dans la
section suivante, pour l’étude de la diffraction de Fraunhofer. Le calcul de l’onde diffractée est
ramené à un problème d’interférence d’un nombre infini d’ondes.
Soulignons les idées qui apparaissent dans le principe d’Huygens-Fresnel :

- l’idée des sources secondaires et des ondelettes (contribution d’Huygens, 1690) ;

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- les autres idées sont dues `a Fresnel (1818) :


- on doit utiliser l’amplitude complexe et non l’éclairement;
- les sources secondaires sont cohérentes;
- les ondelettes interfèrent entre-elles.

X.3. Diffraction par une ouverture plane quelconque

X.2 : Diffraction de
dS =dX d Y
dX
Fraunhofer.
dY
P X.3 :
y’ C’ O Y
O
Ouverture

X.2 X.3

Considérons une ouverture plane ( ) de forme quelconque, éclairée par un faisceau de rayons
parallèles de direction ⃗⃗ issu d’une source ponctuelle S placée dans le plan focal d’une lentille L 1
(Figure X.2, X.3).
Nous étudierons la diffraction de Fraunhofer d’une telle ouverture dans une direction ⃗⃗.

Supposons que la phase de l’onde incidente soit égale à ( ) en un point O de ( ) et ( ) en un


autre point P de l’ouverture. D’après le principe de Huygens-Fresnel, la source secondaire d’aire dS
entourant le point O émettra, par diffraction dans la direction ⃗⃗, une ondelette qui aura une amplitude
complexe au point P donnée par :

( ) ( ) (X.1)

où A est une constante complexe.

De même, l’ondelette émise par la source secondaire entourant le point P dans la direction ⃗⃗ aura une
amplitude complexe au point P donnée par :

( ) ( ) (X.2)

Les différentes ondelettes émises par tous les points P de ( ) dans la direction ⃗⃗ forment un faisceau
de rayons parallèles mutuellement cohérents, qui peuvent interférer à l’infini ou dans le plan focal
d’une lentille L2 (Figure X.2).

Soit M le point de convergence de ces rayons. L’ondelette difractée par O atteint ce point M avec un
retard de phase , dû au chemin optique (OM), où son amplitude complexe sera :

( ) ( ) ( ) ( ) ( ) (X.3)

105
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L’ondelette difractée par P atteint ce point M avec un retard de phase différent de , dû au chemin
optique (PM), où son amplitude complexe sera :

( ) ( ) ( ) ( ) ( ) (X.4)

La différence de phase ( ), peut être calculée en utilisant la différence des chemins optiques (PM)
et (OM). Cela permet d’écrire :

⃗⃗ (⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (X.5)

Exprimons la différence de marche ( ) ( ).

H0 P P

O
O H u

u0

X.4.a X.4.b

( ) ( ) , ( ) ( )- ( ) (X.6)

En se référant aux figures X.4.a ou X.4.b, on peut écrire :

( ) ( ) ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (X.7)

Et compte tenu de l’équation X.5, la différence de phase au point M, entre les deux ondelettes émises
par les points P et O de ( ) s’écrit :

( ) ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗⃗) (X.8)

Si le point O est pris comme référence, l’amplitude complexe au point M de l’ondelette diffractée par
P s’écrit :

( ) ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗⃗)
( ) (X.9)

L’amplitude complexe a(M) de la vibration résultant de l’interférence au point M des ondelettes


diffractées par tous les points P de l’ouverture ( ) est la somme des amplitudes complexes de ces
ondelettes, soit :

( ) ( ) ( )
∬ ∬ (X.10)
( ) ( )
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Il est maintenant possible de déterminer l’intensité lumineuse diffractée au point M, par l’ouverture
( ).

X.4. Diffraction par une ouverture rectangulaire

X.4.1. Calcul de l’amplitude résultante

( ) est maintenant une ouverture rectangulaire de centre O, de largeur a et de hauteur b (Figure X.5).
On repère un point P de ( ) par ces coordonnées X et Y par rapport à un système d’axes OX et OY
parallèles aux côtes du rectangle et de centre O. les directions ⃗⃗ du faisceau incident et ⃗⃗ du faisceau
réfracté sont repérées par leurs cosinus directeurs ⃗⃗ ( ) et ⃗⃗( ). L’élément de surface
⃗⃗⃗⃗⃗ entourant un point ( ) de ( ) a pour module .

P dY
b dX X

Figure X.5

Un point M est repéré par ses coordonnées x et y rapportées au système d’axes O’x et O’y
respectivement parallèles aux axes OX et OY.

