Épidémiologie du cancer mondial
Épidémiologie du cancer mondial
1
Le cancer :
• un problème de santé publique mondiale
• la deuxième cause de décès après les maladies
cardiovasculaires
EU RO
3
Premières causes de décès par cancer, 2018 in UE
et RO:
UE RO
4
Les principaux facteurs responsables de la
fréquence croissante du cancer
6
Les indicateurs utilisés dans l’épidémiologie du
cancer
7
Les indicateurs utilisés dans l’épidémiologie du
cancer
5. Prévalence :
9
Systèmes de surveillance du cancer
Le registre de cancer:
1. registre institutionnel : tous les cas de cancer
diagnostiqués et traités dans un hôpital
2. registre territorial : tous les cas nouveaux de cancer
qui apparaissent dans une population délimitée par
critères géographiques essentiels dans la recherche
épidémiologique et en santé publique
3. registre national
10
Épidémiologie
11
Études descriptives
12
1. Caractéristiques de personne
c. race :
- population noire : cc de prostate, poumon, pancréas, œsophage,
larynx, foie, col de l’utérus
- population blanche : cc colorectal, prostate, corps utérin, ovaire,
sein, testicule
d. religion et origine ethnique : les mormons et les adventistes
(États-Unis) - taux faible pour les cc gastro-intestinaux, génitaux
et du tractus respiratoire
e. standard socio-économique et milieu de provenance :
- groupes aux revenues réduites : cc col de l’utérus et cc
œsophagien
- groupes au revenues élevés : cc corps utérin et sein
13
2. Caractéristiques de lieu
a. variations internationales :
3. Caractéristiques de temps
15
L’évolution actuelle du cancer
16
L’évolution actuelle du cancer
17
ÉTIOLOGIE DU CANCER
1
L’identification des facteurs causaux de la maladie
néoplasique est basée sur des études
épidémiologiques analytiques, qui offre des
informations sur les facteurs de risque spécifique
individuels, cherchant la relation cause-effet entre le
facteur étiologique et le cancer.
2
Classification des facteurs étiologiques
4
2. Formes avec prédisposition familiale
d. sdr Li-Fraumeni:
- cc mammaire (préménopause), sarcome parts molles (enfants),
ostéosarcome, tumeur cérébrale, carcinome adréno-cortical,
leucémie
- il affecte surtout les patients de sexe féminin
- les survivants : risque accru d’une deuxième localisation
6
2. Formes avec prédisposition familiale
7
Les facteurs physiques
1. Radiations ionisantes :
• sources naturelles : radio-isotopes naturels du sol, matériaux
de constructions, radiations cosmiques solaires
• sources artificielles : procédures médicales
• l’effet cancérigène dépend de:
- le type de l’irradiation, la dose, le fractionnement
- l’organisme: l’âge (la période fœtale la plus
sensible), le sexe, les facteurs génétiques, le tissu irradié
• leucémies, cc thyroïdien, mammaire, pulmonaire
• irradiations thérapeutiques → leucémies aigües ou le 2e
cancer
8
Les facteurs physiques
3. L’asbeste :
- effet cytotoxique et génotoxique
- mésothéliome malin, cancer bronchopulmonaire
9
Les agents chimiques
11
Facteurs d’environnement
• alphatoxine B1 → hépato-carcinome
• érionite (minéral naturel) → mésothéliome pleural
• radon → cc pulmonaire
• radiations solaires → mélanome et cc cutané
12
Facteurs liés au mode de vie
1. le tabagisme:
- cc broncho-pulmonaire, sphère ORL (cavité
buccale, larynx, pharynx), cc œsophagien, rénal, de
vessie urinaire, pancréas + cc col de l’utérus et
hépatique
- le tabagisme passif : risque cancérigène
- cancérigène grâce à : la nicotine, l’oxyde de
carbone, les nitrosamines et les hydrocarbures
aromatiques polycycliques
3. Alimentation :
- cc digestifs, mammaire, vessie urinaire, prostate,
corps utérin
- carcinogènes alimentaires : thé, café, cacao
- aliments salé, secs, fumés :
* riches en nitrites et en nitrates
* cc gastriques, œsophagiens
- consommation riche en lipides et en protéines : cc côlon,
rectum, sein, endomètre
- rôle protecteur : alimentation riche en fibres, vitamines,
substances anti-oxydantes
14
Facteurs liés au mode de vie
4. l’activité sexuelle :
- cc mammaire : ménarche précoce, nullipares,
première grossesse après 25-30 ans
- cc endomètre: nullipares, utilisation de
contraceptives orales, traitement par estrogènes,
tamoxiphène
- cc ovarien: l’allaitement et les contraceptifs oraux
ont un rôle protecteur
15
Facteurs occupationnels
16
Facteurs pharmacologiques/iatrogéniques
17
Facteurs biologiques
18
LA CELLULE TUMORALE
ET LE PHÉNOTYPE MALIN
1
Caractéristiques phénotypiques
Les propriétés de base de la cellule cancéreuse
1. la division infinie déterminée par la manque de
réponse aux signaux de control de l’organisme hôte
2. la perte des relations avec les cellules voisines, et
puis l’invasion progressive des tissus adjacentes
3. la capacité de migration au distance pour créer des
nouvelles colonies cellulaires ou des métastases
4. l’hétérogénéité génétique
La prolifération clonale = caractéristique définitoire du
cancer
2
Modelés de croissance tumorale
1. Le modelé
Exponentiel
•présuppose la croissance
du volume de la tumeur
avec une proportion
constante vers intervalles
de temps égaux
•les leucémies et
lymphomes ont une
croissance exponentielle
La phase sous clinique est plus
longue que la phase clinique
manifestée
3
Modelés de croissance tumorale
2. Le modelé
Gompertzian
- décrit la croissance des
tumeurs solides
- la croissance est
délimitée par la
vascularisation
(nutriments + oxygène)
La diminution progressive
du coefficient de
croissance
4
Compartimentes cellulaires tumoraux
• Le compartiment prolifératif :
* responsable pour la croissance du volume tumoral
* contient toutes les cellules nouvelles qu’apparent dans la tumeur
• Le compartiment des cellules en réponse:
* contient des cellules hors le cycle cellulaire
* dans certaines conditions peuvent rentrer dans le compartiment
prolifératif
* source de la repopulation
• Le compartiment des cellules différenciées: ils ne sont pas capables
de faire la division
• Le compartiment de pertes cellulaires:
* cellules qui meurent et sont libérées de la tumeur par exfoliation
ou dissémination
5
L’évolution clinique d’un cancer
6
L’invasion locale
7
L’angiogenèse = importante dans l’évolution d’une
tumeur maligne
Les facteurs pro-angiogenetiques:- VEGF, ras, myc, la
hipoxie, cronique inflamation, TGFᾳ
8
Le processus de création des métastases
11
L’hétérogénéité tumorale
• hétérogénéité clonale: à cause de la répétition des
phénomènes qui se passent dans la tumeur primaire
12
Conclusions
La croissance tumorale et le phénotype malin = le
résultat du dérangement du processus de croissance
et différenciation cellulaire sur 2 niveaux :
• génétique:
* activation du quelques oncogènes: Ras, Myc
* l’inactivation des gènes suppresseurs: p53
* activation des quelques proto-oncogenes
* inhibition de ĺapoptoze(bcl-2, PI3K/AKT/Mtor)
• épigénétique : * l’interface cellulaire-
microenvironnement: inflamation cr., cortizone, anti-
oxidantes, PgE, anti-inflamatoires non-steroidiens
13
LE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU
CANCER
1
Il présuppose la découverte des tumeurs dans la
phase localisée.
