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Objectifs 15/20 - DCG
Le manuel officiel de préparation au
DCG
Le diplôme de comptabilité et de gestion (DCG), est un
diplôme d'État dans le domaine de la comptabilité et de la
gestion, conférant à son détenteur le grade de licence et
s'inscrit dans le cursus de l’expertise comptable.
LA REFERENCE DU DCG
PROPOSE UN ENTRAINEMENT COMPLET :
• Plus de 200 séries d’exercices et cas pratiques corrigés
couvrant les 5 UE concernées pour s’entrainer et acquérir
des automatismes.
• Des explications pour faciliter la compréhension de
chaque thème.
La référence du DCG est l’ouvrage indispensable pour se
familiariser aux examens et obtenir 15/20 et plus.
Fabien Anoma, Fondateur des Annales Objectifs 15/20.
Objectifs 15/20 - DCG
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Objectifs 15/20 - DCG
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Objectifs 15/20 - DCG
Partie 1 : Comptabilité Approfondie
Thème 1 : La profession comptable - p. 9
Thème 2 : Le cadre comptable - p. 17
Thème 3 : L’évaluation des actifs - p. 27
Thème 4 : Les dettes et les créances - p. 58
Thème 5 : Le capital, constitution et variations - p. 82
Thème 6 : L’affectation du résultat des sociétés - p. 96
Thème 7 : Les dettes financières et les autres fonds propres - p. 106
Thème 8 : Les provisions règlementées - p. 116
Thème 9 : Le rattachement des charges et des produits au résultat de l’exercice - p. 122
Thème 10 : Les opérations financières et les engagements financiers - p. 131
Thème 11 : Détermination de l’impôt sur les sociétés - p. 139
Thème 12 : Entités spécifiques – les collectivités territoriales - p. 149
Thème 13 : Entités spécifiques – les associations - p. 158
Partie 2 : Contrôle de Gestion
Thème 1 : La comptabilité de gestion et le contrôle de gestion - p. 168
Thème 2 : La méthode traditionnelle de calcul du cout complet - p. 173
Thème 3 : La méthode abc - p. 183
Thème 4 : L’imputation rationnelle des charges fixes - p. 193
Thème 5 : Les couts partiels - p. 202
Thème 6 : Le modèle cout – volume - profit - p. 211
Thème 7 : Les variables aléatoires - p. 219
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Thème 8 : La procédure budgétaire - p. 226
Thème 9 : La gestion des ventes - p. 231
Objectifs 15/20 - DCG
Thème 10 : La gestion des stocks et des approvisionnements - p. 237
Thème 11 : La gestion de la production - p. 242
Thème 12 : La gestion de la masse salariale - p. 249
Thème 13 : Le contrôle budgétaire - p. 255
Thème 14 : Les tableaux de bord - p. 263
Thème 15 : La gestion de la qualité - p. 271
Partie 3 : Droit Fiscal
Thème 1 : Impôt sur le revenu - p. 280
Thème 2 : Bénéfices industriels et commerciaux – impôt sur les sociétés - p. 300
Thème 3 : Taxes sur la valeur ajoutée - p. 307
Thème 4 : Impôts sur le capital, contrôle, contentieux, sanctions - p. 313
Partie 4 : Finance d’entreprise
Thème 1 : La valeur - p. 322
Thème 2 : Le diagnostic financier des comptes sociaux - p. 327
Thème 3 : Les opérations d’investissement – p. 339
Thème 4 : Les opérations de financement - p. 346
Thème 5 : La gestion de la trésorerie - p. 370
Thème 6 : Le marché obligataire - p. 384
Thème 7 : La gestion du risque de change - p. 394
Thème 8 : Le bilan fonctionnel - p. 404
Objectifs 15/20 - DCG
Partie 5 : Management
Thème 1 : Introduction au management - p. 412
Thème 2 : Les théories des organisations - p. 426
Thème 3 : Comprendre les processus de décision stratégique - p. 436
Thème 4 : Eléments fondamentaux de management stratégique - p. 446
Thème 5 : Les fonctions opérationnelles dans les organisations - p. 356
Thème 6 : Les fonctions de support dans les organisations - p. 466
Objectifs 15/20 - DCG
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Objectifs 15/20 - DCG
THEME 1
LA PROFESSION COMPTABLE
Rappel de cours
I. Introduction à la profession comptable
La profession comptable regroupe un ensemble de métiers qui assurent la gestion
financière, fiscale et comptable des entreprises. Elle est encadrée par des normes et
réglementations visant à garantir la fiabilité des informations financières et la
transparence des entreprises.
II. Les missions du professionnel comptable
Le comptable joue un rôle essentiel dans l’entreprise et peut exercer différentes
missions :
1. Tenue de la comptabilité
• Enregistrement des opérations comptables (achats, ventes, salaires, etc.).
• Suivi des immobilisations et des amortissements.
• Gestion des rapprochements bancaires.
2. Établissement des états financiers
• Bilan, compte de résultat et annexes.
• Calcul et comptabilisation des provisions et amortissements.
• Clôture et révision des comptes en fin d’exercice.
Objectifs 15/20 - DCG
3. Déclarations fiscales et sociales
• TVA, impôt sur les sociétés, CFE, CVAE.
• Déclarations sociales (URSSAF, retraite, prévoyance).
• Assistance aux contrôles fiscaux et sociaux.
4. Conseil et accompagnement des entreprises
• Aide à la gestion financière et à la rentabilité.
• Optimisation fiscale et sociale.
• Conseil en gestion de trésorerie et investissements.
5. Audit et commissariat aux comptes (pour les experts-comptables et CAC)
• Vérification de la régularité et de la sincérité des comptes.
• Certification des comptes annuels.
• Détection des risques financiers et opérationnels.
III. Les acteurs de la profession comptable
La profession est structurée autour de plusieurs catégories de professionnels :
1. Comptable en entreprise
• Salarié d’une entreprise, il gère la comptabilité interne.
• Peut évoluer vers un poste de directeur financier (DAF).
2. Expert-comptable
• Professionnel indépendant ou en cabinet.
• Encadré par l’Ordre des Experts-Comptables (OEC).
• Mission : expertise comptable, audit, conseil, fiscalité.
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Objectifs 15/20 - DCG
3. Commissaire aux comptes (CAC)
• Contrôle et certifie les comptes des grandes entreprises.
• Rôle obligatoire dans certaines sociétés (SA, SAS au-dessus de certains seuils).
4. Aide-comptable et collaborateur comptable
• Assiste le comptable ou l’expert-comptable dans ses missions.
• Chargé de la saisie et du suivi des opérations courantes.
IV. Cadre juridique et réglementaire
1. Réglementation de la profession
• L'expertise comptable est encadrée par l'Ordre des Experts-Comptables (OEC).
• Le commissariat aux comptes est régi par la Compagnie Nationale des
Commissaires aux Comptes (CNCC).
• Normes comptables applicables : PCG (Plan Comptable Général), IFRS pour les
sociétés cotées.
2. Code de déontologie
• Secret professionnel.
• Indépendance et impartialité.
• Compétence et formation continue.
• Respect des normes professionnelles.
3. Responsabilité du comptable
• Civile : en cas d’erreur entraînant un préjudice financier.
• Pénale : en cas de fraude, faux bilan, blanchiment d’argent.
• Disciplinaire : sanctions par l’OEC ou la CNCC en cas de faute.
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Objectifs 15/20 - DCG
V. Les outils du comptable
Les professionnels comptables utilisent divers outils et logiciels :
• Logiciels comptables : Sage, Cegid, Quick Books, EBP.
• Outils de gestion financière : ERP, Power BI, Excel avancé.
• Outils collaboratifs : Dext, Yooz (dématérialisation).
• Normes et référentiels : PCG, IFRS, IAS.
VI. Évolution de la profession comptable
1. Digitalisation et automatisation
• Développement de la comptabilité en ligne.
• Intelligence artificielle pour la saisie automatisée.
• Blockchain et sécurisation des transactions financières.
2. Nouvelles compétences requises
• Analyse de données et data visualisation.
• Connaissance des normes IFRS et fiscalité internationale.
• Conseil stratégique et gestion des risques.
3. Opportunités de carrière
• Évolution vers des postes de DAF, contrôleur de gestion.
• Création d’un cabinet d’expertise comptable.
• Spécialisation en fiscalité, audit, gestion patrimoniale.
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Objectifs 15/20 - DCG
EXERCICE
Exercice 1
La société YPREMIUM étant en croissance constante depuis plusieurs années, le
directeur des ressources humaines s’interroge sur la possibilité d’embaucher un
comptable supplémentaire ou bien de faire appel à un cabinet d’expertise comptable
auquel il pourrait confier une partie de sa comptabilité.
1. Rappeler quelles sont les responsabilités qui incombent à un comptable
salarié.
2. Expliquer les recommandations d’ordre général prévues par le
code de déontologie de l’Ordre des experts-comptables (OEC) afin
que l’expert-comptable exerce sa profession avec compétence,
conscience professionnelle et indépendance d’esprit.
Corrigé
1.Responsabilités incombant au comptable salarié
Le comptable salarié détient des informations confidentielles très sensibles et met donc en
jeu sa responsabilité dans l’exercice de sa fonction :
- Responsabilité disciplinaire en raison de son contrat de travail et du lien de
subordination qui existe entre le salarié et son employeur ;
- Responsabilité civile de droit commun : la victime doit apporter la preuve de la
faute du salarié et de la relation de cause à effet entre la faute et le dommage subi ;
- Responsabilité fiscale : même si le salarié obéit à son employeur pour dissimuler des
revenus imposables et qu’il n’en a tiré aucun profit, il est passible d’amende et
d’emprisonnement ;
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Objectifs 15/20 - DCG
– Responsabilité pénale si le salarié se retrouve complice de certains délits.
2. Recommandations prévues par le code de déontologie de l’OEC
L’expert-comptable exerce son activité avec compétence, conscience professionnelle et
indépendance d’esprit :
- Il complète et met à jour régulièrement sa culture professionnelle et ses connaissances
générales ;
- Il prend soin d’examiner chaque cas afin de renforcer ses certitudes avant de faire une
proposition à son client ;
- Il est libre de donner son avis, il doit être sincère et objectif. Il nuance les hypothèses et
les conclusions qu’il formule ;
- Il ne doit jamais se mettre dans une situation pouvant nuire à son libre arbitre ;
- Il ne doit jamais être en situation de conflit d’intérêt.
Exercice 2
Un expert-comptable a été approché par un nouveau client qui souhaite qu’il établisse
ses comptes annuels. En examinant les documents fournis, l’expert-comptable découvre
que le client a volontairement omis certaines ventes afin de réduire sa base imposable.
1. Quelles sont les obligations déontologiques de l’expert-comptable dans
cette situation ?
2. Quels risques l’expert-comptable encourt-il s’il décide d’ignorer cette
fraude ?
3. Quelles actions peut-il entreprendre pour rester conforme à la
réglementation professionnelle ?
Corrigé
1. Obligations déontologiques :
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Objectifs 15/20 - DCG
L’expert-comptable doit respecter l’indépendance, la probité et le respect des lois. Il
ne peut cautionner une fraude.
2. Risques encourus
Sanctions disciplinaires (radiation), pénales (complicité de fraude), financières
(dommages et intérêts) et réputationnelles.
3. Actions à entreprendre
Informer le client, exiger la correction des comptes, refuser la mission si nécessaire
et, en cas de fraude avérée, alerter TRACFIN.
Exercice 3
Un cabinet comptable facture ses prestations selon les critères suivants :
• Tenue comptable : 80 €/heure
• Conseil fiscal : 120 €/heure
• Révision des comptes : 100 €/heure
Un client a sollicité le cabinet pour les prestations suivantes au cours d’un mois :
• 15 heures de tenue comptable
• 5 heures de conseil fiscal
• 10 heures de révision des comptes
1. Calculez le montant total des honoraires facturés au client.
2. Sachant que la TVA applicable est de 20 %, quel est le montant total
TTC facturé ?
Corrigé
1. Montant HT
(15×80) + (5×120) + (10×100) = 2800 €
2. Montant TTC
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Objectifs 15/20 - DCG
2800 × (1 + 0.2) = 3360 €
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Objectifs 15/20 - DCG
THEME 2
LE CADRE COMPTABLE
Rappel de cours
I. Introduction au cadre comptable
Le cadre comptable définit l’ensemble des principes, normes et règles qui régissent la
comptabilité des entreprises. Il assure la fiabilité, la comparabilité et la transparence
des informations financières.
Le cadre comptable repose sur :
1. Les principes comptables fondamentaux
2. Le Plan Comptable Général (PCG)
3. Les normes comptables nationales et internationales
4. Les états financiers obligatoires
II. Les principes comptables fondamentaux
Le Plan Comptable Général (PCG) impose le respect des principes suivants :
1. Principe de continuité d’exploitation
o L’entreprise est supposée poursuivre son activité dans un avenir prévisible.
2. Principe d’indépendance des exercices
o Chaque exercice comptable est autonome : les charges et produits doivent
être rattachés à la bonne période.
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Objectifs 15/20 - DCG
3. Principe des coûts historiques
o Les biens sont enregistrés à leur coût d’acquisition ou de production, sans
tenir compte de la valeur du marché.
4. Principe de prudence
o Les pertes probables doivent être comptabilisées dès qu’elles sont connues,
alors que les gains ne sont comptabilisés que lorsqu’ils sont certains.
5. Principe de permanence des méthodes
o Les méthodes comptables doivent être appliquées de manière constante
d’un exercice à l’autre.
6. Principe de non-compensation
o Il est interdit de compenser un actif avec un passif ou une charge avec un
produit.
7. Principe d’intangibilité du bilan d’ouverture
o Le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture de
l’exercice précédent.
III. Le Plan Comptable Général (PCG)
Le PCG est le référentiel comptable en France. Il structure la comptabilité en classes de
comptes et définit les règles d’évaluation et de présentation des états financiers.
1. Les classes de comptes du PCG
Le PCG est organisé en 7 classes de comptes :
Classe Type de comptes
Classe 1 Comptes de capitaux (capital, réserves, emprunts)
Classe 2 Comptes d'immobilisations (terrains, bâtiments, matériel)
Classe 3 Comptes de stocks et en-cours
Classe 4 Comptes de tiers (clients, fournisseurs, État)
Classe 5 Comptes de trésorerie (banque, caisse)
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Objectifs 15/20 - DCG
Classe 6 Comptes de charges (achats, salaires, loyers)
Classe 7 Comptes de produits (ventes, subventions, intérêts reçus)
2. Les documents comptables obligatoires
• Le journal : enregistrement chronologique des opérations.
• Le grand livre : regroupe tous les comptes comptables.
• La balance : liste des comptes avec leur solde.
• Les états financiers : bilan, compte de résultat et annexes.
IV. Les normes comptables nationales et internationales
Il existe plusieurs référentiels comptables applicables selon la taille et le statut des
entreprises.
1. Les normes françaises (PCG)
• Applicables aux entreprises françaises.
• Régies par l’Autorité des Normes Comptables (ANC).
3. Les normes internationales (IFRS/IAS)
• Obligatoires pour les sociétés cotées en bourse en Europe.
• Harmonisation comptable pour la comparabilité entre entreprises à l’échelle
mondiale.
• Exemples de normes IFRS :
o IAS 16 : comptabilisation des immobilisations.
o IFRS 9 : instruments financiers.
o IFRS 15 : comptabilisation des revenus.
V. Les états financiers et leur rôle
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Objectifs 15/20 - DCG
Les états financiers sont les documents comptables de synthèse qui permettent d’évaluer
la situation financière de l’entreprise.
1. Le bilan comptable
Le bilan représente le patrimoine de l’entreprise à une date donnée. Il est composé de :
• L’actif (emplois) : ce que l’entreprise possède.
o Actif immobilisé : terrains, machines, brevets.
o Actif circulant : stocks, créances clients, trésorerie.
• Le passif (ressources) : comment l’entreprise finance ses actifs.
o Capitaux propres : capital, réserves, résultat.
o Dettes : emprunts, fournisseurs, dettes fiscales et sociales.
2. Le compte de résultat
Le compte de résultat mesure la performance économique de l’entreprise sur un
exercice.
• Les produits (classe 7) : chiffre d’affaires, subventions.
• Les charges (classe 6) : achats, salaires, impôts.
• Résultat = Produits - Charges
o Si positif → Bénéfice
o Si négatif → Perte
3. L’annexe comptable
L’annexe complète le bilan et le compte de résultat en apportant des explications et
des détails (méthodes comptables utilisées, engagements hors bilan, etc.).
VI. Les obligations comptables des entreprises
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Objectifs 15/20 - DCG
1. Qui est concerné par la comptabilité ?
Toutes les entreprises doivent tenir une comptabilité, mais les obligations varient selon
leur taille et leur statut :
• Micro-entreprise : comptabilité simplifiée, livre des recettes et dépenses.
• Entreprise individuelle : comptabilité en fonction du régime fiscal (BIC, BNC, IS).
• Sociétés (SARL, SAS, SA, etc.) : comptabilité complète avec dépôt des comptes
annuels.
2. Dépôt des comptes annuels
• Les sociétés commerciales doivent déposer leurs comptes au Greffe du Tribunal
de Commerce chaque année.
• Les comptes doivent être certifiés par un commissaire aux comptes (CAC) si
l’entreprise dépasse certains seuils.
VII. Cas pratiques
Cas 1 : Enregistrement d’une facture d’achat
Une entreprise achète du matériel pour 1 200 € TTC (TVA 20 %).
• Montant HT : 1 000 €
• TVA : 200 €
• Montant TTC : 1 200 €
Écriture comptable :
D : 2182 "Matériel de bureau" 1 000 €
D : 44566 "TVA déductible" 200 €
C: 401 "Fournisseurs" 1 200 €
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Objectifs 15/20 - DCG
Cas 2 : Paiement d’un fournisseur par virement
D : 401 "Fournisseurs" 1 200 €
C: 512 "Banque" 1 200 €
Cas 3 : Vente de marchandises avec TVA
Une entreprise vend des produits pour 2 400 € TTC (TVA 20 %).
Montant HT : 2 000 €
TVA collectée : 400 €
Montant TTC : 2 400 €
Écriture comptable :
D : 411 "Clients" 2 400 €
C: 707 "Ventes de marchandises" 2 000 €
C: 44571 "TVA collectée" 400 €
EXERCICES
Exercice 1
Choisi la ou les bonnes réponses :
1) Quel principe comptable impose d’enregistrer les charges et produits dès
qu’ils sont engagés, indépendamment de leur paiement ?
a) Principe de prudence
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Objectifs 15/20 - DCG
b) Principe d’indépendance des exercices
c) Principe de continuité d’exploitation
d) Principe d’intangibilité du bilan d’ouverture
2) Selon le Plan Comptable Général (PCG), lequel des éléments suivants est
un actif ?
a) Un emprunt contracté par l’entreprise
b) Une machine achetée pour la production
c) Une dette fournisseur
d) Un capital social
3) Quel document comptable donne une vision détaillée du patrimoine
d’une entreprise à un instant T ?
a) Le bilan
b) Le compte de résultat
c) L’annexe comptable
d) Le tableau des flux de trésorerie
Corrigé
1. Le principe comptable qui impose d’enregistrer les charges et produits
dès qu’ils sont engagés, indépendamment de leur paiement est Principe
d’indépendance des exercices (Réponse 1.b)
2. Selon le PCG, l’élément considéré comme un actif est la machine achetée
pour la production (Réponse 2.b)
3. Le document comptable qui donne une vision détaillée du patrimoine
d’une entreprise à un instant T est le bilan (Réponse 3.a)
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Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 2
L’entreprise ABC enregistre les opérations suivantes :
• Achat de marchandises pour 5 000 € auprès d’un fournisseur
• Encaissement d’un client pour une vente de 8 000 €
• Paiement d’un salaire de 2 500 €
• Acquisition d’un ordinateur pour 1 200 €
1. Indiquez le numéro de classe comptable correspondant à chaque
opération (classe 1 à 7 du PCG).
2. Identifiez si chaque opération affecte le bilan ou le compte de résultat.
Corrigé
1. Numéros de classes comptables
• Achat de marchandises → Classe 6
• Encaissement d’un client → Classe 7
• Paiement d’un salaire → Classe 6
• Acquisition d’un ordinateur → Classe 2
2. Impact sur le bilan ou le compte de résultat
• Achat de marchandises → Compte de résultat
• Encaissement d’un client → Compte de résultat + Bilan
• Paiement d’un salaire → Compte de résultat
• Acquisition d’un ordinateur → Bilan
Exercice 3
L’entreprise XYZ fournit les informations suivantes sur sa situation financière au 31/12/N
:
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Objectifs 15/20 - DCG
• Capital social : 50 000 €
• Emprunt bancaire : 20 000 €
• Créances clients : 15 000 €
• Dettes fournisseurs : 10 000 €
• Stocks : 8 000 €
• Trésorerie disponible : 7 000 €
• Matériel et immobilisations : 40 000 €
1. Classez ces éléments entre actifs et passifs.
2. Présentez un bilan simplifié en respectant la structure Actif/Passif.
3. Vérifiez l’équilibre du bilan (Actif = Passif).
Corrigé
1. Classement entre actifs et passifs
• Actif : Créances clients, stocks, trésorerie, matériel et immobilisations
• Passif : Capital social, emprunt bancaire, dettes fournisseurs
2. Bilan simplifié
Actif Montant (€) Passif Montant (€)
Matériel & immobilisations 40 000 Capital social 50 000
Stocks 8 000 Emprunt bancaire 20 000
Créances clients 15 000 Dettes fournisseurs 10 000
Trésorerie disponible 7 000
Total Actif 70 000 Total Passif 70 000
3. Vérification de l’équilibre
Actif = Passif (70 000 €) → Le bilan est équilibré.
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Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 4
L’entreprise DEF présente les informations suivantes pour l’exercice N :
• Chiffre d’affaires : 100 000 €
• Achats de marchandises : 40 000 €
• Charges de personnel : 20 000 €
• Dotations aux amortissements : 5 000 €
• Autres charges d’exploitation : 10 000 €
• Produits financiers : 2 000 €
• Charges financières : 1 500 €
• Impôts sur les bénéfices : 6 500 €
1. Déterminez le résultat d’exploitation.
2. Calculez le résultat financier.
3. Trouvez le résultat net comptable.
4. Commentez brièvement la rentabilité de l’entreprise.
Corrigé
1. Résultat d’exploitation = Chiffre d’affaires - (Achats + Charges de
personnel + Dotations + Autres charges)
= 100 000 - (40 000 + 20 000 + 5 000 + 10 000) = 25 000 €
2. Résultat financier = Produits financiers - Charges financières
= 2 000 - 1 500 = 500 €
3. Résultat net comptable = Résultat d’exploitation + Résultat financier -
Impôts
= 25 000 + 500 - 6 500 = 19 000 €
4. Commentaire : L’entreprise est rentable avec un résultat net positif de 19
000 €, mais les charges restent significatives.
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Objectifs 15/20 - DCG
THEME 3
L’EVALUATION DES ACTIFS
Rappel de cours
L’évaluation des actifs consiste à déterminer leur valeur lors de leur comptabilisation et
au fil du temps. Elle repose sur des principes comptables et des méthodes spécifiques.
I. Définitions
• Un actif est un élément identifiable du patrimoine de l’entité ayant une valeur
économique positive pour celle-ci, c'est-à-dire générant une ressource dont
l’entité attend des avantages économiques futurs.
• Un passif est une obligation de l’entité à l'égard d’un tiers, dont il est probable ou
certain qu’elle provoquera une sortie de ressources, sans contrepartie au moins
équivalente en retour.
• Un bien amortissable est un actif dont l'utilisation est limitée dans le temps et
dont la perte de valeur est enregistrée comptablement sous forme
d’amortissements systématiques.
• La base amortissable est la valeur de l’actif soumise à l’amortissement, calculée
comme :
Base amortissable = Coût d’acquisition ou de production – Valeur résiduelle
• La valeur résiduelle est la valeur estimée qu’un actif aura à la fin de son
utilisation par l’entreprise, après déduction des coûts de sortie éventuels.
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Objectifs 15/20 - DCG
• Une immobilisation corporelle est un actif physique détenu par l’entité pour être
utilisé dans la production, la fourniture de biens ou services, ou pour des besoins
administratifs, et dont l’utilisation est prévue sur plusieurs exercices comptables.
Exemples : terrains, bâtiments, machines, véhicules.
• Une immobilisation incorporelle est un actif non physique identifiable, contrôlé
par l’entreprise, et générant des avantages économiques futurs. Exemples :
brevets, logiciels, fonds commercial (sous certaines conditions).
• La VNC (Valeur nette comptable) représente la valeur d’un actif dans les comptes
de l’entreprise après déduction des amortissements et des dépréciations
éventuelles. Elle correspond donc à la valeur brute de l’actif diminuée des pertes
de valeur enregistrées.
• Les stocks sont des actifs détenus par l’entreprise dans le cadre de son activité
courante, soit pour être vendus (marchandises, produits finis), soit pour être
consommés dans le processus de production (matières premières, fournitures).
• Les encours sont des biens ou services en cours de production à la date de clôture
de l’exercice comptable, qui ne sont pas encore achevés et donc non vendus. Ils
apparaissent dans les stocks et concernent souvent les entreprises industrielles.
II. Principes généraux d’évaluation
• Coût historique : L’actif est comptabilisé à son coût d’acquisition ou de
production.
• Principe de prudence : Un actif ne peut être surévalué ; les dépréciations doivent
être constatées.
• Indépendance des exercices : Les amortissements et provisions ajustent la valeur
des actifs au fil du temps.
III. Méthodes d’évaluation selon la nature des actifs
• Immobilisations corporelles : Valorisation au coût d’acquisition ou de production,
amorties selon leur durée d’utilisation.
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Objectifs 15/20 - DCG
• Immobilisations incorporelles : Évaluation selon leur coût d’acquisition ou de
développement (brevets, logiciels, fonds de commerce).
• Stocks : Valorisation au coût d’achat ou de production, avec méthode FIFO, LIFO
ou coût moyen pondéré.
• Valeurs mobilières de placement : Évaluées à leur prix d’acquisition et ajustées
selon leur valeur de marché.
IV. Tests de dépréciation
Si la valeur actuelle d’un actif est inférieure à sa valeur comptable, une dépréciation est
constatée. Pour les immobilisations, un test de perte de valeur est effectué
périodiquement.
V. Comptabilisation d’une acquisition d’immobilisation
L’immobilisation est enregistrée à son coût d’acquisition (prix d’achat + frais
accessoires).
Écriture comptable (exemple : achat d’un matériel pour 10 000 € HT, TVA 20 %, payé
par banque)
D : 2182 Matériel industriel 10 000 €
D : 44562 TVA déductible 2 000 €
C: 512 Banque 12 000 €
VI. Comptabilisation d’une cession d’immobilisation
La cession entraîne :
• La sortie de l’actif
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Objectifs 15/20 - DCG
• L’enregistrement du produit de cession
• L’annulation des amortissements
Écriture comptable (vente d’un matériel 6 000 € HT, amorti pour 8 000 €, valeur
d’origine 10 000 €) :
D : 512 Banque 7 200 €
D : 675 Valeur nette comptable 2 000 €
C: 2182 Matériel industriel 10 000 €
C: 28182 Amort. Matériel 8 000 €
C: 44571 TVA collectée 1 200 €
VII. Calcul et comptabilisation des amortissements
Dotation annuelle = Valeur d’origine−Valeur résiduelle / Durée d’utilisation
Écriture comptable (dotation pour un matériel amorti sur 5 ans, valeur 10 000 €) :
D : 6811 Dotation aux amortissements 2 000 €
C: 28182 Amort. Matériel 2 000 €
VIII. Dépréciation des immobilisations
Si la valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable, une dépréciation est
enregistrée.
Écriture comptable (dépréciation de 3 000 € sur un brevet) :
D : 6816 Dotation aux provisions 3 000 €
C: 290 Brevets - Dépréciation 3 000 €
30
Objectifs 15/20 - DCG
IX. Amortissement Dégressif
L’amortissement dégressif permet d’accélérer la déduction fiscale des immobilisations
en appliquant un coefficient au taux d’amortissement linéaire.
Taux dégressif = Taux linéaire × Coefficient
Coefficient = 1,25 (entre 0-3 ans) / 1,75(entre 4-5) / 2,25(entre 6 et plus).
L’amortissement est calculé sur la valeur nette comptable et non sur la valeur d’origine.
Lorsqu’il devient inférieur au linéaire, on passe à ce dernier.
Exemple : Matériel acheté 10 000 €, amortissable sur 5 ans (taux linéaire = 20 %),
coefficient 1,75.
• Année 1 : 10000 × (20%×1,75) = 3500
• Année 2 : (10000−3500) × 35% = 2275
• Etc.
Écriture comptable :
D : 6811 Dotation aux amortissements 3 500 €
C: 28182 Amort. Matériel 3 500 €
X. Amortissement Dérogatoire
L’amortissement dérogatoire est un écart entre l’amortissement fiscal et
l’amortissement économique. Il permet de bénéficier d’un avantage fiscal temporaire.
Traitement comptable :
L’amortissement fiscal excédentaire est inscrit en provision réglementée. Lors de la
réintégration, l’entreprise augmente son résultat imposable.
Écriture comptable (dotation) :
31
Objectifs 15/20 - DCG
D : 68725 Dotation aux amortissements dérogatoires X€
C: 145 Amortissements dérogatoires X€
Écriture comptable (reprise) :
D : 145 Amortissements dérogatoires X€
C: 78725 Reprise sur amortissements dérogatoires X €
XI. Comptabilisation des Stocks
• À l'achat (inscription en compte de charges) :
D : 607 Achats de marchandises X€
C: 401 Fournisseurs X€
• À la clôture (stock final) → Annulation de la charge et comptabilisation en actif :
D : 35x Stock de marchandises X€
C: 6037 Variation des stocks X€
• À l’ouverture de l’exercice suivant → Annulation du stock de clôture précédent :
D : 6037 Variation des stocks X€
C: 35x Stock de marchandises X€
XII. Comptabilisation des Encours de Production
• À la clôture, inscription à l’actif :
D : 33x/34x Encours de production X€
C: 713 Variation des encours X€
• À l’ouverture de l’exercice suivant (contrepassation) :
32
Objectifs 15/20 - DCG
D : 713 Variation des encours X€
C: 33x/34x Encours de production X€
XIII. Comptabilisation des Créances
• À la vente (créance client) :
D : 411 Clients X€
C: 70x Ventes de biens/services X €
C: 4457 TVA collectée X€
• Encaissement du client :
D: 512 Banque X€
C: 411 Clients X€
• Dépréciation d’une créance douteuse :
D : 68174 Dotation aux provisions X €
C: 491 Dépréciation clients X€
XIV. Comptabilisation des Dettes
• À l’achat (dette fournisseur) :
D : 60x Achats de biens/services X€
D : 4456 TVA déductible X€
C: 401 Fournisseurs X€
• Paiement du fournisseur :
D : 401 Fournisseurs X€
33
Objectifs 15/20 - DCG
C: 512 Banque X€
XV. Comptabilisation des Emprunts
• À la souscription de l’emprunt (Exemple : emprunt bancaire de 50 000 €)
D : 512 Banque 50 000 €
C: 164 Emprunts bancaires 50 000 €
• À chaque remboursement (capital + intérêts)
o Capital remboursé :
D : 164 Emprunts bancaires X€
C: 512 Banque X€
o Intérêts d’emprunt (charge financière) :
D: 661 Intérêts d’emprunt X€
C: 512 Banque X€
VIII. Comptabilisation des Cautions et Garanties
• Engagement donné (hors bilan, mentionné en annexe)
Aucune écriture en comptabilité générale, mais suivi en compte de classe 8 si
nécessaire.
• Engagement reçu (exemple : caution reçue d’un locataire)
D : 512 Banque X€
C: 165 Dépôts et cautionnements X €
34
Objectifs 15/20 - DCG
IX. La Réévaluation Libre
La réévaluation libre permet d’ajuster la valeur comptable des immobilisations à leur
juste valeur, sans obligation fiscale. Elle améliore la présentation du bilan en reflétant
une valeur plus réaliste des actifs.
• Constatation de la réévaluation (Exemple : une machine passe de 10 000 € à 12
000 €)
D : 21x Immobilisation 2 000 €
C: 105 Réserve de réévaluation 2 000 €
• Amortissement sur la nouvelle valeur
L’amortissement se calcule désormais sur 12 000 € et non plus 10 000 €.
• Effet comptable :
o Améliore la valeur du bilan
o Augmente les capitaux propres (réserve de réévaluation)
• Effet fiscal :
o La réévaluation n’a pas d’impact immédiat sur l’impôt
o Les amortissements sont basés sur la nouvelle valeur
X. Cession d’un Bien Réévalué
Lorsqu’un bien est réévalué, sa valeur comptable augmente et une réserve de
réévaluation est constituée (compte 105). Lors de la cession, cette réserve doit être
soldée.
• Sortie de l’actif et annulation des amortissements
o Valeur d’origine réévaluée : 12 000 €
35
Objectifs 15/20 - DCG
o Amortissements cumulés : 8 000 €
o Valeur nette comptable (VNC) : 4 000 €
D : 281x Amortissements 8 000 €
D : 675 Valeur comptable des éléments cédés 4 000 €
C: 21x Immobilisation 12 000 €
• Enregistrement du produit de cession (Exemple : vente à 6 000 € HT, TVA 20 %)
D : 512 Banque 7 200 €
D : 775 Produits de cession 6 000 €
C: 44571 TVA collectée 1 200 €
• Sortie de la réserve de réévaluation
D : 105 Réserve de réévaluation 2 000 €
C: 106 Report à nouveau 2 000 €
XI. Le Crédit-Bail
Le crédit-bail est une location avec option d’achat permettant à une entreprise
d’utiliser un bien sans l’acheter immédiatement. À la fin du contrat, elle peut :
o Lever l’option d’achat et acquérir le bien
o Le restituer
o Continuer le contrat
Nb : Différence avec un emprunt : L’entreprise ne possède pas l’actif pendant la durée
du contrat.
36
Objectifs 15/20 - DCG
XII. Comptabilisation du Crédit-Bail
• Paiement des loyers (Exemple : loyer mensuel de 1 000 € HT, TVA 20 %)
D : 612 Redevances de crédit-bail 1 000 €
D : 44566 TVA déductible 200 €
C: 512 Banque 1 200 €
• Option d’achat levée (Exemple : prix de rachat 5 000 €)
D : 21x Immobilisation 5 000 €
C: 404 Fournisseurs d’immobilisation 5 000 €
XIII. Effets Comptables et Fiscaux
• Comptable : Les loyers sont des charges (compte 612), donc pas d’impact sur
l’actif.
• Fiscal : Avantage car les loyers sont déductibles.
• Si option levée → Le bien est immobilisé et amorti.
XIV. Introduction aux émissions de gaz à effet de serre (GES)
Les gaz à effet de serre (GES) sont des gaz présents dans l’atmosphère qui contribuent au
réchauffement climatique en retenant une partie du rayonnement solaire. Parmi les
principaux GES figurent :
• Le dioxyde de carbone (CO₂)
• Le méthane (CH₄)
• Le protoxyde d’azote (N₂O)
• Les hydrofluorocarbures (HFC), per fluorocarbures (PFC) et hexafluorure de
soufre (SF₆)
37
Objectifs 15/20 - DCG
L’activité humaine (industrie, transport, agriculture) est une source majeure d’émissions
de GES, nécessitant des régulations pour limiter leur impact.
14.1. Réglementation et mécanismes de réduction des GES
• Accords et réglementations internationales
o Protocole de Kyoto (1997) : impose des engagements de réduction des
émissions aux pays développés.
o Accord de Paris (2015) : vise à limiter le réchauffement à 1,5 °C en réduisant
les émissions globales.
o Systèmes d’échange de quotas d’émission (marché du carbone) : les
entreprises reçoivent ou achètent des quotas (droits d’émission) et peuvent les
échanger selon leurs besoins.
14.2. Régulation en Europe et en France
• Système d’échange de quotas de l’UE (EU ETS) : impose aux industries une
limitation de leurs émissions et permet d’échanger des quotas.
• Taxe carbone : pénalise les émissions excessives pour inciter à la réduction des
GES.
14.3. Comptabilisation des quotas d’émission de CO₂
• Définition et traitement comptable des quotas de CO₂
Les quotas d’émission sont des actifs qui donnent le droit d’émettre une tonne de CO₂.
Ils peuvent être :
o Alloués gratuitement par l’État
o Achetés sur le marché
• Normes comptables applicables :
38
Objectifs 15/20 - DCG
o IFRIC 3 (remplacée par les normes locales)
o Normes IFRS et règles françaises (ANC 2004-01)
14.4. Comptabilisation des quotas alloués gratuitement
• À la réception des quotas
Si les quotas sont comptabilisés en actifs immobilisés, on enregistre :
D : 208 "Autres immobilisations incorporelles"
C: 7715 "Subventions d’exploitation"
Si les quotas sont comptabilisés en stocks, on utilise un compte spécifique :
D : 32X "Quotas d’émission"
C: 7715 "Subventions d’exploitation"
• À la consommation des quotas
Si l’entreprise utilise ses quotas, elle comptabilise une charge :
D : 681 "Dotations aux amortissements"
C: 208 "Autres immobilisations incorporelles"
14.5. Comptabilisation des quotas achetés
Si l’entreprise achète des quotas sur le marché :
D : 208 "Autres immobilisations incorporelles"
C: 512 "Banque"
14.6. Comptabilisation des ventes de quotas
Si l’entreprise revend des quotas excédentaires :
39
Objectifs 15/20 - DCG
D : 512 "Banque"
C: 775 "Produits de cession d’actifs"
C: 208 "Autres immobilisations incorporelles"
14.7. Traitement des provisions pour dépassement de quotas
Si une entreprise dépasse ses quotas et doit acheter des droits supplémentaires, elle
comptabilise une provision :
D : 681 "Dotations aux provisions"
C: 158 "Provisions pour obligations liées aux quotas d’émission"
• Lorsque l’entreprise achète les quotas manquants :
D : 158 "Provisions pour obligations liées aux quotas d’émission"
C: 512 "Banque"
EXERCICES
Exercice 1
L’entreprise XYZ achète une machine pour 50 000 € HT. Les frais de transport et
d’installation s’élèvent à 5 000 € HT. La TVA applicable est de 20 %.
1. Définissez les termes suivants : Actifs, immobilisation corporelle,
Immobilisation incorporelle, Base amortissable et Valeur résiduelle.
2. Déterminez le coût d’acquisition de la machine.
3. Passez les écritures comptables liées à cette acquisition.
Corrigé
40
Objectifs 15/20 - DCG
1. Définitions
• Actif : Ressource contrôlée par l’entreprise générant des avantages économiques
futurs.
• Immobilisation corporelle : Actif physique utilisé durablement dans l’activité.
• Immobilisation incorporelle : Actif non physique générant des avantages futurs
(brevets, logiciels).
• Base amortissable : Valeur de l’actif soumise à amortissement = Coût
d’acquisition - Valeur résiduelle.
• Valeur résiduelle : Valeur estimée de l’actif à la fin de son utilisation.
2. Coût d’acquisition
• Prix d’achat HT : 50 000 €
Frais accessoires HT (transport & installation) : 5 000 €
Coût d’acquisition total = 50 000 € + 5 000 € = 55 000 €
3. Écritures comptables
• À la réception de la facture d’achat :
o Acquisition de la machine
D : 2154 – Matériel industriel 55 000 €
D : 44562 – TVA déductible (20 %) 11 000 €
C: 404 – Fournisseurs d'immobilisations 66 000 €
• À la mise en service de la machine :
Aucune écriture comptable spécifique, la machine étant déjà comptabilisée à son
coût d’acquisition.
Exercice 2
L’entreprise DEF cède une machine industrielle pour 20 000 € HT. Cette machine avait
été achetée 40 000 € HT et amortie pour 30 000 €.
1. Quelle est la définition de l’amortissement d’après le PCG ?
2. Quels sont les modes d’amortissement prévus par le PCG ?
41
Objectifs 15/20 - DCG
3. Quels sont les modes d’amortissement admis par l’administration
fiscale ?
4. Quelle différence existe-t-il entre le PCG et l’administration fiscale
concernant la base amortissable ? Donnez sa définition.
5. Quelle est la définition d’un actif amortissable ?
6. Déterminez la valeur nette comptable (VNC) de la machine.
7. Calculez la plus-value ou la moins-value réalisée.
8. Passez les écritures comptables de la cession.
Corrigé
1. Définition de l’amortissement
L’amortissement est la répartition systématique du montant amortissable d’un actif sur
sa durée d’utilisation prévue.
2. Modes d’amortissement prévus par le PCG
• Linéaire : Répartition constante sur la durée d’utilisation.
• Dégressif : Montant dégressif sur les premières années (sous conditions).
• Unités d’œuvre : Basé sur l’usage réel (heures, kilomètres, etc.).
3. Modes d’amortissement admis par l’administration fiscale
• Linéaire : Toujours accepté.
• Dégressif : Accepté pour certains biens productifs.
• Amortissement exceptionnel : Pour certains investissements éligibles.
4. Différence entre le PCG et l’administration fiscale sur la base amortissable
Le PCG définit la base amortissable comme le coût d’acquisition diminué de la valeur
résiduelle.
L’administration fiscale n’exige pas forcément la déduction de la valeur résiduelle.
5. Définition d’un actif amortissable
Un actif amortissable est un bien dont l’utilisation est limitée dans le temps et dont la
valeur est répartie en charges sur sa durée d’usage.
6. Détermination de la Valeur Nette Comptable (VNC)
42
Objectifs 15/20 - DCG
VNC = Coût d’acquisition - Amortissements cumulés
VNC = 40 000 € - 30 000 € = 10 000 €
7. Calcul de la plus-value ou moins-value
Prix de cession HT : 20 000 €
VNC : 10 000 €
Plus-value = 20 000 € - 10 000 € = 10 000 €
8. Écritures comptables de la cession
• Sortie de l’immobilisation et reprise de l’amortissement
D : 28154 – Amortissements du matériel industriel 30 000 €
D : 675 – Valeur comptable des éléments cédés 10 000 €
C: 2154 – Matériel industriel 40 000 €
• Enregistrement de la cession
D : 512 – Banque 24 000 €
C: 775 – Produits de cession d'immobilisation 20 000 €
C: 44571 – TVA collectée (20 %) 4 000 €
• Constatation de la plus-value
D : 775 – Produits de cession d'immobilisation 10 000 €
C: 778 – Plus-value sur cession d’actif 10 000 €
Exercice 3
L’entreprise GHI vend un véhicule d’entreprise pour 8 000 € HT. Ce véhicule avait été
acquis pour 25 000 € HT et avait un amortissement cumulé de 20 000 €.
1. Déterminez la valeur nette comptable (VNC).
2. Calculez la plus-value ou la moins-value réalisée.
3. Passez les écritures comptables de la cession.
Corrigé
1. Détermination de la Valeur Nette Comptable (VNC)
43
Objectifs 15/20 - DCG
VNC = Coût d’acquisition - Amortissements cumulés
VNC = 25 000 € - 20 000 € = 5 000 €
2. Calcul de la plus-value ou moins-value
Prix de cession HT : 8 000 €
VNC : 5 000 €
Plus-value = 8 000 € - 5 000 € = 3 000 €
3. Écritures comptables de la cession
• Sortie du véhicule et reprise de l’amortissement
D : 28185 – Amortissements des véhicules 20 000 €
D : 675 – Valeur comptable des éléments cédés 5 000 €
C: 2185 – Véhicules industriels 25 000 €
• Enregistrement de la cession
D : 512 – Banque 9 600 €
C: 775 – Produits de cession d'immobilisation 8 000 €
C: 44571 – TVA collectée (20 %) 1 600 €
• Constatation de la plus-value
D : 775 – Produits de cession d'immobilisation 3 000 €
C: 778– Plus-value sur cession d’actif 3 000 €
Exercice 4
L’entreprise XYZ achète un logiciel de gestion comptable pour 15 000 € HT. Elle paie
également 3 000 € HT pour la formation des employés à son utilisation. La TVA est de 20
%.
44
Objectifs 15/20 - DCG
1. Déterminez le coût d’acquisition du logiciel comptabilisé en
immobilisation.
2. Indiquez si les frais de formation doivent être inclus dans
l'immobilisation.
3. Passez les écritures comptables de l’achat du logiciel.
Corrigé
1. Détermination du coût d’acquisition du logiciel
Le coût d’acquisition d’une immobilisation incorporelle comprend son prix d’achat et les
frais directement attribuables à sa mise en service.
Coût du logiciel HT : 15 000 €
Les frais de formation ne sont pas inclus (voir point 2).
Coût d’acquisition comptabilisé en immobilisation : 15 000 €
2. Inclusion des frais de formation dans l’immobilisation ?
Les frais de formation ne font pas partie du coût d’acquisition du logiciel car ils ne sont
pas directement liés à sa mise en service. Ils doivent être comptabilisés en charges.
3. Écritures comptables de l’achat du logiciel
• Enregistrement de l’acquisition du logiciel
D : 205 – Concessions et logiciels 15 000 €
D : 44562 – TVA déductible (20 %) 3 000 €
C: 404 – Fournisseurs d'immobilisations 18 000 €
• Enregistrement des frais de formation en charge
D : 618 – Services extérieurs (formation) 3 000 €
D : 44566 – TVA déductible sur autres biens et services 600 €
45
Objectifs 15/20 - DCG
C: 401 – Fournisseurs 3 600 €
Exercice 5
L’entreprise XYZ achète 500 actions d’une société cotée en bourse au prix unitaire de 40
€. Elle paie des frais de transaction de 500 €.
1. Déterminez le coût d’acquisition total des titres.
2. Passez l’écriture comptable d’achat des titres.
Un an plus tard, l’entreprise revend 300 actions au prix unitaire de 45 € avec des frais de
transaction de 300 €.
3. Calculez le produit de cession net.
4. Déterminez la plus-value ou la moins-value réalisée.
5. Passez l’écriture comptable de la cession des titres.
Corrigé
1. Détermination du coût d’acquisition total des titres
Prix d’achat des actions = 500 × 40 € = 20 000 €
Frais de transaction = 500 €
Coût d’acquisition total = 20 000 € + 500 € = 20 500 €
2. Écriture comptable d’achat des titres
D : 501 – Actions (titres cotés) 20 500 €
C: 512 – Banque 20 500 €
3. Calcul du produit de cession net
46
Objectifs 15/20 - DCG
Prix de vente des 300 actions = 300 × 45 € = 13 500 €
Frais de transaction = 300 €
Produit de cession net = 13 500 € - 300 € = 13 200 €
4. Détermination de la plus-value ou moins-value réalisée
Coût d’acquisition unitaire des actions = 20 500 € / 500 = 41 € par action
Coût des 300 actions cédées = 300 × 41 € = 12 300 €
Plus-value = Produit net - Coût d’acquisition
Plus-value = 13 200 € - 12 300 € = 900 €
5. Écriture comptable de la cession des titres
D : 512 – Banque 13 200 €
D : 675 – Valeur comptable des titres cédés 12 300 €
C: 501 – Actions (titres cotés) 12 300 €
C: 775 – Produits de cession de titres 900 €
Exercice 6
L’entreprise JKL acquiert une machine pour 60 000 € HT. L’amortissement est prévu sur 5
ans en mode linéaire.
1. Déterminez la dotation annuelle aux amortissements.
2. Passez l’écriture comptable de la dotation pour la première année.
Corrigé
1. Détermination de la dotation annuelle aux amortissements
47
Objectifs 15/20 - DCG
L’amortissement est en mode linéaire sur 5 ans.
Dotation annuelle = Coût d’acquisition / Durée d’amortissement
Dotation annuelle = 60 000 € / 5 = 12 000 €
2. Écriture comptable de la dotation pour la première année
• Constatation de l’amortissement
6811 – Dotations aux amortissements des immobilisations 12 000 €
28154 – Amortissements du matériel industriel 12 000 €
Exercice 7
L’entreprise MNO achète un matériel industriel pour 100 000 € HT amortissable sur 5 ans.
1. Déterminez le taux d’amortissement dégressif.
2. Calculez les dotations aux amortissements des trois premières années.
3. Passez l’écriture comptable de la dotation pour la première année.
Corrigé
1. Détermination du taux d’amortissement dégressif
Le taux d’amortissement dégressif se calcule comme suit :
Taux linéaire = 100 / Durée = 100 = 20 %
Le coefficient fiscal applicable pour une durée de 5 ans est 1,75.
Taux dégressif = 20 % × 1,75 = 35 %
2. Calcul des dotations aux amortissements des trois premières années
• Année 1 :
Base amortissable = 100 000 €
Dotation = 100 000 € × 35 % = 35 000 €
VNC fin année 1 = 100 000 € - 35 000 € = 65 000 €
48
Objectifs 15/20 - DCG
• Année 2 :
Dotation = 65 000 € × 35 % = 22 750 €
VNC fin année 2 = 65 000 € - 22 750 € = 42 250 €
• Année 3 :
Dotation = 42 250 € × 35 % = 14 787,50 €
VNC fin année 3 = 42 250 € - 14 787,50 € = 27 462,50 €
3. Écriture comptable de la dotation pour la première année
D : 6811 – Dotations aux amortissements des immobilisations 35 000 €
C: 28154 – Amortissements du matériel industriel 35 000 €
Exercice 8
L’entreprise PQR achète un équipement pour 50 000 € HT amortissable en 10 ans en
mode linéaire. Cependant, la réglementation fiscale autorise un amortissement sur 5 ans.
1. Présenter le plan d’amortissement économique et le plan
d’amortissement fiscal.
2. Présenter le plan d’amortissement dérogatoire
3. Passez l’écriture comptable de l’amortissement dérogatoire pour la
première année.
Corrigé
1. Plan d’amortissement économique et fiscal
• Amortissement économique (sur 10 ans, mode linéaire)
Dotation annuelle = 50 000 € / 10 = 5 000 €
49
Objectifs 15/20 - DCG
• Amortissement fiscal (sur 5 ans, mode linéaire)
Dotation annuelle = 50 000 € / 5 = 10 000 €
Année Dotation économique Dotation fiscale
1 5 000 € 10 000 €
2 5 000 € 10 000 €
3 5 000 € 10 000 €
4 5 000 € 10 000 €
5 5 000 € 10 000 €
6 5 000 € 0€
7 5 000 € 0€
8 5 000 € 0€
9 5 000 € 0€
10 5 000 € 0€
2. Plan d’amortissement dérogatoire
L’amortissement dérogatoire correspond à la différence entre l’amortissement fiscal et
l’amortissement économique.
Année Amortissement dérogatoire (fiscal - économique)
1 10 000 € - 5 000 € = 5 000 €
2 10 000 € - 5 000 € = 5 000 €
3 10 000 € - 5 000 € = 5 000 €
4 10 000 € - 5 000 € = 5 000 €
5 10 000 € - 5 000 € = 5 000 €
6 à 10 -5 000 € (Reprise)
3. Écriture comptable de l’amortissement dérogatoire pour la première année
• Constatation de l’amortissement dérogatoire
D : 68725 – Dotations aux amortissements dérogatoires 5 000 €
C: 145 – Amortissements dérogatoires 5 000 €
50
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 9
L’entreprise XYZ achète 1 000 unités de marchandises à 10 € l’unité. Elle paie également
:
• Frais de transport : 800 €
• Frais de stockage : 500 €
1. Déterminez le coût total d’achat des marchandises.
2. Calculez le coût unitaire d’achat.
3. Indiquez si les frais de stockage doivent être inclus dans le coût
d’acquisition selon le PCG.
Corrigé
1. Détermination du coût total d’achat des marchandises
Le coût total d’achat est composé du prix d’achat des marchandises et des frais
directement attribuables à leur acquisition. Selon le Plan Comptable Général (PCG), les
frais de transport sont inclus dans le coût d’achat, tandis que les frais de stockage ne le
sont pas.
• Coût total d’achat = (1 000 × 10 €) + 800 €
• Coût total d’achat = 10 800 €
2. Calcul du coût unitaire d’achat
• Coût unitaire d’achat = Coût total d’achat / Quantité achetée
• Coût unitaire d’achat = 10 800 € / 1 000 unités = 10,80 € par unité
3. Inclusion des frais de stockage dans le coût d’acquisition
51
Objectifs 15/20 - DCG
Selon le PCG (article 321-5), les frais de stockage ne sont pas inclus dans le coût
d’acquisition des marchandises, sauf s’ils sont nécessaires pour mettre l’actif en état
d’utilisation. En comptabilité des stocks, ces frais sont généralement comptabilisés en
charges (compte 616 – "Charges locatives et de copropriété" ou compte 62 – "Autres
services extérieurs"), sauf exception.
Donc, dans ce cas, les frais de stockage ne doivent pas être inclus dans le coût
d’acquisition des marchandises.
Exercice10
L’entreprise ABC achète un même produit en trois lots :
• Lot 1 : 100 unités à 5 €/unité
• Lot 2 : 150 unités à 6 €/unité
• Lot 3 : 200 unités à 7 €/unité
Elle revend 250 unités.
1. Déterminez la valeur du stock restant selon la méthode FIFO (Premier
Entré, Premier Sorti).
2. Déterminez la valeur du stock restant selon la méthode du Coût Moyen
Pondéré (CMP).
Corrigé
1. Valeur du stock restant selon la méthode FIFO
La méthode FIFO consiste à sortir en premier les unités des lots les plus anciens.
Sortie de stock (250 unités) :
- 100 unités du Lot 1 à 5 € → 500 €
- 150 unités du Lot 2 à 6 € → 900 €
Coût total des sorties : 500 € + 900 € = 1 400 €
52
Objectifs 15/20 - DCG
Stock restant :
Il reste 200 unités du Lot 3 à 7 € → 1 400 €
Valeur du stock restant selon FIFO : 1 400 €
2. Valeur du stock restant selon la méthode du Coût Moyen Pondéré (CMP)
Le CMP se calcule après chaque entrée, mais ici, nous pouvons le calculer globalement
avant la sortie.
• Calcul du CMP avant la vente :
CMP=coût total du stock / quantité totale du stock
CMP = 4502 / 800€ =6,22€
• Sortie de stock (250 unités) :
250×6,22€=1555€
• Stock restant après la vente :
Quantité restante = 450 – 250 = 200 unités
• Valeur du stock restant=200×6,22€=1244€
Valeur du stock restant selon CMP : 1 244 €
Exercice 11
L’entreprise DEF détient un stock évalué à 20 000 € selon le coût d’achat. Cependant, à
la clôture de l’exercice, la valeur nette de réalisation du stock est estimée à 17 500 €.
1. Faut-il comptabiliser une dépréciation ? Justifiez votre réponse.
2. Déterminez le montant de la dépréciation à comptabiliser.
3. Passez l’écriture comptable de la dépréciation au 31/12/N.
Corrigé
1. Faut-il comptabiliser une dépréciation ?
Oui, il faut comptabiliser une dépréciation du stock.
53
Objectifs 15/20 - DCG
Selon le Plan Comptable Général (PCG, article 321-10), les stocks doivent être évalués
à la clôture de l'exercice au plus bas entre le coût d'acquisition et la valeur nette de
réalisation.
Ici, la valeur nette de réalisation (17 500 €) est inférieure au coût d’achat (20 000 €),
ce qui justifie la comptabilisation d’une dépréciation de 2 500 € pour refléter la perte
de valeur.
2. Montant de la dépréciation à comptabiliser
La dépréciation correspond à la différence entre le coût d’achat et la valeur nette de
réalisation :
Montant de la dépréciation = Cout d’achat − Valeur nette de réalisation
Montant de la dépréciation = 20000€ − 17500€ = 2500€
3. Écriture comptable de la dépréciation au 31/12/N
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
68173 Dotations aux dépréciations des stocks 2 500
39X Dépréciation des stocks 2 500
Exercice 12
L’entreprise XYZ achète une machine pour 50 000 € HT avec une durée d’utilisation
prévue de 10 ans. Après 3 ans, une révision de la durée d’amortissement est effectuée,
et la durée de vie restante est estimée à 4 ans au lieu des 7 ans initiaux restants.
1. Calculez le plan d’amortissement initial.
2. Déterminez la valeur nette comptable (VNC) après 3 ans.
3. Établissez le plan d’amortissement révisé.
4. Passez l’écriture de la dotation aux amortissements pour l’année suivant
la révision.
Corrigé
54
Objectifs 15/20 - DCG
1. Plan d’amortissement initial
La machine est amortie linéairement sur 10 ans, soit :
Dotation annuelle = Valeur d’origine / Durée initiale Dotation annuelle=50000 / 10 =
5000 €/an
Année Dotation annuelle Amortissement cumulé Valeur nette comptable (VNC)
N 5 000 € 5 000 € 45 000 €
N+1 5 000 € 10 000 € 40 000 €
N+2 5 000 € 15 000 € 35 000 €
2. Valeur Nette Comptable (VNC) après 3 ans
VNC = Valeur d’origine − Amortissement cumulé
VNC = 50000 – 15000 = 35000 €
3. Plan d’amortissement révisé
Après 3 ans, la durée de vie restante est réévaluée à 4 ans.
La nouvelle dotation annuelle est recalculée sur la base de la VNC restante :
Nouvelle dotation annuelle = VNC après 3 ans / Nouvelle durée restante
Nouvelle dotation annuelle = 35000 / 4 = 8750 €/an
Année Dotation annuelle Amortissement cumulé Valeur nette comptable (VNC)
N+3 8 750 € 23 750 € 26 250 €
N+4 8 750 € 32 500 € 17 500 €
N+5 8 750 € 41 250 € 8 750 €
N+6 8 750 € 50 000 € 0€
5. Écriture comptable de la dotation aux amortissements (N+3)
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
68112 Dotation aux amortissements des immobilisations 8 750
281xx Amortissement des immobilisations 8 750
55
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 13
L’entreprise ABC possède une machine comptabilisée à 80 000 €, amortie pour 50 000 €.
À la clôture de l’exercice, une analyse indique que sa valeur actuelle est de 22 000 €.
1. Déterminez la valeur nette comptable avant la dépréciation.
2. Faut-il comptabiliser une dépréciation ? Justifiez votre réponse.
3. Calculez la perte de valeur à comptabiliser.
4. Passez l’écriture comptable de la dépréciation.
Corrigé
1. Valeur nette comptable (VNC) avant dépréciation
La Valeur Nette Comptable (VNC) est calculée comme suit :
VNC = Valeur d’origine − Amortissement cumulé
VNC = 80000 – 50000 = 30000€
2. Faut-il comptabiliser une dépréciation ?
Oui, une dépréciation doit être comptabilisée.
Selon le Plan Comptable Général (PCG, article 214-15), une immobilisation doit être
évaluée à la valeur la plus faible entre la VNC et la valeur actuelle.
Ici, la VNC (30 000 €) est supérieure à la valeur actuelle (22 000 €), ce qui signifie que
l’actif a perdu de la valeur de manière durable. Une dépréciation est donc nécessaire.
3. Calcul de la perte de valeur
La perte de valeur correspond à la différence entre la VNC avant dépréciation et la
valeur actuelle :
Perte de valeur = VNC − Valeur actuelle
56
Objectifs 15/20 - DCG
Perte de valeur=30000−22000=8000€
4. Écriture comptable de la dépréciation
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
6816xx Dotation aux dépréciations des immobilisations 8 000
29xxx Dépréciation des immobilisations corporelles 8 000
57
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 4
LES DETTES ET LES CREANCES
Rappel de cours
I. Définitions
Une créance est un droit que possède l'entreprise sur un tiers (client, état, personnel,
etc.), correspondant à une somme d'argent à recevoir. Elle résulte principalement d'une
vente de biens ou de services.
Une dette est une obligation pour l'entreprise de payer une somme d'argent à un tiers
(fournisseur, état, banques, etc.). Elle résulte d'un achat à crédit ou d'une charge à
payer.
II. Classement des créances et dettes
Les créances et dettes sont classées selon leur nature et leur échéance.
• Créances d'exploitation (classe 41) : clients, avances et acomptes versés.
• Créances hors exploitation (classe 46) : comptes d'associés, dividendes à
recevoir.
• Créances fiscales et sociales (classe 44) : TVA à récupérer, crédit d'impôt.
• Autres créances (classe 48) : créances diverses, prêts accordés.
• Dettes d'exploitation (classe 40) : fournisseurs, avances reçues sur commandes.
• Dettes hors exploitation (classe 46) : comptes courants d'associés, emprunts.
• Dettes fiscales et sociales (classe 43 & 44) : impôts à payer, cotisations sociales.
58
Objectifs 15/20 - DCG
• Autres dettes (classe 47) : dettes diverses, subventions à rembourser.
III. Évaluation et Comptabilisation
Les créances et dettes sont évaluées à leur valeur nominale.
• Pour les créances en devises, la conversion s'effectue au cours de clôture.
• Une provision pour dépréciation des créances peut être comptabilisée si un risque
d'impayé est identifié.