La phase ( ), au point M(x,y), de l’onde diffractée par le point P(X,Y) dans la direction ⃗⃗, est
donnée par la relation X.8 :

( ) ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗ ⃗⃗) ( ) ,( ) ( ) - (X.11)

Son amplitude complexe en ce même point s’écrit :

( ) ( ) ,( ) ( ) -
( ) (X.12)

107
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L’amplitude complexe diffractée par l’ensemble des points de ( ) peut être calculée par la relation
X.10 :

( ) ( ) ( )
( ) ∫ ∫ (X.13)

Finalement

( ) 0 ( ) 1 0 ( ) 1 (X.14)

( )
où :

Si l’ouverture est éclairée en incidence normale .

Dans le cas de la diffraction de Fraunhofer, l’observation se fait sur un écran situé à une distance
OO’ = D très grande par rapport aux dimensions ( ) ou dans le plan focal d’une lentille.

Dans le premier cas l’amplitude s’écrit :

( ) 0 1 [ ] (X.15)

Dans le deuxième cas (utilisation de lentille de distance focale f) l’amplitude s’écrit :

( ) [ ] [ ] (X.16)

X.4.2. Distribution de l’intensité lumineuse

L’intensité lumineuse en un point ( ) du plan d’observation se déduit de l’équation X.15 ou


X.16, donnant l’amplitude complexe diffractée en ce point M, par la relation :

( ) . 0 1/ ( [ ]) (X.17)

avec

(X.18)

Dans le cas où l’observation se fait sur un écran situé à une distance de la fente.

ou

(X.19)

Dans le cas où l’observation se fait dans le plan focal d’une lentille L, de distance focale .

( ) représente l’intensité lumineuse incidente au centre de la figure de diffraction.

108
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La fonction ( ) est représentée sur la figure X.6. Elle est paire et s’annule pour π, avec
entier non nul ( ). Elle est définie par continuité en : ( ) . Ce point est le
maximum principal de la fonction.
u max
La fonction , ( )- est représentée sur la figure X.7. Les minima de
0 1
, ( )- correspondent aux zéro de ( ) et se trouvent en π
( ) . Les maxima de , ( )- correspondent aux
extrémums de ( ). Leurs positions sont les racines de l’équation
( ) . Le tableau suivant, donne plus du maximum principal en
, les valeurs sous forme de fractions des trois maxima
secondaires suivants. Les maxima secondaires se trouvent
approximativement en ( ) ⁄ avec , c’est-à-dire
presque au milieu des minima qui l’encadrent. Leur valeur est voisine
Tableau X.1 : Les
de ⁄( ⁄ ) .
maxima de , ( )-

On remarquera que le pic principal est deux fois plus large que les pics secondaires. Son aire est
environ 90 % de l’aire totale sous la courbe.

sin (u) 1
1 sinc(u)=
u

0,13 0,047
0 u u
5π 10π -4π -3π -2π -π 0 π 2π 3π 4π
-0,22

Figure X.6 : La fonction sinc u. Figure X.7 : La fonction (sinc u)2


.

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X.5. Diffraction par une fente

Y
y

X x
b
O

λf 2λf λf
a a a a

Figure X.8 : Fent e fine. Figure X.9 : Figur e de diffract ion de la


f
Supposons que l’ouverture ( ) soit maintenant une fente fine dont la hauteur est très grande devant
sa largeur a.

étant très grand, le terme ,( )⁄ - est nul sauf pour la valeur .

L’éclairement est donc nul pour la tache de diffraction est localisée sur l’axe O’x. la limite
donne l’amplitude sur cet axe en fonction de

( ) 0 1 (X.20)

L’intensité sur cet axe en fonction de

( ) , ( )- (X.21)

avec ⁄.

Cette fonction a été étudiée en détail dans la section X.4.2. L’éclairement est maximum en . La
figure de diffraction s’étale dans la direction O’x de la petite dimension de la fente (Figure X.9).
L’intensité est nul pour soit ⁄ , ou ⁄ dans le cas d’utilisation d’une
lentille de distance focale ( ).

On caractérise l’étalement de la figure par la demi-largeur de la tache centrale

(X.22)

En termes de l’angle de diffraction ⁄ ( ⁄ ) , cette demi-largeur est ⁄


( ⁄ ) soit

(X.23)
La tache centrale est deux fois plus large que les taches secondaires. Elle est aussi beaucoup plus
lumineuse puisque environ 90 % de la puissance lumineuse y est concentrée. L’équation (X.23)
signifie que la largeur angulaire de la tache de diffraction est d’autant plus grande que

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- l’ouverture est étroite ;


- la longueur d’onde est grande.