2
Les états précancéreux
3
Les précurseurs tumoraux
• modifications histologiques associées avec un risque
haut de cancer
4
Les précurseurs tumoraux
La peau et les organes génitales externes
Conditions précancéreuses
• affections génétiques: xeroderma pigmentosum
• processus irritatives: ulcère chronique de jambe,
radiodermite, cicatrices actiniques
Lésions précancéreuses
• kératoses actiniques, leucoplasies et arthroplasties
vulvaires
• maladie Paget du mamelon
• maladie Bowen = carcinome épidermoïde de la peau
ou muqueuses des organes génitales externes
• nerve dysplasique congénital ou acquis = précurseur
du mélanome 5
Précurseurs tumoraux
Le col utérin
Conditions précancéreuses
• cicatrices cervicales, infections virales, ectropion
Lésions précancéreuses
• dysplasie: avant les 35 ans
• carcinome in situ: entre 35 et 45 ans
6
Précurseurs tumoraux
Les voies aéro-digestives et l’arbre trachéo-
bronchique
Conditions précancéreuses
• fibrose sous muqueuse déterminée par le fumer, la
carence de fier et le lichen plain
Lésions précancéreuses
• leucoplasie: surtout chez les ♂ entre 40 et 70 ans
planché buccal, la face ventrale de la
langue,
palais flasque: risque haut de
développer des lésions malignes
7
Les voies aéro-digestives et l’arbre trachéo-
bronchique
Lésions précancéreuses
• métaplasie pavimenteuse
8
Les précurseurs tumoraux
Le sein
Conditions précancéreuses
• prédisposition familiale, probablement génétique
Lésions précancéreuses
• mastose fibro-kystique
• hyperplasies atypiques ductiles et lobulaires,
carcinomes ductiles et lobulaires in situ
9
Précurseurs tumoraux
Le tube digestif
Conditions précancéreuses
• œsophagiennes: mega-œsophage, œsophagites,
BRGE, cicatrices post-caustiques
• gastriques: l’a chlorhydrate gastrique ± atrophie
gastrique (anémie Biermer)
• recto-coliques: polypose recto-colique familiale, les
maladies inflammatoires intestinales (maladie du
Crohn, colite ulcéreuse)
10
Précurseurs tumoraux
Le tube digestif
Lésion précancéreuse
• œsophagienne: œsophagite chronique, atrophie,
dysplasies, carcinome in situ
• gastriques: métaplasie intestinale
• recto-coliques: polype adhenomateux isolé ou dans
la polypose
11
Signes d’alarme
1. Modification du transit intestinal
• constipation ou diarrhée seul ou alternant ± douleur
abdominale → cancer colorectal
• élimination de glaires rectorragies → cancer rectal
2. ulcération qui ne se guérit pas et ne saigne pas
Le fumer et le consomme d’alcool → facteur de
risque pour le cancer de la cavité buccale
3. hémorragie ou sécrétion anormale
• au niveau rectal → cancer colorectal
• la niveau vaginal → cancer utérin
• hématurie ou dysurie → cancer vésical, rénal
12
Signes d’alarme
4. nodule mammaire → carcinome mammaire
• Sécrétion du mamelon, rétraction du mamelon →
cancer mammaire
5. dysphagie ou indigestion → cancer œsophagien,
gastrique
6. modification d’un nerve cutané → cancer cutané
• carcinome baso-cellulaire, spinocellulaire: qui se
peuvent guérir
• mélanome: développe des métastases rapidement
7. tousse persistante, dysphonie → cancer broncho-
pulmonaire
13
Groupe de risque pour le cancer mammaire
14
Le groupe de risque pour le cancer de col utérin
15
Le groupe de risque pour le cancer d’endomètre
• antécédentes hérédo-collatérales: cancer
d’endomètre, sein, colon
• facteurs hormonaux: nuliparité, cycles
anovulatoires, ménopause tardive, traitement avec
estrogène prolongé
• diabète + obésité + HTA
• hyperplasie adénomateuse polypoide de l’endomètre
16
Le groupe de risque pour les cancers des voies
aéro-digestives supérieures
17
Le groupe de risque pour le cancer broncho-
pulmonaire
• le fumer = le facteur déterminant
• facteurs de profession: asbeste, nickel, chrome,
uranium
• antécédentes pathologiques: bronchite chronique
avec métaplasie pavimenteuse
18
Le groupe de risque pour le cancer gastrique
• plus de 45 ans ♂ = ♀
• diète: alimentation pauvre en légumes et fruits, riche
en aliments salés et fumés
• antécédentes pathologiques: gastrite atrophiques
avec métaplasie intestinale (l’anémie Biermer)
19
Le groupe de risque pour le cancer colorectal
• plus de 45 ans ♂ = ♀
• diète: alimentation pauvre en fibres et riche en
graisses animales
• antécédentes hérédo-collatérales: cancer
colorectal, polypose recto-colique familiale
• antécédentes pathologiques: les maladies
inflammatoires (rectocolite hémorragique, la maladie
Crohn), polypose familiale diffuse
20
Le groupe de risque pour le cancer cutané
• plus de 60 ans
• les radiations ultraviolettes
• affections génétiques: xeroderma pigmentosum
• facteurs de la profession: goudron, arsénique,
dérivâtes de nitrates
• antécédentes pathologiques: ulcère de jambe,
brûlures, suppurations
21
LE DIAGNOSTIC DE MALIGNITÉ
LE BILAN PRE-THÉRAPEUTIQUE
DÉTERMINATION DES STAGES DU
CANCER
1
Diagnostic de malignité
2
Les signes de suspicion
1. directes = croissance tumorale anormale (tumeur primaire, adénopathie,
métastase)
•adénopathie: apparait plus fréquent, cancer mammaire
cancer de la sphère ORL
manque de sensibilité → signe négatif
2. indirectes:
• écoulements anormales au niveau mamellaire, vagin, fosses nasales
• signes de compression: * médiastin – syndrome de compression de la veine cave
* tumeurs cérébrales – syndrome d’HIC
•signes neurologiques: névralgies, paralysies, troubles sphinctériennes
•syndrome paranéoplasique: doigts hippocratiques – cancer pulmonaire
hypercalcémie – cancer mammaire
• signes générales non spécifiques: décroissance pondérale, anorexie, fièvre,
transpirations, prurit 3
L’anamnèse
Facteurs de risque: mode de vie, alimentation,
occupations professionnelle, conditions hormonales,
l’environnement
4
L’examen clinique
Macroscopique – la tumeur maligne peut apparaitre:
* lésion persistante
* d’infiltration
* endurées
* ulcération qui ne se cicatrise pas
* croissance burjonée
Nœud mammaire - avec caractères de malignité :
* dure
* contour irrégulier
* modification tégumentaire (adhérence, peau en « peau d’orange »)
* adénopathie axillaire
5
Les examinassions para-cliniques
Examinassions non invasives
Analyses de laboratoire usuelles : hemoleucogramme, VSH, prouvés
hépatiques, rénales
Probes spécifiques tumeurs: * phosphatase acide et PSA – cancer de prostate
* βHCG et AFP – tumeurs germinales
Examinassions radiologiques, endoscopiques et isotopiques.
Examinassions invasives
Ponction ou biopsie pour:
* examen cytologique: diagnostic d’orientation
* examen histologique: diagnostic de malignité, le temps histologique,
caractères évolutives et pronostiques, extensions microscopiques
6
Le bilan pré-thérapeutique
1. Détermination de l’extension anatomique de la maladie
a. L’extension locorégionale
- spécification de la localisation, la dimension de la tumeur, relation avec tissus et les organes
voisins, l’intérêt du ggl lymphatiques de drainage
a1. L’extension locale:
9
3. La réactivité du malade
• appréciation de l’indice de performance:
* échelle Zubrod
* échelle Karnofsky
0
1 < 5% légère légère légère
2 5-10% modérât modérât légère modérât
3 > 10% sévère sévère modérât sévère
4 sévère
10
3. La réactivité du malade
L’échelle Karnofsky
100 – sans signes de maladie, sans accuses
90 – capable à avoir une activité normale : signes ou symptômes de la maladie
80 – activité normale faite avec effort
10 – moribond
0 – décès
11
La détermination des stages du cancer
• permet la simplification des indications thérapeutiques
• offert des informations pronostiques
• contribue à l’évaluation des résultats thérapeutiques
• facilite le change d’informations entre centres diverses
• contribue au développement de la recherche
• se fait pré-thérapeutique par:
* méthodes cliniques non invasives (détermination clinique)
* méthodes cliniques invasives (détermination chirurgicale)
• s’effectue par 2 examinateurs
12
La classification TNM
T = tumeur primaire
T0: sans signes de tumeur primaire
T1, 2, 3, 4: grades en croissance des dimensions et/ou extension
locales de la tumeur primaire
Tx: on ne dispose pas de possibilités de détermination de la tumeur primaire
N = adénopathie régionale
N0: sans des signes d’intérêt des ggl lymphatiques régionaux
N1, 2, 3: grades d’invasion en croissance du ggl lymphatiques régionaux
(station I)
N4: invasion ganglionnaire au distance (station II)
Nx: ganglions inaccessibles pour l’évaluation clinique
M = métastase au distance
M0: sans la métastase à la distance
M1: métastase unique localisée dans un seul organe
M2: métastase multiple dans un seul organe
M3: métastase disséminées dans plusieurs organes
Mx: on n’a pas la possibilité d’apprécier les métastases au distance
13
La classification des stages
Stage 0: cancer in situ (ne dépasse pas la membrane basale,
sans invasion locale, sans extension régionale ou à la distance)
Stage I: tumeur primaire de volume petit, sans adénopathie ou
métastase
Stage II: extension locale associée avec invasion ganglionnaire
minime
Stage III: la tumeur dépasse l’organe intéressé et/ou est
associée avec adénopathie importante
Stage IV: la tumeur avec extension locale importante ±
adénopathie locorégionale ou métastase au distance
14
La classification histologique
Grade histologique de différenciation: exprime le
dégrée de malignité
G1 = bien différencié
G2 = modérât différencié
G3 – G4 = faiblement différencié
1
Ils représentent une association de symptômes et
signes sans connexion directe avec les manifestations
du procès néoplasique.
