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Épidémiologie du cancer mondial

Le cancer est un problème de santé publique mondial, représentant la deuxième cause de décès après les maladies cardiovasculaires, avec environ 10 millions de nouveaux cas et 6,2 millions de décès par an. Les principaux facteurs de risque incluent le mode de vie, l'espérance de vie croissante et les progrès médicaux, tandis que les indicateurs épidémiologiques comme l'incidence, la mortalité et la prévalence sont utilisés pour étudier la maladie. Les facteurs étiologiques du cancer incluent des éléments génétiques, physiques, chimiques et viraux, chacun contribuant à l'augmentation de l'incidence et de la mortalité associées au cancer.

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Épidémiologie du cancer mondial

Le cancer est un problème de santé publique mondial, représentant la deuxième cause de décès après les maladies cardiovasculaires, avec environ 10 millions de nouveaux cas et 6,2 millions de décès par an. Les principaux facteurs de risque incluent le mode de vie, l'espérance de vie croissante et les progrès médicaux, tandis que les indicateurs épidémiologiques comme l'incidence, la mortalité et la prévalence sont utilisés pour étudier la maladie. Les facteurs étiologiques du cancer incluent des éléments génétiques, physiques, chimiques et viraux, chacun contribuant à l'augmentation de l'incidence et de la mortalité associées au cancer.

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L’ÉPIDÉMIOLOGIE DU CANCER

1
Le cancer :
• un problème de santé publique mondiale
• la deuxième cause de décès après les maladies
cardiovasculaires

Annuellement: 10 millions de cas nouveaux (2000)


– 5,3 millions ♂
– 4,7 millions ♀
6,2 millions de décès par cancer

Conformément à l’OMS: en 2030 le nombre des cas


de cancer diagnostiqués annuellement dépassera 25
2
Localisations principales (2018), UE et RO :

EU RO

• 1. sein (458.718) 1. poumon (11.644)


• 2. colo-rectal (447.136) 2. colo-rectal (10.256)
• 3. poumon (410.220) 3. sein (8.981)
• 4. prostate (400.364) 4. prostate (4.532)
• 5. vesical (151.297) 5. col uterin (4.343)
• 6. pancreas (71.790) 6. gastrique (4.075)
• 7. œsophage (68.000) 7. ovarien (3.850)

3
Premières causes de décès par cancer, 2018 in UE
et RO:
UE RO

• 1. pulmonaire (353.848) 1. pulmonaire (10.071)


• 2. colo-rectal (314.860) 2. colo-rectal (5.675)
• 3. sein (131.347) 3. sein (3.360)
• 4. gastrique (107.360) 4. gastrique (3.244)
• 5. pancreas (104.554) 5. hepatique (2.830)
• 6. hepatique (62.191) 6. pancreas (2.782)
• 7. leucemies (53.806) 7. prostate (2.018)
• 8. renal (49.035) 8. col uterine (1.909)

4
Les principaux facteurs responsables de la
fréquence croissante du cancer

• l’augmentation de l’incidence de certaines formes


de cancer (style de vie)
• l’augmentation de l’espérance de vie →
l’augmentation de la proportion de la population
âgée
• l’augmentation de la capacité de contrôler et
d’éliminer les maladies infectieuses autrefois fatales
• les progrès de la technique médicales :
l’amélioration des méthodes diagnostiques
5
Les indicateurs utilisés dans l’épidémiologie du cancer

1. Incidence = fréquence d’apparition du cancer


dans une population dans un certain intervalle de temps
• elle utilise seulement les cas invasifs (exception : cancer de
vessie urinaire, col de l’utérus, sein)
• les données sont collectées par les registres de cancer
• utilisée aussi pour détecter les facteurs étiologiques
• composants :
- l’incidence cumulative = la probabilité ou le risque
d’apparition de la maladies
- la densité de l’incidence = le taux ou la vitesse
d’apparition des cas nouveaux

6
Les indicateurs utilisés dans l’épidémiologie du
cancer

2. La mortalité = le nombre de décès dans une


population, dans un intervalle de temps raporté à la
population totale au milieu de l’intervalle étudié, sur la
base des certificates de décès

3. La fatalité = le nombre de décès d’une certaine


cause raporté au nombre des cas de cette maladie
offre des informations utiles sur le risque de décès ou
la gravité de la maladie

7
Les indicateurs utilisés dans l’épidémiologie du
cancer

4. Les années potentielles de vie perdues (APVP):

• une mesure de l’impact de la mortalité prématurée


dans une population

• une grande importance est accordée aux décès


chez les groupes d’âge jeunes

• APVP = la différence en années du moment du


décès et l’âge de 65 ans
8
Les indicateurs utilisés dans l’épidémiologie du cancer

5. Prévalence :

• elle mesure la proportion des personnes vivantes ayant le


cancer (cas vieux et nouveaux)
• elle dépend de l’incidence et de la durée de manifestation de
la maladies
• utile pour :
- estimer le nécessaire de ressources dans le domaine
sanitaire
- évaluer les programmes de santé publique
(maladies chroniques)

9
Systèmes de surveillance du cancer

But: - collection systématique, analyse, interprétation et


dissémination des données concernant l’apparition du
néoplasme dans un territoire
- réduction de l’incidence et de la mortalité par cancer

Le registre de cancer:
1. registre institutionnel : tous les cas de cancer
diagnostiqués et traités dans un hôpital
2. registre territorial : tous les cas nouveaux de cancer
qui apparaissent dans une population délimitée par
critères géographiques essentiels dans la recherche
épidémiologique et en santé publique
3. registre national
10
Épidémiologie

• elle étudie la distribution et les déterminants des états ou des


événements liés à la santé dans la population et l’application des
résultats dans le contrôle des états de santé

• but: - étudier la fréquence, de la distribution et des déterminants


de la maladie néoplasique
- quantifier le risque associé à l’exposition aux
facteurs causaux
- évaluer l’efficience des mesures préventives

• elle est réalisées par des études : - descriptives


- analytiques

11
Études descriptives

- elles décrivent la fréquence d’apparition de la néoplasie en


termes de 3 paramètres : 1. caractéristiques de personne :
a. l’âge:
- cc épithéliaux : rares avant l’âge de 30 ans, mais ils augmentent
avec l’âge (colorectal, prostate, vessie urinaire)
- leucémies, tumeurs du système nerveux : première enfance
- maladie de Hodgkin, cc testiculaire: adulte jeune
b. le sexe:
♂: cc de vessie, mésothéliomes, cc liés au tabagisme,
lymphomes, leucémies, mélanome, cc rhinopharyngien, gastrique,
rénal, pancréatique, colorectal, hépatique
♀: cc vessie biliaire, voies biliaires extrahépatiques, thyroïdien

12
1. Caractéristiques de personne
c. race :
- population noire : cc de prostate, poumon, pancréas, œsophage,
larynx, foie, col de l’utérus
- population blanche : cc colorectal, prostate, corps utérin, ovaire,
sein, testicule
d. religion et origine ethnique : les mormons et les adventistes
(États-Unis) - taux faible pour les cc gastro-intestinaux, génitaux
et du tractus respiratoire
e. standard socio-économique et milieu de provenance :
- groupes aux revenues réduites : cc col de l’utérus et cc
œsophagien
- groupes au revenues élevés : cc corps utérin et sein

13
2. Caractéristiques de lieu

a. variations internationales :

• Chine, Iran (cc œsophagien); Afrique, Asie (cc hépatique et


lymphome de Burkitt)

• pays développés : ♂ - cc pulmonaire, colorectal, prostate,


estomac
♀ - cc de sein, colorectal, estomac, pulmonaire

• pays en cours de développement :


♂ - cc gastrique, pulmonaire, cavité buccale-pharynx, hépatique,
œsophagien, colorectal
♀ - cc col de l’utérus, sein, gastrique, cavité buccale-
pharynx,colorectal
14
2. Caractéristiques de lieu

b. l’étude des populations migrantes : les facteurs


d’environnement sont responsables des différences
internationales observées en ce qui concerne les taux
d’apparition du cancer

3. Caractéristiques de temps

Certaines néoplasies sont devenues plus fréquentes


dans des pays où les facteurs de risque sont devenus
habituels.

15
L’évolution actuelle du cancer

• dans les pays développés le nombre des cas de


cancer et la probabilité de diagnostic est plus haute
par rapport aux pays sous-développés grâce à
l’exposition plus précoce aux carcinogènes de
l’environnement et le style de vie (alimentation
hypercalorique, activité physique réduite)

• facteur majeur : représenté par le tabagisme, le


cancer broncho-pulmonair devenant la plus fréquente
maladie néoplasique

16
L’évolution actuelle du cancer

• la mortalité a baissé dans le cas de :


Øcc colorectal grâce au diagnostic précoce (ablation des polypes
pré-néoplasiques)
Øcc gastrique: - diminution de la prévalence de l’infection par H.
pylori
- amélioration des modalités de préservation des
aliments
Øcc sein: dépistage par mammographie
Øcc col de l’utérus: dépistage par test de Babes-Papanicolaou
• Roumanie: incidence et mortalité par cc de col de l’utérus les
plus haute de l’Europe (absence du programme de dépistage)

17
ÉTIOLOGIE DU CANCER

1
L’identification des facteurs causaux de la maladie
néoplasique est basée sur des études
épidémiologiques analytiques, qui offre des
informations sur les facteurs de risque spécifique
individuels, cherchant la relation cause-effet entre le
facteur étiologique et le cancer.

2
Classification des facteurs étiologiques

I. En fonction de leur nature :


1. le terrain génétique
2. les facteurs physiques
3. les agents chimiques
4. les agents viraux

II. En fonction des conditions d’exposition :


1. les facteurs d’environnement
2. les facteurs liés au mode de vie
3. les facteurs occupationnels
4. les facteurs pharmacologiques/iatrogéniques
5. les facteurs biologiques 3
Le terrain génétique

1. formes héréditaires: le rétinoblastome, nephroblastome de


Wilms, polypose rectocolique, sdr. de nævus dysplasique,
sdr. de l’adénomatose endocrine multiple, la
neurofibromatose et le neuroblastome

2. formes avec prédisposition familiale :


a. neurofibromatose type 1 (NF1): transmission autosomique
dominante
- gène responsable : chromosome17
- clinique: - taches cutanées brunâtres, tumeurs de Schwann
bénignes (neurofibromes)
- hématomes au niveau de l’iris (nodules de Lisch)

4
2. Formes avec prédisposition familiale

• d’autres manifestations : macrocéphalie, hypertrophie


segmentale, dysplasie osseuse, retard psychique
• souvent: tumeurs du SNC (gliomes optiques, astrocytomes,
meningiomes)
• associées avec : neurofibrosarcomes, phéochromocytome,
leucémie
• évaluation médicale annuelle : examen neurologique +
ophtalmologique

b. neurofibromatose type 2 (NF2): transmission autosomique


dominante
- clinique : taches cutanées brunâtres, neurofibromes
- schwannome vestibulaire bilatéral = caractère définitoire
5
2. Formes avec prédisposition familiale

c. tumeur de Wilms héréditaire :


- analyse cytogénétique : délétion du chromosome 11p13
- aniridie, anomalies génito-urinaires, retard psychique
- dépistage : échographie abdominale chaque 3-6 mois jusqu’à
l’âge de 5 ans

d. sdr Li-Fraumeni:
- cc mammaire (préménopause), sarcome parts molles (enfants),
ostéosarcome, tumeur cérébrale, carcinome adréno-cortical,
leucémie
- il affecte surtout les patients de sexe féminin
- les survivants : risque accru d’une deuxième localisation

6
2. Formes avec prédisposition familiale

e. le cancer de côlon familial:


• polypose adénomateuse familiale :
à 20 ans – adénomes multiples au niveau du côlon
à 45 ans – cc colorectal
-sdr Gardner = polypose du côlon et cancer colorectal + ostéome
mandibulaire, crâne, fibromes cutanés, tumeurs bénignes et
malignes de l’ampoule de Vater et de l’estomac
- sdr Turcot = polypose du côlon + tumeurs cérébrales
• cc colorectal héréditaire non polyposique : sans polypes, mais
risque grand de cc colorectal
- d’autres cc: endomètre, estomac, ovaire, intestin grêle,
pancréas, hépatique, rénal

7
Les facteurs physiques

1. Radiations ionisantes :
• sources naturelles : radio-isotopes naturels du sol, matériaux
de constructions, radiations cosmiques solaires
• sources artificielles : procédures médicales
• l’effet cancérigène dépend de:
- le type de l’irradiation, la dose, le fractionnement
- l’organisme: l’âge (la période fœtale la plus
sensible), le sexe, les facteurs génétiques, le tissu irradié
• leucémies, cc thyroïdien, mammaire, pulmonaire
• irradiations thérapeutiques → leucémies aigües ou le 2e
cancer

8
Les facteurs physiques

2. Les radiations ultraviolettes :


- cancer cutané : le plus souvent la tête, la région
cervicale, les bras
- le risque dépend de: l’intensité de l’exposition, la zone
géographique, le pigment de la peau, profession
(agriculteurs, marins)
- jeunes ayant le xéroderma pigmentosum → cc cutané

3. L’asbeste :
- effet cytotoxique et génotoxique
- mésothéliome malin, cancer bronchopulmonaire
9
Les agents chimiques

• le tabac, l’arsénique, l’asbeste, des cristaux de silicone, le benz-


pyrène, 1,3-butanedione, des composés de chrome, le goudron,
nickel → cc pulmonaire
• l’asbeste → mésothéliome pleural
• le tabac, l’alcool, les composé de nickel → cc de la cavité
buccale
• le tabac, l’alcool → cc œsophagien
• les aliments salés, fumés → cc gastrique
• l’alphatoxine, chlorure de vinyle, tabac, alcool: cc hépatique
• le tabac et la phénacétine : cc rénal
• le tabac, la benzidine, la naphthylamine, la phénacétine : cc de
la vessie urinaire
• l’arsénique, le benz-pyrène, le goudron, les huiles minéraux, la
ciclosporine: cc cutané 10
Les agents viraux

1. les virus à l’ARN (retrovirus) :


• le virus de la leucémie humaine aux cellules T type I → la leucémie aux
cellules T de l’adulte
• le virus de la leucémie humaine aux cellules T type II → la leucémie aux
cellules chevelues
• HIV → lymphome non Hodgkin, Hodgkin, sarcome de Kaposi, cc de col
de l’utérus
• virus de l’hépatite C → cc hépatique
2. les virus à l’ADN (oncodnavirus):
• le virus de l’hépatite B → cc hépatique
• les papillomavirus humains (HPV) → tumeurs dans la région anogénitale
HPV 16 et 18 → cc de col de l’utérus
• le virus d’Epstein-Barr → lymphome de Burkitt et cc rhinopharyngien

11
Facteurs d’environnement

• alphatoxine B1 → hépato-carcinome
• érionite (minéral naturel) → mésothéliome pleural
• radon → cc pulmonaire
• radiations solaires → mélanome et cc cutané

12
Facteurs liés au mode de vie

1. le tabagisme:
- cc broncho-pulmonaire, sphère ORL (cavité
buccale, larynx, pharynx), cc œsophagien, rénal, de
vessie urinaire, pancréas + cc col de l’utérus et
hépatique
- le tabagisme passif : risque cancérigène
- cancérigène grâce à : la nicotine, l’oxyde de
carbone, les nitrosamines et les hydrocarbures
aromatiques polycycliques

2. l’alcool: cc œsophagien, de la cavité buccale, oro- et


hypopharynx, foie 13
Facteurs liés au mode de vie

3. Alimentation :
- cc digestifs, mammaire, vessie urinaire, prostate,
corps utérin
- carcinogènes alimentaires : thé, café, cacao
- aliments salé, secs, fumés :
* riches en nitrites et en nitrates
* cc gastriques, œsophagiens
- consommation riche en lipides et en protéines : cc côlon,
rectum, sein, endomètre
- rôle protecteur : alimentation riche en fibres, vitamines,
substances anti-oxydantes