X.6. Diffraction par un réseau de fentes

X.6.1. Définition

Un réseau est un objet diffractant périodique. La période d est appelée le pas du réseau. L’objet
s’obtient par N répétitions du motif du réseau (fentes).
Nous supposons que le réseau est un objet de faible épaisseur situé dans le plan OXY.
On décrit habituellement un réseau par son nombre de motifs par millimètre qui est typiquement de 50
à 5000 (d de à ) et sa largeur L = Nd qui est de l’ordre de quelques centimètres. Le
nombre N est couramment de l’ordre de .
Le réseau le plus simple s’obtient en perçant dans un écran opaque N trous très petits alignés sur la
droite OX, la distance entre deux trous voisins étant d. Des réseaux de ce type furent construits par
Young. Ils généralisent le système des trous d’Young (qui correspond au cas N = 2). Les trous
peuvent être remplacés par des fentes fines parallèles à OY comme dans l’expérience des fentes
d’Young (Figure X.10).
Des réseaux très performants furent réalisés par Rowland 1 en traçant des traits équidistants sur des
lames de verre.
Y
a d

X
b O

Figure X.10 : Réseau de fentes.

X.6.2. Figure de diffraction d’un réseau

Le réseau décrit dans la section précédente (X.6.1) est maintenant uniformément éclairé par un
faisceau cylindrique normal et monochromatique, calculons l’amplitude totale diffractée en un point
M d’abscisse x du plan d’observation (Figure X.11).

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Figure X.11 : Diffraction par un réseau de fentes.

La fente diffracte, au point une amplitude complexe qui s’écrit :

( ) ( )
. / (X.24)

où ( ) est la phase, au point M de l’onde diffractée par le centre de la fente .

L’ensemble des N fentes du réseau produit, au point M, une amplitude complexe totale égale à la
somme des amplitudes diffractées par chaque fente :

( ) ( ) ( )
∑ 0 . /1 ∑ (X.25)

La figure X.12 permet le calcul, pour deux fentes successives, de la différence de phase
( ) ( ):

( ) ( ) ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ ( ) (X.26)

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Fn+1

M
d H
Fn θ

Figure X.12

D’après la relation X.26 les phases ( ) forment une suite arithmétique de raison ⁄ .

avec ⁄

par conséquent :

( ) ( ) ( ) ( )
∑ 0 . /1 ∑ (X.27)

( )
L’expression ∑ représente la somme de N termes d’une suite géométrique.

Finalement

( ) ( )
0 . /1 (X.28)

X.6.3. Intensité lumineuse diffractée par un réseau

En vertu de l’équation X.28, l’intensité de la lumière diffractée par le réseau en un point M est :

( ) 0 . /1 * +* + (X.29)

Nous obtenons

. /
( ) 0 . /1 * + (X.30)
. /

En posant .
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La fonction intensité ( ) est le produit de deux fonctions : la première est l’intensité diffractée par
une fente unique de largeur a, que nous avons déjà étudiée. La seconde est appelée fonction réseau R,
elle traduit les interférences au point M des ondelettes diffractées par chacune des N fentes.

1 1
N=7 N = 31

Φ Φ
-2π 0 2π -2π 0 2π

Fig. X.13 La fonction réseau normalisée à 1.


. /

Voici quelques propriétés de la fonction réseau qui est représentée après normalisation à 1 sur la
figure X.13 pour deux valeurs de N.

- La fonction réseau est paire et périodique de période en .


- Les maxima principaux de la fonction réseau se trouvent donc en ( ). Leur valeur
s’obtient aussi par continuité de la fonction réseau en :
( ) ( ) (X.31)
- Les minima de la fonction réseau sont nuls et situés en ⁄ avec ( ) et non
multiple entier de . Entre deux maxima principaux consécutifs, par exemple en et
, il y a minima.
- Entre les deux minima ⁄ et ( ) ⁄ il existe un maximum secondaire dont
la position et la valeur sont approximativement

( )
( ) (X.32)
( )

- Pour n = 1 dans l’équation X.32 on obtient le plus grand maximum secondaire. En général
et sa valeur est approximativement

( ) (X.33)

- Les maxima secondaires correspondant à ,( )⁄ - ( est alors entre et ) sont


de valeurs décroissantes
- Du point de vue des applications physiques, il faut retenir que pour la fonction réseau est
formée de pics très fins (les maxima principaux),obtenus pour