3
La classification des syndromes paranéoplasiques
4
1. Syndromes paranéoplasiques endocrines
A. Le Syndrome Cushing
5
1. Syndromes paranéoplasiques endocrines
B. L’hypercalcémie
- le plus fréquent syndrome paranéoplasique (10-20%)
- étiologies: myélome multiple, lymphome non-Hodgkin,
métastase carcinome mammaire, pulmonaire, rénale
- clinique: nausées, vomissements, constipation, polyurie,
polydipsie, insuffisance rénale, asthénie, dépression,
désorientation
- facteur de pronostic négatif
- traitement: * calcémies > 13 mg/dl → hydratation (2 l sérum
physiologique) + furosémide
* bisphosphonates
6
1. Syndromes paranéoplasiques endocrines
C. Le syndrome de la sécrétion inadéquate d’ADH
a. l’érythrocytose
• étiologies: carcinome rénale, hépato-carcinome, tumeur Wilms,
hémangioblastome cérébelleux, hémangiome,
phéochromocytome, tumeurs surrénale
• diagnostic différentiel: policitemia vera (thrombocytose +
splénomégalie)
• traitement: - phlébotomie si hématocrite > 55%
- thérapie de la tumeur primitive
b. l’anémie
• anémie normochrome, normocytaire
• anémie aplasique associée avec thymome, lymphomes,
leucémies
• l’anémie hémolytique microangiopathique: tumeurs gastro-
intestinales, poumon, prostate
10
2. Syndromes paranéoplasiques hématologiques
c. la granulocytose
• maladies Hodgkin, lymphomes, tumeurs, solides gastro-
intestinales, mélanome
d. la granulocytopénie
• secondaire chimio- ou à la radiothérapie, infiltration médullaire
par les cellules tumorales
• traitement: facteurs de croissance leucocytaires
e. la thrombocytose
• lymphomes, leucémies, carcinomes
f. la thrombocytopénie
• secondaire au traitement ou au CID
• la leucémie chronique lymphocytaire, lymphomes, raire des
tumeurs gastro-intestinales, sein, poumon
11
2. Syndromes paranéoplasiques hématologiques
g. la thrombophlébite
• thromboses répétées, résistantes aux anticoagulantes → ! néoplasie !
• cancer pancréatique
• traitement: héparine avec poids moléculaire petite
12
3. Syndromes paranéoplasiques digestives
a. l’entéropathie avec perte de protéines
- l’hypoalbuminémie: cancers digestives, tumeurs carcinoïdes,
lymphomes intestinales
- diagnostic: *dosage des protéines et de l’albumine sérique
*l’exclusion des autres causes d’hypoprotéinémie
- traitement: *la thérapie de la cause primaire
*éviter les grasses dans l’obstruction lymphatique
b. l’anorexie et cachexie
- le plus commun syndrome paranéoplasique (50%)
- facteur de pronostic négatif: décroissance >10% du poids
corporel
- TNFα: le principal responsable
- clinique: anorexie, décroissance pondérale, atrophie
musculaire, anémie, asthénie
- traitement: supplémentes nutritive et caloriques, stimulantes de
l’appétit
13
4. Syndromes paranéoplasiques rénales
Le syndrome néphrotique
• l’HTA, protéinurie, hématurie
• prédispose aux thromboses fréquentes
• étiologie: lymphome, cancer de pancréas,
pulmonaire, mésothéliome
• traitement:
* thérapie spécifique oncologique
* diurétiques de l'anse
14
5. Syndromes paranéoplasiques neurologiques
16
7. Autres syndromes paranéoplasiques
a. la fièvre
• causes: infections, réactions adverses aux médicaments,
transfusions, fièvre paranéoplasique
• diagnostic: hémogramme: ! neutropénie – étiologie infectieuse
• traitement: antibiotiques → T > 38,5ºC ou < 36ºC
AINS, antiinflammatoires stéroïdiennes
b. l’ostéoarthropathie hypertrophique
• associée avec:
* maladies cardiovasculaires (cardiopathies congénitales)
* maladies pulmonaires (infections chroniques, fibrose kystique,
cancer pulmonaire)
* maladies digestives (cirrhose hépatique, maladie Crohn)
* affections médiatisnales (thymome, cancer œsophage,
achalasie)
* maladies de tissu conjonctif (myasthénie gravis)
17
LES PRINCIPES DE LA CHIRURGIE
ONCOLOGIQUE
1
HISTOIRE
Plus temps la chirurgie = le seul traitement qui pouvait
guérir un pa6ent oncologique
La Chirurgie:
• implica6on dans le traitement de 90% des tumeurs
malignes
• peut résoudre avec succès les tumeurs avec volume
grand, dans mul6ples zones hypovascularisées ±
nécro6ques
• extensions microscopiques des tumeurs macroscopiques
sont difficiles à encadrer
2
Les indications de la chirurgie oncologique
II. Traitement
* chirurgie radicale avec intention curative
* chirurgie de réduction
* chirurgie des métastases
* chirurgie des urgences
* chirurgie palliative
* chirurgie reconstructive
III. Prophylaxie
3
Diagnostic
Prise de la biopsie → pour la confirmation du diagnostic
de malignité
• biopsies de niveau des cavités de la sphère ORL,
tube digestif: récoltés endoscopique
• tumeurs au niveau des viscères (poumon, foie) ou
dans des cavités (péritonéale, thoracique): biopsie
avec aiguilles Tru-Cut guide échographique
• tumeurs mammaires, parties moelles: biopsie avec
aiguilles Tru-Cut guidé échographique
• Tumeurs de la sphère génitale: biopsie avec penses
cueillettes ou curettes
→ le rôle de la chirurgie dans la prise de fragments
tumoraux en scope diagnostic a décroisé beaucoup
4
Les règles générales de biopsie
5
DÉTERMINATION DES STAGES DES TUMEURS
MALIGNES
• La détermination préopératoire par des
examinassions précliniques (écographie, CT, RMN,
PET-CT) souvent remplace la détermination
chirurgicale des stages
• ! cancer ovarien et d’endomètre ! : détermination
chirurgicale des stages
• spécification préthérapeutique du statut
ganglionnaire:
* contrôle locorégional de la tumeur
* contrôle au distance de la tumeur
6
Le ganglion sentinelle
• Le premier ganglion qui va recevoir les cellules
cancéreuses de la tumeur primaire
• S’extirpe avec un but biopsique
• S’il est positif → lymphadénectomie régionale
thérapie systémique
(chimiothérapie)
7
1. La chirurgie oncologique curative
9
Les interventions chirurgicales de la laparoscopie
10
2. La chirurgie de réduction
(debulking surgery)
11
3. La chirurgie des metastases
Critères:
* contrôle de la tumeur primaire
* la métastase intéresse un seul organe (encéphale,
poumon, foie, os)
* la possibilité de la résection complète de la
métastase
12
4. La chirurgie urgences oncologiques
4 syndromes: * hémorragiques
* obstructives
* de perforation
* infectieuses
5. La chirurgie palliative
13
6. La chirurgie reconstructive
• but: augmentation de la qualité de vie des malades
oncologiques
• chirurgie oncoplastique: spécialité séparée
• plasties:
* rabats musculaires ou un épiploon grand
* reconstruction cervico-faciale pour les cancers de la
sphère ORL
* reconstruction du sein post mastectomie
* reconstructions osseuses
14
La chirurgie prophylactique
S’adresse aux:
* états précancéreuses ou les lésions
précurseurs qui se peuvent transformer en cancer
invasif
* personnes porteurs de modifications
génétiques qui prédisposent à la cancérisation
15
La chirurgie prophylactique
16
LES PRINCIPES ET INDICATIONS DE
LA RADIOTHÉRAPIE
1
LA RADIOTHÉRAPIE
C’est une méthode précise, efficiente, avec minime
morbidité induite.