14
Facteurs liés au mode de vie

4. l’activité sexuelle :
- cc mammaire : ménarche précoce, nullipares,
première grossesse après 25-30 ans
- cc endomètre: nullipares, utilisation de
contraceptives orales, traitement par estrogènes,
tamoxiphène
- cc ovarien: l’allaitement et les contraceptifs oraux
ont un rôle protecteur

15
Facteurs occupationnels

• l’industrie des colorants (benzidine, dérivé d’aniline) →


cc vessie urinaire
• mines d’uranium → cc broncho-pulmonaire
• poudres de nickel et de chrome → cc fosses nasales,
larynx, bronches
• la sciure de bois → cc rhinopharynx et fosses nasales
• le benzène, le chlorure de vinyle → leucémies

16
Facteurs pharmacologiques/iatrogéniques

• médication immunosuppressive utilisée chez les


patients ayant des transplants d’organes → lymphomes
malins
• cytostatiques → le 2e cancer, le plus souvent
leucémies
• amphétamines → lymphomes malins
• préparations hormonales, surtout les composés
d’estrogènes → cc mammaire, endomètre, vagin

17
Facteurs biologiques

• le parasite Schistosoma haematobium → cc vessie


urinaire
• le virus de l’hépatite B et C → cc hépatocelullaire
• les papillomavirus humain → cc anogénitaux
• virus d’Epstein-Barr → lymphome de Burkitt et cc
rhinopharynx
• Helicobacter pylori → cc gastriques

18
LA CELLULE TUMORALE
ET LE PHÉNOTYPE MALIN

1
Caractéristiques phénotypiques
Les propriétés de base de la cellule cancéreuse
1. la division infinie déterminée par la manque de
réponse aux signaux de control de l’organisme hôte
2. la perte des relations avec les cellules voisines, et
puis l’invasion progressive des tissus adjacentes
3. la capacité de migration au distance pour créer des
nouvelles colonies cellulaires ou des métastases
4. l’hétérogénéité génétique
La prolifération clonale = caractéristique définitoire du
cancer
2
Modelés de croissance tumorale
1. Le modelé
Exponentiel
•présuppose la croissance
du volume de la tumeur
avec une proportion
constante vers intervalles
de temps égaux
•les leucémies et
lymphomes ont une
croissance exponentielle
La phase sous clinique est plus
longue que la phase clinique
manifestée
3
Modelés de croissance tumorale
2. Le modelé
Gompertzian
- décrit la croissance des
tumeurs solides
- la croissance est
délimitée par la
vascularisation
(nutriments + oxygène)
La diminution progressive
du coefficient de
croissance
4
Compartimentes cellulaires tumoraux
• Le compartiment prolifératif :
* responsable pour la croissance du volume tumoral
* contient toutes les cellules nouvelles qu’apparent dans la tumeur
• Le compartiment des cellules en réponse:
* contient des cellules hors le cycle cellulaire
* dans certaines conditions peuvent rentrer dans le compartiment
prolifératif
* source de la repopulation
• Le compartiment des cellules différenciées: ils ne sont pas capables
de faire la division
• Le compartiment de pertes cellulaires:
* cellules qui meurent et sont libérées de la tumeur par exfoliation
ou dissémination

5
L’évolution clinique d’un cancer

1 cellule dans le moment de


l’initiation
• 1 gram de tumeur
Environ 30 doublassions
i qu
e • 10 doublassions
lin
pr
éc supplémentaires
se
Ph
a 1 kg de tumeur
L’évolution clinique représente
moins de ¼ de l’entière
évolution d’un cancer
• 30 doublassions
10 ans d’évolution

6
L’invasion locale

L’invasion = l’extension des cellules tumorales hors


les limites anatomiques du tissu d’origine

L’invasion locale = le résultat du quelques


interactions complexes entre les cellules tumorales et
la matrice conjonctive extracellulaire : TGFᾳ , PgE,
cortison, inflamation cronique

Le dépasse ou déchirage de la membrane basale


= caractéristique essentielle des cancers

7
L’angiogenèse = importante dans l’évolution d’une
tumeur maligne
Les facteurs pro-angiogenetiques:- VEGF, ras, myc, la
hipoxie, cronique inflamation, TGFᾳ

Les étapes de la croissance tumorale:


• l’étape vasculaire (« blanche »): carcinome in situ
• l’étape vasculaire (« rouge »):
* la pénétration de la membrane basale
* cancer micro-invasif, cancer invasif

8
Le processus de création des métastases

Métastases = agrégats tumoraux séparés et distincts


de la tumeur primaire

Les étapes du processus métastatique


1. l’invasion des vaisseaux lymphatiques et
sanguins
• les voies principales: les systèmes lymphatiques
et capillaires
• les carcinomes disséminent sur voie
lymphatique, et les tumeurs solides disséminent sur
voie sanguine
9
Les étapes du processus de création des
métastases
2. l’arrêt des cellules dans le lumen capillaire
• l’adhérence des cellules tumorales a l’endothélium
capillaire ou membrane basales sous endothéliale
• les cellules tumorales sont arrêtées dans le filtre
capillaire trouvé
3. l’extravasion et arrêt des métastases
• les cellules tumorales arrêtées dans le réseau
capillaire déterminent une réaction inflammatoire acute
non spécifique → produit les facteurs chimiotactiques
→ espace interstitiel où forment des micro-métastases
→ angiogenèse et neo-vascularisation
10
La distribution des métastases
1. l’hypothèse mécanique: explique la localisation
des métastases par les voies de dissémination
lymphatique et sanguine avec l’arrêt des cellules dans
le réseau capillaire des organes filtre
2. l’hypothèse spécifique: le processus des
métastases = le résultat de l’interaction des cellules
tumorales avec des différentes éléments spécifiques
de l’environnement cellulaire et interstitiel

11
L’hétérogénéité tumorale
• hétérogénéité clonale: à cause de la répétition des
phénomènes qui se passent dans la tumeur primaire

• hétérogénéité déterminée par le


microenvironnement: la concentration d’oxygène,
pH, nutriments

12
Conclusions
La croissance tumorale et le phénotype malin = le
résultat du dérangement du processus de croissance
et différenciation cellulaire sur 2 niveaux :
• génétique:
* activation du quelques oncogènes: Ras, Myc
* l’inactivation des gènes suppresseurs: p53
* activation des quelques proto-oncogenes
* inhibition de ĺapoptoze(bcl-2, PI3K/AKT/Mtor)
• épigénétique : * l’interface cellulaire-
microenvironnement: inflamation cr., cortizone, anti-
oxidantes, PgE, anti-inflamatoires non-steroidiens
13
LE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU
CANCER

1
Il présuppose la découverte des tumeurs dans la
phase localisée.

Oriente la prévention secondaire par l’identification


des lésions précancéreuses.

Monte la fréquence des guérisons par traitements


locaux et l’identification des lésions de volume petit.

2
Les états précancéreux

1. les conditions précancéreuses


= état biologique, histologique, clinique qui présente une tendance
anormalement haute d’évoluer vers un cancer, sans avoir une
relation connue avec les facteurs cancérigènes spécifiques

• incluent: la polypose recto-colique familiale, la xérodermie


pigmentosum, neurofibromatose Recklinghausen

2. les lésions précancéreuses (précurseurs tumoraux)


= le résultat de l’action du quelques facteurs cancérigènes bien
connus et leur définition est histologique
• incluent: hyperplasies atypiques, métaplasies, dysplasies

3
Les précurseurs tumoraux
• modifications histologiques associées avec un risque
haut de cancer

• ne sont pas obligatoirement suivies par l’évolution


vers malignité

4
Les précurseurs tumoraux
La peau et les organes génitales externes
Conditions précancéreuses
• affections génétiques: xeroderma pigmentosum
• processus irritatives: ulcère chronique de jambe,
radiodermite, cicatrices actiniques
Lésions précancéreuses
• kératoses actiniques, leucoplasies et arthroplasties
vulvaires
• maladie Paget du mamelon
• maladie Bowen = carcinome épidermoïde de la peau
ou muqueuses des organes génitales externes
• nerve dysplasique congénital ou acquis = précurseur
du mélanome 5
Précurseurs tumoraux
Le col utérin

Conditions précancéreuses
• cicatrices cervicales, infections virales, ectropion

Lésions précancéreuses
• dysplasie: avant les 35 ans
• carcinome in situ: entre 35 et 45 ans

6
Précurseurs tumoraux
Les voies aéro-digestives et l’arbre trachéo-
bronchique

Conditions précancéreuses
• fibrose sous muqueuse déterminée par le fumer, la
carence de fier et le lichen plain

Lésions précancéreuses
• leucoplasie: surtout chez les ♂ entre 40 et 70 ans
planché buccal, la face ventrale de la
langue,
palais flasque: risque haut de
développer des lésions malignes
7
Les voies aéro-digestives et l’arbre trachéo-
bronchique
Lésions précancéreuses

• arthroplastie: dysplasie sévère


risque haut de malignisation
localisation: lèvre, visage ventrale de la
langue, planche buccal

• métaplasie pavimenteuse

8
Les précurseurs tumoraux
Le sein

Conditions précancéreuses
• prédisposition familiale, probablement génétique

Lésions précancéreuses
• mastose fibro-kystique
• hyperplasies atypiques ductiles et lobulaires,
carcinomes ductiles et lobulaires in situ

9
Précurseurs tumoraux
Le tube digestif
Conditions précancéreuses
• œsophagiennes: mega-œsophage, œsophagites,
BRGE, cicatrices post-caustiques
• gastriques: l’a chlorhydrate gastrique ± atrophie
gastrique (anémie Biermer)
• recto-coliques: polypose recto-colique familiale, les
maladies inflammatoires intestinales (maladie du
Crohn, colite ulcéreuse)

10
Précurseurs tumoraux
Le tube digestif

Lésion précancéreuse
• œsophagienne: œsophagite chronique, atrophie,
dysplasies, carcinome in situ
• gastriques: métaplasie intestinale
• recto-coliques: polype adhenomateux isolé ou dans
la polypose

11
Signes d’alarme
1. Modification du transit intestinal
• constipation ou diarrhée seul ou alternant ± douleur
abdominale → cancer colorectal
• élimination de glaires rectorragies → cancer rectal
2. ulcération qui ne se guérit pas et ne saigne pas
Le fumer et le consomme d’alcool → facteur de
risque pour le cancer de la cavité buccale
3. hémorragie ou sécrétion anormale
• au niveau rectal → cancer colorectal
• la niveau vaginal → cancer utérin
• hématurie ou dysurie → cancer vésical, rénal
12
Signes d’alarme
4. nodule mammaire → carcinome mammaire
• Sécrétion du mamelon, rétraction du mamelon →
cancer mammaire
5. dysphagie ou indigestion → cancer œsophagien,
gastrique
6. modification d’un nerve cutané → cancer cutané
• carcinome baso-cellulaire, spinocellulaire: qui se
peuvent guérir
• mélanome: développe des métastases rapidement
7. tousse persistante, dysphonie → cancer broncho-
pulmonaire
13
Groupe de risque pour le cancer mammaire

• Le sexe ♀ et l’âge de plus de 45 ans


• prédisposition familiale: parents de grade I et II
• facteurs hormonaux: puberté précoce, ménopause
tardive, célibat, nuliparité, première grossesse après
30 ans
• antécédentes pathologiques: cancer mammaire
(risque au sein opus), mastose fibro-kystique,
carcinome ductile et lobulaire in situ

14
Le groupe de risque pour le cancer de col utérin

• activité sexuelle: début précoce de la vie sexuelle,


partenaires multiples, multiparité
• antécédentes pathologiques: infections
gynécologiques (papillome, le virus herpes),
cervicites chroniques, lésions précancéreuses
(carcinome intraépithélial)

15
Le groupe de risque pour le cancer d’endomètre
• antécédentes hérédo-collatérales: cancer
d’endomètre, sein, colon
• facteurs hormonaux: nuliparité, cycles
anovulatoires, ménopause tardive, traitement avec
estrogène prolongé
• diabète + obésité + HTA
• hyperplasie adénomateuse polypoide de l’endomètre

16
Le groupe de risque pour les cancers des voies
aéro-digestives supérieures

• sexe ♂ avec âges de plus de 40 ans


• alcoolisme, fumer, hygiène bucco-dentaire déficitaire
• antécédentes pathologiques: un autre cancer des
voies aérodigestives mont le risque d’une deuxième
localisation, leucoplasies, érythroplasie

17
Le groupe de risque pour le cancer broncho-
pulmonaire
• le fumer = le facteur déterminant
• facteurs de profession: asbeste, nickel, chrome,
uranium
• antécédentes pathologiques: bronchite chronique
avec métaplasie pavimenteuse

18
Le groupe de risque pour le cancer gastrique

• plus de 45 ans ♂ = ♀
• diète: alimentation pauvre en légumes et fruits, riche
en aliments salés et fumés
• antécédentes pathologiques: gastrite atrophiques
avec métaplasie intestinale (l’anémie Biermer)

19
Le groupe de risque pour le cancer colorectal

• plus de 45 ans ♂ = ♀
• diète: alimentation pauvre en fibres et riche en
graisses animales
• antécédentes hérédo-collatérales: cancer
colorectal, polypose recto-colique familiale
• antécédentes pathologiques: les maladies
inflammatoires (rectocolite hémorragique, la maladie
Crohn), polypose familiale diffuse

20
Le groupe de risque pour le cancer cutané

• plus de 60 ans
• les radiations ultraviolettes
• affections génétiques: xeroderma pigmentosum
• facteurs de la profession: goudron, arsénique,
dérivâtes de nitrates
• antécédentes pathologiques: ulcère de jambe,
brûlures, suppurations

21
LE DIAGNOSTIC DE MALIGNITÉ
LE BILAN PRE-THÉRAPEUTIQUE
DÉTERMINATION DES STAGES DU
CANCER

1
Diagnostic de malignité

2 conditions: * être précoce


* être complet

2
Les signes de suspicion
1. directes = croissance tumorale anormale (tumeur primaire, adénopathie,
métastase)
•adénopathie: apparait plus fréquent, cancer mammaire
cancer de la sphère ORL
manque de sensibilité → signe négatif
2. indirectes:
• écoulements anormales au niveau mamellaire, vagin, fosses nasales
• signes de compression: * médiastin – syndrome de compression de la veine cave
* tumeurs cérébrales – syndrome d’HIC
•signes neurologiques: névralgies, paralysies, troubles sphinctériennes
•syndrome paranéoplasique: doigts hippocratiques – cancer pulmonaire
hypercalcémie – cancer mammaire
• signes générales non spécifiques: décroissance pondérale, anorexie, fièvre,
transpirations, prurit 3
L’anamnèse
Facteurs de risque: mode de vie, alimentation,
occupations professionnelle, conditions hormonales,
l’environnement

États précancéreuses: se fait la différence entre


conditions et lésions précancéreuses

4
L’examen clinique
Macroscopique – la tumeur maligne peut apparaitre:
* lésion persistante
* d’infiltration
* endurées
* ulcération qui ne se cicatrise pas
* croissance burjonée
Nœud mammaire - avec caractères de malignité :
* dure
* contour irrégulier
* modification tégumentaire (adhérence, peau en « peau d’orange »)
* adénopathie axillaire

5
Les examinassions para-cliniques
Examinassions non invasives
Analyses de laboratoire usuelles : hemoleucogramme, VSH, prouvés
hépatiques, rénales
Probes spécifiques tumeurs: * phosphatase acide et PSA – cancer de prostate
* βHCG et AFP – tumeurs germinales
Examinassions radiologiques, endoscopiques et isotopiques.
Examinassions invasives
Ponction ou biopsie pour:
* examen cytologique: diagnostic d’orientation
* examen histologique: diagnostic de malignité, le temps histologique,
caractères évolutives et pronostiques, extensions microscopiques
6
Le bilan pré-thérapeutique
1. Détermination de l’extension anatomique de la maladie
a. L’extension locorégionale
- spécification de la localisation, la dimension de la tumeur, relation avec tissus et les organes
voisins, l’intérêt du ggl lymphatiques de drainage
a1. L’extension locale:

- tumeur superficielle, visible et/ou palpable :


* examen clinique: dimensions, localisation, rapport avec des téguments, mobilité
* examinassions préclinique: mammographie

- tumeurs partiel accessible à l’examen clinique: examen clinique + paraclinique


- tumeurs profondes: examinassions paracliniques

a2. Extension lymphatique:


- ggl accessible: examen clinique
cancer mammaire, des voies aéro-digestives supérieures (ggl axillaires, supra-
claviculaires, cervicaux)
- ggl inaccessibles: radiographies, CT, lymphographie, écographie 7
b. L’extension hématogène
• métastases pulmonaires:
* peuvent apparaitre dans toutes les localisations avec
l’exception des tumeurs cérébrales et carcinomes baso-
cellulaires cutanées
* identifiées par la radiographie thoracique standard
• métastases hépatiques:
* cancers digestives, mammaires, broncho-pulmonaire,
testiculaire, mélanomes
* identifiées par écographie, CT, scintigraphie, ponction
• métastases osseuses:
* cancer mammaire, prostatique, broncho-pulmonaire,
thyroïdien, rénal, ostéosarcome
* identifies par scintigraphie
• métastases cérébrales: cancer broncho-pulmonaire,
testiculaire, mammaire, rénale, mélanomes
8
2. L’appréciation de la gravite de la maladie

Établie sur la base des dates :

• anamnestiques: croissance en dimensions de la


tumeur
• cliniques: signes inflammatoires locales non
spécifiques
• objectives: mesure directe ou d’image de la tumeur
• examinassions de laboratoire: valeurs initiales et
leur croissance en temps : marqueres tumoreau,
modifications genetico-biologique, etc.