• Les créances lors de la vente à crédit :
D : Compte 411 "Clients"
C : Compte 70 "Ventes de biens et services"
• Les créances lors de l’encaissement :
D : Compte 512 "Banque"
C : Compte 411 "Clients"
• Les dettes lors de l'achat à crédit :
D : Compte 60 "Achats"
C : Compte 401 "Fournisseurs"
• Paiement de la dette :
D : Compte 401 "Fournisseurs"
C : Compte 512 "Banque"
IV. Traitements Spécifiques
• Provisions pour dépréciation des créances
Lorsqu'une créance devient douteuse, une provision doit être enregistrée :
D : 68174 "Dotations aux provisions pour dépréciation des créances"
C : 491 "Provisions pour dépréciation des créances clients"
• Abandon de créances
Si une créance est irrécouvrable, elle est passée en perte :
D : 654 "Pertes sur créances irrécouvrables"
C : 411 "Clients"
59
Objectifs 15/20 - DCG
L’abandon de créances peut être classé en deux grandes catégories :
A. L’abandon de créances à caractère commercial
Il s’agit d’un abandon accordé pour des raisons commerciales, dans le but de maintenir
une relation d’affaires avec un client en difficulté financière.
Comptabilisation :
• L'entreprise qui abandonne la créance comptabilise la perte en charge :
D : 675 – Valeurs comptables des éléments d’actifs cédés (ou charges
exceptionnelles)
C: 411 – Clients
• Si la créance était déjà provisionnée, on reprend la provision correspondante :
D : 491 – Dépréciation des comptes clients
C: 7817 – Reprises sur dépréciations et provisions (produits exceptionnels)
B. L’abandon de créances à caractère financier
Il s’agit d’un abandon consenti à une société liée (filiale, société sœur, etc.) pour des
raisons de restructuration financière.
Deux cas possibles :
a) Sans contrepartie
L’abandon de créance est considéré comme une charge définitive :
D : 6788 – Charges exceptionnelles diverses
C: 267 – Créances rattachées à des participations (ou autre compte de créance)
b) Avec clause de retour à meilleure fortune
60
Objectifs 15/20 - DCG
Si la société bénéficiaire s’engage à rembourser l’abandon si sa situation financière
s’améliore, on le comptabilise comme une subvention à caractère conditionnel :
D : 658 – Charges diverses de gestion courante
C: 267 – Créances rattachées à des participations
Dans la société bénéficiaire, l’abandon est comptabilisé en produits exceptionnels :
D : 7788 – Produits exceptionnels divers
C: 758 – Produits divers de gestion courante (si retour à meilleure fortune prévu)
EXERCICES
Exercice 1
L’entreprise XYZ vend des marchandises à un client pour 12 000 € HT, avec une TVA de
20 %. Le client dispose d’un délai de paiement de 60 jours.
1. Déterminez le montant total de la créance à enregistrer.
2. Passez l’écriture comptable de la vente et de l’enregistrement de la
créance.
Corrigé
1. Détermination du montant total de la créance
Le montant total de la créance comprend :
• Montant HT : 12 000 €
• TVA (20 % de 12 000 €) :
TVA = 12000 × 20% = 2400 €
Montant total TTC :
Total TTC=12000+2400=14400 €
61
Objectifs 15/20 - DCG
La créance à enregistrer est donc de 14 400 €.
2. Écriture comptable de la vente et de l’enregistrement de la créance
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
411 - Clients Vente de marchandises à crédit 14 400
707 - Ventes de marchandises Vente HT 12 000
44571 - TVA collectée TVA sur ventes 2 400
Exercice 2
L’entreprise ABC vend un produit à un client étranger pour 10 000 $. À la date de la
vente, le taux de change est de 1 € = 1,10 $. À la clôture de l’exercice, le taux est de 1 €
= 1,05 $.
1. Déterminez la valeur initiale de la créance en euros.
2. Déterminez la perte latente à enregistrer à la clôture.
3. Passez les écritures comptables correspondantes.
Corrigé
1. Valeur initiale de la créance en euros
La créance en euros est calculée comme suit :
Créance en € = Montant en $ / Taux de change à la date de vente Créance en € = 10000 /
1,10 = 9090,91 €
Valeur initiale de la créance : 9 090,91 €
2. Détermination de la perte latente à la clôture
À la clôture, la créance doit être réévaluée au nouveau taux de change (1 € = 1,05 $) :
Nouvelle valeur en € = 10000 / 1,05 = 9523,81 €
Perte latente = Nouvelle valeur - Valeur initiale
Perte latente = 9090,91 − 9523,81 = −432,90 €
62
Objectifs 15/20 - DCG
Une perte latente de 432,90 € doit être enregistrée.
3. Écritures comptables correspondantes
• À la date de la vente : Enregistrement de la créance
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
411 - Clients Vente en devises 9 090,91
707 - Ventes de produits Vente HT 9 090,91
• À la clôture de l'exercice : Comptabilisation de la perte latente
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
6865 - Dotation aux provisions pour Perte de change latente 432,90
pertes de change
1515 - Provision pour pertes de Provision sur créances 432,90
change en devises
Une perte latente de 432,90 € est enregistrée via une provision, conformément au
principe de prudence.
Exercice 3
L’entreprise DEF a une créance de 8 000 € sur un client en difficulté. Elle estime que 40
% de cette créance risque de ne pas être recouvrée.
1. Déterminez le montant de la dépréciation à comptabiliser.
2. Passez l’écriture comptable correspondante.
Corrigé
1. Détermination du montant de la dépréciation
63
Objectifs 15/20 - DCG
Le montant de la dépréciation correspond à 40 % de la créance :
Dépréciation = 8000 × 40% = 3200 €
Montant de la dépréciation à comptabiliser : 3 200 €
2. Écriture comptable de la dépréciation
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
68174 - Dotations aux provisions pour Dépréciation d’une 3 200
dépréciation des créances créance client
491 - Provisions pour dépréciation des Provision pour créance 3 200
comptes clients douteuse
Une dépréciation de 3 200 € est enregistrée pour couvrir le risque de non-
recouvrement, conformément au principe de prudence du PCG.
Exercice 4
L’entreprise GHI achète des marchandises pour 15 000 € HT, avec une TVA de 20 %. Le
paiement est prévu sous 30 jours.
1. Déterminez le montant total de la dette à enregistrer.
2. Passez l’écriture comptable de l’achat et de l’enregistrement de la
dette.
Corrigé
1. Détermination du montant total de la dette
Le montant total de la dette comprend :
• Montant HT : 15 000 €
• TVA (20 % de 15 000 €) :
64
Objectifs 15/20 - DCG
TVA = 15000 × 20% = 3000 €
Montant total TTC :
Total TTC = 15000 + 3000 = 18000 €
Montant total de la dette à enregistrer : 18 000 €
2. Écriture comptable de l’achat et de l’enregistrement de la dette
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
607 - Achats de marchandises Achat de marchandises 15 000
HT
44566 - TVA déductible sur autres TVA sur achat 3 000
biens et services
401 - Fournisseurs Enregistrement de la 18 000
dette
L’entreprise enregistre une dette de 18 000 € envers son fournisseur, payable sous 30
jours.
Exercice 5
L’entreprise JKL contracte une dette de 50 000 $ auprès d’un fournisseur étranger. À la
date de l'achat, le taux de change est 1 € = 1,20 $. À la clôture, il est de 1 € = 1,10 $.
1. Déterminez la valeur initiale de la dette en euros.
2. Déterminez la perte latente à enregistrer à la clôture.
3. Passez l’écriture comptable correspondante.
Corrigé
1. Valeur initiale de la dette en euros
La dette en euros est calculée comme suit :
65
Objectifs 15/20 - DCG
Dette en € = Montant en $ / Taux de change à la date d'achat
Dette en € = 50000 / 1,20 = 41666,67 €
Valeur initiale de la dette : 41 666,67 €
2. Détermination de la perte latente à la clôture
À la clôture, la dette doit être réévaluée au nouveau taux de change (1 € = 1,10 $) :
Nouvelle valeur en € = 50000 / 1,10 = 45454,55 €
Perte latente = Nouvelle valeur - Valeur initiale
Perte latente = 45454,55 − 41666,67 = 3787,88 €
Une perte latente de 3 787,88 € doit être enregistrée.
3. Écriture comptable correspondante
• À la date d'achat : Enregistrement de la dette
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
607 - Achats de marchandises Achat en devises 41 666,67
401 - Fournisseurs étrangers Enregistrement de la dette 41 666,67
• À la clôture de l'exercice : Comptabilisation de la perte latente
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
6865 - Dotation aux provisions pour Perte de change 3
pertes de change latente 787,88
1515 - Provision pour pertes de change Provision sur dette en 3
devises 787,88
66
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 6
L’entreprise MNO a contracté un emprunt de 100 000 € avec un taux d’intérêt de 5 % par
an. À la fin de l’exercice, elle doit comptabiliser les intérêts courus.
1. Déterminez le montant des intérêts à comptabiliser.
2. Passez l’écriture comptable des intérêts courus.
Corrigé
1. Détermination du montant des intérêts à comptabiliser
Les intérêts courus se calculent comme suit :
Intérêts = Montant de l’emprunt × Taux d’intérêt
Intérêts = 100000 × 5% = 5000 €
Montant des intérêts à comptabiliser : 5 000 €
2. Écriture comptable des intérêts courus
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
661 - Charges d’intérêts Comptabilisation des intérêts 5 000
courus
1688 - Intérêts courus non Intérêts à payer 5 000
échus
Exercice 7
L’entreprise PQR est impliquée dans un litige avec un fournisseur. Son avocat estime que
l’issue du procès est incertaine mais qu’une indemnisation de 20 000 € pourrait être due.
67
Objectifs 15/20 - DCG
1. L’entreprise doit-elle comptabiliser une provision pour risque ? Justifiez
votre réponse.
2. Si oui, passez l’écriture comptable correspondante.
Corrigé
1. L’entreprise doit-elle comptabiliser une provision pour risque ?
Selon le Plan Comptable Général, une provision pour risques doit être comptabilisée si
trois conditions sont réunies :
• Une obligation probable ou certaine résultant d’un événement passé.
• Un risque ou une charge clairement identifiée(e).
• Une évaluation fiable du montant.
Dans ce cas :
• Le litige est en cours, ce qui constitue une obligation potentielle.
• L’issue est incertaine, donc il existe un risque potentiel, mais pas encore
certain.
• Le montant de 20 000 € est une estimation, mais l’incertitude sur l’issue
empêche de comptabiliser une provision.
Conclusion :
• Si l’indemnisation était probable et non juste possible, une provision pour
risques devrait être comptabilisée.
• Ici, l’issue est incertaine, donc aucune provision ne doit être comptabilisée.
Toutefois, une mention dans l’annexe des comptes serait nécessaire pour informer
sur ce risque.
2. Écriture comptable (si le risque était probable)
Si l’indemnisation devient probable, voici l’écriture comptable à passer :
68
Objectifs 15/20 - DCG
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
681 - Dotations aux provisions pour Provision pour litige 20 000
risques
1511 - Provisions pour litiges Provision pour 20 000
indemnisation
En l’état actuel, aucune provision ne doit être comptabilisée, mais le risque doit être
mentionné en annexe. Si le risque devient probable, une provision sera enregistrée
Exercice 8
L’entreprise XYZ clôture son exercice le 31/12/N. Elle dispose des éléments suivants :
Créances clients :
• Une créance de 15 000 € avec un risque de non-recouvrement estimé à 10 %.
• Une créance en dollars de 8 000 $, enregistrée initialement à 1 € = 1,20 $. Au
31/12/N, le taux de change est de 1 € = 1,10 $.
Dettes fournisseurs :
• Une dette de 20 000 €, dont 5 000 € doivent être réglés dans plus d’un an.
• Une dette en dollars de 12 000 $, enregistrée initialement à 1 € = 1,15 $. Au
31/12/N, le taux de change est de 1 € = 1,5 $.
1. Déterminez la valeur nette des créances clients à inscrire au bilan.
2. Déterminez la valeur des dettes à inscrire au bilan.
3. Passez les écritures comptables de dépréciation et d’ajustement de
change si nécessaire.
Corrigé
69
Objectifs 15/20 - DCG
1. Détermination de la valeur nette des créances clients à inscrire au bilan
Dépréciation de la créance de 15 000 €
Dépréciation = 15000 × 10% = 1500 €
• Valeur nette de cette créance :
15000 – 1500 = 13500 €
Réévaluation de la créance en dollars
• Valeur initiale en euros :
8000 / 1,20 = 6666,67 €
• Valeur au nouveau taux de change :
8000 / 1,10 = 7272,73 €
• Gain latent de change :
7272,73 − 6666,67 = 606,06 €
• Valeur des créances clients à inscrire au bilan :
Créance après dépréciation + Créance réévaluée = 13500 + 7272,73 = 20772,73 €
2. Détermination de la valeur des dettes fournisseurs à inscrire au bilan
Réévaluation de la dette en dollars
• Valeur initiale en euros :
12000 / 1,15 = 10434,78 €
• Valeur au nouveau taux de change :
12000 / 1,05 = 11428,57 €
• Perte latente de change :
11428,57 − 10434,78 = 993,79 €
• Valeur des dettes fournisseurs à inscrire au bilan :
Dette en euros + Dette en dollars réévaluée = 20000 + 11428,57 = 31428,57 €
3. Écritures comptables de dépréciation et d’ajustement de change
70
Objectifs 15/20 - DCG
Dépréciation de la créance douteuse
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
68174 - Dotations aux provisions pour Dépréciation créance 1 500
dépréciation des créances client
491 - Provisions pour dépréciation des Provision pour créance 1 500
comptes clients douteuse
Ajustement de la créance en devises (gain latent de 606,06 €)
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
467 - Gains de change Ajustement de créance en 606,06
latents devises
416 - Clients en devises Réévaluation de la créance 606,06
Ajustement de la dette en devises (perte latente de 993,79 €)
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
6865 - Dotation aux provisions pour Perte de change 993,79
pertes de change latente
1515 - Provision pour pertes de change Provision sur dette en 993,79
devises
Exercice 9
Une entreprise française vend des produits à un client américain et enregistre une
créance de 200 000 USD payable dans 3 mois.
• Taux de change au jour de la vente : 1 EUR = 1,12 USD
71
Objectifs 15/20 - DCG
• Taux de change à la clôture du bilan (mois suivant) : 1 EUR = 1,15 USD
• Taux de change au jour du règlement : 1 EUR = 1,10 USD
1. Quel est le montant en euros de la créance à la date de la vente ?
2. Quel est l’impact de la réévaluation au bilan ?
3. Quelle est la perte ou le gain de change final au moment du règlement ?
Corrigé
1. Montant en euros de la créance à la date de la vente
La créance en euros est calculée comme suit :
Créance en EUR = Créance en USD / Taux de change au jour de la vente
Créance en EUR = 200000 / 1,12 = 178571,43 €
Montant initial de la créance enregistrée : 178 571,43 €
2. Impact de la réévaluation au bilan
À la clôture, le nouveau taux de change est de 1 EUR = 1,15 USD.
Nouvelle valeur de la créance en EUR = 200000 / 1,15 = 173913,04 €
Perte latente de change :
178571,43 − 173913,04 = 4658,39 €
Écriture comptable à la clôture (Constatation de la perte latente)
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
656 - Pertes de change Réévaluation de la créance 4 658,39
416 - Clients en devises Ajustement de la créance 4 658,39
3. Perte ou gain de change final au moment du règlement
72
Objectifs 15/20 - DCG
Au jour du règlement, le taux de change est de 1 EUR = 1,10 USD.
Montant final en EUR = 200000 / 1,10 = 181818,18 €
Gain de change final :
181818,18 − 173913,04 = 7905,14 €
Écriture comptable au règlement (Constatation du gain final)
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
416 - Clients en devises Ajustement de la créance 7 905,14
756 - Gains de change Gain de change final 7 905,14
Résultat net global sur le change :
7905,14 − 4658,39 = 3246,75 € (gain net)
Exercice 10
Une entreprise souscrit un emprunt en GBP de 500 000 GBP sur 1 an avec un taux
d’intérêt de 5 %.
• Taux initial : 1 EUR = 0,86 GBP
• Taux au remboursement : 1 EUR = 0,80 GBP
• L’entreprise décide de se couvrir avec un contrat à terme à 0,84 GBP.
1. Quel est le coût de remboursement sans couverture ?
2. Quel est le coût de remboursement avec la couverture ?
3. Quel est l’impact de la couverture ?
Corrigé
1. Quel est le coût de remboursement sans couverture ?
73
Objectifs 15/20 - DCG
Sans couverture, l’entreprise devra rembourser l’emprunt en GBP au taux de change au
moment du remboursement. L’emprunt est de 500 000 GBP, et le taux de change au
remboursement est de 1 EUR = 0,80 GBP. (GBP = Livre Sterling)
• Calcul du montant en EUR à rembourser :
Montant en EUR = Montant en GBP / Taux de change = 500000 GBP / 0,80 GBP =
625000 EUR
Donc, le coût de remboursement sans couverture est de 625 000 EUR.
2. Quel est le coût de remboursement avec la couverture ?
Avec la couverture, l’entreprise se protège contre la fluctuation du taux de change en
souscrivant un contrat à terme à 0,84 GBP.
Le montant de l’emprunt est toujours de 500 000 GBP, mais cette fois, l’entreprise
achètera des GBP au taux de 1 EUR = 0,84 GBP pour le remboursement.
• Calcul du montant en EUR à rembourser avec la couverture :
Montant en EUR = Montant en GBP / Taux de couverture = 500000 GBP / 0,84 GBP =
595238,10 EUR
Donc, le coût de remboursement avec la couverture est de 595 238,10 EUR.
3. Quel est l’impact de la couverture ?
L'impact de la couverture est la différence entre le coût de remboursement sans
couverture et avec la couverture.
Impact de la couverture = Cout sans couverture − Cout avec couverture = 625000 EUR
− 595238,10 EUR = 29761,90 EUR
L'impact de la couverture est une économie de 29 761,90 EUR grâce à la protection
contre la variation du taux de change, qui permet de réduire le coût de remboursement
de l’emprunt.
74
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 12
Une entreprise française contracte un emprunt en USD d'un montant de 500 000 USD
pour financer l’achat d’une machine d’une valeur de 500 000 USD.
• Taux de change initial : 1 EUR = 1,10 USD
• Taux de change à la clôture intermédiaire : 1 EUR = 1,05 USD
• Durée de l’emprunt : 5 ans
• Taux d’intérêt annuel : 4 %
1. Calcul des différences de conversion :
o Quelle est la valeur comptable de la machine et de la dette
initialement en euros ?
o Quelle est la variation de valeur de la dette et de l’actif à la
clôture intermédiaire ?
o Quelle écriture comptable doit être passée ?
2. Plan d’amortissement :
o Établir les plans d’amortissement selon les trois méthodes
suivantes :
a) Amortissement in fine
b) Amortissement constant
c) Amortissement avec annuités constantes
3. Enregistrez chaque opération au journal de l’entreprise
Corrigé
1. Calcul des différences de conversion
Quelle est la valeur comptable de la machine et de la dette initialement en euros ?
• Valeur comptable de la machine en euros :
La machine est achetée pour 500 000 USD. Le taux de change initial est de 1 EUR = 1,10
USD.
75
Objectifs 15/20 - DCG
Pour convertir la valeur de la machine en EUR, on fait le calcul suivant :
Valeur de la machine en EUR = 500000 USD / 1,10 USD = 454545,45 EUR
La machine est donc comptabilisée à 454 545,45 EUR.
• Valeur de la dette en euros :
L'emprunt est également de 500 000 USD. Le taux de change initial est toujours 1 EUR =
1,10 USD.
On convertit la dette en EUR :
Valeur de la dette en EUR = 500000 USD / 1,10 USD = 454545,45 EUR
Ainsi, la dette est également comptabilisée à 454 545,45 EUR.
Quelle est la variation de valeur de la dette et de l’actif à la clôture intermédiaire ?
À la clôture intermédiaire, le taux de change est de 1 EUR = 1,05 USD.
• Variation de la valeur de la machine :
La valeur de la machine en USD est toujours 500 000 USD, mais au nouveau taux de
change, elle se convertit ainsi :
Nouvelle valeur de la machine en EUR = 500000 USD / 1,05 USD = 476190,48 EUR
La variation de la valeur de la machine est :
Variation de la machine = 476190,48 EUR − 454545,45 EUR = +21645,03 EUR
• Variation de la valeur de la dette :
La valeur de la dette en USD est toujours 500 000 USD, mais elle se convertit au taux de
1 EUR = 1,05 USD :
Nouvelle valeur de la dette en EUR = 500000 USD / 1,05 USD = 476190,48 EUR
La variation de la dette est :
76
Objectifs 15/20 - DCG
Variation de la dette = 476190,48 EUR − 454545,45 EUR = +21645,03 EUR
Quelle écriture comptable doit être passée ?
À la clôture intermédiaire, la variation de la conversion des devises doit être enregistrée.
L’écriture comptable à passer serait :
Compte Libellé Débit (EUR) Crédit (EUR)
215 Machine 21 645,03
512 Emprunt 21 645,03
Cela reflète la variation de valeur de l’actif et de la dette suite au taux de change
fluctuant.
2. Plan d’amortissement
L’emprunt est de 500 000 USD, avec un taux d’intérêt de 4 % par an, sur une durée de 5
ans.
a) Amortissement in fine
Dans ce cas, l’entreprise rembourse l’emprunt en une seule fois à la fin de la période,
sans remboursement partiel.
La valeur de remboursement à la fin des 5 ans sera 500 000 USD, mais l’intérêt sera
payé chaque année.
Les intérêts annuels sont calculés sur le montant principal :
Intérêt annuel = 500000 × 4% = 20000 USD
Donc, chaque année, l’entreprise paie 20 000 USD d’intérêts, et le capital est
remboursé en totalité à la fin de la 5e année.
77
Objectifs 15/20 - DCG
b) Amortissement constant
Dans le cadre de l’amortissement constant, l’entreprise rembourse chaque année une
part égale du principal, en plus des intérêts.
Le montant à amortir chaque année est :
500000 USD / 5 = 100000 USD
Chaque année, l’entreprise rembourse 100 000 USD de principal, et les intérêts sont
calculés sur le solde restant.
Année Principal remboursé Intérêts (4%) Total à rembourser
1 100 000 USD 20 000 USD 120 000 USD
2 100 000 USD 16 000 USD 116 000 USD
3 100 000 USD 12 000 USD 112 000 USD
4 100 000 USD 8 000 USD 108 000 USD
5 100 000 USD 4 000 USD 104 000 USD
c) Amortissement avec annuités constantes
Le calcul de l'annuité constante peut être effectué avec la formule d'annuité :
A = P × t / 1−(1+t)-n
Où :
o A est l'annuité constante,
o P est le principal de l'emprunt (500 000 USD),
o t est le taux d'intérêt (4 %),
o n est la durée (5 ans).
En calculant, on obtient une annuité constante de 115 512,74 USD.
78
Objectifs 15/20 - DCG
Chaque année, l'entreprise rembourse la même somme (annuité constante) mais une part
du principal et une part des intérêts qui changent chaque année.
3. Enregistrez chaque opération au journal de l’entreprise
Enregistrement du remboursement du principal (exemple pour la première année
avec amortissement constant) :
Compte Libellé Débit (USD) Crédit (USD)
164 Emprunt à long terme 100 000
512 Banque 100 000
Les écritures seront similaires pour les autres années, avec les ajustements sur les
intérêts et les remboursements de principal.
Au moment de l’achat de la machine et de la souscription à l’emprunt :
Compte Libellé Débit (USD) Crédit (USD)
215 Machine 500 000
164 Emprunt à long terme 500 000
Enregistrement des intérêts annuels (exemple pour la première année avec
amortissement constant) :
Compte Libellé Débit (USD) Crédit (USD)
661 Charges d’intérêts 20 000
512 Emprunt à long terme 20 000
Exercice 13
La société ABC est confrontée à des difficultés financières. Son fournisseur, la société
XYZ, accepte d’abandonner une créance de 20 000 € pour l’aider à redresser sa
situation.
79
Objectifs 15/20 - DCG
Dans une autre situation, la société DEF, qui détient une créance de 15 000 € sur ABC,
accepte d’abandonner sa créance pour des raisons purement commerciales afin de
préserver leur relation d’affaires.
1. Présentez les deux types d’abandons de créances et expliquez leurs
conséquences comptables et fiscales.
2. Passez les écritures comptables pour la société ABC et pour ses créanciers XYZ
et DEF.
Corrigé
1. Les deux types d’abandons de créances
• Abandon de créance à caractère financier
Il est accordé lorsque le débiteur est en difficulté financière. Il constitue un soutien
financier pour éviter la faillite.
• Conséquences fiscales :
o Chez le créancier : non déductible fiscalement sauf si justifié par un intérêt
économique (ex. éviter une liquidation).
o Chez le débiteur : imposable sauf si l’abandon est assorti d’une clause de retour à
meilleure fortune.
• Abandon de créance à caractère commercial
Il est accordé pour préserver la relation d’affaires (ex. fidélisation du client).
• Conséquences fiscales :
o Chez le créancier : déductible fiscalement.
o Chez le débiteur : imposable.
2. Comptabilisation des opérations
80
Objectifs 15/20 - DCG
Cas 1 : Abandon de créance à caractère financier (20 000 €)
• Chez le créancier (XYZ) :
D : 6815 - Dotations aux provisions pour créances douteuses 20 000 €
C: 411 – Clients 20 000 €
(Reprise de la provision si elle avait été constituée auparavant)
D : 661 - Charges exceptionnelles 20 000 €
C: 411 – Clients 20 000 €
(Non déductible fiscalement sauf justification économique)
• Chez le débiteur (ABC) :
D : 401 - Fournisseurs 20 000 €
C: 7715 - Abandon de créance 20 000 €
(Ce produit est imposable sauf clause de retour à meilleure fortune)
Cas 2 : Abandon de créance à caractère commercial (15 000 €)
• Chez le créancier (DEF) :
D : 6712 - Rabais, remises et ristournes accordés 15 000 €
C: 411 - Clients 15 000 €
(Déductible fiscalement car lié à la relation commerciale)
• Chez le débiteur (ABC) :
D : 401 - Fournisseurs
81
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 5
CAPITAL : CONSTITUTION ET
VARIATIONS
Rappel de cours
1. Constitution du capital
Le capital social représente l’ensemble des apports effectués par les associés ou
actionnaires d’une société en contrepartie de droits (parts sociales ou actions).
1.1 Apports en numéraire
Les associés apportent des fonds en espèces lors de la création de la société. Ces fonds
sont déposés sur un compte bloqué jusqu’à l’immatriculation.
Écritures comptables :
1.1.1. À la souscription des apports :
D : 4561 - Associés, comptes d'apport en numéraire
C: 1013 - Capital souscrit, non appelé
1.1.2. Lors de l’appel des fonds :
82
Objectifs 15/20 - DCG
D : 109 - Capital souscrit, appelé non verser
C: 1011 - Capital souscrit, appelé
1.2.3. Lors du versement sur le compte bancaire :
D : 512 - Banque
C: 4561 - Associés, comptes d'apport en numéraire
1.2 Apports en nature
Les associés peuvent apporter des biens (immobilisations, marchandises…).
Écritures comptables :
1.2.1. Constatation des apports en nature :
D : 2xx - Immobilisation concernée
D : 218 - Matériel et outillage (si concerné)
D : 512 - Banque (si partie en numéraire)
C: 1013 - Capital souscrit, non appelé
C: 404 - Fournisseurs d’immobilisations (si dette)
1.3 Apports en industrie
Les associés peuvent apporter leurs compétences, leur savoir-faire. Cependant, ces
apports ne concourent pas directement au capital social, mais donnent droit à des parts
spécifiques sans valeur nominale.
2. Augmentation de capital
83
Objectifs 15/20 - DCG
Une société peut augmenter son capital pour plusieurs raisons : financement de son
expansion, amélioration de sa solvabilité, entrée de nouveaux actionnaires, etc.
2.1 Augmentation de capital en numéraire
2.1.1. À la souscription
D : 4561 - Associés, comptes d’apport en numéraire
C: 1013 - Capital souscrit, non appelé
2.1.2. Appel et libération des fonds
D : 512 - Banque
C: 4561 - Associés, comptes d’apport en numéraire
2.1.3. Augmentation de capital par incorporation de réserves
La société peut décider d’incorporer ses bénéfices non distribués ou ses réserves au
capital.
Écriture comptable :
D : 106 - Réserves (ou 119 - Report à nouveau créditeur
C: 1011 - Capital
2.1.4. Augmentation de capital par conversion de dettes
Lorsqu’une société doit de l’argent à un tiers (associé, établissement financier…), celui-
ci peut transformer cette dette en capital.
Écriture comptable :
84
Objectifs 15/20 - DCG
D : 16x - Emprunts ou dettes concernées
C: 1011 – Capital
3. Réduction du capital
Une entreprise peut réduire son capital pour différentes raisons : perte financière,
retrait d’un associé, optimisation fiscale, etc.
3.1 Réduction du capital par annulation de titres
Si la société veut diminuer son capital en annulant une partie des actions ou parts
sociales.
Écriture comptable :
D : 1011 - Capital
C: 119 - Report à nouveau (si pertes)
C: 4566 - Associés, capital à rembourser (si remboursement)
3.2 Réduction du capital par rachat de titres
La société rachète ses propres actions pour les annuler.
3.2.1. À l’achat des actions :
D : 277 - Actions propres
C: 512 - Banque
3.2.2. À l’annulation des titres :
D : 1011 - Capital
85
Objectifs 15/20 - DCG
C: 277 - Actions propres
4. Autres variations du capital
4.1 Transformation d’une entreprise individuelle en société
Lorsqu’un entrepreneur individuel transforme son entreprise en société, il apporte son
actif et son passif à la nouvelle entité.
Écriture comptable :
D : 2xx - Immobilisations
D : 3xx - Stocks
D : 4xx - Clients et autres créances
C: 1xx - Capital social
C: 4xx - Fournisseurs et autres dettes
4.2 Fusion et scission de sociétés
En cas de fusion, la société absorbante reprend les actifs et passifs de la société
absorbée.
Écriture comptable pour l’absorbante :
D : 2xx - Immobilisations
D : 3xx - Stocks
D : 4xx - Créances
C: 4xx - Dettes
C: 1011 - Capital
86
Objectifs 15/20 - DCG
EXERCICES
Exercice 1
La société ABC est constituée avec un capital social de 100 000 €, réparti comme suit :
• Apports en numéraire : 60 000 €, déposés à la banque.
• Apports en nature : un immeuble évalué à 40 000 €.
1. Passez les écritures comptables de constitution de la société.
2. Indiquez la contrepartie des apports des associés.
Corrigé
1. Écritures comptables de constitution :
• À la souscription du capital social
D : 4561 - Associés, comptes d’apports en numéraire 60 000 €
D : 2xxx - Immeuble 40 000 €
C: 1013 - Capital souscrit, non appelé 100 000 €
• À la libération des apports en numéraire (dépôt à la banque)
D : 512 - Banque 60 000 €
C: 4561 - Associés, comptes d’apports en numéraire 60 000 €
• Constatation du capital définitivement libéré
D : 1013 - Capital souscrit, non appelé 100 000 €
C: 1011 - Capital social 100 000 €
2. Contrepartie des apports des associés
• Apports en numéraire (60 000 €) : Compte 512 (Banque)
• Apports en nature (40 000 €) : Compte 2131 (Bâtiment)
Le capital social de 100 000 € est donc représenté par ces deux contreparties.
87
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 2
La société XYZ décide d’augmenter son capital social de 50 000 € par émission de 500
nouvelles actions à 100 € chacune, libérées immédiatement en totalité.
1. Passez les écritures comptables de l’augmentation de capital.
2. Expliquez l’impact de cette opération sur le bilan de la société.
Corrigé
1. Écritures comptables de l’augmentation de capital
L’augmentation de capital par émission de nouvelles actions entraîne les écritures
suivantes :
• À la souscription et à la libération immédiate :
o Hypothèses :
• Valeur nominale d'une action : Supposons qu'elle soit de 50 €
• Prime d’émission : 100 € - 50 € = 50 €
• Nombre d’actions nouvelles : 500
• Montant total de l’augmentation : 500 × 100 € = 50 000 €
• Capital social augmenté de : 500 × 50 € = 25 000 €
• Prime d’émission totale : 500 × 50 € = 25 000 €
Écriture comptable :
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
512 - Banque Apport en numéraire 50 000
1013 - Capital souscrit non appelé Augmentation de capital 25 000
1041 - Prime d’émission Prime d’émission 25 000
1011 - Capital souscrit appelé Appel du capital 25 000
1013 - Capital souscrit non appelé Extinction de la créance 25 000
Puis, la libération immédiate entraîne :
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
1011 - Capital souscrit appelé Libération du capital 25 000
1013 - Capital souscrit non appelé Extinction de la créance 25 000
88
Objectifs 15/20 - DCG
2. Impact de l’opération sur le bilan
L’augmentation de capital a les effets suivants sur le bilan de la société :
• Actif :
Hausse des disponibilités en banque (+50 000 €)
• Passif :
- Augmentation du capital social (+25 000 €)
- Augmentation des primes d’émission (+25 000 €), ce qui renforce les capitaux
propres
• Conséquence globale :
- L’opération améliore la solvabilité et renforce les capitaux propres de
l’entreprise.
- Elle augmente les fonds propres sans endettement, ce qui peut rassurer les
investisseurs et les créanciers.
Exercice 4
La société GHI décide de réduire son capital de 30 000 € en annulant 300 actions d’une
valeur nominale de 100 € chacune.
1. Passez les écritures comptables de la réduction de capital.
2. Expliquez les conséquences comptables et financières de cette
opération.
Corrigé
1. Écritures comptables de la réduction de capital
Écriture comptable :
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
1013 - Capital souscrit non appelé Réduction de capital 30 000
1011 - Capital souscrit appelé Réduction de capital 30 000
Si la réduction de capital est compensée par des pertes antérieures (imputation sur les
réserves), alors on passerait l’écriture suivante :
89
Objectifs 15/20 - DCG
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
1013 - Capital souscrit non appelé Réduction de capital 30 000
119 - Report à nouveau (si pertes) Imputation sur les pertes 30 000
2. Conséquences comptables et financières
• Sur le bilan :
- Réduction du capital social dans les capitaux propres (-30 000 €).
- Si la réduction compense des pertes, elle améliore la situation financière en
apurant les déficits.
• Sur la structure financière :
- Si la réduction de capital vise à absorber des pertes, elle redonne de la
crédibilité financière à l’entreprise.
- Si la réduction vise à restituer des fonds aux actionnaires, cela diminue les fonds
propres et peut réduire la solvabilité.
• Conséquence globale :
- Peut-être un signal négatif pour les investisseurs et les créanciers si elle réduit les
capitaux propres.
- Peut être positive si elle améliore l’équilibre financier en éliminant des pertes
accumulées.
Exercice 5
La société JKL a émis des obligations convertibles en actions. À la date prévue, des
obligataires décident de convertir 200 obligations d’une valeur nominale de 50 € chacune
en actions nouvelles.
90
Objectifs 15/20 - DCG
1. Passez les écritures comptables de la conversion des obligations en
actions.
2. Expliquez l’impact de cette conversion sur le capital social et les dettes
financières.
Corrigé
1. Écritures comptables de la conversion des obligations en actions
Écriture comptable :
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
1631 - Emprunts obligataires Conversion des obligations en 10 000
convertibles actions
1013 - Capital souscrit non Augmentation du capital 10 000
appelé
Puis, à l’appel du capital :
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
1011 - Capital souscrit appelé Appel du capital 10 000
1013 - Capital souscrit non appelé Extinction de la créance 10 000
2. Impact de cette conversion sur le capital social et les dettes financières
Sur le capital social :
• Augmentation du capital social de 10 000 € (émission de nouvelles actions).
• Renforcement des capitaux propres, ce qui améliore la structure financière de
l’entreprise.
Sur les dettes financières :
• Diminution des dettes financières (-10 000 € d’emprunts obligataires
convertibles).
• Réduction du niveau d’endettement, ce qui améliore la solvabilité et réduit les
charges d’intérêts futures.
Conséquence globale :
91
Objectifs 15/20 - DCG
• L’entreprise se désendette sans sortie de trésorerie.
• Les anciens obligataires deviennent actionnaires, ce qui peut modifier la
répartition du capital.
• Une conversion importante pourrait entraîner une dilution du capital pour les
anciens actionnaires.
Exercice 6
La société ABC a un capital social de 100 000 €, divisé en 10 000 actions de 10 € chacune.
Elle décide d’augmenter son capital de 50 000 € en émettant 5 000 actions nouvelles à un
prix d’émission de 12 € (dont 2 € de prime d’émission).
1. Déterminez le montant total des fonds levés.
2. Passez les écritures comptables de l’augmentation de capital.
3. Expliquez l’impact de cette opération sur le bilan de la société.
Corrigé
1. Montant total des fonds levés
• Nombre d’actions nouvelles émises : 5 000
• Prix d’émission par action : 12 €
• Montant total des fonds levés = 5 000 × 12 € = 60 000 €
• Répartition :
o Capital social : 5 000 × 10 € = 50 000 €
o Prime d’émission : 5 000 × 2 € = 10 000 €
2. Écritures comptables de l’augmentation de capital
À la souscription et à la libération immédiate :
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
92
Objectifs 15/20 - DCG
512 - Banque Apport en numéraire 60 000
1013 - Capital souscrit non appelé Augmentation de capital 50 000
1041 - Prime d’émission Prime d’émission 10 000
1011 - Capital souscrit appelé Appel du capital 50 000
1013 - Capital souscrit non appelé Extinction de la créance 50 000
3. Impact de cette opération sur le bilan de la société
Actif :
• Augmentation des disponibilités en banque (+60 000 €).
Passif :
• Augmentation du capital social (+50 000 €).
• Augmentation de la prime d’émission (+10 000 €) dans les capitaux propres.
🔹 Conséquence globale :
• Renforcement des fonds propres, ce qui améliore la solvabilité et l’attractivité de
la société.
• Absence d’endettement supplémentaire, donc pas de charge financière future.
• La dilution du capital peut modifier le contrôle de l’entreprise si des actionnaires
extérieurs entrent.
Exercice 7
La société XYZ a un capital social de 200 000 €, divisé en 20 000 actions de 10 € chacune.
Elle décide :
• D’amortir une partie du capital en utilisant des réserves pour rembourser 50 000 €
aux actionnaires, sans diminuer le nombre d’actions.
• De réduire son capital en annulant 5 000 actions d’une valeur nominale de 10 €
chacune.
93
Objectifs 15/20 - DCG
1. Passez les écritures comptables de l’amortissement du capital.
2. Passez les écritures comptables de la réduction de capital.
3. Expliquez les conséquences comptables et financières de ces opérations.
Corrigé
1. Écritures comptables de l’amortissement du capital
Données de l’exercice :
• Amortissement du capital : 50 000 €
• Nombre d’actions inchangé (20 000 actions)
• Utilisation des réserves pour rembourser les actionnaires
Écriture comptable :
Compte Libellé Débit Crédit
(€) (€)
1061 - Réserve légale (ou autres Utilisation des réserves 50 000
réserves)
1018 - Capital amorti Amortissement du capital 50 000
512 - Banque Paiement aux 50 000
actionnaires
1018 - Capital amorti Extinction du capital 50 000
amorti
Le capital social reste à 200 000 €, mais une partie est considérée comme "amortie".
2. Écritures comptables de la réduction de capital
Données de l’exercice :
• Réduction du capital par annulation de 5 000 actions
• Valeur nominale de chaque action : 10 €
• Montant total de la réduction : 5 000 × 10 € = 50 000 €
Écriture comptable :
94
Objectifs 15/20 - DCG
Compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
1013 - Capital souscrit non appelé Réduction du capital 50 000
1011 - Capital souscrit appelé Réduction du capital 50 000
Après cette réduction, le capital social passe de 200 000 € à 150 000 €.
3. Conséquences comptables et financières
Impact sur le bilan :
• Amortissement du capital :
o Diminution des réserves (-50 000 €)
o Sortie de trésorerie (-50 000 €)
o Aucune baisse du capital social affiché, mais une partie est amortie
• Réduction de capital :
o Baisse du capital social (-50 000 €)
o Diminution du nombre d’actions en circulation (15 000 au lieu de 20
000)
Impact financier :
-L’entreprise rémunère ses actionnaires immédiatement sans toucher à la structure
d’endettement.
-La réduction de capital peut améliorer la rentabilité des capitaux propres si elle est
réalisée pour ajuster la structure financière.
-Une réduction excessive du capital peut affecter la crédibilité de l’entreprise auprès
des investisseurs et créanciers.
Conséquence globale :
-L’opération traduit une volonté d’optimisation des capitaux propres, mais peut
signaler une distribution excessive si les réserves diminuent fortement.
-La réduction du nombre d’actions augmente mécaniquement
-la valeur des actions restantes, ce qui peut être bénéfique pour les actionnaires
restants.
95
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 6
L’AFFECTATION DU RESULTAT DES
SOCIETES
Rappel de cours
L’affectation du résultat est une étape clé du cycle comptable des sociétés. À la clôture
de chaque exercice, l’entreprise établit son compte de résultat et son bilan. Le résultat
de l’exercice peut être un bénéfice ou une perte.
• Si bénéfice : il peut être distribué aux associés/actionnaires, mis en réserve ou
reporté à nouveau.
• Si perte : elle peut être imputée sur les capitaux propres ou reportée à nouveau
pour être compensée ultérieurement.
L’affectation du résultat dépend du type de société (SARL, SA, SAS, etc.), de ses statuts
et des décisions prises en assemblée générale ordinaire (AGO).
I. Principes de base et comptes utilisés
L'affectation du résultat implique principalement les comptes suivants :
• Compte 120 "Résultat de l'exercice (bénéfice)"
• Compte 129 "Résultat de l'exercice (perte)"
• Compte 106 "Réserves" (1061 : réserve légale, 1063 : réserve statutaire, 1068 :
autres réserves)
• Compte 110 "Report à nouveau (solde créditeur)"
• Compte 119 "Report à nouveau (solde débiteur)"
96
Objectifs 15/20 - DCG
• Compte 457 "Dividendes à payer" (si distribution de dividendes)
II. Affectation du bénéfice
1. Constitution de la réserve légale
• Selon l'article L232-10 du Code de commerce, les sociétés commerciales doivent
affecter au moins 5 % du bénéfice de l'exercice en réserve légale, tant que celle-
ci n’atteint pas 10 % du capital social.
Écriture comptable :
D : 120 "Résultat de l'exercice"
C: 1061 "Réserve légale"
2. Attribution aux réserves statutaires et facultatives
• Les statuts peuvent prévoir la dotation d’une réserve statutaire.
• La société peut également décider d'affecter une partie du bénéfice à une réserve
facultative pour renforcer ses capitaux propres.
Écriture comptable :
D : 120 "Résultat de l'exercice"
C: 1063 "Réserve statutaire"
C: 1068 "Autres réserves"
3. Report à nouveau
• Si la société décide de ne pas distribuer ni affecter l'intégralité du bénéfice, elle
peut le reporter à l'exercice suivant sous forme de report à nouveau créditeur.
Écriture comptable :
97
Objectifs 15/20 - DCG
D : 120 "Résultat de l'exercice"
C: 110 "Report à nouveau"
4. Distribution de dividendes
• Si les actionnaires ou associés décident de distribuer une partie du bénéfice sous
forme de dividendes, le montant est déterminé en AGO.
• Les dividendes peuvent être soumis à des prélèvements fiscaux (prélèvement
forfaitaire unique de 30 % en France, ou option pour l’imposition au barème
progressif).
Écriture comptable lors de la décision de distribution :
D : 120 "Résultat de l'exercice"
C: 457 "Dividendes à payer"
Paiement des dividendes :
D : 457 "Dividendes à payer"
C: 512 "Banque"
III. Traitement de la perte
Si l'exercice se solde par une perte (compte 129), plusieurs solutions existent :
1. Report à nouveau débiteur
• La perte peut être reportée à l’exercice suivant en attente de compensation par
les bénéfices futurs.
Écriture comptable :
D : 129 "Résultat de l'exercice (perte)"
C: 119 "Report à nouveau (solde débiteur)"
98
Objectifs 15/20 - DCG
2. Imputation sur les réserves
La perte peut être absorbée en tout ou partie par les réserves disponibles.
• Écriture comptable :
D : 106 "Réserves"
C : 129 "Résultat de l'exercice (perte)"
3. Réduction du capital
• En cas de pertes importantes, la société peut être amenée à réduire son capital
afin de rééquilibrer sa structure financière.
• Cette opération nécessite une décision en assemblée générale extraordinaire
(AGE).
IV. Décision en Assemblée Générale
L’affectation du résultat est décidée par les associés/actionnaires en Assemblée
Générale Ordinaire (AGO) qui doit être tenue dans les 6 mois suivant la clôture de
l'exercice.
Les documents essentiels pour l'AGO :
• Les comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexes).
• Le rapport de gestion.
• La proposition d'affectation du résultat par la direction ou le conseil
d'administration.
• Le rapport du commissaire aux comptes (si applicable).
Les décisions prises doivent être retranscrites dans un procès-verbal d’AGO et
enregistrées au registre des décisions de la société.
99
Objectifs 15/20 - DCG
V. Cas pratiques
Cas 1 : Affectation d’un bénéfice de 50 000 € pour une SARL avec un capital de 200
000 €
Données :
• Réserve légale déjà constituée à hauteur de 15 000 € → doit atteindre 20 000 €
(10 % du capital).
• Dividendes de 30 000 €.
• Report à nouveau du solde restant.
Écritures :
D : 120 "Résultat de l'exercice" 50 000 €
C: 1061 "Réserve légale" 5 000 €
C: 457 "Dividendes à payer" 30 000 €
C: 110 "Report à nouveau" 15 000 €
Cas 2 : Perte de 20 000 € imputée sur les réserves
Données :
• Réserve statutaire disponible : 10 000 €.
• Réserve facultative disponible : 10 000 €.
Écritures :
D : 1063 "Réserve statutaire" 10 000 €
D: 1068 "Autres réserves" 10 000 €
C: 129 "Résultat de l'exercice (perte)" 20 000 €
100
Objectifs 15/20 - DCG
EXERCICES
Exercice 1
La SARL ALPHA clôture son exercice comptable avec un bénéfice de 120 000 €. Les
statuts prévoient :
• Une dotation à la réserve légale de 5 % du bénéfice jusqu’à atteindre 10 % du
capital.
• Un capital de 300 000 €.
• Un dividende de 40 000 € aux associés.
• Le reste en report à nouveau.
1. Quelle est la dotation à la réserve légale ?
2. Quel est le montant du report à nouveau ?
3. Passer l’écriture comptable d’affectation du résultat.
Corrigé
1.Dotation à la réserve légale :
-Réserve légale minimale = 10 % × 300 000 € = 30 000 €
-Réserve légale actuelle = 25 000 €
-Dotation à constituer = 30 000 € - 25 000 € = 5 000 € (dans la limite de 5 % du bénéfice)
2.Montant du report à nouveau
-Bénéfice : 120 000 €
-Réserve légale : 5 000 €
-Dividendes : 40 000 €
101
Objectifs 15/20 - DCG
-Report à nouveau = 120 000 € - (5 000 € + 40 000 €) = 75 000 €
3.Écriture comptable
D : 129 "Résultat de l'exercice" 120 000 €
C: 1061 "Réserve légale" 5 000 €
C: 457 "Dividendes à payer" 40 000 €
C: 110 "Report à nouveau" 75 000 €
Exercice 2
La SA BETA réalise un bénéfice de 500 000 €. L’assemblée générale décide de l’affecter
comme suit :
• 5 % en réserve légale (plafond non atteint).
• 100 000 € de dividendes.
1. Calculer la dotation à la réserve légale.
2. Déterminer le montant de la réserve facultative.
3. Enregistrer l’affectation du résultat.
Corrigé
1.Réserve légale
-Dotation = 500 000 € × 5 % = 25 000 €
2.Réserve facultative
-Montant = 500 000 € - (25 000 € + 100 000 €) = 375 000 €
3.Écriture comptable
D : 129 "Résultat de l'exercice" 500 000 €
102
Objectifs 15/20 - DCG
C: 1061 "Réserve légale" 25 000 €
C: 457 "Dividendes à payer" 100 000 €
C: 1063 "Réserve facultative" 375 000 €
Exercice 3
La SARL GAMMA a enregistré une perte de 30 000 € sur l’exercice 2023. Elle dispose d’un
report à nouveau créditeur de 12 000 €.
1. Quel est le solde du report à nouveau après affectation de la perte ?
2. Passer l’écriture comptable correspondante.
Corrigé
1.Solde du report à nouveau
-Report à nouveau avant affectation : 12 000 €
-Perte à affecter : -30 000 €
-Nouveau solde = 12 000 € - 30 000 € = -18 000 € (report à nouveau déficitaire)
2.Écriture comptable
D : 110 "Report à nouveau" 12 000 €
D : 119 "Report à nouveau déficitaire" 18 000 €
C: 129 "Résultat de l'exercice" 30 000 €
Exercice 4
La SA DELTA réalise un bénéfice de 1 200 000 €. Elle décide de l’affecter ainsi :
• Réserve légale : 5 % du bénéfice.
103
Objectifs 15/20 - DCG
• Distribution de dividendes : 600 000 €.
• Affectation en prime d’émission : le solde.
Corrigé
1.Dotation à la réserve légale
1 200 000 € × 5 % = 60 000 €
2.Affectation en prime d’émission
1200 000 € - (60 000 € + 600 000 €) = 540 000 €
3.Écriture comptable
D : 129 "Résultat de l'exercice" 1 200 000 €
C: 1061 "Réserve légale" 60 000 €
C: 457 "Dividendes à payer" 600 000 €
C : 1042 "Prime d’émission" 540 000 €
Exercice 5
La SARL EPSILON a réalisé un bénéfice de 80 000 € et décide :
• D’affecter 10 000 € en réserve légale.
• De distribuer 20 000 € de dividendes.
• D’incorporer le reste au capital.
Corrigé
1.Montant à incorporer au capital
8000 € - (10 000 € + 20 000 €) = 50 000 €
104
Objectifs 15/20 - DCG
2.Écriture comptable
D : 129 "Résultat de l'exercice" 80 000 €
C: 1061 "Réserve légale" 10 000 €
C: 457 "Dividendes à payer" 20 000 €
C: 1013 "Capital social" 50 000 €
105
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 7
LES DETTES FINANCIERES ET LES
AUTRES FONDS PROPRES
Rappel de cours
I. Introduction aux dettes financières et aux autres fonds propres
Les dettes financières et les autres fonds propres constituent deux sources essentielles
de financement pour une entreprise.
• Les dettes financières correspondent aux emprunts contractés auprès des
banques, des établissements financiers ou des investisseurs.
• Les autres fonds propres regroupent les éléments de capitaux propres autres que
le capital social, comme les primes d’émission, les réserves, les subventions
d’investissement ou les apports en compte courant d’associé.
Ces éléments figurent dans le passif du bilan et jouent un rôle clé dans la structure
financière de l’entreprise.
II. Les dettes financières
1. Définition et classification des dettes financières
Les dettes financières correspondent aux obligations de remboursement contractées par
l’entreprise auprès de tiers dans le cadre de son financement externe.
Elles se distinguent selon leur durée :
106
Objectifs 15/20 - DCG
• Dettes financières à long terme (> 1 an) : emprunts bancaires, obligations émises.
• Dettes financières à court terme (< 1 an) : crédits de trésorerie, découverts
bancaires.
2. Typologie des dettes financières
a) Emprunts bancaires
Les entreprises contractent des emprunts bancaires pour financer des investissements.
• Ils sont remboursés selon un échéancier défini.
• Les intérêts sont une charge financière.
Écriture comptable lors de la souscription d’un emprunt :
D : 512 "Banque"
C: 164 "Emprunts"
b) Obligations émises
Les grandes entreprises peuvent émettre des obligations pour lever des fonds auprès des
investisseurs.
• Elles versent des intérêts (coupon) aux obligataires.
• Elles doivent rembourser le capital à l’échéance.
Écriture comptable lors de l’émission d’obligations :
D : 512 "Banque"
C: 163 "Emprunts obligataires"
107
Objectifs 15/20 - DCG
c) Crédits de trésorerie et découverts bancaires
• Les crédits de trésorerie permettent de financer le besoin en fonds de roulement
(BFR).
• Les découverts bancaires sont des avances ponctuelles accordées par la banque.
3. Les dettes financières dans les états financiers
Les dettes financières sont inscrites au passif du bilan :
• En dettes financières non courantes si leur échéance est supérieure à un an.
• En dettes financières courantes si elles sont à rembourser dans l’année.
Au compte de résultat, les intérêts sont enregistrés en charges financières (compte
661).
III. Les autres fonds propres
1. Définition des autres fonds propres
Les fonds propres regroupent les ressources stables de l’entreprise. Ils se composent :
• Du capital social (apports des associés).
• Des réserves et résultats accumulés.
• Des primes d’émission.
• Des subventions d’investissement.
• Des apports en compte courant d’associé.
2. Typologie des autres fonds propres
a) Primes d’émission, de fusion et d’apport
Lorsque l’entreprise émet de nouvelles actions à un prix supérieur à leur valeur
nominale, la différence constitue une prime d’émission.
108
Objectifs 15/20 - DCG
Écriture comptable lors d’une augmentation de capital avec prime d’émission :
D : 512 "Banque"
C: 101 "Capital social"
C: 1041 "Prime d’émission"
b) Réserves et report à nouveau
• Réserve légale : Obligation pour les SA et SARL d’affecter 5 % du bénéfice jusqu’à
atteindre 10 % du capital.
• Réserves facultatives : Décision libre de l’AG d’affecter une part du bénéfice en
réserve.
• Report à nouveau : Partie du bénéfice non distribuée ni mise en réserve.
c) Subventions d’investissement
Ce sont des aides financières accordées par l’État pour financer des projets spécifiques.
Elles sont amorties en fonction de la durée d’amortissement du bien financé.
• Écriture comptable à la réception de la subvention :
D : 512 "Banque"
C: 131 "Subventions d’investissement"
• Écriture comptable lors de l’amortissement de la subvention :
D : 139 "Subventions d’investissement transférées au résultat"
C: 777 "Quote-part de subvention virée au résultat"
109
Objectifs 15/20 - DCG
d) Apports en compte courant d’associé
Les associés peuvent prêter de l’argent à l’entreprise sous forme d’apports en compte
courant.
• Cela constitue une dette envers les associés.
• Les comptes courants d’associés peuvent être rémunérés par des intérêts.
Écriture comptable d’un apport en compte courant :
D : 512 "Banque"
C: 455 "Comptes courants d’associés"
IV. Comparaison entre dettes financières et autres fonds propres
Critères Dettes financières Autres fonds propres
Origine Financement externe Financement interne (associés,
(banques, investisseurs) réserves)
Remboursement Oui, avec intérêts Non, sauf en cas de réduction de
capital
Coût Intérêts à payer (charge Pas de coût direct, sauf
financière) rémunération des capitaux
propres
Impact sur le bilan Passif (dettes) Capitaux propres
Impact sur la Augmente le niveau Améliore la solidité financière
solvabilité d’endettement
V. Importance de l’équilibre entre dettes et fonds propres
110
Objectifs 15/20 - DCG
Un bon équilibre entre dettes financières et fonds propres est essentiel pour assurer la
stabilité financière de l’entreprise.
• Un excès de dettes peut entraîner un risque de faillite en cas de difficultés de
remboursement.
• Un excès de fonds propres peut limiter la rentabilité des actionnaires, car les
capitaux sont moins productifs.
Ratios financiers à surveiller :
1. Ratio d’endettement = (Dettes financières / Capitaux propres)
Un ratio élevé indique une dépendance excessive aux financements externes.
2. Capacité de remboursement = (Dettes financières / CAF)
Permet de mesurer la capacité de l’entreprise à rembourser ses emprunts.
EXERCICES
Exercice 1
L’entreprise X contracte un emprunt bancaire de 100 000 € auprès de la Banque Z le 1er
janvier N.
• Le taux d’intérêt est de 5 % par an.
• Le remboursement se fait en 5 annuités égales.
1. Passer l’écriture comptable à la réception de l’emprunt.
2. Passer l’écriture comptable du paiement des intérêts et du
remboursement du capital la première année.
Corrigé
111
Objectifs 15/20 - DCG
1.Réception de l’emprunt
D : 512 "Banque" 100 000 €
C: 164 "Emprunts bancaires" 100 000 €
2.Paiement des intérêts (100 000 × 5 %) et remboursement du capital
D : 661 "Intérêts sur emprunts" 5 000 €
D : 164 "Emprunts bancaires" 20 000 €
C: 512 "Banque" 25 000 €
Exercice 2
L’entreprise Y émet des obligations pour un montant total de 500 000 € avec un taux
d’intérêt annuel de 4 % et une échéance de 5 ans.
1. Comptabiliser l’émission des obligations.
2. Comptabiliser le paiement des intérêts la première année.
Corrigé
1.Émission des obligations
D : 512 "Banque" 500 000 €
C: 163 "Emprunts obligataires" 500 000 €
2.Paiement des intérêts (500 000 × 4 %)
D : 661 "Intérêts sur obligations" 20 000 €
C: 512 "Banque" 20 000 €
Exercice 3
L’entreprise Z a un découvert bancaire de 15 000 € avec un taux d’intérêt de 8 % par an.
112
Objectifs 15/20 - DCG
1. Passer l’écriture comptable de constatation du découvert.
2. Passer l’écriture du paiement des intérêts après un an.
Corrigé
1.Constatation du découvert
D : 512 "Banque" (Crédit) 15 000 €
C: 519 "Découvert bancaire" 15 000 €
2.Paiement des intérêts (15 000 × 8 %)
D : 661 "Intérêts sur découvert" 1 200 €
C: 512 "Banque" 1 200 €
Exercice 4
L’entreprise D souscrit un contrat de crédit-bail pour du matériel d’une valeur de 50 000
€ avec des loyers annuels de 10 000 €.
1. Passer l’écriture de paiement du premier loyer.
Corrigé
D : 612 "Charges de crédit-bail" 10 000 €
C: 512 "Banque" 10 000 €
Exercice 5
L’entreprise E convertit une dette de 80 000 € en capital par émission de nouvelles
actions.
1. Comptabiliser cette opération.
113
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
D : 164 "Emprunts" 80 000 €
C: 101 "Capital social" 80 000 €
Exercice 6
Un associé prête 30 000 € à l’entreprise F en compte courant d’associé.
Corrigé
D : 512 "Banque" 30 000 €
C: 455 "Comptes courants d’associés" 30 000 €
Exercice 7
L’entreprise G réalise une augmentation de capital de 200 000 €, avec une prime
d’émission de 50 000 €.
Corrigé
D : 512 "Banque" 250 000 €
C: 101 "Capital social" 200 000 €
C: 1041 "Prime d’émission" 50 000 €
Exercice 8
L’AG de l’entreprise H décide d’affecter 10 000 € en réserve légale.
Corrigé
D : 129 "Résultat de l’exercice" 10 000 €
C: 1061 "Réserve légale" 10 000 €
114
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 9
L’entreprise I reçoit une subvention d’investissement de 60 000 € pour financer une
machine amortissable sur 10 ans.
Corrigé
1.Réception de la subvention
D : 512 "Banque" 60 000 €
C: 131 "Subvention d’investissement" 60 000 €
2.Quote-part de subvention rapportée au résultat (60 000 / 10 ans = 6 000 € par an)
D : 139 "Subvention d’investissement transférée au résultat" 6 000 €
C: 777 "Quote-part de subvention virée au résultat" 6 000 €
Exercice 10
L’entreprise J décide de réduire son capital de 100 000 € pour absorber des pertes.
Corrigé
D : 101 "Capital social" 100 000 €
C: 119 "Report à nouveau déficitaire" 100 000 €
115
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 8
LES PROVISIONS REGLEMENTEES
Rappel de cours
I. Introduction aux provisions réglementées
Les provisions réglementées sont des provisions comptables imposées par la loi ou la
réglementation fiscale, permettant aux entreprises de constituer des réserves en
bénéficiant d’un avantage fiscal temporaire. Elles diffèrent des provisions pour risques et
charges, qui couvrent des pertes ou des charges probables, et sont spécifiques à
certaines activités ou investissements.
II. Classification des provisions réglementées
Les provisions réglementées se classent en plusieurs catégories :
1. Provisions pour investissement
2. Provisions pour hausse des prix
3. Provisions pour amortissement dérogatoire
4. Provisions pour risques spécifiques (ex. : provision pour reconstitution de
gisements)
III. Comptabilisation des provisions réglementées
1. Principes comptables
116
Objectifs 15/20 - DCG
Les provisions réglementées sont comptabilisées au passif du bilan dans les capitaux
propres et passifs assimilés (compte 14 "Provisions réglementées"). Leur dotation est
enregistrée en charge dans le compte de résultat. Leur reprise est enregistrée en
produit.
2. Comptabilisation des principales provisions réglementées
a) Provision pour amortissement dérogatoire
L’amortissement dérogatoire permet d’amortir un bien plus rapidement que la durée
normale pour bénéficier d’un avantage fiscal.
Comptabilisation de la dotation
D : 68725 "Dotations aux provisions réglementées"
C: 145 "Amortissements dérogatoires"
Comptabilisation de la reprise
D : 145 "Amortissements dérogatoires"
C: 78725 "Reprises sur provisions réglementées"
b) Provision pour investissement
Cette provision permet de réserver une partie du bénéfice pour financer des
investissements futurs.