2
Radiations ionisantes
1. Électromagnétiques
3
Les radiations ionisantes
2. Corpusculaires
* électrons, protons, neutrons, particules α, mésons π,
ions lourds
* particules 2000 fois plus lourdes que les électrons
* les neutrons s’obtiennent en réacteurs nucléaires
* déterminent irradiation minime aussi des tissus du
front, et aussi du ceux de l’arrière de la zone d’intérêt
(mélanomes de choroïde, cordons de clivus)
4
Effet photoélectrique
Effet Compton
• Pour énergies plus hautes (200 kV – 2 MV)
5
Les bases biologiques de la radiothérapie
= capacité des radiations de ionisation des atomes ou
molécules du quelles la matière est faite
• unité de mesure:
Gray (Gy) = 1 J/kg ou 2x1014 ionisations/gram d’eau
• doses utilisées: 1,2 - 2 Gy/fraction 1 ou 2 fractions/jour à
l’intervalle de 6 heures
• Le but principal des radiations = ADN cellulaire
• fractionnement = numéro de sessions d’irradiation
favorise la réparation (les cellules sains)
• étalage = * durée totale de l’irradiation depuis la première
jusqu’à la dernière fraction
* permet la multiplication des cellules survivantes,
la repopulation de la zone irradiée
• étalage prolongé: favorise la repopulation prépondérante
tumorale
6
Modifications radio-induites
• ruptures uni- ou bi- caténaires de l’ADN
• modifications de perméabilité membranaire
• altérations de la fonction du réticule endoplasmique
ou des ribosomes
• le ralentissement, annulation du rythme de
prolifération, avec la différenciation ou mort cellulaire
7
Le cycle cellulaire
• Si la tumeur ou les cellules saines se multiplient
plus vite la proportion des cellules survivantes après
une session d’irradiation va être plus réduite
• La radiosensibilité:
* minime dans la phase S (synthèse de l’ADN)
* maxime pendant la mitose et pendant la phase
G2
8
Les bases cliniques de la radiothérapie
En fonction de la distance entre la source d’irradiation
et la tumeur (DST):
* radiothérapie externe
* brachytherapie (synonyme curiethérapie)
9
La radiothérapie externe
10
La brachythérapie
• distance entre la source d’irradiation et tumeur = 0-
1 cm
• les isotopes principaux: Césium 137, Cobalt 60,
Iridium 192, Iode 125, Palladium 103
• brachythérapie interstitielle:
* source: placée par le lumen du quelques
aiguilles vecteurs dans la tumeur
* cancer vessie urinaire, mammaire, cavité orale
• brachythérapie endo-cavitaire:
* source: en contact avec la tumeur par des
applicateurs (sondes, moulages)
* cancer utérin, vagin, bronches, œsophage,
rectum, voies biliaires
11
Les objectifs de la radiothérapie
12
Cancers curables par radiothérapie exclusive:
externe (RTE) ou/et brachythérapie (BT)
13
Les effets radio-biologiques
• corrélation dose – volume tumoral – effet
• exemple: les tumeurs végétantes, bien
vascularisées sont plus radiosensibles que ceux
d’infiltration ou ulcératives, qui comportent plus
cellules hypoxiques, radio résistantes
14
Les doses classiques de la radiothérapie
50 Gy – la maladie sous clinique (microscopique)
70 Gy – la maladie macroscopique de début (stages I-
II)
2 Gy/fraction 1 fraction/jour 5 jours/semaine
assure le contrôle local (90% des cases)
complications (10%)
Ø 80 Gy – la maladie avancée
impossible à administrer par irradiation
externe
15
Le seuil de tolérance des structures critiques et les
possibles séquelles radio-induites
16
Les réactions aigues de la radiothérapie
• elles apparent pendant l’irradiation ou au court
temps après le fin de l’irradiation
• incluent: * érythème
* dénudation cutanée type brûlure
* dysphonie, dysphagie/odynophagie
* pollakiurie
* diarrhée
• traitement: antalgiques, antiinflammatoires,
antispastiques
17
Les réactions tardives de la radiothérapie
• apparent après quelques mois ou ans après
l’irradiation
• mécanisme principal: fibrose vasculaire
• traitement: *augmentation de la disponibilité de
l’oxygène
* pentoxifylline, hyaluronidase,
nicotinamide, vitamine E, oxygène hyperbare
* efficacité limitée
18
LES PRINCIPES DE LA
CHIMIOTHÉRAPIE ET
HORMONOTHÉRAPIE
1
LA CHIMIOTHÉRAPIE
• traitement médicamenteux systémique pour le
cancer, avec des cytostatiques
2
La classification des cytostatiques
6
4. Antibiotiques et intercalants
Antibiotiques anti-tumorales:
* Antracycline: Doxorubicine (Adriamycine),
Epirubycine, Daunorubycina, Idarubycine
* Actinomycine D
* Bleomycine
* Mitomycine C (alkylant)
Autres intecalants:
* Antracendione
* Mitoxantrone
7
5. Les produits naturels végétaux
Antimitotiques
* actionnent dans la phase M du cycle cellulaire
* vinca alcaloïdes: Vincristine, Vinblastine, Vindesine,
Vinorelbine
* Texans: Paclitaxel, Docetaxel
Antitopoisomérasiques
* antitopoisomérasiques type I (Camptotecine):
Irinotecan, Topotecan
* antitopoisomérasiques type II (Podofilotoxine) :
Etoposide, Teniposide
8
6. Enzymes
* L-Asparaginase
* arrête la prolifération des lymphoblastes
7. Polyanions
* Suramines
* bloque la croissance autocrine
9
La classification des cytostatiques par rapport au cycle
cellulaire
Classe I – Cyclo-nonspécifiques
11
2. Le volume et la cinétique tumorale
12
3. La toxicité de la chimiothérapie
13
3. La toxicité de la chimiothérapie
B. toxicité spécifique pour les différents agents
* hépatique: Méthotrexate en doses montées
* rénales: Cisplatine, Méthotrexate en doses
grands
* cardiaque: Antracycline → cardiomyopathie
5 FU → spasme coronarien
* pulmonaire: Bleomycine
* neurologique: Vincristine, Cisplatine,
Oxaliplatin, Taxans
* ototoxicité: Cisplatine
14
3. La toxicité chimiothérapie
C. Complications tardives
* le deuxième cancer: leucémie acute,
lymphome non- Hodgkin
* stérilité: alkylants
* dépression immunologique
15
La résistance aux cytostatiques
1. résistance temporaire
a. sanctuaires pharmacologiques (SNC, testicule)
b. modification cinétique cellulaire: tumeurs volumineuses – décroissance de
la fraction proliférative, croissance des cellules en G0, décroissance de la
vascularisation
2. résistance permanente
- conditionnée génétiquement
- peut être: * primaire: depuis la première exposition aux cytostatiques
* secondaire: la résistance s’installe ultérieur
- les tumeurs volumineuses vont être plus probable chimiorésistantes
- nécessite pour l’association du plusieurs cytostatiques
16
2. La résistance permanente
a. la résistance spécifique
- résistance au méthotrexate:
* transport intracellulaire insuffisant
* activation intracellulaire insuffisance par les folil-
polyglutamat- synthétase
* amplification ou mutation de l’enzyme cible
dihydropholatréductase
b. rezistenta multidrog (pleiotropa)
- tip MDR 1 (pgp 170):
* rôle dans l’efflux cellulaire
* il apparait la résistance croisée aux produits naturels
- type MRP (multidrug resistance protein), LRP (long
resistance protein)
17
2. La résistance permanente
Arguments:
19
Les principes de la polychimiothérapie
Pratique:
1. efficacité démontrée dans la monothérapie
2. toxicité différente
3. mécanismes d’action différents
4. doses optimales pour chaque agent
5. administration aux intervalles le plus courts
possible,
compatibles avec le régénération des tissus cible
normales
6. absence de la résistance croisée
20
Les indications et résultats de la chimiothérapie
1. Tumeurs possiblement curables par
chimiothérapie et dans des stages avancés
Chimiothérapie d’élection Survie de long durée (=
guerisons)
Choriocarcinome 90%
Tumeurs germinales testiculaires 90%
Néphroblastome Wilms 70-90%
Sarcome Ewing 80%
Rabdomiosarcome 70-90%
Lymphome Hodgkin 60-80%
Lymphome non-Hodgkin degré 30-70%
intermédiaire/ monté
Leucémie aiguë lymphoblastique 70-80%
Leucémie aiguë myeloblastique 30-40%
Carcinome ovarien 15-30%
21
Les indications et résultats de la chimiothérapie
2. Tumeurs avancées possible à se guérir par
chimiothérapie et radiothérapie
22
Les indications et résultats de la chimiothérapie
3. Tumeurs potentiel curables par chimiothérapie
en doses grands avec support de cellules stem
23
Les indications et résultats de la chimiothérapie
4. L’amélioration des chances de guérison vers la
chirurgie seule par chimiothérapie adjuvant
* carcinome mammaire
* carcinomes colorectaux
* ostéosarcome
* sarcomes de parties doux (+/-)
* carcinomes broncho-pulmonaires « non-small
cell »
* carcinomes pancréatiques
24
Les indications et résultats de la chimiothérapie
5. Tumeurs chimioresponsives, avec palliation utile, mais
qui ne se peuvent pas guérir par chimiothérapie
* lymphomes non-Hodgkin dégrée réduit de malignité
* leucémie myéloïde chronique, leucémie avec cellules
hirsutes
* myélome multiple
* carcinome du col utérin, carcinome d’endomètre
* carcinome gastrique, carcinomes colorectales
* carcinome mammaire avancé
* carcinome ORL
* carcinome de la vessie urinaire
* sarcomes de parties doux
* tumeurs neuroendocrines
* tumeurs cérébrales 25
Les indications et résultats de la chimiothérapie
6. Tumeurs peu chimioresponsives en stages
avancés
* carcinomes pancréatiques
* carcinomes des voies biliaires, hépato-
carcinomes
* carcinomes rénales
* carcinomes broncho-pulmonaires « non-small »
métastatiques
* carcinomes prostatiques