9
3. La réactivité du malade
• appréciation de l’indice de performance:
* échelle Zubrod
* échelle Karnofsky

Indice Perte de Asthénie Marcher Hygiène Travail


Zubrod poids personnelle

0
1 < 5% légère légère légère
2 5-10% modérât modérât légère modérât
3 > 10% sévère sévère modérât sévère
4 sévère

10
3. La réactivité du malade
L’échelle Karnofsky
100 – sans signes de maladie, sans accuses
90 – capable à avoir une activité normale : signes ou symptômes de la maladie
80 – activité normale faite avec effort

Il y a des signes ou symptômes de la maladie

70 – capable de s’auto soigner; incapable d’une activité normale


60 – sollicite aide occasionnellement, mais capable à assurer les besoins personnelles en
grande part
50 – sollicite aide considérable, fréquent soin médical

40 – impuissant; nécessite aide et assistance médicale


30 – état général altéré, l’hospitalisation est indiquée
20 – état général profond altéré, nécessite hospitalisation, traitement soutenant

10 – moribond
0 – décès

11
La détermination des stages du cancer
• permet la simplification des indications thérapeutiques
• offert des informations pronostiques
• contribue à l’évaluation des résultats thérapeutiques
• facilite le change d’informations entre centres diverses
• contribue au développement de la recherche
• se fait pré-thérapeutique par:
* méthodes cliniques non invasives (détermination clinique)
* méthodes cliniques invasives (détermination chirurgicale)
• s’effectue par 2 examinateurs
12
La classification TNM
T = tumeur primaire
T0: sans signes de tumeur primaire
T1, 2, 3, 4: grades en croissance des dimensions et/ou extension
locales de la tumeur primaire
Tx: on ne dispose pas de possibilités de détermination de la tumeur primaire
N = adénopathie régionale
N0: sans des signes d’intérêt des ggl lymphatiques régionaux
N1, 2, 3: grades d’invasion en croissance du ggl lymphatiques régionaux
(station I)
N4: invasion ganglionnaire au distance (station II)
Nx: ganglions inaccessibles pour l’évaluation clinique
M = métastase au distance
M0: sans la métastase à la distance
M1: métastase unique localisée dans un seul organe
M2: métastase multiple dans un seul organe
M3: métastase disséminées dans plusieurs organes
Mx: on n’a pas la possibilité d’apprécier les métastases au distance

13
La classification des stages
Stage 0: cancer in situ (ne dépasse pas la membrane basale,
sans invasion locale, sans extension régionale ou à la distance)
Stage I: tumeur primaire de volume petit, sans adénopathie ou
métastase
Stage II: extension locale associée avec invasion ganglionnaire
minime
Stage III: la tumeur dépasse l’organe intéressé et/ou est
associée avec adénopathie importante
Stage IV: la tumeur avec extension locale importante ±
adénopathie locorégionale ou métastase au distance

14
La classification histologique
Grade histologique de différenciation: exprime le
dégrée de malignité
G1 = bien différencié
G2 = modérât différencié
G3 – G4 = faiblement différencié

Le type histologique: - facteur de pronostic de base


- indicateur de la conduite
thérapeutique
15
SYNDROMES PARANÉOPLASIQUES

1
Ils représentent une association de symptômes et
signes sans connexion directe avec les manifestations
du procès néoplasique.

Peuvent précéder ou accompagner le procès tumoral.

Se réduisent dans le moment dont le traitement est


efficace.

Peuvent réapparaître avec la rechute locale ou à


distance de la maladie.
2
La pathogénie des syndromes paranéoplasiques

1. la synthèse d’une protéine tumorale


syndromes déterminés par la production d’hormones
polypeptidiques (ACTH, PTH)

2. l’inhibition de l’action du quelques substances normales


facteurs de croissance et cytokines (IL1, TNFα)

3. la réponse de l’hôte à la présence de la tumeur


production d’autoanticorps en conduisant au manifestations de
type auto-immune (LES, dermatomyosite, syndrome Eaton-
Lambert)

3
La classification des syndromes paranéoplasiques

• Syndromes paranéoplasiques endocrines


• Syndromes paranéoplasiques hématologiques
• Syndromes paranéoplasiques digestives
• Syndromes paranéoplasiques neurologiques
• Syndromes paranéoplasiques dermatologiques
• Autres syndromes paranéoplasiques

4
1. Syndromes paranéoplasiques endocrines
A. Le Syndrome Cushing

- sécrétion haute d’ACTH


- étiologies: carcinome broncho-pulmonaire avec cellules petits, tumeurs
carcinoïdes, phéochromocytome, carcinome thyroïdien médullaire, neuroblaste
- clinique: obésité tronculaire, facies de « lune pleine », hirsutisme, HTA,
stries sanguinolentes, asthénie, œdèmes, dépression
- diagnostic différentiel:
* adénome pituitaire, adénome de surrénale
* test de suppression d’ACTH avec dexamethasone
- traitement:
* localisation de la source ectopique de la source ectopique d’ACTH
* intervention chirurgicale
* administration de kétoconazole (effet rapide, toxicité tolérable), mitotane,
aminoglutéthimide
* chimiothérapie + octréotide (inhibitoire de la libération d’ACTH)

5
1. Syndromes paranéoplasiques endocrines
B. L’hypercalcémie
- le plus fréquent syndrome paranéoplasique (10-20%)
- étiologies: myélome multiple, lymphome non-Hodgkin,
métastase carcinome mammaire, pulmonaire, rénale
- clinique: nausées, vomissements, constipation, polyurie,
polydipsie, insuffisance rénale, asthénie, dépression,
désorientation
- facteur de pronostic négatif
- traitement: * calcémies > 13 mg/dl → hydratation (2 l sérum
physiologique) + furosémide
* bisphosphonates

6
1. Syndromes paranéoplasiques endocrines
C. Le syndrome de la sécrétion inadéquate d’ADH

- étiologies: carcinome broncho-pulmonaire avec cellules petits


(75%), cancers de la sphère ORL, maladies SNC, pulmonaires,
drogues, cytostatiques (cyclophosphamides, vincristine,
vinblastine, cisplatine, vinorelbine, ifosfamide)
- clinique: * hyponatrémie, intoxication avec eau
* initial asymptomatiques
* asthénie, anorexie, céphalée, confusion, délire,
convulsions
- diagnostique: élimination des autres causes d’hyponatrémie
(syndrome néphrotique, ascite, insuffisance cardiaque
congestive, affectation hépatique grave)
- traitement: dans le cas de Na < 130 mEq/l → restriction
hydrique (500 ml/jour); sérum hypertonie, furosémide
7
1. Syndromes paranéoplasiques endocrines
D. Autres syndromes paranéoplasiques endocrines
Hypocalcémie:
* dans le cas de déterminations secondaires osseuses
* étiologies: - cancer de sein, pulmonaire (small cell), tumeurs
- qui secrètent de calcitonine (colorectal, sein,
carcinome médullaire thyroïdien)
* clinique: tétanie, irritabilité (raire)
* traitement: préparâtes de calcium
L’hypoglycémie:
* étiologies: insulinome, tumeurs de parts moelles, carcinomes
surrénales, cancers gastro-intestinales
* traitement: - glucose 33% d’urgence
- excision chirurgicale
- cortisone, glucagon, analogies de somatostatine
8
1. Syndromes paranéoplasiques endocrines
D. Autres syndromes paranéoplasiques endocrines
L’ostéomalacie ostéogénique:

* ostéomalacie, hypophosphatémie, décroissance du niveau


plasmatique de la vitamine D
* étiologies: origine mésenchymateuse au niveau des
extrémités
la sphère ORL
* clinique: - douleurs d’oses, phosphaturie, glycosurie,
hypophosphatémie
- calcémie et PTH en limites normales
* traitement: - ablation de la tumeur
- vitamine D + phosphate (en cas que
l’opération est impossible)
9
2. Syndromes paranéoplasiques hématologiques

a. l’érythrocytose
• étiologies: carcinome rénale, hépato-carcinome, tumeur Wilms,
hémangioblastome cérébelleux, hémangiome,
phéochromocytome, tumeurs surrénale
• diagnostic différentiel: policitemia vera (thrombocytose +
splénomégalie)
• traitement: - phlébotomie si hématocrite > 55%
- thérapie de la tumeur primitive
b. l’anémie
• anémie normochrome, normocytaire
• anémie aplasique associée avec thymome, lymphomes,
leucémies
• l’anémie hémolytique microangiopathique: tumeurs gastro-
intestinales, poumon, prostate
10
2. Syndromes paranéoplasiques hématologiques
c. la granulocytose
• maladies Hodgkin, lymphomes, tumeurs, solides gastro-
intestinales, mélanome
d. la granulocytopénie
• secondaire chimio- ou à la radiothérapie, infiltration médullaire
par les cellules tumorales
• traitement: facteurs de croissance leucocytaires
e. la thrombocytose
• lymphomes, leucémies, carcinomes
f. la thrombocytopénie
• secondaire au traitement ou au CID
• la leucémie chronique lymphocytaire, lymphomes, raire des
tumeurs gastro-intestinales, sein, poumon

11
2. Syndromes paranéoplasiques hématologiques

g. la thrombophlébite
• thromboses répétées, résistantes aux anticoagulantes → ! néoplasie !
• cancer pancréatique
• traitement: héparine avec poids moléculaire petite

h. la coagulation intravasculaire disséminée (CID)


• facteurs de risque: âge avancée, le sexe ♂, le stage avancé du cancer
• biologique: thrombocytopénie, décroissance du fibrinogène, temps Quick et
APTT montées, produits de dégradation du fibrinogène et D-dimères montés
• leucémie acute mésoblastique, cancer gastrique, lymphome
• traitement: - transfusions de thrombocytes, plasma (en cas de hémorragies)
- antiagrégants, activateurs et inhibitoires de la fibrinolyse
- héparine en cas de thromboses
- thérapie spécifique oncologique

12
3. Syndromes paranéoplasiques digestives
a. l’entéropathie avec perte de protéines
- l’hypoalbuminémie: cancers digestives, tumeurs carcinoïdes,
lymphomes intestinales
- diagnostic: *dosage des protéines et de l’albumine sérique
*l’exclusion des autres causes d’hypoprotéinémie
- traitement: *la thérapie de la cause primaire
*éviter les grasses dans l’obstruction lymphatique
b. l’anorexie et cachexie
- le plus commun syndrome paranéoplasique (50%)
- facteur de pronostic négatif: décroissance >10% du poids
corporel
- TNFα: le principal responsable
- clinique: anorexie, décroissance pondérale, atrophie
musculaire, anémie, asthénie
- traitement: supplémentes nutritive et caloriques, stimulantes de
l’appétit
13
4. Syndromes paranéoplasiques rénales
Le syndrome néphrotique
• l’HTA, protéinurie, hématurie
• prédispose aux thromboses fréquentes
• étiologie: lymphome, cancer de pancréas,
pulmonaire, mésothéliome
• traitement:
* thérapie spécifique oncologique
* diurétiques de l'anse

14
5. Syndromes paranéoplasiques neurologiques

• neuropathie sensoriale: perte de la sensibilité en quelques


jours
• neuropathie végétative: constipation, iléus, hypotension,
troubles de miction
• neuropathies périphériques: affectation distale
• encéphalite limbique: troubles de mémoire, convulsions,
agitation
• dégénérescence cérébelleuse progressive: troubles de
marche, mouvements fines, diplopie, dysarthrie
• troubles de motilité de l’œil
• troubles de neurone moteur
• disjonction neuromusculaire: la myasthénie gravis
• dermatomyosite
15
6. Syndromes paranéoplasiques dermatologiques

• acanthozis nigricans: adénocarcinomes de tube digestif


(gastrique), poumon, sein, ovaire, leucémies

• erythema gyratum repens:


* au niveau du thorax et extrémités
* cancer de poumon, utérus, tracte gastro-intestinal

• flush: tumeurs carcinoïdes


• lésions bouleuses (pemphigus paranéoplasique):
* les maladies lymphoprolifératifes de type B

16
7. Autres syndromes paranéoplasiques
a. la fièvre
• causes: infections, réactions adverses aux médicaments,
transfusions, fièvre paranéoplasique
• diagnostic: hémogramme: ! neutropénie – étiologie infectieuse
• traitement: antibiotiques → T > 38,5ºC ou < 36ºC
AINS, antiinflammatoires stéroïdiennes
b. l’ostéoarthropathie hypertrophique
• associée avec:
* maladies cardiovasculaires (cardiopathies congénitales)
* maladies pulmonaires (infections chroniques, fibrose kystique,
cancer pulmonaire)
* maladies digestives (cirrhose hépatique, maladie Crohn)
* affections médiatisnales (thymome, cancer œsophage,
achalasie)
* maladies de tissu conjonctif (myasthénie gravis)
17
LES PRINCIPES DE LA CHIRURGIE
ONCOLOGIQUE

1
HISTOIRE
Plus temps la chirurgie = le seul traitement qui pouvait
guérir un pa6ent oncologique
La Chirurgie:
• implica6on dans le traitement de 90% des tumeurs
malignes
• peut résoudre avec succès les tumeurs avec volume
grand, dans mul6ples zones hypovascularisées ±
nécro6ques
• extensions microscopiques des tumeurs macroscopiques
sont difficiles à encadrer
2
Les indications de la chirurgie oncologique

I. Diagnostic et détermination des stages

II. Traitement
* chirurgie radicale avec intention curative
* chirurgie de réduction
* chirurgie des métastases
* chirurgie des urgences
* chirurgie palliative
* chirurgie reconstructive
III. Prophylaxie

3
Diagnostic
Prise de la biopsie → pour la confirmation du diagnostic
de malignité
• biopsies de niveau des cavités de la sphère ORL,
tube digestif: récoltés endoscopique
• tumeurs au niveau des viscères (poumon, foie) ou
dans des cavités (péritonéale, thoracique): biopsie
avec aiguilles Tru-Cut guide échographique
• tumeurs mammaires, parties moelles: biopsie avec
aiguilles Tru-Cut guidé échographique
• Tumeurs de la sphère génitale: biopsie avec penses
cueillettes ou curettes
→ le rôle de la chirurgie dans la prise de fragments
tumoraux en scope diagnostic a décroisé beaucoup
4
Les règles générales de biopsie