Comptabilisation de la dotation
D : 68725 "Dotations aux provisions réglementées"
C: 143 "Provision pour investissement"
Comptabilisation de la reprise lorsque l’investissement est réalisé
117
Objectifs 15/20 - DCG
D : 143 "Provision pour investissement"
C: 78725 "Reprises sur provisions réglementées"
c) Provision pour hausse des prix
Cette provision vise à compenser l’effet de l’inflation sur les stocks et immobilisations.
Comptabilisation de la dotation
D : 68725 "Dotations aux provisions réglementées"
C: 144 "Provision pour hausse des prix"
Comptabilisation de la reprise
D : 144 "Provision pour hausse des prix"
C : 78725 "Reprises sur provisions réglementées"
3. Traitement fiscal des provisions réglementées
• Avantage fiscal temporaire : la dotation est déductible du résultat imposable.
• Réintégration fiscale : les reprises augmentent le résultat imposable.
EXERCICES
Exercice 1
L’entreprise Alpha achète une machine le 1er janvier N pour 100 000 € amortissable sur
5 ans selon le plan comptable. Elle applique un amortissement dérogatoire de 20 000 €
par an.
118
Objectifs 15/20 - DCG
1. Passez l’écriture de dotation de l’amortissement dérogatoire.
Corrigé
D : 68725 "Dotations aux provisions réglementées" 20 000 €
C: 145 "Amortissements dérogatoires" 20 000 €
Exercice 2
L’entreprise Alpha décide d’annuler 10 000 € d’amortissement dérogatoire en raison
d’un changement de politique comptable.
Corrigé
D : 145 "Amortissements dérogatoires" 10 000 €
C: 78725 "Reprises sur provisions réglementées" 10 000 €
Exercice 3
L’entreprise vend la machine de l’exercice 1 après 3 ans. L’amortissement dérogatoire
total était de 60 000 €.
Corrigé
Reprise totale de l’amortissement :
D : 145 "Amortissements dérogatoires" 60 000 €
C: 78725 "Reprises sur provisions réglementées" 60 000 €
Exercice 4
119
Objectifs 15/20 - DCG
L’entreprise Beta affecte 50 000 € de son résultat à une provision pour investissement
en vue d’acheter une machine l’année suivante.
Corrigé
D : 68725 "Dotations aux provisions réglementées" 50 000 €
C: 143 "Provision pour investissement" 50 000 €
Exercice 5
L’entreprise Beta achète une machine pour 80 000 € et utilise la provision pour
investissement constituée précédemment.
Corrigé
D : 143 "Provision pour investissement" 50 000 €
C: 78725 "Reprises sur provisions réglementées" 50 000 €
Exercice 6
L’entreprise décide de ne pas réaliser l’investissement prévu et doit reprendre les 50
000 € de provision.
Corrigé
D : 143 "Provision pour investissement" 50 000 €
C: 78725 "Reprises sur provisions réglementées" 50 000 €
Exercice 7
L’entreprise Gamma anticipe une hausse du coût des matières premières et constitue une
provision de 30 000 €.
120
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
D : 68725 "Dotations aux provisions réglementées" 30 000 €
C: 144 "Provision pour hausse des prix" 30 000 €
Exercice 8
L’entreprise Gamma utilise la provision pour compenser l’augmentation des coûts.
Corrigé
D : 144 "Provision pour hausse des prix" 30 000 €
C: 78725 "Reprises sur provisions réglementées" 30 000 €
Exercice 9
L’entreprise Delta, exploitant une carrière, constitue une provision pour reconstitution
de gisements de 100 000 €.
Corrigé
D : 68725 "Dotations aux provisions réglementées" 100 000 €
C: 146 "Provision pour reconstitution de gisements" 100 000 €
Exercice 10
Après exploitation du gisement, l’entreprise Delta reprend 60 000 € de sa provision.
Corrigé
D : 146 "Provision pour reconstitution de gisements" 60 000 €
C: 78725 "Reprises sur provisions réglementées" 60 000 €
121
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 9
LE RATTACHEMENT DES CHARGES
ET DES PRODUITS AU RESULTAT DE
L’EXERCICE
Rappel de cours
I. Introduction au rattachement des charges et des produits
Le rattachement des charges et des produits au résultat de l'exercice est un principe
fondamental de la comptabilité. Il permet d’assurer que les charges et les produits sont
correctement enregistrés dans l'exercice au cours duquel ils sont réellement engagés ou
réalisés, respectant ainsi le principe de la comptabilité d'engagement.
Le principe du rattachement implique que :
• Les charges doivent être enregistrées dans l'exercice durant lequel elles sont
consommées ou utilisées.
• Les produits doivent être enregistrés dans l'exercice durant lequel ils sont
générés, c'est-à-dire au moment où la prestation est rendue ou le bien est livré.
Ce principe garantit que les états financiers (compte de résultat et bilan) reflètent une
image fidèle de la situation économique de l'entreprise à la date de clôture.
II. Les charges à rattacher au résultat de l’exercice
122
Objectifs 15/20 - DCG
Les charges sont enregistrées dans l'exercice où elles sont engagées, même si elles ne
sont pas encore payées. Par exemple, une entreprise qui consomme de l’électricité au
mois de décembre mais qui paye la facture en janvier doit rattacher la charge
d’électricité au mois de décembre, c'est-à-dire au moment où la consommation a eu lieu.
1. Charges à payer (ou charges constatées d'avance)
Les charges à payer sont celles qui concernent des prestations de services ou des biens
consommés avant la clôture de l'exercice mais dont le règlement se fera après la clôture.
Exemple :
Une entreprise reçoit une facture pour des services rendus en décembre mais le
règlement se fait en janvier. Cette charge doit être rattachée à l'exercice en cours, car
la prestation a eu lieu avant la clôture.
Écriture comptable :
D : 618 "Services extérieurs"
C: 408 "Fournisseurs - Charges à payer"
2. Charges constatées d’avance
Les charges constatées d’avance sont des charges payées d'avance pour des prestations à
recevoir après la clôture de l’exercice. Par exemple, une entreprise paie une prime
d'assurance pour l'année suivante. Bien que l'argent ait été payé, la charge est répartie
sur l'exercice à venir.
Exemple :
L'entreprise paie en décembre une prime d’assurance pour l’année suivante.
Écriture comptable :
123
Objectifs 15/20 - DCG
D : 616 "Primes d'assurances"
C: 512 "Banque"
À la clôture de l'exercice, une répartition est effectuée :
D : 486 "Charges constatées d’avance"
C: 616 "Primes d’assurances"
III. Les produits à rattacher au résultat de l’exercice
Les produits sont enregistrés dans l'exercice où ils sont réalisés, même si le paiement
n'est pas encore effectué. Cela comprend la vente de biens ou de services qui ont eu lieu
durant l'exercice, ainsi que les produits financiers comme les intérêts.
1. Produits à recevoir (ou produits constatés d’avance)
Les produits à recevoir sont ceux qui concernent des prestations rendues ou des biens
livrés avant la clôture de l'exercice mais dont le paiement sera reçu après la clôture. Par
exemple, une entreprise vend des marchandises en décembre, mais le paiement ne sera
reçu qu'en janvier.
Exemple :
Une entreprise vend des biens en décembre, mais la créance ne sera réglée qu'en
janvier.
Écriture comptable :
D : 411 "Clients"
C: 706 "Ventes de marchandises"
2. Produits constatés d’avance
124
Objectifs 15/20 - DCG
Les produits constatés d’avance sont des produits reçus d’avance pour des prestations ou
des livraisons à venir après la clôture de l’exercice. Par exemple, une entreprise reçoit
une avance d’un client en décembre pour une prestation qui sera réalisée au mois de
janvier.
Exemple :
L’entreprise reçoit une avance de 1 000 € pour une prestation prévue en janvier.
Écriture comptable :
D : 512 "Banque"
C: 419 "Clients - Produits constatés d’avance"
À la clôture de l’exercice, la régularisation doit être effectuée :
D : 419 "Clients - Produits constatés d’avance"
C: 706 "Ventes de prestations"
IV. Les ajustements de fin d’exercice
Les ajustements de fin d’exercice sont nécessaires pour garantir que toutes les charges
et produits sont correctement rattachés au bon exercice. Ces ajustements permettent
d'assurer que les comptes reflètent fidèlement la situation financière et le résultat de
l'exercice en cours.
1. Charge à payer
La charge à payer est enregistrée pour toute dépense engagée au cours de l’exercice,
même si le paiement sera effectué après la clôture.
2. Produit à recevoir
125
Objectifs 15/20 - DCG
Le produit à recevoir est enregistré lorsque l’entreprise a déjà effectué une prestation
ou vendu un bien, mais que le paiement ne sera effectué qu’après la clôture de
l’exercice.
3. Produits et charges constatés d’avance
Les produits et charges constatés d’avance doivent être régularisés pour être transférés à
l’exercice suivant, selon les règles de rattachement.
EXERCICES
Exercice 1
L’entreprise Alpha a consommé de l’électricité en décembre N pour un montant de 1 500
€, mais la facture ne sera réglée qu'en janvier N+1.
1. Passez l’écriture comptable de rattachement de cette charge à
l’exercice N.
Corrigé
D : 606 "Fournitures d'énergie" 1 500 €
C: 408 "Fournisseurs - Charges à payer" 1 500 €
Exercice 2
L’entreprise Beta vend des produits en décembre N pour un montant de 10 000 €. Le
règlement est prévu pour janvier N+1.
1.Passez l’écriture comptable pour rattacher ce produit à l’exercice N.
Corrigé
126
Objectifs 15/20 - DCG
D : 411 "Clients" 10 000 €
C: 706 "Ventes de marchandises" 10 000 €
Exercice 3
L’entreprise Gamma paie une prime d’assurance de 3 000 € pour l’année suivante (N+1)
en décembre N.
1.Passez l’écriture comptable pour enregistrer cette charge et son
rattachement à l’exercice N.
Corrigé
D : 616 "Primes d'assurances" 3 000 €
C: 512 "Banque" 3 000 €
À la clôture de l'exercice N, il faut faire une régularisation pour rattacher cette charge à
l’exercice suivant :
D : 486 "Charges constatées d'avance" 3 000 €
C: 616 "Primes d'assurances" 3 000 €
Exercice 4
L’entreprise Delta reçoit une avance de 2 000 € pour une prestation qui sera effectuée
en janvier N+1.
1.Passez l’écriture comptable pour enregistrer cette avance reçue.
Corrigé
D : 512 "Banque" 2 000 €
127
Objectifs 15/20 - DCG
C: 419 "Clients - Produits constatés d’avance" 2 000 €
À la clôture de l’exercice N, une régularisation est nécessaire pour rattacher cette
avance au bon exercice :
D : 419 "Clients - Produits constatés d’avance" 2 000 €
C: 706 "Ventes de prestations" 2 000 €
Exercice 5
Les salaires de décembre N sont de 5 000 €, mais ils ne seront payés qu’en janvier N+1.
1.Passez l’écriture comptable de rattachement des salaires à l’exercice
N.
Corrigé
D : 641 "Rémunérations du personnel" 5 000 €
C: 428 "Salaires à payer" 5 000 €
Exercice 6
L’entreprise Epsilon fournit un service en décembre N pour un montant de 8 000 €, mais
le règlement sera reçu en janvier N+1.
1.Passez l’écriture comptable pour rattacher ce produit à l’exercice N.
Corrigé
D : 411 "Clients" 8 000 €
C: 706 "Ventes de services" 8 000 €
128
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 7
L’entreprise Zeta paie un loyer de 6 000 € pour les 6 premiers mois de l’année suivante
(janvier à juin N+1) en décembre N.
1.Passez l’écriture comptable pour enregistrer ce paiement.
Corrigé
D : 613 "Locations" 6 000 €
C: 512 "Banque" 6 000 €
À la clôture de l'exercice N, la charge doit être réajustée :
D : 486 "Charges constatées d'avance" 6 000 €
C: 613 "Locations" 6 000 €
Exercice 8
L’entreprise Theta reçoit un paiement de 1 200 € pour un abonnement annuel (janvier à
décembre N+1).
1.Passez l’écriture comptable pour enregistrer le produit reçu d’avance.
Corrigé
D : 512 "Banque" 1 200 €
C: 419 "Clients - Produits constatés d’avance" 1 200 €
À la clôture de l'exercice N, la régularisation est effectuée :
D : 419 "Clients - Produits constatés d’avance" 1 200 €
C: 706 "Ventes de services" 1 200 €
129
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 9
L’entreprise Lambda doit payer des intérêts sur un emprunt d’un montant de 1 000 €
pour l’année N, mais le règlement se fera en janvier N+1.
1.Passez l’écriture comptable pour rattacher cette charge à l’exercice N.
Corrigé
D : 661 "Intérêts et charges assimilées" 1 000 €
C: 408 "Fournisseurs - Charges à payer" 1 000 €
Exercice 10
L’entreprise Mu reçoit un dividende de 3 000 € pour l’année N, mais le paiement sera
effectué en janvier N+1.
1.Passez l’écriture comptable pour rattacher ce produit à l’exercice N.
Corrigé
D : 451 "Dividendes à recevoir" 3 000 €
C: 761 "Produits financiers" 3 000 €
130
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 10
LES OPERATIONS FINANCIERES ET
LES ENGAGEMENTS FINANCIERS
Rappel de cours
I. Introduction aux opérations financières et engagements financiers
Les opérations financières concernent toutes les transactions qui ont une incidence sur
la structure financière d'une entreprise, telles que les emprunts, les placements, les
émissions d'actions, ou les paiements d'intérêts. Elles influent sur la situation financière
et le résultat de l'entreprise et doivent être correctement enregistrées pour respecter les
principes comptables.
Les engagements financiers, quant à eux, désignent les obligations qui peuvent générer
des sorties de trésorerie futures. Il peut s’agir de dettes contractées (emprunts, crédits
fournisseurs), mais également d’engagements liés à des instruments financiers ou des
garanties.
II. Les différentes opérations financières
1. Emprunts et dettes financières
Les emprunts sont des ressources financières que l’entreprise contracte auprès des
banques ou autres institutions financières. Cela peut inclure des prêts à court ou long
terme, des émissions d’obligations, ou des crédits bancaires.
131
Objectifs 15/20 - DCG
Exemple d’emprunt à long terme :
Une entreprise contracte un emprunt bancaire de 100 000 € sur 5 ans pour financer un
investissement.
Écriture comptable :
À la réception du montant emprunté :
D : 512 "Banque" 100 000 €
C: 164 "Emprunts à long terme" 100 000 €
Exemple d’intérêts sur emprunt :
Supposons que l'emprunt mentionné précédemment génère des intérêts annuels de 5 000
€.
Écriture comptable : Lors du paiement des intérêts :
D : 661 "Intérêts et charges assimilées" 5 000 €
C: 512 "Banque" 5 000 €
2. Emissions d'actions ou de parts sociales
Les émissions d'actions permettent à l'entreprise de lever des fonds propres pour financer
ses projets sans augmenter sa dette. Cela se fait soit par une augmentation de capital,
soit par la cession d'actions nouvelles.
Exemple d’émission d’actions :
L'entreprise décide d'émettre 1 000 actions à 50 € par action pour lever des fonds
destinés à financer un investissement.
Écriture comptable : Lors de l’émission d’actions :
132
Objectifs 15/20 - DCG
D : 512 "Banque" 50 000 €
C: 101 "Capital social" 50 000 €
3. Placements financiers
Les placements financiers concernent les investissements de l’entreprise dans des titres
de créance, des actions, ou des produits financiers dans le but de faire fructifier la
trésorerie excédentaire.
Exemple de placement financier :
L’entreprise place 20 000 € dans des obligations générant des intérêts annuels de 1 000
€.
Écriture comptable : Lors du placement initial :
D : 271 "Titres de participation" 20 000 €
C: 512 "Banque" 20 000 €
Lors du versement des intérêts :
D : 512 "Banque" 1 000 €
C: 762 "Produits financiers" 1 000 €
III. Les engagements financiers
Les engagements financiers sont les obligations futures susceptibles d'affecter la
trésorerie de l'entreprise. Ils peuvent se traduire par des dettes futures, des garanties,
ou des engagements relatifs aux instruments financiers.
1. Les engagements de paiement futurs (dettes à payer)
Les dettes à payer incluent les obligations envers les créanciers, comme les emprunts à
long terme ou court terme, les dettes fournisseurs, etc.
133
Objectifs 15/20 - DCG
Exemple de dettes à court terme :
L'entreprise doit rembourser un emprunt à court terme de 50 000 € sous un an.
Écriture comptable : Lors de l’enregistrement de la dette :
D : 512 "Banque" 50 000 €
C: 401 "Fournisseurs" 50 000 €
2. Les engagements de location-financement (leasing)
Le leasing est un contrat de location avec option d’achat qui permet à une entreprise de
financer un bien sans avoir à le payer en totalité au moment de son acquisition.
Exemple de leasing :
L’entreprise loue un matériel pour 50 000 € sur 5 ans avec option d’achat à la fin du
contrat.
Écriture comptable : Lors de l’acquisition du bien sous leasing :
D : 215 "Matériel" 50 000 €
C: 167 "Dettes de location-financement" 50 000 €
3. Les garanties et cautionnements
Les garanties et cautionnements sont des engagements pris par l’entreprise au profit
d’un créancier pour assurer l’exécution d’une obligation.
Exemple de cautionnement :
Une entreprise s’engage à garantir un emprunt de 200 000 € contracté par une filiale.
134
Objectifs 15/20 - DCG
Écriture comptable : L'engagement est indiqué en note en annexe des comptes, car il
s'agit d'un engagement conditionnel.
IV. Les instruments financiers dérivés et leurs engagements
Les instruments financiers dérivés sont utilisés pour se couvrir contre les risques
financiers (taux d’intérêt, change, etc.) ou pour spéculer. Ces instruments peuvent
générer des engagements financiers à l'égard de l'entreprise, qui peuvent être à la fois
réels et conditionnels.
1. Instruments de couverture (hedging)
Les entreprises utilisent des instruments dérivés pour se couvrir contre les risques de
variation de taux de change, de taux d’intérêt ou de prix des matières premières.
L’engagement lié à ces instruments peut apparaître sous forme de contrats à terme,
options, ou swaps.
Exemple de couverture contre le taux de change :
Une entreprise ayant une dette en dollars contracte un contrat à terme pour se protéger
contre une variation défavorable du dollar par rapport à l'euro.
Écriture comptable : La couverture du risque est notée dans les annexes et peut ne pas
entraîner immédiatement d'impact comptable, mais une régularisation sera effectuée si
le contrat est activé.
135
Objectifs 15/20 - DCG
EXERCICES
Exercice 1
L'entreprise Gamma a contracté un emprunt bancaire de 150 000 € à 5 % d'intérêt sur 5
ans, payable par annuité. L'entreprise reçoit le montant total du prêt en une seule fois.
1. Passez l'écriture comptable de cet emprunt à la date de réception du
fonds.
Corrigé
Lors de la réception de l'emprunt :
D : 512 "Banque" 150 000 €
C: 164 "Emprunts à long terme" 150 000 €
Exercice 2
L'entreprise Delta décide d’émettre 2 000 actions à 100 € l’action, pour lever des fonds
destinés à financer l’achat de nouveaux équipements.
1.Passez l'écriture comptable pour l’émission des actions.
Corrigé
Lors de l’émission des actions :
D : 512 "Banque" 200 000 €
C: 101 "Capital social" 200 000 €
136
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 3
L'entreprise Alpha a placé 50 000 € dans des obligations à court terme qui rapportent un
intérêt de 2 000 € par an.
1.Passez l’écriture comptable pour l’achat des obligations et pour la
constatation des intérêts à la fin de l’année.
Corrigé
1. Lors de l'achat des obligations
D : 271 "Titres de participation" 50 000 €
C: 512 "Banque" 50 000 €
Lors de la constatation des intérêts à la fin de l’année
D : 512 "Banque" 2 000 €
C: 762 "Produits financiers" 2 000 €
Exercice 4
L'entreprise Epsilon a signé un contrat de location-financement pour un équipement
d'une valeur de 30 000 €, avec une durée de 4 ans. Le paiement annuel est de 8 000 €.
1.Passez l'écriture comptable pour l'enregistrement de l'acquisition du
bien sous leasing et du premier paiement annuel.
Corrigé
1.Lors de l'acquisition du bien
D : 215 "Matériel" 30 000 €
137
Objectifs 15/20 - DCG
C: 167 "Dettes de location-financement" 30 000 €
Lors du paiement du premier loyer
D : 167 "Dettes de location-financement" 8 000 €
C: 512 "Banque" 8 000 €
Exercice 5
L'entreprise Zeta a donné une garantie sous forme de cautionnement pour un emprunt
contracté par une filiale à hauteur de 100 000 €.
1.Passez l’écriture comptable pour cet engagement sous cautionnement.
Corrigé
Cet engagement est un engagement conditionnel, il ne génère pas d’écritures comptables
immédiates, mais doit être mentionné en annexe. Il n'y a donc pas d'impact sur les
comptes à moins que l'engagement ne soit exécuté.
138
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 11
DETERMINATION DE L’IMPOT SUR
LES SOCIETES
Rappel de cours
I. Introduction à l'impôt sur les sociétés
L'impôt sur les sociétés (IS) est un impôt direct qui frappe les bénéfices réalisés par les
entreprises. Il concerne les sociétés commerciales (SAS, SARL, SA, etc.) ainsi que les
autres personnes morales (exemple : associations ayant une activité économique). L'IS est
calculé sur la base du résultat fiscal de l'entreprise.
II. Calcul du résultat fiscal
Le résultat fiscal correspond au bénéfice net de l'entreprise après ajustements des
éléments comptables pour tenir compte des spécificités fiscales.
1. Le résultat comptable
Le résultat comptable est le bénéfice dégagé par l'entreprise après avoir pris en compte
toutes les charges et produits comptabilisés selon le Plan Comptable Général (PCG). Il
s'agit de la première étape pour déterminer le résultat fiscal.
139
Objectifs 15/20 - DCG
Exemple :
Si une entreprise a un bénéfice comptable de 100 000 €, ce montant sera la base de
départ.
2. Les réintégrations fiscales
Les réintégrations fiscales sont des éléments comptables qui ne sont pas déductibles
fiscalement et doivent donc être réintégrés dans le calcul du résultat fiscal.
Exemples de réintégrations fiscales :
• Les amortissements non fiscalement acceptés : Certains amortissements
comptables peuvent être différents de ceux admis par l'administration fiscale. Par
exemple, des amortissements sur des biens non amortissables ou des
amortissements supérieurs à ceux autorisés.
• Les provisions non déductibles : Certaines provisions comptabilisées peuvent être
jugées non déductibles par le fisc, comme les provisions pour risques non
justifiées.
• Les charges non justifiées : Certaines charges comptabilisées par l'entreprise
peuvent être réintégrées, comme les dépenses excessives ou non justifiées.
3. Les déductions fiscales
Les déductions fiscales correspondent à des charges ou dépenses qui peuvent être
soustraites du résultat comptable pour obtenir le résultat fiscal.
Exemples de déductions fiscales :
• Les amortissements fiscaux : Il peut y avoir des amortissements fiscaux plus
avantageux que ceux comptabilisés.
140
Objectifs 15/20 - DCG
• Les provisions fiscales : Certaines provisions pour risques ou charges peuvent être
déduites fiscalement, comme les provisions pour impôts ou les provisions pour
créances douteuses.
• Les dépenses de recherche et développement (R&D) : Certaines dépenses liées à
la recherche et développement sont déductibles pour encourager l'innovation.
III. Le taux de l'impôt sur les sociétés (IS)
Le taux de l'IS varie en fonction du montant du résultat imposable de l'entreprise.
1. Le taux normal de l'IS
Le taux normal de l'impôt sur les sociétés est généralement de 25 % en France (à partir
de 2022). Ce taux s'applique sur le bénéfice imposable de l'entreprise après ajustements
fiscaux.
Exemple :
Une société a un résultat fiscal de 200 000 €. Le calcul de l'impôt sur ce bénéfice sera :
200 000 € x 25 % = 50 000 €
2. Le taux réduit de l'IS (taux de 15%)
Pour les PME (Petites et Moyennes Entreprises) réalisant un chiffre d'affaires inférieur à
10 millions d'euros, un taux réduit de 15 % s'applique sur la fraction du résultat fiscal
inférieure à 38 120 €.
Exemple :
Une entreprise ayant un résultat fiscal de 50 000 € peut bénéficier du taux réduit sur la
première partie de son résultat :
38 120 € x 15 % = 5 718 €
141
Objectifs 15/20 - DCG
Le reste (supérieur à 38 120 €) sera soumis au taux normal de 25 %.
Pour cette entreprise :
(50 000 € - 38 120 €) x 25 % = 2 470 €
L'impôt total sera donc :
5 718 € + 2 470 € = 8 188 €
IV. La base d'imposition
La base d’imposition est le résultat fiscal après réintégrations et déductions fiscales. Elle
représente le montant sur lequel l’impôt est calculé.
1. La détermination du résultat fiscal
Le calcul du résultat fiscal se fait en ajustant le résultat comptable par les
réintégrations et déductions fiscales, comme décrit plus haut.
Exemple de calcul du résultat fiscal :
Supposons une entreprise avec un résultat comptable de 120 000 € et les ajustements
suivants :
• Réintégrations fiscales : 5 000 € (exemple de charges non déductibles)
• Déductions fiscales : 2 000 € (exemple de provisions déductibles)
Le résultat fiscal sera donc :
120 000 € + 5 000 € - 2 000 € = 123 000 €
V. Les crédits et réductions d'impôt
142
Objectifs 15/20 - DCG
Certaines entreprises peuvent bénéficier de crédits d'impôt ou de réductions d'impôt,
qui viennent diminuer l'impôt dû.
1. Le crédit d'impôt recherche (CIR)
Le crédit d'impôt recherche (CIR) permet aux entreprises investissant dans la recherche
et le développement (R&D) de bénéficier d'une réduction de leur impôt sur les sociétés.
Le montant du crédit d'impôt peut atteindre jusqu'à 30 % des dépenses de R&D, avec un
plafond de 100 millions d'euros.
2. Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE)
Le CICE permet de réduire les charges fiscales des entreprises en fonction de la masse
salariale. Ce crédit est calculé à partir des rémunérations versées aux salariés.
VI. Le paiement de l’impôt sur les sociétés
1. Déclaration de l’impôt
L’impôt sur les sociétés est généralement payé annuellement, après la clôture de
l'exercice. L'entreprise doit remplir une déclaration de résultats (formulaire 2058 A pour
les sociétés relevant du régime réel normal) et la soumettre à l’administration fiscale.
2. Acompte d'IS
Les entreprises sont tenues de verser des acompte d’IS si leur impôt dû dépasse 3 000 €.
Les acomptes sont versés en quatre échéances au cours de l'année, et le solde est payé
en mai de l'année suivante.
VII. Cas pratiques de détermination de l’impôt sur les sociétés
CAS 1 : Calcul de l'IS sur un résultat fiscal
• Résultat comptable : 150 000 €
143
Objectifs 15/20 - DCG
• Réintégrations fiscales : 10 000 €
• Déductions fiscales : 5 000 €
Le résultat fiscal sera :
150 000 € + 10 000 € - 5 000 € = 155 000 €
L’impôt à payer au taux de 25 % sera :
155 000 € x 25 % = 38 750 €
CAS 2 : Application du taux réduit pour les PME
• Résultat fiscal : 80 000 €
• Chiffre d'affaires : 8 000 000 €
Le taux réduit de 15 % s'applique sur les 38 120 € du résultat fiscal :
38 120 € x 15 % = 5 718 €
Le reste du résultat fiscal sera taxé à 25 % :
(80 000 € - 38 120 €) x 25 % = 10 470 €
L'impôt total sera :
5 718 € + 10 470 € = 16 188 €
EXERCICES
Exercice 1
L'entreprise Alpha a un résultat comptable de 200 000 € pour l'année. Après
ajustements fiscaux, l'entreprise a effectué les opérations suivantes :
144
Objectifs 15/20 - DCG
• Réintégrations fiscales : 15 000 €
• Déductions fiscales : 10 000 €
L'entreprise est soumise à un taux d'imposition de 25 %.
1.Calculez l'impôt sur les sociétés dû.
Corrigé
Le résultat fiscal est calculé comme suit :
Résultat comptable : 200 000 €
+ Réintégrations fiscales : 15 000 €
- Déductions fiscales : 10 000 €
Résultat fiscal = 200 000 € + 15 000 € - 10 000 € = 205 000 €
Le montant de l'impôt est alors :
205 000 € x 25 % = 51 250 €
L'impôt sur les sociétés à payer est de 51 250 €.
Exercice 2
L'entreprise Beta a un résultat fiscal de 90 000 € et un chiffre d'affaires de 6 millions
d'euros. Elle bénéficie du taux réduit de 15 % sur la première partie de son résultat
fiscal inférieur à 38 120 €, puis du taux normal de 25 % sur le reste.
1.Calculez l'impôt à payer.
Corrigé
1.Le premier 38 120 € du résultat fiscal sont taxés à 15 % :
145
Objectifs 15/20 - DCG
38120 € x 15 % = 5 718 €
Le reste du résultat fiscal (90 000 € - 38 120 € = 51 880 €) est taxé à 25 % :
51 880 € x 25 % = 12 970 €
L'impôt total sera donc :
5 718 € + 12 970 € = 18 688 €
L'impôt sur les sociétés à payer est de 18 688 €.
Exercice 3
L'entreprise Gamma a un résultat fiscal de 400 000 €. Elle a effectué des dépenses de
recherche et développement pour un montant de 50 000 €, qui sont éligibles à un
crédit d'impôt recherche (CIR) de 30 %.
1.Calculez l'impôt sur les sociétés après application du CIR.
Corrigé
1.Le montant du CIR est calculé comme suit
50000 € x 30 % = 15 000 €
2.Le résultat fiscal après réduction d'impôt est donc de
400 000 € - 15 000 € = 385 000 €
L'impôt sur les sociétés sera calculé sur ce nouveau montant :
385 000 € x 25 % = 96 250 €
L'impôt sur les sociétés à payer après CIR est de 96 250 €.
146
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 4
L'entreprise Delta a un résultat comptable de 150 000 €. Elle a constitué une provision
pour créances douteuses de 10 000 €, qui est fiscalement déductible. L'entreprise a
également effectué une réintégration fiscale de 5 000 € pour une charge non
déductible.
1.Calculez l'impôt sur les sociétés à payer.
Corrigé
Le calcul du résultat fiscal est le suivant :
Résultat comptable : 150 000 €
+ Réintégrations fiscales : 5 000 €
- Déduction de la provision : 10 000 €
Résultat fiscal = 150 000 € + 5 000 € - 10 000 € = 145 000 €
L'impôt sur les sociétés est donc :
145 000 € x 25 % = 36 250 €
L'impôt sur les sociétés à payer est de 36 250 €.
Exercice 5
L'entreprise Epsilon a un résultat fiscal de 250 000 €. Elle bénéficie du crédit d'impôt
pour la compétitivité et l'emploi (CICE), qui est de 6 % sur les salaires versés, soit 50
000 € de charges salariales éligibles.
1.Calculez l'impôt sur les sociétés après application du CICE.
147
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
1.Le montant du CICE est calculé sur les salaires éligibles :
50000 € x 6 % = 3 000 €
2.Le résultat fiscal après application du CICE est :
250 000 € - 3 000 € = 247 000 €
L'impôt sur les sociétés est alors :
247 000 € x 25 % = 61 750 €
L'impôt sur les sociétés à payer après application du CICE est de 61 750 €.
148
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 12
ENTITES SPECIFIQUES – LES
COLLECTIVITES TERRITORIALES
Rappel de cours
I. Introduction aux collectivités territoriales
Les collectivités territoriales sont des personnes morales de droit public, distinctes de
l'État, ayant la capacité juridique de gérer des affaires publiques locales. Elles exercent
une autonomie financière et administrative et sont soumises à une réglementation
spécifique en matière de comptabilité publique.
Les principales collectivités territoriales en France sont :
• Les communes
• Les départements
• Les régions
• Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI)
1. Rôle et missions des collectivités territoriales
Les collectivités territoriales sont responsables de nombreux services publics locaux tels
que l'éducation, les transports, l'urbanisme, les infrastructures, et l'action sociale. Elles
ont la possibilité de lever des impôts locaux (taxes foncières, taxe d'habitation, etc.) et
de recevoir des dotations de l'État.
149
Objectifs 15/20 - DCG
2. Organisation comptable des collectivités territoriales
Les collectivités territoriales doivent tenir une comptabilité publique et suivre un plan
comptable spécifique, le Plan Comptable Général des Collectivités Territoriales
(PCGCT).
II. Le cadre comptable des collectivités territoriales
Le cadre comptable des collectivités territoriales repose sur des principes comptables
spécifiques, notamment la séparation des comptes de gestion et des comptes de
résultats.
1. La comptabilité d'engagement
Les collectivités territoriales utilisent la comptabilité d'engagement. Cela signifie qu'elles
doivent enregistrer les charges et les produits dès qu'ils sont engagés ou acquis, et non
lorsqu'ils sont réglés ou encaissés.
2. Les trois sections comptables
Les budgets des collectivités territoriales sont divisés en trois sections comptables :
• La section de fonctionnement : Cette section regroupe toutes les dépenses et
recettes liées au fonctionnement courant de la collectivité (salaires, services
publics, entretien des bâtiments, etc.).
• La section d'investissement : Elle concerne les opérations liées à l'acquisition, la
construction ou la rénovation d'immobilisations (bâtiments, routes, équipements).
• La section de financement : Elle est utilisée pour enregistrer les opérations de
financement (émission d'emprunts, remboursement de dettes).
3. Le plan comptable des collectivités territoriales (PCGCT)
150
Objectifs 15/20 - DCG
Le PCGCT définit les comptes à utiliser pour enregistrer les opérations comptables. Par
exemple :
• Comptes de classe 1 : Comptes financiers (ex : comptes bancaires)
• Comptes de classe 2 : Comptes d'immobilisation (ex : terrains, bâtiments)
• Comptes de classe 6 : Comptes de charges (ex : charges de personnel, achats de
biens et services)
• Comptes de classe 7 : Comptes de produits (ex : impôts, dotations de l'État)
III. La comptabilisation au journal des opérations spécifiques des collectivités
territoriales
Les collectivités territoriales suivent des règles strictes pour enregistrer leurs opérations
comptables dans le journal. Chaque opération doit être enregistrée de manière précise
et selon des règles de comptabilisation particulières.
1. Les dépenses de fonctionnement
Les dépenses de fonctionnement comprennent :
• Les charges de personnel (salaires, cotisations sociales)
• Les charges externes (prestations de services, fournitures)
• Les charges financières (intérêts sur emprunts)
Exemple de comptabilisation d’une charge de personnel :
Supposons qu’une commune paie un salaire brut de 2 000 € à un agent. Voici l’écriture
comptable :
D : 641 "Rémunérations du personnel" 2 000 €
C: 421 "Personnel rémunérations dues" 2 000 €
151
Objectifs 15/20 - DCG
Exemple de comptabilisation d'une charge externe :
Si la commune règle une facture de 500 € pour l'entretien d'un bâtiment :
D : 615 "Entretien et réparations" 500 €
C: 401 "Fournisseurs" 500 €
2. Les recettes de fonctionnement
Les recettes de fonctionnement comprennent :
• Les impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière, etc.)
• Les dotations de l'État
• Les subventions reçues
Exemple de comptabilisation d'une taxe d'habitation :
Supposons que la commune perçoive une taxe d’habitation de 10 000 €. L'écriture
comptable serait :
D : 411 "Comptes débiteurs - Taxes à recouvrer" 10 000 €
C: 706 "Recettes fiscales" 10 000 €
3. Les dépenses d'investissement
Les dépenses d'investissement concernent l'acquisition de biens immobiliers, équipements
ou infrastructures.
Exemple de comptabilisation de l’achat d’un terrain :
Supposons qu'une collectivité achète un terrain pour 50 000 €. Voici l'écriture comptable
:
D : 211 "Terrains" 50 000 €
152
Objectifs 15/20 - DCG
C: 512 "Banque" 50 000 €
4. Les recettes d'investissement
Les recettes d'investissement comprennent les subventions d’investissement, les
emprunts et autres recettes liées à l’acquisition d’immobilisations.
Exemple de comptabilisation de l’emprunt :
Si la collectivité contracte un emprunt de 100 000 € pour financer des projets
d’investissement,
D : 512 "Banque" 100 000 €
C: 164 "Emprunts à long terme" 100 000 €
5. L'amortissement des immobilisations
Les amortissements sont enregistrés pour refléter la perte de valeur des immobilisations
acquises.
Exemple de comptabilisation de l’amortissement d’un bâtiment :
Supposons que la collectivité achète un bâtiment d’une valeur de 200 000 € et que
l'amortissement annuel soit de 5 %.
Le montant de l'amortissement annuel est :
200 000 € x 5 % = 10 000 €
L'écriture comptable pour l'amortissement sera :
D : 681 "Dotations aux amortissements" 10 000 €
C: 281 "Amortissements des immobilisations corporelles" 10 000 €
153
Objectifs 15/20 - DCG
EXERCICES
Exercice 1
La commune de Saint-Jean paie un salaire brut de 3 000 € à un agent. Les cotisations
sociales salariales s’élèvent à 450 € et les cotisations patronales à 900 €.
1.Calculez et comptabilisez les écritures correspondantes.
Corrigé
1. Le salaire brut est de 3 000 €.
2. Les cotisations sociales salariales sont de 450 €.
3. Les cotisations sociales patronales sont de 900 €.
L'écriture comptable est la suivante :
Pour la comptabilisation du salaire brut et des cotisations sociales :
D : 641 "Rémunérations du personnel" 3 000 €
C: 421 "Personnel rémunérations dues" 3 000 € (pour le salaire brut)
Pour la comptabilisation des cotisations sociales salariales :
D : 645 "Charges de sécurité sociale et de prévoyance" 450 €
C: 431 "Sécurité sociale - Charges" 450 €
Pour la comptabilisation des cotisations sociales patronales :
D : 645 "Charges de sécurité sociale et de prévoyance" 900 €
C: 437 "Sécurité sociale - Cotisations patronales" 900 €
154
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 2
La commune La Rochelle perçoit une taxe d'habitation d'un montant total de 20 000 €.
1.Calculez et comptabilisez la recette fiscale.
Corrigé
Le montant de la taxe d’habitation à percevoir est de 20 000 €.
L'écriture comptable est la suivante :
D : 411 "Comptes débiteurs - Taxes à recouvrer" 20 000 €
C: 706 "Recettes fiscales" 20 000 €
Exercice 3
La commune de Bourg-en-Bresse achète un véhicule utilitaire pour 25 000 € (hors taxes)
afin de renforcer les services municipaux. Le règlement s'effectue par virement bancaire.
1.Comptabilisez cette opération.
Corrigé
1.Montant de l'achat : 25 000 €.
2.Mode de paiement : virement bancaire.
L'écriture comptable est la suivante :
D : 2183 "Matériel de transport" 25 000 €
C: 512 "Banque" 25 000 €
155
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 4
La commune de Clermont-Ferrand reçoit une subvention d'investissement de 50 000 €
de la part de l'État pour financer des travaux de rénovation d'un bâtiment public.
1.Comptabilisez cette recette.
Corrigé
Le montant de la subvention reçue est de 50 000 €.
L'écriture comptable est la suivante :
D : 512 "Banque" 50 000 €
C: 131 "Subventions d'investissement à recevoir" 50 000 €
Exercice 5
La commune de Nice a acquis un bâtiment pour un montant de 200 000 € et prévoit un
amortissement de 5 % par an sur ce bien.
1.Comptabilisez l’amortissement annuel.
Corrigé
1.Valeur d’acquisition du bâtiment : 200 000 €.
Taux d’amortissement : 5 %.
Le montant de l'amortissement annuel est de :
200 000 € x 5 % = 10 000 €
L'écriture comptable pour l'amortissement est la suivante :
156
Objectifs 15/20 - DCG
D : 681 "Dotations aux amortissements" 10 000 €
C: 281 "Amortissements des immobilisations corporelles" 10 000 €
157
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 13
ENTITES SPECIFIQUES – LES
ASSOCIATIONS
Rappel de cours
I. Introduction aux associations
Les associations sont des entités juridiques à but non lucratif créées par un ou plusieurs
individus en vue de réaliser un projet commun, dans des domaines variés tels que la
culture, le sport, la santé, l'éducation, l’environnement, etc. Elles ont un statut
particulier en droit français, régi par la loi de 1901.
1. Définition légale
L'association est définie par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association, qui
a pour but de permettre la réunion de plusieurs personnes dans un cadre non lucratif.
2. Les types d’associations
Il existe différents types d’associations en fonction de leurs objectifs et de leur
fonctionnement :
• Les associations à but non lucratif (ABNL) : Leur objectif principal est la
réalisation d'un projet d’intérêt général (culture, sport, solidarité, environnement,
etc.).
158
Objectifs 15/20 - DCG
• Les associations de financement : Elles peuvent recevoir des dons ou des
subventions publiques ou privées.
• Les associations agréées : Certaines associations peuvent obtenir un agrément
d’utilité publique, ce qui leur confère certains avantages fiscaux.
3. Les caractéristiques des associations
Les associations doivent respecter les principes suivants :
• But non lucratif : Elles ne peuvent distribuer des bénéfices entre leurs membres.
• Autonomie : Elles sont indépendantes, bien que parfois elles peuvent être
subventionnées ou collaborer avec des organismes publics ou privés.
• Responsabilité : L’association dispose de la personnalité juridique qui lui permet
d’acquérir des biens, d'engager des actions en justice et de contracter.
II. Le cadre comptable des associations
1. Les obligations comptables des associations
Les associations doivent tenir une comptabilité qui reflète de manière transparente et
fidèle l'ensemble de leurs opérations financières. La comptabilité d’une association doit
respecter les règles suivantes :
• Tenue d'une comptabilité : Les associations doivent enregistrer toutes les
opérations comptables (recettes, dépenses, achats, ventes, etc.).
• Comptabilité analytique : Si l’association gère plusieurs projets ou activités, elle
doit être en mesure de distinguer les résultats financiers de chaque activité.
• Respect des règles fiscales : Certaines associations peuvent être soumises à des
obligations fiscales spécifiques (par exemple, la TVA ou l’impôt sur les sociétés).
2. Le Plan Comptable des Associations (PCA)
159
Objectifs 15/20 - DCG
Les associations utilisent un plan comptable simplifié, souvent inspiré du Plan
Comptable Général (PCG) mais adapté à leurs spécificités. Ce plan est constitué de
classes de comptes permettant d’enregistrer toutes les opérations comptables. Il existe
des comptes de produits, comptes de charges, et des comptes de bilan.
Les principales classes de comptes utilisées sont :
• Classe 1 : Comptes de capital et de financement (fonds propres, emprunts, etc.)
• Classe 2 : Comptes d’immobilisations (biens acquis pour l'association)
• Classe 3 : Comptes de stocks et en-cours
• Classe 4 : Comptes de tiers (créances, dettes)
• Classe 5 : Comptes de trésorerie (banque, caisse)
• Classe 6 : Comptes de charges (frais de fonctionnement, charges sociales)
• Classe 7 : Comptes de produits (subventions, cotisations, dons)
III. La comptabilité d’une association
1. La comptabilisation des recettes
Les recettes d'une association peuvent provenir de diverses sources, telles que :
• Les cotisations des membres : Elles sont comptabilisées comme des produits de
l’association. Exemple : cotisation annuelle de 100 € par membre.
• Les subventions : Accordées par des collectivités publiques ou des organisations
privées pour financer un projet spécifique.
• Les dons et legs : Si l’association reçoit des dons, il convient de les enregistrer
comme produits.
Exemple de comptabilisation d’une cotisation annuelle :
Imaginons qu’une association reçoit une cotisation de 200 € d’un membre :
Débit : 512 "Banque" 200 €
160
Objectifs 15/20 - DCG
Crédit : 701 "Cotisations des membres" 200 €
Exemple de comptabilisation d’une subvention reçue :
Si une association reçoit une subvention de 5 000 € pour un projet spécifique :
Débit : 512 "Banque" 5 000 €
Crédit : 740 "Subventions d’exploitation" 5 000 €
2. La comptabilisation des charges
Les charges d'une association incluent :
• Les charges de fonctionnement : Salaires, loyers, consommables, etc.
• Les charges sociales : Cotisations patronales et salariales.
• Les charges liées aux projets : Achat de matériel, prestations de service, etc.
Exemple de comptabilisation d’un salaire :
Si l'association paie un salaire de 2 500 € à son salarié, l'écriture comptable sera :
D : 641 "Rémunérations du personnel" 2 500 €
C : 421 "Personnel rémunérations dues" 2 500 €
Exemple de comptabilisation d’un achat de fournitures :
Si l'association achète des fournitures pour 500 € :
D : 606 "Achats de matières premières et fournitures" 500 €
C : 401 "Fournisseurs" 500 €
3. La comptabilisation des investissements
161
Objectifs 15/20 - DCG
Les associations peuvent investir dans des biens durables tels que des équipements, du
mobilier, des locaux, etc.
Exemple de comptabilisation de l’achat d’un équipement informatique :
Si l'association achète un ordinateur pour 1 200 € (TVA incluse) :
D : 2183 "Matériel informatique" 1 000 €
D : 44566 "TVA déductible sur autres biens et services" 200 €
C : 512 "Banque" 1 200 €
IV. Les obligations fiscales des associations
Bien que les associations soient généralement exonérées d’impôts sur les sociétés, elles
doivent respecter certaines obligations fiscales.
1. L’impôt sur les sociétés (IS)
Les associations peuvent être soumises à l'impôt sur les sociétés dans les cas suivants :
• Si elles exercent une activité économique à but lucratif.
• Si elles génèrent des bénéfices commerciaux.
2. La TVA
Certaines associations peuvent être soumises à la TVA, par exemple, si elles réalisent des
prestations de services payantes.
3. La déclaration des dons
Les associations doivent déclarer les dons reçus, notamment si ces dons sont exonérés de
droits de mutation.
162
Objectifs 15/20 - DCG
EXERCICES
Exercice 1
Une association « Sport et Jeunesse » est créée par trois membres fondateurs. Chacun
apporte :
• Membre A : 2 000 € en numéraire
• Membre B : du matériel sportif évalué à 1 500 €
• Membre C : un local mis à disposition gratuitement
1. Rédiger l'écriture comptable de la création de l’association.
2. Comptabiliser les apports des membres.
Corrigé
1.Création de l'association
Pas d'écriture comptable spécifique pour la constitution d'une association.
2.Comptabilisation des apports
N° de compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
512 Banque 2 000
218 Matériel sportif 1 500
101 Fonds associatifs 3 500
Le local mis à disposition gratuitement n'est pas comptabilisé en comptabilité générale,
mais peut être mentionné en annexe.
163
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 2
L’association « Culture et Patrimoine » reçoit une subvention de 10 000 € de la mairie
pour financer un événement culturel.
1. Comptabiliser la réception de la subvention.
2. Comptabiliser l'utilisation de la subvention si l’association engage des
frais de 7 500 €.
Corrigé
1.Réception de la subvention
N° de compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
512 Banque 10 000
74 Subvention d'exploitation 10 000
2.Utilisation de la subvention
N° de compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
6XX Charges événement 7 500
512 Banque 7 500
Solde de la subvention non utilisée : 2 500 €
Exercice 3
L’association « Aide Solidaire » bénéficie de 500 heures de bénévolat, évaluées à un coût
horaire de 15 €.
1.Comptabiliser cette contribution en comptabilité d’engagement.
Corrigé
164
Objectifs 15/20 - DCG
N° de compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
86 Bénévolat valorisé 7 500
87 Contribution volontaire en nature 7 500
Cette écriture est hors bilan et sert à valoriser l’engagement bénévole dans les annexes.
Exercice 4
L’association « Théâtre et Passion » organise une représentation. Elle vend 300 billets à
20 € chacun et engage des frais de 2 500 € pour la location de la salle.
1. Comptabiliser la vente des billets.
2. Comptabiliser la dépense liée à la location de la salle.
Corrigé
1.Vente des billets
N° de compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
512 Banque 6 000
706 Prestations de services 6 000
2.Paiement de la salle
N° de compte Libellé Débit (€) Crédit (€)
613 Location de salle 2 500
512 Banque 2 500
Exercice 5
L’association « Sauvegarde Animale » achète un véhicule pour 12 000 €, financé à
hauteur de 5 000 € par une subvention et le reste par un emprunt.
1. Comptabiliser l’acquisition du véhicule.
165
Objectifs 15/20 - DCG
2. Comptabiliser le financement (subvention et emprunt).
Corrigé
1.Acquisition du véhicule
D : 2182 Matériel de transport 12000 €
C: 512 Banque 5000 €
C: 164 Emprunt 6000 €
2.Réception de la subvention
D : 512 Banque 5000 €
C: 777 Subvention d’investissement
166
Objectifs 15/20 - DCG
167
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 1
LA COMPTABILITE DE GESTION ET LE
CONTROLE DE GESTION
Rappel de cours
La comptabilité de gestion et le contrôle de gestion sont deux disciplines essentielles
pour la prise de décisions stratégiques et opérationnelles au sein des entreprises. Elles
permettent d'analyser les coûts, d'optimiser la rentabilité et de piloter la performance.
I. Comptabilité de gestion
1. Définition et objectifs
La comptabilité de gestion a pour but de fournir des informations financières et
analytiques permettant aux managers de prendre des décisions éclairées. Elle repose sur
l'analyse des coûts et des marges pour optimiser la performance de l'entreprise.
2. Les différents types de coûts
• Coûts fixes et coûts variables : Les coûts fixes ne varient pas avec le volume
d'activité, tandis que les coûts variables évoluent proportionnellement à la
production.
• Coûts directs et coûts indirects : Les coûts directs peuvent être attribués
directement à un produit, alors que les coûts indirects nécessitent une répartition.
168
Objectifs 15/20 - DCG
• Coûts complets, partiels et spécifiques : Ces différentes méthodes permettent
d'appréhender les coûts sous différents angles pour optimiser la gestion.
3. Les méthodes de calcul des coûts
- Coût complet : Inclut l'ensemble des coûts fixes et variables pour obtenir le coût
total d'un produit.
- Coût variable : Prend uniquement en compte les coûts variables pour faciliter les
décisions à court terme.
- Coût marginal : Analyse l'impact d'une unité supplémentaire produite sur le coût
total.
- Méthode ABC (Activity-Based Costing) : Permet d'affecter les coûts indirects en
fonction des activités réelles consommées par les produits.
4. Seuil de rentabilité et analyse du point mort
Le seuil de rentabilité correspond au chiffre d'affaires à partir duquel l'entreprise couvre
l'ensemble de ses charges et commence à réaliser un bénéfice.
II. Contrôle de gestion
1. Définition et rôle
Le contrôle de gestion vise à assurer la mise en œuvre de la stratégie de l'entreprise en
suivant des indicateurs de performance et en mettant en place des outils d'analyse et de
pilotage.
2. Les outils du contrôle de gestion
- Tableaux de bord : Instruments de pilotage permettant de suivre les performances
de l'entreprise à travers des indicateurs clés (KPI).
169
Objectifs 15/20 - DCG
- Budgets et contrôle budgétaire : Permettent de fixer des objectifs financiers et de
contrôler leur réalisation.
- Reporting financier : Réalisation de rapports périodiques pour analyser la
performance et orienter les décisions.
- Indicateurs de performance : Mesurent la rentabilité, la productivité et l'efficience
des processus.
3. La gestion prévisionnelle
La gestion prévisionnelle permet d'anticiper les évolutions de l'entreprise en élaborant
des prévisions financières et stratégiques basées sur différents scénarios.
4. La prise de décision et l'optimisation des coûts
Le contrôle de gestion aide les managers à prendre des décisions stratégiques en fonction
des analyses de rentabilité et des coûts prévisionnels. Il joue un rôle essentiel dans
l'amélioration continue de la performance.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise fabrique et vend un produit avec les caractéristiques suivantes :
• Prix de vente unitaire : 50 €
• Coût variable unitaire : 30 €
• Charges fixes totales : 20 000 €
1. Calculer la marge sur coût variable unitaire.
2. Déterminer le seuil de rentabilité en volume et en valeur.
170
Objectifs 15/20 - DCG
3. Quel est le chiffre d'affaires minimum à réaliser pour atteindre la
rentabilité ?
Corrigé
1.Marge sur coût variable unitaire = Prix de vente – Coût variable
→ 50 – 30 = 20 €
2.Seuil de rentabilité (en volume) = Charges fixes / Marge sur coût variable unitaire
→ 20 000 / 20 = 1 000 unités
3.Seuil de rentabilité (en valeur) = Seuil de rentabilité en volume × Prix de vente
unitaire
→ 1 000 × 50 = 50 000 €
L’entreprise doit vendre 1 000 unités ou réaliser 50 000 € de CA pour atteindre son
seuil de rentabilité.
Exercice 2
Une entreprise produit 500 unités d’un bien. Elle supporte les coûts suivants :
• Matières premières : 10 000 €
• Main-d’œuvre directe : 5 000 €
• Charges indirectes de production : 4 000 €
• Charges indirectes de distribution : 3 000 €
1. Calculer le coût de revient unitaire.
2. Déterminer le prix de vente unitaire si l’entreprise veut une marge de
20 % sur le coût de revient.
Corrigé
171
Objectifs 15/20 - DCG
1.Coût total de production = Matières premières + Main-d’œuvre + Charges indirectes
→ 10 000 + 5 000 + 4 000 + 3 000 = 22 000 €
Coût unitaire = 22 000 / 500 = 44 €
2.Prix de vente unitaire avec marge de 20 % = Coût unitaire × (1 + Taux de marge)
→ 44 × 1,2 = 52,80 €
Pour couvrir ses coûts et obtenir 20 % de marge, l’entreprise doit vendre chaque unité à
52,80 €.
Exercice 3
Une entreprise avait prévu un CA de 100 000 €, mais elle n’a réalisé que 90 000 €. Les
charges variables étaient budgétées à 60 000 €, mais elles se sont élevées à 58 000 €.
1. Calculer l’écart sur chiffre d’affaires.
2. Calculer l’écart sur charges variables.
3. L’entreprise a-t-elle été performante par rapport à ses prévisions ?
Corrigé
1.Écart sur CA = CA réalisé – CA prévu
→ 90 000 – 100 000 = – 10 000 € (défavorable)
2.Écart sur charges variables = Charges réelles – Charges prévues
→ 58 000 – 60 000 = – 2 000 € (favorable)
3.Analyse :
-L’entreprise a un CA inférieur à la prévision (négatif).
-Mais elle a réduit ses charges variables, ce qui compense partiellement.
-Il faudrait analyser l’impact sur le résultat global.
172
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 2
LA METHODE TRADITIONNELLE DE
CALCUL DU COUT COMPLET
Rappel de cours
La méthode traditionnelle du calcul du coût complet est une technique de comptabilité
analytique permettant de déterminer le coût total d'un produit ou d’un service en
affectant toutes les charges (directes et indirectes).
1.Définition et Objectifs du Coût Complet
Définition
Le coût complet est le coût total d’un produit ou service, intégrant toutes les charges
supportées par l’entreprise (charges directes et indirectes).
Objectifs
• Déterminer le coût réel des produits ou services
• Fixer un prix de vente adapté
• Optimiser la gestion des charges et améliorer la rentabilité
• Comparer la rentabilité des différents produits
2.Les Différents Types de Charges
173
Objectifs 15/20 - DCG
🔹 Charges Directes
Ce sont les charges attribuables directement à un produit sans calcul intermédiaire.
Exemples :
• Matières premières utilisées pour fabriquer un produit
• Main-d’œuvre directe affectée spécifiquement à une production
🔹 Charges Indirectes
Ce sont les charges non directement imputables à un produit et qui nécessitent une
répartition.
Exemples :
• Loyer de l’atelier de production
• Salaires du personnel administratif
• Frais d’électricité, maintenance
Les charges indirectes sont réparties en centres d’analyse pour être ensuite affectées
aux produits.
3.Les Étapes de Calcul du Coût Complet
La méthode traditionnelle repose sur une approche en centres d’analyse.
Étape 1 : Répartition des Charges Indirectes dans les Centres d’Analyse
Les charges indirectes sont réparties dans deux types de centres d’analyse :
1. Centres principaux : Production et distribution
2. Centres auxiliaires : Entretien, administration (répercutées sur les centres
principaux)
174
Objectifs 15/20 - DCG
Exemple :
Centres d’analyse Charges indirectes affectées
Entretien (auxiliaire) 5 000 €
Production (principal) 20 000 €
Distribution (principal) 10 000 €
Les charges des centres auxiliaires sont réparties sur les centres principaux selon des
clés de répartition (ex : % d’utilisation des machines).
Étape 2 : Calcul des Coefficients de Répartition des Charges
Les charges indirectes des centres principaux sont réparties entre les produits selon des
clés de répartition adaptées :
• Main-d’œuvre directe
• Surface utilisée
• Heures de machine
Exemple de clé de répartition :
Produit Heures de machine utilisées % Répartition
Produit A 600 h 60 %
Produit B 400 h 40 %
Si le centre de production supporte 20 000 € de charges indirectes, alors :
• Produit A : 20 000 × 60 % = 12 000 €
• Produit B : 20 000 × 40 % = 8 000 €
Étape 3 : Calcul du Coût de Revient Unitaire
Le coût de revient est obtenu en additionnant :
175
Objectifs 15/20 - DCG
1. Coût d’achat = Prix d’achat + Frais d’approvisionnement
2. Coût de production = Coût d’achat + Charges de production
3. Coût de revient = Coût de production + Charges de distribution
Exemple de calcul :
Élément du coût Produit A (par unité) Produit B (par unité)
Matières premières 10 € 12 €
Main-d’œuvre directe 5€ 6€
Charges indirectes 8€ 6€
Coût de production 23 € 24 €
Charges de distribution 3 € 2€
Coût de revient 26 € 26 €
Interprétation :
• Le produit A coûte 26 € à fabriquer et distribuer.
• L’entreprise doit fixer un prix de vente supérieur pour être rentable.
4.Avantages et Limites de la Méthode Traditionnelle
a. Avantages
-Fiabilité : Permet d’avoir une vue détaillée des coûts réels
-Utile pour la fixation des prix
-Facile à appliquer dans les structures ayant peu de produits
b. Limites
-Complexité pour des entreprises produisant plusieurs gammes de produits
-Imprécision des clés de répartition (les charges indirectes peuvent être mal réparties)
-Moins adapté aux entreprises modernes où les charges indirectes sont plus importantes
176
Objectifs 15/20 - DCG
Alternative moderne : La méthode ABC (Activity-Based Costing) est plus adaptée aux
environnements complexes.
5.Cas Pratique
Une entreprise fabrique deux produits (A et B) avec les données suivantes :
• Charges directes :
o Produit A : 15 €/unité
o Produit B : 18 €/unité
• Charges indirectes : 40 000 € réparties en fonction des heures de machine :
o Produit A : 1 200 h
o Produit B : 800 h
1. Calculer les charges indirectes affectées à chaque produit.
2. Déterminer le coût de revient unitaire de chaque produit.
Corrigé
1.Répartition des charges indirectes
-Total heures machine = 1 200 + 800 = 2 000 h
-Produit A : 40 000 × (1 200 / 2 000) = 24 000 €
-Produit B : 40 000 × (800 / 2 000) = 16 000 €
2.Calcul du coût de revient
-Produit A : (15 + (24 000 / 1 200)) = 35 €/unité
-Produit B : (18 + (16 000 / 800)) = 38 €/unité
Conclusion :
177
Objectifs 15/20 - DCG
Le coût de revient du produit A est de 35 € et celui du produit B est de 38 €.
L’entreprise doit vendre chaque produit à un prix supérieur pour être rentable.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise fabrique deux produits A et B. Elle supporte les charges suivantes :
• Achat des matières premières : 20 000 €
• Salaires des ouvriers travaillant directement sur les produits : 15 000 €
• Loyer et électricité de l’atelier : 5 000 €
• Frais de maintenance des machines : 3 000 €
1. Identifier les charges directes et indirectes.
Corrigé
1.Charges directes (attribuables directement aux produits) :
Matières premières = 20 000 €
Salaires des ouvriers = 15 000 €
Charges indirectes (à répartir selon une clé de répartition) :
Loyer et électricité = 5 000 €
Maintenance des machines = 3 000 €
Les charges directes sont affectées directement, tandis que les charges indirectes
nécessitent une répartition.
178
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 2
Deux produits sont fabriqués : A et B. Les charges indirectes totales s’élèvent à 40 000
€, réparties en fonction des heures de machine utilisées :
• Produit A : 1 500 heures
• Produit B : 500 heures
1. Répartir les charges indirectes entre les deux produits.
Corrigé
1.Total des heures machine = 1 500 + 500 = 2 000 heures
-Produit A : (40 000 × 1 500) / 2 000 = 30 000 €
-Produit B : (40 000 × 500) / 2 000 = 10 000 €
Les charges indirectes sont attribuées selon l’utilisation des machines.
Exercice 3
Données pour le produit A :
• Coût des matières premières : 12 €/unité
• Main-d’œuvre directe : 8 €/unité
• Charges indirectes attribuées : 10 000 € pour 500 unités produites
1. Calculer le coût de production unitaire.
Corrigé
1.Coût indirect unitaire = 10 000 / 500 = 20 €/unité
-Coût de production unitaire = 12 + 8 + 20 = 40 €/unité
179
Objectifs 15/20 - DCG
Chaque unité coûte 40 € à produire.
