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LES ARMES
DE
SAINT . ETIENNE
@ PAUL MAGUIN 1994
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PAUL MAGUIN
LES ARMES
DE
SAINT . ETIENNE
UNE HISTOIRE EN IMAGES DE L'ARMURERIE STEPH ANOISE
ARCHIVES STEPH AN OI SES
CHEZ L'AUTEUR, 54 RUE J.B. DAVID 42100 ST ETIENNE
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LES ARMES DE SAINT-ETIENNE
U - PRESENTATION il
1 - MOYEN AGE ET RENAISSANCE
1 - SAINT-ETIENNE BERCEAU DE L'ARMURERIE 14
Un "bout du monde" devient un centre métallurgique grâce
au fer, au grès, au charbon, et aux moulins du Furan près duquel se
forme le quartier des armuriers.
2 - DU BÂTON A FEU AU FUSIL 22
Depuis la fin du XlVème siècle, les armes portatives se
perfectionnent avec les platines à mèche, à rouet, et à silex.
n - LE SIECLE DES LUMIERES
3 - LA FABRICATION DU FUSIL 32
Au XVIIIème siècle , les pièces du fusil sont fabriquées à
domicile avec l'aide de machines entrainées par des roues hydrauliques.
4 - L'ARMURERIE ET LES ARMURIERS 51
Les armuriers stéphanois travaillent pour le commerce des
armes de chasse ou pour la Manufacture Royale, leur production est
appréciée en Europe et outre-mer.
m - LA REVOLUTION ET L'EMPIRE
5 - AUX ARMES CITOYENS ! 66
Loin des frontières, St-Etienne devient l'arsenal de la France
révolutionnaire en guerre avec les monarchies d'Europe. Aussi, la
Manufacture est mise en régie par l'Etat.
6 - DE ROBESPIERRE A NAPOLEON 70
A l'occupation lyonnaise de 1793 succède la répression
jacobine. Au plus bas en 1796, la production de la Manufacture ne se
relève qu'avec les guerres du Premier Empire.
IV - LE XIXème SIECLE
7 - L'ERE TRIOMPHANTE 76
St-Etienne est en plein essor durant le XIXème siècle grâce
au bassin houiller. Cependant, l'armurerie de commerce est handicapée
par une législation restrictive.
8 - CONDITIONS DE LA PRODUCTION ARMURIERE 83
L'industrialisation rassemble des travailleurs dans les
fabriques tandis que subsistent de nombreux ouvriers à domicile, avec
leur individualisme et leur convivialité.
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V - L'INDUSTRIE DU FUSIL DE CHASSE
9 - LA CITE DES ARMURIERS 100
L'utilisation de la vapeur puis de l'électricité permet au
quartier armurier de s'étendre au delà de la Place Chavanelle, vers
Villeboeuf et St-Roch.
10 - LA MANUFACTURE FRANCAISE D'ARMES ET CYCLES 107
Fondée en 1885, La Manufacture Française innove en
mécanisant la fabrication du fusil de chasse et en organisant la vente par
correspondance à l'échelle mondiale.
11 - LES FUSILS DE CHASSE A PERCUSSION 112
La découverte du fulminate entraîne la mise au point des
fusils à capsule (1820), du fusil Lefaucheux (1833), et du hammerless
(1875).
VI - LA MANUFACTURE D'ETAT
12 - LA NOUVELLE MANUFACTURE 122
Inaugurée en 1866, La Manufacture du Treuil est conçue
pour la production industrielle des armes de guerre. Elle est mise en
régie de l'Etat en 1894.
13 - LES ARMES DE GUERRE 126
La Manufacture d'Armes de St-Etienne fabrique fusils,
pistolets, revolvers, et mitrailleuses pour l'Armée. La production
culmine avec les troubles sociaux et les guerres.
VII - TRADITION ET AVENIR
14 - LE FUSIL DE CHASSE AUJOURD'HUI 141
Les conditions de la production industrielle contrastent avec
la fabrication du fusil par des artisans dont le monde est menacé de
disparition.