• Les tissus récolté doit être représentatif


• Il faut éviter: * zones hémorragiques, nécrotiques, infectées
* broyage ou fragmentation du fragment biopsique
* drainage avec tubes des plaies de biopsie
* biopsie répétée de la même lésion
• Les fragmentes biopsiques doivent inclure aussi la zone du
tissu sain péri-tumoral
• Manipulation avec soin du tissu tumoral et aussi a celui
d’autour pour réduire la dissémination circulatoire des
cellules cancéreuses
• Dans le cas des lésions profondes : éviter la contamination
des tissus avec cellules malignes indemnes

5
DÉTERMINATION DES STAGES DES TUMEURS
MALIGNES
• La détermination préopératoire par des
examinassions précliniques (écographie, CT, RMN,
PET-CT) souvent remplace la détermination
chirurgicale des stages
• ! cancer ovarien et d’endomètre ! : détermination
chirurgicale des stages
• spécification préthérapeutique du statut
ganglionnaire:
* contrôle locorégional de la tumeur
* contrôle au distance de la tumeur
6
Le ganglion sentinelle
• Le premier ganglion qui va recevoir les cellules
cancéreuses de la tumeur primaire
• S’extirpe avec un but biopsique
• S’il est positif → lymphadénectomie régionale
thérapie systémique
(chimiothérapie)

7
1. La chirurgie oncologique curative

• le plus efficace traitement : tumeurs primaires +


tumeurs solides
• l’extirpation de la tumeur primaire +
lymphadénectomie
• types de résection:
* R0 - marges de résection microscopique
négative
* R1 - marges de résection macroscopique
négative, mais microscopique positives
* R2 - marges de résection macroscopique
positive
• marge proche = tissu péritumoral microscopique
indemne (1-5 mm) 8
L’opérabilité des tumeurs malignes
* les stages I et II (III de début) → opérables
* les stages III et IV → inopérables
L’opérabilité technique vs. opérabilité oncologique.
Le protocole opératoire décrit:
* la tumeur primaire
* l’état des ganglions régionaux
* l’existence des métastases à la distance
* l’existence des possibles reliquats tumoraux

9
Les interventions chirurgicales de la laparoscopie

• but diagnostic + thérapeutique


• « les aérosols cancéreux » → déterminent
dissémination péritonéale et implantations vers la
porte d’entrance des trocarts dans l’abdomen

• elles ne sont pas indiquées par la rutine

10
2. La chirurgie de réduction
(debulking surgery)

L’enlèvement d’un volume tumoral importé pour


faciliter les traitements adjuvants (radiothérapie,
chimiothérapie), qui vont détruire la tumeur restante.

11
3. La chirurgie des metastases

Critères:
* contrôle de la tumeur primaire
* la métastase intéresse un seul organe (encéphale,
poumon, foie, os)
* la possibilité de la résection complète de la
métastase

La résection de la métastase peut déterminer une


survie de 5 ans, d’approximatif 30%.

12
4. La chirurgie urgences oncologiques

4 syndromes: * hémorragiques
* obstructives
* de perforation
* infectieuses
5. La chirurgie palliative

But: augmentation de la qualité de vie du patient, sans


influencer la survie

13
6. La chirurgie reconstructive
• but: augmentation de la qualité de vie des malades
oncologiques
• chirurgie oncoplastique: spécialité séparée
• plasties:
* rabats musculaires ou un épiploon grand
* reconstruction cervico-faciale pour les cancers de la
sphère ORL
* reconstruction du sein post mastectomie
* reconstructions osseuses

14
La chirurgie prophylactique
S’adresse aux:
* états précancéreuses ou les lésions
précurseurs qui se peuvent transformer en cancer
invasif
* personnes porteurs de modifications
génétiques qui prédisposent à la cancérisation

15
La chirurgie prophylactique

• thyroïdectomie totale: * syndromes MEN 2A et 2B


* mutation de la proto-oncogène RET
* cancer thyroïdien médullaire familial
• œsophagectomie: œsophage Barrett
• gastrectomie: cancer gastrique diffusé héréditaire
• mastectomie totale bilatérale: mutation de la gène BRCA-1
• anexectomie bilatérale (♀ > 35 ans, ne veut pas encore
procréer): mutation de la gène BRCA-2
• colite ulcérative: colectomie totale (> 20 ans d’évolution de la
maladie)
• polypose adhénomateuse du côlon familiale: colectomie
totale (adolescence)
• cryptorchidie: orchiectomie (testicule retenu si non palpable)

16
LES PRINCIPES ET INDICATIONS DE
LA RADIOTHÉRAPIE

1
LA RADIOTHÉRAPIE
C’est une méthode précise, efficiente, avec minime
morbidité induite.

Utilise: les radiations ionisantes → produisent des


ionisations, qui dans la matière vive déclenchent des
effets biologiques, qui peuvent s’exploiter
thérapeutique

2
Radiations ionisantes
1. Électromagnétiques

* photons X: produits par tubes Roentgen et


accélérateurs
* rayons gamma (γ): par la désintégration des noyaux
radioactifs:
→ naturelles: Radium, Radon, Polonium
→ artificielles: isotopes Cobalt 60, Césium 137

3
Les radiations ionisantes
2. Corpusculaires
* électrons, protons, neutrons, particules α, mésons π,
ions lourds
* particules 2000 fois plus lourdes que les électrons
* les neutrons s’obtiennent en réacteurs nucléaires
* déterminent irradiation minime aussi des tissus du
front, et aussi du ceux de l’arrière de la zone d’intérêt
(mélanomes de choroïde, cordons de clivus)

4
Effet photoélectrique

• Pour énergies bases utilisées dans le


radiodiagnostic ou radiothérapie conventionnelle
superficielle (60-200 kV)

Effet Compton
• Pour énergies plus hautes (200 kV – 2 MV)

5
Les bases biologiques de la radiothérapie
= capacité des radiations de ionisation des atomes ou
molécules du quelles la matière est faite
• unité de mesure:
Gray (Gy) = 1 J/kg ou 2x1014 ionisations/gram d’eau
• doses utilisées: 1,2 - 2 Gy/fraction 1 ou 2 fractions/jour à
l’intervalle de 6 heures
• Le but principal des radiations = ADN cellulaire
• fractionnement = numéro de sessions d’irradiation
favorise la réparation (les cellules sains)
• étalage = * durée totale de l’irradiation depuis la première
jusqu’à la dernière fraction
* permet la multiplication des cellules survivantes,
la repopulation de la zone irradiée
• étalage prolongé: favorise la repopulation prépondérante
tumorale
6
Modifications radio-induites
• ruptures uni- ou bi- caténaires de l’ADN
• modifications de perméabilité membranaire
• altérations de la fonction du réticule endoplasmique
ou des ribosomes
• le ralentissement, annulation du rythme de
prolifération, avec la différenciation ou mort cellulaire

7
Le cycle cellulaire
• Si la tumeur ou les cellules saines se multiplient
plus vite la proportion des cellules survivantes après
une session d’irradiation va être plus réduite

• La radiosensibilité:
* minime dans la phase S (synthèse de l’ADN)
* maxime pendant la mitose et pendant la phase
G2

8
Les bases cliniques de la radiothérapie
En fonction de la distance entre la source d’irradiation
et la tumeur (DST):
* radiothérapie externe
* brachytherapie (synonyme curiethérapie)

9
La radiothérapie externe

• la source d’irradiation est située à la distance du volume tumoral


• le rendement en profondeur est proportionnel avec l’énergie de la radiation
et inverse proportionnel avec la distance entre la source d’irradiation et la
tumeur
• FORMES: * radiothérapie superficielle:
- énergie = 60-160 kV
- appareils: Chaoul (capacité de pénétration: quelques mm)
- indications: cancers cutanées
* radiothérapie conventionnelle:
- énergie = 160-500 kV
- appareils: tubes Roentgen
- indications: cancers superficiels, éperon calcanéen, chéloïde
* radiothérapie de méga voltage:
- appareils: cobalt 1,25 MV, accélérateurs
- indications: cancers de la sphère ORL, mammaire,
membres, thorax, abdomen, pelvis, ganglions cervicaux

10
La brachythérapie
• distance entre la source d’irradiation et tumeur = 0-
1 cm
• les isotopes principaux: Césium 137, Cobalt 60,
Iridium 192, Iode 125, Palladium 103
• brachythérapie interstitielle:
* source: placée par le lumen du quelques
aiguilles vecteurs dans la tumeur
* cancer vessie urinaire, mammaire, cavité orale
• brachythérapie endo-cavitaire:
* source: en contact avec la tumeur par des
applicateurs (sondes, moulages)
* cancer utérin, vagin, bronches, œsophage,
rectum, voies biliaires
11
Les objectifs de la radiothérapie

• le control tumoral maximum avec complications


sévères minimes
• s’adresse: * à la tumeur primaire, ganglions
lymphatiques régionaux
* métastases à la distance: raire, avec but
palliatif
• associée avec la chirurgie (pré-, per- ou
postopératoire), avec l’hyperthermie ou/et
chimiothérapie ou/et hormonothérapie

12
Cancers curables par radiothérapie exclusive:
externe (RTE) ou/et brachythérapie (BT)

13
Les effets radio-biologiques
• corrélation dose – volume tumoral – effet
• exemple: les tumeurs végétantes, bien
vascularisées sont plus radiosensibles que ceux
d’infiltration ou ulcératives, qui comportent plus
cellules hypoxiques, radio résistantes

14
Les doses classiques de la radiothérapie
50 Gy – la maladie sous clinique (microscopique)
70 Gy – la maladie macroscopique de début (stages I-
II)
2 Gy/fraction 1 fraction/jour 5 jours/semaine
assure le contrôle local (90% des cases)
complications (10%)
Ø 80 Gy – la maladie avancée
impossible à administrer par irradiation
externe

15
Le seuil de tolérance des structures critiques et les
possibles séquelles radio-induites

16
Les réactions aigues de la radiothérapie
• elles apparent pendant l’irradiation ou au court
temps après le fin de l’irradiation
• incluent: * érythème
* dénudation cutanée type brûlure
* dysphonie, dysphagie/odynophagie
* pollakiurie
* diarrhée
• traitement: antalgiques, antiinflammatoires,
antispastiques

17
Les réactions tardives de la radiothérapie
• apparent après quelques mois ou ans après
l’irradiation
• mécanisme principal: fibrose vasculaire
• traitement: *augmentation de la disponibilité de
l’oxygène
* pentoxifylline, hyaluronidase,
nicotinamide, vitamine E, oxygène hyperbare
* efficacité limitée

18
LES PRINCIPES DE LA
CHIMIOTHÉRAPIE ET
HORMONOTHÉRAPIE

1
LA CHIMIOTHÉRAPIE
• traitement médicamenteux systémique pour le
cancer, avec des cytostatiques

• actionne sur quelques cibles impliquées dans la


multiplication cellulaire

• actif sur les tissus en prolifération

2
La classification des cytostatiques

I. par rapport avec la manière d’action


1. antimétaboles
2. alkylants
3. dérivâtes de la platine
4. antibiotiques et intercalants
5. produits naturels végétaux
6. enzymes
7. polyanions
II. par rapport avec le cycle cellulaire
1. classe I (cyclo-non spécifiques)
2. classe II (phase-spécifiques)
3. classe III (cyclo-spécifiques)
3
Les antimétabolites

• analogues structuraux des métabolites impliquées dans la


synthèse ADN et ARN
• actionne dans la phase de synthèse (S) du cycle cellulaire
• effets toxiques: myélosuppression, mucosite, diarrhée
• représentants:
* antifolates: Méthotrexate
* antifolates avec cible multiples : Pémétrexed
* analogues puriniques: 6 mercaptopurine, 6 thioguanine,
fludarabine
* analogues adenosiniques: Cladribin, Pentostatin
* analogues pirimidiniques: 5 Fluorouracil, Capecitabine,
UFT, Citarabine, Gemcitabine
* urée substituée: hydroxiure
4
2. Alkylants
• cible: base ADN (spécialement la guanine)
• actionne dans toutes les phases du cycle cellulaire,
avec l’exception du G0
• représentants:
* dérivâtes de nitrogène moutarde:
Méchloréthamine, Cyclophosphamide, Ifosfamide,
Chlorambucil, Melphalan, Estramustine
* alkyl sulfonâtes: Busulfan
* nitrosourées: Lomustine, Carmustine,
Streptozocine, Fotemustine
* autres alkylants: Dacarbazine, Procarbazine,
Temozolamide,
Hexamethylmelamine 5
3. Dérivâtes de la platine
• Actionnent aussi sur les cellules en G0
• représentants:
* Cisplatine: le plus actif cytostatique dans les
tumeurs solides
toxicité: nephro-, neuro-, ototoxicité,
emèses
* analogues: - Carboplatine (toxicité reduite)
- Oxaliplatine (neurotoxicité au
froid)

6
4. Antibiotiques et intercalants

Antibiotiques anti-tumorales:
* Antracycline: Doxorubicine (Adriamycine),
Epirubycine, Daunorubycina, Idarubycine
* Actinomycine D
* Bleomycine
* Mitomycine C (alkylant)

Autres intecalants:
* Antracendione
* Mitoxantrone
7
5. Les produits naturels végétaux

Antimitotiques
* actionnent dans la phase M du cycle cellulaire
* vinca alcaloïdes: Vincristine, Vinblastine, Vindesine,
Vinorelbine
* Texans: Paclitaxel, Docetaxel

Antitopoisomérasiques
* antitopoisomérasiques type I (Camptotecine):
Irinotecan, Topotecan
* antitopoisomérasiques type II (Podofilotoxine) :
Etoposide, Teniposide
8
6. Enzymes
* L-Asparaginase
* arrête la prolifération des lymphoblastes

7. Polyanions
* Suramines
* bloque la croissance autocrine

9
La classification des cytostatiques par rapport au cycle
cellulaire
Classe I – Cyclo-nonspécifiques

* actionne dans toutes les phases, inclusif G0


* dérivâtes de la platine, antracyclines
Classe II – phase-spécifiques
* G1 - asparaginase
* S - antimétabolites, camptotecines
* G2 – bleomycine
* M – Vinca-alcaloïdes, taxans
Classe III – Cyclo-spécifiques
* actionnent dans toutes les phases du cycle cellulaire,
avec l’exception G0
* alkylants, 5 FU
10
Les principes biologiques de la chimiothérapie

1. La dose et le rythme d’administration


Dose – par rapport à la surface corporelle (mg/m²)
– corrélation avec le débit cardiaque et la capacité de perfusion du rein
et foie
Dose optime – différences entre la courbe dose-réponse des tissus
tumoraux et de ceux normales
– proche à la dose maxime compatible avec la survie
La cinétique cellulaire d’ordre I (la mort cellulaire logarithmique) :
Une certaine dose produit la destruction du même pourcentage de cellules
tumorales au chaque administration et pas du même numéro de cellules ;
réductions avec > 15% de la dose compromettent les résultats
Intensité de la dose = quantité de cytostatique administré sur l’unité de
surface et de temps

11
2. Le volume et la cinétique tumorale

La loi de la chimiothérapie = corrélation inverse


entre le volume tumoral et la curabilité par
chimiothérapie

Les tumeurs rapide prolifératives


- cytostatiques phase- et cyclospécifiques (type II et III)

Les tumeurs lent prolifératives


- cytostatiques cyclononspécifiques (type I)

12
3. La toxicité de la chimiothérapie

A. toxicité acute, commune pour la majorette des cytostatiques


* hématologique: - leucopénie avec neutropénie,
thrombopénie, anémie
- exception: Bléomycine,
Asparaginase, Vincristine
* digestive: - nausées, vomissements (Cisplatine,
Dacarbazine, Cytarabine)
- diarrhée (Fluorouracile, Irinotécan)
- constipation (Vinca-alcaloïdes)
* muqueuse: - stomatite (Méthotrexate, Fluorouracile)
- l’altération du gout, xérostomie, œsophagite
* alopécie

