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Simulation d'écrasement de tubes minces

Ce mémoire de fin d'études présente une simulation de l'écrasement de tubes minces, en comparant les résultats expérimentaux et numériques. Réalisé par Malik Haouchine à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, il vise à obtenir un diplôme de Master en Génie Mécanique, spécialité Comportement et Mise en Forme des Matériaux. Le travail a été soutenu devant un jury le 09 octobre 2016.

Transféré par

Houssem Hassanet
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Simulation d'écrasement de tubes minces

Ce mémoire de fin d'études présente une simulation de l'écrasement de tubes minces, en comparant les résultats expérimentaux et numériques. Réalisé par Malik Haouchine à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, il vise à obtenir un diplôme de Master en Génie Mécanique, spécialité Comportement et Mise en Forme des Matériaux. Le travail a été soutenu devant un jury le 09 octobre 2016.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI de TIZI-OUZOU

Faculté du Génie de la Construction


Département de Génie Mécanique

Mémoire de Fin d’Etudes


En vue de l'obtention du diplôme
de Master académique en Génie Mécanique
Spécialité : Comportement et Mise en Forme des Matériaux

Thème
Simulation de l’écrasement de tubes minces -
Comparaison expérimental/numérique

Elaboré par :
HAOUCHINE Malik

Soutenu le 09/10/2016 devant les membres de jury

M. ALMANSBA Madjid MC-A UMMTO Président

M. OULD OUALI Mohand Prof. UMMTO Encadreur

M. ZEROUKI Marzak Doctorant UMMTO Co-encadreur

M. HAMMOUR MC-A UMMTO Examinateur

M. AHMED ALI Abdallah MA-A UMMTO Examinateur

Promotion 2015 / 2016


Remerciement

Tout d’abord, je tiens à remercier énormément mon


promoteur Mr. Ould Ouali Mohand et mon co- promotteur
Mr. Zerouki Marzak qui m’ont accepté sous leurs
responsabilité.

Ils m’ont vraiment soutenus par leurs disponibilités, et par


leurs encadrements efficaces le long de ce mémoire, un
encadrement qui ma permis d’acquérir les bases rassurantes et
nécessaires pour s’améliorer dans le domaine de modélisation
numérique.

Mes remerciements sont également exprimés à tous les


membres de jurys, qui ont acceptés d’être partie de mon
jury de ce mémoire.
Dédicace

Je dédie mon travail à :

Mes chers parents

Mes frères et sœurs

Mes amis et amies

Mes camarades de La promotion master 2016 CMFM.


Liste des figures

Chapitre I : Généralités

Fig I.1 : Consommation apparente mondiale d acier ................................................................ 3

Fig I.2 : Les aciers ...................................................................................................................... 4

Fig I.3 : Produits finis en aciers ................................................................................................ 6

Fig I.4 : Les catégories des propriétés des matériaux ............................................................... 8

Fig I.5 : éprouvette de traction plates et cylindriques et dispositif de traction des matériaux ... 9

Fig I.6 : Courbe conventionnelle de traction ........................................................................... 10

Fig I.7 : Courbe conventionnelle de traction ........................................................................... 10

Fig I.8 : Niveau de vitesse de déformation accessible en fonction du type d’essai ................ 11

Fig I.9: Gamme d’énergies atteignables par les différentes techniques de caractérisation ..... 11

Fig I.10: Principe d’essai des barres Hopkinson .................................................................... 12

Fig I.11 : Essai de poids tombant ............................................................................................ 13

Fig I.12 : essai compression uniaxial quasi-statique ............................................................... 14

Fig I.13 : Le mode d'écrasement stable ................................................................................... 14

Fig I.14: Mode déformation axisymétrique ............................................................................. 14

Fig I.15: Mode déformation diamant ....................................................................................... 14

Fig I.16 : Mode déformation.................................................................................................... 15

Fig I.17 : Le mode d'écrasement instable ................................................................................ 15

Fig I.18 : Courbe force –déplacement pour les deux modes d’écrasement ............................. 15

Fig I.19 : Influence de la vitesse d'impact ............................................................................... 17

Fig I.20 : Energie spécifique pour des sections différentes ..................................................... 17

Fig I.21 : Corrélation entre Es et au/p ..................................................................................... 18


Chapitre II : Modélisation numérique

Fig II.1 : Régime dynamique ................................................................................................... 19

Fig II.2 : Les types de lois de comportement .......................................................................... 21

Fig II.3 : Différents types d’éléments disponibles dans la bibliothèque d’Abaqus ................. 28

Fig II.4 : Schéma de fonctionnement du code ABAQUS ....................................................... 29

Fig II.5 : L’interface Abaqus CAE .......................................................................................... 30

Fig II.6 : structure en équilibre ................................................................................................ 32

Fig II.7 : Organisation de résolution du schéma statique implicite ......................................... 34

Fig II.8 : Organigramme de résolution d’un problème mécanique en utilisant un schéma


dynamique explicite ................................................................................................................. 35

Chapitre III : Résultats et discussion

Fig III.1: Dimension des tubes étudiés (E235)........................................................................ 38

Fig III.2: Dimensions en mm de l’échantillon de traction ...................................................... 39

Fig III.3 : Courbe contrainte/déformation de l’acier doux E235 lors de l’essai de traction . 39

Fig III.4 : Les dimensions de l’éprouvette pour l’essai de traction avec 1mm (partie utile) . 40

Fig III.5 : le maillage adopté pour l’éprouvette c3d8r ............................................................ 40

Fig III.6 : les conditions à limites appliquées sur l’éprouvette de traction ............................ 41

Fig III.7 : L’élément de volume et les conditions à limites appliquées ................................. 41

Fig III.8 : L’éprouvette de traction après déformation ............................................................ 42

Fig III.9 : La Comparaison entre la courbe expérimentale et la courbe numérique................ 43

Fig III.10 : L’éprouvette de traction vierge avec un maillage : .a) faible ; b) moyen ; c)
grossier ..................................................................................................................................... 44

Fig III.11 : Eprouvette de traction déformée avec un maillage : .a) faible ; b) moyen ; c)
grossier ..................................................................................................................................... 45
Fig III.12 : Comparaison entre les courbes contrainte déformation pour les trois tailles de
maillage .................................................................................................................................... 45

Fig III.13 : Influence de paramètre A sur la courbe contrainte déformation .......................... 46

Fig III.14 : Influence de paramètre B sur la courbe contrainte déformation ........................... 47

Fig III.15 : Influence de paramètre n sur la courbe contrainte déformation ........................... 47

Fig III.16 : Influence de paramètre D1 sur la courbe contrainte déformation ......................... 48

Fig III.17 : Influence de paramètre D2 sur la courbe contrainte déformation ......................... 49

Fig III.18 : Influence de paramètre D3 sur la courbe contrainte déformation ......................... 49

Fig III.19 : le banc d’essai Instron instrumenté....................................................................... 50

Fig III.20 : Le tube utilisé dans l’essai d’écrasement : a) avant déformation, b) après
déformation .............................................................................................................................. 50

Fig III.21 : La courbe force-déplacement de l’essai de l’écrasement avec V= 5mm/min ...... 51

Fig III.22 : tube en aciers doux E235 ...................................................................................... 51

Fig III.23 : le maillage adopté pour l’éprouvette .................................................................... 52

Fig III.24 : les conditions aux limites appliqués sur le tube lors d’écrasement ...................... 52

Fig III.25 : Ecrasement de tube en aciers doux E235.............................................................. 53

Fig III.26 : Comparaison entre courbe expérimentale et courbe numérique........................... 53

Fig III.27 : tube avant déformation avec un maillage : .a) faible ; b) moyen ; c) grossier ...... 54

Fig III.28 : tube après déformation avec un maillage : .a) faible ; b) moyen ; c) grossier ...... 55

Fig III.29 : Comparaison courbe force déplacement pour les maillages faible, moyen et
grossier .................................................................................................................................... 56

Annexe A

Fig A.1 : esquisse de l’éprouvette ............................................................................................ 63

Fig A.2 : Définition du matériau - loi de comportement de J-C .............................................. 64

Fig A.3: Définition du matériau - loi d’endommagement de J-C ............................................ 64


Fig A.4: Modèle géométrique de l’éprouvette ......................................................................... 64

Fig A.5: Définition du Step...................................................................................................... 65

Fig A.6: Création des conditions d’encastrement .................................................................... 65

Fig A.7 : Création des conditions de chargements .................................................................. 65

Fig A.8 : Maillage de l’éprouvette ........................................................................................... 66

Fig A.9 : Définition des variables de sorties de la simulation ................................................ 66

Fig A.10: Exécution de module Job......................................................................................... 67

Annexe B

Fig B.1 : esquisse de tube ........................................................................................................ 68

Fig B.2 : esquisse de couvercle ................................................................................................ 68

Fig B.3 : Définition du matériau - loi de comportement de J-C ............................................. 69

Fig B.4: Définition du matériau - loi d’endommagement de J-C ............................................ 69

Fig B.5: Modèle géométrique tube+couvercle ........................................................................ 69

Fig B.6: Définition du Step ...................................................................................................... 70

Fig B.7 : Contrainte de couvercle en corps rigide .................................................................. 70

Fig B.8 : Création du contact surface-to-surface tube couvercle ............................................. 71

Fig B.9 : Création des conditions d’encastrement ................................................................... 71

Fig B.10 : Création des conditions de chargements ................................................................. 71

Fig B.11 : Maillage de l’éprouvette ......................................................................................... 72

Fig B.12 : Définition des variables de sorties de la simulation ............................................... 72

Fig B.13: Exécution de module Job ........................................................................................ 73

Annexe C

Fig C.1 : courbe typique de force - déplacement d'un tube circulaire en mode d'écrasement
axisymétrique (b). Analyse du mode de déformation axisymétrique....................................... 75
Fig C.2 : mode en flexion externe ........................................................................................... 76

Fig C.3 : mode en flexion interne ............................................................................................ 76

Fig C.4 : mode mixte 1 ............................................................................................................ 76

Fig C.5 : mode mixte 2 ............................................................................................................ 77

Fig C.6 : modèle avec des charnières plastiques stationnaires ................................................ 78

Fig C.7 : (a). tube à section carrée équivalent pour 2-D ; (b). Tube à section hexagonale pour
3-D ........................................................................................................................................... 78

Fig C.8 un modèle avec charnières plastiques mobiles ......................................................... 78


Liste des tableaux

Chapitre I : Généralités

Tab I.1 : Caractéristique des aciers non alliés d’usage général ................................................. 7

Tab I.2 : Désignation des aciers doux ....................................................................................... 8

Chapitre II: Modélisation numérique

Tab II.1 : Lois constitutives de type additif prenant en compte la vitesse de déformation ... 20

Tab II.2 : Lois constitutives de type multiplicatif prenant en compte la vitesse de déformation
.................................................................................................................................................. 20

Chapitre III: Résultats et discussion

Tab III.1 : Norme et nuance du l’acier E235 ..................................................... 37

Tab III.2 : Composition chimique de l’acier E235 ............................................ 38

Tab III.3 : Caractéristique mécanique de l’acier E235 selon l’épaisseur .......... 38

Tab III.4 : caractéristique mécanique de l’acier doux E234.............................. 40

Tab III.5 : Identification des paramètres de Johnson-Cook .............................. 42

Tab III.6 : Les jeux de paramètres A ................................................................. 46

Tab III.7 : Les jeux de paramètres B ................................................................. 46

Tab III.8 : Les jeux de paramètres n ................................................................. 47


Tab III.9 : Les jeux de paramètres D1 ................................................................ 48

Tab III.10 : Les jeux de paramètres D2 .............................................................. 48

Tab III.11 : Les jeux de paramètres D3 .............................................................. 49

Tab III.12 : Identification des paramètres ......................................................... 53


Liste des symboles

࣌ࢋࢗ : La Contrainte équivalente de Von Mises.

ࡾࢋ : La limite élastique du matériau.

ࢌ: La fonction de charge.

A, B, n, C et m sont des paramètres matériau J-C.

Tt : la température ambiante.

Tfusion : La température de fusion du matériau.

ࢿതሶ࢖࢒ : La vitesse de déformation plastique

ࢿതሶ૙ : La vitesse de déformation plastique de référence arbitraire.

ࢿത ࢖࢒ : Déformation plastique.

C3, C4et C5 : Paramètres matériau (modèle Zerilli-Armstrong).

࢖࢒
࢔૚ et ࡰ૙ : Les paramètres matériaux (modèle Khan et al.).

ࢿ࢛ : La déformation correspondant au seuil de plasticité (modèle Jones et al.).

ࢿ࢟ : La déformation correspondant au seuil à la rupture (modèle Jones et al.).

Du, Dy et p sont des paramètres de matériau (modèle Jones et al.).

࣌૙ : La limite élastique initiale.

C2, C3, C4, C5, n1et n2 : sont des paramètres matériau.

p et q : Les paramètres matériau (modèle Abed-Voyadjis).

D : La variable de l’endommagement.
ࢿࢌ : La valeur de la déformation plastique à la rupture (Modèle J-C).