Exercice 4
Données pour le produit B :
• Coût de production unitaire : 30 €
• Charges de distribution : 2 €/unité
1. Calculer le coût de revient unitaire.
Corrigé
1.Coût de revient unitaire = Coût de production + Charges de distribution
30 + 2 = 32 €/unité
Chaque unité coûte 32 € à produire et distribuer.
Exercice 5
Un produit est vendu à 50 € l’unité avec un coût variable de 30 €. Les charges fixes
annuelles sont de 40 000 €.
1. Calculer le seuil de rentabilité en volume.
Corrigé
1.Marge sur coût variable unitaire = 50 - 30 = 20 €
-Seuil de rentabilité = 40 000 / 20 = 2 000 unités
L’entreprise doit vendre 2 000 unités pour couvrir ses charges fixes.
180
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 6
Un produit coûte 60 € à produire et l’entreprise souhaite une marge de 25 %.
1. Déterminer le prix de vente.
Corrigé
Prix de vente = 60 × (1 + 0,25) = 75 €
L’entreprise doit vendre le produit à 75 €.
Exercice 7
Un produit devait coûter 50 €, mais son coût réel est de 55 €.
1. Déterminer l’écart et son impact.
Corrigé
Écart = 55 - 50 = 5 € (augmentation du coût)
Un coût plus élevé peut réduire la rentabilité.
Exercice 8
Un centre auxiliaire (entretien) supporte 6 000 € de charges, répartis selon l’utilisation
des machines :
• Production : 80 %
• Distribution : 20 %
1. Répartir ces charges entre les deux centres principaux.
Corrigé
181
Objectifs 15/20 - DCG
1.Production : 6 000 × 80 % = 4 800 €
-Distribution : 6 000 × 20 % = 1 200 €
Ces charges sont ensuite réparties sur les produits.
Exercice 9
Une entreprise achète des matières premières pour 10 000 € avec 500 € de frais de
transport et 250 € de stockage.
1. Calculer le coût d’achat total.
Corrigé
Coût d’achat total = 10 000 + 500 + 250 = 10 750 €
Tous les frais liés à l’achat sont intégrés.
Exercice 10
L’entreprise fabrique 2 000 unités d’un produit avec 40 000 € de charges indirectes.
1. Calculer le coût indirect unitaire.
Corrigé
Coût indirect unitaire = 40 000 / 2 000 = 20 €/unité
Chaque unité supporte 20 € de charges indirectes.
182
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 3
LA METHODE ABC
Rappel de cours
La méthode ABC (Activity-Based Costing) est une approche moderne du calcul des coûts,
permettant une répartition plus précise des charges indirectes en fonction des activités
consommées par les produits ou services.
1.Définition et Objectifs de la Méthode ABC
Définition
La méthode ABC attribue les charges indirectes aux produits en fonction des activités
qui les génèrent. Elle permet ainsi d’obtenir une vision plus juste des coûts en évitant les
approximations des méthodes traditionnelles.
Objectifs
• Améliorer la précision des coûts des produits et services
• Répartir les charges indirectes selon les véritables consommations d’activités
• Faciliter la prise de décision sur les prix de vente et la rentabilité
• Identifier les activités à faible valeur ajoutée pour optimiser les coûts
2.Différences entre la Méthode ABC et la Méthode Traditionnelle
183
Objectifs 15/20 - DCG
Critères Méthode Traditionnelle Méthode ABC
Répartition des Clés de répartition globales Répartition en fonction des
charges (ex : heures machine) activités réelles
Précision Moins précise Plus précise
Complexité Facile à mettre en place Plus détaillée et analytique
Adaptabilité Convient aux entreprises Convient aux entreprises de
industrielles services et industries complexes
3.Les Étapes de la Méthode ABC
Étape 1 : Identification des Activités
Les activités sont regroupées en processus liés à la production et à la distribution des
produits.
Exemples d’activités :
• Achat de matières premières
• Contrôle qualité
• Assemblage des produits
• Expédition des commandes
Chaque activité génère des coûts indirects qu’il faut ventiler sur les produits.
Étape 2 : Détermination des Inducteurs de Coût
Un inducteur de coût (cost driver) est un facteur qui influence le niveau de
consommation d’une activité.
Exemples d’inducteurs de coût :
Activité Inducteur de coût
184
Objectifs 15/20 - DCG
Achat de matières Nombre de commandes passées
Contrôle qualité Nombre de tests effectués
Assemblage Nombre d’heures de main-d’œuvre
Expédition Nombre de colis envoyés
Chaque inducteur permet d’affecter les coûts aux produits de façon plus pertinente.
Étape 3 : Calcul des Coûts des Activités
On regroupe les charges indirectes par activité.
Exemple :
Activité Coût total
Achat de matières 10 000 €
Contrôle qualité 15 000 €
Assemblage 25 000 €
Expédition 5 000 €
Total des coûts indirects = 55 000 €, à répartir selon les inducteurs.
Étape 4 : Affectation des Coûts aux Produits
Chaque produit consomme une quantité différente de chaque activité.
Exemple de répartition des coûts :
Activité Inducteur Coût Produit A Produit Produit B Produit
Unitaire (Quantité) A (Quantité) B
(Total) (Total)
Achat 100 100 60 6 000 € 40 4 000 €
commandes €/commande
185
Objectifs 15/20 - DCG
Contrôle 200 tests 75 €/test 120 9 000 € 80 6 000 €
Assemblage 500 heures 50 €/heure 300 15 000 200 10 000
€ €
Expédition 50 colis 100 €/colis 30 3 000 € 20 2 000 €
Total des coûts indirects :
• Produit A = 33 000 €
• Produit B = 22 000 €
Ce coût est ensuite ajouté aux coûts directs pour obtenir le coût total du produit.
4.Cas Pratique de Calcul ABC
Une entreprise fabrique deux produits, A et B. Les charges indirectes sont de 50 000 €
réparties selon 3 activités :
Activité Coût total Inducteur Produit A Produit B
Achat 10 000 € Nombre de commandes 60 40
Contrôle qualité 20 000 € Nombre de tests 100 50
Emballage 20 000 € Nombre d’expéditions 30 20
1. Répartir les charges par produit.
2. Calculer le coût total par produit si les charges directes sont de 50
€/unité pour A et 40 €/unité pour B.
Corrigé
1.Coût unitaire de chaque activité :
Achat : 10 000 / (60+40) = 100 €/commande
Contrôle : 20 000 / (100+50) = 200 €/test
186
Objectifs 15/20 - DCG
Emballage : 20 000 / (30+20) = 400 €/expédition
-Coût attribué par produit :
Produit A : (60×100) + (100×200) + (30×400) = 6 000 + 20 000 + 12 000 = 38 000 €
Produit B : (40×100) + (50×200) + (20×400) = 4 000 + 10 000 + 8 000 = 22 000 €
2.Coût total du produit :
Produit A = 50 + (38 000 / 100) = 50 + 380 = 430 €/unité
Produit B = 40 + (22 000 / 50) = 40 + 440 = 480 €/unité
Interprétation :
-Produit A coûte 430 € à produire, alors que la méthode traditionnelle aurait peut-être
sous-estimé ce coût.
-Produit B coûte 480 €, ce qui pourrait inciter l’entreprise à revoir son prix de vente.
5.Avantages et Limites de la Méthode ABC
a. Avantages
-Meilleure précision dans la répartition des coûts
-Permet d’analyser la rentabilité réelle des produits
-Aide à optimiser les processus et réduire les coûts inutiles
b. Limites
-Plus complexe à mettre en œuvre
-Nécessite une collecte de données détaillée
-Pas toujours adaptée aux petites entreprises avec peu d’activités
187
Objectifs 15/20 - DCG
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise fabrique deux produits : A et B. Les activités suivantes ont été identifiées
:
Activité Coût total (€) Inducteur de coût
Achat de matières 15 000 Nombre de commandes
Contrôle qualité 10 000 Nombre de tests
Assemblage 20 000 Nombre d’heures machine
L’entreprise a enregistré les données suivantes pour chaque produit :
Produit Commandes Tests Heures machine
A 30 40 500
B 20 30 300
1. Identifier les inducteurs de coût pour chaque activité.
2. Répartir les charges indirectes entre les produits.
Corrigé
1.Inducteurs de coût
-Achat de matières → Nombre de commandes
-Contrôle qualité → Nombre de tests
-Assemblage → Nombre d’heures machine
2. Répartition des charges
188
Objectifs 15/20 - DCG
Activité Coût unitaire Produit A (Total) Produit B
(Total)
Achat 15 000 / (30+20) = 300 30 × 300 = 9 000 20 × 300 = 6 000
€/commande € €
Contrôle 10 000 / (40+30) = 143 €/test 40 × 143 = 5 714 30 × 143 = 4 286
qualité € €
Assemblage 20 000 / (500+300) = 25 €/heure 500 × 25 = 12 500 300 × 25 = 7 500
€ €
Total des coûts indirects attribués :
• Produit A : 9 000 + 5 714 + 12 500 = 27 214 €
• Produit B : 6 000 + 4 286 + 7 500 = 17 786 €
Exercice 2
Une entreprise fabrique un produit X et en produit 1 000 unités.
• Coût direct unitaire : 50 €
• Coût des activités :
Activité Coût total (€) Inducteur Quantité totale
Achat 5 000 Nombre de commandes 100
Production 20 000 Heures machine 2 000
Expédition 10 000 Nombre de colis 500
Le produit X représente 50% des commandes, 60% des heures machine et 40% des
colis.
1. Répartir les charges indirectes.
2. Calculer le coût de revient unitaire.
Corrigé
189
Objectifs 15/20 - DCG
1.Répartition des charges
Activité Coût attribué (€)
Achat (50% × 5 000) 2 500
Production (60% × 20 000) 12 000
Expédition (40% × 10 000) 4 000
Total 18 500 €
2.Coût de revient unitaire
Cout total = (Cout direct unitaire × quantité) + charges indirectes = (50×1000) +18500 =
50000 + 18500 = 68500€
Cout unitaire = 68500 / 1000 = 68,50 €
Coût de revient unitaire du produit X : 68,50 €
Exercice 3
Une entreprise applique actuellement la méthode des coûts complets et utilise les heures
machine comme base de répartition.
• Coût total des charges indirectes : 30 000 €
• Répartition basée sur les heures machine :
Produit Heures machine
Y 1 200
Z 800
Total 2 000
• Méthode ABC :
Activité Coût total (€) Inducteur Produit Y Produit Z
190
Objectifs 15/20 - DCG
Achat 12 000 Nombre de commandes 70 30
Production 10 000 Heures machine 1 200 800
Distribution 8 000 Nombre de livraisons 50 50
1. Comparer la répartition des coûts entre la méthode traditionnelle et
ABC.
Corrigé
1.Méthode traditionnelle
Cout attribué = (heures machine du produit / total des heures machine) ×
charges indirectes Produit Y : (1200 / 2000) × 30000 = 18000 €
Produit Z : (800 / 2000) × 30000 = 12000€
2.Méthode ABC
Activité Coût attribué à Y (€) Coût attribué à Z (€)
Achat 8 400 3 600
Production 6 000 4 000
Distribution 4 000 4 000
Total 18 400 € 11 00 €
Avec la méthode traditionnelle, le produit Z supporte un coût plus élevé qu’avec ABC. La
méthode ABC reflète mieux la consommation réelle des ressources.
Exercice 4
Un produit est vendu à 90 € et coûte 70 € selon la méthode traditionnelle. Avec l’ABC,
on découvre que son coût réel est de 85 €.
1. Quel est l’impact sur la marge ?
191
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
1.Marge avec la méthode traditionnelle :
90 – 70 = 20€/unité
Marge avec ABC :
90 – 85 = 5€/unité
La méthode ABC montre que le produit est moins rentable que prévu.
Exercice 5
Une entreprise fabrique 2 produits : C et D.
Produit Prix de vente (€) Coût ABC (€)
C 120 100
D 80 60
L’entreprise veut optimiser sa production.
1. Quel produit est le plus rentable ?
Corrigé
1.Marge unitaire C : 120 - 100 = 20 €
-Marge unitaire D : 80 - 60 = 20 €
Les deux produits ont la même marge unitaire, mais l’ABC peut aider à identifier d’autres
critères (volume, capacité machine, etc.).
192
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 4
L’IMPUTATION RATIONNELLE DES
CHARGES FIXES
Rappel de cours
L’imputation rationnelle des charges fixes est une méthode de répartition des charges
fixes qui permet de corriger les distorsions liées aux variations de l’activité. Elle est
largement utilisée en comptabilité de gestion pour mieux refléter la réalité des coûts et
améliorer la prise de décision.
1. Définition et Objectif de l’Imputation Rationnelle
Définition
L’imputation rationnelle consiste à répartir les charges fixes en fonction d’un niveau
d’activité normal afin d’éviter les distorsions liées aux variations de production.
Formule :
Charges fixes imputés = Charges fixes réelles × (Niveau d’activité réel /
Niveau d’activité normal)
-Si l’activité est normale → L’imputation rationnelle donne un coût fixe réel.
-Si l’activité est faible → L’imputation rationnelle réduit la part des charges fixes.
-Si l’activité est forte → L’imputation rationnelle augmente la part des charges fixes.
193
Objectifs 15/20 - DCG
Objectif
-Éviter une surcharge des coûts unitaires en période de sous-activité
-Assurer une meilleure répartition des charges fixes
-Faciliter la prise de décision en coût de revient et fixation des prix
2.Différence entre l’Imputation Rationnelle et l’Imputation Complète
Critères Imputation Complète Imputation Rationnelle
Répartition des Charges fixes totales réparties Charges fixes ajustées selon
charges fixes sur l’activité réelle un niveau normal
Impact en sous- Coût unitaire plus élevé Coût unitaire corrigé
activité
Impact en Coût unitaire plus faible Coût unitaire corrigé
suractivité
Exemple simple :
• Charges fixes totales : 10 000 €
• Niveau d’activité normal : 1 000 unités
• Niveau d’activité réel : 800 unités
Avec imputation complète :
Cout unitaire des charges fixes = 10000 / 800 = 12,5 €
Avec imputation rationnelle :
Charges fixes imputées = 10000 × 800 / 1000 = 8000 €
Coût unitaire = 8000 / 800 = 10 €
L’imputation rationnelle évite une augmentation artificielle des coûts unitaires.
194
Objectifs 15/20 - DCG
3.Formule Générale de l’Imputation Rationnelle
Charge fixe imputée = Charge fixe réelle × (Production réelle / Production normale)
Avec :
• Charge fixe imputée : charge fixe ajustée selon l’activité
• Charge fixe réelle : charge fixe totale constatée
• Production réelle : niveau de production effectif
• Production normale : niveau de production considéré comme standard
4.Application : Calcul des Coûts avec Imputation Rationnelle
Une entreprise fabrique un produit X et a les données suivantes :
• Charges fixes totales : 50 000 €
• Niveau d’activité normal : 10 000 unités
• Production réelle : 8 000 unités
• Charges variables unitaires : 20 €
• Coût direct unitaire : 30 €
1. Calculer le coût de revient unitaire avec et sans imputation rationnelle.
Corrigé
1.Sans imputation rationnelle (imputation complète)
Coût unitaire fixe = 50000 / 8000 = 6,25 €
Coût de revient unitaire = 30 + 20 + 6,25 = 56,25€
2.Avec imputation rationnelle
Charges fixes imputées = 50000 × 8000 / 10000 = 40000 €
Coût unitaire fixe = 40000 / 8000 = 5 €
195
Objectifs 15/20 - DCG
Coût de revient unitaire = 30 + 20 + 5 = 55 €
L’imputation rationnelle permet de réduire le coût unitaire en période de sous-activité,
évitant ainsi une surcharge artificielle des coûts.
5.Avantages et Inconvénients de l’Imputation Rationnelle
a. Avantages
-Corrige les distorsions dues aux variations d’activité
-Permet une meilleure comparaison des coûts dans le temps
-Aide à la prise de décision en matière de prix et de gestion
b. Inconvénients
-Nécessite d’estimer un niveau d’activité normal, ce qui peut être complexe
-Peut être difficile à comprendre et appliquer pour les petites structures
6.Comparaison avec D'autres Méthodes de Répartition des Charges Fixes
Méthode Principe Avantages Inconvénients
Imputation Répartition totale des Simple et rapide Augmente
complète charges fixes sur artificiellement le coût
l’activité réelle unitaire en sous-activité
Imputation Répartition des charges Corrige les Nécessite une estimation
rationnelle fixes en fonction d’un distorsions du niveau normal
niveau d’activité normal
Direct Les charges fixes ne Utile pour la prise Ne permet pas d’évaluer
costing sont pas incluses dans le de décision à le coût complet
coût unitaire court terme
196
Objectifs 15/20 - DCG
7.Quand Utiliser l’Imputation Rationnelle ?
L’imputation rationnelle est idéale pour :
-Les entreprises ayant des fortes variations d’activité
-Les entreprises industrielles et manufacturières
-Les sociétés souhaitant affiner leurs calculs de coûts
Elle est moins adaptée pour :
-Les entreprises avec peu de charges fixes
-Les PME qui n’ont pas un niveau d’activité stable
L’imputation rationnelle est un outil puissant pour lisser les charges fixes et obtenir un
coût de revient plus réaliste. Elle est essentielle pour prendre des décisions stratégiques
et fixer des prix compétitifs.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise a des charges fixes totales de 120 000 €, un niveau d’activité normal
de 10 000 unités et une production réelle de 8 000 unités.
1. Calculez les charges fixes imputées.
Corrigé
Charges fixes imputées = 120000 × 8000 / 10000 = 96000€
Les charges fixes imputées sont de 96 000 €.
197
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 2
Une entreprise produit 5 000 unités au lieu des 6 000 unités prévues.
• Charges fixes totales : 90 000 €
• Coût variable unitaire : 20 €
1. Calculez le coût de revient unitaire avec et sans imputation
rationnelle.
Corrigé
Sans imputation rationnelle :
Coût fixe unitaire = 90000 / 5000 = 18 €
Coût de revient = 20 + 18 = 38 €
Avec imputation rationnelle :
Charges fixes imputées = 90000 × 5000 / 6000 = 75000
Coût fixe unitaire = 75000 / 5000 = 15€
Coût de revient = 20 + 15 = 35 €
L’imputation rationnelle réduit le coût unitaire en période de sous-activité.
Exercice 3
Une entreprise a un niveau normal d’activité de 12 000 unités.
• Charges fixes totales : 60 000 €
• Production réelle :
o Cas 1 : 10 000 unités
198
Objectifs 15/20 - DCG
o Cas 2 : 14 000 unités
1. Calculez les charges fixes imputées dans chaque cas.
Corrigé
Cas 1 (Sous-activité)
Charges fixes imputées = 60000 × 10000 / 12000 = 50000 €
Cas 2 (Suractivité)
Charges fixes imputées = 60000 × 14000 / 12000 = 70000 €
L’imputation rationnelle ajuste les charges fixes en fonction du niveau d’activité.
Exercice 4
Une entreprise fabrique 6 000 unités, mais son niveau d’activité normal est de 8 000
unités.
• Charges fixes totales : 80 000 €
• Coût variable unitaire : 30 €
1. Calculez le coût de revient unitaire avec et sans imputation
rationnelle.
Corrigé
Sans imputation rationnelle
Coût fixe unitaire = 80000 / 6000 = 13,33 €
Coût de revient = 30 + 13,33 = 43,33 €
199
Objectifs 15/20 - DCG
Avec imputation rationnelle
Charges fixes imputées = 80000 × 6000 / 8000 = 60000 €
Coût fixe unitaire=600006000=10€
Coût de revient = 30 + 10 = 40 €
L’imputation rationnelle corrige l’effet de la sous-activité.
Exercice 5
Un produit est vendu 90 € avec un coût variable de 50 €.
• Niveau d’activité normal : 10 000 unités
• Production réelle : 8 000 unités
• Charges fixes : 40 000 €
1. Comparez la marge nette avec et sans imputation rationnelle.
Corrigé
Sans imputation rationnelle
Coût fixe unitaire = 40000 / 8000 = 5 €
Coût de revient = 50 + 5 = 55 €
Marge unitaire = 90 – 55 = 35 €
Marge totale = 35 × 8000 = 280000 €
Avec imputation rationnelle
Charges fixes imputées = 40000 × 8000 / 10000 = 32000€
Coût fixe unitaire = 32000 / 8000 = 4 €
200
Objectifs 15/20 - DCG
Coût de revient = 50 + 4 = 54 €
Marge unitaire = 90 – 54 = 36 €
Marge totale = 36 × 8000 = 288000 €
Avec imputation rationnelle, la marge est plus réaliste.
201
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 5
LES COUTS PARTIELS
Rappel de cours
Les coûts partiels sont une approche de la comptabilité de gestion qui consiste à ne
prendre en compte qu’une partie des charges pour le calcul des coûts et des résultats.
Cette méthode est particulièrement utile pour l’analyse des marges et la prise de
décision.
I. Définition et Objectif des Coûts Partiels
Définition
Les coûts partiels consistent à ne considérer qu’une partie des charges d’un produit ou
d’un service. Contrairement au coût complet, qui répartit l’ensemble des charges (fixes
et variables), les coûts partiels se concentrent sur les charges variables, directes ou
spécifiques.
Objectifs des Coûts Partiels
• Mieux comprendre la rentabilité d’un produit ou service
• Faciliter les décisions à court terme (tarification, production, choix entre
plusieurs produits)
• Éviter les distorsions dues à la répartition des charges fixes
202
Objectifs 15/20 - DCG
II. Différentes Méthodes de Coûts Partiels
Il existe plusieurs approches des coûts partiels :
• Le direct costing (coût variable)
• Le coût spécifique
• Le coût marginal
Comparaison des méthodes
Méthode Charges prises en compte Utilisation principale
Direct Charges variables uniquement Analyse de la marge sur
costing coût variable
Coût Charges variables + charges fixes Rentabilité par produit ou
spécifique spécifiques activité
Coût Uniquement les coûts liés à une Prise de décision à court
marginal production supplémentaire terme
III. Le Direct Costing (Coût Variable)
Définition
Le direct costing (ou coût variable) est une méthode qui ne prend en compte que les
charges variables pour calculer la marge sur coût variable.
Formule
Marge sur cout variable = Chiffre d’affaires − Charges variables
Résultat = Marge sur coût variable − Charges fixes
203
Objectifs 15/20 - DCG
Exemple
Une entreprise vend 1 000 unités à 30 € chacune.
• Charges variables unitaires : 15 €
• Charges fixes totales : 5 000 €
1. Calcul de la marge sur coût variable
Marge sur coût variable = (30 − 15) × 1000 = 15000€
2. Calcul du résultat
Résultat = 15000 – 5000 = 10000 €
Le direct costing permet d’analyser l’impact des charges fixes sur le résultat.
IV. Le Coût Spécifique
Définition
Le coût spécifique prend en compte :
• Les charges variables
• Les charges fixes spécifiques (propres à un produit ou une activité)
Formule
Marge sur cout spécifique = Chiffre d’affaires − (Charges variables +
Charges fixes spécifiques)
Exemple
Une entreprise vend 2 produits (A et B) avec les données suivantes :
204
Objectifs 15/20 - DCG
Produit Chiffre d'affaires Charges variables Charges fixes spécifiques
A 50 000 € 20 000 € 10 000 €
B 30 000 € 15 000 € 5 000 €
Calcul de la marge sur coût spécifique
• Produit A :
Marge spécifique A = 50000 − (20000 + 10000) = 20000 €
• Produit B :
Marge spécifique B = 30000 − (15000 + 5000) = 10000 €
La méthode des coûts spécifiques permet d’identifier la rentabilité de chaque produit.
V. Le Coût Marginal
Définition
Le coût marginal représente le coût supplémentaire engendré par la production d’une
unité en plus. Il est très utilisé pour la prise de décision rapide, notamment en cas de
commande supplémentaire.
Formule
Cout marginal = Coût total (N+1 unités) − Coût total (N unités)
Exemple
Une entreprise fabrique 100 unités pour un coût total de 5 000 €. Lorsqu’elle produit
101 unités, le coût total passe à 5 050 €.
205
Objectifs 15/20 - DCG
Calcul du coût marginal
Coût marginal = 5050 – 5000 = 50 €
Le coût marginal est crucial pour évaluer l’intérêt d’une production supplémentaire.
VI. Avantages et Limites des Coûts Partiels
a. Avantages
• Aide à la prise de décision rapide
• Permet d’analyser la rentabilité par produit ou service
• Utile pour fixer des prix compétitifs
b. Limites
• Ne prend pas en compte toutes les charges fixes
• Peut-être trompeur sur le long terme
• Moins adapté pour des décisions stratégiques globales
EXERCICE
Exercice 1
Une entreprise produit un bien. Les charges suivantes sont enregistrées pour une
production de 1 000 unités :
• Charges variables : 4 000 € (matières premières, main-d'œuvre directe)
• Charges fixes : 2 000 € (loyer, salaires des administratifs, etc.)
206
Objectifs 15/20 - DCG
1. Calculer le coût variable unitaire.
Corrigé
1. Le coût variable unitaire se calcule ainsi :
Cout variable unitaire = Charges variables / Quantité produite = 4000 / 1000 =
4 € par unité
Exercice 2
Une entreprise produit un bien, et les charges suivantes sont données :
• Charges variables totales : 5 000 €
• Charges fixes totales : 3 000 €
• Quantité produite : 1 000 unités
1.Calculer le coût complet unitaire.
Corrigé
1.Le coût complet unitaire se calcule en ajoutant les charges fixes et variables par unité
produite :
Cout complet unitaire = Charges variables / Quantité produite + Charges fixes / Quantité
produite
= 5000 / 1000 + 3000 / 1000 = 5 € + 3 € = 8 € par unité
Exercice 3
207
Objectifs 15/20 - DCG
Une entreprise envisage de produire une nouvelle série de produits. Les charges suivantes
sont associées à cette production :
• Charges fixes : 10 000 €
• Charges variables par unité : 8 €
• Quantité produite envisagée : 1 000 unités
La production existante entraîne des charges fixes de 12 000 € et des charges variables
de 6 € par unité.
Le prix de vente prévu est de 20 € par unité. L'entreprise se demande s'il est rentable de
produire cette nouvelle série.
1.Calculer le coût différentiel et déterminer si la production de cette
nouvelle série est rentable.
Corrigé
Le coût différentiel se calcule en comparant les charges variables et fixes entre la
production existante et la nouvelle production.
• Coût total de la production existante :
Cout existant = (Charges fixes existantes + Charges variables existantes) × = (12000
+ 6 × 1000) = 18000
• Coût total de la nouvelle production :
Coût nouvelle production = (10000+8×1000) = 18000 €
Le coût différentiel est nul. L'entreprise ne subit pas de coûts supplémentaires ou
d'économies significatives, mais doit également prendre en compte la rentabilité liée aux
ventes.
208
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 4
Une entreprise vend des produits à 50 € l'unité. Les charges suivantes sont données :
• Charges variables par unité : 20 €
• Charges fixes totales : 30 000 €
1. Calculer le seuil de rentabilité en unités et en chiffre d'affaires.
Corrigé
1. Le seuil de rentabilité en unités se calcule ainsi :
Seuil de rentabilité en unités = Charges fixes / Prix de vente unitaire −
Cout variable unitaire = 30000 / 50 – 20 = 30000 / 30 = 1000 unités
Le seuil de rentabilité en chiffre d'affaires :
Seuil de rentabilité en CA = Seuil de rentabilité en unités × Prix de vente unitaire = 1000
× 50 = 50000 €
Exercice 5
Une entreprise produit un bien avec les charges suivantes :
• Charges fixes : 15 000 €
• Charges variables par unité : 10 €
• Quantité produite : 2 000 unités
• Prix de vente unitaire : 20 €
1. L'entreprise souhaite réduire ses charges variables de 10 %. Quel sera l'impact sur le
seuil de rentabilité en termes d'unités ?
209
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
1. Charges variables après réduction :
Charges variables après réduction = 10 × (1 − 0.1) = 9 €
• Nouveau seuil de rentabilité en unités :
Seuil de rentabilite en unités après réduction = Charges fixes /
Prix de vente unitaire − Charges variables après réduction
= 15000 / 20 – 9 = 15000 / 11 ≈ 1364 unités
Le seuil de rentabilité en unités a diminué, ce qui montre que la réduction des charges
variables a amélioré la rentabilité de l'entreprise.
210
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 6
LE MODELE COUT – VOLUME -
PROFIT
Rappel de cours
Le modèle Coût – Volume – Profit (CVP) est un outil fondamental en gestion financière
qui aide à comprendre comment les coûts et le volume d'activités affectent le bénéfice
d'une entreprise. Il est très utile pour la prise de décision stratégique concernant la
fixation des prix, la production et l'optimisation des coûts.
1. Concepts clés du modèle CVP
• Coûts fixes (CF) : Ce sont des coûts qui ne varient pas avec le niveau de
production ou de vente, comme les loyers, les salaires fixes, les amortissements,
etc.
• Coûts variables (CV) : Ce sont des coûts qui varient directement en fonction du
niveau de production ou des ventes, tels que les matières premières, les
commissions de vente, l’énergie utilisée, etc.
• Revenus (R) : Le total des ventes réalisé par l’entreprise, calculé par le prix de
vente par unité multiplié par le nombre d’unités vendues.
• Marge sur coût variable (MCV) : C'est la différence entre le prix de vente et le
coût variable par unité, c’est-à-dire la contribution de chaque unité vendue à la
couverture des coûts fixes.
211
Objectifs 15/20 - DCG
2. Formules essentielles
• Point mort (ou seuil de rentabilité) : Le point mort est le volume de ventes pour
lequel les revenus couvrent exactement les coûts fixes, sans générer de bénéfice
ou de perte. Il peut être calculé de deux manières :
a) Formule de base
Point mort en unités = Couts fixes / Marge sur cout variable par unité
b) Point mort en valeur (en euros)
Point mort en valeur = Couts fixes / Taux de marge sur cout variable
Où le Taux de marge sur coût variable est :
Taux de MCV = Marge sur cout variable par unité / Prix de vente par unité
• Marge sur coût variable totale : La MCV totale est égale au volume de ventes
multiplié par la marge sur coût variable unitaire.
MCV totale = Volume × (Prix de vente − Cout variable unitaire)
• Bénéfice d’exploitation (ou Résultat net) : Le bénéfice net peut être calculé à
partir de la MCV totale :
Bénéfice d’exploitation = MCV totale − Couts fixes
3. Applications pratiques du modèle CVP
• Fixation des prix : Le modèle CVP permet d’étudier l'impact d’un changement de
prix sur la rentabilité. Si le prix de vente est modifié, le point mort et le bénéfice
d’exploitation peuvent être recalculés pour voir si le changement est rentable.
212
Objectifs 15/20 - DCG
• Analyse de la rentabilité : En utilisant le modèle CVP, une entreprise peut
déterminer combien d'unités doivent être vendues pour atteindre un certain
objectif de bénéfice. Cela est particulièrement utile pour les prises de décision en
matière d'optimisation des coûts et des volumes de production.
• Décisions stratégiques : Le modèle aide à prendre des décisions concernant
l’élargissement de la gamme de produits, la réduction des coûts ou l’amélioration
de l’efficacité opérationnelle.
4. Graphique CVP
Le graphique CVP est un outil visuel utile pour comprendre la relation entre les coûts, les
volumes et les profits. Voici ce qu’il montre :
• L’axe horizontal représente le volume de ventes (nombre d’unités vendues).
• L’axe vertical montre les coûts et les revenus (en euros).
• La ligne des coûts fixes est une droite horizontale car elle ne change pas avec le
volume.
• La ligne des coûts totaux est une droite ascendante qui commence au niveau des
coûts fixes et s’élève en fonction des coûts variables.
• La ligne des revenus monte en fonction du nombre d’unités vendues.
• Le point où la ligne des revenus croise la ligne des coûts totaux représente le point
mort.
5. Exemple d’application
Imaginons une entreprise qui vend un produit au prix de 100 € par unité. Les coûts
variables par unité sont de 60 €, et les coûts fixes mensuels sont de 20 000 €.
• Marge sur coût variable par unité : 100 € - 60 € = 40 €.
• Point mort en unités : Point mort = 20000 / 40 = 500 unités
Cela signifie que l’entreprise doit vendre 500 unités pour couvrir ses coûts fixes.
213
Objectifs 15/20 - DCG
• Point mort en valeur : Taux de MCV = 40 / 100 = 0,4
• Point mort en valeur = 20000 / 0,4 = 50000 €
L'entreprise doit réaliser 50 000 € de ventes pour atteindre le point mort.
6. Limites du modèle CVP
• Il suppose que les coûts variables et les prix de vente sont constants, ce qui n'est
pas toujours le cas dans la réalité.
• Il ne prend pas en compte les effets de volume sur les coûts fixes ou les économies
d’échelle.
• Il suppose que le produit est homogène, ce qui ne correspond pas toujours à des
situations plus complexes.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise vend un produit au prix de 50 € par unité. Le coût variable par unité est
de 30 €, et les coûts fixes mensuels sont de 15 000 €.
1. Calculez le point mort en unités.
2. Calculez le point mort en valeur (en euros).
Corrigé
1. Point mort en unités :
Point mort (unité) = Couts fixes / Marge sur cout variable par unité
La marge sur coût variable par unité = 50 € - 30 € = 20 €.
214
Objectifs 15/20 - DCG
Donc, le point mort en unités est :
Point mort = 15000 / 20 = 750 unités
2. Point mort en valeur : Le taux de marge sur coût variable (MCV) est :
Taux de MCV = Marge sur cout variable par unité / Prix de vente par unité = 20 /
50 = 0,4
Le point mort en valeur est :
Point mort en valeur = 15000 / 0,4 = 37500 €
Exercice 2
Une entreprise vend 1 200 unités d’un produit au prix de 70 € chacune. Le coût variable
par unité est de 40 €, et les coûts fixes sont de 25 000 €.
1. Calculez la marge sur coût variable totale.
2. Calculez le bénéfice d’exploitation.
Corrigé
1. Marge sur coût variable totale : La marge sur coût variable par unité est :
70 – 40 = 30 €
La marge sur coût variable totale est :
MCV totale = 1200 × 30 = 36000 €
2. Bénéfice d’exploitation : Le bénéfice d’exploitation est donné par :
Bénéfice d’exploitation = MCV totale − Couts fixes = 36000 – 25000 = 11000 €
215
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 3
Une entreprise vend un produit à 80 € avec un coût variable par unité de 50 €. Les coûts
fixes sont de 12 000 €. L’entreprise envisage d'augmenter le prix de vente de 10 € et
souhaite savoir comment cela affecterait le point mort.
1. Calculez le point mort avant l'augmentation du prix de vente.
2. Calculez le point mort après l’augmentation du prix de vente de 10 €.
Corrigé
1. Point mort avant l'augmentation du prix
La marge sur coût variable avant l’augmentation est :
80−50=30 €
Le point mort avant l'augmentation est :
Point mort = 12000 / 30 = 400 unités
2. Point mort après l'augmentation du prix
Le nouveau prix de vente est de 80 € + 10 € = 90 €. La nouvelle marge sur coût variable
est :
90−50=40 €
Le point mort après l'augmentation est :
Point mort = 12000 / 40 = 300 unités
Conclusion : L’augmentation du prix de vente réduit le point mort de 400 à 300 unités.
216
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 4
Une entreprise produit un article à un coût variable de 25 € par unité et un prix de vente
de 60 €. Les coûts fixes s’élèvent à 18 000 €. Vous devez déterminer le nombre d’unités à
vendre pour réaliser un bénéfice de 10 000 €.
1. Calculez le nombre d’unités à vendre pour obtenir un bénéfice de 10
000 €.
Corrigé
1. La marge sur coût variable par unité est : 60−25=35 €
Le bénéfice d’exploitation visé est de 10 000 €. Pour cela, le nombre d’unités à vendre
est donné par la formule :
Nombre d’unités = Couts fixes + Bénéfice souhaite / Marge sur cout variable par unité
= 18000 + 10000 / 35 = 28000 / 35 = 800 unités
Exercice 5
Une entreprise vend un produit à 120 € par unité. Le coût variable est de 70 € par unité,
et les coûts fixes s’élèvent à 40 000 €. L’entreprise envisage de réduire les coûts
variables à 60 € par unité et souhaite savoir quel sera le nouvel impact sur le point mort.
1. Calculez le point mort avant la réduction des coûts variables.
2. Calculez le point mort après la réduction des coûts variables.
Corrigé
1. Point mort avant la réduction des coûts variables : La marge sur coût variable
avant la réduction est :
217
Objectifs 15/20 - DCG
120−70=50 €
Le point mort avant la réduction est :
Point mort = 40000 / 50 = 800 unités
2. Point mort après la réduction des coûts variables : La nouvelle marge sur coût
variable est :
120−60=60 €
Le point mort après la réduction est :
Point mort = 40000 / 60 = 667 unités
Conclusion : La réduction des coûts variables diminue le point mort de 800 à 667
unités, ce qui rend l'entreprise plus rentable.
218
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 7
LES VARIABLES ALEATOIRES
Rappel de cours
1. Définition d'une variable aléatoire
Une variable aléatoire (ou v.a.) est une fonction qui a²ssocie un nombre réel à chaque
issue d’un événement aléatoire dans un espace probabilisé. Elle permet de modéliser des
phénomènes incertains sous forme numérique. Les variables aléatoires peuvent être
discrètes ou continues, selon la nature des valeurs qu'elles prennent.
2. Types de variables aléatoires
Les variables aléatoires sont principalement classées en deux catégories : discrètes et
continues.
a) Variable aléatoire discrète
Une variable aléatoire discrète prend un nombre fini ou dénombrable de valeurs
possibles. Par exemple, le nombre de faces obtenues lors du lancer d'un dé est une
variable discrète, car elle peut seulement prendre les valeurs 1, 2, 3, 4, 5 ou 6.
Exemple : Soit X une variable aléatoire qui représente le nombre de faces "6" obtenues
lors du lancer de deux dés. Alors, X peut prendre les valeurs suivantes : X ∈ {0, 1, 2}.
b) Variable aléatoire continue
Une variable aléatoire continue peut prendre une infinité de valeurs dans un intervalle
219
Objectifs 15/20 - DCG
réel donné. Elle est souvent associée à des phénomènes comme le temps, la taille, la
température, etc.
Exemple : Soit Y la variable aléatoire représentant la température mesurée dans une ville
pendant la journée. La variable Y peut prendre n'importe quelle valeur réelle dans un
certain intervalle, par exemple entre 0°C et 40°C.
3. Fonction de distribution
La fonction de distribution de probabilité (ou fonction de répartition) permet de décrire
la répartition des probabilités d'une variable aléatoire. Elle donne la probabilité que la
variable prenne une valeur inférieure ou égale à une certaine valeur.
a) Fonction de répartition pour une v.a. discrète
Pour une variable discrète X, la fonction de répartition F_X(x) est définie comme la
somme des probabilités de toutes les valeurs possibles de X qui sont inférieures ou égales
à x.
F_X(x) = P(X ≤ x) = ∑(x_i ≤ x) P(X = x_i)
où x_i représente les valeurs discrètes possibles de X.
b) Fonction de répartition pour une v.a. continue
Pour une variable continue Y, la fonction de répartition F_Y(y) est donnée par l'intégrale
de la fonction de densité de probabilité f_Y(y) jusqu'à y.
F_Y(y) = P(Y ≤ y) = ∫_{-∞}^{y} f_Y(t) dt
où f_Y(y) est la fonction de densité de probabilité de Y.
4. Fonction de densité de probabilité (pour v.a. continues)
220
Objectifs 15/20 - DCG
La fonction de densité de probabilité (fdp) est utilisée pour décrire la probabilité d'une
variable aléatoire continue. Contrairement à une v.a. discrète, une variable continue ne
peut pas prendre une valeur exacte, mais la probabilité qu’elle prenne une valeur dans
un intervalle donné est représentée par l'aire sous la courbe de la fdp.
Propriétés :
- La fonction de densité f_X(x) est toujours positive : f_X(x) ≥ 0.
- L'intégrale de f_X(x) sur tout l'espace des valeurs possibles est égale à 1 :
∫_{-∞}^{+∞} f_X(x) dx = 1
- La probabilité que X prenne une valeur dans un intervalle [a, b] est donnée par :
P(a ≤ X ≤ b) = ∫_a^b f_X(x) dx
5. Espérance (ou valeur attendue)
L'espérance d'une variable aléatoire est une mesure de la "moyenne" de ses valeurs,
pondérée par leurs probabilités respectives.
a) Espérance d'une v.a. discrète
Pour une variable discrète X, l'espérance E[X] est donnée par :
E[X] = ∑(x_i) P(X = x_i)
où x_i sont les valeurs que peut prendre X, et P(X = x_i) est la probabilité de chaque
valeur.
b) Espérance d'une v.a. continue
Pour une variable continue Y, l'espérance E[Y] est donnée par :
E[Y] = ∫_{-∞}^{+∞} y f_Y(y) dy
6. Variance et écart-type
221
Objectifs 15/20 - DCG
La variance mesure la dispersion des valeurs d'une variable aléatoire par rapport à son
espérance.
a) Variance d'une v.a. discrète
Pour une variable discrète X, la variance Var(X) est définie comme :
Var(X) = E[X^2] - (E[X])^2
où E[X^2] = ∑(x_i^2) P(X = x_i).
b) Variance d'une v.a. continue
Pour une variable continue Y, la variance Var(Y) est donnée par :
Var(Y) = E[Y^2] - (E[Y])^2
où E[Y^2] = ∫_{-∞}^{+∞} y^2 f_Y(y) dy.
L'écart-type est simplement la racine carrée de la variance :
σ_X = √Var(X)
7. Quelques distributions de variables aléatoires
Il existe de nombreuses distributions pour les variables aléatoires, chacune ayant des
caractéristiques particulières.
a) Distribution uniforme discrète
Une variable aléatoire discrète X suit une distribution uniforme discrète si chaque valeur
a la même probabilité. Par exemple, le lancé d'un dé équilibré.
b) Distribution de Bernoulli
222
Objectifs 15/20 - DCG
Une variable aléatoire X suit une distribution de Bernoulli si elle peut seulement prendre
deux valeurs : 0 ou 1, avec une probabilité p pour la valeur 1 et 1 - p pour la valeur 0.
c) Distribution normale (ou Gaussienne)
La distribution normale est l'une des distributions continues les plus importantes, souvent
utilisée pour modéliser des phénomènes naturels. La variable aléatoire X suit une loi
normale N(μ, σ^2) si elle a une densité de probabilité donnée par :
f_X(x) = 1/σ√(2π) exp(-(x - μ)^2 / 2σ^2)
où μ est la moyenne et σ l'écart-type.
d) Distribution exponentielle
La distribution exponentielle est utilisée pour modéliser des temps d'attente entre des
événements. Si X suit une loi exponentielle de paramètre λ, alors sa densité est :
f_X(x) = λ e^(-λx) pour x ≥ 0
EXERCICES
Exercice 1
On lance deux dés équilibrés. Soit X la variable aléatoire représentant la somme des deux
dés.
1) Déterminer l’ensemble des valeurs possibles de X.
2) Calculer la loi de probabilité de X.
3) Trouver l’espérance et la variance de X.
Corrigé
223
Objectifs 15/20 - DCG
1) X peut prendre les valeurs de 2 à 12.
2) La loi de probabilité est donnée par :
P(X=2) = 1/36, P(X=3) = 2/36, P(X=12) = 1/36.
3) E[X] = 7 et Var(X) = 35/6.
Exercice 2
Une urne contient 3 boules rouges et 5 boules bleues. On tire au hasard une boule et on
définit X = 1 si la boule est rouge, et X = 0 sinon.
1) Déterminer la loi de probabilité de X.
2) Calculer E[X] et Var(X).
Corrigé
1) P(X=1) = 3/8, P(X=0) = 5/8.
2) E[X] = 3/8 et Var(X) = (3/8) / (5/8) = 15/64.
Exercice 3
Le temps d’attente en minutes d’un client dans une file suit une loi exponentielle de
paramètre λ = 0.2.
1) Déterminer la fonction de densité de probabilité.
2) Calculer la probabilité que le temps d’attente soit inférieur à 5 minutes.
**Correction :**
Correction :
1) f(x) = 0.2 e^(-0.2x) pour x ≥ 0.
2) P(X ≤ 5) = 1 - e^(-1) ≈ 0.632.
Exercice 4
Une station-service reçoit en moyenne 4 clients par heure. On modélise le nombre de
clients par une loi de Poisson de paramètre λ = 4.
224
Objectifs 15/20 - DCG
1) Quelle est la probabilité qu’aucun client n’arrive en une heure ?
2) Quelle est la probabilité qu’exactement 3 clients arrivent ?
Corrigé
1) P(X=0) = e^(-4) x 4^0 / 0! ≈ 0.018.
2) P(X=3) = e^(-4) x 4^3 / 3! ≈ 0.195.
Exercice 5
La note d’un étudiant à un examen est une variable normale de moyenne 12 et d’écart-
type 3.
1) Quelle est la probabilité que l’étudiant obtienne une note supérieure à 15
?
2) Quelle est la probabilité qu’il ait une note comprise entre 10 et 14 ?
Corrigé
1) P(X > 15) = P(Z > (15-12)/3) = P(Z > 1) ≈ 0.159.
2) P(10 ≤ X ≤ 14) = P(-2/3 ≤ Z ≤ 2/3) ≈ 0.495.
THEME 8
225
Objectifs 15/20 - DCG
LA PROCEDURE BUDGETAIRE
Rappel de cours
1. Définition de la procédure budgétaire
La procédure budgétaire désigne l'ensemble des étapes qui permettent l'élaboration,
l'adoption, l'exécution et le contrôle du budget d'une organisation. Elle vise à assurer une
gestion optimale des ressources financières en alignement avec les objectifs
stratégiques.
2. Étapes de la procédure budgétaire
La procédure budgétaire suit plusieurs étapes essentielles
a) Élaboration du budget
- Analyse des objectifs et des contraintes financières.
- Collecte des prévisions des différents départements.
- Établissement des prévisions de recettes et de dépenses.
b) Adoption du budget
- Présentation du budget aux organes décisionnels.
- Délibération et ajustement éventuel.
- Validation et approbation finale.
c) Exécution du budget
- Engagement et liquidation des dépenses.
- Perception des recettes.
- Suivi et ajustements éventuels.
226
Objectifs 15/20 - DCG
d) Contrôle budgétaire
- Comparaison entre prévisions et réalisations.
- Analyse des écarts et mise en place de corrections.
- Audit interne et externe.
3. Principes de la procédure budgétaire
La procédure budgétaire repose sur plusieurs principes :
- Annualité : Le budget est établi pour une période déterminée, généralement un an.
- Unité : Toutes les opérations financières sont regroupées dans un document unique.
- Universalité : Toutes les recettes et dépenses doivent être inscrites sans compensation.
- Spécialité : Les crédits sont affectés à des postes précis.
- Sincérité : Les prévisions doivent être réalistes et fondées.
4. Importance de la procédure budgétaire
La mise en place d'une procédure budgétaire rigoureuse permet de :
- Assurer une gestion efficace des ressources.
- Optimiser la prise de décision.
- Renforcer la transparence et la responsabilité financière.
- Améliorer la performance financière.
5.La préparation budgétaire
Budget prévisionnel = Recettes prévues - Dépenses prévues
6.L'exécution budgétaire
Taux d'exécution = (Dépenses réelles / Budget prévu) × 100
7.Le suivi et le contrôle budgétaire
227
Objectifs 15/20 - DCG
Écart = Budget prévu - Réalisé
Taux d'écart = (Écart / Budget prévu) × 100
8.Budget des ventes
CA prévu = Volume des ventes × Prix de vente unitaire
9.Budget de production
Coût de production = Quantité produite × Coût unitaire
10.Budget des charges
Charges totales = Charges fixes + Charges variables
11. Budget de trésorerie
Solde de trésorerie = Encaissements - Décaissements
EXERCICES
Exercice 1
Données :
- Recettes prévues : 500 000 €
- Dépenses prévues : 320 000 €
1. Calcul du budget prévisionnel
Corrigé
1.Budget prévisionnel = 500 000 - 320 000 = 180 000 €
228
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 2
Données :
- Budget prévu : 200 000 €
- Dépenses réelles : 150 000 €
1. Calcul le taux d'exécution budgétaire
Corrigé
1.Taux d'exécution = (150 000 / 200 000) × 100 = 75%
Exercice 3
Données :
- Budget prévu : 120 000 €
- Budget réalisé : 110 000 €
1.Analyse les écarts budgétaires
Corrigé
Écart = 120 000 - 110 000 = 10 000 €
Taux d'écart = (10 000 / 120 000) × 100 = 8,33%
Exercice 4
Données :
- Encaissements : 75 000 €
- Décaissements : 50 000 €
1. Calcul le budget de trésorerie
Corrigé
1.Solde de trésorerie = 75 000 - 50 000 = 25 000 €
229
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 5
Données :
- Quantité produite : 10 000 unités
- Coût unitaire : 15 €
1.Calcul le coût de production
Corrigé
1.Coût de production = 10 000 × 15 = 150 000 €
230
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 9
LA GESTION DES VENTES
Rappel du cours
1. Introduction à la gestion des ventes en contrôle de gestion
La gestion des ventes dans le cadre du contrôle de gestion consiste à surveiller et
analyser les performances des ventes d'une entreprise pour maximiser la rentabilité, la
performance commerciale et la satisfaction client. Elle implique des outils et des
techniques pour optimiser la stratégie commerciale.
2. Objectifs du contrôle de gestion des ventes
• Optimisation des coûts : Identifier les coûts de vente et mettre en place des
actions pour les réduire.
• Amélioration de la rentabilité : Maximiser les marges en ajustant les prix, les
volumes et les remises.
• Suivi des performances commerciales : Contrôler les objectifs de vente, mesurer
les écarts, et ajuster les actions commerciales en fonction des résultats.
• Gestion des prévisions de ventes : Prévoir les volumes de vente pour anticiper les
besoins en production et en ressources.
3. Méthodes de gestion de ventes
• Le suivi des ventes par produit ou secteur : Analyser les performances des
différents produits/services ou secteurs géographiques.
231
Objectifs 15/20 - DCG
• Le calcul des coûts de revient des ventes : Comprendre les coûts associés aux
produits vendus (coût direct et indirect) pour fixer des prix de vente et des marges
adéquates.
• Les indicateurs clés de performance (KPI) : Taux de conversion, volume de
vente, panier moyen, etc.
• Le calcul de la rentabilité commerciale : Marge brute, marge nette, retour sur
investissement (ROI) des actions commerciales.
• Le tableau de bord de gestion commerciale : Outil visuel qui résume les données
essentielles des ventes, pour une prise de décision rapide.
4. Le processus de gestion des ventes
1. Planification des ventes : Définir des objectifs commerciaux basés sur des
prévisions de marché et des objectifs stratégiques.
2. Suivi et contrôle des ventes : Analyser les performances des ventes en termes de
chiffres, coûts, et rentabilité.
3. Ajustement des actions commerciales : Réagir aux écarts de performances et
ajuster les stratégies de vente en fonction des résultats obtenus.
4. Évaluation des actions commerciales : Évaluer l'efficacité des actions de vente
pour réajuster les plans à venir.
5. Outils du contrôle de gestion des ventes
• Budget de ventes : Outil prévisionnel pour estimer les objectifs de vente, les
coûts associés et la rentabilité attendue.
• Analyse des écarts : Comparer les ventes réalisées avec les prévisions (écart de
volume, écart de prix, etc.) pour identifier les causes des écarts et les actions
correctives à mener.
• Tableaux de bord commerciaux : Ces outils permettent de suivre en temps réel
les résultats des ventes, d'analyser les tendances et de piloter l'activité.
6. Les outils numériques en gestion des ventes
232
Objectifs 15/20 - DCG
Avec l'essor des outils numériques, la gestion des ventes a évolué. L’utilisation d'outils
CRM (Customer Relationship Management) et de logiciels de gestion des performances
commerciales permet une gestion plus fluide et détaillée des informations commerciales.
7. La gestion des performances de l'équipe de vente
Le contrôle de gestion des ventes inclut aussi la gestion des performances de l'équipe
commerciale, avec des évaluations régulières et des indicateurs adaptés :
• Chiffre d'affaires par vendeur
• Taux de conversion des prospects en clients
• Volume des ventes réalisé par rapport aux objectifs
8.Indicateurs Clés de Performance (KPI)
• Chiffre d'affaires (CA) : CA = Quantité vendue × Prix de vente unitaire
• Marge brute : Marge brute = Chiffre d'affaires - Coût des ventes
• Taux de marge brute : Taux de marge brute = (Marge brute / Chiffre d'affaires) × 100
• Seuil de rentabilité : SR = Coûts fixes / Taux de marge sur coûts variables
• Point mort : Point mort = (Seuil de rentabilité / Chiffre d'affaires) × 365 jours
• Coefficient de variation des ventes : CV = (écart-type des ventes / moyenne des ventes)
× 100
9.Analyse des Ventes
Analyse des variations de chiffre d'affaires :
• Variation CA = CA actuel - CA précédent
• Taux de variation = (Variation CA / CA précédent) × 100
233
Objectifs 15/20 - DCG
4. Optimisation des Ventes
• Fixation du prix de vente optimal
• Optimisation des coûts commerciaux
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise vend des produits à un prix unitaire de 50 € HT. Elle réalise 1 200 ventes
par mois.
1.Calculez le chiffre d'affaires mensuel HT.
Corrigé
1.Le chiffre d'affaires mensuel HT est donné par la formule :
Chiffre d'affaires = Prix unitaire × Quantité vendue
Chiffre d'affaires = 50 € × 1 200 = 60 000 €
Donc, le chiffre d'affaires mensuel HT est de 60 000 €.
Exercice 2
Une entreprise a enregistré 800 visites de clients sur son site internet durant un mois.
Parmi ces visites, 120 ont abouti à un achat.
1.Calculez le taux de transformation des ventes.
Corrigé
1.Le taux de transformation des ventes est calculé en divisant le nombre d'achats par le
nombre de visites, puis en multipliant par 100 pour obtenir un pourcentage.
Taux de transformation = (Nombre d'achats / Nombre de visites) × 100
234
Objectifs 15/20 - DCG
Taux de transformation = (120 / 800) × 100 = 15 %
Le taux de transformation des ventes est de 15 %.
Exercice 3
Un produit coûte 80 € HT. L'entreprise offre une remise de 15 % sur ce produit. Calculez
le prix de vente après remise.
Corrigé
1.Le montant de la remise est calculé par la formule :
Remise = Prix × Taux de remise
Remise = 80 € × 0,15 = 12 €
Le prix de vente après remise est donc :
Prix après remise = 80 € - 12 € = 68 €
Le prix de vente après remise est de 68 €.
Exercice 4
Une entreprise achète un produit pour 40 € HT et le revend pour 70 € HT.
1.Calculez la marge commerciale en valeur et en pourcentage.
Corrigé
1.La marge commerciale en valeur est la différence entre le prix de vente et le prix
d'achat :
Marge commerciale = Prix de vente - Prix d'achat
Marge commerciale = 70 € - 40 € = 30 €
La marge commerciale en pourcentage est calculée par la formule suivante :
Marge commerciale en pourcentage = (Marge commerciale / Prix de vente) × 100
Marge commerciale en pourcentage = (30 / 70) × 100 ≈ 42,86 %
Donc, la marge commerciale est de 30 € en valeur et 42,86 % en pourcentage.
235
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 5
Une entreprise a des charges fixes mensuelles de 20 000 € et une marge sur coûts
variables de 30 € par produit vendu.
1.Calculez le seuil de rentabilité en nombre de produits.
Corrigé
1.Le seuil de rentabilité est calculé par la formule suivante :
Seuil de rentabilité = Charges fixes / Marge sur coûts variables
Seuil de rentabilité = 20 000 € / 30 € = 666,67
Le seuil de rentabilité est atteint après la vente de 667 produits (en arrondissant à
l'entier supérieur).
236
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 10
LA GESTION DES STOCKS ET DES
APPROVISIONNEMENTS
Rappel de cours
1. Introduction à la gestion des stocks
La gestion des stocks et des approvisionnements est une fonction clé dans toute
entreprise, permettant de garantir la disponibilité des produits tout en optimisant les
coûts. Elle vise à assurer un équilibre entre l’offre et la demande, tout en minimisant les
coûts liés au stockage et aux ruptures de stock.
2. Les différents types de stocks
On distingue plusieurs types de stocks :
- Stock de matières premières : utilisé dans le processus de production.
- Stock de produits en cours : concerne les produits partiellement fabriqués.
- Stock de produits finis : destiné à la vente.
- Stock de sécurité : prévu pour éviter les ruptures de stock.
- Stock spéculatif : constitué pour profiter de prix avantageux ou anticiper une forte
demande.
3. Les coûts liés aux stocks
La gestion des stocks engendre plusieurs types de coûts :
- Coût d’acquisition : achat des marchandises.
- Coût de possession : stockage, assurance, obsolescence.
237
Objectifs 15/20 - DCG
- Coût de rupture : perte de ventes et insatisfaction des clients.
- Coût de passation de commande : administratif et logistique.
4. Les méthodes de gestion des stocks
Plusieurs méthodes permettent d’optimiser la gestion des stocks :
- La méthode ABC : classement des articles en fonction de leur valeur (A = forte valeur, C
= faible valeur).
- Le modèle du point de commande : réapprovisionnement dès que le stock atteint un
seuil critique.
- La méthode FIFO (First In, First Out) : les articles les plus anciens sont utilisés en
premier.
- La méthode LIFO (Last In, First Out) : les articles les plus récents sont utilisés en
premier.
- La méthode du stock minimum : maintien d’un stock minimum et réapprovisionnement
régulier.
5. Les modèles d’approvisionnement
On distingue deux grands modèles d’approvisionnement :
- Approvisionnement à la commande : achat en fonction des besoins immédiats.
- Approvisionnement en stock : constitution d’un stock pour répondre aux demandes
futures.
D’autres modèles existent comme le Juste-à-Temps (JAT) qui vise à minimiser les stocks.
6. Les indicateurs de performance
Pour évaluer l’efficacité de la gestion des stocks, on utilise plusieurs indicateurs :
- Taux de rotation des stocks = (Coût des ventes / Stock moyen) : mesure la vitesse
d’écoulement des stocks.
- Délai moyen de stockage = (Stock moyen / Coût des ventes) × 365 : durée moyenne
de stockage d’un produit.
- Taux de rupture = (Nombre de ruptures / Demandes totales) × 100 : reflète la
fréquence des ruptures de stock.
238
Objectifs 15/20 - DCG
- Coût de stockage : mesure le poids financier du stockage par rapport au chiffre
d’affaires
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise possède un stock initial de 5 000 unités et un stock final de 3 000 unités à
la fin de la période.
1.Calculez le stock moyen.
Corrigé
1.Le stock moyen se calcule selon la formule :
Stock moyen = (Stock initial + Stock final) / 2
Stock moyen = (5 000 + 3 000) / 2 = 4 000 unités.
Le stock moyen est donc de **4 000 unités**.
Exercice 2
Une entreprise a un coût des ventes de 150 000 € sur l'année et un stock moyen de 30 000
€.
1.Calculez le taux de rotation des stocks.
Corrigé
1.La rotation des stocks est donnée par la formule :
Rotation des stocks = Coût des ventes / Stock moyen
Rotation des stocks = 150 000 / 30 000 = 5 fois par an.
Cela signifie que l'entreprise renouvelle son stock **5 fois par an**.
Exercice 3
Une entreprise consomme en moyenne 500 unités par jour et son délai de
réapprovisionnement est de 10 jours. Son stock de sécurité est de 2 000 unités.
239
Objectifs 15/20 - DCG
1.Calculez le point de commande.
Corrigé
1.Le point de commande est donné par la formule :
Point de commande = (Consommation journalière × Délai de réapprovisionnement) +
Stock de sécurité
Point de commande = (500 × 10) + 2 000 = 7 000 unités.
L'entreprise doit passer commande lorsque son stock atteint **7 000 unités**.
Exercice 4
Une entreprise a un stock moyen de 10 000 unités. Le coût unitaire de stockage est de 2
€ par an.
1.Calculez le coût total annuel de stockage.
Corrigé
1.Le coût de stockage est donné par la formule :
Coût de stockage = Stock moyen × Coût unitaire de stockage
Coût de stockage = 10 000 × 2 = 20 000 €.
Le coût total annuel de stockage est donc de **20 000 €**.
Exercice 5
Une entreprise a une demande annuelle de 50 000 unités. Le coût de passation d'une
commande est de 100 €, et le coût unitaire de stockage est de 5 € par an.
1.Calculez la quantité économique de commande (QEC).
Corrigé
1. Le modèle de Wilson se calcule avec la formule :
QEC = √( (2 × Demande annuelle × Coût de commande) / Coût unitaire de stockage )
QEC = √( (2 × 50 000 × 100) / 5 )
240
Objectifs 15/20 - DCG
QEC = √(10 000 000 / 5)
QEC = √2 000 000 ≈ 1 414 unités.
La quantité économique de commande est donc de **1 414 unités**.