* carcinomes thyroïdiennes
* mélanome 26
Les contrindications de la chimiothérapie
29
Directions de recherche en chimiothérapie
L’exploitation des notions de chimiorésistance
- chimiothérapie avec doses grands facteurs de
croissance hématopoïétiques, transplant de moelle,
cellules souche périphériques
- chimiothérapie régionale: intraartérielle,
intrapéritonéale
- chimiothérapie en perfusions continues: 5FU
- modulation biochimique : acide folinique + 5FU
- réversion de la chimiorésistance
30
Directions de recherche en chimiothérapie
31
Les directions de recherche en chimiothérapie
32
L’HORMONOTHÉRAPIE
33
2. L’Hormonothérapie additive
A. compétitive
a. antiestrogènes: * tamoxifène, torémifène, raloxifène, fulvestrant
*cancer mammaire
b. anti-androgènes: * flutamide, bicalutamide, nilutamide, acétate de
ciproterone
* cancer de prostate
c. progestatives: * medroxiprogesteron acétate, megestrol
* cancer mammaire métastasique, endomètre, rénal
* hormonothérapie métabolique
d. estrogènes: * Dietilstilbestrol, Estradurin, TACE (cancer
de prostate)
* plus rarement utilisés à cause des effets adverses
(cardiovasculaires)
e. androgènes: * très rarement utilisés à cause de leur réactions adverses
(cancer mammaire)
* hormonothérapie métabolique 34
2. L’hormonothérapie additive
B. privative
a. inhibiteurs de la fonction hypophisaire et gonadique (analogies LH-RH)
* goséréline, leuprolide, buséréline, triptoréline
* cancer de prostate, cancer mammaire
b. inhibiteurs de l’aromatase
* aminoglutéthimide, fadrozole, anastrozole, etrozole
* cancer de sein
C. frénatrice
- les hormones thyroïdiens
* après la thyroïdectomie pour le cancer thyroïdien inhibe la
sécrétion hypophysaire de TSH
* scope substitutif
- octréotide (Sandostatin)
* tumeurs neuroendocrine
* suppriment la sécrétion de sérotonine, gastrine, motiline, sécrétine
35
3. La corticothérapie
Indications:
* leucémies, lymphomes
* schèmes de traitement cytostatique (effet
lympolitique)
* palliatif: la fièvre paranéoplasique, métastases
cérébrales avec syndrome HIC, syndrome de
compression du VCS, hypercalcémies
* tolérance: renforce l’effet antiémétique des
antiserotoninices
4. L’hormonothérapie métabolique
- anorexie et cachexie: progestative, corticoïdes 36
LA THÉRAPIE MOLÉCULAIRE CIBLÉE ET
AUTRES TRAITEMENTS BIOLOGIQUES
1
I. La thérapie moléculaire ciblée
1. La signalisation cellulaire
3
La classification des cibles moléculaires
2. Apoptose
* Mdm2
* Bcl-2
4
La classification des cibles moléculaires
* ADN-methyltransférase
5
4. L’angiogenèse et développement des
métastases
* métalloprotéinases
6
Cibles moléculaires potentielles dans le cancer
7
Les inhibiteurs des facteurs de croissance
membranaires
b. molécules petits
* inhibiteurs de la tyrosine kinase EGFR
* se fixent sur le versant intracellulaire du récepteur
* Erlotinib (Tarceva): - cancer broncho-pulmonaire non-
small cell
- cancer pancréatique 8
Les inhibiteurs des facteurs de croissance
membranaires
2. blocage du récepteur HER-2/neu
Trastuzumab (Herceptin)
* Ac monoclonal humanisé
* bloque la portion extracellulaire du récepteur HER-2
* cancer mammaire métastasique avec supra
expression de la protéine HER2/neu
Lapatinib
* bloque la tyrosine-kinase EGFR et la tyrosine
kinase Her2
* cancer de sein avec hyperexpression ErbB2
9
Inhibiteurs du facteur de croissance membranaires
3. Blocage de la oncogène c-kit et bcr-abl
Imatinib (Glivec)
* inhibiteur des tyrosine-kinases
* leucémie granulocytaire chronique
* tumeurs stromales gastro-intestinales
10
Modulateurs de la transmission (transduction) du
signal
La voie Ras-Raf-MEK-MAPK
- rôle: médiateur des réponses aux signales de
croissance et facteurs antigéniques
La voie PI3K-Akt-mTOR
- rôle: croissance cellulaire et progression dans
le cycle cellulaire
- Temsirolimus: carcinomes rénales avec
métastases
11
La thérapie épigénétique du cancer
- s’applique à quelques gènes supérieurs bien
caractérisés
- associée avec altérations de la chromatine et la
méthylation de l’ADN
- réversible avec inhibiteurs de la deacetylation des
histones et les agents hypométhylènes de l’ADN
12
L’angiogenèse
• Bortezomib (Velcade)
* myélome multiple
14
L’immunothérapie
16
La thérapie génique
Problèmes
- la sélection du gène optime
- la modalité d’administration est pour le moment
limitée aux méthodes locales (injections intra-
tumorales)
17
Oligonucléotides anti-sensé
= fragmentes courts d’ADN qui sont complémentaires
au chaîne « en sensé normal » du mARN
18
Invasion et développement des métastases
19
II. les modificateurs de la réponse biologique
Interférons
- classification: * type I - interférons α, β, ω
* type II – l’interféron γ
- indications: leucémie granulocytaire chronique,
leucémie avec cellules hirsutes, lymphomes T
cutanés, lymphomes non-Hodgkin avec degré réduit,
myélome multiple, sarcome Kaposi, carcinomes
rénales avec cellules claires métastatiques, mélanome
malin
20
II. Les modificateurs de la réponse biologique
2. Interleukines
a. Interleukine 2
- carcinomes rénales métastatique
- mélanomes
b. Denileukin diftitox (Ontak)
- lymphomes cutanés avec cellules T récidivées CD25
+
21
II. Les modifications de la réponse biologique
3. Les agents de différentiation
a. l’acide 13-cis rétinoïque (isotretinoin)
- capacité de reverser la leucoplasie orale
b. Le tretinoin
- leucémie acute promyélocytaire
c. Bexaroten (Targretin)
- lymphome cutané avec cellules T réfractaire
22
LA SURVEILLANCE DU MALADE ONCOLOGIQUE
ÉVALUATION DES RÉSULTATS THÉRAPEUTIQUES
1
La surveillance post thérapeutique
• la seule possibilité efficiente de découverte dans un
intervalle de temps utile depuis la réapparition de la
maladie
• permet l’initiation précoce d’un traitement
• permet l’évaluation des complications acutes et
tardives secondaires du traitement
• périodes
* période immédiate post-thérapeutique
* période de risque
* période de sécurité relative
2
Surveillance post-thérapeutique
3
Évaluation de la réponse et de l’échec thérapeutique
1. La guérison
4
2. L’échec thérapeutique
• échec tumoral
* le traitement local inefficient ou réalisé incorrect
* le cancer des voies aéro-digestives supérieures,
vessie urinaire, tumeurs cérébrales
• échec ganglionnaire
* traitement locorégional inefficient/insuffisant
* le cancer de la sphère ORL, testiculaire non-
séminomateux
• échec métastatique
* tumeurs radio-chimiorésistantes (mélanome,
cancer rénal)
* l’application insuffisante de la thérapie adjuvante
(cancer mammaire)
5
3. La réponse thérapeutique
Les critères OMS
- la réponse complète (RC) = la disparition complète
de toutes les lésions malignes, confirmée au moins de
4 semaines depuis la fin de la thérapie
- la réponse partielle (RP) = décroissance
bidimensionnelle des tumeurs d’au moins 50%,
confirmée aux 4 semaines
- la maladie stationnaire (BS) – les critères pour RP ou
BE ne se trouvent pas
- la maladie en évolution (BE) = croissance d’au moins
25% ou l’apparition de nouvelles lésions, mais sans un
RC, RP ou BS mentionné antérieur 6
3. La réponse thérapeutique
7
3. La réponse thérapeutique
Les critères RECIST pour l’évaluation des lésions-
non-cible
- la réponse complète (RC) = la disparition de toutes
les lésions non-cible et la nominalisation du marker
tumoral
- la maladie stationnaire (BS) = la persistance d’au
moins une lésion non-cible ou la maintenance d’une
valeur montée de le marker tumoral
- la maladie en évolution (BE) = l’apparition de
lésions nouvelles
8
4. La survie
- SV globale: calculée par l’inclusion de toutes les
causes de décès, oncologiques et non-oncologiques,
qu’intéresse le groupe pris en étude
- SV corrigée: exclut les causes de décès causées par
autres pathologies qu’au cancer
- SV sans signes de maladie: utilisée pour l’évaluation
plus objective de l’efficience thérapeutique et de la
qualité de la vie du patient
- SV médiane: permet la comparaison de 2 méthodes
thérapeutiques différentes par la calcul de l’intervalle
de temps dont la survie du groupe de patients arrive
au 50 % 9
5. Méthodes subjectives d’appréciation du résultat
thérapeutique
• indice de performance (IP): une amélioration comparative
avec le début du traitement, associée avec un pronostic
favorable
• la complaisance du traitement: évalue la manière dont le
patient perçoit et accepte le traitement avec ses effets
secondaires par rapport au potentiel bénéfice du point de
vue de l’état de santé
• la qualité de la vie:
* reflète du point de vue qualitatif les résultats des
traitements oncologiques
* critère obligatoire d’évaluation dans le cadre des
trials cliniques
* inclut des tests psychométriques
10
L’interprétation des résultats thérapeutiques
Date catégoriales
- représentent des valeurs diverses, mais qui ne
peuvent pas se mesurer (control local, la récidive)
- l’intervalle de sécurité: montre en quelle proportion
la valeur observée est proche de la probabilité
théorétique
- la comparaison des 2 proportions: précise si la
différence observée est réelle ou non
11
L’interprétation des résultats thérapeutiques
2. Dates de survie