D1 à D5 : les constantes du matériau liées à l’endommagement (Modèle J-C).

࣌∗ : La triaxialité.

DC : La valeur critique d’endommagement (Modèle J-C)..

εd : le seuil d’endommagement (Modèle J-C)..

εf : une déformation à la rupture dépendant de la triaxialité des contraintes (Modèle J-C)..

Rn+1 : Le résidu d’équilibre statique à l’instant n+1.

ࢾ࢛࢔ : L’incrément de déplacement entre les itérations successives (iter) et (iter+1).

ࡷࢀ : Opérateur tangent.

࣓࢓ࢇ࢞ : La plus grande valeur propre du système

∆t : pas de temps.
Sommaire

Remerciement

Dédicaces

Liste des figures

Liste des tableaux

Liste des symboles

Sommaire

Résumé

Abstract

Introduction générale ............................................................................................................... 1

Chapitre I : Généralités

I.1 Introduction ........................................................................................................................ 3

I.2 Généralités sur les aciers ................................................................................................. 3

I.2.1 Classification des aciers .............................................................................................. 4

I.2.2 Les catégorie des produits finis en aciers .................................................................. 5

I.2.3 Généralité sur l’acier doux (Aciers non alliés d’usage général) .............................. 7

I.3 Caractérisation mécanique des matériaux .............................................................. 8

I.3.1 Propriétés des matériaux ............................................................................................ 8

I.3.2 Les essais mécaniques ................................................................................................. 9

I.3.2.1 Les essai mécanique statique ou quasi-statique : Essai de traction.................9


I.3.2.2 les essais dynamiques : barres Hopkinson et poids tombant ................................ 11

I.4 Ecrasement des structures tubulaires ...................................................................... 13


I.4.1 Mode d’écrasement .................................................................................................... 13

I.4.1.1 Le mode d'écrasement stable ............................................................................... 14

I.4.1.2 Le mode d'écrasement instable ....................................................................... 15

I.4.2 stabilité d’écrasement ................................................................................................ 16

I.4.3 Mécanismes d'Absorption d'Energie des matériaux métalliques .......................... 16

I.5 Les paramètre influant sur le mode d’écrasement ................................................ 16

I.5.1 Effets Dynamiques ..................................................................................................... 16

I.5.2 influence de la Géométrie de Section ........................................................................ 17

I.5.3 Influence du Matériau................................................................................................ 18

I.6 Conclusion ........................................................................................................................... 8

Chapitre II : Modélisation numérique

II.1 Introduction ..................................................................................................................... 19

II.2 Généralité sur les lois de comportement des aciers ...................................................... 19

II.2.1 Lois de comportements sans prenant en compte la vitesse de déformation


(quasi-statique)................................................................................................................... 19

II.2.2 Les Lois de comportements prenant en compte la vitesse de déformation ....... 19

II.3 Lois de comportement dynamiques ............................................................................... 21

II.3.1 Les lois de comportement dynamique empirique ................................................. 21

II.3.1.1 Loi de Johnson-Cook et ses extensions .............................................................. 21

II.3.1.2 Loi de Cowper-Symonds et ses extensions ......................................................... 23

II.3.2 Les de comportement dynamique physique ......................................................... 24

II.3.3 Les lois comportement dynamique prenant en compte l’endommagement..... 26

II.3.3.1 Le modèle de Johnson-Cook .............................................................................. 26

II.3.3.2 Le modèle de Langseth ....................................................................................... 27


II.4 code de calcul par élément finis : Abaqus .................................................................... 28

II4.1 généralités sur abaqus ............................................................................................ 28

II.4.2 Discrétisation............................................................................................................ 32

II.4.3 Schéma de résolution ............................................................................................... 33

II.4.3.1 Schéma Statistique Implicite ............................................................................... 33

II.4.3.2 Schéma dynamique explicite ............................................................................... 34

II.5 Conclusion ........................................................................................................................ 34

Chapitre III: Résultats et discussion

III.1 Introduction ................................................................................................................... 37

III.2 Caractéristique de matériau étudié : acier doux E235 ............................................. 37

III.2.1 Désignation de l’aciers doux E235 ........................................................................ 37

III.2.2 dimension et la composition chimique de l’acier E235 utilisé.......................... 37

III.2.3 Caractéristique mécanique de l’acier E235 ....................................................... 38

III.2.4 Domaine d'utilisation de l'acier doux E235 ........................................................ 38

III.3 caractérisation mécanique et numérique de matériau étudié en traction ............... 39

III.3.1 Caractérisation mécanique d’E235 : essai de traction ....................................... 39

III.3.2 modélisation numérique de comportement de l’éprouvette en traction ........ 40

III.3.2.1 Réalisation de l’éprouvette de traction sur Abaqus ............................. 40

III.3.2.2 Identification des paramètres de modèle de Johnson –Cook ............... 42

III.3.2.3 Etude de maillage : effet de taille de maillage sur la réponse


numérique ...................................................................................................................... 43

III.3.2.4 Etude paramétrique : influence de chaque paramètre sur la réponse


numérique ...................................................................................................................... 46

III.4 Application à l’écrasement d’un tube en acier doux E235 non traité ..................... 50

III.4.1 Partie expérimentale : Essai de compression uniaxial quasi-statique............... 50


III.4.2 Partie numérique .................................................................................................. 51

III.4.2.1 Réalisation de tube en aciers doux E235 Abaqus CAE .......................... 51

III.4.2.2 Identification des paramètres de Johnson –Cook ................................... 52

III.4.2.3 Etude de maillage ........................................................................................ 54

III.5 Conclusion ..................................................................................................................... 56

Conclusion générale ............................................................................................................... 59

Bibliographie........................................................................................................................... 60

Les Annexes

Annexe A ................................................................................................................................. 63

Annexe B ................................................................................................................................. 68

Annexe C ................................................................................................................................. 74
Résumé

Dans ce travail, nous intéressons à l’étude et la simulation numérique de


comportement mécanique des structures tubulaires en acier doux sous
chargement de compression uniaxial (écrasement) en régime quasi-statique.

On entame cette étude par une exposition générale sur les aciers ainsi
que des flashs sur les structures tubulaires et leurs comportement mécanique
lors d’essai de compression uniaxial. (Chapitre I)

Ensuite, nous présentons les lois de comportement, en citant les


différents modèles phénoménologiques et physiques qui sert à la
modélisation numérique de comportement mécanique des aciers en régime
quasi-statique et dynamique. Une présentation de récapitulative de logiciel est
réalisée à la fin de ce chapitre. (Chapitre II)

Finalement, Nous caractérisons expérimentalement le tube en aciers doux. Puis,


en basant sur l’approche empirique de Johnson-Cook, nous identifiions les
paramétres de modèle aux cas de traction statique et de compression uniaxial
quasi statique d’un tube en acier doux. Une étude comparative entre les résultats
numériques obtenus et les résultats expérimentaux est faite. (Chapitre III)

Mots clés

Aabaqus/explicit, écrasement des tubes, Johnson-Cook, aciers doux.


Abstract

In this work, we interested in the study and simulation of mechanical


behavior of tubular structures in uniaxial compression.

We begin this study with a general exhibition of steels and mechanical


behavior of the tubular structures in uniaxial compression test. (Chapter I)

Then, we present the plastic and viscoplastic behavior laws. We citing the
phenomenological and physical models used in simulation of the mechanical
behavior of steel under dynamic loading. A general presentation of Abaqus is
made in end of this chapter. (Chapter II)

Finally, based on empirical approaches of Johnson-Cook, we study the


parametric identification of the model in cases of uniaxial compression of
tubular structure. A comparative study between the numerical results and the
experimental results is presented in end of chapter. (Chapter III)

Keywords

Aabaqus/explicit, crushing tube, Johnson-Cook model, Mild steel.


Objectif

L’objectif de ce travail se résume dans :

- Solidifier nos connaissances concernant les aciers et leurs comportements

mécaniques et leur caractérisation mécanique, ainsi que le comportement

mécanique des structures tubulaires en aciers lors de compression

uniaxial;

- Tester la capacité qualificative et quantitative de modèle Johnson-

Cook de modéliser et de reproduire les observations expérimentales des

structures tubulaires lors compression uniaxial (Ecrasement) ;

- Découvrir et maitriser l’outil numérique de calcul par élément finis

Abaqus et ses applications.


Introduction
Générale
Introduction Générale

L’acier est l’un des principaux matériaux utilisé au monde. Il est employé largement
dans tous les secteurs industriels: l’automobile, la construction, l’ingénierie mécanique, la
construction navale, les appareils domestiques, les ordinateurs et les produits électroniques
grand public. Cette vaste utilisation est justifiée par ses avantageuses et diverses
caractéristiques mécaniques et physiques.

Depuis des années, les industriels explorent de façon incessante les structures
tubulaires en aciers, à cause de leur aspect absorptif de l’énergie sous chargement de
compression uniaxial en régime quasi-statique et dynamique.

Le comportement mécanique des aciers en régime quasi-statique et dynamique est


généralement modélisé par des modèles numériques qui prennent en compte la vitesse de
déformation. Ces modèles numériques sont schématisés par :

- Les modèles purement phénoménologiques : qui reproduisent des données


expérimentales, en négligeant le sens physique des constantes matérielles ;

- Les modèles purement physiques : qui accordent le comportement du matériau à des


phénomènes a l’échelle atomique.

Ce récent travaille porte à la fois sur la cratérisation mécanique et la modélisation de


numérique de l’écrasement des structures tubulaires sous chargement uniaxial en régime
quasi-statique.

Pour cerné le thème abordé, nous optons à diviser ce travaille en trois partie :

Le premier chapitre de ce travaille, présente en premier lieu une vue générale sur les aciers et
leurs classification, leurs diverses caractéristiques mécaniques et leurs désignations
normalisées. Les essais de caractérisation mécanique en régime quasi statique et dynamique
sont présentés ensuite. En deuxième lieu, il traite le comportement mécanique des structures
tubulaires en acier sous chargement de compression uniaxial (Ecrasement). Les modes
d’écrasement des structures tubulaire sont présentés ultérieurement, ainsi que les paramètres
influent sur le mode d’écrasement. En fin de chapitre une conclusion est tirée.

Introduction générale Page 1


Le second chapitre aborde l’aspect numérique de comportement mécanique de l’acier en
régime quasi-statique et dynamique. Au début, Il évoque les modèles numériques, empiriques
et physiques, qui prennent en compte la vitesse de déformation et l’endommagement. En
suite, le logiciel de calcul par élément finis Abaqus et ses modules principaux sont décrit.
Finalement, une présentation récapitulative des schémas de résolution, explicit et implicit,
recouru par Abaqus pour résoudre des problèmes mécaniques.

Le troisième chapitre est consacré à la caractérisation mécanique de tube en acier doux


E235, non traité et non soudé, en régime statique (tracions simple). Cette réponse
expérimentale est reproduite numériquement par le modèle empirique de Johnson-Cook
(plasticité et endommagement) après identification des ses paramètres. L’influence de la taille
de maillage sur la réponse numérique est analysée ultérieurement.

En suite, Le comportement mécanique de tube (en acier doux E235) sous chargement de
compression uniaxial en régime quasi-statique (Ecrasement) est déterminé
expérimentalement. Ce comportement est modélisé par la loi de Johnson-Cook
(viscoplastique). Une comparaison entre les courbes numérique et expérimentale est faite pour
quantifier la réponse numérique de modèle de J-C. Influence de maillage sur reproduction
numérique de comportement mécanique de tube a l’écrasement est éclaircie. Finalement, les
résultats obtenus sont discutés et une conclusion est tirée.

Introduction générale Page 2


Chapitre I

Généralités
Chapitre I Généralités

I.1 Introduction

Au cours de ce premier chapitre, nous donnerons une description générale sur les structures
tubulaires et leurs comportement mécanique à travers :

- Généralités sur les aciers ;

- Les propriétés mécaniques et les essais de caractérisation mécanique des aciers ;

- Généralités sur l’écrasement des tubes et les différents phénomènes observés.

I.2 Généralités sur les aciers

Les aciers sont les matériaux métalliques les plus utilisés dans les différentes branches de
l’industrie.

Fig I.1 : Consommation apparente mondiale d acier. (worldsteel)

L'acier est un alliage à base de fer additionné d'un faible pourcentage de carbone (de 0,008 à
environ 2,14 % en masse). La teneur en carbone a une influence considérable (et assez
complexe) sur les propriétés de l'acier: en dessous de 0,008 %, l'alliage est plutôt malléable
et on parle de " fer " ; au-delà de 2,14 %, les inclusions de carbone sous forme graphite
fragilisent la microstructure et on parle de fonte.

Entre ces deux valeurs, l'augmentation de la teneur en carbone a tendance à améliorer la


résistance mécanique et la dureté de l'alliage.

Chapitre I Page 3
Chapitre I Généralités

Fig I.2 : Les aciers.


On modifie également les propriétés des aciers en ajoutant d'autres éléments,
principalement métalliques (éléments d'addition), et on parle d'aciers alliés. De plus, on peut
encore améliorer grandement leurs caractéristiques par des traitements thermiques
(notamment les trempes); on parle alors d'aciers traités.