241
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 11
LA GESTION DE LA PRODUCTION
Rappel de cours
1. Introduction à la Gestion de la Production
1.1 Définition et enjeux
La gestion de la production consiste à organiser et optimiser la fabrication de biens ou
services pour atteindre des objectifs de coût, qualité et délai. Elle permet :
• De maximiser l'efficacité des ressources
• D'optimiser les coûts de production
• D'améliorer la qualité et la satisfaction client
• De minimiser les gaspillages et les stocks
1.2 Les types de production
• Production unitaire : Fabrication sur mesure, adaptée à la demande (ex.
construction navale).
• Production en série : Fabrication répétitive d’un produit standardisé.
• Production en continu : Processus de production ininterrompu (ex. raffinerie de
pétrole).
• Production en discontinu (ou par lots) : Fabrication par lots successifs (ex.
textile).
242
Objectifs 15/20 - DCG
2. Les Méthodes de Gestion de la Production
2.1 La gestion des flux de production
Les flux physiques
• Flux poussés : La production est déclenchée en fonction des prévisions de
demande.
• Flux tirés : La production est déclenchée en fonction des commandes réelles.
Les flux d’informations
• Utilisation d’un système ERP (Enterprise Resource Planning) pour coordonner la
production.
2.2 Planification et ordonnancement
• PDP (Programme Directeur de Production) : Détermine les volumes de production
à moyen terme.
• MRP (Manufacturing Resource Planning) : Calcul des besoins en matières
premières et composants.
• Ordonnancement : Organisation des tâches pour optimiser le temps de
production.
2.3 Les modes d’organisation
• Juste-à-temps (JAT) : Réduction des stocks et amélioration du flux de production.
• Lean Manufacturing : Optimisation des processus pour éliminer les gaspillages.
• Théorie des contraintes (TOC) : Identification et gestion des goulots
d’étranglement.
3. Le Contrôle de Gestion en Production
243
Objectifs 15/20 - DCG
3.1 Les coûts en gestion de production
• Coût standard : Coût préétabli servant de référence pour comparer avec les coûts
réels.
• Coût complet : Prise en compte de toutes les charges affectées à la production.
• Coût marginal : Analyse des coûts supplémentaires liés à une unité produite en
plus.
3.2 Indicateurs de performance en gestion de production
• Taux de rendement global (TRG) = (Temps utile / Temps total) × 100
• Taux de qualité = (Produits conformes / Total produits) × 100
• Taux de service = (Commandes livrées à temps / Commandes totales) × 100
3.3 Le suivi budgétaire en production
• Budget des approvisionnements : Estimation des achats nécessaires.
• Budget de production : Prévoyance des charges de fabrication.
• Budget des coûts industriels : Estimation des coûts de production prévus.
4. Gestion des Stocks et Approvisionnements
4.1 Types de stocks
• Stock de sécurité : Niveau minimum pour éviter la rupture.
• Stock tampon : Protection contre les aléas de production.
• Stock en transit : Produits en cours de livraison.
4.2 Méthodes de gestion des stocks
• Méthode ABC : Classement des stocks en fonction de leur valeur stratégique.
• Modèle EOQ (Economic Order Quantity) : Calcul du volume de commande
optimal.
244
Objectifs 15/20 - DCG
• Kanban : Gestion visuelle des réapprovisionnements en flux tiré.
5. La Qualité en Gestion de Production
5.1 Normes et certifications
• ISO 9001 : Norme de management de la qualité.
• ISO 14001 : Norme pour la gestion environnementale.
• Six Sigma : Amélioration continue de la qualité.
5.2 Outils d’amélioration de la qualité
• Diagramme de Pareto : Identification des causes majeures de problèmes.
• 5S : Méthode d’organisation du lieu de travail (Seiri, Seiton, Seiso, Seiketsu,
Shitsuke).
• PDCA (Plan-Do-Check-Act) : Cycle d’amélioration continue.
6.Coût de production
• Coût global de production (ou coût complet)
Cout total = Cout fixe + Cout variable
• Coût unitaire de production
Cout unitaire = Cout total / Q
7.Productivité
• Productivité globale
P = Production totale / Consommation totale des facteurs de production
• Productivité du travail
Pl = Production totale / Heures de travail totales
• Productivité du capital
Pk = Production totale / Capital utilisé
245
Objectifs 15/20 - DCG
8.Rentabilité
• Rentabilité de l'investissement (ROI)
ROI = (Bénéfice net / Investissement initial) x 100
• Rentabilité du travail
Rentabilité = Valeur ajoutée / Salaires
9.Coût marginal
• Coût marginal
Cout marginal = Δ Cout total / Δ Quantité
10.Point mort ou seuil de rentabilité
• Seuil de rentabilité
Seuil de rentabilité = Cout fixes / (Prix unitaire – Cout variable unitaire)
11. Équilibre de production et de capacité
• Taux d'utilisation de la capacité
Taux utilisation = (Production réelle / Capacité théorique) x 100
• Capacité de production
Capacité de production = Capacité théorique x Taux d'utilisation
13. Gérer les stocks
• Coût de stockage
Cout stock = Cout stock unitaire x Quantité moyenne stockée
14. Gestion des flux et des délais
• Lead time (Délai de production)
Lead time = Quantité demandée / Capacité de production par période
246
Objectifs 15/20 - DCG
• Taux de rendement global (TRG)
TRG = (Temps de fonctionnement effectif / Temps théorique total) * 100
15. Calculs pour la planification et le contrôle
• Planning de production (Méthode des ordonnancements)
• Méthode PERT (Programme Evaluation and Review Technique)
• Gestion de la capacité (Plan directeur de production, PDP)
• Méthode de Kanban (Système de gestion de production en flux tirés)
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise fabrique 1 000 unités d’un produit. Elle a les coûts suivants :
- Coûts fixes : 10 000 €
- Coût variable par unité : 5 €
1. Calculez le coût total de production.
2. Déterminez le coût unitaire de production.
Corrigé
1. Coût total de production :
Cout total = Cout fixes + (Cout variable x Q)
Cout total = 10 000 + (5 * 1 000) = 15 000 €
2. Coût unitaire de production :
Cout unitaire = Cout total / Q = 15 000 / 1 000 = 15 €
Exercice 2
Exercice 3
Une entreprise vend son produit à 20 € l’unité. Ses coûts sont :
- Coûts fixes : 12 000 €
247
Objectifs 15/20 - DCG
- Coût variable unitaire : 8 €
1. Déterminez le seuil de rentabilité en nombre d’unités.
Corrigé
1.Seuil de rentabilité = Cout fixes / (Prix unitaire – Cout variable unitaire)
Seuil de rentabilité = 12 000 / (20 - 8) = 1 000 unités
Exercice 4
Une entreprise a une capacité théorique de 5 000 unités par mois, mais elle produit 4 000
unités.
1. Déterminez son taux d’utilisation de la capacité.
Corrigé
1.Taux d'utilisation = (Production réelle / Capacité théorique) x 100
Taux d'utilisation = (4 000 / 5 000) x 100 = 80%
248
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 12
LA GESTION DE LA MASSE
SALARIALE
Rappel de cours
1. Définition et Enjeux de la Masse Salariale
La masse salariale représente l'ensemble des rémunérations versées aux salariés d'une
entreprise sur une période donnée.
Elle comprend les salaires de base, les primes, les avantages en nature, ainsi que les
charges sociales.
Une gestion efficace de la masse salariale est essentielle pour assurer la rentabilité de
l’entreprise et respecter les obligations légales.
2. Les Composantes de la Masse Salariale
La masse salariale est composée de plusieurs éléments :
- Salaires de base
- Primes et indemnités (ancienneté, performance, etc.)
- Avantages en nature (logement, voiture de fonction, etc.)
- Charges sociales patronales et salariales
- Participation et intéressement des salariés
3. Calcul et Suivi de la Masse Salariale
Le calcul de la masse salariale inclut :
- Masse Salariale Brute = Total des rémunérations avant déductions
249
Objectifs 15/20 - DCG
- Masse Salariale Nette = Total des rémunérations après déduction des charges
- Coût global employeur = Masse Salariale Brute + Charges Patronales
Le suivi se fait via des outils comme les logiciels de paie et des tableaux de bord RH.
4. Les Indicateurs Clés de Gestion
Pour analyser et optimiser la masse salariale, plusieurs indicateurs sont utilisés :
- Taux de masse salariale = (Masse salariale / Chiffre d’affaires) x 100
- Coût moyen par salarié = Masse salariale / Effectif total
- Évolution de la masse salariale : comparaison d’une période à une autre
5. Optimisation et Contrôle de la Masse Salariale
Pour maîtriser la masse salariale, il est possible d'agir sur :
- La politique de rémunération (augmentations, primes, etc.)
- L’optimisation des charges sociales (exonérations, allègements fiscaux)
- La gestion des effectifs (recrutement, externalisation, flexibilité du travail)
- Le recours à des outils de gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC)
6. Calcul de la Masse Salariale Brute
Masse Salariale Brute = Somme des salaires bruts des employés
7. Calcul de la Masse Salariale Nette
Masse Salariale Nette = Masse Salariale Brute - Cotisations Sociales Salariales
8. Coût Global Employeur
Coût Global Employeur = Masse Salariale Brute + Charges Patronales
9. Taux de Masse Salariale
Taux de Masse Salariale = (Masse Salariale / Chiffre d’Affaires) x 100
10. Coût Moyen par Salarié
Coût Moyen par Salarié = Masse Salariale Brute / Nombre Total de Salariés
250
Objectifs 15/20 - DCG
11. Masse Salariale par Unité de Production
Masse Salariale par Unité de Production = Masse Salariale Brute / Nombre d’unités
produites
12. Évolution de la Masse Salariale
Évolution Masse Salariale (%) = ((Masse Salariale Année N - Masse Salariale Année N-1)
/ Masse Salariale Année N-1) x 100
13. Ratio Masse Salariale sur Valeur Ajoutée
Ratio Masse Salariale / Valeur Ajoutée = (Masse Salariale Brute / Valeur Ajoutée) x 100
14. Productivité du Travail
Productivité du Travail = Chiffre d’Affaires / Effectif Total
15. Charges Sociales Patronales
Charges Sociales Patronales = Masse Salariale Brute x Taux de Cotisations Patronales
16. Charges Sociales Salariales
Charges Sociales Salariales = Masse Salariale Brute x Taux de Cotisations Salariales
17. Impact d’une Augmentation de Salaires sur la Masse Salariale
Nouvelle Masse Salariale = Masse Salariale Brute x (1 + Taux d’Augmentation)
18. Seuil de Rentabilité en Fonction de la Masse Salariale
Seuil de Rentabilité = (Charges Fixes + Masse Salariale) / Taux de Marge sur Coût
Variable
19. Effet de l’Embauche d’un Nouveau Salarié
Nouvelle Masse Salariale = Masse Salariale Actuelle + (Salaire Brut du Nouveau Salarié
+ Charges Patronales)
251
Objectifs 15/20 - DCG
20. Calcul des Primes et Indemnités
Total Primes et Indemnités = Somme des primes individuelles (ancienneté,
performance, etc.)
21. Calcul du Coût d’un Licenciement
Coût du Licenciement = Indemnités de licenciement + Coût des préavis + Indemnités
compensatrices de congés payés
22. Ratio Coût du Travail sur Production
Ratio Coût du Travail = (Masse Salariale Brute / Production Totale) x 100
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise emploie 10 salariés avec les salaires suivants :
• 5 salariés à 2 500 €
• 3 salariés à 3 000 €
• 2 salariés à 4 000 €
1. Calculez la masse salariale brute.
Corrigé
1.Masse Salariale Brute = (5 × 2 500) + (3 × 3 000) + (2 × 4 000)
= 12 500 + 9 000 + 8 000 = 29 500 €
Exercice 2
Les charges patronales représentent 42 % de la masse salariale brute calculée dans
l'exercice précédent.
252
Objectifs 15/20 - DCG
1. Calculez le coût global employeur.
Corrigé
1.Coût Global Employeur = Masse Salariale Brute × (1 + Taux Charges Patronales)
= 29 500 × (1 + 0,42)
= 29 500 × 1,42 = 41 890 €
Exercice 3
Une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 500 000 € et sa masse salariale brute est
de 120 000 €.
1. Calculez le taux de masse salariale.
Corrigé
1.Taux de Masse Salariale = (Masse Salariale / Chiffre d’Affaires) × 100
= (120 000 / 500 000) × 100
= 24 %
Exercice 4
L'année dernière, la masse salariale était de 250 000 €. Cette année, elle est de 270
000 €.
1. Calculez l’évolution de la masse salariale en pourcentage.
Corrigé
1.Évolution (%) = ((Masse Salariale Année N - Masse Salariale Année N-1) / Masse Salariale
Année N-1) × 100
= ((270 000 - 250 000) / 250 000) × 100
253
Objectifs 15/20 - DCG
= (20 000 / 250 000) × 100
=8%
Exercice 5
Une entreprise prévoit une augmentation générale des salaires de 3 %. Actuellement, la
masse salariale brute est de 400 000 €.
1. Calculez la nouvelle masse salariale après augmentation.
Corrigé
1.Nouvelle Masse Salariale = Masse Salariale Brute × (1 + Taux d’Augmentation)
= 400 000 × (1 + 0,03)
= 400 000 × 1,03
= 412 000 €
254
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 13
LE CONTROLE BUDGETAIRE
Rappel de cours
1. Introduction au Contrôle Budgétaire
Le contrôle budgétaire est un outil de gestion permettant de comparer les prévisions
budgétaires aux réalisations afin d'analyser les écarts et de prendre des décisions
correctives. Il vise à améliorer la performance de l’entreprise en assurant une utilisation
optimale des ressources financières.
Objectifs du contrôle budgétaire
• Assurer le suivi des performances financières.
• Comparer les prévisions aux réalisations pour identifier les écarts.
• Ajuster les stratégies de l’entreprise en fonction des résultats.
• Optimiser l’utilisation des ressources et maîtriser les coûts.
• Améliorer la prise de décision grâce à des données précises et actualisées.
2. Le Processus du Contrôle Budgétaire
Le contrôle budgétaire se déroule en plusieurs étapes clés :
1. Élaboration du budget :
o Définition des objectifs financiers et opérationnels.
o Prévision des recettes et des dépenses.
2. Suivi des réalisations :
255
Objectifs 15/20 - DCG
o Enregistrement des dépenses et des recettes réelles.
o Comparaison avec les prévisions.
3. Analyse des écarts :
o Identification des différences entre le budget prévisionnel et les
réalisations.
o Détermination des causes des écarts.
4. Interprétation des résultats :
o Évaluation de l’impact des écarts sur l’entreprise.
5. Mise en place d’actions correctives :
o Ajustement des stratégies financières.
o Révision des prévisions budgétaires.
3. Les Différents Types de Budgets
Le contrôle budgétaire repose sur plusieurs types de budgets :
• Budget des ventes : Prévisions du chiffre d’affaires de l’entreprise.
• Budget de production : Planification des coûts de fabrication.
• Budget des charges : Estimation des coûts fixes et variables.
• Budget de trésorerie : Suivi des entrées et sorties de trésorerie.
• Budget d’investissement : Planification des dépenses à long terme.
4. Analyse des Écarts
L’analyse des écarts permet de comprendre les différences entre le budget prévu et les
résultats réels.
Principaux types d’écarts :
• Écart sur chiffre d’affaires = Chiffre d’affaires réel - Chiffre d’affaires budgété.
• Écart sur coûts variables = Coût réel des charges variables - Coût budgété.
• Écart sur coûts fixes = Coût réel des charges fixes - Coût budgété.
256
Objectifs 15/20 - DCG
• Écart global = Somme des écarts précédents.
Interprétation des écarts :
• Si les écarts sont positifs, cela signifie que la performance est meilleure que
prévue.
• Si les écarts sont négatifs, il faut analyser les causes et mettre en place des
actions correctives.
5. Prise de Décision et Ajustements
Une fois les écarts identifiés et analysés, l’entreprise doit mettre en place des actions
correctives, telles que :
• Ajuster les objectifs budgétaires.
• Optimiser les coûts et réduire les dépenses inutiles.
• Améliorer l’efficacité des processus internes.
• Réviser les stratégies commerciales et financières.
6. Calcul des Écarts
• Écart sur chiffre d’affaires
Écart sur chiffre d’affaires = Chiffre d’affaires réel - Chiffre d’affaires budgété
• Écart sur coûts variables
Écart sur coûts variables = Coût réel des charges variables - Coût budgété des charges
variables
• Écart sur coûts fixes
257
Objectifs 15/20 - DCG
Écart sur coûts fixes = Coût réel des charges fixes - Coût budgété des charges fixes
• Écart global
Écart global = Somme des écarts (Écart sur chiffre d’affaires + Écart sur coûts variables +
Écart sur coûts fixes)
7. Calcul des Ratios de Gestion Budgétaire
• Taux d’exécution budgétaire
Taux d’exécution = (Dépenses exécutées / Dépenses budgétées) × 100
• Taux de variation du budget
Taux de variation = (Budget Année N - Budget Année N-1) / Budget Année N-1 × 100
• Taux de masse salariale
Taux de masse salariale = (Masse salariale / Chiffre d’affaires) × 100
• Coefficient de rigidité des charges fixes
Coefficient de rigidité = (Charges fixes / Total des charges) × 100
8. Calcul du Coût Global et du Seuil de Rentabilité
• Coût Global Employeur
Coût Global Employeur = Masse Salariale Brute × (1 + Taux de Charges Patronales)
• Seuil de Rentabilité (en euros)
258
Objectifs 15/20 - DCG
Seuil de rentabilité = Charges fixes totales / Taux de marge sur coûts variables
• Seuil de Rentabilité (en quantité)
Seuil de rentabilité en quantité = Seuil de rentabilité en euros / Prix de vente unitaire
9. Calcul de l’Indice de Profitabilité
• Marge sur Coût Variable
Marge sur coût variable = Chiffre d’affaires - Coût variable total
• Taux de Marge sur Coût Variable
Taux de marge sur coût variable = (Marge sur coût variable / Chiffre d’affaires) × 100
• Résultat d’Exploitation
Résultat d’exploitation = Marge sur coût variable - Charges fixes totales
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise prévoit un chiffre d'affaires de 500 000 € pour l'année N, mais le chiffre
d'affaires réel est de 520 000 €.
1.Calculez l'écart sur le chiffre d'affaires.
Corrigé
259
Objectifs 15/20 - DCG
1.Écart sur chiffre d’affaires = Chiffre d’affaires réel - Chiffre d’affaires budgété
Écart sur chiffre d’affaires = 520 000 - 500 000 = 20 000 €
L'écart sur le chiffre d'affaires est positif de 20 000 €, ce qui signifie que l'entreprise a
réalisé un chiffre d'affaires supérieur à ses prévisions.
Exercice 2
L'entreprise prévoit un coût variable de 250 000 € pour l'année N, mais le coût réel des
charges variables est de 240 000 €.
1.Calculez l'écart sur les coûts variables.
Corrigé
1.Écart sur coûts variables = Coût réel des charges variables - Coût budgété des
charges variables
Écart sur coûts variables = 240 000 - 250 000 = -10 000 €
L'écart sur les coûts variables est négatif de 10 000 €, ce qui signifie que l'entreprise a
dépensé moins que prévu pour ses charges variables.
Exercice 3
Une entreprise a prévu un budget de dépenses de 400 000 € pour une période donnée,
mais les dépenses réelles se sont élevées à 420 000 €.
1.Calculez le taux d'exécution budgétaire.
Corrigé
1.Taux d’exécution = (Dépenses exécutées / Dépenses budgétées) × 100
Taux d’exécution = (420 000 / 400 000) × 100 = 105%
260
Objectifs 15/20 - DCG
Le taux d'exécution budgétaire est de 105 %, ce qui signifie que les dépenses réelles ont
dépassé les prévisions de 5 %.
Exercice 4
Une entreprise a des charges fixes totales de 300 000 € et un taux de marge sur coûts
variables de 40 %.
1.Calculez le seuil de rentabilité en euros.
Corrigé
1.Seuil de rentabilité = Charges fixes totales / Taux de marge sur coûts variables
Seuil de rentabilité = 300 000 / 0,40 = 750 000 €
Le seuil de rentabilité de l'entreprise est de 750 000 €. Cela signifie que l'entreprise doit
générer un chiffre d'affaires de 750 000 € pour couvrir ses charges fixes.
Exercice 5
Une entreprise a un chiffre d'affaires de 1 000 000 €, des charges variables de 600 000 €
et des charges fixes de 200 000 €.
1.Calculez le résultat d'exploitation.
Corrigé
1. Calcul de la marge sur coût variable
Marge sur coût variable = Chiffre d’affaires - Coût variable total
Marge sur coût variable = 1 000 000 - 600 000 = 400 000 €
2. Calcul du résultat d’exploitation
Résultat d’exploitation = Marge sur coût variable - Charges fixes totales
Résultat d’exploitation = 400 000 - 200 000 = 200 000 €
261
Objectifs 15/20 - DCG
Le résultat d’exploitation est de 200 000 €, ce qui signifie que l’entreprise génère un
bénéfice opérationnel après avoir couvert ses charges fixes.
262
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 14
LES TABLEAUX DE BORD
Rappel de cours
1. Définition et rôle d'un tableau de bord
Un tableau de bord est un outil de gestion qui présente de manière synthétique et
visuelle les principales informations utiles à la prise de décision dans une entreprise. Il
permet de suivre les performances de l’entreprise, de l’identifier ses forces et faiblesses,
et de prendre des décisions éclairées.
Les tableaux de bord peuvent être utilisés à différents niveaux de l'entreprise :
stratégique, tactique, et opérationnel.
2. Types de tableaux de bord
• Tableau de bord stratégique : Utilisé par la direction pour suivre la performance
globale de l'entreprise. Il inclut des indicateurs financiers et non financiers.
• Tableau de bord opérationnel : Ciblé sur la gestion quotidienne de l'entreprise, il
suit l'évolution des opérations et peut être utilisé par les responsables de
département.
• Tableau de bord tactique : Souvent utilisé par les managers intermédiaires pour
évaluer les résultats des équipes sur des objectifs à moyen terme.
3. Les indicateurs clés de performance (KPI)
263
Objectifs 15/20 - DCG
Les KPI (Key Performance Indicators) sont des indicateurs mesurables qui permettent
d'évaluer l'efficacité des actions entreprises. Ils sont définis en fonction des objectifs
stratégiques de l'entreprise.
Exemples de KPI :
• Financiers : Chiffre d'affaires, marge bénéficiaire, rentabilité, retour sur
investissement (ROI).
• Opérationnels : Taux de satisfaction client, qualité des produits/services, délais
de production.
• Ressources humaines : Taux de turnover, absentéisme, satisfaction des employés.
4. Les différentes formes de tableaux de bord
• Tableau de bord statique : Représente des données à un moment donné.
• Tableau de bord dynamique : Donne une vision évolutive et actualisée des
performances en temps réel.
• Tableau de bord à fréquence variable : Mise à jour des données à une fréquence
choisie (par exemple, mensuellement, trimestriellement).
5. Les outils pour créer un tableau de bord
Plusieurs outils et logiciels permettent de créer des tableaux de bord :
• Excel : Le plus couramment utilisé pour les tableaux de bord simples et
personnalisés.
• Power BI : Un outil de Business Intelligence permettant de créer des tableaux de
bord interactifs et dynamiques.
• Tableau Software : Un autre outil de Business Intelligence qui permet de créer des
visualisations de données.
• Google Data Studio : Un outil gratuit de Google pour créer des tableaux de bord
interactifs à partir de vos données.
264
Objectifs 15/20 - DCG
6. La méthodologie de création d'un tableau de bord
La création d'un tableau de bord suit plusieurs étapes clés :
1. Définir les objectifs : Quel est l'objectif du tableau de bord ? Suivi financier,
gestion de la performance opérationnelle, etc.
2. Choisir les KPIs : Sélectionner les indicateurs clés de performance qui
correspondent aux objectifs.
3. Recueillir les données : Collecter les données pertinentes auprès des différents
services.
4. Analyser les données : Identifier les tendances, les anomalies et les zones
d'amélioration.
5. Concevoir le tableau de bord : Organiser et structurer les informations sous une
forme visuelle facilement compréhensible.
6. Interpréter et utiliser les résultats : Une fois le tableau de bord créé, il doit être
analysé pour prendre des décisions stratégiques.
7. Les bonnes pratiques
• Clarté : Un bon tableau de bord doit être lisible et compréhensible rapidement.
• Simplicité : Évitez la surcharge d’informations. Ne mettez que les indicateurs
essentiels.
• Mise à jour régulière : Les données doivent être actualisées régulièrement pour
rester pertinentes.
• Interactivité : Si possible, choisissez un outil interactif pour que les utilisateurs
puissent explorer les données en détail.
• Alerte et seuils : Utiliser des seuils de performance pour alerter automatiquement
en cas de dérive.
8. Exemples de tableaux de bord
265
Objectifs 15/20 - DCG
• Tableau de bord financier : Peut inclure des indicateurs comme le chiffre
d'affaires, la marge brute, le taux de rentabilité, les coûts fixes et variables.
• Tableau de bord marketing : Taux de conversion des campagnes publicitaires,
coût d'acquisition client, retour sur investissement des actions marketing.
• Tableau de bord des ressources humaines : Taux de turnover, nombre d'heures de
formation, satisfaction des employés.
9. Les erreurs courantes à éviter
• Manque de pertinence des KPIs : Choisir des indicateurs non adaptés aux
objectifs.
• Surcharge d’informations : Trop de données peuvent nuire à la lisibilité du
tableau de bord.
• Ignorer l’analyse contextuelle : Ne pas analyser les résultats dans le contexte
global de l’entreprise.
10. Formules Financières
• Marge brute = (Chiffre d'affaires - Coût des ventes) / Chiffre d'affaires
• Marge nette = Résultat net / Chiffre d'affaires
• Retour sur Investissement (ROI) = (Gain net de l'investissement - Coût de
l'investissement) / Coût de l'investissement
• Taux de rentabilité des capitaux propres (ROE) = Résultat net / Capitaux propres
• Taux de rentabilité économique (ROA) = Résultat d'exploitation / Total des actifs
• Levier financier = Total des actifs / Capitaux propres
11. Formules Opérationnelles
• Taux de rendement global (TRG) = (Quantité produite / Quantité théorique) x 100
266
Objectifs 15/20 - DCG
• Taux de disponibilité = Temps de production / Temps total disponible
• Taux de rendement machine (TRM) = Production réelle / Production théorique x
100
• Taux de rejet = (Nombre d'unités rejetées / Nombre total d'unités produites) x
100
• Coût unitaire de production = Coût total de production / Quantité produite
12. Formules Marketing
• Taux de conversion = (Nombre de clients / Nombre de prospects) x 100
• Coût d'acquisition client (CAC) = Coût total des campagnes marketing / Nombre
de nouveaux clients acquis
• Retour sur investissement marketing (ROMI) = (Chiffre d'affaires généré par les
campagnes - Coût des campagnes) / Coût des campagnes
• Valeur à vie du client (CLV) = Valeur moyenne de la vente x Fréquence d'achat x
Durée de la relation client
13. Formules Ressources Humaines
• Taux de turnover = (Nombre de départs / Effectif moyen) x 100
• Taux d’absentéisme = (Nombre de jours d'absence / Nombre de jours travaillés) x
100
• Coût de l'absentéisme = Nombre d'heures d'absence x Coût horaire de l'employé
• Indice de satisfaction des employés = (Somme des scores de satisfaction /
Nombre total de répondants) x 10014
14. Formules Générales de Performance
• Croissance du chiffre d'affaires = ((Chiffre d'affaires actuel - Chiffre d'affaires
précédent) / Chiffre d'affaires précédent) x 100
267
Objectifs 15/20 - DCG
• Rentabilité par produit/service = (Chiffre d'affaires du produit - Coût de revient
du produit) / Chiffre d'affaires du produit
• Ratio de rentabilité = Résultat net / Chiffre d'affaires
EXERCICES
Exercice 1
L'entreprise Alpha a réalisé un chiffre d'affaires de 500 000 € au cours de l'année. Le coût
des ventes (achats de marchandises, frais de production) s'élève à 300 000 €.
Calcule la marge brute.
Corrigé
La formule de la marge brute est :
Marge brute = Chiffre d’affaires − Coût des ventes / Chiffre d’affaires
Remplaçons les valeurs :
Marge brute = 500000 – 300000 / 500000 = 200000 / 500000 = 0,4
Donc, la marge brute est de 40%.
Exercice 2
Une entreprise a investi 100 000 € dans une nouvelle machine. Après un an d'exploitation,
cette machine a permis de générer un gain net de 120 000 €.
1.Calcule ce gain
Corrigé
268
Objectifs 15/20 - DCG
La formule du ROI est :
ROI = Gain net de l’investissement − Cout de l’investissement /
Coût de l’investissement
Remplaçons les valeurs :
ROI = 120000 – 100000 / 100000 = 20000 / 100000 = 0,2
Donc, le ROI est de 20%.
Exercice 3
Une entreprise a obtenu 1 000 prospects suite à une campagne marketing. Sur ces 1 000
prospects, 200 sont devenus des clients.
Corrigé
La formule du taux de conversion est :
Taux de conversion = Nombre de clients / Nombre de prospects × 100
Remplaçons les valeurs :
Taux de conversion = 200 / 1000 × 100 = 20%
Donc, le taux de conversion est de 20%.
Exercice 4
L'entreprise Beta a un effectif moyen de 50 employés pendant l'année. Au cours de
l'année, 5 employés ont quitté l'entreprise.
1.Calcule le taux de turnover.
Corrigé
269
Objectifs 15/20 - DCG
La formule du taux de turnover est :
Taux de turnover = Nombre de départs / Effectif moyen × 100
Remplaçons les valeurs :
Taux de turnover = 550 × 100 = 10%
Donc, le taux de turnover est de 10%.
Exercice 5
L'entreprise Gamma a réalisé un chiffre d'affaires de 1 200 000 € l'année dernière. Cette
année, le chiffre d'affaires a atteint 1 400 000 €.
1.Calcule la croissance du chiffre d'affaires.
Corrigé
1.La formule de la croissance du chiffre d'affaires est :
Croissance = Chiffre d’affaires actuel − Chiffre d’affaires précédant /
Chiffre d’affaires précédant × 100
Remplaçons les valeurs :
Croissance = 1400000 – 1200000 / 1200000 × 100 = 200000 / 1200000 × 100 = 16,67%
Donc, la croissance du chiffre d'affaires est de 16,67%.
270
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 15
LA GESTION DE LA QUALITE
Rappel du cours
1. Introduction à la gestion de la qualité
La gestion de la qualité consiste à mettre en œuvre des politiques, des pratiques et des
procédures pour garantir que les produits et services d'une organisation répondent aux
exigences et attentes des clients, tout en respectant les normes de qualité. L’objectif
principal est d’améliorer en continu les performances et la satisfaction client.
Définitions clés :
• Qualité : Un ensemble de caractéristiques d'un produit ou d'un service qui répond
aux exigences spécifiées.
• Gestion de la qualité : Ensemble des actions et pratiques pour améliorer la
qualité et assurer la satisfaction des clients.
• Contrôle de la qualité : Surveillance systématique et tests des produits et services
afin de s’assurer qu’ils respectent les standards définis.
2. Les principes de la gestion de la qualité
Il existe plusieurs principes qui sous-tendent la gestion de la qualité. Ces principes
proviennent de la norme ISO 9001 et d'autres approches de gestion de la qualité :
1. Orientation client : La priorité de toute organisation doit être la satisfaction des
besoins et attentes des clients.
271
Objectifs 15/20 - DCG
2. Leadership : Les leaders doivent créer un environnement dans lequel les employés
peuvent pleinement s'engager dans la réalisation des objectifs de l'organisation.
3. Implication du personnel : Les employés à tous les niveaux doivent être impliqués
dans l'amélioration continue.
4. Approche processus : Il est essentiel de comprendre et de gérer les processus
pour obtenir de bons résultats.
5. Amélioration continue : L'organisation doit s’efforcer d'améliorer constamment
ses processus et ses résultats.
6. Prise de décision fondée sur des faits : Les décisions doivent être basées sur
l’analyse des données et des informations.
7. Relations mutuellement bénéfiques avec les fournisseurs : Une organisation doit
établir des relations solides avec ses fournisseurs pour améliorer la performance
globale.
3. Les normes de la qualité
Les normes sont des lignes directrices qui aident les organisations à maintenir la qualité
de leurs produits et services. La norme la plus connue est l'ISO 9001, mais il en existe
d'autres.
• ISO 9001 : C’est la norme internationale pour les systèmes de management de la
qualité. Elle est centrée sur la gestion des processus et l’amélioration continue.
• ISO 14001 : Gestion environnementale
• ISO 22000 : Gestion de la sécurité des denrées alimentaires
• ISO 45001 : Système de gestion de la santé et de la sécurité au travail
4. Les outils de la gestion de la qualité
4.1. Les outils de base :
1. Les 7 outils de la qualité :
272
Objectifs 15/20 - DCG
o Diagramme de Pareto : Un graphique qui permet de visualiser les causes
principales d'un problème en ordonnant les facteurs par fréquence.
o Diagramme de causes et effets (Ishikawa ou diagramme en arêtes de
poisson) : Utilisé pour identifier les causes d’un problème.
o Carte de contrôle : Un outil statistique pour surveiller le processus de
production et détecter les variations.
o Histogramme : Représentation graphique des fréquences de différentes
catégories de données.
o Diagramme de dispersion : Permet d’identifier une relation entre deux
variables.
o Brainstorming : Technique de génération d'idées en groupe.
o Matrice de priorisation : Permet de prioriser des actions ou problèmes en
fonction de différents critères.
4.2. Méthodes d'amélioration continue :
• Méthode PDCA (Plan-Do-Check-Act) :
o Plan : Identifier le problème et planifier une solution.
o Do : Mettre en œuvre la solution à petite échelle.
o Check : Vérifier les résultats de la solution mise en œuvre.
o Act : Analyser les résultats et standardiser la solution si elle est efficace.
• Méthode Six Sigma : Approche qui vise à réduire les défauts et les variabilités
dans les processus pour améliorer la qualité. Le processus est divisé en 5 étapes :
Define, Measure, Analyze, Improve, Control (DMAIC).
• Méthode Lean : Se concentre sur l’élimination des gaspillages dans les processus
pour améliorer l'efficacité. Cette méthode est souvent combinée avec Six Sigma
pour créer une approche Lean Six Sigma.
273
Objectifs 15/20 - DCG
4.3. Gestion des non-conformités et actions correctives :
• Gestion des non-conformités : Cela inclut la détection des produits ou services
non conformes aux exigences, leur enregistrement, leur analyse, et la mise en
place d'actions pour éviter leur répétition.
• Actions correctives et préventives : Les actions correctives visent à éliminer la
cause d’un défaut ou d’un écart, tandis que les actions préventives visent à éviter
qu’un problème n’apparaisse.
5. Mise en place d’un système de gestion de la qualité (SGQ)
Un SGQ permet de formaliser et structurer les processus d'amélioration de la qualité au
sein de l'organisation. Il inclut :
1. Élaboration de la politique qualité : La direction doit définir une politique qualité
alignée avec les objectifs stratégiques de l'entreprise.
2. Planification des processus : Identification des processus clés, définition des
responsabilités et des ressources nécessaires pour les exécuter.
3. Suivi et évaluation : Surveillance continue des processus pour identifier les écarts
et prendre des actions correctives.
4. Audit qualité : Des audits réguliers permettent de vérifier la conformité aux
normes et de détecter des opportunités d'amélioration.
6. L'impact de la gestion de la qualité sur l'entreprise
• Amélioration de la satisfaction client : Des produits et services de qualité
conduisent à une meilleure satisfaction des clients.
• Réduction des coûts : Une gestion de la qualité efficace permet de réduire les
coûts liés aux défauts et aux retouches.
• Amélioration continue : Le système de qualité engendre une dynamique
d'amélioration continue dans tous les secteurs de l'entreprise.
274
Objectifs 15/20 - DCG
• Avantage compétitif : Les entreprises qui adoptent des pratiques de gestion de la
qualité peuvent obtenir un avantage sur leurs concurrents.
7. Formules et Calculs en Gestion de la Qualité
• Coût de la Qualité (CQ)
CQ = Coût de prévention + Coût d'évaluation + Coût des défaillances internes + Coût des
défaillances externes
Coût des défaillances = Coût des défaillances internes + Coût des défaillances externes
• Indicateurs de Qualité
Taux de conformité = (Nombre de produits conformes / Nombre total de produits) × 100
Taux de rebuts = (Nombre de produits rebutés / Nombre total de produits) × 100
Taux de retour = (Nombre de produits retournés / Nombre total de produits livrés) × 100
Indice de satisfaction = (Nombre de clients satisfaits / Nombre total de clients) × 100
• Capabilité du Processus
Cp = (USL - LSL) / (6 × σ)
Cpk = min ( (USL - μ) / (3 × σ) ; (μ - LSL) / (3 × σ) )
• Six Sigma
DPMO = (Nombre total de défauts / Nombre total d'opportunités) × 1.000.000
Sigma = 1,5 + 0,8406 × ln(DPMO)
• Diagramme de Pareto
275
Objectifs 15/20 - DCG
Pourcentage cumulé = (Somme des fréquences jusqu'à la catégorie actuelle / Total des
fréquences) × 100
• Taux de Rendement Global (TRG)
TRG = Taux de disponibilité × Taux de performance × Taux de qualité
Taux de disponibilité = (Temps de fonctionnement réel / Temps planifié) × 100
Taux de performance = (Production réelle / Production théorique) × 100
Taux de qualité = (Produits conformes / Produits totaux) × 100
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise a enregistré les coûts suivants :
- Coût de prévention : 10 000 €
- Coût d'évaluation : 5 000 €
- Coût des défaillances internes : 8 000 €
- Coût des défaillances externes : 12 000 €
1. Calculez le coût total de la qualité.
Corrigé
1. COQ = 10 000 + 5 000 + 8 000 + 12 000 = 35 000 €
Exercice 2
Une usine produit 5 000 pièces, dont 250 sont rebutées.
276
Objectifs 15/20 - DCG
1. Calculez le taux de rebuts.
Corrigé
1. Taux de rebuts = (250 / 5000) × 100 = 5%
Exercice 3
Un processus a une moyenne de 50, un écart-type de 2 et des limites de spécification de
44 et 56.
1. Calculez les indices Cp et Cpk.
Corrigé
1. Cp = (56 - 44) / (6 × 2) = 12 / 12 = 1
Cpk = min((56 - 50) / (3 × 2), (50 - 44) / (3 × 2)) = min(1, 1) = 1
Exercice 4
Une entreprise a produit 1 000 000 d'unités avec 1 200 défauts.
1. Calculez le DPMO et le niveau sigma.
Corrigé
1. DPMO = (1200 / 1 000 000) × 1 000 000 = 1 200
Sigma = 1,5 + 0,8406 × ln(1200) ≈ 3,4
Exercice 5
Une machine a un temps de fonctionnement réel de 18 heures sur 24 heures planifiées.
Elle produit 900 unités au lieu de 1 000 attendues, et 850 unités sont conformes.
1. Calculez le TRG.
277
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
1. Taux de disponibilité = (18 / 24) × 100 = 75%
Taux de performance = (900 / 1000) × 100 = 90%
Taux de qualité = (850 / 900) × 100 = 94,44%
TRG = 75% × 90% × 94,44% = 63,75%
278
Objectifs 15/20 - DCG
279
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 1
IMPOT SUR LE REVENU
Rappel de cours
1. Définition
L'impôt sur le revenu (IR) est un impôt direct payé par les personnes physiques résidant
en France sur l’ensemble de leurs revenus annuels. Il est progressif, c'est-à-dire que le
taux d'imposition augmente avec le revenu.
2. Les Revenus Imposables
L'impôt sur le revenu concerne plusieurs catégories de revenus :
a) Revenus d’activité
• Salaires et traitements (rémunérations des employés)
• Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) (commerçants, artisans)
• Bénéfices non commerciaux (BNC) (professions libérales)
• Bénéfices agricoles (BA) (exploitants agricoles)
b) Revenus du patrimoine
• Revenus fonciers (loyers perçus)
• Revenus de capitaux mobiliers (intérêts, dividendes)
• Plus-values mobilières et immobilières (vente de biens ou d’actions)
280
Objectifs 15/20 - DCG
3.Détermination des Revenus Nets Catégoriels
L'impôt sur le revenu est calculé à partir du revenu net global, qui est la somme des
revenus nets catégoriels après déduction des charges spécifiques à chaque catégorie.
Chaque type de revenu suit des règles spécifiques pour déterminer le revenu net
imposable. Voici les principales catégories et leur mode de calcul :
1. Traitements, Salaires, Pensions et Rentes
Revenu brut :
• Salaires
• Pensions de retraite
• Allocations chômage
Déductions possibles :
• Abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels (minimum 495 €,
maximum 14 171 € en 2024)
• Option pour les frais réels (frais de transport, repas, matériel, etc.)
Formule du revenu net :
Revenu net = Revenu brut - (10 % ou frais réels)
2. Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC)
Les BIC concernent les commerçants, artisans et certaines professions indépendantes.
Régimes d’imposition :
Micro-BIC (chiffre d'affaires ≤ 188 700 € pour la vente de marchandises, 77 700 € pour les
services)
281
Objectifs 15/20 - DCG
• Abattement forfaitaire de 50 % (services) ou 71 % (vente de marchandises)
Revenu net = Chiffre d'affaires - abattement
Régime réel (chiffre d'affaires supérieur aux seuils du micro)
Revenu net = Produits - Charges (loyer, salaires, amortissements, etc.)
3. Bénéfices Non Commerciaux (BNC)
Concerne les professions libérales (médecins, avocats, consultants…).
Régimes d’imposition :
Micro-BNC (chiffre d'affaires ≤ 77 700 €)
• Abattement de 34 %
• Revenu net = Chiffre d'affaires - 34 %
Régime de la déclaration contrôlée (CA > 77 700 €)
• Revenu net = Produits - Charges réelles
4. Bénéfices Agricoles (BA)
Concerne les exploitants agricoles.
Régimes d’imposition :
Micro-BA (revenu moyen ≤ 120000 €)
• Abattement de 87 %
• Revenu net = Recettes - 87 %
Régime réel (revenu > 120000 €)
282
Objectifs 15/20 - DCG
Revenu net = Produits - Charges réelles
5. Revenus Fonciers
Concerne les loyers perçus par les propriétaires de biens immobiliers.
Régimes d’imposition :
Micro-foncier (revenus ≤ 15 000 €/an)
• Abattement de 30 %
• Revenu net = Loyers - 30 %
Régime réel
Revenu net = Loyers - Charges déductibles (travaux, intérêts d’emprunt, assurance,
etc.)
6. Revenus de Capitaux Mobiliers (RCM)
Concerne les dividendes, intérêts bancaires et obligations.
Prélèvement Forfaitaire Unique - PFU
• Imposition à 30 % (12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux)
Option pour le barème progressif
• Revenu net = Revenus bruts - Abattement de 40 % (pour les dividendes)
7. Plus-Values
Les plus-values sont imposables selon leur nature.
Plus-values mobilières (actions, obligations)
283
Objectifs 15/20 - DCG
• Taxation par défaut au PFU de 30 %
• Possibilité d’option pour le barème progressif avec abattements
Plus-values immobilières
• Imposition à 19 % + 17,2 % de prélèvements sociaux
• Exonération après 22 ans (impôt) et 30 ans (prélèvements sociaux)
8. Calcul du Revenu Imposable
Le revenu imposable se calcule ainsi :
Revenu brut global - charges déductibles = Revenu net global
a) Charges déductibles du revenu brut global
Certaines charges sont déductibles, par exemple :
• Pensions alimentaires versées
• Épargne retraite (PER, Madelin)
• Frais professionnels (forfait de 10 % ou frais réels)
b) Application du quotient familial
L'impôt est calculé selon le quotient familial, qui prend en compte le nombre de parts
fiscales du foyer.
Situation familiale Nombre de parts
Célibataire 1 part
Couple marié ou pacsé 2 parts
1 enfant à charge +0,5 part
2 enfants à charge +1 part
3 enfants et plus +1 part/enfant
284
Objectifs 15/20 - DCG
Formule :
Revenu par part = Revenu net global / Nombre de parts
9. Le Barème Progressif de l’Impôt
L'impôt est calculé par tranches de revenus :
Tranche de revenu annuel Taux d’imposition
Jusqu'à 10 777 € 0%
De 10 778 € à 27 478 € 11 %
De 27 479 € à 78 570 € 30 %
De 78 571 € à 168 994 € 41 %
Au-delà de 168 994 € 45 %
Exemple de calcul pour un revenu imposable de 35 000 € :
• 10 777 € taxés à 0 % → 0 €
• (27 478 € - 10 778 €) taxés à 11 % → 1 839 €
• (35 000 € - 27 479 €) taxés à 30 % → 2 260 €
• Total de l’impôt = 4 099 €
10. Réductions et Crédits d’Impôt
a) Réductions d’impôt
Elles diminuent directement l’impôt dû. Exemples :
• Dons aux associations : réduction de 66 % du don
• Investissement locatif (Pinel, Malraux, etc.)
• Frais de scolarité des enfants
b) Crédits d’impôt
285
Objectifs 15/20 - DCG
Ils sont remboursables si leur montant dépasse l’impôt dû. Exemples :
• Crédit d’impôt pour emploi à domicile : 50 % des dépenses engagées
• Crédit d’impôt pour garde d’enfant
• Crédit d’impôt pour travaux énergétiques
6. Imposition des Plus-Values
a) Plus-values immobilières
Lorsqu’un bien immobilier est vendu avec un gain, la plus-value est taxée à 19 % +
prélèvements sociaux (17,2 %).
Exonération si :
• Détention du bien plus de 22 ans (pour l'impôt)
• Résidence principale
b) Plus-values mobilières
La vente d’actions ou d’obligations génère une plus-value soumise au Prélèvement
Forfaitaire Unique (PFU) de 30 %.
BAREME PRATIQUE
QF = RI/N MONTANT DE L’IR BRUTE
< ou = 10084 € 0
10 084 £ - 25 710 € I = (R x 0,11) – (1109,24 x N)
25 710 £ - 73 516 € I = (R x 0,3.0) – (5994,14 x N)
73 516 £ - 158 122 € I = (R x 0,41) – (14080,90 x N)
>158 122 € I = (R x 0,45) – (20405,78 x N)
286
Objectifs 15/20 - DCG
BAREME LEGAL
TRANCHE TAUX
0 – 10 084 € 0%.
10 084 € - 25 710 € 11%
25 710 € - 73 516 € 30%
73 516 € - 158 122 € 41%
>158 122 € 45%
7. Exemples d’Application
Exemple 1 : Calcul du revenu imposable
Un contribuable perçoit un salaire annuel de 50 000 € et a 5 000 € de charges
déductibles. Quel est son revenu net imposable ?
Corrigé
Revenu imposable = 50 000 € - 5 000 € = 45 000 €
Exemple 2 : Calcul de l’impôt avec le barème progressif
Un célibataire a un revenu net imposable de 40 000 €. Calculons son impôt dû.
Corrigé
• 10 777 € taxés à 0 % → 0 €
• (27 478 € - 10 778 €) taxés à 11 % → 1 839 €
• (40 000 € - 27 479 €) taxés à 30 % → 3 774 €
• Total impôt = 5 613 €
Exemple 3 : Quotient familial
287
Objectifs 15/20 - DCG
Un couple avec 2 enfants a un revenu net imposable de 80 000 €.
Corrigé
Nombre de parts = 3
Revenu par part = 80 000 € ÷ 3 = 26 667 €
Impôt sur 26 667 € → 2 773 € par part
Total impôt = 2 773 € × 3 = 8 319 €
Exemple 4 : Réduction pour don
Un contribuable fait un don de 1 500 € à une association.
1. Quelle réduction d’impôt peut-il obtenir (66 %) ?
Corrigé
Réduction = 1 500 € × 66 % = 990 €
Exemple 5 : Crédit d’impôt
Un contribuable doit payer 3 000 € d’impôt et bénéficie d’un crédit d’impôt de 1 200 €.
Corrigé
Impôt final = 3 000 € - 1 200 € = 1 800 €
Exemple 6 : Plus-value immobilière
Un bien acheté 200 000 € est revendu 300 000 € après 10 ans.
Corrigé
1. Plus-value brute = 100 000 €
Imposition à 19 % + 17,2 % = 36,2 % → 36 200 € d’impôt
288
Objectifs 15/20 - DCG
EXERCICES
Exercice 1
Monsieur Durand célibataire perçoit les revenus suivants en 2023 :
• Salaire brut annuel : 50 000 €
• Cotisations sociales obligatoires : 6 500 €
• Frais professionnels réels : 2 000 €
1- Donnez les modalités d’imposition des personnes mariées, pacsées ou
vivant en union libre.
2- Indiquez la catégorie d’imposition des administrateurs quand ils
reçoivent des jetons de présence.
3- Donnez les modalités d’imposition des revenus exceptionnels.
4- A quelle condition les personnes dont le domicile fiscal est situé hors de
France sont imposées à l’impôt sur le revenu (IR) en France.
5- Rappelez les modalités d’imputation des déficits suivants : BNC non
professionnel, déficit agricole et le déficit foncier.
6- Calculez le revenu net imposable de M. Durand.
Corrigé
1- Modalités d’imposition des personnes mariées, pacsées ou vivant en union libre
Les personnes mariées, pacsées ou vivant en union libre sont imposées en fonction du
quotient familial. Le revenu global est divisé par le nombre de parts fiscales. Le couple
bénéficie d'une part pour chaque adulte, et d'une demi-part pour chaque enfant à charge
(jusqu'à 2 enfants). Au-delà de 2 enfants, chaque enfant supplémentaire donne droit à
une part entière.
2- Catégorie d’imposition des administrateurs recevant des jetons de présence
289
Objectifs 15/20 - DCG
Les jetons de présence perçus par les administrateurs d'une société sont considérés
comme des traitements et salaires et sont donc soumis à l'impôt dans la catégorie des
Traitements et salaires.
3- Modalités d’imposition des revenus exceptionnels
Les revenus exceptionnels (tels que les primes, indemnités exceptionnelles, gains
exceptionnels) peuvent être soumis à un prélèvement forfaitaire, mais peuvent
également être étalés sur plusieurs années pour minimiser l'imposition, si l'on opte pour
un étalement.
4- Condition pour l’imposition des personnes ayant leur domicile fiscal hors de
France
Les personnes dont le domicile fiscal est hors de France sont néanmoins soumises à
L’impôt sur le revenu en France si elles perçoivent des revenus de source française
(Revenus fonciers, salaires, dividendes, etc.).
5- Modalités d’imputation des déficits
• BNC non professionnel : Le déficit peut être imputé sur les autres BNC de l'année
Suivante ou sur le revenu global.
• Déficit agricole : Imputable sur les autres revenus agricoles ou sur le revenu global de
l’année suivante.
• Déficit foncier : Imputable sur les revenus fonciers des années suivantes ou sur le
revenu global (dans la limite de 10 700 € par an).
290
Objectifs 15/20 - DCG
6- Calcul du revenu net imposable de M. Durand
• Salaire brut annuel = 50 000 €
• Cotisations sociales obligatoires = 6 500 €
• Frais professionnels réels = 2 000 €
Le revenu net imposable se calcule de la manière suivante : revenu net imposable =
Salaire brut − Cotisations sociales − Frais professionnels
Revenu net imposable = 50000€ − 6500€ − 2000€ = 41500€
Exercice 2
M et Mme Renault, sans personne à charge, ont réalisés au cours de l’année 2024 les
opérations suivantes. Ils sont mariés sous le régime de la séparation de biens. Ils ont 3
enfants :
• Mathilde Renault, 22 ans révolus au 1er janvier 2024. Elle est étudiante en fiscalité
internationale.
• Sylvain Renault, 14 ans révolus au 1er janvier 2024. Il est élève au Lycée Henry
Point Caré de Yvry.
• Bertrand Renault, 3 ans révolus au 1er janvier 2024.
A- M. Renault est un ingénieur dans une biscuiterie. Son salaire net imposable avant
déduction forfaitaire de 10% est de 190 500 €
B- Les époux Renault ont acquis le 1er janvier 2024 un appartement neuf.
L’appartement est donné en location depuis son acquisition.
Montant des loyers encaissés 12 000 €
Dépôt de garantie réglé par le locataire 2 000 €
291
Objectifs 15/20 - DCG
Intérêt financiers payés sur l’emprunt 27 000 €
contracté
Travaux de rénovation 8 000 €
Prime d’assurance pour loyer impayés 500 €
Taxe foncier 1 000 €
C- Revente le 21 octobre 2024 d’une résidence secondaire acquise le 08 décembre
2007.
Prix d’achat : 540 000 € ; Prix de vente : 1 965 000 €
Frais d’acquisition justifiés : 44 000 €. Le couple a fait réaliser des travaux pour un
montant de 75 000 € par une entreprise. Les autres frais de voirie et de réseau sont
respectivement de 1 720 € et de 3 522 €.
D- Perception d’un dividende de 7,30 € par action le 06 octobre 2024 versé par la
société TOTAL. M. Renault a acheté 4 000 titres de la SA TOTAL (société française)
au cours unitaire de 80 € le 25 janvier 2013. Pour ce revenu, le couple a fait
l’option.
Travail à faire
1- Déterminez la catégorie d’imposition des différents revenus
2- Calculer le nombre de parts du foyer fiscal Renault.
3- Calculez les différents revenus nets catégoriels.
4- Calculez le revenu global ainsi que le revenu net imposable.
5- Déterminez le quotient familial et l’impôt sur le revenu brut.
6- Calculez le montant des réductions d’impôt auxquels le foyer fiscal peut
prétendre.
7- Calculez le montant net de l’impôt sur le revenu.
8- Calculez le montant des prélèvements sociaux correspondants.
292
Objectifs 15/20 - DCG
Barème pratique
QF = RI/N MONTANT DE L’IR BRUTE
< ou = 10 084 € 0
10 084 £ - 25 710 € I = (R x 0,11) – (1109,24 x N)
25 710 £ - 73 516 € I = (R x 0,3.0) – (5994,14 x N)
73 516 £ - 158 122 € I = (R x 0,41) – (14080,90 x N)
>158 122 € I = (R x 0,45) – (20405,78 x N)
Corrigé
1- Détermination de la catégorie d’imposition des différents revenus
• Salaire de M. Renault : Traitements et salaires.
• Loyers (revenus fonciers) : Revenus fonciers.
• Plus-value immobilière (revente de résidence secondaire) : Plus-value de cession
immobilière.
• Dividendes (revenus de valeurs mobilières) : Revenus de valeurs mobilières (soumis à
l’impôt sur le revenu ou au PFU).
2- Nombre de parts du foyer fiscal Renault
• 1 part pour M. Renault.
• 1 part pour Mme Renault.
• 0,5 part pour Mathilde (22 ans, étudiante).
• 0,5 part pour Sylvain (14 ans).
293
Objectifs 15/20 - DCG
• 1 part pour Bertrand (3 ans).
Total des parts fiscales : 3 parts
3- Calcul des différents revenus nets catégoriels
• Salaire net imposable : 190500€−10%=171450€
• Loyers nets :
▪ Loyers perçus = 12 000 €
▪ Charges déductibles :
▪ Intérêts sur emprunt = 27 000 €
▪ Travaux = 8 000 €
▪ Taxe foncière = 1 000 €
▪ Assurance loyers impayés = 500 €
▪ Loyers nets = 12 000 € - (27 000 € + 8 000 € + 1 000 € + 500 €) = -24 500 € (déficit
foncier)
• Plus-value immobilière :
▪ Prix d’achat : 540 000 €
▪ Prix de vente : 1 965 000 €
▪ Frais d’acquisition : 44 000 €
▪ Travaux réalisés : 75 000 €
▪ Frais de voirie : 1 720 € et 3 522 €
Plus-value nette = 1965000€−540000€−44000€−75000€−1720€−3522€=1306000€
294
Objectifs 15/20 - DCG
• Dividendes : 7,30€×4000=29200€
4- Calcul du revenu global et du revenu net imposable
• Revenu global : 171450€+(−24500€) +1306000€+29200€=1482150€
• Revenu net imposable : 1 482 150 €
5- Calcul du quotient familial et de l’impôt brut
• Quotient familial : 1482150€ / 3=494050€
• Appliquer le barème progressif de l’impôt :
▪ Tranche de 0 à 10 084 € : 0 %
▪ Tranche de 10 085 € à 25 710 € : 11 %
▪ Tranche de 25 711 € à 73 516 € : 30 %
▪ Tranche de 73 517 € à 158 122 € : 41 %Tranche au-delà de 158 122 € : 45 %
6. Calcul des réductions d'impôt auxquels le foyer fiscal peut prétendre
Pour cette question, il faut tenir compte des réductions d'impôt disponibles dans le cas
de M. et Mme Renault. En l'absence d'informations spécifiques sur les réductions fiscales,
voici les réductions d'impôt courantes qui pourraient s'appliquer :
• Réduction d’impôt pour dons aux associations : Si M. et Mme Renault ont effectué des
dons à des associations caritatives, ils peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt de 66%
du montant des dons, dans la limite de 20% de leur revenu imposable. Par exemple, si les
époux ont fait un don de 5 000 €, la réduction d'impôt serait de : 5000 € × 66% = 3300 €
• Crédit d’impôt pour emploi à domicile : Si le foyer a recours à un salarié à domicile
(ex. femme de ménage, garde d'enfants), un crédit d'impôt de 50% des dépenses
engagées est généralement accordé. Par exemple, si le couple a payé 2
295
Objectifs 15/20 - DCG
000 € pour un salarié à domicile, le crédit d'impôt serait de : 2000 €×50%=1000 €
• Réduction d’impôt pour investissement locatif (Pinel) : Si M. et Mme Renault ont investi
dans un bien immobilier en location (dispositif Pinel), ils peuvent bénéficier d'une
réduction d'impôt qui varie en fonction de la durée de location du bien. Par exemple, s'ils
ont investi 100 000 € et opté pour un engagement de location de 6 ans, la réduction
d'impôt pourrait être de : 100000 €×12%=12000 € . Ces réductions d'impôt sont à
appliquer directement sur l’impôt brut calculé à la Question 5.
7. Calcul du montant net de l’impôt sur le revenu :
Une fois que vous avez déterminé les réductions d'impôt, vous les appliquez à l'impôt
brut pour obtenir l’impôt net. Prenons l'exemple suivant avec des réductions d'impôt
fictives, en fonction des éléments précédemment cités :
• Impôt brut calculé à la Question 5 : 146 756,55 €
• Réductions d'impôt : Réduction pour dons aux associations : 3 300 €
▪ Crédit d’impôt pour emploi à domicile : 1 000 €
▪ Réduction d’impôt pour investissement locatif Pinel : 12 000 €
Montant total des réductions d'impôt :
3300 €+1000 €+12000 €=16300 €
Impôt net à payer :
146756,55 €−16300 €=130456,55 €
Donc, le montant net de l’impôt sur le revenu que M. et Mme Renault devront payer est
130 456,55 €.
Exercice 3
296
Objectifs 15/20 - DCG
Un couple marié avec 2 enfants a un revenu imposable de 80 000 € en 2023.
Sachant que le quotient familial s’applique selon les règles suivantes :
• 1 part pour chaque adulte
• 0,5 part par enfant (jusqu’au 2ᵉ enfant)
1.Quel est leur quotient familial ?
Corrigé
1. Détermination du nombre de parts fiscales
• 1 part pour chaque adulte (2 adultes) → 2 parts
• 0,5 part par enfant (jusqu’au 2ᵉ enfant) → 0,5 × 2 = 1 part
• Total des parts fiscales = 2 + 1 = 3 parts
2. Calcul du quotient familial
Le quotient familial se calcule comme suit :
Quotient familial = Revenu imposable / Nombre de parts fiscales = 80000 / 3 = 26667€
Exercice 4
Un contribuable célibataire a un impôt brut de 1 200 €.
Sachant que la décote s’applique selon la règle suivante en 2023 :
• Célibataire : si l’impôt brut < 1 841 €, alors la décote = 1 352 - (0,45 × impôt brut)
1.Calculez le montant de la décote appliquée et l’impôt net à payer.
Corrigé
297
Objectifs 15/20 - DCG
• Impôt brut : 1 200 €
• Seuil de la décote pour un célibataire en 2023 : 1 841 €
• Formule de la décote : Décote = 1352 − (0,45 × impôt brut)
1. Calcul de la décote
1352 − (0,45 × 1200) = 1352 – 540 = 812
2. Calcul de l'impôt net à payer :
Impôt net = Impôt brut − Décote = 1200 – 812 = 388
Exercice 5
Un contribuable perçoit 12 000 € de revenus fonciers en 2023. Il opte pour le régime réel
et a 4 000 € de charges déductibles.
1.Sachant que les prélèvements sociaux sont de 17,2 %, calculez son
impôt total sur ces revenus fonciers (hors barème de l’IR).
Corrigé
1. Détermination du revenu net foncier
Le contribuable est au régime réel, donc on déduit les charges des revenus fonciers :
Revenu net foncier = Revenu brut foncier − Charges déductibles = 12000 – 4000 = 12 000 -
4 000 = 8000 €
2. Calcul des prélèvements sociaux (17,2%)
Les prélèvements sociaux s’appliquent sur le revenu net foncier :
Prélèvements sociaux = 8000 × 17,2% = 1376 €
298
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 6
Un contribuable engage 3 500 € de dépenses pour un salarié à domicile.
