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Extrait Bourbaki - TP

Le document traite des conditions de séparation dans les espaces topologiques, en précisant que pour qu'un espace quotient soit séparé, il est nécessaire que le graphe de la relation d'équivalence soit fermé. De plus, il établit que si chaque point d'un espace possède un voisinage fermé régulier, alors l'espace est régulier. Enfin, il présente un théorème sur le prolongement par continuité d'applications entre espaces topologiques.

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Le document traite des conditions de séparation dans les espaces topologiques, en précisant que pour qu'un espace quotient soit séparé, il est nécessaire que le graphe de la relation d'équivalence soit fermé. De plus, il établit que si chaque point d'un espace possède un voisinage fermé régulier, alors l'espace est régulier. Enfin, il présente un théorème sur le prolongement par continuité d'applications entre espaces topologiques.

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La condition est suffisante

La condition est suffisante en vertu de la prop. 5 de I, p. 54. Inversement, pour prouver que la condition
est nécessaire, on peut, en vertu de la prop. 7 de I, p. 54 et de la prop. 3 de I, p. 26, se ramener au cas
où I est réduit à un seul élément, autrement dit au cas où ∅ est l’image réciproque par f : X → Y d’une
topologie séparée. Mais si f (x) = f (y) pour deux points distincts x, y de X , il est clair que tout ensemble
ouvert (pour ∅) qui contient x contient aussi y, d’où notre assertion.

COROLLAIRE 2.— Soit (Xα , fαβ ) un système projectif d’espaces topologiques. Si les Xα sont séparés, X = lim Xα
Î
est séparé et est un sous-espace fermé de Xα . Î
La première assertion résulte aussitôt de ce que X est un sous-espace de l’espace séparé Xα (I, p. 54,
prop. 7). D’autre part, pour α ≤ β, soit Fαβ la partie de Xα formée des x tels que prα x = fαβ (prβ x); les
Î
Fαβ sont fermés dans Xα (I, p. 53, prop. 2), donc aussi leur intersection X .
Il est immédiat que tout espace somme d’espaces séparés (I, p. 15, Exemple III) est séparé.

3. Séparation d’un espace quotient

Cherchons des conditions pour qu’un espace quotient X /R soit séparé (auquel cas on dit que la relation
d’équivalence R est séparée). En premier lieu, si X /R est séparé, les ensembles réduits à un point dans X /R
sont fermés (I, p. 54, prop. 4), donc toute classe d’équivalence suivant R est fermée dans X . Cette condition
nécessaire n’est pas suffisante; la définition des ensembles ouverts dans X /R donne la condition nécessaire
et suffisante suivante : pour que X /R soit séparé, il faut et il suffit que deux classes d’équivalence distinctes
dans X soient respectivement contenues dans deux ensembles ouverts saturés sans point commun. Nous
allons donner d’autres conditions plus maniables.

PROPOSITION 8.— Pour qu’un espace quotient X /R soit séparé, il est nécessaire que le graphe C de R soit fermé
dans X × X . Cette condition est suffisante lorsque la relation R est ouverte.
Soit φ : X → X /R l’application canonique; C est l’image réciproque par φ × φ : X × X → (X /R) × (X /R)
de la diagonale ∆ de (X /R) × (X /R), donc la première assertion résulte de la continuité de φ × φ, de (HII)
et de I, p. 9, th.1. Si R est ouverte, (X /R) × (X /R) s’identifie à l’espace quotient (X × X )/(R × R) (I, p. 34,
cor. de la prop. 8), et ∆ s’identifie donc à l’image canonique dans (X × X )/(R × R) de l’ensemble C saturé
pour R × R; d’où la seconde assertion.

Lorsque R n’est pas ouverte, on peut donner des exemples où C est fermé et R non séparée (I, p. 101, exerc. 10 et
I, p. 105, exerc. 28).

5. Espaces séparés et espaces réguliers

à A est de la forme V ∩ A, où V est un voisinage de x dans X . Comme X est régulier, il existe un voisinage
W de x dans X , fermé dans X et tel que W ⊂ V ; W ∩ A est alors un voisinage de x dans A, fermé dans A
et tel que W ∩ A ⊂ V ∩ A, d’où la proposition.
Inversement:

PROPOSITION 13.— Si, dans un espace topologique X , tout point possède un voisinage fermé qui soit un sous-espace
régulier de X , X est régulier.
En effet, X est séparé (I, p. 54, prop. 6). D’autre part, soit x un point quelconque de X et soit V un
voisinage fermé de x dans X , qui soit un sous-espace régulier de X . Pour tout voisinage U de x dans X tel
que U ⊂ V , U est un voisinage de x dans V , donc il existe par hypothèse un voisinage W de x dans V ,
fermé dans V et contenu dans U . Mais W est aussi un voisinage de x dans X puisque V est un voisinage
de x dans X , et W est fermé dans X puisque V est fermé dans X .

Remarques.— 1) On peut donner des exemples d’espaces non séparés, dont tout point admet un voisinage
régulier (I, p. 101, exerc. 7).
2) On peut donner des exemples d’espaces séparés non réguliers (I, p. 103, exerc. 20).
3) Une topologie plus fine qu’une topologie régulière n’est pas nécessairement régulière (I, p. 103, exerc.
20).

1
5. Prolongement par continuité. Double limite

THÉORÈME 1.— Soient X un espace topologique, A une partie partout dense de X , f : A → Y une application de
A dans un espace régulier Y . Pour qu’il existe une application continue f : X → Y prolongeant f , il faut et il suffit
que pour tout x ∈ X , f (y) tende vers une limite dans Y lorsque y tend vers x en restant dans A. Le prolongement
continu f de f à X est alors unique.
L’unicité de f résulte du principe de prolongement des identités (I, p. 53, cor. 1). La nécessité de
la condition est évidente, car si f est continue dans X , on a, pour tout x ∈ X , f (x) = limy→x,y∈A f (y) =
limy→x,y∈A f (y) (I, p. 50). Inversement, supposons vérifiée la condition de l’énoncé et posons, pour tout
x ∈ X , f (x) = limy→x,y∈A f (y), élément bien déterminé de Y , puisque Y est séparé. Il reste à prouver que
f est continue en tout point x ∈ X . Soit V ′ un voisinage fermé de f (x) dans Y ; par hypothèse, il existe un
voisinage V de x dans X , ouvert dans X et tel que f (V ∩ A) ⊂ V ′ ; comme V est un voisinage de chacun de
ses points, pour tout z ∈ V , on a f (z) = limy→z,y∈V ∩A f (y), ce qui entraîne f (z) ∈ f (V ∩ A) ⊂ V ′ , puisque
V ′ est fermé. La conclusion résulte donc de ce que les voisinages fermés de f (x) forment un système fon-
damental de voisinages de f (x) dans Y .

On dit que l’application f s’obtient en prolongeant f par continuité à X .

On ne peut, dans l’énoncé du th. 1, remplacer l’hypothèse que Y est régulier par une condition moins
restrictive, sans faire d’hypothèse supplémentaire sur X , A ou f (I, p. 102, exerc. 19).

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