Outre ces diverses potentialités, et comparativement aux autres alliages métalliques,


l'intérêt majeur des aciers réside d'une part dans le cumul de valeurs élevées dans les
propriétés mécaniques fondamentales: module d'élasticité, limite élastique, résistance
mécanique, dureté; résistance aux chocs (résilience).

I.2.1 Classification des aciers

• Les aciers à faible teneur de carbone (%C < 0.25%)

Ces aciers sont produits en grande quantité et à moindre coût et se caractérisent par une
grande ductilité et une grande ténacité mais une faible résistance.

Ils sont généralement renforcés par écrouissage (amélioration de la résistance et de la


dureté par déformation plastique). Leur résistance à la traction se situe entre 415 et 550 MPa
et leur allongement à la rupture peut atteindre 25 %. Par ailleurs, ils peuvent être facilement
usinés et soudés. On les trouve dans diverses applications (éléments de construction tels que
les poutres, les profilés, les cornières, carrosserie de voitures, boites de conserve, ..........).

• Les aciers à moyenne teneur de carbone (0.25% à 0.6% de C)

Ces aciers offrent de meilleures combinaisons résistance-ductilité lorsqu’ils sont traités


thermiquement (austénisation, tempe, revenu et recuit). L’apport d’éléments d’addition tels
que le chrome, le nickel et le molybdène facilitent ces traitements. Ces aciers sont utilisés
dans la fabrication de vilebrequins, d’engrenages, de roues et voies ferrés et autres pièces de

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Chapitre I Généralités

structures qui nécessitent de grandes résistances et ductilité.

L’austénisation consiste à chauffer au cours de l’élaboration l’alliage à une température


comprise entre 750 et 900°C pour obtenir la structure austénite c.f.c (ou fer gamma).

• Les aciers à forte teneur de carbone (0.6% à 1.4% de C)

Ils sont caractérisés par une grande dureté, une grande résistance et une faible ductilité.
Etant résistant à l’usure, ils sont, utilisés dans la fabrication d’outils de coupe, des lames de
scies et de matrices. On associe souvent à ces aciers des éléments d’addition tels que le
chrome, le vanadium et le tungstène afin d’obtenir des composés de carbures pour améliorer
leur dureté.

• Les aciers inoxydables considérés comme fortement alliés (12-30 % de Cr)

Les aciers inoxydables, ou « inox », sont des aciers à haute teneur en chrome (supérieure à
10 %) ; le chrome s'oxyde (Cr2O3) et forme une couche passive, protectrice. Ce sont donc
des aciers fortement alliés.

Les inox doivent se travailler à froid. En effet, l'oxydation augmente avec la température,
il se forme donc une couche d'oxyde de chrome d'épaisseur importante qui d'une part est
inesthétique, et qui d'autre part consomme le chrome proche de la surface. Si cette couche se
dégrade, l'acier superficiel ne contient plus de chrome et ne peut pas se repassiver, il rouille.

Pour éviter ce phénomène:


- La soudure se fait sous atmosphère protectrice (en général argon) ;
- Le formage se fait à froid, donc pour des tôles d'une épaisseur de 3 mm et plus.

I.2.2 Les catégorie des produits finis en aciers

On distingue différentes catégories de produits selon leurs formes et leurs dimensions à


l’issue du processus de fabrication. La première distinction s’opère entre les produits longs et
les produits plats.

Le nombre de déclinaisons possibles au sein de ces catégories (combinaison de formes et de


nuances) étant illimité, les normes permettent d’établir un panel de produits bien définis
pouvant répondre à la plus grande partie des besoins des utilisateurs.

Chapitre I Page 5
Chapitre I Généralités

Fig I.3 : Produits finis en aciers

• Produits plats

- Les plaques : l’épaisseur généralement supérieure à 10 mm. Elles sont utilisées


pour la fabrication de biens d’équipement, par exemple navires, plateformes de
forage (offshore), tubes pour oléoducs, mâts d’héoliennes. Leur largeur varie
habituellement entre 2,5 et 5 mètres ; leur épaisseur courante se situe entre 15 et
25 mm ;

- Les tôles à chaud : en feuilles ou en bobines d’épaisseur comprise entre 1 et 25


mm. Elles servent surtout à la fabrication de biens d’équipement (chaudronnerie,
énergie), mais aussi de biens de consommation comme les jantes de roues ou de
parties de châssis d’automobiles, les bouteilles de gaz domestiques, les boules de
pétanque…

Chapitre I Page 6
Chapitre I Généralités

- Les produits plats laminés à froid : (épaisseur inférieure à 3 mm),


éventuellement revêtus, disponibles sous la forme de feuilles ou de bobines. Ils ont de
très nombreuses utilisations, particulièrement pour la fabrication de biens de
consommation comme l’automobile, le bâtiment, l’électroménager, les emballages
métalliques…

• Produits longs

On rencontre une grande diversité de produits longs : rails, poutrelles, palplanches, fils
machine, ronds à béton, laminés marchands. Ces derniers comprennent une large variété
de produits de petite section : barres de section ronde, carrée, hexagonale ; barres plates;
profilés en «T», en «U», cornières, [Link] produits longs sont utilisés dans tous les
secteurs industriels, mais particulièrement dans la construction métallique et dans
l’industrie mécanique.

I.2.3 Généralité sur l’acier doux (Aciers non alliés d’usage général)

L’acier doux est la forme la plus courante car son prix est relativement faible, et le matériau
présente des propriétés compatibles avec de nombreuses applications. Cet acier contient
généralement moins de 0,25 % de carbone et une quantité négligeable d’éléments d’alliage.
Le matériau présente une bonne soudabilité, et il est utilisé dans la plupart des applications de
fabrication générale et structurelles en acier. Ces Propriétés spécifiées: ténacité, formabilité,
grosseur de grain…

Tab I.1 : caractéristique des aciers non alliés d’usage général. [1]
• Désignation

Lettre (S, E) représentant la classe, suivie de la limite élastique à la traction en MPa et


d’indications complémentaires (S : soudable ; M : moulable ; TS : trempe superficielle.
S’il s’agit d’un acier moulé la désignation est précédée de la lettre G.

Exemple : S355 Classe S: acier de construction, Non moulé.

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Chapitre I Généralités

Lettre Signification de l a lettre Signification du nombre


S Acier de construction
E Acier de construction mécanique Valeur minimale de la
Limite d’élasticité en N/ mm ²
B Acier à béton
Tab I.2 : Désignation des aciers doux.

I.3 Caractérisation mécanique des matériaux

La mécanique est confrontée au problème du choix des matériaux dans le respect des
contraintes imposées par le cahier des charges.

L’objectif c’est de faciliter ce choix et les calculs de prédétermination pour les matériaux
courants en donnant les caractéristiques physiques et mécaniques (E, v, Re, A%..). Les
caractéristiques thermiques (Cp, X, Tmax...).

I.3.1 Propriétés des matériaux

On peut deviser les propriétés des matériaux en trois grandes catégories :

Fig I.4 : Les catégories des propriétés des matériaux.

• Mécaniques : Les propriétés mécaniques dépendent de la température d'utilisation, de


l'état de surface, des conditions d'application des efforts, de la vitesse de déformation. Elles
sont déterminées, avec un certain intervalle de précision, au moyen des essais normalisés
(traction) :

La résistance : caractérise la contrainte maximale que peut supporter un matériau


avant de se rompre ;

Chapitre I Page 8
Chapitre I Généralités

La dureté : résistance d’un matériau à la pénétration ;

La ductilité : capacité du matériau à se déformer de manière irréversible avant de


rompre ;

La rigidité : fonction de l’intensité des liaisons entre atomes ou molécules


(module d’Young) ;

La ténacité : capacité d’un matériau à emmagasiner de l’énergie avant sa rupture.

• Physiques (Thermiques, magnétiques, optiques et électriques): concernent le


comportement des matériaux soumis à l’action de la température, des champs électriques ou
magnétiques ou de la lumière ;

• Chimiques : Résistance à la corrosion, réactivité.

I.3.2 Les essais mécaniques

Les essais mécaniques sont l'étape indispensable pour accéder aux grandeurs
caractéristiques des matériaux, du module du Young a la limite d'élasticité, en passant par
la ténacité on la résistance a la fatigue, et ce dans des conditions variables, par exemple de
température ou de vitesse de sollicitation.

I.3.2.1 Les essai mécanique statique ou quasi-statique : Essai de traction

Le principe de l’essai de traction uni axiale est de déformer une éprouvette dont la zone
utile de section constante peut être cylindrique ou parallélépipédique. La longueur de
l’éprouvette est généralement grande devant les dimensions de la section de la zone utile
afin de respecter les conditions géométriques nécessaires à l’essai de traction.

Éprouvettes de traction plates et cylindriques Dispositif de traction des Matériaux

Fig I.5 : éprouvette de traction plates et cylindriques et dispositif de traction des matériaux.[2]

Chapitre I Page 9
Chapitre I Généralités

Allongement peut être mesuré par l’intermédiaire du déplacement de la traverse de la


machine de traction, à l’aide d’un extensomètre ou par une technique optique de mesure.

• Courbe conventionnelle

II consiste à imposer un allongement à une éprouvette de section initiale


initiale So et de longueur
utile Lo. La courbe type obtenue pour un matériau ductile est la suivante :

Fig I..6 : Courbe conventionnelle de traction.

• Courbe réelle ou rationnelle

On peut tracer la courbe de traction vraie, ou rationnelle, qui utilise les sections et
déformations réelles a chaque instant et met en évidence le durcissement du matériau
(écrouissage) au cours de la déformation plastique.

Fig I..7 : Courbe conventionnelle de traction.

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Chapitre I Généralités

I.3.2.2 les essais


ssais dynamiques : barres Hopkinson et poids tombant

Les essais dynamiques sont les techniques expérimentales qui permettent de solliciter un
matériel à des vitesses de déformation élevées. Ils intéressent à des applications diverses, les
calculs de déformation lors de crash test dans l'automobile, les
les procédés de mise en forme de
métaux.

Notamment par usinage, on encore les problèmes liés a la perforation des blindages, qui
impliquent des vitesses de déformation pouvons atteindre, respectivement. 1 à 102 s-1, 103s-1,
104 s-1 et plus de 107 s-1.

Fig I.8 : Niveau de vitesse de déformation accessible en fonction du type d’essai.


d’essai [3]

On les trouve ses essais dans le dispositif de barre d’Hopkinson, dispositif du poids tombons,
canon à gaz, Les chocs par Explosifs, et d’autres dispositifs.

On remarque que toutes ces techniques ne peuvent pas non plus mettre en jeu les mêmes
énergies.

Fig I.9 : Gamme d’énergies atteignables par les différentes techniques de caractérisation.
caractérisation [3]

Chapitre I Page 11
Chapitre I Généralités

• Barres de Hopkinson

Ce système est utilisé pour la caractérisation des matériaux à grandes vitesses de déformation
Le principe des barres de Hopkinson est de mesurer les déformations élastiques sur la barre
incidente et sur la barre de transmission, toutes deux en contact de part et d'autre de
L'éprouvette à déformer.

Les caractéristiques du matériau de l'éprouvette sont déterminées à partir de l'onde réfléchie


dans la barre incidente et de l'onde transmise sur la barre de transmission.

Fig I.10: Principe d’essai des barres Hopkinson. [4]

Néanmoins, la gamme de déformations plastiques pour extraire une loi matérielle doit être au
moins de l'ordre de 10%. Cela conditionne la vitesse de déformation à laquelle l'éprouvette est
sollicitée afin que les mesures ne soient pas perturbées par les ondes réfléchies à l'extrémité
de la barre de transmission.

Pour les barres de Hopkinson standards (longueur de barres 1.5 m), la durée d'impact est
inférieure à la milliseconde et elles sont donc limitées à des vitesses de déformation
minimales de 500s-1.

Le principe des barres de Hopkinson en compression à été tranposé pour les sollicitations de
traction et torsion.

Chapitre I Page 12
Chapitre I Généralités

• Poids tombant

Les essais d’impact sont réalisés sur le dispositif d’impact par poids tombant de l’ISAE. La
masse est guidée dans un tube et la plaque à impacter est maintenue par une fenêtre de
bridage.

Fig I.11 : Essai de poids tombant. [5]

Lors de cet essai, les vitesse et forces instantanées sont mesurées. A partir de ces
données on calcule le déplacement maximal de l’impacteur durant l’impact et l’énergie
absorbée par la . Après l’impact, l’indentation maximale est mesurée à l’aide d’un
comparateur au 1/100ème de mm. La surface endommagée projetée est aussi mesurée par C-
scan.

Les éprouvettes sont insérées dans un montage spécifique permettant à la fois


d’appliquer la compression et d’éviter le flambage général. Les deux faces inférieures et
supérieures des éprouvettes ont été rectifiées après impact pour assurer une bonne
qualité de l’essai. Les éprouvettes sont instrumentées de 3 jauges extensométriques
collées sur les deux faces pour permettre le contrôle de l’application de l’effort. La
contrainte moyenne de compression après impact est mesurée.