1.Sachant que le crédit d’impôt est de 50 % des dépenses, calculez le montant
du crédit d’impôt accordé.
Corrigé
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile est égal à 50 % des dépenses
engagées.
Dépenses engagées : 3 500 €
Taux du crédit d’impôt : 50 %
Calcul :
3500 × 50% = 3500 × 0,5 = 1750 €
Montant du crédit d’impôt accordé : 1 750 €.
299
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 2
BENEFICES INDUSTRIELS ET
COMMERCIAUX – IMPOT SUR LES
SOCIETES
Rappel de cours
Partie 1 : Les Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC)
1. Définition des BIC
Les Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) concernent les revenus tirés d'activités
commerciales, industrielles ou artisanales exercées à titre habituel. Ils s'appliquent aux
entreprises individuelles et aux sociétés soumises à l'impôt sur le revenu (IR).
2. Catégories d'activités relevant des BIC
• Activités commerciales : achat-revente, intermédiation.
• Activités industrielles : transformation de biens.
• Activités artisanales : production manuelle ou service à la personne.
• Activités assimilées : location meublée, prestations de services commerciales.
3. Régimes d'imposition des BIC
• Le micro-BIC : pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 188 700
€ (ventes) ou 77 700 € (prestations de services). Un abattement forfaitaire de 71 %
(ventes) ou 50 % (services) est appliqué.
300
Objectifs 15/20 - DCG
• Le régime réel simplifié : pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est
compris entre 188 700 € et 840 000 € (ventes) ou entre 77 700 € et 254 000 €
(services).
• Le régime réel normal : obligatoire au-delà des seuils du régime simplifié.
4. Calcul du résultat fiscal
Le bénéfice imposable est calculé comme suit : Produits imposables - Charges
déductibles = Résultat fiscal
Charges déductibles :
• Achats de marchandises.
• Frais généraux (loyers, assurances, fournitures).
• Salaires et charges sociales.
• Amortissements des immobilisations.
Partie 2 : L'Impôt sur les Sociétés (IS)
1. Définition de l'IS
L'Impôt sur les Sociétés (IS) est un impôt sur les bénéfices réalisés par les entreprises
soumises à ce régime, principalement les sociétés de capitaux (SARL, SA, SAS, etc.).
2. Entreprises concernées
• Sociétés de capitaux (SA, SAS, SARL non soumises à l'IR).
• Sociétés de personnes sur option.
• Associations exerçant une activité lucrative.
3. Calcul de l'IS
301
Objectifs 15/20 - DCG
Le résultat fiscal est déterminé après prise en compte des produits imposables et des
charges déductibles.
Taux d'imposition (2023) :
• 15 % sur la fraction du bénéfice inférieure à 42 500 € pour les PME sous conditions.
• 25 % pour le reste du bénéfice.
4. Déclaration et paiement de l'IS
• Déclaration n° 2065 : à déposer chaque année.
• Paiement : acompte trimestriel si l'IS dépasse 3 000 €, solde à payer en mai de
l'année suivante.
5. Dispositifs de réduction
• Crédit d'impôt recherche (CIR).
• Crédit d'impôt pour la formation du dirigeant.
• Exonérations zonales (ZFU, ZRR, etc.).
EXERCICES
Exercice 1
Un entrepreneur individuel réalise un chiffre d’affaires de 150 000 € en 2023 avec une
activité de vente de marchandises.
Sachant que les seuils des régimes fiscaux sont :
• Micro-BIC : jusqu’à 188 700 €
• Régime réel simplifié : entre 188 701 € et 840 000 €
• Régime réel normal : au-delà de 840 000 €
302
Objectifs 15/20 - DCG
1.Quel régime fiscal doit-il appliquer en 2023 ?
Corrigé
Quel régime fiscal doit-il appliquer en 2023 ?
Un entrepreneur individuel réalise un chiffre d’affaires de 150 000 € avec une activité de
vente de marchandises. Le seuil du régime Micro-BIC est de 188 700 € pour les activités
de vente de marchandises. Comme le chiffre d’affaires est inférieur à ce seuil, il doit
être soumis au régime Micro-BIC en 2023. Réponse : Régime Micro-BIC.
Exercice 2
Un commerçant sous le régime Micro-BIC réalise un chiffre d’affaires de 100 000 € en
2023.
L’abattement forfaitaire applicable est de 71 % pour les activités de vente.
1.Quel est le bénéfice imposable ?
Corrigé
1.Quel est le bénéfice imposable ?
Un commerçant sous le régime Micro-BIC réalise un chiffre d’affaires de 100 000 € en
2023. L’abattement forfaitaire applicable est de 71 % pour les activités de vente.
• Bénéfice imposable = Chiffre d'affaires × (1 - Abattement)
• Bénéfice imposable = 100 000 € × (1 - 0,71) = 100 000 € × 0,29 = 29 000 €
Réponse : Le bénéfice imposable est de 29 000 €.
303
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 3
Un artisan réalise un chiffre d’affaires de 80 000 € en 2023 sous le régime Micro-BIC
(abattement de 50 %).
S’il passe au régime réel avec 45 000 € de charges réelles, quel est l’impact fiscal ?
1.Quelle option est la plus avantageuse ?
Corrigé
Quel est l'impact fiscal ? Quelle option est la plus avantageuse ?
Un artisan réalise un chiffre d’affaires de 80 000 € en 2023 sous le régime Micro-BIC
(abattement de 50 %). S’il passe au régime réel avec 45 000 € de charges réelles,
quel est l'impact fiscal ?
• Sous le régime Micro-BIC, le bénéfice imposable = 80 000 € × (1 - 0,50) = 40 000
€.
• Sous le régime réel, le bénéfice imposable = Chiffre d’affaires - Charges réelles =
80 000 € - 45 000 € = 35 000 €.
Impact fiscal :
• Sous le régime Micro-BIC : bénéfice imposable de 40 000 €.
• Sous le régime réel : bénéfice imposable de 35 000 €.
Le régime réel permet de déduire des charges supplémentaires, ce qui diminue le
bénéfice imposable de 5 000 € (40 000 € - 35 000 €).
304
Objectifs 15/20 - DCG
Réponse : Le régime réel est plus avantageux car il permet une réduction du bénéfice
imposable de 5 000 €
Exercice 4
Une entreprise individuelle a les éléments suivants en 2023 :
• Chiffre d’affaires : 300 000 €
• Achats de marchandises : 120 000 €
• Charges de personnel : 60 000 €
• Charges diverses : 40 000 €
1.Quel est le bénéfice imposable ?
Corrigé
1.Quel est le bénéfice imposable ? Une entreprise individuelle a les éléments suivants en
2023 :
• Chiffre d’affaires : 300 000 €
• Achats de marchandises : 120 000 €
• Charges de personnel : 60 000 €
• Charges diverses : 40 000 €
Bénéfice imposable = Chiffre d'affaires - (Achats de marchandises + Charges de
personnel + Charges diverses)
• Bénéfice imposable = 300 000 € - (120 000 € + 60 000 € + 40 000 €) = 300 000 € - 220
000 € = 80 000 €
Réponse : Le bénéfice imposable est de 80 000 €
305
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 5
Une entreprise a déclaré un bénéfice de 50 000 €, mais a inclus :
• Amendes fiscales : 2 000 €
• Dépenses personnelles du dirigeant : 3 000 €
1.Quel est le résultat fiscal corrigé après réintégration des charges non
déductibles ?
Corrigé
Quel est le résultat fiscal corrigé après réintégration des charges non déductibles ?
Une entreprise a déclaré un bénéfice de 50 000 €, mais a inclus :
• Amendes fiscales : 2 000 €
• Dépenses personnelles du dirigeant : 3 000 €
Les amendes fiscales et les dépenses personnelles du dirigeant ne sont pas déductibles
fiscalement, elles doivent donc être réintégrées au résultat fiscal.
• Résultat fiscal corrigé = Bénéfice déclaré + Amendes fiscales + Dépenses personnelles
• Résultat fiscal corrigé = 50 000 € + 2 000 € + 3 000 € = 55 000 €
Réponse : Le résultat fiscal corrigé est de 55 000 €.
306
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 3
TAXES SUR LA VALEUR AJOUTEE
Rappel de cours
1. Définition de la TVA
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt indirect sur la consommation appliqué à
la plupart des biens et services. Elle est collectée par les entreprises et reversée à l'État.
2. Mécanisme de la TVA
La TVA fonctionne selon un principe de collecte et de déduction :
• L'entreprise collecte la TVA sur ses ventes (TVA collectée).
• Elle déduit la TVA payée sur ses achats (TVA déductible).
• Elle reverse la différence à l'administration fiscale.
Calcul de la TVA nette :
TVA à reversée = TVA collectée – TVA déductible
3. Les différents taux de TVA
En France, il existe plusieurs taux de TVA :
• 20 % : taux normal, applicable à la plupart des biens et services.
• 10 % : restauration, transports, hébergement, travaux d'aménagement.
307
Objectifs 15/20 - DCG
• 5,5 % : produits alimentaires de base, livres, énergie, travaux de rénovation
énergétique.
• 2,1 % : presse, médicaments remboursés, spectacles vivants.
4. Les régimes d'imposition à la TVA
Les entreprises peuvent être soumises à différents régimes de TVA :
a) Régime de la franchise en base
• Applicable aux entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 91 900 €
(ventes) ou 36 800 € (services).
• L'entreprise ne facture pas de TVA à ses clients, mais ne peut pas déduire la TVA
sur ses achats.
b) Régime réel simplifié
• Applicable aux entreprises dont le chiffre d'affaires est compris entre 91 900 € et
840 000 € (ventes) ou 36 800 € et 254 000 € (services).
• Versement d'acomptes semestriels et déclaration annuelle (CA12).
c) Régime réel normal
• Obligatoire au-delà des seuils du régime simplifié.
• Déclaration et paiement mensuel ou trimestriel (CA3).
5. Territorialité de la TVA
a) Opérations en France
• TVA due sur les ventes réalisées en France.
b) Opérations intracommunautaires
308
Objectifs 15/20 - DCG
• Livraisons intra-UE : exonérées si le client est redevable de la TVA dans son pays.
• Acquisitions intra-UE : TVA due par l'acheteur en autoliquidation.
c) Opérations avec les pays tiers
• Exportations : exonérées de TVA.
• Importations : TVA due à l'entrée en France.
6. Déclarations et obligations
• Déclaration CA3 : déclaration mensuelle ou trimestrielle pour les entreprises au
réel normal.
• Déclaration CA12 : déclaration annuelle pour les entreprises au régime simplifié.
• Paiement de la TVA : par virement ou télérèglement.
7. Contrôle et sanctions
L'administration fiscale peut effectuer des contrôles pour vérifier la sincérité des
déclarations. En cas d'erreur ou de fraude, des sanctions peuvent être appliquées :
• Pénalités de retard : 10 % à 40 % selon les cas.
• Majoration pour fraude : jusqu'à 80 %.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise vend un produit à 1 200 € HT avec un taux de TVA de 20 %.
1. Quel est le montant de la TVA collectée ?
2. Quel est le prix TTC ?
Corrigé
309
Objectifs 15/20 - DCG
1. Quel est le montant de la TVA collectée ?
Une entreprise vend un produit à 1 200 € HT avec un taux de TVA de 20 %.
• TVA collectée = Montant HT × Taux de TVA
• TVA collectée = 1 200 € × 20 % = 1 200 € × 0,20 = 240 €
2. Quel est le prix TTC ?
• Prix TTC = Montant HT + TVA collectée
• Prix TTC = 1 200 € + 240 € = 1 440 €
Exercice 2
Un produit est vendu 1 800 € TTC avec une TVA de 20 %.
1. Quel est le montant HT ?
2. Quel est le montant de la TVA ?
Corrigé
1. Quel est le montant HT ?
Un produit est vendu 1 800 € TTC avec une TVA de 20 %.
• Montant HT = Montant TTC / (1 + Taux de TVA)
• Montant HT = 1 800 € / 1,20 = 1 500 €
3. Quel est le montant de la TVA ?
• TVA = Montant TTC - Montant HT
• TVA = 1 800 € - 1 500 € = 300 €
310
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 3
Une entreprise vend en un mois :
• 5 produits à 500 € HT
• 3 services à 1 200 € HT
Le taux de TVA est de 20 %.
1.Quel est le montant total de TVA collectée ?
Corrigé
Quel est le montant total de TVA collectée ?
Une entreprise vend en un mois :
• 5 produits à 500 € HT
• 3 services à 1 200 € HT Le taux de TVA est de 20 %.
• TVA sur les produits = (500 € × 5) × 20 % = 2 500 € × 0,20 = 500 €
• TVA sur les services = (1 200 € × 3) × 20 % = 3 600 € × 0,20 = 720 €
• TVA totale collectée = 500 € + 720 € = 1 220 €
Exercice 4
Une entreprise achète des fournitures pour 5 000 € HT avec une TVA de 20 %.
1.Quel est le montant de TVA déductible ?
Corrigé
Quel est le montant de TVA déductible ?
Une entreprise achète des fournitures pour 5000 € HT avec une TVA de 20 %.
• TVA déductible = Montant HT × Taux de TVA
• TVA déductible = 5 000 € × 20 % = 1 000 €
311
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 5
Une entreprise a les éléments suivants en janvier :
• TVA collectée : 8 500 €
• TVA déductible : 3 200 €
1.Quel est le montant de la TVA à payer au Trésor Public ?
Corrigé
Quel est le montant de la TVA à payer au Trésor Public ?
Une entreprise a les éléments suivants en janvier :
• TVA collectée : 8 500 €
• TVA déductible : 3 200 €
• TVA à payer = TVA collectée - TVA déductible
• TVA à payer = 8 500 € - 3 200 € = 5 300 €
312
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 4
IMPOTS SUR LE CAPITAL,
CONTROLE, CONTENTIEUX,
SANCTIONS
Rappel de cours
1. L'Impôt sur le Capital
L'impôt sur le capital regroupe plusieurs taxes et prélèvements appliqués sur le
patrimoine des particuliers et des entreprises.
a) Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI)
• Remplace l'ISF depuis 2018.
• Concerne les patrimoines immobiliers supérieurs à 1,3 million d’euros.
• Taux progressif allant de 0,5 % à 1,5 %.
• Exonérations : biens professionnels, bois et forêts sous certaines conditions.
b) Droits de Mutation à Titre Gratuit (DMTG)
• Concernent les donations et successions.
• Barème progressif en fonction du lien de parenté (abattements : 100 000 € pour
les enfants, 31 865 € pour les petits-enfants).
• Paiement fractionné possible sous certaines conditions.
c) Taxe Foncière et Taxe d’Habitation
313
Objectifs 15/20 - DCG
• Taxe foncière : due par les propriétaires, calculée sur la valeur locative
cadastrale.
• Taxe d’habitation : supprimée pour les résidences principales, mais maintenue
pour les résidences secondaires.
d) Prélèvements sur les revenus du capital
• 30 % (12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux).
• Option pour l’imposition au barème progressif possible.
2. Le Contrôle Fiscal
Le contrôle fiscal vise à vérifier la conformité des déclarations des contribuables.
a) Types de contrôle
• Vérification de comptabilité : concerne les entreprises.
• Examen de situation fiscale personnelle (ESFP) : applicable aux particuliers.
• Contrôle sur pièces : effectué sur la base des documents fiscaux transmis.
b) Déroulement du contrôle
1. Envoi d’un avis de vérification.
2. Accès aux documents comptables et fiscaux.
3. Possibilité d’un débat oral et contradictoire.
4. Envoi d’une proposition de rectification en cas d’anomalie.
c) Garanties du contribuable
• Assistance par un conseil (expert-comptable, avocat fiscaliste).
• Droit de réponse et contestation des rectifications proposées.
• Recours hiérarchique et saisine du Comité du contentieux fiscal en cas de
désaccord.
314
Objectifs 15/20 - DCG
3. Le Contentieux Fiscal
Le contentieux fiscal regroupe les litiges entre l'administration fiscale et les
contribuables.
a) Types de contentieux
• Contentieux de l'assiette : contestation du montant de l’impôt dû.
• Contentieux du recouvrement : contestation des moyens de recouvrement.
b) Procédures de contestation
1. Réclamation préalable auprès du service des impôts compétent.
2. Saisine du tribunal administratif pour les impôts d'État.
3. Saisine du tribunal judiciaire pour les impôts locaux et droits d'enregistrement.
4. Recours auprès du Conseil d’État ou de la Cour de Cassation en cas de rejet.
c) Voies alternatives de règlement
• Transaction fiscale : accord entre l’administration et le contribuable.
• Recours gracieux : demande d’atténuation de pénalités ou d’impôts.
• Médiation fiscale : intervention d’un médiateur pour trouver un accord.
4. Sanctions Fiscales
L’administration fiscale peut appliquer des sanctions en cas d’irrégularités ou de fraudes.
a) Pénalités de retard
• 10 % en cas de retard de paiement.
• 40 % en cas de manquement délibéré.
• 80 % en cas de manœuvres frauduleuses.
b) Majorations pour défaut de déclaration
315
Objectifs 15/20 - DCG
• 10 % à 80 % selon la gravité de l’omission.
• Pénalités supplémentaires en cas de récidive.
c) Sanctions pénales
• Fraude fiscale : amende jusqu’à 500 000 € et 5 ans de prison.
• Blanchiment de fraude fiscale : amende jusqu’à 3 millions d’euros et 10 ans de
prison.
• Interdiction d’exercer une activité professionnelle en cas de fraude aggravée.
EXERCICES
Exercice 1
Un héritier reçoit un patrimoine de 250 000 € de son parent.
L’abattement applicable est de 100 000 €, et le barème d’imposition est :
• 5 % jusqu’à 8 072 €
• 10 % de 8 073 € à 12 109 €
• 15 % de 12 110 € à 15 932 €
• 20 % au-delà
1.Quel est le montant des droits de succession à payer ?
Corrigé
Un héritier reçoit un patrimoine de 250 000 € de son parent. L’abattement applicable est
de 100 000 €, et le barème d’imposition est :
• 5 % jusqu’à 8 072 €
• 10 % de 8 073 € à 12 109 €
316
Objectifs 15/20 - DCG
• 15 % de 12 110 € à 15 932 €
• 20 % au-delà
Montant à imposer après abattement :
• Montant après abattement = 250 000 € - 100 000 € = 150 000 €
Calcul des droits de succession :
1. Tranche de 0 à 8 072 € (5 %)
8 072 € × 5 % = 403,60 €
2. Tranche de 8 073 € à 12 109 € (10 %)
(12 109 € - 8 072 €) = 4 037 € → 4 037 € × 10 % = 403,70 €
3. Tranche de 12 110 € à 15 932 € (15 %)
(15 932 € - 12 110 €) = 3 822 € → 3 822 € × 15 % = 573,30 €
4. Tranche au-delà de 15 932 € (20 %)
(150 000 € - 15 932 €) = 134 068 € → 134 068 € × 20 % = 26 813,60 €
Total des droits de succession :
• Total = 403,60 € + 403,70 € + 573,30 € + 26 813,60 € = 28 194,20 €
Exercice 2
Un contribuable possède un patrimoine immobilier net taxable de 1 700 000 €.
Le barème de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) est :
• 0 % jusqu’à 800 000 €
• 0,50 % de 800 001 € à 1 300 000 €
• 0,70 % au-delà
4.Quel est le montant de l’IFI à payer ?
317
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
Un contribuable possède un patrimoine immobilier net taxable de 1 700 000 €. Le barème
de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) est :
• 0 % jusqu’à 800 000 €
• 0,50 % de 800 001 € à 1 300 000 €
• 0,70 % au-delà
Calcul de l’IFI à payer :
1. Tranche de 0 à 800 000 € : 0 % → 0 €
2. Tranche de 800 001 € à 1 300 000 € (0,50 %)
(1 300 000 € - 800 000 €) = 500 000 € → 500 000 € × 0,50 % = 2 500 €
3. Tranche au-delà de 1 300 000 € (0,70 %)
(1 700 000 € - 1 300 000 €) = 400 000 € → 400 000 € × 0,70 % = 2 800 €
Total de l'IFI :
• Total = 0 € + 2 500 € + 2 800 € = 5 300 €
Exercice 3
Un particulier vend sa résidence principale avec une plus-value de 50 000 €.
1.Cette plus-value est-elle imposable ? Pourquoi ?
Corrigé
La plus-value réalisée sur la vente de la résidence principale est exonérée d’impôt, sous
réserve de respecter certaines conditions (résidence principale, vente effective, etc.).
318
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 4
Un contribuable réalise une plus-value de 10 000 € sur la vente d’actions.
Il a le choix entre :
1. Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 %
2. Imposition au barème progressif avec abattement de 50 % (tranche marginale à 30
%)
Quelle option est la plus avantageuse fiscalement ?
Corrigé
L'option 2 (imposition au barème progressif avec abattement) est plus avantageuse, car
l'impôt est de 1 500 € contre 3 000 € avec le PFU.
Exercice 5
Un acheteur acquiert un bien immobilier pour 300 000 €.
Les droits d’enregistrement sont de 5,80 %.
1. est le montant total des droits à payer ?
Corrigé
Droits = 300 000 € × 5,80 % = 17 400 €
Exercice 6
Une entreprise fait l’objet d’un contrôle fiscal en 2025 pour ses exercices 2021, 2022 et
2023.
1.Pour quelles années l’administration fiscale peut-elle encore redresser
l’entreprise ?
319
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
L’administration fiscale peut redresser l’entreprise pour les 3 années concernées (2021,
2022, 2023), à condition que ces exercices ne soient pas prescrits. Le délai de
prescription est généralement de 3 ans à compter de la date de la déclaration.
Exercice 7
Un particulier reçoit 100 000 € sur son compte bancaire sans justificatif.
L’administration fiscale peut-elle requalifier cette somme en revenu imposable ?
Pourquoi ?
Corrigé
L’administration fiscale peut requalifier cette somme en revenu imposable, car le
particulier doit justifier l’origine de cette somme. En l’absence de justification,
l’administration peut considérer cette somme comme un revenu non déclaré.
Exercice 8
Une entreprise a sous-évalué ses recettes déclarées de 50 000 € sur 3 ans.
Le taux d’IS applicable est de 25 %.
1.Quel est le montant du redressement fiscal (hors pénalités) ?
Corrigé
Redressement = 50 000 € × 25 % = 12 500 €
Exercice 9
Un entrepreneur devait déclarer son impôt avant le 15 mai mais le fait le 30 juin.
La majoration applicable est de 10 %. Son impôt initial est de 12 000 €.
1.Quel est le montant de la pénalité à payer ?
Corrigé
Majorité = 12 000 € × 10 % = 1 200 €
320
Objectifs 15/20 - DCG
.
321
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 1
LA VALEUR
Rappel de cours
1. Valeur et Temps
La valeur de l'argent varie avec le temps en raison du principe de la préférence pour la
liquidité et de l'opportunité de rendement.
a) La Valeur Temporelle de l'Argent
• Principe : Un euro aujourd’hui vaut plus qu’un euro demain.
• Justification : Inflation, risque, coûts d'opportunité.
b) Actualisation et Capitalisation
• Actualisation (Valeur actuelle) : Permet de connaître aujourd’hui la valeur d’un
flux futur. VA = VF / (1 + r)n où VA = Valeur actuelle, VF = Valeur future, r = taux
d'actualisation, n = nombre de périodes.
• Capitalisation (Valeur future) : Permet de connaître la valeur future d'un capital
investi aujourd'hui. VF=VA×(1+r)n
c) Critères d’évaluation des investissements
• Valeur Actuelle Nette (VAN) : VAN=∑FCt(1+r)t −I Flux de trésorerie à la période t,
I = Investissement initial.
• Taux de Rendement Interne (TRI) : Taux d'actualisation annulant la VAN.
322
Objectifs 15/20 - DCG
• Délai de récupération : Temps nécessaire pour récupérer l’investissement initial.
2. Valeur et Risque
Le risque influence la valeur financière en introduisant de l’incertitude sur les
rendements futurs.
a) Mesure du Risque
• Écart-type : Mesure la volatilité des rendements.
• Bêta (β) : Mesure la sensibilité d’un actif par rapport au marché (CAPM).
• VaR (Value at Risk) : Estime la perte maximale possible avec un certain niveau de
confiance.
b) Relation Risque-Rendement
• Modèle d’évaluation des actifs financiers (CAPM) : ri=rf+β(rm−rf) où r_i =
rendement attendu de l’actif, r_f = taux sans risque, r_m = rendement du marché,
β = coefficient de risque.
• Arbitrage entre risque et rendement : Plus un investissement est risqué, plus le
rendement exigé est élevé.
c) Diversification et Gestion du Risque
• Diversification : Réduction du risque spécifique en combinant plusieurs actifs.
• Couverture : Utilisation de produits dérivés (options, futures) pour limiter les
pertes.
• Allocation d’actifs : Répartition des investissements entre différentes classes
d’actifs pour équilibrer risque et rendement.
3. Valeur et Information
L'information joue un rôle crucial dans l'évaluation financière et la prise de décision.
323
Objectifs 15/20 - DCG
a) Efficience des Marchés (Théorie d’Eugene Fama)
• Forme faible : Les prix intègrent toutes les informations passées.
• Forme semi-forte : Les prix intègrent toutes les informations publiques.
• Forme forte : Les prix intègrent toutes les informations publiques et privées.
b) Asymétrie de l’Information
• Sélection adverse : Les acheteurs et vendeurs n’ont pas les mêmes informations
(ex : marché de l'assurance).
• Aléa moral : Un agent modifie son comportement après signature d’un contrat (ex
: emprunteur qui prend plus de risques après avoir obtenu un prêt).
c) Impact de l’Information sur la Valeur d’une Entreprise
• Annonce de résultats financiers : Influence la perception des investisseurs.
• Stratégie de communication financière : Transparence pour réduire l’incertitude.
• Manipulation comptable : Risques liés à la falsification de l’information financière
(ex : scandales Enron, Wirecard)
EXERCICES
Exercice 1
Quel est la valeur actuelle d’un paiement de 10 000 € dans 5 ans, avec un taux
d’actualisation de 4 % ?
Corrigé
Formule :
VA=F / (1+r)n
Où :
• F=10 000 € (future value)
324
Objectifs 15/20 - DCG
• r=4%=0,04
• n= 5 ans
Calcul :
VA=10000(1+0,04)5 =10000 / 1,2167≈8223,97 €
Exercice 2
Combien vaudra un investissement de 15 000 € dans 3 ans si le taux d’intérêt annuel est
de 5 % ?
Corrigé
Formule : VF = P×(1+r)n Où :
• P=15 000 €
• r=5%=0,05r = 5 \% = 0,05
• n=3n = 3 ans
Calcul :
VF=15000 × (1+0,05)3 =15000×1,157625≈17364,38
Exercice 3
Un placement initial de 5 000 € est placé à un taux d’intérêt de 6 % par an. Quelle sera
sa valeur après 10 ans ?
Corrigé
Formule : VF=P×(1+r)n Où :
• P= 5 000 €
• r=6%=0,06
• n= 10 ans
325
Objectifs 15/20 - DCG
Calcul :
VF=5000×(1+0,06)10=5000×1,790847≈8954,24 €
Exercice 4
Une somme de 8 000 € devient 12 000 € en 6 ans. Quel est le taux d’intérêt annuel
moyen ?
Corrigé
Formule :
r=(VF / P) (1 / n) -1 Où :
• P= 8 000 €
• VF= 12 000 €
• n= 6 ans
Calcul :
r=(12000 / 8000)(1/6)-1 ≈ 0,0697 ou 6,97%
Exercice 5
Combien de temps faut-il pour doubler un capital avec un taux d’intérêt annuel de 7 % ?
Corrigé
Formule : T=ln (2) / ln (1+r)
où :
• r=7%=0,07
Calcul :
T=ln(2) / ln(1+0,07) ≈ 0,6931 ≈ 10,24 ans
326
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 2
LE DIAGNOSTIQUE FINANCIER DES
COMPTES SOCIAUX
Rappel de cours
Le diagnostic financier des comptes sociaux est une analyse approfondie des états
financiers d’une entreprise afin d’évaluer sa performance, sa solidité financière et ses
perspectives d’avenir. Il repose sur l'étude du bilan, du compte de résultat et des
annexes pour comprendre la situation financière de l’entreprise.
1. Les Documents Financiers de Référence
1.1. Le Bilan Comptable
Le bilan fournit une photographie du patrimoine de l’entreprise à une date donnée. Il
est structuré en deux parties :
• L’Actif (emplois) : ce que possède l’entreprise (immobilisations, stocks, créances,
trésorerie).
• Le Passif (ressources) : comment elle finance ses actifs (capitaux propres, dettes
financières, dettes fournisseurs).
1.2. Le Compte de Résultat
Il résume l’activité de l’entreprise sur un exercice comptable en mettant en relation :
• Les produits (chiffre d'affaires, subventions, produits financiers).
• Les charges (achats, frais de personnel, impôts, charges financières).
327
Objectifs 15/20 - DCG
Le résultat final peut être :
• Bénéfice (produits > charges).
• Perte (charges > produits).
1.3. L’Annexe
L’annexe apporte des explications et des précisions sur les éléments du bilan et du
compte de résultat, notamment sur les méthodes comptables utilisées.
2. Les Axes du Diagnostic Financier
L’analyse financière repose sur plusieurs axes :
2.1. L’Analyse de la Structure Financière
Elle permet d’évaluer la solidité et l’équilibre financier de l’entreprise. On s’appuie sur
des ratios comme :
• Autonomie financière = Capitaux propres / Total bilan.
• Endettement = Dettes financières / Capitaux propres.
• Capacité de remboursement = Dettes financières / CAF.
2.2. L’Analyse de la Rentabilité
Elle mesure la capacité de l’entreprise à générer du profit :
• Marge brute = (CA - Coût d’achat des marchandises) / CA.
• Rentabilité économique = Résultat d’exploitation / Actif total.
• Rentabilité financière = Résultat net / Capitaux propres.
2.3. L’Analyse de la Liquidité et de la Solvabilité
Elle évalue la capacité de l’entreprise à faire face à ses obligations financières :
328
Objectifs 15/20 - DCG
• Fonds de roulement (FR) = Capitaux permanents - Actif immobilisé.
• Besoin en fonds de roulement (BFR) = Actifs circulants - Passifs circulants.
• Trésorerie nette = FR - BFR.
2.4. L’Analyse de la Capacité d’Autofinancement (CAF)
Elle mesure la capacité de l’entreprise à générer des ressources pour financer son
développement :
• CAF = Résultat net + Dotations aux amortissements et provisions - Reprises sur
amortissements.
3. Étapes du Diagnostic Financier
3.1. Étape 1 : Reconstitution des Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG)
Les SIG permettent d’analyser la formation du résultat :
• Marge commerciale = Vente de marchandises - Coût d’achat des marchandises.
• Valeur ajoutée = Marge commerciale + Production - Consommations en
provenance des tiers.
• Excédent brut d’exploitation (EBE) = VA - Charges de personnel - Impôts et taxes.
• Résultat d’exploitation = EBE - Dotations aux amortissements et provisions.
• Résultat financier = Produits financiers - Charges financières.
• Résultat net = Résultat courant + Résultat exceptionnel - Impôts.
3.2. Étape 2 : Analyse du Bilan Fonctionnel
Il classe les éléments du bilan en fonction de leur nature et de leur durée (emplois
stables, ressources stables, actif et passif circulant).
3.3. Étape 3 : Étude des Ratios Financiers
329
Objectifs 15/20 - DCG
L’analyse repose sur des ratios de structure, de rentabilité, de liquidité et
d’endettement pour identifier les points forts et les points faibles.
3.4. Étape 4 : Analyse de la Trésorerie
• Si FR > BFR, la trésorerie est positive.
• Si FR < BFR, l’entreprise est en tension de trésorerie.
4. Interprétation des Résultats
• Une entreprise avec un bon FR, une CAF positive et une rentabilité stable est en
bonne santé.
• Un BFR élevé peut signaler des problèmes de gestion des stocks ou des créances
clients.
• Un endettement trop fort peut mettre en péril la solvabilité.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise présente les postes suivants :
o Capitaux propres : 800 000 €
o Dettes financières : 500 000 €
o Actifs immobilisés : 900 000 €
o Actifs circulants : 600 000 €
1.Déterminez son fonds de roulement net global (FRNG).
Corrigé
330
Objectifs 15/20 - DCG
FRNG = (Capitaux Propres + Dettes à Long Terme − Actifs Immobilisés) = 800000 +
500000 – 900000 = 400000 €
Exercice 2
Une entreprise a un stock de 100 000 €, des créances clients de 150 000 €, et des dettes
fournisseurs de 90 000 €.
1.Quel est son BFR ? Interprétez le résultat.
Corrigé
BFR = Stock + Créances Clients − Dettes Fournisseurs =
100000+150000−90000=160000 €
Interprétation :
Le BFR est positif, ce qui signifie que l'entreprise a un besoin de financement pour
couvrir son cycle d'exploitation.
Exercice 3
Une entreprise a un FRNG de 50 000 € et un BFR de 60 000 €.
1.Quelle est sa trésorerie nette ? L’entreprise est-elle en situation de tension
de liquidité ?
Corrigé
331
Objectifs 15/20 - DCG
Trésorerie Nette = FRNG – BFR = 50000 – 60000 = −10000 €
Interprétation :
L'entreprise est en situation de tension de liquidité, car sa trésorerie nette est
négative.
Exercice 4
Une société a un total bilan de 2 000 000 € et des capitaux propres de 700 000 €.
1.Calculez son ratio d’indépendance financière et interprétez le
résultat.
Corrigé
Ratio d′indépendance financière = Capitaux Propres / Total Bilan =700000 / 2000000
=
0,35 ou 35%
Interprétation :
L'entreprise est partiellement indépendante financièrement, avec 35 % de son
financement provenant des capitaux propres.
Exercice 5
Une entreprise a des dettes financières de 400 000 € et une trésorerie disponible de 50
000 €.
1.Quel est son endettement net ?
332
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
Endettement Net = Dettes Financières – Trésorerie
= 400000 – 50000 = 350000 €
Exercice 9
Une entreprise réalise une valeur ajoutée de 150 000 €, avec des charges de personnel de
70 000 € et des impôts et taxes de 10 000 €.
1.Calculez son EBE.
Corrigé
EBE = Valeur Ajoutée − Charges de Personnel − Impôts et Taxes
= 150000 – 70000 – 10000 = 70000 €
Exercice 10
Une entreprise a un EBE de 60 000 €, des dotations aux amortissements de 20 000 €, et
des autres charges d’exploitation de 5 000 €.
1.Quel est son résultat d’exploitation ?
Corrigé
Résultat d′Exploitation = EBE − Dotations aux Amortissements −
Autres Charges d′Exploitation
= 60000 – 20000 – 5000 = 35000 €
333
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 11
Une entreprise réalise un résultat d’exploitation de 30 000 €, avec un résultat financier
de -5 000 € et un résultat exceptionnel de +2 000 €. Elle paie un impôt sur les sociétés de
7 000 €.
Quel est son résultat net ?
Corrigé
Résultat Net = Résultat d′Exploitation + Résultat Financier + Résultat Exceptionnel −
Impôt sur les Sociétés
= 30000 + (– 5000) + 2000 – 7000 = 20000 €
Exercice 12
Une entreprise réalise un résultat d’exploitation de 40 000 € avec un total bilan de 500
000 €.
1.Calculez sa rentabilité économique et interprétez le résultat.
Corrigé
Rentabilité Economique = (résultat d′Exploitation / Total Bilan) × 100
= (40000 / 500000) × 100 = 8%
Interprétation :
L'entreprise génère un rendement de 8 % sur l'ensemble de ses actifs.
Exercice 13
334
Objectifs 15/20 - DCG
Une entreprise a un actif circulant de 120 000 € et un passif circulant de 80 000 €.
Calculez son ratio de liquidité générale et commentez.
Corrigé
Ratio de Liquidité Générale = Actif Circulant / Passif Circulant
= 120000 / 80000 = 1,5
Exercice 14
Une entreprise a un total bilan de 1 500 000 €, des capitaux propres de 600 000 € et des
dettes financières de 500 000 €.
Calculez le ratio de solvabilité et commentez.
Corrigé
Ratio de Solvabilité = Capitaux Propres / Total Bilan
= 600000 / 1500000 = 0,4 ou 40%
Interprétation :
L'entreprise est relativement solvable avec 40 % de financement par les capitaux
propres.
Exercice 15
Une entreprise a un résultat net de 50 000 € et des capitaux propres de 400 000 €.
335
Objectifs 15/20 - DCG
1.Déterminez sa rentabilité financière et comparez avec la rentabilité
économique.
Corrigé
Rentabilité Financière = (résultat Net / Capitaux Propres) × 100
= (50000 / 400000) × 100 = 12,5%
Comparaison avec la rentabilité économique :
La rentabilité financière (12,5 %) est supérieure à la rentabilité économique,
indiquant que l'entreprise génère plus de rentabilité pour ses actionnaires que pour
ses créanciers.
Exercice 16
Une entreprise a une rentabilité économique de 7 %, un coût de la dette de 4 %, et un
taux d’endettement de 60 %.
1.Quel est l’effet de levier et quel est son impact sur la rentabilité
financière ?
Corrigé
Effet de levier = Rentabilité Financière / Rentabilité Économique
Impact sur la rentabilité financière :
L'effet de levier permet d'augmenter la rentabilité financière par l'utilisation de la
dette. Cela booste la rentabilité de l'entreprise au-delà de la rentabilité économique.
Exercice 21
336
Objectifs 15/20 - DCG
L'entreprise XYZ présente les données comptables suivantes pour l'année N (en euros) :
• Chiffre d'affaires (CA) : 500 000
• Production stockée : 10 000
• Production immobilisée : 5 000
• Achats de marchandises : 120 000
• Variation de stock de marchandises : + 8 000
• Achats de matières premières : 80 000
• Variation de stock de matières premières : - 5 000
• Autres achats et charges externes : 70 000
• Charges de personnel : 110 000
• Impôts et taxes : 15 000
• Dotations aux amortissements et provisions : 25 000
• Subventions d’exploitation : 2 000
• Autres produits d’exploitation : 3 000
• Autres charges d’exploitation : 4 000
• Résultat financier : - 2 000
Travail demandé
1. Etablissez le tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion en suivant le
modèle du PCG.
2. Calculez le Résultat d’Exploitation et le Résultat Courant avant Impôt.
Corrigé
Poste Montant (€)
Chiffre d'affaires (CA) 500 000
+ Production stockée 10 000
337
Objectifs 15/20 - DCG
+ Production immobilisée 5 000
= Production de l'exercice 515 000
- Achats de marchandises 120 000
+ Variation de stock de marchandises 8 000
- Achats de matières premières 80 000
+ Variation de stock de matières -5 000
premières
- Autres achats et charges externes 70 000
= Valeur ajoutée 248 000
- Charges de personnel 110 000
- Impôts et taxes 15 000
= Excédent Brut d'Exploitation (EBE) 123 000
+ Subventions d’exploitation 2 000
+ Autres produits d’exploitation 3 000
- Autres charges d’exploitation 4 000
= Résultat d’exploitation (REX) 124 000
+ Résultat financier -2 000
= Résultat courant avant impôt (RCAI) 122 000
Le Résultat d’Exploitation est 124 000 €, et le Résultat Courant Avant Impôt est 122
000 €
338
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 3
LES OPERATIONS
D’INVESTISSEMENTS
Rappel de cours
Les opérations d’investissement sont essentielles pour assurer le développement et la
compétitivité d’une entreprise. Elles consistent à acquérir des actifs (matériels,
immatériels, financiers) qui permettront à l’entreprise de générer des revenus à moyen
et long terme.
1. Définition et Typologie des Investissements
1.1. Définition de l’Investissement
L’investissement représente une dépense immédiate en vue d’obtenir des bénéfices
futurs. Il s’agit de l’acquisition d’actifs durables inscrits à l’actif du bilan.
1.2. Types d’Investissements
1.2.1. Investissements selon leur nature
• Investissements corporels : Achats de terrains, bâtiments, machines, véhicules,
équipements.
• Investissements incorporels : Dépenses en recherche et développement (R&D),
brevets, logiciels, formations.
• Investissements financiers : Prises de participation, achat d’actions, obligations.
339
Objectifs 15/20 - DCG
1.2.2. Investissements selon leur finalité
• Investissement de remplacement : Remplacement d’un bien usé sans
modification de la capacité de production.
• Investissement de capacité : Achat de nouveaux équipements pour augmenter la
production.
• Investissement de productivité : Amélioration de l’efficacité et réduction des
coûts de production.
• Investissement stratégique : Acquisition pour assurer l’avenir de l’entreprise
(exemple : innovation, diversification).
2. Le Processus d’Investissement
2.1. Identification du besoin d’investissement
L’entreprise doit définir ses besoins en fonction de ses objectifs stratégiques et
opérationnels.
2.2. Étude de faisabilité et choix de l’investissement
• Analyse technique : Évaluation des aspects matériels et technologiques.
• Analyse financière : Évaluation du coût, des financements possibles et de la
rentabilité attendue.
• Analyse économique : Étude de l’impact sur l’activité et la compétitivité de
l’entreprise.
2.3. Modes de financement des investissements
L’investissement peut être financé par :
• Les fonds propres : Autofinancement par la capacité d’autofinancement (CAF).
• L’emprunt bancaire : Crédit à moyen ou long terme.
• Le crédit-bail (leasing) : Location avec option d’achat.
340
Objectifs 15/20 - DCG
• Les subventions publiques : Aides à l’investissement.
2.4. Mise en œuvre et suivi de l’investissement
• Planification : Choix du calendrier et des ressources nécessaires.
• Suivi et contrôle : Évaluation des performances post-investissement à l’aide
d’indicateurs financiers et opérationnels.
3. Évaluation de la Rentabilité des Investissements
3.1. Critères d’évaluation
3.1.1. La Valeur Actuelle Nette (VAN)
La VAN permet d’évaluer la rentabilité d’un investissement en actualisant les flux de
trésorerie futurs.
• Si VAN > 0, l’investissement est rentable.
• Si VAN < 0, l’investissement est non rentable.
3.1.2. Le Taux de Rentabilité Interne (TRI)
Le TRI est le taux d’actualisation qui annule la VAN. Un TRI élevé signifie que
l’investissement est attractif.
3.1.3. Le Délai de Récupération (Payback Period)
C’est le temps nécessaire pour récupérer le montant investi. Plus ce délai est court, plus
l’investissement est intéressant.
3.1.4. Le Ratio Bénéfice/Coût
Il compare les bénéfices actualisés aux coûts de l’investissement.
341
Objectifs 15/20 - DCG
3.2. Risques et Contraintes des Investissements
• Risque financier : Mauvaise évaluation des coûts ou des revenus attendus.
• Risque opérationnel : Dysfonctionnements techniques ou logistiques.
• Risque économique : Évolution du marché et des besoins des clients.
4. Comptabilisation des Investissements
4.1. Enregistrement Comptable
Les investissements sont comptabilisés dans les comptes de classe 2 (immobilisations) :
• Achats d’immobilisations (compte 2xx) : Enregistrement de l’investissement brut.
• Amortissements (compte 28x) : Répartition du coût de l’investissement sur sa
durée d’utilisation.
4.2. Dépréciation et Cession d’Immobilisation
• Dépréciation : Réduction de la valeur d’un actif si sa valeur actuelle est inférieure
à sa valeur comptable.
• Cession d’immobilisation : Sortie d’un bien avec constatation d’une éventuelle
plus-value ou moins-value.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise envisage un projet nécessitant un investissement initial de 100 000 €. Il
génère des flux de trésorerie de 30 000 € par an pendant 5 ans. Le taux d’actualisation
est de 8 %.
1.Calculez la VAN et interprétez le résultat.
Corrigé
342
Objectifs 15/20 - DCG
La Valeur Actuelle Nette (VAN) se calcule avec la formule :
VAN = ∑ ((C / (1+r)n) – I)
Avec :
• C = 30 000 € (flux de trésorerie annuel)
• r = 8% = 0,08 (taux d’actualisation)
• I = 100 000 € (investissement initial)
• n = 5 ans
VAN = ∑ ((30000 / (1+0,08)5) −100000)
En actualisant chaque flux :
VAN = (30000 / 1,081 + 30000 / 1,082 + 30000 / 1,083 + 30000 / 1,084 + 30000 / 1,085) –
100000
VAN = (27778 + 25720 + 23815 + 22052 + 20417) – 100000
VAN = 119782 – 100000 = 19782 €
Interprétation :
La VAN étant positive, le projet est rentable et crée de la valeur.
Exercice 2
Un projet nécessite un investissement initial de 50 000 € et génère des flux de trésorerie
de 15 000 € par an pendant 4 ans.
1.Quel est le TRI approximatif ?
Corrigé
TRI =15000 / (1+r)n − 500000
343
Objectifs 15/20 - DCG
En testant différentes valeurs par interpolation, on trouve un TRI approximatif de 13,6 %.
Interprétation :
Si le TRI est supérieur au coût du capital, le projet est rentable.
Exercice 3
Une entreprise investit 200 000 € dans un projet qui génère des flux de trésorerie de 50
000 € par an.
1.Quel est le délai de récupération ?
Corrigé
Le délai de récupération est le temps nécessaire pour récupérer l’investissement initial.
200000 / 50000 = 4 ans
Interprétation :
L’investissement est récupéré en 4 ans. Plus ce délai est court, moins le projet est risqué
Exercice 4
o Projet A : Investissement de 80 000 €, flux annuels de 20 000 € sur 5 ans.
o Projet B : Investissement de 100 000 €, flux annuels de 25 000 € sur 5 ans.
Le taux d’actualisation est de 6 %.
1.Quel projet choisir selon la VAN et le TRI ?
Corrigé
On calcule la VAN pour chaque projet en actualisant les flux :
• Projet A :
VAN A = ∑ 20000 / (1,06)n – 80000 ≈ 7494€
344
Objectifs 15/20 - DCG
• Projet B :
VAN B = ∑ 25000 / (1,06)n – 100000 ≈ 5867€
Le TRI est également calculé et le Projet A a un meilleur TRI et une meilleure VAN,
donc il est préférable.
Exercice 5
Un projet coûte 120 000 € et génère des flux futurs ayant une VAN de 140 000 €.
Calculez l’IP et analysez la rentabilité du projet.
Corrigé
IP = (VAN + I) / I = 140000 + 120000 / 120000 = 2,17
Interprétation :
L’IP étant supérieur à 1, le projet est très rentable
345
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 4
LES OPERATIONS DE FINANCEMENT
Rappel de cours
Les opérations de financement regroupent l’ensemble des moyens utilisés par une
entreprise pour obtenir les ressources nécessaires à son fonctionnement et à son
développement. Ces opérations peuvent concerner :
1. Le financement de l’exploitation (besoin en fonds de roulement)
2. Le financement des investissements (croissance, modernisation, expansion)
3. Le financement exceptionnel (fusion, acquisition, restructuration)
Le choix des modes de financement dépend de plusieurs critères, notamment la situation
financière de l’entreprise, son niveau de rentabilité, son risque de solvabilité et ses
perspectives de croissance.
I. Les grandes catégories de financement
1. Le financement interne : L’autofinancement
L’autofinancement repose sur la capacité de l’entreprise à générer elle-même ses
propres ressources financières. Il est constitué de :
• La Capacité d’Autofinancement (CAF) :
CAF = Résultat net + Dotations aux amortissements et provisions - Reprises sur
provisions
346
Objectifs 15/20 - DCG
• Les bénéfices non distribués : Partie des résultats que l’entreprise décide de
réinvestir.
• Les cessions d’actifs : Vente d’éléments du patrimoine de l’entreprise.
2. Le financement externe
Lorsqu’une entreprise ne peut pas se financer seule, elle fait appel à des financements
externes. On distingue :
a) Le financement par fonds propres (Equity Financing)
L’entreprise augmente son capital en levant des fonds auprès d’investisseurs :
• Apports en capital : Apports en numéraire ou en nature des actionnaires.
• Augmentation de capital : Émission de nouvelles actions.
• Apports en compte courant d’associé : Prêts temporaires des associés.
• Financement participatif (crowdfunding) : Investissement par une multitude
d’individus via une plateforme en ligne.
b) Le financement par endettement (Debt Financing)
L’entreprise contracte des dettes pour financer ses besoins :
• Emprunt bancaire : Prêt d’une banque avec intérêts à payer.
• Obligations : Titres de créance négociables sur les marchés financiers.
• Crédit-bail (leasing) : Location d’un bien avec option d’achat.
• Affacturage : Cession des créances clients à un organisme financier.
II. Les différents instruments de financement
1. Les financements à court terme (moins d’un an)
347
Objectifs 15/20 - DCG
Ces financements concernent principalement la gestion du BFR (Besoin en Fonds de
Roulement) :
• Découvert bancaire : Crédit temporaire pour combler un besoin de trésorerie.
• Crédit fournisseur : Avantage consenti par les fournisseurs en différant le
paiement.
• Escompte bancaire : Mobilisation de créances clients avant échéance.
• Affacturage : Cession des factures à un organisme spécialisé qui avance les fonds.
2. Les financements à moyen et long terme (plus d’un an)
Ils servent à financer des investissements structurels :
• Emprunt bancaire classique : Crédit remboursable sur plusieurs années.
• Émission d’obligations : Dette contractée sur les marchés financiers.
• Capital-investissement (Private Equity) : Apport de fonds par des investisseurs
spécialisés.
• Crédit-bail (Leasing) : Alternative à l’emprunt pour l’acquisition de matériel.
III. Les critères de choix d’un financement
Le choix entre dette et fonds propres dépend de plusieurs facteurs :
1. Le coût du financement :
o Coût de la dette = intérêts + frais bancaires.
o Coût des fonds propres = rentabilité exigée par les actionnaires.
2. Le risque financier : Trop de dettes augmentent le risque de faillite.
3. L’effet de levier : Un endettement raisonnable peut augmenter la rentabilité
financière.
4. Les contraintes de solvabilité : Un fort endettement réduit la capacité d’emprunt
future.
348
Objectifs 15/20 - DCG
IV. Les emprunts indivis et obligataires
• Emprunts indivis : Prêts contractés directement auprès d'une ou plusieurs
institutions financières, sans recours à un marché obligataire.
• Emprunts obligataires : Émission de titres de dette sur les marchés financiers pour
lever des fonds.
Formule de calcul des annuités d'un emprunt indivis : A = C x T / 1 – (1+T)-n
Où :
A = annuité
C = capital emprunté
T = taux d'intérêt par période
N = nombre de périodes
Formule de calcul du prix d'une obligation : P = ∑ Ci / (1+r)i + M / (1+r)n
Où :
P = prix de l'obligation
Ci = coupon annuel
r = taux d'actualisation
M = valeur nominale de l'obligation
n = nombre d'années avant échéance
349
Objectifs 15/20 - DCG
V. Le crédit-bail
• Méthode de financement permettant à une entreprise d'utiliser un bien sans
l'acheter immédiatement.
• Trois types : crédit-bail mobilier, crédit-bail immobilier et location avec option
d'achat (LOA).
Formule de calcul du loyer de crédit-bail : L = C x T / 1 – (1+T)-n
Où :
L= loyer périodique
C = valeur du bien financé
T = taux de financement
n = nombre de périodes
VI. Les contraintes de financement
Le choix d'un financement est limité par plusieurs contraintes :
1. Contraintes de solvabilité : Une entreprise très endettée peut avoir des
difficultés à obtenir de nouveaux financements.
2. Contraintes de liquidité : Une entreprise doit s'assurer qu'elle peut rembourser
ses dettes à court terme.
3. Contraintes de rentabilité : L'impact du financement sur la rentabilité de
l'entreprise doit être évalué.
4. Contraintes réglementaires : Certaines entreprises sont soumises à des
restrictions légales ou sectorielles.
VII. Le plan de financement
350
Objectifs 15/20 - DCG
1. Définition et Objectifs
Le plan de financement vise à :
• Identifier les besoins financiers nécessaires à un projet ou au développement d'une
entreprise.
• Répertorier les ressources financières mobilisables.
• Vérifier l'équilibre entre les ressources et les emplois.
• Anticiper les besoins de financement externe (emprunts, apports en capital, etc.).
2. Structure du Plan de Financement
Un plan de financement se compose généralement de deux parties :
• Le plan de financement initial : il concerne les investissements de départ et les
ressources mobilisées pour le lancement d'une activité.
• Le plan de financement sur plusieurs années : il permet de suivre l’évolution des
ressources et des besoins financiers au fil du temps.
Nb : Le Plan de Financement Initial
Il recense les besoins de financement nécessaires au démarrage et les ressources
mobilisées pour y répondre.
1.Les Besoins (Emplois)
Ce sont les dépenses à engager pour créer l’entreprise ou lancer un projet :
• Investissements (immobilisations)
o Achat de matériel, machines, équipements
o Locaux, aménagements
o Acquisition de logiciels et brevets
• Fonds de roulement initial
351
Objectifs 15/20 - DCG
o Besoin en fonds de roulement (BFR) : stocks, créances clients
o Trésorerie de départ (caisse, compte bancaire)
2. Les Ressources
Ce sont les moyens de financement mobilisés :
• Apports en fonds propres
o Capital social (apport des associés)
o Apports en compte courant d’associé
• Financements externes
o Emprunts bancaires
o Subventions et aides publiques
o Crédit-bail
Équilibre : Total des ressources ≥ Total des besoins
VIII. Le Plan de Financement à Moyen et Long Terme
Il anticipe l'évolution des besoins et des ressources sur plusieurs années (généralement 3
à 5 ans).
1. Besoins de Financement
• Nouveaux investissements (renouvellement ou expansion)
• Augmentation du besoin en fonds de roulement
• Remboursement des emprunts
2. Ressources de Financement
• Autofinancement (résultats réinvestis)
• Nouveaux emprunts
• Augmentation de capital
352
Objectifs 15/20 - DCG
• Subventions supplémentaires
Équilibre : Il faut s’assurer que les ressources couvrent bien les nouveaux besoins.
IX. Exemple de Présentation du Plan de Financement
1. Plan de financement initial
Besoins Montant (€) Ressources Montant (€)
Matériel et équipements 50 000 Apports en capital 30 000
Aménagement locaux 20 000 Emprunt bancaire 40 000
Fonds de roulement initial 15 000 Subventions 10 000
Total des besoins 85 000 Total des ressources 85 000
2. Plan de financement sur 3 ans
Année Nouveaux BFR Autofinancement Nouveaux
Investissements Supplémentaire Emprunts
1 20 000 5 000 10 000 15 000
2 10 000 3 000 12 000 5 000
3 15 000 4 000 14 000 8 000
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise réalise un bénéfice net de 200 000 € après impôts. Les dotations aux
amortissements s’élèvent à 50 000 € et les provisions pour risques à 10 000 €.
1. Calculez la CAF et expliquez son rôle dans le financement des
investissements.
353
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
1. La Capacité d’Autofinancement (CAF) se calcule comme suit :
CAF = Bénéfice net + Dotations aux amortissements + Dotations aux provisions
Avec :
• Bénéfice net = 200 000 €
• Dotations aux amortissements = 50 000 €
• Provisions pour risques = 10 000 €
CAF = 200000 + 50000 + 10000 = 260000 €
Rôle de la CAF :
La CAF représente les ressources internes dégagées par l’entreprise pour financer ses
investissements, rembourser ses dettes et verser des dividendes.
Exercice 2
Une entreprise réalise un bénéfice net de 300 000 €. Elle décide de distribuer 40 % en
dividendes.
1.Quel est le montant réinvesti en fonds propres ?
Corrigé
1. Montant réinvesti = Bénéfice net × (1−Taux de distribution)
Avec :
• Bénéfice net = 300 000 €
• Distribution des dividendes = 40 %
Montant réinvesti = 300000 × (1−0,40) = 300000 × 0,60 = 180000 €
Interprétation :
354
Objectifs 15/20 - DCG
L’entreprise conserve 180 000 € en fonds propres pour financer sa croissance.
Exercice 3
Une entreprise autofinance 70 % d’un investissement de 500 000 € et emprunte le reste.
1. Quel est le montant de l’emprunt nécessaire ?
Corrigé
1. Montant emprunte = Investissement × (1−Autofinancement)
Montant emprunte = 500000 × (1−0,70) = 500000 × 0,30 = 150000 €
L’entreprise doit emprunter 150 000 €.
Exercice 4
Une entreprise investit 100 000 € amortis sur 5 ans en linéaire. Son résultat net avant
amortissement est de 60 000 €.
1. Quel sera le montant de l’amortissement annuel et son impact sur la CAF ?
Corrigé
1. Amortissement annuel :
100000 / 5 = 20000 €/an
• CAF :
CAF = Résultat net + Amortissements = 60000 + 20000 = 80000 €
L’amortissement n’affecte pas la trésorerie mais améliore la CAF.
Exercice 5
355
Objectifs 15/20 - DCG
Une entreprise contracte un emprunt de 200 000 € sur 5 ans avec un taux d’intérêt
annuel de 4 %.
1. Quel est le montant total des intérêts payés ?
Corrigé
1. Total intérêts = Capital emprunte × Taux × Durée
= 200000 × 4% × 5 = 40000 €
L’entreprise paiera 40 000 € d’intérêts.
Exercice 6
Une entreprise a un total bilan de 800 000 € et des dettes financières de 300 000 €.
1. Calculez le ratio d’endettement et interprétez le résultat.
Corrigé
1. Dettes financières / Total bilan = 300000 / 800000 = 37,5%
Un ratio inférieur à 50 % indique une structure financière équilibrée
Exercice 7
Une entreprise emprunte 100 000 € à 5 %, mais avec des frais bancaires de 2 %.
1. Quel est le coût réel du financement ?
Corrigé
1. Montant net reçu = 100000 − (100000×2%) = 98000
Coût réel = 100000 × 5% / 98000 = 5,1%
356
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 8
Une entreprise a une rentabilité économique de 6 %, un coût de la dette de 4 %, et un
taux d’endettement de 50 %.
1. Calculez l’effet de levier et son impact sur la rentabilité financière.
Corrigé
1. Effet de levier = (Rentabilité économique − Coût de la dette) × Dettes / Capitaux
propres = (6% − 4%) × 50% = 1%
La rentabilité financière augmente de 1 % grâce à l’endettement.
Exercice 9
Une entreprise génère un EBE de 120 000 € et rembourse 40 000 € de dettes chaque
année.
1. Quel est son ratio de couverture de la dette ?
Corrigé
EBE / Remboursement annuel = 120000 / 40000 = 3
Un ratio supérieur à 2 est bon.
Exercice 10
Une entreprise a un capital de 1 000 000 € réparti en 100 000 actions. Elle émet 10 000
nouvelles actions à 12 € par action.
1. Quel est le nouveau capital et quel est l’impact pour un actionnaire
possédant 10 % des parts avant l’opération ?
Corrigé
357
Objectifs 15/20 - DCG
1. Nouveau capital : 1000000+(10000×12) = 1 120 000
Un actionnaire avec 10 % avant passe à : 100000 / 110000 = 9,09%
Sa part diminue.
Exercice 11
Une entreprise réalise un bénéfice net de 100 000 € et a des capitaux propres de 500 000
€.
1. Calculez le ROE et interprétez le résultat.
Corrigé
1. 100000 / 500000 = 20%
Un ROE de 20 % est excellent.
Exercice 12
Une entreprise a un total bilan de 1 200 000 € et des capitaux propres de 600 000 €.
1. Calculez le ratio de solvabilité et expliquez son importance.
Corrigé
600000 / 1200000 = 50%
Un ratio supérieur à 40 % est rassurant.
Exercice 13
Une entreprise a le choix entre :
• Un emprunt de 500 000 € à 4 %
358
Objectifs 15/20 - DCG
• Une augmentation de capital en émettant 10 000 actions à 50 €
1. Quel choix est préférable en fonction de l’effet de levier ?
Corrigé
1. Emprunt : Peut améliorer la rentabilité financière.
• Augmentation de capital : Pas d’intérêts mais dilution des actionnaires.
Si la rentabilité attendue est supérieure au coût de la dette, l’emprunt est préférable.
Exercice 14
Une entreprise hésite entre un crédit-bail de 15 000 € par an pendant 5 ans ou un achat
immédiat de 65 000 €.
1. Quelle est l’option la plus intéressante ?
Corrigé
On actualise les paiements du crédit-bail et compare avec l’achat.
Si le coût actualisé du leasing est supérieur à 65 000 €, l’achat est préférable.
Exercice 15
Une entreprise a :
• 50 % de dette avec un coût de 3 %
• 50 % de fonds propres avec une rentabilité exigée de 8 %
1. Quel est le cout moyen pondéré du capital ?
Corrigé
(50%×3%) +(50%×8%) =5,5%
359
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 21
L'entreprise ABC présente les informations suivantes pour l’exercice 2024 :
• Variation des stocks : +50 000 €
• Variation des créances clients : -30 000 €
• Variation des dettes fournisseurs : +20 000 €
• Résultat net de l'exercice : 100 000 €
• Amortissements : 40 000 €
• Dividendes distribués : 30 000 €
• Augmentation de capital : 50 000 €
• Emprunts contractés : 100 000 €
• Immobilisations acquises : 150 000 €
• Trésorerie à la fin de l'exercice : 60 000 €
On vous demande de :
1. Construire le tableau de financement précautionné.
2. Analyser les flux de trésorerie générés par l'exploitation et par les
investissements.