13
3. La toxicité de la chimiothérapie
B. toxicité spécifique pour les différents agents
* hépatique: Méthotrexate en doses montées
* rénales: Cisplatine, Méthotrexate en doses
grands
* cardiaque: Antracycline → cardiomyopathie
5 FU → spasme coronarien
* pulmonaire: Bleomycine
* neurologique: Vincristine, Cisplatine,
Oxaliplatin, Taxans
* ototoxicité: Cisplatine
14
3. La toxicité chimiothérapie

C. Complications tardives
* le deuxième cancer: leucémie acute,
lymphome non- Hodgkin
* stérilité: alkylants
* dépression immunologique

15
La résistance aux cytostatiques

1. résistance temporaire
a. sanctuaires pharmacologiques (SNC, testicule)
b. modification cinétique cellulaire: tumeurs volumineuses – décroissance de
la fraction proliférative, croissance des cellules en G0, décroissance de la
vascularisation
2. résistance permanente
- conditionnée génétiquement
- peut être: * primaire: depuis la première exposition aux cytostatiques
* secondaire: la résistance s’installe ultérieur
- les tumeurs volumineuses vont être plus probable chimiorésistantes
- nécessite pour l’association du plusieurs cytostatiques

16
2. La résistance permanente
a. la résistance spécifique
- résistance au méthotrexate:
* transport intracellulaire insuffisant
* activation intracellulaire insuffisance par les folil-
polyglutamat- synthétase
* amplification ou mutation de l’enzyme cible
dihydropholatréductase
b. rezistenta multidrog (pleiotropa)
- tip MDR 1 (pgp 170):
* rôle dans l’efflux cellulaire
* il apparait la résistance croisée aux produits naturels
- type MRP (multidrug resistance protein), LRP (long
resistance protein)
17
2. La résistance permanente

b. résistance multi-drogue (pléiotropie)


- la topoisomérase II: podophyllotoxines, anthracyclines,
mitoxantrone
- la transférase glutathion, glutathion peroxydase: alkylants,
cisplatine, antracyclines
- l’augmentation de la capacité de réparation de l’ADN:
cisplatine, nitrosurée
c. la résistance générale
- par les mécanismes du blocage de l’apoptose (= mort
cellulaire programmée)
- intercédé par le gène suppressive p53
- bcl-2: bloque l’apoptose
- bax: induit la mort cellulaire
18
Les principes de la polychimiothérapie

Arguments:

1. Destruction cellulaire maxime pour chaque


cytostatique en part, avec toxicité acceptable

2. Spectre large d’action pour les éventuelles lignes


cellulaires résistantes de novo

3. Prévient l’apparition chimiorésistance secondaire

19
Les principes de la polychimiothérapie

Pratique:
1. efficacité démontrée dans la monothérapie
2. toxicité différente
3. mécanismes d’action différents
4. doses optimales pour chaque agent
5. administration aux intervalles le plus courts
possible,
compatibles avec le régénération des tissus cible
normales
6. absence de la résistance croisée
20
Les indications et résultats de la chimiothérapie
1. Tumeurs possiblement curables par
chimiothérapie et dans des stages avancés
Chimiothérapie d’élection Survie de long durée (=
guerisons)
Choriocarcinome 90%
Tumeurs germinales testiculaires 90%
Néphroblastome Wilms 70-90%
Sarcome Ewing 80%
Rabdomiosarcome 70-90%
Lymphome Hodgkin 60-80%
Lymphome non-Hodgkin degré 30-70%
intermédiaire/ monté
Leucémie aiguë lymphoblastique 70-80%
Leucémie aiguë myeloblastique 30-40%
Carcinome ovarien 15-30%
21
Les indications et résultats de la chimiothérapie
2. Tumeurs avancées possible à se guérir par
chimiothérapie et radiothérapie

* carcinome épidermoïde de la tête et gorge


* carcinome épidermoïde du canal anal
* carcinome mammaire
* carcinome du col utérin
* carcinome broncho-pulmonaire « non-small »
(stage III) et avec des cellules petits « maladie
limitée »

22
Les indications et résultats de la chimiothérapie
3. Tumeurs potentiel curables par chimiothérapie
en doses grands avec support de cellules stem

* rechutes leucémiques, lymphoïdes et


myéloïdes
* rechutes des lymphomes malignes (Hodgkin et
non- Hodgkin)
* leucémie myéloïde chroniqua
* myélome multiple

23
Les indications et résultats de la chimiothérapie
4. L’amélioration des chances de guérison vers la
chirurgie seule par chimiothérapie adjuvant

* carcinome mammaire
* carcinomes colorectaux
* ostéosarcome
* sarcomes de parties doux (+/-)
* carcinomes broncho-pulmonaires « non-small
cell »
* carcinomes pancréatiques

24
Les indications et résultats de la chimiothérapie
5. Tumeurs chimioresponsives, avec palliation utile, mais
qui ne se peuvent pas guérir par chimiothérapie
* lymphomes non-Hodgkin dégrée réduit de malignité
* leucémie myéloïde chronique, leucémie avec cellules
hirsutes
* myélome multiple
* carcinome du col utérin, carcinome d’endomètre
* carcinome gastrique, carcinomes colorectales
* carcinome mammaire avancé
* carcinome ORL
* carcinome de la vessie urinaire
* sarcomes de parties doux
* tumeurs neuroendocrines
* tumeurs cérébrales 25
Les indications et résultats de la chimiothérapie
6. Tumeurs peu chimioresponsives en stages
avancés
* carcinomes pancréatiques
* carcinomes des voies biliaires, hépato-
carcinomes
* carcinomes rénales
* carcinomes broncho-pulmonaires « non-small »
métastatiques
* carcinomes prostatiques
* carcinomes thyroïdiennes
* mélanome 26
Les contrindications de la chimiothérapie

1. radiothérapie antérieure étendue sur le squelette


2. insuffisance médullaire récente: neutrophile < 1500,
thrombocytes < 100000, Hb < 8 g/dL
3. métastases osseuses et hépatiques diffuses
4. fonction rénale déficitaire
5. vomissements, diarrhée incontrôlées, déséquilibre hydro-
électrolytique et acido-basiques
6. cachexie
7. âge > 75 ans (contrindication relative)
8. dépression psychique ou manque de coopération, manque
d’une permission informée fermée
9. indice de performance 3-4 (avec l'exception des tumeurs
chimio-curables)
27
L’intégration de la chimiothérapie dans le traitement
multidisciplinaire
a. la chimiothérapie primaire (d’induction)
- tumeurs très chimio sensibles: tumeurs avec cellules
germinales, lymphomes
- quelques cases avancés/métastatiques
b. la chimiothérapie palliative
- stages avancés, récidives, métastases
c. chimiothérapie adjuvant
- après le traitement radical (chirurgical ou radiothérapie)
- chez les patients avec facteurs de risque pour métastases à la
distance
- l’éradication des micro-métastases
- cancer mammaire, colorectal, broncho-pulmonaire (« non
small cell »), pancréatique, ostéosarcome, sarcomes de parties
doux 28
L’intégration de la chimiothérapie dans le traitement
multidisciplinaire
d. chimiothérapie neo-adjuvant
- avant le traitement local de la tumeur primaire
- s’adresse à la tumeur primaire et aux micro métastases
- permet l’appréciation de la chimio-sensibilité
- ostéosarcome, les carcinomes broncho-pulmonaires (« non-
small cell »), œsophagiennes, vessie urinaire
e. association de la chimio-radiothérapie
- dans les cases avancés locorégional et dans des traitements
adjuvants
- les carcinomes de la sphère ORL, broncho-pulmonaire,
mammaire, digestif, vessie urinaire

29
Directions de recherche en chimiothérapie
L’exploitation des notions de chimiorésistance
- chimiothérapie avec doses grands facteurs de
croissance hématopoïétiques, transplant de moelle,
cellules souche périphériques
- chimiothérapie régionale: intraartérielle,
intrapéritonéale
- chimiothérapie en perfusions continues: 5FU
- modulation biochimique : acide folinique + 5FU
- réversion de la chimiorésistance

30
Directions de recherche en chimiothérapie

Exploitation des notions de chimiorésistance


- l’amélioration des traitements de soutenance:
antiémétiques, antibiotiques, cytoprotecteurs
(exemple dexrazoxan – cardioprotecteur,
amiphostine - protection contre la nephrotoxicité,
urotoxicité et mucosité)
- associations therapeutiques nouvelles: radio
sensibilisation, chimioimmunothérapie
- sélection des malades et l’amélioration des régimes
de chimiothérapie

31
Les directions de recherche en chimiothérapie

2. La synthèse de nouvelles cytostatiques


- cytostatiques avec administration orale
- Analogues des cytostatiques existantes avec
toxicité réduite: des cytostatiques existantes avec
toxicité réduite: incorporation dans les liposomes,
macromolécules
- la thérapie moléculaire ciblée

32
L’HORMONOTHÉRAPIE

L’hormonothérapie suppressive (ablative)


- ovariectomie: cancer mammaire
- orchidectomie: cancer prostate

33
2. L’Hormonothérapie additive

A. compétitive
a. antiestrogènes: * tamoxifène, torémifène, raloxifène, fulvestrant
*cancer mammaire
b. anti-androgènes: * flutamide, bicalutamide, nilutamide, acétate de
ciproterone
* cancer de prostate
c. progestatives: * medroxiprogesteron acétate, megestrol
* cancer mammaire métastasique, endomètre, rénal
* hormonothérapie métabolique
d. estrogènes: * Dietilstilbestrol, Estradurin, TACE (cancer
de prostate)
* plus rarement utilisés à cause des effets adverses
(cardiovasculaires)
e. androgènes: * très rarement utilisés à cause de leur réactions adverses
(cancer mammaire)
* hormonothérapie métabolique 34
2. L’hormonothérapie additive

B. privative
a. inhibiteurs de la fonction hypophisaire et gonadique (analogies LH-RH)
* goséréline, leuprolide, buséréline, triptoréline
* cancer de prostate, cancer mammaire
b. inhibiteurs de l’aromatase
* aminoglutéthimide, fadrozole, anastrozole, etrozole
* cancer de sein
C. frénatrice
- les hormones thyroïdiens
* après la thyroïdectomie pour le cancer thyroïdien inhibe la
sécrétion hypophysaire de TSH
* scope substitutif
- octréotide (Sandostatin)
* tumeurs neuroendocrine
* suppriment la sécrétion de sérotonine, gastrine, motiline, sécrétine

35
3. La corticothérapie
Indications:
* leucémies, lymphomes
* schèmes de traitement cytostatique (effet
lympolitique)
* palliatif: la fièvre paranéoplasique, métastases
cérébrales avec syndrome HIC, syndrome de
compression du VCS, hypercalcémies
* tolérance: renforce l’effet antiémétique des
antiserotoninices

4. L’hormonothérapie métabolique
- anorexie et cachexie: progestative, corticoïdes 36
LA THÉRAPIE MOLÉCULAIRE CIBLÉE ET
AUTRES TRAITEMENTS BIOLOGIQUES

1
I. La thérapie moléculaire ciblée

• Le plus nouveau et dynamique chapitre de la recherche


oncologique actuelle, influencée par le récent déchiffrage
complet du génome humain
• conditions:
* le médicament doit avoir une ou plus cibles moléculaires
spécifiques
* la cible doit être relevant biologique: à avoir un rôle causal
et pas seulement corrélatif dans le développement du cancer
* sa cible peut être reproductible mesurée en clinique : le
médicament n’est pas utile si on ne peut pas identifier les
patients à traiter
* la présence de la cible se corrèle avec un bénéfice clinique
après l’utilisation du médicament spécifique: le blocage de la
cible va arrêter la croissance de la tumeur
2
Classification des cibles moléculaires

1. La signalisation cellulaire

* facteurs de croissance et les tyrosine kinases


des récepteurs des facteurs de croissance
* oncogènes et famcsyl-transferase
* protéines du cycle cellulaire (cycline D1)
* protéine kinases (PKC, PICA, MAPK)
* COX-2

3
La classification des cibles moléculaires

2. Apoptose

* Mdm2

* Bcl-2

4
La classification des cibles moléculaires

3. Transcription des gènes

* la deacetylation des histones

* ADN-methyltransférase

5
4. L’angiogenèse et développement des
métastases

• facteurs angiogéniques et leurs récepteurs


(VEGF - vascular endothelial growth factor,
VEGFR - vascular endothelial growth factor receptor)

* prolifération des cellules endothéliales

* métalloprotéinases

6
Cibles moléculaires potentielles dans le cancer

7
Les inhibiteurs des facteurs de croissance
membranaires

1. Blocage du récepteur du facteur de croissance


épidermique (EGFR)
a. anticorps monoclonaux
* se fixent sur la portion extracellulaire du récepteur
* Cetuximab (Erbitux): - le cancer colorectal métastatique
- carcinomes de la sphère ORL

b. molécules petits
* inhibiteurs de la tyrosine kinase EGFR
* se fixent sur le versant intracellulaire du récepteur
* Erlotinib (Tarceva): - cancer broncho-pulmonaire non-
small cell
- cancer pancréatique 8
Les inhibiteurs des facteurs de croissance
membranaires
2. blocage du récepteur HER-2/neu
Trastuzumab (Herceptin)
* Ac monoclonal humanisé
* bloque la portion extracellulaire du récepteur HER-2
* cancer mammaire métastasique avec supra
expression de la protéine HER2/neu
Lapatinib
* bloque la tyrosine-kinase EGFR et la tyrosine
kinase Her2
* cancer de sein avec hyperexpression ErbB2
9
Inhibiteurs du facteur de croissance membranaires
3. Blocage de la oncogène c-kit et bcr-abl
Imatinib (Glivec)
* inhibiteur des tyrosine-kinases
* leucémie granulocytaire chronique
* tumeurs stromales gastro-intestinales

10
Modulateurs de la transmission (transduction) du
signal

La voie Ras-Raf-MEK-MAPK
- rôle: médiateur des réponses aux signales de
croissance et facteurs antigéniques

La voie PI3K-Akt-mTOR
- rôle: croissance cellulaire et progression dans
le cycle cellulaire
- Temsirolimus: carcinomes rénales avec
métastases
11
La thérapie épigénétique du cancer
- s’applique à quelques gènes supérieurs bien
caractérisés
- associée avec altérations de la chromatine et la
méthylation de l’ADN
- réversible avec inhibiteurs de la deacetylation des
histones et les agents hypométhylènes de l’ADN

12
L’angiogenèse

= formation de nouveaux vaisseaux sanguins de l’endothélium


vasculaire existent
- les agents antiangiogéniques:
* Ac monoclonaux versus VEGF:
- Bevacizumab (Avastin):
- cancer colorectal métastatique
- cancer broncho-pulmonaire non-small cell
* Ac monoclonaux versus VEGFR: en étude
* molécules petits avec activité anti-tyrosine kinasique
versus VEGFR: - Sorafenib: cancer rénal
- Sunitinib: cancer rénal métastatique
tumeurs stromales gastro-intestinales
* Talidomida: myélome multiple
- agents anti-vasculaires 13
L’induction de l’apoptose

• Bortezomib (Velcade)
* myélome multiple

14
L’immunothérapie

1. l’immunothérapie passive avec anticorps monoclonaux


a. Riruximab (Mabthera, Rituxan)
* lymphomes non-Hodgkin avec cellules B, CD20 +
* thérapie standard de ligne I en association avec la chimiothérapie CHOP
dans les lymphomes agressifs
b. Y-ibritumomab tiuxetan (Zevalin)
* lymphome non-Hodgkin CD20 + qui ne répondent pas au rituximab
c. I-tositumomab (Bexar)
d. Alemtuzumab (Campath)
* leucémie lymphatique chronique réfractaire (B)
* leucémie prolymphocytaire avec cellules T
e. Gemtuzumab ozogamicin (Mylotarg)
* les rechutes de la leucémie acute myéloïde
f. Bevacizumab (Avastin)
* carcinomes colorectales et broncho-pulmonaires non-small cell
g. Cetuximab (Erbitux)
* carcinomes colorectales et la sphère ORL
h. Trastuzumab (Herceptin)
* carcinomes mammaires métastatiques 15
L’immunothérapie