I.4 Ecrasement des structures tubulaires

I.4.1 Mode d’écrasement

Deux types de mode d'écrasement en compression axiale peuvent se produire suivant la


dimension géométrique et la propriété mécanique du matériau.

Chapitre I Page 13
Chapitre I Généralités

Fig I.12 : essai compression uniaxial quasi-statique.

I.4.1.1 Le mode d'écrasement stable


se caractérise par la formation de plis progressifs pour des structures en métal.

Fig I.13 : Le mode d'écrasement stable.

On distingue trois types de mode écrasement stable :

• Mode déformation axisymétrique

Fig I.14: Mode déformation axisymétrique.


• Mode de déformation diamant

Fig I.15: Mode déformation diamant.

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Chapitre I Généralités

• Mode de déformation mixte (axisymétrique +diamant)

Fig I.16 : Mode déformation.

I.4.1.2 Le mode d'écrasement instable

se caractérise par un flambage eulérien.

Fig I.17 : Le mode d'écrasement instable.

Remarque : Contrairement au mode d'écrasement stable, peu d'énergie peut être dissipée en
mode d'écrasement instable. Du point de vue de l'absorption d'énergie, il est très important
d'avoir un mode d'écrasement stable.

Fig I.18 : courbe force –déplacement pour les deux modes d’écrasement a) stable ; b) instable. [6]

Chapitre I Page 15
Chapitre I Généralités

I.4.2 stabilité d’écrasement [6]

Le problème de la stabilité d'une structure consiste dans la plupart des cas à déterminer la
charge maximale que la structure peut supporter avant la perte de la capacité de résistance.
Mais la détermination de la charge maximale a peu d'importance pour une structure destinée à
absorber de l'énergie d'impact. Ce qui est important du point de vue de l'absorption d'énergie,
c'est d'avoir un processus d'écrasement stable progressif. L'instabilité entrame un écrasement
en mode de flexion et représente un mauvais comportement d'absorption d'énergie.

Nous pouvons dire que la cause principale de l'instabilité d'écrasement est l'apparition du
mode symétrique. Le processus d'écrasement est difficile à contrôler pour éviter l'apparition
du mode asymétrique. Les paramètres de contrôle pour un tube prismatique sont les suivants :

- rapport de la largeur sur l'épaisseur ;

- type de matériau ;

- conditions de chargement ;

- stabilisation par le remplissage des mousses ;

I.4.3 Mécanismes d'Absorption d'Energie des matériaux métalliques

Le processus principal d'absorption d'énergie d'un tube métallique est la formation des plis,
dans lesquels le métal subit une grande déformation irréversible.

Du point de vue microscopique, cette grande déformation résulte du glissement cristallin et


du mouvement des dislocations.

La ductilité des métaux comme l'acier doux et des alliages d'aluminium est entièrement due à
leur capacité à supporter le glissement extensif sans nucléation ni apparition de fissures.

Le processus de glissement extensif devient difficile lorsque la déformation augmente.


L'apparition de fissures est possible dans ce cas.

I.5 Les paramètre influant sur le mode d’écrasement

I.5.1 Effets Dynamiques

Généralement la capacité d'absorption d'énergie des structures métalliques augmente avec la


vitesse d'impact. La figure 1.5 montre cette tendance pour des tubes circulaires en différents
types d'acier (Rapport RENAULT, Marché N°78071).

Chapitre I Page 16
Chapitre I Généralités

Fig I.19 : Influence de la vitesse d'impact (Rapport RENAULT, Marché N°78071).

I.5.2 influence de la Géométrie de Section

Dans le but de trouver une géométrie optimale de la section d'une structure vis-à-vis de
l'absorption d'énergie, une hiérarchie suivant l'énergie spécifique est trouvée (RAUSER,
1986).

Fig I.20 : énergie spécifique pour des sections différentes (RAUSER, 1986) [7].

Chapitre I Page 17
Chapitre I Généralités

I.5.3 Influence du Matériau

Pour des tubes métalliques circulaires ou rectangulaires, plusieurs chercheurs (THORNTON


et MAGEE, 1977 [8]; VANKUREN et SCOI1', 1977 [9]) ont trouvé que la force moyenne
d'écrasement est proportionnelle à la résistance à la traction du matériau.

Pour des métaux ductiles, la corrélation entre l'énergie spécifique E8 et la résistance


spécifique à la rupture cdp (contrainte de rupture / densité spécifique), est linéaire pour un
tube à section circulaire (figure 1.14).

Fig I.21 : corrélation entre Es et au/p (THORNTON et al, 1977). [8]

Du fait que l'énergie absorbée dépende plutôt de la résistance à la rupture, que de la contrainte
d'écrouissage, cela montre que le matériau subit une grande déformation durant le processus
d'écrasement.

I.6 Conclusion

Ce chapitre on a permet d’une manière brève d’acquérir les notions générales sur les aciers et
leurs principales propriétés mécaniques, ainsi que leurs caractérisation et le comportement
mécanique.

De même, ce chapitre on a donné une vue claire sur l’écrasement des tubes métalliques et les
effets de la géométrie et matériaux et chargement sur le mode d’écrasement.

Chapitre I Page 18
Chapitre II

Modélisation numérique
Chapitre II Modélisation numérique

II.1 Introduction

Dans ce chapitre on va décrire quelques modèles numériques utilisés pour modéliser le


comportement des tubes en acier doux sous chargement quasi-statique. Ensuite une
présentation générale de logiciel de calcul par élément finis Aabaqus sera effectuée.

II.2 Généralité sur les lois de comportement des aciers

II.2.1 Lois de comportements ne prend pas en compte la vitesse de déformation (quasi-


statiques)

Dans les modèles de plasticité quasi-statiques (la vitesse de déformation n’est pas prise en
compte) l’équation de la surface de plasticité s’écrit:

= − ( ̅ ) (II.1)

: Contrainte équivalente de Von Mises ;

: La limite élastique du matériau.

On distingue trois cas :

Si < 0 : Le matériau se trouve dans le domaine élastique ;

Si = : Le matériau se trouve dans le domaine plastique ;

Si > 0 : Une zone interdite.

II.2.2 Les Lois de comportements prenant en compte la vitesse de déformation

On parle de régime dynamique pour des vitesses de déformation supérieures à 1s-1 :

- Le régime dynamique lent : pour des vitesses de déformation de 1 à 10s−1 ;

- Le régime dynamique moyen : se situ entre 10 et 1000s−1 ;

- Le régime dynamique rapide : Au-delà de 1000s-1.

Fig II.1 : Régime dynamique.

Chapitre II Page 19
Chapitre II Modélisation numérique

Il existe deux grandes familles de lois constitutives :

 Les modèles phénoménologiques ou empiriques : obtenues par une procédure


expérimentale dont la formulation est plus ou moins complexe. On distingue deux types des
lois empiriques : lois additives (Tab II.1) et lois multiplicatives (Tab II.2).

Tab II.1 : Lois constitutives de type additif prenant en compte la vitesse de déformation. [10]

Tab II.2 : Lois constitutives de type multiplicatif prenant en compte la vitesse de


déformation. [10]

Les modèles à base physique : qui prennent en compte des phénomènes microscopiques
comme la taille des grains, la structure cristalline ou la structure des dislocations. Par
exemple : Zerilli-Armstrong [11], Bodner et Partom [12] ou Rusinek et Klepaczko [13])

Chapitre II Page 20
Chapitre II Modélisation numérique

Fig I.2 : les types de lois de comportement.

II.3 Lois de comportement dynamiques

II.3.1 Les lois de comportement dynamique empirique

II.3.1.1 Loi de Johnson-Cook et ses extensions

Proposée en 1983 par Johnson et Cook [14]. Elle est utilisée avec des variantes dans de
nombreux cas pour des matériaux très divers (fer, acier, aluminium, titane, cuivre ou encore
tungstène). La loi de Johnson-Cook s’´ecrit :

̇̅ −
( , ̇,̅ ) = + ̅ 1+ ln 1− (II.2)
̇̅ −

- A, B, n, C et m sont des paramètres matériau ;

- Tt est la température ambiante et Tfusion la température de fusion du matériau ;


̇
- ̇
: est une vitesse de déformation plastique de référence arbitraire ;

- ( + ) : La dépendance de la limite élastique à la déformation plastique ;

- : La sensibilité 0la vitesse de déformation ;

- − : L’adoucissement thermique dû à l’élévation de température

résultant de la déformation.

Chapitre II Page 21
Chapitre II Modélisation numérique

Remarque : Ce modèle ne prend pas en compte les effets dus à l’histoire de la vitesse de
déformation et de la température.

Le choix de influence la valeur du paramètre C : lors du processus d’identification des


contraintes, on obtient une valeur différente pour C si la valeur de modifiée.

 Holmquist et Johnson [15]

Ils proposent une loi de type puissance en la vitesse de déformation:

̇̅ −
( , ,̇̅ ) = + ̅ 1− (II.3)
̇̅ −

L’intérêt de cette extension est une plus grande augmentation de la limite élastique avec la
vitesse de déformation au-delà de 1000s−1 dans le cas de métaux ductiles.

 Rule et Jones [16]

Ils proposent une version modifiée de la loi de Johnson-Cook qu’ils identifient pour de
l’aluminium, du cuivre, du fer et un acier haute résistance :

̇̅ −
( , ̇,̅ ) = + ̅ 1− (II.4)
̇̅ −

Avec

1 ̇̅ ≤ ̇̅

̇̅ ⎪
= ̇̅ ⎛ 1 1⎞ (II.5)
̇ ⎨ 1+ 1+ ⎜ − ⎟ ̇̅ ≥ ̇
̇̅ ̇̅
⎪ −
⎩ ̇̅
⎝ ⎠

C3, C4et C5sont des paramètres matériau.

Une vitesse de déformation maximale est imposée, pour éviter de s’approcher de C5 et ainsi
avoir une limite élastique infinie.

Chapitre II Page 22
Chapitre II Modélisation numérique

 Kang et Huh [17]

Ils proposent d’ajouter un terme quadratique en le logarithme de la vitesse de déformation


pour un meilleur ajustement de la variation de la limite élastique par rapport à la vitesse de
déformation :

̇̅ ̇̅ −
= + ̅ 1+ ln + ln 1− (II.6)
̇̅ ̇̅ −

 Khan et al. [18]

Ils Ajoutent un terme en viscosité au facteur d’´ecrouissage. Ils proposent le modele suivant :

̇̅
ln ̇̅
⎛ ⎛ ⎞ ⎞ ̇̅ −
=⎜ + ̅ ⎜1 − ⎟ ⎟ 1− (II.7)
̇ −
⎝ ⎝ ⎠ ⎠

et sont deux nouveaux paramètres matériaux.

est une borne supérieure arbitraire sur la vitesse de déformation plastique.


L’avantage de cette formulation est d’ajouter une plus grande dépendance par rapport
à la vitesse de déformation de taux d’´ecrouissage.

N.B : Toutes lois, si elles peuvent apporter un plus dans certaines applications ou pour
certains matériaux, n’apportent pas d’amélioration significative dans des cas plus généraux
par rapport à la loi de Johnson-Cook originale.

II.3.1.2 Loi de Cowper-Symonds et ses extensions

Elle est proposée par Cowper et Symonds [19] en 1957, est la plus simple pour prendre en
compte les effets de la vitesse de déformation.

̇̅
= 1+ (II.8)

Chapitre II Page 23
Chapitre II Modélisation numérique

Tel que est la limite élastique non visqueuse, D et p sont des paramètres matériau.

Elle consiste `a multiplier la limite élastique dite ”statique” par un facteur dépendant de la
puissance de la vitesse de déformation plastique. Elle ne dépend pas explicitement de la
température. La loi d’´evolution de la limite élastique étendue s’´ecrit :

 Jones et al. [20]

Proposent l’extension suivante de la loi de Cowper-Symonds :

− ̇̅
= 1+ (II.9)
− + −

Avec : ≤ ≤ .

et sont respectivement les déformations correspondant au seuil de plasticité et à la


rupture.

Du, Dy et p sont des paramètres matériau. Cette formulation présente le des avantage d’un
grand nombre de paramètres, et egalement le fait que les coefficients de la vitesse de
déformation plastique sont dépendants de la déformation totale, ce qui rend difficile son
extension à trois dimension

II.3.2 Les de comportement dynamique physique

 Loi de Zerilli-Armstrong

Cette loi proposée pour la première fois en 1987 par Zerilli et Armstrong [11]. Elle est
largement utilisée pour des Matériaux divers (acier, aluminium, tantale, cuivre, titane,
tungstène, fer et zirconium) .La loi d’´evolution de la limite élastique étendue s’écrit, pour un
métal cubique faces centrées FCC :

= + ( ̅ ) − + ̇̅ (II.10)

Pour un métal cubique centré BCC :

Chapitre II Page 24
Chapitre II Modélisation numérique

= + ( ̅ ) + − + ̇̅ (II.11)

Avec

est la limite élastique initiale ;

C2, C3, C4, C5, n1et n2 : sont des paramètres matériau.