- offrent des indications sur l’évolution de la maladie
et les résultats du traitement
- la méthode « life-table » (Berkson-Gage)
- la méthode Kaplan-Maier
- la comparaison de 2 courbes de survie: le test log-
rank
12
Études cliniques
= l’étape finale, clinique, des études préliminaires de
laboratoire
- il y a 4 phases
- types:
* procès thérapeutique
* procès de prévention
* procès de « screening »
* procès de diagnostic
* procès d’évaluation de la qualité vie/traitements
de soutenance
13
1. Les processus cliniques
14
2. Les processus de prévention
- identifient les méthodes de prophylaxie du cancer
- types:
* impliquent des actions pour prévenir le cancer
(arrêter le fumer)
* implique l’administration d’une substance qui
peut diminuer le risque d’apparition d’un certain type
de cancer
15
3. Trials de diagnostic précoce/screening
- évalue des méthodes nouvelles de découverte de la
néoplasie aux personnes saines de point de vue
clinique
- incluent:
* méthodes d’image (endoscopie digestive)
* analyses de laboratoire (markers tumoraux)
* tests génétiques (découverte BRCA 1, 2)
16
4. Processus de diagnostic
17
URGENCES ONCOLOGIQUES
1
Urgences oncologiques
2
I. Le syndrome de la compression de la veine cave
supérieure (SCVCS)
Étiologie
- oncologique (85%): * cancer broncho-pulmonaire
* lymphomes (non-Hodgkin, diffus avec
cellules grands, lymphoblastique)
* enfants: lymphomes non-Hodgkin
leucémies
- non-oncologique: * fibrose médiatisnales (histoplasmose)
* iatrogènes (cathéter de perfusion,
pacemaker, chirurgie cardiaque)
- idiopathiques
Tableau clinique
- dyspnée, douleur thoracique, tousse, transpirations faciales ±
membre supérieures
3
Diagnostic SCVCS
* clinique
* radiographie thoracique:
- élargissement du médiastin supérieur
- opacité en forme de spicule + pleurésie
* CT thoracique
* veinographie
* diagnostic étiologique: récolte pour l’examen
cytologique ou histopathologie
4
Traitement SCVCS
- thrombolyse (urokinase), angioplastie, stent
métallique, by-pass
Mesures generales
- repose au lit en semiorthopnée
- régime hyposodé
- oxygénothérapie
- antiinflammatoires stéroïdiennes
- diurétiques
5
Traitement SCVCS
7
L’image clinique sHIC
8
Diagnostic positif sHIC
- anamnèse
- examen neurologique
- fond d’œil: disparition des pulsations veineuses,
œdème papillaire
- CT cérébral sans substance de contraste: la mase
tumorale intracérébrale, sous-durale, ventriculaire,
hémorragies, hydrocéphalie, hernies
- IRM avec substance de contraste: l’étiologie sHIC
- ponction lombaire: contrindiquée (mont le risque de
la hernie cérébrale)
9
Traitement sHIC
- empyème cérébral, hernie cérébrale → urgence
neurochirurgicale
- corticothérapie: Dexaméthasone 1 f au 6-8 heures
- diurétiques osmotiques:
* Mannitol 20-25%
* surveillance ionogramme (! attention K)
* œdème cytotoxique
10
III. Le syndrome de compression médullaire (SCM)
Étiologie
* adultes: cancer prostate, mammaire, pulmonaire,
myélome multiple
* enfants: neuroblastome, sarcome Ewing, lymphome
non-Hodgkin
Image clinique
- douleur localisée au niveau de la colonne vertébrale
- déficit moteur: paraparese, paraplégie
- syndrome Horner, syndrome de « queue de cheval »
- troubles sphinctériennes
11
Diagnostic SCM
- clinique
- RMN de l’entière colonne vertébrale
- scintigraphie osseuse: indices sur le niveau de compression
Traitement SCM
- corticothérapie: * la première intention → décroissent l’œdème
vasogénique
- la radiothérapie: * la plus utilisée
* exception: lymphome non-Hodgkin, myélome
multiple
* 6-8 Gy/1 fraction
- abord chirurgical: * antérieur
* postérieur (laminectomie)
* postéro-latéral (compressions
radiculaires)
12
IV. Urgences métaboliques
1. Hypercalcémie
Image clinique
- nausées, vomissements, constipation, polyurie
- HTA, arythmies ventriculaires, bloque atriau-ventriculaire
- somnolence, confusion, désorientation temporo-spatiale, coma
Traitement
- formes légères:
* hyperhydratation iv (1-2 litres sérum physiologique)
* 1-2 f Furosémide → augmente l’élimination du Ca
- formes moyennes: * associent bisphosphonates
* nitrate de galium: cases de rétractation
- forme sévère:
* calcitonine 2-4 U/kg corps sc ou im répétée au 6-8 heures
* mithramycine
* phosphore 3x1 g/jour per os
* dialyse
13
2. Hyper-uricémie
Étiologie
* leucémies, lymphomes
Traitement
* allopurinol 300-600 mg/hour po
* hyperhydratation avec l’alcalinisation de l’urine
(! sans diurétiques)
* Rasburicase: dans le cas des uricémies
importantes
* hémodialyse: insuffisance rénale
14
Le syndrome de lyse tumorale (SLT)
15
3. Acidose lactique
pH veineux ≤ 7,35
Étiologie:
* cancer mammaire avancée, colorectal, ovarien,
pulmonaire
* associée SLT
Image clinique:
* arythmies, hTA
Traitement:
* hydratation + Dopamine/Dobutamine
* bicarbonate de Na
16
4. L’hypoglycémie
Étiologie:
* sécrétion d’hormones insuline-like (cancer
pancréatique, sarcome)
* consume tumoral > possibilités gluco-
génétiques
L’image clinique:
* transpirations, agitations
* HTA, tachycardie
Traitement:
* glucose iv/po
* hormones hyperglycemiants (glucagons,
corticostéroïdes) 17
5. Insuffisance surrénalienne
Étiologie:
* métastases massives surrénaliennes
Image clinique:
* syndrome Addison acut
Traitement:
* hémisuccinate d’hydrocortisone 200-300 ml
* Dexaméthasone, fludrocortisone
18
V. Urgences hématologiques
Aplasie fébrile
20
VI. Urgences chirurgicales oncologiques
1. Syndrome hémorragique
- clinique:
* tachycardie, hTA orthostatique, choc hémorragique
* hémoptysie, hématémèse, méléna, rectorragies,
hématurie, hémorragie vaginale, hémorragie interne
- préopératoire: détermination du siège de l’hémorragie
- sutura-ligature du vaisseau qui saigne
- résection du tissu intéressé
- hémorragies postopératoires:
* vaisseaux grands non ligaturés, ligature dérapée
* multiples vaisseaux petits (hémorragie en toile)
- hémorragies post-irradiation: entérites radiques
hémorragiques 21
2. Le syndrome obstructif
- traitement:
* résection segmentaire avec l’anastomose T-T ou by-
pass: intestin grêlé
* ileotransversostomie + colostomie distale et proximale:
tumeurs pelviennes inextirpables
* hemicolectomie droite avec ileotransversostomie:
tumeurs de la demi- côlon droit
* colectomies segmentaires avec anastomoses T-T:
tumeurs de colonne transverse
* palliatif: cecostomies, dérivations colocoliques
- occlusions post-opératoires:
* déterminées par brides, adhérentes, valvulaires,
hernies internes, corps étrangères
23
3. Le syndrome de perforation
- étiologie: cancer colorectal, lymphome, fistules
anastomotiques post-opératoires
- clinique: * péritonite généralisée:
- douleurs abdominales, défense, contracture,
- iléus, fièvre, tachycardie, oligurie, hTA
* péritonite localisée
- traitement:
* l’enlevé de la contamination péritonéale
* résection minimale de la zone perforée
* sans la re-détermination du transit ou extériorisation
ou dirigée (fistule cutanée par tubes de drainage)
* toilette de la cavité abdominale
24
4. Le syndrome infectieux
- fasciite nécrosante:
* les patients âgés, avec cancer avancé et maladies
chroniques
* post-interventions majores
* mortalité montée (> 50%)
- gangrené gazeuse:
* porte d’entrance: opération, lésions minimes (injection,
excoriation)
* traitement: - précoce, agressive
- incisions, débridassions, drainages larges
- irrigations avec eau oxygénée -
antibiothérapie
* mortalité très montée (100%)
25
TRAITEMENTS SYMPTOMATIQUES ET
PALLIATIVES
1
1. La douleur
A. Classification de la douleur en fonction de son
type
a. la douleur somatique
* subjectif: - peut être localisée
- caractère de brûlure, écrase, crevaison
- intermittente ou continue
* étiologie: - métastases osseuses (le plus fréquent)
- post incision chirurgicale, myopathies
2
b. la douleur viscérale
* subjectif:
- difficile localisée
- caractère de pression douloureuse, profonde
- manifestations neurovégétatives
* la douleur rapportée: douleur dans l’épaule déterminée
par l’irritation de la fascié hépatique
c. la douleur névropathe
* subjectif: sensation de choque électrique, brûlure
localisée
* neuropathies chimio-induites, plexopathies radio-
induites
* syndrome du membre fantôme
* très résistant au traitement
3
B. Classification de la douleur en fonction de la
durée
1. douleur aiguée
* intensité moyenne/haute
* phénomènes végétatives
* répond au traitement analgésique
2. douleur chronique
* persistance de la douleur de plus de 3 mois
* absence des phénomènes végétatifs
* modifications de personnalité
* altération de la qualité de vie
4
C. la classification de la douleur en fonction de
l’étiologie
1. cause influentes: la tumeur
- le motif de la visite chez le médecin
- le traitement de la cause → amélioration du doleur
2. cause qui détermine: traitement
- chimiothérapie: mucite, myosite, douleurs
névropathies, toxicités
- radiothérapie et chirurgie: mucosite, cystite, rectite
radique, douleur du membre fantôme, adhérences
postopératoires
5
Le traitement de la douleur
Principes de traitement
* bien choisir le traitement
* prescription de la dose minime pour combattre la