15 - DEVENIR D'UNE INDUSTRIE 145
Dépendante de l'Etat, l'armurerie stéphanoise a traversé de
nombreuses crises. Elle doit aujourd'hui réussir en alliant qualité
traditionnelle et dynamisme industriel.
Q - ANNEXES 153
- Remerciements
- Les Meilleurs Ouvriers de France
- Listes d'armuriers
- Notes
- Bibliographie
- Index
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Amon père
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D'après "Saint-Etienne Capitale de l'arme de chasse et de guerre , J. d 'Allvel-pie,-i
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Cet ouvrage reprend l'essentiel des conférences que nous avons
données d'année en année à la section d'Armurerie du Lycée Benoit
Fourneyron de Saint-Etienne. Il retrace l'histoire des armuriers stéphanois
au croisement de différentes approches : description de la vallée du Furan,
développement de la ville et de son industrie, vie quotidienne des habitants,
chanson populaire, méthodes de fabrication, condition de travail,
organisation de la production, analyse économique, évolution de la
conception des armes.
La situation actuelle de l'Armurerie est abordée sans détours : une
étude objective et des propositions constructives valent mieux que la
complaisance ou la nostalgie pour vaincre les difficultés.
L'image occupe une place égale à celle du texte. Nous nous sommes
attachés à retourner au document pour en retirer un surcroît d'information
et un autre regard sur notre sujet.
Ce livre intéressera les armuriers et leurs familles, les amateurs
d'armes anciennes et modernes, les curieux d'Histoire... Les personnes qui
ont des racines stéphanoises retrouveront peut-être parents et alliés parmi
plus de 500 armuriers cités dans l'index, la bibliographie, et les listes de
fabricants à différentes époques.
Les Maguin, armuriers de père en fils à Saint-Etienne durant les
XVIIIème et XIXème siècles, sont également mentionnés, en témoignage de
fidélité. Le titre reprend d'ailleurs une belle formule qui, dans un manuscrit,
qualifie l'emploi d'un de nos ancêtres :"ouvrier aux armes de Saint-Etienne".
Il célèbre aussi le blason de la ville, son image, sa renommée, son avenir. Ces
idées ont d'ailleurs trouvé leur illustration dans les armoiries qui furent
proposées pour Saint-Etienne en 1813 : "d'azur à deux fusils d'or...".
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MOYEN AGE ET RENAISSANCE
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1 - SAINT-ETIENNE BERCEAU DE L'ARMURERIE
UN BOUT DU MONDE
La ville de Saint-Etienne s'est développée dans une vallée longue et
étroite qui s'étire du sud au nord. Cette orientation est matérialisée par la
Grand'Rue en ligne droite (5,5 km).
Le fond de la vallée est à environ 500 m d'altitude, cerné par les
collines de 600 à 800 m. le climat est plutôt rude, marqué par des hivers
rigoureux.
Le site stéphanois a été décrit comme un "bout du monde" autrefois
à l'écart des grandes voies de communication. Divers atouts ont pourtant
permis à la ville de devenir un grand centre industriel.
La situation de St-Etienne au coeur d'un bassin houiller est un
atout de première importance à partir du début du XIXème siècle.
Auparavant, les méthodes d'extraction sont archaïques et la production très
limitée. Mais le charbon nourrit avantageusement le feu des forges.
La présence de minerai de fer est un fait moins connu. sa teneur
était faible et les gisements, peu importants, furent assez vite épuisés. C'est
néanmoins leur exploitation qui permit à la cité encore isolée de lancer son
industrie métallurgique au cours du XVème siècle (1).
L'abondance du grès fut aussi une chance car il convenait pour
façonner les meules qui sont nécessaires pour le travail du métal. Les chutes
du Furan et de ses affluents les animèrent par l'intermédiaire de roues à
aubes. Celles-ci ne furent remplacées par les machines à vapeur puis les
moteurs électriques que dans le cours du XIXème siècle.
Mais l'essor industriel n'aurait pas été possible sans le savoir-faire
des stéphanois qui remontait à des temps très anciens : leurs ancêtres
gaulois, les ségusiaves, forgeaient déjà des outils et des armes avant la
conquête romaine (2).
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LE SITE STEPHANOIS
d'après l'atlas cantonal du département de la Loire, 1887.