Cette loi se base sur les mécanismes microscopiques de dislocation dans les métaux. La loi
proposée par Zerilli et Armstrong a une expression relativement simple, en comparaison des
autres modèles constitutifs basés sur les mécanismes de dislocation.

La différence dans les deux formes d’´ecriture de la limite élastique dépend des
caractéristiques des dislocations pour chaque structure métallique. Les métaux de type BCC
montrent une plus grande dépendance de la limite élastique avec la température et la vitesse
de déformation tandis que la limite élastique des métaux de type FCC est principalement due
à l’´ecrouissage. [10]

 Abed et voyadjis [21]

Ils proposent une variante de la loi de Zerilli-Armstrong [11] qu’ils comparent avec la loi de
Zerilli-Armstrong pour des matériaux tels que le tantale, le molybdène, le cuivre et le
vanadium. La limite élastique étendue s’´ecrit pour un matériau FCC :

= + ( ̅ ) 1− + ̇̅ (II.12)

Pour p et q sont de nouveaux paramètres matériau.

Pour un matériau BCC, on a :

= + ( ̅ ) + 1− + ̇̅ (II.13)

II.3.3 Les lois comportement dynamique prenant en compte l’endommagement

Phénomène d’endommagement c’est l´évaluation de la dégradation irréversible des propriétés


du matériau sous l’effet de la sollicitation [10].

Chapitre II Page 25
Chapitre II Modélisation numérique

Un grand nombre de modèles d’endommagement est propos´e dans la littérature. Ces modèles
peuvent être class´es en trois grandes catégories :

- Les critères de rupture abrupte : la rupture a lieu lorsqu’une variable liée à l’´etat
du matériau (fonction par exemple de la déformation plastique équivalente, de la
pression, de la limite élastique et du niveau de la triaxialité des contraintes) atteint une
valeur critique.

- Les modèles de plasticité tenant compte des vides microscopiques dans la


structure : l’effet de l’endommagement ductile est pris en compte dans l’´evolution
de la surface de plasticité par un terme de porosité.

- les modèles de la mécanique de l’endommagement continu : l’endommagement est


supposé faire partie de l’ensemble des variables internes du modèle constitutif du
matériau.

II.3.3.1 Le modèle de Johnson-Cook endommageable

Le modèle d’endommagement proposé par Johnson et Cook [14], définit la variable


d’endommagement D variant de 0 à 1, avec :

- D = 0 : le matériau vierge ;

- D = 1 : le matériau rompu.

Le critère de rupture est donc :

D = DC= 1 (II.14)

L’´evolution de la variable d’endommagement D présenté par l’équation suivante :

̇̅
= (II.15)

est la valeur de la déformation plastique de rupture :

̇̅ −

=( + exp ( )) 1 + ln 1+ (II.16)
̇ ̅0 −

Chapitre II Page 26
Chapitre II Modélisation numérique

Avec D1 à D5 sont les constantes du matériau liées à l’endommagement.


: la triaxialité.

II.3.3.2 Le modèle de Langseth

Il est proposé par Børvik et al. [22]. la variable d’endommagement D varie théoriquement de
à 1, avec :

- D = 0 : le matériau vierge ;

- D = 1 : le matériau rompu.

Le critère de rupture est donc :

D = DC ≤ 1 (II.17)

L’´evolution de la variable d’endommagement est reliée aux déformations plastiques,


l’expérience montre que l’endommagement reste nul au début de la déformation plastique. Il
existe donc une valeur seuil de la déformation plastique équivalente εd au-delà de laquelle
l’endommagement est initié [10]. L’´evolution de la variable d’endommagement prend alors
la forme :

0 ̅ ≤
̇ = ̇̅ (II.18)
− ̅ ≤
Avec

DC est la valeur critique d’endommagement ;

εd est le seuil d’endommagement ;

εf est une déformation de rupture dépendant de la triaxialité des contraintes.

II.4 code de calcul par élément finis : Abaqus

II4.1 généralités sur abaqus

 Présentation des différents types d’éléments Abaqus [9]

Comme tout code de calcul, ABAQUS dispose d’une multitude de types d’éléments qui
diffèrent par leurs propriétés d’interpolation, de symétrie, et leurs propriétés physiques.

Ainsi, le code propose des éléments à 3 dimensions (3D), à 2 dimensions (2D), des éléments

Chapitre II Page 27
Chapitre II Modélisation numérique

linéaires (1D) et les connecteurs.

Le choix entre ces différentes dimensionnalités dépend de la maîtrise du problème à


simuler. Ce qui permet de tenir compte des symétries de géométrie, des chargements, des
conditions aux limites et des propriétés des matériaux.

Fig II.3 : Différents types d’éléments disponibles dans la bibliothèque d’Abaqus.[23]

 Fonctionnement du code Abaqus [23]

ABAQUS est avant tout un solveur (standard, explicit, implicit, etc.), c'est-à-dire qu’à

partir d’un fichier de données (caractérisé par le suffixe .inp), qui décrit l’ensemble du
problème mécanique, le logiciel analyse les données, effectue les simulations demandées et
fournit les résultats (contour et courbe) dans un fichier de résultat (caractérisé par le suffixe
.odb).

Deux tâches restent à accomplir : générer le fichier de données (cela s’appelle aussi
effectuer le prétraitement), et exploiter les résultats contenus dans le fichier .odb (ou post
traitement).

La structure du fichier de données peut se révéler rapidement complexe : elle doit


contenir toutes les définitions géométriques, les descriptions des maillages, des matériaux,
des chargements, etc.…, suivant une syntaxe précise.

Il faut savoir que le pré traitement et le post traitement peuvent être effectués par d’autres

Chapitre II Page 28
Chapitre II Modélisation numérique

logiciels.

ABAQUS propose le module Abaqus CAE, interface graphique qui permet de gérer
l’ensemble des opérations liées à la modélisation :

• La génération du fichier de données ;

• Le lancement du calcul proprement dit ;

• L’exploitation des résultats.

Fig II.4 : Schéma de fonctionnement du code ABAQUS.[23]

Chapitre II Page 29
Chapitre II Modélisation numérique

 Description de l’interface ABAQUS CAE

Fig II.5 : L’interface Abaqus CAE.[23]

On retrouve dans l’interface Abaqus CAE les éléments essentielle suivant:

 Barre de menu : La barre de menu contient tous les menus disponibles ; les menus
donnent l'accès à toutes les fonctionnalités du produit.

 Barre d’outils : Y sont disposées les icônes correspondant aux commandes les plus
courantes, c’est-à-dire les commandes d’ouverture et de sauvegarde de fichiers, et
les commandes réglant l’affichage des vues (perspective, ombrage, zoom, rotations, etc.)

 Barre de contexte : Barre de menus déroulant permettant d’accéder aux autres


modules, ou de sélectionner le modèle ou la pièce sur lesquels on souhaite travailler.

 Secteur de boîte à outils : On dispose d’une colonne d’icônes permettant


d’accéder aux outils disponibles à l’intérieur du module dans lequel on se trouve.

 Zone de message de sollicitation : L’espace juste sous la fenêtre d’affichage


graphique est celui dans lequel Abaqus vous parle : les messages affichés à cet endroit
sont faits pour vous guider dans l’action que vous avez entreprise.

 Arbre de construction : L’arbre donne une description visuelle de la hiérarchie des


objets du modèle. Tous les objets (comme des pièces, des matériaux, des étapes, des

Chapitre II Page 30
Chapitre II Modélisation numérique

charges) sont indiqués par de petites icônes avec en parenthèses le nombre de ces objets.
L’ordre de l’arbre reflète l’ordre classique d’élaboration du modèle. A partir de cet
arbre il est possible de retrouver la plupart des fonctionnalités de la barre de menu
principale. Par exemple, double cliquer sur Part permet de créer une nouvelle Part comme
sélectionner Part -> Create dans la barre de menu.

 Les principaux Modules d’Abaqus

 Le module « PART » : Le module Part permet de créer tous les objets


géométriques nécessaires à notre problème, soit en les dessinant dans Abaqus
CAE, soit en les important d’un logiciel de dessin tiers.

 Le module « PROPERTY » : Le module Property permet, comme son nom


l’indique, de définir toutes les propriétés d’un objet géométrique ou d’une partie de
ces objets.

 Le module « ASSEMBLY » : Ce module permet d’assembler les différents objets


géométriques créés dans un même repère de coordonnées global. Un modèle Abaqus
contient un seul assemblage.

 Le module « STEP » : Ce module permet de définir toutes les étapes et les requêtes
pour le post traitement, c’est à dire le moment (temps) à partir duquel une force est
appliquée et jusqu’à quand, il est aussi possible de créer des forces ou des
conditions limites qui s’activent à des moments donnés.

 Le module « INTERACTION » : Grâce ce module, il est possible de spécifier


toutes les interactions entre les différentes parties et régions du modèle, qu’elles
soient mécaniques, thermiques ou autres. Il faut savoir qu’Abaqus ne prend en
compte que les interactions explicitement définies, la proximité géométrique
n’étant pas suffisante.

 Le module « LOAD » : Le module Load permet de spécifier tous les


chargements, conditions limites et champs. Il faut savoir que les chargements et les
conditions limites sont dépendants des steps, par exemple une force est appliquée au
step 1 mais inactive au step 2.

 Le module « MESH » : Ce module contient tous les outils nécessaires pour générer
un maillage élément fini sur un assemblage.

Chapitre II Page 31
Chapitre II Modélisation numérique

 Le module « JOB » : Une fois que toutes les tâches de définition du modèle ont été
réalisées, il faut utiliser le module Job pour analyser ce modèle. Abaqus va alors
réaliser tous les calculs nécessaires et en tirer des résultats.

 Le module « VISUALIZATION » : Ce module permet de visualiser le modèle et les


résultats, les courbes de charges, les déformations…

 Le module « SKETCH » : Ce module permet de créer des formes bidimensionnelles


qui ne sont pas associés à un objet. Il peut être utilisé pour des extrusions par
exemple.

II.4.2 Discrétisation [25]

Une description de la discrétisation spatiale par EF employée dans le code de calcul Abaqus
est présenté en premier lieu, ainsi que les schémas de résolution Statique
Implicite(Abaqus standard) et Dynamique Explicite (Abaqus Explicite)dans le cas d’un
problème mécanique.

Fig II.6 : structure en équilibre.

La méthode, utilise pour résoudre le problème mécanique ; est basée sur la technique
de différences finies centrées. Si la réponse du système est fortement non-linéaire, cette
méthode doit être employée avec un incrément variable de temps. Cette méthode consistera
calculer une solution à l’instant t +∆t en fonction des quantités connues à l’instant t.

En appliquant le principe des puissances virtuelles sur le système étudié ; on va avoir en final

Chapitre II Page 32
Chapitre II Modélisation numérique

l’équation suivante :

̈+ =0 (II.19)

Le système algébrique précédant est non linéaire, il exprime l’équilibre dynamique de la


structure sa résolution incrémentale par linéarisation sur chaque incrément de temps peut être
envisagée par plusieurs méthodes statique implicite ou bien dynamique explicite [25].

II.4.3 Schéma de résolution

II.4.3.1 Schéma Statistique Implicite

Le schéma Statistique Implicite correspond à la situation ou le terme d’inertie peut être


négligé.

̈+ =0 (II.20)

Où Rn+1 est le résidu d’équilibre statique a l’instant n+1. La résolution de cette équation dans
le cadre de package Standard est effectué par la méthode itérative de Newton
Raphson modifié. Ce résidu Rn+1 est linéarisé en utilisant un développement limité de Taylor
d’ordre 1.

= + +⋯=0 (II.21)

Avec

= − (II.22)

est l’incrément de déplacement entre les itérations successives (iter) et (iter+1). Ce


processus itératif continu jusqu’à la convergence du système

| |< (II.23)

L’expression de la matrice tangente a l’interaction (iter) :

( ) =− (II.24)

Chapitre II Page 33
Chapitre II Modélisation numérique

( ) joue un rôle central dans la vitesse de convergence de ce schéma itératif. La


détermination de cet opérateur se fait par le calcul du résidu Rn.

= (II.25)

opérateur tangent, il dépend de la loi de comportement à travers les variables d’état qui
interviennent dans le calcul de la contrainte σn+1 à chaque itération.

Fig II.7 : Organisation de résolution du schéma statique implicite.[25]

II.4.3.2 Schéma dynamique explicite

A l’opposé de la méthode implicite le schéma de résolution explicite n’est pas itératif,


il consiste en une résolution explicite de l’équation du mouvement.

De plus cet algorithme ne nécessite pas le calcul de la matrice tangente qui peut s’avérer une
tâche ardue pour certaines modèles de comportement. Cette procédure est souvent utilisée
pour des forts non linéarités géométrique (déformation complexe).

L’équation d’équilibre s’écrit dans le cadre d’une analyse dynamique explicite sous la

Chapitre II Page 34
Chapitre II Modélisation numérique

Forme :

̈+ =0 (II.26)

La recherche de la solution de l’équation (II-19) dans le cadre de ce schéma


dynamique utilise la méthode des différences centrées.