douleur persistante et assurer les préparâtes pour
calmer rapidement l’accès de douleur
* titrage du nécessaire d’analgésique
* choisir la voie d’administration
* prévention, anticipation des effets secondaires et du
traitement spécifique
* association des adjuvants
6
Le traitement de la douleur
Niveaux d’analgésie
Niveau 1
* non-opioïdes ± adjuvants
Niveau 2
* opioïdes minores + non-opioïdes ± adjuvants
Niveau 3
* opioïde major ± non-opioïde ± adjuvant
7
Principaux classes d’antalgiques
8
Les principales classes d’antalgiques
2. Analgésiques opioïdes
a. opioïdes minores
* Codéine: 100 mg la 4 ore po
* Dihydrocodéine: 50-75 mg au 4 heures po
b. opioïdes majores
* Morphine: 15 mg la 4 ore po
* Hydromorphone: 4 mg la 4 ore
* Fentanyl: 50 mg/heure aux 72 heures po
* Oxycodone: 7,5-10 mg aux 4 heures po
* Méthadone 10 mg aux 6-8 oheures po
9
Voie d’administration
* tablettes avec libération immédiate ou lente : la
première intention
* injectable: iv, sc, intrarachidien
* patch transdermique: en cas de vomissements
* intra-rectal: en cas de vomissements
* sublingual
L’intervalle d’administration
Conditions
* respecter la pharmacologie du préparât
* assurer l’analgésie sur 24 heures
10
Effets adverses
- dépression respiratoire
* antidote: naloxone 1,2 mg en 250 ml sérum physiologique en
perfusion continue
* réduction avec 25% de la dose quotidienne
* adjuvant
- nausées et vomissements
* dessapèrent en 2-3 jours
* métoclopramide, dexaméthasone, kytril, zofran
- sédation
* s’améliore en approximatif 7 jours
* caféine
- confusion et hallucinations
* réduction avec 25% de la dose
* halopéridol
- constipation
* régime riche en fibres
* laxatives osmotiques, lavement baryté 11
Tolérance
* le même effet analgésique s’obtient avec une dose
plus grande
* le résultat de la progression tumorale
* décroissance de la période d’amélioration
symptomatique du patient
Dépendance
* physique: interruption brutale de la morphine
→ syndrome de sevrage
* psychique: - déterminée par la peur de retour
de la douleur lorsque la morphine n’est pas présente
- raire
12
Adjuvants
- antidépressives: * douleurs névropathes
* amitriptyline
- anticonvulsivants:
* carbamazépine 200 mg 3-4 fois/jour
* gabapentine
- phénothiazine: halopéridol 0,5-1 mg de 3 fois/jour
- antihistaminiques: hidroxizin + opioïde
- corticoïdes: dexaméthasone 2-4 mg/jour (100 mg –
compression médullaire)
- anesthésiques locales: onguent avec xyline
- bifosfonats: douleurs osseuses
13
Autres traitements
1. La radiothérapie
- s’utilise seulement dans le cas des douleurs localisées
- extrêmement efficace dans les métastases osseuses
- irradiation localisée: * 30 Gy en 14 fractions en 10 jours ou
* 20 Gy en 5 fractions
- irradiation hemi-corporelle:
* 8 Gy
* amélioration rapide (48 heures) et de durée
- irradiation systémique: * Strontium 20-40 Gy
* Samarium 1 mCi/kg iv
* effet secondaire: myélotoxicité
2. Chimiothérapie
- dans des stages avancés, chez les malades avec IP bon
3. Chirurgie
* neuroablatie, analgésie intra-spinale
* occlusion intestinale → dérivation digestive
* métastasectomie
14
2. La dyspnée
Étiologie
* tumeur primitive, métastases
* infection, hémorragie, embolie
* œdème pulmonaire (cardiaque, non-cardiaque)
* toxicité pulmonaire
- chimiothérapie avec Méthotrexate,
Bléomycine
- radiothérapie: > 40-50 Gy
- traitement: corticothérapie ± antibiotiques
* Mitomycina C: syndrome hémolytique
urémique
15
3. Nausées et vomissements
Étiologie
* métabolique: hypercalcémie
* occlusion, constipation sévère
* métastases cérébrales
* chimio- ou radiothérapie
Classification
* immédiate: les premiers 24 heures post traitement
* tardives: après 24 heures jusqu’à quelques jours
* anticipatoires: sur base psychique
Traitement
* inhibitoires de 5 hydroxiyriptamine: - ondansétron
- granisétron
* dexamethasone, métoclopramide, neuroleptiques,
benzodiazépinesc
16
4. L’anorexie et la cachexie
Traitement médicamenteux
- corticostéroïdes, Mégestrol, Métoclopramide et cisapride,
Ibuprofène, Mélatonine
Traitement nutritionnel
- risques liées au:
* mise de cathéter central: pneumothorax, pneumo
médiastin, thrombose, migration cathéter, infections
* anomalies métaboliques: Na, K, Ca, Mg
* affection hépatique
Recommandations: alimentation sur voie orale
complémentes alimentaires hyperprotéiques,
hypercaloriques
17
5. La constipation
- mesures prophylactiques
* croissance de l’apport alimentaire de fibres
végétales
* apport hydrique correspondant
* gymnastique
- diagnostic différentiel
* occlusion
* troubles métaboliques: hypercalcémie, niveau
bas de potassium, hypothyroïdisme
- traitement
* prokinétiques: Débridat
* laxatives osmotiques 18
6. L’occlusion
1
La classification histopathologique est fondée sur
leur origine embryonnaire (des 3 strates germinales)
• ectoderme et endoderme: les tumeurs épithéliales ou
les carcinomes
• neuro-ectoderme: les tumeurs du système nerveux et
ceux du système APUD (Amine Precursor Uptake et
Decarboxylation – cellules capables de prélever et de
décarboxylation des précurseurs aminés)
• mésoderme: les tumeurs du système
hématopoïétique, les sarcomes osseuses et de parties
flasques
2
Les tumeurs épithéliales
Les plus fréquents types entre les tumeurs malignes
(80%).
Classification:
• 1. carcinome basocellulaire
• 2. carcinome pavimenteux
• 3. carcinome transitionnel
• 4. adénocarcinome
• 5. carcinome adénoïde kystique
3
Les tumeurs épithéliales
1. les carcinomes basocellulaires
• localisation: au niveau du visage
• évolution: exclusif locale de longue durée
• pronostic: très bon
• âgés: * se forment avec évolution locale agressive
* sans déterminations secondaires
lymphatiques ou sur voie hématogène
2. les carcinomes pavimenteux
• origine: l’épithélium des voies aérodigestives
supérieures ou bronchiques
• évolution: plus agressive locale et avec extension
lymphatique
4
Les tumeurs épithéliales
3. carcinomes transitionnels
• origine: l’épithélium de l’appareil urinaire
• évolution: agressive locale et dissémination dans les ganglions
lymphatiques régionaux
• début: multicentrique et concomitant avec lésions multiples,
disséminées
4. adénocarcinomes
• cancers plus agressif
• dissémination précoce lymphatique et au distance (métastase
hématogène)
5. carcinome adénoïde kystique
• localisation: glandes salivaires, bronches
• évolution: * locale par invasion peri-neurale
* possibles métastases hématogènes pulmonaires
5
Les tumeurs conjonctives
Tumeurs osseuses et de parties flasques (3-5%).
Classification:
osseuse: ostéosarcome
cartilage: chondrosarcome
3. parties flasques:
* mesenchimal: fibrosarcome, neurofibrosarcome,
liposarcome
* musculaire: léiomyosarcome,rabdomyosarcome
* vasculaire: angiosarcome, lymphangiosarcome
* synovial: sarcome synovial
6
Tumeurs du tissu hématopoïétique et lymphatique
1. maladies myeloprolifératives chroniques
* leucémie myelogene chronique (chromosome
Philadelphia)
* policitemia vera
* myelofibrose chronique idiopathique
* thrombocytopénie essentielle
2. maladies
myélodysplasiques/myéloprolifératives
* leucémie myélomonocytaire chronique
* leucémie méloïdé chronique atypique
* leucémie myélomonocytaire juvénile
7
Tumeurs du tissu hématopoïétique et lymphatique
3. syndromes myélodysplasiques
* anémie réfractaire
* cytopénie réfractaire
* syndrome myélodysplasique
4. leucémies myéloïdes acutes
* leucémie myéloïde acute avec modifications
génétiques récurrentes
* leucémie myéloïde acute avec dysplasie
* leucémie myéloïde acute et syndromes
myélodysplasiques
* leucémie myéloïde acute sans autre précision
8
Tumeurs du tissu hématopoïétique et lymphatique
5. lymphome Hodgkin: 1/3 des cases
6. lymphomes non-Hodgkin
7. néoplasmes histiocytaires et avec cellules
dendritiques
* sarcome histiocytique
* histiocytose avec cellules Langerhans
* sarcome avec cellules Langerhans
* sarcome avec cellules dendritiques
9
Tumeurs du tissu hématopoïétique et lymphatique
8. Mastocytoses
* mastocytose cutanée
* mastocytose systémique indolente
* mastocytose systémique agressive
* mastocytome extra-cutané
10
Tumeurs du tissu nerveux
1. tumeurs du tissu neuro-épithélial
* astrocytes: les plus frequenes
* oligodendroglies
* ependimales et plexus choroïde
* neuronales
* neuroblastiques
* pinéales
* embrionales
* gliale d’origine incertaine
11
Tumeurs du tissu nerveux
2. tumeurs des nerves périphériques
* schwanome
* neurofibrome
* perineurinome
* la tumeur maligne périphérique de la gaine des
nerves
3. tumeurs du méningé
* tumeurs des cellules meningotheliales
* tumeurs mesenchimales non-meningotheliales
* tumeurs primaires mélanocytaires
12
Tumeurs du tissu nerveux
4. lymphomes et néoplasies hématologiques
* lymphome malin
* plasmocytome
* sarcome granulocytique
5. tumeurs avec cellules germinales
* carcinome embryonnaire
* choriocarcinome
* tératome
6. tumeurs de la région sellaire
* craniopharyngiome
7. métastases cérébrales
13
Tumeurs qu’invadent plusieurs tissus
Elles ont comme point de partance le même organe,
mais ils proviennent de 2 ou plusieurs tissus.