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LES ARTIFICES DU FURAN
Saint-Etienne doit beaucoup au Furan qui, jadis, traversait la ville
à ciel ouvert. Les chroniqueurs ont célébré l'excellence de son eau non
calcaire pour la trempe des armes. En fait, le rôle essentiel du Furan a été de
fournir la force motrice à l'industrie naissante (1). Cours d'eau à pente
rapide, il comporte de nombreuses chutes qui entrainaient les moulins des
ateliers.
En 1690, il y avait au long du torrent, du Pas-du-Riot à
l'Etivallière, une centaine de moulins, scies, martinets, et molières (ateliers
d'émoulage) (2).
La sécheresse en été ou le gel en hiver immobilisaient ces "artifices"
et causaient ainsi le ralentissement de l'activité armurière. Les premières
tentatives pour assurer un débit suffisant au Furan remontent à Louis XIV,
en 1689. Un barrage fut construit aux sources de la Semène et de la Font-
des-Croix près du hameau de la Digonnière, entre la République et le col du
Grand-Bois. L'eau du réservoir était déversée en partie dans un chenal
nommé "Rio do Rey" (Ruisseau du Roy) qui la conduisait vers le Furan. Ces
travaux furent repris en 1794 et 1815 (3).
La carte du Capitaine Toumaire, datée de 1820, situe les usines de
la Manufacture Royale d'armes de guerre de la vallée du Furan jusqu'à
hauteur de Planfoy : martinets pour le forgeage des lames à canons, forges,
foreries, molières pour l'aiguisage des canons, aiguiseries de baguettes à
fusils et de baïonnettes... En 1824, toutes industries confondues, 208 usines
bordaient le cours d'eau, animées par 200 roues à palettes et 37 roues à
auges (4).
Les affluents du Furan de moindre débit, étaient utilisés dans la
mesure du possible. Si de nombreux ateliers d'arquebusiers se trouvaient sur
les rives du Furan, d'autres étaient installés près du Chavanelet qui, disait-
on, charriait de l'or et blanchissait le linge sans savon. On ne songe plus à
prêter de telles vertus à un ruisseau qui court aujourd'hui dans les égouts du
Cours Fauriel (5) !
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LE VIEUX SAINT-ETIENNE
Nous retrouvons le site stéphanois en 1769, arrosé du sud au nord
par le Furan.
Au centre, le Pré de la Foire (aujourd'hui Place du Peuple) avec sa
grande croix de pierre et l'unique fontaine de la ville. C'est là que se
tiennent les marchés.
A l'ouest du Pré de la Foire, le bourg de Saint-Etienne de Furan
qui s'adosse à la colline Saint-Barbe. Les remparts achevés en 1455,
entourent le quartier marchand de la place Grenette et l'église Saint-Etienne
("La Grand" pour les stéphanois) citée à partir du Xlème siècle, plusieurs fois
reconstruite ou réparée. L'édifice actuel remonte au XVème siècle.
Au XVIII ème siècle, la ville se développe à l'ouest et à l'est, dans
le sens de la route de Lyon-Le Puy.
A l'ouest, près des carrières de grès, se trouve le faubourg de
Roannel prolongé par les rues Polignais (chemin du Puy) et Tarentaize
(chemin de Saint-Rambert et de la Loire).
A l'est s'étend le faubourg d'Outrefuran entre Furan et
Chavanelet, qui dépend de l'église Notre-Dame fondée en 1669, érigée en
paroisse en 1754. C'est le quartier des arquebusiers et graveurs sur armes,
entourant le triangle de la place Chavanelle. -
La rue de Lyon avec ses boutiques et ses artisans quincailliers
s'étire au delà du Chavanelet.
La ville était embrumée de fumées et salie par la "mourina", c'est-à-
dire la poussière de forge. A la veille de la Révolution, elle comptait environ
25000 habitants (1).
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© PAUL MAGUIN 1994
IMPRIME PAR LA' UTEUR
A ST-ETIENNE (LOIRE)
LE TRIMESTRE 1994
DEPOT LEGAL IE' T. 1994
ISBN 2-9503359-2-6
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