2. L’immunothérapie active (vaccinothérapie)


* carcinomes colorectales (cellules tumorales autologues,
comme traitement adjuvant)
* mélanome (cellules autologues hétérologues, traitement
adjuvant)
* carcinomes rénales (cellules autologues, traitement adjuvant)
* cancers broncho-pulmonaires « non-small cell » (le stage III B
post-chimiothérapie, vaccin MUC-1)
* prostatiques (protéine de fusion de la phosphatase acides et
GM-CSF, stage métastatique)
* pancréatiques (peptide gastritique, stage métastatique)

16
La thérapie génique
Problèmes
- la sélection du gène optime
- la modalité d’administration est pour le moment
limitée aux méthodes locales (injections intra-
tumorales)

- le développement de la recherche dans la direction


de la thérapie génique est couramment arrêtée par
des incertitudes concernant les considérants éthiques
et le future cadre législatif d’autour du cette problème

17
Oligonucléotides anti-sensé
= fragmentes courts d’ADN qui sont complémentaires
au chaîne « en sensé normal » du mARN

- peuvent inhiber théoriquement la fonction de


traduction du mARN en protéines au niveau des
ribosomes de la cytoplasme

- anti PKC-α, anti bcl-2

18
Invasion et développement des métastases

Cadherines, intégrines, catenines


* rôle dans adhésivité cellulaire, invasion et
métastasions
Système de coagulation
* trombine: facteur de croissance tumoral

19
II. les modificateurs de la réponse biologique
Interférons
- classification: * type I - interférons α, β, ω
* type II – l’interféron γ
- indications: leucémie granulocytaire chronique,
leucémie avec cellules hirsutes, lymphomes T
cutanés, lymphomes non-Hodgkin avec degré réduit,
myélome multiple, sarcome Kaposi, carcinomes
rénales avec cellules claires métastatiques, mélanome
malin

20
II. Les modificateurs de la réponse biologique

2. Interleukines
a. Interleukine 2
- carcinomes rénales métastatique
- mélanomes
b. Denileukin diftitox (Ontak)
- lymphomes cutanés avec cellules T récidivées CD25
+

21
II. Les modifications de la réponse biologique
3. Les agents de différentiation
a. l’acide 13-cis rétinoïque (isotretinoin)
- capacité de reverser la leucoplasie orale
b. Le tretinoin
- leucémie acute promyélocytaire
c. Bexaroten (Targretin)
- lymphome cutané avec cellules T réfractaire

22
LA SURVEILLANCE DU MALADE ONCOLOGIQUE
ÉVALUATION DES RÉSULTATS THÉRAPEUTIQUES

1
La surveillance post thérapeutique
• la seule possibilité efficiente de découverte dans un
intervalle de temps utile depuis la réapparition de la
maladie
• permet l’initiation précoce d’un traitement
• permet l’évaluation des complications acutes et
tardives secondaires du traitement
• périodes
* période immédiate post-thérapeutique
* période de risque
* période de sécurité relative

2
Surveillance post-thérapeutique

1. la période immédiate post-thérapeutique


* entre le premier jour de traitement et le premier contrôle (2
mois)
* se suivent les réactions et les complications acutes
2. la période de risque
* entre 2 mois et 5 ans depuis le fin du traitement
* la plus importante période
* récidives locorégionales apparent et aussi des métastases
* complications tardives et séquelles post-thérapeutiques
* possibilité de l’apparition d’un IIème cancer
3. la période de sécurité relative
* après 5 ans depuis le traitement
* réduction significative du décès par cancer
* possibilité de l’apparition d’un IIème cancer

3
Évaluation de la réponse et de l’échec thérapeutique

1. La guérison

• la guérison clinique: se choisit un groupe de malades qui ne


présentent pas un risque haut de décéder à cause du cancer
pour le quel ils ont été traités comparatif avec un groupe de
personnes du même âge et sexe de la population générale

• la guérison statistique: équivalente entre la surveillance du


groupe testé et la survie de la population de laquelle il a été
sélecté

• la guérison personnelle: la probabilité que le décès survient à


cause d’une autre affection que le cancer

4
2. L’échec thérapeutique
• échec tumoral
* le traitement local inefficient ou réalisé incorrect
* le cancer des voies aéro-digestives supérieures,
vessie urinaire, tumeurs cérébrales
• échec ganglionnaire
* traitement locorégional inefficient/insuffisant
* le cancer de la sphère ORL, testiculaire non-
séminomateux
• échec métastatique
* tumeurs radio-chimiorésistantes (mélanome,
cancer rénal)
* l’application insuffisante de la thérapie adjuvante
(cancer mammaire)
5
3. La réponse thérapeutique
Les critères OMS
- la réponse complète (RC) = la disparition complète
de toutes les lésions malignes, confirmée au moins de
4 semaines depuis la fin de la thérapie
- la réponse partielle (RP) = décroissance
bidimensionnelle des tumeurs d’au moins 50%,
confirmée aux 4 semaines
- la maladie stationnaire (BS) – les critères pour RP ou
BE ne se trouvent pas
- la maladie en évolution (BE) = croissance d’au moins
25% ou l’apparition de nouvelles lésions, mais sans un
RC, RP ou BS mentionné antérieur 6
3. La réponse thérapeutique

Les critères RECIST pour l’évaluation des lésions cible


- la réponse complète (RC) = disparition des lésions-cible
- la réponse partiale (RP) = une décroissance de la somme des
dimensions des lésions-cible avec moins de 30% par rapport
avec l’évaluation pre-thérapeutique
- la maladie en évolution (BE) = une croissance avec au moins
20% de la somme des dimensions des lésions-cible ou
l’apparition des lésions nouveaux
- la maladie stationnaire (BS) = les critères pour RP ou BE ne
sont pas réalisés

7
3. La réponse thérapeutique
Les critères RECIST pour l’évaluation des lésions-
non-cible
- la réponse complète (RC) = la disparition de toutes
les lésions non-cible et la nominalisation du marker
tumoral
- la maladie stationnaire (BS) = la persistance d’au
moins une lésion non-cible ou la maintenance d’une
valeur montée de le marker tumoral
- la maladie en évolution (BE) = l’apparition de
lésions nouvelles

8
4. La survie
- SV globale: calculée par l’inclusion de toutes les
causes de décès, oncologiques et non-oncologiques,
qu’intéresse le groupe pris en étude
- SV corrigée: exclut les causes de décès causées par
autres pathologies qu’au cancer
- SV sans signes de maladie: utilisée pour l’évaluation
plus objective de l’efficience thérapeutique et de la
qualité de la vie du patient
- SV médiane: permet la comparaison de 2 méthodes
thérapeutiques différentes par la calcul de l’intervalle
de temps dont la survie du groupe de patients arrive
au 50 % 9
5. Méthodes subjectives d’appréciation du résultat
thérapeutique
• indice de performance (IP): une amélioration comparative
avec le début du traitement, associée avec un pronostic
favorable
• la complaisance du traitement: évalue la manière dont le
patient perçoit et accepte le traitement avec ses effets
secondaires par rapport au potentiel bénéfice du point de
vue de l’état de santé
• la qualité de la vie:
* reflète du point de vue qualitatif les résultats des
traitements oncologiques
* critère obligatoire d’évaluation dans le cadre des
trials cliniques
* inclut des tests psychométriques
10
L’interprétation des résultats thérapeutiques

Date catégoriales
- représentent des valeurs diverses, mais qui ne
peuvent pas se mesurer (control local, la récidive)
- l’intervalle de sécurité: montre en quelle proportion
la valeur observée est proche de la probabilité
théorétique
- la comparaison des 2 proportions: précise si la
différence observée est réelle ou non

11
L’interprétation des résultats thérapeutiques
2. Dates de survie
- offrent des indications sur l’évolution de la maladie
et les résultats du traitement
- la méthode « life-table » (Berkson-Gage)
- la méthode Kaplan-Maier
- la comparaison de 2 courbes de survie: le test log-
rank

12
Études cliniques
= l’étape finale, clinique, des études préliminaires de
laboratoire
- il y a 4 phases
- types:
* procès thérapeutique
* procès de prévention
* procès de « screening »
* procès de diagnostic
* procès d’évaluation de la qualité vie/traitements
de soutenance
13
1. Les processus cliniques

- étudient des diverses méthodes de traitement du cancer


- études de la phase I
* but: - l’évaluation de la méthode d’administration
- choisir la dose maxime
* sélectés: les patients avec traitements antérieures inefficientes
les patients chez lesqueles la thérapie standard ne montre plus des
résultats
- études de la phase II
* évaluent l’activité biologique dans les différentes localisations tumorales
* sélectés: les patients avec traitements antérieures inefficientes, en fonction du
type de traitement antérieur
- études de la phase III
* évaluent l’efficience du traitement
* les plus utilisés
* sélectés: - par hasard les patients sans traitement antérieur dans 2 groupes
- groupe de contrôle (reçoit le traitement standard)
- groupe d’investigation (effectue la nouvelle méthode)
- études de la phase IV
* évaluent l’efficience et toxicité du traitement sur un long terme

14
2. Les processus de prévention
- identifient les méthodes de prophylaxie du cancer
- types:
* impliquent des actions pour prévenir le cancer
(arrêter le fumer)
* implique l’administration d’une substance qui
peut diminuer le risque d’apparition d’un certain type
de cancer

15
3. Trials de diagnostic précoce/screening
- évalue des méthodes nouvelles de découverte de la
néoplasie aux personnes saines de point de vue
clinique
- incluent:
* méthodes d’image (endoscopie digestive)
* analyses de laboratoire (markers tumoraux)
* tests génétiques (découverte BRCA 1, 2)

16
4. Processus de diagnostic

Ils évaluent des nouvelles techniques de diagnostic


précoce de la maladie néoplasique (comparaison des
résultats entre CT et RMN)

5. Des processus d’évaluation de la qualité de la


vie/traitements de soutenance
Méthodes d’évaluation de la qualité de la vie et
palliatives.

17
URGENCES ONCOLOGIQUES

1
Urgences oncologiques

I. Syndrome de compression de la veine cave


supérieure
II. Syndrome d’hypertension intracrânienne
III. Le syndrome de compression médullaire
IV. Urgences métaboliques
V. Urgences hématologiques
VI. Urgences chirurgicales oncologiques

2
I. Le syndrome de la compression de la veine cave
supérieure (SCVCS)
Étiologie
- oncologique (85%): * cancer broncho-pulmonaire
* lymphomes (non-Hodgkin, diffus avec
cellules grands, lymphoblastique)
* enfants: lymphomes non-Hodgkin
leucémies
- non-oncologique: * fibrose médiatisnales (histoplasmose)
* iatrogènes (cathéter de perfusion,
pacemaker, chirurgie cardiaque)
- idiopathiques
Tableau clinique
- dyspnée, douleur thoracique, tousse, transpirations faciales ±
membre supérieures
3
Diagnostic SCVCS
* clinique
* radiographie thoracique:
- élargissement du médiastin supérieur
- opacité en forme de spicule + pleurésie
* CT thoracique
* veinographie
* diagnostic étiologique: récolte pour l’examen
cytologique ou histopathologie

4
Traitement SCVCS
- thrombolyse (urokinase), angioplastie, stent
métallique, by-pass
Mesures generales
- repose au lit en semiorthopnée
- régime hyposodé
- oxygénothérapie
- antiinflammatoires stéroïdiennes
- diurétiques

5
Traitement SCVCS

Le cancer broncho-pulmonaire avec cellules petits


- stage M0: chimio-radiothérapie
- stage M1: chimiothérapie, et puis radiothérapie
Le cancer broncho-pulmonaire sans cellules petits
- radiothérapie
- pronostic: défavorable (6 mois)
Lymphomes
- chimiothérapie de première intention
- radiothérapie si: * le volume tumoral > 10 cm diamètre
* la chimiothérapie n’a pas induit la rémission complète
- pronostic: médiocre (19 mois)
Les tumeurs germinales de l’exterieur des gonades
- chimiothérapie
- peuvent se guérir inclusif dans le stage métastasique
Thymome malin
- traitement chirurgical + radiothérapie postopératoire (adénopathies, marges
de résection positives) 6
II. Syndrome d’hypertension intracrânienne (sHIC)
Étiologie
1. augment du compartiment cérébral
* tumeurs cérébrales primitives
* métastases: mélanome, cancer pulmonaire, mammaire
2. augment du volume de LCR
3. excèdent vasculaire
* manque du drainage veineux dans les sinus sous
durales
* hémorragie cérébrale
4. autre compartiment
* œdème: vaso-génique, cytotoxique, auto-immun
* sous-dural: hématome, tumeurs sous-durales, abcès

7
L’image clinique sHIC

- céphalée, nausées, vomissements ± signes neurologiques de


foyer
- somnolence, bradylalie, coma → décès
- signes d’hernie cérébrale → urgence thérapeutique
- hernies latérales: * mydriase ipsilatérale (compression
oculomoteur)
* hémiparésie controlatérale
- hernies centrales: * modifications de conscience, pupillaires
(myosis, areatives au lumière)
* modifications posturales
* modifications cardiorespiratoires
(polypnée, bradycardie, HTA)

8
Diagnostic positif sHIC
- anamnèse
- examen neurologique
- fond d’œil: disparition des pulsations veineuses,
œdème papillaire
- CT cérébral sans substance de contraste: la mase
tumorale intracérébrale, sous-durale, ventriculaire,
hémorragies, hydrocéphalie, hernies
- IRM avec substance de contraste: l’étiologie sHIC
- ponction lombaire: contrindiquée (mont le risque de
la hernie cérébrale)
9
Traitement sHIC
- empyème cérébral, hernie cérébrale → urgence
neurochirurgicale
- corticothérapie: Dexaméthasone 1 f au 6-8 heures
- diurétiques osmotiques:
* Mannitol 20-25%
* surveillance ionogramme (! attention K)
* œdème cytotoxique

10
III. Le syndrome de compression médullaire (SCM)
Étiologie
* adultes: cancer prostate, mammaire, pulmonaire,
myélome multiple
* enfants: neuroblastome, sarcome Ewing, lymphome
non-Hodgkin
Image clinique
- douleur localisée au niveau de la colonne vertébrale
- déficit moteur: paraparese, paraplégie
- syndrome Horner, syndrome de « queue de cheval »
- troubles sphinctériennes
11
Diagnostic SCM
- clinique
- RMN de l’entière colonne vertébrale
- scintigraphie osseuse: indices sur le niveau de compression
Traitement SCM
- corticothérapie: * la première intention → décroissent l’œdème
vasogénique
- la radiothérapie: * la plus utilisée
* exception: lymphome non-Hodgkin, myélome
multiple
* 6-8 Gy/1 fraction
- abord chirurgical: * antérieur
* postérieur (laminectomie)
* postéro-latéral (compressions
radiculaires)
12
IV. Urgences métaboliques
1. Hypercalcémie
Image clinique
- nausées, vomissements, constipation, polyurie
- HTA, arythmies ventriculaires, bloque atriau-ventriculaire
- somnolence, confusion, désorientation temporo-spatiale, coma
Traitement
- formes légères:
* hyperhydratation iv (1-2 litres sérum physiologique)
* 1-2 f Furosémide → augmente l’élimination du Ca
- formes moyennes: * associent bisphosphonates
* nitrate de galium: cases de rétractation
- forme sévère:
* calcitonine 2-4 U/kg corps sc ou im répétée au 6-8 heures
* mithramycine
* phosphore 3x1 g/jour per os
* dialyse

13
2. Hyper-uricémie
Étiologie
* leucémies, lymphomes

Traitement
* allopurinol 300-600 mg/hour po
* hyperhydratation avec l’alcalinisation de l’urine
(! sans diurétiques)
* Rasburicase: dans le cas des uricémies
importantes
* hémodialyse: insuffisance rénale
14
Le syndrome de lyse tumorale (SLT)