Les types principaux:
* la tumeur phyllode mammaire: component épithélial
et conjonctive (sarcome)
* tumeur Wilms: neuroblastome avec tissu rénal et
components embryonnaires
* térato-carcinome : cellules germinales multi-
puissantes
14
NOTIONS D’IMMUNOHISTOCHIMIE
L’Immunohistochimie
• application des principes d’immunologie pour voir
l’étude cellulaire et tissulaire
• permet la visualisation des markers
immunologiquement détectables dans les sections
tissulaires
• principe: l’identification d’un antigène tumoral qui a
une examen normal morphologique n’est pas visible
15
Les contributions de l’immunohistochimie au
diagnostic histopathologique
• identification de l’origine tissulaire des tumeurs
malignes non différenciées → établir une conduite
thérapeutique correcte
• identification du quelques facteurs de pronostics
moléculaires (p53, Her2/Neu, Ki-67)
• identification du quelques cibles moléculaires
(CD20, erbB-2): obligatoire dans l’effectuation des
traitements moléculaires ciblés
• évidence du quelques facteurs infectieux associes
avec les tumeurs malignes (Human Papiloma Virus)
16
Markers tumoraux
* l’antigène prostatique spécifique → la tumeur de
prostate
* l’alfa-foeto-protéine → tumeurs germinales/cancer
hépatique
* l’antigène carcinoembryonnaire →
adénocarcinomes digestifs/pulmonaires
* chromogranines → tumeurs endocrines
* S100 → tumeur du système nerveux/mélanome
17
LA PROPHYLAXIE DU CANCER
1
La prophylaxie du cancer
2
Les prémisses théorétiques de la prophylaxie du
cancer
1. L’étiologie du cancer et les facteurs de risque
Factor étiologique Proportion du total de
décesses (%)
Fumer 30
Alcool 3
Alimentation 10-70
Comportement sexuel 7
Facteurs professionnels 4
Produits industriels <1
Médicaments 1
Facteurs géophysiques 3
Infections 10
3
2. L’histoire naturelle du cancer
- les caractères du phénotype malin: la prolifération,
invasion locale, les métastases se développent relatif
tard pendant l’histoire naturelle de la néoplasie
- dans les phases initiales: les lésions tissulaires
évoluent lentément et sont précédées par des
modifications bénignes et peuvent se guérir par des
traitements minimes
- l’évolution des lésions n’est pas toujours progressive
vers malignité et elles peuvent même régresser
spontanément
4
Les étapes de la cancérogenèse
1. la phase d’initiation
- les premières modifications génétiques se passent
- prévention:
* éviter le contact avec les agents geno-toxiques
* blocage des mécanismes d’action
* stimulation des processus de réparation de l’ADN
2. la phase de promotion
- se forment les premières lésions tissulaires
- caractéristique pour les lésions: la possibilité de différenciation
et régression
3. la phase de progression
- la majorité des lésions produites évoluent lent, dans la forme
des précurseurs (lésions précancéreuses) et ensuite dans les
formes rapide progressives 5
La prophylaxie primaire
7
La prophylaxie primaire spécifique
Localisation tumorale Méthode de prophylaxie primaire
Cancer broncho-pulmonaire Arrêter le fumer
Cancer colorectal Réduction de l’excès alimentaire
graisses
Augmentation du consomme de fibres
végétales
Colectomie totale (polypose colique
familiale)
Cancer hépatique Vaccination anti HBV
Cancer mammaire Réduction de l’excès alimentaire
calorique/graisses
Mastectomie bilatérale pour CLIS
Cancer de col utérin Conciliation sexuelle
Diète protective (thiamine, riboflavine,
B12)
Vaccination anti HPV
Cancer cutané Limitation de l’exposition aux radiations
solaires
Utilisation de crèmes protecteurs
Cancer testiculaire Correction de la cryptorchidie
8
La prophylaxie secondaire
- identification et modification des signes et
symptômes qui avec grande probabilité suggèrent
l’apparition d’un cancer invasif
- but principal: détection d’un cancer de début dans la
phase préclinique
- méthode:
* actions de dépistage et surveillance des
groupes de risque haut pour quelques localisations
* traitement des précurseurs tumoraux
* chimio-prophylaxie
* modification du mode de vie chez les
personnes avec facteurs de risque 9
1. Actions de dépistage du cancer = screening
Le cancer de prostate
* touche rectal
* PSA
12
2. Le diagnostic précoce chez les personnes
asymptomatiques
14
Les agents de chimio-prévention
15
La prophylaxie tertiaire
- but: identification et modification des conséquences
des séquelles psychologiques, sociales, économiques
et physiques associées avec le diagnostic, le
traitement et récupération du malade oncologique
- se réalise après le début clinique du néoplasme
- comporte:
* récupération physique
* récupération psychique
* réintégration socio-professionnelle
16
LE RÔLE DU SYSTÈME IMMUN DANS LA
CANCÉROGENÈSE
LA PROGRESSION ET LA RÉSISTANCE ANTI-
TUMORALE
1
Les components du système immun
1. l’immunité naturelle
• réponse non-spécifique et immédiate
• se produit indifférentement de la nature de l’agresseur
• assurée par les cellules natural killer (NK)
• constitue la première ligne de défense antimicrobienne
2. la réponse adaptive
• réponse spécifique
• se développe après une période de latence, persiste
beaucoup
• donne la résistance contre les germes identifiés
dans l’agression initiale
• classifiée: * réponse immune cellulaire médiate (Th1)
* réponse humorale (Th2)
2
Les anticorps actionnent par les mécanismes
suivants
• neutralisation par adsorption
• opsonisation
• activation du complément
• cytotoxique dépendante par les anticorps cellulaire
médiate
3
Les cellules T cytotoxiques
Elles identifient la présence des pathogènes
intracellulaires par la reconnaissance du quelques
fragments de protéines sur la surface des cellules
infectées.
5
Les cellules T régulatrices (Treg)
• font la liaison entre les mécanismes centraux et
périphériques de la self-tolérance
• actionnent en périphérie pour le contrôle des cellules
T auto réactives
• répondent aux signales associées avec destructions
tissulaires par la minimalisation des lésions
controlatérales
6
L’implication du système immun de l’histoire
naturelle du cancer
Virchow (1863) – a remarqué l’infiltration cellulaire
immune des tumeurs
H. pylori – cancer gastrique
HPV – cancer de col utérin
EBV – lymphomes, cancer rhinopharyngien
Le virus hépatique C – hépato-carcinome
Les inhibiteurs de cyclooxygénase 2 – la diminution
du cancer colorectal
7
Les mastocytes et les macrophages
• les premiers qu’arrivent à la place de l’agression
• libère des cytokines, chemokines, protéases,
espèces oxygène réactives, histamine
• activent les cellules endothéliales et les fibroblastes
• initient la réparation des lésions tissulaires
8
L’inflammation chronique
• elle est impliquée dans la cancérogenèse et dans la
progression tumorale
• les lésions tissulaires peuvent induire la
transformation cellulaire et la soutenance d’une
croissance cellulaire incontrôlée
• induit un état d’immunosuppression qui bloque la
réponse immune contre les cellules transformées
9
La surveillance immunologique du cancer
La pression sélective faite par le système immun
détermine une modulation continue du phénotype
tumoral, qui favorise la croissance de quelques tumeurs
moins immunogéniques et qui ne sont pas reconnues
par les cellules immunes.
10
Les étapes du procès d’immunohérédité
1. élimination:
• éradication totale des tumeurs qu’on réussit à passer
des mécanismes non-immunes de surveillance
• le résultat d’une réponse immune naturelle et
adaptative
2. équilibre: élimination des cellules tumorales
immunes et non-immunes sélectent une population
moins antigénique qui en temps peut devenir dominante
3. évasion: 3 modalités
• le manque de reconnaissance
• mont de la résistance anti-tumorale
• induction de la suppression immune
11
L’immunothérapie antimorale
Approche
• stimulation des components effectrices déficitaires:
cellules T, cellules dendritiques, cellules natural
killer, cytokines effectrices, mont de la capacité
antigénique des cellules tumorales
• inhibition des facteurs suppressives: cellules T
régulatrices, cellules dendritiques
immatures/dysfonctionnelles, self-antigène,
cytokines suppressives
• nouvelle immunothérapie avec ,,check-points
inhibitors„ : anti-PD-L1/ PD 1 et anti-CTLA-4
12
NOUVEAUX IMUNOTHERAPIE AVEC INHIBITEURS
DES POINTS DE CONTROLE DE Ĺ IMUNITḖE
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