̈ = (II.27)

∆ ∆
̇ = ̇ + ̈
2 (II.28)

Fig II.8 : Organigramme de résolution d’un problème mécanique en utilisant un schéma


dynamique explicite [25].

La stabilité et la précision de la résolution dépendent fortement du pas de temps ∆t. Une


bonne estimation est proposée dans Abaqus :

2 (II.29)
∆ ≤

Chapitre II Page 35
Chapitre II Modélisation numérique

II.5 Conclusion

Dans cette partie de ce mémoire, on a exposé les modèles numériques qui prennent en compte
les effets visqueux et le phénomène de l’endommagement. Ensuite on a présenté
généralement le logiciel de calcul par éléments finis abaqus. a la fin de ce chapitre, on a
exhibé les schéma de résolution utilisé par abaqus pour résoudre les problème mécanique.

Chapitre II Page 36
Chapitre III

Résultats et discussion
Chapitre III Résultats et discussion

III.1 Introduction

Nous abordons dans ce chapitre l’étude numérique de comportement mécanique des


structures tubulaires en acier doux sous chargement en compression uniaxial. Les
simulations numériques sont réalisées en basant sur la loi de comportement viscoplastique
endommageable de Johnson Cook.

La comparaison entre les résultats numériques et expérimentaux, nous permettra d’évaluer


les limites de model de Johnson-Cook lors de la reproduction de la réponse d’écrasement des
tubes.

III.2 Caractéristique de matériau étudié : acier doux E235

III.2.1 Désignation de l’aciers doux E235

L'acier doux E235 est un fer allié à une quantité de carbone est inferieur ou égale à 0,17%, et
de densité 7,85 kg/m3, obtenu par affinage de la fonte (abaissement de la teneur en carbone).

Il possède de bonnes caractéristiques mécaniques mais est sensible à la corrosion par


oxydation. Il est caractérisé par sa nuance, correspondant à une limite élastique exprimée en
N/mm, ou MPa.

NF EN AFNOR NFA DIN UNI

E235 TU37b St35 Fe360

10297-1 NF A 49310 DIN 2391 UNI 7945

Tab III.1 : Norme et nuance du l’acier E235.

III.2.2 dimension et la composition chimique de l’acier E235 utilisé

Nos échantillons sont débités à partir de tubes en acier doux non soudés et qui appartient
à la famille des aciers alliés à construction générale de dimension :

 Diamètre : Ø=30mm ;

 Longueur : l=80mm ;

 Epaisseur : e=1mm.

Chapitre III Page 37


Chapitre III Résultats et discussion

Fig III.1: Dimension des tubes étudiés (E235).

Et sa compositions chimiques (en pourcentage %) :

C Mn Si S P

≤ 0,17 ≤ 1,20 ≤ 0,35 ≤ 0,035 ≤ 0,030

Tab III.2 : Composition chimique de l’acier E235.

III.2.3 Caractéristique mécanique de l’acier E235

Les caractéristique mécanique de l’acier doux E235 selon les épaisseur sont présentées dans la
tableau ci-dessous.

Epaisseur R Re A
mm MPa MPa %
e ≤ 16 360-470 ≥ 235 26
16 < e ≤ 40 360-470 ≥ 225 26
40 < e ≤ 65 360-470 ≥ 215 25

Tab III.3 : Caractéristique mécanique de l’acier E235 selon l’épaisseur.

III.2.4 Domaine d'utilisation de l'acier doux E235

Par rapport à la nomination l'acier est utilisé dans la construction mécanique, et la nuance
« NF A 49310 » montré en tableau Tab III.1 nous donne un tube sans soudure étiré de
précision pour usage mécanique, et la nuance «NF EN 10297-1 » c’est un tube utilisé dans la
fabrication des vérins pour transmission hydraulique.

Chapitre III Page 38


Chapitre III Résultats et discussion

III.3 caractérisation mécanique et numérique de matériau étudié en traction

III.3.1 Caractérisation mécanique d’E235 : essai de traction

On à l’éprouvette utilisée pour la caractérisation de l’acier doux E235 et sa dimension


illustrés dans la figure Fig III-2.

- L’épaisseur de l’éprouvette « e » est de 1 mm ;

- une section initiale « S » de l’éprouvette de : 3 .

Les congés de raccordement permettent d’éviter les trop fortes concentrations de contrainte
susceptible provoquée par la rupture dans ces zones. Cela favorise un état de déformation
homogène sur la zone utile dont la longueur initiale vaut 30 . La largueur initial de la
partie utile est de 3 .

Fig III.2: Dimensions en mm de l’échantillon de traction.

La courbe de contrainte /déformation de l’acier doux E235 est présentée s la figure ci-
dessous :

500

400
Contrainte (MPa)

300

200

100

0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3

Déformation
Fig III.3 : courbe contrainte/déformation de l’acier doux E235 lors de l’essai de traction.

Chapitre III Page 39


Chapitre III Résultats
ultats et discussion

Les valeurs caractéristiques mécaniques mesurées auprès de la courbe contrainte  par


rapport à la déformation ɛ :

E (MPa) Re (MPa) Re0,2 (MPa) Rmax (MPa) A%

Echantillon brut E235 205000 204,34 223,21 381 24,8

Tab III.4 : caractéristique mécanique de l’acier


acier doux E234
E234.

III.3.2 modélisation numérique de comportement de l’éprouvette


prouvette en traction

III.3.2.1 Réalisation de l’éprouvette


éprouvette de traction sur Abaqus

L’éprouvette de traction est réalisée sur l’interface de Abaqus Cae à l’aide de module
les propriétés mécaniques sont introduit dans abaqus a l’aide module Property.
[Link]

Fig III.4 : dimension de l’éprouvette pour l’essai de traction avec 1mm (partie utile).

On a opté pour un maillage de type c3d8r, pour une bonne précision et un minimum temps
de calculs.

Fig III.5 : le maillage adopté pour l’éprouvette c3d8r.

Chapitre III Page 40


Chapitre III Résultats et discussion

La figure ci-dessous présente les conditions aux limites imposées sur l’éprouvette lors de
l’essai de traction.

Fig III.6 : les conditions à limites appliquées sur l’éprouvette de traction.

III.3.2.2 Identification des paramètres de modèle de Johnson –Cook

Nous modélisons le comportement de l’acier E235 en traction, en basant sur le modèle de


Johnson-Cook (plasticité et endommagement) sans prendre en compte le terme de la
température et de la vitesse de déformation (essai de traction classique).

Les paramètres de Johnson-Cook sont identifiés à l’aide d’un calibrage sur un élément de
volume. Ensuite les paramètres identifiés sont appliqués sur une structure (Eprouvette de
traction).

III.7 : l’élément de volume et les conditions à limites appliquées.

Chapitre III Page 41


Chapitre III Résultats
ultats et discussion

Modèle de Johnson-Cook
Cook sans terme de température et vitesse de déformation

= +

A= 204.34 MPa B= 600 MPa n= 0.46

Modèle de Johnson-Cook endommageable sans terme de température et vitesse de


déformation

= + ( )

= . = . =− .

Tab III.5 : identification des paramètres de Johnson-Cook.


Johnson Cook.

La figure suivante illustre l’éprouvette de traction en acier doux E235 après déformation.

Fig III.8 Eprouvette de traction après déformation.

Laa comparaison entre la courbe numérique obtenue par le model de Johnson


son-Cook réduit et la
courbe expérimentale est présentée dans la figure ci-dessous.
ci

Chapitre III Page 42


Chapitre III Résultats
ultats et discussion

450

400

350

300
Contraine (MPa)

250
Numérique J-C
200
Expérimentale
150

100

50

0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
Déformation

Fig III.9 Comparaison entre la courbe expérimentale et la courbe numérique.

La comparaison entre la courbe expérimentale et numérique démontre


montre que le modèle de
Johnson-Cook reproduit correctement
ectement le comportement mécanique de l’éprouvette
l’éprouvette, en aciers
doux E235, lors de l’essai de traction statique. On remarque une légère différence dans
reproduction de la partie endommageable de la courbe expérimentale. L’écart entre la courbe
numérique et expérimentale est due a la nature empirique de modèle numérique (Anisotropie
de matériau n’est pas prit en compte).
compte)

III.3.2.3 Etude de maillage : effet de taille de maillage sur la réponse numérique

Dans cette section ; on va étudier l’influence de la taille de maillage sur la réponse numérique
de modèle. On a choisit trois tailles différentes : Faible, moyenne et grossiè
grossière.

La figure III.6 (a, b et c) représente l’éprouvette de traction avant déformation avec un


maillage faible, moyen et grossier.

a)

Chapitre III Page 43


Chapitre III Résultats
ultats et discussion

b)

c)

Fig III.10 Eprouvette


te de traction vierge avec un maillage : .a) faible ; b) moyen ; c) fin.

La figure III.11 (a, b et c) montre l’éprouvette de traction après déformation avec un maillage
faible, moyen et fin.

a)

b)

Chapitre III Page 44


Chapitre III Résultats
ultats et discussion

b)

c)

Fig III.11 Eprouvette


te de traction déformée avec un maillage : .a) faible ; b) moyen ; c) fin.

Les figures ci-dessus évoquent une bonne distribution des contraintes de Von Mises dans le
cas d’une éprouvette avec un maillage raffiné (figure III.11.c) un maillage fin permet une
précise identification des paramètres de modèle de Johnson-Cook.

La figure ci-dessous
dessous représente
représen une comparaison entre les courbes contrainte/déformation
dans le cas d’un maillage
illage faible, moyen et fin.
fin

450
400
350
Contrainte (MPa)

300
250
Mesh faible
200 Mesh moyen
150 Mesh fin
100
50
0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
Déformation

Fig III.12 Comparaison entre les courbes contrainte déformation pour les trois tailles de
maillage.

La comparaison
on entre les courbes contrainte/déformation
contrainte/ de différentes tailles de maillage,
évoque l’influence de taille de maillage sur les résultats numérique obtenus. Une bonne
reproduction
on de comportement mécanique est enregistrée
enregistré dans le cas d’un maillage fin
fin.

Chapitre III Page 45


Chapitre III Résultats et discussion

III.3.2.4 Etude paramétrique : influence de chaque paramètre sur la réponse


numérique

 Influence de paramètre A sur la réponse numérique de modèle de Johnson-Cook

1 2 3

A (MPa) 150 204 300

Tab III.6 : jeux de paramètres A.

600

500
Contrainte (MPa)

400

300 A=150 MPa


A=204 MPa

200 A=300 MPa

100

0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
Déformation

Fig III.13 Influence de paramètre A sur la courbe contrainte déformation.

En variant le paramètre A de modèle de Johnson-Cook, la limite élastique de la courbe


contrainte /déformation varie, et prend la valeur de paramètre A.

 Influence de paramètre B sur la réponse numérique de modèle de Johnson-Cook

1 2 3

B (MPa) 400 600 700

Tab III.7 : jeux de paramètres B.

Chapitre III Page 46


Chapitre III Résultats et discussion

500
450
400
350
Contrainte (MPa)

300
250 B=500 MPa
200 B=600 MPa

150 B=700 MPa

100
50
0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
Déformation

Fig III.14 Influence de paramètre B sur la courbe contrainte déformation.

La variation de paramètre B de modèle de Johnson-Cook, engendre la variation de la pente de


l’écrouissage de la courbe contrainte /déformation.

 Influence de paramètre n sur la réponse numérique de modèle de Johnson-Cook

1 2 3

n 0.3 0.46 0.6

Tab III.8 : jeux de paramètres n.

600

500
Contrainte (MPa)

400

300
n=0.30
n=0.46
200 n=0.60

100

0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
Déformation

Fig III.15 Influence de paramètre n sur la courbe contrainte déformation.

Chapitre III Page 47


Chapitre III Résultats et discussion

L’augmentation de la valeur n engendre l’augmentation la limite de traction de la courbe


contrainte /déformation et la limite élastique. En plus, cette augmentation favorise l’initiation
de l’endommagement.

 Influence de paramètre D1 sur la réponse numérique de modèle de Johnson-Cook

1 2 3

D1 0.04 0.07 0.1

Tab III.9 : jeux de paramètres D1.

450

400

350
Contrainte (MPa)

300

250

200 D1=0.04

150 D1=0.07

100 D1=0.1

50

0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
Déformation

Fig III.16 Influence de paramètre D1 sur la courbe contrainte déformation.

Le paramètre de l’endommagement D1 jeu un rôle important dans l’initiation de


l’endommagement. il diminue considérablement l’allongement à la rupture.

 Influence de paramètre D2 sur la réponse de modèle de Johnson-Cook

1 2 3

D2 0.05 0.08 0.11

Tab III.10 : jeux de paramètres D2.

Chapitre III Page 48


Chapitre III Résultats et discussion

450
400
350
Contrainte(MPa)

300
250
D2=0.05
200 D2=0.08
D2=0.11
150
100
50
0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
Déformation

Fig III.17 : Influence de paramètre D2 sur la courbe contrainte déformation.

Le paramètre de l’endommagement D2 influence sur l’initiation de l’endommagement. En


augmentant l’allongement à la rupture diminue..