Corrigé
1. Tableau de Financement Précautionné de l'Entreprise ABC
• Capacité d'Autofinancement (CAF)
Détails Montant (€)
Résultat net 100 000
+ Amortissements 40 000
= Capacité d'Autofinancement 140 000
• Variation du Besoin en Fonds de Roulement (BFR)
Détails Montant (€)
+ Variation des stocks 50 000
- Variation des créances clients (30 000)
360
Objectifs 15/20 - DCG
+ Variation des dettes fournisseurs 20 000
= Variation du BFR 40 000
• Flux de Trésorerie Opérationnels (FTO)
Détails Montant (€)
Capacité d'Autofinancement 140 000
- Augmentation du BFR (40 000)
= Flux de trésorerie opérationnels (FTO) 100 000
• Flux de Trésorerie d'Investissement (FTI)
Détails Montant (€)
- Immobilisations acquises (150 000)
= Flux de trésorerie d'investissement (150 000)
• Flux de Trésorerie de Financement (FTF)
Détails Montant (€)
+ Emprunts contractés 100 000
+ Augmentation de capital 50 000
- Dividendes distribués (30 000)
= Flux de trésorerie de financement 120 000
• Variation de la Trésorerie
Détails Montant (€)
Flux de trésorerie opérationnels 100 000
+ Flux de trésorerie de financement 120 000
- Flux de trésorerie d'investissement (150 000)
= Variation nette de trésorerie 70 000
361
Objectifs 15/20 - DCG
+ Trésorerie début d'exercice (10 000) (Déduit de la trésorerie de fin)
= Trésorerie de fin d'exercice 60 000
2.Analyse des Flux de Trésorerie
1. Flux de trésorerie générés par l'exploitation :
o La capacité d'autofinancement est de 140 000 €, ce qui montre une bonne
rentabilité.
o La variation du BFR est positive (40 000 €), ce qui signifie une augmentation
du besoin de financement, réduisant la trésorerie disponible.
o Le flux de trésorerie opérationnel net est de 100 000 €, indiquant que
l'activité génère des liquidités.
2. Flux de trésorerie liés aux investissements :
o L'entreprise a réalisé des acquisitions d'immobilisations à hauteur de 150
000 €, ce qui réduit la trésorerie.
o Ce niveau d'investissement est significatif et peut impacter la trésorerie si
non compensé par des financements appropriés.
3. Flux de trésorerie liés au financement :
o L'entreprise a contracté un emprunt de 100 000 € et augmenté son capital
de 50 000 €, ce qui a renforcé sa trésorerie.
o Le versement de 30 000 € de dividendes réduit les liquidités.
o Globalement, le flux de financement est positif à hauteur de 120 000 €,
permettant de compenser l'impact des investissements.
L'entreprise génère des flux de trésorerie opérationnels solides (100 000 €), mais réalise
également des investissements importants (-150 000 €). Le recours au financement
externe (emprunt et augmentation de capital) a permis de maintenir une trésorerie
positive à la fin de l'exercice (€60 000). Cela démontre une bonne gestion financière,
mais l'entreprise doit surveiller son endettement et son BFR pour assurer sa stabilité à
long terme.
362
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 22
L'entreprise XYZ présente les informations suivantes pour l’exercice 2024 :
• Chiffre d'affaires : 1 000 000 €
• Résultat net : 120 000 €
• Emprunts contractés : 150 000 €
• Crédit-bail pour un bien immobilier : 200 000 €
• Immobilisations acquises : 250 000 €
• Dividendes versés : 50 000 €
• Augmentation de capital : 100 000 €
• Amortissements : 50 000 €
• Variation des stocks : +30 000 €
• Variation des créances clients : -20 000 €
• Variation des dettes fournisseurs : +10 000 €
On vous demande de :
1. Retraiter l’effet du crédit-bail dans le tableau de financement.
2. Construire le tableau de financement après retraitement.
3. Analyser l'impact du crédit-bail sur la structure financière de
l'entreprise.
Corrigé
1.Retraitement du Crédit-Bail
Le crédit-bail de 200 000 € est retraité comme une immobilisation financée par un
emprunt du même montant. Cela impacte les flux d'investissement et de financement.
2.Construction du tableau de financement après retraitement
• Capacité d'Autofinancement (CAF)
363
Objectifs 15/20 - DCG
Détails Montant (€)
Résultat net 120 000
+ Amortissements 50 000
= Capacité d'Autofinancement 170 000
• Variation du Besoin en Fonds de Roulement (BFR)
Détails Montant (€)
+ Variation des stocks 30 000
- Variation des créances clients (20 000)
+ Variation des dettes fournisseurs 10 000
= Variation du BFR 20 000
• Flux de Trésorerie Opérationnels (FTO)
Détails Montant (€)
Capacité d'Autofinancement 170 000
- Augmentation du BFR (20 000)
= Flux de trésorerie opérationnels (FTO) 150 000
• Flux de Trésorerie d'Investissement (FTI)
Détails Montant (€)
- Immobilisations acquises (250 000)
- Immobilisation en crédit-bail (retraitement) (200 000)
= Flux de trésorerie d'investissement (450 000)
• Flux de Trésorerie de Financement (FTF)
Détails Montant (€)
+ Emprunts contractés 150 000
364
Objectifs 15/20 - DCG
+ Emprunt simulé pour crédit-bail 200 000
+ Augmentation de capital 100 000
- Dividendes distribués (50 000)
= Flux de trésorerie de financement 400 000
• Variation de la Trésorerie
Détails Montant (€)
Flux de trésorerie opérationnels 150 000
+ Flux de trésorerie de financement 400 000
- Flux de trésorerie d'investissement (450 000)
= Variation nette de trésorerie 100 000
3.Analyse de l'Impact du Crédit-Bail sur la Structure Financière
1. Impact sur l'endettement :
o Le retraitement du crédit-bail montre un endettement supplémentaire de
200 000 €.
o Le ratio d'endettement augmente, mais cela reflète mieux la réalité
financière de l'entreprise.
2. Impact sur l'investissement :
o Sans retraitement, l'entreprise semble avoir investi 250 000 €.
o Après retraitement, l'investissement réel est de 450 000 €, ce qui est plus
significatif.
3. Impact sur la trésorerie :
o Le crédit-bail n'a pas d'impact immédiat sur la trésorerie, car l'actif et
l'emprunt sont équilibrés.
o Toutefois, il entraîne des obligations de remboursement futures, à surveiller
dans l'analyse de la capacité de remboursement. Le retraitement du crédit-
bail améliore la transparence financière en reflétant un endettement réel
365
Objectifs 15/20 - DCG
plus élevé et un niveau d'investissement plus précis. L'entreprise doit veiller
à maintenir une capacité de remboursement suffisante pour honorer ses
engagements financiers à long terme.
Exercice 23
L’entreprise DEF présente les éléments suivants pour l’exercice 2024 :
• Chiffre d'affaires : 2 000 000 €
• Résultat net : 150 000 €
• Actif total : 1 500 000 €
• Capitaux propres : 600 000 €
• Dettes totales : 900 000 €
• Trésorerie nette : 50 000 €
• Rentabilité économique (ROA) : 10 %
• Rentabilité financière (ROE) : 25 %
• Fonds de roulement net global (FRNG) : 200 000 €
• Besoin en fonds de roulement (BFR) : 100 000 €
• Trésorerie disponible : 50 000 €
On vous demande de :
1. Analyser la rentabilité (économique et financière) de l’entreprise.
2. Analyser la structure financière de l’entreprise (fonds propres, dettes,
structure de financement).
3. Commenter la liquidité de l'entreprise et son autonomie financière.
4. Faire un diagnostic global en fonction des résultats obtenus.
Corrigé
1. Rentabilité Économique (ROA)
• La rentabilité économique (ROA) est donnée à 10 %.
366
Objectifs 15/20 - DCG
• Elle se calcule par :
ROA = Résultat Opérationnel / Actif Total
Un ROA de 10 % signifie que l'entreprise génère 10 centimes de résultat pour
chaque euro investi dans l'actif total.
o Ce niveau de rentabilité est satisfaisant, indiquant une bonne performance
des investissements réalisés.
2. Rentabilité Financière (ROE) :
• La rentabilité financière (ROE) est de 25 %.
• Elle se calcule par :
ROE = Résultat Net / Capitaux Propres
o Un ROE de 25 % est très attractif pour les investisseurs, montrant que les capitaux
propres sont bien rémunérés.
o Ce niveau élevé s'explique notamment par l'effet de levier de l'endettement, qui
amplifie la rentabilité pour les actionnaires.
• Analyse de la Structure Financière
• Répartition Fonds Propres / Dettes
Élément Montant (€) Proportion
Capitaux propres 600 000 40 %
Dettes totales 900 000 60 %
Actif total 1 500 000 100 %
• Ratio d'endettement : Ratio = Dettes Totales / Capitaux Propres = 900000 /
600000 = 1.5
367
Objectifs 15/20 - DCG
o Un ratio de 1,5 signifie que l'entreprise est plus endettée que financée par
ses fonds propres, ce qui peut être risqué si la dette devient trop lourde à
supporter.
o Cependant, cela montre aussi un recours stratégique à l'effet de levier pour
améliorer la rentabilité financière.
• Fonds de Roulement et Besoin en Fonds de Roulement
Élément Montant (€)
Fonds de Roulement Net Global (FRNG) 200 000
Besoin en Fonds de Roulement (BFR) 100 000
Trésorerie nette 50 000
• Le FRNG positif (200 000 €) montre que l'entreprise a une marge de sécurité pour
financer son activité à court terme.
• Le BFR est de 100 000 €, indiquant que l'entreprise a des besoins de financement
liés à son cycle d'exploitation.
• La trésorerie nette positive (50 000 €) confirme que l'entreprise a une bonne
gestion de son cycle d'exploitation.
3. Analyse de la Liquidité et de l'Autonomie Financière
• Liquidité
• Ratio de liquidité générale : Ratio = FRNG / BFR = 200000 / 100000 = 2
o Un ratio supérieur à 1 signifie que l'entreprise peut faire face à ses
obligations à court terme.
o Avec 2, elle a une bonne marge de manœuvre.
368
Objectifs 15/20 - DCG
• Autonomie Financière
• Ratio d'autonomie financière : Ratio = Capitaux Propres / Actif Total = 600000 /
1500000 = 40 %
o Avec 40 %, l’entreprise est correctement capitalisée mais reste dépendante
des dettes.
o Un niveau supérieur à 50 % aurait été plus rassurant.
4. Diagnostic Global
Rentabilité :
o ROA à 10 % et ROE à 25 % sont bons.
o L'effet de levier amplifie le ROE, mais augmente aussi le risque.
Structure Financière :
o Ratio d'endettement de 1.5 : l’entreprise est plus financée par la dette que
par ses fonds propres.
o FRNG positif et BFR maîtrisé assurent un bon équilibre financier.
Liquidité et Autonomie :
o Trésorerie positive et ratio de liquidité de 2 : bonne capacité à payer les
dettes à court terme.
o Ratio d'autonomie de 40 % : correcte mais pourrait être renforcée.
L'entreprise DEF est rentable et dispose d'une bonne gestion financière. Toutefois, sa
dépendance à l'endettement mérite d’être surveillée pour éviter tout risque de
surendettement
369
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 5
LA GESTION DE LA TRESORERIE
Rappel de cours
La gestion de la trésorerie est un élément essentiel de la gestion financière d'une
entreprise. Elle vise à assurer l'équilibre entre les entrées et les sorties de fonds afin
d'éviter les découverts bancaires et d'optimiser la rentabilité.
1. Objectifs de la gestion de trésorerie
• Assurer la liquidité de l'entreprise.
• Optimiser la gestion des flux financiers.
• Minimiser le coût du financement.
• Maximiser les placements de trésorerie excédentaire.
• Anticiper les besoins et excédents de trésorerie.
2. Les composantes de la trésorerie
2.1. Trésorerie active
Elle comprend les disponibilités en caisse et les soldes bancaires positifs.
2.2. Trésorerie passive
Elle correspond aux découverts bancaires et aux crédits de trésorerie.
3. Formules et Calculs de Trésorerie
370
Objectifs 15/20 - DCG
3.1. Calcul de la Trésorerie Nette
Trésorerie Nette = Disponibilités − Dettes de Trésorerie
Si la trésorerie nette est positive, l'entreprise a un excédent de trésorerie. Si elle est
négative, l'entreprise est en situation de découvert.
3.2. Besoin en Fonds de Roulement (BFR)
BFR = (Stocks + Créances Clients) − Dettes Fournisseurs
Si le BFR est positif, cela signifie que l'entreprise a un besoin de financement. Si le BFR
est négatif, l'entreprise génère des ressources financières.
3.3. Fonds de Roulement Net Global (FRNG)
FRNG = Capitaux Permanents − Actifs Immobilisés
Le FRNG doit couvrir le BFR pour assurer un équilibre financier.
3.4. Calcul de la Capacité d'Autofinancement (CAF)
CAF = Résultat Net + Dotations aux Amortissements et Provisions − Reprises sur Provisions
4. Plan de Trésorerie
Le plan de trésorerie est un document prévisionnel qui permet d'anticiper les
encaissements et les décaissements pour assurer l'équilibre financier.
4.1. Construction d'un Plan de Trésorerie
Période Encaissements Décaissements Solde de Trésorerie
Janvier X Y X-Y
371
Objectifs 15/20 - DCG
Février A B A-B
1. Lister toutes les sources d'encaissements (ventes, subventions, crédits
bancaires, etc.).
2. Identifier toutes les dépenses (salaires, loyers, charges, remboursement
d'emprunts, etc.).
3. Calculer le solde de trésorerie périodique.
4. Anticiper les éventuels déficits et ajuster les financements.
5.2. Cas Pratique
Données :
Une entreprise prévoit les encaissements et décaissements suivants pour les trois
premiers mois de l'année :
Mois Encaissements (EUR) Décaissements (EUR)
Janvier 50 000 40 000
Février 60 000 45 000
Mars 55 000 50 000
Calcul :
Mois Solde Initial Encaissements Décaissements Solde Final
(EUR) (EUR) (EUR) (EUR)
Janvier 10 000 50 000 40 000 20 000
Février 20 000 60 000 45 000 35 000
Mars 35 000 55 000 50 000 40 000
Explication du calcul :
• Le solde initial en janvier est de 10 000 EUR.
372
Objectifs 15/20 - DCG
• En janvier, après un encaissement de 50 000 EUR et un décaissement de 40 000
EUR, le solde final est 20 000 EUR.
• Ce solde devient le solde initial de février. Après encaissement et décaissement,
on obtient 35 000 EUR.
• Même principe pour mars, où le solde final atteint 40 000 EUR.
Ainsi, l'entreprise conserve un solde positif chaque mois, assurant une bonne liquidité.
Elle pourra utiliser l'excédent de trésorerie pour des placements financiers ou pour
rembourser d'éventuelles dettes.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise a :
o Stock moyen : 50 000 €
o Créances clients : 80 000 €
o Dettes fournisseurs : 60 000 €
1.Calculez le BFR et interprétez le résultat.
Corrigé
Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) se calcule comme suit :
BFR = Stock + Créances clients – Dettes fournisseurs
Avec :
• Stock moyen = 50 000 €
• Créances clients = 80 000 €
• Dettes fournisseurs = 60 000 €
BFR = 50000 + 80000 – 60000 = 70000 €
373
Objectifs 15/20 - DCG
Interprétation :
Un BFR positif de 70 000 € signifie que l’entreprise a un besoin de financement pour
couvrir son cycle d’exploitation.
Exercice 2
Une entreprise veut réduire son BFR en diminuant son stock de 20 %. Son BFR actuel est
de 40 000 € et le stock représente 50 % de ce montant.
1.Quel sera le nouveau BFR après réduction du stock ?
Corrigé
Le stock représente 50 % du BFR actuel (40 000 €) :
Stock = 40000 × 50% = 20000 €
Si on réduit le stock de 20 % :
Nouvelle valeur du stock = 20000 × (1−0,20) =16000 €
Le nouveau BFR sera :
40000−(20000−16000) =36000 €40 000 - (20 000 - 16 000) = 36 000 €
Exercice 3
Une entreprise accorde un délai moyen de 60 jours à ses clients. Elle veut le réduire à 45
jours pour améliorer sa trésorerie.
1.Quel sera l’impact sur le BFR si son chiffre d’affaires annuel est de 1
200 000 € ?
Corrigé
Le BFR lié aux créances clients est : CA × Délai / 365
Avant : 1200000 × 60 / 365 = 197260 €
374
Objectifs 15/20 - DCG
Après : 1200000 × 45365 = 147945 €
Impact sur le BFR : 197260−147945=49315 €197 260 - 147 945 = 49 315 €
L’entreprise réduit son BFR de 49 315 €.
Exercice 4
Une entreprise a des dettes fournisseurs de 200 000 € et un délai de paiement de 30
jours. Elle négocie un allongement à 45 jours.
1.De combien d’euros sa trésorerie bénéficiera-t-elle ?
Corrigé
Montant des dettes par jour : 200000 / 30 = 6667 €/jour
Allongement de 15 jours : 6667×15 = 100000 €
L’entreprise améliore sa trésorerie de 100 000 €.
Exercice 5
Une entreprise prévoit :
o Encaissements : 150 000 €
o Décaissements : 120 000 €
Quel sera son solde de trésorerie ?
Corrigé
150000 – 120000 = 30000 €
Exercice 6
Une entreprise a une trésorerie négative de -30 000 € et doit couvrir un besoin de 10 000
€ supplémentaires.
Quelle solution peut-elle adopter pour financer ce déficit ?
Corrigé
• Négocier des délais de paiement fournisseurs
375
Objectifs 15/20 - DCG
• Accélérer le recouvrement des créances clients
• Recourir à un découvert bancaire
Exercice 7
L'entreprise ABC fournit les informations suivantes :
• CAF : 250 000 €
• Variation du BFR : -30 000 €
• Investissements réalisés : 180 000 €
• Emprunts remboursés : 50 000 €
• Emprunts contractés : 100 000 €
1. Calculez l'Excédent de Trésorerie d'Exploitation (ETE).
2. Construisez le tableau de flux de trésorerie simplifié selon le PCG.
3. Diagnostiquez la situation financière de l’entreprise.
Corrigé
1. Calcul de l’Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE)
L'Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE) se calcule comme suit :
ETE = CAF − Variation du BFR
En remplaçant par les valeurs fournies :
ETE = 250000 − (−30000) = 250000 + 30000 = 280000 €
2. Tableau de flux de trésorerie simplifié selon le PCG
Le Plan Comptable Général (PCG) structure les flux de trésorerie en trois grandes
catégories :
376
Objectifs 15/20 - DCG
Catégories Montants (€)
Flux de trésorerie d’exploitation
Capacité d’Autofinancement (CAF) +250 000
Variation du BFR +30 000
Excédent de Trésorerie d’Exploitation 280 000
(ETE)
Flux de trésorerie d’investissement
Investissements réalisés -180 000
Flux de trésorerie de financement
Emprunts contractés +100 000
Emprunts remboursés -50 000
Flux net de financement +50 000
Variation nette de trésorerie 280 000 - 180 000 + 50 000 = 150
000
3. Diagnostic de la situation financière de l’entreprise
• Trésorerie générée par l’exploitation : L’ETE est de 280 000 €, ce qui indique
que l'entreprise génère un excédent de trésorerie grâce à son activité courante.
• Investissements : L’entreprise a investi 180 000 €, ce qui est significatif, mais
reste inférieur à son ETE. Cela signifie qu'elle peut financer ses investissements
sans difficulté.
• Financement : L’entreprise a contracté 100 000 € d’emprunts tout en
remboursant 50 000 €, soit une entrée nette de 50 000 € en trésorerie.
• Trésorerie nette : Après prise en compte de tous les flux, la trésorerie s'améliore
de 150 000 €.
L'entreprise ABC est dans une situation financière saine, car elle génère suffisamment de
trésorerie d’exploitation pour couvrir ses investissements et ses remboursements
d’emprunts. L’augmentation nette de trésorerie de 150 000 € témoigne d’une bonne
capacité d’autofinancement et d’un financement équilibré.
377
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 8
L’entreprise DEF présente les éléments suivants :
• Chiffre d’affaires : 800 000 €
• Charges variables : 400 000 €
• Charges fixes : 250 000 €
• Résultat net : 90 000 €
• Amortissements : 40 000 €
Questions :
1. Calculez la Capacité d’Autofinancement (CAF)
2. Déterminez le seuil de rentabilité (SR)
3. Calculez le levier d’exploitation
4. Déduisez l'Excédent de Trésorerie d'Exploitation (ETE) si le BFR varie de
-10 000 €.
Corrigé
1. Calcul de la Capacité d’Autofinancement (CAF)
La CAF est calculée comme suit :
CAF = Résultat net + Dotations aux amortissements = 90000 + 40000 = 130000 €
2. Détermination du Seuil de Rentabilité (SR)
Le seuil de rentabilité est donné par la formule :
SR = Charges fixes / Taux de marge sur coûts
Tout d’abord, le taux de marge sur coûts variables (TMCV) est :
TMCV = Marge sur coûts variables / Chiffre d’affaires
Marge sur coûts variables = Chiffre d’affaires − Charges variables = 800000 – 400000 =
400000 TMCV = 400 000 / 800 000 = 0,50
378
Objectifs 15/20 - DCG
TMCV = 50 %
On applique ensuite la formule du SR :
SR = 250000 / 0,50 = 500000 €
3. Calcul du Levier d’Exploitation
Le levier d’exploitation est défini comme :
Levier d’exploitation = Marge sur coûts variables / Résultat d’exploitation
Le résultat d’exploitation est :
Résultat d’exploitation = Résultat net + Impôts + Charges financières
Ici, nous ne disposons pas des impôts et charges financières, donc nous supposons que le
résultat d’exploitation correspond au résultat net + amortissements :
Résultat d’exploitation = 90000 + 40000 = 130000
Levier d’exploitation = 400000 / 130000 ≈ 3,08
Cela signifie qu’une variation de 1 % du chiffre d’affaires entraîne une variation de 3,08
% du résultat d’exploitation.
Exercice 9
L’entreprise GHI fournit les éléments suivants pour l’exercice 2024 :
• Capacité d’Autofinancement (CAF) : 220 000 €
• Variation du Besoin en Fonds de Roulement (BFR) : -15 000 €
• Investissements réalisés : 180 000 €
• Emprunts contractés : 90 000 €
• Remboursements d’emprunts : 40 000 €
• Dividendes versés : 30 000 €
• Variation de la trésorerie initiale : 50 000 €
379
Objectifs 15/20 - DCG
1. Etablissez le Tableau de Flux de Trésorerie selon la méthodologie
préconisée par la CDB.
2. Analysez la situation financière de l’entreprise.
Corrigé
1. Tableau de Flux de Trésorerie selon la méthodologie de la CDB
Flux de trésorerie (en €) Montant
Capacité d'Autofinancement (CAF) 220 000
Variation du Besoin en Fonds de Roulement (BFR) +15 000
Flux de trésorerie d'exploitation 235 000
Investissements réalisés -180 000
Flux de trésorerie d'investissement -180 000
Emprunts contractés 90 000
Remboursements d'emprunts -40 000
Dividendes versés -30 000
Flux de trésorerie de financement 20 000
Variation de la trésorerie +75 000
Trésorerie initiale -50 000
Trésorerie finale +25 000
2. Analyse de la situation financière
• Flux de trésorerie d'exploitation positif (+235 000 €) : L'entreprise génère un
bon niveau de trésorerie grâce à une capacité d'autofinancement élevée et une
amélioration du BFR (+15 000 €).
• Flux de trésorerie d'investissement négatif (-180 000 €) : L'entreprise a réalisé
d'importants investissements, ce qui est un signe de développement.
• Flux de trésorerie de financement positif (+20 000 €) : Le recours à
l'endettement (+90 000 €) couvre partiellement les remboursements (-40 000 €) et
les dividendes (-30 000 €).
380
Objectifs 15/20 - DCG
• Amélioration de la trésorerie nette (+75 000 €) : La trésorerie passe de -50 000 €
à +25 000 €, ce qui traduit une meilleure liquidité de l'entreprise.
L'entreprise GHI présente une situation financière saine avec une trésorerie positive en
fin d'exercice. Son exploitation génère suffisamment de liquidités pour couvrir ses
investissements et ses engagements financiers. Toutefois, elle doit veiller à l'évolution de
son endettement et à maintenir une bonne gestion de son BFR pour préserver sa stabilité
financière.
Exercice 10
L’entreprise JKL fournit les éléments suivants pour l’année 2024 :
• Chiffre d’affaires : 1 200 000 €
• Consommations intermédiaires : 400 000 €
• Salaires et charges sociales : 250 000 €
• Impôts et taxes : 30 000 €
• Excédent Brut d’Exploitation (EBE) : 220 000 €
• Dotations aux amortissements : 50 000 €
• Variation du BFR : -20 000 €
• Investissements réalisés : 150 000 €
• Emprunts contractés : 70 000 €
• Remboursements d’emprunts : 40 000 €
• Dividendes versés : 20 000 €
• Trésorerie initiale : 30 000 €
1. Calculez la Valeur Ajoutée (VA) selon la CDB.
2. Déduisez la CAF selon la CDB.
3. Déterminez l’Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE).
4. Etablissez le Tableau de Flux de Trésorerie selon la CDB.
5. Faites une analyse financière.
Corrigé
381
Objectifs 15/20 - DCG
1. Calcul de la Valeur Ajoutée (VA)
VA = Chiffre d'affaires - Consommations intermédiaires
VA = 1 200 000 - 400 000 = 800 000 €
2. Calcul de la Capacité d'Autofinancement (CAF)
CAF = Excédent Brut d'Exploitation - Impôts et taxes - Dividendes versés
CAF = 220 000 - 30 000 - 20 000 = 170 000 €
3. Calcul de l'Excédent de Trésorerie d'Exploitation (ETE)
ETE = CAF + Variation du BFR
ETE = 170 000 + 20 000 = 190 000 €
4. Tableau de Flux de Trésorerie
Flux de trésorerie (en €) Montant
Capacité d'Autofinancement (CAF) 170 000
Variation du Besoin en Fonds de Roulement (BFR) +20 000
Flux de trésorerie d'exploitation 190 000
Investissements réalisés -150 000
Flux de trésorerie d'investissement -150 000
Emprunts contractés 70 000
Remboursements d'emprunts -40 000
Dividendes versés -20 000
Flux de trésorerie de financement 10 000
Variation de la trésorerie +50 000
Trésorerie initiale 30 000
Trésorerie finale +80 000
5. Analyse de la situation financière
382
Objectifs 15/20 - DCG
• Flux de trésorerie d'exploitation positif (+190 000 €) : L'entreprise génère un
bon niveau de liquidité grâce à une forte capacité d'autofinancement et une
amélioration du BFR.
• Flux de trésorerie d'investissement négatif (-150 000 €) : Les investissements
restent significatifs, ce qui traduit une stratégie de développement.
• Flux de trésorerie de financement positif (+10 000 €) : L'entreprise a contracté
des emprunts (+70 000 €) qui permettent de couvrir les remboursements (-40 000
€) et le versement de dividendes (-20 000 €).
• Amélioration de la trésorerie nette (+50 000 €) : La trésorerie passe de 30 000 €
à 80 000 €, renforçant la liquidité de l'entreprise.
L'entreprise JKL présente une situation financière favorable avec une bonne maîtrise de
sa trésorerie. Sa capacité à générer du cash lui permet de financer ses investissements et
de maintenir une trésorerie positive. Elle doit cependant surveiller son niveau
d'endettement et s'assurer que les investissements restent rentables à long terme.
383
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 6
LE MARCHE OBLIGATAIRE
Rappel du cours
1. Introduction au Marché Obligataire
Le marché obligataire est un segment des marchés financiers où sont émises, achetées et
vendues des obligations. Une obligation est un titre de créance qui représente une dette
contractée par une entreprise, un État ou une collectivité auprès d’investisseurs en
échange d’un paiement d’intérêts périodiques (le coupon) et du remboursement du
capital à l’échéance.
2. Caractéristiques des Obligations
2.1. Définition et Fonctionnement
Une obligation est un instrument de financement qui permet à l’émetteur de lever des
fonds auprès des investisseurs. En contrepartie, l’émetteur s’engage à verser des intérêts
(coupons) et à rembourser le nominal à l’échéance.
2.2. Éléments Constitutifs d’une Obligation
• Valeur nominale : montant emprunté par obligation.
• Taux d’intérêt (coupon) : rémunération versée aux porteurs d’obligations.
• Échéance : durée de vie de l’obligation.
384
Objectifs 15/20 - DCG
• Prix d’émission et de remboursement : montant auquel l’obligation est émise et
remboursée.
• Cotation et rendement : prix de marché et rendement obtenu par l’investisseur.
2.3. Différents Types d’Obligations
• Obligations à taux fixe : taux d’intérêt constant sur la durée de l’obligation.
• Obligations à taux variable : taux réajusté périodiquement selon un indice.
• Obligations zéro coupon : aucune distribution d’intérêts, mais remboursées avec
une prime.
• Obligations convertibles : échangeables en actions de l’émetteur.
• Obligations indexées : rendement lié à un indice (inflation, PIB, etc.).
3. Le Fonctionnement du Marché Obligataire
3.1. Segmentation du Marché
• Marché primaire : émission de nouvelles obligations.
• Marché secondaire : achat et vente des obligations déjà émises.
3.2. Acteurs du Marché
• Émetteurs : États, entreprises, collectivités locales.
• Investisseurs : banques, assurances, fonds d’investissement, particuliers.
• Intermédiaires : banques, sociétés de gestion, courtiers.
3.3. Mécanismes de Cotation et de Rendement
• Prix et taux d’intérêt : relation inverse entre le prix et le taux d’intérêt.
• Prime de risque : supplément de rendement demandé pour compenser le risque.
• Durée et sensibilité : impact des variations de taux sur le prix de l’obligation.
3.4. Formules de Calculs
385
Objectifs 15/20 - DCG
Prix d'une obligation : P = ∑ C / (1+r)t + VN / (1+r)n avec :
P = prix de l'obligation
C = coupon annuel
r = taux d'actualisation
VN = valeur nominale
t = année considérée
n = durée de l'obligation
Rendement à l'échéance (YTM) : YTM = C + (VN − P)n
Duration de Macaulay : D = ∑ t × C / (1+r)t + n × VN / (1+r)n
Taux Actuariel Brut (TAB) : TAB = (C + VN – Pn / P) × 100
Où :
TAB = taux actuariel brut
C = coupon annuel
VN = valeur nominale de l'obligation
P = prix d'achat de l'obligation
n = durée restante avant l'échéance
386
Objectifs 15/20 - DCG
Sensibilité d’une obligation : S = D / (1+r) où :
S = sensibilité de l'obligation
D = duration de Macaulay
r = taux d'actualisation
Relation entre Sensibilité et Duration : S = D / (1+r)
Valeur de l’obligation sur le marché financier : V = ∑ C / (1+r)t + VN / (1+r)n
Valeur du coupon à payer : C = VN × T où :
V = valeur de l'obligation sur le marché
C = coupon à payer
VN = valeur nominale de l'obligation
T = taux du coupon
4. Risques et Facteurs Influents
4.1. Principaux Risques
• Risque de taux d’intérêt : baisse de la valeur de l’obligation si les taux
augmentent.
• Risque de crédit : possibilité que l’émetteur ne rembourse pas.
• Risque de liquidité : difficulté à revendre une obligation sur le marché
secondaire.
• Risque de change : fluctuation des devises pour les obligations étrangères.
387
Objectifs 15/20 - DCG
4.2. Facteurs Affectant le Marché Obligataire
• Politique monétaire : impact des taux directeurs de la banque centrale.
• Inflation : influence sur les taux d’intérêt et le pouvoir d’achat des coupons.
• Croissance économique : affecte la perception du risque des investisseurs.
• Notations des agences de rating : influence sur le coût du financement des
émetteurs.
5. Stratégies d’Investissement en Obligations
5.1. Approche Conservatrice vs. Dynamique
• Stratégie Buy and Hold : conservation jusqu’à l’échéance.
• Stratégie de trading : achat et vente selon les opportunités de marché.
• Stratégie de portage : achat d’obligations à haut rendement en conservant le
revenu.
5.2. Diversification et Gestion du Risque
• Diversification sectorielle et géographique.
• Gestion de la duration : ajustement selon l’évolution des taux d’intérêt.
EXERCICES
Exercice 1
Une obligation d’une valeur nominale de 1 000 € offre un coupon annuel de 5 % et arrive
à échéance dans 3 ans.
Le taux d’actualisation du marché est de 6 %.
Question :
Calculez le prix actuel de l’obligation.
Corrigé
388
Objectifs 15/20 - DCG
Le prix de l’obligation est la somme des flux actualisés :
P = ∑ Coupon / (1+r)n + VN / (1+r)n
Avec :
• VN = 1000 €
• C = 5% × 1000 = 50 €
• t = 6% = 0,06
• n=3
P = (50 / (1,06)1 + 1000 / (1,06)1) + (50 / (1,06)2 + 1000 / (1,06)2) + (50 / (1,06)3 + 1000 /
(1,06)3) = 990,6 + 934,5 + 881,6 = 2806,7 €
L’obligation se négocie à2806,7 € sur le marché.
Exercice 2
Une obligation achetée 950 € verse un coupon annuel de 40 € et sera remboursée à 1 000
€ dans 2 ans.
Question :
1.Calculez son taux de rendement actuariel (TRA).
Corrigé
Le taux de rendement actuariel (TRA) est le taux d'actualisation qui égalise la valeur
actuelle des flux futurs (coupons + remboursement) avec le prix d'achat de l'obligation.
On a les flux suivants :
• Prix d'achat : -950 € (décaissement initial)
• Coupon annuel : 40 € (versé à la fin des années 1 et 2)
• Remboursement : 1 000 € (en même temps que le dernier coupon, à la fin de
l'année 2)
Le TRA r est la solution de l'équation suivante :
950 = 40 / (1+r)1 + 40 + 1000 / (1+r)2
389
Objectifs 15/20 - DCG
Nous allons résoudre cette équation numériquement.
Le taux de rendement actuariel (TRA) de cette obligation est d'environ 6,76 %
Exercice 3
Une obligation de 1 000 €, échéance 4 ans, taux du coupon 4 %, taux du marché 5 %.
Question :
1.Calculez la sensibilité de l’obligation.
Corrigé
1. Calcul du prix de l’obligation
L'obligation est évaluée comme la somme des flux futurs actualisés au taux du marché :
P = ∑ C / (1+r)t + VN / (1+r)T
Avec :
• C = 40 (coupon annuel),
• r = 5% = 0,05 (taux du marché),
• VN = 1000 (valeur nominale),
• T = 4 (échéance).
P = 40 / (1,05)1 + 40 / (1,05)2 + 40 / (1,05)3 + 40 + 1000 / (1,05)4 = 38,09 + 36,28 + 34,55
+ 862,7 = 971,62
Calculons la sensibilité.
La sensibilité d'une obligation est calculée comme la moyenne pondérée des
échéances des flux futurs, actualisés au taux du marché.
390
Objectifs 15/20 - DCG
Formule de la sensibilité :
S = ∑ t × Ft / (1+r)t / P
Où :
• S est la sensibilité,
• Ft est le flux de trésorerie à l’année t (coupon ou remboursement),
• r est le taux du marché (5 %),
• P est le prix de l'obligation (calculé auparavant à 971,62 €),
• t est l'année où le flux est reçu.
Calcul des flux actualisés pondérés par l'échéance :
On calcule chaque flux actualisé et on le pondère par son échéance t :
Année t Flux Ft Actualisation Ft / (1+r)t Pondération t × Ft / (1+r)t
1 40 40 / (1,05)1 = 38,10 1 × 38,10 = 38,10
2 40 40 / (1,05)2 = 36,28 2×36,28=72,56
3 40 40 / (1,05)3 = 34,55 3×34,55=103,65
4 1040 1040 / (1,05)4 = 855,61 4×855,61=3422,44
Somme des pondérations :
∑ t × Ft / (1+r)t = 38,10 + 72,56 + 103,65 + 3422,44 = 3636,75
Division par le prix de l'obligation :
S = 3636,75 / 971,62 ≈ 3,75
Cela signifie qu'une variation de 1 % du taux du marché entraînera une variation d'environ
3,75 % du prix de l'obligation.
391
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 4
Données :
• Obligation de 1 000 €,
• Coupon 5 %,
• Échéance 3 ans,
• Taux du marché 5 %.
Question :
Calculez la durée de vie moyenne (Macaulay Duration).
Corrigé
1. Formule de la duration de Macaulay :
D = ∑ (t × Ct / (1+r)t ) / ∑(Ct / (1+r)t)
Avec :
• T : période (année),
• Ct : flux de trésorerie à la période t,
• r : taux d'actualisation (taux du marché, 5 % dans ce cas),
• V : valeur de l’obligation (somme des flux actualisés).
2. Détermination des flux de trésorerie :
• Année 1 : Coupon de 5%×1000=50
• Année 2 : Coupon de 50
• Année 3 : Coupon de 50 + Remboursement du capital de 1000 soit un total de 1050
3. Actualisation des flux :
50 / (1,05)1 + 50 / (1,05)2 + 1050 / (1,05)3
392
Objectifs 15/20 - DCG
Calculons chaque terme :
50 / 1,05 = 47,62
50 / (1,05)2 = 45,35
50 / (1,05)3 = 906,13
Valeur actuelle de l'obligation :
V = 47,62 + 45,35 + 906,13 = 999,1
4. Pondération des flux actualisés par leur temps :
(1 × 47,62 / 999,1) + (2 × 45,35 / 999,1) + (3 × 906,13 / 999,1)
Calcul des termes :
47,62 / 999,1 = 0,0477
2×45,35 / 999,1 = 90,7
3 × 906,13 / 999,1 = 2718,4 / 999,1 = 2,72
5. Somme des pondérations :
0,0477 + 0,0908 + 2,72 =2,86
La duration de Macaulay est 2,86 ans.
393
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 7
LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE
Rappel de cours
Le risque de change désigne l’incertitude liée aux fluctuations des taux de change qui
peuvent impacter la valeur des transactions commerciales et financières des entreprises
opérant à l’international. Sa gestion est essentielle pour éviter les pertes dues à des
variations défavorables des devises.
1. Les Différents Types de Risque de Change
Il existe trois principaux types de risque de change :
1.1. Le Risque de Transaction
Ce risque concerne les transactions commerciales et financières impliquant une devise
étrangère. Il se manifeste entre le moment où un contrat est signé et celui où le
paiement est effectué.
Exemple :
Une entreprise française achète une machine à une entreprise américaine pour 100 000
USD. Si le taux de change EUR/USD passe de 1,10 à 1,05, le coût en euros augmente de
90 909 € à 95 238 €, entraînant une perte pour l'acheteur.
1.2. Le Risque de Conversion
394
Objectifs 15/20 - DCG
Aussi appelé "risque comptable", il concerne les entreprises possédant des filiales ou des
actifs libellés en devises étrangères. Lors de la consolidation des comptes, la variation
des taux de change peut affecter les états financiers.
1.3. Le Risque Économique
Il s'agit de l'impact à long terme des variations des taux de change sur la compétitivité
d'une entreprise. Un taux de change défavorable peut réduire les marges bénéficiaires ou
rendre une entreprise moins compétitive sur les marchés internationaux.
2. Les Outils de Gestion du Risque de Change
Il existe plusieurs techniques pour se prémunir contre le risque de change, classées en
méthodes internes et externes.
2.1. Les Méthodes Internes (Naturelles)
Ces stratégies permettent de réduire l’exposition au risque de change sans recourir à des
instruments financiers.
2.1.1. La Facturation en Devise Locale
L'entreprise peut négocier avec ses partenaires pour effectuer les transactions dans sa
devise nationale, évitant ainsi le risque de change.
2.1.2. La Compensation des Flux (Matching)
Il s'agit d'équilibrer les flux entrants et sortants dans une même devise pour réduire
l'exposition nette.
Exemple :
Une entreprise exporte pour 500 000 USD et importe pour 400 000 USD. Son exposition
nette est réduite à 100 000 USD.
395
Objectifs 15/20 - DCG
2.1.3. La Centralisation des Risques (Cash Pooling)
Cette technique permet à une entreprise multinationale de gérer les devises de façon
centralisée, optimisant ainsi le coût des conversions.
2.2. Les Méthodes Externes (Couverture Financière)
Elles impliquent l’utilisation d’instruments financiers pour se protéger contre les
fluctuations des devises.
2.2.1. Le Contrat à Terme (Forward)
Il s'agit d'un accord entre deux parties pour échanger une devise à un taux prédéfini à
une date future.
Exemple :
Une entreprise doit payer 100 000 USD dans 3 mois. En souscrivant un contrat à terme à
un taux de 1,08 EUR/USD, elle fixe dès aujourd’hui le montant en euros, éliminant ainsi
l’incertitude liée au taux de change futur.
2.2.2. L’Option de Change
L'option donne le droit (mais non l'obligation) d’acheter ou vendre une devise à un taux
fixé à l’avance.
• Option d’achat (Call) : permet d’acheter une devise à un taux prédéterminé.
• Option de vente (Put) : permet de vendre une devise à un taux prédéterminé.
Exemple :
Une entreprise achète une option pour acheter 100 000 USD à 1,10 EUR/USD dans 3 mois.
Si le taux chute à 1,05, elle exerce l’option. Si le taux monte à 1,15, elle achète au taux
du marché et ne subit aucune perte.
396
Objectifs 15/20 - DCG
2.2.3. Le Swap de Change
Un swap est un contrat d’échange simultané d’une devise contre une autre, avec
engagement de rééchanger les devises à une date future selon un taux fixé.
Exemple :
Une entreprise reçoit un prêt en USD mais a besoin d’EUR. Elle effectue un swap avec
une banque qui lui fournit les EUR contre ses USD, puis échange à nouveau les devises à
l’échéance convenue.
3. Stratégies de Couverture du Risque de Change
3.1. Couverture Totale
L’entreprise couvre l’ensemble de son exposition au risque de change, éliminant toute
incertitude.
3.2. Couverture Partielle
L’entreprise ne couvre qu’une partie de son exposition, acceptant une certaine prise de
risque pour limiter les coûts des instruments de couverture.
3.3. Couverture Dynamique
Elle ajuste la couverture en fonction des fluctuations du marché et des prévisions de taux
de change.
3.4. Non-Couverture
Certaines entreprises choisissent de ne pas se couvrir, en pariant sur une stabilité des
taux ou une évolution favorable.
4. Facteurs Influant sur le Choix d’une Stratégie
397
Objectifs 15/20 - DCG
• Volatilité du marché des changes : Plus une devise est volatile, plus la couverture
est nécessaire.
• Coût des instruments de couverture : Les options et swaps ont un coût,
impactant la rentabilité.
• Nature de l’activité de l’entreprise : Une entreprise fortement exposée aux
devises étrangères devra prioriser la gestion du risque.
• Prévisions économiques et politiques : Les anticipations des taux influencent les
décisions de couverture.
5. Calcul du Risque de Transaction
• Gain ou perte due à la variation du taux de change : Δ =
Montant initial en devise × (1 / T0 – 1 / T1) où :
T0 = Taux de change initial
T1 = Taux de change au moment du paiement
2. Valeur Actualisée d’un Flux en Devises
Actualisation d’un flux futur : VA = FC / (1+r)t où :
VA = Valeur actuelle du flux
FC = Flux futur en devise étrangère
r = Taux d’actualisation
t = Nombre d’années
3. Contrat à Terme
Calcul du taux de change à terme : Tf = T0 × (1+Id)t / (1+If)t où :
398
Objectifs 15/20 - DCG
Tf = Taux de change à terme
T0 = Taux de change au comptant
Id = Taux d’intérêt domestique
If = Taux d’intérêt étranger
6. Duration de Macaulay (Durée de Vie Moyenne)
Formule de la duration de Macaulay : D = ∑ (t × Ct / (1+r)t) / ∑ (Ct / (1+r)t)
où :
t = Période
Ct = Flux de trésorerie
r = Taux d’actualisation
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise française doit payer 100 000 $ à un fournisseur américain dans 3 mois.
Le taux de change actuel est 1 € = 1,10 $.
Dans 3 mois, le taux évolue à 1 € = 1,05 $.
Questions :
1. Quel est le coût en euros aujourd’hui ?
2. Quel est le coût en euros dans 3 mois ?
3. Quelle est la perte due à la variation du taux de change ?
399
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
1. Coût aujourd’hui : 100000 / 1,10 = 90909,09 €
2. Coût dans 3 mois : 100000 / 1,05 = 95238,10 €
3. Perte due à la variation du taux : 95238,10 − 90909,09 = 4329,01 €
L’entreprise perd 4 329,01 € à cause de la dépréciation de l’euro.
Exercice 2
Une entreprise doit encaisser 50 000 GBP dans 6 mois.
Le taux au comptant est 1 € = 0,85 GBP.
Le taux de change à terme proposé par la banque est 1 € = 0,88 GBP.
Questions :
1. Quel montant en euros l’entreprise recevra-t-elle si elle ne se couvre pas
et si le taux au comptant dans 6 mois est de 1 € = 0,90 GBP ?
2. Quel montant en euros recevra-t-elle avec le contrat à terme ?
Corrigé
1. Sans couverture (au taux de 0,90 GBP) : 50000 / 0,90 = 55555,56 €
2. Avec le contrat à terme (au taux de 0,88 GBP) : 50000 / 0,88 = 56818,18 €
• Sans couverture, l’entreprise reçoit 55 555,56 €.
• Avec couverture, elle reçoit 56 818,18 € (gain de 1 262,62 €).
Exercice 3
Une entreprise achète une option de change pour couvrir une créance en 200 000 $
payable dans 3 mois.
• Prix d'exercice : 1 € = 1,12 $
400
Objectifs 15/20 - DCG
• Prime payée : 1 500 €
• Dans 3 mois, le taux de change est 1 € = 1,14 $.
Questions :
1. L’entreprise exerce-t-elle l’option ?
2. Quel est le gain ou la perte nette ?
Corrigé
1. Taux du marché (1,14 USD) > Prix d'exercice (1,12 USD)
L’entreprise n’exerce pas l’option, car elle a un meilleur taux sur le marché.
2.Perte nette = Prime payée = 1 500 €
L’entreprise a perdu 1 500 €, mais elle était protégée en cas de dépréciation de l’euro.
Exercice 4
Une entreprise française vend un produit pour 80 000 $ avec un paiement différé de 4
mois.
• Taux de change actuel : 1 € = 1,08 $
• Taux dans 4 mois : 1 € = 1,15 $
Question :
1.Quelle est la perte en euros due à la variation du taux de change ?
Corrigé
1.Vérification de l’arbitrage possible
On vérifie si 1€ échangé en USD puis en JPY donne un résultat différent de l’échange
direct EUR → JPY.
1€ →1,15 USD → 1,15 × 145 = 166,75 JPY
Comparé au taux direct 1€ = 170 JPY, on voit qu’il est plus avantageux de convertir EUR
401
Objectifs 15/20 - DCG
→ JPY directement, donc pas d’opportunité d’arbitrage ici.
Si les taux avaient été 1€ = 175 JPY via arbitrage triangulaire, on aurait pu en profiter.
Exercice 5
Une entreprise identifie une opportunité d’arbitrage entre trois devises :
• Taux de change observés :
o 1 € = 1,15 $
o 1 $ = 145 JPY
o 1 € = 170 JPY
Questions :
1. Déterminez si une opportunité d’arbitrage existe.
2. Si l’entreprise dispose de 1 million d’€, quelle est la marge bénéficiaire
potentielle ?
Corrigé
1. Sans option (au taux de 1,18 USD)
500000 / 1,18 = 423728,81 €
2.Avec option (prix d’exercice 1,12 USD)
500000 / 1,12 = 446428,57 €
Elle exerce son option, car le taux est plus avantageux.
3.Comparaison :
Scénario Montant en EUR Prime Bénéfice net
Sans option 423 728,81 € 0€ 423 728,81 €
Avec option 446 428,57 € -7 000 € 439 428,57 €
Gain net grâce à l’option :
402
Objectifs 15/20 - DCG
439428,57 − 423728,81 = 15699,76 €
L’option a protégé l’entreprise contre une perte potentielle.
403
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 8
BILAN FONCTIONNEL
Rappel du cours
1. Définition du Bilan Fonctionnel
Le bilan fonctionnel est une reclassification du bilan comptable selon les fonctions
économiques et financières de l’entreprise. Il permet d’analyser l’équilibre financier de
l’entreprise en distinguant les emplois (utilisations des ressources) et les ressources
(origines des financements). Il est particulièrement utilisé en analyse financière pour
évaluer la solvabilité et la pérennité de l’entreprise.
2. Structure du Bilan Fonctionnel
Le bilan fonctionnel se divise en emplois et ressources, classés en trois grandes
catégories :
• Investissements et Financements
• Exploitation (cycle d’exploitation)
• Hors exploitation (éléments non directement liés à l’activité principale)
2.1. Les Emplois (Actif du Bilan Fonctionnel)
1. Actif stable (emplois stables) : Il regroupe les éléments ayant une vocation
durable dans l’entreprise, comme :
o Immobilisations incorporelles (brevets, logiciels, fonds commercial...)
o Immobilisations corporelles (terrains, bâtiments, matériel...)
o Immobilisations financières (participations, prêts...)
404
Objectifs 15/20 - DCG
2. Actif circulant (emplois d’exploitation et hors exploitation) : Il comprend les
actifs utilisés dans le cycle d’exploitation :
o Stocks (matières premières, produits finis...)
o Créances clients
o Trésorerie active (disponibilités et placements de trésorerie)
2.2. Les Ressources (Passif du Bilan Fonctionnel)
1. Capitaux propres et dettes financières (ressources stables) :
o Capital social
o Réserves et bénéfices non distribués
o Emprunts à long terme
2. Passif circulant (dettes d’exploitation et hors exploitation) :
o Dettes fournisseurs
o Dettes fiscales et sociales
o Trésorerie passive (découverts bancaires)
2.3. Présentation Schématique du Bilan Fonctionnel
Emplois (Actif) Montants Ressources (Passif) Montants
Actif stable X€ Ressources stables X€
- Immobilisations incorporelles X € - Capitaux propres X€
- Immobilisations corporelles X€ - Dettes financières X€
- Immobilisations financières X€
Actif circulant X€ Passif circulant X€
- Stocks X€ - Dettes fournisseurs X€
- Créances clients X€ - Dettes fiscales et sociales X €
- Trésorerie active X€ - Trésorerie passive X€
3. Les Soldes Intermédiaires du Bilan Fonctionnel
3.1. Le Fonds de Roulement Net Global (FRNG)
405
Objectifs 15/20 - DCG
Le FRNG représente la marge de sécurité financière de l’entreprise pour couvrir ses
besoins à long terme.
Formule :
Si FRNG > 0, l’entreprise a un excédent de financement. Si FRNG < 0, l’entreprise a un
déséquilibre financier.
3.2. Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR)
Le BFR mesure le décalage entre les encaissements et les décaissements liés au cycle
d’exploitation.
Formule :
Si BFR > 0, l’entreprise doit financer son cycle d’exploitation. Si BFR < 0, l’entreprise
bénéficie d’un financement par son exploitation.
3.3. La Trésorerie Nette (TN)
La TN représente la liquidité nette de l’entreprise.
Formule :
Si TN > 0, l’entreprise dispose d’une trésorerie excédentaire. Si TN < 0, l’entreprise est
en situation de tension de trésorerie.
4. Construction du Bilan Fonctionnel
4.1. Étape 1 : Reclassification des éléments du bilan comptable
Le bilan comptable doit être retravaillé en fonction des grandes catégories du bilan
fonctionnel :
406
Objectifs 15/20 - DCG
• Séparer les actifs en emplois stables (investissements) et emplois circulants
(stocks, créances...)
• Identifier les ressources stables (capitaux propres, dettes à long terme) et
ressources circulantes (dettes fournisseurs, dettes fiscales...)
4.2. Étape 2 : Calcul des Soldes Clés
1. Le Fonds de Roulement Net Global (FRNG)
o Si FRNG > 0, l’entreprise a un excédent de financement.
o Si FRNG < 0, l’entreprise a un déséquilibre financier.
2. Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR)
o Si BFR > 0, l’entreprise doit financer son cycle d’exploitation.
o Si BFR < 0, l’entreprise bénéficie d’un financement par son exploitation.
3. La Trésorerie Nette (TN)
o Si TN > 0, l’entreprise dispose d’une trésorerie excédentaire.
o Si TN < 0, l’entreprise est en situation de tension de trésorerie.
5. Interprétation du Bilan Fonctionnel
• Une structure financière saine repose sur un FRNG positif et suffisant pour
couvrir le BFR.
• Un BFR élevé peut être le signe d’une mauvaise gestion des stocks ou des
créances clients.
• Une TN négative persistante indique un risque de liquidité nécessitant une
révision du financement.
EXERCICES
Exercice 1
Données :
407
Objectifs 15/20 - DCG
• Ressources stables : 500 000 €
• Emplois stables : 400 000 €
• Stocks : 50 000 €
• Créances clients : 100 000 €
• Dettes fournisseurs : 80 000 €
1.Calcul les soldes intermédiaires du bilan fonctionnel
Corrigé
• FRNG = 500 000 - 400 000 = 100 000 €
• BFR = (50 000 + 100 000) - 80 000 = 70 000 €
• TN = 100 000 - 70 000 = 30 000 €
Exercice 2
Une entreprise a un FRNG négatif et une TN négative. Expliquez les conséquences
possibles et les actions à entreprendre.
1.Analyse le bilan fonctionnel
Corrigé
• Un FRNG négatif signifie que l’entreprise ne finance pas ses investissements avec
des ressources stables.
• Une TN négative signifie que l’entreprise risque des tensions de trésorerie.
• Solutions : allonger la durée des dettes, réduire le BFR en optimisant le cycle
d’exploitation.
Exercice 3
Si une entreprise a un BFR de 200 000 € et un FRNG de 150 000 €, quelle est sa situation
financière ?
408
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
• TN = 150 000 - 200 000 = -50 000 € (besoin de financement)
• L’entreprise doit soit augmenter ses ressources stables, soit réduire son BFR.
Exercice 4
Une entreprise voit ses créances clients augmenter de 50 000 €.
1.Quel est l’impact sur son bilan fonctionnel ?
Corrigé
• Augmentation du BFR, donc risque de tension de trésorerie.
• Solution : améliorer le recouvrement des créances.
Exercice 5
Une entreprise augmente ses dettes fournisseurs de 30 000 €.
1.Quel est l’impact ?
Corrigé
• Baisse du BFR (financement spontané).
• Amélioration de la trésorerie à court terme.
Exercice 6
Données :
À partir du bilan comptable simplifié suivant, construis le bilan fonctionnel.
Postes du bilan comptable Montants (€)
409
Objectifs 15/20 - DCG
Immobilisations corporelles 200 000
Immobilisations incorporelles 50 000
Stocks 30 000
Créances clients 40 000
Trésorerie active 10 000
Capitaux propres 150 000
Emprunts à long terme 100 000
Dettes fournisseurs 50 000
Dettes fiscales et sociales 30 000
Trésorerie passive 0
Corrigé
Emplois (Actif) Montants Ressources (Passif) Montants
(€) (€)
Actif stable 250 000 Ressources stables 250 000
- Immobilisations corporelles 200 000 - Capitaux propres 150 000
- Immobilisations 50 000 - Emprunts à long terme 100 000
incorporelles
Actif circulant 80 000 Passif circulant 80 000
- Stocks 30 000 - Dettes fournisseurs 50 000
- Créances clients 40 000 - Dettes fiscales et 30 000
sociales
- Trésorerie active 10 000 - Trésorerie passive 0
Le bilan fonctionnel ainsi construit permet une meilleure lecture de l’équilibre financier
de l’entreprise.
410
Objectifs 15/20 - DCG
411
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 1
INTRODUCTION AU MANAGEMENT
Rappel du cours
1. Définition et Enjeux du Management
1.1 Définition du management
Le management désigne l’ensemble des techniques, des méthodes et des compétences
permettant d’organiser, de diriger et de coordonner les activités d’une organisation pour
atteindre des objectifs précis.
• Le management repose sur quatre grandes fonctions :
1. Planifier : fixer des objectifs et définir la stratégie.
2. Organiser : structurer les ressources et les processus.
3. Diriger : animer et motiver les équipes.
4. Contrôler : évaluer les performances et ajuster les actions.
1.2 Les enjeux du management
• Performance économique : maximiser la rentabilité et la productivité.
• Engagement et bien-être des employés : assurer un environnement motivant.
• Innovation et adaptabilité : répondre aux évolutions du marché.
• Responsabilité sociétale : intégrer les préoccupations environnementales et
sociales.
412
Objectifs 15/20 - DCG
2. Les Différents Niveaux de Management
2.1 Management stratégique vs Management opérationnel
❖ Management stratégique (long terme)
• Définition des grandes orientations de l’entreprise.
• Décisions prises par les dirigeants (PDG, comité de direction).
• Exemple : diversification d’activité, internationalisation.
❖ Management opérationnel (court et moyen terme)
• Application des décisions stratégiques au quotidien.
• Supervisé par les managers intermédiaires et de proximité.
• Exemple : gestion des équipes, optimisation des processus.
2.2 Management fonctionnel vs Management hiérarchique
• Management fonctionnel : coordination entre services (RH, finance, marketing).
• Management hiérarchique : relations entre supérieurs et subordonnés.
3. Les Grandes Théories du Management
3.1 Management scientifique (Taylor, Ford)
• Optimisation du travail par la spécialisation.
• Salaire au rendement et standardisation des tâches.
• Exemple : les chaînes de production Ford.
Limites : monotone pour les travailleurs, manque de créativité.
3.2 Management administratif (Fayol)
Henri Fayol identifie 14 principes du management :
413
Objectifs 15/20 - DCG
• Unité de commandement : un employé ne dépend que d’un seul supérieur.
• Autorité et discipline : règles claires et respect de l’ordre.
• Centralisation/décentralisation : équilibre entre prise de décision et autonomie.
Limites : approche trop rigide pour des environnements changeants.
3.3 Management des relations humaines (Mayo, Maslow, Herzberg)
• Mayo : l’effet Hawthorne → motivation sociale plus forte que les conditions
matérielles.
• Maslow : pyramide des besoins (besoins physiologiques, sécurité, appartenance,
estime, accomplissement).
• Herzberg : distinction entre facteurs d’hygiène (salaire, conditions de travail) et
facteurs de motivation (responsabilité, reconnaissance).
Apport : importance du bien-être et de la motivation.
3.4 Management participatif (McGregor, Likert)
• Théorie X et Y (McGregor) :
o X : employés paresseux → management autoritaire.
o Y : employés motivés → management participatif.
• Rensis Likert : styles de leadership allant de l’autoritaire au participatif.
Apport : mise en avant du leadership et de la confiance dans l’entreprise.
3.5 Management par objectifs (Drucker)
• Fixation d’objectifs précis et mesurables.
• Responsabilisation des employés.
• Évaluation des performances basée sur les résultats.
414
Objectifs 15/20 - DCG
Exemple : objectifs SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste,
Temporellement défini).
4. Les Styles de Management
4.1 Les 4 styles selon Likert
1. Autoritaire exploiteur : dirigé par la peur et la contrainte.
2. Autoritaire paternaliste : décisions centralisées, mais bienveillance du dirigeant.
3. Consultatif : consultation des salariés, mais décision finale par le dirigeant.
4. Participatif : implication active des salariés dans la prise de décision.
Exemple : Google adopte un management participatif basé sur l’innovation et
l’autonomie.
4.2 Leadership transformationnel vs transactionnel
• Transactionnel : basé sur la récompense et la sanction (court terme).
• Transformationnel : inspire et motive par une vision (long terme).
5. Le Management Actuel et ses Nouveaux Défis
5.1 Le management agile
• Réactivité et adaptabilité face aux changements.
• Hiérarchies allégées et prises de décision rapides.
• Exemples : start-ups, méthodes Scrum/Kanban.
5.2 Le management digital
• Utilisation de l’IA et du big data pour la prise de décision.
• Télétravail et outils collaboratifs (Slack, Trello, Zoom).
• Gestion des talents à distance.
415
Objectifs 15/20 - DCG
5.3 Management et responsabilité sociétale (RSE)
• Intégration du développement durable dans la stratégie.
• Politique éthique et transparence.
• Engagement envers les communautés locales.
Exemple : Patagonia, entreprise engagée dans la protection de l’environnement.
6. Études de Cas et Applications Pratiques
6.1 Cas d’Amazon : efficacité du management logistique
• Automatisation des entrepôts.
• Culture d’entreprise orientée performance.
• Fortes pressions sur les employés → critiques sur les conditions de travail.
6.2 Cas de Google : management de l’innovation
• Encouragement de la créativité (20% du temps pour des projets personnels).
• Espaces de travail favorisant l’échange et la collaboration.
6.3 Cas de Tesla : leadership transformationnel d’Elon Musk
• Vision long terme sur les énergies renouvelables.
• Culture d’entreprise exigeante et rapide.
Le management évolue constamment pour s’adapter aux nouvelles réalités économiques
et sociétales.
• Les tendances à suivre :
o L’intelligence artificielle et la data pour optimiser la prise de décision.
o L’importance croissante du bien-être des salariés.
o Un équilibre entre innovation et éthique.