(X.34)

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L’entier p qui désigne ces maxima est appelé ordre. C’est en effet l’ordre d’interférence entre les
ondes successives m et m + 1. La largeur d’un de ces pics principaux est de l’ordre de

(X.35)

qui est la moitié de la distance entre les minima qui l’encadrent. La largeur relative des pics, c’est-
à-dire leur largeur divisée par l’écart 2π entre deux pics principaux successifs est

( ) (X.36)

Les maxima secondaires sont très serrés, beaucoup plus petits que les maxima principaux et en
général inobservables expérimentalement.

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X.7. Exercices

Exercice 1

I. Une ouverture rectangulaire ( ) centrée sur l’axe au point O, de largeur a suivant OX et de


hauteur b suivant OY, est éclairée par un faisceau de rayons parallèles de longueur d’onde en
incidence normale. On observe le phénomène de diffraction sur un écran perpendiculaire à en
, à une distance de ( ) très grande par rapport aux dimensions de celle-ci. On repère un point
M sur cet écran par ses coordonnées x et y par rapport à un repère d’origine et d’axe
parallèle à et parallèle à .

1. Calculer l’amplitude complexe ( ) de la vibration totale diffractée par cette ouverture au point
M située au voisinage du centre de l’écran et repéré par la direction ⃗⃗, de cosinus directeurs
( ), parallèle à ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .

2. Exprimer l’intensité lumineuse diffractée au point ( ) en fonction des coordonnées et de


ce point.

3. Donner les positions des maximums d’intensité.

II. L’ouverture ( ) se réduit maintenant à une fente fine parallèle à dont la largeur est très
petite devant sa hauteur .

1. Donner l’expression de l’intensité lumineuse diffractée au point ( ).

2. En déduire les positions exactes des maximums d’intensité.

3. Calculer la largeur de la tache lumineuse centrale si :

, et .

III. On remplace la fente précédente par un système de deux fentes fines et parallèles à , de
largeur et dont les centres et sont situés aux abscisses ⁄ et ⁄ respectivement.

1. Calculer la différence de phase , au point ( ), entre les vibrations diffractées par et .

2. Montrer que l’intensité lumineuse résultante au point ( ) s’écrit :

( ) 0 . /1 0 . /1

avec ⁄ .

et ⁄ représente l’interfrange.

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Exercice 2

Un réseau est formé de N fentes parallèles de largeur a, contenues dans un même plan. Les centres de
deux fentes consécutives sont distants de d (pas du réseau).

On cherche à calculer l’intensité lumineuse diffractée par ce réseau dans une direction quand il est
éclairé par un faisceau monochromatique de rayons parallèles en incidence normale.

1. Considérons la fente n de centre On. calculer l’amplitude diffractée par cette fente dans la
direction , en fonction de , la phase de l’onde diffractée par le centre On.

2. Considérons deux fentes consécutives n et n+1.

a. Calculer la différence de phase entre les ondelettes diffractées par les centres
et .

b. En déduire l’expression de l’amplitude complexe totale diffractée par tout le réseau dans la
direction .

3. L’intensité lumineuse ( ) s’écrit comme le produit de deux fonctions périodiques, ( ) qui rend
compte de la diffraction par une fente et ( ) qui rend compte de l’interférence des N fentes.

a. Etudier les variations de ( ).

b. En supposant donner la formule de dispersion si le réseau. Que représente ?

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Bibliographie

[1] H. Djelouah, « Polycopié de Cours et Exercices en Electromagnétisme », Faculté de Physique


USTHB, 2012.

[2] E. AMZALLAG, J. Cipriani, N. Piccioli, « Rappel de Cours et Exercices Corrigés de Physique,


Tome 4, Ondes », Edisciences International, Paris, 1997.

[3] A. F. Benhabib, A. Hadjadj, «Cours et Problèmes Résolus en Optique Physique, Tome 2 »,


Office des Publications Universitaires, 1993.

[4] R. Feynman, R. B. Leighton, M. Sands , M. Bloch , G. Delacôte, « Le Cours de physique de


Feynman : Electromagnétisme, tome 1 », Addison-Wesley, seconde édition, 1994.

[5] R. Feynman, R. B. Leighton, M. Sands, M. Bloch, G. Delacôte, « Le Cours de physique de


Feynman : Electromagnétisme, tome 2 », Addison-Wesley, seconde édition, 1994.

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