 Influence de paramètre D3 sur la réponse numérique de modèle de Johnson-Cook

1 2 3

D3 -1 -1.5 -2

Tab III.11 : jeux de paramètres D3.

450
400
350
Contrainte (MPa)

300
250
D3=-1
200 D3=-1.5
150 D3=-2

100
50
0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
Déformation

Fig III.18 Influence de paramètre D3 sur la courbe contrainte déformation.

Chapitre III Page 49


Chapitre III Résultats et discussion

III.4 Application à l’écrasement d’un tube en acier doux E235 non traité

III.4.1 Partie expérimentale : Essai de compression uniaxial quasi-statique

L’essai de compression uniaxial en régime quasi statique (v=5mm/min) est réalisé sur
une machine Instron instrumentée (Fig III.19). Les dimensions de l’éprouvette utilisée est
motionné dans figure Fig III.1

Fig III.19 : le banc d’essai Instron instrumenté.

La figure III.20 représente le tube en acier E235 avant et après écrasement. Le


comportement de tube à l’écrasement est caractérisé par la formation des plis en mode
axisymétrique (voir Annexe c).

a) b)

Fig III.20 : Le tube utilisé dans l’essai d’écrasement : a) avant déformation, b) après
déformation.

Chapitre III Page 50


Chapitre III Résultats et discussion

La figure ci-dessous illustre la courbe force déplacement obtenue lors de l’écrasement d’un
tube en acier E235 en régime quasi statique avec une vitesse de : V= 5 mm/min.

40
35
30
Force(KN)

25
20
15
10
5
0
0 10 20 30 40 50 60
Déplacement(mm)

Fig III.21 : La courbe force-déplacement de l’essai de l’écrasement avec V= 5mm/min.

Les sommets de la courbe force /déplacement caractérise le nombre de pli formé. La force
croit jusqu'au moment de formation de premier flambage. Puis, la paroi fléchit vers
l'extérieur, la force chute brutalement jusqu'à la formation complète du premier pli. Le même
principe pour les autres plis (voir annexe c).

III.4.2 Partie numérique

III.4.2.1 Réalisation de tube en aciers doux E235 Abaqus CAE

Le tube en aciers doux brute est réalisé sur l’interface de Abaqus Cae à l’aide de module
Sketch.

Fig III.22 : tube en aciers doux E235.

Chapitre III Page 51


Chapitre III Résultats et discussion

On a opté pour le maillage de type c3d8r. La figure Fig III.5 présente le tube avec un
maillage grossier. Les couvercles ne sont pas maillé (analytique rigid).

Fig III.23 : le maillage adopté pour l’éprouvette.

Le tube est soumit à l’effort de compression uniaxial en régime quasi-statique (v=5 mm/min).
La figure ci-dessous illustre les conditions aux limites appliqués.

Vitesse de
chargement

Encastrement

Fig III.24 : les conditions aux limites appliqués sur le tube lors d’écrasement.

III.4.2 Identification des paramètres de Johnson –Cook

Les paramètres identifiés de Johnson-Cook sont présenté dans le tableau Tab III.12.

Chapitre III Page 52


Chapitre III Résultats et discussion

Modèle de Johnson-Cook sans terme de température


̇
= + +
̇
B= 600 (MPa) n= 0.46 c=0.083
A= 310 (MPa)
Tab III.12 : identification des paramètres de Johnson-Cook.

La figure III.25 représente le tube après déformation lors de l’essai de compression en


régime quasi-statique. La distribution des contraintes de Von Mises est évoquée.

Fig III.25 Ecrasement de tube en aciers doux E235.

La comparaison entre le résultat numérique obtenu par le modèle de Johnson-Cook et le


résultat expérimental est présentée dans la figure ci-dessous.

40
NUMÉRIQUE
35 EXPÉRIMENTALE

30
Force(KN)

25
20
15
10
5
0
0 10 20 30 40 50 60
Déplacement(mm)

Fig III.25 Comparaison entre courbe expérimentale et courbe numérique.

Le modele J-C reproduit correctement le comportement mécanique de tube lors de


l’écrasement. L’écart observé entre la courbe numérique et expérimentale est du a non
prendre en compte de l’anisotropie et de l’endommagement.

Chapitre III Page 53


Chapitre III Résultats et discussion

III.4.3 Etude de maillage

Cette section est consacrée a l’étude l’influence de la taille de maillage sur la réponse
numérique de modèle Johnson-Cook lors de l’écrasement en régime quasi-statique.

 Taille de maillage faible : une seul couche sur l’épaisseur (Fig III.26: a.2)
 Taille de maillage moyen: deux couches sur l’épaisseur (Fig III.26 : b.2)
 Taille de maillage fin : trois couche sur l’épaisseur (Fig III.26 : c.2)

a.1) a.2)

b.1) b.2)

c.1) c.2)

Fig III.26 tube avant déformation avec un maillage : .a) faible ; b) moyen ; c) fin.

Chapitre III Page 54


Chapitre III Résultats
ultats et discussion

Les figures ci-dessous


dessous exposent le tube après déformation pour les différentes tailles de
maillage.

a)

b)

c)

Fig III.27 tube après déformation avec un maillage : .a) faible ; b) moyen ; c) fin.

Chapitre III Page 55


Chapitre III Résultats et discussion

La forme de tube écrasé expérimentalement est reproduite semblablement par un tube bien
raffiné (Fig III.27).

La figure III.29 représente une comparaison entre les courbes force/déplacement pour
différente taille de maillage.

40 Mes faible
Mesh moyen
35
Mesh fin
30

25
Force (MPa)

20

15

10

0
0 10 20 30 40 50 60
Déplacement (mm)

Fig III.29 Comparaison courbe force déplacement pour les maillages faible, moyen et fin.

La comparaison entre les courbes force/déplacement pour différente taille de maillage,


matérialise l’effet de taille de maillage sur la réponse numérique de modèle de Johnson-
[Link] tube le plus raffiné reproduit plus correctement la courbe expérimentale.

III.5 conclusion

La première partie de ce chapitre, nous a permis de dévoiler les caractéristiques mécaniques


(module de Young, coefficient de poisson…etc) de tube en acier doux E235, non traité et non
soudé, a l’aide de l’essai de traction classique. En suite, le comportement mécanique
(élastique, Plastique et endommagement) de tube en traction est reproduit numériquement
par le modèle de Johnson-Cook endommageable sans prendre en compte l’effet de vitesse et
de température.

Dans La deuxième partie de ce chapitre, nous avons déterminé expérimentalement le


comportement mécanique de tube (en acier doux E235) sous chargement de compression
uniaxial en régime quasi-statique. Puis, on a modélisé ce comportement en basant sur le

Chapitre III Page 56


Chapitre III Résultats et discussion

modèle empirique de Johnson-Cook, en prenant en compte la vitesse de déformation.

En référant aux résultats obtenus, Le modèle de Johnson-Cook reproduit correctement le


comportement mécanique de tube lors de l’écrasement en régime quasi-statique. Les écarts
enregistrés sont dues au non prise en compte les phénomènes de l’anisotropie et de
l’endommagement.

Chapitre III Page 57


Conclusion
Générale
Conclusion Générale

Ce travail est consacré à l’étude numérique du comportement de l’acier doux E235 sous
chargement de compression uniaxial en régime quasi statique. Le modèle numérique
(Empirique) de Johnson-Cook est utilisé pour reproduire la réponse expérimentale.

Les essais de l’écrasement sont réalisés sur une machine de traction dynamique à une vitesse
de 5 mm/min sur des éprouvettes tubulaires en acier doux E235 (non soudé et non traité). les
résultats expérimentaux dévoilent un mode d’écrasement axisymétrique (formation des plies
régulière).

Une comparaison entre la réponse expérimentale et numérique est faite (traction statique et
écrasement), a fin de tester la capacité de modèle numérique de Johnson-Cook de reproduire
correctement les données expérimentales.

Les paramètres de Johnson-Cook sont identifiés par un calibrage sur un élément de volume
en traction simple, en suite ces paramètres sont employés pour reproduire le comportement
des éprouvettes en acier doux dans le cas de traction et de l’écrasement.

Une étude de l’effet de la taille de maillage sur la réponse numérique de modèle de Johnson-
Cook est réalisée pour le cas de traction et de l’écrasement. Et ce pour trouver un maillage
optimal.

L’étude paramétrique réalisé dévoile l’influence de chaque paramètre de modèle de Johnson-


Cook sur la courbe numérique de contrainte déformation.

D’après les résultats obtenus, On constate que:

- Le modèle numérique de Johnson-Cook reproduit correctement le comportement


mécanique de l’acier doux E235 sous chargement de traction simple et de l’écrasement
quasi- statique.
- La taille de maillage influence sur la qualité de la réponse numérique :
• En cas de traction simple : la taille de maillage influence seulement sur la partie
l’endommageable de la courbe contrainte déformation. Une réponse optimale est
obtenue avec un maillage fin.
• En cas de l’écrasement quasi-statique : l’effet de la taille de maillage est
remarquable sur la courbe force/déplacement. La reproduction numérique correcte

Concluions Générale Page 59


de comportement expérimental (courbe et mode écrasement) est observé avec un
‘éprouvette raffinée. En plus un maillage grossier peut changer le mode
l’écrasement (Flambage).
- L’identification paramétrique de modèle de Johnson-Cook joue un rôle primordial
dans la reproduction qualitative des résultats expérimentaux.

Comme perspective, nous prévoyons :

- Programmer le modèle de Johnson-Cooke sur Fortran et l’implémentée en suite dans


le code de calcul par éléments finis abaqus via la subroutine VUMAT ;
- Faire une identification paramétrique précise avec un logiciel de l’identification
paramétrique ;
- Etudié l’effet de concentration des contraintes d sur la réponse numérique de modèle
de Johnson-Cook ;
- Réaliser une simulation numérique de l’écrasement des structures tubulaires avec un
modèle physique.

Concluions Générale Page 60


Bibliographie

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[2] Marc Blétry. Méthodes de caractérisation des matériaux.2006-2007.

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Bibliographie Page 62
Annexes
Annexe A
Les étapes de modélisation de l’éprouvette en traction sur abaqus

Procédure à suivre pour paramétrée chaque module du logiciel dans l’ordre suivant :

• Part
• Property
• Assembly
• Step
• Load
• Mesh
• Job
A.1 Module « Part »
On commence par créer un rectangle dans « parts » en 3D,
3 « déformable ».

Fig A.1 : esquisse de l’éprouvette.

et puis on valide les donnes avec un épaisseur de 1 mm.

A.2 Module « Property »

Pour le tube, on définit les caractéristiques du matériau E235 dans le module« property ».
C’est dans ce module que l’on insère les coefficients des lois de comportement et
d’endommagement de Johnson-Cook
Johnson Cook propre au matériau. Dans la loi d’endommagement,
l’option « évolution de l’endommagement » est à définir avec un déplacement à rupture.
ru La
valeur de ce déplacement devra être optimisée dans une prochaine étude. Et aussi définir la
densité du matériau(7,8),, sont module de Young(205000)
Young et le coefficient de Poisson (0,3).

Annexe A Page 63
Fig A.2 : Définition du matériau - loi de comportement de J-C.
J

Fig A.3:: Définition du matériau


matér - loi d’endommagement de J-C.
J

A.3 Module « assembly »

Fig A.4: Modèle géométrique de l’éprouvette

Annexe A Page 64
A.4 Module « Step »

Dans le module « step »,, nous créons une procédure dynamique, explicite. Un point
important pour cette simulation est de bien définir le temps de calcul ainsi que
l’incrémentation.

Fig A.5: Définition du step.

A.6 Module « Load »

Nous allons définir les deux chargements nécessaires à la simulation. Tout d’abord
d
nous appliquons dans « boundary condition manager » un encastrement « BC-1 » a
l’extrémité.

Fig A.6: Création


Créati des conditions d’encastrement.

Ensuite nous commandons la deuxième extrémité en déplacement en ajoutant une condition


au la limite.

Annexe A Page 65
Fig A.7 : Création des conditions de chargements.
chargements

A.7 Module « Mesh »

Dans ce module nous intégrons le maillage à notre ensemble. On définit les éléments un
maillage de forme quadrilatère pour simplifier le calcul avec l’outil « Seed part ».
»

Fig A.8 : Maillage de l’éprouvette


A.8 Module « Job »

Un point important pour observer la force le déplacement des éléments dans la modélisation
de l’éprouvette alors donc c’est de choisir le statut de l’élément. Si le statut de l’élément n’est
pas désigné, les éléments se déformeront à l’infini et il n’y aura pas de déplacement visible.

On applique ce paramètre dans les données de sortie de la simulation que l’on trouve dans
l’arbre du model (« History Output Requests », et crée les éléments de déplacement et de
force.

Annexe A Page 66
Fig A.9 : Définition des variables de sorties de la simulation.
simulation

Et puis de passé a l’étape « Job Manager » et exécuter le calcule.

Fig A.10: Exécution de module Job.