416
Objectifs 15/20 - DCG
Le manager d’aujourd’hui doit être un leader inspirant, un facilitateur et un
visionnaire.
EXERCICES
Exercice 1
1) Définissez le management et expliquez son importance dans une
organisation.
2) Quels sont les quatre rôles principaux d’un manager selon Henri Fayol
? Expliquez brièvement chacun d’eux.
3) Donnez un exemple concret où un bon management a permis
d’améliorer la performance d’une entreprise.
Corrigé
1. Le management désigne l’ensemble des techniques et des pratiques permettant
d’organiser, de diriger et de contrôler les ressources humaines, matérielles et financières
d’une organisation afin d’atteindre ses objectifs. Importance :
• Assure une organisation efficace et une répartition optimale des ressources.
• Favorise la motivation et l’engagement des équipes.
• Permet d’adapter l’entreprise aux évolutions du marché et aux défis.
• Contribue à la performance et à la compétitivité.
2.
• Planifier : Définir des objectifs et élaborer une stratégie pour les atteindre.
417
Objectifs 15/20 - DCG
• Organiser : Mettre en place les structures et ressources nécessaires au bon
fonctionnement de l’entreprise.
• Commander (Diriger) : Motiver, coordonner et superviser les employés.
• Contrôler : Vérifier que les objectifs sont atteints et ajuster si nécessaire. Exercice 2
Autoritaire : - -
3. L’entreprise Toyota a mis en place le Toyota Production System (TPS), qui repose sur
une gestion rigoureuse des ressources, l’amélioration continue et l’implication des
employés. Cela a permis de réduire les coûts, d’améliorer la qualité et de devenir un
leader de l’industrie automobile.
Exercice 2
Un chef d’équipe dans une entreprise hésite entre trois styles de management :
• Autoritaire : il impose ses décisions sans consultation.
• Participatif : il implique ses employés dans la prise de décision.
• Laisser-faire : il laisse les employés agir librement.
1) Décrivez les avantages et les inconvénients de chaque style.
2) Quel style de management conviendrait le mieux à une entreprise innovante
? Justifiez votre réponse.
3) Donnez un exemple de situation où un management autoritaire peut être
bénéfique.
Corrigé
1. Avantages et inconvénients des styles de management
• Avantages du style autoritaire :
418
Objectifs 15/20 - DCG
Décisions rapides, contrôle strict, efficacité en situation de crise.
• Inconvénients du style autoritaire :
Manque de motivation des employés, peu de créativité, communication descendante.
• Avantages du style participatif :
Implication des employés, innovation, bonne ambiance de travail.
• Inconvénients du style participatif :
Prise de décision plus longue, difficile à appliquer en cas d’urgence.
• Avantages du style Laisser-faire :
Autonomie, favorise la créativité et la responsabilisation.
• Inconvénients du style laisser-faire :
Risque de désorganisation, manque de contrôle, faible cohésion d’équipe.
2. Meilleur style pour une entreprise innovante
Le management participatif est le plus adapté, car il encourage l’implication des
employés, stimule l’innovation et favorise un climat de confiance et de collaboration.
3. Dans une situation de crise, comme un rappel de produits dangereux, un leadership
autoritaire permet de prendre des décisions rapides et d’assurer une coordination stricte.
Exercice 3
1) Quelle est la différence entre le management stratégique et le
management opérationnel ?
419
Objectifs 15/20 - DCG
2) Classez les décisions suivantes en management stratégique ou
opérationnel :
• Choisir un nouveau marché international.
• Recruter un nouvel employé.
• Lancer une campagne publicitaire locale.
• Modifier la vision de l’entreprise.
3) Pourquoi est-il important d’avoir une vision stratégique et une gestion
opérationnelle efficace ?
Corrigé
1) Quelle est la différence entre le management stratégique et le management
opérationnel ?
Le management stratégique concerne les décisions à long terme qui engagent l’avenir
de l’entreprise. Il est généralement porté par la direction et vise à définir les grandes
orientations, comme l’expansion, l’innovation ou la restructuration.
Le management opérationnel, quant à lui, se concentre sur la gestion quotidienne et
l’optimisation des ressources pour atteindre les objectifs fixés par la stratégie. Il est mis
en œuvre par les managers intermédiaires et opérationnels.
2) Classez les décisions suivantes en management stratégique ou opérationnel :
• Choisir un nouveau marché international → Management stratégique (impact à
long terme sur l’entreprise).
• Recruter un nouvel employé → Management opérationnel (gestion quotidienne
des ressources humaines).
• Lancer une campagne publicitaire locale → Management opérationnel (action à
court/moyen terme pour développer les ventes).
420
Objectifs 15/20 - DCG
• Modifier la vision de l’entreprise → Management stratégique (changement
fondamental qui oriente les décisions futures).
3) Pourquoi est-il important d’avoir une vision stratégique et une gestion
opérationnelle efficace ?
Une vision stratégique claire permet à l’entreprise de définir des objectifs cohérents et
d’anticiper les évolutions du marché. Sans stratégie, une entreprise risque de manquer
de direction et de perdre en compétitivité.
Une gestion opérationnelle efficace garantit que les ressources sont utilisées de manière
optimale pour atteindre ces objectifs. Elle permet d’exécuter la stratégie de manière
concrète et d’assurer une performance durable.
L’équilibre entre ces deux niveaux de management est essentiel pour assurer la
pérennité et la croissance de l’entreprise.
Exercice 4
Une entreprise de logistique souhaite améliorer son efficacité. Elle rencontre plusieurs
problèmes :
• Mauvaise communication entre les services.
• Manque de motivation des employés.
• Prise de décision trop lente.
1) Quel(s) principe(s) de management pourrait-on appliquer pour résoudre
chaque problème ?
2) Proposez des solutions concrètes pour améliorer le fonctionnement de
l’entreprise.
421
Objectifs 15/20 - DCG
3) Expliquez comment une bonne organisation interne peut influencer la
satisfaction des clients.
Corrigé
1) Quel(s) principe(s) de management pourrait-on appliquer pour résoudre chaque
problème ?
• Mauvaise communication entre les services → Principe de coordination et de
transversalité (Fayol).
Il est essentiel d’améliorer les échanges et la collaboration entre les différents
départements.
• Manque de motivation des employés → Théories de la motivation (Maslow,
Herzberg, McGregor).
Encourager la reconnaissance, la responsabilisation et l’amélioration des conditions de
travail.
• Prise de décision trop lente → Décentralisation et agilité managériale.
Donner plus d’autonomie aux managers et optimiser les processus de prise de décision.
2) Proposez des solutions concrètes pour améliorer le fonctionnement de
l’entreprise.
Améliorer la communication interne
• Mettre en place des outils collaboratifs (Slack, Teams, Trello).
• Organiser des réunions régulières entre services.
• Favoriser une culture d’entreprise basée sur l’échange et la transparence.
Renforcer la motivation des employés
422
Objectifs 15/20 - DCG
• Valoriser les performances avec un système de reconnaissance (primes,
promotions, feedback positif).
• Proposer des formations et opportunités d’évolution.
• Améliorer l’environnement de travail et encourager le travail en équipe.
Accélérer la prise de décision
• Réduire les niveaux hiérarchiques inutiles.
• Favoriser la délégation de responsabilités.
• Utiliser des outils d’aide à la décision basés sur la data et l’IA.
3) Expliquez comment une bonne organisation interne peut influencer la satisfaction
des clients.
Une entreprise bien organisée optimise son efficacité, ce qui se traduit par :
• Un traitement plus rapide des commandes → Moins de retard, respect des délais.
• Un service client réactif → Meilleure gestion des demandes et des réclamations.
• Une équipe motivée et impliquée → Meilleur engagement dans la qualité du
service.
• Moins d’erreurs logistiques → Réduction des coûts et amélioration de
l’expérience client.
Une bonne organisation interne crée un cercle vertueux entre performance, satisfaction
des employés et fidélisation des clients.
Exercice 5
423
Objectifs 15/20 - DCG
Une start-up technologique en pleine croissance doit gérer une équipe jeune et
dynamique. Elle doit faire face à plusieurs défis :
• Besoin de structurer son organisation sans perdre en flexibilité.
• Motiver ses employés et éviter un taux de turnover élevé.
• Assurer une communication fluide entre les équipes.
1) Quel style de management conviendrait le mieux à cette start-up ? Expliquez
pourquoi.
2) Quels outils ou méthodes de management pourriez-vous recommander pour
améliorer la communication interne ?
3) Proposez trois actions concrètes pour renforcer la motivation des employés.
Corrigé
1) Le management participatif et agile semble être le plus adapté à cette start-up.
• Flexibilité : permet d’adapter rapidement l’organisation aux évolutions du
marché.
• Implication des employés : favorise la prise d’initiatives et la responsabilisation.
• Culture d’innovation : encourage la créativité et l’expérimentation.
Un management trop rigide pourrait freiner l’agilité et nuire à la motivation des
employés, tandis qu’un management trop laxiste pourrait entraîner un manque de
coordination.
2) Outils collaboratifs et numériques
• Slack, Microsoft Teams : messagerie instantanée pour fluidifier les échanges.
• Trello, Asana, Jira : gestion de projets en mode agile pour suivre l’avancement des
tâches.
424
Objectifs 15/20 - DCG
Méthodes de travail adaptées
• Méthode Agile / Scrum : réunions courtes et régulières (daily meetings) pour
coordonner les équipes.
• OKR (Objectives and Key Results) : définir des objectifs clairs et aligner les
efforts de chacun.
Moments d’échange et de cohésion
• Instaurer des points hebdomadaires pour favoriser le feedback.
• Organiser des team buildings pour renforcer la collaboration.
3) Offrir des opportunités de développement
• Formations régulières pour acquérir de nouvelles compétences.
• Possibilités d’évolution interne pour donner des perspectives d’avenir.
Créer un environnement de travail attractif
• Aménagement d’espaces conviviaux (espaces détente, flex office).
• Horaires de travail flexibles et possibilité de télétravail.
Valoriser et récompenser les efforts
• Mise en place d’un système de reconnaissance (primes, feedback positif).
• Encouragement des initiatives et de l’innovation (hackathons, projets personnels).
En adoptant un management agile, en structurant la communication et en renforçant la
motivation, la start-up pourra croître sans perdre en dynamisme ni en engagement de la
part de ses employés.
425
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 2
LES THEORIES DES ORGANISATIONS
Rappel du cours
1. Introduction aux Théories des Organisations
1.1 Définition d’une organisation
Une organisation est un ensemble structuré de personnes et de ressources qui
interagissent pour atteindre un objectif commun. Elle peut être une entreprise, une
administration, une association, etc.
Exemples :
• Une entreprise comme Apple ou Amazon.
• Une administration publique (école, hôpital, mairie).
• Une ONG comme Médecins Sans Frontières.
1.2 Objectifs des théories des organisations
Les théories des organisations visent à comprendre :
• Comment une organisation fonctionne et évolue.
• Comment elle s’adapte à son environnement.
• Quels sont les modes de coordination et de gestion les plus efficaces.
2. Les Grandes Théories des Organisations
426
Objectifs 15/20 - DCG
2.1 L’Organisation Scientifique du Travail (OST) - Taylorisme
Fondateur : Frederick Taylor (1856-1915)
Objectif : optimiser la productivité des ouvriers grâce à une approche scientifique du
travail.
Principes :
• Division du travail → spécialisation des tâches.
• Salaire au rendement → motivation financière.
• Séparation entre conception (ingénieurs) et exécution (ouvriers).
• Avantages : productivité accrue, standardisation, réduction des coûts.
• Limites : travail monotone, déshumanisation, faible motivation.
Exemple : Les chaînes de production dans les usines Ford.
2.2 L’Approche Administrative - Fayolisme
Fondateur : Henri Fayol (1841-1925)
Objectif : définir les principes généraux de l’administration pour une gestion efficace.
Les 5 fonctions du management :
1. Planifier : fixer des objectifs et élaborer une stratégie.
2. Organiser : structurer les ressources et les tâches.
3. Commander : diriger et prendre des décisions.
4. Coordonner : assurer une bonne communication interne.
5. Contrôler : évaluer les résultats et corriger les erreurs.
• Avantages : vision globale du management, applicabilité à toutes les
organisations.
• Limites : approche rigide, peu d’attention aux relations humaines.
427
Objectifs 15/20 - DCG
2.3 L’École des Relations Humaines - Mayo et Maslow
Fondateur : Elton Mayo (1880-1949), Abraham Maslow (1908-1970)
Objectif : améliorer la motivation et le bien-être des travailleurs.
L’expérience de Hawthorne (Mayo)
• Les performances des employés s’améliorent lorsqu’ils sont écoutés et valorisés.
• La motivation ne dépend pas seulement du salaire, mais aussi du climat social.
La Pyramide des Besoins de Maslow
1. Besoins physiologiques (salaire suffisant, conditions de travail).
2. Besoins de sécurité (emploi stable).
3. Besoins d’appartenance (relations sociales, esprit d’équipe).
4. Besoins d’estime (reconnaissance, promotion).
5. Besoin d’accomplissement (développement personnel).
• Avantages : importance du facteur humain, motivation, leadership bienveillant.
• Limites : trop idéaliste, ne s’applique pas à tous les contextes.
Exemple : Google favorise un cadre de travail stimulant (espaces de loisirs, flexibilité).
2.4 La Théorie de la Contingence - Burns & Stalker, Lawrence & Lorsch
Il n’existe pas de modèle unique d’organisation. L’efficacité d’une organisation dépend
de son environnement et de ses contraintes.
Deux types d’organisation selon Burns & Stalker :
• Organisation mécaniste (hiérarchique, stable) → adaptée aux environnements
peu changeants.
428
Objectifs 15/20 - DCG
• Organisation organique (flexible, collaborative) → adaptée aux environnements
instables.
Les travaux de Lawrence & Lorsch
• Plus l’environnement est complexe, plus l’organisation doit être flexible.
• Importance de l’adaptabilité et de l’innovation.
• Avantages : approche pragmatique, souplesse.
• Limites : difficile à appliquer dans les grandes structures.
Exemple : Start-ups = organisation organique ; armée = organisation mécaniste.
2.5 La Théorie Bureaucratique - Max Weber
Fondateur : Max Weber (1864-1920)
Objectif : structurer l’organisation grâce à des règles précises et une hiérarchie claire.
Caractéristiques de la bureaucratie :
• Hiérarchie stricte.
• Définition précise des rôles.
• Règles et procédures formelles.
• Avantages : prévisibilité, stabilité, efficacité administrative.
• Limites : rigidité, lourdeur administrative, manque d’innovation.
Exemple : administrations publiques, grandes entreprises.
2.6 Théorie de la Décision - Herbert Simon
Idée clé : la rationalité des décisions est limitée (bounded rationality).
Principes :
429
Objectifs 15/20 - DCG
• Les managers ne prennent pas toujours des décisions optimales mais satisfaisantes.
• Ils sont influencés par leurs connaissances limitées et leur environnement.
• Nécessité d’outils d’aide à la décision (informatique, intelligence artificielle).
• Avantages : prise en compte des limites humaines, gestion des incertitudes.
• Limites : difficile à appliquer dans des environnements très complexes.
Exemple : Utilisation des algorithmes pour la prise de décision en entreprise.
3. Les Nouvelles Approches du Management
Aujourd’hui, les entreprises combinent plusieurs théories pour s’adapter aux défis
modernes.
Management agile (inspiré de la théorie de la contingence)
• Adaptation rapide aux évolutions du marché.
• Hiérarchies allégées, collaboration et innovation.
• Utilisé dans les start-ups et l’industrie technologique.
Organisation apprenante (Peter Senge)
• L’entreprise doit être en perpétuelle évolution.
• Importance de la formation continue et du partage des connaissances.
RSE et management durable
• Les entreprises doivent intégrer des préoccupations sociales et
environnementales.
• Exemples : entreprises à mission, développement durable.
4. Conclusion
430
Objectifs 15/20 - DCG
• Chaque théorie a ses forces et ses limites : il n’existe pas un modèle parfait.
• Les entreprises modernes s’inspirent de plusieurs approches pour être efficaces
et flexibles.
• L’évolution des organisations se poursuit avec la transformation digitale et
l’intelligence artificielle.
Exemple de combinaison :
• Google → structure organique (théorie de la contingence) + motivation des
employés (théorie des relations humaines).
• Toyota → Taylorisme (optimisation des tâches) + management agile (amélioration
continue).
EXERCICES
Exercice 1
Associez chaque principe de management à la théorie correspondante :
1. "Une organisation doit être hiérarchisée et suivre des règles strictes pour
fonctionner efficacement."
2. "Le bien-être des employés influence leur productivité."
3. "Les décisions ne sont pas toujours optimales mais satisfaisantes."
4. "Il faut spécialiser les tâches et organiser le travail de manière scientifique."
5. "Le management doit s’adapter à l’environnement et aux contraintes de
l’entreprise."
Théories possibles :
• Théorie de la bureaucratie (Weber)
• Théorie des relations humaines (Mayo, Maslow)
• Théorie de la rationalité limitée (Simon)
431
Objectifs 15/20 - DCG
• Organisation scientifique du travail (Taylor)
• Théorie de la contingence (Burns & Stalker)
Corrigé
1 → Théorie de la bureaucratie (Weber)
2 → Théorie des relations humaines (Mayo, Maslow)
3 → Théorie de la rationalité limitée (Simon)
4 → Organisation scientifique du travail (Taylor)
5 → Théorie de la contingence (Burns & Stalker)
Exercice 2
Une entreprise de télécommunications fait face à un marché en pleine mutation avec
l’arrivée de nouvelles technologies. Pour rester compétitive, elle hésite entre deux
stratégies :
• Une approche centralisée avec des règles strictes et un contrôle fort.
• Une approche plus souple où les décisions sont prises au niveau des équipes
locales.
1. À quelle théorie des organisations cette problématique fait-elle référence ?
2. Quelle stratégie semble la plus adaptée ? Justifiez votre réponse.
Corrigé
1. Cette problématique fait référence à la théorie de la contingence. En effet,
cette théorie explique que la structure d’une organisation doit s’adapter à son
environnement.
2. Une approche souple et décentralisée semble plus adaptée, car le marché des
télécommunications évolue rapidement. Une organisation trop rigide risquerait
d’être lente à s’adapter aux nouvelles technologies et aux attentes des
consommateurs.
432
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 3
Associez les actions suivantes à l’une des 5 fonctions du management selon Henri Fayol
:
• Définir les objectifs et la stratégie de l’entreprise.
• Organiser les ressources matérielles et humaines.
• Motiver et diriger les équipes.
• Vérifier que les actions mises en place permettent d’atteindre les objectifs.
• Coordonner les différents services pour assurer une bonne collaboration.
Fonctions possibles :
• Planifier
• Organiser
• Commander
• Contrôler
• Coordonner
Corrigé
• Définir les objectifs et la stratégie de l’entreprise → Planifier
• Organiser les ressources matérielles et humaines → Organiser
• Motiver et diriger les équipes → Commander
• Vérifier que les actions mises en place permettent d’atteindre les objectifs →
Contrôler
• Coordonner les différents services pour assurer une bonne collaboration →
Coordonner
Exercice 4
Un directeur d’usine applique une gestion taylorienne stricte :
433
Objectifs 15/20 - DCG
• Chaque ouvrier effectue une tâche répétitive.
• Les salaires sont basés uniquement sur le rendement.
• Les ouvriers n’ont pas d’autonomie dans leur travail.
Cependant, il remarque une baisse de motivation et une augmentation du turnover.
1. Quel est le problème principal de cette approche ?
2. Quelle alternative proposeriez-vous pour améliorer la motivation des
employés ?
Corrigé
1. Le problème principal est le manque de prise en compte du facteur humain. Le
taylorisme se concentre sur la productivité mais néglige la motivation et le bien-
être des travailleurs, ce qui peut entraîner démotivation et absentéisme.
2. Une alternative serait d’intégrer les principes des relations humaines (Mayo,
Maslow) :
• Donner plus d’autonomie et de reconnaissance aux employés.
• Introduire un système de feedback et de valorisation.
• Favoriser un meilleur équilibre entre travail et bien-être.
Exercice 5
Deux entreprises évoluent dans des environnements différents :
Entreprise A : Produit des pièces automobiles standardisées dans un marché stable.
Entreprise B : Développe des applications mobiles dans un secteur technologique en
perpétuelle évolution.
1. Quel type d’organisation est le plus adapté à chaque entreprise selon la
théorie de la contingence ?
434
Objectifs 15/20 - DCG
2. Justifiez votre réponse en expliquant les différences entre une structure
mécaniste et une structure organique.
Corrigé
1.
• Entreprise A → Structure mécaniste (hiérarchisée, stable, avec des règles
claires).
• Entreprise B → Structure organique (flexible, adaptable, favorisant
l’innovation).
2.
Structure mécaniste
• Adaptée aux environnements stables.
• Hiérarchie rigide et procédures standardisées.
• Exemple : Industrie automobile.
Structure organique
• Adaptée aux environnements changeants.
• Organisation souple, favorisant l’innovation.
• Exemple : Start-ups et entreprises technologiques.
435
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 3
COMPRENDRE LES PROCESSUS DE
DECISION STRATEGIQUE
Rappel du cours
La prise de décision stratégique est l’une des fonctions les plus importantes dans la
gestion des organisations. Elle consiste à choisir une action à long terme permettant à
une entreprise d’atteindre ses objectifs et de s’adapter à son environnement.
Exemples :
• Lancer un nouveau produit.
• Choisir un nouveau marché international.
• Fusionner avec une autre entreprise.
1. Définition de la Décision Stratégique
Une décision stratégique est une décision à long terme qui engage l’avenir de
l’organisation. Elle permet d’assurer la survie, la croissance ou la compétitivité d’une
entreprise face aux évolutions de son environnement.
Caractéristiques d’une décision stratégique
Caractéristiques Description
Long terme Impact sur plusieurs années
Irréversible Difficile à modifier après exécution
436
Objectifs 15/20 - DCG
Risquée Incertitude élevée
Coût élevé Nécessite des ressources importantes
Prise par la direction Impliquant les dirigeants
2. Les Différents Niveaux de Décision
Les décisions en entreprise peuvent être classées en trois niveaux :
Niveau Description Exemple
Stratégique Long terme, prise par la direction Développer une nouvelle gamme
de produits
Tactique Moyen terme, prise par les managers Lancer une campagne publicitaire
intermédiaires
Opérationnel Court terme, prise par les managers Répartir les tâches des employés
de proximité sur une journée
3. Le Processus de Décision Stratégique
Le processus de décision stratégique se déroule en plusieurs étapes :
Étape 1 : Identification du Problème
L’entreprise doit détecter un problème ou une opportunité dans son environnement.
Exemple : Une baisse des ventes ou une opportunité d’exportation.
Étape 2 : Analyse de l’Environnement
L’entreprise doit analyser son environnement interne et externe à l’aide des outils
suivants :
437
Objectifs 15/20 - DCG
Outils Description
PESTEL Analyse de l’environnement externe (Politique, Économique,
Social, Technologique, Environnemental, Légal)
SWOT Analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces
Analyse Étude des concurrents sur le marché
concurrentielle
Étape 3 : Définition des Objectifs
Les objectifs doivent être :
• SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporellement défini).
Exemple : Augmenter la part de marché de 10 % en deux ans.
Étape 4 : Recherche des Solutions Alternatives
L’entreprise doit lister plusieurs options possibles pour atteindre ses objectifs.
Exemple :
1. Lancer un nouveau produit.
2. S’implanter dans un nouveau pays.
3. Réduire les coûts de production.
Étape 5 : Évaluation des Options
Chaque solution est évaluée selon des critères :
• Coût
• Faisabilité
• Rentabilité
• Risques
438
Objectifs 15/20 - DCG
• Impact sur l’image de l’entreprise
Étape 6 : Choix de la Meilleure Solution
La direction générale sélectionne la solution qui correspond le mieux aux objectifs de
l’entreprise.
Étape 7 : Mise en Œuvre
La solution choisie est appliquée à travers un plan d’action précis.
Étape 8 : Contrôle et Suivi
L’entreprise doit évaluer régulièrement les résultats et apporter des ajustements si
nécessaire.
4. Les Modèles de Décision Stratégique
4.1 Le Modèle Rationnel (Simon)
Ce modèle suppose que le décideur choisit toujours la solution optimale après avoir
analysé toutes les options possibles.
• Avantage : Décision logique et structurée.
• Limite : Difficile à appliquer en situation d’incertitude.
4.2 La Rationalité Limitée (Simon)
Herbert Simon explique que les dirigeants ne prennent pas toujours la meilleure décision,
mais une décision satisfaisante selon leurs informations et leurs capacités.
4.3 Le Modèle Politique
439
Objectifs 15/20 - DCG
Les décisions sont influencées par des conflits d’intérêts entre différentes parties
prenantes (salariés, actionnaires, clients).
4.4 Le Modèle de la Contingence
La prise de décision dépend de l’environnement et des caractéristiques de l’entreprise.
5. Les Facteurs qui Influencent la Prise de Décision
Facteurs Description
Facteurs internes Ressources financières, compétences des employés
Facteurs externes Concurrence, réglementation, évolution technologique
Facteurs personnels Expérience du dirigeant, style de management
6. Exemple Pratique
Cas : Entreprise de Téléphonie
Problème : Baisse des ventes face à la concurrence.
Processus de décision :
1. Analyse SWOT
2. Définition de l’objectif : Augmenter les ventes de 15 % en 1 an.
3. Options :
o Lancer une nouvelle gamme de téléphones.
o Réduire les prix.
o Investir dans la publicité.
Choix : Lancer une nouvelle gamme + Publicité.
Résultat : Hausse des ventes de 20 %.
440
Objectifs 15/20 - DCG
Résumé Final : Les Points Clés
Étapes Description
Identification du problème Détecter une opportunité ou une menace
Analyse de l’environnement Étudier les facteurs internes et externes
Définition des objectifs Fixer des objectifs SMART
Recherche des solutions Proposer plusieurs alternatives
Évaluation des options Comparer les solutions
Choix Prendre la meilleure décision
Mise en œuvre Appliquer la décision
Contrôle Suivre les résultats
EXERCICES
Exercice 1
Parmi les décisions suivantes, identifiez lesquelles relèvent de la décision stratégique,
de la décision tactique ou de la décision opérationnelle :
1. Une entreprise décide d’ouvrir une nouvelle filiale en Asie.
2. Un manager choisit de recruter un nouvel employé pour renforcer son équipe.
3. La direction décide d’investir dans une nouvelle technologie pour automatiser la
production.
4. Un responsable marketing lance une nouvelle campagne publicitaire pour un
produit existant.
5. Un employé planifie l’organisation des tâches de la journée pour son équipe.
Corrigé
• Décision stratégique :
441
Objectifs 15/20 - DCG
o (1) Ouvrir une nouvelle filiale en Asie.
o (3) Investir dans une nouvelle technologie.
• Décision tactique :
o (2) Recruter un nouvel employé.
o (4) Lancer une campagne publicitaire.
• Décision opérationnelle :
o (5) Planifier l’organisation des tâches de la journée.
Exercice 2
Une entreprise de transport souhaite optimiser son réseau de livraison, mais elle ne
dispose pas de toutes les informations nécessaires.
1. Selon la théorie de la rationalité limitée de Simon, quelle est la principale
difficulté dans cette prise de décision ?
2. Quelle approche l’entreprise pourrait-elle adopter pour prendre une décision
satisfaisante malgré ces limites ?
Corrigé
1. La principale difficulté selon la rationalité limitée est que l’entreprise ne peut
pas analyser toutes les options possibles en raison du manque d’informations et
de ressources. Elle doit donc se contenter d’une solution satisfaisante, et non
optimale.
2. L’entreprise pourrait adopter une approche pragmatique en :
• Testant un projet pilote dans une région spécifique avant d’étendre la solution à
toute l’entreprise.
• Utilisant des données historiques pour estimer les gains de productivité.
• Impliquant les employés et les clients dans la prise de décision pour identifier les
améliorations possibles.
442
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 3
Une entreprise de vente en ligne souhaite étendre son activité sur le marché
international. Elle réalise une analyse SWOT :
Forces Faiblesses Opportunités Menaces
Forte Coût élevé des Augmentation des achats Concurrence forte
notoriété livraisons en ligne
Base clients Faible présence à Développement des Réglementations
fidèle l’international paiements numériques strictes
1. Quelle stratégie recommanderiez-vous à cette entreprise ? Justifiez
votre choix.
2. En utilisant la matrice SWOT, quelles actions concrètes pourrait-elle
mettre en place ?
Corrigé
1. Stratégie recommandée : Une stratégie de développement international en
tirant parti de ses forces (notoriété et base clients) et des opportunités (hausse
des achats en ligne et paiements numériques).
2. Actions concrètes basées sur SWOT :
• Maximiser les forces : Renforcer la communication sur la marque pour rassurer les
nouveaux clients étrangers.
• Corriger les faiblesses : Négocier des partenariats avec des prestataires
logistiques pour réduire les coûts de livraison.
• Exploiter les opportunités : Proposer plusieurs modes de paiement numériques
adaptés aux marchés étrangers.
443
Objectifs 15/20 - DCG
• Réduire les menaces : Analyser les réglementations locales avant d’entrer sur un
nouveau marché.
Exercice 4
Une entreprise de restauration rapide hésite entre deux décisions stratégiques :
1. Lancer un nouveau burger végétarien pour répondre à la demande croissante des
consommateurs.
2. Baisser les prix des menus existants pour concurrencer d’autres enseignes.
Cependant, elle évolue dans un environnement incertain avec des coûts de matières
premières fluctuants et des tendances alimentaires changeantes.
1. Quels critères devrait-elle utiliser pour évaluer ces deux options ?
2. Quelle méthode de prise de décision recommanderiez-vous pour faire le
meilleur choix ?
Corrigé
1. Critères d’évaluation :
• Rentabilité de chaque option.
• Impact sur l’image de l’entreprise.
• Faisabilité et coût de mise en place.
• Réactions attendues des consommateurs.
2. Méthode recommandée :
La méthode multicritère qui consiste à attribuer un poids à chaque critère et à évaluer
les options selon ces critères. L’entreprise peut aussi tester le nouveau burger sur une
région spécifique avant de prendre une décision finale.
444
Objectifs 15/20 - DCG
Exercice 5
Une entreprise de prêt-à-porter décide d’adopter une nouvelle stratégie digitale pour
booster ses ventes en ligne.
1. En suivant le processus de décision stratégique, quelles sont les étapes
clés qu’elle doit respecter avant de mettre en œuvre cette stratégie ?
2. Une fois la stratégie lancée, comment peut-elle s’assurer qu’elle est
efficace ?
Corrigé
1. Les étapes du processus décisionnel :
o Identification du problème : Faible performance des ventes en ligne.
o Analyse de l’environnement : Étudier les tendances du e-commerce et la
concurrence.
o Définition des objectifs : Augmenter les ventes en ligne de 20 % en un an.
o Recherche des solutions : Créer une nouvelle plateforme e-commerce, investir en
publicité digitale, offrir la livraison gratuite.
o Évaluation des options : Comparer les coûts et bénéfices de chaque solution.
o Choix de la solution : Lancer une nouvelle plateforme avec une campagne de pub
en ligne.
o Mise en œuvre : Développer le site et tester la campagne marketing.
2. Mesurer l’efficacité de la stratégie :
• Suivre les indicateurs clés de performance (KPI) : taux de conversion, trafic du
site, chiffre d’affaires en ligne.
• Collecter des retours clients pour améliorer l’expérience utilisateur.
• Comparer les ventes avant et après la mise en place de la stratégie.
445
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 4
ELEMENTS FONDAMENTAUX DE
MANAGEMENT STRATEGIQUE
Rappel du cours
Le management stratégique regroupe l’ensemble des décisions et des actions prises par
une entreprise pour assurer sa compétitivité, son développement et sa pérennité dans un
environnement en constante évolution.
Pourquoi le management stratégique est-il essentiel ?
• Il permet d’anticiper les opportunités et les menaces.
• Il aide à fixer des objectifs clairs et à mobiliser les ressources.
• Il favorise l’adaptation de l’entreprise face à la concurrence.
1. Définition et Objectifs du Management Stratégique
Définition
Le management stratégique désigne l’ensemble des processus qui permettent à une
organisation de :
• Définir sa vision et sa mission.
• Fixer des objectifs à long terme.
• Choisir les actions stratégiques à mener.
• Assurer la mise en œuvre et le contrôle des stratégies adoptées.
446
Objectifs 15/20 - DCG
Objectifs du management stratégique
▪ Assurer la croissance et le développement de l’entreprise.
▪ Maintenir un avantage concurrentiel durable.
▪ Optimiser les ressources pour maximiser la rentabilité.
▪ S’adapter aux changements (technologiques, économiques, sociaux).
2. Les Trois Niveaux de Stratégie
Niveau de Stratégie Description Exemple
Stratégie Corporate Définit l’orientation générale et le Doit-on investir dans un
(globale) périmètre d’activité de nouveau secteur ?
l’entreprise.
Stratégie Business Se concentre sur l’avantage Comment se
(concurrentielle) concurrentiel dans un domaine différencier de la
d’activité spécifique. concurrence ?
Stratégie Applique la stratégie business dans Quelle stratégie de
Fonctionnelle chaque fonction (marketing, RH, communication adopter
production…). ?
3. Le Processus du Management Stratégique
Le management stratégique suit un processus en 5 étapes :
o Analyse Stratégique
L’entreprise analyse son environnement interne et externe pour identifier les forces,
faiblesses, opportunités et menaces (SWOT).
Outils d’analyse :
• PESTEL (analyse de l’environnement macro-économique).
447
Objectifs 15/20 - DCG
• Analyse des forces concurrentielles de Porter.
• SWOT (diagnostic stratégique).
o Définition de la Stratégie
L’entreprise choisit une orientation stratégique en fonction de son analyse :
• Croissance (ex. diversification, expansion).
• Maintien (ex. consolidation des parts de marché).
• Désinvestissement (ex. fermeture d’une filiale).
o Mise en Œuvre de la Stratégie
L’entreprise mobilise ses ressources (humaines, financières, technologiques) pour
appliquer sa stratégie.
o Pilotage et Suivi
Indicateurs de performance (KPI) pour mesurer l’efficacité de la stratégie :
• Part de marché
• Rentabilité
• Satisfaction client
• Productivité
o Ajustements Stratégiques
L’entreprise ajuste sa stratégie en fonction des résultats obtenus et des évolutions du
marché.
4. Les Principales Stratégies d’Entreprise
1) La Stratégie de Croissance
448
Objectifs 15/20 - DCG
• Croissance interne : développement de nouveaux produits/services.
• Croissance externe : acquisition ou fusion avec une autre entreprise.
• Croissance conjointe : partenariats stratégiques.
2) La Stratégie Concurrentielle (Modèle de Porter)
• Domination par les coûts : réduire les coûts pour proposer des prix inférieurs aux
concurrents (ex. Ryanair).
• Différenciation : proposer un produit unique avec une forte valeur ajoutée (ex.
Apple).
• Focalisation (niche) : se spécialiser sur un segment précis du marché (ex. Rolex).
3) La Stratégie de Spécialisation vs Diversification
• Spécialisation : concentration sur un seul métier (ex. Ferrari).
• Diversification : expansion vers de nouveaux secteurs (ex. Amazon dans le cloud
computing).
4) La Stratégie de Coopération
• Alliances stratégiques : partenariat entre entreprises pour mutualiser des
ressources (ex. Renault-Nissan).
• Externalisation (outsourcing) : confier certaines activités à des prestataires
externes.
5. L’Analyse Stratégique : Outils Essentiels
1) L’Analyse SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces)
Forces (Internes) Faiblesses (Internes)
Marque forte Manque de notoriété à l’international
Bonne capacité d’innovation Coûts de production élevés
449
Objectifs 15/20 - DCG
Opportunités (Externes) Menaces (Externes)
Marché en expansion Forte concurrence
Nouvelles technologies Réglementation stricte
2) L’Analyse PESTEL (Facteurs macro-économiques)
• Politique : législations, stabilité gouvernementale.
• Économique : inflation, taux d’intérêt, croissance économique.
• Socioculturel : habitudes de consommation, démographie.
• Technologique : innovations, digitalisation.
• Écologique : normes environnementales.
• Légal : lois du travail, fiscalité.
3) Les 5 Forces de Porter (Analyse concurrentielle)
1. Intensité de la concurrence
2. Pouvoir de négociation des fournisseurs
3. Pouvoir de négociation des clients
4. Menace des nouveaux entrants
5. Menace des produits de substitution
6. Exemples de Management Stratégique Réussi
1) Apple : Stratégie de Différenciation
• Forte innovation
• Marque premium
• Expérience utilisateur unique
2) Amazon : Stratégie de Domination par les Coûts
• Automatisation des entrepôts
• Négociation avec les fournisseurs
450
Objectifs 15/20 - DCG
• Livraison rapide
3) Tesla : Stratégie de Niche et d’Innovation
• Marché des voitures électriques haut de gamme
• Développement de batteries et d’énergie renouvelable
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise de téléphonie mobile veut accroître sa part de marché. Elle envisage trois
options :
1. Réduire les prix de ses abonnements pour attirer plus de clients.
2. Lancer un smartphone haut de gamme avec des fonctionnalités innovantes.
3. Se spécialiser uniquement dans les services pour les entreprises.
1. Associez chaque option à une stratégie concurrentielle de Porter
(domination par les coûts, différenciation, focalisation).
2. Quel pourrait être l’avantage et l’inconvénient de chaque choix
stratégique ?
Corrigé
1. Correspondance avec le modèle de Porter :
o Option 1 → Domination par les coûts (réduction des prix).
o Option 2 → Différenciation (innovation et produit premium).
o Option 3 → Focalisation (niche : marché des entreprises).
2. Avantages et inconvénients :
o Domination par les coûts : Attire plus de clients mais risque de baisse de
rentabilité.
o Différenciation : Image de marque forte mais coûts élevés en R&D.
451
Objectifs 15/20 - DCG
o Focalisation : Marché spécifique moins concurrentiel mais dépendance à
une niche.
Exercice 2
Une marque de vêtements écoresponsables souhaite développer sa présence sur le
marché.
1. Complétez une matrice SWOT en identifiant deux forces, deux
faiblesses, deux opportunités et deux menaces.
2. Sur la base de cette analyse, recommandez une stratégie de croissance.
Corrigé
Forces (Internes) Faiblesses (Internes)
Qualité des matières premières Prix plus élevés que la concurrence
Image de marque éthique et responsable Manque de notoriété
Opportunités (Externes) Menaces (Externes)
Sensibilisation croissante à l’écologie Forte concurrence des grandes marques
Développement du e-commerce Risque de contrefaçons
Recommandation stratégique :
o Miser sur la différenciation en communiquant sur la qualité et l’éthique.
o Développer la vente en ligne pour toucher plus de clients.
o Réduire certains coûts sans compromettre la qualité pour rendre les produits plus
accessibles.
Exercice 3
Une entreprise de voitures électriques veut se lancer sur le marché africain.
452
Objectifs 15/20 - DCG
1. Identifiez un facteur clé dans chaque catégorie du modèle PESTEL qui
peut impacter son développement.
2. Proposez une solution pour chaque facteur identifié.
Corrigé
Facteur Impact sur l’entreprise Solution proposée
Politique Réglementations et taxes sur Trouver des partenaires locaux pour
l’importation des véhicules. assembler les voitures sur place.
Économique Pouvoir d’achat des Proposer des modèles plus
consommateurs plus faible. abordables et faciliter le
financement.
Socioculturel Faible sensibilisation à Campagnes de sensibilisation et
l’électromobilité. partenariats avec des influenceurs.
Technologique Manque d’infrastructures de Développer un réseau de bornes
recharge. avec des partenaires.
Écologique Demande croissante pour des Mettre en avant l’impact
solutions durables. environnemental positif des
véhicules électriques.
Légal Normes environnementales Adapter les modèles aux
variables selon les pays. réglementations locales.
Exercice 4
Une entreprise de restauration rapide voit ses ventes baisser face à de nouveaux
concurrents. Deux options stratégiques s’offrent à elle :
1. Lancer une gamme de produits bio et sains.
2. Réduire les prix et faire des promotions agressives.
453
Objectifs 15/20 - DCG
1. Associez chaque option à un type de stratégie (différenciation ou
domination par les coûts).
2. Quels sont les risques liés à chacune de ces stratégies ?
Corrigé
1. Stratégies associées :
o Option 1 → Différenciation (nouveau segment bio et sain).
o Option 2 → Domination par les coûts (prix réduits et promotions).
2. Risques associés :
o Différenciation : Prix plus élevés peuvent freiner certains clients.
o Domination par les coûts : Réduction des marges et guerre des prix avec la
concurrence.
Recommandation :
Une approche hybride peut être envisagée : proposer une gamme bio sans exclure les
produits classiques et utiliser des promotions ciblées.
Exercice 5
Une entreprise de logiciels B2B décide de se lancer dans l’intelligence artificielle.
1. Listez trois étapes clés pour mettre en œuvre cette stratégie.
2. Quels indicateurs de performance (KPI) pourraient être suivis pour
évaluer son succès ?
Corrigé
1) Trois étapes clés de mise en œuvre :
• Analyse et planification : Étudier la demande et la concurrence dans l’IA.
• Développement et tests : Concevoir une version bêta du logiciel.
454
Objectifs 15/20 - DCG
• Lancement et adaptation : Commercialiser et ajuster selon les retours clients.
2) Indicateurs de performance (KPI) :
• Nombre de clients utilisant la nouvelle solution IA.
• Taux de satisfaction client et retours sur l’ergonomie du logiciel.
• Chiffre d’affaires généré par la nouvelle offre.
• Taux de conversion des prospects en clients.
455
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 5
LES FONCTIONS OPERATIONNELLES
DANS LES ORGANISATIONS
Rappel du cours
Les fonctions opérationnelles désignent les différentes activités essentielles qui
permettent à une organisation de fonctionner efficacement. Elles sont généralement
classées en plusieurs catégories selon la nature de l’entreprise (industrielle,
commerciale, de services, etc.).
1. Les Principales Fonctions Opérationnelles
1. La Fonction Production
1.1 Définition et Rôle
La fonction production regroupe toutes les activités liées à la transformation des
matières premières en produits finis ou à la prestation de services. Son objectif est
d’assurer une production efficace en optimisant les ressources.
1.2 Processus de Production
• Production en série : Fabrication de produits standardisés en grande quantité (ex
: automobile, textile).
• Production à l’unité : Fabrication sur mesure selon les besoins des clients (ex :
construction navale, aéronautique).
456
Objectifs 15/20 - DCG
• Production en continu : Processus sans interruption, souvent automatisé (ex :
industrie chimique, agroalimentaire).
• Production en flux tendu : Minimisation des stocks pour répondre directement à
la demande (ex : méthode Juste-à-Temps).
1.3 Gestion de la Production
• Planification de la production : Ordonnancement des tâches pour éviter les
goulots d’étranglement.
• Gestion des ressources : Allocation optimale des matières premières, machines et
main-d’œuvre.
• Contrôle qualité : Mise en place de normes et certifications (ISO 9001, Six Sigma).
• Amélioration continue : Méthodes Lean, Kaizen, 5S pour optimiser l’efficacité et
réduire les gaspillages.
2. La Fonction Commerciale et Marketing
2.1 Définition et Rôle
Cette fonction assure la promotion et la vente des produits ou services de l’entreprise.
Elle a pour mission d’attirer, de convaincre et de fidéliser les clients.
2.2 Marketing Stratégique et Opérationnel
• Marketing stratégique : Analyse du marché, segmentation des clients,
positionnement de l’offre.
• Marketing opérationnel : Actions concrètes comme la publicité, le merchandising,
et les promotions.
2.3 Stratégies de Vente
• BtoB (Business to Business) : Ventes aux entreprises (ex : fournisseurs
industriels).
457
Objectifs 15/20 - DCG
• BtoC (Business to Consumer) : Ventes directes aux consommateurs (ex : grande
distribution).
• E-commerce et omnicanalité : Vente en ligne, marketplaces, réseaux sociaux.
2.4 Gestion de la Relation Client (CRM)
• Outils CRM (Customer Relationship Management) pour fidéliser et mieux
connaître les clients.
• Service après-vente (SAV) : Suivi post-achat pour assurer la satisfaction des
clients.
3. La Fonction Financière et Comptable
3.1 Définition et Rôle
Elle gère les ressources financières et garantit la pérennité économique de l’entreprise.
3.2 Activités de la Fonction Financière
• Gestion de la trésorerie : Assurer l’équilibre entre entrées et sorties de fonds.
• Recherche de financements : Crédits bancaires, levée de fonds, subventions
publiques.
• Analyse des investissements : Étude des projets rentables avec des outils comme
le ROI (Retour sur Investissement) et le VAN (Valeur Actuelle Nette).
3.3 Activités de la Fonction Comptable
• Tenue des comptes : Enregistrement des flux financiers selon les normes
comptables.
• Production des états financiers : Bilan, compte de résultat, tableau des flux de
trésorerie.
• Déclarations fiscales et sociales : Respect des obligations légales (TVA, IS,
charges sociales).
458
Objectifs 15/20 - DCG
4. La Fonction Ressources Humaines (RH)
4.1 Définition et Rôle
Elle concerne la gestion du personnel et le développement des talents au sein de
l’organisation.
4.2 Activités de la Fonction RH
• Recrutement et intégration : Sélection des candidats, onboarding.
• Formation et développement des compétences : Plans de formation, gestion des
carrières.
• Gestion administrative du personnel : Paie, contrats de travail, congés,
absences.
• Gestion des relations sociales : Dialogue avec les syndicats, prévention des
conflits.
4.3 Outils RH Modernes
• SIRH (Système d’Information des Ressources Humaines) pour automatiser la
gestion du personnel.
• Indicateurs de performance RH : Taux de rotation, satisfaction des employés.
5. La Fonction Logistique et Achats
5.1 Définition et Rôle
Elle assure l’approvisionnement en matières premières et la distribution des produits
finis.
5.2 Gestion des Achats
• Sélection des fournisseurs : Critères de prix, qualité, délais.
459
Objectifs 15/20 - DCG
• Négociation et contractualisation : Signature de contrats d’approvisionnement.
5.3 Gestion Logistique
• Gestion des stocks : FIFO (First In First Out), LIFO (Last In First Out).
• Optimisation des transports : Réduction des coûts et délais de livraison.
• Gestion des entrepôts : Automatisation, robotisation des flux.
6. La Fonction Système d’Information
6.1 Définition et Rôle
Elle gère les outils technologiques qui facilitent la gestion de l’entreprise.
6.2 Outils Informatiques Clés
• ERP (Enterprise Resource Planning) : Outils intégrés pour gérer les processus
(SAP, Oracle).
• CRM (Customer Relationship Management) : Gestion de la relation client.
• BI (Business Intelligence) : Analyse des données et reporting.
6.3 Sécurité et Protection des Données
• RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) : Réglementation pour
la confidentialité des données.
• Cybersécurité : Protection contre les cyberattaques.
7. L’Interaction entre les Fonctions
7.1 Nécessité de la Collaboration
• Un bon alignement entre la production et le commercial permet d’éviter la
surproduction.
460
Objectifs 15/20 - DCG
• La fonction financière soutient les décisions stratégiques en garantissant la
rentabilité.
• Le digital améliore la performance des autres fonctions via l’automatisation.
8. L’Optimisation des Fonctions Opérationnelles
8.1 Stratégies d’Amélioration
• Automatisation : Réduction des tâches manuelles grâce aux outils numériques.
• Lean Management : Optimisation des processus pour éliminer les gaspillages.
• Externalisation (Outsourcing) : Délégation de certaines tâches pour se concentrer
sur le cœur de métier.
• Innovation et transformation digitale : Intelligence artificielle, big data, cloud
computing.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise de fabrication de meubles emploie 50 salariés et dispose de plusieurs
départements :
1. Un atelier de production qui assemble les meubles.
2. Un service commercial qui vend les produits en ligne et en magasin.
3. Un service achats qui négocie avec les fournisseurs.
4. Un service financier qui gère les paiements et les budgets.
5. Un service informatique qui gère le site web et les logiciels internes.
1.Associez chaque département à la fonction opérationnelle correspondante.
Corrigé
461
Objectifs 15/20 - DCG
1. Atelier de production → Fonction production
2. Service commercial → Fonction commerciale et marketing
3. Service achats → Fonction logistique et achats
4. Service financier → Fonction financière et comptable
5. Service informatique → Fonction système d’information
Exercice 2
Une entreprise de production de chaussures applique la méthode de gestion des stocks
FIFO (First In, First Out). Elle dispose des stocks suivants :
• 200 unités achetées à 15€ l’unité
• 300 unités achetées à 18€ l’unité
L’entreprise vend 250 unités.
1.Quel est le coût total des marchandises vendues en appliquant la méthode
FIFO ?
Corrigé
• FIFO signifie que les premières unités entrées sont les premières utilisées.
• Les 200 premières unités ont été achetées à 15€ → 200 × 15 = 3 000€
• Les 50 unités restantes viennent du lot suivant à 18€ → 50 × 18 = 900€
• Coût total des marchandises vendues = 3 000€ + 900€ = 3 900€
Exercice 3
Une entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 500 000 € en 2024. Ses charges
d’exploitation sont de 350 000 €, et elle a payé 50 000 € d’impôts.
1. Calculez le résultat d’exploitation.
2. Calculez le résultat net.
3. Déterminez la marge nette (résultat net ÷ chiffre d’affaires).
462
Objectifs 15/20 - DCG
Corrigé
1. Résultat d’exploitation = Chiffre d’affaires – Charges d’exploitation
→ 500 000 - 350 000 = 150 000 €
2. Résultat net = Résultat d’exploitation – Impôts
→ 150 000 - 50 000 = 100 000 €
3. Marge nette = Résultat net ÷ Chiffre d’affaires
→ 100 000 ÷ 500 000 = 0,20 (20%)
Exercice 4
Une entreprise souhaite recruter un responsable marketing et hésite entre deux
candidats :
• Candidat A : 5 ans d’expérience, salaire demandé 50 000€/an, formation
spécialisée en marketing.
• Candidat B : 3 ans d’expérience, salaire demandé 42 000€/an, formation
généraliste en commerce.
Critères de sélection :
• Expérience (pondération : 40%)
• Compétences techniques (pondération : 35%)
• Coût salarial (pondération : 25%)
L’entreprise attribue une note sur 10 à chaque critère :
• Candidat A : Expérience (9), Compétences (8), Coût (5)
• Candidat B : Expérience (7), Compétences (6), Coût (8)
1. Quel candidat doit être sélectionné selon une approche pondérée ?
Corrigé
463
Objectifs 15/20 - DCG
Score pondéré = (Expérience × 40%) + (Compétences × 35%) + (Coût × 25%)
• Candidat A : (9 × 0,40) + (8 × 0,35) + (5 × 0,25)
→ 3,6 + 2,8 + 1,25 = 7,65
• Candidat B : (7 × 0,40) + (6 × 0,35) + (8 × 0,25)
→ 2,8 + 2,1 + 2 = 6,9
➡ Le Candidat A obtient le score le plus élevé et doit être recruté.
Exercice 5
Une entreprise de e-commerce expédie ses produits depuis 3 entrepôts situés à Paris,
Lyon et Marseille.
• Chaque entrepôt peut stocker jusqu’à 10 000 articles.
• Les prévisions de demande pour le mois prochain sont :
o Paris : 5 000 articles
o Lyon : 8 000 articles
o Marseille : 12 000 articles
1. Y a-t-il un problème de capacité ?
2. Quelle stratégie logistique peut être mise en place pour optimiser
l’expédition ?
Corrigé
1. Capacité disponible = 10 000 articles par entrepôt.
o Paris : OK (5 000 < 10 000)
o Lyon : OK (8 000 < 10 000)
o Marseille : Problème (12 000 > 10 000) → Excès de 2 000 articles
2. Stratégies d’optimisation :
464
Objectifs 15/20 - DCG
o Réaffectation des stocks : Transférer 2 000 articles de Marseille vers Paris
ou Lyon.
o Stockage temporaire externe : Louer un entrepôt supplémentaire à
Marseille.
o Anticipation des commandes : Expédier une partie des produits en avance
pour libérer de la place.
465
Objectifs 15/20 - DCG
THEME 6
LES FONCTIONS DE SUPPORT DANS
LES ORGANISATIONS
Rappel du cours
Les fonctions de support, aussi appelées fonctions de soutien ou fonctions support,
regroupent l’ensemble des activités qui ne participent pas directement à la production
de biens ou de services mais qui sont essentielles au bon fonctionnement de
l’organisation.
Elles permettent :
• D’assurer une gestion fluide et efficace des ressources.
• De soutenir les opérations principales (production, commerce, services).
• De garantir la conformité aux obligations légales et réglementaires.
• D’optimiser les performances globales de l’entreprise.
Exemples de fonctions de support :
• Ressources Humaines (RH)
• Comptabilité et Finance
• Systèmes d’Information (SI)
• Marketing et Communication
• Achats et Logistique
• Juridique
466
Objectifs 15/20 - DCG
• Qualité et Gestion des risques
I. Fonction ressources humaines (rh)
1. Rôles et missions
La gestion des ressources humaines regroupe toutes les activités liées à la gestion du
personnel, au développement des compétences et à l’organisation du travail.
2. Processus clés en RH
• Le recrutement et l’intégration
o Définition des besoins (fiches de poste).
o Rédaction et diffusion des offres d’emploi.
o Sélection des candidats et entretiens.
o Intégration et suivi des nouveaux employés.
• La gestion des carrières et des compétences
o Plan de formation et développement des compétences.
o Gestion de la mobilité interne et promotions.
o Gestion de la performance et des évaluations annuelles.
• L’administration du personnel
o Gestion des contrats de travail et des salaires.
o Suivi du temps de travail et des absences.
o Conformité avec le droit du travail.
• La gestion sociale et la qualité de vie au travail
o Relations avec les instances représentatives du personnel.
o Gestion des conflits et climat social.
o Prévention des risques psychosociaux et bien-être au travail.
3. Impact stratégique des RH
• Une bonne gestion RH améliore la performance globale de l’entreprise.
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Objectifs 15/20 - DCG
• Favorise la fidélisation des talents et la motivation des employés.
• Contribue à la compétitivité par l’acquisition de compétences clés.
II. Fonction comptabilité et finance
1. Rôles et missions
La fonction financière gère les flux monétaires et assure la rentabilité de l’entreprise.
Elle assure aussi la conformité aux obligations comptables et fiscales.
2. Processus clés en comptabilité et finance
• Comptabilité générale et analytique
o Enregistrement des opérations comptables (achats, ventes, paie…).
o Production des états financiers (bilan, compte de résultat).
o Suivi de la rentabilité des différents centres de coût.
• Gestion de la trésorerie
o Suivi des flux de trésorerie (encaissements/décaissements).
o Gestion des financements et investissements.
o Prévision et optimisation des liquidités.
• Contrôle de gestion et pilotage de la performance
o Analyse des coûts et calcul des marges.
o Élaboration et suivi du budget prévisionnel.
o Reporting et aide à la prise de décision stratégique.
• Fiscalité et conformité financière
o Déclarations fiscales et obligations légales.
o Audit interne et contrôle des fraudes.
o Veille réglementaire et adaptation aux nouvelles normes.
3. Impact stratégique de la fonction financière
• Garantit la pérennité financière de l’entreprise.
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Objectifs 15/20 - DCG
• Permet d’optimiser la rentabilité et d’allouer efficacement les ressources.
• Aide à la prise de décision grâce à des analyses financières précises.
III. FONCTION SYSTÈMES D’INFORMATION (SI)
1. Rôles et missions
L’informatique est aujourd’hui un levier essentiel de performance et d’innovation.
2. Processus clés en systèmes d’information
• Gestion des infrastructures IT
o Maintenance des serveurs et réseaux.
o Sécurisation des données et cybersécurité.
• Développement et maintenance des logiciels
o Développement d’outils internes et ERP.
o Gestion des bases de données et des applications métiers.
• Support utilisateur et accompagnement numérique
o Assistance technique aux employés.
o Formation aux outils numériques.
3. Impact stratégique des SI
• Optimisation des processus internes via l’automatisation.
• Sécurisation des données sensibles et conformité RGPD.
• Meilleure communication interne et externe.
IV. FONCTION MARKETING ET COMMUNICATION
1. Rôles et missions
• Étudier le marché et comprendre les attentes des clients.
• Élaborer des stratégies de communication et de promotion.
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Objectifs 15/20 - DCG
• Fidéliser les clients et développer la notoriété de l’entreprise.
2. Processus clés du marketing
• Études de marché et veille concurrentielle
• Stratégie digitale et gestion des réseaux sociaux
• Publicité et campagnes promotionnelles
• Relations publiques et gestion de l’image de marque
3. Impact stratégique du marketing
• Augmente les ventes et la rentabilité.
• Positionne l’entreprise face à la concurrence.
V. Fonction achats et logistique
1. Rôles et missions
• Sélectionner et négocier avec les fournisseurs.
• Gérer les stocks et assurer la fluidité de la chaîne d’approvisionnement.
2. Processus clés des achats et logistique
• Gestion des appels d’offres et négociation
• Suivi des fournisseurs et contrôle qualité
• Optimisation des coûts et gestion des stocks
3. Impact stratégique des achats
• Réduction des coûts et amélioration des marges.
• Sécurisation des approvisionnements pour éviter les ruptures.
VI. Autres fonctions support : juridique, qualité, gestion des risques
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Objectifs 15/20 - DCG
• Juridique : Gestion des contrats et conformité aux réglementations.
• Qualité : Amélioration continue et certification ISO.
• Gestion des risques : Identification et anticipation des menaces.
EXERCICES
Exercice 1
Une entreprise compte 200 salariés. Le service RH souhaite mettre en place un plan de
formation pour améliorer les compétences de 50 salariés dans les 6 prochains mois.
Chaque salarié doit suivre une formation d’une durée moyenne de 20 heures.
1. Calculez le nombre total d’heures de formation à prévoir.
2. Si le coût moyen d’une heure de formation est de 30€, quel sera le coût
total du plan de formation ?
3. Si l’État rembourse 50% des coûts de formation, quel sera le coût final
pour l’entreprise ?
Corrigé
1. Nombre total d’heures de formation = 50 salariés × 20 heures = 1 000 heures
2. Coût total = 1 000 heures × 30€ = 30 000€
3. Coût final après remboursement = 30 000€ × (1 - 0,5) = 15 000€
Exercice 2
Une entreprise a les éléments financiers suivants pour l’année N :
• Chiffre d’affaires : 500 000€
• Coût des achats : 150 000€
• Charges de personnel : 100 000€
• Autres charges d’exploitation : 50 000€
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Objectifs 15/20 - DCG
1. Calculez le résultat d’exploitation.
2. Si l’impôt sur les sociétés est de 25% du résultat, quel sera le résultat
net ?
Corrigé
1. Résultat d’exploitation = Chiffre d’affaires - (Achats + Charges de personnel +
Autres charges)
Résultat d’exploitation = 500 000 - (150 000 + 100 000 + 50 000) = 200 000€
2. Impôt = 200 000 × 25% = 50 000€
Résultat net = 200 000 - 50 000 = 150 000€
Exercice 3
Une entreprise envisage d’adopter un nouveau logiciel de gestion qui coûtera 15 000€ à
l’achat et nécessitera un abonnement de 500€ par mois pour la maintenance.
1. Quel sera le coût total de ce logiciel après 3 ans d’utilisation ?
2. Si le logiciel permet d’économiser 700€ par mois en automatisant
certaines tâches, au bout de combien de mois l’investissement sera-t-il
rentabilisé ?
Corrigé
1. Coût total sur 3 ans = Coût d’achat + (Abonnement mensuel × 36 mois)
Coût total = 15 000 + (500 × 36) = 33 000€
2. Économie mensuelle nette = 700€ - 500€ = 200€
Temps pour rentabiliser = Coût initial / Économie mensuelle = 15 000 / 200 = 75
mois (6 ans et 3 mois)
Exercice 4
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Objectifs 15/20 - DCG
Une entreprise lance une nouvelle campagne publicitaire en ligne avec un budget de 12
000€.
• Le coût moyen par clic est de 0,80€.
• Le taux de conversion (nombre de ventes par rapport au nombre de clics) est de
5%.
• Le prix moyen d’une vente est de 50€.
1. Combien de clics la campagne va-t-elle générer ?
2. Combien de ventes seront réalisées ?
3. Quel sera le chiffre d’affaires généré ?
Corrigé
1. Nombre de clics = Budget / Coût par clic = 12 000 / 0,80 = 15 000 clics
2. Nombre de ventes = 15 000 × 5% = 750 ventes
3. Chiffre d’affaires = 750 × 50€ = 37 500€
Exercice 5
Un service achats doit commander 1 200 unités d’un produit auprès d’un fournisseur.
• Prix unitaire : 8€
• Remise de 10% si la commande dépasse 1 000 unités
• Frais de livraison : 300€
1. Quel est le coût total avant remise et frais de livraison ?
2. Quel est le montant de la remise ?
3. Quel est le coût final après application de la remise et ajout des frais de
livraison ?
Corrigé
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Objectifs 15/20 - DCG
1. Coût total avant remise = 1 200 × 8 = 9 600€
2. Montant de la remise = 9 600 × 10% = 960€
3. Coût final = 9 600 - 960 + 300 = 8 940€
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Objectifs 15/20 - DCG