= hyper-uricémie, niveau de potassium et phosphate élevé, hypocalcémie


- chimio-, immuno-, hormonothérapie, irradiation sur des volumes tumoraux
grands → SLT
- facteurs de risque: tumeurs « bulky », hépatosplénomégalie tumorale,
leucocytose, déséquilibre électrolytique, arythmies, dysfonction rénale
- clinique: * crampes, paresthésies, tétanie, nausées, vomissements
* oligurie/anurie
* arythmies sévères → stop cardiaque
- traitement: * hydratation intense
* surveillance ionogramme, ECG
* hydroxyde d’aluminium
* mont de l’élimination de potassium
* dialyse: insuffisance rénale

15
3. Acidose lactique
pH veineux ≤ 7,35
Étiologie:
* cancer mammaire avancée, colorectal, ovarien,
pulmonaire
* associée SLT
Image clinique:
* arythmies, hTA
Traitement:
* hydratation + Dopamine/Dobutamine
* bicarbonate de Na
16
4. L’hypoglycémie
Étiologie:
* sécrétion d’hormones insuline-like (cancer
pancréatique, sarcome)
* consume tumoral > possibilités gluco-
génétiques
L’image clinique:
* transpirations, agitations
* HTA, tachycardie
Traitement:
* glucose iv/po
* hormones hyperglycemiants (glucagons,
corticostéroïdes) 17
5. Insuffisance surrénalienne
Étiologie:
* métastases massives surrénaliennes
Image clinique:
* syndrome Addison acut
Traitement:
* hémisuccinate d’hydrocortisone 200-300 ml
* Dexaméthasone, fludrocortisone

18
V. Urgences hématologiques
Aplasie fébrile

- leucocytes < 1000/mm³, neutrophiles < 500/mm³ +


fièvre
- fréquent post-chimiothérapie
- l’isolation du patient
- récolte de cultures (uro-cultures, coprocultures,
examen bactériologique expectoration, cathéters, plaies,
collections)
- traitement:
* antibiothérapie avec spectre large (Gram
négatives)
* Céphalosporine IIIème génération +
Aminoglycoside
19
2. L’anémie sévère

* Hb < 8 g% → transfusions de masse érythrocytaire iso-


groupe, izoRh
* Hb = 8 – 11,9% → Erythropoietine 30.000UI/semaine prise
unique ou 3x 10.000
3. Thrombopénie sévère
* risque hémorragique monté (! cérébral)
* pétéchies, ecchymoses, gingivorragies, épistaxis, hématurie
* Thrombocyte 50.000/mm³ + phénomènes hémorragiques →
hémostatiques (adrenostasin, etamsilat, vitamine K)
* Thrombocyte < 10.000/mm³ → transfusion de masse
thrombocytaire

20
VI. Urgences chirurgicales oncologiques
1. Syndrome hémorragique
- clinique:
* tachycardie, hTA orthostatique, choc hémorragique
* hémoptysie, hématémèse, méléna, rectorragies,
hématurie, hémorragie vaginale, hémorragie interne
- préopératoire: détermination du siège de l’hémorragie
- sutura-ligature du vaisseau qui saigne
- résection du tissu intéressé
- hémorragies postopératoires:
* vaisseaux grands non ligaturés, ligature dérapée
* multiples vaisseaux petits (hémorragie en toile)
- hémorragies post-irradiation: entérites radiques
hémorragiques 21
2. Le syndrome obstructif

- les tumeurs obstructives entre l’angle gastrique et l’orifice anal →


occlusions → intervention chirurgicale d’urgence
- tumeurs qu’obstruent l’hypo-pharynx, laryngée, trachée → insuffisance
respiratoire acute → trachéostomie ou cricothyroidostomie
- clinique: * douleurs abdominales colliquative, nausées, vomissements
* absence du transit pour des matériels fécales et gazes
- Rx abdominal sur vide: * distension des anses intestinales
* niveaux hydro-aériques
- la laparotomie cause d’occlusion:
* tumeurs primaires colorectales, ovariennes, gastriques,
pancréatiques, utérines, vésicales
* la carcinomatose péritonéale
* la mezenterite tumorale rétractile
* l’entérites radique obstructive
22
2. Le syndrome obstructif

- traitement:
* résection segmentaire avec l’anastomose T-T ou by-
pass: intestin grêlé
* ileotransversostomie + colostomie distale et proximale:
tumeurs pelviennes inextirpables
* hemicolectomie droite avec ileotransversostomie:
tumeurs de la demi- côlon droit
* colectomies segmentaires avec anastomoses T-T:
tumeurs de colonne transverse
* palliatif: cecostomies, dérivations colocoliques
- occlusions post-opératoires:
* déterminées par brides, adhérentes, valvulaires,
hernies internes, corps étrangères
23
3. Le syndrome de perforation
- étiologie: cancer colorectal, lymphome, fistules
anastomotiques post-opératoires
- clinique: * péritonite généralisée:
- douleurs abdominales, défense, contracture,
- iléus, fièvre, tachycardie, oligurie, hTA
* péritonite localisée
- traitement:
* l’enlevé de la contamination péritonéale
* résection minimale de la zone perforée
* sans la re-détermination du transit ou extériorisation
ou dirigée (fistule cutanée par tubes de drainage)
* toilette de la cavité abdominale
24
4. Le syndrome infectieux
- fasciite nécrosante:
* les patients âgés, avec cancer avancé et maladies
chroniques
* post-interventions majores
* mortalité montée (> 50%)
- gangrené gazeuse:
* porte d’entrance: opération, lésions minimes (injection,
excoriation)
* traitement: - précoce, agressive
- incisions, débridassions, drainages larges
- irrigations avec eau oxygénée -
antibiothérapie
* mortalité très montée (100%)
25
TRAITEMENTS SYMPTOMATIQUES ET
PALLIATIVES

1
1. La douleur
A. Classification de la douleur en fonction de son
type
a. la douleur somatique
* subjectif: - peut être localisée
- caractère de brûlure, écrase, crevaison
- intermittente ou continue
* étiologie: - métastases osseuses (le plus fréquent)
- post incision chirurgicale, myopathies

2
b. la douleur viscérale
* subjectif:
- difficile localisée
- caractère de pression douloureuse, profonde
- manifestations neurovégétatives
* la douleur rapportée: douleur dans l’épaule déterminée
par l’irritation de la fascié hépatique
c. la douleur névropathe
* subjectif: sensation de choque électrique, brûlure
localisée
* neuropathies chimio-induites, plexopathies radio-
induites
* syndrome du membre fantôme
* très résistant au traitement
3
B. Classification de la douleur en fonction de la
durée
1. douleur aiguée
* intensité moyenne/haute
* phénomènes végétatives
* répond au traitement analgésique
2. douleur chronique
* persistance de la douleur de plus de 3 mois
* absence des phénomènes végétatifs
* modifications de personnalité
* altération de la qualité de vie
4
C. la classification de la douleur en fonction de
l’étiologie
1. cause influentes: la tumeur
- le motif de la visite chez le médecin
- le traitement de la cause → amélioration du doleur
2. cause qui détermine: traitement
- chimiothérapie: mucite, myosite, douleurs
névropathies, toxicités
- radiothérapie et chirurgie: mucosite, cystite, rectite
radique, douleur du membre fantôme, adhérences
postopératoires
5
Le traitement de la douleur
Principes de traitement
* bien choisir le traitement
* prescription de la dose minime pour combattre la
douleur persistante et assurer les préparâtes pour
calmer rapidement l’accès de douleur
* titrage du nécessaire d’analgésique
* choisir la voie d’administration
* prévention, anticipation des effets secondaires et du
traitement spécifique
* association des adjuvants

6
Le traitement de la douleur
Niveaux d’analgésie

Niveau 1
* non-opioïdes ± adjuvants

Niveau 2
* opioïdes minores + non-opioïdes ± adjuvants

Niveau 3
* opioïde major ± non-opioïde ± adjuvant

7
Principaux classes d’antalgiques

1. analgésiques non opioïdes


- aspirine: 600 mg
évité: insuffisance rénale, troubles de coagulation,
thrombopénies
- acétaminophène: 650 mg
- ibuprofène: 200-400 mg
- naproxène: * 250-300 mg
* la durée plus longue que celle de l’ibuprofène
* action analgésique plus grande que celle de
l’aspirine
- inhibiteurs de cox2: Celecoxib (celebrex) 100-200 mg

8
Les principales classes d’antalgiques
2. Analgésiques opioïdes
a. opioïdes minores
* Codéine: 100 mg la 4 ore po
* Dihydrocodéine: 50-75 mg au 4 heures po

b. opioïdes majores
* Morphine: 15 mg la 4 ore po
* Hydromorphone: 4 mg la 4 ore
* Fentanyl: 50 mg/heure aux 72 heures po
* Oxycodone: 7,5-10 mg aux 4 heures po
* Méthadone 10 mg aux 6-8 oheures po
9
Voie d’administration
* tablettes avec libération immédiate ou lente : la
première intention
* injectable: iv, sc, intrarachidien
* patch transdermique: en cas de vomissements
* intra-rectal: en cas de vomissements
* sublingual

L’intervalle d’administration
Conditions
* respecter la pharmacologie du préparât
* assurer l’analgésie sur 24 heures
10
Effets adverses

- dépression respiratoire
* antidote: naloxone 1,2 mg en 250 ml sérum physiologique en
perfusion continue
* réduction avec 25% de la dose quotidienne
* adjuvant
- nausées et vomissements
* dessapèrent en 2-3 jours
* métoclopramide, dexaméthasone, kytril, zofran
- sédation
* s’améliore en approximatif 7 jours
* caféine
- confusion et hallucinations
* réduction avec 25% de la dose
* halopéridol
- constipation
* régime riche en fibres
* laxatives osmotiques, lavement baryté 11
Tolérance
* le même effet analgésique s’obtient avec une dose
plus grande
* le résultat de la progression tumorale
* décroissance de la période d’amélioration
symptomatique du patient
Dépendance
* physique: interruption brutale de la morphine
→ syndrome de sevrage
* psychique: - déterminée par la peur de retour
de la douleur lorsque la morphine n’est pas présente
- raire
12
Adjuvants
- antidépressives: * douleurs névropathes
* amitriptyline
- anticonvulsivants:
* carbamazépine 200 mg 3-4 fois/jour
* gabapentine
- phénothiazine: halopéridol 0,5-1 mg de 3 fois/jour
- antihistaminiques: hidroxizin + opioïde
- corticoïdes: dexaméthasone 2-4 mg/jour (100 mg –
compression médullaire)
- anesthésiques locales: onguent avec xyline
- bifosfonats: douleurs osseuses
13
Autres traitements

1. La radiothérapie
- s’utilise seulement dans le cas des douleurs localisées
- extrêmement efficace dans les métastases osseuses
- irradiation localisée: * 30 Gy en 14 fractions en 10 jours ou
* 20 Gy en 5 fractions
- irradiation hemi-corporelle:
* 8 Gy
* amélioration rapide (48 heures) et de durée
- irradiation systémique: * Strontium 20-40 Gy
* Samarium 1 mCi/kg iv
* effet secondaire: myélotoxicité
2. Chimiothérapie
- dans des stages avancés, chez les malades avec IP bon
3. Chirurgie
* neuroablatie, analgésie intra-spinale
* occlusion intestinale → dérivation digestive
* métastasectomie
14
2. La dyspnée
Étiologie
* tumeur primitive, métastases
* infection, hémorragie, embolie
* œdème pulmonaire (cardiaque, non-cardiaque)
* toxicité pulmonaire
- chimiothérapie avec Méthotrexate,
Bléomycine
- radiothérapie: > 40-50 Gy
- traitement: corticothérapie ± antibiotiques
* Mitomycina C: syndrome hémolytique
urémique
15
3. Nausées et vomissements

Étiologie
* métabolique: hypercalcémie
* occlusion, constipation sévère
* métastases cérébrales
* chimio- ou radiothérapie
Classification
* immédiate: les premiers 24 heures post traitement
* tardives: après 24 heures jusqu’à quelques jours
* anticipatoires: sur base psychique
Traitement
* inhibitoires de 5 hydroxiyriptamine: - ondansétron
- granisétron
* dexamethasone, métoclopramide, neuroleptiques,
benzodiazépinesc

16
4. L’anorexie et la cachexie

Traitement médicamenteux
- corticostéroïdes, Mégestrol, Métoclopramide et cisapride,
Ibuprofène, Mélatonine
Traitement nutritionnel
- risques liées au:
* mise de cathéter central: pneumothorax, pneumo
médiastin, thrombose, migration cathéter, infections
* anomalies métaboliques: Na, K, Ca, Mg
* affection hépatique
Recommandations: alimentation sur voie orale
complémentes alimentaires hyperprotéiques,
hypercaloriques
17
5. La constipation
- mesures prophylactiques
* croissance de l’apport alimentaire de fibres
végétales
* apport hydrique correspondant
* gymnastique
- diagnostic différentiel
* occlusion
* troubles métaboliques: hypercalcémie, niveau
bas de potassium, hypothyroïdisme
- traitement
* prokinétiques: Débridat
* laxatives osmotiques 18
6. L’occlusion

- sonde d’aspiration naso-gastrique


- alimentation parentérale
- occlusion incomplète
* corticothérapie en doses hautes (dexaméthasone 60
mg/jour)
* prokinétiques (Métoclopramide)
- occlusion complète
* anticholinergiques, octréotide
- obstacle unique
* prothèse endoscopique avec stents
- intervention chirurgicale
* dans l’absence de la carcinomateuse péritonéale chez
un patient en état général bon 19
LA CLASSIFICATION DES TUMEURS
MALIGNES

1
La classification histopathologique est fondée sur
leur origine embryonnaire (des 3 strates germinales)
• ectoderme et endoderme: les tumeurs épithéliales ou
les carcinomes
• neuro-ectoderme: les tumeurs du système nerveux et
ceux du système APUD (Amine Precursor Uptake et
Decarboxylation – cellules capables de prélever et de
décarboxylation des précurseurs aminés)
• mésoderme: les tumeurs du système
hématopoïétique, les sarcomes osseuses et de parties
flasques

2
Les tumeurs épithéliales
Les plus fréquents types entre les tumeurs malignes
(80%).
Classification:
• 1. carcinome basocellulaire
• 2. carcinome pavimenteux
• 3. carcinome transitionnel
• 4. adénocarcinome
• 5. carcinome adénoïde kystique

3
Les tumeurs épithéliales
1. les carcinomes basocellulaires
• localisation: au niveau du visage
• évolution: exclusif locale de longue durée
• pronostic: très bon
• âgés: * se forment avec évolution locale agressive
* sans déterminations secondaires
lymphatiques ou sur voie hématogène
2. les carcinomes pavimenteux
• origine: l’épithélium des voies aérodigestives
supérieures ou bronchiques
• évolution: plus agressive locale et avec extension
lymphatique
4
Les tumeurs épithéliales

3. carcinomes transitionnels
• origine: l’épithélium de l’appareil urinaire
• évolution: agressive locale et dissémination dans les ganglions
lymphatiques régionaux
• début: multicentrique et concomitant avec lésions multiples,
disséminées
4. adénocarcinomes
• cancers plus agressif
• dissémination précoce lymphatique et au distance (métastase
hématogène)
5. carcinome adénoïde kystique
• localisation: glandes salivaires, bronches
• évolution: * locale par invasion peri-neurale
* possibles métastases hématogènes pulmonaires
5
Les tumeurs conjonctives
Tumeurs osseuses et de parties flasques (3-5%).
Classification:
osseuse: ostéosarcome
cartilage: chondrosarcome
3. parties flasques:
* mesenchimal: fibrosarcome, neurofibrosarcome,
liposarcome
* musculaire: léiomyosarcome,rabdomyosarcome
* vasculaire: angiosarcome, lymphangiosarcome
* synovial: sarcome synovial