Annexe A Page 67
Annexe A
Les étapes de modélisation de l’éprouvette en traction sur abaqus

Procédure à suivre pour paramétrée chaque module du logiciel dans l’ordre suivant :

• Part
• Property
• Assembly
• Step
• Load
• Mesh
• Job
A.1 Module « Part »
On commence par créer un rectangle dans « parts » en 3D,
3 « déformable ».

Fig A.1 : esquisse de l’éprouvette.

et puis on valide les donnes avec un épaisseur de 1 mm.

A.2 Module « Property »

Pour le tube, on définit les caractéristiques du matériau E235 dans le module« property ».
C’est dans ce module que l’on insère les coefficients des lois de comportement et
d’endommagement de Johnson-Cook
Johnson Cook propre au matériau. Dans la loi d’endommagement,
l’option « évolution de l’endommagement » est à définir avec un déplacement à rupture.
ru La
valeur de ce déplacement devra être optimisée dans une prochaine étude. Et aussi définir la
densité du matériau(7,8),, sont module de Young(205000)
Young et le coefficient de Poisson (0,3).

Annexe A Page 63
Fig A.2 : Définition du matériau - loi de comportement de J-C.
J

Fig A.3:: Définition du matériau


matér - loi d’endommagement de J-C.
J

A.3 Module « assembly »

Fig A.4: Modèle géométrique de l’éprouvette

A.4 Module « Step »

Dans le module « step »,, nous créons une procédure dynamique, explicite. Un point
important pour cette simulation est de bien définir le temps de calcul ainsi que
l’incrémentation.

Annexe A Page 64
Fig A.5: Définition du step.

A.6 Module « Load »

Nous allons définir les deux chargements nécessaires


nécessaires à la simulation. Tout d’abord
d
nous appliquons dans « boundary condition manager » un encastrement « BC-1 » a
l’extrémité.

Fig A.6: Création


Créati des conditions d’encastrement.

Ensuite nous commandons la deuxième extrémité en déplacement en ajoutant une condition


au la limite.

Annexe A Page 65
Fig A.7 : Création des conditions de chargements.
chargements

A.7 Module « Mesh »

Dans ce module nous intégrons le maillage à notre ensemble. On définit les éléments un
maillage de forme quadrilatère pour simplifier le calcul avec l’outil « Seed part ».
»

Fig A.8 : Maillage de l’éprouvette


A.8 Module « Job »

Un point important pour observer la force le déplacement des éléments dans la modélisation
de l’éprouvette alors donc c’est de choisir le statut de l’élément. Si le statut de l’élément n’est
pas désigné, les éléments se déformeront à l’infini et il n’y aura pas de déplacement visible.

On applique ce paramètre dans les données de sortie de la simulation que l’on trouve
trou dans
l’arbre du model (« History Output Requests », et crée les éléments de déplacement et de
force.

Annexe A Page 66
Fig A.9 : Définition des variables de sorties de la simulation.
simulation

Et puis de passé a l’étape « Job Manager » et exécuter le calcule.

Fig A.10: Exécution de module Job.

Annexe A Page 67
Annexe B
Les étapes de modélisation de l’écrasement d’un tube sur abaqus

Procédure à suivre pour paramétrée chaque module du logiciel dans l’ordre suivant :

• Part
• Property
• Assembly
• Step
• Interaction
• Load
• Mesh
• Job
B.1 Module « Part »

On commence par créer « parts » tube et le couvercle en 3D, le tube est « déformable » et le
couvercle « analytical rigid »

Fig B.1 : esquisse de tube Fig B.2 : esquisse de couvercle

B.2 Module « Property »

Pour le tube, on définit les caractéristiques du matériau E235 dans le module« property ».
C’est dans ce module que l’on insère les coefficients des lois de comportement et
d’endommagement de Johnson-Cook propre au matériau. Dans la loi d’endommagement,
l’option « évolution de l’endommagement » est à définir avec un déplacement à rupture.

Annexe B Page 68
La valeur de ce déplacement devra être optimisée dans une prochaine étude. Et aussi définir la
densité du matériau, sont module de Young et le coefficient de Poisson.

Fig B.3 : Définition du matériau - loi de comportement de J-C.


J

Fig B.4: Définition du matériau


matér - loi d’endommagement de J-C.
J

B.3 Module « assembly »:


Dans ce module, on importe nos deux pièces et on positionne le couvercle par rapport
au tube.

Fig B.5:
B Modèle géométrique tube+couvercle.

Annexe B Page 69
B.4 Module « Step »

Dans le module « step »,, nous créons une procédure dynamique, explicite. Un point
important
mportant pour cette simulation est de bien définir le temps de calcul ainsi que
l’incrémentation.

Fig B.6: Définition du step.

B.5 Module « Interaction »

Dans ce module nous allons définir


défi le contact entre le tube et le couvercle.. A cette étape nous
définissons l’couvercle comme un corps rigide en créant une contrainte de type «Rigid
« Body».
De plus, on sélectionne le point de référence précédemment créé.

Fig B.7 : Contrainte de couvercle en corps rigide


Ensuite pour définir le contact entre le couvercle et le tube on crée une interaction de type «
surface to surface contact » dans notre « step ».

Annexe B Page 70
Fig B.8 : Création du contact surface-to-surface
surface surface tube couvercle.
couvercle

B.6 Module « Load »

Nous allons définir les deux chargements nécessaires à la simulation. Tout d’abord
d
nous appliquons dans « boundary condition manager » un encastrement « BC-1 » au
niveau de « RP ».

Fig B.9 : Création des conditions d’encastrement


Ensuite nous commandons le deuxième point en déplacement en ajoutant une condition à la
limite dans le « step ».

Fig B.10 : Création des conditions de chargements.

Annexe B Page 71
B.7 Module « Mesh »
Dans ce module nous intégrons le maillage à notre ensemble. On définit les éléments du
maillage de forme quadrilatère pour simplifier le calcul avec l’outil « Seed part ».

Fig B.11 : Maillage de l’éprouvette


B.8 Module « Job »

ortant pour observer la force le déplacement des éléments dans la modélisation


Un point important
de tube en acier doux alors donc c’est
c’est de choisir le statut de l’élément. Si le statut de
l’élément n’est pas désigné, les éléments se déformeront à l’infini
l’infini et il n’y aura pas
p de
déplacement visible.

On applique ce paramètre dans les données de sortie de la simulation que l’on trouve dans
l’arbre du model (« History Output Requests », et crée les éléments de déplacement et de
force.

Fig B.12 : Définition des variables de sorties de la simulation.


simulation

Annexe B Page 72
Et puis de passé a l’étape « Job Manager » et exécuter le calcule.

Fig B.13: Exécution de module Job.

Annexe B Page 73
Annexe C
Ecrasement des structures tubulaires

Les expériences de HORTON en 1965 [26] et ANDREWS en 1983 [26] ont montré qu'il
existe deux modes d'écrasement progressif pour des tubes à section circulaire:

• Mode axisymétrique (en accordéon) ;

• Mode non axisymétrique (en diamant).

Le mode d'écrasement dépend principalement du rapport du rayon du tube à l'épaisseur R/h.


Le rapport de la longueur sur le diamètre l/D ne peut influencer le mode d'écrasement que
quand l/D est petit (L/D<3) [10].

Le nombre des lobes circonférentiels pour le mode non axisymétrique dépend aussi du rapport
R/h.

C.1 Mode Axisymétrique

ALEXANDER [27] en 1960 a été le premier à présenter une formulation mathématique pour
évaluer la résistance à l'écrasement d'une structure tubulaire. Ila développé une procédure
approximative pour calculer la force moyenne d'écrasement d'un tube cylindrique en mode
axisymétnque. Les hypothèses explicites ou implicites les plus importantes sont:

• matériau rigide-parfaitement plastique ;


• inextensibilité dans la direction méridienne (axiale) ;
• non prise en compte de la variation de l'épaisseur dans la zone déformée ;
• flexion du pli vers l'extérieur ;
• non variation de la longueur du pli tout au long du processus d'écrasement ;
• détermination de la longueur du pli par minimisation de la force moyenne ;
• d'écrasement (principe minimum).

Pour le mode d'écrasement axisymétrique, il y une grande déformation d'extension


circonférentielle. L'allongement de la circonférence peut atteindre 20% [10].

C.1.1 Analyse du mode d'écrasement axisymétrique

Une courbe typique de la force d'écrasement en fonction du déplacement est présentée par ci-
dessous.

Annexe C Page 74
Fig C.1 : courbe typique de force - déplacement d'un tube circulaire en mode d'écrasement
axisymétrique (b). Analyse du mode de déformation axisymétrique.[10]

La force augmente jusqu'au moment où le premier flambage apparaît (1). Ensuite, la paroi
commence à fléchir vers l'extérieur, la force F chute brutalement jusqu'à la formation
complète du premier pli.

La force atteint sa valeur minimale (A). Du fait de l'écrouissage dans cette zone fortement
déformée, la force recommence à augmenter.

La paroi au voisinage de cette zone déjà déformée a tendance à fléchir vers l'intérieur. La
force augmente jusqu'au moment de l'apparition du flambage en mode de flexion interne (2').

Puis, la force commence à baisser en accompagnant une flexion interne de la paroi. Après une
légère flexion interne de la paroi (B), la force recommence à augmenter en accompagnant une
flexion externe jusqu'au moment du 2ème flambage (2). Ensuite, la force chute à nouveau
jusqu'au point (C) ... ainsi de suite. [10]

C.1.2 modélisation de mode axisymétrique

C.1.2.2 modèle I : Mode en flexion externe

Le modèle fait introduire trois rotules plastiques stationnaires A, Be et C .

Annexe C Page 75
Fig C.2 mode en flexion externe. [10]

C.1.2.3 modèle II : Mode en flexion interne

C'est un mode de déformation qui n'est expérimentalement jamais observé seul. Toutefois, il
interviendra plus tard combiné au mode externe.

Fig C.3 mode en flexion interne. [10]

C.1.2.3 modèle III : Mode mixte 1

C'est un mode qui combine le mode de flexion externe et celui de flexion interne. Ce mode de
déformation est plus proche de l'observation expérimentale.

Fig C.4 mode mixte 1. [10]

C.1.2.4 modèle IV : Mode mixte 2

Les trois modèles que nous avons étudiés sont choisis de façon que les plis se forment l'un
après l'autre successivement. Le modèle ci-dessous peut avoir une forme finale d'écrasement

Annexe C Page 76
identique que le mode mixte 1. Mais ce modèle ne respecte pas le processus expérimental
d'écrasement: les plis se forment en même temps.[10]

Fig C.5 mode mixte 2. [10]

C.1.3 Comparaison des modèles

Le modèle du mode en flexion externe (mode 1) donne un résultat assez satisfaisant tant au
niveau de la charge moyenne qu'au niveau de la longueur d'onde d'écrasement. [10]

Le mode en flexion interne conduit à une charge moyenne qui est la plus grande parmi ces 4
modèles comparés. Ce mode en flexion interné consomme beaucoup d'énergie. Ceci explique
pourquoi il ne se réalise pas seul. [10]

Bien que le mode mixte i (mode 3) et mixte 2 (mode 4) peuvent aboutir à une forme finale
identique, leur chemins ne sont pas les mêmes. La charge moyenne calculée d'après le mode 3
est beaucoup plus proche des résultats expérimentaux que celle calculée par le mode 4. Ceci
montre que le choix du processus d'écrasement est très important. Plus le processus choisi est
proche de la réalité, meilleur est le résultat théorique. [10]

C.2 Mode non Axisymétrique

Contrairement au mode axisymétrique qui est nécessairement un mode extensible, le mode


non-axisymétrique peut dans certains cas être inextensible. C'est ce qui explique son
apparition fréquente

C.2.1 modélisation de mode non axisymétrique

C.2.1.1 Modèle I : solution avec charnières plastiques stationnaires [28]

En identifiant les lignes de pliage à partir de la forme finale d'écrasement en mode diamant.
l'énergie est supposée être dissipée par:

• aplatissement de chaque triangle curviligne (changement du rayon de courbure de R0


à l'infini) ;
• pliage le long de lignes stationnaires plastiques (charnières plastiques).

Annexe C Page 77
Fig C.6 modèle avec des charnières plastiques stationnaires

C.2.1.2 Modèle II : approche par une équivalence d'un tube prismatique [29]

Les mécanismes de dissipation d'énergie par écrasement d'un tube circulaire en mode diamant
sont semblables à ceux d'un tube prismatique de section constante. Or le processus
d'écrasement d'un tube prismatique est relativement plus facile à modéliser
mathématiquement. ABRAMOVICZ [29 ] ont utilisé un modèle de tube prismatique pour
calculer la charge moyenne d'écrasement d'un tube circulaire en mode diamant par une simple
équivalence géométrique.

Fig C.7 (a). tube à section carrée équivalent pour 2-D ; (b). Tube à section hexagonale pour
3-D

C.2.1.3 Modèle III : modèle avec charnières plastiques mobiles [28]

Un modèle plus réaliste complètement cinématiquement admissible. Nous supposons que le


mode de déformation non axisymétrique est inextensible (inextensibilité circonférentielle et
axiale).

Fig C.8 un modèle avec charnières plastiques mobiles.

Annexe C Page 78

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