6
Tumeurs du tissu hématopoïétique et lymphatique
1. maladies myeloprolifératives chroniques
* leucémie myelogene chronique (chromosome
Philadelphia)
* policitemia vera
* myelofibrose chronique idiopathique
* thrombocytopénie essentielle
2. maladies
myélodysplasiques/myéloprolifératives
* leucémie myélomonocytaire chronique
* leucémie méloïdé chronique atypique
* leucémie myélomonocytaire juvénile
7
Tumeurs du tissu hématopoïétique et lymphatique
3. syndromes myélodysplasiques
* anémie réfractaire
* cytopénie réfractaire
* syndrome myélodysplasique
4. leucémies myéloïdes acutes
* leucémie myéloïde acute avec modifications
génétiques récurrentes
* leucémie myéloïde acute avec dysplasie
* leucémie myéloïde acute et syndromes
myélodysplasiques
* leucémie myéloïde acute sans autre précision
8
Tumeurs du tissu hématopoïétique et lymphatique
5. lymphome Hodgkin: 1/3 des cases
6. lymphomes non-Hodgkin
7. néoplasmes histiocytaires et avec cellules
dendritiques
* sarcome histiocytique
* histiocytose avec cellules Langerhans
* sarcome avec cellules Langerhans
* sarcome avec cellules dendritiques

9
Tumeurs du tissu hématopoïétique et lymphatique
8. Mastocytoses
* mastocytose cutanée
* mastocytose systémique indolente
* mastocytose systémique agressive
* mastocytome extra-cutané

10
Tumeurs du tissu nerveux
1. tumeurs du tissu neuro-épithélial
* astrocytes: les plus frequenes
* oligodendroglies
* ependimales et plexus choroïde
* neuronales
* neuroblastiques
* pinéales
* embrionales
* gliale d’origine incertaine

11
Tumeurs du tissu nerveux
2. tumeurs des nerves périphériques
* schwanome
* neurofibrome
* perineurinome
* la tumeur maligne périphérique de la gaine des
nerves
3. tumeurs du méningé
* tumeurs des cellules meningotheliales
* tumeurs mesenchimales non-meningotheliales
* tumeurs primaires mélanocytaires
12
Tumeurs du tissu nerveux
4. lymphomes et néoplasies hématologiques
* lymphome malin
* plasmocytome
* sarcome granulocytique
5. tumeurs avec cellules germinales
* carcinome embryonnaire
* choriocarcinome
* tératome
6. tumeurs de la région sellaire
* craniopharyngiome
7. métastases cérébrales
13
Tumeurs qu’invadent plusieurs tissus
Elles ont comme point de partance le même organe,
mais ils proviennent de 2 ou plusieurs tissus.
Les types principaux:
* la tumeur phyllode mammaire: component épithélial
et conjonctive (sarcome)
* tumeur Wilms: neuroblastome avec tissu rénal et
components embryonnaires
* térato-carcinome : cellules germinales multi-
puissantes

14
NOTIONS D’IMMUNOHISTOCHIMIE
L’Immunohistochimie
• application des principes d’immunologie pour voir
l’étude cellulaire et tissulaire
• permet la visualisation des markers
immunologiquement détectables dans les sections
tissulaires
• principe: l’identification d’un antigène tumoral qui a
une examen normal morphologique n’est pas visible

15
Les contributions de l’immunohistochimie au
diagnostic histopathologique
• identification de l’origine tissulaire des tumeurs
malignes non différenciées → établir une conduite
thérapeutique correcte
• identification du quelques facteurs de pronostics
moléculaires (p53, Her2/Neu, Ki-67)
• identification du quelques cibles moléculaires
(CD20, erbB-2): obligatoire dans l’effectuation des
traitements moléculaires ciblés
• évidence du quelques facteurs infectieux associes
avec les tumeurs malignes (Human Papiloma Virus)
16
Markers tumoraux
* l’antigène prostatique spécifique → la tumeur de
prostate
* l’alfa-foeto-protéine → tumeurs germinales/cancer
hépatique
* l’antigène carcinoembryonnaire →
adénocarcinomes digestifs/pulmonaires
* chromogranines → tumeurs endocrines
* S100 → tumeur du système nerveux/mélanome

17
LA PROPHYLAXIE DU CANCER

1
La prophylaxie du cancer

= la totalité des méthodes de prévention de l’apparition


de la maladie néoplasique

- concept en continue changement

2
Les prémisses théorétiques de la prophylaxie du
cancer
1. L’étiologie du cancer et les facteurs de risque
Factor étiologique Proportion du total de
décesses (%)
Fumer 30
Alcool 3
Alimentation 10-70
Comportement sexuel 7
Facteurs professionnels 4
Produits industriels <1
Médicaments 1
Facteurs géophysiques 3
Infections 10
3
2. L’histoire naturelle du cancer
- les caractères du phénotype malin: la prolifération,
invasion locale, les métastases se développent relatif
tard pendant l’histoire naturelle de la néoplasie
- dans les phases initiales: les lésions tissulaires
évoluent lentément et sont précédées par des
modifications bénignes et peuvent se guérir par des
traitements minimes
- l’évolution des lésions n’est pas toujours progressive
vers malignité et elles peuvent même régresser
spontanément

4
Les étapes de la cancérogenèse

1. la phase d’initiation
- les premières modifications génétiques se passent
- prévention:
* éviter le contact avec les agents geno-toxiques
* blocage des mécanismes d’action
* stimulation des processus de réparation de l’ADN
2. la phase de promotion
- se forment les premières lésions tissulaires
- caractéristique pour les lésions: la possibilité de différenciation
et régression
3. la phase de progression
- la majorité des lésions produites évoluent lent, dans la forme
des précurseurs (lésions précancéreuses) et ensuite dans les
formes rapide progressives 5
La prophylaxie primaire

- but: * l’identification et contrôle des facteurs


d’environnement ou de l’organisme qu’influence
l’apparition du cancer
* réduction de l’incidence du cancer par le
contrôle des facteurs de risque

- actions: * réduction de l’exposition aux facteurs de


risque
* amélioration de la résistance de
l’organisme aux facteurs de risque
6
La prophylaxie primaire non spécifique
- éducation sanitaire
- normes de règlementation des carcinogènes
professionnels et naturels: radioprotection
- mesures fiscales: introduction de taxes pour l’alcool
et cigarettes
- restrictions publicitaires aux facteurs carcinogènes
- restrictions temporo-spatiales du consomme de
toxiques: interdiction de fumer dans les places
publiques

7
La prophylaxie primaire spécifique
Localisation tumorale Méthode de prophylaxie primaire
Cancer broncho-pulmonaire Arrêter le fumer
Cancer colorectal Réduction de l’excès alimentaire
graisses
Augmentation du consomme de fibres
végétales
Colectomie totale (polypose colique
familiale)
Cancer hépatique Vaccination anti HBV
Cancer mammaire Réduction de l’excès alimentaire
calorique/graisses
Mastectomie bilatérale pour CLIS
Cancer de col utérin Conciliation sexuelle
Diète protective (thiamine, riboflavine,
B12)
Vaccination anti HPV
Cancer cutané Limitation de l’exposition aux radiations
solaires
Utilisation de crèmes protecteurs
Cancer testiculaire Correction de la cryptorchidie
8
La prophylaxie secondaire
- identification et modification des signes et
symptômes qui avec grande probabilité suggèrent
l’apparition d’un cancer invasif
- but principal: détection d’un cancer de début dans la
phase préclinique
- méthode:
* actions de dépistage et surveillance des
groupes de risque haut pour quelques localisations
* traitement des précurseurs tumoraux
* chimio-prophylaxie
* modification du mode de vie chez les
personnes avec facteurs de risque 9
1. Actions de dépistage du cancer = screening

= procès de recherche active de la maladie chez les personnes


asymptomatiques
Critères essentiales
* une claire définition de la population – cible
* il faut que les personnes qui vont être testés soit identifiables
* mesures qui peuvent assurer une large couverture et
participation
* facilites adéquates de récolte + examen, des tests
* programme organisé de control de la qualité
* facilites adéquates de diagnostic et traitement correct pour les
cases confirmés + surveillance des patients
* évaluation et surveillance pour pouvoir calculer l’incidence + la
mortalité différenciée entre les participants au programme
10
Le screening
Le cancer de col utérin
- examen gynécologique + examen cytologique
vaginal (Babes-Papanicolau)
- début: 3 ans après le premier contact sexuel, mais
pas plus tard de 21ans
- fin: jusqu’a 70 ans ou sur toute la durée de la vie s’il y
a des facteurs de risque
- intervalle: * annuel après le début
* ♀ > 30 ans avec 3 examens consécutives
négatives → examens au intervalle
de 2-3 ans
11
Le screening
Le cancer mammaire
* autopalpation du sein
* examen clinique de spécialité
* mammographie

Le cancer de prostate
* touche rectal
* PSA

12
2. Le diagnostic précoce chez les personnes
asymptomatiques

- organisation des actions pour les groups sélectionnés par la


population, sur la base de l’existence du quelques facteurs de
risque spécifiques
- connaissance des groupes de risque et des facteurs de risque
individuels habilitent le médecin pour donner un diagnostic
précoce chez les personnes asymptomatiques
- les investigations de routine doivent s’orienter vers les
organes susceptibles de développer un cancer et qui en
fonction de l’âge se répètent avec une certaine fréquence
- les individus avec un risque spécifique à cause de la modalité
de vie, l’hérédité ou aux maladies qui les présentent déjà
doivent se surveiller dans une manière spéciale
13
3. La chimio-prophylaxie

= la possibilité de prévention du cancer avec l’aide du quelques agents


chimiques avec action inhibitoire ou même de réversion du procès de
cancérogenèse
L’évolution en temps du procès de cancérogenèse offert la possibilité
pratique d’intervenir dans les étapes différentes :
- éviter l’exposition aux facteurs cancérigènes, de début ou promoteurs
- blocage de l’activation métabolique des initiateurs ou promoteurs potentiels
ou l’orientation de la cellule vers voies métaboliques avec produits finaux
moins toxiques
- captage du carcinogène actif avant d’interagir avec l’ADN cellulaire
- la stimulation de la réparation de l’ADN avant la division de la cellule
- l’inhibition de l’activation des proto-oncogènes dans la phase de promotion
ou le blocage de l’effet biologique de leur l’expression
- la réversion au normal du phénotype paranéoplasique

14
Les agents de chimio-prévention

1. les modulateurs sélectifs des récepteurs ostrogéniques


- le Tamoxifène: cancers hormone-dépendantes
2. antiinflammatoires non-stéroïdiens
- aspirine, piroxicam, célécoxib, sulindac
- chimio-prophylaxie du cancer de colon chez les personnes avec historiques de
polypose familiale
3. les composées du calcium
- les facteurs protecteurs pour la muqueuse gastrique et la prévention du cancer de
colon
4. glucocorticoïdes
- la prophylaxie des lésions précancéreuses du niveau de la muqueuse bronchique
- Budésonide
5. rétinoïdes
- analogues naturels ou synthétiques de la vitamine A
- chimio-prophylaxie du cancer de col utérin, poumon, cavité buccale, vessie urinaire
6. autres substances
- sélénium (colon), vit C et E (effet antioxydant pour l’œsophage et l’estomac)

15
La prophylaxie tertiaire
- but: identification et modification des conséquences
des séquelles psychologiques, sociales, économiques
et physiques associées avec le diagnostic, le
traitement et récupération du malade oncologique
- se réalise après le début clinique du néoplasme
- comporte:
* récupération physique
* récupération psychique
* réintégration socio-professionnelle

16
LE RÔLE DU SYSTÈME IMMUN DANS LA
CANCÉROGENÈSE
LA PROGRESSION ET LA RÉSISTANCE ANTI-
TUMORALE

1
Les components du système immun
1. l’immunité naturelle
• réponse non-spécifique et immédiate
• se produit indifférentement de la nature de l’agresseur
• assurée par les cellules natural killer (NK)
• constitue la première ligne de défense antimicrobienne
2. la réponse adaptive
• réponse spécifique
• se développe après une période de latence, persiste
beaucoup
• donne la résistance contre les germes identifiés
dans l’agression initiale
• classifiée: * réponse immune cellulaire médiate (Th1)
* réponse humorale (Th2)
2
Les anticorps actionnent par les mécanismes
suivants
• neutralisation par adsorption
• opsonisation
• activation du complément
• cytotoxique dépendante par les anticorps cellulaire
médiate

3
Les cellules T cytotoxiques
Elles identifient la présence des pathogènes
intracellulaires par la reconnaissance du quelques
fragments de protéines sur la surface des cellules
infectées.

Les cellules T cytotoxiques CD8+ après le contact


avec l’antigène se transforment en cellules actives,
capables à les lyser.

Les cellules helper CD4+ répondent a l’antigène par


libération par cytokines.
4
Les cellules natural killer (NK)

• détruisent les cellules identifiées comme dangereuses


• travaillent avec les cellules dendritiques
• assure le développement de la réponse immune adaptif

Les cellules dendritiques (DC)

• les plus fortes cellules qui présentent d’antigène


• rôle: capture les antigènes vues et aussi de les présenter aux
cellules T
• active aussi les cellules Tc, et aussi les Th avec libération de
cytokines qui favorisent la réponse cellulaire

5
Les cellules T régulatrices (Treg)
• font la liaison entre les mécanismes centraux et
périphériques de la self-tolérance
• actionnent en périphérie pour le contrôle des cellules
T auto réactives
• répondent aux signales associées avec destructions
tissulaires par la minimalisation des lésions
controlatérales

6
L’implication du système immun de l’histoire
naturelle du cancer
Virchow (1863) – a remarqué l’infiltration cellulaire
immune des tumeurs
H. pylori – cancer gastrique
HPV – cancer de col utérin
EBV – lymphomes, cancer rhinopharyngien
Le virus hépatique C – hépato-carcinome
Les inhibiteurs de cyclooxygénase 2 – la diminution
du cancer colorectal

7
Les mastocytes et les macrophages
• les premiers qu’arrivent à la place de l’agression
• libère des cytokines, chemokines, protéases,
espèces oxygène réactives, histamine
• activent les cellules endothéliales et les fibroblastes
• initient la réparation des lésions tissulaires

8
L’inflammation chronique
• elle est impliquée dans la cancérogenèse et dans la
progression tumorale
• les lésions tissulaires peuvent induire la
transformation cellulaire et la soutenance d’une
croissance cellulaire incontrôlée
• induit un état d’immunosuppression qui bloque la
réponse immune contre les cellules transformées

9
La surveillance immunologique du cancer
La pression sélective faite par le système immun
détermine une modulation continue du phénotype
tumoral, qui favorise la croissance de quelques tumeurs
moins immunogéniques et qui ne sont pas reconnues
par les cellules immunes.

10
Les étapes du procès d’immunohérédité
1. élimination:
• éradication totale des tumeurs qu’on réussit à passer
des mécanismes non-immunes de surveillance
• le résultat d’une réponse immune naturelle et
adaptative
2. équilibre: élimination des cellules tumorales
immunes et non-immunes sélectent une population
moins antigénique qui en temps peut devenir dominante
3. évasion: 3 modalités
• le manque de reconnaissance
• mont de la résistance anti-tumorale
• induction de la suppression immune
11
L’immunothérapie antimorale
Approche
• stimulation des components effectrices déficitaires:
cellules T, cellules dendritiques, cellules natural
killer, cytokines effectrices, mont de la capacité
antigénique des cellules tumorales
• inhibition des facteurs suppressives: cellules T
régulatrices, cellules dendritiques
immatures/dysfonctionnelles, self-antigène,
cytokines suppressives
• nouvelle immunothérapie avec ,,check-points
inhibitors„ : anti-PD-L1/ PD 1 et anti-CTLA-4
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NOUVEAUX IMUNOTHERAPIE AVEC INHIBITEURS
DES POINTS DE CONTROLE DE Ĺ IMUNITḖE

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